Le devoir, 22 juin 2011, Cahier A
ECONOMIE Bombardier multiplie les ventes: 3 milliards en une journée Page B 1 SANTÉ > 41 % des CSSS n’atteignent pas une efficience satisfaisante > Page A 3 ?www.ledevoir.com ?LE DEVOIR Vol.CII NM39 LE MERCREDI 22 JUIN 2011 I,09$ + taxes = 1,24$ Dessine-moi un puits de gaz de schiste Talisman Energy lance un cahier à colorier destiné aux enfants américains ALEXANDRE SHIELDS La multinationale albertaine Talisman Energy a opté pour une campagne de relations publiques pour le moins inusitée afin de tenter de convaincre la population de la pertinence d'exploiter le gaz de schiste: un cahier à colorier destiné directement aux enfants et distribué aux Etats-Unis.Le héros de cette courte bande dessinée, un dinosaure souriant déguisé en travailleur du secteur gazier, se nomme Talisman Terry.Plus précisément, il s'agit d'un «Fracosaurus»y une allusion au processus de fracturation hydraulique nécessaire pour extraire le gaz naturel du sous-sol.Aux Etats-Unis, on utilise d'ailleurs le plus souvent le terme ^ ot léducllorts selon les cmSicns des tx)Chui95 2011 de Tous ChanlectenD.iss de cette puüicifépeuv^ être rrudlflés advenant me o^rDentoIlGn de nos coûts.Vdï ?ce si|et les ccndltlcns généioiss 2011 de Tous Chcniecleic.fiÉilque «Prix et gorcntle de pri», lo TPS et b IVQ e oppliCQbles.Les prix nlnduent pas le coût de la contribution des clients au n des clients des aoents de voyages détaillants de 3,50 $ GAN par tranche de 1000 $ CAN.Titulaire du permis du Quôûec.Consultez votre agent de voyages www.tourschanteclerc.com 77831302831726 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JUIN 2011 ACTUALITES Benoît Charette quitte le bateau péqniste Le caucus du PQ a par ailleurs expulsé René Gauvreau, qui est accusé de vol et d’abus de confiance ANTOINE ROBITAILLE Québec — La crise au Parti québécois ne connaît pas de répit.Après qu’un député, Benoît Charrette, eut claqué la porte du caucus de Pauline Ma-rois hier matin, la chef péquis-te, plus tard en après-midi, en a expulsé un autre, René Gauvreau.Tout ça la veille d’une autre réunion du caucus qui s’annonce extrêmement tendue, aujourd’hui, à la station touristique de Duchesnay.C’est en fin de journée hier que l’entourage de Mme Ma-rois a annoncé sa décision concernant M.Gauvreau.Après une discussion avec la chef, ce dernier aurait accepté de se retirer du caucus du PQ d’ici à ce qu’une enquête portant sur un ex-employé de son bureau de circonscription, Jean Paquette, soit terminée.Ce dernier a été accusé le 7 février d’un vol de quelque 10 300 $ au bureau de circonscription de Grouk et d’abus de confiance.Contacté par Le Devoir à l’époque, M.Paquette avait soutenu que René Gauvreau était au courant des gestes qu’il avait posés, ce que le député a nié, soutenant qu’il avait plutôt été «naïf» et victime d’abus.En congé de maladie depuis février, M.Gauvreau avait récemment recommencé à travailler «tranquillement», a expliqué le cabinet de Mme Marois.L’exécutif actuel de l’association pé-quiste de Grouk soutenait que M.Gauvreau devait être remercié.Avant que l’affaire n’éclate, le président de l’association, Daniel Legault, avait démissionné en reprochant à la direction du PQ d’avoir tenté d’étouffer le scandale.Démission Quant à Benoît Charrette, 34 ans, il a justifié sa démission de manière diamétralement opposée à celle de Lisette Lapointe, Jean-Martin Aussant, Pierre Curzi et Louise Beaudoin.Contrairement à ces derniers, il estime que Pauline Marois — dont il a toutefois vanté les talents de leadership — voulait aller trop vite vers la souveraineté.Il aurait préféré qu’elle s’engage à ne pas tenir un référendum dans un premier mandat, ce qu’elle aurait rejeté.Ces derniers mois, il dit avoir «réalisé que l’ADN du parti l’empêche de s’engager formellement dans cette voie».Cet aspect du discours de M.Charrette s’apparente à celui de l’ex-ministre péquiste François Legault depuis qu’il a lancé sa Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ).Mais le nouvel élu indépendant soutient qu’il ne s’y joindra pas à court terme: «Bien que je juge aujourd’hui souhaitable la présence d’un joueur sur l’échiquier politique désireux de penser la politique différemment, ma réflexion ne n’amène pas pour autant à joindre les rangs de cette coalition», a-t-il précisé, ne fermant toutefois aucune porte.«Les d^s CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Le député démissionnaire Benoît Charrette a justifié son geste en disant que Pauline Marois voulait aller trop vite vers la souveraineté.qui confrontent le Québec au quotidien sont colossaux, et contribuer à les surmonter n’est pas pour moi une tâche déshonorante, bien au contraire», a-t-il dit.Le président du PQ, Raymond Archambault, a rétorqué hier que c’était la première fois qu’il entendait M.Charrette ré- clamer une telle mise en veilleuse de la souveraineté.Furieux envers leur ancien collègue, des députés péquistes ont dit partager la surprise de M.Archambault.Ils concluent avec ce dernier que «François Legault rôde dans le 450».Des élus péquistes ont révélé au Devoir que le 9 juin, en pleine crise, M.Charrette avait annoncé, à la surprise générale, son intention de quitter le caucus.Qr, le lendemain, il accompagnait la chef dans le hall du parlement lors du bilan de session et signait la lettre des «jeunes députés» péquistes — nés Répartition des sièges à Québec Parti Nombre de députés PLQ 65 PQ 47 ADQ 4 Québec solidaire 1 Indépendants 8 avant 1968 — adressée à Jacques Parizeau.Dans un journal de sa circonscription, il avait même soutenu qu’il resterait au PQ, réitérant publiquement sa confiance en Pauline Marois.«J’ai manqué à ma parole», a admis M.Charrette, questionné au sujet de ces contradictions.Legault en financement François Legault a refusé de commenter la démission de M.Charrette, souvent présenté comme un proche.Il s’est borné à soutenir sur les ondes de RDI que ces déchirements péquistes reflétaient les divisions qu’il avait observées au caucus au sujet de la souveraineté entre les pressés et les patients.La CAQ tenait hier soir une assemblée de financement au Marché Bonsecours à Montréal.Qn y attendait 250 personnes au moins, qui avaient payé leur billet 250 $.Le Devoir Rapport sur le Bixi Gérald Tremblay accuse Louise Harel de «complicité» avec le vérificateur JEANNE CORRIVEAU Le débat entourant le dossier du service de vélo en libre-service Bixi a pris une tournure inattendue hier au conseil municipal lorsque le maire Gérald Tremblay s’en est pris à la chef de l’opposition, Louise Harel, l’accusant de «complicité» avec le vérificateur général de la Ville, Jacques Bergeron.Alors que Louise Harel l’interrogeait sur le rapport du vérificateur général déposé la veille — dans lequel on apprenait que le ministère des Affaires municipales exigeait de la Société de vélo en libre-service (SVLS) qu’elle se départisse des activités de Bixi à l’étranger —, le maire a laissé entendre que la chef de l’opposition entretenait des «relations privilégiées» avec le vérificateur.En décembre dernier, a-fil expliqué, le directeur de cabinet de Mme Harel, Ré Jean Séguin, aurait communiqué avec le vérificateur pour connaître ses disponibilités, car il souhaitait que M.Bergeron aide les élus à préparer leurs questions en prévision de la séance du conseil municipal du 13 décembre, séance au cours de la- JACQUES NADEAU LE DEVOIR La chef de l’opposition, Louise Harel quelle le financement de Bki devait être discuté.Cette demande aurait vraisemblablement été interceptée dans le cadre de l’espionnage des courriels du vérificateur général.«Les accusations du maire sont gratuites et non fondées et très inquiétantes.C’est comme si, en panique, il est prêt à dire n’importe quoi», a indiqué par la suite Mme Harel.Elle a affirmé que la correspondance entre l’opposition et le vérificateur au cours de la dernière année ne concernait que des demandes d’information ou de vérification.Louise Harel a réclamé que le maire retire ses paroles, mais le nouveau président du conseil, Harout Chitilian, pour qui c’était le baptême de feu, a préféré laisser passer l’incident.«Notre confiance en lui est très ébranlée», a dit la leader de l’opposition, Anie Samson.Invité à commenter les accusations de «complicité» entre l’opposition et le vérificateur, le porte-parole de Jacques Bergeron, Gilles Corriveau, s’est borné à dire que ces propos avaient été tenus dans «l’arène politique».Doutes Les partis d’opposition continuent de reprocher au maire d’avoir tenu les élus dans l’ignorance au sujet de l’abandon éventuel des activités de Bixi à l’étranger lorsque le plan de sauvetage de 108 millions a été soumis au conseil municipal le 17 mai dernier.Qr, la question a été évoquée par le maire et par le président du conseil d’administration de la SVLS, Roger Plamondon, lors d’une séance plénière tenue ce jour-là, mais cette information est passée inaperçue.Hier, Gérald Tremblay a assuré que les Montréalais ne feraient pas les frais d’une vente des actifs de Bki à l’étranger: «Dans un premier temps, ça va nous permettre de libérer les endossements de 71 millions.Dans un deuxième temps, on va négocier avec l’acquéreur éventuel pour réduire de façon importante le prêt de 37millions.L’objectif c’est de continuer à donner un service de qualité à l’ensemble des Montréalais sans demander un effort additionnel aux contribuables.» Pour sa part, l’opposition a demandé d’entendre le vérificateur au sujet de son rapport lors d’un comité plénier le 22 août prochain.Le Devoir Champlain, un eigeu économique, dit Charest PIERRE SAINT-ARNAUD Longueuil — Le premier ministre Jean Charest presse Qttawa de donner des signes clairs de son intention de remplacer le pont Champlain.«Ça devient une question de développement économique», a déclaré hier le premier ministre, qui était de passage à Longueuil pour y inaugurer le Centre intégré de cancérologie de la Montérégie.«Ce n’est pas uniquement une simple question de transport Ça devient un risque d’incertitude économique, à défaut d’envoyer des signaux clairs sur notre intention de remplacer entre autres le pont Champlain», a-t-il expliqué.M.Charest a montré une certaine impatience concernant le silence d’Qttawa quant à l’avenir du pont qui relie la Rive-Sud au centre-ville.Avec la fermeture partielle du pont Honoré-Mercier la semaine dernière, M.Charest a souligné que la situation était devenue problématique pour tous les citoyens qui doivent aller à Montréal ou en revenir.Le premier ministre a rappelé qu’il avait placé le pont Champlain au sommet de sa liste de priorités lors de la dernière campagne électorale fédérale.Il a ajouté avoir communi- qué avec le nouveau ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, pour discuter avec lui de cette question.Négligences passées Le premier ministre Charest a par ailleurs reconnu que la situation chaotique actuelle était le résultat de plusieurs décennies de négligence imputable à l’ensemble des gouvernements qui se sont succédé.«On est en train de rattraper année après année les efforts d’entretien qui auraient dû être faits forcément par d’autres gouvernements sur une longue période de temps.[.] Pendant trop longtemps au Québec, tous les gouvernements confondus n’ont pas investi suffisamment dans le maintien de nos infrastructures.» Le ministre Lebel n’a pu laisser passer une telle ouverture: «Il a dit, M.Charest, que c’était dû à des décennies de gouvernements qui n’avaient pas pris de décisions.Parlez-en donc aux libéraux de ce qu’ils n’ont pas fait Moi, ça fait un mois que je suis là et je fais mon travail très, très bien.Présentement, on est à finaliser l’analyse des études et on va prendre des décisions.On en a déjà pris: on investit plus de 600 millions à rénover le pont» La Presse canadienne i 24 HEURES EN 60 MINUTES CE SOIR 19H LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 JUIN 2011 A 3 ACTUALITES Réforme bancale Manon CORNELLIER Le premier ministre Stephen Haiper a de la suite dans les idées.Il revient à la charge avec sa réforme du Sénat et les deux modihcations qui lui tiennent le plus à cœur: la limitation du mandat des sénateurs et l’élection par les provinces des candidats à la fonction sénatoriale.Son plan ne change pas, ni ses méthodes, un entêtement qui pourrait cependant semer les germes d’un échec ou d’un gâchis.L’adoption du projet de loi déposé hier n’est pas mise en doute, les conservateurs étant majoritaires dans les deux Chambres.Mais leur victoire pourrait être de courte durée, certaines provinces, dont le Québec, ayant promis de contester la loi devant les tribunaux.Le Québec estime que la Chambre haute ne peut être réformée sans la participation des provinces ni l’adoption d’un amendement constitutionnel.Cette position serait matière à débat s’il n’y avait que la durée du mandat des sénateurs dans le décor.La dernière fois que cette durée a été modihée — en 1965, pour imposer la retraite à 75 ans —, la Cour suprême avait dit que le Parlement pouvait agir seul puisqu’il ne s’agissait pas d’une caractéristique fondamentale du Sénat.Selon la majorité des constitutionnalistes qui ont témoigné en 2007, la Constitution de 1982 n’a pas modihé la donne.Mais encore faut-il que la durée suggérée ne soit pas trop courte.Au départ, le gouvernement suggérait huit ans.Il en propose maintenant neuf Pour bien des experts, c’est trop court pour respecter un trait fondamental du Sénat: sa capacité de réflexion indépendante et de représentation des provinces et des régions.C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un comité sénatorial avait proposé en 2007 de hmiter la durée du mandat à 15 ans.Le gouvernement Harper a toujours rejeté cette proposition, alors que s’il y avait consenti, il aurait eu une chance d’obtenir l’accord de certains libéraux, et peut-être de voir ce volet de sa réforme adopté.Un mandat de neuf ans ne serait pas si problématique si tous les sénateurs étaient élus et que le premier ministre était tenu de choisir le candidat ayant obtenu le plus de votes, peu importe son allégeance politique.Mais élire les sénateurs n’est pas une mince affaire, et c’est là que la réforme proposée par M.Harper se corse.Selon le projet de loi, les provinces seraient responsables de l’organisation de ces élections.Ce qui veut dire que la mise en œuvre dépendrait entièrement de leur bonne volonté.Qr la plupart des provinces ne sont pas intéressées ou sont carrément hostiles à un changement apporté sans leur consentement.M.Harper sait depuis le début qu’il va faire face à une forte résistance.Malgré cela, il a toujours refusé de s’adresser à la Cour suprême pour lui demander son avis sur la constitutionnalité de sa démarche.S’il l’avait fait dès les premières protestations, il aurait aujourd’hui sa réponse.Afhrmative, elle aurait forcé la main aux provinces.Négative, elle aurait obligé M.Harper à mettre de l’eau dans son vin (ce qui aurait eu cependant le désagréable inconvénient de le priver d’un appât électoral).En son absence, par contre, le gouvernement fédéral prend le risque d’une bataille devant les tribunaux qui pourrait faire dérailler son projet pendant des mois, voire des années.Stephen Harper n’a rien fait pour gagner la coopération des provinces, comptant sur la pression de l’opinion publique pour avoir gain de cause.Son obstination pourrait mener à la nomination de sénateurs élus et d’autres pas.Qn aurait alors une assemblée législative dont la légitimité démocratique serait à géométrie variable.À moins que le premier ministre décide de laisser des sièges vacants, ce qui aurait pour effet de nuire à la représentation de certaines provinces.Et même si tous étaient élus, le problème de fond resterait le même faute d’une véritable réforme.Telle que proposée, l’élection des sénateurs changerait l’équilibre des forces au Parlement ef peut-être, avec les provinces.Le Sénat a des pouvoirs étendus qu’il a presque toujours utilisés avec retenue, par déférence pour la Chambre des communes.Une fois élu cependant, il pourrait invoquer sa nouvelle légitimité pour tenir tête à la volonté des députés.L’exception pourrait devenir la règle advenant que la composition des deux Chambres soit différente.Le projet conservateur fait b de ce danger.Le préambule du projet de loi fait référence à une disposition de l’accord du lac Meech, un accord que M.Harper et le Reform dénonçaient.L’entente n’est pas citée, mais on mentionne un consensus survenu en 1987 selon lequel, en attendant une réforme du Sénat, la liste des candidats au poste de sénateurs sera établie par les provinces et les territoires.M.Harper l’invoque pour justifier son projet d’élections, mais il l’a allègrement ignoré depuis qu’il est au pouvoir.Il n’a nommé que de loyaux partisans prêts à défendre ses politiques.En somme, il est prêt à écouter les suggestions des provinces pour autant qu’elles suivent son mode d’emploi.Le premier ministre ne tient pas compte des provinces, sauf pour les mettre à contribution.Il boude la Cour suprême, se fiche des experts et refuse de répondre aux inquiétudes concernant ime possible impasse entre les deux Chambres.Sa façon de procéder donne parfois l’impression qu’il ne tient pas tant que ça à ce que sa réforme fonctionne.mcornellier@ledevoir.corn front;u)mmuk CIRCULATION LOCALE SEULEMENT POUR LE 1er LE ROYER CIRCULATION LOCALE SEULEMENT POUR LE 1er LE ROYER CIRCULATION LOCALE SEULEMENT POUR LE 1er LE ROYER CIRCULATION LOCALE SEULEMENT POUR LE 1er LE ROYER PORfE AUTOMAnOUE CIRCULEZ CIRCULEZ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Sur le plan de la continuité et de la coordination des services, près des trois quarts des CSSS n’obtiennent pas la note de passage fixée à 70 % pour cette mission pourtant fondamentale.Santé : quatre CSSS sur dix n’atteignent pas une efficience satisfaisante LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Les ressources en santé ne sont pas mises à profit également partout dans le réseau, si bien que certains centres de santé et services sociaux (CSSS) tirent mieux leur épingle du jeu que d’autres.Le premier rapport de performance publié hier par l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) montre en effet que si 59 % atteignent une efficience satisfaisante, 41 % n’y parviennent tout simplement pas.La donnée n’est pas anodine.Elle permet de mesurer la capacité des étabbsse-ments à s’adapter aux besoins de leur population, de générer un milieu de travail sain, de produire des soins de quab-té et d’améborer la santé de ceux qui en dépendent.Le tout en prenant en considération les ressources disponibles, tant humaines que bnancières et matérielles.C’est dire le chemin qui reste à parcourir pour ces nouvelles structures nées de la réforme Couillard et décortiquées ici en 161 indicateurs.Au premier chef sur le plan de la continuité et de la coordination des services, véritable talon d’Achille de ces structures locales rassemblant toutes les ressources d’un milieu donné (CLSC, CHSLD, hôpitaux).Au total, près des trois quarts, soit 69 des 95 CSSS, n’obtiennent pas la note de passage fixée à 70 % pour cette mission pourtant fondamentale.La directrice générale de l’AQESSS, lise Denis, ne s’en étonne pas.«On le répète depuis des années, tout ce qui touche à la première ligne et à la coordination des services doit être amélioré.[.] Ce qu’on voit ici ne fait que confirmer le besoin du réseau de mieux s’organiser et de renforcer sa première ligne.» Le casse-tête de la gestion des lits d’hébergement et de courte durée, qui revient comme un mal lancinant dans les manchettes, se conbrme «Tout ce qui touche à la première ligne et à la coordination des services doit être amélioré» lui aussi dans ce rapport.Le score moyen des établissements n’y est que de 51 %.Idem sur le plan de la justesse des hospitalisations qui leur vaut un score de seulement 64 %.«On hospitalise encore trop de malades qui auraient pu être traités en ambulatoires, des malades chroniques pour la plupart», relève Mme Denis.Sachant que la norme a été bxée à 70 % pour tous les indicateurs, peut-on conclure à l’échec de certains CSSS à assurer certaines de leurs missions essentielles?Ce serait une erreur, répond Lise Denis.«On a pu voir avec cet exercice qu’il n’y a pas d’extrêmes dans le réseau.Tous les CSSS ont des forces et des faiblesses sur lesquelles ils pourront travailler en s’inspirant des autres.» Ce rapport n’est «ni un bulletin ni un instrument de reddition de comptes», poursuit-elle.Ce n’est pas non plus un «réquisitoire budgétaire», mais im outil qui, espère-t-elle, favorisera l’émulation et le transfert des bonnes pratiques.«Pour nous, c’est d’abord un instrument de gestion.» L’exercice est encore perfectible, mais il permet néanmoins aux établissements de se comparer entre eux pour la première fois, et ce, à visage découvert.Un virage essentiel qui ne s’est pas fait sans tiraillements, admet Mme Denis.«Je pense que c’était une démarche courageuse, mais nécessaire.Il faut que les établissements apprennent à se comparer entre eux.» D’autant que les comparaisons sont moins douloureuses que plusieurs l’appréhendaient.Au total, nombre d’indicateurs afbchent en effet un score moyen d’entre 71 et 79 %, score que l’AQESSS juge satisfaisant.C’est le cas notamment pour l’accessibilité (75 %), l’efficacité (77 %), la qualité technique (74 %) et la productivité (77 %).Mieux, les CSSS obtiennent une moyenne de 81 % pour l’humanisation des soins.Quand on le regarde dans son ensemble, le La performance des CSSS Indicateur Indice moyen Accessibilité 75% Qualité technique 74 % Continuité et coordination 65 % Amélioration de la santé de la population 77 % Productivité 74 % Humanisation des soins 81 % Optimisation des ressources 76 % * Par rapport a une norme d excellence de 100 % et a un seuil de satisfaction fixe a 70 %.premier portrait brossé hier est encourageanf affirme Mme Denis.«Globalement, je pense que c’est bon.Ça dit qu’on est en marche, qu’on a des préoccupations qui nous poussent à améliorer nos pratiques.» L’outil lui-même, développé par une équipe de chercheurs de l’IRSPUM de l’Université de Montréal, sera raffiné.Deux autres rapports s’ajouteront afin de s’attaquer aux centres hospitabers universitaires et aux étabbssements à vocation psychiatrique.D’ici là, chaque CSSS pourra se servir de son rapport per-sonnabsé pour bnprégner des changements permettant d’augmenter sa performance.En soit, cela reste une petite révolution, croit Mme Denis.C’est aussi l’avis du ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui accueille ce nouvel outil avec beaucoup d’enthousiasme.Ce genre de mobilisation est plus que bienvenue, a assuré hier son attachée de presse, Natacha Joncas Boudreau.«La question de la performance fait partie des priorités du ministre.L’initiative de l’AQESSS montre que les établissements ont envie de s’inscrire dans ce virage qui vise à assurer la pérennité du réseau.» Le Devoir La réforme du Sénat ne plaît pas à tous «Plusieurs ne veulent pas voir d’indépendantistes» HELENE BUZZETTI Ottawa — Les sénateurs conservateurs de Stephen Harper ne sont pas tous d’accord avec la réforme proposée.Plusieurs regimbent sur son caractère rétroactif et certains s’inquiètent qu’un séparatiste puisse un jour accéder à la Chambre haute.Selon nos informations, certains sénateurs, notamment un de la Colombie-Britannique, ont manifesté leur malaise, lors d’une rencontre à huis clos la semaine dernière et une autre hier midi, à l’idée que des souverainistes accèdent ainsi au Sénat après avoir investi pendant 20 ans la Chambre des communes.«Plusieurs ne veulent pas voir d’indépendantistes au Sénat.Ça en agace plusieurs.Si on laisse ça aux provinces, on perd le contrôle là-dessus», explique une source conservatrice qui refuse d’être identibée.Interrogés hier, les sénateurs ont refusé de répondre à la question ou ont réitéré les principes de la démocratie tout en prédisant que cela n’arriverait pas.«Je ne crois pas que ça arrivera», estime le sénateur ontarien Bob Runciman.«S’il y a un obstacle à l’élection des sénateurs, c’est le Québec.Je n’ai vu aucun enthousiasme pour l’élection de sénateurs provenant du Québec.Alors, le premier ministre continuera d’en nommer» dans cette provbice.«Si les gens élisent un individu de quelque parti que ce soit.On a vécu cela à la Chambre des communes avec le Bloc québécois.Je n’aime pas les voir là, mais c’est le choix des gens vivant dans cette province.» Le grand manitou électoral de Stephen Harper, le sénateur Doug Linley, n’a pas hésité à dbe que cela ne lui causait aucun problème.«Si les règles sont telles que les Québécois acceptent d’élire des sénateurs et qu’un sénateur soit élu, je tiendrai pour acquis que le premier ministre le laissera siéger.» L’ancien animateur Mike Duffy n’y voit pas de problème car, croit-il, U ne reste plus de souverainistes au Québec depuis la montée du Nouveau Parti démocratique.«Ne sont-ils pas morts?» Quant à Patrick Brazeau, il «ne pense pas que ça va arriver un jour».La question se pose toutefois: dans la mesure où l’élection sénatoriale n’est pas contraignante (voir texte en page A1), queUe garantie les électeurs auront-bs que leur choix sera respecté par le premier ministre du jour, les Québécois en particuber si ce choix s’arrête sur im souverainiste?C’était une des critiques formulées par le Bloc québécois à l’époque.Il se demandait si des candidats d’un parti autre que celui au pouvoir se donneraient la peine de fabe campagne et de dépenser temps et argent s’ils n’entrevoyaient aucune perspective d’être nommés.Lait paradoxal, les sénateurs devront se présenter à l’élection sous la bannière d’un parti politique provincial.C’est donc dire que les sénateurs québécois pourraient être libéraux, péquistes, adéquistes ou solidaires, mais pas bloquistes et.pas conservateurs non plus! Ils pourraient toutefois se présenter comme bidépendants.Par aibeurs, selon nos informations, le sénateur albertabi Bert Brown a dû s’excuser auprès de ses collègues hier lors de leur rencontre.M.Brown avait rédigé une note (refilée aux médias) rappelant aux sénateurs critiques de la réforme que c’est Stephen Harper qui les a nommés.Le Devoir EN BREF Détenus afghans: 25 000 pages enfin dévoilées demain?Qttawa — Une première liasse de documents — quelque 25 000 pages — devrait être déposée aujourd’hui au Parlement dans le dossier des détenus afghans, plus d’un an après le début des travaux d’un comité spécial chargé d’étudier la sen-sibbité de ces documents.La nouvebe n’a pas été confirmée par le gouvernement, mais ebe a fait l’objet de quelques fuites hier.Le comité d’étude a été mis sur pied au terme d’un intense bras de fer entre le gouvernement conservateur minori-tabe et les partis d’opposition.Ces derniers réclamaient de vob les documents relatifs au dossier pour juger si le gouvernement savait que les détenus capturés par les Lorces canadiennes et remis aux autorités afghanes risquaient d’êbe torturés dans les prisons locales, principalement entre 2006 et 2007.Le gouvernement arguait que cela pouvait compromettre la sécurité nationale.La teneur des documents qui seront dévoilés a été vérifiée par un groupe d’ex-juges de la Cour suprême.- Le Devoir m Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JUIN 2011 ACTUALITES Postes Canada Du courrier dès lundi?Ottawa — Les Canadiens pourraient recevoir du courrier dès la semaine prochaine, d’après le gouvernement Harper, qui a pris des mesures hier pour accélérer l’adoption de la loi spéciale forçant le retour au travail des employés de Postes Canada.Avant d’entamer le débat sur le projet de loi, le gouvernement a en effet déposé hier une motion pour en limiter la durée.Une procédure qui s’apparente à un bâillon.Selon le leader du gouvernement à la Chambre, Peter Van Loan, les députés vont commencer à débattre de la loi demain.«J’ai espoir que l’on puisse finir le débat, et si on ne réussit pas jeudi, peut-être vendredi», a-t-il indiqué hier après-midi.Mais le vendredi 24 juin est une journée fériée sur la colline parlementaire.Si le gouvernement décide de garder ouverte la Chambre des communes et de faire travailler ses employés, la lacture risque de s’avérer ^ée.Cela signifierait aussi de garder les députés à Ottawa plus longtemps que prévu, car le congé parlementaire d’été doit normalement débuter demain.D’où l’urgence du gouvernement de voir ce conflit se régler rapidement La Presse canadienne Amiante : Ottawa passe de l’obstruction au mutisme LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Le Canada jouera profd bas à la Conférence des parties de la Convention de Rotterdam.Le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, a confirmé hier que son gouvernement ne prendra pas ouvertement position contre l’inscription de l’amiante chrysotile à la liste des substances dangereuses.Une position qui survient alors que l’offensive contre le minerai controversé continue de prendre de l’ampleur, notamment au Québec avec le lancement de deux campagnes-chocs.Une première salve a été lancée lundi matin par l’ancien ministre conservateur Chuck Strahl dans une lettre au Globe and Mail.L’ancien entrepreneur, qui a développé un cancer après avoir été longtemps exposé au minerai, a profité de l’ouverture de la Conférence des parties pour demander au gouvernement canadien de jouer franc-jeu.«Non parce le chrysotile [.] ne peut être utilisé de façon sécuritaire (il le peut), mais parce que les importateurs et les exportateurs ont le droit de savoir qu’il peut être problématique s’il est mal utilisé.» Sa sortie a-t-elle ébranlé le gouvernement Harper?Toujours est-il que le ministre Oliver a affiché hier une position en demi-teinte qui tranche avec celle adoptée précédemment par les conservateurs.S’il maintient «que l’usage sécuritaire [du chrysotile] ne pose pas de danger à la santé», le Canada n’a pas souhaité «exprimer son opposition» à son inscription à la Convention de Rotterdam cette fois-ci, a-t-il indiqué.Pourquoi?11 l’aurait fait que cela n’aurait rien changé à l’issue du vote, a expliqué le ministre Oliver.«S’il y a des pays qui s’opposent [à son ins- Ala Convention de Rotterdam, Harper laissera d’autres pays s’opposer cription], cela ne se produira pas.» Une issue qui semblait déjà acquise hier au gouvernement Harper.De fait, le Kazakhstan, le Kirghizistan et î’Ukraine ont ouvertement tenté d’empêcher l’inclusion du minerai contesté hier.Une campagne québécoise Au Québec, la manoeuvre n’a fait que renforcer le sentiment d’urgence des nombreuses forces médicales, environnementales et syndicales qui condamnent l’usage de cette substance cancérigène.«On croit à tort que le problème de l’amiante est réglé au Québec.Et pourtant, ça continue quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse», déplore Anne-Marie Saint-Cerny qui coordonne la campagne «L’amiante tue» qui ne vise rien de moins que la fin de l’exploitation et de l’exportation du chrysotile et accuse Québec de «financer nos cancers».Parrainée par Nature Québec, la Société pour vaincre la pollution (SPV) et la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine!, l’initiative propose aussi de remettre les 58 millions consentis aux promoteurs aux travailleurs de l’amiante et à leur communauté pour qu’ils développent des industries «saines et viables».La seconde campagne, intitulée «Une fibre près de chez vous», entend lever le voile sur l’héritage létal d’une industrie qui perdure encore aujourd’hui.«On nous cache l’ampleur de la présence de la fibre cancérigène ici même, chez nous», accuse Daniel Green, de SVP, qui croit que les 1550 bâtiments publics et parapublics recensés jusqu’ici ne forment que la pointe de l’iceberg.Le Devoir La GRC étudie le dossier du sommet du G8 GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — La GRC étudie actuellement la validité d’une plainte alléguant que le gouvernement Harper a détoiuné vers la circonscription du ministre Tony Clement un fonds de 50 millions destiné à la tenue du sommet du G8.C’est l’ex-députée libérale Marlene Jennings qui a soulevé la question auprès de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).Dans une lettre envoyée le 14 avril, Mme Jennings soutient que les ministres Clement et John Baird seraient responsables d’un «apparent détournement de fonds».La lettre de Mme Jennings a été écrite en plein milieu de la dernière campagne électorale, après la fuite dans les médias d’un rapport préliminaire de la vérificatrice générale sur ce dossier.En se basant siu les informations alors disponibles, Mme Jennings soutient que des sommes approuvées par le Parlement poiu le Fonds siu l’infrastructure frontalière ont plutôt été utilisées pour financer des projets d’infrastructures dans la région de Muskoka, là où avait lieu le sommet du G8.La GRC n’a pas ouvert d’enquête sur cette plainte, mais re- 1965 2011 Une ville qui se transforme 1555, boulevard Chomedey Bureau 100 Laval (Québec) H7V 3Z1 Téléphone : 450 978-5959 Télécopieur : 450 978-5970 info@lavaltechnopole.com Le temps fait bien les choses.Laval est une ville qui profite du temps, en se transformant chaque année, depuis sa fondation, en 1965.Cette transformation prend la forme d'une meilleure organisation urbaine et de la mise en place d'infrastructures, aussi bien institutionnelles qu'urbaines.Les initiatives se multiplient et les réalisations s'additionnent, pour créer une nouvelle réalité à partir de laquelle se définit l'avenir de Laval.Voici quelques éléments-clés de cette transformation : • L'option EST, avec l'ouverture du pont de l'autoroute 25, la création de nouveaux espaces industriels, commerciaux et résidentiels; • Le prolongement du métro, avec une première phase qui compte trois stations sur le territoire de Laval; • L'inauguration du campus de l'Université de Montréal : un élément majeur du développement de la Cité du Savoir au cours des prochaines années; • Le développement d'un transport en commun local intégré.Tous ces éléments s'ajoutent aux outils et aux infrastructures qui ont été développés depuis la création de Laval.Investissez dans une ville qui bouge, qui avance et qui n'a pas peur de l'avenir.Il y a une place pour votre entreprise à Laval.LAVAL TECHNOPOLE : des experts au service de votre avenir LAVAL TECHNOPOLE DES EXPERTS AU SERVICE DES ENTREPRISES DE LAVAL WWW.lavaltechnopole.com connaît «avoir été saisie de l’affaire».Cela veut dire qu’elle «révise les enjeux» pour déterminer si une enquête doit être ouverte.Mme Jennings a été interrogée pendant une heure à cet égard la semaine dernière.La version définitive du rapport de l’ex-vérificatrice générale — dévoilée le 9 juin — indique que le gouvernement n’a pas «clairement, ou de façon transparente», expliqué au Parlement ce à quoi les sommes allaient servir.Elle révèle aussi que la sélection des 32 projets financés s’est faite à Tinsu des fonctionnaires.Dans sa présentation du rapport, le vérificateur général par intérim, John Wiersema, avait toutefois mentionné ne «pas être au courant d’aucune loi qui ait été violée» par cette façon de détourner des fonds.Le ministre Baird s’est servi de cette remarque pour repousser les attaques de l’opposition durant la période de questions.Mais selon le chef de l’opposition officielle, Jack Lajùon, «le gouvernement a refusé de répondre aux questions [sur le sujet].C’est ça le problème.Alors si la GRC peut trouver quelque chose que nous n’avons pas été capables de trouver à la Chambre», ce sera une avancée.Le Devoir Le militant Jaggi Singh n’ira pas en prison Toronto — Le militant montréalais Jaggi Singh, qui avait plaidé coupable à une accusation de méfait après les manifestations pendant le sommet du G20 à Toronto l’an dernier, n’ira pas en prison.Singh a écopé hier à Toronto d’une peine de prison avec sursis de 60 jours et de 12 mois de probation pour son rôle dans les manifestations de juin dernier.11 devra aussi exécuter 75 heures de travaux communautaires.11 avait reconnu sa culpabilité à une accusation de méfait, pour avoir encouragé des manifestants à renverser une clôture de sécurité pendant le sommet des leaders des pays industrialisés.11 avait d’abord été accusé en plus de complot, mais ce chef d’accusation avait par la suite été retiré quand il a accepté de plaider coupable à celui de méfait.Plus d’un millier de personnes ont été arrêtées pendant le sommet de Toronto, mais une poignée de chefs d’accusation seulement tiennent toujours.Plusieurs personnes arrêtées n’ont jamais été accusées, et des centaines de chefs d’accusation ont par la suite été retirés.Jaggi Singh milite au sein de la Convergence des luttes anticapitalistes et du groupe Personne n’est illégal — Montréal.«Mon seul regret, c’est que nous n’ayons pas réussi à abattre cette clôture», a-t-il lancé hier à sa sortie du tribunal.La Presse canadienne SOLDES JUSQU’À LA FIN JUILLET 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LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JUIN 2011 A 5 ACTUALITES Bande riveraine : fin des droits acquis Selon la Cour d’appel du Québec, les municipalités peuvent imposer aux propriétaires de remettre en état cette portion de la berge LOUIS-GILLES FRANCŒUR La Cour d’appel du Québec confirme que les municipalités ont non seulement le pouvoir d’imposer des normes de protection de la bande riveraine autour des lacs et en bordure des cours d’eau, mais qu’elles ont aussi le droit d’imposer aux propriétaires la remise en état cette portion de la berge, mettant fin à un prétendu régime de droits acquis que plusieurs maires invoquaient pour justifier leur inaction dans ce domaine.La Cour d’appel confirme donc un jugement rendu par la Cour supérieure en avril 20i0 qui donnait raison à la Ville de Québec contre un groupe de résidants du lac Saint-Charles.La Ville s’approvisionne en grande partie dans ce cours d’eau qui est en si mauvais étaL notamment en raison de la détérioration de ses rives, qu’il a connu depuis 2006 plusieurs épisodes de cyanobactéries.Pour améliorer la qualité de l’eau de ce lac, la Ville adoptait le 3 juin 2008 un règlement imposant la restauration des berges pour le protéger contre le ruissellement des eaux de pluie avec leur cortège de matières organiques et de nutriments comme l’azote et le phosphore.Nature Québec, le Centre québécois du droit de l’environnqment (CQDE) ainsi que le groupe Ecojus-tice de l’Université d’Qttawa ont immédiatement réagi hier en saluant ce verdicL qui constitue un des percées les plus importantes depuis une décennie en matière de droit environnemental puisqu’il confirme le pouvoir des municipalités de protéger leurs cours d’eau et d’imposer des règles pouvant aller au-delà des exigences de la réglementation ou des politiques provinciales.Les riverains du lac Saint-Charles n’ont pas contesté le droit de la Ville de Québec de protéger sa source d’approvisionnement en eau.Mais ils ont soutenu que l’obligation de remettre en état leur bande riveraine en face de leur chalet ou maison PEDRO RUIZ LE DEVOIR Une bande riverain conservée dans son état naturei.La restauration des berges permet de protéger ie cours d’eau contre ie ruisseiiement des eaux de piuie avec leur cortège de matières organiques et de nutriments comme l’azote et le phosphore.leur ferait perdre l’usage traditionnel de leur propriété et que le règlement était l’équivalent d’une confiscation de leur bien-fonds ou encore d’une expropriation déguisée sans compensation.Ils prétendaient aussi que la Ville n’avait pas le droit d’adopter un règlement leur imposant de pareilles contraintes à leur droit de propriété.La déforestation des rives avait été ciblée par des spécialistes comme étant une des causes des ap- ports de nutriments dans le lac Saint-Charles, qui est en état d’eutrophisation avancé.Pour améliorer la situation, la Ville de Québec a imposé l’obligation de restaurer les berges du lac sur une largeur allant de f 0 à 30 mètres.Pérennité de la ressource Pour les juges Doyon, Dutil et Gagnon, la Loi sur la qualité de l’environnement s’applique autant à Québec qu’aux organismes publics sous sa responsabilité, surtout quand le gouvernement adopte une politique de protection riveraine d’application universelle.De plus, ajoutent les trois magistrats dans un paragraphe qui sera souvent cité, la Loi sur le développement durable «prévoit que la protection de l’environnement fait partie du processus de développement durable et que l’ensemble des activités humaines doit être respectueux de la capacité de support des écosystèmes, d’où la nécessité d’en assurer la pérennité».Et la Loi sur les ressources en eau, écrivent-ils, même si elle a été adoptée ultérieurement, fait néanmoins obligation à quiconque de prévenir ou de limiter toute atteinte à cette richesse collective que sont les cours d’eau.Enfin, la Cour d’appel tranche que les riverains ne perdent ni leur droit de propriété ou l’usage exclusif de leur bande riveraine, même s’il est vrai que cet usage est restreint par la nécessité d’y laisser la nature se réimplanter avec une végétation complète.Quant aux villes, depuis l’adoption de la Loi sur les compétences municipales, elles ont le droit d’exercer «efficacement la plénitude» de cette nouvelle compétence en environnement.Enfin, la Charte de Québec accorde à cette ville à son article f47 le pouvoir de protéger ses sources d’approvisionnement en eau même sur le territoire d’une de ses voisines, ce qu’elle a fait sans exproprier quiconque, tranche le tribunal.Ce dernier réfute par ailleurs l’argument des requérants qui prétendaient ne plus avoir même droit à une «fenêtre sur le lac», ce qui est faux, selon les trois juges, car la réglementation permet à chacun d’avoir une fenêtre de fO mètres et des accès au lac sur au moins 4 mètres, ce qui autorise des aménagements et des usages multiples qui sont tout le contraire d’une expropriation déguisée, conclut le tribunal.Le Devoir Sables bitumineux et gaz de schiste Des écologistes veulent voir les études d’impact LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le gouvernement fédéral doit divulguer ses études sur les impacts de l’injection de produits chimiques dans le sous-sol canadien par les exploitants des gaz de schiste et des sables bitumineux.Tel est le sens de la «pétition» adressée hier au vérificateur général du Canada par trois grands groupes environnementaux, dont l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA).Deux autres groupes du Canada anglais, ^Environmental Defence et la West Coast Environmental Law Association, signent aussi cette pétition, un élément de la Loi canadienne pour la protection de l’environnement (LCPE) qui prévoit que le vérificateur général peut exiger des ministères des réponses précises à des questions du public.Les trois groupes à l’origine de cette démarche s’appuient sur une déclaration faite la semaine dernière aux Communes par le ministre canadien de l’EnvironnemenL Peter Kent.Ce dernier a déclaré que le gouvernement se penchait sur les impacts de l’injection de produits chimiques, souvent non déclarés, dans le sous-sol du pays.Selon Gillian McEachern, d’Environmental Defence, «nous savons que les entreprises injectent de plus en plus de produits chimiques dans le sol pour extraire du pétrole des sables bitumineux et du gaz de schiste.Le gouvernement fédéral a une responsabilité en vertu de la LCPE afin de s’assurer que l’environnement est protégé.Or, maintenant, ce n’est pas le cas».De son côté, Patrick Bonin, de l’AQLPA estime qu’il «est temps pour le gouvernement fédéral d’assumer ses responsabilités pour protéger l’eau et la santé humaine contre les effets des produits chimiques toxiques utilisés par les pétrolières et les compagnies gazières.La controverse autour des gaz de schiste s’est intensifiée récemment au Québec parce que les gens sont inquiets de ces impact.Mais la Colombie-Britannique, l’Alberta et les autres provinces sont aussi aux prises avec ce problème».En fin de semaine, plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Montréal pour que Québec mette un frein aux activités de fracturation hydraulique d’ici à ce que les études sur la question aient été réalisées avec le concours de la société civile et non seulement des représentants des compagnies et d’im gouvernement favorable au projet.Le Devoir Halifax.Prenez votre temps à la Tour de l’Horloge.À bord de Porter vers Halifax, vous savourez chaque seconde.Notre personnel est souriant.Nos collations bien fraîches et nos consommations sont gratuites.Vous arriverez en forme pour prendre votre temps à la Tour de l’Horloge.porter raffinée sur toute la ligne Vols au depart de Montreal.Reservez avant le 22 juin.Les tarifs aller simples incluent les surcharges de ligne aérienne et les frais d’aéroport.BOSTON TORONTO HALIFAX ST.JOHN’S SAU LT STE.MARIE SUDBURY 20 par jour 2 par jour 1 par jour CHICAGO MYRTLE BEACH Dès le 8 septembre NEW YORK 236$* 296$* 186 $' Réservez en ligne, appelez au 1-888-619-8622 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Les tarifs aller simple en classe Fixe Incluent les services de NAV Canada et les frais d’assurance, et les frais d’amélioration aéroportuaire (FAA), mais excluent les taxes et frais gouvernementaux.Les tarifs à destination de Montréal peuvent être différents.flyporter.com A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JUIN 2011 ACTUALITES Rapport du RAPSIM Pas d’embellie entre les itinérants et la police Les sans-abri reçoivent moins de contraventions, mais subissent autant d’intimidation BRIAN MYLES Les itinérants du centre-ville entretiennent toujours de mauvaises relations avec la police.S’ils récoltent moins de contraventions qu’aupa-ravant, ils font encore l’objet de harcèlement et d’intimidation.C’est la principale conclusion d’une étude menée par le Regroupement des personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) qui sera rendue publique aujourd’hui.L’étude de perception, non scientifique, a été menée auprès d’une quarantaine d’organismes communautaires principalement à l’œuvre au centre-ville, sur le Plateau et dans Hochelaga-Maisonneuve.Un an et demi après la publication du rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec (CDPDJQ), qui a dénoncé la discrimination systémique à l’égard des itinérants, le RAPSIM se désole du peu de chemin parcouru.«Le pouls du terrain, au centre-ville de Montréal comme dans les quartiers avoisinants, demeure semblable sur la persistance de heurts dans l’espace public.Aussi, si la remise de contraventions a diminué, cela ne veut pas dire qu’on ne brandit plus la menace de l’application de la réglementation, qu’il n’y a pas de situation d’abus ni que le sentiment d’injustice n’est plus omniprésent», avance l’étude dont Le Devoir a obtenu des extraits.Près des deux tiers des personnes interrogées (60 %) estiment que les relations des itinérants avec les policiers, les citoyens et les commerçants ne se sont pas améliorées au cours des cinq dernières années.Les efforts récents déployés par le Service de police de Montréal (SPVM) pour diminuer le nombre de contraventions remises aux sans-abri semblent porter leurs fruits: les groupes communautaires perçoivent une tendance à la baiss,e à ce chapitre.lœ travail des patrouilleurs de l’Équipe mobile de référence et d’intervention en itinérance (EMRII) est également vu d’un bon œil.Toutefois, un répondant sur deux (56 %) croit que les rapports des sans-abri avec les policiers demeurent «mauvais».«Les abus policiers seraient encore fréquents \ ¦iP ¦¦ ^0 ' JACQUES GRENIER LE DEVOIR Près des deux tiers des personnes interrogées (60 %) par le RAPSIM estiment que les relations des itinérants avec les policiers, les citoyens et les commerçants ne se sont pas améliorées au cours des cinq dernières années.dans l’espace public, pas en baisse», constate le RAPSIM.Le tiers des travailleurs communautaires interrogés (30 %) ont «fréquemment» entendu leur clientèle se plaindre d’abus physiques de la part des policiers, tandis que près de la moitié (46 %) ont «fréquemment» eu vent d’abus verbal.«La peur et le sentiment d’injustice sont fréquents dans les rapports avec les policiers», affirme le document.Le «nettoyage social» effectué au centre-ville fait en sorte que les itinérants qui s’y aventurent s’exposent à une surveillance accrue.Le RAPSIM tiendra une conférence de presse aujourd’hui en présence du nouveau bâtonnier.Louis Masson, et du président de la CDPDJQ, Gaétan Cousineau.Cette sortie concertée survient deux semaines après que des agents du SPVM ont abattu Mario Hamel, un itinérant en crise qui les menaçait d’un couteau.Un passant, Patrick Limoges, a été tué d’une balle perdue.La Sûreté du Québec (SQ) mène l’enquête sur cette double mort d’hommes aux mains du SPVM.Lundi soir, le conseil municipal a demandé à l’unanimité que de telles enquêtes soient confiées à une unité indépendante des pouvoirs policiers.Le Devoir Mégaprocès : pas d’amendement pour le projet de loi STÉPHANIE MARIN Ottawa — Déterminés à faire adopter leur projet de loi sur les mégaprocès d’ici la fin de la session parlementaire, les conservateurs ont expédié en à peine une heure son étude en comité hier et refusé tout amendement.Le ministre de la Justice, Rob Nicholson, croit que la mesure pourra être adoptée d’ici demain, à la Chambre des communes comme au Sénat.Le projet de loi C-2, qui vise à faciliter et à accélérer la tenue des mégaprocès, a cependant l’appui de tous les partis, bien que la chef du Parti vert, Elizabeth May, et le Parti libéral auraient voulu y apporter certains amendements.Ils souhaitaient notamment y voir une définition du terme «mégaprocès» pour éviter que les avocats ne requièrent une gestion de dossier en vertu de cette loi pour n’importe quel cas, une tactique qui pourrait au contraire retarder bon nombre de procès.C’est la libération récente avant procès de 31 présumés Hells Angels arrêtés dans le cadre de l’opération policière SharQc qui a remis ce dossier à l’ordre du jour.Seuls le ministre de la Justice et un représentant de l’Association des juristes de justice ont témoigné lors de l’unique audience du Comité de la justice à ce sujet, hier matin.Le premier a fait valoir son projet, affirmant «qu’il sera bien reçu», l’autre a souli^é ses préoccupations par rapport à certains articles trop vagues qui pourraient mener, selon lui, à la perte de certains droits pour les accusés comme pour la Couronne.Bien que convoqués par les libéraux, l’Association du Barreau canadien et le Barreau du Québec n’étaient pas présents au comité hier matin, ayant été avisés trop tardivement de la réunion du comité parlementaire.Le ministre de la Justice a expliqué aux députés du comité que la future loi prévoit la nomination d’un juge pour gérer les dossiers complexes et volumineux.Le déroulement du comité et les témoignages importaient peu, puisque les partis s’étaient lié les mains d’avance et avaient déjà convenu d’adopter le projet de loi aujourd’hui, après rapport du comité.La Presse eanadienne Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesamionces@ledevoir.com I *N *D *E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 ‘150 Achat-vente-échange 160 • 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 ‘299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces @ ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit PROPRIETES A VENDRE 45 % VENDU PROPRIETES A VENDRE PROPRIETES A VENDRE PROPRIETES A VENDRE WHITLOCK WEST Hudson, Québec Une communauté exclusive, au cœur d'un golf privé (450) 458-5688 • www.whitlockwest.com HORS FRONTIERES EUROPE À LOUER ŒUVR S DART AHUNTSIC - Bijou de 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décédé M Gérald Ménard, retraité des services financiers de Radio-Canada, époux de Rolande Ricard Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants, Gilles (Myriam), Denis (Pierrette), Marcel (Diane) et Louis (Johanne), ses petits-enfants, Catherine, Xavier, Étienne, Alexandre, Jacinthe et Anaïs, ses sœurs, Marcelle et Lucette, sa belle-soeur Cécile, ainsi que plusieurs neveux et nièces, parents et amis Les funérailles seront célébrées en l'église St-Maurice de Duvernay, 1961, rue Ivry, Laval, le samedi 25 juin à 12 heures La famille y recevra les condoléances dés 11 heures Des dons à la Société canadienne du cancer ou à l'Association pulmonaire du Québec seraient appréciés Alfred Daltaire MEMORIA www.memoria.ca 514 277.7778 AVIS DE DECES Laflamme, Michelle (Bourgeault / Lamontagne) 1937-2011 Le décès de Michelle Laflamme, le 19 juin 2011, iaisse dans une tristesse sereine Guy Bourgeauit, avec qui eiie a partagé sa vie au cours des trente-cinq dernières années, ses cinq fiiies et fiis Renée Lamontagne (François Trembiay), Héiène Lamontagne (Pierre Bastings), Hugues Lamontagne, Juiie Lamontagne (Éric Moreau) et Esther Lamontagne (Normand Renaud-Joiy) ainsi que ieur père Marc Lamontagne, ses petits-enfants Mishkam, Ukau et Adèie, ses sœurs et frère Monique Laflamme (Georges Dorvai), Guy Laflamme (Agathe Simard), Louise Laflamme, son cousin Simon Laflamme et sa cousine Suzanne Laflamme (Jean-Guy Meunier), parents et amis, dont ie Dr Patrick Godet qui iui a apporté du diagnostic jusqu'à ia fin de sa maiadie, un soutien professionnei et amicai presque quotidien Ayant mis sur pied avec d'autres, ii y a près de trente ans, ia Fondation québécoise de ia maiadie coeiiaque, eiie y a été active jusqu'à tout dernièrement, queiques années comme présidente de ia Fondation, pius assidûment comme membre du comité de nutrition Diététiste professionneiie et détenant une maîtrise en nutrition, eiie a aussi pubiié et enseigné dans ce domaine, ayant surtout œuvré comme diététiste-conseii Les membres de sa famiiie recevront ies personnes qui souhaitent ieur offrir ieurs condoiéances, ie jeudi 23 juin, de 16h à 18h et de 19h à 22h, au compiexe funéraire A^Ifred Dallaire MEMORIA 2159, boul.Saint-Martin Est, Laval www.memoria.ca 514 277.7778 (près de l'autoroute 19) Une rencontre - hommage au même lieu, le vendredi 24 juin, à 11h, sera suivie d'un vin en mémoire de Michelle En sa mémoire, des dons peuvent être faits à la Fondation québécoise de la maladie coeliaque, ou à la Fondation québécoise du cancer, ou encore à la Maison des soins palliatifs de Laval où lui ont été donnés les derniers jours, par des femmes professionnelles ou bénévoles, des soins de fin de vie attentifs et respectueux GRATUIT ! À kfmilk éprouvée : Le joumof Le Devoir postera* gratuitement une copie plostijiée à Davis piéiié.Demandez-le ou : 514 525-5379 necrologie(â)lenienioriel.coiîi LE DEVOIR LE MERCREDI 22 JUIN 2011 A 7 ACTUALITES Des Mtes ont eu lieu lors de deux épreuves ministérielles Le ministère de l’Éducation songe à des mesures pour renforcer la sécurité des examen et à imposer des sanctions LISA-MARIE GERVAIS Des épreuves ministérielles au secondaire administrées la semaine dernière ont fait l’objet de fuites, a appris Le Devoir.Les violations de confidentialité sont survenues dans une école de Montréal, pour l’épreuve d’appoint en Histoire et éducation à la citoyenneté en 4® secondaire, et dans une école de la commission scolaire Marie-Victorin (Montérégie), pour celle de Science et technologie en 4® secondaire.Dans ce dernier cas, c’est un enseignant qui a écrit au tableau les questions de l’examen du ministère légèrement modifiées et la démarche pour y répondre avant ladite date de passation de l’épreuve.Aussitôt mis au courant, le directeur de la sanction des études du ministère de l’Éducation a transmis à toutes les commissions scolaires et écoles privées deux avis les invitant à être vigilantes et à «utiliser les résultats avec discernement».Dans l’avis concernant l’épreuve de scien- ce, obtenu par Le Devoir, il est stipulé que la violation de confidentialité survenue en Montérégie «met en cause la vali(jlité de l’épreuve».Le ministère de l’Éducation a néanmoins tenté de minimiser l’incident.«C’est une épreuve qui n’est pas obligatoire, alors il n’y aura pas de reprise, mais le ministère a invité les responsables à plus de vigilance», a indiqué Esther Çhouinard, porte-parple du ministère de l’Éducation (MELS).Élaborée par le ministère, l’épreuve d’appoint est en quelque sorte facultative.L’école qui décide de la faire passer telle quelle à ses élèves doit respecter le jour et l’heure prescrits par le MELS.Toutefois, une école pourrait décider de s’en inspirer pour élaborer son propre examen et le faire passer à une date ultérieure.Les épreuves d’appoint de mathématiques, de science et d’histoire pourraient devenir des épreuves uniques l’an prochain.«Il ne faut pas accorder autant d’importance aux résultats de ces épreuves d’appoint.Mais ça ne veut pas dire que le ministère ne prend pas ça à la légère.Il veut que les questions restent secrètes jusqu’à ce que les élèves aient les copies de l’examen en main», a ajouté Mme Çhouinard.Des fuites à répétition Ce n’est pas la première fois que de telles fuites se produisent.Le ministère a d’ailleurs haussé le ton dans les avis qu’il a envoyés aux écoles.«Etant donné les manquements répétés aux règles d’administration des épreuves ministérielles, des mesures de divers ordres sont à l’étude pour renforcer leur sécurité et imposer des sanctions, lorsqu’il y aura transgression», peut-on lire dans l’avis rédigé par le MËLS.Sans confirmer, comme l’a pourtant fait le MELS, que la fuite provient de l’une de ses écoles, la commission scolaire Marie-Victorin admet toutefois qu’elle respectera l’avis du ministère et qu’elle redoublera de vigilance dans la correction.«Normalement, quand ça arrive, il y a plusieurs options.On peut décider d’annuler l’examen ou en annuler une partie si on se rend compte que les notes sont anormalement élevées.Mais cette année, c’était plus difficile parce qu’on a reçu la communication le jour même de l’examen [de science].Il était déjà passé, alors on ne peut pas le remplacer par un autre, a dit Catherine Giroux, responsable des communications à la commission scolaire.Mais c’est une épreuve d’appoint alors on peut aussi utiliser des notes déjà accumulées pour composer la note finale.» Pour la responsable de la sanction des études à la commission scolaire de Saint-Hyacinthe, Maryse Gélinas, le résultat final d’une épreuve d’appoint n’est qu’un résultat parmi d’autres.«C’est l’enseignant qui décide dans quelle proportion il va tenir compte de la note de l’épreuve», note-t-elle.Dans le cas d’une violation de confidentialité, la note pourrait se voir accorder une importance moindre, ajoute-t-elle.Le Devoir E N BREF Saint-Jean: moins de bonteilles, pins de mnsiqne Les autorités ont de nouveau convoqué les médias hier à Québec pour justifier les nouvelles restrictions qui seront imposées lors de la soirée de la Saint-Jean demain.Pour faire accepter l’interdiction d’apporter de l’alcool sur le site, on a annoncé que la bière disponible sur place sera vendue à un prix inférieur à la norme pour ce genre d’événement (3,50 $ au lieu de 5,50 $).Les organisateurs se targuent également d’offrir une programmation musicale plus riche que jamais avec quatre sites de spectacle répartis entre la place dYouville et les Plaines, soit sur les principales scènes utilisées lors du Pesti-val d’été.Au programme: le grand spectacle officiel animé par Mes Aïeux, le Party clandestin dédié à la musique alternative à l’ouest des Plaines et deux scènes réservées aux chansonniers au parc de la Prancophonie et à la place dYouville.- Le Devoir Amphithéâtre: Québécor et la Ville négocient toujours Québec — Le maire de Québec, Régis Labeau-me, a déclaré hier que la finalisation d’une entente avec le conglomérat Québécor est toujours en cours de négociation, malgré le report de l’adoption d’une loi spéciale qu’il avait réclamée d’urgence.M.Labeaume a cependant affirmé que le projet devrait être réévalué si jamais la loi 204, qui doit légaliser l’entente de gestion octroyée sans appel d’offres, n’était pas adoptée en septembre, comme l’a pourtant promis Jean Charest.Lors d’un point de presse, le maire a affirmé que les négociations allaient se poursuivre avec Québécor jusqu’à la date limite du 7 septembre lifin de finaliser l’entente de gestion, sans possibilité de prolonger ce délai.- La Presse canadienne Contestation à l’île-des-Sœurs Paisantface àune imposante opposition, la constrqction annoncée de la nouvelle école primaire de rile-des-Sœurs dans un coin du parc de la Pontaine pourrait être retardée.En déposant une pétition de plus de 1500 signatures, le Comité de protection du parc a sommé hier le conseil d’arrondissement de Verdim d’abandonner le projet d’école et de conserver intact cet espace vert.Le maire de Verdun, Claude Trudel, a dit avoir pris acte de la pétition, mais a ajouté préférer la voie «plus démocratique» de l’ouverture d’im registre pour consulter les citoyens sur la question.S’il y a alors un nombre siiffisant de signatures, il y aura un référendum.«Le site que nous avons choisi pour l’école est non seulement le meilleur endroit, mais aussi le seul», a indiqué M.Trudel.Le comité d’appui au projet d’école primaire qualifie cette résistance de «prise d’otage».Rappelons que la seule école primaire de rile-des-Sœurs approche le seuil des 1000 élèves et dépasse les Imites de sa capacité maximale.En avril dernier, le ministère de l’Éducation avait accordé une somme de 10,5 millions pour la construction d’ime nouvelle école.-Ix Devoir L’organisation du 400® de Québec dégage un surplus de 4 millions La part de 2 millions remise à Québec pourrait être réinvestie dans un nouvel événement ISABELLE PORTER Québec — Le 400® a été un tel succès financier que ses organisateurs ont remis hier 4 millions en surplus aux gouvernements du Québec et d’Qttawa, leurs deux principaux bailleurs de fonds.Déjà, on parle de réinvestir la part du gouvernement du Québec dans un nouvel événement pour faire rayonner la capitale.Le ministre responsable de la région, Sam Hamad, aimerait idéalement soutenir un grand rendez-vous sportif avec sa part (1,3 million).Le reste (700 000 $) a déjà été investi dans le même domainç pour couvrir les dépenses d’Equipe Québec, qui a évalué ces derniers mois les infrastructures sportives au potentiel olympique dans la région.Les gouvernements d’Qttawa et de Québec avaient chacun investi 40 millions dans le programme des fêtes du 400®.Le budget total de l’événement, qui devait s’élever à 90 millions, a finalement atteint les 106 millions en fin de course.Ce qui fait dire aux organisateurs que les fêtes ont non seulement été un succès de foule, mais aussi «un succès financier».Qn procédait hier au dépôt final du rapport d’activités des fêtes en présence des représentants de la Ville et du gouvernement du Québec, mais pas d’Qttawa, qui ne manquait pourtant aucune des annonces du 400® à une autre époque.Personne ne semblait d’ailleurs s’attendre hier à ce que la part du fédéral soit réinvestie dans la région, comme c’est le cas pour la part du gouvernement du Québec.«A la question “Pourquoi ils ne sont pas ici?”, il n’y a personne qui peut vous répondre», a répondu hier à ce propos l’ex-président des fêtes, Jean Leclerc.Le maire de Québec, Régis Labeaume, a par la S MATHIEU BELANGER REUTERS Les surplus du 400' proviennent en bonne partie des revenus autonomes de l’événement, qui s’élèvent à 13,3 millions, soit 8 millions de plus que ce qui avait été budgété au départ suite jugé bon de préciser «qu’il n’y avait pas de discussions avec le gouvernement fédéral sur l’utilisation des surplus».Explosion des ventes de produits dérivés Les surplus du 400® proviennent en bonne partie des revenus autonomes de l’événement, qui s’élèvent à 13,3 millions, soit 8 millions de plus que ce qui avait été budgété au départ.Cet écart est attribuable notamment à la vente de toutes sortes de produits, des t-shirts de Paul McCartney à la bière en passant par les billets pour certains spectacles (le Cirque du Soleil et l’exposition Passages).Le trésorier du 400®, Mario Bédard, a en outre signalé que l’organisation avait généré des surplus encore plus importants (plus de 6 millions), mais qu’elle en avait investi une partie dans l’ajout d’un spectacle de fin d’année le 31 décembre.Avant cela, la Société du 400® avait enfin déjà réinvesti d’autres revenus additionnels.notamment ceux du Championnat mondial de hockey, dans sa programmation.Cela avait permis de financer, entre autres choses, le spectacle de Paul McCartney sur les Plaines.Comme l’a révélé Le Soleil en mars, les organisateurs ont mis du temps à fermer les livres du 400® en raison notamment de trois poursuites intentées contre elles.Deux se sont réglées à l’amiable, mais la plus élevée (un recours de 4,5 millions) est toujours devant les tribunaux.Le poursuivant, un promoteur local du nom de GIP Canada, allègue que c’est lui qui a attiré Paul McCartney à Québec, mais que la Société du 400® s’est approprié le projet et l’en a écarté.Hier, les administrateurs ont qualifié de «minime» le risque qu’ils couraient de perdre cette cause et souligné que les coûts s’y rattachant étaient, de toute façon, assumés par leur assureur.Le Devoir Plateau-Mont-Royal Les compagnies d’affichage déposent leur requête JEANNE CORRIVEAU Les compagnies d’affichage ont mis leur menace à exécution en déposant, lundi, une requête en Cour supérieure pour tenter de faire annuler le règlement adopté l’an dernier par l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal interdisant les panneaux publicitaires géants sur son territoire.Astral Média Affichage, Industries Jim Patti-son et CBS Canada Holdings, ainsi que deux propriétaires d’immeubles sur lesquels sont installés des panneaux d’affichage, soutiennent que le règlement de l’arrondissement contrevient au droit à la liberté d’expression prévu dans la Charte des droits et libertés de la personne.De plus, ils font valoir que le règlement du Plateau n’est par conforme au plan d’urbanisme de la Ville.Selon eux, l’arrondissement ne peut forcer, autrement que par voie d’expropriation, le démantèlement des panneaux-réclames.«Ce sont les contribuables montréalais qui vont devoir payer les frais d’avocats pour régler un problème inventé de toutes pièces, a indiqué hier le porte-parole du Regroupement de l’industrie de l’affichage extérieur au Québec, Jeannot Lefebvre, par voie de communiqué.Dénoncer globalement l’affichage publicitaire nous ramène aux anciennes campagnes de moralité, quand certains groupes voulaient imposer leurs choix.C’est indigne d’une société moderne où la liberté d’expression doit être préservée.» Le dépôt de la requête n’a pas supiris les élus de l’arrondissement du Plateau puisque les entreprises d’affichage avaient publiquement signifié leur intention de s’adresser aux tribunaux.Lors de l’adoption du règlement l’an dernier, le conseiller du Mile-End, Alex Norris, avait comparé les panneaux-réclames à de la pollution visuelle.Il avait qualifié de «peanuts» les revenus récoltés par la Ville de Montréal pour les 45 panneaux de l’arrondissement, soit 40 000 $ par année.L’arrondissement soutient qu’il est dans son droit de légiférer en matière d’affichage et que les entreprises ne peuvent invoquer les droits acquis.Le Devoir «Dénoncer globalement l’afflchage publicitaire nous ramène aux anciennes campagnes de moralité» LE MATIN y a une musique pour ça! 60 webradios dont: ?Espresso espace.mu A 8 LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 JUIN 2011 EDITORIAL Rendement des CSSS Pouls faible Une réforme des structures aussi ambitieuse que celle de la création des CSSS livre-t-elle les résultats imaginés par son auteur, l’ex-ministre de la Santé Philippe Couillard?Un premier bilan du genre laisse croire sinon au fiasco, du moins à une performance faiblarde, là où les défis étaient les plus cruciaux: dans la coordination des services et l’efficacité du réseau.L Marie-Andrée Chouinard orsqu’il a pensé la dernière réforme des structures de santé, et inventé les CSSS (Centres de santé et services sociaux), Philippe Couillard visait une coordination de qualité, au bénéfice de la population.Il souhaitait une continuité accrue dans les soins infirmiers, les services médicaux et CLSC.Il voulait également une efficience optimale des établissements fusionnés.Or, sur ces plans essentiels, le projet de loi 25, qui a cautionné en 2004 la fusion des CLSC, centres hospitaliers et centres d’hébergement de soins longue durée (CHSLD) d’un même territoire, n’a pas donné les résultats escomptés.L’objectif initial n’est pas atteint.Echec?Ce mot honni ne figure nulle part dans le tout premier Rapport d’évaluation globale et intégrée de la performance des CSSS, dévoilé hier par l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS).On vante plutôt le courage et l’audace des établissements qui ont accepté cet exercice de comparabilité, qui n’a rien d’un palmarès.C’est en effet un précédent mais ce caractère inédit ne le précipite pas pour autant dans la catégorie des évaluations courageuses! Les bémols et les nuances risquent d’embrouiller la vérité si on en abuse.Trop de mises en garde fragilisent cette première analyse, dont la pertinence est toutefois évidente; destinée à permettre aux établissements de se hisser plus haut on peut craindre qu’elle les conforte dans une moyeime «pépère».Espérons que non.Que peut-on décoder de ce bilan?La nouvelle la plus renversante: si six établissements sur dix sont jugés efficients, quatre sur dix, en revanche, ne le sont pas.Qu’on nous pardonne d’insister sur la moitié vide du verre, mais cette mesure est en vérité troublante.Elle révèle qu’un trop grand nombre d’établissements n’arrivent pas à bien déployer leurs services, s’adapter aux besoins de lein population, produire des soins de qualité, et ce, même lorsqu’on tient compte de leur niveau de ressources humaines et budgétaires.Cela ne confirme-t-il pas un pressentiment connu?L’amélioration du fonctionnement de la santé n’est pas qu’affaire de gros sous.Il y a quand même des vertus à un tel portrait.Il permet de confirmer ce dont on se doutait: les patients peinent à entrer dans le réseau, mais lorsqu’ils y sonf ils se satisfont des soins qu’ils reçoivent.Bien que le système atteigne la «moyenne» avec des notes de 75 % pour les quatre aspects sondés (accès, qualité des soins, amélioration de la santé de la population et efficience), il fait moins bonne figure dans des secteurs attendus (l’attente en ingence) et très bien ailleins (l’humanisation des services).Avec humilité, les responsables de l’AQESSS notent que cet outil est perfectible.Eormulons quelques vœux: que la population s’intéresse, malgré son contenu aride, à ce croquis.Que les CSSS, et le ministère au-dessus d’eux, réagissent avec nervosité au fait que leur mission première — l’amélioration de la continuité et de la coordination des services — n’est pas atteinte.La pulsation de ce réseau bat trop faiblement.Dans sa réanimation réside le véritable coinage.machouinard@ledevoir.corn Révolution tunisienne Liberté chérie e peuple tunisien s’impatientanf le gouvernement provisoire a organisé un procès avec l’espoir que ce geste calme des esprits d’autant plus remontés que la parole s’est libérée à vitesse grand V depuis l’amorce du prin-J temps arabe.Au terme d’une audience bâclée, les époux Ben Ali, puisque c’est d’eux qu’il s’agif ont été condamnés à 35 ans de prison ferme.Ni eux ni leurs avocats désignés n’étaient présents.Tout a été fait, on le répète, pour amadouer des Tunisiens qui aujourd’hui encore ne décolèrent pas.Il en est notamment ainsi parce que bien des anciens mandarins du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), la formation de Ben Ali, demeurent influents, surtout sur le flanc économique.Influente, cette caste l’est également dans l’appareil d’Etat à une époque où le pays est aux prises avec bien des défis.En ef-fsL entre la crise qui frappe l’industrie touristique, l’afflux de réfugiés qui ont fui la guerre en Libye et une Europe qui ferme ses ____ portes à une jeunesse qui rêve de traverser la Méditerranée, le moins que l’on puisse dire est ^ " que la petite Tunisie, géographiquement par-I lant, est condamnée aux travaux d’Hercule.^ _ _ Cette impatience est également le reflet des " ~ rapports de force totalement nouveaux et ai- guisés qui ont cours entre la ribambelle de partis qui ont vu le jour depuis la chute de Ben Ali.Ces derniers se disent, tenez-vous bien, islamistes ou socialistes, centristes, baasistes, marxistes, trotskistes, maoïstes, unionistes arabes.Dans le cadre des débats poursuivis au sein du comité de salut public baptisé, tenez-vous bien (bis) «Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique», les représentants de ces partis ainsi que des syndicalistes, sans oublier des personnalités de la société civile ont adopté une loi électorale qui met en lumière l’appétit prononcé des Tunisiens pour la démocratie.En effet cette loi prévoit la création d’une commission indépendante, la parité hommes-femmes, ainsi que l’établissement de la proportionnelle intégrale.Qn insiste, leur soif de liberté les a convaincus d’opter pour le mode de scrutin qui est à la fois le plus démocratique et le plus ingérable.Et ce, car outre cette passion pour la liberté ,les animateurs du comité de salut public partagent un sentiment de méfiance à l’endroit du gouvernement provisoire dirigé par le premier ministre Béji Caïd Essebsi, qui s’est entouré de technocrates.Ici et là, on assure que la cohabitation entre les deux est loin d’être harmonieuse.Cela étant, les Tunisiens peuvent se féliciter d’avoir œuvré de manière à ce que leur révolution ne soit pas détournée ou kidnappée.Contrairement à ce qui a été constaté en Eg5q)te, la rédaction de la Constitution ne sera pas conçue et composée en petit comité, mais bien par les représentants du peuple.En ce sens, ce dernier reste exemplaire ne serait-ce que par sa constante vigilance.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO tMSEl'VûuSl l'Ai PASVfe O J a fl tÎNÉP-ft»- TUttWAii.Pourquoi ne pas décentraliser?La plainte est bien connue: se rendre à Montréal à partir de la banlieue, «c’est l’enfer!» L’offre de transport en commun ne suit pas la croissance de la population habitant la périphérie, le nombre de véhicules se dirigeant vers le centre-ville se multiplie et la congestion s’accentue d’année en année.Chaque fois qu’une contrainte supplémentaire surgit, comme la récente fermeture partielle du pont Mercier, la situation devient catastrophique, et les conséquences multiples: pollution atmosphérique, gaspillage de temps et de l’essence, atteinte à la bonne humeur.Qn pose alors la question: comment faciliter le transport vers Montréal?Qn propose d’agrandir le métro, d’accroître le nombre de trains de banlieue, de favoriser le covoiturage, d’aménager un train léger sur l’estacade du pont Champlain, etc.Et si on inversait la proposition?Si on encourageait les sociétés et les entreprises à s’installer à l’extérieur de Montréal?Pourquoi un bureau d’avocats ou d’actuaires ou un siège social d’une entreprise a-t-il (ant besoin de se trouver au centre-ville?A l’époque des communications électroniques, la proximité des autres bureaux ou de l’aéroport ne présente plus une nécessité absolue.Pourquoi s’acharner à construire des tours à bureaux au centre-ville alors qu’il existe des terrains inutilisés et moins chers en périphérie?Bien entendu, tout le monde ne pourra pas déménager.Montréal resterait un centre culturel et commercial important plus facilement accessible et plus agréable pour ses habitants et pour les touristes.Plusieurs employés n’auraient pas à passer des heures dans un trafic de plus en plus lourd.Qn assisterait à une réduction de la pollution environnementale.Il y a une quinzaine d’années, je me LETTRES suis rendu compte que les deux tiers des personnes qui me consultaient au centre-ville de Montréal venaient de la Rive-Sud.Et moi aussi, je traversais le pont pour me rendre à mon cabinet! J’ai par conséquent décidé d’ouvrir un deuxième bureau sur la Rive-Sud pour le plus grand plqisir de mes patients et de moi-même.A moins de vouloir dépenser des milliards en fonds publics (que l’on n’a pas) pour construire des voies d’accès au centre-ville, il conviendrait d’examiner la solution inverse: la décentralisation.Jatia Havrankova Saint-Lambert, le 20 juin 2011 Pour un nouveau Parti québécois de droite Seule la droite peut faire la souveraineté finalement.Un deuxième Parti québécois, celui des souverainistes pressés, sera peut-être fondé par l’un des députés démissionnaires, Pierre Curzi ou Jean-Mar tin Aussant.Mais à ce deuxième parti, il manquera encore un enjeu exceptionnel pour provoquer la victoire à un référendum.Et c’est là le problème des partis de gauche, pressés ou pas: ils n’ont pas la crédibilité du pouvoir que peut apporter un parti de droite.Le NPD a le même problème à Qt-tawa.La justice sociale attend toujours quelque chose de l’ordre établi, mais sa faiblesse est de ne pas pouvoir le faire elle-même.Qr la droite, malgré sa vision insuffisante de la justice sociale, a le mérite de s’afficher comme compétitive, dure et productiviste.Des valeurs essentielles pour conquérir le monde et ainsi assurer la nouvelle légitimité rendue obligatoire dans le contexte de mondialisation.Il faudra donc encore un autre Parti québécois parallèle pour vanter ces idées d’avenir et convaincre les Québécois qu’il a enfin l’étoffe suffisante pour soutenir une nouvelle souveraineté conquérante.Le Parti québécois, comme le NPD, a besoin d’une révolution à la Tony Blair! Michel Magnant Montréal, le 21 juin 2011 La Saint-Jean sons la lonpe de Labeanme?À Québec, le maire Labeaume est en train d’aseptiser de façon exagérée sa ville en prévision de la fête de la Saint-Jean-Baptiste qui risque, selon lui, de se transformer en émeute et en scène de crimes.Question de contrer la présence de tous ces jeunes qui voudront se soûler le pathétique, il interdira la consommation d’alcool en dehors des sites des festivités.Pini, la bière dans les rues.Eini, le party quoi! Qn devra payer le gros prix sur les Plaines pour se procurer un verre de bière en plastique.Et vlan! Va pour une plus grande sécurité en ville afin d’éviter les dérapages, mais il ne faudrait tout de même pas demander à l’armée canadienne de venir à Québec les 23 et 24 juin.Je suis d’accord avec M.Labeaume qu’il faille éviter les débordements en ville et renforcer la sécurité lors de la Saint-Jean.Mais n’exagérons pas, afin de ne pas créer une véritable psychose auprès des jeunes fêtards et d’entacher ainsi le sens de la fête pour plusieurs d’entre eux qui voudront consommer de façon civilisée, sans se ruiner.Tout cela risque en tout cas de se transformer plutôt en confrontation entre les jeunes et les forces de l’ordre.Le président de la Praternité des policiers de Québec se demande même quelles seront les stratégies à adopter pour faire respecter la dernière mesure de M.Labeaume.Il sera en effet difficile d’établir un périmètre de sécurité en ville, entre autres choses.Yvan Giguère Saguenay, le 20 juin 2011 LIBRE OPINION Décès d’un ami de l’enseignement privé LOUIS NORMANDEAU Saint-Bruno Gilles-André Grégoire nous a quittés discrètement le 5 juin dernier.Secrétaire général de l’Association des insfitufions d’enseignement secondaire (AIES) peu après le démembrement de la Fédération des collèges classiques (FCC), il est demeurç à ce poste jusqu’en novembre 1981.A partir de 1986, il renoua avec l’enseignement au collège Durocher Saint-Lambert, où il œuvra une quinzaine d’armées avant de prendre sa retraite.Ardent défenseur du choix scolaire sur la base du droit des parents à l’éducation de leur choix pour leurs enfants, il était aussi un redoutable dialecticien quand venait le temps de débattre la question de la conciliation entre les droits fondamentaux et le bien commun.Sa contribution fut immense dans l’accession du secteur privé à l’autonomie administrative et dans l’avènement de la Loi sur l’enseignement privé de 1968.Puis s’ensuivirent des aimées de veille attentive auprès dçs acteurs administratifs du ministère de l’Éducation pour que les règlements demeurent cohérents avec l’esprit de la loi.Au début des années 80 — on se souviendra de la conjoncture écopo-mique difficile et de la crise fiscale de l’État —, il fut encore appelé à ferrailler pour l’octroi d’un financement équitable pour l’école privée.Il dut alors, lui, le fougueux nationaliste, croiser courageusement le fer avec un pouvoir politique détenu par ceux-là mêmes en qui il mettait par ailleurs sa confiance.Ce ne fut pas sans tristesse qu’il s’y résolut.Vint finalementi avec la bienveillante invitation des religieuses des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et du collège Durocher Saint-LamberL l’appel providentiel du retour à l’enseignement.Ses élèves, ses collègues, sa famille sont unanimes: ce furent, pour lui et pour eux, des années de grâce, les dernières de sa vie active.Dans l’au-delà, où il vit maintenanL il rencontre avec plaisir tous ces disparus qu’il aura si bien servis et inspirés, des ex-collègues, des directrices et des directeurs généraux comme lui issus de la culture d’hier, des fonctionnaires et des ministres à la fois rivaux et respectés.Maintenant ennobli et libéré des tiraillements d’ici-bas, il croise aussi à l’occasion des gens qui n’avaient que faire de son idée d’une maison d’éducation, des valeurs de liberté qu’il défendait, de l’héritage dont il était le garant.Mais, le connaissant, il a probablement déjà fait la paix avec eux.Par sa hauteur de vues et par la qualité de son verbe, mais plus encore par l’emaci-nement et l’affirmadon de ses valeurs ainsi que par sa grande intégrité, il gagna de devenir, au grand bénéfice de toutes les «institutions» privées, un interlocuteur des plus crédibles à Québec, au len,demain de la création du ministère de l’Éducation.Cette estime n’avait d’égale que la profonde affection que lui vouaient l’immense majorité de ses commettants et tous ses collègues du «1940».A bientôL Gilles-André. LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 JUIN 2011 A 9 IDEES Les excès de la fête nationale MARC OUIMET Spécialiste de l’histoire de la fête nationale du Québec et animateur du site Le lys en fête, le lys en feu: une histoire de la Saint-Jean-Baptiste au Québec (www.lysenfetelysenfeu.net) epuis plusieurs mois déjà, les organisateurs de la fête nationale ont prévenu les fêtards: les excès seront de moins en moins tolérés, notamment à Québec où le mégaspectacle des plaines d’Abraham est souvent le lieu de beuveries, voire de débordements violents dans les rues avoisinantes.Une campagne de promotion d’Educ’Alcool présentant des jeunes en état d’éthylisme profond avec le slogan «C’est notre fierté qui en prend un coup» a ainsi été mis en place.De fait, le phénomène des consommations excessives lors de la fête nationale est tellement présent qu’on serait tenté de croire qu’il en a toujours été de même.Or, un petit retour sur l’histoire de la Saint-Jean-Baptiste au Québec permet d’en mieux comprendre l’évolution et, plus profondément, les djmamiques qui animent ce phénomène social bien particulier qu’est la fête.L’émergence des fêtes populaires L’apparition des grands spectacles populaires à l’occasion de la Saint-Jean-Baptiste se fait dans le courant des années 1960, alors même que le côté plus traditionnel et religieux de la fête est de plus en plus remis en cause.Les organisateurs tentent alors une «modernisation» des festivités, organisant des spectacles publics avec des chanteurs populaires et remplaçant même, au sein du déhlé, le traditionnel petit garçon frisé accompagné de son mouton par une statue plus mature et moins infantihsante.Ce n’est cependant qu’au tournant des années 1970 qu’on voit apparaître les fêtes de quartier, qui remplacent le défilé national que les autorités ont décidé de ne plus tenir à la suite des émeutes ayant marqué les célébrations de 1968 et 1969.C’est dans ce contexte de décentralisation de la fête qu’on voit véritablement apparaître l’aspect festif et parfois excessif qu’on lui connaît aujourd’hui.Certes, la Salnt-Jean-Baptlste traditionnelle comportait bien, au-delà des manifestations officielles tels le défilé, la messe et le banquet, des manifestations d’ordre populaire, mais celles-ci étalent plutôt familiales.La Salnt-Jean-Baptlste qu’on volt émerger au début des années 1970 conserve ce caractère familial, mais est également marquée par des dynamiques propres à cette époque mouvementée.La fête devient ainsi, du moins pour plusieurs jeunes qui sont de plus en plus nombreux à y participer, un heu d’excès qui n’est pas sans rappeler les antiques bacchanales ou encore les carnavals renaissants.Cette dynamique, encouragée par la contre-culture qui teinte alors la société québécoise, allait d’ailleurs culminer avec les festivités organisées sur le mont Royal en 1975 et 1976, elles-mêmes influencées par le modèle de JVoodstock.Egalement, le contexte politique explosif qui précéda et suivit la crise d’Octobre allait lui aussi m 4 Les célébrations de la Saint-Jean-Baptiste, sur les plaines d’Abraham, en 2008.se manifester au sein de la fête, des émeutes éclatant dans le Vieux-Montréal de 1970 à 1974, où fêtards et pillards se confondaient pour affronter les forces de l’ordre et saccager plusieurs commerces.Par ailleurs, si ces violences suivent de près celles qui avaient mis un terme aux festivités traditionnelles de la Saint-Jean-Baptiste à la fin des années 1960, elles s’en distinguent cependant par leur quasi-absence de résonance politique.Élément populaire Ainsi, l’élément de violence de la fête qui avait émergé en réaction à un certain pouvoir politique hostile au nadonahsme québécois naissant allait lui-même se dépohdser pour ne devenir que casse et confrontation émeudères avec les forces de l’ordre qui, elles-mêmes, donnaient réguhère-ment dans les débordements répressifs, encourageant d’autant la djmamique de confrontation.11 est donc intéressant de voir émerger à cette époque une Saint-Jean-Baptiste qui, évacuant de plus en plus ses aspects officiels et codifiés — voire élitistes —, renoue en quelque sorte avec un aspect de communautarisation qu’on retrouvait il y a fort longtemps, en Nouvehe-Erance, avant même que les Patriotes fassent de cette fête la fête nationale.De fait l’élément populaire de la Saint-Jean-Bapdste y est alors prédominant comme en font foi plusieurs coutumes, dont les bains et la cueillette d’herbes, que l’on considère comme porteuses de vertus médicinales et qui comportent un fond magique issu de croyances antiques et préchrédennes.La fonction sociologique de la fête Plusieurs chercheurs se sont penchés sur le phénomène social que représente la fête et il n’est pas inutile de rappeler ici quelques-unes de leurs conclusions pour donner davantage de perspective à l’analysq qu’on peut proposer de la Saint-Jean-Bapdste.Etudiant le phénomène festif auprès de peuples aborigènes, les premiers sociologues et anthropologues y virent d’abord un moment de (re) fondation de la communauté, un heu de rencontre entre l’individu et le collectif où les normes sociales s’inversaient parfois jusqu’à laisser place à des comportements excessifs (par exemple par rapport à la nourriture, l’alcool, la sexualité, etc.).Servant également parfois de rite de passage, la fête peut aussi constituer un moment charnière dans la vie des individus ou des communautés.Elle représente alors un moment de redéfinition de l’idendté ou encore l’affirmadon d’un statut nouveau, notamment le passage à l’âge adulte ou encore, plus prosaïquement, le passage d’un certain moment de l’année à l’autre.La fête peut de plus, dans certains cas, revêtir un visage beaucoup plus codifié, dessiné par un ensemble de normes et de pratiques souvent d’ordre rehgieux ou politique.Dans cette perspective, il est indéniable que la Saint-Jean-Baptiste a constitué, en différentes époques, im rituel pohdque d’affirmation de l’exis- MATHIEU BELANGER REUTERS fence de la nation canadienne-française, puis québécoise, tout en développant parallèlement une tangente pratiquement opposée à partir des années 1970.Ainsi, en ce qui concerne les excès de consommation des jeunes qui font aujourd’hui l’objet de critiques, il n’est pas difficile d’y voir un certain lien, peut-être inconscient mais malgré tout présent, avec cette nodon de rite de passage, tant à ce qui a trait à l’affirmadon excessive d’un comportement «adulte» (la consommation d’al-coob que, chez les plus jeunes, à la célébration du début de l’été et la fin des classes.Quel sens donner à la fête nationale?A la lumière de ces quelques précisions, il est permis de s’interroger sur un possible hen entre les excès de célébration lors de la fête nationale et l’évacuation d’une référence (et surtout d’une réflexion) nationale forte et assumée en regard de l’époque canadienne-française (pour conservatrice que celle-ci ait pu être).Ainsi, lorsque l’objet célébré s’efface devant la célébration elle-même, il reste bien peu d’idéal dépassant le fait de fêter en lui-même en fonction duquel restreindre ses comportements.Plus fondamentalement, peut-être une injection supplémentaire de sens à la fête nationale serait-elle le moyen le plus sûr de faire en sorte que ceux qui la fêtent gardent en tête le pourquoi de l’événement et subsument en partie le moment festif par une réflexion les rattachant à un idéal collectif qui dépasse la seule célébration.Réponse à l’industrie gazière et pétrolière Combien encore devons-nous payer?L MICHEL BELANGER Avocat et président de Nature Québec e représentant de l’industrie, Lucien Bouchard, a plaidé dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi limitant les activités pétro-hères et gazières (projet de loi 18) que «l’industrie ne s’attend pas à ce qu’on lui coupe l’herbe sous le pied sans indemnisation».11 y a quelques années, j’ai représenté un groupe de citoyens de l’Qutaouais aux prises avec une pisciculture qui avait été autorisée abusivement par le gouvernement et qui allait détruire irrémédiablement, en moins de cinq ans, un des plus beaux lacs du Québec.Après avoir obtenu une injonction pour fermer la pisciculture, le gouvernement accordait à l’entrepreneur un dédommagement de 2 millions en guise d’excuses, et ce, sans que ce dernier ait même à déposer une poursuite.Nous apprenions dernièrement que le gouvernement venait de dédommager pour 13,5 millions le promoteur qui voulait construire des condos sur les terrains qui avaient été retirés du parc du Mont-Qrford.Si, en effet, tel peut être le réflexe du gouvernement lorsqu’une entreprise se voit refuser un permis auquel elle prétend être en droit de s’attendre, en est-il nécessairement de même dans le présent dossier de l’exploration du gaz et du pétrole?Population perplexe, avec raison Je crois que les citoyens ont raison d’être perplexes devant l’attitude de l’industrie gazière et pétrolière dans ce dossier.Cette attitude témoigne des immenses privilèges ac- cordés à ce secteur industriel depuis plus 200 ans, des privilèges qu’elle tient maintenant pour acquis.Qn semble omettre que ce qui est revendiqué par l’industrie gazière et pétrolière est une ressource commune non renouvelable.Une ressource dont la propriété, tout comme l’eau d’ailleurs, n’appartient en principe pas plus à l’industrie qu’au gouvernement.Qn semble publier que c’est un privilège, un avantage, que l’État accorde à une classe particuhère de citoyens, d’exploiter ou de polluer l’environnement, moyennant bien souvent une simple autorisation gouvernementale et, dans le cas qui nous occupe, une infime redevance.Ainsi, pour tenter de comprendre le raisonnement derrière les exigences de l’industrie, est-ce à dire que non seulement le sous-sol de nos propriétés leur est acquis, mais que le droit d’explorer le dessous de nos maisons (qui s’acquiert dans le cas des gaz de schiste par l’envoi d’un simple formulaire moyennant un montant annuel de 10 C l’hectare) entraînerait l’obligation de dédommager l’industrie pour les potentielles retombées qu’elle pourrait retirer de cette opération, si on venait par la suite les empêcher de développer la ressource pour des motifs environnementaux?Avec cette logique, la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! qui, pour démontrer l’absurdité de la Loi sur les mines, a sjmibolique-ment «claimé» le sous-sol de l’Assemblée nationale, pourrait obtenir dédommagement pour les trésors qui s’y trouvent.De mauvaises langues diraient qu’il y a en effet plus de chances de n’y trouver là des ressources.qu’en surface.En ce qui a trait aux imphcadons pour la fihère gazière.bien sûr nous devons rassurer les investisseurs, mais à quel prix?Des failles Rappelons que grâce à une audience publique exigée par les citoyens, la preuve a été faite de l’absence d’encadrement réglementaire suffisanL des risques et défaillances d’une nouvelle technologie, de l’ignorance des autorités pubhques quant aux risques environnementaux et de santé pubhque, et même de la découverte de Mtes de gaz et d’irrégularités pour 19 des 31 puits forés depuis 2006.Comment, devant ce constat et l’intervention d’un gouvernement obligée pour y faire lace, l’industrie peut-elle encore aujourd’hui exiger des compensations?Un permis d’exploration donne-t-il le droit d’exploiter automatiquement à n’importe quelle condition?Si des normes environnementales doivent être adoptées à la suite de la découverte de risques mal évalués, dont l’exclusion d’exploiter dans certaines zones sensibles, telles que dans le ht du fleuve, devons-nous passer à la caisse pour ces entreprises qui s’étaient empressées de «claimer» tout le sous-sol québécois avant la mise en place de ces normes?Rappelons que, pas plus tard que l’été dernier, le gouvernement disait avoir la situation bien en main et que l’industrie était bien encadrée.Nous avions dû rappeler au ministère de lEnvironnement qu’il avait exclu les forages de l’obhgation d’obtenir un certificat d’autorisation à une époque où la technique de fractionnement était méconnue.Rappelons également que cette On semble omettre que ce qui est revendiqué par l’industrie gazière et pétrolière est une ressource commune non renouvelable même industrie, alors représentée par André Caillé, nous rassurait sur l’absence de risque et la sécurité absolue des technologies udhsées.Selon les déclarations faites par l’industrie, le Québec pourrait devenir le paria des investisseurs et promoteurs du monde entier s’il devait interdire maintenant l’exploitation du gaz et du pétrole sans indemniser les détenteurs de «daims».Si tel devait être le prix à payer pour éviter de nous exposer à des risques environnementaux sous-évalués, le choix à faire me semble évident.Si nous devons néanmoins préserver l’image d’un Québec «lucide», évitons de faire du dossier du gaz un précédent, en insistant sur le fait que nous avons dû corriger le tir à la suite de fausses assurances données par l’industrie.La même qui refuse encore de dévoiler les substances injectées dans notre sous-sol, et qui nous a vanté la performance des technologies utihsées tout en nous cachant les problèmes de fuite des puits forés.Quel prix disiez-vous que nous devions payer maintenant?Le prix d’une ressource non renouvelable déjà presque donnée?Le coût de l’exploration (également fortement subventionnée) ?La valeur de l’exploitation éventuelle (valeur qu’une évaluation environnementale stratégique qui nous coûte 7 millions permettra de découvrir)?Devrons-nous y déduire les coûts environnementaux à la nappe phréatique qui pourraient survenir, comme en Pennsylvanie, dommages que la couverture minimale d’assurance de 1 million que détiennent les compagnies gazières ne couvrira jamais?L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l’information), Marie-Andree Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair-Cinno (general), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quehec)Y^\&ci D&g^s&(societe)Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Carobne Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude RiouxSoucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) , information politique Michel Dav\A(chroniqueur), Helene Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côte (correspondants parlementaires a Ottawa), firAovcie.RobitaïUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Alec Castonguay et Kathleen Levesque (reporters) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gerard Berube (adjoint au directeur de l’information), François Desjardms, Eric Desrosiers et Alexandre Shields (reporters'), Gerald DaUaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy 'Ta\\[ei&r (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thematiquesf, Emilie Eohe-Boivm (pupitre') , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Erappier, Étienne Plamondon-Emond (commis internet) , Amehe Gaudreau (secretaire a la redaction), Genevieve Tremblay et Sophy Lambert-Racme (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Stephanie Deziel, Amel Elunam, Véronique Langlois, Sunon Lanoie, Amehe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RamviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Obvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Morm, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(RaxiseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Carobne Sunard (responsable service a la clientèle), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathalie Eihon, Marie-Lune Houde-Brisebois ,Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Celme Euro y, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Page, Monique Proteau A 10 LE DEVOIR, LE MERCREDI 22 JUIN 2011 ACTUALITES SENAT SUITE DE LA PAGE 1 vouloir prendre le temps de le lire, mais une majorité d’entre elles critiquent la façon de faire unilatérale d’Ottawa.Québec maintient son intention de confier le tout à la Cour d’appel du Québec pour obtenir un avis sur la constitutionnalité des changements proposés.Le projet de loi se veut la fusion des deux précédents portant d’une part sur la durée du mandat des sénateurs et d’autre part sur le mode de sélection des sénateurs.La seule nouveauté par rapport aux anciennes moutures concerne la durée maximale du mandat sénatorial.Elle était de huit ans: elle passe à neuf ans.Lorsque le gouvernement était minoritaire, l’opposition se plaignait de cette durée jugée trop courte, car elle permettrait à un premier ministre remportant deux élections successives de nommer la totalité des 105 sénateurs.Ce compromis sera-t-il jugé suffisant?Un mandat gouvernemental majoritaire peut durer un maximum de cinq ans.Par exemple, l’équipe de Brian Mulroney a détenu le pouvoir neuf ans entre 1984 et 1993 avec deux mandats.Cette disposition est rétroactive et s’applique à tous les sénateurs nommés par M.Harper depuis 2008.Ils siégeront neuf ans encore après l’entrée en vigueur de la loi.Seul Bert Brown, le premier sénateur élu en Alberta, a été nommé avant 2008, mais il atteindra l’âge de retraite de 75 ans — maintenu — en 2013.Tous les autres sénateurs siégeront jusqu’à leur 75"^ anniversaire./ Election symbolique L’élection sera provinciale (ou municipale) et non fédérale.Il reviendra à chaque province de tenir, si elle le désire et à ses frais, un scrutin pour élire des «candidats sénatoriaux».Car c’est là où le bât blesse.L’élection proposée par les conservateurs est avant tout symbolique.L’élection vise seulement à constituer un bassin de «candidats sénatoriaux» à partir duquel le premier ministre pourra choisir ses sénateurs.Il n’y est pas tenu.Le projet de loi indique seulement que le premier ministre «tient compte» de la liste provinciale.L’article portant sur «l'obligation» est rédigé au conditionnel: «Les sénateurs devant être nommés pour une province ou un territoire devraient être choisis à partir de la liste des candidats sénatoriaux».Les élus non nommés au Sénat resteront sur la liste de candidats six ans, après quoi ils en seront effacés.C’est la province qui décidera du nombre de candidats sénatoriaux à élire.Aucun critère pour guider cette décision n’est inscrit dans le projet de loi.On imagine que la province devra prédire le nombre de sièges susceptibles de se libérer d’ici à la tenue du scrutin provincial suivant.Interceptée dans les corridors du parlement, la leader conservatrice au Sénat, Marjory LeBre-ton, a soutenu qu’une élection «ne sera tenue que s’il y a une vacance».Si c’est le cas (ce n’est pas écrit dans le projet de loi C-7), alors comment éviter qu’un siège reste vacant des années considérant qu’Ottawa n’a pas le pouvoir de faire coïncider l’élection provinciale (ou municipale) avec le départ d’un sénateur?La province serait-elle obligée de tenir une élection seulement pour désigner un candidat?Ces questions n’ont pas obtenu de réponse de la part du gouvernement hier.Selon le chef de l’opposition officielle, Jack Layton, Stephen Harper est en train «de créer un monstre» avec ce projet de loi.Pendant près d’une génération, prédit-il, il y aura des sénateurs qui sont élus et d’autres qui ne le sont pas.M.Layton déplore aussi que les provinces ne soient pas indemnisées pour la tenue de ces élections.La Saskatchewan de Brad Wall, en théorie d’accord avec l’élection, refuse d’en tenir une tant qu’Ottawa ne payera pas.«M.Harper s’est accordé l’option de refuser les recommandations d’un premier ministre d’une province qui a eu une élection, rappelle M.Layton.Alors, pourquoi dépenser les fonds publics pour quelque chose que le premier ministre peut refuser?» Le directeur général des élections, Marc May-rand, avait estimé à entre 100 et 150 millions le coût d’une élection sénatoriale si celle-ci avait été organisée en parallèle à une élection fédérale comme le prévoyait le premier projet de loi.Les provinces pourront toucher le cautionnement de 4000 $ que devra verser chaque candidat à l’élection.Ce montant leur sera remboursé seulement s’ils sont élus ou s’ils obtiennent au moins 50 % du nombre de voix obtenues par le candidat élu.Ce montant était seulement de 1000 $ dans une précédente version de la loi.Le chef libéral s’oppose lui aussi aux plans de M.Harper pour le Sénat.«B n’appartient ni à Stephen Harper ni à la Chambre des communes, dit Bob Rae.Le Sénat est un produit de la Constitution.Sept provinces sur dix doivent approuver les changements.Ceci est simplement un fantasme politique de M.Harper.» Dans le camp des abolitionnistes, on compte la Colombie-Britannique, le Manitoba, l’Ontario et la Nouvelle-Ecosse.A eux s’ajoutent le Québec et Terre-Neuve, qui estiment qu’Ottawa n’a pas le droit de changer unilatéralement le Sénat.L’île-du-Prince-Edouard croit qu’une élection sénatoriale serait une «distraction».Seule l’Alberta est entièrement d’accord avec le plan d’Ottawa.La Saskatchewan accepte le concept d’élection, mais seulement si le gouvernement fédéral en assume le coût.La position du Nouveau-Brunswick du conservateur David Alward n’est pas connue.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situes au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 a 17h Renseignements et administration 514-985-3333 CURZI SUITE DE LA PAGE 1 «Ça pris une ampleur franchement, honnêtement, que je ne soupçonnais pas [.], mais moi je veux en rester à la raison pour laquelle on a fait cette convocation-là», a déclaré l'homme politique âgé de 65 ans estomaqué par la présence d'un grand nombre de journalistes.Les députés démissionnaires - Louise Beaudoin (Rosemont), Lisette Lapointe (Crémazie), Jean-Martin Aussant (Nicolet-Yamaska) et lui — «s’entraideront».«Nous allons nous retrouver loin [des projecteurs] à [Assemblée nationale.Cest clair que nous allons chercher à nous entraider, à nous donner un coup de main.Mais, ce n’est pas un groupe organisé», a-t-il fait remarquer.Le député indépendant de Borduas mise plutôt sur une «coalition des forces indépendantistes» afin de mener à terme le projet de souveraineté du Québec.«Quelle forme elle prendrai Je n’en ai pas la moindre idée, mais nous en ferons partie.Ça, c’est claiA» Les députées Lisette Lapointe et Louise Beaudoin, qui avaient également claqué la porte du PQ le 6 juin, abondaient dans le même sens lors d’un point de presse improvisé à l'extérieur du centre communautaire.«Il faut laisser la poussière retomber.E faut vraiment réfléchir.E faut voir de quelle façon on veut travailler.C’est certain qu’on va travailler ensemble pour la souveraineté, avec d’autres», a affirmé Lisette Lapointe.«On ne ferme pas déportés», a-t-elle précisé.«C’est le début, peut-être, de quelque chose.[.] Mais, moi, je ne serai pas cofondatrice d’un nou- veau parti politique.Ce qui m’intéresse, c’est vraiment de travailler, comme l’a dit Pierre, à rapprocher les citoyens de la classe politique, des politiques, de telle sorte que la souveraineté redevienne possible», a poursuivi Louise Beaudoin.Pierre Curzi a également affiché une sympathie pour le Mouvement démocratie et citoyenneté du Québec (MDCQ) qui est présidé par l’ancien dirigeant du Mouvement Desjardins Claude Béland.«Je vais y revenir», a-t-il promis.Il a aussi livré un plaidoyer pour l’instauration d'un mode de scrutin proportionnel.«Nous sommes prisonniers d’un bipartisme qui nous sclérose», s’est-il désolé.«E y a deux tribus à l’Assemblée nationale, dont le but est d’avoir la peau de l’autre.[.] On veut que notre chef ait la peau de l’autre chefi>, a-t-il dit.M.Curzi a dénoncé à mots couverts le style de gestion du PQ, qui confine dans un rôle de figuration les députés.«Ultimement, c’est la tête, en haut, qui va décider de la stratégie, de la politique.» Avant le début de r«assemblée publique», plusieurs citoyens de la circonscription de Borduas, mais également des quatre coins de la Montérégie se montraient inquiets quant à l’avenir du projet de souveraineté.«Moi, comme péquiste [la décision qu’a prise M.Curzi] m’affecte vraiment beaucoup, a souligné Valérie Bessette.C’est une personne que je respectais et que f admirais.Sa démission du Parti québécois va peut-être modifier la politique au Québec.» «Ça m’inquiète beaucoup, plus pour l’avenir de la souveraineté du Québec que pour l’avenir du Parti québécois», a poursuivi Marie Bouchard, estimant que le «principal véhicule» pour accéder à l'indépendance est toujours le PQ.Le Devoir é I JACQUES NADEAU LE DEVOIR «C’est le début, peut-être, de quelque chose.[.] Mais, moi, je ne serai pas cofondatrice d’un nouveau parti politique», a déclaré Louise Beaudoin, présente à l’assemblée.SCHISTE SUITE DE LA PAGE 1 maison et faire cuire ses repas.Même le chien esquisse un large sourire, visiblement très satisfait de son sort au sein de cette famille de deux adultes et deux enfants qui a recours au gaz de schiste dans plusieurs facettes de sa vie quotidienne.Et il ne faut pas oublier que ce carburant peut également être utilisé dans des «automobiles et des autobus».En plus d’insister sur l’utilité du gaz naturel, le cahier créé il y a quelques mois par Talisman apprend aux tout-petits que l’exploitation de cette source d’énergie fossile se fait en parfaite harmonie avec la protection de la nature.Ainsi, avant le début des travaux, on présente une colline avec des arbres, des fleurs, un soleil et ce qui semble être un cerf de Virginie.Bien sûr, le propriétaire du terrain est satisfait de son entente avec Talisman.L’entreprise procède ensuite au déblaiement du site, en prenant soin de conserver ce qui est retiré pour l’utiliser au moment de la restauration.«Cela veut dire que la zone ressemblera à ce qu’elle était auparavant lorsque le puits ne sera plus en activité», souligne le Eracosaurus Talisman Terry.Certes, des équipements importants seront présents durant le forage du puits, dont une tour de forage surmontée d’un drapeau américain.Mais une fois le puits foré — et qu’on suppose en activité —, l’harmonie règne de nouveau dans le secteur.Le cerf de Virginie est de retour, de jeunes arbres ont été plantés et un arc-en-ciel parcourt le ciel.Ne reste plus qu’à ajouter les couleurs pour en faire un paysage idyllique.Le gaz, lui, «plus léger que l’air», remonte jusqu’à la surface lorsqu’il est «libéré» du sous-sol.Pour illustrer le phénomène, on a dessiné des ballons gonflés à l’hélium qui s’envolent, tout sourire, vers un soleil lui aussi souriant.Public cible: les enfants Une porte-parole de la filiale américaine de Talisman Energy, Natalie Cox, a expliqué à un journal de Pittsburgh que l’idée n’était pas d’entrer dans les moindres détails scientifiques de l’extraction du gaz de schiste.«Il ne faut pas perdre de vue notre auditoire.Si vous vous adressez à un enfant de neuf ans ou moins, vous ne pouvez pas aborder des questions comme: “Qu’est-ce qui entre dans la composition des fluides de fracturation?”» Le cahier en question a surtout été distribué aux enfants présents lors d’assemblées d’information organisées par Talisman Energy — qui contrôle 3000 km^ de permis d’exploration au Québec — dans plusieurs communautés vivant au-dessus du shale de Marcellus, essentiellement en Pennsylvanie.Plusieurs opposants n’ont d’ailleurs pas manqué d’associer cette campagne de relations publiques à une tentative de «brainwashing» de la prochaine génération de citoyens.Titulaire de la Chaire de relations publiques et communication marketing à l’Université du Québec à Montréal, Bernard Motulsky estime qu’il est toujours «délicat» de s’adresser directement aux enfants, surtout dans le cas d’une industrie comme celle du gaz de schiste.Mais il juge complexe, dans le contexte américain, d’interdire ce type de campagne.«Est-ce que c’est moralement acceptable?Je crois que, pour ceux pour qui cette industrie est moralement condamnable, n’importe quel outil de communication sera condamnable.Mais expliquer ce qu’est le gaz de schiste et à quoi ça sert, ça ne changera pas l’opinion de bien des gens.Lorsqu’une industrie est aussi active que l’industrie gazière en Pennsylvanie, il y a beaucoup de travail qui se fait au niveau communautaire.Ça fait partie de la panoplie des outils qu’on peut utiliser.» Chose certaine, un tel cahier à colorier serait assimilé à de la propagande pure et simple s’il était distribué au Québec.«Ce ne serait pas possible de développer un tel outil présentement au Québec, parce que la controverse est encore trop forte, a souligné M.Motulsky hier.La pression pour un moratoire est forte.Ce serait perçu comme un outil de manipulation, donc je ne crois pas que ce serait opportun.Mais on ne sait pas ce qui va arriver dans cinq ans.» Le Devoir ^Talisman Terry's Energy Adventure Good Neighbor Program TALISMAN ENERGY La couverture du livre à colorier de Talisman Energy vantant aux enfants les mérites du gaz de schiste.COHABITAT SUITE DE LA PAGE 1 pousser la sienne.Créée au Danemark il y a 50 ans, la formule de la cohabitation est sensiblement la même partout.Les membres du groupe acquièrent un terrain sur lequel ils font construire des résidences avec au centre, une maison commune où ils se partagent cuisine, salle à manger, chambres d’amis, buanderie, salles de jeux pour les enfants, atelier, etc.L’objectif?Economiser de l’espace et des fonds, mais surtout partager, se voisiner, vivre en communauté.La formule n’est pas trop contraignante puisque les gens n’ont pas l’obligation d’utiliser la cuisine collective et ont chacun la leur, mais il faut participer un minimum à la vie de groupe.«Le soir, il y a des repas communautaires et c’est chacun son tour, résume Michel Desgagnés.Admettons qu’on est dans la même équipe et que c’est notre tour, on se rejoint par exemple à 15h.Moi, je suis le cuisiner en chef j’ai préparé le menu et toi, tu m’aides à couper les légumes avec l’aide d’une troisième personne.Ça devient une sorte d’activité sociale de faire des repas.Et à 18h, les voisins qui se sont inscrits viennent manger dans la salle à manger commune.» Le Cohabitat de Québec sera construit dans le quartier Saint-Sacrement, non loin de l’Université Laval.Le coût total du projet s’élève à 10,2 millions, dont 700 000 $ seront investis dans la maison commune, une somme équivalant à la marge de profit que se dégagerait le promoteur s’il y en avait un, résume M.Desgagnés.Le groupe de propriétaires compte des personnes seules, avec ou sans enfants, des jeunes et des retraités.Certains ont acheté de petits appartements de trois pièces à 200 000 $; d’autres, des maisons de ville à quatre chambres d’une valeur de 335 000 $.Le design de l’ensemble a été confié à un architecte réputé, Pierre Thibault, qui se dit particulièrement séduit par le volet «intergénérationnel» de la démarche et la place donnée à l’entraide.En parlant de la maison commune, il promet que ce sera «un bâtiment très poussé en matière de développement durable».Par contre, à la différence des écoquartiers, les résidants participent à toutes les étapes du projet.Ce qui fait dire au président du groupe environnemental Vivre en ville, Alexandre Turgeon, que la Ville de Québec gagnerait à s’en inspirer dans ses propres projets d’écoquartiers.Un projet qui a failli avorter Malgré ces bonnes nouvelles, 25 % des projets du genre avortent, selon Michel Desgagnés.C’est d’ailleurs ce qui a failli se produire en 2008, quatre ans après les premiers pas de Cohabitat.Incapable de se mettre d’accord sur le mode de décision et le choix du terrain, le groupe avait littéralement implosé.«On s’est trouvé un bouc émissaire.On pensait que s’il partait, ça allait régler le problème.Mais ça a eu l’effet d’une bombe.Les trois quarts des gens sont partis», raconte-t-il.«Suite à ça, on a arrêté le projet et moi, je suis allé faire une formation en leadership à Montréal», raconte-t-il.A son retour, les trois ménages restants décident de choisir le terrain avant de recruter de nouveaux membres.En 2010, 13 ménages s’ajoutent, dont 7 de l’ancien projet.Et qu’advient-il si un membre de la communauté nous est insupportable?«C’est unjaux problème», rétorque Alexandre Turgeon.A son avis, on court autant de risques d’avoir des problèmes avec ses copropriétaires quand on achète un condominium.Michel Desgagnés ajoute que lorsque ça marche, la satisfaction n’en est que plus grande.«C’est comme la différence entre vivre seul ou en couple.Tout seul, t’as la sainte paix et personne ne te dérange.Quand t’es en couple, y a des moments où c’est plus pénible que quand t’es seul.Mais quand ça va bien ensemble, ça devient plus grisant à deux.» Le Devoir Précision Contrairement à ce que nous écrivions dans l’article d’Hélène Buzzetti «Travaux publics perd ses chiens de garde» publié le 21 juin 2011, tous les vérificateurs du ministère fédéral n’ont pas été remerciés.Certains vérificateurs sectoriels resteront en poste.Il s’agit d’une précision que le syndicat avait omis d’apporter lors de deux entrevues.Travaux publics soutient que seule la section de vérificateurs offrant des services aux autres ministères fédéraux a été abolie.Il s’agit d’une information que le ministère n’avait pas jugé bon de fournir au moment de notre requête initiale.Rectificatif Dans le choix télé du Devoir du mardi 21 juin, le documentaire Grace, Milly, Lucy.les fillettes soldâtes a été attribué à Marquise Lepage, alors qu’il s’agit plutôt d’un film de Raymonde Proven-cher.Toutes nos excuses.Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone Par telecopieur Par courriel Bureau de Quebec La publicité Au telephone Par telecopieur Extérieur de Montreal (sans frais) 514-985-3333 514-985-3360 redaction @ledevoir corn 418-643-1541 514-985-3399 514-985-3390 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au telephone 514-985-3344 Par telecopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir corn Les petites annonces et la publicité par 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