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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-07-23, Collections de BAnQ.

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^ HOUSE Dette: les républicains claquent la porte, Obama s’emporte Page C 1 '^'2 Entrevue: Wajdi Mouawad prépare sa sortie Page E 1 Une escale aux Fidji sans tuba Page d i ?w w w .1 e d c V 0 i r.c 0 m ?LE DEVOIR Vol.CII V“164 ?LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JUILLET 2011 2,63S + TAXES = 2,99 La Norvège frappée de l’intérieur ¦ Un double attentat fait au moins 87 morts ¦ Le suspect arrêté serait lié à l’extrême droite MÉLISSA GUILLEMETTE Deux violentes attaques ont fait au moins 87 morts en Norvège.Le pays nordique est en émoi et cherche à comprendre.Une voiture piégée située près d’édifices gouvernementaux et des bureaux du premier ministre à Oslo a d’abord explosé vers 15h30, heure locale, tuant sept personnes et faisant une quinzaine de blessés.A peine quelques heures plus tard, un rassemblement de jeunes militants du Parti travailliste a été le théâtre d’une fusillade à Tîle d’Utoya, sur un lac à 35 kilomètres de la capitale.Quatre-vingts personnes ont alors perdu la vie sous les tirs d’un homme qui semblait être seul.«Il est fort probable que ce chiffre monte encore», a dit le commissaire par intérim de la police d’Oslo, Sveinung Sponheim, lors d’un point de presse hier.Au cours de la nuit, des secouristes fouillaient toujours les décombres autour du lieu de la première attaque, où s’entassent des piles de métal, des éclats de verre et des milliers de feuilles de papier, ainsi que sur Tîle et dans les eaux l’entourant.Plusieurs personnes sont portées disparues.Les édifices gouvernementaux étaient heureuse ment moins occupés qu’à l’habitude lors de l’explosion, puisque c’était un jour férié hier, en Norvège.Le suspect, un Norvégien «de souche» de 32 ans nommé Anders Behring Breivik, selon le ]o\XYndi\ Aftenposten, a été arrêté sur Tîle peu après les événements, où îl a été Interrogé.Les enquêteurs, quî ont fouillé son appartement, ont VOIR PAGE A 10: NORVÈGE CHRISTINA ALONSO LE DEVOIR MUSIQUE CLASSIQUE Dutoit: ses plaisirs, ses projets, ses rancœurs ¦ À lire en page C 10 INDEX Actualités.Annonces.Avis publics.Bourse Carrières.Décès Économie.Éditorial.A3 Idées.B 5 C 9 Monde.C 6 C 7 Mots croisés.B 6 C2 Météo.C8 C 5 Perspectives.B 1 C 9 Rencontres.D 4 C 1 Sports.C 8 B 4 Sudoku.D 5 Le français se meurt au Vermont Après des années de relations tourmentées avec la culture québécoise, la communauté franco-américaine fait face à l’extinction Je parle frança' PIERRE TRUDEL COLLABORATION SPECIALE Grandma Phyllis, Franco-Américaine de quatrième génération, anime les enfants au French Heritage Day de Vergennes, dans TÉtat du Vermont.CAROLINE MONTPETIT ^ 87 ans, Rîta Charleboîs parle un français A presque impeccable.Elle a pourtant grandi dans les vertes collines du Vermont, où ses parents, francophones et catholiques, avaient émigré de Chrysler, en Ontario, à la recherche de terres abordables pour établir leur ferme.Rita Charlebois ne fait pas que parler.Elle danse aussi la gigue, lors des veillées traditionnelles canadiennes-françaises que sa petite cousine, Marguerite Senecal, organise d^ puis six ans dans le petit village de Vergennes, dans le nord du Vermont.Rita et Marguerite font partie de la vaste communauté américaine d’origine canadienne-française qui peuple le Vermont depuis la moitié du XIX" siècle.Venus pour acheter des terres, alors plus fertiles et moins chères que celles du Québec, op pour travailler dans les nombreuses usines de l’État améri- cain, ces Canadiens français d’origine ont longtemps su conserver leur langue, leur culture et leurs traditions.La Nouvelle-Angleterre fut déjà surnommée «Québec-en-Sud».Sur une carte illustrant la présence francophone en Nouvelle-Angleterre, on peut voir que les francophones étaient concentrés au Vermont en 1850, avant de se diriger vers le VOIR PAGE A 10: FRANÇAIS La mémoire en chanson ¦ Une époque qui commence par les voyages de Champlain, à lire en pages A 6 et A 7 Tout le monde l’appelle Sylvie Sylvie Vartan, l’éternelle petite fleur de la chanson, sera de passage à l’Olympia de Montréal lundi Cinquante ans après son premier disque et quarante millions de disques plus tard, l’Olympia de Montréal accueille celle qui, par les mots d’Aznavour, devint (et demeure) «la plus belle pour aller danser».Non, pas Michèle Richard.Celle de la version originale: Sylvie Vartan.Ou plutôt, dirait-on si nous étions en France ou au Japon : Sylvie.Entrevue.SYLVAIN CORMIER CJ est Sylvie au bout du fil.Comment, Sylvie qui?Sylvie tout court.Quand on parle de Sylvie Moreau, on dit: Sylvie Moreau.Pareil pour Sylvie Boucher la comédienne, Sylvie Bernier la championne olympique, Sylvie Desgroseillers la chanteuse.Il y a bien Sylvie ma cousine, qui se prénomme Sylvie parce que je me prénomme Sylvain: c’est une autre histoire.La Sylvie au bout du fil, directly from her home in L.A., c’est Sylvie et rien que Sylvie.Dans la pub du promoteur Evenko, pour le spectacle de ce lundi à l’Olympia de Montréal, ils ont écrit «Sylvie Vartan»: c’est bien parce que c’est ici.En Erance, «Sylvie» aurait suffi.Demandez voir à Tactri- ce française Sylvie Testud.Depuis cinquante ans tout juste, il n’y a qu’une Sylvie dans toute TÉurope francophone.Et jusqu’en Bulgarie, sa patrie.Depuis que son frère orchestrateur Eddie Vartan lui obtint de donner la réplique au déjà vieux Erankie Jordan (elle avait dix-sept ans, lui vingt, un grabataire!) dans la VOIR PAGE A 10: SYLVIE ERED DUEOUR AGENCE ERANCE-PRESSE Sylvie Vartan à la sortie de son album Soleil bleu.Présentez cette annonce pour obtenir 200$ de rabais à l’achat fauteuil Zéro-Gravité "Pur Confort” Offre valide jusqu’au 31 août 2011 Pour plus d’informations: www.toutpourledos.com ou 514-383-1582/1-800-268-1582 • 9501 av.Christophe-Colomb, Montréal 77831302834830 V'.x* • ¦m 2 {/) .= (Ü vT cn o CL D "O cu u (/) 3 0 c (/) fD CL N 01 o Q- "c 'fU CÜ Z C ip i_ ro Q.N CU >.ai ro Q- c Z) (/) cu f z'/ •'¦ K * , ' I A ’ 8 , i I I 5i: I [ v'—-/- '• .At< • ‘^-/., ¦ • -4 ' < / @ LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JUILLET 2011 A 3 ACTUALITES Deux jugements de la Cour surpême du Canada Une juge s’inquiète de la légalisation de nouvelles exemptions fiscales dans les réserves indiennes HELENE BUZZETTI Ottawa — Alors que le Plan Nord du gouvernement du Québec prend son envol et que les entreprises autochtones sont appelées à se multiplier, deux jugements rendus hier par la Cour suprême du Canada risquent d’attirer l’attention.Les juges ont tranché en affirmant que les revenus d’intérêt d’un autochtone générés dans une institution financière située dans une réserve indienne sont exempts d’impôt même si lui-même n’habite pas la réserve.Une juge dissidente croit que ce jugement risque de transformer les réserves en paradis fiscaux.Les deux causes jugées hier sont très similaires.Dans les deux cas, il s’agit d’autochtones inscrits ayant acheté des dépôts à terme dans une caisse populaire située dans une réserve indienne.Rolland Bastien, un Huron de Wendake, près de Québec, avait acheté ses dépôts à la caisse populaire du village huron qu’il habitait.L’argent provenait de l’exploitation de son entreprise de fabrication de mocassins basée dans la réserve.Alexandre Dubé, un Attikamek de la communauté Qbedjiwan, avait acheté des dépôts à terme à la caisse populaire de la réserve de Mash- teuiatsh.Ses dépôts, d’une valeur de 1 à 2 millions de dollars, provenaient de l’exploitation de son entreprise de transport.Les hommes ont tenu pour acquis que les revenus d’intérêt de leurs placements étaient exempts d’impôt, mais l’Agence du revenu du Canada n’était pas d’accord avec cette idée.Qttawa estimait que les revenus d’intérêt avaient été générés sur les marchés financiers canadiens et internationaux.Ces revenus n’ayant pas été ga^és dans la réserve, ils ne se qualifiaient pas à l’exemption fiscale.La Cour suprême donne raison aux autochtones.Les magistrats du plus haut tribunal au pays concluent qu’il n’est pas pertinent de savoir où exactement les intérêts ont été générés.Ils assimilent les dépôts à terme à des contrats par lesquels une institution financière s’engage, à une date donnée, à verser un certain montant d’intérêt.Seul le lieu où ce contrat a été signé — les caisses situées dans les réserves — est pertinent.«Il ne s’agit pas de savoir d’où l’institution financière tire les profits dont elle se sert pour s’acquitter de son obligation contractuelle en- Une juge dissidente croit que la décision risque de transformer les réserves en paradis fiscaux vers M.Bastien», écrit le juge Thomas Cromwell.Mais voilà, les deux causes diffèrent sur un point majeur: le lieu de résidence des plaidants.M.Bastien vivait au village huron.La décision le concernant est unanime, les sept juges lui ayant donné raison.M.Dubé, lui, n’a pas toujours habité dans sa réserve et le capital qu’il a investi provenait d’activités économiques n’ayant pas pu être reliées avec certitude à la réserve.Le jugement rendu dans son cas fait l’objet d’une dissidence: cinq juges sont en sa faveur, deux sont contre.La juge Marie Deschamps, du Québec, met sans détour en lumière les risques de dérapage du jugement.«Reconnaître l’exemption [fiscale] dans de pareilles circonstances équivaudrait à transformer la réserve en abri fiscal pour les Indiens qui se livrent hors réserve à des activités lucratives indéterminées.» Les montants de M.Dubé étaient substantiels: avec son placement de 1 à 2 millions, il a généré des revenus annuels d’environ 60 000 $.L’avocat de M.Dubé, François Bouchard, se dit satislait du jugement qu’il n’a pas encore lu en pro- fondeur.«Mon client n’a pas l’émotion facile, mais il est content» L’avocat se dit lui-même surpris de la «générosité» inhabituelle avec laquelle les juges ont interprété l’exemption hscale des autochtones.«Ça m’apparaît un gros gain pour les autochtones.» En soi, le jugement ne s’applique qu’à une sorte de placement hnancier, soit les dépôts à terme.Mais rien ne garantit que d’autres autochtones ne s’inspireront pas de ce verdict pour demander l’exemption fiscale sur des revenus d’autres types de placement.«Ça sera à examiner si on peut appliquer cela à d’autres types de placement», a indiqué M® Bouchard.M.Bouchard note que plusieurs entreprises autochtones ont vu le jour depuis 10 ans et que ce phénomène est appelé à prendre de l’ampleur avec le Plan Nord du gouvernement de Jean Cha-resf la coopération avec des entités autochtones étant très souvent gage d’un déroulement «paisible» des projets.«Ces gens-là ont maintenant de l’argent à placer qu’ils n’avaient pas avant Ça va faire naître un examen très attentif de ce jugement [.] Là, on parle de revenus de placement, mais demain ce sera les revenus des entreprises.» Le Devoir Dossier du cardiologue Guy Turcotte Le Directeur des poursuites criminelles interjette appel Le Directeur des poursuites criminelles et pénales interjette appel dans le dossier du cardiologue Guy Turcotte, qui avait été reconnu non criminellement responsable du meurtre de ses deux enfants.Le Directeur l’a fait savoir hier après-midi, par voie de communiqué.Le comité des appels du Directeur des poursuites criminelles et pénales affirme qu’après avoir procédé à l’analyse des directives du juge Marc David, de la Cour supérieure, il en est venu à la conclusion qu’il pouvait demander la permission d’en appeler du jugement.Dans son communiqué, le Directeur des poursuites criminelles et pénales dit estimer que «le juge a erré en droit sur des points susceptibles d’avoir influencé le jury dans ses conclusions quant à la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux» du docteur Turcotte.Le Directeur des poursuites précise qu’il ne fera aucune autre déclaration publique.Qlivier et Anne-Sophie Turcotte, âgés respectivement de 5 et 3 ans, avaient été poignardés à plusieurs reprises par leur père, le cardiologue Guy Turcotte, le 20 février 2009, dans sa résidence de Piedmont, dans les Laurentides.M.Turcotte supportait mal la rupture d’avec sa conjointe, Isabelle Gaston, urgentologue au même centre hospitalier que lui.Joint au téléphone, l’avocat de M.Turcotte, M® Pierre Pouparf s’est refusé à tout commentaire.Le verdict du jury, rendu le 5 juillet dernier, avait causé tout un émoi dans la population, alimentant les réseaux sociaux, les tribunes téléphoniques et le courrier des lecteurs dans les quotidiens.Une manifestation est même prévue le 6 août, à Montréal et ailleurs au Québec, contre le verdict de non-responsabilité criminelle pour troubles mentaux du docteur Turcotte.Une pétition en ligne a été lancée, réclamant «un verdict plus approprié» pour celui qui a admis avoir tué ses deux enfants.Avocat criminaliste, M® Robert LaHaye dit ne pas avoir été surpris de la décision d’interjeter appel.«Pour un juriste, il n’y a rien de surprenant» à ce qu’une des parties qui n’est pas d’accord avec le verdict veuille interjeter appel, en invoquant les directives du juge au jury ou le fait que certaines preuves qu’elle voulait déposer aient été refusées lors du procès.Il ne croit pas que la pression populaire ait joué dans la décision du comité des appels.Si la requête pour permission d’en appeler est accordée, il laudra attendre selon lui un an ou deux ans pour plaider au mérite devant ime formation de ùois juges.La Presse eanadienne Accurso : Revenu Québec contestera le jugement L> Agence du revenu du Qué-' bec a obtenu la permission de porter en appel le jugement rendu dans la cause qui l’oppose à l’entrepreneur montréalais Tony Accurso, a rapporté Radio-Canada, hier.La Cour d’appel a accepté d’entendre Revenu Québec sur la question.Le 23 juin dernier, la Cour supérieure avait refusé à Revenu Québec l’accès aux données fiscales recueillies par l’Agence du revenu du Canada (ARC) dans le cadre de son enquête sur une fraude impliquant deux compagnies de Tony Accurso.Construction Louisbourg et Simard-Beaudry ont plaidé coupables en décembre 2010 à des accusations de fraude d’une valeur de 4 millions aux dépens du fisc fédéral.Le fisc québécois voulait quant à lui obtenir cette preuve pour mener sa propre enquête sur l’homme d’affaires Tony Accurso et ses entreprises.De leur côté, les avocats de M.Accurso ont toujours refusé que la preuve soit communiquée à Revenu Québec.L’j^ence du revenu du Canada a toujours soutenu ne pas avoir la preuve formelle que Tony Accurso a été impliqué personnellement dans les activités frauduleuses de ses deux compagnies.En mai dernier, le journaliste Alain Gravel de l’émission Enquête avait obtenu copie d’une déclaration sous serment de Revenu Québec qui soulevait un doute sur la participation de M.Accurso à cette fraude.Selon ce documenf intitulé le projet Touch, Tony Accurso aurait signé de sa main des chèques permettant à une de ses entreprises de se procurer des millions de dollars en fausses lactures.Dans ce même document.Revenu Québec allègue que de fausses écritures comptables de plusieurs millions de dollars dans les livres des compagnies de Tony Accurso servaient à «camoufler des dépenses de nature personnelle au bénéfice de M.Anthony Accurso et des membres de sa famille».La Presse eanadienne DES CONSULTATIONS PUBLIQUES EN IMMIGRATION FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR LE MINISTRE de l’Immigration du Canada, Jason Kenney, a annoncé hier, à Montréal, qu’une consultation publique sur les questions d’immigration se tiendra sur Internet à compter d’août.Il y a deux semaines, le ministre lançait une série de consultations à la grandeur du Canada pour discuter du nombre de personnes à accueillir et des critères à favoriser dans l’examen des demandes, dans le but d’améliorer les services.La partie Web permettra de joindre plus de personnes.Le ministre a ajouté que selon lui, le nombre d’immigrants présentement acceptés au pays annuellement, soit environ 250 000, est bon.«Je ne vois pas de changements radicaux à venir pour ce nombre, je peux vous le dire.» Un premier criminel de guerre est arrêté en Alberta SIDHARTHA BANERJEE Le premier des 30 présumés criminels de guerre qui vivraient illégalement au Canada a été arrêté hier par les agents de l’Immigration, a annoncé le gouvernement fédéral.L’arrestation de Cristobal Gonzalez-Ramirez survient au lendemain du lancement par Qttawa d’un site Internet identifiant les personnes accusées d’avoir commis ou d’être complices de crimes de guerre.L’homme de 44 ans originaire du Honduras est accusé d’avoir été membre d’une unité d’une armée spéciale dans son pays.Il a été placé en détention par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) à la suite d’informations transmises par des citoyens.Le ministre de l’Immigration, Jason Kenney, a affirmé que de nouvelles pistes avaient été ouvertes au sujet d’autres présumés criminels.«Leurs informations peuvent vraiment nous aider à résoudre certains de ces cas de longue date», a-t-il expliqué à l’extérieur des bureaux de l’ASFC, situés dans le Vieux-Montréal.«Nous devons aux Canadiens de nous assurer que ceux qui ne sont les bienvenus dans ce pays en raison de leur présumée implication dans des crimes aussi sérieux que ceux de guerre et contre l’humanité soient retirés de la circulation», a soutenu le ministre.Le site Internet a été lancé pour obtenir de nouvelles informations qui pourraient aider les autorités à retrouver et à expulser de présumés criminels de guerre.Cristobal Gonzalez-Ramirez apparaissait sur cette liste.M.Kenney a expliqué qu’il ne pouvait pas divulguer beaucoup de détails au sujet de son arrestation.Sa dernière adresse connue se trouvait à Edmonton, mais le ministre n’a pas voulu dire où il avait été trouvé.Jeudi, quatre appels ont été reçus au sujet du Hondurien par le biais de la ligne mise sur pied par l’agence pour recueillir des informations.Selon M.Kenney, Gonzalez-Ramirez a fait une demande pour obtenir le statut de réfugié en 2006.En août 2007, la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada a déclaré sa demande irrecevable.En 2009, un examen des risques avant renvoi n’a pas montré qu’il courait des risques s’il retournait à la maison.Il devait être expulsé en mars 2010, mais il s’est volatilisé.Le ministre a affirmé que les autorités avaient déjà pris les mesures nécessaires pour que Gonzalez-Ramirez soit expulsé immédiatement.Par ailleurs, la police de Medecine Hat, en Alberta, a affirmé hier que le gouvernement fédéral ne l’avait pas prévenue avant jeudi qu’un criminel de guerre se terrait dans la ville.La liste des 30 présumés criminels de guerre compte Dimitrije Karic, âgé de 51 ans et originaire de l’ex-Yougoslavie.Le sergent Brent Secon-diak a affirmé que la dernière adresse connue de l’homme était à Medecine Hat et qu’il y a habité pepdant quatre ans.À Montréal, le ministre de l’Immigration n’a pas voulu commenter le cas Karic.Il a néanmoins e^qjliqué que les noms des personnes qui étaient visées par un ordre d’expulsion étaient inscrits sur une liste de surveillance accessible par la Gendarmerie royale du Canada et par les forces policières provinciales et locales.La Presse eanadienne Vers la fin de l’amiante ?ANDY BLATCHEORD Une note interne du gouvernement fédéral laisse entendre que la dernière mine d’amiante pleinement en activité, située au Québec, serait à l’agonie, si bien que l’industrie controversée pourrait tout simplement mourir de sa belle mort.La note de service du ministère fédéral des Ressources naturelles datée de février 2008, obtenue grâce à la Loi sur l’accès à l’information, estime que la vie de la mine Lac d’amiante du Canada à Thetford Mines, en Chaudière-Appalaches, pourrait se terminer au début 2012.Cette information peut jeter un nouvel éclairage dans le débat international sur l’amiante, et suggère que même si le gouvernement Harper défend bec et ongles cette industrie, il serait bien au fait qu’elle pourrait s’éteindre discrètement.La grande majorité des exportations d’amiante proviennent de la mine située à Thetford Mines, qui est exploitée par LAB Chrysotile.Les investisseurs espèrent par ailleurs sauver celle de Jeffrey, située près d’Asbestos, qui est en activité de manière irrégulière depuis quelques années.L’industrie de l’amiante a presque disparu au cours des dernières décennies, et plusieurs se préoccupent des impacts nocifs du minerai, qui aurait des propriétés cancérigènes.Selon la Société canadienne du cancer, plus de 100 000 personnes meurent dans le monde chaque année en raison de l’exposition à l’amiante, et de plus en plus d’experts de la santé unissent leur voix pour demander au Canada de cesser l’exportation du minerai.Mais ces avertissements n’ont pas changé la position d’Qttawa sur le minerai fibreux.Le document d’Qttawa lait surlace à point nommé puisque cette semaine, LAB Chrysotile annonçait qu’elle pourrait suspendre ses activités au mois de novembre, et ce, pour une période indéterminée.Mais le président de l’entreprise, Simon Dupéré, a toutefois soutenu que les problèmes à la mine n’avaient rien à voir avec la réduction des dépôts de chrysotile à la mine de Thetford.Il a affirmé que la mine pourrait continuer à exploiter de l’amiante après 2012, mais n’a pas voulu préciser pour combien de temps encore.«Ce n’est pas le cas, ce ne sera pas fini en 2012», a dit M.Dupéré, ajoutant que le document du fédéral se concentrait probablement sur les réserves disponibles.«Il y a assez de ressources pour aller bien au-delà de cette date.Thetford Mines en contient énormément Peu importe où vous regardez, vous pouvez creuser et en trouver», a-t-il ajouté.La Presse eanadienne A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 JUILLET 2011 ACTUALITES Conseil de la fédération L’absence de Charest a eu un impact, selon Benoît Pelletier JOCELYNE RICHER ALEXANDRE ROBILLARD Québec — L’absence du premier ministre Jean Charest à la rencontre annuelle du Conseil de la fédération a certainement eu un impact sur le résultat des discussions entre les premiers ministres réunis cette semaine à Vancouver, selon l’ex-ministre Benoît Pelletier.Dans une entrevue accordée à La Presse canadienne hier, l’ex-ministre des Affaires intergouvemementales, entre 2003 et 2008, dit croire que cette absence n’est pas «insignifiante», même s’il est difficile d’en mesurer la portée.Interrogé sur la question de savoir si cela faisait une différence ou non que le premier ministre n’ait pas participé à la réunion qui a pris fin hier, celui qui est retourné à l’enseignement à l’Université d’Ottawa a répondu: «Très nettement, c’est sûr.» Etant donné que M.Charest est à l’origine de cet organisme-conseil créé en 2003 et qu’il y joue depuis sa création un rôle de leadership, «son absence n’est pas insignifiante», en ce sens qu’elle a sans doute été «remarquée» par ses homologues.De là à croire que le premier ministre Charest se désintéresse du Conseil de la fédération ou remet en question sa pertinence, il y a un pas que M.Pelletier ne franchit pas.Au contraire: «Je le connais assez pour savoir que c’est faux» de prétendre que M.Charest prend ses distances du Conseil, dit M.Pelletier, un expert en constitution qui est à l’origine du programme du gouvernement libéral en matière de relations entre le Québec, les autres provinces et le gouvernement fédéral, et qui a joué un rôle-clé dans la naissance de l’organisme qui réunit chaque année les premiers ministres provinciaux à la recherche de consensus dans leurs relations avec Ottawa.Moreau balaie les accusations Pour la première fois depuis la création du Conseil, le premier ministre Charest n’a pas assisté à la rencontre annuelle de l’organisme qu’il a fondé, et ce, pour être présent au mariage de sa fille aînée, Amélie, aujourd’hui, en Provence.Un de ses successeurs, l’actuel ministre des Affaires intergouvemementales, Pierre Moreau, qui a remplacé M.Charest à Vancouver, assure que ses homologues n’ont pas pris ombra- ge de l’absence du premier ministre du Québec et que cette situation n’a pas nui aux relations entre le Québec et ses voisins.Ses homologues «comprennent très bien que, dans la vie politique, on a aussi des situations familiales qui sont de première importance», a dit à ce propos M.Moreau, lors d’un entretien téléphonique depuis Vancouver.La situation est «exceptionnelle et tous l’ont très bien compris», a-t-il ajouté.L’absence de M.Charest n’a pas empêché les premiers ministres de travailler et de chercher des consensus, a indiqué M.Moreau, qui insiste pour dire que la recherche d’une voix commune des premiers ministres provinciaux paraît plus pertinente que jamais, dans un contexte de gouvernement fédéral majoritaire.«Je pense que le Conseil est extrêmement dynamique», a-t-il commenté.Redynamiser l’institution Mais ce n’est pas l’avis de Benoît Pelletier, qui se permet quelques critiques et se demande si le moment n’est pas venu, justement, de «redynamiser» cette institution qui n’a pas toujours répondu aux attentes.En fait, dans le passé, les rencontres annuelles du Conseil ont servi à étaler tant les divergences entre les provinces que leurs positions communes.«C’est une question de volonté politique», croit M.Pelletier, qui demeure convaincu que le Conseil de la fédération est toujours une «instance utile», malgré ce que peuvent en penser ses détracteurs.Mais encore faudrait-il lui donner plus de moyens, plaide-t-il.H note par exemple qu’au début, le secrétariat de l’organisme, installé à Ottawa, devait être leiKt(^ùii6bfan and ùnadum 13,5% aie./vol._____ *ttirarR.\.scE lIFFRÏia RN BOUTEILLE PAR CHATEAU CAPENin Marlborough ^^oaked Chardotin^'l La modération a bien meilieur goût.M PRENEZ GOÛT À NOS CONSEILS ;cA«cTra#coof SAO 18+ TitulairGS dG pGrinis, agences de la SAQ, comptoirs Vin en vrac, SAQ Signature, SAQ Dépôt et SAQ.COITI exclus.L’offre Épargnez 20 % sur ces 7 produits est en vigueur le samedi 23 juillet 2011 seulement, jusqu’à la fermeture de la succursale ou l’épuisement des stocks, selon la première éventualité.Limite de 3 bouteilles par client, par transaction, pour chacun des produits identifiés: Captain Morgan, rhum blanc (code SAQ: 00000935); Les Jardins de Meyrac, vin de pays d'oc (code SAQ: 00637850); Laguna de la Nava Gran Réserva, valdepehas d.o.(code SAQ: 00902965); Luis Felipe Edwards Gran Réserva, cabernet-sauvignon, valle-de-colchagua d.o.(code SAQ: 10272510); Kim Crawford, chardonnay, marlborough (code SAQ: 10669470); Le Jaja de Jau, syrah, vin de pays d'oc (code SAQ: 11073361); Dig House Red, california (code SAQ: 11462420).Quantités limitées à 48 000 caisses pour tout le réseau.Aucune mise de côté n’est acceptée.18 ans ou plus. A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 2 3 ET DIMANCHE 24 JUILLET 2011 ACTUALITES FRANÇAIS SUITE DE LA PAGE 1 New Hampshire, le Massachusetts et le Rhode Island vers 1900.Aujourd’hui, on calcule aussi qu’environ un habitant sur trois de l’État du Maine serait d’origine québécoise.Mais si on regarde l’annuaire téléphonique d’une ville comme Burlington, à la lettre B, par exemple, parmi les Boucher et les Boudreau, on constate qu’une majorité des noms ont une consonance francophone.A un moment de l’histoire, le Vermont, et la ville de Burlington en particulier, a été un centre de la culture canadienne-française en Nouvelle-Angleterre.La paroisse de Saint-Joseph, à Burlington, a été l’une des premières paroisses franco-américaines et catholiques des ÉtatSrUnis.«On y disait la messe en latin, et l’homélie en français et en anglais, jusqu’en 1943», se souvient John Fisher Poissant, de la Société de généalogie du Vermont et du Canada français, et qui est aussi, soit dit en passant, un parent d’Henri Bourassa, le fondateur du DevoM «C’était le neveu de mon arrière-grand-père, dit-il.Ma mère était une Bourassa.» Aujourd’hui, John Fisher ne parle plus un mot de franpis; «Tout ce que je comprenais, à la messe, c’était: ''A dimanche prochain!”», dit-il.En fait, la culture francophone au Vermont a commencé à disparaître à partir des années 1960.De la discrimination à la haine Il faut dire que les Canadiens français du Vermont n’ont pas eu la vie facile.Dans les années 1920, les francophones catholiques de l’État étaient la cible du Ku Klux Klan, qui est allé jus- qu’à brûler une croix du cimetière de la paroisse catholique de Sainte-Augustine, à Montpellier.«Les francophones représentaient alors la plus grande minorité culturelle de l’Etat du Vermont, où il y avait peu de Noirs et peu de Juifs», explique Mark Richard, professeur d’histoire de l’Université de l’État de New York à Plattsburgh et lui-même d’origine franco-américaine.M.Richard prépare présentement un livre sur la discrimination envers les francophones de la Nouvelle-Angleterre au début du siècle dernier.Dans les années 1920, les francophones catholiques de rÉtat étaient la cible du Ku Klux Klan, qui est allé jusqu’à brûler une croix du cimetière de la paroisse catholique de Sainte-Augustine, à Montpellier Cette haine envers les francophones, qui poussait le KKK à essayer de les empêcher d’acquérir des terres pour bâtir des écoles ou des églises, par exemple, n’était pas tout à fait marginale.«Entre 1920 et 1925 environ, le Ku Klux Klan comptait 80 000 membres au Vermont», relève Mark Richard.A la même époque, une étude intitulée Vermont Eugenics’ Survey, conduite par le zoologiste Henry Perkins, visait à stériliser les familles vermontaises répondant aux trois «D»: délinquance, dépendance et défectuosité mentale.«Les trois D étaient utilisés pour viser les pauvres, les handicapés, les Canadiens français et les Amérindiens», peut-on lire sur le site de l’Université du Vermont.«Ils représentaient “une invasion insidieuse et continue” du Vermont et étaient donc visés», lit-on encore sur le site de l’Université.L’historienne Nancy Gallagher a d’ailleurs consacré un livre aux études de Henry Perkins, Breeding Better Vermonters, publié chez University Press of New England.Une goutte d^eau dans la mer Mais au-delà de ces études et des activités du Ku Klux Klan, au début du siècle, les francophones ont continué de subir une discrimination qui n’a pas aidé à la préservation de leur culture.«Les Américains croyaient que les Eranco-Améri-cains étaient idiots parce qu’ils ne parlaient pas anglais, se souvient Marguerite Senecal, qui ne parle presque plus français aujourd’hui, mais qui organise tous les ans le French Heritage Day, à Vergennes.Moi, je me disais que c’étaient eux, les idiots, qui ne parlaient pas français.» «Je crois qu’à un moment donné, tous les parents ont eu la même réaction.Quand leurs enfants ont commencé à se faire embêter parce qu’ils disaient ‘free” au lieu de “three” à l’école, ils les ont poussés à parler anglais», dit-elle.C’est pourtant grâce à la ténacité d’autres parents, et ^âce aux communautés, que le français s’était maintenu jusqu’à la dernière génération.«Mes parents insistaient toujours pour qu’on parle français à la maison», raconte Doris Stage, qui parle encore français aujourd’hui et qui a publié un livre sur les traditions francophones du Vermont.Enfant, Doris fréquentait l’école de Stanhope, aujourd’hui Dixville, située exactement sur la frontière entre le Québec et le Vermont.«J’y suis allée pendant quatre ans, se souvient-elle.On y apprenait l’anglais et le français.Puis, ils ont décidé de donner l’enseignement seulement en français, et mes parents se sont dit: “Nous vivons aux Etats- Unis, nos enfants doivent apprendre l’anglais.” Alors, j’ai quitté cette école.» Longtemps, les francophones du Vermont ont entretenu leurs propres écoles paroissiales catholiques.Puis, selon Mark Richard, lorsque les religieuses se sont vu donner la possibilité, par le Vatican, de choisir leur occupation, plusieurs ont quitté l’enseignement, ce qui a entraîné la fermeture de ces écoles.Au même moment, l’arrivée de la télévision dans les maisons, principalement en anglais, a aussi favorisé l’assimilation des francophones à la culture dominante.Professeur d’histoire du Canada à l’Université du Vermont, David Massell donne périodiquement un cours sur la présence francophone aux États-Unis à des étudiants en provenance de différents États américains.«Lorsque je demande aux gens qui se considèrent comme Eranco-Américains de se lever, un quart ou un cinquième de la classe se lève.Lorsque je leur dis: “Maintenant, nous allons dire quelques mots de français”, presque tout le monde se rassoit.Les seuls qui restent debout sont des gens qui ont fait une démarche personnelle, qui sont inscrits en lettres françaises ou qui ont séjourné en Erance, par exemple», raconte-t-il.Dans un film intitulé Réveil, Waking Up Erench., Ben Levine explique que le français a longtemps été préservé en Nouvelle-Angleterre parce que les émigrants canadiens-français n’avaient pas l’intention de demeurer éternellement aux ÉtatSrUnis.Et pourtant, nombre d’entre eux sont restés.Nombre d’entre eux se sont assimilés.Et il ne reste plus, de ce formidable exode vers le Sud, qu’une goutte d’eau de français dans la mer, cette mer fût-elle le lac Champlain.Le Devoir MORTEN HOLM SCANFIX AGENCE ERANCE PRESSE Un homme aide une femme blessée à sortir de Tun des édifices gouvernementaux de la capitale norvégienne qui ont été ciblés par une attaque terroriste.NORVEGE SUITE DE LA PAGE 1 confirmé qu’il est bien lié aux deux attaques, mais on ignore s’il a agi seul.«Nous ne savons encore rien de ses motivations», a précisé le commissaire Sponheim.Selon la chaîne de télévision commerciale norvégienne TV2, qui n’a pas cité sa source, le présumé tireur serait lié à l’extrême droite.Une théorie renforcée par les informations du Aften-posten, qui révèlent que ce directeur d’une société spécialisée dans la culture des légumes se décrit sur le Web comme un «nationaliste» et critique l’islam.Le registre des armes à feu norvégien l’associe à trois armes: un pistolet, une carabine et un fusil de chasse.Le groupe islamiste Ansar al-Djihad al-Alami a bien revendiqué les attaques en soirée, mais selon un responsable de la police d’Oslo, il ne s’agit pas d’un acte lié à une organisation du type.Ce responsable a confié que l’attaque s’apparente probablement davantage à celle d’Oklahoma City de 1995 qu’aux attentats terroristes de 2001.Plus d’explosifs ont été retrouvés sur l’île après la fusillade.Les experts désamorçaient le matériel au moment de mettre sous presse.Les images aériennes de la chaîne TV2 ont montré cette escouade policière arrivant sur l’île en bateau, tandis que des personnes en panique se jetaient toujours à l’eau pour quitter Utoya.Toutes les routes menant sur l’île ont été fermées par les autorités.Le tireur était vêtu d’un uniforme d’agent de la paix lorsqu’il a rejoint le groupe de militants travaillistes.«Il est sorti de sa voiture, a présenté des papiers d’identité et a dit qu’il était envoyé pour examiner le dispositif de sécurité, qu’il s’agissait d’une mesure de pure routine après l’attentat [à Oslo]», a dit un membre du service de sécurité du camp, Simen Brandsen Mortensen, au quotidien Verdens Gang.Il a ainsi pu être escorté en bateau jusqu’au lieu du rassemblement.Il était en fait armé d’un fusil automatique et a tiré en rafale sur les jeunes partisans réunis.Le premier ministre norvégien, Jens Stolten-berg, ne se trouvait pas à son bureau au moment de l’explosion et n’a donc pas été blessé.Il a dénoncé une «attaque lâche contre de jeunes civils innocents».Il est rapidement apparu à la télévision pour commenter la tragédie et inciter la population à rester à la maison.«J’ai un message pour ceux qui nous ont attaqués, a dit M.Stolten-berg.C’est un message de toute la Norvège: vous ne détruirez pas notre démocratie et notre engagement pour un monde meilleur.» ^mm BERIT ROALD/SCANPIX AGENCE ERANCE PRESSE Les vitres de cet édifice ont été soufflées par la puissante déflagration.La communauté internationale a aussi rapidement dénoncé les deux événements.Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est dit «choqué», tandis que le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, a rappelé que «la Norvège a apporté ses bons services à la paix dans les régions les plus instables de la planète».C’est d’ailleurs à Oslo qu’est remis chaque année le prix Nobel de la paix.Selon le président américain, Barack Obama, cet attentat rappelle que la communauté internationale doit lutter contre le terrorisme.Le premier ministre canadien, Stephen Harper, s’est quant à lui dit «stupéfait» et «horrifié» devant les attaques.«Le Canada condamne ces actes de violence barbares et insensés.Le Canada est solidaire de la Norvège en ce jour tragique.» Il s’agit du pire attentat à toucher l’Europe de l’Ouest depuis ceux de Londres, qui ont fait 52 morts en 2005, ainsi que de l’attaque la plus violente qu’ait connue la Norvège depuis la Seconde Guerre mondiale.En septembre 2006, la Norvège avait toutefois vécu un attentat, sans victimes.Des coups de feu avaient visé une synagogue d’Oslo.Le Devoir D’après VAgence France-Presse, Reuters et VAssociated Press SYLVIE SUITE DE LA PAGE 1 chanson Panne d’essence, elle est Sylvie.De la même façon que Johnny est Johnny, mais à la différence de celui qui partagea sa vie quinze ans durant (les «tourtereaux du yéyé», bien avant Hardy-Dutronc et Sheila-Ringo!), Johnny signe «Johnny Hallyday» et Sylvie signe «Sylvie».Avec une marguerite dont la tige prolonge le e et s’enroule autour du prénom.Sylvie, l’éternelle petite fleur de la chanson.«Je suis de la famille.Je le vois bien dans le regard des gens: ça me touche à chaque tournée un peu plus.Je mesure.Pouvez-vous croire que je suis encore et toujours leur copine, leur Sylvie?J’ai grandi avec eux aussi, vous savez! C’est énorme, ce partage.Et c’est très large: j’ai eu les teenagers de mon temps, qui sont devenus parents, et puis grands-parents.et toutes les générations suivantes sont là aussi.» Qui plus est, il y a cet engouement toujours vif pour les années 60.«En Angleterre, c’est drôle, pour les jeunes adultes d’aujourd’hui, je suis culte! Enfin, c’est la mignonne Sylvie de ces années-là qui est culte; ils ont sorti en 2009 une compil qui a été un gros succès.» Pas rassasiés de Françoise Hardy et de France Gall, les fadas des «French yéyé girls» se sont jetés sur l’album Irrésistiblement Sylvie 1965-1968.Ça se comprend.Enfin, moi et la France, et le Japon, et quelques amis choisis, on comprend.Y a qu’à regarder les photos d’elle par Jean-Marie Périer dans un vieux Salut les copains ou un Mademoiselle âge tendre (ou alors dans les gros bouquins chics parus chez Du Payeur) : cette mine mutine, ce minois mignon, cette moue adorable, elle était vraiment «la plus belle pour aller danser», la formule du génial Aznavour n’était pas usurpée.D’autant que la beUe dansait vraiment.Follement bien, avec abandon, allez voir le scopitone è!Est-ce que tu le sais?sur YouTube: elle n’était pas la «collégienne du twist» pour rien.«Charles Aznavour nous voulait du bien, c’est ce qu’il disait, se souvient-elle.Il trouvait nos paroles de chansons pas terribles, surtout les adaptations de chansons anglo-saxonnes.E avait décidé que nous méritions mieux, et il en a écrit notamment à Johnny [Retiens la nuit] et à moi.Dont ma “plus belle”, tellement charmante, qui m’a fait faire le tour du monde.Maintenant, quand je la chante, il y a cette émotion très pure qui perdure: c’est la petite madeleine de toute une génération.» Évidemment, ici, la madeleine s’appelle Michèle.Richard.AGENCE ERANCE PRESSE Photo non datée de Sylvie Vartan et Johnny Hallyday alors qu’ils formaient LE couple emblématique des yéyés.Sylvie est vaguement au courant.«Paraît-il, dès que je sortais un disque en France, quelqu’un le reprenait chez vous.Pas étonnant qu’on me connaisse si peu!» C’est la scène de l’arroseur arrosé, version 45-tours.Les Français adaptaient vite fait les succès américains, et les chanteurs canadiens-français s’appropriaient illico ces adaptations: ainsi Sad Movies (Always Make Me Cry) de Connie Francis devint Quand le film est triste, tube pour Sylvie, entubé aussitôt par Michèle Richard.Chantal Renaud alla pareillement se promener dans les pla-tebandes de Sylvie, commettant ses versions de Comme un garçon, ^Irrésistiblement.«C’est quand même un peu dommage que je n’aie pu défendre ces chansons chez vous.» Les Beatles et elle Il est certes un peu tard pour commencer, et le passage en ville ce lundi, quatorze ans après sa seule participation aux Éran-coFolies (un soir béni à Maisonneuve), 36 ans après le programme double Johnny-Sylvie à la place des Nations Q’y étais, déjà fan fini à 14 ans!), est le résultat d’un concours de circonstances, bien plus qu’une tentative de relance du marché québécois.Il se trouve que Sylvie va chanter au Feinstein’s de New York les 26 et 27 juillet et que Montréal était sur le chemin.«Ne pas saisir l’occasion de venir chanter à Montréal aurait été triste.» N’empêche: quand on a dépassé la mi-soixantaine, orné plus souvent la une des magazines que Bardot et vendu 40 millions de disques (dont un joli paquet au Japon, où Sylvie cartonne depuis toujours), on ne nourrit pas de grandes ambitions «au Canada».Ses derniers disques, dont l’excellent Toutes peines confondues, où elle chante Caria Bruni et La chanteuse a vingt ans de Serge Lama {«une chanson parfaite.», se rendent à grand-peine sur nos rives.Quand je lui dis que je raffole de Sous ordonnance des étoiles, l’étrange et fascinant duo avec Arthur H qui ouvre son nouvel album Soleil bleu, elle lâche un petit cri de joie: «Vous l’aimez?Il y a une ambiance terrible, je trouve.» Impossible de ne pas mentionner que Paul McCartney sera à Montréal mardi et mercredi: pour un peu, ils se retrouvaient, 47 ans après leur Olympia.de Paris! Pendant trois semaines, les Beatles, Sylvie et Trini Lopez avaient partagé la prestigieuse marquise, juste avant le départ des «p’tits gars de Liverpool» {dixit Gains-bourg) pour l’Amérique.«J’ai revu Paul quand il a refait l’Olympia en 2007: c’était ma petite madeleine à moi, tout m’est revenu.Je me suis souvenu qu’avec les Beatles on avait été danser au Club Saint-Hilaire, entre deux sessions de photos.Mais vous savez, la grande vedette de ce spectacle, c’était Trini Lopez: son fameux “Marteau” [If I Had a Hammer] durait 20 minutes, il chauffait terriblement, toute la salle chantait, c’était le triomphe.Et les Beatles comme moi n’étions pas rassurés à l’idée de passer après lui.» Èlle rigole comme une gamine.«Toute petite fille» qui signe encore et toujours les autographes avec une marguerite au bout de son prénom.Ce lundi à l’Olympia, à ceux qui l’attendront à la sortie en brandissant des vinyles, elle signera Sylvie, et rien que Sylvie.Même pour nous.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situes au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 a 17h Renseignements et administration 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone Par telecopieur Par courriel Bureau de Quebec 514-985-3333 514-985-3360 redaction @ledevoir com 418-643-1541 La publicité Au telephone 514-985-3399 Par telecopieur 514-985-3390 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au telephone 514-985-3344 Par telecopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir corn Les petites annonces et la publicité par regroupement Au telephone 514-985-3322 Par telecopieur 514-985-3340 Les abonnements Au telephone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 a 16h30 Par telecopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir corn Extérieur de Montreal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au telephone Par telecopieur 514-985-3346 514-985-3390 Le Devoir peut a 1 occasion mettre la liste d adresses de ses abonnes a la disposition au samedi par Le Devoir Inc dont le siege social est situe au 2050 rue De Bleury 9 1 imprimerie du Journal de Quebec 450 avenue Bechard Quebec qui est la propriété d organisations reconnues dont la cause les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi etage Montreal (Quebec) H3A3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel Inc 12 800 rue Brault St Janvier de Mirabel Quebec division de Québécor Media 612 rue Saint Jacques Montreal qui a retenu pour la region de Quebec les services de de Corporation Sun Media 612 rue Saint Jacques Montreal —Enregistrement n 0858 Depot legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec 2007
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