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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-08-08, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LE LUNDI 8 AOUT 2011 •Tl* 'î A LIBYE Les rebelles adoptent une position défensive à l’est de Ifipoli Page B 2 AUTOMOBILE ^ Un peu trop rétro, la Camaro Page B 5 MONDE US :îP!^^'T I i -c—ri STUART PRICE REUTERS Un soldat ougandais de la force de maintien de la paix se tient dans le stade de Mogadiscio, où les shebab avaient établi leur quartier général.SOMALIE Les milices shebab abandonnent Mogadiscio Les milices islamistes shebab, qui contrôlent le sud et le centre de la Somalie, ainsi que certains quartiers de Mogadiscio depuis quelques années, ont déserté samedi matin la capitale, permettant ainsi aux forces gouvernementales et de maintien de la paix de rUnion africaine de regagner les territoires urbains abandonnés.Analyse.STÉPHANIE BRAQUEHAIS Nairobi — Le ton est inévitablement triomphaliste du côté du gouvernement de transition somalien.Mais la prudence reste de mise concernant le retrait du mouvement insurgé shebab de la capitale somalienne.Loin d’une débandade, ce départ qui s’est déroulé dans la discipline semble au contraire avoir été bien planifié.Les troupes se sont repliées principalement vers le sud de la Somalie dont le mouvement contrôle encore une large partie et, notamment, le port de Kismayo, importante source bnanciére et d’approvisionnement en armes et en munitions.Depuis plusieurs mois, les shebab ont été considérablement affaiblis.Les troupes de l’Union africaine (au nombre de 9000 soldats ougandais et burundais), coordonnées, avec des milices somaliennes soutenues par l’Ethiopie et le Kenya, pays voisins, ont lancé une offensive sur plusieurs fronts, à Mogadiscio, mais aussi dans le centre et le Sud de la Somalie, avec plus ou moins de succès selon les zones.Dans la capitale somalienne, le marché de Bakara, ainsi que celui de Suuq Baad dans le nord de la ville, ont été peu à peu encerclés par les soldats de la force de maintien de la paix avançant immeuble par immeuble, creusant des cavités dans les murs, en utilisant la tactique du «trou de souris».Cet encerclement a eu pour conséquence d’asphyxier deux sources de revenus fondamentales pour les shebab.Entre les impôts sur les commerces et les extorsions diverses, ces deux marchés leur rapportaient entre 30 et 60 millions de dollars par an selon le rapport d’experts des Nations unies sur l’embargo sur les armes publié il y a quelques jours.Il y a tout juste un an, l’offensive du Ramadan à l’initiative des shebab avait montré la mesure de leurs ambitions, mais aussi l’impossibibté pour le mouvement principalement constitué d’hommes à pied, ou en technical (jeep surmonté d’une mitrailleuse) , armés de kalachnikovs et de lance-roquettes de s’emparer de la totalité de la capitale.Après l’échec de cette offensive, des divisions étaient apparues au sein du commandement militaire sur la stratégie à poursuivre.Ces divisions, VOIR PAGE B 2: SHEBAB Damas passe de nouveau à l’attaque Le président syrien essuie une pluie de critiques de rONU et des puissances moyen-orientales KHALED YACOUB OWEIS SULEIMAN AL KHALIDI Amman — Les forces syriennes ont tué hier plusieurs dizaines de civils, selon l’opposition, notamment à Daïr az Zour, malgré les condamnations répétées de la communauté internationale.La présidence syrienne a ignoré l’appel à la retenue formulé samedi par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et a rejeté les critiques de puissances régionales, la Turquie et le Conseil de coopération du Golfe (CCG).La Ligue arabe, citée par l’agence de presse qatarie, a également fait part hier de «son inquiétude croissante et sa grande angoisse» sur la situation en Syrie.Bachar al Assad continue de justiber sa campagne militaire par les agissements présumés de groupes armés extrémistes.«C’est un devoir national de s’occuper des hors-la-loi et des criminels qui font des hold-up sur les routes, interdisent l’accès aux villes et terrorisent la population», a-t-il dit au ministre libanais des Affaires étrangères, Adnan Mansour, dans des propos rapportés par l’agence de presse officielle Sana.La répression a fait au moins 57 morts hier, a dit à Reuters Souhair al Atassi, membre de l’Union de coordination de la révolution syrienne, qui parle de «chiffres provisoires».L’assaut contre Daïr az Zour, grande ville de l’est de la Syrie, aurait fait 38 morts, une semaine jour pour jour après l’assaut contre Hama, autre ville où l’opposition au régime est forte.«Tôt ce matin, des colonnes de chars et de bulldozers, couvertes par un feu nourri, ont enfoncé les entrées ouest et nord de la ville et détruit les barricades érigées par les habitants, a raconté un habitant à Reuters.Une dizaine de chars prennent position sur la place du marché de Djoubaïla, dans le nord Le régime aurait fait 57 morts hier parmi la population VOIR PAGE B 2: ATTAQUE f Ecrasement en Afghanistan L’OTAN subit son incident le plus meurtrier du conflit Pul-I-Alam, Afghanistan — Trente militaires américains, sept membres des forces spéciales alghanes et un interprète civil ont péri dans l’écrasement d’un hébcoptère samedi en Alghanis-tan, a annoncé l’OTAN, l’événement le plus meurtrier pour la coabtion en bientôt dix ans de conflit L’OTAN n’a pas fourni d’autres détails sur les soldats tués et sur les causes de l’écrasement, mais la présidence alghane avait initialement annoncé que 31 membres des forces spéciales américaines et sept des forces spéciales afghanes avaient péri dans la chute de l’appareil.Le général Abdul Razeq, qui commande le corps d’armée afghane déployée dans la région, avait indiqué plus tôt dans la journée à l’AEP que l’hébco-ptère Chinook avait été abattu par les insurgés tab-bans, qui revendiquent avoir descendu l’appareil.Une vingtaine des Américains tués appartiennent aux forces spéciales des Navy Seals, nofam-ment à leur unité d’élité, la Team 6, qui a mené le raid pour éliminer Oussama Ben Laden, selon CNN et le Washington Post.VOIR PAGE B 2: ÉCRASEMENT Manifestations historiques contre la vie chère en Israël Netanyahou promet de «grands changements» JEEEREY HELLER Jérusalem — Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a annoncé hier la mise en place d’un comité d’experts pour examiner les réponses à apporter aux exigences des manifestants qui dénoncent depuis trois semaines la vie chère et réclament plus de «justice sociale».Samedi, pour la troisième soirée de mobilisation organisée par les protestataires, 250 000 personnes ont défilé à Tel Aviv, Jérusalem et dans d’autres villes du pays, illustrant un malaise social inédit dans l’histoire de l’État juif.Le mouvement de contestation, qui rassemble jeunes, étudiants et membres de la classe moyenne inquiets pour leur niveau de vie face notamment à la flambée des prix de l’immobilier, n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis la mi-juillet Lors du conseil des ministres, hier matin.Benjamin Netanyahou, considéré comme un chaud partisan du libéralisme économique, a annoncé la création d’un comité d’experts chargé de mettre au point un programme de réformes sociales et économiques en réponse au malaise actuel.«Ces dernières semaines, nous avons assisté à un mouvement de protestation qui exprime de véritables difficultés», a dit le chef du gouvernement Soulignant la nécessité de «grands changements», tout en ajoutant qu’il ne pourrait pas «contenter tout le 7NDIÎI , ni i*ID MENAHEM KAHANA AGENCE ERANCE-PRESSE Quelque 250 000 personnes ont manifesté samedi dans les rues de plusieurs villes israéliennes.monde».Benjamin Netanyahou a précisé que le comité, conduit par l’économiste Manuel Trajten-berg, formé à Harvard, mènerait «un large dialogue avec de nombreux secteurs de la communauté».Itzik Shmuli, l’un des chefs de ble de la contes-fation, a accueilli favorablement cette initiative.«Mais je veux être sûr qu’on ne va pas nous mener en bateau pendant trois mois, avec au bout du compte rien de concret», a-t-il dit à la radio israélienne.«Le peuple exige la justice sociale», pouvait-on lire sur l’une des banderoles brandies samedi à Tel Aviv par les manifestants, qui ont jusqu’ici été soucieux VOIR PAGE B 2: ISRAËL Chev.Equinox LS 2011 (y • Bien equipee À partir de ^ * /zseni.coMpmir mmMenr g^MOis TRANSPORT ET FRÉRARATION INCLUS Pour iB niBwBür * A l'achat total de 182 versements effectués aux 2 semaines.Immatriculation assurances et taxes en sus.Les photos illus trées peuvent différer du modèle annoncé Sujet à l'approbation du crédit.Voir toutes les conditions et détails sur place.Offres d'une durée limitée pouvant être modifiées ou annulées sans avis préalable.our le prix Chevrolet buick epUIS T95Z ILE-DES-SOEURS 1000, BOUL RENÉ-LÉVESQUE 1 888635-0476 B 2 LE DEVOIR LE LUNDI AOUT 2011 LE MONDE Les macaques Guy Taillefer ew Delhi — Mumbai: 11 attentats terroristes en 18 ans dans 40 sites différents, 704 morts et 2289 blessés, dont les 18 personnes tuées et 131 blessées dans les attaques simultanées à l’explosif commises le 13 juillet dernier à l’heure de pointe dans les secteurs commerciaux de Zaveri Bazar, Opera House et Dadar.Depuis 20 ans, il n’y a pas eu en Inde de ville qui ait subi davantage de violence terroriste.Le cliché, chaque fois qu’explosent les bombes, consiste à faire valoir combien les «Mumbaikers» sont résilients.Sauf qu’à si souvent se faire frapper, il devient de plus en plus laborieux de retrouver le moral.Les actualités occidentales ont relevé la nouvelle du plus récent attentat sur un mode désintéressé.11 signale pourtant la bn d’un répit, s’agissant du premier attentat d’envergure commis dans la ville depuis le siège de l’hôtel Taj Mahal et le massacre hypermédiatisé de novembre 2008, dans lequel sont mortes 164 personnes.Beaucoup disent que, derrière l’image de grande capitale bnancière et cinématographique qu’elle arrive encore à projeter sur la scène mondiale, Bombay/Mumbai est en fait une mégalopole qui vieillit plutôt mal.Que la ville a commencé à décliner, peut-être irrémédiablement, début 1993, après la démolition par des fanatiques hindous de la mosquçe de Babri, à Ayodhia, dans l’Uttar Pradesh.A l’époque, cet événement avait déclenché à Bombay des émeutes religieuses qui avaient fait au moins 900 victimes, surtout musulmanes, suivies d’une série de 13 attentats vengeurs téléguidés par la pègre musulmane, dans lesquels avaient péri 250 autres personnes.La justice n’a pas fait son travail après ces événements.Les connivences politiques n’pnt pas été démontées.Face à la démission de l’État, les politiciens cupides, les mabas, les organisabons extrémistes et les promoteurs immobiliers véreux ont pris le relais.«Mumbai est dévorée de l’intérieur», écrit Soutik Biswas, chroniqueur en ligne de la BBC.Se superpose à cela l’inefficacité des corps policiers, mise en évidence par les attentats de novembre 2008.L’ampleur de ces attentats avait été telle à l’époque que ses habitants y avaient vu l’espoir que la ville, ^ous le choc, se reprendrait en main et que l’État central réformerait ses services de renseignements, manifestement incompétents en matière de stratégies contre-terroristes.D’autant que les principaux suspects sont toujours les mêmes: les radicaux pakistanais du LeT et leurs hommes de main, les moudjahidin indiens.Le miracle n’a pas eu lieu.Dans la foulée des derniers attentats, à lire les spécialistes de Maximum City, la résilience se transforme en résignabon.Delhi, 17 millions d’habitants, et puis, entre autres espèces vivantes, pas mal de rats, bien entendu, dont il m’arrive de croiser la course rampante, les meutes de chiens errants qui vous réveillent la nuit en hurlant à la Lune dans la ruelle, cette fascinante colonie de grands aigles milans installés dans la pépinière municipale du quarber voisin de Nizamuddin.Delhi serait, selon Ranjit Lal, auteur d’un livre intitulé Birds of Delhi, l’une des capitales du monde les plus diversibées sur le plan ornithologique.Il y a aussi des macaques, parmi les automobiles à ne plus savoir qu’en faire.L’amour de l’homme pour son char est universel.On voudrait être un singe, justement, d’autant qu’il est dans l’hindouisme un animal sacré ou, mieux encore, un singe ailé, pour pouvoir circuler dans cette ville anbpiétonne et passer par les toits.J’habite un quartier près du centre de cette capitale tentaculaire — et animalière.Un jour, par la porte ouverte du balcon arrière de l’appartement, qui est situé au premier étage, sont entrés deux gros macaques.Un bébé aux grands yeux ronds est resté assis sur la balustrade du bàcon — à prendre des notes.Le premier s’est arrêté dans la chambre, comme en sentinelle.Le second est allé droit vers la cuisine, comme s’il savait très exactement où elle se trouvait, est mon- té sur le frigo, a pris les bananes et les chikoos, a tourné comme au ralenti la tête vers moi qui gueulais depuis le salon, est reparb avec son butin.Delhi: capitale cette année centenaire de l’Inde, 17 millions d’habitants et un macaque monté sur mon frigo.«Le singe n’a jamais autant l’air d’un animal que lorsqu’on l’affuble de vêtements d’homme», dit le proverbe indien, cité dans Kal, un abécédaire de l’Inde moderne.Ah bon! Ceux qui sont rentrés chez moi étaient nus.L’homme, paraît-il, partage avec le macaque 93 % des gènes.Dans le panthéon indien, le dieu-singe Hanuman, sorte de Superman avant la lettre, occupe une place prépondérante.Mumbai compte pas moins d’une quarantaine de grandes statues d’Hanuman, érigées un peu partout.Delhi en a une dizaine.Un dieu guerrier dont les fondamentalistes hindous du BJP ont fait leur mascotte.Il y a quelques années, le président d’Arcelor avait qualifié de «monnaie de singe» l’argent avec lequel le groupe indien Mittal comptait mettre la main sur le grand producteur français d’acier.Vous dire à quel point les Indiens en ont été vexés.Macaques sacrés, dieux haïssables.Font parfois sauter les réseaux électriques.Font peur aux marcheurs et aux enfants dans les parcs.Sont porteurs de maladies contagieuses.Dans la vraie vie, le citadin indien se bent loin d’eux, préfère leur forme sublimée.Évidemment qu’on n’ouvre jamais plus la porte du balcon sans se demander s’üs sont là.Le Devoir E N BREF Tension vive en Ukraine Kiev — La tension monte en Ukraine à la veille de la reprise du procès de l’ex-premier ministre et opposante loulia Timochenko dont l’incarcérabon vendredi avait suscité un tollé inter-nabonal.Les parbsans de Mme Timochenko ont maintenu hier leur sit-in dans le centre de Kiev sous haute surveillance policière pour obtenir la libérabon de l’opposante en dépit de l’inter-dicbon de la jusbce.Une centaine de policiers anb-émeutes étaient déployés hier matin autour du camp de tentes improvisé installé sur Khrechtchatik à proximité du tribunal, a constaté une journaliste de l’AFP.Une centaine de sympathisants du Parb des région du président ukrainien Viktor lanoukovitch ont organisé une contre-manifestation à côté.-AFP Négociations Hamas-Fatah Le Caire — Le Fatah et le Hamas, les deux principaux groupes palestiniens rivaux, ont repris les négociabons dimanche au Caire en vue de la mise en oeuvre de leur accord de réconciliabon conclu bn avril, a indiqué l’agence de presse of bcielle Mena.Les discussions ont été «posibves» et les deux parbes ont décidé de se réunir à nouveau début septembre dans la capitale égypbenne, selon la Mena.Leurs représentants se sont également mis d’accord pour oeuvrer à la libérabon des prisonniers de chacun des deux mouvements à Gaza et en Cisjordanie, prévue dans l’accord de réconciliabon, d’ici la bn du ramadan.-AFP Les rebelles adoptent une position défensive près de Tripoli Benghazi — Les combats se poursuivaient hier aux environs de Zliten (est de Tripoli) où les rebelles font face à une contre-attaque des pro-Kadhab, tandis qu’à l’ouest la localité stratégique de Bir Ghanam est restée aux mains des insurgés.Les rebelles libyens ont annoncé avoir adopté une «position défensive» sur une ligne de front de Zliten, à l’est de Tripoli, pour contenir une contre-attaque des forces pro-Kadhab à l’est de cet te localité qui a fait trois morts.Les rebelles de Zliten «manquent de munitions pour continuer à avancer, nous ne voulons pas prendre le risque de perdre du terrain», a indiqué un porte-parole de la rébellion dans la ville portuaire voisine de Misra-ta, Abdul Wahab Melitan.Trois rebelles ont été tués et quinze autres blessés, a-til précisé, ajoutant que les insurgés avaient adopté «une position défensive».Venus de l’enclave de Misrata, à une cinquantaine de kilomètres plus à l’est, les rebelles tentent depuis plus d’une semaine de s’emparer de cette ville de 200 000 habitants.Contrôle de Bir Ghanam Sur la situation à l’ouest, le premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi a affirmé au cours d’une conférence de presse à Tripoli que les troupes du régime avaient repris le «contrôle total» de Bir Ghanam, verrou stratégique à 80 km au sud-ouest de la capitale.Un journaliste de l’AFP qui s’est rendu sur place dimanche soir a toutefois constaté que «des rebelles contrôlaient les checkpoints» et qu’il «n’y avait aucun Sudoku par Fabien Savary 1 3 7 9 2 7 4 5 6 8 5 2 3 1 3 7 5 6 2 9 9 8 6 4 Niveau de difficulté : DIFFICILE 1840 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 1 8 6 7 4 3 9 5 2 9 3 4 5 2 8 6 7 1 5 7 2 6 9 1 8 3 4 6 1 8 3 7 2 4 9 5 3 9 7 4 1 5 2 8 6 4 2 5 8 6 9 3 1 7 7 5 3 2 8 4 1 6 9 8 4 1 9 5 6 7 2 3 2 6 9 1 3 7 5 4 8 1839 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com COLIN SUMMERS AGENCE EKAN CE-PRESSE Un rebelle au milieu d’un échange de tirs avec les forces loyales de Kadhafi à Bir Ghanam tir».Des avions de l’OTAN survolaient fréquemment la localité dans la nuit, a-t-il ajouté.Le premier ministre avait reconnu que la localité était tombée la veille sous le contrôle de la rébellion, avec l’aide d’opérations aériennes de l’OTAN.A Benghazi, capitale des rebelles, l’un des principaux chefs militaires des insurgés, Fawzi Bukatif, a jugé «prématuré» la création d’une «armée nationale», alors que la guerre contre le régime du colonel Mouam-mar Kadhafi se poursuit.«On ne peut pas le faire pour le moment.Nous sommes en guerre.Nous sommes en pleine révolution, ce n’est pas possible [.], c’est prématuré», a-fil déclaré dans un entretien à l’AFP.Ancien ingénieur du secteur pétrolier, M.Bukatif dirige sur le terrain «l’Union des forces révolutionnaires», qui regroupe une trentaine de «brigades» de com- battants volontaires sur le front.Il est également vice-ministre de la Défense au sein du Conseil national de transition, l’organe polibque de la rébellion.Depuis le début de la lutte armée contre le régime Kadhab, en février, les insurgés peuvent être classés en deux principaux camps: les anciens soldats de l’armée de Kadhab, passés dans le camp de la «révolubon», et les volontaires, combattants civils regroupés au sein d’une mulbtu-de de brigades — Kabba — qui font aujourd’hui la force de frappe de la rébellion.Sur un plan humanitaire les condibons deviennent de plus en plus difbciles pour les habitants de Tripoli, qui souffrent d’une pénurie d’essence depuis plusieurs mois et doivent maintenant faire face à de nombreuses coupures d’électricité et d’eau courante.Agence France-Presse SHEBAB SUITE DE LA PAGE B 1 qui n’avaient cependant pas remis en cause l’unité du mouvement, émergent à nouveau.Depuis le début de l’année, les shebab ont perdu beaucoup d’hommes et en sont réduits à recruter de plus en plus des enfants selon un récent rapport d’Amnes-ty Internabonal.Lampleur de la sécheresse, désormais qualibée de famine dans certaines zones du pays par les Nattons unies, a poussé des milliers de personnes à fuir le pays pour rejoindre l’Éthiopie ou le Kenya, rendant le recrutement plus difficile.Ce retrait après des semaines d’affaiblissement est certes le signe d’une défaite sans précédent, mais celle-ci pourrait bien n’être que ponctuelle.Le risque à court terme est de voir une augmentation des attaques kamikazes, d’engins ejqilosifs improvisés et de mines le long des routes.Mais surtout, reste à savoir si le gouvernement de transi-bon somalien, corrompu et ayant perdu toute crédibilité auprès de la populabon, parviendra à saisir la chance qui lui est offerte.L’armée somalienne composée principalement de milices, plus guidées par l’appât du gain et les bdélités claniques que par un réel sentiment patriotique, ne se distingue guère par sa discipline.Dernier exemple en date vendredi dernier, le pillage de deux camions d’aide alimentaire par des soldats somaliens, juste avant une distribution à des familles affamées dans un quarber de la capitale.La fusillade qui s’en est suivie avait fait cinq morts.Si la force africaine a démontré sa capacité à gagner du terrain sur le plan militaire, le principal obstacle à venir concerne la stratégie polibque.La menace se situe paradoxalement moins chez les ennemis (shebab) que chez les alliés: le gouvernement de transition, empêtré dans des luttes intestines sans bn.Enbn, cette retraite en l’espace de quelques heures rappelle étrangement celle des Tribunaux islamiques face à l’offensive militaire éthiopienne en décembre 2006.Quatre mois plus tard, une insurrecbon s’était recréée et lançait une offensive de grande,ampleur.Deux ans après, les Éthiopiens quittaient le pays, montrant qu’en madère de guérilla urbaine, une force d’occupation étrangère finit toujours par échouer en Somalie.Libération ATTAQUE SUITE DE LA PAGE B 1 de Daïr az Zour», a dit par téléphone cet habitant se faisant appeler Abou Bakr.Selon les Comités de coordination locale, des dizaines de chars sont également intervenus dans la région agricole de Houla, au nord de Homs, accompagnés d’autobus remplis de «chabbiha», les milicens fidèles à Bachar al Assad.Ces milices ont tué 13 villageois, selon Souhair al Atassi Ces informations sont difficiles à vérifier, la Syrie ayant ejqiulsé la plupart des médias indépendants depuis le début de la révolte contre le régime il y a cinq mois.Critiques Samedi, Ban Ki-moon a fait part de «sa très grande préoccupation» au président syrien lors d’une conversation téléphonique, selon les services de l’ONU.Le diplomate «a demandé expressément au président de mettre fin immédiatement à l’utilisation de la force armée contre les civils», a précisé l’ONU dans un communiqué.Le ministre turc des Affaires étrangères.Ahmed Davutoglu, se rendra demain à Damas, porteur d’un message «déterminé», selon le premier ministre Tayyip Erdogan.La Turquie était une alliée de la Syrie jusqu’au soulè- vement, mais Ankara a critiqué la répression ces dernières semaines, notamment depuis l’assaut contre Hama.Un conseiller de Bachar al Assad, Bouthaina Shabaan, a prévenu que le diplomate devait s’attendre à un accueil glacial: «Si [.] Davutoglu vient délivrer un message déterminé à la Syrie, alors il entendra des propos encore plus déterminés concernant la position de la Turquie.La Turquie n’a toujours pas condamné les meurtres sauvages de civils et de soldats par les groupes terroristes armés», a-t-il dit à l’agence Sana.La répression du mouvement de contestation a également été critiquée pour la première fois samedi par le CCG, qui regroupe six pays du Golfe.Ée CCG a dénoncé «l’augmentation de la violence et l’usage excessif de la force» en Syrie, sans citer Bachar al Ns,-sad, et demandé la mise en oeuvre «desgrandes réformes nécessaires».Les autorités syriennes imputent la violence à des groupes armés et à des extrémistes religieux qui ont, selon elles, tué 500 policiers et soldats.D’après des groupes de défense des droits de l’homme, les forces de sécurité syriennes ont tué au moins 1600 civils depuis le début des troubles en mars.Reuters ECRASEMENT SUITE DE LA PAGE B 1 Des sources au sein de l’administration Obama ont toutefois affirmé à l’AFP cpT«il ne s’agit pas de l’équipe OBL [Oussama Ben Laden]» tout en refusant de préciser s’il s’agissait cependant de la Team 6.Le Chinook est un appareil militaire de transport capable de transporter jusqu’à 44 militaires en plus des trois membres d’équipage.«Une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes du crash», selon l’ISAF L’appareil s’est écrasé dans la province du Wardak (centre) après avoir été «touché par une roquette tirée par les talibans», a affirmé à l’AFP Sahidullah Sha- hid, porte-parole des autorités de cette province, limitrophe de celle de Kaboul et où prolifèrent les talibans.«Les éléments d’information continuent de nous arriver.Il est important que nous laissions les enquêteurs faire leur travail avant de faire des conclusions hâtives», a de son côté appelé le plus haut gradé américain, l’amiral Mike Mullen.L’événement le plus meurtrier du confiit pour la coalition remontait jusqu’ici au 28 juin 2005, quand 16 militaires américains avaient été tués dans la chute d’un Chinook, touché par une roquette tirée par des talibans.Agence France-Presse ISRAËL SUITE DE LA PAGE B 1 de ne pas trop politiser leur mouvement tout en dénonçant le libéralisme économique de Netanyahou.«On n’avait pas vu ça depuis des décennies, les gens descendre ainsi dans la rue pour demander des réformes.C’est une révolution», a déclaré Baroch Oren, l’un des chefs de file de la contestation.Face à la flambée des prix dans l’immobilier, la coalition conservatrice au pouvoir s’est engagée cette semaine à mener une politique de logement social.Le gouvernement veut aussi favoriser la baisse des produits laitiers en augmentant les importations.Pour répondre à la colère des médecins en grève.il promet de créer des emplois dans le secteur médical.Les manifestants demandent également aux autorités de réduire le pouvoir des industriels, accusés d’augmenter artificiellement le prix des produits de consommation par le biais de cartels tolérés par Benjamin Netanyahou et ses prédécesseurs.Ées exigences de l’Union nationale des étudiants israéliens vont plus loin, notamment la gratuité des études et une ambitieuse politique du logement.Le ministre des Communications, Mo she Kahlon, a déclaré qu’une solution était nécessaire, même si elle doit «coûter des milliards».Reuters LE DEVOIR, LE LUNDI 8 AOUT 2011 B 3 ECONOMIE UUHR% % AGENCE ERANCE-PRESSE Des ouvriers d’une usine de Foxconn, à Shenzhen, en Chine.Géant mondiai de ia sous-traitance en éiectronique, pour Appie notamment, Foxconn veut automatiser davantage sa production en instaiiant 300 000 machines sur ies chaînes en 2012 et 1 miiiion en trois ans pour rempiacer 500 000 empioyés.CHINE Le géant Foxconn va remplacer des onvriers par des robots Le sous-traitant taïwanais d’Apple cherche à réduire des coûts salariaux en forte augmentation HAROLD THIBAULT Pékin — Confronté à la hausse rapide des salaires ouvriers, Foxconn, le géant mondial de la sous-traitance en électronique, investit dans l’automatisation.Son patron, Terry Gou, fera installer 300 000 machines sur ses chaînes en 2012 et 1 million en trois ans pour remplacer 500 000 employés.M.Gou l’a annoncé le 29 juillet alors qu’il s’exprimait devant 20 000 ouvriers chinois de son groupe à l’occasion d’une «célébration des employés», un événement créé pour leur redonner motivation professionnelle et joie de vivre.Le sous-traitant est le premier employeur privé de Chine et son fondateur taiwanais veut «faire grimper ses travailleurs, un peu plus de 1 million, plus haut sur la chaîne de valeur ajoutée, au-delà du travail industriel de base», selon l’entreprise.Foxconn précise qu’il s’agit de leur permettre de se focaliser davantage sur l’innovation et la recherche et développement.Cette évolution, si elle se réalise, illustre la quête de solutions de remplacement par les entreprises ayant fondé leur réussite sur une main-d’œuvre chinoise peu onéreuse et qui doivent désormais s’adapter à la hausse des salaires.Le groupe, qui assemble l’iPad, les téléphones d’Apple et ceux de Nokia et produit pour de grandes marques de l’informatique, telles que Dell, a été l’un des premiers à devoir augmenter le salaire de ses ouvriers au printemps 2010, alors qu’il était confronté à une vague de suicides dans son gigantesque complexe de Longhua, à Shenzhen, où plus de 300 000 employés travaillent à la chaîne et vivent en dortoir.Depuis, plusieurs grèves ont eu lieu, notamment dans les ateliers de Honda.La hausse du coût de la main-d’œuvre chinoise s’est généralisée, le pays est entré dans une phase inflationniste.Le salaire de base d’un salarié de Foxconn est passé de 900 yuans (136 $CAN) en mai 2010 à 2 000 yuans (304 $) aujourd’hui.Les associations de protection des droits des travailleurs chinois considèrent cependant que cette amélioration ne règle pas le malaise que cause chez certains migrants, éloignés de leurs familles, l’accomplissement répétitif de tâches abrutissantes sans être autorisés à parler et la vie dans la cité-usine.Foxconn a aussi réagi à la hausse de ses coûts en délocalisant une partie de sa production vers le centre de la Chine, dans les provinces du Henan et du Sichuan, où le salaire minimal est plus bas, d’un tiers environ, que celui imposé dans les régions côtières plus développées.« Un phénomène nouveau » L’automatisation est une seconde solution.«Les entreprises espèrent rogner leurs coûts de main-d’œuvre en augmentation et c’est une occasion pour améliorer leur productivité», explique le professeur Yin Xingmin, spécialiste de l’organisation industrielle à l’Université de Fudan, à Shanghai.Il ajoute: «C’est un phénomène nouveau, la Chine sera un peu moins un pays de travail non qualifié au cours des prochaines années et elle gagnera en compétitivité.» Toutefois, Lin Kaiming, directeur de l’Institut d’observation contemporaine à Shenzhen, doute que les machines remplacent rapidement l’ouvrier migrant corvéable: «Même en doublant les salaires, il faudrait dix années de paye d’un homme pour couvrir le coût d’une machine du type de celles que Foxconn achète.Donc, même si ces entreprises peinent à recruter des ouvriers, il est peu probable qu’elles changent leurs modèles de production.» Geoffrey Crothall, du China Labour Bulletin, rappelle lui aussi que la région du delta de la rivière des Perles, poumon industriel chinois où M.Gou a fait son discours, vit toujours sur la main-d’œuvre à bas coût.Pour le porte-parole de cette association de défense des travailleurs chinois installée à Hong Kong, l’élimination des tâches humaines les plus abrutissantes sur les chaînes de production de Foxconn p’est pas une mauvaise chose.A condition qu’elle ne se fasse pas aux dépens des ouvriers.Or, lorsqu’il s’est exprimé devant ses employés pour annoncer son nouvel investissement, s’interroge M.Crothall, «Terry Gou n’a pas précisé s’il compte les replacer ailleurs, les former ou simplement les licencier, et, dans ce cas, combien de postes seront supprimés».Le Monde ANALYSE États-Unis: la dette publique au niveau du PIB, un mauvais présage HUGUES HONORE Washington — La dette publique des Etats-Unis est arrivée au niveau du produit intérieur brut du pays, ce qui est souvent considéré comme un mauvais présage pour la croissance, mais n’empêche pas les étrangers de continuer à financer Washington.Le Trésor américain a annoncé rqercredi que la dette brute de l’État fédéral avait dépassé le PIB de 2010 (14 526,5 milliards) .Elle était ce jour-Ià de 14 574,6 milliards.La tendance est claire: depuis cinq ans, le PIB a relativement peu avancé, de quelque 1 700 milliards de dollars soit 12,5 %, tandis que la dette publique s’est emballée, grimpant de plus de 6000 milliards de dollars, soif de 73 %.Les États-Unis ont entretemps traversé une récession qui a lourdement grevé des finances publiques déjà dégradées par deux guerres, des baisses d’impôts et un financement inadéquat de la protection sociale.L’une des découvertes récentes les plus discutées en économie veut que, lestée d’un État endetté à plus de 90 % du PIB, n’importe quelle économie voit son rythme de croissance nettement freiner.Elle est issue des recherches de Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, auteurs de Cette fois, c’est différent, huit siècles de folie financière (2009), une archéologie des crises déjà dette depuis la fin du Moyen Âge.Cette conclusion semble validée par la liste des pays les plus endettés du monde aujourd’hui Capon, Grèce, Italie, Irlande, etc.), où la croissance est à la peine.Elle conforte aussi une croyance profondément ancrée qu pays du libéralisme: plus un État cherche à intervenir dans l’économie, plus il va entraver son djmamisme.Peter Morici, un économiste libéral de Tuniversité du Maryland, fait partie de ceux pour Depuis cinq ans, le PIB a relativement peu avancé, de quelque 1 700 milliards de dollars soit 12,5 %, tandis que la dette publique s’est emballée qui l’État est par essence inefficace économiquement.«Le secteur privé américain est peut-être le plus efficace de la planète, mais l’Etat fédéral manque horriblement de compétitivité», déplorait-il récemment dans une tribune.«Le problème auquel sont confrontés les Américains est qu’ils paient beaucoup plus cher que les citoyens d’autres pays pour obtenir des avantages comparables.» , Qu’il soit efficace ou pas, cet État n’a aucun mal à trouver des ressources, tant il est financé généreusement par le monde entier.Les créanciers étrangers détien- nent 46 % des obligations du Trésor échangeables sur les marchés, et les banques centrales, et les fonds souverains, 33 % à eux seuls.Sans appeler à trancher dans le vif des dépenses publiques à la manière des républicains, Mme Reinhart est devenue l’une des économistes les plus alarmistes sur la montée de la dette extérieure américaine.«Au fil des ans nous sommes devenus de plus en plus dépendants des étrangers qui achètent la dette américaine», relevait-elle mardi.Or «à un moment, les banques centrales étrangères pourraient commencer à se détacher de plus en plus de leur fixation sur les titres de dette du Trésor américain».L’heure est grave, selon la Chine D’après la Chine, premier créancier étranger de Washington, l’heure est grave: l’agence de presse officielle Chine Nouvelle s’inquiétait mercredi d’une «bombe de la dette» qui risque «l’explosion».«Epargnez-moi cette indignation affectée.Si vous n’êtes pas contents, n’achetez tout simplement pas la dette.S’il y a un problème aux Etats-Unis, c’est la Chine et d’autres qui Vont facilité», répondait sur son blogue un professeur d’économie de Tuniversité de l’Oregon, Tim Duy Une opinion pouramment répandue aux États-Unis, et théorisée par le président de la banque centrale Ben Ber-nanke, est que la première économie mondiale est obligée d’offrir des dollars en quantité au reste du monde pour répondre à la demande élevée de billets verts des pays émergents.Pour les tenants de cette thèse, elle le lait entre autres via son déficit budgétaire, qui tend à augmenter la masse monétaire.Les bons du Trésor sont en effet la destination privilégiée de cette demande.Mercredi, elle était au plus haut depuis une dizaine de mois: le rendement du bon à 10 ans est descendu sous les 2,5 % pour la première fois depuis octobre.Agence France-Presse B 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 8 AOUT 2011 LES SPORTS SOCCER LIGUE NORD-AMERICAINE G P N BP BC Pts Caroline 14 3 2 40 16 44 Porto Rico 9 5 5 28 25 32 Minnesota 7 4 7 22 17 28 FC Tampa Bay 7 6 6 28 26 27 FC Edmonton 7 9 4 22 29 25 Fort Lauderdale 5 5 9 28 27 24 Montréal 3 10 6 16 22 15 Atlanta 3 13 3 19 41 12 Mercredi FC Tampa Bay à Montréal.19h30 Porto Rico à Atlanta, 20h05 Minnesota à Fort Lauderdale, 20h30 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N PP PC PTS Winnipeg 5 1 0 152 113 10 Montréal 4 2 0 195 152 8 Hamilton 3 3 0 152 144 6 Toronto 1 5 0 128 178 2 Jeudi Edmonton à Montréal, 19h30 Vendredi Calgary en Saskatchewan, 21h00 Patrice Bergeron trimballe la coupe Stanley à Québec Québec — Patrice Bergeron a brandi la coupe Stanley devant plus d’un millier d’amateurs en liesse hier midi au quai Saint-André de Québec, partageant ainsi son rêve d’enfance avec les amateurs de hockey de la capitale.Près de deux mois après avoir inscrit deux buts lors du septième match de la finale de la Coupe Stanley contre les Canucks de Vancouver, le hockeyeur de Québec a trimballé le précieux trophée dans les rues de sa ville natale.11 en avait déjà fait la promesse solennelle le 17 juin lors de l’ultime duel de la finale.Dire que le joueur de centre des Bruins de Boston a été accueilli hier en héros relève de l’euphémisme.Dès 6h, des amateurs de hockey revêtant le maillot des Bruins se sont pointés derrière l’édifice d’Espace 400" afin d’être parmi les premiers en ligne pour obtenir une photo et un autographe du joueur vedette.A son arrivée, le hockeyeur natif de L’Ancienne-Lorette a été acclamé de toutes parts, et rapidement encerclé.En tenant la coupe bien haut, Bergeron s’est faufilé jusqu’à la scène, attirant au passage bon nombre d’applaudissements.«Honnêtement, je ne m’attendais pas à ça! Je suis vraiment content qu’il y ait autant de monde aujourd’hui [hier]», a soutenu le joueur le plus adulé à Québec depuis le printemps magique des Bruins.«C’est exceptionnel, surtout à Québec, de voir ça.C’est vraiment spécial de revenir dans ma ville, ma ville natale.Je suis vraiment content de pouvoir partager ça avec eux, a poursuivi Bergeron.C’est un rêve d’enfance de dire qu’un jour, fai gagné la Coupe Stanley.» La Presse canadienne m PEDRO RUIZ LE DEVOIR Rafael Nadal signe des autographes, vendredi, au parc Jarry.Coupe Rogers Une semaine difficile attend Rafael Nadal JOANIE GODIN Il s’en est fallu de peu pour que l’Espagnol Rafael Nadal ne participe pas à la Coupe Rogers de Montréal, qui se déroule cette semaine.Le numéro deux mondial a recommencé à s’entraîner il y a à peine une semaine après avoir subi une blessure au pied à Wimbledon le mois dernier.11 ne sait pas encore si son pied est guéri à 100 %, mais il se sentait suffisamment en forme pour s’amener en sol canadien.«Je vais participer au tournoi en double avec mon ami Marc Lopez et, après le premier match, je verrai comment se porte mon pied.Ce sera une semaine difficile pour moi.Je n’ai pas eu une préparation parfaite.J’espère que jouer en double m’aidera pour la prochaine semaine.Je dois être compétitif.C’est pour cette raison que je suis ici.» Même s’il s’est fait ravir son titre de numéro un mondial par le Serbe Novak Djokovic en juillet, Nadal ne s’en fait pas pour autant.«J’ai travaillé fort toute ma vie pour être où je suis.Ce n’est pas mon but d’être numéro un.Mon objectif est d’être compétitif f essaie toujours de faire de mon mieux et je ne suis pas inquiet, a souligné Nadal, qui a remporté 10 titres en Grand chelem et qui n’est âgé que de 25 ans.«J’ai gagné plusieurs tournois dans ma carrière, 19 Masters 1000, la mé- daille d’or olympique, un grand Chelem.C’est plus que je l’aurais espéré.J’ai atteint la finale partout.» Djokovic, modèle Le nouveau roi du tennis, Djokovic, a promis qu’il ne changerait jamais sa personnalité, lui qui est reconnu comme étant un bout-en-train.«Je ne pense pas que ce soit bien de changer.Les gens devraient tous rester eux-mêmes», a-t-il dit en faisant allusion à son nouveau statut de numéro un mondial.11 admet toutefois être devenu plus mature et plus fort mentalement après avoir connu une période plus creuse l’an passé.Le Serbe de 24 ans réalise petit à petit l’impact qu’il a sur la communauté serbe dans son pays, et partout dans le monde.«Je suis conscient que fai la grande responsabilité de représenter mon pays.C’est un petit pays qui n’a pas toujours la meilleure image, mais qui a beaucoup à offrir.Ça n’a pas toujours été facile pour la Serbie et, en tant qu’athlète, je veux faire de mon mieux pour améliorer cette image», a dit Djokovic, ajoutant qu’il était très touché de tout l’appui qu’il recevait.Djokovic respecte beaucoup ses partisans et il l’a démontré au cours du week-end, notamment en distribuant des petits cadeaux aux amateurs dans les gradins et en signant plusieurs dizaines d’autographes avant de quitter le terrain après ses entraînements.Qualifications terminées Les qualifications se sont terminées hier et sept joueurs ont obtenu leur billet pour le tableau principal.Le Colombien Alejandro Ealla a vaincu Amer Délie de la Bosnie 6-3, 6-2, l’Italien Elavio Cipol-la a battu l’Américain Jesse Levine 6-2, 6-1, l’Allemand Tobias Kamke est venu de l’arrière pour l’emporter 6-7 (5), 6-3, 6-2 face à l’Australien Matthew Eb-den, et l’autre Allemand Philipp Petzschner a éliminé l’Américain Greg Quellette 6-4, 6-4.Trois autres Américains se sont ajoutés au tableau, soit Alex Bogomolov fils, qui a battu Marinko Matosevic de l’Australie 7-6 (0), 4-6, 6-3; Michael Russell, tombeur du Turc Marsel llhan 7-5, 6-2; et Michael Yani, vainqueur 6-4, 6-4 contre le Taïwanais Yen-Hsun Lu.Le tournoi débute officiellement aujourd’hui.Un Canadien sera en action en simple, alors qu’Erik Chvojka se mesurera à Alexandr Dolgopolov de l’Ukraine dès midi sur le court Banque nationale.En double, la paire canadienne composée de Vasek Pospisil et d’Adil Shamasdin aura la lourde tâche d’affronter les Espagnols Eeliciano Lopez et Eernan-do Verdasco en fin de soirée.La Presse canadienne Roger Federer franchit le cap de la trentaine en sol montréalais JOANIE GODIN Encore une fois cette année, c’est durant la Coupe Rogers que Roger Eederer fêtera son anniversaire.Cette fois, le Suisse franchira le cap des 30 ans, aujourd’hui à Montréal.Ce n’est toutefois pas un changement de dizaine qui va déranger le joueur de tennis aux 16 titres en Grand chelem.«En Australie, j’ai déjà 30 ans, a-t-il dit d’entrée de jeu, hier, lors de sa rencontre avec la presse./e ne suis pas passé de 20 à 30 ans directement.J’ai eu plusieurs milliers de jours entre les ^x pour m'habituer au fait que je suis plus expérimenté.J’ai joué plus de matchs, je connais mes limites, mes possibilités.Les choses n’ont pas changé récemment, mais plutôt au cours des 10 dernières années.» Pour Eederer, il n’y a pas une très grande différence entre l’âge de 25 et 30 ans.11 ressent plutôt cette différence s’il se compare au joueur qu’il était à 20 ans.«A 20 ans, je tentais de percer sur le circuit et f essayais de gagner mon premier titre.Dix ans plus tard, fai accompli énormément de choses.C’est quand même une situation agréable à vivre parce qu’il y a 10 ans, je ne savais pas quelle carrière ou quelle vie j’allais avoir.» Peu de joueurs ont réussi à remporter un tournoi du Grand chelem une fois rendu dans la trentaine.Mais cette statistique est loin d’effrayer Eederer.«Il y a quand même quatre ou cinq joueurs qui ont gagné après 30 ans, alors ce n’est pas zéro.C’est pour ça que je ne panique pas.J’ai toujours pensé à long terme.Je me suis dit que je voulais jouer le plus longtemps possible.» Sommet lointain.Le premier rang mondial, qui lui a appartenu pendant 285 semaines, dont un record de 237 d’affilée, est maintenant occupé par Novak Djokovic.Eederer aimerait bien y retourner, mais ce n’est pas son principal objectif.«f aimerais bien être numéro un, comme les autres joueurs également, mais je l’ai déjà été.Etre numéro un mondial, c’est un travail qui se fait à long terme.Il faut être patient et il faut faire les bonnes choses.Si ça arrive, ça arrive, sinon, au moins je l’ai déjà été», a souligné la troisième raquette mondiale.Après avoir profité de quelques vacances et s’être entraîné dans sa Suisse natale, Eederer est satisfait de sa forme physique et mentale.«Je suis reposé à nouveau.Je suis confiant, oui, mais, pour ce qui est du tournoi, j’aimerais me placer dans une situation où j’aurais la chance d’atteindre les quarts, les demi-finales pour voir où fen suis.Mais il est vrai que pour moi, l’objectif est toujours de remporter tous les tournois.» La Presse canadienne PEDRO RUIZ LE DEVOIR Roger Federer s’entraîne sur un court du parc Jarry, vendredi.E N BREF Quatre Canadiennes à Toronto Toronto —11 n’y aura finalement que quatre Canadiennes au tableau principal de la Coupe Rogers de Toronto.Sharon Eichman a été éliminée au dernier tour de la ronde de qualifications, hier, lorsqu’elle a encaissé une défaite de 6-3, 6-1, face à la Roumaine Simona Halep.La Torontoise de 20 ans tentait de rejoindre ses compatriotes Rebecca Marino, de Vancouver, Stéphanie Dubois, de Laval, Aleksandra Wozniak, de Blainville, et Eugénie Bouchard, de West- mount, au sein du tableau principal du tournoi qui se mettra en branle aujourd’hui.Cinq autres Canadiennes avaient été éliminées des qualifications, samedi.Pour la première fois, les volets masculin et féminin de la Coupe Rogers sont présentés simultanément.- La Presse canadienne Défaite de l’Impact L’Impact de Montréal a encaissé un premier revers à ses six derniers matchs à domicile, samedi soir au Stade Saputo, une défaite de 3-1 contre les Stars du Minnesota.lan WesÜake a inscrit l’unique but de l’ImpacL alors que Simone Bracalello, deux fois, et Neil Hlavaty, sur un penalty, ont été les buteurs pour les Stars.Le club montréalais a profité de la soirée pour dévoiler son nouveau logo en vue de l’entrée en Major League Soccer en 2012.L’Impact disputera son prochain match au Stade Saputo mercredi contre le PC Tampa Bay.- La Presse canadienne Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuier votre annonce, téiéphonez avant 14 h 30 pour i’édition du iendemain.Téiéphone: 514-985-3322 Téiécopieur: 514-985-3340 petitesannonces @ ledevoi r.com Conditions de paiement : cartes de crédit [Jg] 1 «N •D ‘E 'X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 *150 Achat-vente-échange 160 *199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES Le mémorieL U Môfnorlel 1856, nj0 Du HavTd Montrai Qc H2K 2X4 Tél.i 514 625>114d Téléc.; 514 525'799S ii«Ci9loai«9téin9fnori6l.CQm Pour une publication section décès Bureau ouvert du lundi au vendredi de 10li30 à lBh30 Pot Hlâphone.HKcopleur ou par couirtel le; samedi et dhranefn de 12hOO 017ti30 PROJETS le dioii d'apprendre depuis 1966 aqeta.QC.ca PROPRIETES A VENDRE STE-DOROTHÉE Grand bungalow de 2 100 pc dans un rond point paisible, à quelques mm de marche du tram Grand terrain de 8 461 pc, arbres matures, 3+2 càc Cuisine et /bains (2) entièrement rénovées, sous-sol fini, salle de lavage, garde-robe de cèdre 348 000$.514-573-5531 ™e Maison de Campagne, Bord de l'eau, 15 minutes de Bromont et de Granby, À Roxton Pond, SVP voir le site de Caroline Grondin Remax 450-378-4120 APPARTEMENTS ET SÀl AHUNTSIC-61/2 lumineux Cuis-s de b rénovées Tranquille 5 mm métro H-B Près rivière 1 200$ 514 381-8542 OUTREMONT-1044 LAURIER Grand 4 1/2 entièrement rénové 6 électros ménagers 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période pendant laquelle la Camaro et son clone, la Eirebird, furent assemblés à l’usine québécoise de GM.La fin fut moins glorieuse, à l’image de la voiture, qui fut finalement poussée à la retraite.L’histoire en serait restée là si Lord n’avait pas fait un tabac, en 2005, avec la Mustang de cinquième génération, au design fortement inspiré du modèle original.La nostalgie étant une arme de marketing redoutable, le succès fut immédiat, et il n’était pas question pour les deux autres constructeurs américains de laisser Lord occuper tout l’espace.Chrysler et GM ont donc décidé de ressusciter respectivement la Challenger et la Camaro, deux rivales de la Mustang à la glorieuse époque des muscle cars et de leurs dérivés, les pony cars.Problème: depuis qu’on a commencé à développer ces deux modèles, le prix du pétrole s’est mis à suivre des montagnes russes et l’économie américaine a été frappée par sa pire crise depuis 1929.Trop avancés, les deux projets ont été menés à terme, tout juste avant que ces deux constructeurs, au bord de la faillite, ne se placent sous la protection des tribunaux.C’est ce qui s’appelle être né sous une mauvaise étoile.N’empêche, la Camaro était attendue de pied ferme, encore plus que la Challenger: le culte de cette dernière n’a rien à voir avec celui de la pony car de Chevrolet, qui fut produite sans interruption de 1967 à 2002.La Challenger, elle, n’aura vécu que quatre ans (1970-74).Et, mauvais timing ou pas, les chiffres de ventes de la Camaro, supérieurs à ceux de la Mustang et de la Challenger, donnent raison à GM d’avoir redonné vie à ce modèle.Forte présence Si la recette a fonctionné pour Lord, elle va fonctionner pour nous, s’est-on dit chez Chevrolet.Pour dessiner la «Camaro 2.0», les designers se sont inspirés des premiers modèles.La recette semble effectivement avoir réussi: la Camaro fait un effet bœuf partout où elle passe.Qu’on l’aime ou pas, il faut admettre qu’elle a de la gueule et, surtout, une sacrée présence.Impact visuel: 10 sur 10.Juste pour ça, il va s’en vendre à la pelle.Sur une note plus pratique.w SOURCE GM La Camaro fait un effet bœuf partout où elle passe.Qu’on l’aime ou pas, il faut admettre qu’elle a de la gueule et, surtout, une sacrée présence.les dimensions de la Camaro déçoivent.Cette pseudo-sportive devrait suivre un régime minceur, car elle a plusieurs kilos à perdre.Par ailleurs, sa ceinture de caisse haute — une tendance très fâcheuse en design automobile — et sa faible surface vitrée lui confèrent une visibilité arrière médiocre.Ratage ergonomique Cette touche rétro, on la retrouve aussi à l’intérieur.L’habitacle nous ramène 40 ans en arrière, pour le meilleur et pour le pire.Au premier coup d’œil, c’est plutôt réussi: avec ses gros cadrans carrés, le tableau de bord pourrait être celui des premières Camaro.Mais l’omniprésence du plastique rappelle les moments moins glorieux de la Camaro (les années 80 et 90).Des trois pony cars américaines, c’est de loin celle qui a la pire finition.De sérieuses lacunes ergonomiques, aussi: les commandes sont complexes et peu intuitives.Pire encore, l’espace pour la tête et les jambes à l’arrière est limité.Trop grosse pour une sportive, si au moins la Camaro compensait par son habitabilité.Hélas, comme dans les anciens modèles, il y a beaucoup d’espace perdu.Accéder aux places arrière n’a rien d’aisé non plus.Cette sportive obèse n’est pas plus généreuse en rangement: les vide-poches brillent par leur absence dans la console, et ceux des portières sont ridiculement petits.La capacité du coffre arrière n’est pas conforme, elle non plus, aux dimensions de la voiture, et son ouverture est si étroite qu’elle compliquera très souvent le chargement.Un tel ratage devrait être montré dans toutes les facultés d’ergonomie.Terminons tout de même ce survol de l’habitacle sur une note positive: à l’avant, les baquets sont confortables.Des journées complètes passées en décapotable, ces dernières semaines, l’ont conhrmé.Solide duo Le moteur, c’est le cœur d’une voiture.Qrgane vital s’il sommation, avec une moyenne d’environ 10 litres au 100 kilomètres.Sur l’autoroute, avec le régulateur de vitesse à 100 km/h, nous avons obtenu 8,8 litres.La Camaro n’a donc pas à rougir de son V6, mais ce qui intéresse vraiment les amateurs de muscle cars, c’est la puissance.Donc, le V8.Les chiffres sont prometteurs: cylindrée de 6,2 litres, 426 chevaux.Qui, c’est bien le moteur de la Corvette! Respect.Etrangement, ce moteur perd 26 chevaux s’il est couplé à une boîte Dans le rayon qualités de la Camaro, il y a sa gueule, mais aussi son confort et sa tenue de route, deux éléments pas toujours faciles à concilier en est, il joue un rôle encore plus important dans une voiture à vocation sportive, dont l’attrait repose en grande partie sur les performances.Cette fois, GM a bien fait le travail: les deux motorisations de la Camaro n’ont rien à envier à celles de ses deux rivales.Qn retrouve le même V6 de 3,6 litres à injection directe sous le capot de la Cadillac CTS et, disons-le, c’est un des meilleurs moteurs de GM.Malgré ses 306 chevaux, ses accélérations ne sont pas électrisantes, en raison du surplus de poids de la Camaro.C’est le seul reproche qu’on peut lui faire, et encore, ce n’est vraiment pas de sa faute.Sinon, il brille à tous les chapitres, y compris la con- SOURCE GM Avec ses gros cadrans carrés, le tableau de bord pourrait êfre celui des premières Camaro.Mais l’omniprésence du plastique rappelle les moments moins glorieux de la Camaro (les années 80 et 90).automatique.Sauf que.426 ou 400, entre vous et moi, ça ne change pas grand-chose.Malgré son architecture archaïque, ce gros V8 à culbuteurs m’impressionne à chaque fois.11 accélère comme une flèche, sans jamais être brutal; le couple est toujours disponible; et il fait aussi moptre d’une grande souplesse.Evidemment, il consomme plus que le V6, mais rien d’exagéré; c’est même plutôt surprenant pour un aussi gros moteur dans une aussi grosse voiture.Si vous respectez les limites de vitesse, vous n’aurez aucun mal à faire entre 12 et 13 litres au 100 kilomètres en moyenne.Verdict de l’ordinateur de bord sur l’autoroute, avec le régulateur de vitesse à 100 km/h: 11,8 litres.Les deux motorisations peuvent être couplées à des boîtes de vitesse manuelle ou automatique, toutes deux à 6 rapports.J’ai particulièrement apprécié la boîte manuelle, très précise et agréable à manier.Quant à la boîte automatique, c’est depuis longtemps une spécialité de GM, il n’y a donc rien à redire.Plus compétente que ses ancêtres Les muscle cars n’ont jamais été reconnues pour leur tenue de route.Leurs compétences se limitaient, règle générale, à aller vite en ligne droite.Chaque courbe était une aventure; chaque freinage, aussi.Première bonne nouvelle: la Camaro freine vite et fort.En ce qui concerne ses aptitudes routières, mes sentiments sont partagés.Comme c’est trop souvent le cas à Detroit, on se he surtout aux pneus pour faire le gros du travail.C’est un élément important, certes, mais il faut plus que ça.Les réactions intempestives du train arrière, qui réagit à la moindre aspérité du revêtement, incitent à la prudence.Et puis, la Camaro, faut-il le répéter, souffre de son format, qui pénalise sa ma- niabilité.En revanche, j’ai rarement conduit une sportive aussi confortable.La SS reçoit des pneus de 20 pouces et une suspension plus ferme, qui transforment son comportement.Dans les virages, elle colle et l’antipati-nage n’interfère pas avec le travail du conducteur, si ce n’est pour lui éviter de se retrouver dans le décor.L’excellent travail de la direction, vive et précise, permet de rehausser l’agilité de cette voiture.La SS arrive à faire oublier (ou presque) le surplus de poids de la Camaro.Conclusion Mon récent séjour à bord des versions RS (V6) et SS (V8) m’a un peu réconcilié avec la Camaro.Comme c’est souvent le cas chez GM, elle a de grosses qualités et d’aussi gros défauts.Côté qualités, il y a sa gueule, mais aussi son confort et sa tenue de route, deux éléments qui ne sont pas toujours faciles à concilier.Et j’avoue que le plaisir de rouler à ciel ouvert augmente l’agrément de conduite de plusieurs crans.L’expérience a quelque chose de franchement rétro, et le nostalgique fini que je suis adore.Mais son habitacle en plastique et son ergonomie désastreuse me découragent.Et son format m’indispose: trop grosse, trop lourde.Tout ce qu’une voiture sport ne doit pas être.D’une certaine façon, la Camaro incarne une vision passéiste de la voiture sport américaine; c’est à la fois sa plus grande qualité et son pire défaut.FICHE TECHNIQUE CHEVROLET CAMARO SS ¦ Moteur: V8 6,2 L ¦ Puissance: 400 ch ¦ 0-100 km/h: 6,1 s ¦ Vitesse maximale: 250 km/h ¦ Consommation moyenne: 13,?L/100 km ¦ Echelle de prix: 26 995 $ à 47 835$ ¦ Prix du véhicule d’essai: 54 175 $ Sept-lles 19/1 Baie-Comeau 18/1 Saguenay Val d’Or 23/11 Quebec 23/14 Trois-Rivieres 25/17 rbrooke Montreal Lever du soleil: 5h46 Coucher du soleil: 20h13 ©MétéoMédia 2011 Canada Auj.Demain Le Monde Auj Demain Edmonton Ora 23/12 Ave 25/14 Londres Nua 22/14 Nua 18/12 Moncton Plu 21/16 Ave 20/15 Los Angeles Sol 21/16 Sol 20/16 Saint-Jean Plu 20/15 Var 22/15 Mexico Ora 23/9 Ora 22/11 Toronto Sol 27/18 Ora 28/19 New York Ora 32/21 Ora 29/22 Vancouver Sol 22/13 Var 21/15 Paris Plu 20/14 Var 19/12 Winnipeg Montréal Ora 22/12 Sol 25/14 Tokyo Ora 30/26 Ora 31/27 Aujourd-^j; 26 Averses iabl pdp 40%.Québec Aujourd-^i 23 Ce soir 18 !S, Ciel dég: Ce soir 14 Averses irolébs, Ciel dé pdp 40%, Gatineau Aujourd-l^ 26 / Passages* Inuageux, Ce soir Demain 27/20 EnsolellÉ.^ Demain 26/16' Généralen ensoleillé.Demain 27/16 Générale! ensoleillé.26/18 24/16 rj-x Orages, (Sdp* i Averses iBéês, 80%.' pdp 30%.Mercredi,.^ 22/16 UViSr Jeudi Faible pluie, Faible pluie Jeudi 24/13 Générale ensoleillé Mercredi 26/15 Possibil ages, pdp 70% Téléchargez l’application, MétéoMédia , / ¦ CCWBO^AG ^ Vous pourriez gagner une Soirée de rêve au cinéma.^ _ fcDv a meteomedia.com/cowboysetaliens .7 A ' A ; © Universal Studios and DreamWorks LLC.Tous droits réservés.¦ Météo Média B 6 LE DEVOIR, LE LUNDI 8 AOUT 2011 ETHIQUE ET RELIGIONS Fraude médicale La vérité n’a pas besoin de déguisement x.Jean-Claude Leclerc Le diagnostic que vous craigniez tant tombe: vous souffrez d’un mal qui vous rendra la vie insupportable.Mais, ô miracle, une revue médicale le confirme — sous la signature d’un expert —, un médicament vous soulagera bientôt de ce dont vous souffrez.Sitôt compris, sitôt prescrit.Une vie nouvelle commence.Vous prenez fidèlement le produit.Or, quelques années plus tard, on vous déclare atteint d’un problème sérieux, qui risque d’abréger vos jours.Vous en parlez aussitôt à un professionnel de confiance.Votre oncle, vieil omnipraticien d’expérience, se demande si votre médecin traitant n’a pas été victime d’un coup de publicité d’une pharmaceutique.L’auteur de l’article sur le produit miracle était-il vraiment le chercheur qui l’a mis au point?Le texte prometteur n’a-t-il pas plutôt été préparé par un rédacteur anonyme à la solde du fabricant?Les tests cliniques étaient-ils concluants?Bref, la revue qui a publié la «percée» scientifique n’aurait-elle pas été dupée par la renommée de r«auteur»?Vous tombez des nues.Or, depuis des années, d’aucuns dénoncent une pratique qui laisse des experts reconnus signer des articles scientifiques sur des recherches qu’ils n’ont ni conçues ni conclues eux-mêmes.Certes, pour contrecarrer un tel manque d’éthique, des journaux médicaux ont parfois établi une procédrue déclaratoire sru l’intégrité des textes.Néanmoins, si les auteurs fictifs ne manquent pas, les vraies sanctions à leur égard s’avèrent plutôt rares.11 faut dire que la tentation est forte.Outre des «honoraires» non négligeables, un pareil auteur ajoute à sa renommée, laquelle ouvre la voie aux promotions, subventions et autres reconnaissances.Ce n’est pas son commanditaire qui va le dénoncer, ni le rédacteur anonyme, qui écrit polu le même employeur.11 arua fallu des procès pour que cette vérité éclate.Tel fabricant osera plaider que son produit n’était pour rien dans le malheur du plaignant.Mais on ne peut plus cacher l’arnaque promotionnelle.Les victimes d’une telle pratique sont plus nombreuses qu’on est porté à le croire.Le médecin qui se fie aux revues scientifiques est ainsi induit en erreur.D’autres patients risquent alors de souffrir d’un même traitement déficient.La recherche elle-même est contaminée par ces évaluations qui ne respectent pas les critères d’une validation indépendante.Un journal médical, convoité pour sa crédibilité, publiera ces informations tendancieuses au prix de sa propre réputation.Sans parler des gens et des organisations qui font les frais de semblables «coûts» de santé.Pourquoi ?Or, deux professerus de l’Université de Toronto, Simon Stern, de la Faculté de droif et son collègue Trudo Lemmens, qui enseigne aussi en médecine, se sont demandé pourquoi les journaux médicaux, les universités, les ordres professionnels semblaient le plus souvent impuissants à enrayer la pratique des auterus fictifs et des rédacteurs cachés.Crainte d’être entraînés dans un scandale?de perdre du prestige?de risquer de commettre une injustice?Au terme d’une étude de procès aux Etats-Unis, ces juristes ont trouvé une décision de la Cour suprême qui a tranché une affaire de «ghostwriting».Une compagnie avait gagné une contestation judiciaire grâce à un article «prouvant» qu’elle était bien l’inventeur d’un procédé qu’elle avait breveté.Or, bien qu’une sommité l’ait signé, l’article «scientifique» était de son cru.La Cour suprême n’a pas apprécié qu’on trompe ainsi les tribunaux.La compagnie (Hartford Empire) et ses avocats perdirent leur cause.C’était en 1944.Dans la même affaire, la compagnie avait prétendu que le contenu de l’article était vrai, indépendamment de son attribution controversée.La Cour américaine n’en a fait qu’une bouchée.«La vérité n’a pas besoin de déguisement, a-t-elle statué.Même vrai, l’article aurait dû tenir ou tomber sous le seul titre qu’on aurait honnêtement dû lui donner, soit un sommaire préparé pour Hartford par ses agents, ses avocats et ses collaborateurs.» On ne saluait trouver plus clair principe de publication scientifique.Stern et Lemmens croient avoir trouvé dans cette jurisprudence le moyen de rendre plus efficace la prévention de cette malhonnêteté intellectuelle.Quand les complices de ce genre de communication — auteurs fictifs, rédacteurs complaisants, commanditaires cupides — se- LUCAS JACKSON REUTERS Depuis des années, d’aucuns dénoncent une pratique qui iaisse des experts reconnus signer des artîcies scientifiques sur des recherches qu’iis n’ont ni conçues ni conciues eux-mêmes.Médecins et patients peuvent ainsi être induits en erreur sur i’efficacité, par exempie, de certains médicaments.ront traités comme les fraudeurs qu’ils sont, ils y penseront peutêtre à deux fois avant de s’engager dans une voie devenue plus périlleuse.Dès lors, ni la vérité scientifique ni le service du public ne sauront plus masquer ni excuser un tel mépris du devoir professionnel.Un double enjeu Des commentateurs ont trouvé que les juristes de l’Université de Toronto poussent leur analyse trop loin.Peuton, en effet, suggérer que cette pratique pourrait aussi être attaquée en yertu d’une loi comme celle qui permet, aux Etats-Unis, de réprimer le crime organisé?Le Globe and Mail en doute.Pourtanf dans le cas présent, la comparaison avec cette honorable criminalité est frappante.Une telle tromperie n’a rien d’une peccadille ni d’une incartade individuelle.Des entreprises et des professionnels l’ont érigée en système aux dépens d’institutions vitales pour le progrès scientifique et la santé publique.On s’étonnera, au contraire, que ce double enjeu d’intégrité scientifique et de santé publique ne retienne pas davantage l’attention des médias.Rarement la maladie et la santé auront été si grossièrement exploitées, à grand renfort de publicité, précisément sous le couvert de l’approbation médicale.Quand un pont tombe, le mal est public.Mais si un médicament vous tue, c’est «le style de vie» qui serait en cause?Cherchez l’erreur.redaction@ledevoir.corn Jean-Claude Leelere enseigne le journalisme à l’Université de Montréal.AVIS LEGAUX ET APPELS D’OEERES AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.MOTS CROISES 1 23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1.2.3.Artiste - Désagréable.Couleur brun-jaune -Elle fait partie du barreau.Officier américain -Grand plaisir.HORIZONTALEMENT 1.Descendance - Argent.2.Arrivé à terme - Tribun.3.Colère - Interprète.4.Ver carnassier - Poux.5.Rivière d'Alsace -Finesse.6.Aime à l'excès -Boucliers.7.Électronvolt - Entités politiques - Libre.8.Musée parisien - Dans le râtelier.9.Balle qui fait le point -Spécialiste des opérations de levés de terrains.10.Filets de canard - Qui est favorable à la santé des individus.11.Chevalet - Consistance d'une substance.12.Se reposer - Poèmes lyriques.VERTICALEMENT 4.5.6.7.8.9.Dissimulé - Génies Scandinaves - Aber.Action de diriger un engin.Monarques - Ce qui sert à habiller un bébé.Force paramilitaire irlandaise formée en 1919 - Partie d'une partie - Avoir le culot de.Soeur du père - Fils de Noé.Fait blanchir - On y sert à manger.10.Constitue - Vigoureux.11.Il s'arrête souvent -Glousser.12.Roche sédimentaire -De la Lune.1 23456789 101112 1 |a|n|k|y|l|o|sTë'H^TÂTh1 2 R U S U 1 D E [Â S 1 C pF L A S H F O R M E E 1 D E R 1717 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO Appels d'offres Montréal OBI ËBI Service du développement est des opérations Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, à la Direction du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal H2Y 1C6, pour: Catégorie : Travaux Appel d'offres : 1192 Descriptif : Réhabilitation par fraisage à chaud, là où requis, sur différentes rues de la Ville de Montréal.Contrat FCC-01 (P.R.R.2011 - réseau artériel) Date d'ouverture : 24 août 2011 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Appel d'offres : 1197 Descriptif : Reconstruction de trottoirs, de bordures, de mail central et d'ilots, là où requis, sur différentes rues de la Ville de Montréal.Contrat TGC-02 (P.R.R.2011 - réseau artériel) Date d'ouverture : 24 août 2011 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Appel d'offres : 1203 Descriptif : Construction d'une surface de roulement en béton compacté au rouleau (B.C.R.) sur le site du dépôt à neige Thimens et construction d'une surface de roulement en enrobés bitumineux sur le site de la chute à neige sur la rue De La Salle.Arrondissements : Saint-Laurent et Mercier-Hochelaga-Maisonneuve Date d'ouverture : 24 août 2011 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Appel d'offres : 1205 Descriptif : Reconstruction de trottoirs, de bordures et d'îlots, là où requis, dans l'avenue Van Horne, de l'avenue McEachran à l'avenue Wiseman et dans l'avenue Rockland, de l'avenue du Manoir à un point au sud de l'avenue Beaumont.Contrat XIII (P.R.R.2011 - réseau artériel).Arrondissement : Outremont Date d'ouverture: 24 août 2011 Dépôt de garantie : 10 % du montant soumissionné (cautionnement) Renseignements : Pour de plus amples renseignements, veuillez nous envoyer un courriel à l'adresse suivante : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 8 août 2011.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service électronique d'appels d'offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.sean.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l'identification fournie en annexe du document d'appel d'offres.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la Direction du Greffe à l'hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 8 août 2011 Le greffier de la Ville M® Yves Saindon a Rivière-ides-Prairies ¦ Pointe-aux-Trembles Montréal APPEL D'OFFRES DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, à la Direction du bureau d'arrondissement, 7380, boulevard Maurice-Duplessis, bureau 102, Montréal H1E 1M4, pour : Appel d'offres : RP-11-PARC-85 Descriptif : Parcs Gérard-Vaillancourt et Marguerite-Bourgeoys Réaménagement des aires de jeu (Démolition, terrassement, drainage souterrain, bordures et dalle en béton, sentiers en asphalte et en pavés, clôtures, mobilier, jeux d'enfants, éclairage, engazonnement et travaux de décontamination) Date d'ouverture : Le mercredi 24 août 2011 Dépôt de garantie : Cautionnement de 10 % Renseignements : Mme Annie Gingras, architecte paysagiste 514 872-1463 Pour ôtre considérée, toute soumission devra ôtre présentée sur ies formuiaires spéciaiement préparés à cette fin.Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du lundi 8 août 2011.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service électronique d'appels d'offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1-866-669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.sean.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l'identification fournie en annexe du document d'appel d'offres.OUVERTURE DES SOUMiSSiONS : Les soumissions seront ouvertes publiquement à 14 heures, le mercredi 24 août 2011, soit immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation, au bureau d'arrondissement situé au 7380, boulevard Maurice-Duplessis, bureau 102, Montréal, H1E 1M4.Le bureau d'arrondissement est ouvert de 8 h 30 à 16 h 30, du lundi au vendredi.L'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Donné à Montréal, ce 8“ jour du mois d'août 2011.Dany Barbeau, avocate Directrice du bureau d'arrondissement et secrétaire d'arrondissement OpérationEnfant Soleil poeoo Soûv wJi^ operationenfantsoleil.ca SLA : 3 lettres du mot paralysie La SLA vous enlève TOUT, sauf votre luddité Aidez-nous à vaincre cette maladie mortelle qui tue 3 Québécois par semaine ! SOCIÉTÉ DE LA SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPmQDE DU QUÉBEC (SLA-Qnébec) (514) 725-2653 1-877-725-7725 (sans fiais) Pour soutenir l'effort quotidien des per ajVies ^ttejnte'^^J dystrophie musculain beaucoup que de: IL FAUT UNE ACTION.UNE ACTION MUSCLÉE ! AM Dystrophie musculaireCanada umacfionmuscMt 1.800.567.2236 www.muscie.ca FONDATION JEUNES ET SOCIÉTÉ oOo n n ft n ûiS LES ENFANTS DU MONDE ONT BESOIN DE VOTRE AIDE A comme coopérant A comme bénévole A comme donateur (514) 387-2541 poste 240 Nous vous aiderons à les aider www.monde.ca CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-310056-118 (X)UR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT LE VAILLANT BARTHELEMY ADOLPHE Partie demanderesse C.KETTHELIE JEAN-NOEL Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à KETTHELIE JEAN-NOEL de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est, à Montréal, au iocai 2.17 dans ies 40 jours de ia pubiication du présent avis dans ie journai Le Devoir.Si ia partie défenderesse comparaît, ia requête introductive d'instance sera présentée devant ie tribunai ie 2 novembre 2011, à 1, rue Notre-Dame est, à Montréai, en saiie 217, au Paiais de justice de MONTRÉAL.Une copie de ia requête introductive d'instance a été remise au greffe à i'intention de KET-THELiE JEAN-NOEL.Lieu: Montréai Date: 3 AOUT 2011 MARiE-FRANCE DEVLiN Greffier adjoint J.D.2513 AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant16h00 pour pubiication deux (2) jours pius tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Téi: 514-985-3344 FâX' 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-pu biles www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com LE DEVOIR LE LUNDI AOUT 2011 B 7 CULTURE Prix jeunesse du Festival Présence autochtone Réal Junior Leblanc, le poète d’Uashat ODILE TREMBLAY Hier, le 21® Festival Présence autochtone décernait son Prbc Jeunesse Mainfilm à une oeuvre de poésie et de grâce: Nanameshkueu {Tremblement de terre) de Réal Junior lÆblanc, produite par le studio Wapikoni mobile.En cet été où l’organisme qui aide les jeunes autochtones à créer leurs propres vidéos voit sa subvention fédérale amputée de moitié, ce court métrage vraiment exceptionnel démontre toute l’ineptie du couperet conservateur.Réal Junior Leblanc est un poète innu d’Uashat, sur la Côte-Nord.Dans Tremblement de terre, il lit un de ses poèmes, auquel il a greffé des images sur écrans doubles, en écho onirique.Les visages de ses grands-parents, de ses enfants, l’écorce des arbres, la Lune, les vagues, les conifères à travers des jeux de superpositions colorées, des flous artistiques semblent refléter l’âme du narrateur.«Depuis la nuit des temps, je contemple la Lune, entend-on.Je lui ai chanté bien des chansons/j’ai toujours été seul, oublié de Dieu./La Lune connaît ma haine, les montagnes sont impré- gnées de mes larmes.» Et, plus loin: «Je suis celui qui ravivera la flamme de mon peuple.» Pour Tremblement de terre (son tout premier court métrage), il a choisi d’abord un poème dont il était ber, cherché les photos qui pouvaient l’illustrer, en plus de parcourir la région en captant des images de l’eau, des rivières qui s’entrecroisent sur l’écran.«La poésie, c’est une façon d’être immortel et de prouver à mes enfants que je suis fier d’être autochtone.» Le cinéaste s’avoue ravi de voir son blm emprunter la route des festivals.«En montrant des oeuvres comme ça, on allume des étincelles qui font les feux de forêt, on fait rayonner sa communauté, dit-il au Devoir.Comment les gens peuvent-ils se dire fiers d’être québécois, sans connaître leur voisin?J’affronte leur monde.Qu’ils affrontent le mien.Mon peuple peut enseigner l’entraide, montrer comment briser l’individualisme.» Agé de 28 ans, il évoque une adolescence difficile.«J’étais un petit voyou, mais mes parents m’ont encouragé à écrire ma rage plutôt qu’à me battre, et j’ai gagné un concours de poèmes.» En 2006, il recevait une bourse de résidence d’écrivain autochtone à Banff.Depuis, il compose des poèmes, en publie certains dans des magazines, et en crée à la demande des familles, qui sont lus aux funérailles de ses amis qui se suicident.Mais il n’écrit pas en monta-gnais, estimant que sa langue maternelle manque de termes abstraits.«Je veux modeler les mots, les rendre en vie», dit-il, précisant ne pas lire la poésie des autres pour ne chercher l’inspiration qu’en lui.Il a connu Wapikoni par le chanteur Samian.«On m’a demandé d’être coordinateur du projet pour ma communauté d’Uashat, et je suis tombé amoureux de Wapikoni.Sentir un de mes poèmes vivre à l’écran fut une expérience extraordinaire.Désormais, quand j’écris, je vois des images dans ma tête.» Pour Réal Junior Leblanc, les compressions qui affectent Wapikoni sont une nouvelle occasion de couper la parole aux autochtones.Une de plus.«Les jeunes ont tellement besoin de s’exprimer.Certains se seraient sans doute suicidés sans Wapikoni.Pour la première fois, avec leurs films, ils se sont sentis vivants.» Lui-même se voit propulsé.«Je vais faire deux autres courts métrages avec Wapikoni, car N PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le poète et cinéaste innu Réai Junior Lebianc Uashat/Maliothenam est une des seules escales qui n’est pas coupée cette année.Mais je veux aussi créer une maison de production permanente de vidéos et de vidéoclips dans ma communauté.» Il est égale- ment en pourparlers avec un éditeur innu pour publier ses poèmes.Deux autres courts métrages de Wapikoni ont été primés hier à Présence autochtone: Nodin, de Nodin Wawatie, a remporté le prix de la relève Télé-Québec et Déboires, de Delia Gunn, celui du meilleur film d’animation.Le Devoir CINEMA Magie noire à la Place des Arts The Phantom of the Opera, un classique du cinéma muet, était présenté en clôture du festival Fantasia Après le triomphe de Metropolis l’an dernier, Fantasia s’est offert cette année, en guise d’événement de clôture, The Phantom of the Opera, un classique du cinéma muet accompagné une fois encore par la musique de Gabriel Thibaudeau.ERANÇOIS LEVESQUE Salle comble pour le fantôme, samedi soir à la Place des Arts.Drapés couleur ténèbres, faisceaux ascendants de lumière rouge: le Théâtre Maisonneuve baigne dans une ambiance de magie noire.Devant le parterre, les 30 musiciens sélectionnés par le compositeur Gabriel Thibaudeau accordent une dernière fois lerus instruments.Une rumeur bourdonnante, empreinte déjà du mrumrue de la communion, anime la salle.Après les remerciements de Marc Lamothe, le codirecteur de Fantasia ravi d’annoncer que le cap des 100 000 spectateurs a de nouveau été franchi, M.Thibaudeau vient à la rencontre de son orchestre.Cette partition, il l’a écrite il y a 20 ans.11 ne l’a pas dirigée depuis.Son plaisir, teinté de ce soupçon de nervosité nécessaire à l’accompbssement des grandes choses, est palpable.L’éclairage se tamise.L’écran s’illumine en même temps que les premières me-siues s’élèvent.The Phantom of the Opera, réalisé en 1925 par Rupert Julian, demeure pour plusieurs l’adaptation à battre du roman de Gaston Leroux.Avec le recul, force est de constater combien la plupart des développements se révèlent aujourd’hui naïfs ou hâtifs, souvent les deux.Mais c’était alors ainsi.Et les 1300 spectateurs présents se montrent bons joueurs, riant gentiment aux pantomimes emphatiques de l’héroïne jouant, ici, la curiosité, là, le désespoir.Inoubliable Lon Chaney Polu mémoire, c’est l’histoire de la montée fulgurante d’une jeune cantatrice, Christine Daaé, qui, après avoir découvert que son mystérieux mentor n’est autre que ce fantôme que tout le monde craint, se montre moins reconnaissante.Ce rejet attise le courroux du triste compositeur défiguré, et l’Opéra de Paris est quitte pour son lot d’épisodes funestes.The Phantom of the Opera fut un blockbuster en son temps.Soins et argent ne furent pas ménagés afin que les décors apparaissent dûment spectaculaires.Replacés dans le contexte historique de la production, ils le sont, et Rupert Julian les utilise assez habilement, sa mise en scène élégante favorisant de très jolis jeux d’ombres.Mais, bien sûr, si ce fleuron du Grand-Guignol passa à l’his- toire, c’est largement grâce à la composition saisissante de Lon Chaney, inoubliable en Fantôme tragique.Une figure dramatique autrement plus émouvante que le petit couple insignifiant, pour le compte.Avec ses coulerus d’époque, la séquence du bal masqué qu’interrompt le Fantôme provoque encore un frisson de plaisir.La foule, debout, applaudit longuement Gabriel Thibaudeau.Quelle trame musicale remarquable! Les accents guillerets lors de la danse des ballerines qui cèdent le pas aux modulations plus macabres lorsqu’une silhouette inquiétante se profile en coulisse: chaque inflexion colle parfaitement à l’œuvre projetée.Clou du spectacle: la colora-ture Gerda Findeisen interprétant les numéros chantés de Christine et de sa rivale Carlotta.Sublimes moments d’immersion répétés hier.Collaborateur du Devoir E N BREF Dernière saison de Beautés désespérées Beverfy Hills, Calif.— Le réseau de télévision ABC a confirmé hier les rumeurs voulant que la série télévisée Beautés désespérées amorcera, à l’automne, sa huitième et dernière saison.Le président d’ABC Entertainment, Paul Lee, a affirmé que son entreprise voulait s’assurer que la télésérie ait son toru d’honneru.Beautés désespérées, im feuilleton difiisé à heure de grande écoule mettant notamment en vedette Teri Hatcher et Eva Longoria, était tiès populaire et avait enregistré de fortes cotes d’écoute à son lancement, en 2004.Depuis, l’audience de la télésérie a toutefois baissé.-Associated Press Décès de l’acteur Francesco Quinn Los Angeles—Francesco Quinn, qui avait embrassé comme son père Anthony Quinn une carrière d’acleiu, est décédé brutalement vendredi à Malibu (Californie) à l’âge de 48 ans, a-t-on appris hier auprès de son agent Le fils de l’acteur de légende Anthony Quinn — décédé en 2001 — est mort vendredi près de sa maison à Malibu, ime station bahiéai-re tiès prisée des célébrités.La cause de sa mort n’a pas encore été déterminée, mais selon les médias locaux, il aruait succombé à ime crise cardiaque.Né à Rome en 1963, Francesco Quinn avait choisi d’embrasser la même carrière que son père, avec succès.11 avait lait ses débuts dans Platoon (1986) d’Qliver Stone, avant de jouer dans ime tientaine de films — le dernier en date Tranformers 3.11 avait également joué dans plusieurs séries télévisées, parmi lesquelles .24 ûeMrés, Urgences ou The Shield.-Agence France-Presse La Planète des singes en tête Los Angeles—Quarante-trois ans après le premier volet de la saga, La Planète des singes - Les Origines a réalisé im départ plus que prometteur en s’emparant de la première place du box-office nord-américain ce week-end avec 54 millions de dollars de recettes.Cette nouvelle version de La Ha-nète des Singes — la huitième depuis celle de Franklin J.Schaff ner en 1968 — situe l’action à l’époque actuelle et raconte comment les primates ont pris le pouvoir -Agence France-Presse A lA TEIEVISION I Le Téléjournal 18 h Des squelettes dans le placard Les Parent Les chefs! Pénélope McQuade/Jean-Nicolas Verreault Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports Des kiwis et des hommes | TVA nouvelles Sucré salé Qui perd gagne Juste Pour Rire inédits Gala / Les Le grand C iTranchesde vies TVA nouvelles Sucré salé Le Confident/Sylvie Eréchette MORT SUBITE | (2000) Kaboumi Tactik Tactik Légitime dépense Planète science Partie 1 de 2 A L'OUEST DE PLUTON (2008) avec Sandra Jacques, Alexis Drolet, David Bouchard 22h40 Au nom du sport/ Médecin 23h40 Curieux Bégin / Les grillades argentines Atomes crochus Un souper presque parfait Taxi payant Roxy CSI NY / Le dernier bal Le mentaliste / Douze roses rouges Un gars le soir Dumont Zéro à 1000$ Call TV RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Naufragés des villes Le Téléjournal RDI RDI économie Le National Le Téléiournal 23h45 Sports 24 heures | 17h50 Chamoion Journal ER Cépages Caroulei Des racines et des ailes / Mon paradis en Erance Services secrets TV5 le journal 23h35 Patrimoine, énigmes | Nerfs d'acier AxMen Danger en forêt Ondes de choc Contact animal Contact animal / Le grand gel Chick'n Swell Partie 2 de 2 La lutte Espace d'été Maison Sarah ByeMaison A louer Des maisons d'occasionS Ma maison 1 Idées-grandeur Décore ta vie Airoldi-sortie Laisse faire BosseNoces Cinéma |l7h30 Palmarès L'univers M+ Room Raiders Top Modèle Top Modèle RuPaul Drag Queen Criss Angel L'univeis M+ I Génération 70 Benezra reçoit 25 transformations Millionaires à tout prix Génération 80 Benezra reçoit Grands slows I Smallville / Le silence est d'or Ma famille Ma famille Dans le trouble VRAK la vie Championnes à tout/Trahison Vas goûter Ean Club Derek Ca plane Hors d'ondes Les Simpson Leszybrides Torn et JeriyT Scooby Doo Johnny Test L'intrépide Les Simpson 1 Family Guv TêtesClagues South Park Les Simpson Célibataire che Star Wars llhOO Tennis - Coupe Rogers Premier tour féminin et masculin (D) Sports 30 Sports 30 Course auto Le tour du jardin Enquêtes Partie 1 de 2 Tragédies The Unit Commando d'élite Chefs de guerre Eorces de frappe Pilotes glaces Terre humaine Visite libre Rumeurs Les grandes entrevues/Claude Meunier 1 Meneuses de Grands spectacles/Tina Turner en concert Rumeurs Sans laisser de trace C S 1 Miami /Terrain miné The Border Haute surveillance CSI Les experts CSI Les experts Simplement Zoé Rêve Diana La porte d'Atlantis / Possédés Les nerdz Comment fait Primitif / Multiplication Chuck / Permis de tuer Eu reka/Ex Aequo Monstres Mécaniques Comment fait 1 Science on Documentaire CursUS-santé Tout le monde I Apostrophes 121h40Apostro Savoir affaires Mau noie Symposium COLUERAS Show Business 1 Les nouveaux paradis Eourchette et sac à dos Bouffe en cavale Huakai Hawaï Seul contre la nature Rallye autour du monde Orient-express 1 Martha bla bla Caillou RelieE Viens voir ICI Rebut global 1 RebutGlob LES COUSINS (1958) avec Gérard Blain, Jean-Claude Brialy Mondes Expression Croisée ch ¦iIlilJililiMl8h05 TALK RADIO (V F ) (1988) Eric Bogosian SEPTEMBRE (1987) Denholm Elliott I NUITS ENDIABLEES (1997) avec Burt Reynolds, Mark Wahiberg Cinéma |l7h35 ENJEUX (2010) Naomi Watts 19h25 CYRUS (VE) (2010) John C Reilly Le trône de fer Le trône de fer Rio Servais 23h35 MORDS-MOI SANS | 1 Horizons/Vietnam A quoi tu joues'7/Tahiti Arts martiaux 1 Arts martiaux L'insurrection silencieuse Horizons/Cyclades Big River Man Mémoire P Mise à jour VoirGRAND tv Mémoire P Le guide de l'auto Le Lab 1 BoxeRock Guide de l'auto Le guide de l'auto Mémoire P |l7h00News Coronation St Wheel Eortune Jeopardy! Little Mosque 118 to Life Being Erica CBC News The National 22h55 News 23h40 Mercer Ghost liÜUllîHSlCTVNews Access H The Big Bang So You Think You Can Dance Canada 1 Mike & Molly Law & Order/Eor the Defense News CTV News 0h05 Daily Sh Evening News Designer Guvs ET Canada Ent Tonight In Plain Sight The Kennedys Hawaii Eive-0 / Ke Kinohi News Einal Make or Break Ent Tonight JungleBook Wild Krafts Time Team America The Agenda With Steve Paikin Midsomer Murdeis The Seven Ages of Britain The Agenda With Steve Paikin New Tricks I Smarter Than World News ABC 22 Local The Office Bachelor Pad News 23h35 News Jimmy Kimmel I Channel 3 News CBSNews Ent Tonight Met-Mother 1 Met-Mother Two and Hait 1 Mike & Molly Hawaii Eive-0 / Ke Kinohi 3 News 23h35 David Letterman | News NBC News Jeooardv' Wheel Eortune America's Got Talent Harrv's Law / A Dav in the Life News 23h35 Tonight Show J Leno The Simpsons Met-Mother Two and Hait Two and Half Hell's Kitchen Masterchef/Top 6 Compete Eox 44 News Met-Mother Entourage Enthusiasm I PBS NewsHour Erank Sinatra / Concert for the Americas 1 Great Performances Partie 2 de 3 Legends of Eolk The Village Scene Business Charlie Rose News Business PBS NewsHour Daniel O'Donnell Live Erom Nashville 1 Peter, Paul and Mary Carry It On/A Musical Legacy Charlie Rose | CTV News Access H The Big Bang So You Think You Can Dance Canada Mike & Molly Law & Order/Eor the Defense News CTV News 0h05 Daily Sh The Eirst48 The Eirst48 Hoarders/Billy Bob/Jean Hoarders/Becky/Clare Intervention/Tiffany D Intervention / Brittany Hoarders Criminal Minds Da Vinci's Inquest CHUCK BERRY HAIL, HAIL, ROCK 'N' ROLL (1987) Chuck Berry Song Africa Criminal Minds Law & Order Woist Driver/Close to Home Mighty Ships Myth Busters Sons of Guns 1 Sons of Guns Auction Kings Auction Kings Mighty Ships MythBusteis Servants of Evil Greatest Tank Battles America StoryofUS/WWII Dambusters Ely Again Greatest Tank Battles America Story Relic Hunter Rookie Blue / Big Nickel COURAGE (2009) avec Andrea Roth, Jason Priestly Haven / Sparks and Recreation Endgame /The White Queen GODZILLA SportsCentre That's Hockey I Interruption Boxing 1 Boxinq - Championnat HBO SportsCentre 1 Off the Record Score Golf TV Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent— (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Amélie Gaudreau LA COUPE ROGERS, MESDAMES ET MESSIEURS Le Canada est tennis cette semaine, avec les tournois de Montréal et Toronto qui se tiennent au même moment La crème de la crème du maniement de la raquette tous les jours, jusqu’à dimanche.RDS, dès llh À L’OUEST DE PLUTON 11 arrive, ô grand bonheru, que des tihns ayant polu thème les méandres de l’adolescence soient prenants, réabstes, intelligents, bref réussis.Cette comédie relativement dramatique de Henry Bernadet et Mjniam Verreault fait partie de cette catégorie, et elle vaut particubèrement le détolu parce qu’ebe se passe en banlieue de Québec, un paysage assez rare au cbiéma, et parce qu’elle met en scène de vrais ados, des non-professionnels dont le naturel rend encore plus crédible cette histoire d’un soir pas mal occupé.Télé-Québec, 21h THE KENNEDYS Avant même d’être tournée, cette mini-série sru la lamibe «royale» américaine était porteuse de controverse.Répudiée par le History Channel, récupérée par une chaîne câblée obscure, The Kennedys, même si eUe simpbtie im peu l’histoire, n’est pas un navet poru autant, entre autres grâce à la performance sobde des acteurs.L’épisode de ce soir raconte la crise des missbes.Global, 21h B 8 LE DEVOIR, LE LUNDI 8 AOUT 2011 CULTURE Ateliers d’artistes : une initiative pour contrer l’étemel déménagement Le quartier Saint-Viateur recense désormais 800 artistes et travailleurs culturels, soit la plus haute densité artistique de la métropole C’est dans les ateliers d’artistes que naissent une bonne part des œuvres, surtout, bien sûr, en art visuel.Souvent sis dans des espaces industriels, semi-squats de mégastructures, pour garder de bas loyers, les artistes doivent souvent changer d’adresse.L’organisme Pied Carré lutte pour contrer cet éternel nomadisme.CATHERINE LALONDE Le regroupement des créateurs du Secteur Saint-Via-teur, Pied Carré, a vu le jour en 2010.Né en partie du forum des citoyens du Mile-End, qui voulait garder, mixité sociale oblige, des artistes dans le quartier, et en partie pour mettre fin aux déménagements constants des ateliers d’artiste.Car, en quelques années, le Mile-End est devenu un des secteurs très branchés de Montréal.«Au début des années 2000, le coin est devenu populaire pour les artistes et les travailleurs culturels», expliquait Raphaëlle Aubin, coordonnatrice de Pied Carré, il y a quelques semaines en entrevue téléphonique avec Le Devoir.L’arrivée des bureaux d’Ubisoft en 1997, à l’intersection Saint-Laurent et Saint-Viateur, a donné un coup de fouet au développement.Quelques années plus tard, plusieurs artistes évincés du 1591, rue Clark et du 10, Ontario Ouest rejoignent la zone.Ironiquement, le 10, Ontario, qui loge maintenant des condos de luxe, est baptisé Lofts des Arts.depuis qu’il ne loge plus aucun artiste.Difficile d’échapper à la «condoïsation» de Montréal.Mathieu Beauséjoiu, du conseil d’administration de l’artistique Centre Clark, a vécu au tournant des années 2000 cette première migration forcée.Migration qui fait que ledit Centre Clark a désormais pignon sur.de Gaspé.«Les ateliers d’artistes sont toujours coincés dans le rapport à l’urbanisme.Les migra- tions sont brusquées, pas naturelles.Quand [Minco] a acheté le 1591, Clark, on a eu six mois pour sortir.Pas évident quand on connaît la problématique des ateliers.Il faut une bonne fenestration, qui laisse entrer la lumière naturelle.De l’eau courante.Un lieu où on peut faire du travail un peu salaud, à proximité des grands centres, tant pour s’approvisionner [dans les quincailleries ou les boutiques d’art spécialisées].Et il faut une communauté autour: quand j’ai de la menuiserie à faire, poursuit Beauséjour je n’ai qu’à aller dans un autre atelier.J’ai un paquet de ressources dans un réseau de 150 mètres autour de moi.» Les ateliers, désormais, abritent plâtre et scie sauteuse autant que pots et pinceaux.Se regroupent alors naturellement, autour de la rue Saint-Viateur, de nombreux artistes.«Quand j’ai quitté le Vieux-Montréal, indique l’artiste Pierre Przysie-niak, ça faisait 20 ans qu’il y avait des ateliers dans le secteur.Là, ça fait 10 ans qu’on est dans le coin Saint-Viateur.Il semble avoir une accélération.» Une destination créative Le quartier Saint-Viateur recense désormais 800 artistes et travailleurs culturels, soit la plus haute densité artistique de la métropole.«Le secteur est un des seuls endroits du Plateau qui a une telle densité de mégastructures immobilières.C’est unique, certains coins de rue ont même l’air un peu soviet, carrément communiste d’architecture», précise Raphaëlle Aubin.Dans les ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Sébastien Cliche, un artiste multidisciplinaire qui a son atelier dans l’édifice du 5455, de Gaspé, est un des nombreux locataires de l’endroit qui pourrait être affecté par un changement de vocation de l’édifice.immeubles du 5445, Casgrain, du 5455, de Gaspé et du 5333, Casgrain, les artistes et travailleurs de la culture occupent de 14 à 30 % de la superficie.Au point où le quartier, branché, se définit comme une destination créative.Conséquence: augmentation des loyers et difficulté à obtenir des baux à long terme, sans lesquels il est risqué de procéder aux aménagements d’espace.Peut-on déduire que les artistes seraient un instrument de revitalisation lubaine?«C’est indirect, on ne parle pas ici de cause à effet, mais oui: ils ont l’œil, ils font du spot zoning et prennent pied avant tout le monde dans les nouveaux quartiers», indique Guy Bellavance.Ce cher- cheiu de l’Institut national de la recherche scientifique a étudié, en 2008, les ateliers dans l’écosystème montréalais.«Alors qu’à Vancouver et Toronto, on assiste à un exode rural des ateliers, près de la moitié des artistes du Québec sont sur l’île de Montréal.La ville était un centre industriel, et, depuis sa reconversion de la fin des années 70, les ateliers permettent la survie, l’entretien même, d’édifices à valçur patrimoniale.» À ses yeux de chercheur, il est étonnant de voir à quel point la migration des ateliers, au fil du temps, reste dans un secteur défini, autour des grands axes: Vieux-Montréal, boulevard Saint-Laurent, Canal Lachine.«Ce qui est frap- pant c’est de voir comment un même édifice est converti et reconverti au fil du temps.Depuis les manufactures du XIX‘ siècle, certains ont changé de vocation et de noms pas moins de dix fois.» Pour Guy Bellavance, une question demeure.«Pourquoi ne pas faire du neuf?Les artistes se trouvent toujours à travailler dans le vieux.Attention, je ne crois pourtant pas aux modèles à la Walt Disney des cités des artistes, genre Distillery District à Toronto, qui deviennent des lieux touristiques.Mais regardez notre Quartier des spectacles: y’a pas d’artistes.Y’a une quantité de lieux de production, de diffusion, de galeries, mais pas d’ateliers, peu de studios.» Un statut de locataire Une part de la problématique, selon le spécialiste de la sociologie et de l’histoire des institutions culturelles, vient de ce que les artistes ne deviennent pas propriétaires.Leur statut de locataire les coince.«Acheter une mégastructure, c’est de la gestion! répond Mathieu Beauséjour pour le Centre Clark.Notre premier mandat est de produire de l’art.Et pour les projets d’immobilisation culturels, les records de vitesse qu’on a vus, toujours en région, sont des délais de cinq ans.» Cinq ans, en immobilier à Montréal, c’est une coûteuse éternité.Ainsi, l’édifice du 5455, de Gaspé, acheté 8 millions en 2008, vient d’être racheté par Allied Proprieties pour 37,8 millions de dollars.L’objectif du nouveau propriétaire, qui n’a pas rappelé Le Devoir, est de pousser les revenus annuels au cours des 36 prochains mois, selon un communiqué diffusé par ce «promoteur d’environnements de bureaux urbains».Pour Pied Carré, il s’agit d’un bon moment pour s’asseoir, avec ce nouveau propriétaire et la Ville de Montréal, pour assurer une place aux artistes.«On est étonné de la réceptivité du nouveau propriétaire.Maintenant on veut convaincre tout le monde d’agir, vraiment, au lieu de juste parler de ce Montréal, métropole culturelle.On a, depuis quelques années, plusieurs aveux d’intérêts et d’intentions, mais pas d’actions encore.Il faut que ça bouge», lâche Raphaëlle Aubin.Les artistes du secteur sont déjà mobilisés, informés, prêts à réagir.Si besoin est.Le Devoir ¦ Renseignements: www.re-groupementpi2.org.MUSIQUE CLASSIQUE Un pianiste d’airain FESTIVAL DU DOMAINE EORGET Marc-André Hamelin (piano); musique de chambre et récital.Haydn: Quatuor à cordes op.74 n° 2.Beethoven: Quatuor à cordes op.95.Dvorak: Quintette avec piano op.81.Quatuor Afiara.Vendredi 5 août 2011.Dif fusion sur Espace musique le 10 août à 20h.Haydn: Sonate Hob XVI:34.Stockhausen: Kla-vierstück IX.Ravel: Gaspard de la nuit.Dszt: Sonate en si mineur.Samedi 6 août 2011.Salle Françoys-Bernier du Domaine Forget.CHRISTOPHE HUSS Habitué du Domaine Forget, Marc-André Hamelin s’y présentait samedi avec le programme de récital qu’il donnait aussi hier au Centre d’arts Qrford.Il était également, la veille, l’invité d’honneur de la soirée de musique du chambre du Quatuor Afiara, des Canadiens dont nous vous avons déjà dit beaucoup de bien dans Le Devoir.Avec les soirées musicales des 4,5 et 6 août, le Domaine Forget a réussi un tir groupé d’un très haut niveau.Après Pascal Amoyel, Emmanuelle Bertrand et Antoine Tamesfit, jeudi, le Quatuor Afiara a réussi à très bien paraître du point de vue de la qualité instrumentale.Le violoncelliste Adrian Fung, notamment, est, avec la violoniste Valérie Li, un élément moteur de ce quatuor fondé en 2006.Contrairement à leur Beethoven stressé du Festival de musique de chambre de Montréal, XOpus 95 des Afiara, vendredi, fut dense, juste, précis et mordant.Il montrait qu’avec la patine des ans les Afiara peuvent espérer atteindre le niveau des Pacifica ou des Miro.Par contre, ces jeunes musiciens auraient intérêt à maintenir davantage tension et concentration musicale: dans Haydn, il aurait été fort judicieux d’enchaîner at-tacca le menuet et le Einale.Marc-André Hamelin s’est fondu à merveille au groupe dans Dvorak.Les cinq musiciens ont communié avec ardeur dans le furlant et le Einale, après une dumka (mouvement lent) subtile et jamais surjouée.Rien ne serait pire dans cette œuvre qu’un faux larmoyant.Les artistes l’ont bien perçu.Samedi, Marc-André Hamelin se mesurait à deux monuments de virtuosité: Gaspard de la nuit et la Sonate en si mineur de Liszt.«Se mesurer» n’est sans doute pas la bonne description.ü FRANKAUFMAN FESTIVAL DE SALZBOURG Le pianiste Marc-André Hameiin car ces œuvres intimidantes n’intimident nullement le pianiste québécois.En les dominant pleinement, il peut s’en jouer et les façonner à sa main.L’approche est pourtant fort différente: Gaspard de la nuit est cadré, plaqué, inéluctable, alors que la Sonate en si de Liszt procède par envolées et houles.La juxtaposition avec la vision d’Arnaldo Cohen, au Festival de Lanaudière, est fascinante, puisque nous avons affaire à deux virtuoses hors normes.Cohen conférait une unité organique plus grande à une œuvre jouée comme un bloc.Avec Hamelin, au son inhabituelle-ment massif, Liszt semble se souvenir de Schumann, auquel la sonate est dédiée.Exécution impeccable, à part quelques scories au début de la sonate et des notes répétées dans Ondine qui semblaient faire les frais d’une mécanique un peu lourde.Qn imagine que Stockhausen était là comme une étude préalable sur le dosage de certaines notes obsessionnelles, qu’on trouve dans Gibet, et pour sa lente menée à l’ai^, sur laquelle s’enchaîne très bien Ondine.Mais si l’artiste choisit cette voie intellectuelle assez stérile, son Haydn ciselé n’en est pas le bon préambule.Le Devoir CINEMA Une affaire bien pénible THE KATE LOGAN AEEAIR Scénario et réalisation: Noël Mi-trani.Avec Alexis Bledel, Laurent Lucas, Noémie Godin-Vigneau.Photo: Nathalie Moliavko-Visotz-ky.Montage: Arthur Tarnowski.Musique: James GeUand.Canada, 2010,85 min.ERANÇOIS LÉVESQUE Confronté au second long métrage de Noël Mitrani, The Kate Logan Affair, on se surprend à espérer que son premier, le modeste mais intéressant Chercher Igor Rizzi, ne relevait pas de l’accident de parcours.Car elle est pénible, cette affaire-là.La Kate Logan en question est une jeune patrouilleuse fraîchement embauchée dans les forces policières albertaines.Elle a la mine perpétuellement crispée et toise l’univers avec ce regard trop intense qu’ont les psychopathes sur leurs photos judiciaires.Mais comme elle a de toute évidence réussi l’évaluation psychométrique imposée aux recrues, Kate (Alexis Bledel, martelant une seule note) sillonne son patelin à la recherche d’un bandit.Elle croit d’ailleurs en reconnaître un en la personne de Benoît Gando (Laurent Lucas, en très petite forme), un citoyen français de passage pour un colloque.Le prenant pour un violeur recherché, elle l’arrête devant quelques badauds incrédules.Se rendant compte presque immédiatement de sa méprise, Kate relâche le pauvre bougre, qui se montre extrêmement beau joueur.Le soir même, Kate se pointe au motel où séjourne Benoît afin de lui renouveler ses plus plates excuses.Puis elle offrç un verre au voyageur marié.À ce stade, n’importe quel être humain normalement constitué prendrait ses jambes à son cou ou, à la limite, verrouillerait sa porte.Mais pas Benoît.Même lorsque Kate l’invite à tenir son arme de service, il finit par s’exécuter (après quelques protestations, il est vrai).Et le coup de partir, et la police de rappliquer, et les amants de prendre le large parce que la jeune femme a peur pour sa carrière.Kate est mignonne, on veut bien, mais le comportement de Benoît défie toute logique.En fait, la psychologie des personnages dans son ensemble Heure l’aberration.Et n’allez pas examiner la procédure policière de trop près! Entendue aux affaires internes, Kate, qu’on a cru kidnappée, y va d’un témoignage bourré de trous qui se voit pourtant accepté d’emblée dans la foulée d’une non-enquête.Plus tard, l’épouse de Benoît (Noémie Godin-Vigneau, vaillante dans un rôle incolore) demande à rencontrer la victime alléguée de son mari.Pas de problème: deux officiers l’accompagneront chez Kate, entre autres incongruités.Les choix de mise en scène de Noël Mitrani ne rehaussent pas le niveau d’intérêt.The Kate Logan Affair ressemble le plus souvent à un vieux téléfilm qui aurait joui d’un tournage en scope.Le format panoramique, d’ailleurs, n’apparaît pas vraiment justifié étant donné la teneur cjes compositions retenues.À moins d’une heure et demie, on a quand même largement le loisir d’espérer l’arrivée du générique.Collaborateur du Devoir La rétrospective McQueen bat des records d’affluence à New York New York — L’imposante rétrospective consacrée à Alexander McQueen à New York, im peu plus d’im an après le suicide du créateur britannique, a déjà attiré 625 000 visiteurs à la veille de sa clôture, un record pour une exposition consacrée à la mode au Metropolitan.La rétrospective fait partie des «20 ^positions les plus populaires du musée», a déclaré Nancy Chilton, ime porte-parole de la prestigieuse institution new-yorkaise.«Elle affiche la plus importante fréquentation de toutes les ^positions organisées par le Costume Institute» du Met, selon Mme Chilton.McQueen s’est suicidé le 11 février 2010 à 40 ans après 19 ans d’une carrière époustouflante.Il aimait les mises en scène extravagantes, et les organisateurs de l’exposition ont tout mis en œuvre pour respecter son esprit.Agenee Franee-Presse
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