Le devoir, 2 mai 2011, Cahier A
SAINT-PIERRE DE ROME Une mer de pèlerins pour la béatification de Jean-Paul II Page B 1 -?WWW.ledevoir.corn ?- LE DEVOIR Vol.C I I N ° 9 6 LE LUNDI 2 MAI 2011 I,09$ + taxes = 1,24$ LA niAQUE EST TERMINEE SI: ARCHIVES REUTERS Oussama ben Laden photographié en 1998 lors d’une conférence de presse en Afghanistan.Près de dix ans après les attentats du 11 septembre 2001, le président américain, Barack Obama, a annoncé hier soir que le terroriste avait été tué lors d’une opération des forces spéciales américaines.Ben Laden, le cerveau d’al-Qaïda, a été tué: «Justice est faite», dit Barack Obama MARCO BÉLAIR-CIRINO Le cerveau d’al-Qaïda, Oussama ben Laden, a été tué par des forces spéçiales américaines, a fait savoir le président des Etats-Unis, Barack Obama, près de dix ans après les attentats du 11 septembre 2001, qui ont réduit en poussière le World Trade Center, à New York, et visé le Pentagone, à Washington.Barack Obama a confirmé la rumeur qui courait depuis quelques minutes déjà, hier soir, à 23h40, à l’occasion d’un discours à la nation, qui a été diffusé sur les grandes chaînes de télévision.«Ce soir, je suis en mesure d’annoncer aux Américains et au monde que les Etats-Unis ont mené une opération qui a tué Oussama ben Laden, le dirigeant d’Al-Qaïda, un terroriste responsable du meurtre de milliers d’innocents», a-t-il déclaré, soulignant qu’il s’agit de la plus grande victoire à ce jour contre la nébuleuse al-Qaïda.«Justice est faite», a ajouté le président depuis la salle Est où il faisait son allocution, alors qu’une foule en liesse était rassemblée devant la Maison-Blanche, VOIR PAGE A 8: BEN LADEN Libye Des ambassades vandalisées à Tripoli La tension grimpe encore après le raid de l’OTAN qui aurait tué un fils de Kadhafi et trois de ses petits-enfants Des Libyens en colère ont attaqué les ambassades d’Italie et de Grande-Bretagne ainsi qu’un établissement des Nations unies à Tripoli, hier, quelques heures après des frappes de l’OTAN contre une résidence de la famille Kadhafi, qui auraient entraîné la mort d’un fils du leader libyen et celle de trois de ses petits-enfants.La Russie a soutenu que l’alliance atlantique avait, en lançant cette attaque, outrepassé son mandat onusien de protection des civils libyens.Les ambassades vandalisées étaient inoccupées, et personne n’a été blessé, mais ces attaques ont fait monter d’un cran la tension entre le régime libyen et les forces de l’Ouest, si bien que les Nations unies ont rappelé leurs employés de la capitale libyenne.Londres a répliqué en annonçant le renvoi de l’ambassadeur libyen de la Grande-Bretagne.Trois semaines plus tôt, la diplomatie anglaise avait rappelé ses émissaires déployés à Tripoli, à l’instar de la diplomatie italienne.La cadence des attaques menées par les forces fidèles à Kadhafi n’a pas diminué VOIR PAGE A 8: TRIPOLI INDEX Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 6 Economie .B 3 Idées .A 7 Météo.B 5 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Reliions.B 6 Sudoku.B 2 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 Boîte à surprise électorale La montée du NPD rend imprévisibles les conséquences du scrutin d’aujourd’hui r Elections fédérales 2011 GUILLAUME B OURGAULT-C OTE HÉLÈNE BUZZETTI Bouleversée par la montée fulgurante du NPD, la campagne électorale canadienne s’est achevée hier dans l’imprévisibilité la plus complète.Par rapport aux résultats, d’abord, mais aussi quant à l’avenir des chefs impliqués et d’un hypothétique gouvernement minoritaire.Interrogé sur ses projets personnels, Michael Ignatieff a indiqué hier qu’il souhaitait rester à la tête du Parti libéral, mais que son sort reposait entre les mains des militants.Gilles Duceppe a refusé de répondre à une question semblable, réservant son büan des événements pour demain.Stephen Harper est pour sa part demeuré muet lorsque les journalistes l’ont questionné pour savoir quelle serait sa réaction si le gouverneur général lui demandait de céder le pouvoir à l’opposition, dans l’hypothèse où son gouvernement perdrait la confiance de la Chambre dans les semaines suivant l’élection.Les quatre chefs des principaux partis ont fourni samedi et hier le dernier effort d’une course de 37 jours fertile en rebondissements.Impossible d’ailleurs d’en prédire l’issue: un dernier sondage publié hier par le Globe and Mail (Nanos research) indique que les conservateurs obtiendraient 37 % des intentions de vote, contre 30,6 % pour le NPD et 22,7 % pour les libéraux.Ce tableau impliquerait l’élection d’un gouvernement conservateur minoritaire, avec une opposition VOIR PAGE A 8: SCRUTIN La chronique de Chantal Hébert Des scénarios à envisager.Page A 3 Les chroniques de Jean-Jacques Stréliski, John R.MacArthur, Jean-Claude Leclerc et Stéphane Baillargeon Pages A 7, B 2, B 6 et B 7 Circonscriptions Les 25 courses à surveiller au pays Page A 2 Médias Une fièvre électorale très bénigne Page A 3 ledevoir.com À suivre ce soir : la couverture électorale.Et le journaliste François Desjardins twittera toute la soirée sur twitter.com/ledevoir.L’ENTREVUE Taslima Nasreen refuse toujours de se taire Condamnée à l’exil, l’écrivaine mène inlassablement son combat contre l’oppression des femmes et les religions Forcée de quitter son Bangladesh natal en 1994 pour avoir critiqué l’islam, l’écrivaine Taslima Nasreen voit son exil perdurer près de vingt ans plus tard.Loin de s’essouffler, elle continue de dénoncer les intégrismes et l’oppression des femmes avec une ardeur renouvelée.LISA-MARIE GERVAIS Vingt ans d’exil, cinq fat-was décrétant sa mise à mort et de nombreuses agressions physiques et menaces à l’égard de la militante anti-islam Taslima Nasreen ne l’ont pas réduite au silence.Au contraire.C’est ce bâillon que l’on a tenté de lui imposer, et qui perdure, qui nourrit son ardeur à critiquer avec des mots crus l’exploitation des femmes et l’ignominie des religions.Et à écrire des livres — elle en a plus d’une trentaine à son actif — comme autant de bombes qui éclatent.«Je pense que c’est nécessaire.Les gens ont besoin d’étre choqués.S’ils ne sont pas choqués, ils ne pensent pas», dit cette militante féministe en parlant de VOIR PAGE A 8: NASREEN JACQUES NADEAU LE DEVOIR Taslima Nasreen dans sa chambre d’hôtel à Montréal.L’écrivaine est venue donner des conférences à l’occasion du festival littéraire Métropolis bleu.77831302829419 A 2 LE DEVOIR LE LUNDI MAI 2011 ELECTIONS FEDERALES 2011 Les 25 courses à surveiller au pays L’ambiance sera électrique ce soir, alors que de nombreuses circonscriptions pourraient changer d’allégeance politique.Coup d’œil sur quatre régions chaudement disputées.TEXTES: ALEC CASTONGUAY Québec Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou Vainqueur 2008: Yvon Lévesque (BQ) 39,7 % (2573 voix de majorité) À surveiller; la serde course à quatre du Québec.Tous les chefs ont fait un ou plusieurs arrêts à Val-d’Qr, où ils espèrent l’emporter.Les formations y présentent de bons candidats: le député sortant, Yvon Lévesque (Bloc), Roméo Saganash (NPD), Jean-Maurice Matte (PC) et Léandre Gervais (PLC).Ahuntsic Vainqueur 2008: Maria Mourani (BQ) 39,5 % (423 voix de majorité) A surveiller; les libéraux présentent une candidate-vedette, Noushig Eloyan.Dans une lutte sans merci entre la bloquiste Maria Mourani et la libérale Noushig Eloyan, comment la montée du NPD va-t-elle influencer la course?La notoriété de Mme Eloyan, qui a déjà été présidente du Comité exécutif de la Ville de Montréal, poiurait l’aider.Beauport-Limoilou Vainqueur 2008: Sylvie Boucher (PC) 36,8 % (2032 voix de majorité) A surveiller; le Bloc y présente un candidat-vedette.Course à trois avec le NPD.La bataille de Québec, c’est beaucoup celle-là.Le Bloc québécois présente un poids loiud en Michel Létourneau, ancien directeur du Pestival d’été de Québec et de l’Qrchestre sjunphonique de Québec.Mais la montée du NPD a transformé la campagne.C’est maintenant une coiuse à trois.Brome-Missisquoi Vainqueur 2008: Christian Quellet (BQ) 35,2 % (1204 voix de majorité), qui ne se représente pas A surveiller; une course à trois imprévisible.La candidate du Bloc, Christelle Bogosta (qui a porté les couleurs du NPD en 2008), fait face à une vive conciurence pour garder ce siège.Le libéral Denis Paradis, très connu dans la région, mène une belle campagne, alors que le néodémocrate Pierre Jacob profite de la vague orange.Brossard-La Prairie Vainqueur 2008: Alexandra Mendes (PLC) 32,6 % (71 voix de majorité) À surveiller; une course à trois, avec l’avantage poiu le NPD.Les trois principaux candidats de 2008 se refont la lutte, alors que Marcel Lussier (BQ) et Hoang Mai (NPD) sont de retour.Une course serrée est à prévoir, mais si la vague orange touche terre, cette circonscription poiurait rapidement basculer dans le camp du NPD.Jeanne-Le Ber Vainqueur 2008: Thierry St-Cyr (BQ) 34,9 % (1303 voix de majorité) À surveiller; le NPD en avance.La lutte devait se dérouler entre le député sortant, Thierry St-Cju, et le candidat libéral.Mark Bruneau.Qr, malgré une course à trois, la poussée du NPD devrait permettre au candidat anglophone Tyrone Benskin de se faufiler entre les deux.ANDY CLARK REUTERS Jonquière-Alma Vainqueur 2008: Jean-Pierre Blackburn (PC) 52,5 % (7604 voix de majorité) À surveiller; le candidat néodémocrate, Claude Patry, talonne le ministre conservateur.Le ministre Jean-Pierre Blackburn voguait PapiflGaU vers sa réélection jusqu’à la montée fulgurante ^ du NPD.Le candidat néodémocrate, Claude Patry, un ancien président du sjmdicat des alumine- ries Alcan, est fort connu.Selon les sondages, il est à égalité avec Jean-Pierre Blackburn.Laval Vainqueur 2008; Nicole Demers (BQ) 37,8 % (4895 voix de majorité) A surveiller; le NPD pourrait avaler le Bloc.Le parti de Jack Layton pourrait remporter toutes les circonscriptions de Laval, au nord de Montréal, ce soir.Marc-Aurèle-Portin, Alfred-Pel-lan.Laval et même la forteresse rouge de Laval-Les îles sont maintenant à portée de main.La première à tomber devrait toutefois être celle de Laval, au cœur de l’île Jésus.Louis-Hébert Vainqueur 2008: Pascal-Pierre Paillé (BQ) 36,2 % (4649 voix de majorité) À surveiller; le Bloc en danger.La course devait être serrée entre trois bons candidats: le député sortant du Bloc, Pascal-Pierre Paillé, le candidat conservateur Pierre Paul-Hus et le candidat libéral Jean Beaupré.Mais dans le rétroviseur, le néodémocrate Denis Blanchette arrive en force, de sorte que le résultat est impossible à prévoir.Vainqueur 2008: Justin Trudeau (PLC) 41,5 ‘ (1189 voix de majorité) À surveiller; une lutte entre le Parti libéral et le Bloc québécois.La bloquiste Vivian Barbot tente de reprendre son siège perdu en 2008 aux mains du libéral Justin Trudeau.Malgré la montée du NPD, cette circonscription demeure une course à deux.Mais à qui nuira le candidat néodémocrate Marcos Radhames Tejada?Pontiac Vainqueur 2008: Lawrence Cannon (PC) 32,7 % (3627 voix de majorité) A surveiller; un ministre conservateur en danger.L’un des plus importants ministres du gouvernement Harper, celui des Affaires étrangères, est menacé par la poussée du NPD.Lawrence Cannon, qui n’a jamais joui d’importantes majorités, est maintenant dans une lutte à deux avec le candidat néodémocrate Mathieu Ravignat.Portneuf-Jacques-Cartier Vainqueur 2008: André Arthur (Ind.) 33,5 % (662 voix de majorité) À surveiller; le seul député indépendant du Québec est dans une imprévisible lutte à trois.La campagne a été difficile pour André Arthur, accusé de négliger ses électeurs.Le candidat du Bloc, Richard Côté, qui lui avait fait une chaude lutte en 2008, est de retour.Mais l’émergence du IjlPD brouille les cartes, alors que la candidate Elaine Michaud pointe le bout de son nez.Atlantique South Shore-St.Margaret’s (Nouvelle-Ecosse) Vainqueur 2008; Gerald Keddy (PC) 36 % (932 voix de majorité) À surveiller; une lutte sans merci avec le NPD.Cette circonscription se décide généralement par moins de 1500 voix entre le Parti conservateur et le NPD.Le candidat néodémocrate.Gordon Earle, tente de prendre sa revanche, lui qui a perdu en 2008 par moins de 1000 votes.Egmont (île-du-Prince-Édouard) Vainqueur 2008: Gail Shea (PC) 43,9 % (55 voix de majorité) À surveiller; la ministre des Pêches et Qcéans sur la corde raide.En 2008, le Parti conservateur a réussi à percer la muraille rouge de l’Ile-du-Prince-Édouard avec une victoire à l’arraché dans Egmont.Nommée ministre rapidement, Gail Shea fait encore face à la rude concurrence du Parti libéral.Random-Burin-St.George’s (Terre-Neuve) Vainqueur 2008: Judy Poote (PLC) 53,7 % (6994 voix de majorité) A surveiller; toutes les circonscriptions de Terre-Neuve.La remontée des conservateurs et la poussée des néodémocrates sur «Le Rocher» donnent lieu à des courses intéressantes et serrées.Dans Random-Burin-St.George’s, le candidat-vedette conservateur, John Qttenheimer, l’ancien ministre provincial de la Santé, pourrait défaire le Parti libéral.Scénario similaire dans Avalon, alors que dans St.John’s South-Mount Pearl, c’est le NPD qui embête le Parti libéral.Colombie- Britannique Saanich-Gulf Island Vainqueur 2008: Gary Lunn (PC) 43,4% (2625 voix de majorité) À surveiller; la chef du Parti vert, Elizabeth May.C’est le grand pari du Parti vert du Canada, concentrer toutes les énergies et les moyens de la campagne afin de faire élire sa chef, Elizabeth May.Battra-t-elle le ministre conservateur Gary Lunn?Tous les espoirs sont permis.Surrey-North Vainqueur 2008: Dona Cadman (PC) 39,4 % (1106 vok de majorité) À surveiller; la course entre le PC et le NPD.La force du NPD en Colombie-Britannique en cette fin de campagne pourrait aider Jack La^on et son candidat, Jasbir Sandhu, à enlever cette circonscription aux conservateurs.Vancouver-South Vainqueur 2008: UjjalDosanjh (PLC) 38,5% (20 vok de majorité) A surveiller; la deuxième circonscription du point de vue des votes serrés au pays en 2008.La candidate conservatrice, Wai Young, qui avait terminé tout juste deuxième, est de nouveau sur les rangs dans cette circonscription qui compte l’une des plus fortes populations chinoises du Canada.Ontario Ajax- Pickering Vainqueur 2008: Mike Holland (PLC) 44,5 % (3204 vok de majorité) À surveiller; le candidat-vedette conservateur, Chris Alexander.Mike Holland prend beaucoup de À surveiller; une circonscription typique en banlieue de Toronto.Si les conservateurs veulent se frayer un chemin jusqu’à la majorité, ils ont besoin de remporter les circonscriptions de Brampton, à 45 minutes de Toronto.Dans Brampton-Sprindgale, la libérale Ruby Dhalla est en danger, elle qui a été coincée dans une controverse après que des aides domestiques l’eurent accusé de mauvais traitement.Juste à côté, Brampton-West est aussi dans la mire du Parti conservateur.place à Qttawa, où il est l’un des députés les plus Guelph loquaces.Mais dans une circonscription où la ^ lutte est toujours serrée, il fait face au conservateur Chris Alexander, ancien ambassadeur du Canada à Kaboul et ex-numéro deux de l’QNU en Afghanistan.Brampton-Springdale Vainqueur 2008: Ruby Dhalla (PLC) 41 (773 vok de majorité) Vainqueur 2008: Prank Valeriote (PLC) 32,2% (1788 vok de majorité) A surveiller; une course serrée entre le PLC et le PC.Une ville universitaire où le Parti libéral termine toujours premier par une mince avance.Le Parti conservateur a l’œil sur cette circonscription, mais une controverse dans un bureau de scrutin spécial à l’université pourrait avoir nui au candidat Marty Burke.Kingston and the Islands Vainqueur 2008: Peter Miliken (PLC) 39,2 % (3839 vok de majorité), qui ne se représente pas A surveiller; la force du Parti conservateur.Le très aimé président de la Chambre des communes, Peter Miliken, ne se représente pas.La force du Parti conservateur en Qnta-rio, qui ne se dément pas, pourrait emporter cette circonscription où îa course promet d’être serrée.Kitchener-Waterloo Vainqueur 2008: Peter Braid (PC) 36,1 % (17 vok de majorité) À surveiller; la circonscription la plus serrée au pays en 2008.Lors du dernier scrutin, 60 534 bulletins valides ont été enregistrés dans Kitchener-Water-loo, mais seulement 17 voix ont séparé les conservateurs et les libéraux.Andrew Telegdi, du PLC, tente de prendre sa revanche.Simcoe-Grey Vainqueur 2008: Helena Guergis (PC) 55,1 % (18 798 vok de majorité) A surveiller; Helena Guergis se présente comme indépendante.Mise cavalièrement et sans raison valable à la porte du Parti conservateur, l’ancienne ministre Helena Guergis se présente comme indépendante et jouit d’un fort capital de sympathie.Assez pour remporter ou seulement brouiller les cartes?À suivre.York-Centre Vainqueur 2008: Ken Dryden (PLC) 43,5 % (2032 vok de majorité) À surveiller; le vote juif.L’ancien gardien de but du Canadien de Montréal est menacé par le Parti conservateur.Tout comme son voisin libéral, Joe Volpe, dans Eglinton-Lawrence.Deux circonscriptions où le vote juif, très courtisé par Stephen Harper, pèse lourd. LE DEVOIR, LE LUNDI 2 MAI 2011 A 3 ELECTIONS FEDERALES 2011 Dessine-moi un mouton ! Chantal Hébert Le mouton qui sortira des urnes ce soir sera-t-il bleu, orange ou les deux?Aura-t-il quatre pattes ou seulement trois?Res-tera-t-il seulement la peau sur les os du mouton rouge?Le troupeau de moutons noirs sera-t-il vraiment passé par l’abattoir?Les réponses à ces questions détermineront la dynamique du prochain Parlement et la suite des choses pour les partis fédéraux et leurs chefs.Voici quelques scénarios: Scénario A: Un gouvernement majoritaire conservateur et une opposition officielle néodémocrate: Stephen Harper et Jack Layton améliorent tous les deux leur sort aux dépens de Michael Ignatieff et de Gilles Duceppe et peuvent chacun revendiquer une grosse victoire.Par la suite, le Parti conservateur et le NPD disposent de quatre ans pour occuper leurs terrains respectifs et reconfigurer la scène fédérale à lem image et à lem ressemblance.Dans un cas comme dans l’autre cependant, rien n’est acquis.Brian Mulroney a été le dernier chef conservateur à gagner une majorité gouvernementale.Le soir de la victoire de 1988, son parti semblait invincible.Cinq ans plus tard, il était réduit à deux sièges — une défaite dont l’ancien parti progressiste-conservateur ne s’est jamais remis.Un gouvernement majoritaire dirigé par Stephen Harper qui pratiquerait la stratégie de la terre brûlée s’exposerait à la même déroute aux élections suivantes.Le NPD fédéral tente depuis un demi-siècle d’accéder aux ligues majeures de la politique canadienne.L’expérience de l’ADQ de Mario Dumont à l’Assemblée nationale a démontré que l’opposition officielle n’est pas toujours l’antichambre du pouvoir.Les électeurs sont prompts à renvoyer une formation dans le club-école des tiers partis quand elle ne réussit pas à avoir l’allure d’un gouvernement de rechange crédible.Et si Jack Layton réalise des gains importants au Québec aujourd’hui, il devra aussi gérer le choc des cultures de ses recrues québécoises et de la base traditionnelle de son parti.Dans l’horizon d’un mandat de quatre ans, tous les chefs fédéraux actuels — y compris Elizabeth May si elle perd son pari de gagner un siège aux Communes aujourd’hui — pomraient avoir passé la main avant le scrutin suivant.Scénario B: un gouvernement minoritaire conservateur et une opposition officielle néodémocrate.Jack Layton est le seul gagnant de l’opération.Après avoir passé la campagne à réclamer un mandat majoritaire, Stephen Harper peut difficilement présenter une troisième minorité comme une victoire.Son autorité morale sur le Parlement et sur sa propre formation est diminuée.Plutôt que d’années, c’est de semaines que dispose alors le chef conservateur pour garder le pouvoir.Budget oblige, le prochain gouvernement doit rencontrer la Chambre des communes avant l’été.Deux éléments déterminent si la partie est jouable: la force relative du mandat conservateur et la composition de la majorité d’opposition.Doté d’une minorité réduite par rapport au Parlement précédent et face à une opposition fédéraliste (pLC/NPD) majoritaire, le chef conser-vatem serait vraisemblablement obligé de mettre beaucoup d’eau dans son vin pour éviter d’être renversé à la première occasion — et éventuellement remplacé par un gouvernement dirigé par Jack Lajûon.Dans ce scénario, le PLC doit décider au plus tôt s’il se voit dans le rôle de partenaire junior d’un gouvernement néodémocrate ou s’il est davantage dans son intérêt de collaborer avec un Parti conservateur qu’il vient de passer la campagne à décrire comme un danger pour le Canada.Dans un cas comme dans l’autre, c’est un choix déchi-ranf susceptible de le diviser profondément.S’il dispose de la balance du pouvoir, Gilles Duceppe se retrouve également à l’heine des choix, soit aider Stephen Harper à rester en selle envers et contre les sentiments de la vaste majorité des partisans bloquistes, ou aider le NPD, qui vient de lui manger la laine sur le dos, à s’installer au gouvernement.Une fois la poussière retombée aux Communes, le PLC et le Bloc se livrent à des autopsies qui pomraient inclme une réflexion sm lem avenir respectif et sur l’état de leur leadership.Le Parti conservateur est forcé de se questionner sur l’opportunité de faire une autre campagne électorale sous un chef apparemment plafonné à perpétuité sous le seuil de la majorité.Scénario C: le NPD se retrouve à la tête d’un gouvernement minoritaire tandis que les conser-vatems sont relégués dans l’opposition officielle.Dans cette variante du scénario précédent, la collaboration des libéraux et du Bloc québécois pose moins problème que le rude apprentissage du pouvoir dans des circonstances périlleuses par Jack Lajtion et les néodémocrates.Stephen Harper quitte la scène — sans doute suivi de près par Michael Ignatieff ef éventuelle-menf Gilles Duceppe.Scénario D: un Parlement cloné sm le précédent avec les conservateurs minoritaires au pouvoir, le PLC dans l’opposition officielle, le Bloc québécois comme premier parti au Québec, le NPD en quatrième place et en l’absence du Parti vert: dans ce scénario, l’industrie des sondages déclare faillite.Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star ehebert@thestar.ea 1 SHAUN BEST REUTERS Le NPD est maintenant le parti le plus médiatisé au Québec.Dans les médias, la campagne n’a pas fait le poids devant le hockey «Si la campagne durait encore deux semaines, elle ne ferait probablement plus partie du top 3 de l’actualité», dit le patron d’influence communication STEPHANE BAILLARGEON La fièvre électorale n’a pas infecté les médias.Enfin, pas trop.De toute manière, c’était une fiévrette orangée.Reprenons.L’événement démocratique n’a pas vraiment lait le poids devant le mariage royal et les séries éliminatoires du hockey.Ce n’est donc pas étonnant que le débat des chefs en français ait été déplacé pour ne pas subir la concmrence du premier match des Canadiens dans les séries.«Il y a eu un petit sursaut après le débat, puis l’intérêt est retombé, explique Jean-Erançois Dumas, président de la firme Influence communication.Normalement, une campagne occupe entre 12 et 17 % du poids médias, c’est-à-dire qu’une nouvelle sur six environ y fait référence.Actuellement, on tourne autour de 3 à 5 %.Si la campagne durait encore deux semaines, elle ne ferait probablement plus partie du top 3 de l’actualité et peut-être même pas du top 5.[.] C’est sûr qu’il y a le Canadien, le mariage royal ou le mauvais temps, mais il y a aussi un essoufflement généralisé.» Influence communication profitera de la journée du vote, aujourd’hui, pour publier sa grande syn- thèse en ligne {influencecommuni-cation.com).La firme de courtage en information examine tout, mais alors tout ce qui se dit ou s’écrit dans les médias.Les données préliminaires divulguées au Devoir par le président de la firme, Jean-Erançois Dumas, révèlent aussi l’engouement concomitant des médias et des électeurs pour le NPD.C’est ce qu’il appelle le syndrome de la saucisse Hygra-de: plus les médias parlent d’un parti, plus les intentions de vote montent pour ce parti et plus les médias s’y intéressent.Le NPD est maintenant le parti le plus médiatisé au Québec.Au Canada, avant-hier, pour la première fois depuis une décennie, Jack Layton a été le chef le plus médiatisé pendant 24 heures.Par contre, Gilles Duceppe ne pèse plus très lourd mé-diatiquement.Avant-hier, il n’était que le troisième chef médiatisé au Québec.Sa dégringolade date d’ailleurs d’avant la campagne.De 2005 à 2008, le chef bloquiste a oc- Plus les médias parlent d’un parti, plus les intentions de vote montent pour ce parti et plus les médias s’y intéressent cupé la 7®, la 8® ou la 9® place sur la liste des personnalités les plus citées.Il était au 28" rang en 2010.Médias et résultats Étrangement en 2008, le poids médias des partis (et non des chefs) correspondait en gros aux résultats du vote, sans que le président Dumas puisse expliquer la corrélation.Ainsi, au Québec, le Bloc obtenait 38 % du poids média et 38 % des voix, le Parti conserva-tem, 23 % de poids par rapport à 22 % des votes.«Vous verrez où se placent les différents partis en 2011, conclut Jean-Pran-çois Dumas.Je peux par contre vous assurer que le NPD est maintenant le parti le plus couvert par les médias du Québec et qu’à l’échelle canadienne c’est le PC qui l’emporte.Je peux aussi dire que, encore une fois dans cette campagne, les médias n’auront pas accordé la même attention à tous les partis, comme il y aura des différences dans les résultats du scrutin.» Le Devoir LAVAI^LES ILES Le Congrès hellénique appelle à ne pas voter pour la libérale.non grecque HELENE BUZZETTI Guelph — Le Congrès hellénique du Québec a lancé un appel à ses membres de ne pas voter libéral {lans la circonscription de Laval-Les îles parce que la candidate.est d’origine haïtienne plutôt que grecque.Le conseil de direction du Congrès a pris sa décision unanime le 19 avril dernier.Dans une annonce spéciale envoyée à ses membres, il «conseille aux électeurs d’origine grecque dans la cir- «Ça n’a rien à voir avec la couleur.Il y a 30 000 Grecs dans cette circonscription et ils nous prennent pour acquis.» çpnscription fédérale de Laval-Les Iles [.] de prendre en considération, avant de voter, que le Parti libéral a décidé arbitrairement de nommer une candidate d’origine non grecque, malgré le fait qu’il y a plus de 30 000 électeurs d’origine grecque dans cette circonscription qui votent régulièrement pour le Parti libéral.Nous exhortons ces votants d’origine grecque à reconsidérer leurs habitudes de vote et à exprimer leur désapprobation en ne votant pas libéral dans cette circonscription».En entrevue avec Le Devoir, le président du Congrès, Peter Geor-gakakos, était furieux de se faire demander s’il était normal de baser une recommandation de vote sur l’ethnicité.«Pourquoi me posez-vous cette question?Pourquoi ce deux poids, deux mesures?Le mouvement syndical fait cela continuellement au Québec, recommander de voter pour certains candidats.Vous ne connaissez pas votre histoire du Québec.» Lorsqu’on lui demande s’il sous-entend par là que les syndicalistes invitent les gens à voter pour des Blancs, il s’emporte.«Ne me lancez pas cette merde! Ça n’a rien à voir avec la couleur.Il y a 30 000 Grecs dans cette circonscription et ils nous prennent pour acquis.» Mais n’y a-t-il pas aussi une importante communauté haïtienne?«Non, il n’y a pas d’Haïtiens.Les Haïtiens sont dans une autre partie de la ville.» „ La circonscription Laval-Les îles est un bastion libéral.La députée sortante, Rajnnonde Pol-co, a siupris sa formation en annonçant la veille du déclenchement électoral qu’elle ne se porterait pas candidate.Le PLC a désigné Karine Joizil, une avocate associée dans un grand cabinet de Montréal.La jeune femme d’origine haïtienne est enceinte et déjà mère de deux jumeaux.La communauté grecque amait préféré que l’ex-députée Eleni Bakopanos soit nommée.Mme Ba-kopanos s’est présentée pour le PLC dans Ahuntsic, mais a mordu la poussière contre la bloquiste Maria Momani.Le chef Michael Ignatieff a visité le local électoral de Mme Joizil dans cette circonscription très multieth- nique jeudi.Les bénévoles reflétaient cette diversité culturelle.Un bénévole outré L’affaire s’est toutefois envenimée aujomd’hui quand un bénévole libéral travaillant pom l’ex-ministre et candidat Martin Cauchon, apprenant la position du Congés heîlénique, a envoyé par comriel une réponse outrée.«Pourquoi ne pas renvoyer ces fascistes en Grèce?Ils y trouveront plein de personnes “d’origine grecque” pour qui ils pourront voter!», écrit Pabrice Rivault.M.Rivault a déjà été candidat pom le PLC, mais il est considéré comme un électron libre et est du coup peu apprécié.«Il n’y a pas de place pour ces racistes d’extrême droite au Canada où le vote se fait sur la base des idées et des valeurs, non sur celles de l’ethnicité et de l’origine.Que ces fachos rentrent chez eux.Es ne sont pas les bienvenus dans notre pays.» M.Rivault s’est excusé par la suite, plaidant que son courriel avait été envoyé alors qu’il était «très fatigué par une longue nuit de travail dans le cadre de [s]om activité professionnelle» et qu’il n’avait «pas mesuré le poids de [s]es mots».Il maintient toutefois qu’il a été «profondément choqué par la position du Congrès hellénique du Québec».Le Parti libéral s’est malgré tout dissocié de M.Rivault.Martin Cauchon a écrit qu’il avait rompu ses liens avec lui.Il qualifie «d’inadmissibles, inacceptables et choquants» les propos de M.Rivault.Le Devoir Élections fédérales 2011 En campagne Jonr 37 Hier, dimanche D mai 2011 8h35 Devant sçs partisans de rîle-du-Prince-Édouard, M.Harper martèle son message et met en garde les électeurs contre les belles promesses du NPD.«Le NPD promet la lune, mais les Canadiens verront vite les conséquences.[.] Les candidats du NPD prennent le monde pour des valises.Assurez-vous de donner le pouvoir à votre région avec un gouvernement conservateur majoritaire», lance-t-il.9hlO Le «vent de changement [a commencé] ici, au Québec.Je viens d’arriver de la Colombie-Britannique et votre vague orange est arrivée à la côte pacifique du Canada!», affirme Jack Lajtion aux dizaines de sjnnpathisants néodémocrates réunis au marché Atwater, à Montréal.9h25 «On ne peut pas mettre un sondage dans une boîte de scrutin, malheureusement Donc, il va falloir qu’on travaille d’arrache-pied, on va utiliser tous les moyens à notre disposition demain», dit le chef néodémocrate adjoint, Thomas Mulcair, sur la nécessité de A CANADA CANs CANADA CANADii DA CANADA CANI CANADA CANADÎ iDA CANADA CAiq CANADA CANADA ^OA CANADA CANJ h CANADA CANADA ada canada CANJ lA CANADA CANAM «AOA CANADA CâïU iA CANADA CANADA NADA CANADA DACANADACANAW kNADA CANADA CAli ÛA CANADA CANAD^ ANAOA canada CANl ÎÎnada “M CANADA |ADA CANADA ÏÏPnaDA CANADA UADA CANADA CANA^ CANADA CANADA CAM ,NADA CANADA CAN^^ t CANADA CANADA^N "NADA CANADA CANAI^ CANADA CANADA^A^ ¦ ifTADA CANADA C»»* CANADA ¦\NADA can; |A CANADA IaNADA CAI 1a casaP^l ea; fiA , IcAN.-, Jda ca^-^ Canada ^ ¦rnrcANAD, ÏCANADA Cl IkDA CANADAt^L- l CANADA CANADA^ UDAXTÎNADA CANAD^ \ CANADA CANADA CM — A CANAtJ^ANA CANADA JACQUES NADEAU LE DEVOIR A 4 LE DEVOIR LE LUNDI MAI 2011 ACTUALITES E N BREF Des producteurs de l’UPA en danger Québec — Des milliers de producteurs agricoles sont dans une «situation catastrophique».Une grande partie des élevages de porcs, de bœufs et d’agneaux disparaîtront d’ici à la fin de l’année si rien n’est fait.C’est le constat alarmant dressé par le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Christian Laçasse, qui poursuit actuellement la tournée de ses membres dans les régions.Environ 3000 producteurs sont menacés, soit pas moins d’une ferme sur cinq, si l’on exclut les producteurs qui sont protégés par le système de gestion de l’offre, dans le domaine du lait, par exemple.«U y a des producteurs qui ne résisteront pas jusque-là [en 2012], a prédit M.Laçasse Dans le porc, dans le bœuf, il y a déjà des producteurs qui sont en train d’abandonner.C’est une situation catastrophique.C’est toujours un drame de fermer des en-trejmses agricoles.» 11 impute la faute à l’assureur des producteurs, la Fmancière agricole, ain- si qu’au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.- La Presse canadienne Inondations: la sitnation reste préoccnpante La situation demeurait stable, mais préoccupante, hier, en milieu de journée, en Montérégie, où les niveaux d’eau des cours d’eau ont progressé par rapport à la veille.Selon le directeur régional de la Sécurité dvüe en Montérégie et en Estrie, Yvan Leroux, la rivière Richelieu a monté d’un centimètre samedi.Le niveau d’eau du lac Champlain a, quant à ltd, augmenté légèrement Même si cela semble peu, cette hausse a contribué à laire passer le bilan des sinistrés de 1500 à 1600 dans les municipalités aux abords du Richelieu.Une dizaine d’entre elles sont toujours touchées par les crues printanières.Du côté de l’Estrie, les autorités surveillent de près le lac Memphrémagog.Mais pour l’instant, aucun riverain n’a été touché.- La Presse canadienne Les travailleurs dans la rue à Montréal La fête internationale des Travailleurs a été soulignée, hier, d’Istanbul à Valence, de Moscou à Séoul, de La Havane à.Montréal, où deux manifestations se sont déroulées à l’appel de groupes syndicaux, d’une parL et de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), d’autre part.Près d’un millier de personnes ont répondu à l’appel de la CLAC et ont manifesté, en milieu d’après-midi, au cœur de la métropole au rythme de slogans «Qui sème la misère, récolte la colère», «Les riches s’engrais-senL il faut que ça cesse».«Le prolétariat s’organise pour créer une nouvelle société où tous et toutes pourront pleinement s’épanouir, où il n’y aura plus d’insécurité économique», a affirmé Richard, qui faisait partie du comité organisateur de la manifestation du P" mai, avant que le coup d’envoi de la marche ait été donné.La manifestation, qui devait se terminer à proximité du local de campagne du candidat conservateur dans la circons- cription Westmount-Ville-Ma-rie, Neil Drabkin, s’est essoufflée à l’intersection du boulevard René-Lévesque et de la rue Metcalfe.Les agents policiers ont alors dispersé la foule.Plus tôt, des milliers de personnes provenant d’organisations syndicales, étudiantes, et communautaires s’étaient rassemblées au parc Baldwin afin, eux aussi, de souligner le P"mai.Sur le thème «C’est l’heure des comptes!», les porte-parole de l’événement ont rappelé aux «tenants de la privatisation à tout prix qu’il est temps de cesser d’abuser des droits des citoyens».Salaire minimum Le Collectif pour un Québec sans pauvreté a profité de la journée du fermai pour revendiquer une hausse du salaire minimum à 10,88 $ l’heure.11 juge nettement insuffisante l’augmentation de 15 C du salaire minimum qui est entrée en vigueur hier.Au Québec, le taux horaire minimum est dorénavant de 9,65 $.Pour les employés à pourboires.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Près d’un millier de personnes ont répondu à l’appel de la Convergence des luttes anticapitalistes et ont manifesté hier, en milieu d’après-midi, au cœur de la métropole.la hausse est de 10 C.Leur salaire s’établit maintenant à 8,35 $ l’heure.Cette augmentation ne représente qu’un faible gain pour les travailleurs de 6 $ par semaine, fait remarquer le Collectif pour un Québec sans pauvreté.Le salaire d’une personne seule qui travaille 40 heures par semaine demeure à 11,3 % sous le seuil de faible revenu de Statis- tique Canada, ajoute-t-il.Depuis 2003, le salaire minimum a connu une progression de plus de 32 % (de 7,30 $ à 9,65 $), alors que l’indice des prix à la consommation a crû de quelque 15 %, souligne le gouvernement du Québec.Le Devoir Avec La Presse canadienne '/V ¦p'-lj-'ryAf "V.T :r -1 s 'j'”., ¦“'-V ^' 4 '’,1^1) , • J' O ." A'.;.;.ei_fcCTipN^ CANADA Q LA SOIREE MS -4rMi V ' = WïrJW^ 7î y T® ^ '''¦'?/ '-dsi*-.' - ^ ¦LA; ; _»'w^^" ^.U ¦* T-Æ"- :.“.¦ SSîfÜ 1 Un exemple de tradition qui ne pourra pas être protégé par la future loi sur le patrimoine culturel: la navigation en canot à glace sur le Samt-I^urent.moyen traditionnel de transport entre les deux rives et les îles passé au rang de sport extrême dans le cadre du Carnaval de Québec dès 1894.Le projet de loi 82 Le patrimoine immatériel est appauvri COLLECTIF D’AUTEURS e 30 mars dernier, la Commission de la culture et de l’éducation de l’Assemblée nationale finissait d’entendre une cinquantaine de citoyens et de groupes qui avaient déposé en 2010 des mémoires se rapportant au renouvellement de la loi sur le patrimoine culturel (projet de loi n° 82) patronné par Mme Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.La nouvelle loi remplacera la Loi sur les biens culturels qui date maintenant de 40 ans.Pour l’essentiel, le projet soumis à la consultation introduit deux nouveaux types de patrimoine que sont le «paysage culturel patrimonial» et le «patrimoine immatériel».Le ministère et ses partenaires jonglent depuis un bon moment avec l’idée de reconnaître et de classer certaines réalités à caractère immatériel qui échappent au libellé de la loi actuelle, mais sont pourtant des éléments structurants majeurs du patrimoine culturel des Québécois.Le modèle qui a guidé jusqu’à maintenant la réflexion des concepteurs a été la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel promulguée par l’UNESCO en 2003 et à laquelle ont adhéré à ce jour plus de 130 pays, sauf le Canada.Ce modèle, dûment retenu en 2008 dans un Livre vert déposé par la ministre St-Pierre, est maintenant abandonné dans sa substance et voilà ce qui incite les soussignés à intervenir.Le patrimoine immatériel selon l’UNESCO Aux fins de la Convention, écrit l’UNESCO, «on entend par patrimoine culturel immatériel les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire — ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés — que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel.Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine.Aux fins de la présente Convention, seul sera pris en considération le patrimoine culturel immatériel conforme aux instruments internationaux existants relatijs aux droits de l’homme, ainsi qu’à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, et d’un développement durable».Ainsi, trois composantes ayant entre elles des liens dynamiques et systémiques doivent se retrouver: ¦ une pratique, une activité, une manifestation, autrement dit une tradition orale ou gestuelle avec, le cas échéant, les objets matériels qui lui sont associés; ¦ une communauté, un groupe humain de référence dans lequel cette tradition, «recréée en permanence par les communautés et groupes», se transmet de génération en génération par des «porteurs de traditions»-, ¦ un espace culturel propre et hors duquel la tradition perdrait son sens.Plusieurs exemples Internationaux ont montré le très grand intérêt de cette compréhension unifiée où les pratiques, les savoir-faire, les mémoires et leur transmission sont intimement liés aux réalisations matérielles qu’elles ont suscitées ainsi qu’aux territoires et aux populations qui les ont produites.Cette vision dynamique et intégrée du patrimoine immatériel et matériel est d’ailleurs recommandée par la Déclaration de Ya-mato de 2004, entérinée par la Division du patrimoine culturel de l’UNESCO, et par la Déclaration de Québec de 2008.Mentionnons, à titre d’exemple, le cas du Carnaval de Binche pour la Belgique, une fête urbaine dont les origines remontent au Moyen-Age et qui unit une communauté en réactualisant constamment cette pratique.Un héritage qui se transmet de génération en génération, un patrimoine vivant qui est continuellement recréé et qui fait le pont entre passé et présent, tradition et modernité.Problème de définition Le projet déposé par la ministre décrit désormais le patrimoine immatériel dans les termes suivants: «Les savoir-faire, les connaissances, les expressions, les pratiques et les représentations fondés sur la tradition qu’une communauté ou un groupe reconnaît comme faisant partie de son patrimoine culturel et dont la connaissance, la sauvegarde, la transmission ou la mise en valeur présente un intérêt public.» Définition édulcorée et surtout très réductrice! Nous déplorons que les conseillers de notre ministre aient supprimé toute référence aux «instruments, objets, artefacts et espaces culturels» associés aux traditions.Que serait le Carnaval de Binche sans ses costumes et ses masques, ses Gilles et ses oranges?Pourquoi a-t-on fait disparaître de la définition de l’ÛNESCQ, pourtant présente et acceptée dans le Livre vert de 2008, toute référence à «ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, [.] recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire»^ La suppression de la référence générationnelle aurait-elle pour objet de reconnaître en lieu et place des milieux naturels — c’est-à-dire les porteurs de traditions — les regroupements associatifs qui agissent comme des conservateurs et des interprètes in vitro des traditions?Pourquoi avoir sup- primé la notion centrale de recréation qui renvoie au caractère dynamique de ce patrimoine, qui constitue son essence et qui en fait tout son intérêt?De telles amputations vident la définition du patrimoine immatériel de sa substance et représentent un handicap auquel même le plus élaboré des lexiques ne peut remédier.Notion d’espace culturel Pourquoi encore avoir gommé aussi la notion d’espace culturel?Quel sens aurait par exemple la fête à la cabane à sucre en dehors de la région appalachienne du Québec — espace culturel s’il en est — qui produit 80 % du sirop d’érable de la planète et réunit au printemps des milliers de Québécois comme dans leur sanctuaire national?Le savant frère Marie-Victorin ne nous a-t-il pas enseigné que «le Canada n’est pas le pays de l’érable à sucre?[L’Acer Saccharum est] essentiellement un arbre appalachien qui ne couvre qu'une partie de la province de Québec ne dépassant pas au nord le Témiscamingue et le lac Saint-Jean».N’est-ce pas en raison de tous ces éléments aussi: pratiques, objets, savoirs et savoir-faire transmis de génération en génération, que le Québec pourrait désigner ou classer le phénomène pliuiséculaire de la navigation en canot à glace sur le Saint-Laurent, moyen traditionnel de transport entre les deux rives et les îles passé au rang de sport extrême dans le cadre du Carnaval de Québec dès 1894?Que dire enfin des katajjait, les «chants de gorge» pratiqués par les femmes inuites du Nunavik, duos qu’elles exécutent en se tenant face à face tout près l’une de l’autre pour produire des sons gutturaux par la maîtrise de leiu voix et de leur respiration, tradition musicale unique qu’elles se transmettent depuis des temps immémoriaux?Au final, nous avons devant les yeux un projet de loi appauvri et douloureusement en peine de son patrimoine immatériel.La ministre a encore le temps d’ajuster le tir.Ont signé ce texte: Jean Simard, Bernard Ge-nest, Louise Décarie, Réal Fournier et Valérie Roussel, tous de la Société québécoise d’ethnologie; Laurier Turgeon, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique et directeur de l’Institut du patrimoine culturel de l’Université Laval; Habib Saïdi, professeur et directeur des programmes d’ethnologie et de patrimoine à l’Université Laval; Christina Cameron, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine bâti de l’École d'architecture de l’Université de Montréal; Élise Dubuc, professeure au département d’histoire de l’art et d'études cinématographiques de l’Université de Montréal; Daniel Arsenault, professeur en patrimoine et muséologie autochtones à l’UQAM; et Yves Bergeron, professeur et directeur des programmes de muséologie à l’UQAM.La définition de patrimoine immatériel retenue par la ministre est édulcorée et surtout très réductrice QUESTIONS D’IMAGE La couleur des temps ^ J Jean-Jacques ^ Stréliski Ce pourrait être le titre d’une chronique météo tant les termes empruntés à Dame Nature ont été utilisés à profusion pour désigner ce à quoi nous avons assisté au cours des deux dernières semaines de campagne électorale.Tornade orange, vague orange, tsunami orange, flots et inondations orange, etc.Le Canada est-il à ce point à la merci du NPD pour que soudain les journaux et médias consacrent tant d’importance à ce changement de temps?Qu plutôt à ces temps de changement?La réponse, nous la connaîtrons ce soir, probablement tard.Car elle est extrêmement difficile à prédire tant les sondages ont eux aussi joué les girouettes.11 faut cependant bien l’avouer: personne n’avait vraiment vu venir ce bon Jack claudicant au sourire débonnaire.Per- sonne, et peut-etre meme pas lui.Jack Layton savait-il, il y a cinq semaines, qu’il provoquerait le plus formidable coup de théâtre d’une période électorale que d’aucuns annonçaient encore plus terne que la précédente?Elle fut même, par moments, excitante.Au moment d’écrire ces lignes, je ne connais pas — bien entendu — le résultat final de ce scrutin d’importance.Mais quel que soit le verdict des électeurs, on peut d’ores et déjà affirmer que Jack Layton a clairement gagné la bataille de l’image, et Quel que soit le verdict des électeurs, on peut d’ores et déjà affirmer que Jack Layton a clairement gagné la bataille de ce, grace a un parcours (presque) sans faute du dé- ^ image but à la fin.Beaucoup d’analystes et de commentateurs s’entendent pour lui accorder ce point.Avec les questions et réserves que soulèvent bien entendu des lendemains politiques incertains au sein d’une Chambre des communes qui serait bien différente de la précédente.Eort d’une empathie quasi générale, empreinte de sjunpathie et de compassion devant le courage et la maladie, Jack Layton a su s’affirmer comme le moins mauvais de tous les candidats.Est-ce une victoire?Sans doute pour ceux qui, hésitants, ont décidé qu’en leur âme et conscience, ils ne voteraient pas poiu Stephen H^er.Mais la bataille de l’image s’est aussi faite au détriment de celle de Michael Ignatieff au Canada et, chose encore plus étonnante, au détriment de Gilles Duceppe et du Bloc, sur ses propres terres.Le Bloc devra tirer les leçons de ce quasi-fiasco.Les Québécois de son propre camp ne veulent plus de ces vieilles représentations séparatistes au ton hargneux si manifestement incarnées dans les pitoyables propos de Gérald Laro-se la semaine dernière.Demain aussi, les commentateurs ne manqueront pas de scruter à la loupe la constitution de la nouvelle Chambre et les conséquences de cette élection sur l’avenir des chefs gagnants et perdants.Car il y a fort à penser en effet que, quel que soit le visage de ce nouveau Parlement, il risque de subir de profondes transformations.Et ce qui est vrai pour le Parlement l’est tout autant poiu la politique canadienne.C’est du reste la première information que nous pouvons tirer de la campagne: une très grande partie des électeius canadiens souhaitent du changement.Et ce fait est encore plus évident au Québec.Le vainqueiu, quel qu’il soit, devra tenir compte de cet évident message.Bien des questions sont désormais levées.Quel discours pour le Canada?Quelles valeurs politiques seront les siennes?Quelle place occuperont les enjeux de fond sur le plan économique, mais aussi social, environnemental et culturel?Et enfin quelle place ce Canada de changement voudra-t-il donner réellement au Québec poiu en finir avec le sempiternel dialogue de sourds entre souverainistes et fédéralistes?Rien n’est réglé.Un discours gauche-droite semble vouloir émerger de tout cela.Nos trop vieux partis politiques sauront-ils composer avec cette nouvelle demande de l’électorat, une demande guère conforme à la tradition canadienne?Ce serait bien étonnant.Aujourd’hui, je vote à l’école Lambert-Closse à deux pas de chez moi.En sortanfi sur le trottoir d’en face, je verrai une dernière fois Jack LajTon et Thomas Mulcair dressés devant moi sur leur placard publicitaire au fond orange affichant de larges sourires.Un doute m’envahira.Avaient-ils à ce point raison de sourire sur cette photo?Jean-Jacques Stréliski est professeur associé à HEC Montréal, spécialiste en stratégie d’images.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales), Fabien Deglise (société) ,Je.an.Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude RiouxSoucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) ; information politique : Michel Dav\A(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côté (correspondants parlementaires à Ottawa), Antoine RobitaÜle et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Alec Castonguay et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields (reporters), Dominique Reny (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'Ta\\[ei&r (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), ÉmÜie Folie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Paul Cauchon et Benoît Munger (responsables du site internet), Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier, Emilie Parent-Bouchard et Étienne Plamondon-Émond (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, Geneviève Tremblay et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (JMontréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec) .PUBOClTE Sylvain Grimard (directeur adjoint),'Se.axi de BÜly, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Sonia Chamberland (en remplacement de Caroline Simard) (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISl'KATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR, LE LUNDI 2 MAI 2011 ACTUALITES BEN LADEN SUITE DE LA PAGE 1 chantant ITiynine national.La dépouille de rhomme le plus recherché sur le globe, qui a été abattu lors d’une opération terrestre au Pakistan, est en possession des autorités américaines, a aussi indiqué M.Obama.Cette nouvelle-choc survient à quelques mois du 10"^ anniversaire des attaques sur les tours jumelles du World Trade Center et sur le Pentagone.Celles-ci, imputées à l’organisation al-Qaïda, ont tué plus de 3000 personnes.Il s’agit sans contredit d’un immense coup de filet pour le président démocrate et son équipe de sécurité nationale.Le prédécesseur de Barack Obama, George W.Bush, avait traqué en vain pendant près de sept ans et demi — des attentats du 11 septembre 2001 à son départ de la Maison-Blanche en janvier 2009 —, l’extrémiste d’origine saoudienne.Né en 1957 en Arabie Saoudite, Ben Laden est le fils d’un riche magnat du bâtiment, Mohamed ben Laden, qui eut plus de 50 enfants.Il se marie une première fois à l’âge de 17 ans avec une cousine syrienne et passe pour avoir eu 23 enfants de cinq femmes au moins.Il a combattu dans les années 1980 au sein de l’insurrection financée par les Etats-Unis contre les forces d’occupation soviétiques en Afghanistan — où il a fondé le réseau islamiste al-Qaïda.Il est retourné en Afghanistan dans la décennie 1990 pour entraîner des combattants.Persuadé que les musulmans sont victimes d’un terrorisme appuyé par les Etats-Unis, Ben Laden est jugé à l’origine d’une série d’attentats contre des REUTERS Le président américain Barack Obama s’adressant à la nation américaine, hier soir, pour annoncer la mort d’Oussama ben Laden.objectifs américains en Afrique et au Moyen-Orient dans les années 1990.Renié par sa famille, qui s’est enrichie à la faveur du «boom» de l’immobilier en Arabie, il a en outre été déchu de la nationalité saoudienne.Homme de grande taille aux traits émaciés et portant la barbe.Ben Laden est sorti indemne d’une série de tirs de missiles américains sur ses camps afghans après les attentats à la bombe meurtriers de 1998 contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie.Selon certaines informations, il a failli être tué par un bombardement américain fin 2001 dans les mon- tagnes de Tora Bora, dans l’est de l’Afghanistan.Ben Laden a approuvé les attentats du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis (près de 3 000 morts) en déclarant plus tard qu’ils avaient dépassé ses espérances.Alors que sa tête était mise à prix pour 25 millions de dollars, il a ensuite échappé pendant dix années à la plus vaste chasse à l’homme jamais déclenchée, traqué par des dizaines de milliers de soldats américains et pakistanais.Le Devoir Avec VAssociated Press, Reuters TRIPOLI SUITE DE LA PAGE 1 Le régime Kadhafi a failli, une fois de plus, à ses obligations et à ses responsabilités internationales en n’offrant pas la protection nécessaire aux diplomates à Tripoli, a lancé le porte-parole du département d’Etat américain.Mark Toner.Ces événements n’ont toutefois pas freiné la cadence des attaques menées par les forces fidèles à Mouammar Kadhafi contre des bastions des rebelles, dans l’ouest du pays.Cette partie de la libye demeure de façon générée sous le contrôle du régime.La ville portuaire de Misrata, assiégée par les troupes du «chef de la révolution» depuis deux mois, a été la cible d’intenses bombardements hier.Au moins 12 personnes ont été tuées, selon un médecin.Dans les derniers jours, le colonel Kadhafi a, à maintes reprises, appelé au cessez-le-feu, mais il n’a pas ordonné l’arrêt de l’assaut contre Misrata.La ville compte 300 000 habitants, et des centaines d’entre eux ont été tués depuis le début du soulèvement populaire survenu vers la mi-février.Les rebelles, qui contrôlent la majeure partie de l’Est libyen, ont été incapables de faire des gains malgré plusieurs semaines de bombardements de l’OTAN.Les représentants de l’alliance atlantique, de même que leurs alliés, ont répété abondamment qu’ils ne pourchassaient pas Mouammar Kadhafi.«[On] ne vise pas les individus»y a affirmé le lieutenant-général à la tête des opérations de l’OTAN en Libye, le Canadien Charles Bouchard.Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Erance ont néanmoins fait valoir que Mouammar Kadhafi devait quitter le pouvoir, alors que la Russie, la Chine et le Brésil ont averti l’OTAN qu’il ne fallait pas tenter de faire tomber le régime.Le ministre russe des Affaires étrangères — qui a appelé à un cessez-le-feu immédiat — a accusé l’OTAN d’avoir eu recours à un «usage disproportionné de la force».«[De] plus en plus de faits indiquent que l’objectif de la coalition antUïbyenne est la destruction physique de Kadhafi» y a même accusé le député russe Constantin Kosachev, qui exprime souvent les positions du Kremlin en matière de politique étrangère.Le vice-ministre des Affaires étrangères de la Libye, Khaled Kaim, a fait remarquer qu’il s’agissait de la quatrième tentative d’assassinat de Mouammar Kadhafi, qui se trouvait dans le bâtiment frappé par des missiles.Celui-ci a également démenti les accusations de certains médias soupçonnant le gouvernement d’avoir inventé ces décès.Les avions de chasse de l’OTAN ont changé de cibles au cours des deux dernières semaines.Alors qu’ils soutenaient les rebelles sur le front, les appareils de l’OTAN auraient dorénavant pour cibles les centres de communication du régime.Les autorités libyennes ont indiqué que la frappe de samedi avait tué Sait al-Araba Kadhafi, âgé de 29 ans.L’homme avait survécu à un autre attentat contre une maison de son père à Bab al-Aziziya en 1986.Les petitsrenfants du colonel Kadhafi tués lors de ce bombardement sont la fille de Hannibal, Carthage, âgée de deux ans, celle d’Aisha, Mastura, âgée de six mois, et le fils de Mohammed, Seif, âgé de quinze mois.Un médecin français, Gérard Le Clouerec, a examiné le corps d’un adulte et de deux enfants dans un hôpital de Tripoli, hier.Selon ce qu’il a déclaré à des journalistes, le visage de l’adulte était intact et, «en comparaison avec une photographie que nous avons vue», il s’agissait de Sait al-Araba, l’avant-dernier des sept fils du leader libyen.Sait al-Arab Kadhafi avait passé une ^ande partie de son temps en Allemagne ces dernières années.Alors que les extravagances dispendieuses des enfants du dirigeant libyen ont souvent défrayé la chronique, il était resté relativement dans l’ombre malgré un penchant pour les voitures de sport et les fêtes quand il était en dehors de la Libye.Le Devoir D’après VAssociated Press et VAFP SCRUTIN Dans les coulisses libérales, on semble être en faveur du maintien d’Ignatieff comme chef SUITE DE LA PAGE 1 officielle composée de députés néodémocrates.Les libéraux seraient relégués au rôle de deuxième groupe d’opposition.Au Québec, le NPD paraît en mesure de supplanter un Bloc québécois autrefois impérial: un sondage Angus Reid publié dans La Presse de samedi leur accorde 45 % des intentions de vote, contre 26 % pour le Bloc.Dans ce contexte, tous les scénarios sont envisageables: chaque urne sera ouverte comme une boîte à surprise.Ignatieff veut rester Malmené depuis le début de la campagne par les sondages, Michael Ignatieff a fait face aux inévitables questions que réservent les journalistes aux perdants présumés de l’élection: quel objectif minimal se fixe-t-il pour ce soir et restera-t-il chef de sa formation s’il ne l’atteint pas?«Je ne veux pas paraître arrogant, a répondu M.Ignatieff./^ veux rester, je veux me battre, je veux gagner.Mais ce parti est une institution démocratique.Mon sort n’est pas seulement entre mes mains.Il est entre celles de millions d’électeurs, et cette élection n’est pas terminée.Après l’élection, nous verrons où nous sommes.» Le chef libéral a ajouté : «Dans tous les cas de figure, mon sort est entre les mains d’une institution démocratique.C’est un fait, et je respecte ce fait.» Dans les coulisses libérales, on semble être en faveur du maintien de M.Ignatieff comme chef.«J’espère qu’il va rester, confiait l’un d’entre eux au Devoir.La solution, ce n’est pas de changer de bo-bettes, c’est de rebâtir.» Ce stratège estime que M.Ignatieff a mené une bonne campagne et qu’il devient meilleur de jour en jour.Quant à son impopularité, il ne s’en inquiète pas.«Les chiffres sur le leadership sont proportionnels au nombre d’années qu’un chef est en poste», dit-il.Rares sont les chefs qui ont réussi à leur première campagne.Stephen Harper s’est cassé les dents en 2004.Même chose pour Jack Layton en 2004, 2006 et 2008.Et Gilles Duceppe a d’abord dû vivre le calvaire du bonnet en 1997 avant de devenir le chef le plus populaire du Québec pour les quatre élections suivantes.Tour du Canada Les chefs se sont tous lancés hier dans une ultime entreprise de séduction des électeurs, tentant tantôt de convaincre les indécis, tantôt de raviver la flamme de leur électorat traditionnel.Mais tous avaient un message commun: les électeurs doivent se rendre aux urnes.Michael Ignatieff a effectué son blitz final dans la région de Toronto, après avoir sillonné le Sud-Ouest ontarien.Stephen Harper,a choisi de parcourir le Canada de la Nouvelle-Ecosse à la Colombie-Britannique, en passant par l’Ontario et l’Alberta.Jack Layton a fait plusieurs arrêts entre Montréal et Toronto, alors que Gilles Duceppe concentrait le tir à Montréal.M.Harper a notamment sollicité le vote des libéraux déçus.Selon lui, plusieurs d’entre eux ne se reconnaissent pas dans les «dépenses extravagantes» du programme du NPD.«Le NPD promet la lune, mais les Canadiens verront vite les conséquences», a-t-il soutenu à Stratford, près de Charlottetown.Il a plaidé partout pour que les électeurs lui confient un mandat majoritaire, afin de contrer le risque d’une coalition néfaste pour l’économie.Le thème de la coalition est toutefois revenu hanter M.Harper samedi.Le chef conservateur a refusé de répondre à plusieurs questions portant sur la possibilité que le gouverneur général demande à l’opposition de tenter d’obtenir la confiance de la Chambre des communes si les conservateurs perdent celle-ci.Les partisans conservateurs présents sur place ont hué et invectivé le journaliste de la CBC qui cherchait à savoir si M.Harper respecterait une telle décision du gouverneur général.«Je ne vais pas entrer dans ce genre de détails, a lancé M.Harper.Nous voulons gagner.» En 2008, M.Harper a demandé et obtenu de la gouverneu-re générale — Michaëlle Jean — une prorogation pour éviter un vote de confiance qui aurait pu donner le pouvoir à l’opposition réunie en coalition.Dans un livre du journaliste Lawrence Martin publié l’an dernier (Harperland), l’ancien directeur des communications de M.Harper indiquait que les conservateurs étaient prêts à faire appel à la reine si Mme Jean avait refusé la demande du premier ministre.M.Harper n’a pas répondu aux questions des médias hier.En ascension dans les sondages, Jack Layton l’a imité.De passage à Montréal, M.Layton a affirmé à ses partisans que «ce qu’on voit partout au Canada, c’est que les gens ont écouté ce qui est arrivé au Québec.Votre vague orange est arrivée sur la côte pacifique», a-t-il dit.Le chef du NPD a dit souhaiter des «résultats historiques» pour son parti, soit l’élection de plus de 43 députés (1988).Une anecdote rapportée par La Presse canadienne: M.Layton n’a pas été capable de reconnaître deux de ses candidats de la région de Montréal, qui ont dû se présenter au chef alors qu’il signait des autographes.Duceppe Vétéran des campagnes électorales, c’est dans sa circonscription montréalaise que Gilles Duceppe a passé la journée d’hier, après avoir reçu samedi un coup de main de Pauline Marois.M.Duceppe a refusé de répondre aux questions dites de «bilan», y compris celles sur son avenir.«Je réserve cela pour après l’élection.» «J’ai déjà connu des campagnes difficiles, a-t-il mentionné.Celle-ci est différente, on ne peut pas le cacher.L’alignement des forces est différent de ce qu’on a vu dans le passé».M.Duceppe a déploré le «refus» des autres partis à «débattre des principaux enjeux» qui touchent le Québec, de même que la difficulté de se battre contre des candidats fantômes.«Avoir des candidats qui ne sont pas là et qui ne parlent pas notre langue, c’est la première fois que je vois ça.C’est méprisant», a lancé le chef bloquiste.Les bureaux de vote ouvrent à 9h30 ce matin et fermeront à 21h30.Le Devoir Avec La Presse canadienne NASREEN SUITE DE LA PAGE 1 l’Inde, qu’elle habite aujourd’hui.«La foi aveugle et irrationnelle est un grand problème au pays.» Dans une chambre exiguë d’un hôtel de Montréal, l’écrivaine, qui approche la cinquantaine, s’exprime calmement en anglais, fumant compul-sivement des Peter Jackson — sans inhaler, insiste-t-elle.Assise sur son lit défait, elle se livre avec une confiance presque aveugle, sans complaisance.A-t-elle l’habitude des entrevues?De raconter sa vie, plutôt.«Je suis en train d’écrire le septième tome de mon ouvrage autobiographique», explique cette gynécologue de formation, venue donner une série de conférences dans le cadre du festival littéraire Métropolis bleu, dont une avec Caroline Eourest, une journaliste française, avec qui elle a participé à un livre-entretien sur le féminisme et les religions.De l’écriture, elle a finalement fait sa vie.Dans ses essais, elle aborde ce qu’elle abhorre: la religion, la violence et l’exploitation sexuelle des femmes, les intégrismes — et pas seulement celui lié à l’islam.«Toutes les religions sont misogynes», soutient-elle sans nuance.Profondément athée, Mme Nasreen n’accepte même pas que l’on dise d’elle qu’elle est musulmane.Ou encore que l’on compare sa lutte à celle des femmes musulmanes qui rejettent les idées du Coran, mais pas la religion dans son entièreté.«Le combat pour les droits humains des femmes musulmanes et le mien, celui d’une femme laïque et humaniste, est différent.Elles veulent des droits humains sous l’islam.Moi, je suis contre toute forme de religion.Et je me bats pour toutes les femmes», indique la lauréate du prix Simone de Beauvoir en 2008.Que penser, alors, de ces femmes musulmanes qui disent porter le voile par choix?«On leur a fait un lavage de cerveau», laisse-t-elle tomber catégoriquement.«Elles ont vu leurs grands-mères le porter et ne réalisent pas que c’est un symbole d’oppression.Porter une burqa, ça réduit la femme à être un objet sexuel.C’est une humiliation.Rien d’autre.» Elle déplore qu’en Occident, notamment, les jeunes femmes ne soient pas toutes sensibilisées aux luttes féministes menées par leurs prédéces-seures.«Ces femmes disent qu’elles défendent les droits humains, mais ne veulent surtout pas dire qu’elles sont féministes.Mais la cause des droits et libertés, c’est celle que le mouvement a toujours défendue», rappelle-t-elle.«Les filles des nouvelles générations pensent que le sexe est le pouvoir et ne voient pas d’inconvénients à être traitées comme des objets sexuels.Je ne suis pas d’accord.» Taslima Nasreen a d’ailleurs en tête un projet de livre sur la prostitution, sujet qu’elle traitera sans euphémismes.«Les corps des femmes ne sont pas à vendre, sous aucun prétexte.C’est de l’esclavage», avance-t-elle, en se disant toutefois ouverte à la décriminalisation.Colère contre Allah Les événements qui nourrissent l’indignation de Taslima Nasreen remontent à son enfance au Bangladesh, alors qu’elle est une studieuse petite fille issue d’une famille éduquée et laïque, toujours le nez plongé dans les livres.«J’ai commencé à écrire de la poésie à 12-13 ans.Lentement, j’ai observé la condition des femmes.Ma mère, ma grand-mère, mes tantes, mes camarades de classe.Ces femmes n’étaient pas libres et je me demandais toujours: Pourquoi est-ce ainsi?” Je n’avais jamais de réponse.[Etait-ce ainsi] parce que nous étions des femmes?Mais pourquoi devions-nous alors être privées de nos droits?J’avais vu tant de fois mon oncle battre ma tante.Pourtant, je n’avais jamais vu ma tante lever la main sur lui», raconte-t-elle.A 14 ans, elle compare différentes éditions du Coran traduit en bengali et constate que l’oppression des femmes n’est pas le fruit d’une vieille tradition: Allah lui-même les déclare inférieures, prône la polygamie, force le port du voile et consacre la suprématie de l’homme.C’est alors que parallèlement à des études en médecine, elle commence à écrire des chroniques pour des journaux.«J’écrivais sur ce que je voyais, ce que je vivais.On était traitées comme des objets sexuels, les hommes riaient de nous dans les rues, ils pouvaient nous toucher où ils le voulaient, comme ils le voulaient On était comme dans un zoo.» Publié en 1993, son essai La Honte {Lajja) est son cri du cœur pour que cessent les inégalités des sexes, où l’islam est cloué au pilori.Il déclenchera l’appel de sa condamnation à mort, lancé par des intégristes de l’islam.On brûle alors ses livres et 10 000 personnes défilent à Dacca, la capitale du Bangladesh, pour réclamer sa pendaison.Il ne restera que l’exil en Occident.«J’ai tout perdu.Mon pays, ma famille, mes amis.Mais je ne regretterai jamais ce que j’ai fait Je sais que j’ai dit la vérité et que c’était nécessaire.Et le gouvernement de l’Inde souhaiterait que je me taise.Ce que je ne ferai jamais», déclare celle qui est citoyenne d’honneur de la Ville de Paris.Taslima Nasreen vit désormais sous protection policière en Inde, et ses déplacements sont très restreints.Elle bénéficie également d’une protection lorsqu’elle donne des conférences en Occident, comme lorsqu’elle est venue la semaine dernière à l’occasion du festival littéraire Métropolis bleu.«Je n’ai pas commis de crime et j’ai le droit de vivre en Inde, de m’exprimer librement», rappelle cette militante, qui n’en demeure pas moins condamnée.«Même si, quand je vois des femmes pleurer parce qu’elles sont des femmes, je ne me sens pas libre.» Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Le Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition au samedi par 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