Le devoir, 1 juin 2011, Cahier A
LE COÛT DE L’ESPIONNAGE À MONTRÉAL: PLUS DE 500 000 $ Page A 2 www.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.CII N°121 ?LE MERCREDI l^WUIN 2011 1,09$ + taxes= 1,24 Dur coup porté aux mégaprocès La cour ordonne l’arrêt des procédures contre 31 présumés membres ou associés des Hells Angels arrêtés lors de l’opération SharQc ANTOINE ROBITAILLE BRIAN MYLES La magistrature a porté un sérieux coup à la viabilité des mégaprocés hier en décrétant l’arrêt des procédures contre 31 des 155 présumés membres ou associés des Hells Angels arrêtés dans la foulée de l’opération SharQc.Pendant que l’opposition officielle réclamait la tête du directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Louis Dionne, celui-ci gardait le cap en annonçant son intention d’en appeler de la décision.Le jugement rendu hier par James Brunton a causé une commotion dans le monde de la justice, mais à Québec, le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, est resté coi.Le juge Brunton a décrété l’arrêt des procédures contre 31 des accusés pour délais déraisonnables anticipés, en reprochant essentiellement à la poursuite de ne pas avoir les moyens de ses ambitions.Des accusations de trafic de drogue et de gangstérisme avaient été portées contre ces accusés, parmi lesquels figureraient cinq membres en bonne et due forme des Hells Angels, dont Salvatore Cazzetta et Gilles Lambert, deux transfuges du défunt gang des Rock Machines.Ceux qui n’avaient pas d’autres causes pendantes sont maintenant libres.Les 124 autres accusés devront cependant subir leur procès pour complot pour meurtre et meurtre.VOIR PAGE A 10: MÉGAPROCÈS CLEMENT ALLARD La ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, et le président de l’Association pétrolière et gazière du Québec, Lucien Bouchard, qui témoignait hier à Québec dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi 18 protégeant le lit et l’estuaire du Saint-Laurent.Gaz de schiste Bouchard adopte un ton menaçant L’industrie exige des compensations, sous peine de poursuites, pour la perte de l’accès au lit du Saint-Laurent et aux îles de l’estuaire ALEXANDRE SHIELDS Lucien Bouchard a exigé hier un processus d’indemnisation pour l’industrie du gaz de schiste, en raison de la révocation par le gouvernement des permis d’exploration de l’estuaire du Saint-Laurent.Le plaidoyer du président de l’Association pétrolière et gazière du Québec, qui té- moignait devant la commission parlementaire sur le projet de loi 18, qui annule tous les permis pour l’estuaire, a aussi été ponctué d’une collision frontale avec le député Amir Khadir.Ce dernier l’a accusé de ne pas avoir défendu les intérêts du Québec en travaillant à protéger des «multinationales» qui cherchent à «spolier nos ressources naturelles».L’ancien premier ministre s’était d’abord présenté devant les parlementaires pour faire valoir que la décision de bloquer l’accès au lit du Saint-lAurent et aux îles sises en plein cœur de l’estuaire impose de verser une compensation financière aux entreprises du secteur des hydrocarbures.VOIR PAGE A 10: BOUCHARD Amphithéâtre De Belleval dépose sa requête contre l’entente Labeaume-Quebecor À lire en page A 2 TROUBLES D’APPRENTISSAGE La fin de l’intégration à tout prix ¦ A lire en page A 4 lit JOHN MACDOUGALL AEP INDEX Actualités A 2 Annonces.B 5 Éditorial.A 8 Idées .A 9 Avis publics.B 7 Météo.B 8 Carrières.B 4 Monde.B 6 Culture.B 10 Mots croisés.B 8 Décès.B 5 Sudoku.B 6 Économie .B 1 Télévision.B 10 ransforme l’essence en aq énaline.rV RONA » JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une série de panneaux publicitaires dans le secteur de Verdun, sur l’île de Montréal.Ras-le-bol publicitaire De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’envahisseur JEANNE CORRIVEAU Elle est partout: en bordure d’autoroute, sur les toits des immeubles, sur les autobus, sur les Bixi et même dans les toilettes de bars.La publicité est tellement omniprésente dans l’espace public que des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour dénoncer l’envahisseur.L’Alliance pour la valorisation des paysages au Québec qui vient de naître réclame des autorités municipales et gouvernementales qu’elles freinent la prolifération des panneaux publicitaires dans le paysage québécois.Quand un message publicitaire à la radio nous importune, il suffît de changer de poste pour ne plus l’entendre.Mais quand un panneau publicitaire en bordure d’autoroute nous déplaît, impossible de l’esquiver.C’est là le nœud du problème, estiment les membres de la nouvelle Alliance qui regroupe 17 organisations municipales et professionnelles dont Paysages estriens, l’Union des producteurs agricoles-Estrie, l’Association des architectes paysagistes et Héritage Montréal.VOIR PAGE A 10: RAS-LE-BOL Rapport de l’OMS Un lien possible entre cellulaire et cancer PAULINE GRAVEE Malgré les résultats contradictoires obtenus dans les diverses études visant à évaluer les effets sur la santé des téléphones cellulaires, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tranché hier en déclarant que les radiofréquences émises par les téléphones cellulaires et les tours leur servant de relais sont «peut-être cancérogènes pour l’homme».Un groupe de travail composé d’une trentaine d’experts de 14 pays en est venu à cette conclusion après avoir analysé toute la littérature scientifique sur le sujet, dont des études épidémiologiques sur des humains, des études effectuées sur des animaux exposés au rayonnement émis par des téléphones cellulaires, ainsi que des études de laboratoire visant à trouver le mécanisme biologique par lequel les champs électromagnétiques du domaine des radiofréquences pourraient induire le cancer.Ce sont surtout l’étude INTERPHONE et une vaste étude épidémiologique suédoise montrant une association entre l’usage du téléphone cellulaire et un risque accru de gliome, une forme de VOIR PAGE A 10: CELLULAIRE Une communauté exclusive, au cœur d'un golf privé.128 COTE ST-CHARLES, HUDSON, QUÉBEC, JOP IHO Appelez-nous (450) 458-5688 www.whitlockwest.com 77831302831723 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI I “JUIN 2011 ACTUALITES Le coût de l’espionnage à Montréal La Ville a dépensé plus d’un demi-million depuis 2008 pour surveiller ses propres employés BRIAN MYLES La Ville de Montréal a dépensé plus d’un demi-million de dollars pour des activités de filature et de surveillance de ses propres employés depuis 2008.Selon des documents dont Le Devoir a obtenu copie, le bureau du contrôleur général et le service du capital humain ont payé 148 factures totalisant 536 996 $ à des firmes de sécurité privées depuis le 1" janvier 2008.Seuls des fonctionnaires de la Ville ont été surveillés, assure le responsable de la sécurité publique au sein du comité exécutif, Claude Trudel, dans une lettre de deux pages.M.Trudel refuse cependant de publier les rapports ou de divulguer l’identité des employés qui ont été espionnés, citant à l’appui une décision de la Commission d’accès à l’information (CAI) rendue en décembre 2007.GÉRALD TREMBLAY CLAUDE TRUDEL JACQUES NADEAU LE DEVOIR Claude Trudel et Gérald Temblay.L’espionnage à l’hôtel de ville de Montréal a plongé le maire Tremblay dans l’une des pires crises politiques de sa carrière.À l’époque, La Presse cherchait à obtenir des copies de tous les rapports produits par des firmes de sécurité au bénéfice de la Ville de Montréal depuis 2001, année qui marque l’élection de Gérald Tremblay à la mairie.En révision, la CAI a rejeté la demande du quotidien.Les documents exigés étaient truffés de renseignements personnels, et ils révé- laient clairement les méthodes d’enquête utilisées par la Ville pour protéger des biens et des personnes.Dans de telles circonstances, la Loi sur l’accès à l’information reconnaît aux organismes publics le droit de cacher les documents, a jugé la CAI.M.Trudel se base aujourd’hui sur cette décision pour refuser à l’opposition officielle l’accès aux contrats d’espionnage.En avril dernier, le responsable de la sécurité publique pour Vision Montréal, Réal Ménard, a exigé la liste des contrats octroyés à des firmes privées «pour des activités de filature et/ou de surveillance».Au-delà des sommes déboursées, M.Trudel n’a guère révélé plus de détails.Réal Ménard est plutôt déçu du résultat.«Je ne suis toujours pas rassuré.Est-ce que des personnes qui occupent des fonctions stratégiques de surveillance dans l’administration municipale font elles-mêmes l’objet d’une surveillance ou d’une filature?s’interroge le maire de l’arrondissement de Mercier-Hochela-ga-Maisonneuve.C’est très insatisfaisant comme information.» Une crise politique L’espionnage à l’hôtel de ville a plongé le maire Tremblay dans l’une des pires crises politiques de sa carrière.Le vérificateur général, Jacques Bergeron, a consacré une section entière de son dernier rapport annuel à l’espionnage, dont il a lui-même été victime.Le contrôleur général, Pierre Reid, avait ouvert ses courriels dans le cadre d’une enquête interne.M.Reid a dû démissionner en avril dernier.«Les employés de la Ville, les élus et les syndicats s’interrogent, à juste titre, sur l’espionnage systématique et injustifié dont ils ont ou auraient pu être victimes au cours des derniers mois», a dit M.Bergeron lors de la publication de son rapport.Le maire de Lachine, Claude Dauphin, et l’ex-chef de police, Yvan Delorme, ont aussi fait l’objet d’activités de surveillance ou de filature.Après avoir appris que ses courriels avaient été ouverts par le contrôleur pendant des mois, M.Dauphin s’est tourné vers les tribunaux pour faire déclarer illégal l’espionnage dont il a été victime.Claude Dauphin fait lui-même l’objet d’une enquête de la Sûreté du Québec (SQ) pour des transactions douteuses à Lachine.L’Unité permanente anticorruption (UPAC) s’intéresse aux méthodes de l’ex-contrôleur Reid dans le cadre de son enquête sur des allégations de corruption et de manquements à l’éthique à la Ville de Montréal.Le Devoir MAL FAX CALGARY ORLANDO SAN FRANCISCO LA HAVANE MEXICO TOUS CES TARIFS SONT DES TARIFS ALLER SIMPLE AU DÉPART DE MONTRÉAL.LES VOYAGES DOIVENT ÊTRE EFFECTUÉS DURANT LES PÉRIODES INDIQUÉES.AUCUN SUPPLÉMENT DE FRAIS DE CARBURANT.Des villes qui vous appellent Des tarifs prêts-à-partir.NOTRE MONDE EST EN SOLDE JUSQU’AU 2 JUIN 2011.Pour réserver, visitez aircanada.com, appelez-nous au 1888 247-2262 ou encore, communiquez avec votre agent de voyages.corn Service aux personnes malentendantes (ATS ): 1800 361-807L C bag^ et les frais, visitez air canada.com/bagages.Les billets doivent pas inclus.Les billets sont non remboursables.Les tarifs sont en vigueur au s de départ et de retour.tard le 2 juin 2011.Les taxes, les redevances et les autres frais et suppléments n ition et applicables aux nouve.est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs peuvent différer s Destinations canadiennes: les voyages doivent prendre fin au plus tard le 15 décembre 2011.L'achat sept jours â l'avance est requis.À moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d'Air Canada ou des transporteurs aériens express d'Air Canada (Jazz Aviation LP, Central Mountain Air, Sl^ Regional Airlines Inc., Air Georgian ou Exploits Valley Air Services Ltd.).Destinations soleil et américaines: les voyages doivent être effectués durant les dates indiquées ci-dessus.L'achat jusqu'à 14 jours à l'avance peut être requis.À moins d'avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d'Air Canada, des transporteurs aériens express d'Air Canada (Jazz Aviation LP, Central Mountain Air, Sl^ Regional Airlines Inc., Air Georgian ou Exploits \felley Air Services Ltd), de United Airlines ou Continental Airlines, membres du réseau Star Alliance”^, ou des transporteurs aériens United Express (Slowest Airlines, Chautauqua Airlines, Shuttle America, Trans States Airlines, GoJet Airlines ou Mesa Airlines) ou Continental Express (ExpressJet).Star Alliance est une marque déposée d'Air Canada au Canada.Aéroplan est une marque déposée d'Aéroplan Canada inc.AMPHITHÉÂTRE De Belleval dépose sa requête en nullité Denis de Belleval ISABELLE PORTER Québec — Ayant bon espoir de voir le projet de loi du mau-e Labeaume défait, Denis de Belleval et l’homme d’affaires Alain Miville de Chêne ont mis leurs menaces à exécution hier en demandant aux tribunaux de déclarer nulle l’entente conclue entre la Ville de Québec et Québécor.L’ancien directeur général de la Ville et l’homme d’affaires ont déposé hier en Cour supérieure une requête en nullité d’une trentaine de pages contre la Ville de Québec.Non seulement la requête conteste-t-elle l’entente conclue avec Québécor sur la gestion de l’amphithéâtre, mais elle s’en prend directement au projet de loi 204 mis de l’avant par le maire Régis Labeaume dans le but précis de bloquer des recours judiciaires comme le leur.Dans les documents qu’ils ont remis à la Cour, les deux hommes plaident que le projet de loi 204 porte en outre atteinte à leurs «droits démocratiques et fondamentaux» et qu’il confère à l’Assemblée nationale une «portée excessive» en menaçant de rendre caduques leurs démarches judiciaires.«Le maire Régis Labeaume nous a répondu avec une loi de deux paragraphes.Nous, on répond avec un document de près d’une trentaine de pages», a commenté hier soir M.Miville de Chêne, un homme d’affaires fortuné qui s’est joint à M.De Belleval dans sa croisade contre l’entente avec Québécor, il y a quelques semaines.«Il faut qu’on défende nos droits.Ils sont menacés non seulement par le gouvernement mais par l’Assemblée nationale abrs il nous reste le pouvoir judiciaire pour les protéger.» M.Miville de Chêne semblait par ailleurs avoir bon espoir hier soir de voir le projet de loi 204 défait.«Je suis un homme d’affaires.Quand je fais un projet, c’est avec l’espoir de le réaliser avec succès», a-t-il dit.Lorsqu’on lui a demandé ce qui lui faisait croire que le projet de loi serait battu, il s’est reporté à im article de la Loi sur les cités et villes qui prévoit qu’un maire peut être déclaré «inhabile à exercer» s’il ne respecte pas ce qu’elle prescrit M.de Belleval et M.Miville de Chêne comptent par ailleurs toujours participer à la commission parlementaire chargée d’étudier le projet de loi 204 qui entamera ses travaux demain.Pour s’assurer d’avoir un maximum de temps, ils ont décidé de taire des présentations séparées.Prié de dire s’il ne faisait pas preuve d’arrogance en intentant des recours judiciaires contre l’entente le jour du retour de la ligue nationale de hockey (LNH) à Winnipeg, M.Miville de Chêne a rétorqué que «c’est plutôt arrogant de vouloir faire une loi spéciale qui aura pour effet de nous enlever nos droits d’aller en cour».Le Devoir MONTREAL SainÉJoseph aura sa voie réservée LAURENCE C.THÉRIAULT Une nouvelle voie réservée aux autobus et aux taxis sera mise en service durant les heures de pointe sur le boulevard Saint-Joseph, à Montréal, à partir de vendredi.Le couloir sera aménagé entre les rues Fullum, à l’esf et Saint-Urbain, à l’ouesf à l’endroit oû se trouvent actuellement des espaces de stationnement très convoités.La Société de transport de Montréal, à l’origine de ce projet, compte ainsi améliorer la circulation des quatre lignes de bus du boulevard Saint-Joseph, et peut-être aider à désengorger les voitures de métro de la ligne orange.Le maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, s’était d’abord opposé à la proposition, parce qu’il craignait pour la sécurité des cyclistes et des piétons.Il s’est par la suite rallié au projet, après avoir eu l’assurance, par la Ville de Montréal, qu’une piste cyclable sera aménagée sur l’avenue Laurier et que des feux de si^alisation à décompte numérique seront installés à une dizaine de traverses piétonnes.Le CPE Soleil du quartier, situé à l’angle de Christophe-Colomb et de Saint-Joseph, attend toujours, pour sa part, de voir apparaître les feux de circulation aux délais allongés dont il avait fait la demande au conseil d’arrondissement.«On ne sait pas c’est pour quand, mais on a très hâte!», dit France Cantin, la directrice du CPE.Aucun échéancier n’a été dévoilé jusqu’à maintenant.Le Devoir E N BREF Des excuses pour le couple princier La vice-première ministre, Nathalie Normandeau, a réclamé hier des excuses du député Amir Khadir pour avoir comparé la famille royale à des parasites et des personnages de cirque.Le député de Québec solidaire s’oppose à ce que les contribuables assument les coûts de la visite du prince William et de son épouse Kate, les 2 et 3 juillet à Montréal et Québec.Selon lui, le duc et la duchesse de Cambridge sont les porteurs d’un système «parasitaire» obsolète de plus en plus en marge du monde moderne.M.Khadir se défend de manquer de respect envers les jeunes mariés et relance plutôt la balle au gouvernement du Québec.En évoquant les retombées touristiques de la visite royale, le gouvernement se comporte selon lui comme un maître de cirque qui pavane ses curiosités de ville en ville.La veille, dans un quotidien de Québec, le député de Mercier avait établi un parallèle entre la visite du couple princier au Québec et celle naguère des fêtes foraines oû défilaient «nanocéphales, difformes, papous et aborigènes» pour le plaisir de la populace.Nathalie Normandeau s’est insurgée contre les propos de M.Khadir, qui révèlent selon elle un «manque de savoir-vivre».La facture anticipée du court séjour de Kate et William au Québec n’a pas été révélée mais en 2009 le passage du prince Charles à Montréal avait coûté 25 000 $ aux contribuables.- La Presse canadienne Accurso impliqué dans une fraude fiscale ?Un document déposé en cour, en février dernier, par Revenu Québec soulève un doute quant à l’implication personnelle de l’entrepreneur Antonio Accurso dans une affaire de fraude fiscale, selon Radio-Canada et The Globe and Mail, qui ont obtenu copie dudit document.Revenu Québec y soutient avoir «des raisons de croire que M.Accurso a fait des déclarations fausses ou trompeuses, ou participé, consenti ou acquiescé à leur énonciation en omettant d’inclure dans ses déclarations pour les années 2004 à 2008 des revenus additionnels pour un montant indéterminé».L’homme d’affaires aurait signé au moins huit chèques destinés à payer des firmes ayant produit de fausses factures pour un montant total de 3,5 millions de dollars.L’Agence du revenu du Canada a toujours soutenu qu’elle n’avait pas la preuve de l’implication personnelle de M.Accurso dans une histoire de fraude fiscale dont s’étaient pourtant reconnues coupables deux sociétés qu’il administrait.- Le Devoir ^ LE DEVOIR, LE MERCREDI I“JUIN 2011 A 3 ACTUALITES Climat de déni Manon CORNELLIER La chef du Parti vert, Elizabeth May, était tout sourire lundi au moment de son assermentation.Entourée de proches et d’amis, elle concrétisait son vieux rêve: devenir la première députée verte canadienne.Le sort a cependant voulu qu’elle brise cette barrière au moment où un gouvernement réputé pour son aveuglement environnemental obtenait un mandat majoritaire et le pouvoir d’en faire à sa tête.Mme May profitera certainement de sa présence au Parlement pour tenter d’ouvrir les yeux des conservateurs, mais la tâche sera lourde et les moyens, très limités.Cette femme est toutefois l’optimisme en personne et une idéaliste dans l’âme.«J’ai toujours cru qu’une personne pouvait changer le monde, même si les chances ne sont que d’une sur six milliards.J’en ai maintenant de bien meilleures en étant une sur trois cent huit», a-t-elle dit après avoir prêté serment.Espérons qu’elle a raison, car on parle ici d’un gouvernement qui s’est fait une spéciabté de traîner les pieds dans le dossier des changements climatiques et une vertu de faire obstruction aux progrès de la communauté internationale â ce chapitre.Le bilan du gouvernement Harper est lourd et n’est pas près de changer, peu importent les mauvaises nouvelles.Ainsi, alors que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) révélait lundi que les émissions mondiales de gaz â effet de serre (GES) avaient augmenté de 5 % en deux ans, on apprenait que le gouvernement Ha^er faisait des pieds et des mains pour promouvoir les sables bitumineux.Selon Postmedia News, un plan aurait été élaboré pour embaucher une grande firme de relations pubbques pour appuyer les efforts de promotion du bitume en Europe et combattre la volonté de certains pays d’exiger le respect de certaines normes environnementales avant d’autoriser son importation.On comprend mieux le ton du dernier rapport sur les changements climatiques soumis aux Nations unies par le Canada.Le gouvernement y note que les émissions totales du Canada ont chuté de 6 % entre 2008 et 2009, â cause surtout du ralentissement économique.Mais, comme par hasard, on y passe sous silence le fait que les émissions de gaz â effet de serre (GES) produites par l’industrie des sables bitumineux ont augmenté, elles, de 20 %.On ne dit pas non plus que le taux d’émissions par baril a aussi grimpé, contrairement â ce que prétend l’industrie.Erreur?Niet.Des silences délibérés, a-t-on avoué au journabste de Postmedia News.Le déni ne s’arrête pas lâ.Au lendemain des élections, le ministre de l’Environnement, Peter Kent, a précisé qu’Ottawa maintiendrait le cap en matière de lutte contre les changements climatiques.Or, durant la campagne électorale, la fuite d’un document interne du ministère fédéral de l’Environnement taillait en pièces cette approche ciblée, fondée sur des règlements, des incitatifs financiers et des accords.«Cette option est la plus dispendieuse, qu’il s’agisse de l’impact sur l’ensemble de l’économie ou des coûts encourus par le gouvernement», écrivaient les fonctionnaires.Ils ajoutaient que cette politique offrait peu de certitude en ce qui a trait â l’atteinte de cibles de réduction.Selon eux, le recours â une solution fondée sur les forces du marché, comme l’imposidon de plafonds assortis d’un système d’échange et d’achat de crédits d’émission, serait plus efficace.Comme par hasard, c’est ce que proposaient les partis d’oppo-sition, â quelques variantes près.Ceux que les changements climatiques n’émeuvent pas aiment souvent citer de possibles retombées positives, comme un meilleur accès aux ressources de l’Arctique et l’ouverture du passage du Nord-Ouest.Ce qui n’est pas pour demain, soit dit en passant.Entre-temps, par contre, le pergébsol dégèle, entraînant déjà un af-faibbssement des infrastructures nordiques et la perte des routes hivernales qui donnent accès aux ressources minérales et forestières du Grand Nord et aux communautés qui en dépendent.Le phénomène est déjà abondamment documenté par les chercheurs.Mais ce gouvernement n’a que faire de la recherche.Après tout, c’est lui qui a miné la capacité scientifique du pays dans ce domaine en ne renouvelant pas le financement du principal bailleur de fonds de la recherche universitaire sur le climafi la Eondation canadienne pour les sciences du climat et de l’atmosphère.Le budget dévoilé en mars ne prévoyait rien de plus pour cette organisation qui soudent plus de 150 projets de recherche et 24 réseaux de chercheurs, en plus d’assurer une certaine coordination avec l’étranger.Le budget de lundi prochain ne fera pas mieux, le programme électoral conservateur n’ayant rien promis en madère d’environnement Tops les signaux indiquent qu’il faut agir, et vite.À moins qu’on ne retienne que ceux du gouvernement canadien.L’AIE a pourtant été claire.Nous approchons plus vite que prévu du seuil critique, de ce niveau d’émissions pouvant entraîner une augmentation de plus de 2 degrés Celsius de la température planétaire.L’arrivée du Parti vert aux Communes ne pouvait survenir â un meilleur moment.Elizabeth May ne sera pas seule â brandir la sonnette d’alarme, mais elle est certainement perçue comme la nouvelle conscience environnementale de ce Parlement.Il faut seulement espérer que les autres partis accepteront de lui faire une place malgré son statut de députée indépendante.mcornellier@ledevoir.corn I LUKE MACGREGOR REUTERS Si le plein potentiel des énergies renouvelables était capté, indique le GIEC, on pourrait retrancher entre 200 et 560 milliards de tonnes de COg à l’atmosphère terrestre entre 2010 et 2050.Rapport du Groupe intergouvememental d’experts sur l’évolution du climat Les énergies renouvelables pourraient répondre à 80 % de la demande C’est la volonté politique de leur ouvrir la porte qui pourrait faire défaut LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le Groupe intergouvememental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) estime que les énergies renouvelables (ER) peuvent combler d’ici 2050 près de 80 % des besoins en énergie de la planète.Leur utilisation massive, soutient l’organisme onusien, pourrait aider substantiellement â contenir la hausse du climat terrestre â moins de 2 ° C, soit l’objectif agréé par l’ensemble de la communauté internationale.Et 53 % de cet énorme potentiel, exploité marginalement jusqu’ici, se retrouve dans les pays en développement ou les pays émergents, précise par ailleurs le GIEC.Son rapport a été approuvé hier par les représentants des pays membres de la convention sur les changements climatiques, réunis â Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, sous la forme d’un résumé de 25 pages «à l’intention des décideurs».Le rapport, qui fera plus de 1000 pages, sera rendu public en juin.Il constitue une synthèse des travaux de 120 chercheurs.qui ont été coordonnés par l’organe scientifique de rONU.Si le plein potentiel des énergies renouvelables était capté, indique le rapport, on pourrait retrancher entre 200 et 560 milliards de tonnes (gigatonnes ou Gt) de COg â l’atmosphère terrestre entre 2010 et 2050.Cela équivaudrait â une soustraction de 5 â 14 Gt par année, selon les quatre scénarios envisagés.On apprenait avant-hier que les émissions de GES avaient atteint 30,6 Gt en 2010 alors que la limite â ne pas dépasser d’ici 2020 est de 32 Gt si l’humanité veut avoir une chance sur deux de limiter la hausse du climat â 2 °C.Selon Ramon Pichs, coprésident du groupe de travail du GIEC sur les ER, «ce n’est pas la disponibilité des ressources qui fait défaut, mais des politiques publiques qui vont soit ouvrir, soit réduire la voie aux énergies renouvelables dans les prochaines décennies».Le scénario le plus optimiste envisagé par les experts prévoit que 77 % de la demande en énergie sera comblée par les ER autour de 2050, ce qui devrait produire entre 314 et 407 exajoules (un mil- liard de milliards de joules).Les États-Unis produisent annuellement environ 94 exajoules.Dans tous les scénarios, le nucléaire et la séquestration du carbone réduiront moins la contribution aux changements climatiques que les ER, dont on n’utilise présentement que 2,5 % du potentiel.Selon le GIEC, la bioénergie, qui permet de récupérer l’énergie de déchets et de résidus forestiers et agricoles, pourrait fournir entre 100 et 300 exajoules d’ici 2050, soit près du quart de toute l’énergie alors requise.Les «éoliophobes» vont frémir: c’est l’énergie éolienne qui vient ensuite, avec 20 % de la production totale d’énergie.Cette filière supplantera même l’hydroélectricité, dont la part passera de 16 % présentement â 10-14 %, selon les scénarios.Vient ensuite le solaire, passif ou photovoltaïque, auquel on prédit une part de 10 %, mais qui pourrait gimper â 30 % en cas de percée technologique sigiMcati-ve.La géothermie et l’énergie des mers se disputeront des parts d’environ 5 % chacime.Le Devoir Les enfants d’Abdelrazik sont aussi touchés par l’étiquette de terroriste La RRQ refuse de lui verser le soutien financier auquel il a droit en tant que parent HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — L’imbroglio diplomatique dans lequel patauge depuis maintenant huit ans le Montréalais Abousfian Abdelrazik aspire maintenant ses deux enfants.La Régie des rentes du Québec refuse de verser â leur père le soutien aux enfants auquel ils ont droit au motif que l’homme n’a pas réussi â faire retirer son nom de la liste terroriste de l’ONU.Abousfian Abdelrazik a deux enfants âgés de 5 et 17 ans respectivement.En décembre et janvier derniers, il a déposé â la Régie des rentes du Québec (RRQ) une demande pour toucher le soutien aux enfants auquel il a droit en tant que parent.Il lui a été refusé.Non pas que les enfants ne se qualifient pas — M.Abdelrazik habite au Canada depuis 1989 et est citoyen canadien depuis 16 ans.C’est plutôt parce que la communauté internationale le soupçonne encore de terrorisme et interdit le versement de toute forme d’aide financière lui étant destinée.«La Régie ne peut pas traiter votre demande parce que votre nom apparaît sur la liste consolidée établie et maintenue par le Comité du Conseil de sécurité créée par la résolution 1267 concernant al-Qaï-da, Oussama ben Laden, les talibans et les personnes et entités qui leur sont associées», est-il écrit dans la réponse de la RRQ.La lettre ajoute toutefois que si M.Abdelrazik obtient du ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, un certificat l’autorisant â toucher les prestations, Québec procédera â l’analyse de sa demande.L’aide pourrait alleç de 1190 $ â 3306 $ par année.Les États-Unis ont inscrit en 2003 M.Abdelrazik sur la liste antiterroriste internationale alors qu’il visitait sa mère malade dans son Soudan natal.Il y est alors resté coincé six ans, dont une année â vivre dans les couloirs de l’ambassade canadienne â Khartoum, parce BLAIR GABLE REUTERS Abousfian Abdelrazik n’a jamais subi de procès pour terrorisme ou autre.Il vit librement à Montréal, mais son nom est toujours inscrit sur la liste 1267 de l’ONU.qu’Qttawa refusait de lui délivrer un passeport spécial.Ce sont les tribunaux qui ont forcé le Canada â rapatrier son citoyen.M.Abdelrazik n’a jamais subi de procès pour terrorisme ou autre.Il vit librement â Montréal, mais son inscription sur la bste 1267 de l’QNU le condamne â la mendicité, car il n’a pas le droit de travailler et de toucher un salaire.Son compte bancaire chez Desjardins et les 10 000 $ qu’il contenait a aussi été gelé.Paradoxalement, la Régie des rentes du Québec lui verse déjà une rente de survivant d’environ 500 $ par mois depuis le décès de son épouse.Qttawa avait accordé son autorisation.C’est son seul revenu officiel.La Régie exige toutefois une autre autorisation fédérale, car le soutien aux enfants, bien qu’administré par la RRQ, provient d’un autre ministère.L’avocat de M.Abdelrazik, Khabd Elgazzar, indique qu’il n’est «pas certain» que le deuxième certificat sera débvré.«C’est un processus complètement discrétionnaire.On n’a pas de raison de croire que ce sera refusé, mais il n’y a pas de critères d’octroi non plus, dit-il.Il existe une exception de nécessité, mais on ne sait pas comment cela sera interprété par le ministre.» Au moment de mettre sous presse, le ministère des Affaires étrangères n’avait pas répondu â notre demande.La Gendarmerie royale du Canada et le Service canadien du renseignement de sécurité ont tous deux écrit au gouvernement pour dire qu’ils n’avaient rien contre M.Abdelrazik.L’homme poursuit le gouvernement canadien pour 27 mil-bons de dollars.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI l'^JUIN 2011 ACTUALITES r Elèves handicapés et en difficulté d’apprentissage La fin de l’intégration à tout prix La Fédération autonome de l’enseignement et Québec concluent une entente de principe LISA-MARIE GERVAIS intégration à tout prix ne ' sera plus le modus operan-di de plusieurs écoles du Québec et celles-ci pourraient voir le retour des classes spéciales.La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) et le gouvernement ont finalement conclu une entente de principe hier sur l’intégration des élèves handicapés et en difficulté d’apprentissage (EHDAA).«On vient de confirmer, non pas que la classe spéciale est LE modèle, mais qu’elle est un modèle parmi d’autres.On ne peut plus prétendre qu’on va intégrer juste pour intégrer, a soutenu Pierre Saint-Germain, président de la FAE, qui représente environ le tiers des enseignants au Québec.C’est quant à moi la fin de l’intégration à tout prix.» L’entente comprend une série de mesures et l’ajout de plus JOHN MACDOUGALL AGENCE ERANCE-PRESSE L’entente prévoit des balises sur la composition de la classe.de 30 millions de dollars aux enseignants sur quatre ans.Un montant de 26 millions servira par exemple à mettre sur pied ces groupes spéciaux et à payer le salaire d’un enseignant ressource.«C’est pour des mesures pour soutenir les projs.On pourrait par exemple les libérer pour qu’ils aient du temps pour souf- fler parce qu’ils ont des rencontres à faire avec les parents.Ça peut aussi servir à limiter le nombre d’élèves à intégrer dans la classe ordinaire», a précisé M.Saint-Germain.Un autre montant de 6 millions sera consacré aux enseignants pour qu’ils puissent faire le suivi des plans d’intervention.BEIJING SÉOUL 929 $ .26' 1140 SHANGHAI 979 $ U .26' K 1C fi'' \ N HONGKONG 995 $ SYDNEY, AUSTRALIE 1080' TOUS CES TARIFS SONT DES TARIFS ALLER-RETOUR AU DEPART DE MONTREAL.DATES DE DEPART TELLES QU’INDIQUÉES.LES TARIFS N’INCLUENT PAS LE SUPPLÉMENT DES FRAIS DE CARBURANT, QUI PEUT ALLER JUSQU’À 576$ PAR ALLER-RETOUR.Des cultures qui vous intriguent.Des tarifs prêts-à-partir.NOTRE MONDE EST EN SOLDE JUSQU’AU 2 JUIN 2011.Pour réserver, visitez aircanada.com, appeiez-nous au 1888 247-2262 ou encore, communiquez avec votre agent de voyages.aircanada.com Service aux personnes malentendantes (ATS) : 1800 361-8071.Des frais s’appliquent au deuxième bagage enregistré pour certaines destinations.Les billets doivent être achetés au plus tard le 2 juin 2011.Les taxes, les redevances et les autres frais et suppléments ne sont pas inclus.Les billets sont remboursables, moyennant des frais de 200$.Lestants sont en vigueur au moment de la publication et applicables aux nouvelles réservations seulement.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour.L’achat à l'avance peut être requis.Des restrictions quant aux jours, aux heures et aux vols peuvent s'appliquer.Les tarifs sont sous réserve de l’approbation du gouvernement.Dates de départ telles qu’indiquées ci-dessus.Un séjour minimal ou maximal est requis.À moins d’avis contraire, les vols peuvent être assurés par des appareils d’Air Canada ou des transporteurs aériens express d’Air Canada (Jazz Aviation LP, Central Mountain Air, Sky Regional Airlines Inc.Air Georgian ou Exploits Valley Air Services Ltd.).“"^Aéroplan est une marque déposée d’Aéroplan Canada inc.À l’heure actuelle, certaines écoles de milieux défavorisés ont implanté des prématernelles pour les enfants de quatre ans à temps partiel.La FAE et le ministère de l’Éducation se sont entendus pour que, sous forme de projet-pilote, six classes parmi les commissions scolaires de la FAE puissent tenter l’expérience à temps plein.L’accord introduit la possibilité de reconnaître, dès la fin de la première année du primaire, qu’un élève puisse être en difficulté d’apprentissage.La contrainte excessive définie L’entente prévoit des balises sur la composition de la classe, que réclamait depuis longtemps la FAE.«On est venu reconnaître qu’on devait regarder la composition de la classe», a indiqué la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp.Par exemple, on li- mite à trois le type de problèmes différents d’enfants dans une même classe.«L’exemple ultime, ce serait de dire que tel jeune devrait aller dans une classe spécialisée.Il y a cette ouverture-là, mais ça pourrait tout aussi bien être que l’enseignant ait besoin qu’un enfant soit retiré de la classe un certain nombre d’heures dans la semaine», a expliqué la ministre.Mme Beauchamp a également reconnu qu’ajouter de l’argent était nécessaire.«On a accepté d’ajouter de l’argent sur quatre ans.C’est nécessaire dans le contexte, mais on est dans le raisonnable.Derrière l’argent, il y a avant tout beaucoup de travail accompli dans l’organisation de la classe régulière», a-t-elle souligné.Assis à une autre table, le plus gros syndicat d’enseignants, la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), et l’Association provinciale des ensei- gnantes et enseignants du Québec (APEQ-QPAT) ont rejeté à l’unanimité la dernière proposition patronale.«Il est clair pour nous ^M’[elle] ne permet d’améliorer ni la situation des élèves, ni le quotidien des enseignants concernés par l’intégration des [EHDAA]», ont déclaré Manon Bernard, présidente de la FSE et Serge Laurendeau, président de l’APEQ, par voie de communiqué.Comme la date butoir était aujourd’hui, l^Quin, il revient maintenant au conciliateur nommé à la table de faire rapport à la ministre.«Pour moi, l’important c’est de dire qu’on demeure en mode discussion.Les canaux sont ouverts», a insisté la ministre, qui promet de «maintenir le cap» pour que les lignes directrices découlant de l’entente avec la FAE soient applicables dès la rentrée en septembre.Le Devoir Des tests linguistiques pour les immigrants Québec veut identifier les nouveaux arrivants à qui il recommanderait de suivre un cours de français pour intégrer le marché du travail ROBERT DUTRISAC Québec — La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Kathleen wed, imposera sous peu des tests de français «standardisés» aux immigrants afin d’identifier les nouveaux arrivants qui ne connaissent pas suffisamment le français pour exercer leur métier ou leur profession.«Ce sera un test pour vraiment établir le niveau de français qu’ils ont pour s’assurer qu’ils puissent intégrer le marché du travail», a indiqué, hier, au Devoir Kathleen Weil avant de participer à la commission parlementaire qui se penche sur la planification de l’immigration au Québec pour la période 2012-2015.De plus en plus d’immigrants au Québec déclarent connaître le français, soit 65 % des personnes admises en 2010 ou 77 % des travailleurs qualifiés sélectionnés.Qr, paradoxalement, de plus en plus de ces nouveaux arrivants qui disent avoir une connaissance de la langue de Molière ne maîtrisent pas suffisamment le français pour exercer leur métier ou leur profession.Selon certaines données du ministère, le quart de ces immigrants prétendument francophones seraient dans cette situation, ce qui les empêcherait d’occuper à leur arrivée un emploi dans leur domaine.Les tests standardisés, qui seront imposés aux candidats à l’immigration avant leur sélection, permettront «de déterminer objectivement le niveau du candidat» en français pour qu’ensuite, on lui recommande de suivre des cours, si besoin est, a-t-on précisé au cabinet de la ministre.Selon le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), qui représente les 73 conseillers chargés de traiter les quelque 80 000 demandes annuelles d’immigration, la nouvelle griUe de sélection, qui est entrée en vigueur en octobre 2009, favorise de façon «disproportionnée» les candidats qui possèdent une formation dans un domaine privilégié.Ainsi, une infirmière, un chimiste ou un statisticien dont la connaissance du français est sommaire ou nulle sera tout de même sélectionné de façon «quasi automatique» même s’il ne peut pas exercer sa profession avant plusieurs années, dénonce le SPGQ.De plus en plus des nouveaux arrivants qui disent avoir une connaissance du français ne le maîtrisent pas suffisamment pour exercer leur métier ou leur profession Son président, Gilles Dussault, a souligné, hier, les lacunes dans la sélection des immigrants, qu’un rapport du Vérificateur général du Québec avaient constatées en 2010.A son avis, le Québec, compte tenu des maigres moyens engagés dans la sélection, ne devait pas accueillir plus de 40 000 immigrants alors que le seuil envisagé par la ministre à l’heure actuelle est de 50 000.Ce manque de moyens se répercute dans le programme d’immigrants investisseurs.Les candidats subissent un délai de deux ans et demi à trois ans et près de 12 000 dossiers sont en attente, et ce, même si le candidat débourse 4000 $ pour l’analyse, ont signalé, hier, les économistes Pierre Fortin et Pierre Emmanuel Paradis.Selon leurs calculs, le Québec se prive ainsi de retombées économiques substantielles.Le Devoir Un groupe demande fabolition d’une règle sur la religion en CPE Un groupe demande au gouvernement québécois d’abolir la directive visant à exclure les dimensions religieuses et spirituelles de la vie dans les centres de la petite enfance (CPE).La coalition, appelée «Québécois pour l’égalité du droit à la garde subventionnée», qui regroupe plus de 200 Québécois de même que des organismes des collectivités catholique, égyptienne copte et juive, conteste la directive qui doit entrer en vigueur aujourd’hui.Elle tente aussi d’obtenir une injonction pour retarder son entrée en vigueur, le temps que le dossier soit entendu par les tribunaux.La demande d’injonction a été déposée hier au palais de justice de Montréal.Selon le coprésident de la coalition, Sandy Jesion, le gouvernement du Québec agit à l’encontre des «intérêts supérieurs» des enfants et des collectivités.Selon lui, il est clair que le gouvernement viole les droits des citoyens du Québec.La coprésidente, Isabelle Couët, ajoute qu’il n’est pas question de faire l’enseigne- ment de la Bible ou d’une religion dans les CPE, mais d’opter pour une approche axée sur les dimensions religieuses et spirituelles de la vie.La coalition estime qu’amener des enfants à comprendre que la vie quotidienne est inséparable des convictions religieuses fait essentiellement partie de la plupart des religions.Selon elle, cette directive empêche les parents de confier la garde de leurs enfants à un milieu communautaire qui reflète leurs croyances et pratiques religieuses, lesquelles font intégralement partie de leur culture.L’organisme conteste aussi la directive, qu’il qualifie d’imprécise, estimant qu’elle pose des problèmes d’application.11 estime qu’elle repose notamment sur ce qui constitue une distinction entre les coutumes et les traditions culturelles d’une part et la religion d’autre part, qui sont, à son avis, fréquemment interreliées et indissociables dans la réalité.La Presse eanadienne E N BREF Les conservateurs du Québec en colère Qttawa—Frustrés par le manque de soutien de leur parti, certains conservateurs de la province de Québec tiendront une réunion non autorisée à Montréal ce soir, en marge du congrès national conservateur de la semaine prochaine.Les conservateurs souhaitent discuter des mesures à adopter pour sauver le parti dans la province.Le président de l’Association du Parti conservateur de Brome-Missisquoi, Peter White, soutient que les gens qui ont travaillé pour le Parti conservateur du Canada (PCC) sont profondément frustrés de la dernière campagne électorale, qu’ü qualifie de «désastreuse».Le nombre d’élus conservateurs dans la province de Québec a été réduit de moitié, pour tomber à cinq.Les candidats et élus ont dénoncé l’absence de soutien de leur parti, qui ne leur a pas fourni le matériel de base nécessaire à la campagne électorale.Dans les mots de Peter White, il n’y a tout simplement «pas eu de campagne au Québec».Un conservateur, qui a parlé sous le couvert de l’anonymat, perçoit beaucoup de frustration dans le faible taux d’inscription au congrès du PCC la semaine prochaine.Selon lui, la campagne était vide, et elle n’a pas encouragé la participation de ses membres.-La Presse canadienne porter Fin du solde aujourd’hui En piste ! 30 % de rabais sur tous les vols.Entrez en piste et partez pour la gloire ! Profitez d’un rabais époustouflant de 30 % sur tous nos vols.Réservez dès aujourd’hui avec le code CIRQUE Porter.Raffinée sur toute la ligne.ib Vols au départ de Montréal.Mentionnez le code CIRQUE Voyagez entre le 9 juin et le 15 décembre 2011.Les tarifs ci-dessous incluent le rabais de 30 % Les tarifs aller simples incluent les surcharges de ligne aérienne et les frais d’aéroport.f-Y-Y-î TORONTO HALIFAX ST.JOHN’S SAU LT STE.MARIE SUDBURY THUNDER BAY 20 par jour 2 par Jour 99 $* 158 $* 174 $* 155 $* 147 $* 148 $* WINDSOR BOSTON CHICAGO MYRTLE BEACH NEW YORK Dès le 8 septembre 134 $* 173 $* 173 $* 215 $* 138 $' Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.'Porter peut exiger un achat jusqu’à 21 jours à l’avance.Ce tarif aller simple n’exige pas l’achat d’un aller-retour.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Ces tarifs pourraient ne pas être en vigueur pendant toute la durée de la promotion.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.'Les tarifs aller simple Incluent les services de NAV Canada, les frais d’assurance et les frais d’amélioration aéroportuaire (FAA), mais excluent les taxes et frais gouvernementaux.Les tarifs à destination de Montréal peuvent être différents.flyporter.com m m Æ Avec 2,1 milliards de dollars d'investissements et la creation de 8000 emplois, nous sommes plus que jamais présents au Québec.Joignez le leader mondial de l'industrie sidérurgique et minière sur transformerlavenir.com LE DEVOIR LE MERCREDI I“JUIN 2011 A 7 ACTUALITES COMMUNES Un peu de politesse, s’il vous plaît! HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — La Chambre des communes reprend du collier demain et après le passage obligé par l’élection d’un nouveau président et le discours du Trône, la période de questions quotidienne reprendra elle aussi ses droits lundi.Que ceux qui espèrent un ton solermel se le tiennent pour dit: une nouvelle recherche universitaire démontre que la majorité des interventions faites lors de la période de questions manquent de civilité.Les pires contrevenants ne sont pas ceux que l’on croit.Trois chercheurs de l’Université McMaster et une équipe de 24 «codeurs» ont décortiqué un échantillon de 1650 interventions d’élus au cours des périodes de questions quoti-diermes de 2009 pour en cataloguer le ton.Conclusion: en moyenne, les députés ont décroché une note de 49 sur 100 au chapitre de la civilité.L’ex-chef bloquiste Gilles Duceppe arrive en tête des chefs de parti (51), suivi de près par Stephen Harper (50), mais loin devant le libéral Michael Ignatieff (40) et le néodémocrate Jack Layton (39).Surprenants, ces résultats?Pas autant que ceux-ci: de tous les députés, ce sont ceux du gouvernement conservateur qui sont jugés les plus polis, avec un score moyen de 54.La ministre Rona Ambrose arrive en tête avec 68, tandis que le ministre des Affaires étrangères, John Baird, souvent qualifié de «bulldog» parlementaire, obtient 49.Les députés de l’opposition portent le bonnet d’âne avec une moyenne de 43.Le contingent bloquiste se démarque légèrement avec une note de 46, tandis que les libéraux (42) et les néodémocrates (41) ferment la marche.Un biais Mais attention! Le chercheur Alexandre Sévigny, un des trois auteurs de l’étude, ne conclut pas pour autant que les conservateurs sont les champions de la politesse.«Il y a un biais structurel inhérent au format de la période de questions qui fait que le taux de civilité sera moins élevé du côté des chejs de l’opposition», croit-il.Le manque de civilité des membres du gouvernement se mesure, selon lui, autrement, soit par les non-réponses fournies.Ainsi, la recherche conclut que la très vaste majorité des déclarations faites à la Chambre des communes ne sont pas appuyées sur des faits.Près de 67 % des interventions sont des faits ou des opinions qui pourraient être prouvés, mais ne l’ont pas été.À l’inverse, seulement 11,2 % des interventions s’appuient sur des faits prouvés et 6,5 % sur des opinions prouvées.«Cette frustration de l’opposition, on la voit.A la première question, on cherche de l’information.A la seconde, on devient plus pointu et on reproche au gouvernement de ne pas avoir répondu, et c’est perçu comme étant moins civil», explique M.Sévigny.Selon lui, le président de la Chambre des communes devrait avoir le pouvoir de rappeler le gouvernement à l’ordre pour lui dire de répondre à la question.Le Devoir Ifflîllll m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les experts prévoient une stabilisation du niveau de l’eau aujourd’hui et, la météo aidant, une baisse graduelle par la suite.MONTÉRÉGIE L’eau continue de monter, l’aide s’organise PIERRE SAINT-ARNAUD Saint-Jean-sur-Richelieu — Un soleil trompeur inondait la Montérégie hier alors que le niveau de l’eau continuait de monter, un mouvement à la hausse qui devrait se poursuivre jusqu’à aujourd’hui.Le coordonnateur gouvernemental de l’Organisation de la sécurité civile, Guy Laroche, s’attend ainsi à ce que l’eau s’approche encore une fois des niveaux records du 6 et du 23 mai.Heureusement, les experts prévoient une stabilisation du niveau aujourd’hui et, la météo aidant, à une baisse graduelle par la suite.Pendant ce temps, un effort d’aide colossal s’organise.Les deux grandes organisations municipales ont ainsi demandé à leurs membres de mettre la main à la pâte.«On a lancé un appel vraiment spécial aux municipalités qui sont dans un rayon où on peut déplacer notre monde», a indiqué le président de Les deux grandes organisations municipales ont demandé à leurs membres de mettre la main à la pâte 1,’Union des municipalités du Québec (UMQ), Eric Forest, qui s’était rendu à Saint-Jean-sur-Ri-chelieu à l’invitation du ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, hier.«On leur demande de disponibiliser des hommes, de la machinerie, de l’outillage, de les déplacer ici.Même, à la limite, d’arriver ici avec leur lunch pour ne pas que l’organisation locale [.] ait à se soucier de cela», a-t-il expliqué.De plus, on sollicite également les municipalités plus éloignées, a confirmé son collègue Richard Lehoux, vice-président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM).«L’ensemble des municipalités ne sont pas toutes à proximité pour pouvoir venir donner un coup de main physiquement, mais ce que l’on demande à l’ensemble des municipalités, c’est d’apporter un soutien financier.» Pour sa part, la Sécurité civile se prépare à coordonner l’arrivée massive de bénévoles les 11 et 12 juin et s’assurer que leur déplacement ne soit pas peine perdue.«On veut éviter d’avoir des gens qui sont ici à ne rien faire et c’est pour ça que, cette semaine, nous avons un marathon de rencontres avec tous les organismes qui veulent fournir des bénévoles, a expliqué Guy Laroche.On regarde ce qu’ils offrent vraiment, quelles sont les capacités qu’ils apportent, s’il y a de l’encadrement, des véhicules, du matériel.» Lundi, plus de 8000 personnes s’étaient inscrites à la Grande Corvée organisée par SQS Richelieu, une affluence réconfortante mais difhcile à gérer, notamment sur le réseau routier local.«Il y a une façon d’organiser», a fait valoir le ministre Lessard.«Est-ce que ces gens ont mangé?On invite le monde à apporter leur lunch pour éviter de se retrouver à fournir de l’alimentation en plus.Imaginez tous les besoins accessoires.Ce qu’on veut, c’est aider et non pas avoir à se faire aider alors qu’on veut aider», a-t-il plaidé, en invitant les organisateurs de festivals, de déplacements de groupes à se joindre aux volontaires.Un projet de motion Pour sa part, la chef péquiste, Pauline Marois, a déposé en Chambre un projet de motion visant à amener l’Assemblée nationale à demander au gouvernement Harper de revenir sur sa position quant au rôle joué par les Forces canadiennes en Montérégie.Son geste vise à faire en sorte qu’Qttawa donne le feu vert à l’armée pour qu’elle participe à l’opération de nettoyage rendue nécessaire à la suite des dommages causés par les inondations des dernières semaines.Le premier ministre Jean Charest ne s’est pas prononcé sur la question comme telle, mais a dit qu’il souhaitait que les Forces se servent de leur «gros bon sens» et exercent leur jugement, en faisant preuve de flexibilité, pour venir en aide aux sinistrés le temps requis.Le libellé de la motion a été pris en délibéré.Pas encore de réintégration La Sécurité civile reconnaît qu’il faudra beaucoup plus qu’un week-end pour faire le ménage dans la région, d’autant plus que l’inondation est encore loin d’être terminée.D’après les spécialistes, le retrait complet des eaux des zones habitées pourrait en effet prendre au moins deux semaines, si aucun événement ne fait dérailler le processus.Bien que la réintégration ne soit pas encore envisageable à court terme, particulièrement pour les riverains, le ministre Lessard a indiqué que l’on est à analyser la question de l’occupation du territoire en zone inondable.«Il y a des propositions.On l’aborde avec ouverture.Peut-on se construire autrement, avec un solage plus haut, en zone inondable?C’est une approche, a-t-il expliqué.Il faut que l’information soit bien colligée, que ce soit bien documenté et que l’on connaisse par la suite les conséquences à court, à moyen et à long terme.» 11 a fait valoir qu’au-delà de la capacité de reconstruire, plusieurs familles pourraient devoir essuyer le refus non seulement des autorités gouvernementales, mais aussi des assureurs ou des prêteurs hjqiothécaires, ce qui aura un impact sévère sur certains.La Presse eanadienne E N BREF Taux de suicide chez les militaires Une nouvelle étude de Statistique Canada indique que le taux de suicide chez les militaires n’est pas plus élevé que celui que l’on retrouve dans la population en général.Par contre, les soldats et anciens soldats sont deux fois plus nombreux à songer à mettre hn à leurs jours.Cette étude menée auprès de 188161 membres du personnel militaire engagés entre 1972 et 2006 indique que les femmes âgées de 40 à 44 ans courent deux fois plus de risques de mourir à la suite d’un suicide que celles qui n’ont pas de tâches dans l’armée.Chez les hommes âgés de 16 à 24 ans, il sont deux fois plus nombreux à avoir des pensées suicidaires que leurs vis-à-vis civils de la même génération.Malgré tout, le taux de suicide réel des militaires n’est pas différent de ce- lui du reste de la population civile, du moins, pas de manière signihcative.La période d’étude, toutefois, précède la tenue de la plus grande opération de combat dans la région de Kandahar et les statistiques n’incluent pas les décès survenus à l’extérieur du Canada.Ce rapport a été produit quelques jours seulement après ce qui semble avoir été le quatrième suicide commis par un militaire canadien en Afghanistan.- La Presse canadienne Charles Robert Taché désire feire part de la cessation de ses activités professionnelles le 1“ juin 2011, après cinquante ans de pratique médicale, dont quarante-cinq années consacrées à la diirui^e plastique et réparatrice.Il remercie chaleureusement celles et ceux, qui durant toutes ces années, lui ont témoigné confiance et amitié.GRAND MERCI! Le docteur Taché fera cession à cette date, de ses dossiers chirurgicaux, aux docteurs Pierre Brassard et Ezat Hashim, chirurgiens plasticiens à Montréal.Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 L’art débarque au CHUM L’art permet de dédramatiser le lieu et de ramener tout le monde sur un pied d’égalité LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Pas question d’attendre le futur Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) pour faire entrer l’art à l’hôpital.Le directeur général, Christian Paire, a lancé hier son nouveau volet «Arts et culture» à l’hôpital porté par les airs de La Bohème de Puccini.Un projet appelé à s’articuler autour d’une maison de la culture sise au cœur même de la cité hospitalière, a-t-il promis.La question n’est plus de savoir s’il y aura une telle maison, Québec comme Montréal ayant déjà confirmé leur intérêt, mais où, a confirmé hier M.Paire.«Il faut des locaux et cela se planifie maintenant.J’y travaille personnellement.» Sa place n’est-elle pas dans l’amphithéâtre?Non, répond M.Paire.«L’amphithéâtre est un lieu au cœur de l’hôpital où nous voulons présenter des spectacles vivants.Une maison de la culture suppose des lieux plus ouverts, qui soient à la fois près de la ville et des patients.» Mais comme ni l’un ni l’autre ne sont attendus avant la deuxième phase de la construction, le directeur général du CHUM a choisi de lancer son projet sans eux.«Part peut avoir sa place dès maintenant.» Pas comme thérapie, insiste M.Paire, mais comme trait d’union entre divers univers, celui des patients et du personnel médical, par exemple, mais aussi entre l’hôpital et sa communauté.«On est dans un milieu scientifique où l’on aime prendre ses distances, mais on est aussi dans un hôpital où il doit y avoir une proximité.» L’art permet de dédramatiser le lieu et de ramener tout le monde sur un même pied d’égalité, poursuit-il.«Avec l’art, on n’est plus un foie malade, on est une personne à part entière, et c’est une démarche que nous voulons porter avec toutes les formes d’art» Le réseau public peut-il soutenir un pareil luxe en ces temps de pénurie?11 le doit, répond M.Paire, tout en insistant sur la nécessité de trouver d’autres sources de financement pour y arriver.«Je vous rassure tout de suite.On n’ira pas chercher les fonds sur les budgets dédiés aux soins ou à l’équipement, ça c’est très clair.» Le financement se fera plutôt au moyen de partenariats, avec des sociétés de bienfaisance majoritairement.«Je préfère ça à un financement direct des entreprises privées, mais on ne s’interdit pas nécessairement d’y recourir à l’occasion.» Québec doit aussi y mettre du sien, ajoute Christian Paire.«Il faut que le ministère de la Culture encourage financièrement ces initiatives.» En attendant, le CHUM reçoit.L’automne dernier, le danseur et chorégraphe Sylvain Groud avait permis de tester le potentiel de la formule.Pour la saison 2011-2012, une cinquantaine de concerts réalisés en partenariat avec la Société pour les arts en milieux de santé seront présentés dans les unités de soins.S’ajouteront l’installation de diverses œuvres d’art de même qu’une exposition de photos de Christine Bourgier.Entre autres.Le Devoir JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le CHUM a lancé hier son nouveau volet «Arts et culture» à l’hôpital porté sur des airs de La Bohème de Puccini.Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 A 8 LE DEVOIR, LE MERCREDI I “JUIN 2011 EDITORIAL Climat Après le nucléaire, le gaz?Le jour où l’Allemagne annonce qu’elle abandonne le nucléaire, l’Agence internationale de l’énergie prédit que les émissions de gaz à effet de serre atteindront dès l’an prochain le plafond maximum fixé pour 2020.Entre les pressions politiques et économiques, il ne reste pas beaucoup de place pour le citoyen.F Tjy r i orcée de faire demi-tour, la chancelière Angela Merkel vient d’annoncer que l’Allemagne fermera ses 17 réacteurs nucléaires d’ici 2022.La nouvelle n’a évidemment pas plu au milieu des affaires, mais depuis l’accident de Fukushima, l’opposition au nucléaire menaçait la coalition au pouvoir.De plus en plus populaires dans les sondages, les verts allemands se réjouissent de l’intention du gouvernement et lui demandent maintenant de miser exclusivement sur l’économie d’énergie et les énergies vertes pour remplacer la portion de 23 % d’électricité produite par le nucléaire.Le gouvernement acquiesce, mais les verts craignent que l’Allemagne ait recours de plus en plus au charbon et au gaz naturel.Avec les nombreuses découvertes de gisements de gaz de schiste et la mise au point de nouvelles centrales thermiques au charbon que l’on dit «propres», le prix et la disponibilité de ces deux sources d’énergie ont changé la donne mondiale.Or, comme l’Agence internationale de l’énergie le révélait cette semaine, nous approchons dangereusement du seuil critique d’émissions de CO2 au-delà duquel le climat devrait se réchauffer d’au moins deux degrés supplémentaires.L’AIE, soit dit en passant, n’est pas un groupe écologiste, mais un forum de 28 pays développés grands consommateurs de pétrole, dont le Canada, créé à la suite de la crise pétrolière de 1974 pour éviter qu’une telle situation se reproduise.Deux degrés Celsius de plus, cela semble peu.Pourtant, selon les modèles des experts, au-delà de cette hausse moyenne planétaire, le climat s’emballera, les catastrophes naturelles se multiplieront et les coûts en vies humaines et en pertes économiques deviendront monstrueux.Il sera alors difficile, voire impossible de revenir en arrière.Rappelons-nous que cette limite à la hausse des émissions de CO2 d’ici 2020 est le seul consensus auquel sont parvenus tous les pays, y compris la Chine, les Etats-Unis et le Canada, lors des deux derniers sommets sur le climat, à Cancün et à Copenhague.Mais voilà que ce plafond d’émissions sera défoncé dès l’an prochain, nous apprend l’AIE, soit neuf années plus tôt que prévu, à moins que les pays restreignent la hausse totale de leiu-s émissions des neuf prochaines années à celle de la seule année 2009.Ce qui n’est pas du tout réaliste.Ces données objectives ajoutées aux observations de chacun dans son milieu devraient suffire pour convaincre les gouvernements qu’il est urgent de reprendre les négociations en vue d’en arriver à une entente planétaire contraignante.Mais au contraire, nous assistons à la démission des élus de plusieurs pays comme le Canada et les Etats-Unis devant les exigences du capital.Même à Québec, nous avons assisté, hier, au spectacle d’un ancien premier ministre à la solde des sociétés pétrolières et gazières qui tente de convaincre les élus de leiu- verser des compensations parce qu’on leim interdit d’exploiter une ressoimce qui ne leim appartient poimtant pas.Devant tant d’acharnement, seule l’opposition des citoyens peut faire entendre raison à des gens qui ont perdu le sens du bien public.Élections municipales en Italie L’ébranlement Jean-Robert Sansfaçon 1 aura fallu deux défaites lors des municipales, à Milan et à Naples, pour que le statut d’invincibilité de Silvio Berlusconi soit sérieusement ébranlé et provoque illico un vif débat au sein de la coalition au pouvoir.Le sujet?Le maintien de «Berlu» au poste de premier ministre.Certains courants du Parti du peuple de la liberté (PDL) voudraient qu’il désigne un successeur au cours des prochaines semaines.La Ligue du Nord, principale formation alliée au PDL, se demande d’ores et déjà s’il ne serait pas dans son intérêt de claquer la porte.D’autant.D’autant que la perte de Milan ne passe pas.Vraiment pas.Capitale industrielle du pays.Milan était le fief jusqu’ici incontesté de Berlusconi.Pendant 35 ans, les maires sont toujours sortis des rangs de la droite.C’est à Milan que se faisaient et se défaisaient les carrières de bien des ministres et des premiers d’entre eux.Qu’un politicien proche du Parti de la refondation communiste soit élu, un J—.-^ politicien qui n’a jamais été membre du Parti dé- \ mocratique (PD), principal parti de l’opposition, jamais eu le soutien de ce dernier, en dit 4 , très long sur le ras-le-bol des Italiens en général ^ et de la base électorale de la coalition au pouvoir en particulier.Dans un entretien accordé au quotidien Libération, Massimo Cacciari, philosophe et ancien maire de Venise, résume comme suit ce ras-le-bol: «Ces électeurs n’en peuvent plus de voir Berlusconi qui multiplie les attaques contre les juges, qui humilie l’Italie [.], qui n’affronte pas les vrais problèmes, c’est-à-dire la crise économique et industrielle.» Cette paresse en matière d’économie est d’autant plus irresponsable qu’elle a convaincu l’agence de notation Fitch de publier une analyse en pleine campagne électorale dans laquelle elle dit envisager d’abaisser le crédit du pays de «stable» à «négatif».Paradoxalement, l’ébranlement de la maison Berlusconi, qui selon des politologues italiens annonce l’implosion du PDI, ne signifie pas que le PD, le centre gauche, va l’emporter lors des prochaines législatives.Ce paradoxe tient pour une bonne part à l’atomisation de la famille de gauche.Cette dernière peine encore et toujours à forger des alliances, à composer un projet à se choisir un chef.A ce manque de cohésion s’ajoutent les ennuis légaux du chef du gouvernement.Actuellement, ce dernier fait l’objet de trois poursuites: une pour fraude fiscale, une autre pour corruption de témoins et une dernière pour abus de pouvoir et incitation de mineure à la prostitution.Rien de moins.Le fait que Berlusconi soit premier ministre handicape le temps comme le travail des juges.Autrement dif il est dans son intérêt de rester le plus longtemps possible à son poste.Bref l’Italie, deux fois civilisation, va dememer l’homme malade de l’Emope aussi longtemps qu’il sera gouverné par une personnalité plus habile en magouille qu’en gouvernance.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO 'a LwifN Bouchard, ?£'
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