Le devoir, 3 juin 2011, Cahier B
LE DEVOIR, LE VENDREDI 3 JUIN 2011 TRANSAMERIQUES La chorégraphe belge Cindy Van Acker: corps à géométrie variable Page B 4 ^ f MUSIQUE Le Trio Rosenberg avec Biréli Lagrene: les djangofolies de Montréal Page B 5 % Vcraî-'’'" •> i_______________J*, I ' ¦ , 1 ^ i) Il 11 ‘ ^ J ‘ PHOTOS RODEO ROCK N BULL Les cow-boys devront tenir huit secondes sur leur taureau pour triompher de la bête, tandis que cette première édition du Rock’n’ Bull a jusqu’à dimanche pour faire succomber les Montréalais aux charmes de l’univers country.Un week-end sauce ranch Montréal goûte au Far West pour le premier rodéo Rock’n’ Bull @05h I ' Le rodéo Rock’n’ Bull s’installe jusqu’à dimanche au stade Uniprix avec un minivillage, 52 taureaux et 40 cow-boys.Une trempette western inspirée du plus populaire festival country du Québec, celui de Saint-Tite.La mission du Rock’n’ Bull?Réveiller le cow-boy qui sommeille en chaque plateaupithèque.EMILIE FOLIE-BOIVIN Ce sont des adversaires sans polo Lacoste ni espadrilles Reebok qui s’affronteront ce soir et demain dans l’arène du stade, au complexe de tennis du parc Jarry, à Montréal.Propulsés par la testostérone et le Rob Zombie, les cow-boys devront tenir huit secondes sur leur taureau pour triompher de la bête, tandis que cette première édition du rodéo Rock’n’ Bull a jusqu’à dimanche pour faire succomber les Montréalais aux charmes de Tunivers country.C’est le mandat que s’est donné Patrick Gagnon, producteur du festival.«Le monde urbain qui n’est jamais sorti de Montréal ne sait pas comment le country est fort ici, côté musique surtout.Oui, les gens connaissent Garth Brooks et Alan Jackson, mais bien souvent ils ne savent pas comment le country francophone est ancré au Québec.» Le jeune trentenaire parle en connaissance de cause: son village natal, Saint-Bruno-de-Guigues, est l’une des nombreuses municipalités en région à tenir un festival western.Le rodéo Rock’n’ Bull, lancé hier au stade Uniprix avec un concert du groupe CCR en soirée, fait une place importante à la musique.La trame sonore du petit village où le public pourra passer la journée est entièrement country, avec au micro des incontournables comme Paul Da-raîche, patriarche de la famille la plus connue dans le panorama country du Québec, des hommages à Johnny Cash et une soirée de chansons acadiennes, entre autres.Le rock, lui, est surtout réservé au volet rodéo de l’événement À l’instar du Superbowl, la mi-temps des soirées du spectacle sportif (aujourd’hui et demain) est propulsée par Jouas, Nanette Workman, Michel Pagliaro et Magnum Daisy.Un peu comme les joueurs de hockey, les cow-boys aiment bien se pomper l’aorte avec du System of a Down dans l’tapis avant un duel.«La musique est très importante dans un rodéo: elle doit être très forte, très rock.Et vraiment pas “dàente”.» Bien que le Centre Bell ait ac- L’activité, qui se veut une mise en bouche de son aïeul de Saint-Tite, ouvre la saison des festivals au Québec et offre une vitrine montréalaise à quelques événements régionaux cueüli en mars dernier les cavaliers du Professionnal Bull Riders, de rodéo il n’y avait pas eu depuis 1976 à Montréal, en plein air, sur les terrains du parc Jarry.Dès ce soir, pour une fraction du prix qu’il en coûte pour voir un rodéo au festival western de Saint-Tite, le public verra la crème des cow-boys — dont deux Québécois — affronter les meilleurs taureaux venus ceux-là d’Oklaho-ma, du Texas et d’Arizona.Pour superviser le tout, le producteur Patrick Gagnon s’est allié l’équipe — et le carnet d’adresses — du festival western de Saint-Tite.Chaque année, en septembre, ce grand rendez-vous des cow-boys reçoit 650 000 visiteurs et se classe parmi les plus grands festivals du Québec.Le Rock’n’ Bull, qui se veut une mise en bouche de son aïeul de Saint-Tite, ouvre la saison des festivals au Québec et profite de l’occasion pour offrir une vitrine montréalaise à quelques événements régionaux.Il emprunte à la communauté de Saint-Magloire, dans Chaudiè-re-Appalaches, son inusité festival de la vache qui chie — où des parieurs captifs guettent sur quelle portion de terrain le bovin déféquera, une attente qui peut être aussi brève qu’interminable.—, ainsi que le concours du cochon graissé au festival country du porc de LAnge-Gardien.«Les gens n’ont pas besoin de bottes de cow-boy, y ont juste à mettre leurs souliers normaux pour venir profiter du village sur le terrain», rassure le producteur.Parce que le mode de vie country, les exposants se chargent de le leur montrer.Au village western, ils pourront user leurs semelles en dansant un set carré sous le chapiteau avec les pros, se gar-notter des balles de peinture dans un paintball du Far West, rafraîchir leur photo de profil Facebook en posant près de Barney, le taureau dompté, nourrir des chèvres miniatures ou voir briller un cheval savant Et voir si, au fond, ils ne seraient pas plutôt faits pour la vie de ranch que pour celle d’un quatre-et-demi dans Villeray.Le Devoir Rodéo Rock’n Bull, dès 12h et jusqu’à dimanche, au Stade Uniprix.Accès au site: 3 $, gratuit pour les détenteurs d’un billet pour le rodéo de ce soir ou samedi (billets à partir de 18 $).www.rodeorocknbull.corn.Cl et a La Tohu a du goût Agriculture urbaine, aliments de producteurs québécois et créateurs récupérateurs sont des ingrédients au menu de la fête Eco-Bio à la Tohu, jusqu’à dimanche.Animations pour les enfants, ateliers et spectacles complètent les activités.La Caravane du goût, qui éveille les enfants aux saveurs des aliments d’ici, y fera à Montréal sa première sortie estivale avant de continuer sa route (lans les festivals du Québec.À noter pour ses emplettes: il n’y pas de guichet sur place, faut prévoir du liquide! Dès aujourd’hui, llh, jusqu’à dimanche, 17h.2345, rue Jarry Est.Entrée libre, "s- 514 376-TOHU ifMS), www.tohu.ca.Et ça fait POP! Les enfants se la joueront indie ce week-end avec le volet Kid Pop de la mini-édition printanière des festivités de POP Montréal.Ces créateurs de la relève pourront explorer les limites de leur créativité à la Fédération ukrainienne, demain et dimanche, de llh à 18h.Ils confectionneront des zines, des affiches de spectacles, et seront initiés à la technologie d’écran vert utilisée pour les vidéoclips.Au cinoche, üs apprendront le b.a-ba de la réalisation de films et de la création de chansons.La populaire foire artisanale Ppces POP est aussi de la fête, à l’Église Saint-Enfant-Jésus, 5039, rue Saint-Dominique, www.popmontreal.com/fr.Cap sur l’art Depuis 26 ans, le Vieux-Cap-Rouge offre une vitrine pour les artistes de Québec: c’est le moment de découvrir leur talent au festival DécouvrArts.Les 105 créateurs exposent leurs œuvres dans différents secteurs du quartier.Un autobus fera gratuitement la liaison entre eux, mais le splendide quartier qui longe le fleuve est à lui seul un bonheur pour marcher! DécouvrArts ouvre ce soir avec le spectacle de Marc Hervieux, et les artistes prennent d’assaut les rues demain et dimanche, de llh à 17h.www.lefestivaldecouvrarts.corn.Réinventer la ruelle La ruelle renaît et 22 créateurs en architecture et paysage ont imaginé l’arrière-cour de demain, pour l’exposition Réinventons la ruelle! présentée à la Maison de l’Architecture de Montréal.Us se sont interrogés sur son rôle et ont concocté 22 frçades et cours arrière en macro-maquettes et une intervention centrale.Entrée libre du mercredi au samedi.Jusqu’au 20 décembre.181, rue Saint-Antoine Ouest.www.maisondelarchitecture.ca.La Féria du vélo Automobilistes, vous devrez partager la route avec la horde de cyclistes ce soir lors du Tour la nuit et dimanche pendant le Tour de l’île.Des trajets d’autobus de la STM seront aussi détournés: consultez l’horaire des rues fermées à la circulation: www.veloquebec.info/fr/fe-ria/info-circulation.Pour tout savoir sur la circulation à Montréal ce soir et dimanche: "s- 514 521-8356,1 800 567-8356, poste 380.Au lieu de vous prendre à la tête dans votre voiture, retrouvez les cyclistes en piste en vous inscrivant à l’un des tours! Emilie Folie-Boivin B 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 3 JUIN 2011 WEEK-END CULTURE Spectacle des finissants de TÉcole nationale de cirque de Montréal Faites l’amour, pas la guerre MESSA POMME GRENADE Spectacles des finissants de l’École nationale de cirque.A LaTohu, du 31 mai au 12 juin.ISABELLE PARÉ Il faut choisir.L’amour ou la guerre.Dur dilemme que cç-lui posé par les finissants de l’École nationale de cirque de Montréal (ENC), dans deux prestations foncièrement différentes et originales.Deux spectacles qui se font écho et hurlent en sous-texte: «Faites Vamour, pas la guerre!» Servi en tandem, le spectacle de l’ENC oblige le pqblic à faire un choix déchirant.A moins de prendre les bouchées doubles, il faut donc se résoudre à tirer à pile ou face, à se fier au bouche à oreille ou, finalement, aux critiques.Pour notre part, le choix est fait.Messa, une histoire à saveur vaguement hippie, tricotée autour d’un gourou gaga à gogo et de disciples béats qui l’adulent, décroche la palme.Sur le plan artistique s’entend.L’idée de cette secte jouissive, imaginée par la metteure en piste Julie Lachance, a tout pour délier les zygomatiques endormis en cette fin de printemps pluvieux.Messe façon sixties, costumes à paillettes et fidèles en extase: la prestation prend l’allure d’une transe ludique où chacun cherche l’ultime satori, la révélation, l’extase.Même le public est convié à bêler un oooom! cathartique.Un gourou sur roue (monocycle) est le point de mire de cette curieuse messe jubilatoi-re où les illuminés s’éclatent au son de gospels et de Somebody to Love de Queen.Puis survient l’impeccable numéro de hula hoop, rendu avec grâce par l’acrobate Santé d’Amours Fortunate, au nom plus que prqvidentiel.A l’euphorie collective succè dent les envolées en solo.Notamment lors d’un magnifique tableau aérien où chaque acrobate monte aux nues sur son appareil dans un hymne à l’ape santeur servi sur la Symphonie m 3 de Henryk Gorecki.L’autre coup de cœur revient à la délicate Angelica Bongio-vonni, qui brûle la piste avec sa roue Cyr, enveloppant son appareil d’une aura féminine et d’une agilité rarement vues.Dans une chorégraphie aussi vive qu’aérienne, l’acrobate pousse l’instrument, souvent manipulé par des hommes, au-delà des codes convenus du genre.Puis la clique de groupies jubile jusqu’au rituel final, lors de plusieurs scènes de groupe exécutées de main de maître.Alléluia.'k ROLAND LO RENTE Un coup de cœur revient à la délicate Angelica Bongiovonni, qui brûle la piste avec sa roue Cyr, enveloppant son appareil d’une aura féminine et d’une agilité rarement vues.Printemps arabe C’est plutôt la guerre qui mène le bal dans Pomme grenade.Spectacle-hommage au «printemps arabe», cette deuxième prestation parle de révolutions en ébullition, de soldats déserteurs qui fuient la guerre en plongeant dans leurs souvenirs d’enfance.Bien qu’intéressante, l’avenue explorée par la metteure en piste Marie Josée Gauthier a le défaut de sombrer par moments dans certains clichés (croissant jaune, femmes voilées, etc.), soulignant à grands traits ce qui aurait pu être évoqué avec plus de subtilité.Si le propos s’éparpille dans les enchaînements collectifs.plusieurs numéros de groupe explosent de vitalité.Notamment celui, percutant, de soldats qui virevoltent au trampoline.É’univers guerrier cède la place au monde de l’enfance lors d’une prestation accomplie au tissu aérien par Anna Kichtchenko, où l’acrobate multiplie le potentiel de son appareil.Travaillé tant au sol qu’en hauteur, le banal bout de tissu prend une dimension artistique décuplée.Le fil conducteur s’étiole à mi-parcours, mais reprend du mieux en fin de course, quand des hommes-araignées tombent du ciel.Ugo Dario et Maxim Fortin se surpassent alors dans un explosif numéro de planche coréenne, avant d’être passés en revue par un colonel gueulard interprété avec génie par Eric Bates.Le jongleur casse la baraque en manipulant ses boîtes de cigares comme des munitions.Au cerceau aérien, Alexandra Royer boucle cette ode à la liberté en beauté dans une prestation artistique poussée, explorant toutes les subtilités de son cercle d’acier.Entre gourou et guerriers, les deux créations possèdent de quoi séduire les mordus de la piste, même si Messa présente au final un tableau général mieux ficelé.Le Devoir La programmation des tournées d’été du ROSEQ Présents ! SYLVAIN CORMIER Solange Morrissette, la directrice générale du Réseau des organisateurs de spectacles de l’est du Québec (le ROSEQ), s’amène une fois l’an au Lion d’Or avec son porte-parole — Vincent Vallières cette fois-ci —, histoire de présenter la programmation de ses tournées d’été.Et chaque année, on dirait le départ d’une ribambelle de grands enfants en colonie de vacances.Un à un, Solange nomme ses artistes: ceux qui sont présents disent «présent!» et la rejoignent sur scène.Les agents des artistes absents disent «absent» et se sentent obligés d’expliquer pourquoi: hier, par exemple, on a su que Juan Sebastian Larobi-na était réquisitionné par le gars du téléphone.Ça ne l’empêchera pas d’être à Natash-quan le 23 juillet.Et ailleurs.Pascale Picard n’était pas là non plus, on n’a pas eu le billet d’excuses: à partir d’un certain niveau de popularité, on est exempté.Qu’elle soit de l’affiche du ROSEQ est suffisamment événementiel: en août, en septembre, à Péribonka, à Port-Cartier, à l’Anse-à-Beaufils également, dix fois en dix endroits qui ne sont pas seulement éloignés des grands centres mais éloignés entre eux, le Pascale Picard Band rodera le spectacle du tout nouvel album A Letter to No One.Pag était là, lui, et Solange Morrissette lui a servi du «monsieur Pagliaro».Paraît qu’on n’en revient pas à Pont-Rouge, aux îles de la Madeleine: le Parrain s’en vient.«On va jouer rien que des vieilles tounes, ça va être le ROSEQ sur Vacide», a ré sumé l’intéressé, hilare.Jonas?Absent.Kevin Parent?Chez lui en Gaspésie.Romulo Larrea?Présent.Luc de Larochellière, Laurence Hélie, Gilles Valiquet-te?Présents.S’était également déplacés quelques récents gradués de Granby (Lisa LeBlanc, Patrice Michaud), l’une des Ladies of the Canyon, deux Tireux d’roches, un ancien et un moins ancien des Vilains Pingouins, les quatre gars de la tournée Tous les garçons Qérôme Minière, Francis d’Octobre, José Major et.Pierre Flynn!), etc.La scène était pleine, à la fin.On s’amusait bien.Tant pis pour les absents.Dumas, un habitué, a prévenu les nouveaux venus: «fêtais parti avec la “shape” d’Elvis en cuir de 1968 et je suis revenu avec la “shape” d’Elvis en “jumpsuit” à Las Vegas.On mange très bien sur le circuit du ROSEQ.» La liste complète des 59 artistes et des 305 spectacles pré sentés en 34 salles, cabarets, cafés et autres maisons de la culture se trouve évidemment sur le site www.roseq.qc.ca.Le Devoir Pour la première fois, une femme va diriger la rédaction Am New York Times New York — Le New York Times a annoncé hier que son directeur de la rédaction Bill Keller va quitter son poste et qu’il sera remplacé par Jill Abramson, la première femme à occuper de telles fonctions dans l’histoire du quotidien, fondé il y a 160 ans.Mme Abramson travaille au New York Times depuis 1997; elle était rédactrice en chef depuis 2003.Elle avait auparavant dirigé le bureau de Washin^on du Times.De son côté, Bill Keller, qui était directeur de la rédaction depuis huit ans, compte renouer avec l’écriture et se consacrera à plein temps au journalisme au sein du journal.«Sans aucun doute, Jill est la personne la plus indiquée pour succéder à Bill au poste de directeur de la rédaction», a commenté le patron du quotidien, Arthur Sulzberger.«Jill est une journaliste et une rédactrice en chef accomplie; elle est la personne REUTERS Jill Abramson adéquate pour faire entrer le Times dans la prochaine phase de son évolution qui va consister à devenir un média multisupports déterminé à offrir un journalisme d'excellence», a-t-il ajouté.Jill Abramson a comparé sa nomination à une «ascension au paradis».Elle doit prendre ses fonctions le 6 septembre.Agence France-Presse A LA TELEVISION Le Téléjournal 18 h MA VIE EN CINEMASCOPE (2004) avec Michel Barrette, Serge Postigo, Pascale Bussières Zone doc Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports Des kiwis et des hommes / Abla Farhoud , Alecka TVA nouvelles Sucré salé Extrême Partie 2 de 2 Vidéos incroyables Du talent à revendre/Les semi-finales Partie 1 de 2 Lance et compte: La Revanche TVA nouvelles 22h45 Sucré salé 23h15 Le Match 23h55 HURRICANE (1999) Denzel Washington Kaboum' Tactik Tactik Le canal masqué A la di Stasio Belle et Bum / Roch Voisine , Maurane RUMBA (2008) avec Bruno Romy, Philippe Martz 23h50 La période de questions Atomes crochus Un souper presque parfait FORMATION EXTREME (2003) avec Connie Nielsen, Samuel L Jackson, John Travolta Terminator / Le doute s'instale Un gars le soir /Yves Pelletier Dumont Un monde bête, bête, bête Call TV RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Report Exploration Le Téléjournal RDI RDI économie Le National Le Téléjournal RDI 24 heures | 17h50 Champion Journal FR L'Amérique dans tous ses états Thalassa 20h45 Aquitaine, la vague 21h35Vues Club social TV5 le journal 23h35 Double enquête | Toujours plus grand / Barrage Double vie / Opération Infamita En cavale / Danny Ray Horning Un tueur si proche NCIS enquêtes spéciales Dévoré vivant Sexe Réalité | Espace d'été BBQ de Louis Talons hauts Talons hauts Promotion talons hauts Partie pour l'amour ByeMaison Idées-grandeur Ma maison Meubles Cinéma 17h30 Palmarès Débat critique Mon Christo Cliptoman Clip Dub RuPaul Drag Queen Séduction 101 Séduction 101 | Les années/Starmania 1 ABBA THE MOVIE (1978) avec Bruce Barry, Stikkah Andersson Housewives Les vraies BACKBEAT (1993) avec Sheryl Lee, lan Hart, Ste phen Dorff Hollywood Inc Maj mariés Hannah M Famille parfaite Grenade?Dans le trouble Ma famille Smallville/Turbulances 70 Changement Fan Club Ange gardien Hors d'ondes Les Simpson Johnny Test Batman Iron Man Avengers Star Wars Les Simpson BLADE III LA TRINITE (2004) avec Ryan Reynolds, Jessica Biel, Wesley Snipes Cinéma Sports 30 LMB Baseball/Athletics d'OakIand c Red Sox de Boston (D) L'antichambre (D) Sports 30 Lutte impact TNA | Tournants de l'histoire Les ailes de la g luerre Pilotes des glaces NCIS enquêtes / A découvert EPEE ZONE (2005) avec Hana Laszlo, Hiam Abbass, Natalie Portman | Terre humaine/Nouel An Comme magie Danser?Au coeur du country Les grandes entrevues / François Léveillée Les filles de Caleb Infoman Le Réjouisseur Sans laisser trace / Traditions C S 1 Miami Partie 2 de 2 Bones/La vérité masquée Bones/Emancipation Joséphine Ange gardien / Les majorettes Rêve Diana La porte d'Atlantis S'coucher Jobs de bras Monstres Mécaniques Chasseurs de fantômes Chasseurs de fantômes The Gates/Esprit vengeur Les stupéfiants 17h30 Terre TV Campus CursUS-santé soirées des Grands Portes Haïti un séisme alimentaire?Démocratie les conférences CORIM Enfants à bord Un dimanche Les marchés de Philippe Guide restos VOIR / Marie-Mai Hell's Kitchen AlexEnFloride@evasion tv Foudre Foudre Hell's Kitchen Stella et Sacha Le Dino tram Peu importe La grande soif Un monde de passions LA DEESSE (1960) avec Chhabi Biswas, Soumitra Chatterjee RelieF Cito monde |l7h50 SILENT HILL (VF) (2006) Sean Bean UNE BLONDE QUI PORTE BONHEUR (1966) 121 h35 STRANGE DAYS (V F ) (1995) avec Angela Bassett, Ralph Fiennes I Cinéma 17h25AILLEURS NOUS IRQ 19h05 DRAGONS (2010) 20h45 Cinéjour Ile DERNIER EXORCISME (2010) RESIDENT EVIL L'AU-DELA (2010) | Cinéma Kongo Partie 2 de 3 Kongo Partie 3 de 3 Les prédateurs Partie 2 de 2 Bretagne entre ciel, terre et mer La Romanée Conti Dernière reine Mémoire P Prof Passion Juste pour rire BoxeRock Pumptrack Le guide de l'auto Guide de l'auto BoxeRock Le La b 17h00CBC News Coronation St 22 Minutes JFL Gags The Rick Mercer Report CBC News The National 22h55 News 23h40 Mercer Ghost ÉtïÉWAnïïlRI CTV News cTalk The Big Bang Flashpoint/Terror CSI NY/Justified Blue Bloods / Hall of Mirrors News CTV News 0h05 Criminal Evening News Designer Guys E T Canada Ent Tonight Bones/The Babe in the Bar Lie to Me / In the Red Global Currents / Sabrina's Law News Final TV Made Me Ent Tonight JungleBook WordGirl Victoria's Empire The Agenda with Steve Paikin The Royal / Safe as Houses Allan Gregg The Interviews The Agenda with Steve Paikin Inside Disaster Smarter Than World News ABC 22 Local The Office Shark Tank Jamie Oliver's Food Revolution 20/20 News 123h35 News | Jimmy Kimmel Channel 3 News Evening News Ent Tonight Flashpoint/Terror CSI NY/Justified Blue Bloods/Hall of Mirrors News 23h35 David Letterman | News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Friday Night Lights/Fracture Dateline NBC News 23h35 Tonight Show J Leno The Simpsons Met-Mother Two and Half Two and Half Bones/The Babe in the Bar Lie to Me/In the Red Fox 44 News Met-Mother Entourage Enthusiasm I PBS NewsHour Greener World Vermont Week Wash Week McLaugh Need to Know Independent Lens Business Charlie Rose | ^ 11 II News Business PBS NewsHour Jounal Wash Week Chez Schwartz News Charlie Rose CTV News leTalk The Big Bang Flashpoint/Terror ICSI NY/Justified I Blue Bloods/Hall of Mirrors News CTV News 0h05 Criminal Criminal Minds Criminal Mind / Seven Seconds TITANIC (1997) avec Kate Winslet, Billy Zane, Leonardo DiCaprio I TITANIC Paul Quarrington Life in Music Da Vinci's Inquest Partie 2 de 2 Spectacle Elvis Costello With ABOUT SCHMIDT (2002) avec Kathy Bates, Dermot Mulroney, Jack Nicholson |23h40BiNews | Law & Order Cash Cab | How It's Made Daily Planet How It's Made How It's Made Canada's Worst Handyman Oddities Oddities Daily Planet Worst Handy Ancient Aliens Life After People Urban Legends Urban Legends Weird or What?Dual Suspects Outlaw Bikers TRAINING DAY Relic Hunter Almost Heroes Single Spenny POLAR STORM (2009) avec Holly Dignard, Jack Coleman THE KINGDOM (2007) avec Chris Cooper, Jennifer Garner, Jamie Foxx I SportsCentre That's Hockey NHL Scouting Combine (D) Boxing - Super 6 World Classic SportsCentre Off the Record Boxing Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent— (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Amélie Gaudreau MA VIE EN CINÉMASCOPE Elle a quitté ce monde samedi dernier pour un ailleurs où on l’emmènera peut-être au parc Belmont.Alys Robi, celle qui voulait qu’on la laisse chanter, a marqué l’histoire de la musique populaire au Québec, mais on se souviendra aussi d’elle à cause de sa dénonciation des traitements radicaux dont sont victimes les personnes atteintes de maladie mentale.Ce film de Denise Filiatrault remonte le cours de son existence tumultueuse.Radio-Canada, 19h L’AMÉRIQUE DANS TOUS SES ÉTATS Cette semaine, l’équipe fi'anco-fi'ançaise de Gérard Klein s’arrête chez nos voisins immédiats, les ruraux «bios» des collines verdoyantes du Vermont.TV5, 19h BACKBEAT Un autre sujet d’inspiration quasiment inépuisable pour des romans, films, documentaires, disques, etc.: les Beatles (et ses membres pris individuellement).Bon, il est peut-être un peu moins inépuisable que la Seconde Guerre mondiale.Voici donc une fiction qui raconte le séjour du mythique groupe dans les bars miteux de Hambourg, avant qu’il ne connaisse la gloire: ils étaient six, rebelles et sans Ringo.L’ensemble est plutôt réussi, mais on remarque surtout la bande sonore constituée de chansons que les futures vedettes interprétaient à l’époque, reprises ici par des groupes de la mouvance «grunge».Musimax, 22h LE DEVOIR LE VENDREDI JUIN 2011 B 3 WEEK-END CINEMA FESTIVAL TRANSAMERIQUES HOT PEPPER, AIR CONDITIONER, AND THE FAREWELL SPEECH ^GARDENIA 4iixe* ^LANX+OBVIE fta.qe.ca À Fafficlie cette semaine SOURCE MEDIAFILM CA BOBBY FISCHER AGAINST THE WORLD États-Unis, 2010,92 minutes Documentaire de liz Garbus.À l’été 1972, en pleine guerre froide, l’Américain Bobby Fischer remporte un match historique contre le champion du monde, le Soviétique Boris Spassky.Par la suite, ce génie asocial sombre dans la paranoïa et meurt en exil, en janvier 2008.• V.O.: Cinéma du Parc.LES EEMMES DU 6= ETAGE France, 2010,106 minutes Comédie de Philippe Le Guay avec Fabrice Luchmi, Sandrine Kiberlain, Natalia Verbeke.Paris, milieu des années 1960.Fasciné par sa nouvelle bonne, im hnancier parisien découvre l’univers très vivant des domestiques espagnoles qui logent dans les mansardes de son immeuble.Croyant qu’il a ime aventure, sa femme le met dehors.• V.O.: Quartier latin, StarCité, Beau-biea » V.o., s.-ta.: AMC Forum.GOOD NEIGHBOURS Canada, 2010,100 minutes Comédie de mœurs de Jacob Tierney avec Jay Baruchel, EmiU Hampshire, Scott Speedman.La vie d’ime jeune serveuse amoureuse des chats, d’im beau veuf en lauteuil roulant et d’im jeune naïf nouvellement arrivé à Montréal, tous trois locataires du même immeuble dans Notre-Dame-de-Grâce, est perturbée par la présence d’un tueur en série.• V.O.: AMC Forum, Carrefour Angrignon, Cavendish, Spheretech.MINUIT À PARIS (Midnight in Paris) États-Unis, 2011,95 minutes Comédie sentimentale de Woo# Allen avec Owen Wilson, Rachel McAdams, Marion CotiUard.Au cours d’un voyage en France avec sa fiancée et ses futurs beaux-parents, un scénariste holljwoodien se retrouve transporté la nuit tombée dans le Paris des années 1920.• V.O.: AMC Forum, Cinéma du Parc.• V.f : Quartier latin.• V.o., s.-t.£: Quartier latin, Spheretech.X-MEN: PREMIERE CLASSE États-Unis.2011.132 min.Science-fiction de Matthew Vaughn avec James McAvoy, Michael Fassbender, Kevin Bacon.• V.O.: Cinéma Banque Scotia, Place LaSalle, Carrefour Angrignon, Cavendish, Colisée Kirkland, StarCité, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Spheretech, Marché Central • Vf: Quartier latin.Carrefour Angrignon, StarCité, Langelier, Lacordaire, Marché Central.Nous et them Martin Bilodeau n dénonçant publiquement la décision du distributeur Alliance Vivafilm de ne pas doubler ou sous-titrer Good Neighbours à l’intention des spectateurs francophones du Québec — bonjour le bon voisinage —, les réalisateur et producteur du film, Jacob et Kevin Tierney, respectivement, ont soulevé un gros caillou.Pour révéler qu’en dessous, il n’y avait rien, sur les plans légal et administratif, pour soutenir la cause morale fort valable qui est la leur, et qui devrait être celle de tous dans un pays où le cinéma est enfanté par les institutions: l’accès pour tous les contribuables, des deux côtés de la barrière linguistique, aux films qui sont financés à njême leurs taxes.À l’origine.Good Neighbours devait s’intituler Notre-Dame-de-Grâce, lieu principal de l’action du film tiré du roman Chère voisine de Chrystine Brouillet.Mais le distributeur a préféré opter pour un titre plus universel, non sans promettre à Tierney que la version française du film porterait celui initialement choisi par lui.Les circonstances en ont décidé autrement.11 est vrai que les films bilingues tels que Good Neighbours, campés dans des lieux où deux langues s’expriment, où les accents des uns et des autres prolongent le sens de ce qu’ils disent, sont un vrai casse-tête pour les artisans du doublage.Faut-il préserver les particularités de chacune des langues ou laminer le film au risque de compromettre sa valeur artistique?Funkytown, doublé aléatoirement pour le public hors métropole, était à cet égard un vrai fiasco.Contrairement à Bon cop, bad cop qui, sous-titré pour les deux solitudes selon le cinéma où il était projeté, reste, cinq ans plus tard, le modèle à suivre.D’où l’importance d’une politique pour le sous-titrage, quitte à faire bondir l’UdA qui fait du lob-bjting en faveur d’onéreux doublages afin de faire vivre une toute petite élite parmi ses membres.Sous-titrer coûte dix fois moins cher et, entre autres bénéfices, permet aux films de parcourir de longues distances.Au-delà du combat «doublage contre sous-ti-trage», il y en a un autre, plus pernicieux, qui interdit l’abattage des frontières psychologiques qui séparent les deux solitudes au risque de déclencher une guerre politique si bien métaphorisée par Norman McLaren dans Voisins/Neighbours.Le combat culturel pour le maintien et la promotion de la langue française nous a permis de nous épanouir, et il ne faut surtout pas baisser la garde.Chemin faisant, toutefois, il nous a rendus moins curieux envers l’autre solitude.Si bien qu’en dehors des cinéastes canadiens adulés en Europe (Cronenberg et Egoyan principalement), nous restons fermés aux films qui en émergent, qu’ils soient produits à Vancouver, à Calgary, à Toronto.ou dans notre cour, comme Good Neighbours.Rappelons que les contribuables du Québec fi-nancenti par leurs taxes, les films produits en anglais, d’un océan à l’autre.L’inverse est aussi vrai.Qr, au-delà des obligations de diffusion assorties aux crédits d’impôt des provinces (un film ayant bénéficié dudit crédit doit être diffusé en salle dans ladite province), les producteurs et distributeurs du Québec et du ROC n’ont aucune responsabilité ou obligation en ce qui concerne leur diffusion pancanadienne.11 suffirait pourtant d’un peu de volonté politique, et de sous-titres, pour qu’on se comprenne.Et que tout le monde y gagne.Cinéplex Divertissement ajoute aujourd’hui deux nouvelles salles UltraAVX à son parc de salles du Québec, soit au Cinéplex Odéon de Brossard ainsi qu’au Colossus de Laval.Pour environ 18 $, le spectateur peut réserver son fauteuil, comme lorsqu’il va au concert, et assister à une représentation de X-Men: First Class assis dans un fauteuil à bascule à dossier haut de style Via Rail première classe, devant un écran mur à mur éclairé par un projecteur numérique de résolution supérieure, avec son ambiophonique haute performance.Comme j’ai pu le tester au Banque Scotia, déjà doté d’une salle UltraAVX, le degré de confort et d’optimisation est inégalé dans le marché.Paradoxalement, il révèle les limites contraignantes de la technologie 3D.Quand verrons-nous des films en 3D autrement qu’à travers d’épaisses et désuètes lunettes fumées qui assombrissent l’image?Cela dit, j’appuie toute initiative visant à augmenter le confort et la qualité de l’expérience en salle et ne m’opposerais pas à la distribution de bâillons pour faire taire les grandes gueules assises juste derrière.Pour ce qui est de la salle dont je rêve, avec fauteuils inclinables comprenant un appui-pied et une table d’appoint, ainsi qu’un bar à tapas doté d’une excellente carte des vins, j’attends toujours.Michel Boujut, fin Le critique lapidaire, né à la cinéphilie via l’insoumission militaire, est mort à 71 ans.Au Québec, il avait défendu le cinéaste Pierre Falardeau.DIDIER PERON Critique de cinéma, producteur d’émissions télévisées ou radiophoniques, écrivain, le Français Michel Boujut est mort le week-end dernier.11 était surtout connu pour avoir produit la mythique émission Cinéma, cinémas pour Antenne 2, aux côtés de Claude Ventura et Anne Andreu.11 signait des chroniques dans Charlie Flebdo, avant d’en être évincé par l’ancienne direction, intervenait sur France Inter ou Paris Première et tenait dernièrement un blogue sur le site Mediapart.Michel Boujut a été emporté par une hépatite.Hospitalisé à Saint-Antoine le 13 mai, il fêtait ses 71 ans.Cette date aura joué un rôle crucial dans sa vie.11 voit le jour le 13 mai 1940 à Jarnac et c’est un 13 mai 1961 qu’il débarque à Paris après avoir pris la décision de ne pas obéir à l’ordre de rejoindre son bataillon militaire pour le service.La ^erre d’Algérie fait rage, lui est contre le maintien de la France dans ses territoires coloniaux.Son grand-père Maurice avait été tué à 26 ans en septembre 1914, son père Pierre est resté prisonnier dans un stalag pendant quatre ans et demi.La lecture du livre La Question d’Henri AUeg, paru en 1958, sur la torture en Algérie, l’a convaincu de la nécessité de refuser «une guerre sale faite salement».Un tribunal militaire le condamne à dix ans de prison pour «désertion en temps de paix».Le 13 mai 1961, en une de France Soir, il apprend la mort de Gary Cooper, qui est pour lui la fin de l’enfance, une entrée à vif dans le monde des adultes comme il le racontera dans l’autobiographique Le jour où Gary Cooper est mort, en début d’année.Un ami lui conseille de se cacher des flics en passant le plus de temps possible au cinéma.Quinze jours durant, il enchaîne les films au Quartier latin comme on prend le maquis.Sa cinéphilie date de cette époque, mêlant étroitement cinéma et clandestinité.11 entre en contact avec les membres du réseau Jeanson qui lui permettent de passer la frontière suisse pour trouver refuge à Lausanne, où il approfondit son intérêt pour le 7® art au contact de Freddy Buache, qui pilote la Cinémathèque suisse.«J’aime bien relier les films à ce que je vis, à ce que je vois autour, à ce qui est l’état du monde, l’état des lieux.Je ne suis pas un cinéphile pur.Je m’intéresse à la forme des films, mais aussi à leur résonance par rapport à ce qu’on vit», dira-t-il dans une interview.Boujut n’était d’aucune chapelle, même s’il était quand même plus proche de Positif qae des Cahiers du cinéma.11 n’est pas théoricien du cinéma, son approche est impressionniste et son style volontairement lapidaire, avec un goût de la formule qui lui vient de son admiration pour les surréalistes pitis pour les articles de Jean-Louis Bory.11 a écrit pour les Nouvelles littéraires à la fin des années 1970, puis VEvenement du jeudi, avant Charlie Hebdo, il est également auteur de nombreux romans et essais, dont les remarqués Wim Wenders et Conversations avec Claude Sautet.En 1997, au Québec, il s’était élevé avec d’autres contre la censure dont faisait l’objet le cinéaste Pierre Falardeau alors que celui-ci tentait de tourner un film sur les dernières heures de Chevalier de Lorimier, un patriote pendu le 15 février 1839.Libération Le Devoir DE CAPITAINE A DOCTEUR! SHAUN BEST REUTERS WILLIAM SHATNER, le fameux James T.Kirk de la série Star Trek, a reçu hier un doctorat honorifique de l’Université McGill.Un tonnerre d’applaudissements a accompagné l’acteur de 80 ans lorsqu’il a monté sur la scène pour accepter l’honneur.Prenant la parole, l’ancien capitaine du vaisseau spatial Enterprise a notamment dit aux diplômés de l’établissement montréalais qu’il ne fallait jamais avoir peur de prendre des risques ou d’échouer.Il a affirmé que le chemin de la vie ressemblait davantage à une route de campagne tortueuse qu’à un boulevard urbain bien droit M.Shatner a également lancé à la blague qu’il n’avait jamais craint de se ridiculiser et que cela avait très bien fonctionné pour lui.Né à Montréal, William Shatner a obtenu son diplôme en commerce à McGill en 1952 avant de se faire un nom comme acteur avec des films comme Judgment at Nuremberg et des téléséries comme Boston Legal, TJ Hooker et, bien sûr.Star Trek.Son travail a été récompensé par deux Emmy Awards et un Golden Globe.Il est également l’auteur de livres à succès.Comment entretenir son cheptel de superhéros EREDERIC POTET Une trilogie d’abord, un spin off ensuite, un prequel enfin.Il est difficile de résumer autrement la déclinaison sur grand écran de la X-Men.Alors que sort le cinquième film consacré à cette escouade de superhéros mutants, on en oublierait presque que la série doit ses origines à la bande dessinée.Créé en 1963 par le scénariste Stan Lee et le dessinateur Jack Kirby au sein de Marvel Comics, The X-Men n’est pas par hasard un des exemples les plus aboutis de transposition çle comic book vers le cinéma.À raison d’un long métrage tous les deux ou trois ans, la Twentieth Century Fox entretient la flamme et le business d’un même élan.Les cinéphiles ont beau avoir préféré les deux premiers films réalisés par Bryan Singer, le grand public n’a boudé aucun des rendez-vous proposés depuis 2000.En comptant le spin O# (série dérivée) réalisé en 2009 autour du personnage le plus populaire de la franchise, l’impayable Wolverine, les X-Men ont dégagé 1,576 milliard de dollars de recettes.Ne manquait qfunppquel.C’est chose laite.Réalisé par Matthew Vaughn, X-Men, First Gloss raconte la rencontre, au cours des années 1960, des deux principaux protagonistes de la saga, le professeiu Charles Xavier et le démoniaque Magnéto.Idéal pour poser les bases d’un univers déjà développé, ce procédé de «suite en forme de flash-back» l’est aussi poiu fouiller dans le passé des personnages et mieux comprendre leiu personnalité.Les superhéros ne sont pas que des brutes épaisses dépourvues de finesse et d’ambiguïté.Bien avant que le cinéma ne s’y intéresse, le prolifique Stan Lee — père de Hulk, de Spider-Man, d’Iron Man, de Daredevil — avait doté ses créatures de névroses et autres peius intérieiues issues de l’enfance.«Les superhéros sont très compliqués sur le plan psychologique, souligne Emma Watts, présidente de production chez Fox.Les origines et les influences de ces personnages sont même souvent plus intéressantes que leurs aventures postérieures.» Le recours à des rôles plus «humains» n’est toutefois pas la seule explication au succès des films de superhéros.«Les films sont plus fidèles aux comics qu’auparavant et respectent davantage les mythologies propres à chaque personnage.Il est désormais possible de faire un film de superhéros sans verser dans la parodie ou le troisième degré comme c’était le cas avec le Batman [1989] de Tim Burton», indique Jérémy Manesse, traducteur éditorMste chez Panini Comics (qui édite en France les licences Marvel et DC Comics).Le genre a gagné «en maturité», comme l’explique aussi Emma Watts, à la Fox: «Les réalisateurs sont plus audacieux et n’ont pas peur dé faire des films avec des thèmes et des sensibilités plus sombres et plus adultes.Le genre “superhéros” est en train de prendre sa place aux côtés des genres aussi établis et classiques que le western, les films de samouraï.» Cela posé, les productions n’oublient pas de truffer leurs longs métrages de clins d’œil destinés aux purs amateurs de comic books.Dans le dernier X-Men, deux mutants choisis parmi un catalogue de centaines de références — Azazel et Darwin —jouent im petit rôle qui ne passera pas inaperçu au sein des communautés d’aficionados.«Chaque film contient des “biscuits” pour fan, indique Jean-Marc Lainé, auteiu d’essais sur les comic books (notamment Miller: urbaine tragédie).Le but recherché est clair: plus le fan est content et plus il sera prescripteur du film, via son blogue.» Faire faire le marketing par les specta-teius: le bénéfice est évidemment multiple pour Hollywood.Longtemps, pourtanfi les lec-teius assidus de comic books ont redouté les transpositions cinématographiques.«La première crainte, poursuit Jean-Marc Lainé, était d’avoir des films remplis de mauvais effets spéciaux et de costumes ringards.La deuxième, de se retrouver avec des adaptations peu fidèles, comme ce fut encore le cas avec Catwoman [2004].Mais depuis 2000, les fans sont satisfaits.Ils attendent d’ailleurs le produit cinéma avec autant d’impatience que le produit bédé.» Ce renversement de tendance peut même remonter à 1998 et à la sortie de Blade, du nom d’un personnage de seconde zone — mi-homme mi-vampire — initialement paru dans un comic book des années 1970.Trois films en furent tirés, dont un réalisé par Guillermo del Toro.Poiu inattendu qu’il fûL le succès de Blade au cinéma en augurait d’autres.X-Men (cinq films), Spider-Man (troisfilms).Hulk (deux films).Iron Man (deuxfilms).Daredevil, Elektra, The Punisher (trois films), Les 4Fantastiques (deuxfilms), Thor (un film sorti il y a un mois).Libération B 4 LE DEVOIR LE VENDREDI JUIN 2011 WEEK-END CULTURE Entretien avec la chorégraphe belge Cindy Van Acker Corps à géométrie variable I.MEISTER / AVIGNON Cindy Van Acker est danseuse de formation classique maintenant rompue à la danse contemporaine.ISABELLE PARE Un travail de précision, digne des aiguilles d’une horloge suisse, aux mouvements millimétrés.C’est ce qui transpire des solos sculptés par la chorégraphe belge Cindy Van Acker, présentés en première nord-américaine au Festival TransAmériques dès ce soir.L’architecte du corps décompose le mouvement, le fragmente à l’extrême pour en révéler toutes les variations dans quatre solos, Lanx, Obvie, Nixe et Obtus, qui prospectent à souhait le rythme, l’espace, l’ombre et la lumière.Extraits d’une série de huit solos créés après 2008, les quatre pièces montrées au ETA sont nées dans la foulée d’une collaboration inédite avec le musicien Mika Vainio (présentement à MUTER), exmembre du groupe finlandais Pan Sonic, qui a produit la trame sonore de Lanx et de.Plaquée au sol dans Lanx (qui veut dire «plateau»).Van Acker, danseuse de formation classique maintenant rompue à la danse contemporaine, interprète le premier des quatre opus.Le jeu des lignes, angulaire, y révèle une géométrie corporelle déclinée tout en lenteur sur le sol, magnifiant le travail des bras, des mains, des poignets.«Je ne cherche pas la lenteur à tout prix, mais à donner le temps au regard du spectateur de s’arrêter sur le mouvement.Chaque partie du corps possède son potentiel d’expressivité», a-t-elle expliqué au Devoir.Dans Obvie, créé pour et dansé par Tamara Bacci, la vitesse et la virtuosité reprennent leurs droits.L’œuvre orbite autour de neuf mouvements de base que la danseuse attaque à différents rythmes, exposant tour à tour différentes facettes d’un même geste.Dans Nixe, qui signifie littéralement «nymphe aquatique», l’interprète Perrine VaUi plonge dans la lumière comme dans l’eau.Imbriquée dans une enfilade de néons alignés au sol, la danseuse évolue dans une atmosphère irréelle, amplifiée par la musique de Vainio et l’aura bleutée des tubes cathodiques.Même jeu d’ombres et de lumières dans Obtus, où dominent les angles de plus de 90 degrés, où les membres embrassent le sol dans une recherche encore plus poussée de figures géométriques.Une ligne fluo délimite l’espace et s’imbrique dans la chorégraphie, toujours portée par Tamara Bacci.Inspirée par l’essai de Roland Barthes Obvie et Obtus, la série se conclut par ce dernier solo, un exercice sur l’ombre, la lumière et la disparition des frontières.«On y perd le sens des dimensions et de l’espace.J’aime ce moment où les perceptions sont troublées», insiste la chorégraphe.Cérébral?Organique plutôt, rétorque Van Acker, qui ne qualifie pas son travail de purement formel.«Je dirais plutôt que je continue d’explorer les formes corporelles et la dissociation des membres dans une forme très organique et cinétique.» Le Devoir ¦ Uinx + Obvie: les 3 et 4 juin à 18h et le 5 juin à 16h.¦ Nixe + Obtus: les 3 et 4 juin à 20h et le 5 juin à 18h.Festival TransAmériques Sons et trous noirs CATHERINE LALONDE Courses aux étages du Monument-National pour les festivaliers TransAméricains hier soir, afin de voir les trois courtes chorégraphies qu’on y présentait en brochette.Sons et trous noirs, soient-ils de la vision ou de la mémoire, étaient à l’honneur.Premier étage: Road Trip (Je ne regrette rien) de Susie Burpee et Linnea Swan.Deux femmes en robes du soir, interrompues en plein geste ou en plein souffle, tentent de reconstituer leur mémoire.Serait-ce un accident qu’elles cherchent à rappeler?Répétitions de courses et de gestuelle, phrases aux mots déconstruits, charades et lapsus phy- siques constituent les mémentos de la pièce, à la fois cinématographique et tiiéâtrale.Est-ce parce que Susie Burpee s’est fait remplacer par Sascha Ivanochko que le jeu semble gonflé, les personnages manquer de moelle?Les danseuses font ce qu’il faut de ce matériau hétéroclite composé d’un peu de contemporain, un peu de gesticulation, un peu de mouvements quotidiens, finalement sans signature, et qui se cherche entre humour léger et drame qui ne prend pas.La construction rappelle David Lynch ou le film Memento mais ne reste qu’un trop pâle dérivé de Mulhoïland Drive.Convenu.Dernier étage: la chorégraphe Caroline Laurin-Beauca- ge et le musicien Martin Messier se livrent dans Hit & Fall une lutte danse-percussions.La chorégraphie est toute simple: trois vignettes où ils se poussent à bout, qui du mouvements, qui à coups de baguettes.La danse de Lau-rin-Beaucage travaille la chute du corps lourd de tout son poids et le déséquilibre maximal.Le premier corps à corps est très efficace, d’une belle crudité.Dans la répétition, l’accélération ou la modulation quasi imperceptible des gestes, dans les temps étirés au-delà du confort des spectateurs, les créateurs sculptent le rythme.Sans l’illustrer, ils lui donnent par moments une voix, presque une histoire.Les coups très forts de grosse caisse lâchés entre les jambes de la danseuse épuisée, par exemple, semblent d’abord un appel, deviennent coups de béliers, battements de cœur et grands galops.Les transitions sur musique électronique, lentes, en contraste avec l’énergie lancée ailleurs, semblent inutilement maniérées et dramatiques.Mais l’ensemble est intelligent et bien frit Pour terminer, Marie Béland reprenait BEHIND: Une danse dont vous êtes le héros, petite étude sur ce qui a vraiment besoin d’être vu en danse, et dont on a déjà dit du bien en ces pages.Avec Rachel Harris, Peter Trosztmer et Avec pas d’casque.Le Devoir Festival TransAmériques Ressources humaines désemparées HOT PEPPER, AIR CONDITIONER AND THE EAREWELL SPEECH Texte et mise en scène de Toshiki Okada.A la U salle de la Place des Arts jusqu’au 4 juin.PHILIPPE COUTURE Le travail de bureau.Les dramaturges américains (Miller, Mamet et autres émules) en ont fait un espace d’aliénation, de tensions et de cruauté verbale.En France, les Joël Pomme-rat, Isabelle Sorrente,, Rémi de Vos et Michel Vinaver en font le miroir déformé de l’intime et de l’intériorité.En Angleterre, Edward Bond en a dévoilé l’extrême violence.Sans parler du Suisse Urs Widmer ou du catalan Sergi Belbel, qui ont tous deux exploré la chose sur le mode comico-grinçant, à coups de névroses et de décalages.Le sujet devrait être clos?Que nen-ni! Le japonais Toshiki Okada, dans une forme particulièrement aboutie de théâtre gestuel et verbal, dévoile autant l’instabilité que la vacuité d’un milieu de travail précaire, qui n’engendre que des employés désemparés et désarticulés.Le portrait sonne juste, et, pour tout dire, l’affaire est jouis-sive.Pour toutes sortes de bonnes raisons.Primo: cette dramaturgie de la répétition et de la circonvolution, ou les phrases s’alignent et se rencontrent sans conséquence et sans direction, témoignent avec grande précision de la désorientation qui s’empare de ces jeunes intérimaires.Dommage que la traduction française (en surtitre) ne nous donne pas accès à toutes les subtilités et les dérapages de cette langue erratique, même si sa construction accidentée demeure palpable.C’est déjà fort éloquent.Deuxio: les corps de ces jeunes travailleurs parlent autant, sinon plus, que leurs mots.La gestuelle agitée, répétitive et convulsive de ces grands verbo-moteurs ajoute à leur discours une fascinante étrangeté, rendant leurs corps dépossédés et décontenancés, comme remués par des forces qu’ils ne comprennent pas et dont ils ignorent la provenance et la direction.Une agitation qui se répercute dans la trame sonore jazzée et hachurée de Norimasa US Hikawa.Tertio: il se dégage de l’ensemble une délicieuse ironie.L’humour est décalé, caustique, indescriptible parce qu’étrange et insolite, provenant tout à la fois de l’absurdité des situations (des employés discutant banalement du choix d’un resto ou des problèmes de climatisation de l’immeuble) que de l’amalgame biscornu de phrases et de gestes.Et le comble: la progression dramatique est irréprochable, un crescendo parfaitement calculé, même s’il s’agit de trois courtes pièces apparemment distinctes.Décidément, il était temps qu’on puisse goûter à un peu de l’oeuvre naissante mais déjà fertile de Toshiki Okada, déjà habitué des grandes scènes européennes.Collaborateur du Devoir Correspondances d’Eastman: le plaisir de recommencer pour une neuvième fois Sherbrooke — À une certaine période de l’été, dans le village d’Eastman, tout semble magique aux yeux des amants des lettres.«On dirait qu’il y a un cercle enchanté autour du village qui me fait mieux sentir la poésie», illustre la comédienne Pascale Montpetit.Pour une neuvième édition, une aura de créativité littéraire enveloppera les jardins de la petite municipalité et conviera les amoureux de la lecture, et de tout ce qui l’entoure, à un événement unique en son genre.Cette année, les Correspondances d’Eastman se tiendront du 4 au 7 août et regrouperont une quarantaine d’écrivains et d’artistes invités, dont Dany La-ferrière et James Hyndman.Autour du thème «Commencements-recommencements», les festivités permettront à la population de rencontrer les auteurs qui les ont fait rêver.«Ce que faime le plus, ce sont les cafés littéraires, où un, deux ou trois auteurs échangent librement», confie Pascale Montpetit, très honorée d’avoir été choisie comme porte-parole cette année.«C’est vraiment un lieu de rencontre entre les auteurs et les lecteurs», ajoute Michèle Plo-mer, une écrivaine de Magog.Les cafés littéraires ne sont qu’une des nombreuses activités qui se tiendront durant les Correspondances d’Eastman.En plus du retour des lectures publiques d’auteurs, plusieurs nouveautés sont à prévoir.Pour une première fois, il y aura une table ronde sur un style littéraire très populaire: le polar.Pour Nicole Fontaine, l’une des responsables de la programmation, c’est un genre qui cadre parfaitement avec le thème de la présente édition.Celle-ci souligne que le roman policier met généralement en scène un héros qui commence continuellement de nouvelles enquêtes, chaque œuvre relatant l’une de ses histoires.En somme, les Hercule Poirot de ce monde sont en éternel reçommencement.A cela s’ajoutent deux autres nouveautés.Tout d’abord, la présence de deux écrivains anglophones.«Il était temps que les deux communautés littéraires se rencontrent», pense Mme Fontaine, qui est très hère d’accueillir ces professionnels de la langue de Shakespeare.Ce sera également la première année que la littérature sera jumelée au septième art.En effet, au cours du festival, il y aura quelques projections cinématographiques d’œuvres de l’Office national du film.Tout comme lors des éditions précédentes, les participants sont aussi invités à apporter carnet de notes et crayons pour rédiger une lettre assis dans l’un des dix inspirants jardins ouverts au public pour l’occasion.L’année dernière, environ 2000 lettres rédigées par plus de 600 écrivains amateurs ont été déposées dans une boîte aux lettres rouge lors des Correspondances d’Eastman.«Tout ce qu’on reçoit par la poste est désagréable.Imaginez la joie d’une personne qui reçoit une lettre écrite à la main», souligne la présidente Francine Grégoire.La Presse canadienne LÉZARDS URBAINS?JACQUES GRENIER LE DEVOIR LES 20 DANSEURS du chorégraphe autrichien Willi Donner sont en ville.Partout en ville.Entre les murs, contre les gouttières, sur les bancs publics.A partir du Planétarium de Montréal, ces êtres mi-graffitis humains, mi-lézards urbains se déploieront dans Montréal, dans le cadre du Festival TransAmériques.Sur la photo, Kim Cormier, Vladimir Lissouba, Morgan Allemand, Sarah Peterson, David Campbell et Nico Rivera.Bodies in Urban Spaces, du 4 au 7juin, durée: une heure dix minutes.E N BREF Vols de statues Les vandales du cuivre sévissent encore.Des statues ont été volées au cours des derniers jours à la cathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, à Lnn-gueuü.La première œuvre dérobée, la plus imposante, représente Marie-Rose Durocher, fondatrice de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, au XIX® siècle.Sa statue a disparu le week-end dernier.Des statues d’enfants ont été arrachées du socle au cours des nuits suivantes.Une autre pièce de cuivre a disparu du cimetière de la paroisse et des trappes en cuivre du toit de l’édifice religieux ont aussi été vandalisées au cours des dernières semaines.Les pertes avoisinent les 100 000 $.- Lê Devoir La Pire Espèce autour de l’objet n y a déjà une douzaine d’années que la Pire Espèce s’intéresse au théâtre d’objet, mais voüà que Francis Monty et Olivier Ducas se lancent dans une série de quatre «cabarethéâtraux» où üs invitent des artistes de différents horizons à s’interroger sur un thème ou une question précise sous la forme de courts numéros.C’est ainsi que L’Anatomie de l’objet, traité no 2: dimensions, aura lieu à l’Espace libre les 10 et 11 juin, à 22h.Rappelons que le cycle s’était amorcé lors des Trois jours de Casteliers et que Monty et Ducas ont déjà fait savoir qu’en juin prochain, üs inviteront la compagnie Qui va là?à se pencher sur la notion de la dimension de l’objet avec les animateurs Alexandre Leroux et Mathieu Gosselin.À smvre.- Le Devoir Appel des Sages fous La compagnie de Trois-Rivières les Sages fous lance un appel de dossiers pour son microfestival de marionnettes qui aura lieu en décembre — «un événement qui permet aux créateurs de bénéficier d’un espace de rencontre, de prise de risque et d’innovation».On recherche soit des formes théâtrales inachevées de 2 à 30 minutes en marionnette ou théâtre d’objet, une exposition ou instaUation en chantier ou encore un court film utilisant la marionnette ou l’animation image par image.Les participants au festival présenteront leur forme inachevée lors de deux soirées à la Maison de la culture de Trois-Rivières.On en apprendra plus à info@sagesfous.com.- Le Devoir La Nef à la GB Le mardi 7 juin à 19h30, on donnera une lecture publique de La Nef des sorcières à la Grande Bibliothèque à l’occasion du 35® anniversaire de la création de la pièce au TNM en 1976 et du 20® anniversaire de la mort de Luce Guübeault (qui était à l’origine du projet écrit à plusieurs mains).Louiset-te Dussault et Pol Pelletier, qui étaient toutes deux de la première distribution, liront le texte avec Né-fertari Bélizaire, Sophie Clément et lise Roy.Mar-kita Boies assurera la mise en lecture et montera également sur scène.L’entrée est libre.- Le Devoir LE DEVOIR, LE VENDREDI 3 JUIN 2011 B 5 WEEK-END MIISIOIII! Le Trio Rosenberg avec Biréli Lagrène Les ^angofolies de Montréal YVES BERNARD Stochelo Rosenberg et Biréli Lagrène figurent parmi la crème de la crème au panthéon des djangologistes.Plus proche du style de Django Reinhardt dans son approche, Stochelo est le soliste du Trio Rosenberg, la figure de proue aux Pays-Bas du jazz des Sintis, qui sont de la même branche que les Manouches en France.Le deuxième, plus moderne, est l’un des plus formidables guitaristes manouches de l’ère post-Django.Ensemble, ils invitent des collègues musiciens dimanche à 17h à la salle Wilfrid-Pelletier, pour un concert au profit de l’Orchestre de chambre de McGill.L’an dernier, le Trio Rosenberg s’est livré à une célébration du 100*^ anniversaire de naissance de Django en faisant paraître Djangologists, un album splendide qui renferme plusieurs titres du célèbre inventeur du swing manouche en plus de quelques ballades de jazz et des compositions du maître sinti.Cinq pièces permettent d’entendre d’excitants dialogues à la guitare entre Stochelo et Biréli.Dans l’une d’entre elles, Gipsy Groovin’, le Manouche se livre à une envolée funky à la basse.«C’est un bon ami à moi, raconte Stochelo Rosenberg.H m’avait invité à quelques reprises au sein de son Gipsy Project et je lui ai rendu la pareille pour Djangologists.Nous voulions faire un disque ensemble, mais cela n’a pas été possible.Son style est différent du mien.S’il a commencé à jouer dans le style de Django, il a changé vers l’âge de 16 ans.H était tellement bon que ce n’était pas un problème pour lui de devenir plus moderne dans sa manière de jouer gitan.» De son côté, Stochelo Rosenberg s’est d’abord attaqué au Django des années 1938-1940, fasciné qu’il était par la rapidité vertigineuse du jeu.Il préfère maintenant le Django de la dernière mouture de 1940 à 1953, HARRY KLUNDE A Wilfrid-Pelletier, le Trio Rosenberg proposera avec Biréli Lagrène (à gauche) quelques classiques, mais surtout le répertoire de Djangologists.plus proche du be-bop, d’où l’approfondissement du sens mélodique, de la précision rythmique, de la subtilité dans les vibratos et de l’élargissement de la palette sonore sur sa Selmer des années 1940, de la même série que celle de son idole.«Si Django avait vécu plus longtemps, il serait devenu beaucoup plus moderne et électrique.Tu peux entendre ça sur son dernier disque paru en 1953; c’est un Django différent.Pour perdurer sur le marché, il devait s’adapter au nouveau jazz américain de l’époque.Il Ta fait en restant lui-mème», allègue Stochelo.Avec les années, le guitariste autant que le compositeur a trouvé son identité entre swing manouche et jazz, en écoutant aussi les Antonio Carlos Jobim et Paco de Lucia.«J’adore la bossa, dont le jeu est pour moi un peu similaire à la façon espagnole de jouer.J’écris parfois en m’inspirant de ces genres, mais je ne les imite pas.Pour cela, il faudrait m’immerger au Brésil et cfi Espagne.» A Wilfrid-Pelletier, le Trio Rosenberg proposera avec Biréli quelques classiques, mais surtout le répertoire de Djangologists.Parmi les invités se trouveront le clarinettiste Koen De Cauter, le violoniste Tim Kli-phuis et le saxophoniste James Carter.«Ce sera un mélange très spécial, dit Stochelo.Le trio joue dans la pure tradition de Django, Biréli crée une fusion entre Django et le jazz moderne, alors que Carter navigue entre le jazz moderne et le free jazz.Et Tim est un grand amateur de Stéphane Grappelli.Nous avons réalisé ensemble un disque hommage au violoniste.Quant à Koen De Cauter, j’ai un grand respect pour lui depuis l’enfance.Il a fait partie du groupe Waso qui était le meilleur groupe des années 1970.» Restent Dorothée Berryman et sa voix sulfureuse, que Stochelo ne connaît pas encore, et le guitariste montréalais Denis Chang, peut-être le meilleur au Québec dans son genre.«J’ai déjà travaillé avec lui.Il possède une bonne technique et une bonne oreille.Pour un gadjo, c’est-à-dire un non-Rom, je pense qu’il est magnifique», renchérit Stochelo, d’attaque pour les prochaines djangofolies.@ Collaborateur du Devoir ¦ À la salle Wilfrid-Pelletier de la PDA, dimanche 5 juin à 17h.Renseignements: "s- 514 842-2112, 1800 842-2112.VITRINE DU DISQUE Extrait sonore: ledevoir.com/culture/musique Le coin des aubaines CHRISTOPHE HUSS Les mélomanes en herbe ou tous ceux qui commencent à se constituer une discothèque classique ont aujourd’hui des occasions uniques d’achats avisés et économiques Jamais l’industrie phonographique, plus que centenaire, n’a ainsi bradé son capital.Au début, il y a dix ans, cela se faisait à travers des licences, accordées à une étiquette néerlandaise, Brilliant Classics.Brilliant est d’abord allée puiser dans les fonds de tiroir des éditeurs indépendants.Puis les portes des majors — FMI et^Universal — se sont ouvertes.A présent, ces «majors» elles-mêmes se chargent de brader le stock.La mode est aux gros coffrets, ou plutôt aux petits coffrets qui contiennent beaucoup.Nous vous avons déjà parlé des intégrales d’enregistrements réalisés par tel ou tel artiste pour FMI.On a vu arriver l’intégrale Karajan, les enregistrements de Rostropovitch ou de David Ois-trakh.FMI France a publié des boîtes consacrées à Michel Plas-son, à Aldo Ciccolini et à Sam-son François.Récemment, nous vous avons parlé de Great EMI Recordings de Wilhelm Furtwan-gler.Dans le même esprit, nous avons loué l’anthologie Neville Marriner: The Argo Recordings chez Decca.Feue, une major Sur le modèle de l’édition groupée d’enregistrements d’un interprète, Warner, qui a pratiquement renoncé à la production de nouveaux enregistrements et se retrouve distribué par Naxos (!), vient de faire paraître un coffret de 11 CD réunissant les enregistrements de l’ensemble baroque italien II Giardino Armonico (2564 63264-2).Les vedettes de l’orchestre milanais sont le violon solo Enrico Onofri, le flûtiste et chef Giovanni Antonini, le luthiste Luca Ran-ca et le claveciniste Lorenzo Ghielmi.Il Giardino fut un élément majeur de la renaissance baroque italienne dans la foulée de l’Europa Galante de Fabio Blondi.Il y eut aussi Les Sonatori de la Gioiosa Marca, d’où naîtra l’Orchestre baroque de Venise dirigé par Andrea Marcon et qui enregistre à présent chez DG.Le mouvement baroque italien a amené une théâtralisation du discours musical.Accents renforcés, tempos très contrastés; dans cette galaxie.Il Giardino a toujours été le plus provocateur des ensembles.Vertige ou poudre aux yeux trash?Chacun est le meilleur juge pour lui-même, mais assurément les disques sont enivrants, notamment dans Vivaldi et la musique italienne.On trouve également, dans le coffret, un CD Biber et les Concertos brandebourgeois de Bach.Attention: il n’y a pas ici «tout II Giardino».Les quatre CD de concertos de chambre de Vivaldi, qui ont fait leur réputation.'y 1 .t 'f- : ont été résumés en un seul.Chez Warner, on s’attardera aussi sur un coffret similaire dédié au Concerto Koln — 6 CD (2564 69889-9) majoritairement consacrés à l’Ecole de Mannheim, où se forgea la symphonie — et sur une boîte de 13 CD rassemblant l’intégrale de la musique sacrée de Mozart par Nikolaus Harnoncourt (2564 67611-1).Brilliant et les autres Chez Brilliant, on s’intéresse davantage aux compositeurs qu’aux interprètes.Brilliant est depuis ce mois-ci distribué par Naxos, ce qui nous permet de pousser un gros ouf! de soulagement en pensant aux cinq dernières années, perdues et sinistrées sur notre marché.Deux nouveautés baroques permettent de se constituer une encyclopédie sonore intéressante à peu de frais.Il s’agit d’une intégrale Corelli en 10 CD, confiée à l’ensemble Musi-ca Amphion (réf.94112), et d’une vaste anthologie Telemann de 29 CD (réf.94104).Il convient aussi de surveiller les parutions Newton, rééditions d’enregistrements Universal disparus des catalogues.Les amateurs de cor ne doivent pas manquer le coffret de sept disques dédié au grand Hermann Baumann (réf.8802035).On trouve aussi l’intégrale des symphonies de Tchaikovski par Igor Marke-vitch (réf.8802036), de Brahms par (Jiulini à Vienne (réf.8802063) et de Rachmaninov par Charles Dutoit (réf.8802021).Le Devoir HIP-HOP MAYBE WATSON iiinionniiiiiiiii MAYBE WATSON Maybe Watson Abusive Muzik / Dep @ Voici un disque de mélange d’un gars de paradoxes.Le rap-peur montréalais Maybe Watson s’est fait connaître lors de Word up Battles, ces joutes verbales, et récemment avec la formation Alaclair Ensemble (qui sera des Francos et du FEQ).Watson, de son nom Olivier Guénette, fusionne son côté enfant de bonne famille un peu rigolo, un peu tendre, à celui du rappeur plus cru qui «représente», ti respecte les règles de l’art tout en s’en dé tachant avec humour.Même la langue y perd son latin, alors que le rappeur imbrique plusieurs mots anglais à ses textes surtout en français.Sur ce premier disque, on trouve des influences jazz (Snowlove), des inspirations synthétiques à la Kanye West (Peau de serpent), des clins d’œil «vieille école» (3hl5) et une bonne dose de soul.Son flot est accrocheur malgré une certaine mollesse, qui, autre paradoxe, fait sa force — comme Jackie Chan dans Drunken Master.En spectacle le 3 juin au Cercle à Québec, et le 7 juin au Divan orange à MontréaJ.Philippe Papineau POP-ROCK CODES AND KEYS Death Cab for Cutie Atlantic Records ^ II y a encore et toujours ce centre mou chez les Américains de Death Cab For Cutie.Cette formule que l’on reconnaît sur la plupart de leurs albums, ce refrain avec la première plus aiguë — un peu comme Coldplay —, ces traits au plomb qui ressortent par-dessus la peinture.Pas d’exception sur ce septième album.Codes and Keys, mais, quand même, des moments qui sortent de l’ordinaire.Il y a cette pièce initiale, Home Is a Eire, «radioheadien-ne» par sa rythmique et ses sonorités, tout comme St.Peter’s Cathedral et sa fine base de clavier complètement lunaire.Et sur Some Boys, c’est quasiment du Vampire Weekend qu’on entend.En général.Codes and Keys est plus axé sur le piano et les claviers, et par-ci par-là des cordes viennent faire sentir leur présence.Ce nouveau disque ne convaincra pas totalement les sceptiques, mais plaira aux amateurs.Notez que Death Cab for Cutie sera à Osheaga le 31 juillet.RP ROCK GIVE TILL IT’S GONE Ben Harper Virgin - EMI ^ Mais qu’est-ce qu’il a.Mister Cool, notre néo-hippie d’ordinaire si heureux d’être content avec sa guitare et ses divers groupes?Allô maman bobo, le bon Ben.Il souffre, le bougre, voilà l’affaire.Pleure son amour.Consomme, consume sa rupture.On le saura, sa Laura (Dern, fille de Bruce Dern et de Diane Ladd) l’a largué, et ça fait de fichues bonnes chansons comme de raison, ça rompt de partout, ça déchire, ça en arrache, écoutez-moi ces ^i-tares d’enfer sur terre au milieu de I Will Not Be Broken, ce timbre d’enfant abandonné quand il chante Don’t Give Up On Me Now.Et la colère! Harper, dans sa douleur, harponne sa harpie dans Dirty Little Love: «She’s her daddy’s karma / And her mother’s suit of armor.» Réflexe, le musicien trouve consolation dans sa musique: Rock N’Roll Is Eree est son refuge et en même temps un hommage à Neil Young.Mieux, il s’adjoint Ringo Starr et joue aux Beatles dans le (fabuleux) doublé Spilling Eaith/Get There Erom Here.Tout bénef pour nous.Sylvain Cormier BLUEGRASS I’LL TAKE LOVE - Erom the Pen oe Louisa Branscomb Artistes divers Compass @ Depuis 40 ans, partout où l’on en pince pour le banjo, on l’appelle la «songwriter’s songwriter».La grande fournisseuse.Elle a ses propres disques, se produit en spectacle, mais son métier premier, l’essentiel de son artisanat, sa fonction vitale, c’est de fournir en chansons la grande famille bluegrass, d’Alison Krauss à feu John Denver.Ce qui la nourrit, la masse critique nord-américaine suffisant à son ordinaire.Mais de temps à autre, elle reconduit un étonnant projet collectif: au lieu de répondre aux demandes, Louisa se choisit des interprètes, recrute les meilleurs joueurs et se fabrique une compilation de nouvelles chansons (et quelques anciennes).Ça nous vaut cette merveille, où duos et trios servent idéalement les créations de la créatrice: Ali-son est là, harmonisant avec Dale Ann Bradley et Steve Gulley, Claire Lynch enchante toute seule, etc.Je me surprends à ré ver de ça ici, autour de chansons neuves d’une Catherine Durand.S.C.CLASSIQUE PROKOEIEV Sonates pour violon.Benjamin Beilman (violon), Yekwon Sunwoo (piano).Analekta AN 28763.@ En enregistrant ce CD du lauréat du Concours de Montréal 2010, tradition interrompue cette année (pas de chance, vu le profil et le potentiel de la lauréate!), Analekta se retrouve éditeur de deux des plus grands enregistrements des sonates de Prokofiev.Avant Benjamin Beilman, en 1999 très précisément, (larl Talbot avait placé ses micros devant James Ehnes au Domaine Forget.Comme à son habitude maintenant, il les positionne plus près pour capter Benjamin Beilman.De combien de disques le preneur de son Talbot et l’éditeur François Mario Labbé ont-ils besoin pour se rendre compte qu’ils faisaient nettement mieux il y a 10 ans?L’incisif violoniste de 18 ans se sort miraculeusement, et avec classe, de cet enregistrement à la loupe.Justesse sans faille, caractérisation impeccable, accents plus tranchants que chez Ehnes: il démontre plus que jamais qu’il marche sur les traces des grands.Christophe Huss CLASSIQUE O iflcr TAYLOR Corne again Sweet Love.The Theatre of Early Music.RCA 8869 77272-2.@ Quelle nouvelle: cela fait trois ans que notre «contre-ténor national», Daniel Taylor, est devenu artiste Sony Classical! Le désintérêt quasi absolu de Sony-BMG pour la promotion de ses enregistrements classiques explique un secret si bien gardé.Par une sorte de miracle, ce nouvel opus nous a été envoyé.La pochette est trompeuse: loin du récital attendu, l’ensemble est un mixed bag vocal qui tire parti de la présence de cinq autres voca-listes, bien plus que de simples «guests», au point que le nombre d’airs chantés par Daniel Taylor seul est de 2 sur 21 plages! Dans des duos de contre-ténors, on se farcit Michael Chance, dont le timbre est l’ombre de ce qu’il fut, alors que le ténor Charles Daniels est toujours aussi peu phonogénique.Investissez le prix de ce disque ennuyeux dans le coffret Charles Munch de huit disques vendu 14 $ par Sony BMC.Le genre d’information précieuse savamment cachée aux journalistes.C.H.MUSIQUE METISSEE NINE WORLDS Saltarello Indépendant / www.saltarello.ca @ Déjà le quatrième album en une décennie pour ce groupe abitibien qui, après avoir exploré les voix profondes des musiques sacrées, les sons aériens des cordes du monde et les rythmes nord-africains, retrouve ici son âme nordique.Mais le Nord devient prétexte à de nouvelles sonorités pour cette musique qui demeure dégagée de toutes frontières imposées.Si l’ensemble s’inscrit dans la mouvance de Dead Can Dance ou de Jean-Michel Jarre, dans ce qu’il a de meilleur, une personnalité singulière s’impose.Le vent souffle fort sur des ambiances caverneuses, des clochettes ou des voix éthérées.Le Moyen Age se confond dans les espaces planants et électro.Le ciel est déchiré par ses voix célestes.La harpe celtique s’élève au-dessus des frappes puissantes.La vièle mélodique confère un accent dramatique.Et ce poème de Dan Behrman sur Jérusalem, qui rassemble les croyances.Par ce disque, une porte s’ouvre vers l’éternité.Yves Bernard MUSIQUE MÉTISSÉE WMCHAC4AN radio Babel RADIO BABEL Watcha Clan Piranha Musik @ Au-delà des paroles et des langues qui portent sa fiesta, la musique du Watcha Clan est en soi une prise de position en faveur de cette nouvelle urbanité métisse de Marseille, port d’attache, sans frontières comme ses cadences, lieu premier de ses revendications planétaires.L’âme à la Méditerranée, l’œil ouvert vers les Balkans, la pulsion portée par les rythmiques de la fanfare tzigane, le dub de reggae et les cadences binaires de la machine, le clan puise aussi bien dans le guimbri du gna-wa et les guitares du blues africain que dans la plainte hébraïque ou la tristesse larmoyante d’un doudouk.Mais le groupe sait jouer de ses instruments et, après dix ans, tout semble s’imbriquer naturellement.Le décalage entre les effets de studio et l’atmosphère live s’aplanit.On a parfois l’impression d’entendre une fanfare déambuler sans lieu fixe ou de vivre en l’absence du temps à l’écoute d’un vieux clavier rétro aux inflexions maghrébines.Le mélange est achevé.Y.B. B 6 LE DEVOIR LE VENDREDI JUIN 2011 WEEK-EID VINS s vins de semaine Les vins sont notés Avec des 1/2.LA BELLE AFFAIRE Les Traverses 2009, Ventoux, Jaboulet (13,95 $-543934) LVIusculeux, sauvage, intense, fougueux, corsé et frais, au fruité bien campé dans ses bottes, l’air de dire que les mets libanais, mexicains ou grecs ne lui font pas peur; au contraire, ce gaillard a le cœur bien accroché.Avec générosité.1 LA BULLE Ferrari Brut Trento, Italie (27,25 $-10496898) Que de personnalité! Cette maison familiale poursuit sur la base où la rigueur de confection est de mise, tout comme chez les grands couturiers.Exigence, précision dans le coupé, fluidité dans la texture, mais avec le maintien nécessaire au plein épanouissement fruité.Classe.1 LA PRIMEUR EN BLANC LVIasianco 2010, LVIasi, Vénitie (16,95 $-10439404) Le brillant œnologue Andrea Dal Cin assemble ici 75 % de pinot grigio avec le verduzzo préalabTement passerillé puis fermenté en fut neuf, pour offrir ce blanc sec intrigant, parfumé, rond, léger, de belle sapidité, idéal sur le prosciutto melon ou les moules au safran.1 LA PRIMEUR EN ROUGE n Ducale 2007, Ruffino, Toscane (18,95 $-11133204) Vous connaissez le classique Ducale Réserva 2007 (24,95 $ -045195), rarchét5q)e même du chianti; optez maintenant pour un autre membre de la famille où s’ajoutent merlot et syrah pour un vin souple, frais, au fruité plein, savoureux, festif mais non dénué de caractère.1 H Le vin gagne à (_) séjourner en carafe.fff! fff fff L’EMOTION Château Lousteauneuf 2008, Mé-doc (23,80 $-913368) Il y a de ces moments où l’on revient aux sources, là où fraîcheur, élégance et équilibre donnent le ton le plus naturellement du monde.On revient à Bordeaux, en Médoc, avec ce Lousteauneuf toujours prêt à livrer le fruité bien élevé, doucement épicé.Un régal.1 fff Angelo Gaja: encore et toujours sur le ring! Jean Aubry Q uinze petites minutes publiques pour résumer une philosophie de vie inspirée des 50 dernières années à fouler le plancher des vaches et plus particulièrement celui du vignoble?Mais vous n’y pensez pas! C’est pourtant le défi qu’imposait il y a peu le magazine étasunien Wine Spectator au bouillonnant Angelo Gaja, rencontré chez lui, à Barbaresco, trois semaines avant cette conférence dont le contenu était tout récemment livré à New York.Pour tout dire, le plus célèbre des Piémon-tais se retrouvait dans de sales draps.Mais bas-tal L’homme qui entrait au domaine familial dès 1961, au côté de son père Giovanni, avait relevé bien d’autres défis jusque-là et n’était pas du type à se dégonfler.Les nombreuses personnes qui l’ont déjà rencontré savent très bien de quoi je parle.Les mêmes dimensions depuis 1988 «Avec l’attitude néoprohibitionniste montante, il faut répéter haut et fort que l’alcool issu de la fermentation du vin était présent bien avant celui généré par la distillation, qui, elle, est non seulement plus récente mais aussi plus “artificielle”.Le résultat est que vin et alcool fort se retrouvent aujourd’hui dans le même panier», lancera Gaja en début de visite, tel un boxeur au réchauffement, avant de poursuivre, les gants bien vissés aux poignets; «Il y a environ 35 000 producteurs de vins en Italie, dont 27 000 peuvent être considérés comme des artisans.Ces derniers doivent avoir la liberté de produire, de produire en toute liberté pour, au final, livrer un vin original.Que se passe-t-il alors si le goût original livré par ce même vin est boudé par le public?L’artisan doit changer, et s’il change, il perd son originalité!» La maison piémontaise qui produit 350 000 bouteilles par an a su conserver les mêmes dimensions depuis 1988, et cela, malgré de (très) fortes pressions du marché.C’est qu’Angelo Gaja tient farouchement à son originalité.«Autrefois simple boisson alimentaire, le vin est devenu un produit de luxe.Le luxe?Eh bien, il commence là où cesse la nécessité», de renchérir le pugiliste, visiblement bien à l’aise dans le ring où pas même un seul de notre petit groupe de journalistes n’avait la possibilité de décrocher la moindre question.Faut dire que le vin du monsieur n’est pas donné.C’est même un luxe.Mais aussi, en quelque sorte, une nécessité pour bien saisir le niveau d’une production peaufinée dans le moindre détail et qui élève la sphère végétale — comme d’autres la peinture, la musique ou encore le théâtre — au rang des beaux-arts.Son instrument à lui?Le nebbiolo.Un cépage fougueux, rageur, intempestif, qui lui colle à la peau comme un gant au poignet et dont il a appris à mesurer la «détente» au fil des nombreux millésimes dans ses bar-barescos, barolos et autres langhe rossos.Des styles racés qui ne sont pas sans évoquer l’habile jeu de jambes du boxeur dans le ring.«Pour la comparaison, je dirais que le cabernet sauvignon est à John Wayne ce que le nebbiolo est à Marcello Mastroiani», appliquera, dans un dernier jab, l’intarissable personnage, nous laissant sur le carreau mais aussi sous le charme de celui qui ne résisterait pas à son tour à celui de Sophia Loren.C’est que Gaja est aussi galant.Béni di Batasiolo : la mosaïque piémontaise C’est en 1978 que les cinq frères Dogliani font l’acquisition d’une large propriété à La Morra, comprenant elle-même sept autres fermes et plus de 120 hectares de vignobles en production.Enorme.VOIR PAGE B 7 VINS '•P JEAN AUBRY Angelo Gaja Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesamionces@ledevoir.com AVIS DE DECES VISITES LIBRES VISITES LIBRES VISITES LIBRES VISITES LIBRES VISITES LIBRES '• • •, i»i Dimanche L=,visites libres «hàwh du week-end AHUNTSIC 1450 BOUL.GOUIN OUEST.Magnifique propriété centenaire (1875) en pierres taillées sur les quatre faœs et unique en son genre, ayant gardé son cachet d’antan mais offrant le confort moderne.3 c.c., 1 1/2 s.de b.Grande cour, arbres matures.Nombreuses rénovations (cuis., s.de b., s.de lav., etc.) PL de plus de 9’ au r.de c.Foyer au bois dans le salon.Murs de pierres dans salon et cuisine.Puits de lumière.Sous-sol fini.Garage + 3 stat.ext.749 000 $ duproprio.coni/253466 514745-1037 LOTBINIERE 7576 RTE MARIE-VICTORIN.Une des plus belles centenaires de Lotbmière, avec vue et bordée au fleuve, entièrement rénovée, planchers en pin, plafond de 9\ moulures de bois, 4 càc dont une pièces sur pièces avec toit cathédrale, 2 s/bams, sous-sol de 6* et plus avec fenêtres.Terrain de plus de 60,000 p.c., 2 jardins, ancien grand hangar.Une beauté ! 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EOLIE 2286, chemin du Fleuve Saint-Romuald, ® 418 834-8333 Ce reste sympathique est situé à quelques kilomètres du centre-ville de Lévis.11 est ouvert du mardi au samedi, et seulement les jeudi, vendredi et samedi soir.Le chef propriétaire apprête des coupes de bœuf AAA du canard, du bison, divers poissons, des pâtes et des salades selon l’arrivage et l’inspiration.L’ambiance est chaleiueuse et les portions sont généreuses.Cuisine française.CAFE LA MOSAÏQUE 15, rue Saint-Louis Lévis,® 418835-3000 Poiu joindre l’utile à l’agréable, le café La Mosaïque, situé dans le Vieux-Lévis, offre un choix de repas légers: soupe du jour, divers paninis, salades variées, pâtisseries et cafés pression.Cette entreprise d’économie sociale est aussi un lieu de rencontre et d’activités culturelles et communautaires.Les profits sont redistribués auprès d’organismes communautaires de la région.L’Escalier-sur-Fleuve Ma rtin Fournier Lévis — Lévis célèbre un triple anniversaire cette année: le 375® de la création de la seigneurie de Lauzon, le 150® de la fondation de la ville et le 10® de la nouvelle grande ville fusionnée.Les activités seront particulièrement intenses durant l’été.La question se pose donc: où manger à Lévis lorsqu’on viendra participer à la fête?Parmi les restaurants qui se démarquenti on compte notamment L’Escalier, sympathique établissement situé en bordure du fleuve, à deux pas des traversiers qui font la navette entre Québec et Lévis.L’Escalier, établi au même endroit depuis 1984, offre un menu varié à la fois simple et raffiné, et ce, à prix abordable, en plus d’une vue exceptionnelle sur le Vieux-Québec, entre autres à partir de sa terrasse siuélevée.Certes, l’édifice où loge le restaurant ne paie guère de mine, mais dès qu’on en franchit le seuil, on se sent bien.La salle à manger se trouve à l’étage, ainsi que la grande terrasse.Toutes deux sont aménagées sobrement.L’accueil et le service, chaleureux et professionnels, sont également simples et sans fiafia.Le choix des plats Des tables d’hôte quotidiennes présentées siu ardoise complètent le menu régulier.Le soir de notre visite, le chef proposait un choix de potages à la verdurette et pommes, ou encore au chou-fleur et poireau.L’entrée se composait d’une terrine de porc et foie de poulet et de rillettes au porc.Le choix des plats principaux allait des linguines au poulet à la dijonnaise jusqu’à l’escalope de veau sauce Marsala, en passant par le filet de bœuf sauce au bleu, le pavé de saumon sauce au poiré et l’escalope de volaille (poulet) fourrée au fromage brie.Le tout pour un prix variant A MARTIN FOURNIER Au restaurant L’Escalier de Lévis, on peut déguster un très bon repas à prix raisonnable, ou choisir d’y manger sur le pouce pour savourer le plaisir d’une vue exceptionnelle sur Québec et sur le Saint-Laurent entre 29 $ et 33 $, incluant dessert et breuvage.Le menu régulier, lui, comprend d’économiques assiettes sur le pouce de type burger, croque-monsieur ou saucisse, ainsi que des salades niçoise.césar et autres, des pâtes classiques — carbonara, primave-ra, au pesto, sauce tomate ou sauce bolognaise — et d’appétissants plats principaux comme une escalope de porc à l’abricoL un duo mignon et cre- vettes, un poulet sauté à l’asiatique, un filet de truite ou un magret de canard.La carte des vins est peu abondante mais très bien choisie, avec une vingtaine de rouges et une douzaine de VINS SUITE DE LA PAGE B 6 L’achat est judicieux puisqu’il permet alors à la famille, dont le consciencieux Qreste Dogliani, œnologue de formation, et son frère Eiorenzo, directeur général de la maison, de consolider une mosaïque parmi les plus prestigieux terroirs de Barolo.Parmi ceux-ci, par exemple, du côté de Barolo seulement, que ce soit du côté de Monfor-te, de Serralunga ou de La Mor-ra, citons les crus Bofani, Bos-careto, Cerequio ou encore La Corda della Briccolina.Des perles qui, telles celles qui s’enfilent au collier du terroir de Bourgogne, font briller le nebbiolo local en fonction d’expositions, d’altitudes et de compositions privilégiées de sous-sols pour en tirer des vins modernes, vivaces et particulièrement civilisés.C’est tout ça, Batasiolo.J’ai d’ailleurs été impressionné, sur place, par le sérieux mais aussi la flexibilité d’une équipe familiale toujours prête à innover.Innover, oui, mais avec intelligence, logique et discernement.Saisir l’essence d’un lieu-dit, d’une parcelle ou d’un cru est une chose, en faire jaillir l’essence tout en respectant les personnalités affirmées des barberas, dolcettos et autres neb-biolos en est une autre.D’abord, le fruit, clair, net, à l’optimum de sa maturité; la vinification ensuite, jamais contrariante, facilitant plutôt une li- bération de tanins mûrs comme c’est le cas par exemple du redoutable nebbiolo, assemblage multiparcellaire enfin, comme pour le superbe Barolo Bofani 2005 qui gagne ainsi en détail, en profondeur.Rien de tapageur, seulement la justesse, la précision.Le blanc sec Gavi di Gavi 2008 (16,20 $ - 10388109 -***,1) est peut-être en rupture de stock mais sa version 2010, attendue, fait penser par son élégance mais aussi par son «épaisseur» toute minérale à un bon chablis.Imbattable à ce prix.En rouge, initiez-vous avec le Langhe 2008 (16,20 $ -611251 - **1/2,1) à la mâche fruitée fine et énergique, idéal sur les rondelles de saucissons, puis poursuivez sur le Barolo 2006 qui, à 26,90 $ (10856777 - ***, 1), est non seulement une excellente affaire mais donne le ton, en raison du multiassemblage de cuvées qui le composent, à ce que peut prétendre être un barolo classique.Risoto, veau de lait en croûte et autres viandes fines, mais surtout larges verres pour en exalter les parfums.Potentiel de vieillissement du vin: 1, moins de cinq ans; 2, entre six et dix ans; 3, dix ans et plus.©: le vin gagne à séjourner en carafe.Jean Aubry est l’auteur du Guide Aubry 2010 - Les 100 meilleurs vins à moins de 25 $.—étéa^ Mê!^ Val d’Or Sept-lles 11/7^ Lever du soleil: 5h08 Coucher du soleil: 20h37 Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Aujourd-I 20 Ensoleillé.^ Baie-Comeau 11/ Saguenay 18/6 Quebec 1 ft/7 Trois-Rivières 19/8 Snerbrooke 16 Montreal Gatineau Demain Sol 15/10 Plu 12/3 Pu 13/9 Pu 13/9 Plu 13/7 Ave 15/8 Sol 22/14 Ave 24/15 Ave 16/9 Sol 20/12 Sol 19/11 Ave 20/7 Le Monde Londres Los Angeles Mexico New York Paris Tokyo ©MétéoMédia 2011 Auj.Demain Sol 21/12 Var 21/12 Var 20/13 Sol 18/13 Sol 24/9 Sol 24/12 Var 25/13 Sol 25/18 Sol 23/12 Nua 26/17 Sol 22/19 Sol 23/19 Ce soir Demain 21/14 Passages nuageux.pimajmh% 20/14 , , Possibili^^ou âges, pdp 60%.Lundi 21/14 , ^ Averses SÈBes, pdp 40%.Québec 18 Passages^V^ nuageux.7 ^ Ciel dégagS^ Gatineau Aujourd-huL., Ce soir 22 EnsoleilléfhT^ 8 GénéralernSPj dégagé.Demain Dimanch 18/11 Passages nuageux Cie variabte Demain Dimanch 22/13 ^ Averses «tes, pdp 40% 22/13 Possibilif^îir-ages, pdp 60%.Lundi 19/12 Averses iffil&s, pdp 40%, Lundi ., 22/12 Ciel varfible®-^ C’EST COMME AVOIR UN MÉTÉOROLOGUE DANS VOTRE POCHE.Obtenez la météo pour emporter avec meteomedîo.com Météo Média blancs ou rosés, dans une gamme de prix de 24 $ à 70 $.A noter , l’offre complémentaire de neuf sélections de vin en demi-bouteille, plutôt exceptionelle.Nous optons pour un repas complet en table d’hôte et commandons un vin australien qui s’avérera très agréable: un rouge Clancy’s 2008, assemblage de merlot, shiraz et cabernet sauvignon, qui nous est servi aussitôt.Nos entrées suivent sans tarder, joliment présentées.Nous apprécions les saveurs de porc et de foie de poulet de la terrine qui se marient fort bien et gagnent ainsi en finesse et en profondeur.De leur côté, les rillettes de porc douces et moelleuses s’harmonisent très bien avec les carottes et oignons confits servis en accompagnemenfi qui ajoutent une touche de fraî-cheiu à l’ensemble.Nous partageons ensuite sans vergogne nos deux délicieux potages, siutout que l’ambiance très décontractée se prête à merveille à cet échange informel entre nous.Le potage à la verdurette et pommes est particulièrement réussi: mariage très original et équilibré du fruité-sucré de la pomme avec les douces saveurs légèrement âcres des verdures de jardin.Le potage de chou-fleur et poireau, d’une belle consistance onctueuse, est également bien réussi et correspond à la saveur classique attendue.Tables avec vue Tout en dégustant notre repas, nous jetons souvent un coup d’œil par les grandes fenêtres qui donnent sur Québec et le fleuve scintillant, tant le paysage est séduisant.Nous portons aussi attention aux chansons francophones qu’on diffuse exclusivement ici, dont certaines bercent de bons souvenirs.La serveuse d’expérience, gentille et attentionnée, contribue à notre agrément.Arrivent nos plats principaux qui sont appétissants, accompagnés d’une belle variété de légumes encore croustillants: brocoli, pois mange-tout, haricot, poivron rouge et vert, carotte, coiugette et oignon.Le filet de bœuf de ma compagne est cuit exactement comme elle l’aime, bien saisi sur le grill et nappé d’une sauce crémeuse au goût très net de fromage bleu.Très satisfaisant.Mon saumon est également cuit à point, mais le goût de grillé (on a terminé sa cuisson siu le grill) est un peu trop présent et masque la saveiu délicate du poisson.La sauce à la poire manque également de caractère et de finesse, sqns pourtant être désagréable.À l’étape du dessert, ma compagne démissionne tant elle s’est régalée des plats précédents.Quant à moi, je profite d’un délicieux gâteau au fromage maison dont l’équilibre riche/léger est particulièrement réussi, voire étonnant, tant l’impression simultanée de fraîcheur et d’onctuosité perdure de la première à la dernière bouchée.Le savoureux coulis de fraise qui l’accompagne y est sûrement pour quelque chose.Une tisane régulière complète notre repas.Certes, L’Escalier ne figure pas parmi les meilleures tables de la région de Québec et il n’en a pas la prétention.Mais on peut y déguster un très bon repas à prix raisonnable, ou choisir d’y manger sur le pouce pour savourer le plaisir d’une vue exceptionnelle sur Québec et sur le fleuve.Plus: un très bon rapport qualité-prix dans une ambiance décontractée.Moins: une salle à manger plutôt dépouillée.Notre repas avec taxes: 113 $.Restaurant L’Escalier, 6120, rue Saint-Laurenf Lévis, ® 418 835-1865.Collaborateur du Devoir MOTS CROISÉS 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.Liste des lauréats -Prénom féminin.2.Début.3.Un des quatre points cardinaux -Piémontais.4.Publié - Gueule.5.S'amuser - Allure.6.Catapulte romaine -Fin.7.Se dit d'une neige dangereuse - Inscrites.8.Variétés de vigne.9.Marque la réticence -Mammifère puant.10.Toiles imperméables -Boule-de-neige.11.Nonchalant -Déborde.12.Doigt de pied -Ouvertures d'un violon.VERTICALEMENT 1.Rêveur lunaire et pathétique - Cercle lumineux.2.Divisions de siècle -Transmettre.3.De côté.4.Actionné - Collège -Patronne.5.Intervenir - Permettait au roi de voyager.6.Brille - Assaisonnement.7.Muse de la Poésie -Du verbe naître.8.Arbre au bois précieux - Permet d'examiner l'intérieur de l'oreille.9.Billet d'admission -Ceintures nippones.10.Attacher - Groupées.11.Travestisme - Ville de France.12.Partie d'un panier -Attendus.SlOlNiN ElR SiM ElRlElT RiElT ElMiE 1663 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO B 8 LE DEVOIR LE VENDREDI 3 JUIN 2011 Le corset du Richelieu Après avoir légalisé après coup pendant des décennies l’occupation illégale des berges publiques en périphérie des villes et même après avoir convenu formellement avec Ottawa dans une entente fédérale-provinciale, dûment signée en 1976, qu’on n’indemniserait plus les victimes d’inondation installées dans les plaines inondables, Québec a néanmoins réussi à leur verser des indemnisations totalisant 280 millions entre 1974 et 2004.Et c’est sans compter les multiples dérogations que les deux gouvernements ont consenties par la suite dans les , plaines inondables aux gros promoteurs, lesquelles s’ajoutent à plusieurs constructions et équipements privés sur lesquels villes et gouvernements ont fermé les yeux.Ce chiffre étonnant de 280 millions, obtenu par Le Devoir en vertu de la Loi sur l’accès à l’information dans un mémoire adressé au Conseil des ministres en 2005 par l’ancien ministre de l’Environnement Thomas Mulcair, démontre à quel point l’incurie des élus municipaux a continué de faciliter l’occupation des plaines inondables.Et tout ça, parce que les nouveaux bâtiments rapportent de nouvelles taxes aux coffres municipaux en refilant la note des mauvaises surprises à l’ensemble des contribuables.Les inondations en cours en Montérégie ajoutent une nouvelle dimension à cette occupation systématique et chronique des plaines inondables.En effet, on entend de plus en plps de personnes du côté des Etats-Unis comme au Québec réclamer qu’on creuse tout simplement le Richelieu pour augmenter sa capacité d’évacuation.En somme, continuons d’étrangler le passage de l’eau par des routes et des habitations, quitte à détruire l’écosystème de ces cours d’eau.Voilà une approche digne de la philosophie des corsets imposée aux dames au XIX® siècle.Il aura fallu des visionnaires comme Coco Chanel pour libérer les corps avec des vêtements plus respectueux des formes et de la liberté de mouvement.Où est notre Coco Chanel qui enlèvera les corsets qui étranglent nos cours d’eau?C’est en tout cas ce qu’a recommandé en toutes lettres la commission Nicolet dans son rapport sur le «déluge» du Saguenay de juillet 1996.En réduisant le lit naturel des cours d’eau par une occupation humaine à courte vue, le corset s’est resserré et quand le coup d’eau exceptionnel arrive, on crie au coup du Destin qu’on a provoqué! Même les Pays-Bas, les spécialistes de l’endiguement, conviennent maintenant que c’est une bataille perdue d’avance.Ils ont Louis-Gilles Francœur commencé à élargir leurs embouchures et à sortir progressivement les maisons dans certaines plaines inondables.Nous avons deux sortes de plaines inondables au Québec, celle à récurrence 0-20 ans et celle à récurrence 0-100 ans.Elles sont délimitées statistiquement par le fait que leur limite amont correspond au niveau d’eau le plus haut susceptible d’être atteint une fois en 20 ans pour la première, et une fois en 100 ans pour la seconde.Dans son mémoire au Conseil des ministres en 2005, Thomas Mulcair proposait de remplacer l’entente fédérale-pro-vinciale de 1976 par un ensemble de règles inscrites dans une politique québécoise refondue de protection des rives, des berges, du littoral et des plaines inondables.Selon ces règles, aucune municipalité ne peut désormais autoriser de nouvelles construction dans la plaine 0-20 ans et elles doivent exiger une immunisation des bâtiments situés dans la zone 0-100 ans.La nouvelle règle, similaire à l’ancienne d’ailleurs peu respectée, précise qu’aucune victime ne sera indemnisée dans la zone 0-20 ans.C’est de la manière de contourner cette règle une nouvelle fois qu’élus et hauts fonctionnaires ont débattu derrière des portes closes cette semaine à Saint-J ean-sur-Richelieu.La politique de protection des plaines inondables de 2005 prévoit en outre que les municipalités devraient accoucher de programmes d’immunisation des bâtiments et résidences déjà installés dans la zone 0-20 ans.On immunise un bâtiment soit en le haussant au sommet d’un talus ou en le déposant sur un nouveau solage imperméable et sans ouverture.Mais dans la bonne logique de nos politiques publiques, on pense à investir dans ce type de prévention quand on se retrouve les pieds dans les plats.Ou dans l’eau! Les indemnisations promises par Québec vont en réalité nous coûter deux factures, car il faudra immuniser après avoir indemnisé! Quant au creusage des cours d’eau, il s’agit d’une logique d’un autre siècle qui a permis de tuer plusieurs grands écosystèmes fluviaux d’Europe.Il faut d’urgence remiser au musée ces idées et plutôt accepter enfin que les cours d’eau, comme les écosystèmes, trouvent eux-mêmes leur équilibre avec les berges si on leur laisse la place que cet ajustement naturel, mais viable, exige.Après 50 ans de gestion environnementale, il serait temps de réaliser que c’est aux humains de s’ajuster à la nature et non l’inverse, comme le veut la vieille logique de développement pas endurable.Sudoku par Fabien Savary 2 8 3 5 1 2 6 7 7 9 1 4 9 2 8 3 6 1 2 5 7 5 3 6 Niveau de difficulté ¦ MOYEN Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3 1787 Solution du dernier numéro 2 1 4 9 8 6 5 7 3 5 8 6 4 7 3 2 1 9 9 3 7 2 1 5 8 6 4 6 7 3 1 2 4 9 5 8 1 9 5 7 3 8 6 4 2 4 2 8 6 5 9 1 3 7 7 6 9 8 4 1 3 2 5 3 4 1 5 9 2 7 8 6 8 5 2 3 6 7 4 9 1 1786 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com WEEK-END SPORTS CHARLES PLATIAU REUTERS Li Na a défait Maria Sharapova en demi-finales, ce qui l’amène à la finale des Internationaux de France.Internationaux de France Li Na et Francesca Schiavone s’affronteront en finale BENOIT TESSIER REUTERS Francesca Schiavone a vaincu Marion Bartoli pour accéder à la finale.Paris — Li Na est de retour dans la finale d’un tournoi du Grand Chelem.La Chinoise a atteint le match ultime d’une deuxième épreuve majeure d’affilée, hier, quand elle a défait Maria Sharapova 6-4, 7-5 en demi-finales des Internationaux de France.La finaliste des Internationaux d’Australie, qui est devenue la première Chinoise à disputer la finale d’un tournoi du Grand Chelem cette année à Melbourne, a été en mesure d’atteindre pratiquement toutes les balles que Sharapova lui offrait sur le court Philippe-Chatrier.«Sans doute qu’on a montré le match en Chine, alors.peut-être que des enfants Vont vu, et qu’ils pensent qu’ils pourront faire la même chose un jour — ou même encore mieux», a indiqué li.Li affrontera la tenante du titre, Francesca Schiavone, à l’occasion de la finale de demain.Cette dernière, la cinquième tête de série du tournoi qui est devenue l’an dernier la première femme italienne à remporter un titre du Grand Chelem en simple, a vaincu la Française Marion Bartoli (n°.11) 6-3, 6-3 dans l’autre demi-finale.L’âge combiné des deux finalistes s’élève à 60 ans et 79 jours.Il s’agit du total le plus élevé dans une finale du Grand Chelem depuis Wimbledon en 1998, quand Jana Novotna avait battu Nathalie Tauziat.«Les années peuvent aider beaucoup, a déclaré Schiavone, 30 ans.Comme je l’ai dit il y a quelques jours, c’est comme le bon vin.C’est bien mieux d’en garder un peu dans la bouteille.» Le vent a encore été un facteur à Roland-Garros et Sharapova en a souffert au service.La Russe septième tête de série a commis 10 doubles fautes, dont une à l’occasion d’un point de match à ses dépens.«Elle a un service puissant, abrs je priais pour qu’elle commette une double faute pour que je puisse l’emporter, a raconté U.Jamais je n’aurais cru pouvoir me rendre jusqu’en finale des Internationaux de France.Je souhaite franchir une étape de plus samedi.» Li a complété le match avec 24 coups gagnants, deux fois plus que Sharapova, en plus de résister à huit des onze points de bris auxquels elle a fait face.Contre Schiavone en finale, la Chinoise affrontera une joueuse mieux adaptée à la terre battue.Et aussi, qui est devenue la première femme de plus de 30 ans à remporter un tournoi du Grand Chelem depuis que Martina Navratilova s’était imposée à Wimbledon, en 1990, à l’âge de 33 ans.«Plus jeune, j’ai rêvé à ce tournoi, alors peut-être que cela vient de cette époque, a dit Schiavone de ses récents succès à Roland-Garros.Quand je viens ici, je ressens quelque chose de spécial.» Schiavone a remporté les quatre dernières parties de son match et mis fin au duel en réussissant le bris de service sans accorder un seul point à son opposante.Elle a ensuite frotté la terre battue de la main avant de l’embrasser.Associated Press HOCKEY Finale Vancouverc Boston (Vancouver mene la serie 1-0) Demain Boston a Vancouver 20h Lundi Vancouver a Boston 20h Mercredi Vancouver a Boston 20h Sixième finale à Roland-Garros pour le Canadien Daniel Nestor Le Torontois Daniel Nestor et son partenaire Max Mir-nyi ont atteint la finale du double aux Internationaux de France après avoir défait le Serbe Nenad Zimonjic et le Français Michael Llodra 7-6 (7-4), 7-6 (7-5).Nestor a remporté le tournoi de double à Roland-Garros l’an dernier aux côtés de Zimonjic, avant que le duo se sépare à la fin de 2010.La victoire du Canadien de 38 ans, hier, lui permet de se retrouver en finale du tournoi français pour la sixième fois de sa carrière.«C’est surprenant de voir un Canadien jouer si bien sur terre battue, a reconnu Nestor.Mais j’aime jouer ici.Je suis un gars qui ne bouge pas très vite, alors la surface plus lente me donne plus de temps pour pré- parer mon deuxième coup.» Nestor et son partenaire bé-larusse affronteront en finale le duo composé du Colombien Juan Sebastian Cabal et de l’Argentin Eduardo Schwank.Celui-ci a surpris les favoris américains Mike et Bob Bryan 7-6 (4), 6-3 dans l’autre match des (iemi-finales.Associated Press Un joueur des Canucks affamé de victoires Vancouver — L’attaquant des Canucks de Vancouver Alexandre Burrows ne sera pas suspendu même s’il a apparemment mordu le doigt de Patrice Bergeron lors d’une escarmouche avec le joueur des Bruins de Boston.«Après avoir revu l’incident et discuté avec les officiels sur la patinoire, je ne suis pas en mesure de prouver de façon concluante qu’Alexandre Burrows a intentionnellement mordu le doigt de Patrice Bergeron», a indiqué par communiqué le vice-président aux opérations hockey de la LNH, Mike Murphy.L’incident est survenu à la fin de la première période.Les Canucks ont remporté la rencontre 1-0, grâce au but marqué par Raffi Torres avec 18,5 secondes à jouer au troisième engagement.L’incident a eu lieu derrière le filet des Bruins.Les reprises semblent clairement montrer Burrows mordant le doigt de Bergeron alors que ce dernier tentait de passer le gant au visage de l’attaquant des Canucks.Alain Vigneault.l’entraineur-chef des Canucks, a déclaré qu’il n’a jamais été inquiet de perdre les services de Burrows.«Je n’y ai pas prêté beaucoup d’attention.Personne de la direction de rééquipé ou du circuit ne m’en a parlé aujourd’hui.» La Presse canadienne 5590 LE DEVOIR, LE VENDREDI 3 JUIN 2011 B 9 LE MONDI Mitt Romney lance sa campagne L’ancien gouverneur républicain du Massachusetts rejoint dans l’arène Newt Gingritch et Tim Pawlenty, mais on ignore toujours les intentions de Sarah Palin Stratham — Le républicain Mitt Romney s’est formellement lancé hier dans l’aréne pour la course à la présidentielle de 2012 face au président Barack Obama, ce qui pourrait redonner un peu de tonus au camp républicain où le manque d’enthousiasme domine.Mitt Romney, 64 ans, ex-gouverneur du Massachusetts, a mis en avant, dans une vidéo, ses succès en tant qu’homme d’affaires.Il a insisté sur l’économie, critiquant vigoureusement le bilan du président Obama, à un moment où le pays se remet encore d’une grave crise financière.M.Romney a affirmé que la politique économique du président Obama a «échoué» ef il s’est engagé à réduire le déficit colossal des Etats-Unis pour ne pas transmettre à la prochaine génération «une facture».«Quand U a pris ses fonctions, l’économie était en récession et U l’a rendue pire», a-t-il lancé, en annonçant sa candidature à l’investiture républicaine.Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a réagi en défendant le bilan de M.Obama et les «14 mois d’affilée de créations d’emploi dans le secteur privé».A l’heure où les nouveaux médias jouent un rôle croissant dans la politique, M.Romney a annoncé sa candidature en direct sur sa page Facebook.Son annonce était diffusée depuis une ferme de Sfratham, dans le New Hampshire, un Etat traditionnellement clé pour les primaires américaines.En termes de politique étrangère, il a également critiqué la politique de M.Obama envers Israël, assurant que ce dqrnier voyait — comme les pays européens — l’État hébreu avec «suspicion».Il a toutefois reconnu que le président avait pris la bonne décision concernant l’opération commando dans laquelle Oussama ben Laden a été abattu au Pakistan.Sondages A défaut de candidats sortant du lot dans le camp républicain, M.Romney est en tête dans les sondages.Il est déjà connu du grand public pour avoir tenté une première candidature à l’investiture républicaine en 2008.A l’époque, il avait échoué de peu face au sénateur John McCain.Selon un récent sondage Gallup, l’homme d’af- BRIAN SNYDER REUTERS Mitt Romney a pris la parole dans une ferme du New Hampshire.faites obtient 17 % d’intentions de vote chez les républicains, juste devant la figure de proue des ul-traconservateurs Sarah Palin (15 %).Mais ces chiffres très faibles soulignent le manque d’entrain dans le camp républicain.S’il est en position de favori dans les sondages, M.Romney devra affronter des vents contraires.Sa réforme de la couverture santé en tant que gouverneur ressemble fort à celle du président Obama, un talon d’achille pour un candidat conservateur.En outre, mormon, il pourrait avoir du mal à s’imposer dans le camp républicain où d’autres valeurs chrétiennes dominent De leur côté, les démocrates ont déjà entamé un puissant tir de barrage sur le candidat Romney.Le parti du président Obama insiste sur les changements de positions du républicain, à tel point que les démocrates du New Hampshire l’ont surnommé «Flipping Mitt» («Mitt la girouette») hier dans un communiqué.M.Romney rejoint dans l’arène républicaine l’ex-chef de file de la droite dans les années 1990 Newt Gingrich, l’ancien gouverneur du Minnesota Tim Pawlenty ou encore l’homme d’affaires noir Herman Gain.D’autres candidats doivent encore se prononcer comme Sarah Palin, sa rivale ultraconservatrice Michelle Bachmann ou encore l’ex-ambassadeur américain en Chine Jon Huntsman.Agence France-Presse Une commission recommande de légaliser le cannabis Washington — Une commission internationale dresse un constat d’échec de la lutte contre le trafic de drogue et suggère aux gouvernements d’envisager la légalisation du cannabis pour mettre à mal le crime organisé.Dans son rapport publié hier, la Commission mondiale sur la politique des drogues met en avant de nouvelles stratégies pour lutter contre la consommation de drogue et les trafiquants.«La guerre mondiale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les individus et les sociétés du monde entier», écrit la commmission formée de 19 membres, dont plusieurs anciens chefs d’État sud-américains, l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan ou encore l’homme d’affaires britannique Richard Branson.Ils recommandent notamment d’arrêter de criminaliser les consommateurs qui ne gênent pas la société et de leur proposer plutôt des traitements pour lutter contre leur addiction.Ils encouragent les gouvernements à étudier la légalisation du cannabis et pourquoi pas d’autres drogues «pour contrarier le pouvoir du crime organisé et protéger la santé et la sécurité de leurs citoyens».Les initiatives pour décriminaliser n’ont pas conduit à une augmentation significative de l’usage de drogues, relèvent-ils.La commission suggEre encore aux gouvernements de se concentrer sur la lutte contre le crime organisé, la répression des producteurs, des trafiquants et des consommateurs ayant «clairement échoué à limiter l’offre et la consommation».L’argent dépensé pour incarcérer les petits trafiquants et les consommateurs pourrait être mieux dépensé en tentant de réduire la demande et de soigner les personnes dépendantes.Le rapport peut être consulté en anglais ou en espagnol à l’adresse suivante: http://www.gl balcommissionondrugs.org/Report Reuters REUTERS BRESIL Dilma Roussef veut éliminer la misere YANA MARULL Brasilia — La présidente brésilienne Dilma Rousseff a lancé jeudi son programme «Brésil sans misère», une promesse de campagne visant à éradiquer la pauvreté extrême qui touche encore seize millions de Brésiliens.«La lutte contre la pauvreté est un devoir de l’État et une tâche de tous les Brésiliens.Nous ne pouvons oublier que le défi le plus difficile à relever, le problème le plus grand et le plus angoissant de ce pays est d’avoir une pauvreté chronique installée», a déclaré la présidente en lançant son projet au Palais du Planalto, siège du gouvernement Ce programme est la suite des politiques sociales mises en place par son prédécesseur, Luiz Inacio Lula da Silva, au cours de ses huit années de mandat Ces politiques ont aidé 28 millions de Brésiliens à sortir de la misère et 36 millions à intégrer la classe moyenne qui stimule l’économie du pays, selon les chiffres officiels.«Nous avons fait beaucoup de progrès pour devenir une société plus juste, mais on en est encore loin.Seize millions de Brésiliens vivent avec moins de 70 reais (43 dollars) par mois, dans des conditions précaires», a souligné la ministre du Développement social et de la Lutte contre la faim, Tereza Campello.«Nous voulons leur assurer un revenu, l’accès aux services publics, l’éducation, la santé, des conditions de vie dignes.L’État a l’obligation d’aller où se trouvent ces pauvres», a ajouté la ministre.Dans un pays connu comme étant un champion des inégalités sociales, 71 % des Brésiliens qui sont dans la misère sont noirs.La moitié de ces pauvres ont moins de 19 ans et près de 60% vivent dans le nord-est du pays.Le Brésil a crée depuis la fin des années 1990 un programme social de transfert de revenus baptisé «Bourse Famille» qui distribue des allocations à 13 millions de familles pauvres.En REUTERS Roussel Dilma contrepartie, ces familles s’engagent à envoyer leurs enfants à l’école.Ce programme «Boisa familia» (en portugais) est devenu un modèle dans de nombreux pays d’Afrique et d’Amérique latine.Dès son arrivée au pouvoir, Dilma Rousseff a augmenté de 20% les allocations de la Bourse Famille.Le programme «Brésil sans misère» lancé hier a pour but d’élargir la Bourse Famille en donnant aux familles très pauvres l’accès aux services publics, à l’éducation et la santé, au tout à l’égout et à l’électricité.Des techniciens feront un recensement des familles dans la pauvreté extrême avec des assistantes sociales dans tout le pays, a indiqué la ministre Campello.Le programme prévoit aussi des bénéfices à ceux qui protègent l’environnement Agence France-Presse Des centaines de migrants sont portés disparus au large de la Tunisie S fax — Enfre 200 et 270 migrants fuyant la Libye ont disparu hier au large des côtes tunisiennes et près de 600 autres ont pu être secourus, alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Italie à bord d’une embarcation qui a fait naufrage, ont annoncé jeudi les autorités tunisiennes.«Les portés disparus ont peu de chance d’être retrouvés vivants», a déclaré un militaire participant aux opérations de sauvetage depuis le port commercial de Sfax.Selon lui, «des équipes de l’armée sont retournées vers le chalutier pour chercher les corps qui pourraient se trouver à l’intérieur».«Les opérations de recherche des disparus n’ont pas commencé à cause des conditions météo», a quant à lui indiqué à l’AFP le lieutenant-colonel Ta-har Landoulsi, chef de la garde maritime à Sfax.La garde maritime et l’armée tunisiennes étaient engagées depuis mercredi dans des opérations de secours pour ramener à terre ces réfugiés africains et asiatiques, qui tentaient de rejoindre l’île italienne de Lampedusa à bord d’un chalutier.Leur embarcation était tombée en panne mardi à 20 miles (36 km) des îles tunisiennes de Kerken-nah (sud), mais de mauvaises conditions météo ont retardé les secours.Le bateau de pêche surchargé a finalement cha- viré sous le poids des passagers après des bousculades pour tenter de monter à bord des petits bateaux de sauvetage dépêchés par les autorités, selon l’agence officielle TAR Quelque 584 personnes ont pu être évacuées, d’après les autorités.Depuis la chute à la mi-janvier du président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali et l’insurrection en li-bye, l’Italie est aux prisesd avec un afflux exceptionnel d’immigrants.Des milliers de clandestins tunisiens, à la recherche d’un travail en Europe, et de réfugiés fuyant la guerre en Libye, affluent ces derniers mois sur la petite île de Lampedusa, située à mi-chemin entre la Sicile et la Tunisie.Selon la protection civile italienne, quelque 40 000 migrants dont environ 20 000 immigrés tunisiens sont arrivés depuis le début de l’année sur les côtes italiennes.Mais les naufrages de bateaux emportant ces clandestins, souvent surchargés, se produisent régulièrement ces derniers mois.Selon un bilan de l’ONU annoncé mardi, au moins 1200 personnes ayant tenté de fuir par bateau les violences en li-bye sont mortes ou portées disparues.Agence France-Presse L’opposition réclame le départ d’Al-Assad Damas — Des centaines d’opposants syriens réunis en Turquie se sont engagés hier à faire chuter le régime, alors que 15 civils ont été tués dans le centre du pays, le président Bachar al-Assad persistant à réprimer la révolte parallèlement à ses gestes d’apaisement Réunis depuis mercredi en congrès à Antalya (sud), les délégués de l’opposition ont exigé la «démission immédiate» de M.Assad dans une déclaration lue par les organisateurs et accueillie par une salve d’applaudissements.Dans cette déclaration, les militants ont aussi réclamé «la tenue d’élections parlementaires et présidentielle dans un délai qui ne dépassera pas un an» après la démission du président, et se sont engagés à faire leur possible «pour faire chuter le régime» syrien.Les participants à ce «Congrès pour un changement en Syrie», pour la plupart des opposants en exil, se sont en revanche opposés à «toute intervention étrangère», contrairement à la libye.«Tout doit être fait pour préserver l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie», a poursuivi la déclaration.Amnistie Bachar al-Assad, confronté à la plus grande menace contre son pouvoir depuis son accession à la présidence à la mort de son père, l’ex-président Hafez al-Assad, en 2000, alterne répression et annonce de réformes.En signe d’apaisement, il a annoncé mardi le lancement d’un «dialogue national» entre tous les courants politiques et proclamé une amnistie générale.Selon des militants, des centaines de prisonniers politiques ont été libérés, dont un ancien dirigeant d’un parti communiste interdit.Mahmoud Issa, et Abbas Abbas, un ancien prisonnier politique condamné en début d’année à sept ans de prison pour avoir «affaibli le moral de la nation».Mais les opposants réunis à Antalya ont rejeté l’ouverture du régime.«C’est Bachar al-Assad qui va avoir besoin d’amnistie car il a tué son peuple», a déclaré Moulhem al-Droubi, dirigeant des Frères musulmans, bête noire du régime.La communauté internationale, États-Unis et Union européenne en tête, fait pression sur Damas, à travers des sanctions, pour obtenir des réformes.La secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a regretté que la communauté internationale ne soit pas plus unie face à la répression en Syrie, visant sans le nommer le soutien russe à Damas ou l’absence d’«action forte» de la ligue arabe.Mme Clinton a aussi rappelé que le président Barack Obama avait donné à M.Assad le choix entre mener la transition politique et «s’en aller».Sur le terrain, 62 personnes sont tombées sous les balles des forces syriennes depuis dimanche, selon des militants des droits de l’Homme, en majorité dans la région de Homs (centre).Agence France-Presse YEMEN Les combattants tribaux se rapprochent de Sanaa HAMMOUD MOUNASSAR Sanaa — Des milliers de combattants tribaux ont tenté de marcher hier sur Sanaa pour prendre part aux affrontements entre les partisans de leur chef et ceux du président contesté Ali Abdallah Saleh, qui a jeté de nouvelles forces dans cette bataille ayant fait 63 morts en deux jours.Dans le même temps, des appels à manifester vendredi ont été lancés par les deux camps, en particulier à Sanaa et à Taëz, grande ville du sud-ouest où un sit-in permanent a été dispersé lundi par les forces de l’ordre au prix d’une cinquantaine de morts.Selon des dignitaires tribaux, les milliers de combattants venus des hauts plateaux prêter main-forte au puissant chef des tribus Hached, cheikh Sadek al-Ahmar, rallié à la contestation, face aux forces gouvernementales ont finalement renoncé à entrer dans la capitale.En route, ils se sont heurtés aux forces pro-Saleh à un barrage militaire à 15 km au nord de Sanaa, selon ces dignitaires.L’aviation a survolé à basse altitude ce rassemblement pour intimider les combattants armés, comme elle a franchi le mur du son au-dessus du village de cheikh al-Ahmar, Khamr, à 80 km au nord de Sanaa, selon des témoins.Pour la troisième nuit consécutive, des affrontements violents ont fait rage entre les hommes de cheikh Ahmar et les forces du président dans le quartier d’Al-Hassaba, dans le nord de Sanaa.M.Saleh a jeté dans la bataille ses «forces spéciales», bien entraînées et formées à la lutte antiterroriste, selon des témoins.D’après des sources hospitalières, seize personnes dont une fillette de sept ans ont été tuées avant l’aube, ce qui porte à 63 morts le bilan de deux jours de combats à Sanaa.La majorité des morts sont des combattants des deux bords.Agence France-Presse B 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 3 JUIN 2011 ZEITGEIST r PHOTOS METROPOLE EILMS Sur son «plateau» parisien, Woody Allen entouré de Marion Cotillard (Adriana), d’Alison Brody (Zelda Fitzgerald) et d’Owen Wilson (Gil), son alter ego psychologique dans Midnight in Paris, Chasser la névrose urbaine avec Woody i Josée Blanchette ^ un homme qui a déjà décrété Woody Allen n’a jamais eu peur, ni de la nostalgie, ni du déni, ni à minuit, ni à midi «sans joie, pas de malheur», on peut s’attendre à tout; à ce qu’il aime la pluie, à ce qu’il se vautre dans la nostalgie, à le voir tripatouiller ses névroses comme on se fouille les narines en attendant le feu rouge.«La nostalgie est du déni», fait-il dire à l’un de ses personnages dans sa 41® thérapie de groupe.Midnight in Paris.Et Woody AUen n’a jamais eu peur, ni de la nostalgie, ni du déni, ni à minuit, ni à midi.Si je me précipite à chacun de ses hlms, même les plus maüiahiles, c’est que j’espère toujours en ressortir guérie ou consolée (quand on se compare.).Une thérapie collective ne peut jamais être lisse comme le hitume et astiquée comme une Harley de haby-hoomer.Et on se passe le mot entre «clients»: «Un bon cru» ou «Un moins bon cru», comme des malades qui grimacent après leur remède ou qui viennent de découvrir que l’effet placebo existe vraiment.«Tu essaieras ça, paraît que ça fonctionne.» Chez Men, la magie «opère», comme on opère un cerveau.On s’attend à l’effet scalpel des réparties alleniennes.On veut du décapant, du cinglant, du saignant, de l’ironique enrobé d’hilarant pour éviter les brûlements d’estomac.Si l’humour est la politesse du désespoir, dans le cas d’Men il est la politesse de l’angoisse.Elle est bien enracinée et n’importe quel animal pensant peut projeter les siennes propres sur son grand écran.L’effet miroir participe de cette guérison espérée et parfois déçue, mais toujours divertissante.Pour AUen, la fuite est une option mais le bonheur, lui, s’apparente à un leurre.Le pessimisme de l’intelligence marié à l’optimisme de la volonté.«Les symptômes sont-ils solubles dans la parole?», s’interroge le psychologue Eric Vartz-bed dans son essai Comment Woody Allen peut changer votre vie (Seuil).L’auteur-docteur pratique Allen depuis longtemps et constate avoir changé grâce à ses bons soins: «Par une sorte d’imprégnation.Allen a réorganisé mes idéaux.[.] Grâce à lui, mon surmoi a baissé sa garde, perdu en vigueur, avec des effets d’allégement.» Autre façon de dire qu’on peut cesser de se prendre au sérieux en visionnant une comédie romantique qui parle de sexe sans jamais nous montrer un nichon.Et qu’Allen remette même en doute l’efficacité de la psychanalyse (il y aurait consacré 36 ans de sa vie) n’est pas pour déplaire à celui qui a les moyens de se payer une place de cinéma, mais pas un fauteuil de psy.«Je ne pense pas qu’une analyse puisse m’aider», commente le personnage d’Allen dans Play it again Sam.«Il me faudrait une lobotomie.» Ou encore: «Si l’année prochaine il n’y a pas de résultats, c’est décidé, j’irai à Lourdes.» Le rire (intelligent) permettrait une forme de libération sans bistouri allégeant la pression crânienne et nous réchapperait du suicide en marquant la distance psychologique nécessaire.Mais il faut renouveler l’ordonnance périodiquement.«Le rire permet de se libérer du sens au profit des sens.[.] Il est un art de rendre l’incertitude habitable, de suspendre les jugements: une libération de la perception aux dépens des idées, fantasmes, souvenirs, idéaux.Une attention à ce qui est.Cette position permet de désamorcer la puissance dépres-siogène des “grandes questions”: “Où vais-je, qui suis-je, qu’est-ce qu’il y a à manger ce soir?”», pense l’auteur en citant AUen.Le psy cinéphile se dit également moins sensible aux «baudruches langagières» qui ont cours dans les milieux intellectuels, capable de les dégonfler comme Allen le fait avec ses pseudo-intel-los, «cuistres ridicules (Mark dans Midnight in Paris, érudit chiant qui connaît tout sur tout, le vin, Monet, la danse, les femmes et la Erance) qu’il jubüe de déculotter.Avec Allen, la névrose urbaine atteint des sommets.Coupée de la nature, l’essence de l’être humain ressemble à un vulgaire compost, pour ne pas dire mieux.L’amour déchu Et que penser du sort que réserve Allen à l’amour, son sujet de prédilection avec Eros et Thanatos en sourdine.Son personnage de petit homme ridicule, de looser brillant et maladroit, l’a bien servi au fd du temps.Et il est capable de proférer les pires insanités tout en se riant de ses contemporains.«La seule fois où Rifkin et sa femme avaient connu un orgasme simultané, c’est au moment où le juge leur avait remis l’acte de divorce»^ {Maris et Femmes).Eric Vartzbed prétend que cet «anonyme», qui tient davantage du raté issu du conte que du héros de la mythologie, rend ses épreuves formatrices: «Les scénarios d’Allen font réfléchir, proposent différentes voies possibles pour s’orienter dans la jungle des rapports amoureux, professionnels ou politiques.Ils constituent des balises, des repères pour une sorte d’“éducation sentimentale”.» Nous assistons donc à un parcours thérapeutique dans presque chaque hlm, témoins consentants, voyeurs complices — comme Ads\s Analyze This, cette série où un psy reçoit une galerie de personnages, thérapeutisés devant nous —, nous permettant de jouir d’une supériorité momentanée puisqu’en retrait de l’histoire qui se joue.«Ainsi, le langage introduit en chacun une fissure, nous exile delà nature, nous assigne au pays de la névrose.[.] A la fois malade et médecin.Allen prend le pouls de la modernité et diagnostique ce travers humain exacerbé à l’ère de la communication et des vanités numériques», précise encore Eric Vartzbed.Rendons grâce aux limites de la psychanalyse et du cinéma.Woody ne guérira probablement jamais.Sauf par la mort qu’ü attend avec.angoisse, on s’en doutait: «J’ai toujours pensé que tant que l’homme sera mortel, il ne pourra jamais être réellement décontracté.» cherejoblo@ledevoir.corn twitter, com/cherejoblo "J Àp Caria Bruni (en guide au musée Rodin) écoute patiemment un Owen Wilson (Gil) névrosé comme le ferait une psychothérapeute.«Mes films sont une forme de psychanalyse, sauf que c’est moi qui suis payé, ce qui change tout» «En résumé, faimerais avoir un message un peu positif à vous transmettre.Je n’en ai pas.Est-ce que deux messages négatifs, ça vous irait?» — Woody AUen Et les zestes Rigolé: durant Midnight in Paris, le dernier hlm de Woody Allen qui sort en salle aujourd’hui.Un bon cru, selon le mal dont on souffre.En partie campé sous la pluie parisienne, ce délire allennien traverse les époques et débusque divers personnages célèbres tels Hemmingway, Dali, Bunuel, et Gertrude Stein.Un délice empreint de nostalgie qui met en scène les névroses de l’écrivain et de l’amoureux cocu tout en flirtant avec la magie.«L’homme est une créature prédestinée à exister dans son époque, même si ce n’est pas là qu’on rigole le plus», prétend le maître.Acheté: la dernière édition du magazine Psychology Today (juin 2011).On y lait notamment le procès de la psychanalyse, «The idea that wouldn’t die».Ça revient, pa-raît-ü.Mais oubliez l’envie du pénis, ça ne ressemble plus du tout à ce que papa Ereud pratiquait et la science s’en est mêlée.J’ai adoré la photo: un cigare branché à des électrodes, wwmpsychologytoday com/articles/201105/the-idea-wouldnt-die.Feuilleté: Secrets de psys.Ce qu’il faut savoir pour aller bien (Odile Jacob), sous la direction de Christophe André, psychiatre français bien connu.Ici, une palette de 20 psychothérapeutes font le point sur leurs propres épreuves et la méthode qu’ils ont choisie pour s’en sortir.Quand le psy adopte la thé- sous fa direction de Christophe André Secrets de psys Ce qu'il faut savoir pour aller bien Odi c )âCob rapie proposée au patient et se met dans ses bottines, on peut peut-être parler d’«empathéra-pie» (d’empathie).Qu’on choisisse la voie du pardon ou de la psychologie positive, de la méditation ou de l’analyse des mousses de nombril, l’important, c’est d’en sortir.O(â)0O@(ç) Je n’ai pas la vidéo, désolée Appelons ça la hèvre du trahc ou du printemps.Le feu passe au vert, un chauffeur de taxi klaxonne et intimide une vieüle dame de 80 ans qui traverse difficilement la rue.Mansfield et Sainte-Catherine, 17h, cette semaine.J’oubliais, la pauvre aînée (c’est le terme) pousse sur les roues de son fauteuil, ralentie par les craques dans l’asphalte.Une vieille de 80 ans en fauteuil électrique, c’est un point; si elle est en fauteuil manuel, c’est deux.La prochaine fois, tu feras mieux, une femme enceinte avec une poussette double, c’est quatre points.La vie est un grand jeu vidéo, une névrose urbaine contagieuse.Allez! Eonce Alphonse! Mon mari «moins tout neuf mais qui sert encore» a interpellé le chauffeur de taxi de son vélo: — Votre mère ne vous a pas appris à vivre?Vous ne voyez pas qu’eUe est en fauteuil roulant?— Elle bloque la rue! La lumière est verte.De quoi je me mêle?, beugle le chauffard.— Mais elle essaie de traverser.Laissez-lui le temps.Moi, je lui aurais dit de fouiller dans son nez.C’est moins impoli que de klaxonner une ancêtre rouîllée qui pousse les roues de son fauteuü.Le chauffeur a nargué le mari «chevalier servant» en lui disant que s’il n’avait pas peur, qu’ü vienne s’expliquer, là, tout de suite.Du coup, il avait tout son temps devant lui.Je n’ai pas la vidéo, désolée, mais la prochaine fois, je vous donne le nom de la compagnie de taxi.Et le mari qui débarque de sa bicyclette tran-quil-le-ment.Une ceinture noire en n’importe quoi, même en pelote basque, vous donne une assurance que les gens perçoivent assez rapi-demenf surtout les pleutres, les (écrivez ce qui vous fait du bien) et les autres.Le chauffeur n’est pas sorti de sa «caisse».Mais il aboyait comme un putois: «Tu la cloues, hein?Tu la cloues!» Mal élevé, on pourrait en parler à ses parents, mais malappris, il n’a plus que lui à blâmer.Qn gage combien que, si une fdle en short avait traversé la rue Mansheld, il n’aurait même pas remarqué que le feu virait au vert?La beauté est dans l’œil de celui qui regarde.La stupidité aussi.Qk, je la cloue.http://blogues.chatelaine.com/blanchette
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