Le devoir, 13 juillet 2011, Cahier A
ZONE EURO : APPEL AU CALME DE L’ITALIE ET DE L’ESPAGNE Page B 1 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.CII N°155 ?LE MERCREDI 13 JUILLET 2011 1,09$ + taxes= 1,24 LIBYE: VERS UNE SOLUTION POLITIQUE?AMMAR AWAD REUTERS LES REBELLES libyens ont inauguré hier dans des montagnes situées au sud de Tripoli une piste d’atterrissage qui permettra une liaison aérienne avec leur capitale, Benghazi.Pendant ce temps, la France et le régime de Tripoli ont émis quelques signaux sur la possibilité d’une solution politique au conflit.Les députés français ont pourtant donné hier leur accord à la poursuite de l’engagement militaire de la France.Nos informations en page B 5.Toronto JACQUES NADEAU LE DEVOIR LAVAL Les remboursements de dépenses partisanes durent depuis 27 ans À lire en page A 2 JACQUES NADEAU LE DEVOIR UN OEU, UN NOM «Ahuntsic», le nom huron d’un jeune Français mort noyé ?¦ À lire en page A 2 INDEX Actualités.A 2 Annonces.B 4 Avis publics.B 6 Culture.B 8 Décès.B 4 Economie .B 1 Éditorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 6 Monde.B 5 Mots croisés.A 2 Sudoku.B 5 Télévision.B 7 Le remède au déficit du maire Ford: éliminer 17 000 emplois HELENE BUZZETTI Le maire Rob Ford s’est fait élire en promettant de couper dans le gras de la Ville de Toronto et il passe maintenant à l’action.La Ville a offert à près du tiers de ses employés hier un incitatif financier pour qu’ils quittent leur emploi.Le syndicat déplore le manque de respect de l’administration Ford envers les travailleurs et sa précipitation.La Ville de Toronto offre à 17 000 de ses employés des primes de départ en espérant du coup réduire sa fonction publique et amoindrir le déficit appréhendé en 2012.«Nous devons considérer des moyens de réduire notre main-d’œuvre, a indiqué le maire Rob Ford lors d’une conférence de presse hier midi.Nous avons trop d’employés ici.Quelle que soit la personne à qui vous parlez, elle VOIR PAGE A 8: TORONTO Festival d’été de Québec Baloji : Kinshasa mon amour PHILIPPE PAPINEAU Le rappeur Baloji n’a que 32 ans, mais le Belge d’origine congolaise a la sagesse et la persévérance d’un vieux de la vieille.Après avoir lancé un premier disque en 2008 destiné à sa mère restée dans son pays natal, Baloji a décidé d’explorer encore davantage ses racines, en allant enregistrer son deuxième disque directement à Kinshasa, la New York africaine.Beau et audacieux projet que d’aller travailler dans la capitale congolaise, avec des musiciens locaux par-dessus le marché.De là est né Kinshasa succursale, qui fait suite au premier album de Baloji, Hôtel Impah,, qui l’a révélé comme un auteur doué au phrasé puissant.Ce nouvel album, malheureusement pas encore en magasin au Canada, est super entraînant et nous plonge dans les sonorités africaines, ses percussions, ses harmonies vocales, ses guitares enlevantes.Baloji y chante en français, mais aussi en swahili et en lingala.Kinshasa succursale contient plusieurs nouveaux titres, mais aussi quelques versions de titres de son premier disque, comme Tout ceci ne vous rendra pas le Congo.VOIR PAGE A 8: BALOJI NICOLAS KARAKALSANIS / S&J Le rappeur Baloji laissera son empreinte africaine ce soir et demain au Festival d’été de Québec.Rapports sur le pont Champlam: secret d’État Le ministre Lebel a en main des études qu’il refuse de rendre publiques pour ne pas « créer des émois » MARCO BÉLAIR-CIRINO Le ministre fédéral des Transports, de l’Infi^truc-ture et des Collectivités, Denis Lebel, a en main les rapports d’analyse structurelle du pont Champlain ainsi que les études sur l’avenir de l’ouvrage, mais refuse de les rendre publics afin d’éviter de semer l’émoi au sein de la population.M.Lebel a laissé entendre qu’il se méfiait des interprétations erronées qui pourraient découler d’une publication de la série de documents.«Lorsqu’on rend publiques des informations qui sont traitées par des personnes qui ne sont pas nécessairement des connaisseurs du sujet, ça peut créer des émois que je ne veux pas créer», a-t-il affirmé en marge d’un événement public où il a annoncé, chèque de 984 150 $ à la main, le renouvellement jusqu’en 2014 du partenariat financier entre l’Agence de développement économique du Canada et l’Association québécoise de l’aérospatiale (AQA).«Je ne voudrais surtout pas qu’on travaille pour en faire un enjeu politique et qu’on s’en serve à l’encontre «Le plus dangereux, c’est le silence ! », dit l’ancien maire de Longueuil, Jacques Olivier VOIR PAGE A 8: PONT frois scénarios à l’étude pour uu centre culturel québécois à Paris CHRISTIAN RIOUX Lors de son récent passage à Paris, la ministre des Relations internationales du Québec, Monique Gagnon-Tremblay, avait souhaité que l’on étudie plus en détail la possibilité de créer un centre culturel québécois en France.Or, Le Devoir a appris qu’une étude détaillée traîne déjà depuis des mois sur le bureau de la ministre.Bref, que la plupart les données existent pour qu’une décision soit prise.Une étude de préfaisabilité très complète, dont nous avons obtenu copie, a en effet été produite en mai 2010 par Secor Europe, filiale européenne de la société québécoise de consultants.Les experts ont envisagé trois scénarios.Cela commence par un simple café littéraire qui rassemblerait autour de lui la Bibliothèque Gaston-Miron (BGM) et la Librairie du Québec.Une solution intermédiaire permettrait d’y ajouter une petite salle polyvalente de 100 places pour de petits spectacles ou des projections.Un dernier scénario plus ambitieux, mais guère plus cher que le second, intégrerait au projet des bornes sur le tourisme et l’immigration.Selon l’étude, la création d’un tel centre, baptisé «Espace Québec» est la seule solution qui permettrait de sauver véritablement les 17 000 ouvrages de la BGM, seul centre de documentation VOIR PAGE A 8: PARIS Dépôt du /-[\ Plein air Kayaks/ca nots/ca mping vêtements de plein air 8267, boul.St-Laurent E3 Jarry 514.381.4399 12 kayaks en 12 couleurs uniques plus de 30 tGiltCS en démonstration 50 SGCS Ci dos de jour et de randonnée Rejoignez-nous Rabais de 10$ à partir de 80$ d’achat* *Sur présentation de cette annonce, valable pour un seul achat 77831302831729 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI IS JUILLET 2011 ACTUALITES Un lieu, un nom Ahuntsic, une double identité On passe devant, on roule dessus, on s’y rend tous les ^ jours: ces places, ces rues, ces villages ont des noms parfois charmants qui cachent une histoire souvent insoupçonnée.Tout l’été, nous partons à la découverte non pas des lieux, mais de leur toponyme.JEANNE CORRIVEAU Petit, vif et frétillant.Voilà ce que signifie le surnom «Auhait-sique» ou Ahuntsic, donné par les Hurons à im jeune Français qui, en 1625, s’est noyé dans les eaux de la rivière des Prairies en même temps que le missionnaire récollet Nicolas Viel.Un quartier de Montréal porte maintenant son nom, mais la réelle identité du jeune homme et les circonstances de son décès demeiuent toujoius obsaues.En 1749, le naturaliste suédois Peter Kalm visite Sault-au-Récol-let, baptisé ainsi en souvenir du frère Viel.Dans le récit de son voyage au Canada, il raconte l’incident qui, plus d’un siècle plus tôt, a marqué l’endroit: «Il [Nicolas Viel] descendait dans un bateau avec un sauvage converti et quelques autres sauvages de la nation des Hurons, dans le but de se rendre à Québec; mais comme il passait à cet endroit de la rivière, le canot chavira et il se noya ainsi que son néophyte.» Le «néoph^e» en question — ou Huron christianisé —, c’est Ahuntsic.Car pendant longtemps, le jeune homme fut identifié comme un Huron, «instruit et baptisé» par le frère Viel.Comme Sault-au-Récollet avait été nommé à la mémoire du frère Viel, on juge bon, en 1897, de dormer au village de Back River, situé près de la rivière des Prairies, le nom de son compagnon d’infortune, Ahuntsic.En 1942, Ahuntsic perdra son titre d’Indien lorsque le père Archange Godbout, père franciscain et historien, fera la démonstration qu’il s’agit bel et bien d’un Français et non d’un Hiuon comme on l’avait longtemps prétendu.On croit qu’Ahuntsic, dont on ignore le nom exact, serait arrivé au pays en 1619 et qu’il aurait passé les deux hivers de 1620 et 1621 à Québec avant d’accompagner le frère Viel chez les Hurons en 1623 et 1624.C’est La statue d’Ahuntsic sur le terrain de l’église de la Visitation.cette thèse qui sera finalement retenue et qui sera inscrite dans le dictionnaire de la Commission de toponjmiie.Meurtre ou accident?L’identité d’Ahuntsic n’est pas le seul élément litigieux dans cet épisode historique.Les circonstances de la mort des deux hommes ont aussi donné lieu à différentes interprétations.Contemporain du frère Viel, le frère Gabriel Sagard attribue la responsabilité de la mort de son collègue à des Hurons: «Dans la troupe des Indiens avec lesquels le père Viel faisait le voyage se trouvaient des ennemis de la religion faisant semblant de respecter le bon père.Un gros temps écarta les canots les uns des autres et malheureusement, le père Viel se trouva dans le sien à la merci de trois sauvages scélérats qui le précipitèrent dans la rivière avec son petit disciple Ahuntsic.» Dans l’ouvrage Les Noms géographiques de la province de Québec, publié en 1906, la description de l’incident est encore plus brutale et on fait même porter aux Iroquois l’odieux du crime.«Tous deux furent surpris par les Iroquois qui s’emparèrent du père Viel et, après l’avoir martyrisé, le jetèrent à l’eau dans les rapides.Ils firent ensuite souffrir d’affreux tourments au jeune Ahuntsic avant de lui faire partager le même sort que le père Viel», peut-on lire dans le document Avec le temps, la théorie du meurtre s’est fissurée.L’histo- L’incertitude entourant l’identité d’Ahuntsic est révélatrice des rapports étroits qu’entretenaient les Français et les Amérindiens au début de la colonie rien Marcel Trudel, décédé en janvier dernier, a plutôt adhéré à la thèse selon laquelle la mort des deux hommes avait été accidentelle, car, selon lui, rien ne prouvait que les Amérindiens avaient eu quelque chose à se reprocher dans cette affaire.Certains croient que la rumeur accusant les Hurons aurait pu être faussement répandue par une autre tribu qui voulait s’emparer de leur commerce.Histoire et métissage Pour l’historien Jean-Pierre Sawaya, qui s’est spécialisé JACQUES NADEAU LE DEVOIR dans l’histoire politique des Amérindiens, l’incertitude entourant l’identité d’Ahuntsic est révélatrice des rapports étroits qu’entretenaient les Français et les Amérindiens au début de la colonie.«C’est significatif Ça révèle que le métissage est assez prononcé.Ahuntsic pourrait très bien être un Français huronisé ou un Huron francisé», dit-il.Les différentes interprétations sur les circonstances de la mort d’Ahuntsic ne l’étonnent pas non plus.«L’histoire des relations entre les Indiens et les Français est ancienne et elle n’est pas toute écrite.Il y a beaucoup de ouï-dire et ça fait partie de notre patrimoine.Même s’il n’y a pas de certitude, ce n’est pas grave, ça nourrit l’imaginaire.Elle est faite de ça, l’histoire du Québec», explique-t-il.Le village d’Ahuntsic, annexé à Montréal en 1910, fait maintenant partie de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.Le Devoir MOTS CROISÉS 1 23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.Chanteur français.2.Abominable - Contente et paisible.3.Durillons - Il habite l'est du Canada.4.Accueilli par des cris de dérision - Grand serpent.5.Sans éclat -Authentique.6.Pareille - Elle a connu rÉden.7.À toi - Au Japon -Odeur.8.Génie Scandinave - Fils de Noé.9.Engourdis - Drap mortuaire.10.Ce qui pousse à agir -Évêque de Noyon.11.A cours en Scandinavie - Le long de la rue.12.Concerne la campagne - On y fait du feu.VERTICALEMENT 1.Pièce d'une arme à feu - Récipient.2.Très rapidement.3.Abstrait - Étoiler.4.À nous - Insulaires.5.Scandium - Baudets -Gamin de Paris.^ 6.Grand ouvert - Ôte de l'eau.7.Habitation de paille -C'est hors de question.8.Versant - Femme fatale.9.Redonner de l'éclat -Montagne de Grèce.10.Fourreau - Félin sauvage.11.Hymne de l'Église catholique - Rongeur gris frugivore.12.Facilement corruptible - Araignée.La fermeture de deux centres de coordination de sauvetage dénoncée Le transfert dans d’autres provinces des centres de coordination de recherche et de sauvetage de Québec et de Saint-Jean, à Terre-Neuve, ne tient pas compte de l’importance de la langue et de la connaissance de la géographie locale quand il est temps de sauver des vies, a dénoncé hier le Parti libéral.La fermeture des deux centres fait en sorte que les appels de détresse en provenance de ces deux sectems seront désormais reçus et traités à Trenton, en Qptario, ou à Halifax, en Nouvelle-Ecosse.Les libéraux estiment que ces fermetures prévues en 2012 mettent la vie des citoyens en danger et demandent à Qttawa de revoir sa décision.Selon eux, les répartiteius de Québec et de Saint-Jean possèdent non seulement une coimaissance détaillée de la géo- graphie de la région et des prononciations des noms des petites localités, mais aussi de la langue et des dialectes qui y sont parlés.Au Québec, le centre de coordination dessert une boime partie du fleuve Saint-LaïuenL et les libéraux craignent que le manque de répartiteius parlant bien le français puisse entraîner des retards dans les temps de réponse, alors que chaque seconde compte lors d’accidents.Et l’on ne peut pas courir de risques avec la sécurité de gens, a déclaré le député libéral Stéphane Dion en entrevue avec La Presse canadieime.«Ce n’est pas suffisant de parler français.Il faut parler français de façon à comprendre ce que les gens vous disent lorsqu’ils sont en panique et qu’ils cherchent leurs mots», a expliqué M.Dion.La Presse eanadienne 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1011 12 1 "F e" Ç, IT L A S 2 E P.1 N.E ¦s rIgIe N T 3 R 1 D 1 C U rn ë)|r H O 4 A C O N \sl P| 1 |R E R 5 R E N T H aItIe L E Il nu mimii n 1695 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Activités partisanes du parti de Vaillancourt Une tradition vieille de 27 ans « S’il y a des irrégularités, le PRO remboursera » KATHLEEN LEVESQUE La tenue des activités partisanes du parti de Gilles Vaillancourt aux frais des contribuables ne date pas d’hier.De son aveu même, le PRQ des La-vallois pige dans la cagnotte dévolue au travail de recherche et de secrétariat des élus depuis maintenant 27 ans.«Le PRO a la même interprétation depuis que le règlement est en vigueur, soit en 1984», a déclaré hier au Dewlr Pascal St-Denis, le nouveau porte-parole du PRQ, dépêché en urgence pour faire face à la tourmente médiatique.Ainsi, année après année, le PRQ obtient le remboursement des dépenses qu’il effectue et qui ne s’approchent guère des notions de recherche et de secrétariat.Citons comme exemple l’organisation des assemblées d’investiture des candidats de l’équipe de Gilles Vaillancourt en année électorale, leur promotion par des dépliants, des affiches et de la publicité.Il y a également la sollicitation des membres du parti pour la campagne annuelle de financement ainsi que son organisation, ce qui permet à la formation de Gilles Vaillancourt d’engranger des fonds.De plus, le PRQ a développé une tradition qui consiste à amener annuellement ses partisans à la cabane à sucre.L’impression des billets, les services d’un photographe et, surtout, le transport des partisans sont payés à même les coffres de la municipalité.Selon des calculs conservateurs effectués par Le Devoir à partir des factures présentées par le PRQ, en 2009, 50 % des remboursements obtenus semblent être de nature plus partisane que politique.H s’agit d’une facture d’au moins 250 000 $.Sur une longue période de 27 années, il est vraisemblable de croire que cette facture puisse être nettement plus importante.Mais au PRQ, on maintient que l’interprétation donnée aux règles est faite en toute bonne foi.«S’il y a des irrégularités, le PRO remboursera», a affirmé M.St-Denis, comme l’avait déjà fait le maire Vaillancourt la semaine dernière.Le PRQ possède, à l’heure actuelle, un trésor de guerre de 1,3 million de dollars.Vérification en cours Récemment, le ministère des Affaires municipales a entrepris une vérification sur Laval en général, et sur le budget pour la recherche et le secrétariat en particulier.Selon les informations du Devoir, le ministère analyse les remboursements accordés au PRQ au cours des trois dernières années.Même si le parti du maire Vaillancourt fait une utilisation libérale de ces crédits depuis 27 ans, les ar- chives de la Ville ne remontent qu’à sept ans, à cet égard.Rien n’indique pour l’instant que le ministère puisse étendre son travail jusqu’en 2005.Le rapport est attendu dans les prochains mois.Au cabinet du ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, on confirmait hier qu’il y a eu des communications récentes entre le ministère et la Ville de Laval sur cet épineux dossier.Sur le plan politique, M.Lessard s’est borné à faire un bref commentaire jusqu’à maintenant.Il n’a pas eu l’occasion de faire partager sa compréhension des règles de démocratie municipale.Les dispositions législatives concernant la recherche et le secrétariat remontent à 1984 et font suite à la reconnaissance formelle, quelques années plus tôt, des partis politiques municipaux.«Cela a été fait dans l’esprit de doter les partis, tant de l’opposition que celui qui est au pouvoir, de ressources pour travailler convenablement.On n’avait pas précisé la définition de ce qu’étaient la recherche et le secrétariat parce que ça tombait sous le sens: on se basait sur le modèle de l’Assemblée nationale», a expliqué Alain Marcoux, ministre des Affaires municipales qui a piloté le dossier en 1984.Aujourd’hui, M.Marcoux est directeur général de la Ville de Québec.La Loi sur les cités et villes permet le soutien financier des conseillers municipaux des municipalités de plus de 50 000 habitants.Les élus peuvent ainsi se payer les services d’employés à la recherche et au secrétariat, la documentation nécessaire à leur travail ainsi qu’un local et l’équipement de bureau.Une enveloppe correspondant à 1/15 de 1 % du budget de fonctionnement municipal est disponible.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Gilles Vaillancourt E N BREF Travaux au lac des Castors La Ville de Montréal amorcera, en 2012, une série de travaux afin de restaurer le bassin du lac aux Castors, creusé à la main en 1938, et l’ensemble des sentiers du secteur dans le parc du Mont-Royal, a annoncé hier le vice-président du comité exécutif.Alan DeSousa.La Ville profitera de l’occasion pour ajouter du mobilier de parc et de l’éclairage d’appoint, ainsi que pour réaménager des stationnements et ajouter un débarcadère «plus pratique».Pm terme des travaux, ce sont des chaloupes Verchères, plutôt que des pédalos, qui vogueront sur l’étendue d’eau, a précisé M.DeSousa.- Le Devoir Réserve en deuil Moncton—Le chef de l’Assemblée des Premières Nations a estimé, hier, que la mort par balle d’un garçon de cinq ans dans une réserve de l’Alberta montrait à quel point les communautés autochtones du Canada doivent se battre pour taire changer les choses.Shawn AÜeo a exprimé ses condoléances à la farnille de l’enlant, qui dormait dans son lit lundi matin lorsqu’il a été atteint par une balle perdue à Samson Créé First Nation, réserve située à une centaine de kilomètres au sud d’Edmonton.L’enlant était le petit-fils du chef du conseil de bande, Marvin Yellowbird.S’exprimant hier à l’ouverture de la 32® rencontre annuelle de l’Assemblée des Premières Nations, à Moncton, au Nouveau-Brunswick, M.AÜeo a souligné que cette tragédie était particulièrement pénible pour une communauté qui a lait des progrès récemment dans sa lutte contre les violences liées aux gangs criminels.«Nous avons pris contact avec la famille elles dirigeants de la communauté.Ils sont vraiment affligés par ce qu’ils estiment être le recul le plus horrible qui soit», a lancé M.AÜeo devant des centaines de délégués réunis dans un aréna.- La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MERCREDI IS JUILLET 2011 A 3 ACTUALITES ¦A i VIEUX-QUÉBEC ^^ÔTEL PORT^ROYAL FdHait couette gourmande èpatti^de^r J.7 1866-417-2777 www.leportroyal.com A i î 'f W CHRIS WATTIE REUTERS Le Sénat: depuis son arrivée au pouvoir il y a cinq ans, Stephen Harper promet de réformer la Chambre haute.Sondage Le Sénat est en perte de crédibilité Il devrait tout simplement être aboli, croient 34 % des Canadiens HELENE BUZZETTI Ottawa — Le premier ministre Stephen Harper n’a peut-être pas réussi à faire progresser sa réforme du Sénat, mais ses nombreuses tentatives infructueuses ont eu un effet permanent sur l’opinion publique: de plus en plus de Canadiens pensent que le Sénat devrait purement et simplement être aboli.Un peu plus du tiers pensent aujourd’hui que la Chambre des communes devrait être la seule entité législative fédérale.La firme Angus Reid a rendu public un nouveau sondage sur les perceptions des Canadiens envers le Sénat.Il s’agit de son quatrième effectué depuis février 2010 sur le sujet.De coup de sonde en coup de sonde, une idée fait son chemin dans la tête des citoyens: l’abolition de la Chambre haute.Ainsi, 36 % des répondants sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle «le Canada n’a pas besoin d’un Sénat, toutes les lois devraient être étudiées et autorisées par la Chambre des communes».Ce taux est en progression depuis février 2010 (29 %).Il étaif de 25 % en juillet et de 28 % en novembre 2010.À l’inverse, l’affirmation selon laquelle «le Canada a besoin d’un Sénat, mais les Canadiens devraient être autorisés à prendre part au processus de sélection des sénateurs» trouve de moins en moins preneur: ils sont maintenant 40 % à le croire, contre 44 % en novembre dernier et 50 % en juillet 2010.Dans la même veine, lorsqu’on leur demande sans détour si le Sénat devrait être abob, les Ca- nadiens sont maintenant divisés à parts égales: 34 % veulent son abobtion, 35 % s’y opposent et 31 % ne sont pas certabis.En février 2010, il y avait plus d’opposants (41 %) à l’abobtion que de gens en faveur (29 %) de cebe-ci.«Une des constantes de ce sondage est le rejet du statu quo», note la firme Angus Reid dans son analyse.«Seulement 5 % des Canadiens seraient satisfaits que les règles actuelles régissant le Sénat soient maintenues.» Depuis son arrivée au pouvoir il y a cinq ans, Stephen Harper promet de réformer le Sénat.Il propose deux réformes: bmiter la durée du mandat des sénateurs à neuf ans (U proposait huit ans au départ) et tenir une élection consultative pour désigner les candidats potentiels au Sénat.Ces projets de loi n’ont jamais été adoptés parce que les conservateurs ne détenaient pas de majorité.Ils ont été fusionnés en un projet de loi redéposé juste avant le congé estival, en jubi, projet de loi qui devrait être adopté sans problème.Une majorité de provbices s’opposent à ces changements qu’elles jugent de nature constitutionnebe.Québec menace de s’adresser aux tribunaux pour invalider ces changements.Critiques M.Harper a été sévèrement critiqué parce qu’il a nommé un très grand nombre de sénateurs à la Chambre haute malgré ses critiques répétées du processus de nomination.Juste après l’élection du 2 mai, il a envoyé au Sénat trois candidats défaits, dont Josée Verner, alors qu’il détenait déjà la majorité de cette chambre.C’est d’ailleurs ce genre d’attitude qui vaut au premier ministre d’être qualifié A’ «hypocrite» dans ce dossier.Selon le sondage d’Angus Reid, en effet, 57 % des répondants pensent que Stephen Harper est hypocrite.Il s’agit d’une amélioration malgré tout: en février 2010, 65 % des répondants quab-baient M.Harper d’hypocrite.De manière générale, les répondants se disent favorables d’une élection sénatoriale (72 %) et d’une bmitation à huit ans de leur mandat (70 %).Le sondage a été effectué en ligne auprès d’un échantibon probabiliste de 1000 répondants.La marge d’erreur est évaluée à 3,1 %.Le projet de loi d’Ottawa n’instaure pas des élections sénatoriales.Il invite plutôt les provbices à en organiser, à leurs frais et selon leurs règles.L’élection, qui reste optionnelle et volontane, servira à constituer un bassin de «candidats sénatoriaux» à partir duquel le premier ministre fédéral pourra choisir — ou non — ses sénateurs.Il n’y sera pas tenu.Les provinces pourront «élire» le nombre de sénateurs de leur choix, en fonction par exemple des vacances déjà existantes au Sénat ou des vacances prévues dans le futur.Les élections pourront être tenues en même temps qu’une élection provinciale ou municipale ou alors en tant qu’élection distincte.Le Devoir La fragilité de Marois refait surface Bergeron « rejure » fidélité a Marois « Elle est la personne qu’il nous faut.» ALEXANDRE ROBILLARD Québec — La fragilité du leadership de la chef péquiste Pauline Marois a refait surface hier, quand un député a dû lui renouveler son appui après avon pourtant écrit qu’une récente crise interne a miné son prestige et sa crédibilité.S’appuyant sur une démonstration d’unité de son caucus en juin, Mme Marois avait résolument tourné la page sur les démissions et dé-chnements qui ont précédé l’ajournement des travaux parlementâmes.Mais les doutes entourant son leadership sont réapparus avec la publication d’un reportage exposant des critiques formulées récemment par le député Stéphane Bergeron.Le Parti québécois a cependant rapidement diffusé un communiqué dans lequel M.Bergeron a voulu dissiper tous les doutes que ses propos auraient pu susciter envers Mme Marois.«Elle est la personne qu’il nous faut pour établir un lien de confiance avec les Québécoises et les Québécois, leur offrir un gouvernement fiable et honnête et surtout, mener à bien le projet souverainiste», a-t-ü déclaré dans le communiqué.M.Bergeron a de plus louangé Mme Marois, soulignant qu’elle a le courage et la détermination nécessaires pour diriger le PQ et fane la souveraineté.Le député a aussi assuré qu’il avait toujours l’intention de poursuivre son travail aux côtés de ,sa chef À la bn de juin, Mme Marois avait convoqué une réunion extraordinane de ses députés dans une station touristique de la région de Québec, abn de mettre un terme à la crise qui a secoué Stéphane Bergeron JACQUES NADEAU LE DEVOIR son caucus.Elle avait obtenu leur engagement formel envers le programme péquiste ainsi qu’envers son leadership.Cela n’a pourtant pas empêché M.Bergeron d’y aller de ses propres critiques quelques jours plus tard — «début juillet», selon ce que le PQ a indiqué hier — dans un courriel destiné à un militant proche du Parti indépendantiste (PI).Selon des extraits publiés hier dans Le Devoir, M.Bergeron écrivait que «le coup assé- né par les cinq démissionnaires aura sérieusement miné son prestige et sa crédibilité» pour mener à bien le projet souverainiste.M.Bergeron s’est défendu hier d’avoir voulu semer le germe de la division en décrivant l’affai-bbssement du PQ dans son message à Daniel Roy, qui souhaite créer une coabbon souverabbste.Objectif Le député a soutenu que son objectif était au contraire de «susciter l’unité des troupes progressistes et souverainistes derrière le PQ».«Malgré les événements qui ont secoué notre parti, j’ai l’intention de me battre aux côtés de Pauline Marois et de l’ensemble de mes collègues du caucus du Parti québécois afin de poursuivre notre travail rigoureux à regagner la confiance des Québécois et réengager le Québec sur la voie de sa pleine émancipation», a-fil déclaré dans son communiqué.Selon les extraits publiés par Le Devoir, M.Bergeron a admis qu’ü partageait certaines des récriminations des quatre premiers démissionnaires, Louise Beaudoin, Pierre Curzi, Lisette La-pointe et Jean-Mar bn Aussant.Tous ces départs se sont produits après que Mme Marois a décidé d’appuyer une demande du maire de Québec, Régis Labeaume, afin qu’un projet de loi privé légalise une entente conclue pour un projet d’amphithéâtre.M.Bergeron a d’ailleurs indiqué au quotidien qu’il avait eu des réticences envers le projet de loi, mais qu’il avait choisi de défendre ses idées de l’intérieur afin de ne pas affaiblir davantage son parti.La Presse eanadienne Selon la ligue des Noirs du Québec «Irresponsable», le feu vert à 15 nouveaux Taser MARCO BÉLAIR-CIRINO La Ligue des Nobs du Québec qualibe à’«irresponsable» le feu vert accordé au Service de po-bce de la ViUe de Montréal (SPVM) abn qu’il fasse l’acquisibon de 15 nouveaux pistolets électriques Taser.«Cette arme constitue un danger.Il y a des gens qui sont décédés suite à l’utilisation de cette arme», déplore la porte-parole de la Ligue des Noirs, Marguerite Mukaruma.Elle cite en exemple Quilem Registre, qui est décédé en octobre 2007 après avoir reçu plusieurs décharges électriques tirées par les pobciers du SPVM.«Ce n’est pas un cas isolé», fait-elle valoir, tout en montrant du doigt le cas de Robert Dziekanski, mitraillé de décharges électriques il y a près de quatre ans par des agents de la Gendarmerie royale du Canada à l’aéroport de Vancouver.«On craint qu’il y ait une multiplication de cas comme celui-ci», ajoute Marguerite Mukamura.La Commission de la sécurité pubbque de la Ville de Montréal a autorisé, la semaine dernière, le SPVM à avoir en sa possession 57 pistolets électriques.Les dépôts d’armes du Service de police de Toronto sont quant à eux garnis de 700 Taser, tandis que 200 appareils de ce type sont à l’abri dans ceux du Service de police de Vancouver.Enquête indépendante réclamée «La Ville de Montréal tourne en rond sur l’utïlisa-tion de cette arme, qui est toujours contestée même par les experts des Nations unies», déplore la Ligue des Noirs, plus d’un mois après la mort par balle de deux hommes, Mario Hamel et Patrick Limoges, lors d’une opérabon pobdère qui a tourné au yinaigre dans le centre-ville de Montréal.À cet égard, la Ligue dénonce «le manque de responsabilité» du ministre de la Sécurité publique, Robert Duül, qui a refusé de déclencher au lendemain de l’événement une enquête indépendante.«Non seulement il faut une enquête indépendante dans ce cas-ci, mais aussi une enquête générale est nécessaire pour examiner le fonctionnement des corps policiers, en particulier la formation des policiers et l’utilisation des armes.» Le Devoir ARCHIVES LE DEVOIR Les dons sont insnflisants en Montérégie Les dons des Québécois à l’intenbon des sinistrés de la Montérégie ont été nettement insuffisants, selon ce qu’a déploré hier Michel Pecteau, le responsable de SQS Richelieu.Deux milbons de dollars auraient été recueiUis par la Croix-Rouge canadienne et l’organisme de M.Pecteau depuis le début des inondabons, en avril dernier.Les sinistrés du déluge du Saguenay s’étaient attiré des dons de 28 millions, a-t-il rappelé.Quelques milliers de Québécois ont participé aux deux bns de semaine de grande corvée sur le terrain.Une des journées a même été annulée en raison de l’efficacité des bénévoles lors des précédentes corvées.Michel Pecteau a ajouté qu’envi-ron 600 000 $ en biens devaient être ajoutés au total des dons.Mais la générosité des citoyens a tout de même été trop timide, a-t-il plaidé, toujours en faisant référence au déluge du &guenay.Abn d’iUustrer sa comparaison, M.Pecteau a signalé que son organisabon n’avait pu stimuler la générosité en montrant une pebte maison blanche sur un cap de roche où l’eau passait de chaque côté.Il a ajouté qu’en Montérégie, les dommages ont surtout été causés sous l’eau et que, lorsqu’elle s’est retirée, ils ont été bien plus considérables que prévu.Michel Pecteau a relaté que Guy Laroche, un ancien dirigeant militaire devenu sous-ministre adjoint à la Sécurité pubbque, l’avait mformé que Québec entendait avon versé au moins 50 % des compensabons aux smistrés d’ici le 27 jublet Les responsables de SQS Richebeu ont aussi annoncé qu’un spectacle poin les sbiistrés aura beu samedi procham, avec une prestabon de Nathabe Choquette, notamment La Presse eanadienne Manon CORNELLIER La ehronique de Manon Comellier fait relûehe.Elle sera de retour le 10 août. A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI IS JUILLET 2011 ACTUALITES Afin d’améliorer les relations avec Pékin Baird en visite officielle en Chine Ottawa — John Baird effectuera sa première visite officielle en Chine à titre de ministre des Affaires étrangères ce week-end, contribuant ainsi aux efforts du gouvernement conservateur pour améliorer les relations parfois délicates avec Pékin.Le ministre Baird soutenait il y a deux semaines devant un auditoire de gens d’affaires à Toronto que le fait de se rendre en Chine constituait une priorité.Tout en soulignant que son gouvernement continuerait de faire pression auprès de Pékin en matière de respect des droits de la personne, M.Baird a sans contredit mis l’accent sur les relations commerciales.11 a souligné que la Chine était d’une importance cruciale pour soutenir la prospérité canadienne.M.Baird a ajouté que son gouvernement en était conscient et que lui-même l’était tout autant.Le ministre sera en Chine du 16 au 20 juillet.11 en profitera également pour préparer le terrain du second séjour du pre- CHRIS WATTIE REUTERS John Baird, le ministre des Affaires étrangères mier ministre Stephen Harper en sol chinois.La dernière visite de M.Harper en Chine ne s’était pas déroulée sans encombre.Le premier ministre chinois, Wen Ji-bao, l’avait réprimandé en 2009 pour avoir mis trop de temps à visiter la Chine, et un quotidien local avait accusé M.Harper d’avoir maintenu la Chine à l’écart.Lors de son accession au pouvoir en 2006, M.Harper avait publiquement affirmé que les Canadiens ne voulaient pas qu’il vende les valeurs du pays au profit du «dollar tout puissant», faisant référence à la Chine.Les conservateurs avaient également spéculé sur de l’espionnage industriel chinois, tout en mettant en avant un projet de loi qui a éventuellement accordé la citoyenneté canadienne au dalai-lama, le leader bouddhiste tibétain.Ces relations parfois tendues ont été critiquées par la communauté d’affaires au Canada, qui a souligné l’importance de ne pas s’aliéner la Chine, compte tenu de son rôle économique.Le cabinet du premier ministre a depuis organisé de multiples séjoius en Chine, dans une tentative de réparer les pots cassés et d’améliorer les relations entre les deux pays.Le président chinois, Hu Jintao, a par ailleius effectué une visite officielle au Canada en juin dernier, mais dans le cadre des sommets du G8 et du G20 en Ontario.Après son passage en Chine, M.Baird se rendra siu l’île indonésienne de Bali, poiu assister à une rencontre siu la séciuité régionale, tenue par l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).La Presse eanadienne Chaussettes puantes contre le paludisme MARCO BELAIR-CIRINO Pensez-y à deux fois avant de mettre au rebut une paire de vieilles chaussettes malodorantes.Ces vulgaires morceaux de tissu freineraient le paludisme qui fauche pas moins de 780 000 personnes par année, selon Grands Défis Canada.L’organisme sans but lucratif déliera aujourd’hui les cordons de sa bourse afin de verser une subvention poiu soutenir le développement d’un dispositif voué à attirer, puis à tuer sans gêne les moustiques susceptibles de transmettre le paludisme.L’équipe scientifique dirigée par le D" Eredros Okumu de l’ifakara Health Institute, situé en Tanzanie, compte attirer les moustiques à l’intérieur de l’appareil grâce à l’odeur de chaussettes malodorantes ou imprégnées d’une odeiu synthétique.Ces appâts nauséabonds attireraient les moustiques quatre fois plus qu’un être humain, selon l’équipe de chercheius.«Cette innovation locale tanzanienne pourrait contribuer significativement à l’ac- célération de l’élimination du paludisme, et sauver des vies.Grands Défis Canada est heureux d’appuyer cette découverte importante du D'Okumu afin qu’il optimise ce dispositif, teste son potentiel d’impact et en cas de succès ébauche un plan de développement et de commercialisation pour s’assurer que l’appareil soit disponible aux communautés à faible coût», a affirmé par voie de communiqué le chef de la direction de Grands Défis Canada, le D"^ Peter A.Singer.Artillerie de vaporisation Le dispositif, qui doit être installé à l’extérieur, s’ajoutera à l’artillerie de vaporisateurs et de moustiquaires qui protègent les gens contre les moustiques.Quelque 250 millions nouveaux cas de paludisme sont recensés chaque année, la plupart en Afrique subsaharieime.Près de 800 000 personnes en meurent annuellement dont une majorité d’enfants.«Malgré les progrès de la lutte mondiale contre le paludisme, il y a encore du travail à faire.Le paludisme a coûté tant de vies, y compris celle de personnes proches de moi, et mon espoir est que ce dispositif novateur fera partie de la solution», a affirmé le D" Eredros Okumu.La subvention octroyée au D"^ Eredros Okumu, qui est financée conjointement par Grands Défis Canada et la fondation Bill et Melinda Gates, servira à soutenir financièrement les essais et l’amélioration de l’attrape-moustiques puant avec l’espoir qu’il sera développé d’ici deux ans.Grands Défis Canada est quant à lui subventionné par le Eonds d’innovation pour le développement (EDI).Dans le budget de 2008, le gouvernement de Stephen Harper a alloué 225 millions sur cinq ans au EDI afin de soutenir «les plus grands chercheurs du monde afin d’encourager des percées dans le domaine de la santé ou d’autres secteurs qui offrent des possibilités de percées pouvant mener à des changements durables dans la vie de millions d’habitants de pays pauvres».Le Devoir Un abonnement à la version papier = privilèges sur ledevoir.com Culture Livres t IV cmuidâ Hugk Masekela Lavoie de l’héritage CsKe la im a un cycie jjuuuhuc ort de I entente du lac Meech' Edltorta! Le grand saut en arriéré ftw.B ïïl] I « grille Meech se rai^e derrière Maple uTMX par Londres SPECTT Bile oubliée m ent de la uimrounaute tlnanciere -fLsar ïJï Fêter et danser, d’ondée en ondee Conrad Black retournera en prison Uaaippbg Le Nord et nous 1.1 tonal de jardins e musique a n de Sunwing Accès à 100% du contenu Internet selon le type d'abonnement.Accès aux articles publiés sur le site depuis 2002, enrichi de photos, de liens Web, de graphiques, etc.Dès 01 hOO, profitez des articles du journal papier.Accès à l'Agenda culturel.Cahier culture, livres cahier spéciaux.INSCRIVEZ VOUS GRATUITEMENT SUR LEDEVOIR.COM LE DEVOIR.Libre de penser corn REUTERS Atlantis avant son arrimage à la station spatiale lundi 160® et dernière sortie dans l’espace pour les astronautes Cap Canaveral — Deux astronautes ont réalisé, hier, la toute dernière sortie dans fespace de fère des navettes de la NASA, afin de récupérer une pompe brisée de la Station spatiale internationale (SSI) et de mettre en place une expérience de ravitaillement robotisé.Les astronautes Michael Eossum et Ronald Garan Jr., qui se trouvaient déjà dans la SSI avant l’arrivée à’Atlantis, ont réalisé avec succès cette 160® sortie dans l’espace de l’histoire de la station.Ils ont accompli leurs tâches en trois heures et demie.Eossum et Garan ont marqué une pause pour admirer le Centre spatial Kennedy, à 394 kilomètres plus bas, avant de se diriger vers une plateforme d’entreposage où se trouvait la pompe brisée.Garan a agrippé la pompe alors que le bras robotisé de la SSI déplaçait l’astronaute au-dessus de la navette Atlantis.La pompe a été hxée à une plateforme de la navette afin d’être ramenée sur Terre.Alors qu’ils s’apprêtaient à s’occuper de l’expérience de ravitaillement, les astronautes ont remercié les milliers de personnes qui ont travaillé sur la navette Atlantis, dont c’est le dernier voyage dans l’espa- ce.«C’est vraiment magnifique», a dit Garan.Pendant la sortie de leurs deux collègues, les huit autres astronautes de la SSI ont déchargé une partie des quelque cinq tonnes de matériel livré par Atlantis.Le matériel contient de la nourriture pour un an, des vêtements et des articles d’entretien destinés à l’équipage de la station au cas où les vols commerciaux de fusées ne parviendraient pas à livrer le matériel à temps.Le prochain vol commercial vers la SSI doit avoir lieu d’ici la hn de l’année.Jusqu’à maintenant, la majorité du matériel destiné à la SSI était transporté par des navettes.La NASA aura désormais recours à des entreprises privées pour poursuivre son programme spatial, afin d’atteindre l’objectif fixé par la Maison-Blanche d’envoyer des astronautes sur un astéroïde d’ici 2025 et sur Mars d’ici 2035.Le voyage spatial de dix jours de la navette Atlantis est le dernier du programme des navettes de la NASA.Atlantis doit revenir au Centre spatial Kennedy le 21 juillet et sera ensuite exposée dans un centre touristique.Assoeiated Press Le greffé des deux jambes a «pleuré» à son réveil Valence — L’homme greffé des deux jambes lundi à Valence, en Espagne, a «pleuré» d’émotion à son réveil et devrait pouvoir marcher «dans six ou sept mois», a déclaré hier le chirurgien qui a pratiqué l’opération.Cette greffe, présentée comme une première, a été réalisée lundi par le chirurgien espagnol spécialisé Pedro Cava-das sur un homme amputé des deux jambes, qui était condamné à se déplacer en fauteuil roulant.«Si tout se passe comme nous l’espérons, il serait raisonnable de penser que dans six à sept mois il pourra marcher», a estimé le médecin, tout en soulignant que l’absence de précédent pour une telle greffe devait inciter à la prudence.«J’imagine qu’il pourra marcher avec des béquilles, f imagine qu’à long terme il pourra même abandonner ses béquilles; mais tout cela dépendra de la manière dont se passe la rééducation», a ajouté le docteur Ca-vadas lors d’une conférence de presse à l’hôpital La Le de Valence, où a été pratiquée l’opération.Le jeune homme «s’est réveillé lundi après-midi, aux anges, et s’est mis à pleurer quand il a vu les jambes», a raconté le chirurgien, précisant que le patient, «âgé de vingt et quelques années», était dans un état «cliniquement très stable et quitterait prochainement l’unité de soins intensijs».Selon le médecin, le jeune homme, à présent soumis à un «intense traitement anti-rejet», pourrait commencer à bouger les jambes dans trois semaines, et dans trois mois ses nouvelles jambes pourraient supporter son propre poids.Le greffé, dont l’identité n’a pas été révélée, avait perdu les deux jambes dans un accident de la route et avait dû être amputé au-dessus des genoux.Le niveau de l’amputation empêchait l’installation de prothèses, condamnant le jeune homme au fauteuil roulant, et la possibilité qu’il marche un jour à nouveau «était nulle», a souligné le docteur Cavadas, spécialisé dans ce type de greffes.Le chirurgien s’est toutefois montré prudent sur les suites de cette double greffe, remarquant que 24 heures après l’opération, qui a duré une dizaine d’heures, «il est très tôt, il peut encore se passer beaucoup de choses».«Il s’agit de la première fois au monde qu’est menée une opération avec ces caractéristiques et, étant donné qu’il n’existe aucun antécédent, il convient d’être prudent et d’attendre pour voir les résultats», a souligné le docteur Cavadas.Ce chirurgien avait réalisé en 2008 la première double greffe de bras en Espagne, la deuxième au monde, et en 2009 la première greffe de visage en Espagne.Le 16 novembre, le ministère de la Santé avait annoncé avoir autorisé cette greffe.Agence France-Presse 41205^ 1801 porter Fin du solde aujourd’hui.Savourez la crème des rabais 30 % sur tous les vols Porter.Une offre à perdre la boule ! Économisez 30 % vers toutes les destinations Porter.Réservez dès aujourd’hui avec le code CREME Porter.Raffinée sur toute la ligne.DE RABAIS O Vols au départ de Montréal.Mentionnez le code CREME Voyagez avant le 15 décembre 2011.Les tarifs ci-dessous incluent le rabais de 30 %.Les tarifs aller simples incluent les surcharges de ligne aérienne et les frais d’aéroport.** ( Y Y Y Y Y TORONTO HALIFAX ST.JOHN’S SAU LT STE.MARIE SUDBURY THUNDER BAY 20 par Jour 2 par Jour 99 $* 158 $’ 174 $' 151 $* 151 $* 152 $’ WINDSOR BOSTON CHICAGO MYRTLE BEACH NEW YORK Dès le 8 septembre 138 $* 163 $* 163 $* 219 $* 135 $' Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.'Porter peut exiger un achat jusqu’à 21 jours à l’avance.Ce tarif aller simple n’exige pas l’achat d’un aller-retour.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Ces tarifs pourraient ne pas être en vigueur pendant toute la durée de la promotion.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.*Les tarifs aller simple incluent les services de NAV Canada, les frais d’assurance et les frais d’amélioration aéroportuaire (FAA), mais excluent les taxes et frais gouvernementaux.Les tarifs à destination de Montréal peuvent être différents.flyporter.com A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI IS JUILLET 2011 EDITORIAL Crise de l’euro La contagion L’acte 2 de la crise de l’euro vient de commencer.Après les «petits» pays, voilà que les poids lourds espagnol et italien subissent à leur tour des attaques d’autant plus frontales du marché que les politiciens excellent dans la cacophonie et non dans la gestion du drame financier.Bref, le risque de contagion est plus plausible que jamais.L Serge Truffaut a maison grecque se consume depuis plus d’un an maintenant.La portugaise également, mais depuis moins longtemps.Dans la journée de vendredi dernier, ce qui était jusqu’alors une hypothèse s’est traduit en une réalité: l’Italie est devenue la cihle des marchés.Son taux d’emprunt a augmenté aussi brutalement que bruyamment.Après l’Italie, le tour de l’Espagne est arrivé.Lundi, ces deux nations, qui sont respectivement les troisième et quatrième puissances économiques du continent, ont subi des charges assez virulentes pour que les Bourses de Milan, Francfort, Paris et autres dévissent passablement.Bien.L’incendie prend des proportions si redoutables qu’il menace de transformer l’euro en un petit amas de cendres.Que font les dirigeants européens?Ils commandent une énième réunion dans l’urgence.Dans cet exercice, soit se réunir et disserter jusqu’à plus soif, ils sont passés maîtres.Par contre, pour ce qui est d’élaborer des mesures propres à résorber un problème que tout un chacun qualifie de grave, ces messieurs-dames, cette élite européenne, s’avèrent des gamins, pour reprendre le mot du journal Le Monde.Qu’on y songe: alors i qu’il y a exigence à prendre de la hauteur, ^ _ ils n’ont rien trouvé de mieux que de former la fanfare de la cacophonie.Entre ministres des Finances et chefs d’Etat, ils se crêpent le chignon.Ils se disputent bien davantage qu’ils discutent.Ils ne cessent d’étaler leur manque de leadership.Alors forcément, en toute logique, c’est le cas de le dire, les marchés exploitent à fond le sillon des occasions que les premiers ont creusé.Dans cette histoire, ce qu’il y a de terrible c’est qu’au fil de leurs désaccords, ils ont consommé énormément de temps.Pour mémoire, on tient à rappeler que si Angela Merkel n’avait pas été aussi psychorigide qu’elle le fût au cours du premier trimestre de l’an dernier, la Grèce ne serait pas au bord de l’implosion comme c’est le cas aujourd’hui.Merkel.Elle tient mordicus, et depuis des mois, à ce que le privé, essentiellement les banques et les compagnies d’assurances, soit mis dans l’obligation de participer aux plans de sauvetage de la Grèce et du Portugal aujourd’hui, et, sait-on jamais, de l’Italie et de l’Espagne demain.Sarkozy privilégie quant à lui une participation volontaire du privé parce qu’une participation obligée taxerait passablement les banques françaises passablement exposées dans les pays du Sud.Grand patron de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet s’oppose fermement à ces deux propositions.Enfin.Il s’y est opposé jusqu’à ce qu’il laisse entendre, par des voies détournées, que la BCE pourrait éventuellement reconnaître l’ombre d’un défaut partiel de paiement.En fait, lui comme les autres se plaisent tellement à compliquer le dossier à coups de commentaires sibyllins que c’est à se demander si la zone euro n’est pas devenue le royaume des sophistes.Pour dire les choses platement, cette histoire ressemble de plus en plus à celle de l’algullle dans la meule de foin.L’Europe en est donc là.Qù?Dans le fouillis le plus complet.Et ce, parce que l’un tourne à droite quand l’autre prend à gauche que le troisième va tout droit et que tous les autres rebroussent chemin.Après plus de 50 ans de construction européenne, force est de constater que l’abandon d’une Europe politique au profit d’une Europe llbre-échanglste a fait le Ut de l’Intérêt national aux dépens de la solidarité.De cette solidarité que les générations précédentes de dirigeants cultivaient avec d’autant plus de soin qu’elle était un antidote au conflit.La gestion de cette crise laisse un goût amer.Très, très amer.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO fi PAuuîMe fTA
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