Le devoir, 8 juillet 2011, Cahier B
LE DEVOIR.LE VENDREDI JUILLET 2011 EXPOSITION Les aimées 1950 et 1960 telles que captées par le photographe Herzog Page B 2 CINEMA Une entrevue avec Ivan Grbovic pour le film Roméo Onze Page B 3 i »1 MICHEL DUBREUIL Un jardin à soi, de Michel Goulet, au Jardin botanique de Montréal, près du secteur du jardin Leslie-Hancock.Nouvelles d’art public Des œuvres poussent dans les parcs et les jardins urbains Un arbre bronzé et glacé, une vieille nouvelle chaise Michel Goulet, une construction fantôme et une signalisation criante de vérité(s).Voilà les quatre propositions artistiques qui ont surgi dans nos prés urbains ces dernières semaines.JÉRÔME DELGADO AU détour d’une allée, à Tombre de quelques arbres dans un parc de quartier.Ou alors bien au fond, au cœur du Jardin botanique.Les nouvelles sculptures de la collection d’art public de la Ville de Montréal surgissent là où on ne les attend pas.Mais ce n’est pas que dans les espaces verts de la grande métropole que poussent les œuvres.Et celles-ci ne sont pas nécessairement plan- En ce début de saison estivale, les promeneurs et autres adeptes de Terrance en plein air auront leur lot de surprises visuelles tées pour durer.L’art public peut aussi célébrer l’éphémère et l’an-timonument.En ce début de saison estivale, les promeneurs et autres adeptes de l’errance en plein air auront eu leur lot de surprises visuelles.Le parc Benny, dans Notre-Dame-de-Grâce, abrite désormais des branches en bronze couvertes d’un givre bleu.L’œuvre s’intitule Source et elle est signée Patrick Coutu, dont le travail minutieux par petites couches fait de lui un incontournable parmi nos nouvelles générations de sculpteurs.Au Jardin botanique, dans le vaste Arboretum (section qui occupe plus de la moitié de la superficie de cet antre de la verdure) , c’est une œuvre en laiton et acier de Michel Goulet, notre grande figure de l’art public, qui siège paisiblement.Oui, elle a sa chaise, trait distinctif de l’artiste, et elle porte un titre bien à lui: Un jardin à soi Hors de l’île, mais pas si loin, au parc Rosaire-Gauthier à Laval (à l’est du métro Cartier et à quelques coups de pédale du pont Viau), la galerie Verticale présente un art public d’un tout un autre ordre.Les œuvres d’Eric Laplante {Sous-œuvres) et de Jacques Desruisseaux {Sentier frontalier) ne se composent pas des matériaux nobles des Coutu et Goulet.Elles sont en bois recyclé — des restes de matériaux de construction dans le cas de Laplante —, et sont destinées à une courte vie: trois semaines d’exposition (jusqu’à dimanche), ou moins pour les éléments vandalisés et passablement détruits.Le temps des statues et autres monuments cérémonieux est révolu depuis des lunes.Ça n’empêche pas qu’en ce troisième millénaire les parcs demeurent un abri de choix pour planter de l’art.Que les œuvres soient permanentes ou éphémères, majestueuses ou fragiles, elles ouvrent des perspectives à multiples sens.Ça tourne même dans tous les sens lorsqu’on observe de près la sculpture de Michel Goulet: sur le siège de sa chaise, des flèches tirées de notre signalisation courante pointent aux quatre vents.L’invitation à l’observation est d’autant plus __________1 .J- PATRICK COUTU Source, de Patrick Coutu, au parc Benny, près du centre sportif Notre-Dame-de-Grâce, avenue Monkland.tentante que le meuble se trouve dans un enclos ouvert et perforé des empreintes d’une belle sélection de feuilles.Un jardin à soi parle d’histoire, celle du Jardin, celle de chaque individu, celle de Goulet lui-même.La chaise est l’élément volé et retrouvé de l’œuvre Les Leçons singulières I (1990), place Roy, sur le Plateau-Mont-Royal.L’artiste l’a restaurée et remodelée pour le Jardin, tirant de son propre malheur une ode au cycle de la vie.Un retour aux origines Avec Source, Patrick Coutu propose aussi un retour aux origines.Clin d’œil au bâtiment adjacent — un nouveau centre sportif fréquenté pour son programme aquatique —, le bronze bleuté, magnifique structure arborescente de plus de cinq mètres, évoque le ruisseau enfoui sous le sol.Si son enrobage glacial peut étonner ces-jours-ci, l’hiver, il pourrait éveiller d’autres sensations.L’histoire d’un quartier se construit aussi par l’arrivée de populations, réalité que l’artiste illustre par sa lente manière d’appliquer la matière.La forme de l’ensemble demeure reconnaissable, bien que son apparence change, évolue.Source s’exprime au présent.La commémoration, à Laval, est d’autant plus évacuée que les œuvres ont l’apparence du bricolage et dq l’immédiat.Sous-œuvres, d’Eric Laplante, prend la forme d’une construction en devenir, à moins que ce ne soit une charpente abandonnée dans son état le plus brut.Isolée derrière les terrains de tennis, elle porte bien sa mine de fantôme.Dans le monde du développement urbain, on voit parfois pire, remarquez.Installée le long de la piste cyclable, Sentier frontalier, de Jacques Desruisseaux, est une série de panneaux indicateurs.qui n’indiquent pas grand-chose.Autre commentaire cynique de la vacuité de notre monde PATRICK BOURQUE Sentier frontalier, de Jacques Desmisseaux, au parc Rosaire-Gautiiier de Laval, Tun des panneaux indicateurs de la série.«Tourner en rond», «Rien à feire», «Perdre son temps», lit-on sur certains écriteaux.très urbain, cette proposition ose dire des choses, se veut provocatrice: «Tourner en rond», «Rien à faire», «Perdre son temps», lit-on sur les écriteaux aux couleurs criantes.Il y en a, parmi les cyclistes, qui n’apprécient guère ce genre d’humour.C’est cette œuvre qui a souffert le plus du vandalisme.Laplante, Desruisseaux.Avec de tels noms, ces jeunes artistes risquent de réapparaître au tournant d’autres parcs.Gardez l’œil.Collaborateur du Devoir Cl e a Troque tes trucs On a tous ce fameux sac de vêtements à donner et, oui, on attend tous qu’un organisme vienne le cueillir.Ce week-end, on peut s’en départir avec Déshabille-toi, du Zoofest un mégatroc — ou switch’n bitch — de vêtements et accessoires.Pour chaque article accepté (maximum de 10), un coupon permet d’acquérir un trésor usagé et les surplus sont remis à l’organisme Renaissance.DJ, performances et stylistes sur place.Demain de 13h à 18h, dimanche de 12h à 17h, au Grand Eoyer culturel de la Place des arts à Montréal.10 $.httpy/deshabilletoimontreal.event brite.com, www.zoofest.com.Blainville équestre Des compétitions équestres se déroulent ces jours-ci à la Classique internationde de Blainville.En plus des 200 épreuves, il y a plusieurs activités familiales: visites guidées, voitures anciennes, peinture sur poney.Les cavaliers concourent jusqu’à dimanche et reprennent leur monture du 13 au 17 juillet.1025, chemin du Plan Bouchard, Blainville.^ 450 621-8899,1 855 283-2731, www.classiqueblainville.com.Lévis plage été est chaud sur la rive sud f de Québec depuis que Lévis s’est doté d’une plage pour souligner son 150*^ anniversaire.Plus de 100 000 pieds carrés de sable doré ont été étendus dans le secteur du quai Paquet, à la sortie du traversier Québec-Lé-vis.Une scène pour des spectacles et un trottoir ont été aménagés le long du fleuve, et deux terrains de volleyball s’ajoutent à l’offre des plaisirs.L’entrée de Lévis Plage est gratuite.w;^;^;.celebrationslevis2011.corn.Toimes de Noël Les jeunes fans du groupe Les Petites Tounes ont de quoi se réjouir, le Village du Ppère Noël de Val-David reçoit dimanche les chansonniers qui viendront y présenter leur nouveau spectacle et quelques chansons de leur DVD de Noël à venir cet automne.Au 987, rue Morin à Val-David, 819 322-2146, 1800 287-6635, www.noel.qc.ca.Tour du monde Une cinquantaine de communautés culturelles sont réunies, ce week-end et le suivant, au parc Jean-Drapeau de Montréal, aux Week-ends du monde.Demain: danse, musique et gastronomie d’Amérique latine et du Moyen-Orient; dimanche: cuisine méditerranéenne, Europe et pays latino-américains.Une saucette à la plage du parc?www.parcjean drapeau.com.Le vin des Bleuets Pour sa 5" édition, le Eestival des vins de Saguenay réserve la rue Racine aux piétons pour déambuler dans le centre-ville et découvrir les artisans du vin et les fromagers de la région.L’occasion est parfaite pour aller saluer notre chroniqueur en vins puisque Jean Aubry y sera.Ateliers et conférences au menu.En cas de mauvais temps: au hangar de la zone portuaire de Chicoutimi.Ce soir de 17h à 21h, demain de 14hà21h.-^ 1800 463 6565.www.festivinsaguenay.ca.Emilie Folie-Boivin B 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 8 JUILLET 2011 WEEK-END CULTURE Paris-Québec sous les étoiles au Festival d’été de Québec De la chanson, pas trop de poussières PHILIPPE PAPINEAU Québec — Les étoiles, elles étaient bien là hier soir sur les plaines d’Abraham pour le concert Paris-Québec sous les étoiles, l’événement qui a lancé officiellement le 44® Festival d’été de Québec.Parlant de 44, c’est d’ailleurs le nombre de pièces qui étaient prévues lors de cet hommage-fleuve rendu à la chanson francophone, où une vingtaine de chanteurs français et québécois ont partagé la scène.L’exercice était parsemé d’embûches, mais Paris-Québec avait un bon rythme moyen (malgré sa trop longue durée), a évité la nostalgie trop envahissante et a proposé des versions aux orchestrations plutôt rock, voire aux accents électro, parfois big band, même gospel.C’est avec un bloc bicéphale qu’a démarré Paris-Québec., alors que se sont enchevêtrées de façon étonnamment harmonieuse Les Ailes d’un ange puis Encore et encore, de Robert Char-lebois et Francis Cabrel.Les chanteurs ont été rejoints par la vedette de la version française de Star Académie, Nolwenn Leroy, ainsi que par Isabelle Boulay.Les confrontations franco-québécoises ont repris sans tarder avec une version très trad de Dans la prison de Nantes, chantée par la Bretonne Leroy — déchaînée — et Dans la prison de Londres, par notre Louise Forestier.Les rencontres et les fusions ont été nombreuses, comme le bloc signé Cabrel qui a enchaîné Petite Marie (avec Cœur de pirate), Sarbacane, La Dame de Haute-Savoie et Je l’aime à mourir (avec Isabelle Boulay).Cabrel a par mlleurs reçu sur scène le prk Miroir de la renommée.Poursuivant dans les parties thématiques, la foule a eu droit à un combo montréalais.«Vous savez, Montréal, en banlieue de Québec?», a lancé le co-animateur Grégory Charles, s’attirant les sympathies de la foule de la capi- LOUISE LEBLANC LE DEVOIR Isabelle Boulay et Francis Cabrel ont ravi la foule hier sur les plaines d’Abraham.taie.Grand Corps malade et Yann Perreau ont livré A Montréal, une pièce du slameur français jouée au piano par le Québécois - qui en a d’ailleurs composé la musique.Puis est venu un classique des morceaux sur la métro-pole,/e reviendrai à Montréal.A partir de là, Gregory Charles, qui a d’ailleurs mené la soirée avec l’aisance qu’on lui connaît, a pris plus de place.D’abord pour des échanges francophones/anglophones (comme My Way/Comme d’habitude), puis pour un long hommage de six chansons à Gilbert Bécaud où l’on a fait appel aux cuivres.Entre Paris et Québec, entre les recrues et les vétérans, les pièces douces et les dansantes, la soirée s’est étirée pendant près de trois heures.Et entre deux chaises, ils se sont quand même grouillés.vous savez quoi.Le concert, enregistré pour la télévision, sera rediffusé sur les ondes de Télé-Québec le 26 août.Le Devoir «s ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Ben Harper Nos choix Ben Harper, Joseph Arthur et Stephen Marley Tête d’affiche ce soir sur les plaines d’Abraham, Ben Harper a en poche un nouvel album.Give Till It’s Gone.La voix toujours aussi émouvante, le chanteur né en Californie sait rocker tout comme il peut faire vibrer notre âme.AToronto, mardi, il aurait joué presque 30 titres; croisons les doigts pour en avoir autant à Québec.Sur les plaines d’Abraham, dès 19hl5.Alex Nevsky, Stefie Shock et Grand Corps malade Drôle de trio, à consommer dans un tout ou en parties.Alex Nevsky fait beaucoup de tournées depuis le lancement de son premier album fait de pop un peu fleur bleue mais très accrocheuse.Le lien avec Stefie Shock est pas mal naturel, lui qui aime aussi faire danser.Grand Corps malade, c’est un autre ton, moins prenant, plus cérébral.Tout est dans la voix grave du grand slameur.Au parc de la Francophonie, dès 19h30.Philippe Papineau Feu vert pour les rénovations au Musée d’art de Juliette Le chantier, prévu en 2013, imposera la fermeture temporaire de l’établissement JEROME DELGADO Le Musée d’art de Juliette (MAJ) a lancé, il y a plus d’un an, un cri d’alarme.Son bâtiment se dégrade, ses espaces ne suffisent plus.Il faut faire peau neuve.Le gouvernement du Québec a entendu la sonnette et accordera 10 millions de dollars pour la mise en branle du projet «Mise aux normes, réaménagement et agrandissement du Musée d’art de Joliette».Promise depuis deux semaines, cette somme proviendra du programme Aide aux immobilisations du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et sera versée en vertu du Plan québécois des infrastructures.Le montant alloué correspond à 85 % du budget global de l’opération et tient, pour l’instant, à un accord de principe.Le MAJ entamera sous peu une campagne de financement visant à amasser auprès du secteur privé et des autorités municipales le restant, soit près de deux millions de dollars.En 2009, un bilan de santé avait établi que le musée lanau-dois, ouvert en 1976, devait exécuter des travaux majeurs.Le toit coulait, l’eau s’infiltrait, le système de ventilation était défectueux.«Le toit est fini et tout l’équipement pour maintenir les bonnes conditions d’humidité est vétuste.E a été pensé pour une durée de 20 ans, et là, on les dépasse, les 20 ans», résume Gaëtane Verna, directrice du musée, dont les collections tournent autour de deux axes: patrimoine religieux et avant-gardes.Déjà en 2005, une évaluation de la Commission canadienne des biens culturels constatait le vieillissement du MAJ.«On nous avait dit que le problème du maintien des températures [primordial pour rester classé catégorie A] ne pouvait être résolu qu’avec un changement des équipements.» Hors de cette première classe, les acquisitions par donation, point névralgique de la pérennité d’un musée, peuvent être remises en question.Le projet de remise à neuf est donc majeur.Il obligera l’établissement à fermer ses portes.Gaëtane Verna n’ose s’avancer sur la durée du chantier, mais elle ne l’imagine pas plus long que 12 mois.«Les travaux, dit-elle, pourront commencer en janvier 2013 et s’étaler jusqu’en 2014.Si on peut rouvrir à l’automne 2013, on rouvrira.» Le budget de 11,75 millions prévoit aussi son lot d’améliorations.Plus d’espaces pour les réserves et les archives.Une meilleure disposition publique de la collection permanente, dont l’exposition, déjà dessinée et intitulée Les Iles réunies (tel un tableau de Jean McEwen), s’étalera sur deux étages.Puis, le rajout d’un étage, d’un café et d’une terrasse-aire d’exposition.Enfin, surtout, le MAJ retrouvera ses airs d’origine, tels qu’imaginés par son fondateur, le père Wilfrid Corbeil: un hall ouvert et au plafond haut, clin d’œil à la cathédrale de Joliette, voisine du musée.«On a la volonté de revenir à l’architecture d’origine, celle d’une cathédrale pour célébrer l’art, avec une structure qui tire vers le haut.» Collaborateur du Devoir ê: MUSÉE ^ ' °’ART de joliette VINCENT OUELLETTE En 2009, un bilan de santé avait établi que le musée lanaudois, ouvert en 1976, devait exécuter des travaux majeurs.A LA TELEVISION lie Téléjournal 18 h LA COURSE VERS LA MONTAGNE ENSORCELEE (2009) avec AnnaSophia Robb, Alexander Ludwig, Dwayne Johnson.Zone doc / Une guerre qui ne veut pas mourir Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports Des kiwis et des hommes I TVA nouvelles Sucré salé Du talent à revendre / Enrique Iglesias Partie 2 de 2 RAPIDES ET DANGEREUX 2 (2003) avec Tyrese, Eva Mendes, Paul Walker.TVA nouvelles Juste pour rire en direct Sucré salé POUR TOUJOURS (1989) avec | Holly Hunter, Richard Dreytuss.Kaboum! Tacfik/ La honfe Tactik Coureurs des bois Curieux Bégin / Cuisiner avec le thé LE GUETTEUR (2007) avec Matthew Goode, Joseph Gordon-Levitt, Jeff Daniels.22h45 Belle et Bum/Radio Radio , Yann Perreau.0h15 Terres | d'échanges Atomes crochus Un souper presque partaif 30 Rock / Leux d'artifice Rire et délire HYBRIDE (2006) avec Tinsel Korey, Justine Bateman, Cory Monteith.Un gars le soir Dumont Rire et délire Cal! TV 1 RDI monde RDI économie 24 heures Visite royale / Meilleurs moments Le Téléjournal RDI RDI économie Le National Le Téléjournal 23h45 Sports 24 heures | 17h50 Champion Journal LR Passe-moi les iumelles Horizons: Volcans du monde Les routes de l'impossible Club social TV5 le journal 23h35JENESUISPASC0.| Toujours plus grand Double vie En cavale / Nichols Un tueurs! proche NCIS enquêtes spéciales Nerfs d'acier/ Capture animale Sexe Réalité 1 Espace d'été BBQ cie Louis Défi sucré / Le 4 juillet Défi sucré Défi sucré / Mariage de rêve ByeMaison Idées-grandeur Ma maison Meubles Cinéma 17h30 Palmarès Débat critique Mon.Christo Cliptoman Clip Dub RuPaul: Drag Queen Séduction 101 Séduction 101 Décompte M+ Les années/Véronique Cloutier U2 360 Live at the Rose Bowl Géné.Clips Housewives: Les vraies U2: RATTLE AND HUM (1988) U2.Hollywood Inc.Artiste du mois / Simple Plan AVALON HIGH: UN AMOUR LEGENDAIRE (2010) Smallville/ Le livre de Rao Les Aigles Lan Club Le Steph show Ça plane Hors d'ondes 1 Les Simpson Johnny Tesf Batman Batman Batman Batman 1 Les Simpson | CAPITAINE SKY ET LE MONDE DE DEMAIN (2004) Angelina Jolie.Cinéma Sports 30 Sports 30 Moto X NASCAR Course automobile - Leed the Children 300 Série Nationwide (D) Sports 30 Sports 30 Lutte impact TNA | Tournants de l'histoire Les ailes de la g luerre Pilotes des glaces / Suspension NCIS enquêtes spéciales LE CIEL SOURIT A HENRIETTA (1995) avec Aidan Quinn, Robert Duvall.| Terre humaine Comme magie Danser?Chasseurs d'épices Les grandes entrevues Les filles de Caleb Infoman Le Réjouisseur Sans laisser de trace C.S.1: Miami/Collision Bones / Iron Leprechaun Bones / Combustion spontanée Joséphine: Ange gardien / Marie Antoinette Rêve Diana La porte d'Atlantis S'coucher Jobs de bras Monstres Mécaniques Chasseurs de fantômes Chasseurs de fantômes Surnaturel / Seuls sur la route Les stupéfiants 17h30Terre.TV I Campus CursUS-santé soirées des Grands CLIP cacourt! UniverSanté Tout le monde Démocratie Dignité humaine CORIM Bouffe-cavale / On vous émeu! Cyclisme - Le Tour de Lrance Etape 7 Le Mans - Châteauroux Guide restes VOIR Le globe cooker / Liban Monstres eau Martha bla bla Caillou RelieL Viens voir ici Professionnels Pachamama 1 DES JOURS ET DES NUITS DANS LA EORET (1969) Territoires: LarryT.Expression Cinéma 118h25 A LOND LA CAISSE (1988) Corey Haim.DOMINO (2005) avec Mickey Rourke, Keira Knightiey.22h15 LA JUREE (1996) avec Alec Baldwin, Joseph Gordon-Levitt, Demi Moore.| Cinéma 18h45 NEUL (2009) avec Marion Cotillard, Daniel Day-Lewis.20h45 Cinéjour VITESSE EXTREME (2010) 22h45 BRUNO (V.E.) (2009) Cinéma | 1 Sous la menace des griffes Poisson dans l'eau / LIeuve noir Secrets du Grand Mékong Horizons / Kazakhstan Parties de plaisir/ Le visage Accusateurs publics Neuromarket.|l7h30 GRAND Les Eclectiks Juste pour rire BoxeRock Le Lab été Prof.Passion Le guide de l'auto Les Eclectiks UCI Vélo de montagne - Coupe du monde | 17h00News Coronation St.Wheel Lortune Jeopardy! Ron James Brooms Winnipeg Comedy Eestival CBC News: The National 22h55 News /23h05 Stampede George S.¦ili'IlMM CTV News eTalk The Big Bang Elashpoint/ Personal Effects CSI: NY/Vigilante Blue Bloods/To Tell the Truth News CTV News 0h05 Criminal Evening News Designer Guys E.T.Canada Ent.Tonight Bones House / Recession Proof 90210 News Einal TV Made Me Ent.Tonight JungleBook WordGirl India With Sanjeev Bhaskar The Agenda With Steve Paikin The Royal / Please Release Me Allan Gregg The Interviews The Agenda With Steve Paikin War in Mind Smarter Than World News ABC 22 Local The Office Shark Tank Primetime: You Do?20/20 News 23h35 News Jimmy Kimmel 1 Channel 3 News CBSNews Ent.Tonight Elashpoint / Personal Effects CSI: NY/Vigilante Blue Bloods/To Tell the Truth News 23h35 David Letterman | 1 News NBC News Jeopardy! Wheel Lortune Eriday Night Lights Dateline NBC News 23h35 Tonight Show J.Leno The Simpsons Met-M other Two and Half Two and Half Bones House / Recession Proof Eox 44 News Met-M other Entourage Enthusiasm I iPBSNewsHour Greener World Vermont Week Wash.Week McLaugh Need to Know POV/Sweetgrass Charlie Rose | 1 News Business PBS NewsHour M.L.Journal Ebert: Movies Wash.Week Need to Know BBC News News Charlie Rose CTV News eTalk The Big Bang Elashpoint / Personal Effects CSI: NY/Vigilante Blue Bloods/To Tell the Truth News CTV News 0h05 Criminal Criminal Minds Criminal Minds Criminal Minds / Normal Criminal Minds/Demonology Criminal Minds/Omnivore The Glades/Old Ghosts Criminal Minds Live Rehearsal Hall / Beck Da Vinci's Inquest Holly.Treasure Holly.Treasure DESPERADO (1995) avec Salma Hayek, Antonio Banderas.23h05 B! News Playlist Law & Order 1 Cash Cab How It's Macie Last Shuttle: Our Journey How It's Made How It's Made Masters of Survival Oddities Oddities Parks Project Parks Project Survival Ancienf Aliens Life After People / Holiday Hell Urban Legends Urban Legends Weird or What?/Ghost Ship Dual Suspects Outlaw Bikers EIRST KNIGHT Relic Hunfer Almost Heroes Single Spenny MELTDOWN: DAYS OE DESTRUCTION (2006) Casper Van Dien.28 DAYS LATER (2002) avec Naomie Harris, Gillian Murphy.I SportsCenfre CEL Pre-game LCL Lootball/Argonauts de Toronto c.Blue Bombers de Winnipeg (D) Lootball Calgary vs C.B.(D) NOS CHOIX CE SOIR Amélie Gaudreau CHASSEURS D’EPICES Début de cette nouvelle série, qui aurait grandement profité d’une diffusion en «odorama».Les de Vienne, un couple d’épiciers passionnés du marché Jean-Talon, sillonnent des contrées exotiques à la recherche d’épices et d’herbes qui le sont tout autant.Artv, 20h LES ROUTES DE L’IMPOSSIBLE Une autre nouveauté estivale, qui viendra relativiser pour certains automobilistes l’enfer qu’ils vivent quotidiennement sur nos infrastructures routières fatiguées.On y visite certains des itinéraires les plus dangereux du monde, mais tout de même assez fréquentés, par nécessité.Premier arrêt au Brésil dans la forêt amazonienne, sur une route d’eau où de jeunes piroguiers risquent souvent leur vie pour quelques sous.TV5, 21h ZONE DOC Une guerre qui ne veut pas mourir Le journaliste François Bugingo retourne sur les lieux du génocide, au Rwanda et en République démocratique du Congo, 15 ans plus tard, et nous fait comprendre que les blessures ne sont pas complètement guéries.Radio-Canada, 21h Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable LE DEVOIR, LE VENDREDI 8 JUILLET 2011 B 3 WEEK-END CINEMA À Fafficlie cette semaine SOURCE MEDIAFILM CA L’ARBRE (The Tree) France, 2010,105 minutes Drame de Julie Bertuccelli avec Charlotte Gainsbourg, Morgana Davies, Marton Csokas.Convaincue que l’âme de son défunt père habite maintenant le grand hguier en face de sa maison nichée dans l’arrière-pays australien, une hllette se rebiffe lorsque sa mère amorce une liaison avec son nouveau patron.• V.O.: AMC Forum.• V.f.: Quartier latin.» V.O., s.-t.f.: Cinéma Parallèle.ENCORE UN BAISER (Baciami Angora) Italie, 2010,140 minutes Drame sentimental de Gabriele Muccino avec Stelano Accorsi, Vittoria Puccini.À Rome, des amis dans la quarantaine, aux prises avec de multiples complications familiales et sentimentales, sont amenés à faire le bilan de leur existence à la suite du retour au pays de leur camarade ayant été emprisonné en Thaïlande pour trafic de drogue.• V.f.: Beaubien.LE GARDIEN DU ZOO États-Unis, 2011,102 minutes Comédie fantaisiste de Frank Coraci avec Kevin James, Rosario Dawson, Leslie Bibb.Brisant leiu vœu ancestral, les animaux d’im zoo utilisent la parole et des comportements humains afin d’aider leur gardien.• V.O.: AMC Forum, Place LaSalle, Cavendish, Colisée Kiridand, Côte-des-Ndges, Lacordaire, Des Sources, ^heretech.Marché Central • V.f : Quartier latin.Place LaSaHe, StarCité, Lacordaire, Marché Central MECHANTS PATRONS États-Unis, 2011,102 minutes Comédie de Seth Gordon avec Jason Bateman, Jason Sudeikis.Trois amis, dont les patrons respectifs sont manipulateiu, obsédée sexuelle et cocaïnomane, font un pacte poiu les éliminer.• V.O.: Cinéma Banque Scotia, Carrefour Angrignon, Cavendish, Colisée Kirkland, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Sphere-tech.Marché Central.• V.f: Quartier latin.Carrefour Angrignon, StarCité, Marché Centid.LE SENS DE L’HUMOUR Canada, 2011,110 minutes Comédie de Émile Gaudreault avec Michel Côté, Louis-José Houde, Benoît Brière.Deux humoristes aux antipodes sont kidnappés par un cuisinier timide mais psychopathe qu’ils avaient pris comme tête de Truc diuant leur spectacle.• V.O.: Quartier latin.Place LaSalle, Carrefour Angrignon, StarCité, Beaubien, Lacordaire, Spheretech, Marché Central.» Y.O., s.-t a.: Cinéma Banque Scotia 46® Festival international du film de Karlovy Vary Entre secousses et frissons Laurentie, de Mathieu Denis et Simon Lavoie, a créé l’événement lors de sa première mondiale mouvementée FRANÇOIS LEVESQUE Le Devoir en République tchèque Karlovy Vary, ville thermale aux 300 sources d’eau chaude.Partout, les gens se promènent avec une tasse munie d’une paille intégrée, récipient évoquant un petit arrosoir de porcelaine.Chaque fontaine affiche sur une plaque de bronze sa température.Riche en minéraux, l’eau ici abîme l’émail des dents, d’où la paille, mais soigne tous les bobos.Et ça déambule! Les rues en pavés grouillent de monde, alors qu’on approche du quartier général du festival, à l’iiôtel Thermal.Le programme dans la poche, le cinéphile assiste à des projections souvent bondées.Secousses Celle de la première mondiale du film québécois Laurentie, de Mathieu Denis et Simon Lavoie, l’était certainement Siu environ 1400 personnes, une centaine au maximum ont quitté la salle, ce qui est très peu, considérant la nature radicale de la proposition, soit un film composé de moins de 30 plans-séquences recoiuant à des mouvements de caméra très lents.Si le contenu s’avère parfois cru — ime scène de masturbation plongera les âmes sensibles en état de choc — quoique jamais gratuit, c’est à coup sûr le rjAhme quasi placide qui a dû taire damner les impatients.Ce récit à combustion lente épouse le point de vue de Louis, un jeune Montréalais qui a, à juste titre, mal à sa langue mais qui, de replis en refoulements, en vient à sombrer dans la folie.Une œuvre puissante et douloiueuse qui met le doigt siu le bobo identitaire et l’y laisse appuyé: exigeante mais courageuse, la démarche force la réflexion.Les spectateurs ici réagissaient bruyammenti l’inconfort ressenti se muant par moments en dérision.Laurentie dépeint de manière probante un cas de névrose qui risque de résonner très fort au Québec.Qn aiua amplement l’occasion d’en reparler.Pure merveille Autre genre de secousses sismiques que celles produites par les rires noiuris entendus à Sun-fbwer Hour, premier long métrage d’Aaron Houston, un jeune Vancouvérois originaire de Deux-Montagnes qui, avec 28 000 $ et en quatre fins de semaine, a accouché d’une pure merveille.Dans la veine des faux documentaires de Christopher Guest (Best in Show, A Mighty Wind) auxquels il se compare avantageusement.Sunflower Hour conte les péripéties toiu à toiu affligeantes, loiifoques et attendrissantes de quatre marionnettistes concoiuant poiu un emploi dans une populaire émission poiu enfants.Une satire hilarante qui ne s’adresse pas à ces derniers.Toujours à l’affût d’idées fraîches, la chaîne HBQ auraît soufflé le mot «série» à l’Issue de la projection.Pas ^and-chose à dire de la comédie Les Vacances à la mer, de Pascal Rabaté (Les Petits Ruisseaux), exercice «tatiesque» sympathique mais laborieux dont on s’explique mal la présence en compétition, alors que les deux œuvres précédentes n’y figurent pas.Frissons Qn comprend en revanche la sélection de Roméo Onze, présenté en fin de parcoius.Plombé par quelques longueurs, le film brosse le portrait attentif d’un jeune homme, un autre, qui souffre d’une atrophie musculaire au niveau des jambes et qui, complexé, se rabat siu un avatar virtuel.Retenu au Québec à la onzième heure, Ivan Grbovlc signe un premier film prometteur porté par le jeu émouvant d’Alî Ammar, tout en Intériorité.Reparti bredouille de Cannes, La Piel que habita était très attendu des festivaliers.11 fallait voir les guichetiers refouler cette jolie dame qui essayait de se négocier un passage à coups d’œillades et cet adolescent qui s’était inventé une grand-mère prétendument dans la salle dont les allées furent mises à contribution pour asseoir tout le monde.Très beau et étonnement retenu, le thriller gothico-cubiste de Pedro Almodovar, comme le similairement noir En chair et en os en 1997, semble annoncer un tournant.Qu une parenthèse, qui sait.En chirurgien fou imposant un changement de sexe au violeur de sa fille, baron Eranken-stein moderne qui s’éprendra de sa créature.Antonio Banderas y va d’un jeu économe efficace.Qn a aussi craqué pour Stranger Things, d’Eleonor Burke et Ron Eyal, un petit film organique et éthéré qui relate l’amitié inattendue qui naît entre une femme endeuillée et un sans-abri au bord de la mer du Nord; Collaborator, un huis clos intelligent écrit, réalisé et interprété par Martin Donovan, raconte une prise d’otage aux retournements surprenants; Road to Nowhere, une proposition fascinante campée dans le milieu du cinéma, est le premier film en 21 ans de Monte Helleman, réalisateur du road-movie par excellence Two-Lane Blacktop.Le Eestival international du film de Karlovy Vary se conclut demain.Collaborateur du Devoir François Lévesque était l’invité du Festival international du ülm de Karlovy Vary.EN BREF Jennifer Aniston laisse ses empreintes Los Angeles — L’actrice américaine Jennifer Aniston a laissé hier ses empreintes dans le ciment d’Holljwood, auprès de stars aussi légendaires que Marilyn Monroe, Liz Taylor ou Ered Astairp, à la veille de la sortie aux États-Unis de son plus récent film.Horrible Bosses.La cérémonie s’est déroulée devant le Chinese Theatre, l’une des salles historiques de Holljwood Boulevard, en présence notamment du scénariste, comédien et réalisateur Justin Theroux, compagnon de Jennifer Aniston, et de l’acteur Jason Bateman.É’actri-ce de 42 ans, qui reste pour des centaines de millions de téléspectateurs la Rachel de la série Friends, a imprimé ses pieds et ses mains dans les pavés du Holljwood Boulevard.-AFP \ REPRISEEILMS Le réalisateur Ivan Grbovic et sa vedette Ali Ammar durant le tournage du film Roméo Onze, Entrevue exclusive avec Ivan Grbovic pour le film Roméo Onze Un cinéaste montréalais Roméo Onze, seul film québécois concourant pour l’obtention du Globe de cristal au Festival international du film de Karlovy Vary, est né du désir du cinéaste Ivan Grbovic d’explorer davantage la ville qu’il habite et aime, Montréal.FRANÇOIS LEVESQUE Le Devoir en République tchèque Roméo Onze est le pseudonyme qu’utilise Rami, un jeune homme que l’âge adulte effleure à peine.Affligé d’une atrophie musculaire au niveau des jambes qui lui a valu une opération, Rami compose à présent davantage avec les conséquences psychologiques que physiques de sa condition.Timide et renfermé, il trouve refuge devant son ordinateur, où il entretient une correspondance assidue avec la fille de ses rêves à qui il ment un peu, beaucoup.Éprouvant le sentiment de ne pas combler les attentes de son père restaurateur, Rami cherche, de dérives en tâtonnements, à s’émanciper.Seul film québécois présenté en compétition officielle au Eestival international du film de Karlovy Vary, Roméo Onze constitue le premier long métrage du jeune cinéaste Ivan Grbovic.Coécrit avec sa compagne et directrice photo, Sara Misha-ra, Roméo Onze propose, aux dires mêmes d’Ivan Grbovic, un récit d’apprentissage classique.Contexte et protagoniste le sont moins.Le couple devait présenter le film en première mondiale aux festivaliers, mais la venue au monde prématurée de leur premier enfant a contraint tout le monde à rester à Montréal.La mère et le poupon se portent bien, comme en témoignaient les gazouillements ravis entendus en arrière-plan au cours de l’entrevue téléphonique exclusive qu’lvan Grbovic et, plus tard, Sara Mishara ont accordée au Devoir.«Ça fait du bien de relaxer devant un café et de juste discuter au téléphone», lance d’entrée de jeu Ivan Grbovic.Alors, discutons! Le personnage étant tellement spécifique et nécessitant la participation d’un acteur au physique très précis, on se demande d’office qui, de Rami ou de son histoire, est venu en premier.«Rami était là dès le début.Je voulais écrire quelque chose qui fasse écho à mon propre parcours, tout en découvrant un milieu culturel qui m’était étranger, d’où cette famille libanaise.J’ai été très naïf durant tout le processus: je n’ai pas réfléchi aux difficultés inhérentes à ces choixdà.J’ai écrit un premier jet et l’ai montré à Sara.Ça lui a plu.en jetant les trois quarts», précise-t-il en riant.Dès lors, la collaboration s’enclencha et l’écriture à deux devint naturelle.Un souci d’authenticité Camper l’action dans la communauté libanaise de Montréal impliquait l’embauche de comédiens libanais: «Je suis d’origine serbe, et s’il est une chose que j’abhorre, c’est lorsque je vois un Marocain ou un Tchèque jouer le méchant Serbe de service dans un film américain.Bref, je tenais à ce que des acteurs libanais jouent les Libanais.» Qr on se doute bien que le bottin de l’Union des artistes ne doit pas en regorger.Ainsi, Ivan Grbovic s’est-il tourné vers Joseph Bou Nassar, une grande star au Liban, pour jouer le paternel dur mais aimant.Plusieurs rôles, dont celui de la sœur cadette de Rami, sont défendus avec justesse par des non-professionnels.C’est le cas d’Ali Ammar.Au cinéma, le naturel est chose rare, et il ne suffit pas de placer un quidam devant la caméra pour le capter.D’une intériorité bien modulée, le regard rivé au plancher.Ali Ammar émeut sans tricher.11 est la révélation du film.Eorcément, peu de jeunes hommes possédaient les caractéristiques physiques et ethniques de Rami.«Cinq candidats se sont présentés.Ali était le quatrième.» Lorsqu’lvan Grbovic lui a ouvert, il a trouvé Ali de dos, déjà prêt à s’en aller.Très nerveux, le cégépien s’était bien préparé.«J’ai rapidement appelé Sara, se souvient le jeune réalisateur.Autant il est Rami, autant il est différent de lui.Ali est très calme, très posé.Il dégage une grande sérénité.Je l’adore.Je reparle de lui avec beaucoup d’affection.» Travailler chez soi Diplômé de l’Université Concordia et détenteur d’une maîtrise en direction photo de l’American Eilm Institute (AEl), Ivan Grbovic n’a jamais envisagé de travailler ailleurs qu’au Québec.«J’aime les films qui se font ici.J’aime Montréal.Vivre à Los Angeles me l’a confirmé.» Sara Mishara se joint momentanément à la conversation avec de fort jolis mots: «Il faut avoir vécu à l’étranger pour avoir envie de parler de chez soi.» Qn laisse la petite famille à son nouveau-né, une petite fille, soit dit en passant.Gageons qu’on reparlera de leur autre bébé bientôt, puisqu’il est certain que Roméo Onze va concourir dans d’autres festivals.Collaborateur du Devoir François Lévesque était l’invité du Festival international du ülm de Karlovy Vary.Fantasia fête ses 15 ans en force Guillermo Del Toro et Robin Hardy seront à Montréal pour présenter leur dernier film Le Eestival international de films Eantasia a lancé hier la programmation de sa 15® édition, qui s’annonce fournie avec quelque 130 longs métrages, dont 16 premières mondiales, et la venue de grands noms du cinéma, dont Guillermo Del Toro.Les organisateurs de l’événement, qui se déroulera du 14 juillet au 7 août, ont rappelé que Red Skate, une comédie noire remarquée au dernier Eestival du film de Sundance, sera présenté en film d’ouverture.Le film de Kevin Smith donne la vedette à Michael Parks, John Goodman et Melissa Leo, cette dernière couronnée d’un Qscar pour son rôle dans Le Coup de grâce.Le président-directeur de Eantasia, Pierre Corbeil, a annoncé, lors d’une conférence de presse tenue à la Cinémathèque québécoise hier midi, que Don’t Be Afraid of the Dark, un remake du film d’horreur sorti en 1973, scénarisé et produit par Guillermo Del Toro, clôturera cette 15® édition.Le réalisateur d’origine mexicaine, mis en nomination aux Qscar en 2006 pour le scénario du Labyrinthe de Pan, viendra d’ailleurs à Montréal pour présenter ce dernier film.Parmi les événements à signaler, la projection à la Place des Arts du film muet Phantom of the Opera, une œuvre de 1925, dont une rare copie originale a été dénichée.Le compositeur Gabriel Thibaudeau et son orchestre assureront la trame sonore lors de cette présentation spéciale.Le réalisateur Robin Hardy viendra aussi dans la métropole discuter de son film.Wicker Tree, présenté en première mondiale.Qn pourra voir à Eantasia toute une panoplie de films asiatiques, Aont Heaven’s Story, du Japon, couronné à la Berlinale, et The Unjust, la dernière œuvre du cinéaste sud-coréen Ryoo Seung-wan, qui viendra d’ailleurs donner un cours de maître traitant de la chorégraphie des films d’action.Du maître des films de style Kung Eu, Yuen Woo-Ping, auteur des chorégraphies de Tigre et dragon, on pourra voir True Legend.Le cinéma québécois aura aussi droit de cité, notamment avec la projection en première mondiale le 28 juillet 61 Art/Crime, un documentaire portant sur la violence, l’horreur, la censure, la loi et le Web.Le réalisateur Pré-dérick Maheux s’est intéressé à l’histoire de Rémy Couture, un maquilleur chevronné d’effets spéciaux arrêté en 2009 et accusé de corruption des mœurs et d’obscénité pour avoir affiché ses créations sur Internet.La Cinémathèque québécoise proposera aussi plusieurs classiques du répertoire québécois de films de genre, dont Panique et Mustang, ainsi qu’Uw génie, deux associés et une cloche, en présence de Robert Charlebois qui y tenait un rôle aux côtés de Miou-Miou et de Terence Hill.Tables rondes, débats et cours de maître seront aussi au menu de ce festival de films de genre provenant d’Asie, d’Europe et des Amériques, devenu le plus important de sa catégorie en Amérique du Nord.Le Devoir B 4 LE DEVOIR, LE VENDREDI 8 JUILLET 2011 WEEK-END CULTURE % PHOTOS FRED HERZOG (MUSEE CANADIEN DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE) Dans Garçons sur un hangar (1962), la seule veste écarlate d’un enfant révèle les mauvaises conditions de vie de certaines familles canadiennes.EXPOSITION Les aimées 1950 et 1960, en couleurs, telles que captées par Fred Herzog JÉRÔME DELGADO Le photographe vancouvé-rois d’origine allemande Fred Herzog a commencé sa carrière, dans les années 1950, comme beaucoup de ses pairs: dans la rue.Mines ébahies, poses inhabituelles, silhouettes fuyantes.C’est l’approche du spontané et de l’inattendu qui marque sa pratique.La différence notoire dans son œuvre, c’est le chok de la pellicule couleur.Il fait fi de la mode, des règles de l’époque qui dictent la préséance du noir et blanc.La petite exposition que le Musée des beaux-arts du Canada lui consacre cet été à partir de ses collections — celles, en fait, du Musée canadien de la photographie contemporaine (MCPC) — respire cet esprit de fraîcheur et de liberté chromatique.Fred Herzog, photographie de rue est un éclatant parcours, en 28 clichés, qui ne souffre pas de la nostalgie.Malgré l’époque abordée — 1955-1968, à deux exceptions près —, et malgré ces Vancouver, San Francisco et Portland d’autrefois.Les images ne semblent pas avoir vieilli, les couleurs ne sont ni ternes ni délavées.Elles s’éclatent parfois, et de ces compositions multicolores ressort, par exemple, l’anarchie publicitaire — l’œuvre À Vangle des rues Hastings et Columbia (1958).Elles jouent de sobriété sinon, une petite touche de rouge devenant des plus expressives, par contraste avec son environnement morne et délabré.Dans Garçons sur un hangar (1962), la seule veste écarlate d’un enfant révèle les mauvaises conditions de vie de certaines familles canadiennes.Cet état de fraîcheur, qui donne l’impression que les sixties ne datent pas d’avant-hier, correspond à l’âge des tirages, plus récents, et surtout à la technique utilisée.Toutes les photos exposées sont des impressions à jet d’encre, une pratique, il va de soi, inexistante à l’époque.L’artiste, qui gagnait sa vie comme photographe médical et comme professeur universitaire, n’était pas un adepte de la chambre noire.Ses photos — la conservatrice du MCPC, Andrea Kunard, parle de plus de 80 000 photos — n’existaient que sous la forme de diapositives.L’ère de la numérisation et l’apparition de l’impression au jet d’encre auront convaincu Herzog que la qualité chromatique des épreuves papier pouvait égaler celle de la diapo.L’expo, et l’entrée de Herzog dans les collections muséales, parle de l’histoire des techniques.Et les années 1950 et 1960 qu’il a enregistrées, avec de telles couleurs, sont pour ainsi dire une rareté.Au-delà de cette explosion chromatique, l’actuelle présentation souligne l’attention de Fred Herzog pour l’anodin et le cocasse.Une ÏL’L'ÜOijii CAHADR À Vangle des rues Hastings et Columbia (1958), de Fred Herzog Sudoku par Fabien Savary 6 3 7 4 2 6 5 9 1 7 1 9 8 8 9 2 7 5 7 9 3 5 1 1 7 8 7 6 Niveau de difficulté : MOYEN Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.1815 Solution du dernier numéro 2 1 9 3 7 5 8 6 4 5 6 7 2 4 8 9 3 1 3 4 8 9 1 6 5 2 7 8 2 5 7 6 1 4 9 3 4 9 6 5 3 2 1 7 8 1 7 3 8 9 4 6 5 2 6 3 4 1 2 9 7 8 5 7 5 1 6 8 3 2 4 9 9 8 2 4 5 7 3 1 6 1814 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com veste rouge là, des bras levés ailleurs, geste devenu sa signature à l’instar dHomme avec un pansement (1968), photo choisie en couverture de la monographie de 2010 aux éditions allemandes Hatje Cantz.Depuis que le Musée canadien de la photographie contemporaine a intégré les murs de son grand voisin, les expos comme celle-ci ont perdu de la visibilité.Elles ne gardent pas moins leur pertinence.Un étage au-dessus, une deuxième exposition photo (du MBAC, cette fois) honore cet été un autre photographe d’origine allemande établi en Amérique du Nord.Andreas Fei-ninger.La nature et l’architecte (jusqu’au 21 août) rassemble 27 tirages d’un lot de quelque 200 acquis par donation en 2009.Collaborateur du Devoir FRED HERZOG, PHOTOGRAPHIE DE RUE Musee des beaux-arts du Canada, 380, promenade Sussex (Ottawa), jusqu’au 5 septembre.Stéphane Rousseau à Juste pour rire En direct et en dérision sur sa vie FABIEN DEGLISE artiste multidimensionnel I dessine et il le prouve sur scène avec une tablette graphique offrant sur un écran géant le fruit de ses créations, en direct.Assis sur le rebord de la scène, Stéphane Rousseau crayonne en parlant à son fils, Axel, reproduit sur un écran lumineux à ses pieds.Musique délicate.Il s’imagine — en homme fort —, il caricature sa femme — en animal post-partum —, il construit son enfant—en héros.Les traits sont simples et assumés.Le moment plein de sincérité et surtout de confidences lâchées en douceur: sur l’humoriste devenu père après avoir perdu le sien, sur son rapport à la vie, au monde, aux femmes et à la mort, et surtout sur son sens de la dérision, trame de fond des Confessions de Rousseau livrées hier soir sur les planches de la salle Wîlfrid-Pelletier de Montréal.Ça s’est passé hier soir, dans le cadre du festival Juste pour rire qui vient de prendre presque officiellement son envol.Avec cette cinquième créature scénique, à la frcture redoutable — autant par sa mise en scène, ses éclairages, que l’exploitation de projections —, l’artiste marque véritablement une rupture dans sa carrière en délaissant les personnages comico-ab-surdes qui ont fait sa renommée pour se concentrer désormais sur lui.Il le fait modestement avec cette grande maîtrise de la comédie et une authenticité capable de transformer la banalité d’une partie de chasse, sa jeunesse dans un camp de naturistes ou le passage d’une douane pour aller à Las Vegas, en pur moment de plaisir comique.Depuis ses premiers pas dans de sombres tavernes de Montréal aux côtés de Roméo Pérus-se, auquel il rend, malgré lui sans doute, un hommage sympathique dans un numéro d’achat de chaussures de marche, Stéphane Rousseau est devenu grand.Le milieu de son spectacle, éprouvé en France où il vit une bonne partie de l’année, en donne la pleine mesure avec un sujet fort en émotion: le jour où il a dû prendre la décision de débrancher son paternel.Tout en lumière, on se refrou-ve devant le lit de Gilles, avec Ginette, Méo, Mario, Louise et, surtout, une série de fines caricatures et de situations loufoques capables d’extraire toute la charge ironique de l’instant et qui confirment ce que l’artiste peine à admettre d’ailleurs en privé: oui, il est désormais dans la ligue qu’envie tous les autres.Tout dans le fond de son numéro est là pour faire pleurer.Et lui, il arrive à Mre rire.En plus d’une heure trente, Rousseau reste constamment sur cette ligne, entre émotion et dérision, en ne cherchant rien d’aufre qu’être lui-même et en exposant ses talents de chanteur, avec des reprises bien placées de David Bowie et du Si j’étais un homme, féminisé pour l’occasion, de Diane Tell.Il confesse aussi avoir fait pipi sur la brosse à dents de sa sœur, avoir joué dans Les Dangereux (le film) — «Mais il faudrait en revenir» — et être en possession d’un album de Marie-Elaine Thibert — «que je n’ai pas payé».Tout ça pour divertir, bien sûr, mais également pour continuer à se «faire aimer» de son public, avouera-t-il en guise de conclusion, -38) en 76 matchs.H a montré un différentiel de plus-27, le deuxième plus haut total de l’équipe, et purgé 68 minutes de pénalités.Agé de 33 ans, Wlllsle a disputé 381 matchs dans la LNH avec l’Avalanche du Colorado, les Capitals de Washln^on et les Kings de Los Angeles, il a obtenu 109 points (52-57) et 217 minutes de pénalités.Bluden, un hockeyeur de six pieds quatre pouces, a disputé 51 matchs dans la LNH au cours des quatre dernières campagnes avec les Blackhawks de Chicago et les Blue Jackets.H a marqué deux buts et deux aides.- La Presse canadienne De la douche à la patinoire Winnipeg — Les joueurs de hockey, les patineurs artistiques et les joueurs de curling du Manitoba pourraient bientôt être les premiers à pratiquer leur sport sur une surface glacée faite à partir d’eau de douche recyclée.La province envisage de participer à un projet-pilote en vertu duquel l’eau recyclée d’un des plus Importants complexes sportifs du Manitoba serait réutilisée afin de resurfacer les patinoires.Si le projet devait être concluant, la province l’étendrait à tous les arénas et centres de curling.Les écologistes applaudissent à l’initiative, qui réduirait les coûts d’exploitation des arénas, qualifiant d’ingénieuse l’idée de réutiliser l’eau dite grise.- La Presse canadienne Dans les coffres du CIO Durban, Afrique du Sud — Le fonds de réserve du Comité international olympique (CIO) a augmenté jusqu’à près de 600 millions $US.Le président du CIO, Jacques Rogge, a indiqué hier que le fonds de réserve se chiffre actuellement à 592 millions.Le fonds de réserve a été institué afin de permettre au CIO de fonctionner pendant un cycle de quatre ans, advenant l’annulation de Jeux olympiques.- La Presse canadienne 5596 LE DEVOIR, LE VENDREDI 8 JUILLET 2011 B 9 LE MOND Israël Après les bateaux, les avions Les pro-Palestiniens voient leurs réservations annulées à la demande des autorités israéliennes Jérusalem — Israël tentait hier d’empêcher des centaines de militants propalestiniens d’embarquer sur des vols vers l’aéroport de Tel-Aviv, après avoir réussi à bloquer en Grèce une flottille qui voulait forcer symboliquement le blocus maritime de Gaza.Au moins neuf militants propalestiniens voulant embarquer à l’aéroport parisien de Roissy sur un vol de la compagnie hongroise Malev à destination de Tel-Aviv via Budapest ont vu leurs réservations annulées à la demande des autorités israéliennes, qui ont pubbé une liste de plus de 300 «indésirables».Cette liste a été adressée aux compagnies aériennes pour les prévenir que les personnes citées ne seraient pas autorisées à débarquer et que leur retour serait par conséquent à leur charge.Selon le site d’information israélien Ynet, la plupart des personnes figurant sur cette liste sont de nationabté française.«Une heure après le début des enregistrements, nous avons reçu un courriel nous disant que nos vols étaient annulés et lorsque nous nous sommes présentés à l’enregistrement, on nous a dit que nous ne pouvions pas embarquer, nos réservations étaient annulées», a expbqué Phibppe Arnaud, un des passagers refoulés.Après la Grèce Les agents de Malev ont montré aux passagers la liste comportant leurs noms ainsi qu’une lettre du ministère israélien de l’Intérieur informant la compagnie que si elle les laissait embarquer, l’appareil se verrait «interdire l’accès normal» à l’aéroport, a indiqué Nicolas Shahshahani, un des organisateurs de l’opération «Bienvenue en Palestine».Les autorités israéliennes «sont en train de chercher à faire faire le travail à distance par des supplétif», a-t-il estimé.Sous la pression d’Israël, qui a menacé d’utiliser la force contre la flottille, les autorités grecques ont empêché le départ de tout bateau pour Gaza, La sécurité a été renforcée hier à i’aéroport Ben Gourion de Tei-Aviv.JACK GUEZ AFP invoquant la nécessité de «protéger les passagers».L’unique navire de la flottille à avoir pu prendre le large, le Dignité-Al Karama, transportant i2 personnes, a été bloqué lions de civils non armés» telles qu’elles se produisent dans tout le monde arabe.Des associations de soutien aux Palestiniens ont appelé sur Internet leurs sympathisants à converger le 8 « Israël continue à traiter comme une menace militaire des manifestations de civils non armés » hier par les garde-côtes.Tout en relevant l’objectif dissuasif de la mobibsation pobciè-re à l’aéroport, les médias israé-bens jugeaient ceUe-ci excessive.Un ancien porte-parole de l’armée, le député du parti centriste Kadima (opposition) Nah-man Shai' a déploré cça’«Israël continue à traiter comme une menace militaire des manifesta- juillet vers l’aéroport de Tel-Aviv, afin de se rendre ensuite dans les territobes palestiniens, dont Israël contrôle tous les accès, à l’exception de la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte.La police israélienne était en état d’alerte en prévision de l’arrivée de ces mbitants, quabfiés de «hooligans» par le ministre israé-ben de la Sécurité pubbque, Yitzhak Aharonovitch, qui a annoncé leur expulsion dès leur arrivée.«Plusieurs centaines de policiers ont été déployés pour éviter tout désordre.Ils ont reçu pour consigne d’agir avec fermeté et retenue, en arrêtant sur le champ tout fauteur de troubles», a déclaréle porte-parole de la pobce, Micky Rosenfeld.Ces policiers, dont des membres de l’unité d’élite chargée d’intervenb en cas d’attentat et des gardes-frontières, ont été envoyés en renfort des cen-tames d’agents de sécurité opérant régubèrement à l’aéroport.Les organisateurs ont expbqué vouloir marquer l’anniversaire de la décision, le 9 jublet 2004, de la Cour mternationale de Justice (CIJ) déclarant illégale la barrière de séparation construite par Israël en Cisjordanie.Agence France-Presse E N BREF 2400 Sud-Soudanais ont péri de mort violente en 2011 Djuba — Près de 2400 Sud-Soudanais sont morts cette année lors de violences tribales, rapportaient hier les Nations unies, à l’avant-veibe de la proclamation de l’indépendance du Soudan du Sud.Du début de l’année à la fin jum, 2368 personnes ont péri lors de 330 accrochages violents dans neuf des dix Etats du Soudan du Sud, a indiqué Lise Grande, responsable des opérations humanitaires de l’ONUau Soudan du Sud.Ce chbfre est en constante augmentation.Plus de 500 personnes sont mortes lors des deux dernières semâmes de jum, en particuber dans la région de Pibor, dans l’État de Jongle!, riche en pétrole.Les violences ont conduit plus de 270 000 personnes à fuir, y compris fOO 000 qui ont quitté la région d’Abyei convoitée à la fois par Khartoum et Djuba.- Reuters Pinera au plus bas Santiago — La popularité du président chbien, ^bastian Pinera, est au plus bas, à 34 %, 45 mois après son arrivée au pouvoir, notamment en raison des manifestations massives d’étudiants aux-quebes U doit laire face.Selon im dernier sondage de l’mstitut Adi-mark pubbé hier, la cote de Sebastian Pmera, président d’un pays minier présenté comme un modèle économique en Amérique latine, a chuté de 5 pomts en jum.Et il fait l’objet d’un rejet record de la part de la population, à 60 %.La popularité de Pinera était montée en flèche après le sauvetage de 33 mineurs.Mais depuis, U s’est trouvé confronté à plusieurs mouvements de protestation.-AFP SYRIE Des familles fuient Hama Damas — Des centames d’habitants ont fui la ville syrienne de Hama où 25 civils ont été tués en trois jours par les forces de sécurité, à la veille de nouvelles manifestations aujourd'hui contre le régbne de Bachar al-Assad.En prévision de la mobbisation à travers le pays, l’ambassadeur des États-Unis à Damas, Robert Eord, s’est rendu à Hama et compte y rester en vue des manbestations, selon le département d’É-tat 11 a pour mission «d’établir le contact» avec l’opposition, selon un haut responsable américain.Eace à la poursuite de la répression sanglante de la révolte, le patron de l’ONU, Ban Ki-moon, a estimé que «les tueries doivent cesser», alors que le chef de la diplomatie française, Alam Juppé, a jugé «inacceptable» que le Conseb de sécurité ne puisse condamner la répression du fait de l’opposition de Moscou.Au total, une centaine de familles, environ un millier de personnes, ont quitté Hama pour al-Sebniya, à une trentame de kbomètres plus lom.Les chars étaient toujours postés hier aux prm-cipales entrées de cette ville de 800 000 habitants, sauf à l’entrée nord, mais ce sont les forces de sécurité qui procèdent aux opérations à l’intérieur de ses murs, selon des mbitants.Deux civbs ont été tués dans l’après-midi à l’une des entrées de Hama.«Les forces de sécurité ont tiré sur eux, les blessant aux jambes, puis les ont écrasés avec leur véhicule.Ils ont péri en route vers l’hôpital.» Le chef de l’Organisation nationale des droits de l’homme (O ND H), Ammar Qorabi, a confirmé la fuite des habitants en évoquant «la poursuite des perquisitions, des assassinats et des arrestations à Hama».Mais les autorités qui continuent d’attribuer les troubles à «des groupes terroristes» et refusent d’admettre l’ampleur de la contestation, ont appelé par la voix du journal Al-Watan les manifestants à éviter tout affrontement et de dégager les rues afin «d’éviter une opération militaire».Le juillet, une manifestation anti-régime a rassemblé plus d’un demi-mbbon de personnes à Hama, selon les mbitants.Les services de sécurité ne sont pas intervenus mais le gouverneur a été Ibnogé le lendemam par décret présidentiel.Agence France-Presse Les avocats de Strauss-Kahn veulent l’abandon des poursuites New York — Dominique Strauss-Kahn veut l’abandon des poursuites lancées contre lui et ne plaidera pas coupable même si le procureur de New York, de plus en plus contesté par la femme de chambre qui accuse l’ancien directeur général du EMI de tentative de viol, propose im arrangement L’un des avocats de Dommique Strauss-Kahn a déclaré au New York Times que l’hypothèse d’un «plaider coupable» n’avait pas été débattue lors de la rencontre mercredi entre la défense et les services du procureur Cyrus Vance.«M.Strauss-Kahn ne plaidera pas coupable de quoi que ce soit», a expbqué Wbbam Taylor.L’abandon des poursuites pour tentative de viol ou la possibbité pour l’inculpé de se voir notifier un chef d’mculpation moms grave s’b accepte de plaider coupable sont jugés possibles depuis que la crédibbité de son accusatrice a été affaibbe par ses «mensonges» au procureur.Les avocats de l’ancien ministre français des Einances ont depuis le début de l’affame, le 44 mai, toujours dit que la relation entre leur client et la femme de chambre guinéenne était consentie et que Dominique Strauss-Kahn refusait de reconnaître le moindre comportement délictueux.L’enquête sim les faits reprochés à Dommique Strauss-Kahn se poursuit, a fait savom le parquet de New York.«Le processus d’investigation continue et aucune décision n’a été prise», a déclaré un porte-parole dans un communiqué.La prochaine audience reste donc fixée au 48 jublet et l’hypothèse d’une remise imminente de son passeport à Dominique Strauss-Kahn, qui pourrait alors rentrer en Érance, où il fait l’objet d’une autre plamte pour tentative de viol.Reuters BELGIQUE Brusque aggravation de la crise politique Bruxelles — La crise politique, qui paralyse depuis plus d’un an la Belgique, s’est brutalement aggravée hier avec le rejet par les indépendantistes flamands d’un projet de compromis sur l’avenir du pays, risquant d’ouvrm la voie à de nouvelles élections au péril de l’unité du pays.Le parti N-VA de Bart De We-ver, nationaliste et libéral en matière économique, a repoussé une offre de la dernière chance qui aurait permis de relancer les négociations sur la formation d’un gouvernement en Belgique et de sortir le pays de la plus longue crise pobtique de son histoire.L’Alliance néo-flamande.partis à former un gouvernement après les élections anticipées du 43 juin 2040.Depuis, le pays est gouverné par un cabinet chargé d’expédier les affaires courantes, battant un record mondial en la matière.Avec ce non massif de la N-VA, la crise s’aggrave encore.M.Di Rupo avait par avance reconnu que le parti nationaliste, vainqueur du scrutin côté néerlandophone, devrait faire partie de la prochame coabtion.Plusieurs partis, sociabstes, b-béraux et centristes des deux bords, avaient pourtant répondu oui à la reprise des négociations sur la base du projet présenté par M.Di Rupo.Mais, les chré-tiens-démo- Le pays est gouverné par un cabinet chargé d’expédier les affaires courantes, battant un record mondial en la matière premier parti au Parlement belge, a jugé insuffisantes les propositions du premier ministre pressenti et chef de file des socialistes francophones, Ebo Di Rupo.«Avec la meilleure volonté du monde, je ne crois pas que des négociations sur la base de cette note peuvent mener à un succès», a déclaré M.De Wever.Le président du PS, le prmci-pal parti côté francophone, avait mis lundi sur la table un programme gouvernemental de rigueur budgétaire et un projet de réforme institutionnelle prévoyant un renforcement de l’autonomie des régions belges, pour répondre aux revendications des Plamands.La crise politique belge est due à des divergences profondes sur l’avenir du pays, entre une Plandre qui réclame une autonomie poussée et des francophones inquiets d’un éclatement à terme du royaume.Elle a éclaté en 2007 entre les deux grandes communautés nationales, franchissant un palier inquiétant déjà l’an dernier du fait de l’incapacité des crates du C D & V , deuxième parti de Elandre, ont posé comme «condition nécessaire» que la N-VA en soit aussi.Une attitude qui condamne d’emblée le scénario un temps caressé de coalition sans les mdépendantistes.Dans son programme, M.Di Rupo proposait de réformer les mstitutions fédérales en transférant des compétences, notamment fiscales, vers les rçgions, tout en maintenant un État fédéral assez fort.La situation linguistique est encore compbquée par un fossé droite-gauche grandissant en Belgique entre la Elandre au Nord et la Wabonie au Sud sur les questions économiques et sociales.De ce fait, le chef socialiste francophone a fait d’autres concessions.D’une part, il mettait sur la table un programme de rigueur, comprenant des économies dans les politiques sociales et des hausses d’impôts.De l’autre, il acceptait la remise en cause de droits spécifiques dont jouissent des milliers de francophones dans la banlieue flamande de Bruxebes.Agence France-Presse DENKENJDUKVEN.DOtN www.n-va.bG YVES HERMAN REUTERS Bart De Wever HONDURAS Une commission conclnt à nn conp d’État contre Zelaya Tegucigalpa — Une Commission de vérité et réconciliation nommée par le président hondurien, Porfirio Lobo, a conclu que l’ex-président Manuel Zelaya avait été renversé en 2009 par un «coup d’Etat» et non dans le cadre d’une succession constitutionnelle, dans un rapport qui a été pubbé hier.«Les membres de la Commission ont pu affirmer que les procédures menées contre le président Manuel Zelaya ont constitué un coup d’Etat», a déclaré le coordinateur de la Commission, le Guatémaltèque Eduardo Stein, lors de la publication du rapport devant M.Lobo et le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), José Miguel Insulza.Zelaya avait été arrêté chez lui en pyjama et expulsé vers le Costa Rica le 28 juin 2009, au cours d’une opération exécutée par l’armée avec l’appui de la Cour suprême et du Congrès.Le Congrès avait nommé Roberto Micheletti nouveau président du Honduras.Cçlui-ci est resté à la tête de l’État pendant sept mois au cours desquels il n’a jamais réussi à être reconnu par la communauté internationale.Micheletti et ses partisans avaient soutenu que Zelaya, un libéral ayant donné un vttage à gauche sous son gouvernement, avait été démis au cours d’un processus de «succession constitutionnelle».L’ancien président voulait organiser, le jour du coup d’État, une consultation menant à une réforme de la Constitution qui interdisait aux présidents de briguer deux mandats.Le Congrès et la Cour suprême avaient alors jugé «inconstitutionnelle» cette consultation.Agence France-Presse B 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 8 JUILLET 2011 A LA FOLIE J HpT- oor; COMTEST mhojiiMii ALLISON JOYCE REUTERS Le Nathan’s Famous International Hot Dog Eating Contest à Coney Island, New York, le 4 juillet dernier.Michelle «Cardboard Shell» Lesco, prise d’un violent hoquet, a dû abandonner la compétition; Juliet Lee (au centre), proprio d’un salon de coiffure au Maryland, est arrivée bonne deuxième; et Sonya «The Black Widow» Thomas, qui a réussi à ingurgiter 40 hot-dogs, fut la grande gagnante.Belles de foire Les compétitions de nourriture, un sport extrême Emilie Folie-Boivin New York — «Tu n’es pas humaine, je t’ai vue sur scène tout à l’heure et c’est ce que je me suis dit.Que favais rien d’humain», a balancé un technicien moustachu du concours annuel de hot-dogs du Nathan’s Famous à Stephanie Torres, 25 ans, interrompant brusquement son entrevue avec une biogueuse américaine.La jeune recrue du circuit officiel de compétition de nourriture, la Major League Eating (MLE), l’a fixé avant de hausser les épaules.Stephanie Torres venait tout juste de décrocher la troisième place de la Les défis première édition exclusive- , , , ment féminine de la média- hypercalonques, tisée compétition annuelle lipidineux Coney Island, concours ^ ^ qui expliquait — étant don- et socialement né ma curiosité pour les • J- performances grotesques inacceptables — passage à Brookljm.ont la cote La brunette a englouti 28 hot-dogs et demi en 10 et 1 ampleur minutes, se classant der- de la couverture vétérante Sonya 1 homas avec ses 40 pains médiatique et saucisses.Un début , ^ étonnant pour une novice le contirme puisque la MLE stipule qu’à partir de 20 hot-dogs, une personne se classe parmi l’élite.«Je les ai juste mangés.Cest tout ce que je peux répondre aux gens qui se demandent comment autant de nourriture peut se trouver dans mon ventre en ce moment», me confie Stephanie Torres, originaire du Nouveau-Mexique, après son exploit.Elle n’a pas le souffle court, sourit et discute avec autant d’aise que si elle avait avalé un yogourt-^anola en matinée.Les mangeurs de son calibre n’ont pas d’estomac hors normes, ils ont seulement une bonne capacité d’absorption.Et de la pratique, en combinant buffets à volonté et en avalant des litres d’eau pour élargir leur bide.Par exemple, avec ses neuf ans d’expérience, l’estomac de Sonya «the black widow» Thomas — un poids plume ainsi nommé parce qu’elle ne fait qu’une bouchée de ses adversaires mâles dans les compétitions —, 42 ans, peut aujourd’hui recevoir 19 livrps de liquide et de noiuritu-re en 10 minutes.A l’instar de Stephanie, la Nord-Coréenne d’origine pèse 48 kilos.Son entraînement?Ce sont les nombreux concours qu’elle cumule chaque année, couplés à quelques pratiques éclairs d’une à deux minutes poiu pratiquer sa vitesse.«Ce n’est pas très sain de manger de grandes quantités de nourriture si rapidement», écrit-elle sur son site Internet.Qui l’eût cru! Mais qu’importe, c’est ce que les gens sont venus voir, le 4 juillet dernier, car les défis hyperca-loriques, lipidineux et socialement inacceptables ont la cote, et l’ampleiu de la couverture médiatique de l’événement le confirme.Ce matin-là, des dizaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées sous un soleil de propane près de la succiusale du Nathan’s, dans le kitsch Coney Island à Brookljm, poiu voir les bêtes de foire défier leurs limites.Elles étaient là poiu le spectacle.Pas tant celui du vieux chansonnier qui fredonnait «It’s the 4th of July, and the spirit is high!» pendant que le public scandait «USA! USA!», ni celui des 14 bambins qui participaient au concours de neateating du Nathan’s.Ni non plus celui des Bunnettes, les cheerleaders qui volaient le show aux enfants pendant qu’ils essayaient de manger proprement leur hot-dog, parce que les bonnes manières, c’est emmerdant.Ces gens venaient plutôt voir des «athlètes» aux pseudonymes de lutteurs se décrocher la mâchoire en pratiquant une activité banale et vitale tournée en risée.Oui, des athlètes, la MLE les appelle ainsi car elle estime que la gloutoime-rie de haut niveau est un sport requérant une force autant mentale que physique.Il importe pour les candidats de «garder» la nourriture au risque d’être disqualifiés s’ils essuient un «revers de fortune» (un euphémisme pour parler de vomissements, perçus comme un signe de faiblesse chez les pros et, de toute façon, télévisuellement pas très attirants pour le réseau sportif ESPN qui diffuse le concours).Mais avant tout, ils doivent se concentrer pour mâcher et avaler rapidement la nourriture.Ils ne pensent pas à déguster mais plutôt à conquérir l’aliment, dans ce cas-ci les six pouces de chiens chauds du Nathan’s à 290 calories pièce.Menues jeunes femmes pour gros buffet Sonya est entrée sur scène la ^dernière, introduite par Hell’s Bells d’AC/DC.A première vue, c’est le genre de fille à qui tu demanderais de surveiller ton lunch à la cafétéria le temps que tu files à la salle de bain.Pendant qu’elle saluait le public, composé autant de familles que d’ados au torse nu, les autres candidates tout aussi menues terminaient la préparation de leur tablée.Dans les verres mis à leur disposition pour humidifier le hot-dog et faciliter le passage du dog, elles versaient du punch aux fruits, du thé, de l’eau chaude, m’a glissé Stephanie Torres après la compétition.«Chacune a sa recette.» Comme Thomas, elle préfère l’eau.Parenthèse: dans son livre Horseman of the œu-sophagus, le journaliste Jason Fagone révèle que les mangeurs de compétition qu’il a suivis ont chacun leiu secret poiu faciliter l’ingurgitation de la matière: la limonade coupe le goût salé des aliments riches en sodium, le club soda prémâche littéralement la noiuriture riche en glucides et le thé glacé neutralise le sucre des desserts.Puis les neuf filles se sont lancées siu leur buffet de hot-dogs au son des tubes de Beyonce et de Katy Perry.Mais la foule n’avait d’yeux que poiu celles du centre, Sonya, Stephanie, et Juliette Lee, 45 ans, propriétaire de salon de coiffure, une rivale aux abdos de béton.Une théorie stipule d’ailleurs que la «ceinture de gras» empêche l’estomac de se déployer à pleine capacité, ce qui expliquerait pourquoi les plus prolifiques mangeurs sont les plus minces, un autre contraste avec le fléau américain de l’obésité.m EMILIE EOLIE-BOIVIN LE DEVOIR Au-delà d’une simple compétition, les gens vont voir au Nathan’s un spectacle d’«athlètes» qui se décrochent la mâchoire en pratiquant une activité banale et vitale, manger, tournée en risée.Sonya est une pro.Elle démarre lentement mais domine Juliet Lee après quelques minutes.Elle sautille sur place à un rythme régulier, fourrant le hot-dog en entier dans ses joues, relevant la tête en donnant de petits coups vers l’arrière pour favoriser l’absorption des bouchées.Elle ressemble à un anaconda qui avalerait sa proie.«Elle a l’air si adorable», dit derrière elle l’animateur George Shea, également président de la Fédération internationale de compétition de noiuriture.«Sonya est toujours une lady, même si.oh, je crois la voir transpirer!» Sa technique ressemble un brin à celle de son homologue masculin Joey «Jaws» Chestnut (qui avalera quant à lui 62 hot-dogs quelques minutes plus tard), mais du style, ils en ont tous les deux.Ils sont fascinants à observer, même si, faut l’avouer, le concours est aussi amusant que scandaleux.Le décompte des pains avalés par Sonya défile à une vitesse hallucinante.La mâchoire ouverte, le public regarde les filles broyer cette viande séparée mécaniquement.Une femme en contrebas grimace en sortant la langue.Son fils hurle son encouragement.Yeah! Aussitôt les 10 minutes écoulées et les bajoues remplies de son 40e pain, la gagnante Sonya Thomas n’a pas le temps de se reposer.On la plante devant la caméra pour avoir ses commentaires, avant de la lancer dans la foule, à cheval sur les épaules d’un gars baraqué, ceinture rose dans les airs et ses 10 000 $ en bourse qui l’attendent en coulisse.Une mise en scène qui donne par compassion la nausée.Juliet Lee reçoit son trophée, Stephanie Torres aussi.Ça va vite.Car les techniciens doivent tout ramasser avant que le spectacle recommence, cette fois avec la compétition masculine.Le public se consume sous le barbecue qu’est devenu le coin des avenues Surf et Stillwell.Une artiste du cirque en déshabillé forain vient jouer du fouet sur la scène, pendant qu’un nain catapulte des chandails.Mon voisin reçoit un ballon de plage au visage.On m’offre un hot-dog.Que j’accepte.Dans la bio de Stephanie Torres, il est écrit qu’elle a avalé 18 1/3 livres de hamburgers en 10 minutes, qu’elle a dominé un steak de 72 onces et un burrito de sept livres.Elle peut ajouter 28 hot-dogs et demi à la carte de ses records personnels.Initiée, comme bien des jeunes, à se goinfrer par des jeux de «Tes pas game» de ses amis, Torres — qui affirme ne pas avoir de fixation par rapport à son image et préférer les soupes et les salades maison — se surprend à être piquée au vif par ce «sport» et reviendra sûrement l’an prochain.Même si les concours de nourriture ne sont que des coups publicitaires et du pur gaspillage.«Mais bon, quand on relativise, me dit-elle, il y a plein de nourriture dans les buffets qui est jetée au lieu d’aller dans les banques alimentaires.» Et si on s’emballe: les courses automobiles réjouissent les bonzes de l’or noir et les terrains de golf siphonnent l’or bleu.«Je pense que dans la vie, il est surtout important de prendre plaisir à manger.Trouves-tu?» Le Devoir Jeux de gavage à la québécoise Les jeux de gavage n’ont pas été inventés par nos voisins du Sud: engloutir de grandes quantités de nourriture à toute vitesse est apparu dans la mjûhologie grecque, a recencé Jason Fagone dans Horseman of the œusophagus.Mais les Amerloques graissent bel et bien la machine à coups de concours radiophoniques et de téléproductions comme Man vs.Food.Au Québec, cette émission fait un tabac les lundis à 23h30, sur la chaîne Zeste, sous le nom de Casse-croûte à l’américaine, et se hisse parmi les cinq les plus écoutées.Adam Richman, l’animateur vorace, se tape des collations pantagruéliques sous forme de burrito de sept livres, de trois litres et demi de lait fouetté et de 15 douzaines d’huîtres à ingurgiter en un temps donné.Proposés par des restaurants de Las Vegas, Detroit et Denver, ces défis funestes ne sont pas l’apanage des grandes cités états-uniennes.Montréal en compte quelques-uns dans ses établissements.Le site Internet EatFeats, un fourre-tout sur les compétitions de nourriture, a répertorié trois paris extravagants dans la métropole, livrés ici.parce qu’on n’est jamais trop informé.¦ Les pubs irlandais McKibbin’s offrent à leurs clients le Rim Reaper Challenge, 12 ailes de poulet saucées dans du Bhut Jolokia, le piment indien le plus foudroyant du monde.¦ Les restaurants de cuisine mexicaine El Zaz-zium tiennent à leur menu Le Monstre, un sandwich aux proportions gargantuesques servi avec une tout aussi impressionnante quantité de frites.¦ Chez Morty’s Steakhouse, dans Côte-des-Neiges, la car te annonce un ribsteak de 70 oz âgé de 38 jours.Gratuit si le client parvient à tout manger.E.F.-B.
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