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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-08-15, Collections de BAnQ.

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Bob Rae parle réforme du PLC avec les militants montréalais Page A 3 Conflit en Libye : les rebelles en périphérie de Tripoli Page B 1 ?w w w .1 e d e V 0 i r.c 0 m ?LE DEVOIR Vol.CII V“183 LE LUNDI 15 AOUT 2011 1,09$ + taxes = 1,24$ Coupe Rogers Trop fort, Djokovic JEAN DION Et au dernier jour, Novak Djokovic ne Leut pas facile, loin de là, mais pour faire changement, il aboutit au sommet, impérial, trop fort pour la ligue, trop fort pour la planète, trop fort tout court.Mardy Fish a vaillamment bataillé et il en a donné pour son argent au numéro 1 mondial, mais cela s’est (encore) révélé insuffisant, et Djokovic s’est imposé par la marque de 6-2,3-6 et 6-4 en finale de la Coupe Rogers, hier après-midi au stade Uniprix.Il s’agissait du deuxième triomphe du Serbe de 24 ans aux Internationaux de tennis du Canada, après son succès de 2007.Djokovic a ainsi poursuivi sur sa stupéfiante lancée, lui qui remportait le neuvième des dix tournois auxquels il a pris part depuis le début de Tannée.Son dossier est maintenant de 53-1 en 2011.Et il est devenu le premier joueur de l’histoire à remporter cinq tournois de la série Masters 1000 en une même saison, cela alors qu’il en reste encore trois au calendrier.Il s’agissait de la première fois depuis 1993 qu’un nouveau numéro 1 remportait son premier tournoi après son couronnement.Pete Sampras avait alors fait le coup à Hong-Kong.Et le pire, c’est qu’il estime qu’il peut encore s’améliorer.«On peut toujours faire mieux.Je pourrais mieux monter au filet.Je pourrais travailler sur un meilleur service.Mais ça va bien, et je n’ai pas l’intention de changer mon approche du jeu», a-t-il dit en point de presse après sa victoire, ajoutant lorsque la question lui a été posée qu’il était «bel et bien humain».Lors des cérémonies d’après-match, l’Américain Fish, 29 ans et occupant du dr rang au classement ATP, a lancé à la blague à son adversaire que les joueurs «commencent à être fatigués de [\]e voir gagner».En entrevue, il est cependant apparu extrA mement déçu, parlant d’occasions ratées qu’il aurait bien aimé ravoir.«J’ai eu mes chances.Il peut être battu», a-t-il dit à propos de Djokovic.«Mais il est tellement solide dans l’ensemble, et si ré^lier sur les coups importants» qu’on ne peut jamais se permettre la moindre erreur contre lui.Ce fut un match serré, comme il sied à une Le Serbe s’est imposé par la marque de 6-2, 3-6 et 6-4 en finale PEDRO RUIZ LE DEVOIR VOIR PAGE A 8: DJOKOVIC Novak Djokovic, qui s’est tout de même heurté à une solide résistance de la part de l’Américain Mardy Fish, a attribué sa victoire d’hier à sa capacité à rester calme dans les moments critiques.À Toronto, Serena Williams était trop forte pour Samantha Stosur, à lire en page B 5 Seul le PLQ peut unir les Québécois Jean Charest estime que son parti bénéficiera du « fractionnement politique » de l’opposition ROBERT DUTRISAC Sherbrooke — Jean Charest juge que le Parti libéral du Québec bénéficie d’un «contexte intéressant» en raison du morcellement des partis d’opposition.«Face au fractionnement politique que nous voyons devant nous — littéralement, c’est vraiment un mouvement de fractionnement qui se fait actuellement au Québec —, à ce choix, nous opposons, nous, le choix du rassemble- _ __ ment», a déclaré le chef libéral lors d’une conférence de presse tenue à Tissue du congrès de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (CJ-PLQ).«Je pense que c’est un contexte intéressant.» A ses yeux, le PLQ est la seule formation politique «capable d’unir les Québécois, de donner aux Québécois un projet commun face à une multitude de partis qui vont se fractionner les uns les autres».Quant à l’appel Iqncé cette semaine par le député indépendant Eric Caire en faveur d’une fusion entre l’Action démocratique du Québec et la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ) de François Legault, Jean Charest doute que cette idée «aille très loin».^ «C’est impossible et irréconciliable ce que propose Eric Caire, a avancé Jean Charest Ça voudrait dire que l’ADQ serait obligée de nier fondamentalement tout ce qu’elle a d^endu depuis sa fondation.» «Claude Garcia [le président de la Commission politique de TADQ] l’a très bien dit: sur la question de la santé, il faudrait que l’ADQ s’avale tout rond», a fait valoir le chef libéral en faisant référence au programme adéquiste qui prône une VOIR PAGE A 8: CHAREST À lire en page A 3 ¦ Une entrevue avec Pauline Marois : «Ebranlée, mais pas menacée» Jean Charest mi PEDRO RUIZ LE DEVOIR DEFILE DE LA FIERTE À MONTRÉAL De nombreux élus ont assisté à l’événement haut en couleur ¦ À lire en page A 5 INDEX Annonces.B 2 Automobile.B 5 Avis publics.B 6 Culture.B 8 Décès.B 2 Economie .B 3 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Météo.B 5 Monde.B 1 Mots croisés.B 5 Religions.B 6 Sudoku.B 6 Télévision.B 7 L’ENTREVUE Un nouvel allié dans la lutte contre le cancer ORL La Chaire de recherche en oncologie ORL D" Azar-Angélil sera inaugurée demain à Monü'éal.Pour l’occasion, Le Devoir s’est entretenu avec son premier titulaire, le D" Apostolos Christopou-los, ainsi qu’avec celle qui a mené à bout de bras ce projet ambitieux, la D"® Lyne Desnoyers.MARCO BÉLAIR-CIRINO Il s’appelle Apostolos Christopoulos, mais ses confrères et ses consœurs l’appellent «Apos».Agé de 32 ans, sans doute le plus jeune titulaire d’une chaire de rœ cherche au Québec, il chapeautera les activités d’une équipe de chirurgiens, de radio-oncologues, d’hémato-oncologues et d’une radiologiste ainsi que des infirmières de liaison, des orthophonistes, des diététiciennes, en plus de travailler étroitement avec un groupe de recherche.«Tous les cancers sont terribles, mais en ORL [oto-rhino-laryngo-logie], ils le sont particulièrement», affirme le I)" Christopoulos.«Le visage, c’est notre empreinte digitale, c’est lié à notre identité.C’est la capacité de communiquer, de parler, de chanter, de rire.Nos traitements, historiquement, étaient très mutilants, que ce soit en chirurgie, en radiothérapie ou en oncologie médicale.» Le défi de l’heure consiste ainsi à «détoxifier» le plus possible les traitements tout en VOIR PAGE A 8: CHAIRE ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR Le D" Apostolos Christopoulos sera le premier titulaire de la nouvelle Chaire de recherche en oncologie ORL D" Azar-Angélil.REUTERS La ville de Lattaquié, principal port de la Syrie, a été hier la cible de tirs de chars et de navires de guerre qui ont fait au moins 26 morts.Syrie : au tour de la marine d’ouvrir le feu sur les civils Damas — Des navires de guerre sont pour la première fois intervenus pour mater la contestation en Syrie, à Lattaquié, premier port du pays, où 26 personnes ont péri hier.La machine militaire du régime ne montre aucun répit dans sa répression de la révolte, selon des militants des droits de l’homme.L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) rapporte que la plupart des victimes ont été touchées par des tirs de mitrailleuses à gros calibre montées sur les chars déployés dans les quartiers sud de la cité portuaire.Ces quartiers ont également été la cible de tirs d’unités de la marine de guerre croisant au large.Ailleurs dans le pays, en proie depuis le mois de mars à un mouvement de contestation du régime du président Bachar al-Assad, quatre autres personnes ont péri sous les balles des forces de sécurité lors de leurs interventions VOIR PAGE A 8: SYRIE 77831302829434 i M*») LE TELEJOURNAL GRAND MONTRÉAL 18 H AVEC PATRICE ROY ANCRE DANS SON MILIEU RÉALISATION COORDINATION BRUNO BONAMIGO A 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 15 AOUT 2011 ACTUALITES REINVENTER LA VILLE Paris reconquiert ses berges Construites dans les années 70, les voies rapides qui longent la Seine seront bientôt un souvenir.Pour le plus grand plaisir des piétons et des cyclistes.Il faut plus que du béton et de l’asphalte pour développer une rue, un quartier, une ville à échelle humaine.Le Devoir poursuit sa série sur les exemples à suivre et les erreurs à ne pas répéter.Aujourd’hui : Paris rend ses quais aux piétons et aux cyclistes.CHRISTIAN RIOUX Paris — «Sous le pont Mirabeau coule la Seine et nos amours», dit le poète.Il y a pourtant longtemps que cette image bucolique des berges de la Seine n’a plus cours à Paris.Plus précisément depuis la fin des années 1960, alors que le président Georges Pompidou avait décidé d’y construire deux grandes voies rapides.Si les amoureux arpentent toujours les quais de la capitale, ils doivent les partager avec plusieurs dizaines de milliers de voitures qui empruntent chaque jour deux autoroutes urbaines.Même si ces voies se transforment parfois en boulevards urbains, les Parisiens se voient ainsi privés de leur fleuve sur plusieurs kilomètres.Cela fait donc au moins vingt ans que certains rêvent de rendre les quais aux flâneurs, aux familles et aux amoureux.Ce sera chose faite dès l’été 2012.Entre le quai Voltaire, près du musée d’Orsay, et le quai Branly, près de la tour Eiffel, la voie express de la rive gauche qui file vers l’ouest sur 2,5 kilomètres disparaîtra complètement.Sur la rive droite, la voie Georges-Pompidou sera quant à elle transformée en boulevard urbain avec de nombreux feux de circulation afin de limiter la vitesse des automobiles.Sur les deux rives seront aménagés des promenades, des cafés, des jardins, des guinguettes et des terrains de volley-ball.Des piscines seront ouvertes l’été, et des patinoires l’hiver.Plusieurs activités, comme des jeux d’enfants, seront organisées sur des berges.On a même songé à une boîte de nuit dans le soubassement du pont Alexandre III.Ces aménagements s’étendront au-delà des arrondissements centraux jusqu’à la gare d’Austerlitz.Pour l’essentiel, il s’agit d’équipements légers qui ne coûtent pas cher et qui pourront être installés d’ici l’été 2012.Pas question de fermer les quais pendant trois ans.La plupart des aménagements pourront être faits en deux mois à peine, a annoncé la mairie de Paris.«Les quais ont été conçus dans les années 1970, comme une autoroute.Nous voulons y remettre de la vie», a déclaré l’adjointe du maire responsable de l’urbanisme, Anne Hidalgo.L’investissement est tout de même de l’ordre de 55 millions de dollars.La Ville de Paris est confortée dans son action par les sondages qui révèlent que 71 % des Parisiens sont d’accord avec cette nouvelle limitation du transport automobile dans la capitale.Avec la réfection du Eorum des Halles, le réaménagement des voies sur berges est devenu le projet phare du second mandat du maire de Paris, Bertrand Delanoë.Le maire socialiste se targue même d’avoir convaincu une petite majorité des électeurs de droite.Par contre, 57 % des automobilistes sont toujours radicalement opposés au projet.«Ça va gueuler» Il n’a pourtant pas été simple de convaincre les Parisiens.Les premières tentatives de rendre les berges aux piétons remontent aux années 1990 alors que les voies rapides ont commencé à être fermées les dimanches, entre 9h et 17h, afin d’y permettre la circulation des piétons, des patineurs et des cyclistes.Progressivement, les Parisiens ont donc pris l’habitude de traverser la capitale à pied en longeant les rives de la Seine.Depuis 2002, avec Paris Plages, les quais se donnent des allures de station balnéai- Les voies rapides qui longent la aux piétons, aux cyclistes et aux depuis sa première élection en mars 2001.L’aménagement des voies sur berges succède en effet à la création de dizaines de voies réservées au transport en commun et aux vélos, à la mise en service du Vélib’ de Bbd parisien) et à l’élargissement de centaines de trottoirs et de places publiques dans tous les quartiers de la capitale.Selon la TT } f'y f f Cela fait au moins vingt ans que certains rêvent de rendre les quais aux flâneurs, aux familles et aux amoureux.Ce sera chose faite dès l’été 2012.re pendant un mois de l’été.Ces initiatives ont finalement convaincu les Parisiens de se réapproprier leur fleuve en permanence.Conscient de la colère des automobilistes, le maire de Paris avait prévenu: «Je vous annonce que ça va gueuler!» L’opposition municipale, de droite, et la préfecture, qui relève de la présidence, ont vu dans ce projet une manifestation supplémentaire de la guerre sans merci contre l’automobile qu’a déclenchée Bertrand Delanoe mairie, la fermeture des voies rapides ne devrait pas augmenter la circulation sur les autres grands axes de plus de 5 à 10 %.Mais c’est déjà beaucoup trop, dit l’opposition, pour une ville que plusieurs études considèrent comme la plus congestionnée d’Europe.Les chiffres de la mairie sont d’ailleurs contestés par l’opposition qui craint «l’asphyxie» de la capitale.Pour limiter les dégâts, la mairie ajoutera une voie de circulation sur le boulevard urbain qui longe la rive gauche.Mais, surtout, elle augmentera de 15 000 places par jour la capacité du RER A, le train de FREDERIC DE LA MURE MAE Seine, à Paris, sur plusieurs kilomètres seront transformées afin de rendre les quais accessibles patineurs.banlieue qui dessert la rive droite.Elle doublera aussi le RER C qui longe toute la rive gauche.L’opposition a de plus déploré l’absence de concours international pour réaménager ce site protégé par l’UNESCO.Des élus municipaux ont enfin accusé le maire de ne se soucier que des privilégiés qui habitent le centre de la ville.Ce qui a forcé l’administration à planifier des aménagements sur toute la longueur de la Seine.Mais ces critiques ont vite fait long feu.La popularité du projet est telle que trois jeunes élus UMP ont préféré ne pas prendre part au vote du conseil municipal tant ils trouvaient «ringard» le contre-projet de la droite qui faisait la part belle aux voitures.Il faut dire que les immatriculations ont baissé de 20 % en dix ans dans la grande région parisienne.S’il n’est pas en voie d’extinction, l’automobiliste est tout de même une race en forte diminution à Paris.Pour le plus grand plaisir des piétons et des cyclistes.Correspondant du Devoir à Paris JEAN PAUL PELISSIER REUTERS Depuis 2002, avec Paris Plages, les quais se donnent des allures de station balnéaire pendant un mois de l’été.rr 75 T \% LE TELE JOURNAL 22 H AVEC CÉLINE GALIPEAU OUVERT SUR LE MONDE RÉALISATION COORDINATION ÉRIC LE RESTE LE DEVOIR, LE LUNDI 15 AOUT 2011 A 3 ACTUALITES Crise au PQ Pauline Marois se dit ébranlée, mais pas menacée JOCELYNE RICHER Québec — Pauline Marois admet avoir été fortement ébranlée par la crise qui a frappé son parti en juin, mais soutient n’avoir jamais senti son leadership menacé au point d’être forcée de démissionner.Lors d’un entretien à La Presse canadienne, à ses bureaux de Québec la semaine dernière, la chef de l’opposition officielle a accepté pour la première fois de revenir sur les événements, pour dire comment elle les avait vécus de l’intérieur, et d’indiquer comment elle voyait la suite des choses, alors que la crise ne s’est toujours pas résorbée.«Cela m’a atteinte, cela m’a blessée profondément», de voir cinq députés, les Pierre Curzi, Louise Beaudoin, Lisette Lapointe, Jean-Martin Aussant et Benoît Charrette, claquer la porte du parti, a confié Mme Marois, qui soutient n’avoir perçu aucun signe avant-coureur de dissension dans son caucus avant l’annonce de leurs démissions.Mais elle a su d’instinct qu’une hémorragie de cette ampleur pouvait avoir un effet démobilisateur sur ses troupes et menacer son leadership.Aussi, pour éviter un éventuel putsch, elle a mis «l’incident de parcours» à l’horaire de la réunion suivante de son caucus, sachant que la rencontre serait cruciale pour son avenir à la tête du PQ.«Je savais qu’il fallait que je mette toute ma force, que f exerce tout le leadership dont je suis capable» pour passer au travers et réunifier le caucus.Malgré l’ampleur de la tempête, durant cette période turbulente et les semaines qui ont suivi, elle assure n’avoir jamais douté du fait qu’elle sortirait gagnante de l’épreuve, «mais [ellel savai[i] cependant qu’il fallait [qu’ellel reste très solide».Et qu’il lui fallait jeter du lest à ses députés.Tandis que les démissionnaires revendiquaient de faire la politique autrement — le «buzzword» de l’heure, dira la chef pé-quiste —, un refrain aussitôt repris par certains députés restés dans l’équipe (dont Bernard Drainville, qui déclarait que le PQ devait changer pour survivre), Mme Marois a offert à ses députés de lui formuler des propositions de changements à apporter dans la façon de faire les choses.Le résultat des cogitations devrait être connu à l’occasion du prochain caucus, qui risque d’être animé, à Saguenay, à la Pauline Marois fin,du mois d’août.À cette occasion, pour montrer ses bonnes dispositions, Mme Marois formulera elle-même quelques suggestions visant à assouplir les règles imposées aux députés dans leur travail parlementaire, comme le vote à l’occasion de projets de loi.Pour que les choses se passent bien au cours du caucus de la fin août, Mme Marois a entrepris depuis son retour de vacances de rencontrer ses députés un à un.Se disant confiante et sereine, elle est quand même consciente que la partie n’est pas gagnée et qu’il reste «un gros travail à faire» avant de considérer qu’elle pourra affirmer être de nouveau bien en selle.Mais elle dit avoir le goût de se battre, encore une fois.Le fait d’avoir une responsabilité particulière, comme chef d’un parti voué à faire un pays, l’a aidée à trouver la force de garder la tête hors de l’eau, dit celle qui avoue n’avoir toujours pas compris la réaction «démesurée» des députés démissionnaires.«Mais je vais attendre plus tard, peut-être que je comprendrai», dit-elle.«Le Parti québécois est une bête difficile à diriger, illustre la chef, sourire en coin.C’est un cheval fringant qui parfois donne quelques ruées.» La dernière ruée aura fait très mal, mais n’aura apparemment pas été fatale.Sa conviction qu’elle doit rester en poste est aussi fondée sur l’idée que seul le PQ peut prendre le pouvoir aux prochaines élections et proposer de faire la souveraineté du Québec.Elle ne se sent donc pas du tout menacée par le mouvement souverainiste en gestation, appuyé notamment par Lisette Lapointe, ou par le projet de parti souverainiste que veut créer Jean-Martin Aussant.«Je ne le crains pas, parce que nous sommes la seule force souverainiste organisée, avec une base solide de militants, avec des députés compétents qui représentent tout le Québec.On peut bien dire: ‘je vais créer un parti”, mais ça ne se fait pas comme ça», dit-elle.«Il faut qu’un parti soit capable d’articuler le projet [sou-verainistel, de le présenter, de le défendre, et éventuellement de le mettre en œuvre, assure Pauline Marois, et ça, je sais qu’actuellement il n’y a pas d’autre parti que le Parti québécois qui peut faire ça et, pour y arriver, il faut être au pouvoir.» La Presse canadienne En accord avec les jeunes libéraux L’interculturalisme mérite d’être mieux défini, selon la chef du PQ Le concept d’interculturalisme doit être mieux défini avant d’être intégré dans une loi, a soutenu la chef du Parti québécois, Pauline Marois.Alors que les membres de la Commission-Jeunesse du Parti libéral de Québec, réunis en congrès cette fin de semaine à l’Université Bishop, ont rouvert le débat sur la laïcité ouverte, la chef péquiste s’est dite samedi plutôt d’accord avec eux.Elle croit, comme eux, que le concept «d’interculturalisme» gagnerait à être mieux défini.Selon elle, l’on a tendance à confondre interculturalisme et multiculturalisme.Pauline Marois estime que le multiculturalisme est synonyme de «ghetto» et de communautés qui vivent les unes à côté des autres.Or, l’interculturalisme, selon elle, ne va pas dans ce sens-là.Pauline Marois a également réitéré sa proposition de doter le Québec d’une Charte de la laïcité qui serait très claire sur l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires dans la fonction publique.Redevances Par ailleurs, la chef péquiste a soutenu que le ministre des Einances, Raymond Bachand, n’avait pas bien compris sa position sur les redevances exigées des compagnies minières.Vendredi, le ministre a dit que Pauline Marois avait tenu des propos inacceptables à ce sujet.Mais cette dernière croit plutôt que ce qui est indéfendable, c’est que le gouvernement libéral vende le Nord au rabais.Mme Marois a affirmé que Raymond Bachand n’avait pas de leçon à lui donner sur cette question.Il doit plutôt faire ses devoirs pour s’assurer que les Québécois bénéficient de la richesse créée par l’exploitation de ressources non renouvelables.La Presse canadienne If ir U îiAuf y PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le chef intérimaire du PLC, Bob Rae, a parié hier, à Montréal, à quelques dizaines de militants.Tournée pancanadienne Bob Rae veut réfonner le PLC Le chef parle des problèmes du parti avec des militants montréalais MARCO BÉLAIR CIRINO Le chef intérimaire du Parti libéral du Canada (PLC), Bob Rae, a discuté «franchement» hier matin avec des dizaines de militants des problèmes qui gangrènent la formation politique qu’il dirige depuis la défaite historique du 2 mai.«C’est le pire résultat non seulement depuis 1867, mais depuis la première élection démocratique au Canada, c’est-à-dire 1848», a lancé M.Rae dans une allocution précédant une causerie avec près de 60 militants du Québec.Le ton était donné.Le PLC de Michael Ignatieff a fait élire 34 députés d’un océan à l’autre, amassant 18,9 % des votes, soit 7,4 de moins qu’à l’élection générale de 2008.«Il faut être francs, non seulement entre nous, mais également avec la population canadienne.Nous avons commis des erreurs», a affirmé sans ambages le député de Toronto-Centre qui poursuit sa tournée canadienne visant à reconstruire le PLC.«It’s important not to put too much sugar on the results of the last election.It was a defeat», a-t-il ajouté en anglais.Le PLC ne sera pas toujours confiné à l’opposition, encore moins à la deuxième opposition, a toutefois insisté Bob Rae.«En politique, aujourd’hui, les choses changent, bougent très rapidement» Le vent de réforme D’ici au congrès de janvier 2012, le chef intérimaire compte revoir de fond en comble l’organisation du PLC, y compris sa structure de financement, alors que le gouvernement fédéral coupera les vivres des partis politiques.«Est-ce que nous avons une bonne structure moderne, efficace, ouverte, démocratique, innovatrice au Parti libéral?», a lancé M.Rae.«Non!», ont rétorqué, sans y avoir été préalablement invités, des militants libéraux.nancement que l’État accorde aux partis politiques depuis 2003, c’est-à-dire environ 2 $ pour chacun des votes obtenus à la dernière élection.«Ce sont des millions qui ne sont plus là!», a martelé M.Rae hier, précisant que le PLC se trouve virtuellement devant un manque à gagner de quelque 5,6 millions de dollars, considérant que près de 2,8 millions électeurs ont voté en faveur du candidat libéral dans leur circonscription le 2 mai.Regarnir les coffres du parti sera un défi de taille, a averti M.Rae, faisant remarquer que la majorité des membres ne donnent pas un sou en plus du montant « Il faut être francs, non seulement entre nous, mais également avec la population canadienne.Nous avons commis des erreurs [lors des dernières élections].» «Je pense qu’il y a des réformes à faire», a ensuite déclaré celui qui a pris les rênes du PLC le 25 mai dernier.«Oui, Monsieur!» s’est exclamé un sympathisant.M.Rae s’est notamment montré disposé à fermer les bureaux régionaux de la formation politique situés aux quatre coins du pays.Le gouvernement conservateur mettra la hache dans le fi- qu’ils doivent payer pour obtenir ou renouveler leur carte de membre.«Si nous ne changeons pas la structure fiscale, [les sourcesl de revenus de notre parti, nous n’aurons pas la capacité d’avoir une vraie campagne en 2015.C’est clair.» D’ailleurs, la prochaine campagne électorale ne durera pas 35 jours, promet Bob Rae.Les libéraux ont fait l’erreur d’attendre au dernier moment pour plonger dans les campagnes électorales, ce qui a fait en sor- te que les autres partis politiques ont eu beau jeu de définir à leur manière Stéphane Dion, puis Michael Ignatieff, à grands coups de publicités négatives.Bob Rae craint que les conservateurs et les néodémocrates ne refassent la même chose au prochain chef, à moins que les libéraux ne soient, comme eux, «en campagne électorale perpétuelle».D’autre part, le chef libéral a lancé un appel à l’unité des libéraux du Québec.Plus que nulle part ailleurs au Canada, les «chicaneries politiques» doivent cesser, selon lui.«Il y a d’anciennes habitudes à changer.Et, si ça ne change pas, on est finis!» Les députés de Mont-Royal, Irwin Cotler, de Saint-Lau-rent-Cartierville, Stéphane Dion, et de Westmount, Marc Carneau, étaient tout ouïe, à l’instar de Marcel Proulx et de Marlene Jennings, qui ont tous deux mordu la poussière, le 2 mai, au profit de candidates néodémocrates.Les journalistes ont été priés de quitter la salle de conférence de l’établissement montréalais avant que le leader parlementaire, Marc Carneau, donne le coup d’envoi de la période d’échanges qui s’est donc tenue derrière les portes closes.Le Devoir Le Parti conservateur a maille à partir avec une veuve d’une victime de l’amiante Le Parti conservateur du Canada a envoyé un courriel menaçant à la veuve d’une victime de l’amiante lors du plus récent chapitre d’un débat qui fait rage au Canada au sujet de la substance.Un haut responsable conservateur a averti la femme de cesser d’utiliser le logo du parti dans une publicité qui dénonce ce controversé secteur de l’économie canadienne — une campagne qu’elle a créée après le décès de son mari.Michaela Keyserlingk, dont le mari Robert est mort en 2009 de mésothéliome, un cancer lié à l’amiante, diffuse depuis le printemps une bannière sur Internet qui se lit «Le Canada est le seul pays occidental qui exporte toujours de l’amiante mortel.» Le directeur exécutif du Parti conservateur.Dan Hilton, lui a en- voyé un courriel pour lui demander de cesser immédiatement de se servir du logo du parti.«A défaut de quoi, nous pourrions prendre des actions contre vous», a écrit M.Hilton dans un message daté du 29 juillet intitulé «Utilisation non autorisée d’une marque de commerce».Ledit courriel, que Mme Keyserlingk a remis à La Presse canadienne, contenait aussi cet avertissement: «Veuillez agir en conséquence.» Cet échange survient alors que les critiques s’intensifient envers le Canada pour ses exportations d’amiante et que le gouvernement du Québec jongle avec l’idée de faire revivre l’une des dernières mines du pays, une décision qui pourrait être connue dès aujourd’hui.La Presse canadienne Résultats des tirages du : 2011-08-13 28 35 42 umsssa II 16 17 19 34 39 45 46 49 compl.compi Prochain gros lot (approx.) : 7 000 000 $ 9631980 structure de lots complete sur lotoquebec.com Résultats des tirages du : 2011 -08-12 04I15I21I30I33I35I47 COMPL Prochain gros lot (approx.) : 40 000 000 $ 8169086 En cas de disparité entre cette iiste et ia iiste officieiie de Loto-Québec, cette dernière a priorité Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 A 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 15 AOUT 2011 ACTUALITES ETATS-UNIS La chute d’une scène fait cinq morts Un violent coup de vent est à l’origine de la tragédie Washington — Le bilan de l’accident consécutif à l’effondrement samedi d’une scène où devait avoir lieu un concert de musique country dans rindiana (nord des Etats-Unis) s’est alourdi hier à 5 morts et 45 blessés, ont annoncé les autorités locales.L’accident s’est produit à la foire d’Etat de l’Indiana, à Indianapolis.Alors qu’une alerte à la tempête avait été lancée juste avant le début du concert, un coup de vent violent a brusquement provoqué l’effondrement de la scène vers 21h.La première partie du spectacle venait de se terminer, et les spectateurs attendaient l’entrée en scène du groupe country Sugarland lorsque «la scène a commencé à se tordre, et les tribunes se sont mises à trembler.La foule s’est alors précipitée pour s’enfuir», a raconté un témoin à la chaîne locale de télévision WTHR.Le bilan, qui était de 4 morts samedi, est passé à 5 hier, a indiqué le sergent Dave Bursfen, porte-parole de la police d’Etat de l’Indiana, précisant que 45 personnes étaient soignées dans des hôpitaux environnants.Les autorités avaient averti que le bilan des morts pourrait s’alourdir, car certains blessés le sont grièvement.i B % STEVE BAKER REUTERS Le bilan pourrait s’alourdir puisque certains des 45 blessés sont dans un état critique.Les secouristes et d’autres personnes s’étaient rendus rapidement sur les lieux de l’accident pour venir en aide aux personnes bloquées dans les décombres, et «de nombreux spectateurs ont aidé les secouristes à tenter de soulever les poutres enchevêtrées pour dégager les personnes coincées», a raconté samedi Erank Straub, du département de la Sécurité publique.Le groupe Sugarland a présenté ses condoléances aux victimes et leurs familles en envoyant un message sur Twitter.La foire était fermée hier, et doit rouvrir aujourd’hui avec une cérémonie en l’honneur des victimes de la tragédie.Agence France-Presse à J'AI ‘ 75 A^S J'Al\% 75 ANS ( JAI, ANS J’ai la jeunesse de tous les âges : la force, l'expérience, la vigueur et la sagesse.Je connais toutes les histoires.Je peux les taire comprendre, les taire aimer, les inventer, les réinventer.Je suis la radio, la télévision, le web et l’interaction.Je suis ce qui va arriver.J'AI 75 ANS jA 75 ANS Radio-Canada.ca/75 Réduction des gaz à effet de serre Le PC a tenté d’inciter l’Alberta à adhérer à un système national MARK BROWNLEE Toronto — Un ex-ministre conservateur a tenté de convaincre des politiciens de l’Alberta d’accepter une réglementation plus sévère pour faire face aux changements climatiques en 2009, selon des documents récemment dévoilés.Celui qui était alors ministre de l’Environnement, Jim Prentice, a rencontré à Calgary le 11 septembre 2009 le premier ministre de l’Alberta, Ed Stel-mach, et le ministre de l’Environnement de la province, Rob Renner, pour discuter de la possible participation de la province à un système national de plafonnement et d’échange de gaz à effet de serre (GES).«Je crois que vous serez d’accord avec moi sur le fait que, pour encourager les entreprises et les individus à modifier leur comportement, il faut avoir des signaux de prix appropriés», est-il écrit dans une note d’information, qui fait état de «points à faire valoir» auprès du gouvernement de l’Alberta.«Nous croyons qu’un système de plafonnement et d’échange prudemment conçu enverrait les signaux de prix appropriés pour encourager des changements et que cela aidera au bout du compte à réduire les émissions.» Le système de plafonnement est conçu pour forcer les entreprises qui émettent des GES à trouver des façons d’être plus efficaces.Le régime fixerait aussi des limites à la quantité de pollution qui peut émaner des entre- prises.Celles qui seraient au-delà des limites permises devraient alors acheter des crédits de celles qui sont en dessous.Ces documents ont été préparés par des fonctionnaires d’Environnement Canada, le ministère responsable de formuler des politiques sur les changements climatiques, et ont été obtenus par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.Les conservateurs avaient appuyé un tel système de plafonnement et d’échange dans le passé, mais ont depuis rejeté cette option.«Le plan du Canada est de réduire les émissions à l’aide d’une approche réglementaire secteur par secteur, pas par le plafonnement et l’échange», a écrit dans un courriel Mark Johnson, un porte-parole d’Environnement Canada.Il n’a cependant pas discuté directement de la rencontre de septembre 2009 et a refusé d’accorder une entrevue.M.Prentice n’a pas réussi à convaincre l’Alberta de participer à un système national.Un système provincial y est en place depuis quelques années, mais les écologistes font valoir qu’il n’aide pas à réduire suffisamment les émissions pour faire une différence et contrer les changements climatiques.L’Alberta s’oppose depuis longtemps à un régime national parce qu’il aurait pour effet de transférer l’argent des entreprises de la province à d’autres régions du pays.La Presse canadienne SCIENCE Le risque de souffrir d’autisme est plus grand si la fratrie est touchée Washington — Le risque qu’un enfant souffre d’autisme est plus grand qu’on ne le pensait jusqu’alors lorsque l’un ou plusieurs de ses frères ou sœurs aînés est déjà atteint de ce syndrome complexe, selon une nouvelle estimation publiée aujourd’hui aux Etats-Unis.Cette probabilité, estimée avant cette recherche entre 3 et 10 %, est en réalité de 18,7 %, montre cette vaste étude internationale menée par des chercheurs de l’Université de Californie à Davis et par le M.I.N.D Institute qui en fait partie.Pour les garçons, le risque d’autisme est encore plus grand — plus de 26 % — et dépasse les 32 % si deux ou plus de leurs aînés sont autistes.Quelque 80 % de tous les enfants autistes sont des garçons, ce qui a été confirmé dans cette dernière étude qui a porté sur 664 enfants âgés en moyenne de huit mois au début de la recherche, et dont les deux tiers ont été enrôlés avant l’âge de six mois.Dans les familles ayant déjà un enfant souffrant d’autisme, le taux du syndrome chez ses frères et sœurs plus jeunes est de 20,1 %.Il passe à 32,2 % si plusieurs sont autistes.Seulement 37 des participants de l’étude entraient dans cette dernière catégorie.Les chercheurs ont suivi les participants jusqu’à trois ans, âge auquel ils ont été testés pour l’autisme.«C’est l’étude la plus étendue portant sur les frères et sœurs cadets d’enfants autistes jamais effectuée», selon la Dre Sally Ozonoff, professeu-re de psychiatrie et de sciences du comportement au M.I.N.D Institute et principal auteure de cette recherche.«Aucune autre étude n’avait jusqu’ici mis en évidence un risque aussi élevé d’autisme pour ces enfants», ajoute-t-elle dans un communiqué.Cette communication paraît dans l’édition en ligne du Journal médical américain Pediatrics.Sur les 664 participants, 132 enfants au total ont été diagnostiqués comme atteints de «troubles du spectre autisfique» ou TSA, qui regroupe l’autisme et les autres troubles envahissants du développement, tandis que 54 ont été diagnostiqués comme étant autistes et 78 ayant une forme atténuée de ce syndrome, précisent les auteurs de cette recherche.Ils soulignent aussi les indications très nettes du rôle joué par les facteurs génétiques dans le développement de l’autisme, un trouble complexe affectant les capacités de l’enfant à penser, à communiquer, à interagir socialement et à apprendre.Les Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies estiment que l’autisme affecte 1 enfant sur 110 nés aujourd’hui aux Etats-Unis.Agence France-Presse E N BREF Six blessés dans une fusillade à Kelowna Kelowna — Six personnes ont été transportées à l’hôpital hier après une fusillade survenue à l’extérieur d’un casino à Kelowna, en Colombie-Britannique.Kelsey Carwithen, des Services ambulanciers de la Co- lombie-Britannique, a précisé que l’événement s’était déroulé à 15h, heure locale.Elle a ajouté que les blessés avaient été transportés à l’Hôpital général de Kelowna, et qu’une personne était dans un état grave.La Gendarmerie royale du Canada n’a fourni aucun détail sur l’événement.Des témoins ont déclaré aux médias qu’une arme à feu automatique avait été utilisée.- La Presse canadienne LE DEVOIR LE LUNDI 15 AOUT 2011 A 5 ACTUALITES Les élus abondent au défilé de la Fierté Un nombre record de politiciens étaient présents, à l’exception des conservateurs MELISSA GUILLEMETTE Les plus belles drag-queens du Québec et tout un lot de costumes aux plumes colorées sont sortis hier dans les rues de Montréal pour le défilé annuel de la Fierté, accompagnés d’un nombre record de politiciens.De la rue Guy jusqu’à la rue Sanguinet, le boulevard René-Lévesque s’est rempli de dizaines de milliers de spectateurs qui appuient les homosexuels, transgenres et transsexuels dans leur lutte contre les préjugés.Au rythme de tambours ou des derniers tubes estivaux, ils ont brandi des drapeaux arc-en-ciel en regardant plus de 2000 bénévoles défiler.«C’est très coloré, et je vois ici une belle émancipation, a dit Jean Paradis, de Saint-Hubert, un spectateur qui en était à sa première édition.Je trouve ça bien aussi de voir que des sociétés n’ont pas de crainte de s’associer au d^lé.» En tête du cortège se trouvaient des élus municipaux et des élus de l’Assemblée nationale et de la Chambre des communes de tous les partis, sauf du Parti conservateur du Canada.«Je pense qu’on n’a jamais vu un événement qui rassemble autant de personnalités publiques de tous les partis politiques au même endroit, au même moment! a lancé le président des Célébrations de la Fierté Montréal, l’organisme qui coordonne le défdé, Laurent McCutcheon.On ne se décourage pas pour les conservateurs, on va les convaincre.» La chef du Parti québécois était du cortège cette année pour appuyer la communauté gaie.«Il faut faire reculer le plus loin possible, sinon les faire disparaître complètement, tous les préjugés qu’il y a à l’égard de cette communauté qui a droit de se voir respecter comme tous les autres citoyens du Québec», a dit Pauline Marois.Le ministre de Injustice du Québec, Jean-Marc Fournier, a quant à lui soutenu que des luttes restent à faire, même sur le plan juridique.«Pour les gais et lesbiennes, on est capable de nommer un progrès sur une certaine période de temps, mais pour les transgenres et les transsexuels, ils n’ont pas beaucoup de progrès», a dit M.Fournier, qui dévoilait en mai dernier le Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie.Huit personnalités homophobes C’est exactement à la reconnaissance des droits des «trans» que le Nouveau Parti démocratique veut travailler cet automne, «pour s’assurer d’être plus inclusif), a indiqué la chef par intérim du parti, Nycole Turmel.Le NPD est le seul parti politique qui avait son propre char allégorique hier.PHOTOS PEDRO RUIZ LE DEVOIR Couleurs et plumes étaient, comme de coutume, présentes au défilé.Avec de grandes affiches, le Conseil québécois des gais et lesbiennes a attiré l’attention sur huit personnalités politiques qui ont tenu des propos homophobes.Un seul Canadien est du lot: le maire de Toronto, Rob Ford.«Il y a des leaders dans ce monde qui ont des postes électijs et qui disent des bêtises à longueur d’année, a dénoncé le président Steve Foster.Je pense par exemple à Michele Bachmann, des Etats-Unis, qui se présente à la chefferie des républicains et qui ose dire que les gais sont dans les plans de Satan.» Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, était de nouveau présent cette année.Le défilé est la preuve selon lui que la diversité est une richesse.«C’est inacceptable qu’il y ait encore des pays où il y a la peine de mort ou l’emprisonnement pour des personnes qui s’aiment.Si [l’acceptation sociale] est possible à Montréal pourquoi n’est-ce pas possible partout dans le monde?» Le Devoir Thomas Mulcair, Nycole Turmel et Pauline Marois, hier, au défilé de la Fierté à Montréal.DINOSAURES La thèse d’une extinction brutale se confirme ALEXANDRE MOTULSKY-EALARDEAU Cfest certainement l’une des découvertes les plus importantes de ma vie! Ça vient démontrer que les dinosaures n’étaient pas éteints avant l’impact de la météorite, il y a 65 millions d’années!» Voilà les commentaires de Tyler Lyson, le scientifique derrière la découverte qui a fait le tour du monde à la mi-juiUeL alors qu’ü se dirigeait de nouveau vers le site de fouilles avec ses collègues.Sa découverte — une corne ayant appartenu à un dinosaure herbivore du groupe des Ceratop-sia ayant proliféré en Amérique du Nord — constitue le plus jeune fossile du crétacé.«C’est vraiment une trouvaille fondamentale pour moi et pour la science.Cette découverte confirme un peu plus l’hypothèse d’une extinction brutale», confiait-il ravi à Y Agence Science-Presse.L’équipe menée par le chercheur du département de géologie et de géophysique de l’Université Yale a récemment trouvé dans le Montana, aux Etats-Unis, un fossile enfoui à seulement cinq centimètres au-dessous de la limite du «ICT», c’est-à-dire à l’intérieur de la couche géologique qui marque la transition entre la période du crétacé et la période tertiaire.Autrement dit, juste avant l’extinction massive des grands dinosaures (T5Tannosaurus rex, Triceratops.), il y a 65 millions d’années.Ce fossile relance-t-il à lui seul un vieux débat de la paléontologie moderne à savoir pourquoi et à quel moment exact s’est produite l’extinction des dinosaures?Jusqu’à maintenant, aucun scientifique n’avait trouvé de fossile aussi proche de la limite du «ICT», connu aussi sous le nom de «fossé de trois mètres».«Cet intervalle, explique Antoine Bercovici, l’un des chercheurs du groupe, a été utilisé au cours des dernières années pour expliquer l’extinction des dinosaures.Une absence de fossiles dans cet espace indiquerait que l’extinction se soit faite de façon graduelle [bien avant la chute d’une météorite] et serait liée à des phénomènes divers, comme le retrait du niveau marin ou à une éruption volcanique.» Or, cette découverte démontre que certains spécimens se portaient très bien jusqu’à la limite du «KT», ce qui confirmerait une extinction plus abrupte.Agence Science-Presse Halifax.Prenez votre temps à la Tour de l’Horloge.À bord de Porter vers Halifax, vous savourez chaque seconde.Notre personnel est souriant.Nos collations bien fraîches et nos consommations sont gratuites.Vous arriverez en forme pour prendre votre temps à la Tour de l’Horloge.porter raffinée sur toute la ligne Vols au départ de Montréal.Réservez avant le 17 août.Les tarifs aller simples incluent les surcharges de ligne aérienne et les frais d’aéroport.* TORONTO 20 par jour HALIFAX 2 par jour ST.JOHN’S SAU LT STE.MARIE SUDBURY 1 par jour THUNDER BAY WINDSOR BOSTON 102 $* 172 $¦ 227 $* 171 $* 175 $* 166 S' 155 $*250$' CHICAGO MYRTLE BEACH Dès le 8 septembre NEW YORK 250$* 296$* 186$' Réservez en ligne, appelez au 1-888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.’Réservez avant le 17 août 2011 pour vos trajets avant le 15 décembre 2011.Porter peut exiger un achat jusqu’à 21 jours à l’avance.Ce tarif aller simple n’exige pas l’achat d’un aller-retour.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.' Les tarifs aller simple en classe Fixe incluent les services de NAV Canada et les frais d’assurance, et les frais d’amélioration aéroportuaire (FAA), mais excluent les taxes et frais gouvernementaux.Les tarifs à destination de Montréal peuvent être différents.flyporter.com A 6 LE DEVOIR LE LUNDI 15 AOUT 2011 EDITORIAL Crise financière Fin de partie Une semaine durant, la planète économique a évolué au gré d’oscillations boursières si fortes que l’angoisse s’est installée à la tête du baromètre des humeurs financières.On craint comme jamais l’émergence d’une autre récession.On craint plus exactement la répétition, pas à l’identique évidemment, d’un épisode historique qui annonce, peut-être, la fin d’un cycle.Lequel?La déréglementation tous azimuts.P Serge Truffaut lus d’une analyse rédigée après les reculs marqués de lundi et mercredi derniers assure qu’ils sont l’illustration, en partie il est vrai, d’un renversement profond d’une tendance puisant dans les années 30.Après la crise de 1929, après avoir dressé, plus exactement, l’inventaire des maux qui avaient plongé le monde dans la dépression, et non récession, le sénateur démocrate Carter Glass et le représentant tout aussi démocrate Henry Steagall introduisirent en 1933 une réforme connue sous le nom du Glass-Steagall Act.Leur objectif était à la fois simple et rationnel: puisque le mélange des genres, des fonctions, des activités, avait mis le monde à l’envers, il fallait y mettre un terme.De toutes leurs propositions, la plus spectaculaire était la suivante: ériger une frontière entre la banque de dépôt et la banque d’affaires.Cette initiative est à l’origine de ce qu’on appelle le cloisonnement des institutions financières.Des années durant, des séparations furent -maintenues entre la banque, l’assurance, les \ fiducies et les valeurs mobilières.Avec les nominations de Margaret Thatcher i .¦ au poste de premier ministre du Royaume-Uni T - - et de Ronald Reagan à celui de président des Etats-Unis, cet édihce construit à l’aune de la prudence, de la gestion mesurée du risque, devait suhir certains ébranlements.Au printemps 1987, malgré l’opposition de Paul Volc-ker, alors président de la Réserve fédérale et économiste allergique à la gestion sans garde-fous du risque, les membres du conseil de cette dernière permettent aux banques de dépôt d’agir comme souscripteurs entre l’émetteur et le marché sur un certain nombre de fronts (papier commercial, obligations municipales et autres).En août 1987, Volcker était «démissionné» pour mieux être remplacé par un militant ardent de la déréglementation: Alan Greenspan.On se souvient très bien que, à la suite du dépôt, début 1987, de la loi autorisant le décloisonnement des institutions bnancières alors que Brian Mulroney était premier ministre, le président de la compagnie d’assurances Groupe Commerce, Guy Saint-Germain, flanqué d’homologues, dont le patron du Trust Général, avait prévenu que le décloisonnement en question se traduirait par la concentration, éminemment nocive, d’actifs.Effectivement, dans les années suivantes on a assisté à l’acquisition par les banques, et non l’inverse, de sociétés d’assurances, de valeurs mobilières, de fiducies.Bref, on a observé la constitution de conglomérats bnanciers si imposants aujourd’hui qu’ils sont une vingtaine d’entre eux, à travers le monde, à avoir été inscrits dans la catégorie dite trop gros pour sombrer ou too big to fail.En d’autres mots, chacun d’entre eux a réussi le prodige (sic) suivant: il jouit de l’assurance que l’État le soutiendra bnancièrement en cas de séisme.On aurait voulu favoriser une culture échevelée du risque qu’on ne s’y serait pas pris autrement.D’autant qu’au laisser-faire décrété sur le flanc des établissements on a greffé au bl des années le laisser-aller sur le flanc des fonctions.Entre le mélange des genres et l’imposition de l’autoréglementation en dogme, on a fait le lit de toutes les tares bnancières possibles et imaginables.On saucissonne des véhicules monétaires qu’on vend à des milliards d’exemplaires et que seuls les cracks en physique comprennent, on jongle avec des subprimes, et qu’obtient-on?La crise carabinée de 2008.Dans cette histoire, ce qu’il y a de rageant, c’est qu’au cours des trois dernières années et alors que le boulevard de la réforme s’était ouvert devant Barack Obama, Angela Merkel et autres dirigeants, pratiquement rien n’a été fait pour remédier au béau découlant de l’opposition fanatique aux balises portant l’empreinte de l’État.Quoi d’autre?Que l’on n’ait pas tiré certains enseignements développés par Glass et Steagall est un affront à l’intelligence.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO A h \ P R REPRISE C’est «big», les Américains Une grande proportion de la population du Québec loue le modèle américain.On s’y réfère toujours pour juger de la valeur d’une pièce de théâbe, d’un blm, d’une chanson, d’un entrepreneur, etc.Combien de fois avons-nous été confrontés dans une discussion à des comparaisons de ce type?Sachez qu’une rose ne sera jamais une tulipe, pas plus qu’elle ne sera un pissenlit.Une rose est une rose, un point c’est tout.Chacun a son identité propre.Quelqu’un peut-il m’expliquer à quoi tient cet engouement pour un modèle qui est en train de s’écrouler?Pourquoi vouloir toujours imiter aubui?[.] J’ai lu un commentaire intéressant de Richard Le Hir sur le sujet.«La crise actuelle, écrivait-il, c’est aussi la fin du modèle américain, et la fin de la possiUlité de l’utïliser en guise d’exemple pour détourner les Québécois de toute velléité de prendre en main leurs propres affaires et devenir indépendants.Tout compte fait, cette crise pourrait même avoir du bon.Imaginez l’^et qu’elle va avoir sur l’agenda et le discours des groupes de droite, des Lucides, de l’ADQ, du CAQ du tandem Legault-Sirois, et de toutes les radios-poubelles et les Eric Duhai-me de ce monde.Ils viennent de se faire enlever le tapis de sous leurs pieds.» «En effet, dans la conjoncture qui s’annonce, la seule façon de s’en tirer va être de rebâtir le tissu social que 40 ans d’individualisme et de laisser-faire économique ont mis à mal.La reconstruction de ce tissu social repose sur la reconstitution d’une classe moyenne forte en s’appuyant sur les moyens dont seul un Etat dispose.Ce n’est pas tout à fait le langage que nous tiennent ces gensdà.» Ées Américains, c’est «big», en voici la preuve.Plus grosse dette mondiale, plus haut taux d’obésité, plus haut taux de dé- LETTRES penses militaires, etc.Et c’est cela le modèle qu’on adule comme des aveugles.Il est temps de se prendre en main tant du point de vue humain que politique.Arrêtons de vouloir ressembler à un monsbe.Roger Kemp Trois-Rivières, le 11 août 2011 La défonceuse de portes s’éteint Avec le décès d’Hughette Prouk disparaît celle que l’on qualibait à juste titre de «défon-ceuse de portes», sous plusieurs aspects, particulièrement pour son franc-parler, notamment au chapitre de la sexualité.En effet, rappelons-nous qu’entre 1974 et 1985, dans son émission Radio-Sexe diffusée sur les ondes de CJMS, Mme Prouk a osé aborder sans détour les tabous qui entouraient la sexualité au Québec encore à cette époque.Dans la lignée d’Hughette Prouk, plusieurs émissions du même type ont d’ailleurs pris naissance autant à la radio qu’à la télévision.Mme Prouk a été la première à appeler les choses par leur nom en ce qui a trait à la sexualité qu’elle a ainsi contribué à sortir du tabou entretenu par le clergé qui n’a jamais tardé à lui reprocher à maintes occasions ses «écarts de conduite»! Le décès d’Hughette Prouk marque la bn d’une époque d’ouverture sur la sexualité au Québec, mais nous rappelle aussi le début d’un dialogue ouvert et constructif sur les dessous d’un mj^he destructeur qui torturait les consciences des Québécois emprisonnées sous le joug d’ime religion omniprésente.Merci, Madame Prouk, pour avoir eu l’audace et le courage de pousser à fond vos convictions envers les besoins fondamentaux qui animent tout être humain, particu- lièrement le fait d’assumer sa sexualité à une époque où le simple mot «sexe» écorchait les oreilles! Henri Marineau Québec, le 10 août 2011 Un peu de frugalité, Madame la députée! Je m’insurge! Ma députée, qui est en politique active depuis trois mois, trouve déjà qu’elle n’est pas suffisamment rémunérée pour son travail, selon ce qu’elle a récemment affirmé à l’hebdomadaire local La Seigneurie.Mme Sana Hassainia, députée néodémocrate de Verchères-Les Patriotes, bénébcie d’un salaire de base de 157131 $ (sans compter les avantages inhérents à la fonction).On serait en droit de s’attendre à plus de retenue, surtout de la part d’un parti socialiste qui prétend avoir à cœur les intérêts des travailleurs.De plus, elle n’a siégé que trois semaines depuis son assermentation! Bon, il faut lui concéder qu’à l’instigation de son parti, elle a été contrainte de travailler pendant la Saint-Jean-Baptiste.D’ailleurs, devrait-on la payer à temps triple et lui accorder ime prime de nuit?Selon le dernier recensement, le salaire médian d’un travailleur à temps plein de la circonscription n’est que de 45 553 $.Cette attitude est surprenante de la part d’une personne qui n’avait jamais rencontré ses électeurs avant d’avoir été élue! Comme le disait John E Kennedy: «Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous.Demandez plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays.» Dans le même article, Mme Hassainia se défendait de s’être présentée par opportunisme.Je crois qu’elle a raison: eUe est là par accident! Axel Fournier Varennes, le 11 août 2011 LIBRE OPINION Ce qui fait la différence dans la santé des autochtones JOHN G.ABBOTT Chef de la direction.Conseil canadien de la santé Les Canadiens sont nombreux à savoir que les Premières Nations, les Inuits et les Métis ont une santé nettement plus précaire et des conditions de vie plus rudes que la population canadienne en général.En 2010, le Conseil canadien de la santé a entrepris un projet pluriannuel pour en savoir plus sur les programmes et les stratégies susceptibles d’atténuer ces inacceptables disparités entre la santé des autochtones et celle des non-autochtones du Canada.En janvier et février dernier, le Conseil canadien de la santé a participé à sept séances canadiennes réunissant travailleurs de première ligne, représentants gouvernementaux, chercheurs et autres pour déceler les pro^ammes et les services qui favorisent une amélioration des soins dispensés aux femmes enceintes et aux jeunes enfants autochtones.Si chaque région a présenté ses sujets et ses programmes particuliers, les conversations comportaient des bis communs à travers le pays.Le 9 août, nous avons publié un rapport sur les propos entendus dans un document intitulé Comprendre et améliorer la santé maternelle et infantile chez les autochtones au Canada, à l’intention des Canadiens et des gouvernements.J’aimerais mettre en évidence trois importants thèmes de ce document Tout d’abord, imbriquée dans quantité de modèles à suivre, se trouvait l’importance de restituer aux autochtones la connaissance de leur langue et de leurs traditions, la berté à l’égard de leur culture et l’autodétermination.Les participants se sont montrés inquiets du fait que beaucoup de Canadiens non autochtones — dont ceux qui travaillent dans le domaine de la santé, les services de garderie et les bureaux gouvernementaux — ne comprennent tout simplement pas la vision du monde des autochtones ou n’y accordent aucune importance, et ne saisissent pas les effets qu’ont eus sur toute la culture les expériences de colonialisme et les pensionnats, qu’ont connus plusieurs générations.On nous a rappelé l’importance d’offrir des services de santé qui allient la médecine occidentale classique et les pratiques traditionnelles autochtones, adaptées à cette culture.Les travailleurs de première ligne nous ont dit qu’un passé de traitement paternaliste et de racisme, couplé à un manque continu de compréhension, a engendré un sentiment de méfiance chez les mères autochtones qu’ils servent.Elles appréhendent la consultation de professionnels de la santé par crainte de racisme ou du jugement à l’égard de leur manque de connaissances ou de leur comportement.Elles hésiteront à revenir si elles ne reçoivent pas un traitement adapté.Importance de l’éducation Puis, un certain nombre de programmes efficaces ont dû déborder de leur champ de services de soins habituels pour aider des femmes et des familles autochtones dans d’autres facettes de leur vie, comme le logement, le soutien social ou affectif et l’éducation.On a mentionné dans chaque séance régionale l’importance de l’éducation — surtout les cours prénatals, le soutien aux nouveaux parents et les programmes préscolaires.Ces interventions précoces permettent de jeter les bases d’une meilleure santé physique et émotionnelle la vie durant.Les participants ont aussi parlé des éléments sous-jacents de la santé autochtone — des facteurs comme la pauvreté, les dépendances, la violence familiale, la mauvaise estime de soi et les séquelles intergénérationnelles de la colonisation et des pensionnats.Selon eux, améliorer la santé des autochtones demande une plus grande ouverture d’esprit et une approche plus holistique.Des changements positifs visant ces facteurs sont observés dans quelques communautés, provinces et territoires, mais les efforts sont exaspérants et frustrants pour ceux qui habitent des régions où les changements mettent plus de temps à s’installer.La bureaucratie Troisième point soulevé par les participants: les politiques, la bureaucratie et le manque de fonds entravent leurs efforts d’amélioration.Selon eux, il existe une foule de programmes et de stratégies efficaces pour améliorer la santé des femmes enceintes et des jeunes enfants, mais ils sont souvent instables ou sans bnancement pluriannuel ou fonds sufbsants pour combler les besoins de la population servie.Les participants ajoutent que les gouvernements lancent de nombreux programmes adaptés aux besoins des autochtones, dont le bnancement finit par cesser en entraînant la perte de quantité de gains.Ils se disent frustrés que priorités et financement suivent la vague des programmes politiques et des changements de gouvernement; un bon programme est parfois abandonné, réoutillé et repris quelques années plus tard.Certains participants ont dit souhaiter que les gouvernements comprennent que les nouveaux programmes demandent du temps à «mûrir» et prennent jusqu’à une génération avant de s’avérer efficaces.De plus, les demandes et les ententes de financement sont souvent compliquées et rigides.Les travailleurs de première ligne s’épuisent à tenter d’exécuter les programmes, nonobstant ces complications.Les participants étaient malgré tout enthousiastes à l’égard d’un grand nombre de stratégies et de programmes prometteurs dont l’in-ûuence sur la vie des femmes enceintes et des jeunes enfants autochtones est apparente.Alors que les gouvernements mettent les relations avec les autochtones en perspective, nous les encourageons à miser sur les réussites actuelles en matière de santé maternelle et infantile en prolongeant les programmes clairement efficaces et en les accompagnant d’ententes de bnancement à long terme simplibées.En tant que pays envié dans le monde, nous devons mieux traiter nos mères et nos enfants autochtones — par égard pour eux comme pour nous. LE DEVOIR LE LUNDI 15 AOUT 2011 A 7 IDEES Des divisions stériles Pourquoi ne pas tenir des États généraux sur l’indépendance ?PIERRE LECLERC Montréal omme l’affirme M.Michel Beaumont dans le texte «Son propre bourreau!» {Le Devoir, 5 août 2011), je crois que les indépendantistes de toutes tendances politiques doivent «retourner aux champs et au four», non pas pour enterrer à jamais le rêve de faire du Québec un pays, mais plutôt pour semer de nouvelles graines et mettre les mains à la pâte d’un vaste chantier visionnaire, moderne et avant-gardiste pour une génération (à ne pas confondre avec le Plan Nord de Jean Charest).Avec le recul, la défaite du Bloc québécois me semble être une grosse baffe infligée par le peuple québécois afin que les porteurs de ce rêve cessent de «dormir au gaz» et renouvellent leur discours et leur stratégie en vue de démocratiser la politique et d’accéder à l’indépendance.Le temps est venu de mettre un terme aux inutiles et stériles divisions que l’on constate entre les factions du mouvement souverainiste (Parti québécois, Québec solidaire.Bloc québécois, Parti indépendantiste.Jeunes Patriotes, Réseau de résistance du Québécois, Société Saint-Jean-Baptiste, les groupuscules à Gilles Rhéaume, les démissionnaires du PQ, et quoi encore!).Cessons, comme au PQ, de chercher l’indivi-du-messie qui incarnerait le vrai parti et l’idéal de l’indépendance.Ce qui a fait la force du Parti québécois à sa création en 1968, c’était justement la capacité du RIN, du MSA et du de faire un constat simple et valable plus que jamais: l’union fait la force.Et, dans ce cas précis, le compromis était le gage du succès, d’une possibilité de prendre le pouvoir ensemble.Ce qui fut réalisé en 1976, avec comme corollaire la mise en place du meilleur gouvernement progressiste de l’histoire du Québec.Cela s’applique aussi maintenant à l’accession à l’indépendance.Un mutisme complexé En outre, les récentes initiatives personnelles de consultation entreprises par certains députés du PQ montrent à l’évidence le besoin de prendre le pouls du peuple.Les indépendantistes font aussi partie du peuple.Le temps ne serait-il pas venu qu’ils fassept preuve d’humilité et se réunissent lors d’Etats généraux sur l’indépendance du Québec?Ce nouveau forum serait justement la «boussole» indiquant la direction du succès dont parle M.Beaumont dans sa lettre.Mais le temps presse.11 ne reste que deux ans avant un scrutin qui verra à coup sûr les divisions du camp souverainiste exploitées à fond par le PLQ, l’ADQ et le clan Legault abn de gagner ou de reconquérir l’électorat.La tenue de tels Etats généraux aurait au moins le mérite de laisser éclater la parole citoyenne et indépendantiste, qui souffre à l’heure actuelle de mutisme complexé.Cela favoriserait peut-être aussi le ralliement autour de stratégies démocratiques novatrices (une Assemblée constituante, par exemple) débouchant sur l’élaboration d’une copstitution québécoise.Einalement, ces Etats généraux permettraient, j’en suis convaincu, de fouetter l’ardeur des indépendantistes mous ou désabusés, comme M.Beaumont, que je peux aussi comprendre.¥¦ JACQUES GRENIER LE DEVOIR Des milliers de souverainistes avaient marché à l’appel du collectif Libre marcheur, le 20 juin 2010, pour souligner le 20® anniversaire de l’échec de l’Accord du lac Meech et le 15® anniversaire du dernier référendum sur la souveraineté du Québec.Projet de loi 82 À chacun son métier ! Il est important de bien définir le patrimoine immatériel, en tenant compte des plus récents consensus scientifiques A LAURIER TURGEON Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique, Université Laval mon retour d’une mission en Haïti oû j’ai animé avec le soutien de l’UNESCQ une université d’été sur l’inventorisation du patrimoine immatériel à l’Université d’Etat d’Haïti, j’ai pris connaissance du débat en cours au Québec autour de la débnition du patrimoine culturel immatériel dans le projet de loi 82 sur le patrimoine culturel.Je me sens interpellé par le débat d’abord en raison de mon fort engagement dans l’étude, la mise en valeur et la reconnaissance du patrimoine culturel immatériel depuis déjà plus de dix ans [.].Je me sens surtout interpellé par les arguments avancés par le Conseil québécois du pa-trimoine vivant (CQPV) dans un communiqué de presse paru sur son site pour défendre mordicus la débnition actuelle dans le projet de loi, d’autant plus qu’elle va à l’encontre de celle prônée par les chercheurs universitaires.Encore plus préoccupantes sont les pressions indues exercées sous diverses formes par le CQPV auprès des membres de la Commission de la culture et de l’éducation, du moins, si j’en crois le contenu de certains articles.Dans les circonstances, il me semble que la question doit être débattue publiquement afin d’éclairer les principaux acteurs du débat et les citoyens.11 s’agit d’un enjeu extrêmement important en raison de l’engouement pour le patrimoine immatériel partout dans le monde et de son rôle moteur dans la redébnition de l’ensemble du champ patrimonial, tant matériel et naturel qu’immatériel.Éléments écartés Comme je l’ai déjà expliqué en avril dernier, dans le mémoire déposé par ma chaire de recherche devant la Commission de la culture et de l’éducation et signé avec d’autres spécialistes, je suis en total désaccord avec la débnition du patrimoine immatériel dans le texte de loi actuel, qui est réductrice et dépassée.Dans ce mémoire et dans un article cosigné avec plusieurs experts le 2 mai dans Le Devoir, j’avais proposé que le MCCCP reprenne la définition de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de 2003 de l’UNESCQ, devenue la référence sur le plan international.La définition du projet de loi écarte deux éléments extrêmement importants et novateurs de la définition de la Convention, soit: ¦ le ben entre les pratiques culturelles immatérielles et «les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés»-, ¦ le fait que ce patrimoine est «transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes.».Dans son communiqué, le directeur général du CQPV soutient à tort que l’exclusion des instruments, objets, artefacts et espaces culturels «n’aura pas d’incidence réelle sur la suite des choses» puisque, selon lui, il va de soi que l’exercice d’une pratique culturelle comprend souvent la production ou l’usage d’objets ou d’espaces physiques.11 prétend que la référence à des objets matériels pourrait même venir contaminer et affaiblir la catégorie «patrimoine immatériel» qu’il veut visiblement la plus pure et essentialiste possible, exempte de toutes traces matérielles.Encore plus inquiétante est sa justification du rejet de l’idée que ce patrimoine immatériel est «recréé en permanence».D’après lui, l’ajout de l’expression «fondé sur la tradition» dans la définition proposée par le texte de loi sous-entend la notion de «transmission et de recréation en permanence».Une vision intégrée Cette prise de position ne fait qu’exprimer une profonde méconnaissance du contexte historique et une ignorance des nombreuses rencontres et discussions terminologiques internes qui ont conduit à la rédaction de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine immatériel de 2003, ainsi qu’un manque total de vision à long terme des impacts négatifs de la définition actuelle sur le développement au Québec de ce patrimoine porteur d’avenir.Par ces propos, le CQPV va à l’encontre de toutes les conventions et déclarations internationales récentes qui justement ne cessent de prôner un rapprochement de plus en plus étroit entre patrimoine matériel et immatériel et une grande méfiance envers la notion de tradition.Le patrimoine culturel immatériel n’est pas constitué que de pratiques, il s’exprime aussi par des objets qui les déterminent.Les objets ne détournent en rien l’attention sur les pratiques, bien au contraire, ils représentent des éléments essentiels de ceUes-ci.Plutôt que de séparer l’immatériel du matériel, et de les mettre en opposition, il est beaucoup plus enrichissant et pertinent de s’ouvrir aux différentes manières dont les deux sont unis dans une étroite interaction, l’un se construisant par rapport à l’autre.Le thème du dernier congrès de la Société des musées qué- Ce serait une erreur que le Québec reprenne une notion rejetée par la communauté internationale depuis plus d’une décennie bécois, «Musées et patrimoine immatériel», organisé à Québec en octobre 2010, est un exemple frappant de l’intérêt croissant pour le lien entre objets et patrimoine immatériel.Tenir compte des objets matériels et des espaces culturels permet d’avoir une vision plus large, intégrée et riche du patrimoine immatériel.Peter Sietel, chercheur à la Smithsonian Institution à Washington, explique en 2002 lors de la conférence des experts de l’UNESCQ dédiée à la définition du patrimoine immatériel, l’importance de l’ajout de la culture matérieUe et des objets dans la Convention: «La dénotation du terme “patrimoine culturel immatériel” [.] doit inclure de nombreux aspects de la culture matérielle.» (Sietel, 2002).Christian Hottin, responsable du patrimoine immatériel au ministère de la Culture et des Communications de la Prance, souligne lui aussi l’apport important de l’ajout des objets et le lien créé entre le matériel et l’immatériel dans la Convention de 2003: «Si la pratique vient en premier, les objets sont “associés” aux pratiques, et sont donc les supports indispensables à l’expression de ces dernières.» (Hottin, 2007) Par ailleurs, pour éviter le cloisonnement sectoriel, les chasses gardées et le corporatisme, comme le souhaite visiblement le CQPV, rappelons que l’UNESCQ a adopté en 2004 la Déclaration de Yamato, qui recommande aux «autorités nationales, organisations internationales, organismes gouvernementaux et non gouvernementaux ainsi que les particuliers.d’intégrer la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel».La tradition, une notion dépassée Beaucoup plus préoccupant est l’appui inconditionnel que le directeur général du CQPV donne à l’usage dans le texte de loi de la notion de «tradition» reconnue comme étant très problématique dans le domaine des sciences humaines et sociales et que l’UNESCQ avait soigneusement évité d’employer dans sa définition.Non seulement le présent texte de loi recourt à cette notion dépassée et polémique, mais il en fait le socle de la définition en précisant que le patrimoine immatériel est défini par «les savoir-faire, les connaissances, les expressions, les pratiques et les représentations fondés sur la tradition qu’une communauté ou un groupe reconnaît comme faisant partie de son patrimoine culturel».[.] En réalité, ce qui est proposé dans le projet de loi, c’est un retour à la première définition de rUNESCQ, élaborée lors de la Conférence de Paris de 1989: «Le folklore (ou la culture traditionnelle et populaire) est l’ensemble des créations émanant d’une communauté culturelle fondées sur la tradition, exprimées par un groupe ou par des individus.» Cette définition fut abandonnée à la suite des enquêtes de terminologie qui furent menées et présentées dès la Conférence de Washington (1999) qui était consacrée à une «Evaluation mondiale de la Recommandation.de 1989».L’UNESCQ a ainsi revu la définition à plusieurs reprises, en 1999, en 2001, puis en 2002, avant d’aboutir finalement à celle de 2003.La notion de tradition a été supprimée et Peter Sietel du Smithsonian Institution explique très clairement les motifs de cette suppression volontaire, lors de la Réunion internationale d’experts de l’UNESCQ en 2002, consacrée à l’étude de la terminologie et des définitions de la Convention de 2003: «Les points faibles (du point de vue de la connotation) de termes comme “folklore” et “cultures traditionnelles”, hérités d’un système ancien de pensée et de domination colonialistes, ont été ressentis comme beaucoup plus sérieux.C’est pourquoi ces termes ont été abandonnés.» Cette notion ne passe pas auprès du grand pu-bbc depuis belle lurette.Eaut-il rappeler que les musées qui ont porté le nom de «tradition» ont tous fermé leurs portes?C’est le cas du Musée des arts et traditions populaires de Erance qui a été fermé en 2000.Le Musée des arts et traditions populaires du Québec à Trois-Rivières a connu le même sort.Soubgnons aussi que le programme des Arts et traditions populaires de l’Université Laval a été dans l’obbgation de changer de nom dans les années 1990 parce qu’il n’attirait plus d’étudiants, largement en raison du mot tradition dans l’intitulé du programme.[.] Ce serait une erreur que le Québec fasse fi de ces acquis et reprenne une notion rejetée par la communauté internationale depuis plus d’une décennie.Le Québec qui se trouve actuellement à l’avant-garde dans ce domaine au Canada et sur la scène internationale [.] se retrouvera rapidement à l’arrière-garde, même au Canada.Car, si le Canada signe la Convention de 2003, ce qui se produira certainement un jour en raison de son succès international, le pays entier adoptera la définition de l’UNESCQ et le Québec se retrouvera avec une définition désuète et inopérante.Je prie la ministre d’être à l’écoute des chercheurs universitaires lorsqu’il s’agit de définitions et de concepts, ce pour avoir l’heure juste sur leurs sens et leur portée, et non des praticiens dont ce n’est pas le métier de mener une Réflexion conceptuelle et épistémologique.[.] À chacun son métier.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l’information), Marie-Andree Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair-Cinno (general), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quehec)Y^\&ci D&g\is&(societe)Dion (sports), Louis-GiUes Francœur (environnement), Lisa-Mane Gervais (education), Paubne Gravel (sciences), Carobne Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude RiouxSoucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) , information politique Michel DamA(chroniqueur), Helene Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côte (correspondants parlementaires a Ottawa), P'xrAovcie.RobitaïUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Alec Castonguay et Kathleen Levesque (reporters) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gerard Berube (adjoint au directeur de l’information), François Desjardms, Eric Desrosiers et Alexandre Shields (reporters'), Gerald DaUaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy 'Ta\\[ei&r (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thematiquesf, Emilie Eohe-Boivm (pupitre') , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Erappier, Étienne Plamondon-Emond (commis internet) , Amehe Gaudreau (secretaire a la redaction), Genevieve Tremblay et Sophy Lambert-Racme (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Stephanie Deziel, Amel Elunam, Véronique Langlois, Sunon Lanoie, Amehe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RamviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Obvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Morm, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(RaxiseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Carohne Sunard (responsable service a la clientele), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathalie Eihon, Marie-Lune Houde-Brisebois ,Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Celme Euro y, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Page, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR, LE LUNDI 15 AOUT 2011 ACTUALITES SYRIE SUITE DE LA PAGE 1 dans les villes de Homs, Hama et Idleb, a précisé rOSDH.Ces cinq derniers mois, 1700 civils ont perdu la vie dans les affrontements avec les forces de Tordre.L’agence officielle syrienne SANA a dit que les forces étaient intervenues à Lattaquié «à la demande des habitants pour pourchasser les groupes armés» et fait état de deux policiers tués et 41 blessés, niant une opération maritime.Selon les militants syriens, c’est la première fois que des navires de guerre entrent en action depuis le début de la contestation et font feu contre une localité.En mai, lors d’une offensive à Banias, les navires avaient patrouillé au large sans faire feu.«Au moins 26 martyrs sont tombés à Lattaquié dans le pilonnage de navires de guerre contre des civils sans armes et lors des opérations des services de sécurité et de l’armée»y a indiqué Ammar Qourabi, chef de l’Organisation nationale des droits de l’homme.Parmi les victimes à Lattaquié, TOSDH a recensé des Syriens, mais aussi des Palestiniens.Un des quartiers visés abrite un camp de réfugiés palestiniens.L’Agence de TONU pour l’aide aux réfugiés de Palestine (UNRWA) s’est d’ailleurs dite «profondément inquiète des informations sur des tirs nourris des forces syriennes, y compris à partir des navires de guerre vers le camp d’al-Raml» et a confirmé un nombre indéterminé de «morts et de blessés».Elle a exigé «un accès sans restriction» aux camps palestiniens.L’armée et les forces de sécurité sont aussi entrées avant Taube dans deux banlieues de Damas, Sakba et Hamouriya, et ont procédé à de nombreuses arrestations, selon TOSDH.A Lattaquié comme dans les faubourgs de Damas, l’armée procède de plus en plus fréquemment à des coupures des communications téléphoniques et d’Internet.Siège de deux mois Les militaires, appuyés par des blindés, assiègent depuis plusieurs mois deux quartiers du sud de Lattaquié où les ordures ménagères ne sont plus ramassées et où les coupures d’électricité sont fréquentes.En mars, plusieurs personnalités de l’opposition, dont l’économiste de renom Aref Dalila, originaire de Lattaquié, avaient publié une déclaration dénonçant le sectarisme et appelant à des changements politiques pacifiques.Aref Dalila a mis en garde contre la tentation du gouvernement d’exploiter les peurs des Alaouites quant à une possible volonté de revanche de la majorité sunnite en cas de chute du pouvoir.L’Etat, l’armée et l’appareil sécuritaire sont en Syrie aux mains des membres de cette secte minoritaire issue de la branche chiite de Tislam.Bachar al-Assad reste toujours aussi déterminé à en finir avec la révolte, malgré la multiplication des appels pour un arrêt des violences.Samedi, l’Organisation de la conférence islamique (O CI) a accusé la Syrie de faire un «usage excessif de la force armée».Le secrétaire général de TOCI, le Turc Ekmeleddin Ihsanoglu, a exhorté le chef de l’État syrien «à faire preuve de la plus grande retenue en cessant sur-le-champ d’user de la force pour réprimer les manifestations populaires».Le président américain, Barack Obama, s’est entretenu samedi avec le premier ministre britannique, David Cameron, des récents développements en Syrie.Les deux dirigeants ont réclamé un arrêt immédiat de la répression des manifestations par les forces gouvernementales et ont décidé de «se consulter sur de nouvelles mesures dans les jours qui viennent», indique un communiqué de la Maison-Blanche.Barack Obama s’est aussi entretenu avec le roi Abdallah d’Arabie Saoudite, samedi par téléphone.Les deux dirigeants ont estimé que la violence exercée «par le gouvernement syrien contre ses propres ressortissants doit prendre fin immédiatement», a indiqué la Maison-Blanche.Ils ont décidé de se consulter régulièrement sur cette question.Le Canada a renforcé samedi ses sanctions contre la Syrie, en gelant les actifs de quatre nouveaux dignitaires du régime, dont un oncle de Bachar al-Assad et le chef de la sécurité militaire de Hama, où une offensive de l’armée a fait une centaine de morts au début du mois.Devant la poursuite sans répit de la répression, le Conseil de sécurité de TONU doit tenir jeudi une réunion spéciale qui sera consacrée aux droits de l’homme et à l’urgence humanitaire en Syrie.Agence France-Presse et Reuters Rectificatif Une erreur s’est glissée dans le texte d’Alexandre Shields intitulé «Québec veut acheter la paix» publié le jeudi 11 août.Contrairement à ce qui était écrit, les permis d’exploration gazière en vigueur au Québec ne sont pas prolongés «gratuitement» pour la durée de l’évaluation environnementale stratégique de l’industrie.Les entreprises doivent continuer de payer les frais annuels de 10 C l’hectare.Elles peuvent aussi poursuivre librement toutes leurs opérations d’exploration, excepté la fracturation hydraulique, qui nécessite une autorisation particulière.DJOKOVIC SUITE DE LA PAGE 1 finale, et Djokovic a attribué son succès à sa capacité à «rester calme» dans les moments critiques.Djokovic a donné le ton dès le départ en remportant facilement un premier jeu dont le seul accroc fut une double faute à 40-0.Eish a répliqué de manière similaire, puis le Serbe en a été quitte pour une petite frayeur alors qu’il s’est retrouvé à 15-40 au troisième jeu, mais après deux égalités, il a eu le dessus.Dans un long cinquième jeu, le numéro 1 a de nouveau joué avec le feu, mais Éish a laissé échapper les balles de bris mises à sa disposition.Et c’est Djokovic, qui avait parlé la veille de l’importance des retours de service contre un joueur du style de Eish qui aime monter au filet, qui devait juste après mettre la main sur le premier bris du match en y allant d’un retour parfait à 3040.Puis Djokovic a semblé passer à la vitesse supérieure.Il a tenu son service tout en puissance et a par la suite enregistré le bris en ne concédant qu’un point à son adversaire pour enlever le premier set en moins de 40 minutes.En ouverture de la deuxième manche, Eish s’est donné une balle de bris en gagnant trois échanges consécutifs, mais, encore une fois, il s’est montré incapable de compléter l’ouvrage.A l’inverse, au quatrième jeu, il s’est retrouvé à 0-30, mais il a su remonter la pente pour porter la marque à 2-2.Aussitôt après, l’Américain a eu sa chance avec Djokovic dans le pétrin à 15-40.Ce dernier est remonté pour créer l’égalité, mais Eish, à sa neuvième balle de bris du match, a enfin obtenu gain de cause.Il s’agissait de la première fois que Djokovic perdait son service depuis la deuxième manche de sa première sortie à Montréal, mercredi face au Russe Nikolay Davydenko.Eish devait consolider son avance au jeu suivant grâce à un amorti si splendide que Djokovic lui-même Ta applaudi.Puis, à la huitième reprise, le Serbe s’est donné une balle de bris, mais il n’a pas été en mesure de concrétiser.Il restait à l’Américain à voler derechef le service de son adversaire, qui faisait dans la balle un peu trop longue, pour mettre la main sur le deuxième set.Un moment important de la rencontre est survenu dès le départ de la manche décisive.Eish servait à 40-0, mais ü s’est fait remonter.Trois égalités, deux balles de bris, mais il a finalement tenu le coup.Ce qui ne fut pas le cas au cinquième jeu alors que Djo- J PEDRO RUIZ LE DEVOIR UAméricain Mardy Fish a paru extrêmement déçu de sa défaite.kovic réussissait un bris crucial, à zéro par-dessus le marché, notamment grâce à un coup du revers désespéré qui atterrissait tout près de la ligne de fond et que Éish renvoyait dans le filet A 3-2, il ne restait au champion qu’à protéger son service, ce qu’il fit, même si Eish se montra coriace en sauvant trois balles de match, pour poursuivre son année de rêve.Ce fut une journée faste pour la Serbie puisque, juste avant la finale du simple, Nenad Zimonjic, représentant de ce pays, et le Erançais Michael Llodra ont remporté le tournoi en double.Le duo a vaincu les frères Bob et Mike Bryan, des États-Unis, au score de 6-4, 6-7 et 10-5.La Coupe Rogers masculine 2011 a attiré une foule globale de 213 760 spectateurs, un record du tournoi et une nouvelle marque mondiale pour un tournoi d’une semaine.Le Devoir CHAIRE SUITE DE LA PAGE 1 s’assurant qu’ils soient tout aussi efficaces, indique le D’^ Christopoulos.Le dossier de chaque nouveau patient en ORL ou celui d’un patient qui a vu son état de santé changer brusquement fait l’objet, un jeudi soir sur deux, d’une discussion dans une clinique multidisciplinaire.Une batterie de spécialistes passent en revue de 30 à 35 dossiers différents.«On est tous assis là et on regarde cela ensemble.Même s’il y a une tumeur d’un millimètre sur une corde vocale et que je sais que je peux l’enlever avec un laser dans une chirurgie de cinq minutes, je vais en discuter pour qu’on ait un standard de pratique.Il y a toujours quelqu’un qui amène quelque chose de nouveau à la table.Ensuite, on discute pour savoir si cette personne-là est mieux servie par un traitement unimodal — un de radiothérapie, de chirurgie ou de chimiothérapie —bimodal, trimodal, et dans quelle séquence.» Les fumeurs constituent le noyau dur des patients des services d’ORL, même s’ils sont, année après année, de moins en moins nombreux.«Classiquement, on disait que le cancer ORL égalait alcool et tabac.Or, il y a des jeunes qui n’ont jamais fumé de leur vie et qui nous consultent Parfois, c’est juste une exposition à un virus, qui fait les verrues vulgaires ou plantaires, les condylomes, les papil-lomes.Donc, là, on commence à se questionner: est-ce qu’on peut utiliser le système immunitaire pour combattre des cancers?» L’immunologie permet notamment de ne pas recourir aux traitements de chimiothérapie «qui sont très très toxiques, qui laissent nos patients très débilités».La Chaire de recherche en oncologie ORL D" Azar-Angélil veillera aussi à garnir une banque ^de tumeurs conservées dans un laboratoire.«A un moment donné, cette banque deviendra riche en spécimens.On pourra aller questionner les tumeurs: quelle tumeur répond à quels traitements?A terme, on pourra peut-être prédire quel traitement donner à qui.» Le jeune médecin spécialiste mise sur le renforcement de la synergie entre les «chercheurs de l’ombre», qui se consacrent à la recherche fondamentale, et ses confrères et consœurs qui prodiguent les soins aux patients.«On traite ici énormément de patients, et on produit beaucoup de recherche clinique.Par contre, les grands centres américains — ou ceux qui font beaucoup de recherche —poussent ça une étape plus loin, c’est-à-dire qu’ils s’interrogent sans cesse sur ce qu’ils peuvent améliorer dans leurs traitements», résume le D’^ Apostolos Christopoulos, bien décidé à leur emboîter le pas.Apprendre le langage des fondamentalistes Le «gars de Montréal» né de parents grecs n’a que 17 ans quand il met les pieds la première fois dans une salle de cours de la faculté de médecine de l’Université de Montréal.Apostolos Christopoulos se tourne rapidement vers la chirurgie, puis se spécialise en oto-rhino- laryngologie essentiellement au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).«En chirurgie, j’ai vraiment exploré toutes les possibilités.L’ORL, ce n’est pas une division fonctionnelle comme dans le cas de la cardiologie qui s’occupe du système cardio-vasculaire.L’ORL, c’est une division anatomique: tout ce qu’il y a en haut de la clavicule, c’est de l’ORL.C’est un carrefour aéro-digestif qui couvre énormément de systèmes — nerveux, digestif respiratoire — et qui touche beaucoup la qualité de vie des gens.C’est la parole, c’est la déglutition, manger, respirer, donc des choses qui sont essentielles.En plus, agir au niveau de cette anatomie-là, c’est complexe chirurgicalement.» D’ailleurs, les étudiants en ORL sont une espèce rare au Québec: à peine cinq ou six ORL y sont formés chaque année.Après s’être spécialisé, «Apos» se surspécialise dans la «mecque» de l’oncologie ORL: TUniversi-té de Pittsburgh, qui est derrière les «gros livres» qu’il a étudiés.Il mène de front la chirurgie, où il parfait notamment des techniques de chirurgie minimalement invasives, et la recherche fondamentale en oncologie ORL.«C’était la place où aller.Je suis allé apprendre le langage de ces fondamentalistes.Je suis allé chercher des éléments de réponse au questionnement suscité par les patients qu’on n’est pas capables de traiter ou dont l’état de santé crée un malaise.Je disais fouillons ça” aux chercheurs ou j’allais moi-même participer à ces projets de recherche.Si nous trouvions quelque chose, nous allions voir si ça marchait chez nos patients.C’est cette communication entre les deux mondes qui fait progresser.c’est la médecine moderne», explique-t-il.Hommage au Antoine Azar L’idée de créer une chaire de recherche en oncologie ORL est dans Tair depuis des années, mais c’est grâce à la détermination de la D’^'^ Desnoyers qui souhaitait perpétuer la mémoire de l’homme avec qui elle a étroitement travaillé pendant 25 ans, le D’^ Antoine Azar, que le projet prend aujourd’hui forme.«C’est lui qui m’a permis de pouvoir entrer dans un hôpital universitaire.Il a cru en moi.Il n’a pas dit, comme d’autres: “une fille, ça va être du trouble, elle va être enceinte, elle ne pourra pas faire ses gardes”», explique la chirurgienne qui est pourtant aujourd’hui à pied d’œuvre à l’Hôpital Saint-Luc sept jours sur sept, souvent plus de 12 heures par jour.Après s’être fait «envoyer promener» à maintes reprises par des bailleurs de fonds potentiels, la D’^'^ Desnoyers, discute de ces écueils avec la mère d’une jeune patiente, Julie Snyder.Un coup de baguette de la productrice et animatrice (peut-être s’agissait-il plutôt d’un coup de fil?), et Tim-presario René Angélil entre en scène.La suite demain après-midi alors que le rescapé du cancer de la gorge et ami du D’^ Azar sera à Montréal pour l’événement Le Devoir CHAREST SUITE DE LA PAGE 1 ouverture au secteur privé dans les services de santé alors que Erançois Legault rejette cette option.Par ailleurs, même si les jeunes libéraux le pressent de faire preuve de leadership en matière de négociations constitutionnelles, Jean Cha-rest n’a pas l’intention d’en prendre l’initiative, que ce soit pour la reconnaissance de la nation québécoise ou pour la transformation du Sénat en une chambre des provinces.«Ce n’est pas cette année que le débat sera initié.Et franchement, je ne vois pas à l’écran radar le jour où on va l’initier»,^ a déclaré Jean Charest.Samedi, les jeunes libéraux ont adopté une proposition pour que le Québec soit reconnu comme nation au terme d’une prochaine série de négociations constitutionnelles et pour que le Québec exerce son «leadership» au sein du Conseil de la fédération pour convaincre les autres provinces de remplacer le Sénat actuel, dont les membres sont nommés par le gouvernement fédéral, par une «chambre des provinces et territoires» dont les membres seraient désignés par les gouvernements provinciaux et territoriaux.«Cela exigerait des négociations constitutionnelles, et on n’y est pas.On n’est pas là ni au Québec ni au Canada.On n’est pas dans un environnement où nous voulons rouvrir la Constitution», a souligné le chef libéral.Jean Charest a signalé qu’à brève échéance des élections générales se tiendraient dans six provinces, un contexte qui ne se prête pas à l’amorce de telles négociations.Qui plus est, Jean Charest croit que Stephen Harper partage son point de vue.«Je crois que M.Harper voit probablement sur son écran radar la même chose que je vois: il n’y a pas en ce moment d’appétit pour entreprendre des négociations constitutionnelles.» Le chef libéral croit toutefois que la reconnaissance de la nation québécoise doit être inscrite dans la Constitution.C’est «le reflet de ce que nous sommes comme pays.Le Canada, c’est la nation québécoise», a affirmé Jean Charest.«Un jour, il faudra bien y arriver», a-t-il ajouté.Samedi, la CJPLQ a aussi adopté une résolution pour demander au gouvernement de créer un Office québécois d’harmonisation interculturelle (OQHC) sur le modèle de l’Office québécois de la langue française (OQLE).Les jeunes libéraux exigent que le gouvernement ne s’en tienne pas au seul projet de loi 94 sur les accommodements raisonnables dans l’administration publique en présentant un projet de loi «visant à clarifier les pratiques d’harmonisation culturelle du Québec hors de la fonction publique».Jean Charest ne leur a laissé que peu d’espoir à court terme, répétant que son gouvernement avait rempli 80 % des recommandations de la commission Bouchard-Taylor.Il a soutenu qu’il existait «un consensus assez important» en faveur du projet de loi 94 et qu’il était temps de l’adopter.De toute façon, «la priorité, c’est l’économie», a martelé, hier, Jean Charest.Dans son discours de clôture qui a duré plus de 30 minutes, Jean Charest n’a consacré que quelques mots au débat sur Tinterculturalisme que les jeunes libéraux ont mené en fin de semaine, et encore dans des termes vagues en évoquant «la manière de bien vivre ensemble» et un «dialogue qui se fait dans le respect» au Québec.Bernard Landry a eu droit aux applaudissements des jeunes libéraux quand Jean Charest Ta cité.«Le Québec est l’endroit en Amérique du Nord, et peut-être en Occident, qui a le mieux résisté à la crise», a dit l’ancien premier ministre pé-quiste à la télévision la semaine dernière.Jean Charest a poursuivi son discours en vantant le bilan de son gouvernement en matière d’économie.A l’automne, il voudra mettre l’accent sur ce thème en exploitant la veine du Plan Nord, dont il a parlé allègrement hier, et en dévoilant la politique sur Tentrepreneuriat que peaufine le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Clément Gignac.Enquêtes indépendantes sur les bavures policières Le ministre de la Sécurité publique, Robert Du-til, a bien accueilli, hier, la proposition des jeunes libéraux qui réclament «un processus d’enquêtes indépendantes» sur les bavures policières, comme Ta recommandé il y a plus d’un an la Protectrice du citoyen.A l’heure actuelle, ce sont des policiers qui enquêtent sur les policiers bien qu’ils proviennent d’un autre corps que les policiers impliqués.Le ministre s’est engagé à présenter cet automne des changements à cet égard sans donner plus de précisions.«C’est un sujet extrêmement délicat», a-t-il toutefois souligné.«Il faut que les policiers puissent entre autres protéger leur intégrité physique.Par contre, il faut aussi que les droits et libertés soient respectés», a-t-il dit.Il se penchera également sur l’opportunité de créer un fonds d’indemnisation pour les victimes de bavures policières, comme Ta proposé la CJPLQ.Les jeunes libéraux ont aussi adopté une résolution visant la création d’un réseau d’écoles publiques autonomes et indépendantes des commissions scolaires, une mesure qui, en cas de succès, pourrait conduire à l’abolition de celles-ci.En outre, la CJPLQ a adopté une proposition pour permettre aux personnes nées de la procréation assistée de connaître leur géniteur si ce dernier y consent et une autre qui recommande une hausse de Tâge de la retraite.Enfin, les jeunes libéraux souhaitent que Ton soit plus sévère à l’endroit des cyclistes qui enfreignent le Code de la sécurité routière.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels 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Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel Inc., 12 800 rue Brault, St-Janvier de Mirabel, Québec, division de Québécor Média, 612 rue Saint-Jacques, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de de Corporation Sun Média, 612 rue Saint-Jacques, Montréal.— Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007
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