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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2011-06-18, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR,, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JLIIN 2011 DE VISU Une exposition consacrée au Caravage au MBAC d’Ottawa Page E 6 CINEMA Place aux irrésistibles triplettes., de Belgique Page E 9 CULME FESTIVAL INTERNATIONAL MONTRÉAL D CASSANDRA JENKINS Marc Ribot (à gauche) accompagné de Shahzad Ismaily et de Ches Smith du group Ceramic Dog.RICHARD CONDE Le pianiste Kenny Werner.32»^ EDITION DU FDM Les hommes caméléons : Marc Ribot et Kenny Werner SERGE TRUEEAUT Il y a les géants, les Duke Ellington, Charles Min-gus, Thelonious Monk et compagnie.Il y a ensuite les champions mi-lourds, les Dexter Gordon, Art Blakey, Stan Getz et consorts.Il y a également les clochards célestes, les Art Pepper, Chet Baker, Sonny Clark, etc.Il y a aussi les matous de la tendresse, les Coleman Hawkins, Ben Webster, Lester Young.Bien sûr, il existe d’autres catégories, d’autres clans.Parmi ces derniers, et pour ce qui nous occupe aujourd’hui, on a retenu celle des caméléons, comme dans Musique pour caméléons, le recueil de nouvelles de Truman Capote.Autrement dit, le clan regroupant les raretés.Dit autrement, le clan des pas nombreux.Deux d’entre eux sont à l’affiche du FIJM.Ils s’appellent Marc Ribot, guitariste, et Kenny Werner, pianiste.Côté jardin et côté cour Ribot et Werner ont en commun d’être de la même génération et d’avoir grandi dans les mêmes environs.Le premier J^tun^^and R b r II n Al est né en 1954 à Newark, New Jersey; le second, en 1951 à Brooklyn, New York, soit six ans avant que les Dodgers de Brooklyn prennent la direction de Los Angeles à l’heure de po-tron-minet.Ils ont également en commun d’avoir eu une jeunesse studieuse, très, très studieuse.Plutôt que de jouer au ballon avec leurs camarades et d’enquiquiner les filles après coup, ils étudiaient comme des forçats, potassaient comme des esclaves, afin d’être acceptés par les meilleurs professeurs, par les philosophes de l’exigence, du dépassement.Ils sont caméléons, mais pas pour les mêmes raisons.Tiens, on vient de composer un vers normand.On disait?Ah oui! Pas pour les mêmes raisons.Bon.Puisque Ribot se produira trois fois dans le cadre de la sé rie Invitation au théâtre Jean-Du-ceppe et que Werner jouera deux fois en solo au Upstairs, on va poursuivre avec Ribot avant de conclure avec Werner.Plus haut, on mentionnait qu’il avait eu une jeunesse extrêmement studieuse.Elle le fut d’autant plus qu’il est né gaucher à une époque où la guitare pour gaucher appartenait encore au domaine de la science-fiction.Il a donc dû effectuer un transfert, pas au sens freudien du terme, surtout pas, de la droite vers la gauche.Il a pris à rebours les techniques pour adopter les me nus travaux de l’immense Andrés Segovia et autres manitous du répertoire classique.Son acharnement à l’ouvrage lui vaudra une acceptation en rien banale.Un réputé professeur de guitare classique l’accepte comme élève.Son identité?Erantz Casseus.D’origine haïtienne, il va l’initier, parallèlement au répertoire de Scarlatti et compagnie, aux musiques populaires des Antilles en géné ral et aux r3dhmes vaudou en particulier.C’est de là que vient son goût marqué pour les sonorités cubaines.D’ailleurs, le 26 juin au théâtre Jean-Duceppe, il se produira en trio avec Y Los Cubano Postizos.Au milieu des années 80, c’est la grosse percée, celle qui va le lancer définitivement.Le clochard céleste du temps présent comme du temps antérieur, il s’agit de Torn Waits évidemment, consomme ses talents pour un album, puis deux.puis trois.Simultanément, les Lounge Lizards, la formation rassemblant les cascadeurs du jazz rageur, vivifiant, font de Ribot un membre permanent.Il séduit à droite, il convainc à gauche.Il est aussi à l’aise côté jardin que côté cour.Tant et si bien que des producteurs d’horizons vraiment divers, mais pas contradictoires, deviennent dépendants de Ribot comme d’autres sont dépendants des paradis artificiels.Les plus célèbres d’entre eux?T Bone Burnett et Joe Henry.Avec le premier, qui est également l’architecte sonore des films des frères Cohen, il va participer à l’enregistrement du très apprécié Raising Sand mettant en vedette Robert Plant et Alison Krauss.Avec Henry, il va émailler de ses accords le superbe, le touchant Bright Mississippi du pianiste Allen Toussaint.Autrement Mais c’est à l’égard de John Zorn, le génie, qu’il va conserver sa fidélité.Avec le maître absolu de l’avant-garde, avec cet homme très curieux des musiques du monde, il va collaborer sur une trentaine d’albums, dont l’intemporel Bar Kokhba.A Zorn, Ribot apporte sa science des gammes klezmer, des harmonies balkaniques, des r3dhmes cubains comme son sens inné pour la ponctuation à point.Au jeu des listes, il est un champion.Qu’on y songe, outre les artistes déjà nommés, le gaucher a dévoilé ses subtilités au bénéfice de, tenez-vous bien, Marianne Faithfull, Wilson Pickjett, Allen Ginsberg, VOIR PAGE E 4 CAMÉLÉONS E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUIN 2011 CULTURE Le Comité Les atterrissages catastrophe sont lourds d’enseignements.De fait, ils possèdent le mérite insigne d’éclairer la voie à éviter coûte que coûte.Ne sous-estimons ni leur pouvoir ni leurs leçons de choses.Ils éclairent la lanterne des artistes, voire du simple lamhda susceptible d’être englué — qui sait, peut-être un jour?— dans les rets d’un comité.J’ai nommé pour l’heure le Comité de l’hymne Odile national de la Société Tremblay Saint-Jean-Baptiste en amont du 0 Kébèk que le poète et chanteur Raoûl Duguay et le musicien Alain Sauva-geau ont offert lundi dernier à l’édification de la nation.Le k y boute le qu hors de l’abécédaire, pour mieux se coller à l’orthographe des racines autochtones du nom, si j’ai bien compris.Tout comité est par essence l’ennemi de l’art qui vole au vent.Son rôle consiste à identifier des éléments à insérer dans un programme ou même dans un hymne, puisqu’on est là.En la présente: l’histoire, la géographie, les Premières Nations, les nouveaux arrivants, la grandeur du pays réel ou rêvé, etc.Denrées jugées indispensables pour faire lever le soufflé, mais qui brident l’inspiration artistique, toutes ficelles unies.11 existe en Arabie Saoudite un comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice.Et je vous laisse deviner quels fruits ou légumes sont jetés dans son pot.On n’en est pas là, il est vrai.Mais les exemples extrêmes, ab absurdo, révèlent par excellence les ornières du chemin.J’ai regardé sur les ondes de LCN mercredi dernier Raôul Duguay et Alain Sauvageau faire face à la musique.Musicien et poète s’avouaient, on le conçoit sans peine, blessés par la volée de bois vert médiatique et les ricanements récoltés par leur hymne composé avec amour.«On offre une belle fleur sonore au Québec», assurait Duguay.La voici dédaignée par trop de monde pour rêver d’un ,>;r TîvOUPf liI|OTÎV , ¦ P rose Ote"’ , ; ‘ es Yeux -rfe Ve D’apres un texte de Michel Marc-Bouchard Du 28 au 30 juin 2011 2oH sw^«in©ntheatre.qc.(^ - IJ >r Profits remis à épanouissement du côté des pétales.Et pour cause! On n’a rien contre l’auteur de La Bile à Tibi.Même qu’on voudrait verser du baume sur son cœur éraflé.Mais misère! Pondre avec lyrisme «Quand va éclore l’iris versicolore / La vie allélouille l’hirondelle gazouille», c’est voler au-devant des coups.Ouille! Allélouille et ratatouille! Une quarantaine d’auteurs-compositeurs avant lui (et non 60, a-t-il précisé), humant l’air délétère, avaient repéré la peau de banane et décliné auprès de la Société Saint-Jean-Baptiste si mal inspirée l’honneur de la chute.Alerte! Danger! Six mois à bûcher sur son hymne pour y insérer un «nous» inclusif, comme il se doit pour notre peuple si accueillant.Surtout ne pas gaffer.Ne pas s’enrouler dans la pure laine.Avancer à pas de Sioux! «Vivons heureux dans l’unité / Notre diversité /Enrichit notre pays.» Misère des comités! Mais que diable allait faire Duguay dans cette galère?Déjà que le genre «hymne» est par essence pompier, rétrograde et privé d’humour.Du moins ré-clame-t-il une mélodie un peu enlevante qui colle à l’oreille et refuse d’en décamper, à l’instar de la sanglante Marseillaise française, qui inspire aux plus pacifiques des ardeurs de combattants.Mais poinf du tout! Allez retenir l’air d’O Kébèk, qui s’évapore comme encensoir.Le pire, c’est qu’on comprend un peu Duguay et ses frères d’armes.On comprend leur envie de ressusciter ce Québec plein d’espoir des décennies 70 et 80.Ce Québec qui enfanta de merveilleuses œuvres poétiques sur fleur de lys, sans subir de comité dans les jambes.Qn comprend la nostalgie, surtout par effet de contraste.Car ces paroles sem- Raoûl Duguay blent si déconnectées de notre air du temps, ni généreux, ni exalté, mais bien désenchanté pour tout dire, après deux référendums perdus et l’avènement de l’individualisme triomphant.Un gouffre temporel s’ouvre devant nos pieds.Pas de quoi en être fier, remarquez.Mais voici qu’ils trébuchent par-dessus le marché dans le terrible piège du «mauvais timing».Autant le reconnaître: ça ne chantonne guère, ces temps-ci, sur l’air des lampions.Ça grince des dents, ça ricane, ça pleure un peu.Pouvait-il tomber plus mal, son hymne, après la chute du Bloc, les défections et la crise au PQ, les malheurs de Pauline Marois, le cynisme généralisé en lame de fond?Non, le Québec souverainiste n’est pas d’humeur à s’autocongratu-1er, fête de la Saint-Jean ou pas.11 y a trop de bisbilles, de chambardements, de fragilités, de crocs-en-jambes dans les rangs des patriotes pour célébrer la fleur aux lèvres et l’orignal sur le capot.Va pour les célébrations nationales, mais en se gardant comme une petite gêne.L’hymne verse du ridicule sur nos désarrois.Ça tombe trop mal.On supportait déjà le O Canada, conçu il est vrai en 1880, au front ceint de fleurons glo- JACQUES NADEAU LE DEVOIR rieux.C’est que ça se démode vite, un hymne, écouté peuple debout, à l’heure des médailles olympiques et des matchs de hockey.Eallait-il vraiment lui suppléer «Grand peuple uni sous le fleurdelisé / Nation qui fleurit et aspire au bonheur / Sous l’arc-en-ciel de l’amour nous chantons liberté»^ Comme quoi les atterrissages catastrophe sont vraiment lourds d’enseignements.Ils disent aujourd’hui qu’on a besoin d’un hymne au Québec, comme d’une tonne de briques sur une cabane de rondins souverains bien dérinchée.otremblay@ledevoir.corn CARTE PREMIERES PRÉSENTE EN COLLABORATION AVEC duBreton UNE ASSOCIATION CULTURE ET AGRICULTURE POUR LE THÉÂTRE DE CRÉATION LE GALA DES COCHONS D’OR [récompense la créativité, l’inventivité et la qualité des pièces réunies dans la formule d’abonnement théâtral la plus vaste qui existe CARTE PREMIERES.! Animé par François Bernier et Guillaume Girard, ce Gala irrévérencieux et rassembleur chauffera un parterre bouillant de jeunes artistes où seront remis 14 prix soulignant une année foisonnante d’activités.45 pièces de théâtre et 6 festivals de création théâtrale étaient offerts cette saison dans l’abonnement Carte Premières.Pour l’amateur de théâtre curieux et insatiable.Carte Premières vous offre sur un plateau tout ce qui bouillonne à Montréal et ailleurs au Québec, en français, en anglais, et cela.à peu de frais.Pour seulement 25$ à l’inscription, vous obtenez 50% de rabais sur la première semaine de représentation de tous les spectacles et 25 % de rabais sur le tarif des billets en festival.De quoi voir dul THEATRE PARTOUT TOUT LE TEMPS! LE GALA DES COCHONS D’OR 3® EDITION, 22 JUIN 2011 À ESPACE LIBRE SUIVEZ LA DIFFUSION SUR LE WEB WWW.CARTEPREM1ERES.COM VOICI LES 27 SPECTACLES MONTREALAIS EN LICE : LES AVEZ-VOUS VU ?CONNAISSEZ-VOUS LES NOMS A RETENIR?.5F, THÉÂTRE MISCEO, Théâtre Sainte-Catherine .BEAUTÉ, CHALEUR ET MORT, PROJET MÛ, La Chapelle .CORRESPONDANCES (RESTER OU PARTIR?), THÉÂTRE LES PORTEUSES D’AROMATES, Aux Écuries .EN ATTENDANT GAUDREAULT PRÉCÉDÉ DE TA YEULE KATHLEEN, COLLECTIF EN ATTENDANT, Salle Jean-Claude-Germain .FARRAGUTNORTH, LA PARADE SANS ORIGNAUX, Studio Jean-Valcourt .GUNSHOT DE LULLA WEST (PARS PAS), LE LABORATOIRE, Salle intime Théâtre Prospère .JUDITH, L’ADIEU AU CORPS, THÉÂTRE  CORPS PERDUS, Marché Jean-Talon .LA GENÈSE DE LA RAGE, THÉÂTRE DE LA PACOTILLE, Salle Jean-Claude-Germain .LANUITÀL’ENVERS,TSUNAMI THÉÂTRE, Espace 4001 .LE CHEMIN DES PASSES DANGEREUSES, THÉÂTRE LE MIMÉSIS, Bain St-Michel .LE DAMNÉ DE LACHINE ET AUTRES CONTES CRADES, THÉÂTRE EN PETITES COUPURES, Espace 4001 .LES 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ANIMAL ¦ • Fier partenaire du Gala des Cochons d'or DES ANIMAUX > Libres en étable et ayant accès à l'extérieur > Nourris d'aliments biologiques sans OGM > Élevés sur litière UNE VIANDE > Tendre > Savoureuse VISITEZ NOTRE SITE WEB VISIT OUR WEBSITE www.dubreton.com Q LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUIN 2011 E 3 CULTURE THÉÂTRE Les saltimbanques sont tristes Les arts de la rue : un milieu effervescent en mal de reconnaissance Arts de la rue, théâtre de rue, théâtre in situ ou hors les murs, peu importe le terme choisi, les artistes qui ont choisi le hitume comme terrain de jeu sont à l’honneur au mois de juin dans la métropole.Alors que se poursuit dans Rosemont l’événement La Rue Kitéton-ne, le Festival de théâtre de rue de Lachine en est à ses derniers préparatifs.Mais derrière ces événements en pleine santé se cache xm milieu artistique en mal de reconnaissance.Tom d’horizon.PHILIPPE COUTURE Il y a quinze ans, en matière d’arts de la rue, le Québec était un immense champ libre.Aujourd’hui, le revirement de situation est total, au point qu’il est devenu très difficile de tracer le portrait général du milieu.Si les clowns, les masques et les marionnettes sont encore en tête de peloton, on dénombre aussi des démarches interdisciplinaires très variées.Le festival de Shawini-gan, aujourd’hui déplacé à Lachine, a très certainement contribué à cette effervescence.S’y sont produits, au fil des ans, des compagnies aujourd’hui devenues chefs de file: Les Sages Fous et leur délirant théâtre masqué.Tête de Pioche et ses marionnettes géantes ou son théâtre de denrées périssables, ZAL et ses instruments de musique réinventés.Pour n’en nommer que quelques-uns.Une sous-culture marginale N’empêche, les artistes de rue ont l’impression de consti- tuer une sous-culture marginale ou d’occuper une position négligeable dans l’univers du spectacle vivant, bref de ne pas bénéficier de la reconnaissance qu’ils méritent.Ils ont fondé il y a deux ans un regroupement pour travailler dans le sens d’une «officialisation de la pratique des arts de la rue au Québec».Il faut dire que, quand on se compare, on ne se console pas.En Europe, mais particulièrement en France, les ministères de la Culture ont créé des structures de financement dédiées aux artistes de la rue et encouragé un développement concerté du milieu.Chez nos cousins, même s’il redevient difficile de créer des spectacles urbains à grand déploiement, les artistes de rue bénéficient de subventions qui tiennent compte des spécificités de leur pratique et d’un centre national de ressources pour les arts de la rue et les arts du cirque, joliment baptisé Hors les murs.Comme l’explique Muriel de Zangroniz, cofondatrice de la compagnie Toxique Trottoir, du festival La Rue Kitétonne et À fleur de pot, de la compagnie ZAL Zone artistique libre SOURCE FESTIVAL DE THEATRE DE RUE DE LACHINE membre de première ligne du Regroupement des arts de la rue du Québec (RAI^, «on ne revendique pas nécessairement une telle structure pour le Québec.On n’en est pas là.Soyons clairs, la plupart des compagnies professionnelles d’arts de la rue sont déjà subventionnées par les organismes habituels.Mais les arts de la rue tombent souvent dans une brèche et ne correspondent à aucune catégorie établie dans les structures de financement, ce qui empêche un développement organisé du milieu.Il faut surtout encourager les tournées internationales et permettre les projets à grand déploiement, qui ne sont jamais possibles avec les budgets actuels.» Cette position ne convainc pourtant pas les sceptiques.Le comédien Rémi-Pierre Faquin, x' ’'N.VV / V- SOURCE OFF OFF PRODUCTIONS Orbite, le spectacle de la compagnie suisse Off Off Rock’n’drama PHILIPPE COUTURE Oui, le Montréalais friand de festivités a l’embarras du choix du 23 au 25 juin, entre les célébrations de la Fête nationale et les débuts fringants du Festival de jazz.L’abondance ne fait pas mal: ce sont aussi les dates choisies par le Festival de théâtre de rue de Lachine, qui propose encore une fois la formule hybride qui fait son charme, où les spectacles de rue alternent avec les concerts rock en plein air (cette année, We Are Wolves, Les Breastfeeders, Canailles, Alaclair ensemble, les frères Goyette, Panache et Galaxie, entre autres).Comme d’habitude, les cofondateurs Rémi-Pierre Faquin et Philippe Gauthier ont déni- ché un spectacle événementiel pour ponctuer les festivités: une chorégraphie entre ciel et terre, sur un gigantesque mobile d’acier placé à 17 mètres au-dessus du sol.Intitulé Orbite, le spectacle de la compagnie suisse Off Off promet d’être aussi spectaculaire que planant.Le Festival offre aussi l’occasion de prendre le pouls des plus intéressantes compagnies québécoises de théâtre de rue: Les Sages Fous, ZAL, Tête de Pioche, Théâtre A Tempo, NomadUrbains.Et ce, sans oublier la visite attendue des Français, d’abord Fred Tousch (désopilant personnage), puis la compagnie Joseph K., qui promet une déroutante «contre-visite guidée».Fait à noter: Lachine aime de plus en plus piger dans l’offre de spectacles en salle pour les offrir en version plein air.Les Gravelworks de Frédérick Gravel subiront cette année cette transplantation.«On s’assure, explique Rémi-Pierre Faquin, de suivre de près les artistes à qui on propose cela, pour que leurs propositions trouvent l’environnement urbain qui leur sied le mieux et que ça permette une évolution, une mutation de leur travail.» Collaborateur du Devoir FESTIVAL DE THÉÂTRE DE RUE DE LACHINE 2011 Du 23 au 25 juin dans l’arrondissement de lücbine.On trouvera plus d’informations sur wum.thea-trederue.com qui a fondé le festival de Shawini-gan/Lachine il y a quinze ans avec son camarade Philippe Gauthier, ne croit pas à la nécessité d’une nouvelle structure de financement public.«Ça peut aussi contribuer à marginaliser les pratiques in situ, alors que, pour moi, elles font partie du paysage théâtral et artistique général.Il faut lutter contre l’idée qu’elles forment un monde à part» Une étiquette lourde à porter Comment, alors, favoriser un développement plus soutenu du théâtre de rue?«Il faut donner l’argent aux diffuseurs, répond Faquin, et les encourager à engager des artistes de rue pour que se crée un meilleur réseau de diffusion.Ce serait bien plus effi- cace que de soutenir la création avec de nouvelles subventions.» Muriel de Zangroniz serait bien sûr d’accord avec cette idée.Mais elle insiste pour que soit aussi reconnu l’apport général des compagnies de rue, qui à ses yeux travaillent dans le sens de la démocratisation des arts «en se rendant jusqu’au public».«Tout le monde au regroupement ne partage pas ma position, mais à Toxique Trottoir on a tendance à envisager naturellement notre travail comme une démarche de médiation culturelle.Je pense que cette dimension mérite d’être mieux encouragée.» Reste aussi, qu’on le veuille ou non, des préjugés tenaces qui contribuent à marginaliser les pratiques de rue et à accuser leurs artistes de perpétuer un esprit de divertissement qui les rapprocherait davantage de l’animation urbaine que de l’art.Une étiquette lourde à porter, qui a poussé le Festival de théâtre de rue de Lachine à prendre ses distances du RAR pour se positionner dans une niche plus pointue.Pourtant, Muriel de Zangroniz exprime sa définition des arts de la rue en termes artistiques, insistant sur l’idée de l’interdisciplinarité et du renouvellement des formes, comme sur le principe de l’intégration de l’artiste dans l’espace urbain.C’est cette vision que le RAR cherche à défendre auprès des différentes instances gouvernementales.Dossier à suivre.Collaborateur du Devoir DENISE-PEIIETIER Variations et résonnances TABARINADES I ILCAMPIELLO I L’ILLUSION I MUSIQUE POUR RAINER MARIA RILKE I LA MAISON DE BERNARDA I TOUT PRÉVERT I PAPA EST EN VOYAGE I LE DESTIN TRAGI-COMIQUE DE TUBBY ET NOTTUBBY I LA MAISON I MADEMOISELLE JULIE I LE DISTRAIT I LE GOUVERNEUR DE LA ROSÉE I CRANBOURNE I GROS-CÂLIN I BIGGER THAN JESUS I LES ZURBAINS 2012 16 spectacles à l’affiche Les meilleurs sièges aux meilleurs prix ! En ligne : www.denise-pelletier.qc.ca Par téléphone : 514 253-8974 E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUIN 2011 CULTURE DANSE Des solos et encore des solos à l’Agora de la danse «Quand on aime, on a toujours vingt ans», chantait l’autre.À peine sortie de ses célébrations d’anniversaire, la directrice générale et artistique Francine Bernier dévoile, juste avant les vacances, les prochains spectacles de la 21® année de l’Agora de la danse: des solos, des solos, quelques détours et encore des solos.CATHERINE LALONDE Les artistes réagissent toujours à ce qui se passe.Et les danseurs sont particulièrement réactijs», analyse Francine Bernier devant l’abondance de petites formes et de solos qui marquent la nouvelle saison de l’Agora de la danse.Une tendance, dit la directrice, qui devrait se poursuivre jusqu’en 2013.«Avec le manque d’argent et les baisses de subventions, les créateurs reviennent tout de suite aux solos et aux duos» afin de pouvoir continuer à créer.C’est Jocelyne Montpetit qui entame la saison en septembre, déjà de retour avec une nouvelle mouture de son butô tout personnel, cette fois sur le poème The Waste Land de T.S.Eliot, qui devient en danse Afn7 est le mois le plus cruel.La danseuse Sophie Corri-veau se fera pour la première fois chorégraphe, profitant d’une Trace-Interprète de Dan-se-Cité/l’Agora pour créer, à partir des carnets intimes de feue sa mère.Jusqu’au silence.Son frère, l’artiste visuel Thomas Corriveau, signe la scénographie et les projections, tandis que son mari, l’éclairagiste Marc Parent, fera les lumières de ce projet familial.«Sophie, au début de l’Agora, dansait ici sur deux ou trois shows par année.Ça fait partie du désir de l’Agora de remettre l’interprète au cœur de la création, précise Francine Bernier.On fera la même chose l’an prochain avec Marc Éoivin.» Autre habitué, Paul-André Fortier transmet son solo de 1993, Bras de plomb, au jeune Français Simon Courchel, toujours dans la scénographie pensée par Betty Goodwin.La danseuse Sophie Corriveau se fera pour la première fois chorégraphe pour créer Jusqu’au silence Hors les murs aussi Et des solos très personnels viendront de La 2® Porte à gauche.Exit l’Agora: le projet collectif, qui réunit huit chorégraphes — Marie Béland, Nico- prdAsnte le FEsnsaL IMTSWOlMi sTA7:7.EEMDUTRUM, llllllllllllllllll|i||.n eolleiborettion avec RtoUntoAlŒin 32® ÉDITION 25 JUIN AU 4 JUILLET LE FESTIVAL DEBUTE SAMEDI PROCHAIN ! SOYEZ DE LA FETE ! PLUS DE 180 CONCERTS EN SALLE! EVENEMENTS SPECIAUX Œ.e9 ® SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA - 19H Première partie : THE BELLE BRIGADE UN RETOUR AUX SOURCES NOUVEAU MATÉRIEU nouveau GROUPE! LUNDI 27 JUIN LA FILLE CHERIE DU JAZZ MONTRÉALAIS! UNE SOIRÉE MÉMORABLE AVEC LE CROONER A LA VOIX INOUBLIABLE ! INVITATION ESI MARC ;v/ RIBOT I L Ceramic Dog SAMEDI 25 JUIN Y Los Cubanos Pi DIMANCHE 26 JUIN Caged Funk LUNDI 27 JUIN : SJ^N banos Postiaos E 26 JUIN « Ir w THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE, PDA - 20 H ANOUAR BRAHBISI Thimar avec Dave HoDaiid et John Snruiau JEUDI 30 JUIN Le Voyage de Sahar avec François Couturier et Jean-Louis Matinier '' VENDRED11» JUILLET ‘ The Astounding Eyi SAMEDI 2 JUILLET EN VOIX RioUntoAlcan Frumièrupartb: SOPHIE HUNGER VENDREDI JUILLET smeme iruUii continue the legacies of Miriam MakebOf Abbey Uncohi and Odetta , MERCREDI 29 JUIN, SAMEDI 25 JUIN COMPLETI3 h 20H30 RYTHMES Bell op CEUX QU STEEL PULSE lAN KELLY, MOLIY JOHNSON ET SAMIAN Première partie : ERNEST RANGUN Première partie : BLOODSHOT BILL Pr^nière partie : MAMABOLO SAMEDI 25 JUIN à 19h30 DIMANCHE 26 JUIN 29-30 JUIN VENDREDI JUILLET UN SPECTACLE MUSICAL EN PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE I MISE EN SCÈNE: SERGE DENONCOURT du 27 JUIN au 2 JUILLET à 20h CENTRE PIERRE-PELADEAU DE L^UQAM / SALLE PIERRE-MERCURE I BILLETTERIE METROPOLIS HACE DES ARTS GESU-CENTRE SALLE 1855 790-1245 514 842-2112 DECUÉATIVITÉ LTEUUE-MEUCUUE ticlcetmaster.ca laplacedesarts.com 514 861-4036 1 855 790-1245 admission.ca admission.com admission.ca MOXTREALJAZZFEST.COM Pour profiter de nos préventes exclusives inscrivez-vous à l’infolettre Spectra : MONTREALJAZZFEST.COM/INFOLETTRE jS^Bell 514 871-1861 1 85jazzFest montreal jazzFest.com Bell ?Heineken CBC ^ Radio-Canada CanacM Montréal é Québec i las Cantin, Mélanie Demers, Stéphane Gladyszewski, Fred Gravel, Benoît Lachambre, Jérémie Niel et Manon Oligny — et huit danseurs encore à confirmer, se tiendra au chic Kingdom Gentleman’s Club.Poteau d’effeuilleu-se, isoloirs et danses contemporaines intimes marqueront ces Danse à 10 $, pour les 18 ans et plus.Un autre projet hors murs.Intérieur, inclut vidéo, 3D, musique, sons, voix, corps et dégustation.Kondition Pluriel inaugurera ainsi le nouveau dôme de la Société des arts technologiques et utilisera son laboratoire culinaire.Et Marie-Claude Poulin y redevient interprète, tandis que Martin Kusch pense l’environnement visuel.Outre ces solos.Ame Henderson de Toronto présentera relay.Ce concert chorégraphique, après le dernier Dan-ce/Songs, met en scène deux musiciens live et huit danseurs dans un autre ludique désordre structuré.L’Autrichien Helge Letonja, qu’on a vu comme interprète chez Montréal Danse, signe The Bog Forest, un quintette politique sur l’exode, l’exil et le tiraillement que le déplacement fait vivre aux corps.Pour clore la saison, Lucie Grégoire revient, toujours en butô, présenter In Between.Elle sera de nouveau accompagnée de Yoshito Ohno, qui fera là son premier spectacle depuis le décès de son père, le fondateur mythique du butô Kazuo Ohno.Signalons une reprise, aussi: le beau Jun-kyard/Baradise de Mélanie Demers, à l’Usine C.Entre ces spectacles, l’Agora de la danse continue à penser ses projets d’aménagement.Le désir de rester rue ¦x SHIN KOSEKI Jocelyne Montpetit dans Avril est le mois le plus cruel Cherrier, dans l’alliage naturel avec le Département de danse de l’UQAM, est là.«Mais il nous faut au moins deux studios de plus, affirme Francine Bernier.C’est un désir des chorégraphes, pour que les résidences et le début du travail de création se fassent en proximité avec notre équipe.» En attendant, la directrice continue de rêver à d’autres liens, d’autres résidences, d’autres coproductions.Le Devoir CAMELEONS Plus polyvalent, plus caméléon que Ribot, tu meurs ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Présenté par Hydro Québ i:osM SERA DANS SA NOUVELLE RESIDENCE DES LE 7 SEPTEMBRE! SAISON 2011-2012 NE MANQUEZ PAS.RUFUS WAINWRIGHT SYMPHONIQUE LE NEW YORK PHILHARMONIC L’ORCHESTRE MARIINSKY NOËLCONTÉ PAR FRED PELLERIN LES GRANDS SAMEDIS OSM (NOUVEAU) ET BIEN PLUS ENCORE! I^RTENAIRES PUDUCS Loto-Quiboc appuie nirernent l'OSM.SUITE DE LA PAGE E 1 Arto Lindsay, Medeski, Martin & Wood, David Sylvian, Chuck Berry, Sam Philipps, Elvis Costello, Elton John, I^on Russell, McCoy Tyner, Madeleine Pey-roux, Alain Bashung, The Black Keys, Vinicio Capossela, Jack McDuff et bien d’autres.Ribot a ceci d’amusant que ceux qui l’apprécient pour son boulot auprès de Plant ou Elvis Costello ne le connaissent pas pour celui accompli auprès de Tyner ou Zorn, et vice-versa.Plus polyvalent, plus caméléon que Ribot, tu meurs.On ne connaît personne qui soit passé d’un univers à un autre avec autant d’élégance et de générosité que Ribot.Le 25 juin, il sera à la tête du Ceramic Dog, un trio d’avant-garde.Le 27, il détaillera les compositions de John Cage avec Caged Funk.Caméléon, Werner l’est tout autant que Ribot, mais autrement.Certes, ses années d’apprentissage ressemblent à celles du guitariste.Il a commencé très jeune à apprivoiser le répertoire classique, avant de fréquenter les conservatoires les plus réputés de New York et de Boston, où il a eu pour professeur la très réputée, la très exigeante Margaret Chaloff dite Madame Cha-loff qui lui a enseigné l’école russe du piano comme elle l’avait fait avant lui pour Keith Jarrett, Chick Corea, Herbie Hancock et Steve Kuhn.Il a tant étudié et travaillé qu’il est à l’aise dans tous les formats: du solo à la grande formation en passant par le trio, le quartet, etc.Il est autant pianiste qu’arran-geur, compositeur, professeur très recherché, auteur de livres pédagogiques.Il a ceci d’immense qu’il a combiné tous les styles en un seul.Mais encore?Il fond sa maîtrise technique avec son goût inné pour le lyrisme.Cet homme est un géant d’aujourd’hui.n se produira dans le cadre parfait.Celui d’un club.Celui du Upstairs, les 28 et 29 juin.Le Devoir http://www.osm.ca/nouvelle-ere LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUIN 2011 E 5 CULTURE MUSIQUE CLASSIQUE Quelques grandes leçons du passé Le jeu des rééditions aidant, le mélomane a accès de plus en plus facilement à des archives audio ou vidéo permettant de mieux cerner l’art de grands musiciens du passé.En voici quelques exemples.CHRISTOPHE HUSS En DVD, la collection «Classic Archive» est depuis dix ans une solide référence.Il est difficile de suivre les pérégrinations de ce projet par-delà les changements d’étiquette.C’est EMI qui avait initialement commercialisé la collection «Classic Archive», coproduite par la société de production vidéo Idéale Audience et l’agence d’artistes IMG Artists.Cette série, à couverture grise, comportait plus de 50 titres.Perdre son latin Ces trois dernières années.Classic Archive se retrouvait sur étiquette Medici Arts.Cela tombait sous le sens.Idéale Audience étant la société chargée par le portail Internet de vidéos classiques Medici.tv de capter un certain nombre de concerts.Et voilà que, pour tout compliquer, les vidéos de Classic Archive nous arrivent désormais sur étiquette Euroarts.En pratique, il semble que le label Medici Arts ait été tué dans l’œuf.L’estampille Medici serait ainsi réservée à la diffusion en streaming et en vidéo à la demande sur Internet.La confusion est hélas totale, car Euroarts poursuit le projet éditorial tout en reprenant à son compte les titres Medici Arts.Il faudrait que l’éditeur instaure un code de couleurs pour identifier les vraies nouveautés et les anciens titres qui changent simplement d’étiquette.Pour l’heure, il y a risque d’y perdre son latin, comme dans l’univers du DVD d’opéra où bien des «nouveautés» de l’étiquette Arthaus ne sont en fait que des changements de présentation d’anciens titres de feu le label TDK.Cette confusion est-elle sciemment entretenue?On en a hélas l’impression.Même le spécialiste peine à déterminer quelles archives sont vraiment neuves sur le marché.Il y en a deux, assurément, qui intéresseront les amateurs de piano.L’une est consacrée à Claudio Arrau dans des sonates de Beethoven (n°" 3, 13, 14, 21, 23, 26, 30 et 32) à partir de concerts donnés en 1970 (noir et blanc) et en 1977 (couleurs) à Bonn, en Allemagne.Malgré les quelques fausses notes inhérentes au concert et Claudio Arrau Beethoven Piano Sonatas 5 pl.2.È U oi S3 tu îjj s ï eû .I ïi ûi " SS « H Le pianiste chiiien Ciaudio Arrau au faîte de sa gioire les saturations du document de 1970, ces films sont des témoins très précieux sur le son et le style d’un grand pianiste.Le concert de 1977, notamment, me replonge directement dans les souvenirs des récitals d’Arrau auxquels j’ai eu la chance d’assister dans ces années-là.La vidéo est le relais d’une expérience musicale à nu, sans filet.Ceux qui préfèrent la perfection formelle en resteront aux enregistrements audio Phi-lip§ du pianiste chilien.A ce même Pestival Beethoven de Bonn 1970 (année du bicentenaire de la naissance du compositeur) a été capté un excellent concert de Priedrich Guida, proposant la Suite anglaise n° 3 de Bach, les Variations Eroi-ca et la Sonate Hammerklavier de Beethoven.On retrouve le pianiste lapidaire, beaucoup plus direct qu’Àrau.Les vidéos du Guida de cette période sont plus rares que celles de la décennie suivante, où le pianiste avait déjà «pété une coche».On s’y intéressera donc.Sir Thomas La destinée post mortem de certains chefs dans la mémoire collective est parfois étrange.Certains restent ou deviennent cultes, d’autres gagnent en importance, d’autres disparaissent presque.Dans la première catégorie, on peut citer Carlos Kleiber, Dmitri Mitro-poulos, Charles Munch ou Wilhelm Purtwangler; dans la seconde, Rudolf Kempe ou Klaus Tennstedt.Dans la troisième, le cas le plus inattendu est celui de Herbert von Karajan.Il aura fallu la célébration de son centenaire, en 2008, pour raviver — très brièvement — la flamme.Mais rien à voir avec l’omnipotence de ce chef de son vivant.Au Royaume-Uni, le culte des grands chefs disparus favorise John Barbirolli (dont EMI vient de rassembler les incontournables enregistrements consacrés à Elgar) ou Adrian Boult face à Thomas Beecham (1879-1961).L’édition, par EMI, de cinq coffrets consacrés à Beecham est donc une très heureuse surprise.«Sir Thomas» fut pendant la majorité de sa carrière un artiste Columbia, un legs tombé aujourd’hui dans l’escarcelle de Sony et, malheureusement, dans l’oubli.Beecham fonda, à Londres, le Royal Philharmonie Orchestra en 1946, qu’il dirigea jusqu’à sa mort, en 1961.Beecham doit à l’engagement de His Master’s Voice (EMI) le fait d’avoir aujourd’hui un catalogue discographique assez large dans une qualité sonore très acceptable.C’est avec Beecham et Klemperer qu’HMV fit ses premières expériences de stéréophonie.Certains emegistrements sont restés très longtemps des jalons importants du catalogue: la Symphonie fantas-Ces films tique de Berlioz, en- registrée avec l’Or-sont des chestre de la Radio- , , , Télévision française, témoins très les Symphonies lon- nrpripiiv sur doniennes de Haydn precieux sur Schéhérazade de le son et le Rimski-Korsakov.Le fait de ne pas trouver style d’un ce dernier enregis- trement dans l’un grand des cinq coffrets lais- ninnistp ^e espérer d’autres pianiste publications.Pour l’heure ont été rassemblés les enre^strements Haydn et Mozart (dix disques), la musique anglaise (six disques, dont cinq consacrés à Prederick Delius), la musique française (six disques) et la musique ro- mantique, de Beethoven à Richard Sùauss (huit disques).Le cinquième coffret est un vaste documentaire audio, qui occupe quatre disques sur l’art et la carrière du chef On retrouve, illustrés notamment dans les coffrets français et «romantisme allemand», l’acuité rjùhmique, mais aussi les qualités de Beecham dans la caractérisation et l’éloquence sonore.La tenue orchestrale est admirable, même là où l’on n’attend rien de spécial — 7‘ Symphonie de Beethoven ou 2‘ Symphonie de Brahms.Beecham sauvé de l’oubli?Peut-êfre, et tant mieux.Concerts Parmi les archives publiées en disque, certaines, inédites, proviennent de concerts.La Radio bavaroise, sur son éti- Hydro Québec présente Le Festival iNTERNAnONAL DU DU 25 JUIN AU 4 SEPTEMBRE 2011 Un festival ouvert sur le monde.LES AVANT-GOÛTS DU FESTIVAL CONCERT CE SOIR, samedi 18 juin, 20 h avec, entre autres : Wenzel Fuchs, clarinette sok> à l’Orchestre philharmonique de Berlin QustavO Nlinez, basson solo à VOrchestre Royal du Concertgebouw d*Amsterdam et des musiciens des VioloUS dll Roy ! Vendredi 24 juin, 20 h Musique de chambre pour vents Œuvres de Berg, Neidich, Castelnuovo-Tedesco, Krommer, Mozart et Schubert Dès 19 h : Visite guidée de la salle avec Bernard Labadie.LE FESTIVAL INTERNATIONAL Venez célébrer le 15® anniversaire de la salle Françoys-Bemier avec Bernard Labadie, les Violons du Roy et.MozartI Le samedi 25 juin, 20 h Mozart Ouverture : « Le ncasze di Figaro » Concerto pour flûte, harpe et orchestre en do majeur, K.299 Ouverture : « Don Giovanni » Symphonie n° 41 en do majeur, K.551 « Jupiter » Dès 19 h : Visite guidée de la salle avec Bernard Labadie.LES BRUNCHES-MUSIQUE Tous les dimanches de l’été! INFORMATION ET RÉSERVATIONS 1 888-DFORGET (336-7438) www.domaineforget.com / ARCHIVES LE DEVOIR quette BR Klassik, a exhumé des concerts de deux légendes du chant: Mirella Freni et Nicolaï Ghiaurov.Le récital Freni présente quelques classiques du répertoire italien, mais aussi deux originalités: l’air de Tatiana d’Eugène Onéguine (chanté en allemand) et le Ritorna vincitor d’Aïda.Ces deux enregistre- ments de 1987 attestent d’un élargissement très intéressant de la voix.Les autres captations datent de 1971 et 1984.Si ce CD de Mirella Freni est «un très bon parmi d’autres», le programme mettant en vedette la basse Nicolaï Ghiaurov dans des captations de 1966 et 1969 est un monument sans égal à la gloire de cet immense chanteur.On trouve dans ce portrait des airs français (Eaust), italiens (Boccanegra, Don Carlos) et russes (Sadko, Aleko, Boris Godounov) qui cernent au mieux l’art de la grande basse des années 60 et 70.Autre apport appréciable à la discographie d’un chanteur, le Liederabend donné en 1963 par Hermann Prey à Schwet-zingen.Le répertoire documenté du baryton allemand y gagne, avec des mélodies de Cornelius, de Pfiznet, de Fortner, de Brahms et de Strauss.Quelques petits flottements d’intonation (Cornelius et Strauss, notamment) réservent ce disque d’approfondissement, publié par Haenssler, aux admirateurs du baryton et aux amateurs de lied allemand recherchant un répertoire peu fréquenté.Le Devoir NOTEŒ SÉLECTION ¦ «Classic Archive».Claudio Arrau joue des sonates de Beethoven.Euroarts, 2 DVD, 2058 708 (Naxos) ¦ Thomas Beecham.Musique française.EMI, 6 CD, 909932 2 Thomas Beecham.The Later Tradition.From Beethoven to Strauss.EMI, 8 CD, 918611-2 ¦ Nicolaï' Ghiaurov.Great Singers Live: Niœlaï Ghiaurov.BR Klassik 900 304 (Naxos) SAISON 2011-12 ABONNEZ- VOUS L’Orchestre déménage dans sa nouvelle salle OBTENEZ LES MEILLEURS SIÈGES ÉCONOMISEZ JUSQU’À 20% k ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN YANNICK NÉZET-SÉGUIN I Desjardins PARTENAIRE EN TITRE ORCHESTREMETROPOLITAIN.COM Québecl canadien Heritage quebescb- sofjtel Esjsag lEDEÏOni |.|| E 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUIN 2011 DEVISE ©WADSWORTH ATHENEUM MUSEUM OE ART/ART RESOURCE, NEW YORK Michelangelo Merisi da Caravaggio, Saint François d’Assise en extase (1594-1595), huile sur toile.The Ella Gallup Sumner and Mary Catlin Sumner Collection Fund, Wadsworth Atheneum Museum of Art, Hartford (Connecticut).Dans la foulée du caravagisme L’exposition Caravaggio et les peintres caravagesques à Rome clôt un cycle, monté à Ottawa, sur les siècles dorés de la peinture italienne Le voyage à Rome que propose le Musée des beaux-arts du Canada n’est pas le premier qui nous envoie dans l’Italie pendant la belle saison.L’exposition Comme Léonard de Vinci, Michel-Ange et la Renaissance à Florence (2005) et De Raphaël à Carracci.Uart de la Rome pontificale (2009) ont permis de visiter, chacun à son tour, le quattrocento et le cinquecento; le dernier volet devait, lui, proposer la suite, le seicento, soit le XVIL siècle baroque.CARAVAGGIO ET LES PEINTRES CARAVAGESQUES À ROME Musée des beaux-arts du Canada, 380, promenade Sussex (Ottawa), jusqu’au 11 septembre.JÉRÔME DELGADO Le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) ne possède aucun Caravagmo et à peine cinq peintures considérées comme caravagesques — exécutées par des artistes influencés par ses innovations (le clair-obscur, le réalisme de ces figures, leur sentimentalisme, voire leur érotisme, une narration plus brutale).Pourtant, l’exposition inaugurée cette semaine n’est pas qu’un piège à touristes.Avec des prêts prestigieux, dont Les Mmidens, 1595 (du Met de New York), ou Le Sacrifice d’Isaac, 1602-1603 (Galleria degli Uffizi de Florence), œuvres-clés du maître italien, ainsi que des toiles d’autres artistes en provenance du Louvre, de la National Gallery de Londres ou du Prado de Madrid, Caravaggio et les peintres caravagesques à Rome est une solide affaire.Et est relativement modérée: douze Caravaggio et 58 tableaux en tout, contrai-rement à la centaine qu’affichaient les expos sur Florence et la Rome de R4)haël.Mythe et réalité Michelangelo Merisi da Caravaggio (1571-1610), rebaptisé Le Caravage par les Français, est l’in- Dimanche 24 juillet SAINT-BENOÎT-DU-LAC et ORFORD Visite de l’abbaye et concert au Centre d’arts Samedi 30 juillet MARIE-VICTORIN, son pays, son jardin Du 11 au 14 août SUR LES RIVES DE LA RIVIÈRE HUDSON Des manoirs, des jardins, un festivai de musique.Date iimite de réservation : 27 iuin Jeudi 20 octobre ROME DES ORIGINES À LA CAPITALE D’ITALIE au Musée de la civilisation de Québec Les.peaux ^détours ^ CIRCUITS ^ CULTURELS www.lesbeauxdetours.com 514 352-3621 En collaboration avec Club Voyages Rosemont contestahle hgure qui émane de ce XVIP siècle naissant.C’est autour de son génie que tourne l’exposition montée par deux spécialistes de la peinture italienne, David Franklin (ex-conservateur en chef au MBACI, aujourd’hui directeur du Cleveland Museum of Art), et Sebastian Schütze, tm historien de l’art viennois.Honni à son époque, poursuivi même par la justice, Caravaggio est devenu un mythe lorsqu’il a été remis à l’ordre du jour par l’historien de l’art Roberto Lon-ghi et tme première grande exposition en 1951.11 est vrai que sa mort prématurée et son œuvre limitée (à peine 70 œuvres lui sont attribuées), mais aussi l’inexistence quasi totale d’archives à son sujet, sa vie d’esseulé (il n’a ni école ni disciples) et sa condition de mauvais garçon ont contribué à sa légende.L’exposition du MBAC, qui prohte des études des vingt dernières années, a laissé tomber le personnage mythique (hormis un hlm biographique en hn de parcours) pour se consacrer à la hgure historique.C’est un détail d’importance dans le cadre d’une manifestation estivale.Pas de citations aux murs, pas de ha-ha, juste de la peinture.Même les textes d’introduction aux différentes sections se font discrets et l’absence de titres thématiques permet de passer d’une salle à l’autre sans préavis.La mise en scène, aussi sobre soit-elle, est d’une grande pertinence.Si l’expo s’ouvre avec Le garçon mordu par un lézard (1594-1596), un des premiers tableaux connus de Caravaggio, et se conclut par un Saint François (1606-1607) exécuté à la fin de sa période romaine — sa meilleure, selon Stefan Schütze —, la chronologie n’est pas la ligne directrice.L’organisation passe par des thèmes (la musique, la diseuse de bonne aventure, les tricheurs, les saints, les compositions religieuses), identiques à ceux du catalogue, un volumineux ouvrage qui fera date.Mais encore là, en salles, les frontières semblent moins déh-nitives que dans un livre.Jeux de miroitement Chaque section comporte son Caravaggio, deux à l’occasion, autour desquels gravitent les œuvres des peintres qui ont repris ses innovations radicales, parfois bien après sa mort.11 faut préciser que l’approche privilégiée ici s’en est tenue principalement au ba- roque proche de Caravaggio (jusque vers 1625).Exit donc les Velâzquez, Rembrandt et toutes les citations de l’art postmoderne.Schütze qualifie le dialogue imaginé de «système de miroirs artificiels».Les jeux de miroitement trouvent leur apogée dès la deuxième salle, consacrée à deux huiles emblématiques de Caravaggio, Les Tricheurs (1595) et La Diseuse de bonne aventure (1595).Ici, c’est la manière d’inclure le spectateur, idée si chère au peintre, qui se rehète et se multiplie.Caravaggio nous montre un élément de supercherie: dans La Réunion des buveurs (1618-1620), Nicolas Tourbier en rajoute, alors que Valentin de Boulogne en met d’autres dans une toile de 1620.Marthe et Marie Madeleine (1598) devient sous la touche de Simon Vouet en 1621 une composition plus critique.Si pour Caravaggio Marie-Madeleine accepte l’illumination divine, chez le peintre français, elle résiste et garde une attitude coquine.Lorsque les artistes s’inspirent de lui, ce n’est pas seulement pour le célébrer.Une salle de «décapités» réunit différentes scènes bibliques, revisitées d’abord par Caravaggio, puis par sa suite non officielle.L’horreur découle de ce réalisme si nouveau pour l’époque — on entend presque crier un Isaac tué par son père —, et pourtant, certaines têtes, comme celle de Goliath peinte par Valentin de Boulogne, paraissent si démesurées.L’idée de l’expo, constate-t-on, n’est pas tant de faire de Caravaggio le créateur d’une nouvelle histoire de l’art.Seulement de mesurer l’ampleur du caravagisme, dans ses principaux balbutiements.Reste que certains de ses principes ont une résonance actuelle, telle que l’idée d’inclure le spectateur, mais aussi le choix de Caravaggio de travailler spontanément devant modèle, sans esquisses.Collaborateur du Devoir Galerie Walter Klinkhoff AU SERVICE DES COLLECTIONNEURS DEPUIS PLUS DE 50 ANS 1200, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A1H6 www.klinkhoff.com 514.288.7306 Si vous songez à vendre des oeuvres d'art d'importance, nous vous invitons à nous consuiter, en toute confidentiaiité, à info(5)klinkhoff.com 1 © SCALA/ART RESOURCE, NEW YORK Michelangelo Merisi da Caravaggio, Le Sacrifice d’Isaac (1601-1602), huile sur toile.Galleria degli Ufflzi, Florence. LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUIN 2011 E 7 DE VISU L’homme qui dépeint la peinture 225170 PIECES ET AUTANT DE RESTES Jérôme Bouchard Plein sud, centre d’exposition en art actuel à Longueuil, 150, rue de Gentilly Est, jusqu’au 25 juin.JÉRÔME DELGADO L> exposition qui clôt la sai-' son de Plein sud, le centre cj’art intégré au cégep Edouard-Montpetit, navigue dans des eaux troubles: celles qui déroutent.Le titre d’abord {225170 pièces et autant de restes), dont la lecture nous fait trébucher.Puis, les sept œuvres exposées — quatre photographies et trois peintures, encore que ceci n’est pas une évidence —, aux tons gris très monocordes, instaurent un climat terne, voire désagréable.L’artiste Jérôme Bouchard, encore en début de carrière, maîtrise l’art de l’équivoque.Un ailleurs en dehors L’œuvre est-elle celle qui est devant nous?question apparaît încontournable tellement ce que l’on volt est fait de fragments, de pièces et «autant de restes», comme le dit le titre de l’exposition, qui découlent de gestes et de procédés exécutés ailleurs.Un ailleurs en dehors, ou au-delà du tableau au mur.L’œuvre n’est pas un résultat, pas un objet encadré, mais un processus.Soit, le concept n’est pas nouveau.Il nous prend néanmoins à contre-pied, par la manière dont l’artiste le pose.«Et si le tableau que je souhaite faire était à côté?», se demande le lauréat de la bourse Plein sud en 2010, prix à l’orlgîne de cette expo.Le doute exprimé, loin de la certitude habituelle à un concept, confère tout son caractère, ainsi que sa dose d’humîlî-té, à cette relative jeune aventure — Bouchard a obtenu ses diplômes en 2004 (bac) et en 2010 (maîtrise).De la peinture, appliquée puis grattée, découpée.Restes au sol photographiés.Images redécoupées et recollées, devenues modèles, pochoirs.Peinture, photographie digitale.Impression sur vînyle, puis peinture à nouveau.Les étapes sont si nombreuses et difficiles à saisir qu’il importe peu finalement de les identilier les unes après les autres.Il se dégage de tout ce méli-mélo de techniques un penchant pour l’exploratoire et l’inconnu.Jérôme Bouchard agit comme un navigateur à la recherche de nouvelles terres.Il n’est pas tant sur la voie de la soie ou de l’or, qui lui donneraient renommée et gloire.Sa fin n’est pas là.Ce sont les mers qu’il parcourt et la manière dont il le fait qui priment.Il est peintre, mais ne peint pas nécessairement.Et s’il dépeint ce qui pourrait s’apparenter, au final, à une vue topographique de l’océan, sa pratique mime plutôt le geste du sculpteur qui taille et réduit.Il «dé/peint», commç le dit la chercheuse Marie-Eve / Il - 4 f X , 7 i-Oi -K WiiyAA 16820 pièces/m^, 2011 (travail en cours) JEAN-FRANÇOIS LA.MOUREUX Beaupré dans l’opuscule de l’expo, «c’est-à-dire qu’il construit par soustraction de peinture».Pertinence et négation De ses tableaux antérieurs, Jérôme Bouchard a tiré des restes.Pour ce projet, il s’est inspiré de «The Great Garbage Patch», appellation courante d’une mer de déchets de plastique au large de la Californie.De là son choix, et la pertinence, de faire des restes de vinyle au sol de son atelier sa matière première.De là cette fragmentation dans ses com-positions, autant celles photographiques que celles picturales.Les premières, aux titres évocateurs (90+100, Les restes), donnent parfois l’illusion de miroirs en pièces — comme chez Gwenaël Bélanger.Les peintures à l’acrylique, avec des titres aussi indirectement descriptifs (14600 pièces/m^, 46760 pièces/m^), sont des topographies en puissance, où fond et forme se confondent.Il se dégage de tout ce méli-mélo de techniques un penchant pour l’exploratoire et l’inconnu , L '¦ ¦' ' I, ' < A'-.y'- .' L,.' '/ Cl J' / ’ I ; où contours et masses s’entremêlent.Les œuvres de Bouchard fonctionnent par négation.La négation de la matière; c’est son absence qui devient figure.Mais la négation aussi de la figure; c’est son intérêt pour la matière, pour ses restes, qui constitue le point de départ.Ce qui n’empêche pas qu’au bout, et malgré la prééminence des procédés, il y ait des œuvres.Fortes et sensibles, empreintes d’une aura de mystère.Jérôme Bouchard dépeint la création, délibère sur la peinture, de manière très singulière.Sans doute méritera-t-il plus d’attention d’ici peu.Des solos dans des lieux parallèles, d’une maison de la culture à un centre en région, en passant par une présence furtive dans une galerie privée (en 2006, chez Donald Browne), c’est déjà fait.Reste le musée.Dès cet automne, lors de la Triennale québécoise du MAC?Collaborateur du Devoir ' i.( A' ¦ -1' {i ¦ ^ ^ U ./' : , > \ i ‘ // iT , h 1 J > / f i .'-J.I 77 ut-: ¦ s : U/ Sans titre, 2011, une «eiivre de Jérôme Bouchard V; .D-; - -, ¦ H’ ( ( »' t*-1 1 ' J 1 '¦¦¦ ¦ .¦.' ,, \ , ^ ^ i ’ T; .^ f * > ^ \ f f/ ''-l'i ' , ' i-." U ' ¦ .\ .v'-'' A lEAN-FRANCOIS LA.MOUREUX L’EMPEREUR GUERRIER DE CHIhÆ ET SON ARMÉE DE TERRE CUITE^- MAINTENANT OU JAMAIS! _ ^ , JUSQU’AU 26 JUIN L I'ChÂTEZ-VOUS de les voir de très près AVANT QU’ILS NE REPARTENT EN CHINE ! BILLETS suRempereurdechine.ca Nocturnes les mercredis (a moitié prix), jeudis et vendredis soirs (à prix régulier) jusqu’à 21 h Une présentation de K MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL La Capitale Groupe financier Gratuit pour les enfants de 12 ans et nnoins* PAVILLON JEAN-NOËL DESMARAIS • Accompagnés d un adulte.Non applicable aux groupes.Grand donateur THE ROBERT H.N.HO FAMILY FOUNDATION métro 3 Une exposition organisée par le Musée royai de l’Ontario, en partenariat avec le Bureau des reliques culturelles et le Centre de la promotion du patrimoine culturel de la province du Shaanxi, République populaire de Chine, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.De gauche à droite: Fantassin, officier de rang supérieur et cheval de cavalerie (détails).Dynastie des Qln, 221-206 av.J.-C Musée de l’Armée en terre culte du Premier Empereur.Photos © Bureau des reliques culturelles de la province du Shaanxi et Centre de la promotion du patrimoine culturel du Shaanxi, République populaire de Chine, 2009 E 8 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUIN 2011 CINEMA CULTURE 2011, l’odyssée du monde TREE OF LIFE (L’ARBRE DE LA VIE) Ecrit et réalisé par Terrence Ma-lick.Avec Brad Htt, Hunter McCracken, Jessica Chastain, Sean Penn, Fiona Shaw, Irene Bedard.Image: Emmanuel Lubezki.Montage: Hank Corwin, Jay Rabino-witz, Daniel Rezende, Billy Weber, Mark Yoshikawa.Mpsique: Alexandre Desplat.Etats-Unis, 2011,138 minutes.MARTIN BILODEAU Ce cinquième long métrage en quarante ans de carrière de l’Américain Terrence Malick {Days of Heaven, The Thin Red Line) nous mène droit à la frontière qui sépare le cinéma traditionnel du cinéma expérimental.Malick, en effet, tourne le dos aux conventions narratives pour épouser les circonvolutions de la pensée, du souvenir et du chagrin, à travers un récit elliptique et élégiaque, sorte de grand poème lyrique et pyrotechnique dont la construction évoque davantage la littérature (le nouveau roman au premier chef) que le cinéma.Résolument campé dans le monde de l’enfance, dont le film épouse le point de vue jusque dans la position de la caméra, ce nouveau monument du 7® art, gagnant de la Palme d’or à Cannes, est une sorte d’odyssée du monde examinée à travers sa plus petite cellule observable: la famille nucléaire.«Il y a deux façons de traverser la vie.Celle de la nature et celle de la grâce.A toi de choisir laquelle tu veux suivre», prononce en voix hors champ la mère du héros (épatante Jessica Chastaing), autant dire la mère du monde.Cette lumineuse présence arbitre un conflit latent puis ouvert opposant un père nature (Brad Pitt), apôtre narcissique de la loi du plus fort, et son fils Jack (Hunter McCracken), qu’il veut former à son image.Friction et résistance, mal-amour et orgueil, désobéissance et délivrance circulent dans les veinures et les branches de cet arbre de vie tiré par la terre et soulevé par un ciel magnifiquement filmé par le grand Emmanuel Lubezki {A Little Princess, Sleepy Hollow, Children of Men), qui avait déjà travaillé avec Malick sur son New World.sa fl-.-—.* ta «w* V- Ni*' t e m il ^ A ^ TAl''- - Brad Pitt et Hunter McCracken dans L’Arbre de la vie, de Terrence Malick GC présente Hydro ^ Québec LE FESTIVAL DE anaudiefe^ 9 juillet au 7 août 2011 à Jbliette i > ¦ imaS collaboration avec eyberpre»*e.ea www.lanaudiere.org 29 JUILLET OSM GENNADY / ROZHDESTVENSKY VIKTORIA POSTNIKOVA RACHMANINOV / TCHAIKOVSKI 30 JUILLET ORCHESTRE DU FESTIVAL JEAN-MARIE ZEITOUNI SOLISTES LE VAMPIRE I Desjardins ^YAMAHA mraLyonohcLoo iKMiacÊgfailtajan HH Canada fas FESTIVAL DES ARTS DE SAINT-SAUVEUR anmoemaire/ 28iuillet/^7c août \^yumyclanœ\ ASPEN SANTA FE BALLET ÉTATS-UNIS 3® ÉTAGE // LES SOLISTES DU BALLET DE LOPÉRA DE PARIS FRANCE CONCOURS INTERNATIONAL DE CHORÉGRAPHIE GAUTHIER DANCE // DANCE COMPANY THEATERHAUS STUTTGART ALLEAAAGNE STOCKHOLM 59° NORTH // LES SOLISTES DU ROYAL SWEDISH BALLET suède BOUGE DE lÀ QUÉBEC APERO À L'OPERA L'INSrnUT CANADIEN D'ART VOCAL CANADA EVENEMENT SPECIAL 20® ANNIVERSAIRE JOYCE DIDONATO - Mezzo-Soprano ÉTATS-UNIS Œ FESTIVAL INTERNATONAL DE DANSE DE SAINT-SAUVEUR WWW.FASS.CA TICKETPRO 1-866-908-9090 Québec B B PBtnmoiie Canadian Heritage Canal® Nous sommes dans le Texas banlieusard des années 50.Le film s’ouvre sur une mauvaise nouvelle: un fils est mort à la guerre.Lequel?On l’apprendra plus tard, bien après que la nouvelle eut déclenché une spirale de souvenirs, qui nous font remonter, depuis le présent (Sean Penn tenant le rôle de Jack adulte) jusqu’à l’origine de la famille: la naissance de l’aîné, celle de son cadef les jeux d’enlant cruels et l’anxiété croissant avec l’amertume du père, socialement complexé, et le silence de la mère, complice des enlants en l’absence de son mari.soumise en sa presence.Ces tensions intérieures et duels psychologiques alimentent un feu existentiel que le cinéaste associe, de façon un peu pompière à première vue — mais sa vision est si résolue qu’elle finit par s’imposer —, aux origines du monde.Ainsi, Tree of Life est ponctué, comme des intermissions, par deux séquences métaphoriques illustrant la naissance de l’univers, de façon à montrer que l’infini-ment grand et l’infiniment petit se rejoignent de la même façon que le chaud et le froid.SOURCE FOX SEARCHLIGHT Bien que son film soit ouvert à toutes sortes d’interprétations, Malick ne l’a pas conçu pour qu’il soit pensé ou décrypté, mais pour qu’il soit ressenti par le spectateur contemporain, soUi-cité par une proposition audacieuse dans laquelle les plus familiers reconnaîtront certains traits de Badlands, le film qui marquait sa naissance au cinéma.De là à penser que ce fikn-somme, sorte de journal intime retourné, annonce sa mort comme cinéaste, il n’y a qu’un pas.Collaborateur du Devoir 35 r AffllTOAllffi ' telafÉlecorijiiuc.SWING I Bernard Adamus Jeudi ZJjuin: Veillée de la Saint-Jean 18 h Les Fous du Roy 19 h 45 Vincent Vallières Le pare de Radio Radi 21 h 15 Présidence d'honneur Monique Bisson se délie la langue ! 21 h 45 Les Cowboys fringants 23 h 15 Grand feu d'artifice YendiediMiuin; La fête nationale Samedi 25 iuin : La francophonie dans tous ses États 18 h SWING 19 h 45 Radio Radio! 21 h 45 Kaïn! 23 h 15 Grand feu d'artifice Dimanche 26 iuin Tant que ça bouge! 18 h La Cavale! 19 h 45 Marie-Mai 21 h 45 Karkwa 23 h 15 Feu d'artifice - Clôture exceptionnelle d'un festival exceptionnel PARC DE MANEGES ET SPECTACLES^ Gratuit jusqu'à 17 h - Prix par soirée : 13 $, laissez-passer en vente au festival ‘Laissez-passer requis à compter de 17 h sur tout le site du festival incluant le parc de manèges.Service de navette continu GRATUIT du 23 au 26 juin entre 18 h 45 et 23 h 45 du Parc-o-bus des Galeries Aylmer.L'Outaouais en fête, les grandes festivités nationales du Québec, remercie : 11 h La traditionnelle messe de la Saint-Jean Au parc de l'Imaginaire, les Lucernairs Midi Du gospel ! Au parc de l'Imaginaire, la Chorale Gospel Outaouais Midi Volée de cloches en Outaouais 13 h DÉFILÉ de la fête nationale On peut gagner des prix! Défilé écologique haut couleur, des Galeries Aylmer au parc des Cèdres.Venez vous éclater, rire et danser en famille! Thème : Vert.la fête nationale! Thème musical : Le tintamarre.Costume : Vert, Blanc, Bleu! Bleu! Bleu! Rassemblement aux Galeries Aylmer! 14 h Lever du drapeau 15 h Monocyclisme et jonglerie 15h30 et 17 h 30 Les casse-cou en BMX 18 h Cobra du Mandingue 19 h 45 Bernard Adamus 21 h 15 Ma langue! Une première! Discours patriotique slamé et rappé.avec David Dufour 21 h 45 Loco Locass avec IDrchestre symphonique de Gatineau! 23 h 15 Grand feu d'artifice www.sto.ca ou 819 770-3242 jrTO.i Vlltede Gatineau Partenaires officiels Platine M B QuébecI Partenaires officiels Or y Desjardins Partenaires officiels Argent IGR* Partenaires officiels Bronze fi soc«4 GARDA Partenaires médiatiques v_ox lEDEVDIPi CHUÔ InFo07- LeDroit aFo™s GATINEAL OTTAWA PONIMTKM I SOCAM LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUIN 2011 E 9 FESTIVAL .DE MUSIQUE mpntreai baroque .corn ilWrrAi ¦ i3.l6 ” UN MONDE MEILLEUR deSusanneBier I N^rsbn originale avec sous-titr^ fr^çds.Danemark.2010.113 in.Avec Mikael Persbrandt, Inné Dyrholm, William Johnk Niel sen, Markus Rygaard et Ulrich Thomsen.(13 ans +).GAGNANT DE L'OSCAR 2011 POUR LE MEILLEUR HLM ÉTRANGER ù SOURCE AXIA FILMS Les Filles, du cinéaste flamand Geoffrey Enthoven, c’est, du début à la fin, un air très connu, celui de l’émancipation rapide et efficace de figures immobiles qui, le temps d’une chanson ou d’un éclair de génie, évoluent à vitesse rapide.Les triplettes de Belgique MEISJES (V.E.: LES EILLES) Réalisation: Geoffrey Enthoven.Scénario: Jean-Claude van Rijcke-ghem, Chris Craps.Avec Marilou Mermans, Jan Van Ix)overen, Imt Tomsin, Lea Couân, Imcas Van den Eynde.frnage: Gerd Schelf-hout.Montage: Philippe Ravoet.Musique: OM Janssens, Tom Kestens.Belgique, 2009,94 min.ANDRÉ LAVOIE Si les personnages de ce fdm belge au titre français peu inspirant.Les Filles, s’exprimaient dans un anglais aux tonalités britanniques, on pourrait croire qu’ils sortent tout droit d’une de ces comédies dont les cinéastes anglos ont le secret.Ce sont celles que l’on adore, où un groupe de petites gens, chômeurs {The Full Monty) ou jolies mé-més {Calendar Girls), luttent contre l’adversité, ou le néoli- béralisme, avec créativité.Iæ cinéaste flamand Geoffrey Enthoven connaît la formule, et la chanson, grâce également aux scénaristes Chris Craps et Jean-Claude van Rijckeghem, ce dernier ayant signé aussi Moscow Belgium, autre bel exemple de lutte des classes menée dans la bonne humeur.Ce même enthousiasme anime les vieilles dames légèrement indignes de cette variation bien connue des gens du troisième âge qui refusent moins leurs rides que la cage dans laquelle on yeut les enfermer.A la mort de son mari, qu’ime seule scène réussit à décrire comme grincheux et désagréable, Claire (Marilou Mermans, charmante et nuancée) découvre qu’il lui reste peu de temps pour concrétiser ses rêves tout en se rapprochant de son fils Sid Can Van Looveren), un musicien à deux notes de ^ita-re d’être jeté à la rue.Michel (Lucas Van den Eynde), l’aîné.veille siu ses finances, voix de la raison.Claire a plutôt l’intention d’écouter celle de son cœur et reforme le trio musical de sa jeunesse, les «Sisters of Imve», avec deux vieilles copines opposées en tout: l’ime allumeuse et coquine, l’autre éteinte et frustrée.Sous la gouverne de Sid, déterminé à remettre au goût du joiu leur répertoire, la route vers un important concoius sera sinueuse et le voyage musical, ralenti par les soucis médicaux et sentimentaux de Claire.Mais comme on dit sur toutes les scènes du monde: The show must go on.Les Filles, c’est, du début à la fin, un air très connu, celui de l’émancipation rapide et efficace de figures immobiles qui, le temps d’une chanson ou d’un éclair de génie, évoluent à vitesse rapide.lœ cheminement s’avère parfaitement balisé, avec ses clins d’œil amusants à la libido encore présente malgré le poids des années, le conformisme des plus jeunes ou encore ces comportements adolescents devant l’amour, peu importe les courbatures.L’effet comique voulant que des femmes d’âge mûr se trémoussent sur des airs qui ne leur collent pas d’emblée à la peau réussit à nous décrocher quelques soiuires (leiu version de Pump Up the Jam frise le beau ridicule), mais c’est surtout la diversité des rjThmes et des styles de la trame musicale qui donne du tonus à cette comédie douce-amère.Alors que l’on n’échappe jamais à l’hiver belge, triste voile brumeux qui recouvre le film du début à la fin, ces dames de cœur révèlent une part importante de leur dignité derrière un micro, et plus tard devant une foule déchaînée.Tout cela est réglé comme du papier à musique, mais il y a de ces mélodies dont on ne se lasse jamais.Collaborateur du Devoir Intéressant triptyque amoureux À TROIS, MARIE S’EN VA Réalisation et scénario: Anne-Marie Ngô.Avec Marie-Laurence Moreau, Delphine Bienvenu, Simon Rousseau.Image: Vlad (Steve Desrosiers).Montage: Daniel Vigneault.Musique: Antoine Ber-thiaume.Au cinéma Parallèle.75 minutes.ODILE TREMBLAY Petit film réalisé avec des moyens très limités (moins de 15 000 $), A trois, Marie s’en va d’Anne-Marie Ngô possède des atouts et des failles.La cinéaste, derrière de courts métrages {Cadavre exquis, In vivo), des séries télé, des documentaires, réalise ici son premier long métrage de fiction, un triptyque amoiueux sur fond d’hu-moiu noir.On peut discuter de l’usage de panneaux noirs entre les scènes, qui prennent systématiquement (et loiudement) la place des fondus enchaînés.L’Image vidéo est souvent floue, pas très belle.Le manque de budget est palpable dans ce quasl-huls clos.L’action se déroule dans un chalet près d’un bols, où la copine, le copain et la trouble-fête hériteront chacun d’un chapitre consacré à leur point de vue.Marie-Laurence (Marie-Laurence Moreau), abandonnée par un compagnon qu’elle a trompé, s’est réfugiée sans prévenir dans le nid d’amour de sa meilleure amie Delphine (Delphine Bienvenu).Celle-ci, copine loyale, accepte d’être dérangée durant ses vacances avec Simon (Simon Rousseau) , qui grogne devant l’intruse, avant de se rapprocher de cette dernière.Le dénouement est très tôt prévisible, mais les acteurs jouent avec un grand naturel, les dialo^es sonnent juste et cette petite chronique estivale qui jongle avec la fidélité et la trahison pétille de moments croustillants, en saynètes savoureuses.Marie-Laurence Moreau, dotée d’un charisme d’enfer, campe brillamment une égocentrique pleine de charme, alors que Delphine Bienvenu, tout en trouble et en regards dérobés, révèle par la bande des émois qui s’enflamment en mode muet.Quant à Simon Rousseau, il se moule avec souplesse dans ce profil d’homme bousculé et faible, qui va là où le vent le pousse.Certaines scènes à la rivière, sur la route, semblent tirées de la vie et le film ne bascule jamais du côté de la caricature.On souhaite à Anne-Marie Ngô d’hériter d’un budget digne de ce nom poiu camper les histoires tragicomiques qu’elle porte en elle, avec cette ironie de regard qui lait sa force.Le Devoir ?«Rafraîchissant, irrésistible et drôle à souhait! La comédie à ne pas manquer cet été.» Véronique Harvey, 24 heures Drôle et audacieux.Stéphanie Vallet, La Presse ?Geneviève Turcot, Le Droit Sara Forestier Jacques Gamblin ^NOMdes GENS Michel Leclerc métro[Dole m A L’AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS metropolefilms.com UNE HISTOIRE D'IMAGINATION, DE PASSION ET D’ESPOIR.ROUGE COMME LE CIEL LAURÉAT DE 15 PROC INTERNATIONAUX UN FILM DE CRISTIANO BORTONE M!M sËu D @ Yoil(Q^ www.Qiaims.ca liiA nnrOniTnaraT VERSION VERSION ORIGINALE rTAUENNE VBI8I0N ORIGINALE ITAUENNE CONSULTEZ PHCwCN I blvICN I FRANÇAISE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS AVECSOUS-TTTRESANGLAIS LES GUIDES- [CINÉMA DU RARCl [CINÉMA DU PARC] horaires des A L’AFFICHE! I 2886, Deaublan E.721-0080 I S Du Père g14-2ai-ia00 I IGAGNANT DE L'OSCAR V I___MIILLEURFIIMIN LANGUE ÉTRANGtM_ ?Joseph Bélanger, HOUR Cédric Bélanger, Journal de Montréal R WORLD) rCINER.EXDIVEHI188BllBrT-| I CINEMA | VBWON anaiHaLE CHEMA8AMC i I QUARTIER LATIN II LE CLAP I "««SKT® IlE FORUM 2^ ‘^'oüciÈiiÀs-' ¦'^metropolef ilms.com '¦ Entretien avec Isabelle Carré Intime et personnel FRANÇOIS LEVESQUE \ A la cinquième sonnerie, la machine prend le relais: «Vous êtes sur le répondeur d’Isabelle.» C’est bien sa voix, douce, menqe, mais pas gamine.Frisson.A la deuxième tentative, Isabelle Carré décroche.«L’entrevue précédente n’est pas tout à fait terminée.Vous pouvez rappeler, s’il vous plaît?» La troisième fois, c’est la bonne.L’interprète d’Anna M.se confond en excuses.Second frisson.Jointe pour la promotion du film Les Emotijs anonymes, la belle rouquine encense plus volontiers son metteur en scène, Jean-Pierre Améris {«Il dirige tellement bien ses acteurs!»), et son partenaire, Benoît Poel-voorde {«C’est un tel privilège de côtoyer une nature aussi singulière.»), qu’elle ne s’attarde à parler d’elle.Lors de leiu collaboration sur le téléfilm Maman est folle, le réalisateur Jean-Pierre Améris avait déjà le dessein de tçurner avec Isabelle Carré Les Emotijs anonymes, une comédie romantique stylisée inspirée par le cinéma d’Prnst Lubitsch.Une œuvre au charme suranné irrésistible, Les Emotijs anonymes conte les amours contrariées — et parfois chantées — d’une chocolatière, vous l’aurez deviné, trop émotive et de son patron qui dissimule une timidité maladive sous un masque de froideur.«Jean-Pierre m’a impliquée très tôt dans le processus d’écriture, révèle Isabelle Carré.Il ne m’a pas mis le stylo dans la main, mais il souhaitait que je participe à l’élaboration du personnage.» Or il se trouve que le sujet, la sensibilité à fleur de peau qui paralyse, est très cher au cœur de la comédienne, qui confie avoir infusé au rôle une grande part d’elle-même.«Ma mère est aussi comme ça.Et jean-Pierre Améris l’est encore davantage.Il m’a expliqué avoir assisté trois mois durant à des séances d’émo-tijs anonymes afin de se soigner.Le film les dépeint fidèlement.» Afin de se préparer, Isabelle Carré s’est présentée à cinq rencontres semblables.«Et je ne les déparais pas du tout!», as-sure-t-elle en riant.Affinités électives Après s’être absentée une minute pour dire au revoir à ses enfants, Isabelle Carré revient au bout du fil.De quoi parlait-on?Ah, oui! Romy Schneider, qu’elle admire depuis toujours.«C’est sa qualité d’émotion qui me touche.Dans sa voix, il y a quelque chose qui vibre et qui m’émeut, chaque fois.» Pt une capacité à se mettre en danger?«Oui!» C’est d’ailleurs l’un des moteurs de la comédienne: investir des univers inconnus et s’y abandonner afin d’évoluer.D’où l’attrait pour la subjectivité radicale de La Femme défendue, de Philippe Harel, pour la mélancolie teintée de chaleur humaine de Se souvenir des belles choses, de Zabou Breitman, pour le réalisme poétique du Refuge, de François Ozon, etc.Paradoxalement, la magie de certaines rencontres appelle à renouveler celles-ci., Pour Isabelle Carré, Les Emotijs anonymes marque non seulement des retrouvailles avec le cinéaste Jean-Pierre Améris, mais également avec l’acteur Benoît Poelvoorde, son partenaire dans Entre ses mains, d’Anne Fontaine, «j’étais heureuse de retravailler avec Benoît parce que Pntre ses mains q marqué un tournant pour lui.A l’époque, il craignait de ne pas être à la hauteur et j’avais beaucoup parlé avec lui pour l’aider à lâcher prise défaire confiance à ce qu’il ne voit pas et ne contrôle pas.mais que la caméra, elle, perçoit.» Une note d’émotion étreint la voix d’Isabelle Carré lorsqu’elle évoque l’évolution dans le jeu de l’acteur.«Quand le courant ne passe pas avec un cinéaste ou un partenaire, souvent, on n’y voit que du feu.Je crois par contre que, lorsque la connivence est là, elle transparaît forcément.» Collaborateur du Devoir H SOURCE METROPOLE Isabelle Carré dans Les Émotifs anonymes PLUS DE 1200,000 FRllNÇllIS SONT TOMBES SOUS LE CHÜIIME! ?«Une comédie tout en finesse qui, autour d’un thème originai et sérieux, réussit la parfaite alchimie du rire et de l’émotion.» Tàio 7 Jour m A CAFFICHE DES LE VENDREDI 24 JUIN! E 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 JUIN 2011 CINEMA Jeunesse nostalgique THE ART OF GETTING BY Scénario et réalisation: Ga\dn Wie-sen.Avec Freddie Highmore, Emma Roberts, Michael Angara-no, Blair Underwood, Rita Wilson, Alicia Silverstone, Sasha Spielberg, Marcus Cari Franklin.Photo: Ben Kutchins.Montage: MoUie Goldstein.Musique: Alec Puro.Etats-Unis, 2011,84 min.FRANÇOIS LEVESQUE Dans son école secondaire de l’Upper West Side de Manhattan, le jeune George Zi-navoy fait figure de bibitte.Contrairement à tous ses condisciples qui aspirent à l’émancipation tout en recherchant l’approbation du groupe.George se complaît dans la marge et dans im manque d’assiduité absolu, dessinant sans cesse, sauf dans son cours d’arts plastiques.Or, comme il est si manifestement brillant et sensible.George bénéhcie d’un laxisme assez remarquable de la part du corps professoral.Grand adolescent maigrichon, rouquin de surcroît.George ne provoque pas d’évanouissements au sein de la gent estudiantine.Puis un jour, son regard croise celui de Sally.Dotée de charme et de répartie, la belle jeune hile lui témoigne de l’intérêt, mais ses sentiments profonds à son égard demeurent ambigus.Il y a de bonnes choses dans The Art of Getting By, à commencer par la courbe atypique qu’opère la trame sentimentale.Le protagoniste, un original ordinaire comme on les aime, ne passe pas tout le film à essayer d’attirer l’attention de l’inaccessible objet de son affection puisque celle-ci lui est d’emblée acquise.Gavin Wiesen, qui signe un premier long métrage plutôt prometteur, met en place des figures archétypales dans des situations qui le sont de prime abord aussi, comme pour affirmer sa connaissance des codes du genre pour mieux les détourner par la suite.On retrouve ce parti pris dans le portrait d’un jeune peintre qui prend George sous son aile.Personnage gris, cet artiste éveille tour à tour l’émerveillement et la méfiance de George, qui repère en lui des signes de superficialité que ne perçoit pas Sally, elle fascinée.Dans ce cas-ci, le développement attendu survient, mais là encore, la nuance prévaut.Le dénouement s’étire et déçoit un peu, mais ce qui précède rend compte d’un vrai potentiel.Qui plus est, Freddie Highmore (Finding Neverland) arbore l’intelligence et la détresse tranquille de George comme une seconde peau.The Art of Getting By parle en filigrane de nostalgie et la montre parfois, les deux amoureux séchant un cours pour assister à une projection de Zazie dans le métro.Tout du long, par ce sentiment exacerbé d’aliénation qui caractérise l’iconoclaste George, on sent planer sur le film le spectre de certaines œuvres emblématiques du Nouvel Holljrwood, telles Five Fasy Pieces et Harold and Maude.Gavin Wiesen convoque d’ailleurs souvent l’esthétisme des années 1970 dans son trai- SOURCE FOX SEARCHLIGHT Freddie Highmore dans The Art of Getting By, de Gavin Wiesen tement de l’image et de la lumière.Mais contrairement à ces productions dont il paraît se languir et dont on ne sort pas tant repus que hanté, le cinéaste opte pour un dénouement facile où le jovialisme triomphe unilatéralement de l’angoisse.Erreur de jeunesse?Collaborateur du Devoir La guerre, m sir ! ARMADILLO Réalisation: Janus Metz Pedersen.Image: Lars Skree.Montage: Per K.Kirkegaard.Musique: Uno Helmersson.Danemark.Documentaire.105 min.V.o danoise avec s.-t.français ou anglais.ODILE TREMBLAY Un armadillo est un tatou, caparaçonné, qui affronte la vie en armure.Tel est aussi le titre de ce documentaire de guerre-choc, tourné avec des cadrages et des images d’un professionnalisme di^e des meilleures œuvres de fiction.Armadillo aurait pu n’être qu’un tour de force technologique en zone de danger —un camp militaire en Afghanistan —, mais il dévoile comment la guerre, la mort au bout du fusil, les désillusions transforment les hommes et les éloignent du milieu dont ils sont issus.Le film rappelle indubitablement l’oscarisé The Hurt Locker de Kathrjm Bigelow, pour la véri- P SOURCE CINEMA DU PARC Armadillo, du réalisateur danois Janus Metz Pedersen, a reçu en 2010 le Grand Prix à la Semaine de la critique à Cannes.té d’un quotidien dans un univers où les codes sociaux sont cul par-dessus tête, mais le fait qu’il s’agisse de véritables soldats — les yeux qui roulent d’un jeune blessé ne s’imitent pas — rend évidemment la projection plus chargée de sens.Ce film danois, à voir à tout prix, coiffé du Grand Prix en 2010 à la Semaine de la critique à Cannes, suit un groupe de jeunes soldats danois, dont des bleus qui affrontent leur premiè- re mission en Afghanistan.En 2009, le cinéaste et son caméraman Lars Skree ont passé six mois à suivre ces jeunes gens dans une base militaire du sud du pays.Des soldats au départ naïfs, désireux d’aider les populations civiles.Or, au fil des combats meiutriers qui les opposent aux talibans, ils découvrent à quel point les villageois, pris en sandwich entre les belligérants, sont de piues victimes et de la chair à canon, qu’ils ne peuvent assister.mais dont ils tuent les enfants et le bétail en dommages collatéraux.La vie humaine devient un concept abstrait poiu qui a mission de tuer.Une attaque à la grenade de cinq talibans, qu’ils achèveront au fusil avant de s’offrir quelques traits d’humour macabre, contraste avec la réaction des familles scandalisées à l’autre bout du fil et montre la déshumanisation de la fonction, tant la guerre devient ici une sorte de jpu virtuel presque amusant.Eloquente, aussi, la candeur outrée des civils restés au pays, qui croient à l’utopie d’une guerre propre et sentent que leius petits gars deviennent tranquillement des monsfres.Au re-toiu, ceux-ci ne rêveront que de repartir au front Tout cela: tirs, blessures, spleen, rires, se voit servi par des images puissantes, un montage d’enfer et une musique magnifique et troublante, qui nimbe de mystère la folie des hommes.Le Devoir «DRÔLE, CHARMANT ET SPIRITUEL! UNE ODE À LA BEAUTÉ DE PARIS DANS LAQUELLE MARION COTILLARD EST SÉDUISANTE DE SUBTILITÉ.» Marc Cassivi, La Presse «LE FILM LE PLUS ROMANTIQUE DE WOODY ALLEN !» Normeind Provencher, Le Soleil «DES DÉCORS À FAIRE RÊVER ! UNE RECETTE GAGNANTE POUR UN DIVERTISSEMENT GARANTI !» Véronique Harvey, I Kathy liatea* Adrien Brntl” Caria lîriinW Marion Cotiilarc Rachel McAdam Michael Sheen -Owen Wilson t veniofi françatee de Midlu^t ill PâllS Écrit et réalisé peir Woody Allen jjjA- ?S PRESENTEMENT A L’AFFICHE! rQÜflffrjmLMflNl rp'c^lviALM ël I CINÉMA I rCWEPLEXDIVERnBSmEKrT i CINÉMA i CINÉMA LAUHIEH ^MAISON DU CINÉMA ^ IST-EU8TACHE 11 BOUCHERVILLE 11 BELOEIL 11 VICTORIAVILLE 11 SHERBROOKE I LE CARREFOUR 10^^ i CINÉMA- IjOLIETTE II LE CLAP ¦ V.O.ANGLAISE AVEC SOUS-TITnES FRANÇAIS ¦ 'CIWPLEX ?IVERTISSEMBn'-i ,lE8 PROMENADES DE LÉVISn BEAUPORT II CINÉMA LIDO 1 pCINEPLEX BWERTISSBiIENTt ¦— MÉQAELEX” CUZZO —i i CtNÉMAB li CINÉMA PINE il CINÉMA i lQUARTIERLftT1Nl|SPHERETECH14llQATINEAUl| STE-ADÈLE II LE CLAP I CINÉMAS AMC ^^r®*P*-HDIVERnSSEMENTTrC [le forum ^rCOLISiE IQRKLAHDll« ¦ VERSION ORIGINALE ANGLAISE ¦ irCINÉMA DU PARC] 113576 Du Pac 514-201-18Q0 I rCINEPLEXaVERTISSEMBITn pCMEPLEX DIVERnSSEMEHTn rCSEPLEXDIVERTISSBlIIENTn ICOLOSSUS LftVAL II BROSSARD II CAVENDISH {MalD I CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS LAcademie des Cesar en partenariat avec Renault présente LiUG IOimI Bruxelles 11 Nancy 12 Strasbourg u Lyon Genève Grenoble Aix-en-Provence Bord»ux27 Ronft&ujM Copenhague www.lesnuitsenDr.com tntxçLUsmn Une seule représentation : le mardi 21 juin, 19 h 30 2396, rue Beaubien Est, Montréal, Québec, H2G1N2,514.721.6060 Billetterie en ligne ; www.cinemabeaubien.com A SEDUIT PLUS DE 2000000 DE SPECTATEURS EN FRANCE BOURRE DE CHARME.SANS CONTREDIT LUNE DES BELLES SURPRISES DE LA SAISON.» MAEC-AMDRÉ LÜSSIER, LA PRESSE < UNE BRILLANTE COMPOSITION DE FABRICE LUCHINI.» GÜILLAÜME POÜENIEE, TOIE « DIALOGUES FINS ET INTERPRETATION IRRÉSISTIBLE.» JOUBNAL METRO Fabrice Luchini Sandrine Kiberlain Natalia Verbeke et Carmen Maura LES FILMS CHRISTAL Lola Duenas ^ ^ Berta Ojea f 01111110S du^Iià.G® étage un film de Philippe Le Guay iiiiifiiifPiitiiiiiiiifiimiiiïijiiiiB lili ¦iilllll Biill lillii ilSiil iiii ¦iiffliii ¦iiiii ¦[»¦ ¦«¦¦Il il ¦¦¦Illi ¦llfflil MMI 1^ Œi^' FemmesDuSeEtage PRESENTEMENT A EAFFICHE ! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS ¦O LES FILMS CHRISTAL GAGNANT PALME D'OR 2011 cannesXFilm festival «EXTRAORDINAIRE ! MOMENTS IMMENSES DE CINÉMA.» MARC-ANDRÉ LUSSIER, LA PRESSE «LE FILM DE L'ANNÉE.J'AI ÉTÉ CAPTIVÉE, SÉDUITE, RENVERSÉE PAR LA SPLENDEUR DE CE SPECTACLE.DES SCÈNES LYRIQUES EXCEPTIONNELLES.» MANON DUMAIS, RADIO-CANADA «GRANDIOSE ! UN VRAI FILM-ÉVÉNEMENT.BRAD PITT, IMPRESSIONNANT; JESSICA CHASTAIN, LUMINEUSE.» ODILE TREMBLAY, LE DEVOIR BRAD PITT SEAN PENN JESSICA CHASTAIN L' ARBRE->= ‘A VIE ECRIT ET REALISE PAR TERRENCE MALICK G Facebook.com/ArbreDeLaVie 1 ¦ IJ*» «IBB a VERSION FRAKÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE A L'AFFICHE EN EXCLUSIVITE ! mïm EigganKSin PARTOUT A MONTREAL LE 24 JUIN ET A QUEBEC LE V JUILLET •- http://www.minuitaparis-lefilm.ca
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