Le devoir, 11 juin 2011, Cahier F
LE DEVOIR LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 JUIN 2011 DISPARITION L’empreinte de Jorge Semprun (1923-2011) Page F 2 LECniES D’ETE « Le collectionneur ORHAN Le Musée de Vinnocence'.une éblouissante histoire d’amour Uamour est une chose impossible dans un pays où les hommes et les femmes ne peuvent se côtoyer, se fréquenter et discuter ensemble » % amoureux RAM U K triste et de mémoire On a l’impression de participer de l’intérieur au moindre tremblement de cœur de ce tourment amoureux ROLAND MAGUNIA AFP CHRISTIAN DESMEULES Les meilleures histoires d’amour se coujugueut-elles toujours au passé?Au jeu de l’amour et du hasard, où les perdauts sout uombreux, chacuu, à sa façou, cultive sou petit champ de ruiues et de poussière.Et tout le moude a ses reliques.Par exemple: uu vieux guide touristique du Maroc auuoté à deux eu prévisiou d’uu voyage impossible, uue audacieuse série de portraits de photomatou, uue amulette dérisoire.Et quelque parÇ eutre les pages d’uu livre qu’ou u’ouvrira plus jamais, uu élastique à cheveux oublié à l’aube, uu petit mot écrit de sa maiu, uue larme séchée.Paru eu Turquie eu 2006, la même auuée où Orhau Pamuk a ob-teuu le prix Nobel de littérature.Le Musée de l’innocence est uu gros romau campé daus la haute société d’istau-bul et de sa jeuuesse dorée au milieu des au-uées 1970.Comme tou-jorus, Pamuk y explore avec miuutie et seusibi-lité, d’uue façou cette fois qui u’est pas saus rappeler Proust, les ravages de l’amour, du désir et de la mémoire.Kemal, le uarrateru du septième romau d’Orhau Pamuk (après uotammeut La Maison du silence, Le Livre noir, Mon nom est Rouge et Neige, tous parus eu traductiou frauçaise chez Gallimard), est le fils d’iudus-triels prospères turcs à Istaubul.11 doit se haucer bieutôt avec Si-bel (que tout le moude trouve parfaite pour lui), qui reutre de Paris où elle a fait de vagues études universitaires.Une histoire d’amour triste Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si Kemal, contre toute raison, ne devait pas faire la rencontre d’une cousine éloignée d’une grande beauté, vendeuse dans une boutique de vêtements, avec laquelle il noue rapidement une relation passionnée.Pendant plusieurs semaines vécues dans une bulle hors du temps, son quotidien sera rjTh-mé par leurs rendez-vous clandestins dans un appartement inutilisé de la mère de Kemal, où les amoureux se retrouvent chaque jour.Instants de bonheur partagé.«Que va-t-il se passer maintenant?», demande à Kemal la jeu- ne Püsun, 18 ans, après lui avoir avoué son amour.Que va-t-il se passer?Peu de choses.Rien du tout.C’est-à-dire qu’il arrive ce qui arrive lorsqu’on s’arrête de nager: on se met lentement à couler.Kemal s’enfonce dans l’attente, l’indécision, l’impuissance, la dépression, l’alcool.A la suggestion de Sibel, avec laquelle il habite et partage le même lit (en dépit des convenances de la société dans laquelle ils vivent), Kemal essaie même la psychanalyse pour venir à bout, avant le mariage, de «problèmes» qu’il n’arrive à conber à personne.«Je crois que j’ai peur de la vie, docteur.» C’est aussi le moment où tout l’art d’Orhan Pamuk se déploie.C’est l’avantage que confère la longueur (674 pages) : on a l’impression de participer de l’intérieur au moindre tremblement de cœur de ce tourment amoureux.Malgré tout, malgré la douleur permanente au creux du ventre, Kemal se ban-ce comme convenu, en grande pompe, au Hilton d’Istanbul, en présence de toute la bonne société stambouliote — dont un certain Orhan Pamuk, auquel Kemal racontera des années plus tard toute son histoire et qui deviendra le livre-musée que nous tenons aujourd’hui enbe nos mains.Se sentant plus que jamais aussi seul «qu’un chien expédié dans l’espace», Kemal finit par rompre avec Sibel et se met à traquer sans relâche la belle Püsun à bavers Istanbul, disparue sans laisser de baces après le cataclysme des bançailles.Un roman-musée Déserté plus tard par Püsun, l’appartement de V«immeuble Merhamet» où ils ont fait l’amour exactement «44 fois» deviendra l’écrin de cet amour idéabsé par Kemal, qui y accumule les objets les plus hétéroclites (mais toujours bés au souvenir d’elle) et y passe de longues heures à désespérer de tout, tandis que les affaires périclitent.Mal mariée avec un scénariste qui rêve vaguement d’en faire une vedette de cinéma, Püsun bmra quelques années plus tard par refaire signe à Kemal, qui avait écumé en vain toute la ville à sa recherche.Et pendant huit ans, le héros malheureux de Pamuk béquente la maison VOIR PAGE F 6: PAMUK À l’aube des Grandes Purges de Staline, un tueur frappe à Moscou.^ LE RDYflUME DES VOLEURS « Un polar historique fort intéressant, à la fois instructif et divertissant, premier volet d’une série prometteuse [.].Un auteur à suivre.» Norbert spehner,iapresse « Un monde passionnant en même temps que paranoïaque.Tous les détails sont passionnants.» CATHERINE LACHAUSSÊE, RADIO-CANADA Flammarion William ryan VOLEURS enquête '’"‘¦¦'nspecteurKoeolev, F 2 LE DEVOIR, LES SAMEDI II ET DIMANCHE 12 JUIN 2011 LECTURES D'ETE I JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pierre Curzi, le député indépendant et indépendantiste de Bor-duas, fréquente volontiers la bibliothèque publique et les librairies.Que lira Pierre Curzi cet été ?JEAN-FRANÇOIS NADEAU Il a une voix douce, mais il est capable d’y placer une baïonnette au besoin.«Vous savez, je pense vraiment qu’il faut repenser la façon dont la vie politique est menée dans ce pays.Ce n’est pas un coup de tête, ce que je fais.C’est la suite logique d’une réflexion.» La poussière n’est pas encore retombée sur sa démission fracassante, mais cela ne l’empêche pas de me rappeler afin de parler un peu de littérature, avec sa parole précise qui tient la valeur des mots pour une richesse sans pareil.Pierre Curzi parle avec enthousiasme et bonheur de ses lectures, sans se faire prier, alors qu’il est pourtant sollicité de toutes parts pour parler plutôt de son geste fracassant, «fai dévoré La Fête au bouc (Gallimard) de Mario Vargas Llosas.Un livre passionnant.Pour nous, Québécois, qui visitons sans cesse la République dominicaine sans trop savoir ce qui s’est passé là, voilà qu’on plonge dans l’histoire d’un pays, à travers une structure simple au rythme haletant.Vargas Llosas est un homme de droite — ce qui n’est pas mon cas —, mais il n’y a pas de prise de position dans ce livre.Enfin, il ne me semble pas.» Le député indépendant et indépendantiste de Borduas fréquente volontiers la bibliothèque publique, pestant contre le prix des livres.«C’est à la bibliothèque que fai mis la main sur Les Yeux dans les arbres (Rivages) de Barbara Kingsol-ver.Je soupçonne l’auteure d’avoir un bon fond féministe.Dans ce livre, ce sont cinq femmes, précipitées au milieu de l’Afrique par leur père, un prédicateur fanatique, qui racontent l’histoire.Ce sont les filles et la femme de ce dangereux personnage qui racontent, perdues dans leurs vies, au beau milieu du Congo.Un beau roman.A lire, vraiment» L’été sera-t-il l’occasion pour lui d’écrire un livre, de coucher ses réflexions sur papier et de nous offrir pour l’automne un essai politique?«Ce pourrait être une idée, bien sûr, mais j’écris lentement.Je suis d’abord un homme de parole.Mais je vais continuer de réfléchir, certainement! Et je ne me tairai pas.Pour nourrir la réflexion, je me suis d’ailleurs plongé dans Le Remède imaginaire.Pourquoi l’immigration ne sauvera pas le Québec (éditions Boréal) de Benoît Du-breuil et Guillaume Marois.» Avez-vous une obsession de l’immigration?«Pas du tout! Je suis moi-même fils d’immigrant Je ne suis absolument pas fermé à l’immigration.S’il est vrai qu’un propos sur l’immigration risque parfois de déraper, ce livre pose plusieurs questions excellentes.Je me rends compte que ce que les immigrants doivent vivre aujourd'hui est difficile.Il nous manque les moyens pour les accueillir avec justice.L’intégration est lente et les moyens sont dérisoires.Cela se solde souvent par des catastrophes pour ceux que l’on souhaite pourtant accueillir.Ce livre est écrit avec rigueur.Même si certaines questions qu’il pose m’inquiètent, il faut se les poser.» Le Devoir L’empreinte Semprun (1923-2011) L'ECHANGE Ubre! jUbrel Est une fable hallucinée aux vapeurs de champignons magiques et au goût de rhum.Rodolphe Lasnes a créé un univers délicieusement baroque dans ce roman très abouti [.].Un auteur à suivre, décidément.¦> - Josée Lapointe, La Presse « Sympathique, débridé, aerien.« - Christian Desmeules, Le Devoir Québec Sb (514) 524-5558 lemeac@lemeac.com L’écrivain engagé et passionné, déporté à Buchenwald, ancien résistant et homme politique espagnol, est mort mardi, à Paris, à l’âge de 87 ans.PHILIPPE LANÇON Postiche?Sa chevelure d’argent était si belle, d’une ondulation si soigneusement épique, qu’on aurait dit la perruque d’un formidable aventurier blanchi sous le harnais mondain.Militant communiste dans les années 50, Jorge Semprun voyage alors clandestinement dans l’Espagne franquiste sous le nom de Federico Sanchez: «J’arrivais au col de Somo-sierra et je me souvenais de Napoléon.Même au printemps, même en été, je me souvenais de lui.Il s’était frayé le passage, sous la neige de l’hiver, emportant les positions espagnoles par une charge de cavalerie.» Et il raconte Napoléon à une cpmpagne de voyage, rebaptisée Eve, dans un roman, «pour l’immortalité fragile de la littérature» et pour le plaisir de séduire.Né à Madrid en 1923, Semprun est mort mardi à Paris.11 se disait «du côté de la Prance à 100 %, du côté de l’Espagne à 99 %».Cet excès de pourcentage le caractérise.Même déporté à Buchenwald, même clandestin, Thomme aux deux langues et aux multiples vies a plutôt vécu sous le soleil d’AusterUtz.C’était le lion devenu vieux, toujours luisant, toujours vivant.Otez la perruque, disait Chesterton.Vous trouverez dessous l’un de ces hommes-siècle, qui agit et se demande: «Qui séduit, qui est séduit?Qui soudoie, qui salit?» Son destin à facettes se fait dans les combats antifranquiste, antilascisle, antinazi.Sa mémoire se reconstruit vingt ans, cinquante ans après, dans un mélange de souvenirs et de hction.Son nom en appelle d’autres, vivants ou pas, qui rejoignent peu à peu les limbes des luttes et compromis du siècle passé: Claude Roy, Françoise Giroud, Costa-Gavras, Yves Montand, à qui il consacra un livre, ou encore Jean Daniel.Toute une aristocratie culturelle de la gauche antifasciste et anti-colonMste qui, un jour, tel Perdi-can, a pu revoir son passé et crier: j’ai vécu! Hachée En juillet 1988, un journaliste espagnol lui demande s’il n’est pas un héros de notre temps: «Ne me fais pas rire! répond-il.On pourrait dire ça de mon époque clandestine à Madrid, quand, par chance et surtout grâce au silence des compagnons arrêtés, je passais à travers la répression.Une amie madrilène me l’a dit avec une voix plus élégante et plus grossière: ‘Toi, tu es né avec une fleur dans le cul!” Je crois vraiment que c’est l’histoire qui se met en chacun de nous et nous oblige à être historiques.Rends-toi compte que j’ai vécu la guerre d’Espagne, l’exil, la résistance française, le camp de concentration.» Jorge Semprun est l’enfant Il lui faudra un demi-siècle pour raconter, non pas ce qu’il a vécu, mais ce que signifie écrire ce qu’il a vécu d’une grande lamille républicaine espagnole.Son grand-père maternel, Antonio Maura, a été cinq fois président du gouvernement.11 s’est opposé à la dictature de Primo de Rivera.Son père, avocat, soutient la République, qu’il représente à La Haye jusqu’à sa chute.La famille s’installe alors en France.Brillant élève et étudiant parisien, Semprun rejoint tôt la Résistance et, à travers la FTP-MOl (Main-d’œuvre immigrée), l’action.11 est arrêté par la Gestapo en 1943 près de Joigny, dans l’Yonne.11 le raconte vingt ans plus tard, de manière romancée, dans Le Grand Voyage.11 fait mine de sortir un flingue, un type à chapeau mou le frappe: «J’avais du sang sur le visage, cette tiédeur fade était le goût de la vie.[.] Et pourtant, même à ce momentdà, je n’arrivais pas à réaliser cette mort si proche, si vraisemblable, comme une réalité nécessaire.Même à cette minute oû elle semblait fondre sur moi, oû elle aurait dû, logiquement, fondre sur ffwi, la mort demeurait au-delà.» A Buchenwald, elle y restera.Déporté, il ne cessera d’écrire dès ce premier livre.Le Grand Voyage, sur son expérience des camps.11 lui faudra en revanche un demi-siècle pour raconter, non pas ce qu’il a vécu, mais ce que si-gnihe écrire ce^qu’il a vécu.Ce sera, en 1994, LÉcriture ou la Vie\ «Nous vivions ensemble cette expérience de la mort, cette compassion.Notre être était défini par cela: être avec l’autre dans la mort qui s’avançait.Plutôt, qui mûrissait en nous, qui nous gagnait comme un mal lumineux, comme une lumière aiguë qui nous dévorerait Nous tous qui allions mourir avions choisi la fraternité de cette mort par goût de la liberté.» C’est cette fraternité qu’il raconte, reconstruit, enjolive peut-être.Le récit arrive à son heure, longtemps après d’autres dont il tient compte ou pas, de Robert Antelme à Primo Levi.11 ne s’agit plus de témoigner d’une résistance au crime, même si une nouvelle génération découvre la vie dans les camps à travers lui, mais d’en réveiller l’écho: d’où les va-et-vient perpétuels dans le temps, entre les existences et les livres.Le métier de l’ancien scénariste d’Alain Resnais (La guerre est finie, 1966; Stavisky, 1974) et de Costa-Gavras (Z, 1969; L’Aveu, 1970; Section spéciale, 1975) a facilité le mouvement, la vitesse, le montage.La phrase est vive, hachée, saisie par une convivialité brutale.La remémoration avance en répétant, en ajoutant, en corrigeant.Par une série de coups de brosse et de patte, Semprun cherche à dessiner les rapports entre la mémoire, l’oubli, la litté- rature et le Mal.Vaste programme, exploré d’un ton léger.11 en profite pour livrer sa grammaire de l’existence écrite: «A la fin de sa vie, dans Le Miroir des limbes, Malraux a repris certains fragments du roman inachevé pour les intégrer dans ses écritures autobiographiques.Il m’a toujours semblé que c’était une entreprise fascinante et fastueuse, celle de Malraux retravaillant la matière de son oeuvre et de sa vie, éclairant la réalité par la fiction et celle-ci par la densité de destin de celle-là [.].Sans doute faut-il, pour y réussir, avoir une oeuvre et avoir une biographie.Les professionnels de l’écriture, dont la vie se résume et se consume dans l’écriture même, qui n’ont d’autres biographies que celles de leurs textes, en seraient bien incapables.» Cependant, LÉcriture ou la Vie est placé sous l’exergue de Maurice Blanchot.C’est lui, ce vrai «professionnel de l’écriture», qui donne le sens du livre: «Qui veut se souvenir doit se confier à l’oubli, à ce risque qu’est l’oubli absolu et à ce beau hasard que devient alors le souvenir.» La poétique de Semprun est une défen-se^et un viatique.11 prolongera L’Ecriture ou la Vie, en 2001, de manière histrionesque, dans Le moft qu’il faut.A Buchenwald, selon lui, la poésie est partout: là-bas, des hommes survivent en récitant des vers.Quand les soldats américains libèrent le camp, un lieutenant du Nouveau-Mexique entend ce demi-mort crier à tue-tête des vers de Brecht.«De la poésie?Merde alors! Moi aussi je peux en réciter!» Et il se met à dire des vers de Ruben Dario, en espagnol.Militant ^rès la guerre, Semprun oublie.11 efface les camps et la langue espagnole de sa mémoire écrite.11 devient interprète à TUNESCQ, militant communiste, clandestin et actif dans lEspagne antifranquiste.11 racontera son expérience dans La Deuxième Mort de Ramon Mercader, Autobiographie de Eederico Sânchez, Eederico Sânchez vous salue bien.La technique de narration du dernier livre, datant de 1993, est de nouveau celle des coups de projecteurs temporels.Semprun, devenu ministre, célèbre, bref, un personnage, regarde le militant qu’il fut.L’introspection se fait à ciel ouvert, dans une mise en scène entre naturel et lambris.11 est exclu en 1964 d’un parti dont il a avalé et distribué, avec plus ou moins d’enthousiasme et de mauvaise foi, comme, tant d’autres, les couleuvres.A Buchenwald, un jeune Russe refrisait de retourner chez Staline: «Les Soviets plus l’électricité?Tu m’en diras des nouvelles!» Un demi-siècle plus tard, l’écrivain ajoute: «Si f avais compris surde-champ l’atti- tude de Nikolai, je me serais sans doute épargné un long détour, non dépourvu d’oasis de courage et de fraternité, par les déserts du communisme [.].Probablement l’illusion d’un avenir m’empêchait-elle de comprendre.» Echo direct au livre de l’historien François Furet, Le Passé d’une illusion.La suite est la carrière d’un scénariste, écrivain, éditorialiste à succès, d’un homme dont les convictions vieillissent (ou rajeunissent) dans le pouvoir.11 est ministre espagnol de la Culture de 1988 à 1991, dans le gouvernement de Felipe Gonzalez.11 préside Action contre la faim à Madrid, devient juré Goncourt à Paris.Ses liens avec José Luis Ce-briàn, patron A’El Pais, et la nomenklatura socialiste hispanique le mettent à la manœuvre pour la création de Canal -i- en Espagne.L’intellectuel engagé est devenu grand entremetteur.En 2001, à l’Université de Santander, Semprun donne un cours sur trois
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