Le devoir, 26 août 2011, Cahier B
LE DEVOIR, LE VENDREDI 26 AOUT 2011 CINEMA Le pari de la lenteur de Benchekroun et Mermer Page B 3 RESTAURANT La boîte à vin créative du Moine Échanson Page B 7 Pour Colle, papier, ciseaux, Claude Lafortune a créé une vingtaine de personnages inédits.Le Musée des religions du monde de Nicolet présente les œuvres plus ou moins éphémères de celui qui fait voir des «parcelles de soleil» à bien des tout-petits devenus grands, Claude Lafortune.AMELIE GAUDREAU A l’entrée de la salle présentant l’exposition Colle, papier, ciseaux, on trouve dans une cloche de verre accrochée au mur une paire de ciseaux.Magnifiques, incrustés de motifs rouge et jaune.Une dame s’arrête devant avec sa fillette et lui dit: «Tu vois, c’est avec ces ciseaux qu’il a fait tout ça!», puis se tourne vers la salle qui révéle quelques oeuvres marquantes de Claude Lafortune, celles qui ont su résister au temps.Mais surtout une vingtaine de personnages qu’on n’avait jamais vus dans la ménagerie — il faut le dire, un peu biblique — de monsieur Lafortune.C’est la faute à L’Évangile en papier, une émission dont bien des enfants des années 70 se souviennent et qui n’a pourtant duré qu’un an.De son propre aveu, ce projet, qu’il a réalisé avec son amie Henriette Major, «a marqué toute sa carrière» et lui a donné le goût de continuer de «vivre de [ses] petits papiers».Et il y en a eu, des petits papiers, à^la télé: La Bible en papier, L’Église en papier et L’Histoire en papier, sans oublier Parcelles de soleil, où l’animateur maniait habilement ses ciseaux pour le plus grand plaisir de ses jeunes invités.De toute cette production télévisuelle, l’exposition nous donne à voir seulement quelques pièces qui ont résisté à l’assaut du temps, dont son Jésus de L’Évangile, un peu poussiéreux (il a tout de même plus de 33 ans!), un Abraham tout en barbe, une sobre Marie-Antoinette en papier marron.Finement découpées, pliées et collées, ces créations sont étonnamment petites à côté des plus récentes, exposées à hauteur d’homme et Le maître ès ciseaux avoue qu’il se fait encore aborder dans la rue par des gens qui le remercient «d’avoir bercé leur enfance» dont plusieurs sont presque de la grandeur des petits visiteurs qui viennent découvrir un artiste qui a marqué leurs parents.Il faut d’ailleurs s’attarder un moment dans un coin de la salle où sont projetés quelques épisodes des fameuses émissions: on a eu la bonne idée d’exposer des lettres de jeunes et moins jeunes téléspectateurs témoignant de l’influence qu’a eue Claude Lafortune sur leur vie.Le maitre ès ciseaux avoue qu’il se fait encore aborder dans la rue par des gens qui le remercient «d’avoir bercé leur enfance».Inspirantes parures Parmi les artefacts de cette carrière bien remplie — albums, affiches, photos et maquettes, dont celles des tableaux qu’il avait montés pour le défilé de la Fête nationale de 1981—, une estrade met en valeur la cuvée nouvelle de l’artiste, qui comprend certaines oeuvres créées expressément pour cette exposition, donc plusieurs personnages importants de l’histoire des religions, tels que Luther, Calvin, François d’As-sise, Jean XXIII et.Ganesh.Les autres sculptures éphémères représentent également d’illustres personnes, choisies d’abord pour l’attrait de leurs atours.«J’aurais pu faire Charles de Gaulle ou René Lévesque, mais leur “costume” ne m’inspire pas beaucoup en ce moment», de dire M.Lafortune.Voilà qui explique la présence d’un flamboyant Louis XIV, d’une Cléopâtre somptueuse, d’un Leonard de Vinci à l’imposante tignasse et d’une Jeanne d’Arc rousse et triomphante sur son cheval de combat.Malgré la ressemblance évidente de ces oeuvres avec les personnes qu’elles représentent, l’as des ciseaux précise qu’il ne cherche pas à en faire des portraits exacts, mais plutôt à exprimer sa façon de les Exposition de Claude Lafortune au Musée des religions du monde Les trésors en papier du manitou des ciseaux r^T J PHOTOS ALAIN COULOMBE ET LE MUSEE DES RELIGIONS DU MONDE Une Jeanne d’Arc de papier, rousse et triomphante, sur son cheval de combat.percevoir, «comme une forme d’expressionnisme et d’impressionnisme pour le public qui le reçoit».Le public, grand et petit, présent lors de la visite du Devoir, semblait plutôt impressionné par ces créations tout en détails et en textures, des monuments qui semblent impossibles à reproduire avec du papier.Des visages finement dessinés, des coiffures tout aussi soignées.Même les socles de certains personnages sont inattendus, comme les pieds en racines d’arbre de Pontiac et le rat de compagnie de Ganesh.Un matériau simple et accessible Pourquoi le papier?Claude Lafortune s’est déjà mis au plexiglas, mais sa matière favorite reste le papier: «Vous pouvez le modeler, jouer avec, lui donner la forme que vous voulez en peu de temps.[.] Je suis tombé amoureux de ce matériau qui répondait vraiment à ce que fêtais, à ce que j’avais le goût de faire, et puis, il y avait un côté pédagogique.» Ce dernier aspect, Claude Lafortune l’a mis en pratique en donnant des centaines d’ateliers dans les écoles de la province.A 75 ans, il ne se prête plus à cet exercice, mais il a fait une exception pour cette exposition.Il réitérera même l’expérience le 17 septembre prochain, dans un atelier pour adultes qui ont toujours leur cœur d’enfant.«Ils sont fiers parce qu’ils viennent en se disant: “Je ne suis pas capable de faire ça.” Ce sont les premiers étonnés de voir le résultat.» Qui sait, ils pourront peut-être égaler le maitre et perpétuer à leur tour la passion pour les «petits papiers».Le Devoir COLLE, PAPIER, CISEAUX Jusqu’au 18 mars 2012.Quelques places sont encore disponibles Pontiac, chef algonquin des Grands-Lacs pour l’atelier du 17 septembre.Le Musée des religions du monde, 900, boulevard Fréchette, à Nicolet ^ 819 293-6148 ou www.museedesreligions.qc.ca Cl et a Québec en foire ExpoQuébec, la foire estivale de la capitale qui célèbre son centenaire cette année, tire à sa fin.C’est en effet le dernier weekend pour s’étourdir dans les manèges et reluquer les plus belles bêtes de foire de la province.Demain soir, KC & The Sunshine Band présentent un spectacle sur la Grande Scène et, du côté de l’exposition HockeyCité, les Nordiques et Lance et compte seront à l’honneur.Jusqu’au 28 août au âte Excité, wwmexpoquebec.com Les mains à la pâte Les ciné-ateliers du dimanche reprennent ce week-end à la CinéRobothèque de l’Office national du film du Canada, à Montréal Les cinéphiles s’initieront ce dimanche, 13h30, à la technique d’animation en pâte à modeler.Réservations: 514 496-6887.Gratuit cette fin de semaine.1564, rue Saint-Denis.www.onf.ca/cinerobotheque Marché branché La Société des arts technologiques à Montréal prépare l’ouverture du Foodlab et, en attendant de pouvoir y entrer, le public pourra faire ses courses au marché du Foodlab, goûter aux produits des producteurs biologiques régionaux et rencontrer les chefs-designers.Des ateliers sont au menu, dont un bingo culinaire les 2 et 3 septembre.Du jeudi au samedi jusqu’au U octobre.Place de la Paix du Quartier des spectacles, boulevard Saint-Lau-renl au nord de René-Lévesque.www.sat.qc.ca/marcheJbodlab Marché d’époqne Dans le Vieux-Montréal, le musée de Pointe-à-Callière tient son marché public dans l’ambiance du XVIIL siècle demain et dimanche.Les visiteurs reviendront 260 ans en arrière, rencontrant les artisans et producteurs.Des activités leur permettront de découvrir la vie urbaine de l’époque tout en remplissant leurs paniers.350, place Royale, 514 872-9150.www.pacmusee.qc.ca La cour aux skaters La Ville de Brossard sera l’hôte demain de l’Empire Backyard Party, une compétition professionnelle de skateboard où s’affronteront les 30 meilleurs planchistes de l’Amérique du Nord, avec le Québécois Berre-Luc Gagnon en tête d’affiche.Un spa, un barbecue, des jeux pour enfants et du gazon ont été aménagés pour les spectateurs.De 14h à 22h au South-Parc Skatepark, 8100, boul.Taschereau.Entrée: 10 $, incluant le spectacle de Yela-wolf.www.byp.thinkempire.com.Émilie Folie-Boivin SAO présente La fêteides vendanges kUlRâATRËGIOMAL^^^^H 1 3-4*5*10bt11 mm SEPTEMBRE 2011 LE PLUS GRAND SITE GOURMAND DU QUÉBEC/150 EXPOSANTS dégustez M découvrez festoyez PORTE-PAROLE VÉRONIQUE CLOUTIER DES MIDIS DEVÉRO DE RYTHME FM fetedesvendanges.com 1 888 847.2050//81 9 847.2022 B 2 LE DEVOIR, LE VENDREDI 26 AOUT 2011 WEEK-END CULTURE ANNE-CHRISTINE POUJOULAT AEP Catherine Deneuve honorée au FFM ODILE TREMBLAY Elle arrive ce soir à Montréal, recevra dimanche, à la clôture du festival, un prix de carrière (elle doit les collectionner) et accordera samedi midi une conférence de presse.La blonde icône française Catherine Deneuve tient la vedette dans le film de clôture du FFM, Les Yeux de sa mère, du Français Thierry Klifa, une histoire d’écrivain retors infiltrant la vie d’une vedette de la télé.Œuvre, il est vrai, plutôt étrillée par la critique française.Un saut à Montréal lui permettrait aussi de voir son fils Christian Vadim, un des interprètes de la pièce Boire, fumer et conduire vite de Philippe Lelouche, présentée au Chapiteau de Bromont.Quoi qu’il en soit, le festival s’offre un morceau royal en donnant un coup de chapeau à cet idéal féminin indémodable.Car l’actrice, toute de grâce, de classe et parfois d’humour, trône au zénith du cinéma hexagonal depuis les très musicaux Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy en 1946.L’inquiétante schizophrène du Répulsion de Polanski, la mystérieuse sirène érotique du Belle de jour de Bunuel, l’épouse courage du Dernier Métro de François Truffaut aura joué auprès des plus grands: de Marco Ferreri à Lars von Trier, en passant par Dino Risi, François Ozon, Raùl Ruiz, Arnaud Desplechin, Manoel de Oliveira, etc.Et on salue la liberté de cette grande dame qui met de plus en plus son célèbre visage et ses décennies de métier (une centaine de films) au service de jeunes cinéastes, refusant le socle de sa statue dorée.On l’avait admirée dernièrement dans Potiche de François Ozon, en femme soumise qui brise ses chaînes.Cette année, Christophe Honoré l’a dirigée dans Les Bien-aimés, en éternelle amoureuse.Mais des cinéastes moins connus, cornme Julie Lopes-Duval pour Mères et filles et Eric Lartigau {L’homme qui voulait vivre sa vie), ont accueilli sur leurs plateaux l’actrice en prise de risques.Deneuve a si peu envie de se prendre au sérieux qu’elle a même accepté un petit rôle dans Astérix et Obélix: Au service de Sa Majesté, sous la direction de Laurent Tirard, mégaproduction gauloise lancée l’an prochain.Le Devoir En compétition au 35® Festival des films du monde Barbarie à la russe ODILE TREMBLAY On peut accorder à une veine prolifique du cinéma russe d’être russe justement, c’est-à-dire dotée d’une couleur propre, d’une mise en scène du chaos et d’extravagance, d’une violence mariée au grotesque avec une horde de personnages souvent brutaux, généralement gorgés de vodka, en démesure, collés à l’histoire pour le meilleur et pour le pire.Suivant les traces du sublime Tarkovski {Andrei Roublev), Konchalowski ou même des derniers films de Mikhalkov (ratés), ces films inscrits dans une puissante tradition nationale marient l’épique à des destins individuels ravagés par la connerie humaine et la guerre.Ainsi, hier en compétition, on eut droit au très long (150 min) et très baroque II était une fois une femme simple {Zila-Bila Odna Baba, The Day of Wrath) d’Andrey Smirnov.Cette fresque historique couvre la période de 1909 à 1921, du tsarisme à la révolution bolchevique, à travers le destin d’une femme (Darya Ekamazova), sorte de pendant féminin prolétarien à L’Idiot de Dostoïevski.Elle ne vieillit pourtant jamais à l’écran malgré les coups, les viols, la famine, deux grossesses, quatre maris plus machos les uns que les autres et une existence de misère qui transformerait une jouvencelle en vieillarde en moins de 15 ans.Sur une mise en scène foisonnante en allégories du tumulte humain dans son extrême férocité, le film s’offre une bonne direction photo posée sur une faune villageoise grouillante, typée, bourrée de vodka, presque à l’état sauvage, se cognant dessus sans répit.Aucune prouesse de jeu et plusieurs redondances scénaristiques empêchent Il était une fois une femme simple de s’imposer vraiment, mais on salue l’ampleur du projet historique qui renvoie dos à dos tsaristes, bolcheviques et villageois, tous unis dans une suffocante barbarie.Ironie du sort.On déplorait le manque cruel de sous-titres français au FFM dans les sections n SOURCE EESTIVAL DES EILMS DU MONDE Il était une fois une femme simple, d’Andrey Smirnov, est une fresque historique qui couvre la période de 1909 à 1921, du tsarisme à la révolution bolchevique, à travers le destin d’une femme (Darya Ekamazova), sorte de pendant féminin prolétarien à LTdiot de Dostoïevski.parallèles.Mais hier, en compétition mondiale — seul volet doté d’une traduction bilingue —, les sous-titres anglais manquaient pour ce film russe, à cause d’une erreur technique, au grand dam entre autres de plusieurs membres non francophiles des jurys.Vu aussi: Tatanka de l’Italien Giuseppe Gagliardi.Ce film de boxe, assez lourd mais éclairant, suit librement le vrai parcours de Clemente Russo, voyou napolitain sous l’emprise de la Camorra, qui passe du crime à la boxe pour échapper à son destin.Il deviendra champion du monde amateur et récoltera une médaille d’argent aux Jeux olympiques de Pékin.Clemente Russo, tout d’une pièce mais piètre acteur, incarne ici son propre rôle.Bien réalisé, Tatanka dénonce habilement, mais sans la force du Gomor-ra de^Matteo Garrone, le poulpe mafieux napolitain.A noter que les deux films sont inspirés de romans du même écrivain: Roberto Saviano.Le Devoir TELEVISION Privé de sens, le nouveau jeu-vedette de Radio-Canada STEPHANE BAILLARGEON Mimer des expressions les bras chargés de sacs d’épicerie.Mémoriser puis régurgiter des mots croisés ou des images.Identifier des objets ou des lettres à l’aveugle.Reconnaître la voix d’une personnalité et la lier à un symbole.La nouvelle émission quotidienne Privé de sens de la télévision de Radio-Canada (RC) propose neuf joutes du genre.Toutes déclinent le principe de faire deviner un mot ou un nom en amputant les participants (vedette ou badauds) de la parole ou de la vue, voire du sens des mots.Le gagnant empoche quelques centaines ou quelques milliers de dollars, au bout d’une semaine.Privé de sens sera diffusé à 17h, du lundi au vendredi, à compter du 5 septembre.Franchement, ça ne rime à rien, ou si peu.Ça divertit d’un rire contagieux, et c’est tout.Mais ce n’est pas si simple, comme ont pu l’expérimenter quelques collègues reporters invités comme cobayes, hier après-midi, sur un plateau reconstitué.La drôle d’affaire, une des deux seules nouveautés de la rentrée de RC (avec Us dansent) est animée par Normand Brathwaite, qui se retrouve donc sur trois chaînes en mçme temps en 2011 (TVA, Télé-Québec et la généraliste d’Etat).Le chouchou a fait ses classes d’animation d’un jeu télévisé avec l’abrutissant et souvent vulgaire Piment fort, à TVA, il y a longtemps.Privé de sens occupe le créneau de Pyramide, retirée des ondes pour cause de fin de contrat avec la détentrice étrangère des droits.La direction de Radio-Canada explique accorder maintenant ses faveurs aux «concepts» nationaux.Elle croit aussi que la création des frères Anctil Gean-Michel et Dominic) avec Daniel Beauchesne et Cari Dubuc pourra trouver preneur ailleurs dans le monde.Oui, certainement, puisque le plaisir semble épidémique.En tout cas, les jeux télévisés marchent fort ailleurs comme ici.Mardi de cette semaine, à 19h, Les Squelettes dans le placard de RC attiraient 553 000 téléspectateurs, tandis que Roue de fortune chez vous frisait le million de cotes d’écoute.Une heure plus tôt.Atomes crochus de V battaient le Téléjournal de ^dio-Canada (338 000 contre 295 000).«Notre mandat nous demande d’informer, d’éclairer et de divertir, explique Louise Lantagne, directrice de la Télévision.Divertir est donc au cœur de notre mandat La plage horaire de 17h est consacrée au jeu.En fin d’après-midi, nous avons tout de même diversifié l’offre avec l’émission Les Docteurs.» Ce qui n’empêche pas de lier cette nouvelle apparition de pitreries bonasses à la seconde mort de Génie en herbe qui n’aurq donc été ressuscitée qu’une seule saison par la chaîne d’Etat.Les plus sérieux, les plus sévères, pourront se tourner vers Télé-Québec qui présentera bientôt un jeu-questionnaire lié à l’actualité.Le Devoir E N BREF Un succès dans les Cantons-de-l’Est Il est toujours hasardeux de lancer un nouveau rendez-vous de cinéma hors des grands centres, surtout quand celui-ci est monté, comme c’est le cas ici, en moins de trois mois.Mais le premier Festival du film des Cantons-de-l’Est, à Lac-Brome, sous la direction de Bogdana Zwonok, qui a démarré le 18 août et a clôturé dimanche dernier, a été un franc succès.Il a eu des salles combles et s’est octroyé des coups de cœur: pour la comédie française Le Missionnaire de Roger Delattre et pour Océans, de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, en plongée océanique.De jeunes cinéastes ont été primés pour leurs courts métrages: Sandrine Villemure et Jade Barrette pour La Ville de mes rêves et Thomas Fontaine pour J’ai perdu mon père.Claude Chamberlan, directeur de la programmation au Festival du nouveau cinéma à Montréal, était le consultant artistique.La seconde édition de ce rendez-vous se déroulera du 16 au 19 août 2012.- Le Devoir A LA TELEVISION 1 Le Téléjournal t8h TRESOR NATIONAL (2004) avec Diane Kruger, Sean Bean, Nicolas Cage.Mr.Bean Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports Des kiwis et des hommes / Simon Milot, Paul Racette.TVA nouvelles Sucré salé Extrême L'ARME EATALE IV (t998) avec Danny Glover, Jet Li, Mel Gibson.TVA nouvelles 22h45 Sucré salé 23ht 5 BAISER MORTEL DU DRAGON (200t) avec Bridget Eonda, Tchéky Karyo, Jet Li.Kaboum! / Le vrai Krashmal Tactik Tactik Coureurs des bois Curieux Bégin/Crêpes et galettes/Isabel Richer Pans-Québec sous les étoiles / Erancis Cabrel, Robert Charlebois.NE LE DIS A PERSONNE (2006) Marie-Josée Croze.Atomes crochus Un souper presque parfait Rire et délire DOUBLE VISAGE (2005) avec Bruce Boxieitner, Laura Soltis, Yancy Butler.Un gars le soir Dumont Zéro à t000$ Call TV RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Report.: Exploration LeTéléiournal RDI RDI économie Le National LeTéléiournal 23h45 Sports 124 heures | Champion Journal ER Passe-moi les lumelles Patrimoine, énigmes Les routes de l'impossible Club social / Marc Béland TV5 le journal |23h35 GERALD K.GERALD | Destruction Enchères Homicides / Reine Lauzière Un tueur SI proche Autopsie Enquêtes EBI / Innocence volée C'est incroyable! Gangland [ Desserts Pa.BBQ de Louis Décore ta vie Design V.l.P.Top Design/L'invité mystère Vendre ou rénover?ByeMaison Idées-grandeur Manon/cuisine Meubles Cinéma |l7h30 Palmarès Débat critique M.Net Pamela Les Dudesons RuPaul: Drag Queen Club des BG Room Raiders Séduction 101 | ICIiptoqraphie Présentation Musimax/The Prince's Trust Rock Gala 20t0 Génération 2000 COTTON CLUB (V.F.) (1984) avec Gregory Hines, Diane Lane, Richard Gere.I Mai.mariés Dans l'tapis KARV l'anti gala Dix choses que Smallville/Game Over Les Aigles Ean Club Le Steph show Ga plane Hors d'ondes Les Simpson Johnny Test Batman Iron Man Avengers Star Wars Les Simpson BATMAN (t989) avec Jack Nicholson, Kim Basinger, Michael Keaton.BATMAN Sports 30 Sports 30 Moto X NASCAR Course automobile - Food City 250 Série Nationwide (D) Sports 30 Sports 30 Lutte impact TNA NAPT Poker USS Enterprise Secrets de musées Pawn Stars Pawn Stars NCIS enquêtes spéciales PASTEUR (20t0) avec Bruno Todeschini, Marie Brunei.Ail Baba Terre humaine Comme magie Danser?Chasseurs d'épices Les grandes entrevues / Normand Brathwaite Les filles de Caleb Infoman L'art du Nu I Sans laisser de trace C.S.L Miami Bones/ Le procès Bones/La fuite en avant Joséphine: Ange gardien / Ticket gagnant Rêve Diana Le sanctuaire / Le culte de Kali Les tripeux Jobs de bras Sales Jobs / Recyclage animal Péril en haute mer Chasseurs de fantômes Chasseurs de fantômes Les stupéfiants 17h30 Terre.TV | Campus CursUS-santé soirées des Grands UniverSanté Mini-science Imaginons le Québec CORIM I Le temps d'un week-end 15 bonnes raisons / Phoenix Guide restes VOIR Hell's Kitchen Sur le pouce Mégalopolis/Istanbul Safari photo IMartha blabla Caillou RelieE Viens voir ici Professionnels Pachamama VOYAGE AU DEBUT DU MONDE (t 997) Arrêt court Ruée vers l'or 23h45 La ruée vers l'or Cinéma I L'AGENT EAIT LA EARCE 33 t/3 : L'INSULTE .LE SEUL (200t) avec Deiroy Undo, Jet Li.| DANS L'OMBRE DE MANHATTAN (t997) Andy Garcia.23h25 LE SHERIEDECESD.17ht 5 LE ERELONVERT t9ht5 MECHANTE SOIREE (20t0) Steve Carell.20h45 Cinéiour LA RESIDENTE (20tt) Hilary Swank.22h35 IMPASSE (2009) Normand D'Amour.Cinéma I L'arbre et les fourmis Les prédateurs Partie 2 de 2 Horizons/Nicaragua Parties de plaisir Partie 8 de 8 Mères indignes?BiotifuI Planet [Mémoire P Les Eclectiks Juste pour rire BoxeRock Le Lab été Prof.Passion Le guide de l'auto Les Eclectiks BoxeRock Le Lab été |t7h00 News Coronation St.Wheel Eortune Jeopardy! Ron James Brooms Just for Laughs CBC News: The National 22h55 News 23h40 Mercer Ghost liÜIIMliCTVNews eTalk The Big Bang Elashpoint The Defenders Criminal Minds News CTV News 0h05 Criminal Evening News Designer Guys E.T.Canada Ent.Tonight Glee / Rumours House / Changes 902t0/The Enchanted Donkey News Einal E.T.Canada 0h05 ET JunqIeBook WordGirl Joanna Lumiey: Catwoman The Agenda With Steve Paikin Heartbeat/Changing Places Remembering Moonstruck The Agenda With Steve Paikin Bodybuilder! Smarter Than World News ABC 22 Local The Office Shark Tank Karaoke Battle USA 20/20 News 23h35 News Jimmy Kimmel I Channel 3 News CBSNews Ent.Tonight LNE Eootball / Packers de Green Bay c.Colts de Indianapolis - Pré-saison (D) News 23h35 David Letterman [News NBC News Jeopardy! Wheel Eortune Eriends Benefit Eriends Benefit Dateline NBC News 23h35 Tonight Show J.Leno The Simpsons Met-Mother Two and Half Two and Half Kitchen Nightmares Eringe Eox 44 News Met-Mother Entourage 1 Enthusiasm | PBS NewsHour BBC News Vermont Week Wash.Week McLaugh Need to Know POV/POV Short Cuts Charlie Rose News Business PBS NewsHour Roadside Adv Ebert: Movies Wash.Week Need to Know BBC News News Charlie Rose CTV News eTalk The Big Bang Elashpoint The Defenders Criminal Minds News CTV News 0h05 Criminal Criminal Minds Criminal Minds / Machismo Criminal Minds/The Instincts Criminal Minds/The Eight Criminal Minds Criminal Minds Criminal Minds I At the Concert Hall Da Vinci's Inquest Holly.Treasure Holly.Treasure JAWS (t975) avec Richard Dreyfuss, Robert Shaw, Roy Scheider.23h35 B! News Law & Order I Cash Cab How It's Made Salvage: Code Red How It's Made How It's Made Inventions / t950s Mayday/Split Decision Salvage: Code Red Inventions [Ancient Aliens Life After People Urban Legends Urban Legends Weird or What?Decoding the Ancients Outlaw Bikers / Proiect Gault Cinéma Relie Hunter Almost Heroes Single Spenny MANEATER (2007) avec Kristen Harris, Ty Wood, Gary Busey.NATIONAL LAMPOON'S VAN WILDER (200t) Ryan Reynolds.COLLEGE [ SportsCentre That's Hockey CEL Pre-game LCE Eootball/Tiger-Cats d'Hamilton c.Blue Bombers de Winnipeg (D) SportsCentre Poker NOS CHOIX CE SOIR Amélie Gaudreau KARV, L’ANTI-GALA Il paraît que ça criait fort mercredi après-midi aux abords du théâtre Denise-Pelletier pour cette cérémonie honorant les préférés du jeune public de Vrak.tv.On espère que ce ne sera pas la même chose dans votre salon.Guillaume Le-may-Thivierge et Mariloup Wolfe, eux-mêmes très appréciés de cet auditoire, officient comme maîtres de cérémonie.VrakJv, 19h SECRETS DE MUSÉES Il y a ce que l’on voit dans les salles d’exposition, et tout le reste.qu’on ne sort pas très souvent, entreposé et parfois même égaré dans les salles d’entreposage des musées.Cette série documentaire permet de découvrir la face cachée de certains musées.Le périple commence au Musée royal de l’Ontario.Historia, 19h HOMMAGE À JACK LAYTON La semaine a commencé avec la nouvelle du décès de celui que plusieurs appelaient seulement par son prénom et s’est poursuivie tout en hommages et en questionnements sur l’avenir.Elle se termine à la télévision publique par un collage des meilleurs moments de ses passages à Tout le monde en parle ce soir et les funérailles nationales demain.Radio-Canada, 21h30, et RDI et Radio-Canada, demain, dès 12h30 Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable LE DEVOIR, LE VENDREDI 26 AOÛT 2011 B 3 WEEK-END CINEMA À Eafficlie celte semaine SOURCE: MÉDIAFILM.CA ATTACK THE BLOCK Grande-Bretagne, 2011, 88 minutes Comédie fantaisiste de Joe Cornish avec John Boyega, Alex Esmail, Jodie Whittaker.Des adolescents d’un quartier du sud de Londres entreprennent de protéger leur immeuble contre une invasion d’extraterrestres.• V.O.: Cinéma Banque Scotia.COLOMBIENNE États-Unis, 2011,89 minutes Thriller d’Olivier Megaton avec Zoe Saldana, Michael Vartan, CaHum Bine.Témoin du meurtre de ses parents, une jeune femme de Bogota tente de se venger.• V.O.: Cinéma Banque Scotia, Place LaSaHe, Cavendish, Colisée Kirkland, Côte-des-Neiges, Lacor-daire.Des Sources, Sphéretech, Marché Central.• Vi.: Quartier latin (dés le 29 août), Place LaSalle, StarCité, Marché Central.N’AIE PAS PEUR DU NOIR États-Unis, 2010,99 minutes Drame d’horreur de Troy Nixey avec Katie Holmes, Guy Pearce.Une fillette devient la proie de créatures maléfiques qui habitent les soubassements de la vieille demeure que son père vient d’acquérir.• V.O.: Cinéma Banque Scotia, Carrefour Angrignon, Cavendish, Colisée Kirkland, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Sphéretech, Marché Central.• VT: Quartier latin (dès le 29 août), Carrefour Angrignon, StarCité.RIEN A DECLARER France, 2010,108 minutes Comédie policière de Dany Boon avec Dany Boon, Benoît Poelvoorde, Julie Bernard.Quelques jours avant l’abolition des frontières au sein de l’Europe, le 1" janvier 1993, un douanier français se porte volontaire pour participer à la première brigade volante mixte avec un collègue belge francophobe, dont il est secrètement amoureux de la sœur.• V.O.: Quartier latin.Place LaSal-le, Beaubien, StarCité, Sphéretech.LA RUN Canada, 2011,104 minutes Drame de mœurs de Demian Fuica avec Jason Roy Léveülée, Marc Beaupré, Pierre-Luc Brillant Afin d’éponger les dettes de jeu de son père, qui a tente de se suicider, un jeune homme accepte de livrer de la drogue en compagnie de son meilleur ami.Mais si son nouveau patron le prend sous son aile, un autre vendeur n’aime pas qu’on lui fesse de l’ombre.• V.O.: Quartier latin.Carrefour Angrignon, Beaubien, Lacordaire.¦A H» PHOTOS: FILMS DU 3 MARS Chehma, le vieux pêcheur Le pari de la lenteur LES TORTUES NE MEURENT PAS DE VIEILLESSE Réalisation et scénario: Hind Benchekroun, Sami Mermer.Image: Sami Mermer.Montage: René Roberge.Canada-Maroc, 2010,92 min.ANDRÉ LAVOIE Ce n’est ni un hommage ni du plagiat, tout au plus une lointaine ressemblance que les jeunes cinéastes Hind Benchekroun et Sami Mermer peuvent sans conteste revendiquer: on retrouve un peu de l’esprit de Pour la suite du monde, de Pierre Perrault et Michel Brault, dans leur documentaire Les tortues ne meurent pas de vieillesse.Au fil des conversations et des silences de trois patriarches d’origine marocaine qui forment le cœur de ce film, on retrouve des préoccupations que partageaient les habitants de l’île aux Coudres dans les années 1960: la perte des traditions, la fracture des générations, la fin d’un mode de vie terrassé par la modernité, etc.Ce sont ces inquiétudes, ces angoisses sourdes, qu’expriment, souvent en peu de mots (ou avec une certaine propension à la redite), Chehma, un r- B Erradi, l’aubergiste irascible et misanthrope vieux pêcheur, Abdesslam, un musicien porté sur la drogue!, et Erradi, un aubergiste irascible et misanthrope.A tour de rôle chacun expose sa philosophie de vie, résumée en des mots très simples, certains s’excusant d’avoir trop peu fréquenté l’école, chose qu’ils ne souhaitent pas pour leurs descendants.Mais ce n’est pas tant leurs réflexions qui animent l’intérêt des deux cinéastes que l’osmose de ces hommes ridés, mais encore fiers et robustes à leur environnement Face à la Méditerranée ou cachés derrière le grillage des fenêtres de leur demeure, ils commentent le monde tel qu’ils le voient, vision d’espoir autant que d’amertume, teintée d’un soupçon de paranoïa, surtout chez Erradi, le moins attachant du trio.Ces tortues, qui marchent sans précipitation mais d’un pas constant, frappées parfois par le destin (Abdesslam vivra le pire des deuils, évoqué en fin de parcours), se laissent découvrir avec une certaine pudeur, jouant un peu au chat et à la souris avec les cinéastes.Cette pudeur constitue à la fois la force et la faiblesse de ce portrait de groupe au style contemplatif, au rythme parfois lancinant.En cela, il épouse la belle indolence de ce coin du monde où pourtant le mot «retraite» n’est pas à la mode.Collaborateur du Devoir • V.O., s.-t.f.: Cinéma Parallèle.Les cloches et l’idiot DUR IDIOT BROTHER Réalisation: Jesse Peretz.Scénario: Evgenia Peretz, David SchisgaH.Avec Paul Rudd, Elizabeth Banks, Emüy Mortimer, Zooey Deschanel, Steve Coogan, Shirley Knighfi J.T Miller, Hugh Dancy.Photo: Yaron Qrbach.Montage: Andrew Mondshein, Jacob CraycrofL Musique: Nathan Larson, Eric D.Johnson.FRANÇOIS LEVESQUE Imaginez la scène: Ned, un jeune homme aux cheveux longs, barbu, le sourire tatoué, vend ses légumes bio au marché du coin.Arrive un policier, la mine abattue.H a eu une rude journée.Il voudrait bien se «détendre», précise-t-il en faisant semblant d’aspirer une «puff».Bon cœur, Ned lui offre un sachet de marie-jeanne, à l’œil.Non, non, de protester l’autre: vends-la-moi, sinon je vais me sentir redevable.Et Ned de lui faire un prix d’ami, et le flic de le foutre en prison.Vous y croyez?Or Ned est un gars comme ça, naïf à l’extrême, convaincu de la foncière bonté des gens.% AT,T .TANCE Elizabeth Banks, Paul Rudd et Emily Mortimer dans une scène du film Our Idiot Brother.Comme personnage contemporain d’un film campé dans un contexte réaliste, Ned n’est pas très convaincant, détail avec lequel les scénaristes de Our Idiot Brotherne se sont pas «bâdrés».Affrontant l’adversité avec une bonhomie de chaque instant, Ned sera hébergé par ses trois sœurs à sa sortie de prison.Loin des figures tchékho-viennes, celles-ci demeurent fermement enracinées dans les archétypes hollywoodiens: l’aînée, mère au foyer, quî se faît marcher dessus par son mari; la benjamine, professionnelle, toute de stress et de talons hauts; enfin, la cadette, libre penseuse et donc lesbienne — que la première l’eût été, cçla, ç’auralt été moins convenu.Évldemmenfi la vie de chacune sera bouleversée par la présence de ce frérot qui veut trop bien faire.Dans Being There, le personnage de Chance agissait comme un révélateur de la sottise humaine.Sauf que le classique de Hal Ashby posait un regard empreint de tendresse sur les hôtes du jardinier simple d’esprit.ceux-ci joués avec chaleur par Melvyn Douglas et Shirley Ma-cLalne.Dans Our Idiot Brother, les femmes qui entourent Ned sont soit abrasives, soit Ingrates, soit aveugles, soit les trois.Emily Mortimer {Dear Frankie) , Elizabeth Banks (Zack and Miri Make a Porno) et Zooey Deschanel {AH the Real Girls) sont de très bonnes comédiennes lorsque le matériel est au rendez-vous, mais dans ce cas-cl, elles doivent se contenter de situations prévisibles et de lignes oubliables.Dans le rôle de Ned, Paul Rudd {The Object ofMy Affection, I Love You Man) n’est pas Peter Sellers, mais 11 possède des réserves Inépuisables de charisme et 11 compose un Candide grano fort attachant.Tout ce beau monde méritait mieux.Collaborateur du Devoir • V.O.: AMC Forum, Carrefour Angrignon, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Des Sources, Sphéretech, Marché Central.• Vf.: Quartier latin (dès le lundi 29 août).Carrefour Angrignon, StarCité.La fin de la récréation HOUSE OE BOYS Réalisation: Jean-Claude Schlim.Scénario: Jean-Claude Schlim, Christian Thiry.Avec Layke Anderson, Benn Northover, Eleanor David, Stephen Fry.Image: Jean-Louis SchuUer, Carlo Thiel.Montage: Katharina Schmidt Musique: Gast Waltzing.Luxembourg, 2009,132 min.ANDRE LAVOIE \ Aune époque pas si lointaine dans les pays industrialisés, le sida était une maladie foudroyante et le combat était mené de façon spectaculaire.Grâce à une médication aussi coûteuse qu’efficace, elle ne fauche plus ses victimes, mais la cause a depuis perdu en visibilité médiatique.Il y a un véritable désir de secouer les consciences chez le cinéaste luxembourgeois Jean-Claude Schlim dans House of Boys, dont il ne cache pas le caractère autobiographique.Et pour frapper les esprits, il nous replonge en 1984, période qui scellait la fin de la totale insouciance sexuelle.Ses personnages affichent d’ailleurs une telle superficialité que leur émotivité croissante apparaît encore plus étonnante tant le changement est radical.En fuite loin de sa famille étouffante, Frank (Layke Anderson) , un adolescent écervelé, s’installe à Amsterdam mais une fols de plus à la rue, 11 trouve refuge au House of Boys, un cabaret où les travestis côtoient les danseurs nus dirigé par un patron autoritaire du nom de.Madame (Udo Kier, impérial).Les charmes juvéniles de Frank éclipsent vite ceux de la star du moment, Jake (Benn Northover), un Américain hétérosexuel rêvant de changer de décor, et de vie, avec sa copine.Tout de suite séduit par son charme, Frank tente l’impossible pour le conquérir, profitant de son désarroi depuis qu’il est redevenu célibataire dans des circonstances désolantes.Ses tentatives de séduction vont réussir, mais un nouvel obstacle se dresse devant eux, un «cancer» bien particulier dont les médecins ne prononçaient alors le nom que du bout des lèvres.Avec cette furieuse envie de tout dire, de tout exposer, Jean-Claude Schlim s’attarde beaucoup sur la désinvolture de cette période, écumant les palmarès musicaux de ces années-là pour décrire en détail le libertinage sexuel et la libre circulation des drogues.Dans ce tourbillon excessif, les enjeux narratifs semblent souvent noyés, et la transition entre la comédie de mœurs et le drame romantique apparaît bien longue, voire déstabilisante, comme si les personnages étalent parachutés dans un autre film.Ils évoluent d’ailleurs dans un Amsterdam minimaliste, le récit étant surtout confiné à ce cabaret qui fait office de boîte à chansons, de bordel, de refuge pour esseulés et d’auberge de jeunesse.On ne sent jamais la réelle fébrilité de la ville et ses charmes sont bien cachés puisque le tout fut filmé au Luxembourg et en Allemagne.Cette sobriété obligée contraste avec l’extravagance qu’injecte Schlim à diriger des numéros de travestis flamboyants (le vétéran Udo Her, un habitué du monde de Lars von Trier, sait en mettre plein la vue) et des parties de jambes en l’air qui laissent peu de place à l’imagination.Tout cela s’éclipse devant la tragédie, et si les effets mélodramatiques s’avèrent quelque peu assourdissants, ils témoignent d’une sincérité à cultiver le devoir de mémoire.Mais celui-ci n’avait peut-être pas besoin d’un tel cumul de faux cils, de slips et de paillettes.Collaborateur du Devoir • V.O.: Cinéma du Parc.E N BREF Belle épine, de Rebecca Zlotowski, primé à Percé Le Grand Prix spécial du jury du festival Les Percéides, qui s’est déroulé à Percé, en Gaspé-sie, a été décerné au long métrage français Belle épine, de Rebecca Sotowski, ont annoncé les organisateurs.Le jury a voulu récompenser
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