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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-09-07, Collections de BAnQ.

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Le maire de L’Ancienne-Lorette refuse de voter sur l’entente entre Québec et Quebecer dans le but d’entraver le dossier de l’amphithéâtre Page A 3 www.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.CII N°202 4 LE MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2011 1,09$ + TAXES = 1,24$ Olivia Chow au Devoir Continuer, la tête hors de l’eau GUILLAUME B O U R G AU LT - C ÔT É Ottawa — Au téléphone, sa vok est douce.Très douce.Mais elle ne flanche pas.Une quinzaine de jours après la mort de Jack LajAon, Olivia Chow garde en elle ce mélange de fragilité et de force que reflétait sa posture près du cercueil de son mari exposé au parlement.Encore ébranlée, encore désorientée, mais déjà convaincue qu’il n’y a qu’un reqiède à la douleur: continuer.À vivre et à travailler.Elle était donc de retour au travail hier soir — une réunion sur le transport en commun — premier pas vers la reprise de ses activités de députée de Trinity-Spadina (Toronto).Le 19 septembre, Olivia chow entend être présente pour la rentrée parlementaire.De même que pendant les semaines suivantes.Elle agit dans le deuil comme Jack Layton dans la maladie: sans s’arrêter.C’est notamment pour pouvoir reprendre la vie la plus normale possible que Mme Chow a passé les journées de lundi et d’hier à donner des entrevues à certains médias canadiens.Une façon de vider le bassin des questions difficiles, de faire face à la musique et de tourner la page.«Ce n’est pas que j’y tiens, mais je sais que j’aurais autrement passé les prochaines semaines à répondre à ces questions.Aussi bien tout faire maintenant, pour pouvoir continuer», dit-elle.Un peu de «brouillard» En revenant sur les événements ayant entouré le décès de l’homme avec qui elle vivait depuis 25 ans, Olivia Chow aura quelques trous de mémoire durant la conversation.Ou plutôt: quelques difficultés à bien nommer les émotions, à se VOIR PAGE A 12: CHOW Olivia Chow PEDRO RUIZ LE DEVOIR OUVERTURE DE LA NOUVELLE SALLE DE L’OSM Entente in extremis avec les mnsiciens Julien Bilodeau, l’heureux élu ¦ À lire en page B 12 L’éditorial de Josée Boileau: Enfin! ¦ À lire en page A 10 INDEX Actualités A 2 Annonces.B 9 Avis publics.B 6 Carrières.B 4 Culture.B 12 Décès.A 2 Éditorial.A10 Idées .AU Météo.B 7 Monde.B 8 Mots croisés.B 7 Sudoku.B 6 Économie .B 1 Télévision.B 10 MATHIEU BELANGER REUTERS Citant les «nombreux sacrifices» que commande la vie politique, Nathalie Normandeau a affirmé que sa décision n’avait rien d’improvisé et qu’elle était le fruit d’une longue réflexion.Elle était vice-première ministre depuis 2007 et ministre des Ressources naturelles et de la Faune depuis juin 2009.Nathalie Normandeau démissionne « Je veux que ma vie personnelle prenne le pas sur ma vie professionnelle », affirme la ministre des Ressources naturelles ROBERT DUTRISAC Québec — Après le Parti québécois qui a été ébranlé par les démissions, c’est au tour du gouvernement Charest d’être frappé par une démission de taille, celle de la vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles et de la Eaune, responsable du Plan Nord, Nathalie Normandeau.Aux côtés du premier ministre Jean Charest, la numéro deux du gouvernement libéral a annoncé en fin d’après-midi hier qu’elle quittait la vie politique en invoquant son désir de privilégier sa vie personnelle.«Il y a un temps dans la vie où on a besoin d’un peu de paix, d’un peu de stabilité, a-t-elle fait valoir./c veux que ma vie personnelle prenne le pas sur ma vie professionnelle.» «Ne cherchez pas d’autres raisons», a-t-elle lancé aux journalistes.Citant les «nombreux sacrifices» que commande la vie politique, Nathalie Normandeau a affirmé que sa décision n’avait rien d’improvisé et qu’elle était le fruit d’une longue réflexion.«Ça fait 13 ans que je suis dans les valises, que je fais le trajet entre mon comté et Québec», a-t-elle souligné.La démissionnaire a fait VOIR PAGE A 12: NORMANDEAU Kim Thiiy publie À toi Invention à quatre mains Elle a fait en 2009, avec l’histoire de sa migration du Vietnam au Québec, petite poucette parmi les boat people, un boum littéraire.Ru, premier livre de Kim Thüy, c’est, selon l’éditeur Libre Expression, 98 000 exemplaires vendus au Québec, 65 000 à l’étranger et une ribambelle de prix.Imaginez la tête dudit éditeur, quand, au Heu de livrer le second récit attendu, Kim Thüy choisit de signer À toi, un recueil épistolaire à quatre mains composé avec un écrivain franco-slovaque connu ici ni d’Eve ni d’Adam.Quand la littérature éradique les frontières.CATHERINE LALONDE Pascal Janovjak et Kim Thüy se sont rencontrés à Monaco, alors qu’ils étaient tous deux en lice pour le prix Prince-Pierre-de-Monaco.«On était reçus, littéralement, par la princesse, qui prenait trois repas avec nous en 48 heures.On était conduits en limousine par des chauffeuses avec un carré de soie Hermès au cou, qui semblaient avoir toujours leurs cheveux dans le bon sens du vent», se rappelle avec sa verve et son irrésistible viyacité verbomotrice Kim Thuy.À travers les mondanités, Tauteure québéco-vietna-mienne se voit pleine du désir de connaître Pascal Janovjak, VOIR PAGE A 12: THÛY PEDRO RUIZ LE DEVOIR Entre Kim Thüy et Pascal Janovjak, ce fut un coup de foudre littéraire, idéal, qui dura au-delà des premiers moments.La reine dans toutes les ambassades canadiennes Les missions diplomatiques ont jusqu’à la fin de la semaine pour afficher bien en vue un portrait d’Elizabeth II HÉLÉNE BUZZETTI Ottawa — Ce n’est pas qu’au pays que le gouvernement conservateur veut remettre la royauté britannique au cœur des institutions canadiennes.À l’étranger aussi.Toutes les missions diplomatiques ont reçu la consigne d’afficher un portrait de la reine Elizabeth II bien en vue d’ici la fin de la semaine.Selon les informations recueillies par Le Devoir auprès de diverses sources au pays et hors frontières, le gouvernement conservateur a donné la semaine dernière la consigne à toutes ses ambassades, hauts-commissariats, consulats et missions d’afficher bien VOIR PAGE A 12: REINE Elizabeth II THERINE PERRIN EN SEMAINE I 9H Entrevue avec Marie Laberge : y a-t-il une vie après les lettres de Martha ?Réalisation: Bernard Michaud AUJOURD'HUI #95,1“ PREMIERE CHAÎNE Radio-Canada.ca/medîumlarge 75 77831302831737 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2011 ACIUAIIIES Parti PRO des Lavallois Des fonds publics pour les dépenses personnelles de Jean Bertrand Le représentant officiel du parti de Gilles Vaillancourt s’est fait rembourser jusqu’à sa carte Costco KATHLEEN LEVESQUE Le représentant officiel du Parti PRO des Lavallois, l’avocat Jean Bertrand, profite de façon personnelle des deniers publics réservés aux élus.Au cours des sept dernières années, les contribuables lavallois ont payé les services de téléphonie cellulaire privés de M.Bertrand, des cartes d’affaires, une portion de son bureau d’avocat et même son abonnement annuel à Costco qu’il partage avec sa conjointe.Le Devoir a épluché les factures présentées par le PRO, entre janvier 2005 et 2011, afin d’obtenir un remboursement de la part de la Ville de Laval en vertu des dispositions législatives permettant de soutenir financièrement le travail de recherche et de secrétariat des conseillers municipaux.Selon les documents consultés, deux numéros de téléphone sont facturés au PRO qui, par la suite, en réclame le remboursement à la Ville de Laval.L’un des numéros correspond à la permanence du parti politique de Gilles Vaillancourt.L’autre est le cellulaire de Jean Bertrand.Les factures mensuelles s’élèvent, en général, entre 70 $ et 100 $.M.Bertrand a ainsi obtenu des remboursements d’au moins 5000 $.Lorsque Le Devoir l’a joint à ce numéro, à la mi-juillet, M.Bertrand s’est enflammé: «Je ne veux plus que vous me téléphoniez sur mon téléphone privé.Je ne veux plus discuter avec vous.» Depuis 1984, Jean Bertrand est le représentant officiel du PRO des Lavallois.En 2006, il est devenu avocat-conseil chez Dunton-Rainville.Ce cabinet d’avocats reçoit de très nombreux mandats de la part de Laval (d’une valeur de plus de 10 millions depuis cinq ans).Auparavant, M" Bertrand avait sa place d’affaires dans les mêmes locaux que le PRO des Lavallois, un édifice lui appartenant, rue du Pont-Viau.Le porte-parole du parti, Pascal Saint-Denis, assure que cela ne constituait pas un problème, et ce, même si les taxes municipales et scolaires ainsi que les assurances ont été payées par le PRO et remboursées par le budget de Laval dévolu à la recherche et au secrétariat.Aussi, le PRO a fait imprimé 500 cartes d’affaires pour M" Bertrand, en 2009.Selon M.Saint-Denis, il s’agit essentiellement d’un outil politique alors que Laval était en campagne électorale.Dans la longue liasse de factures, on retrouve égalemenfi année après année, le renouvellement de la carte de membre des magasins Costco.En juin 2010, cela a constitué un débours de 56,44 $, qui a été payé à même les coffres de la municipalité.Pascal Saint-Denis soutient que la carte Costco est celle du PRO.Or la facture indique bien que les détenteurs sont Jean Bertrand et Ginette Lessard, la conjointe de ce dernier.De plus, pourquoi le PRO utiliserait une carte personnelle Costco pour faire des achats (extrêmement rares, par ailleurs), alors que le magasin offre une carte destinée aux entreprises?M.Saint-Denis maintient sa version des faits.Quant au principal intéressé, il a refusé de parler directement au Devoir.En juillet dernier, il avait toutefois déclaré n’avoir «jamais pris un sou noir».«La politique, c’est ma passion», avait-il lancé comme explication.Le Devoir Recherche et secrétariat: Québec élargit l’enquête Laval n’est plus la seule municipalité sur l’écran radar du ministère des Affaires municipales quant aux dépenses de recherche et de secrétariat Les dix-huit autres villes de plus de 50 000 habitants doivent donner des explications.Les vérifications Mtes depuis le printemps dernier sur l’utilisation des deniers publics devant soutenir le travail des élus ont mis le ministère sur le qui-vive.En juillefi la Ville de Laval a été prévenue qu’elle devait se montrer prudente et, surtoufi que l’équipe d’analyse creuserait jusqu’en 2004.Un mois plus tard, toutes les autres villes ont reçu un questionnaire afin qu’elles ejqjosent la teneur de leurs dépenses en regarçl des dispositions de la Loi sur les cités et villes.ATerrebonne, qui lait déjà l’objet d’une vérification administrative depuis quelques mois, une anafyse pointue des remboursements pour la recherche et le secrétariat a été entamée.«On veut connaître l’état de la situation.Il ne faut pas attendre jju’il y ait un autre problème qui se présente.[.] A Laval, l’argent semblait mal dépensé», a e^q^liqué hier la porte-parole des Affaires municipales, Caroline St-Pierre.Les municipalités doivent réserver 1/15 % de leur budget de fonctionnement (à Montréal, c’est 1/30 %) pour soutenir les conseillers municipaux dans leurs fonctions politiques mais non partisanes.K.L.EN 60 MI MUTES CE SOIR 19H AVEC ANNE-MARIE DUSSAULT DEUX ENTREVUES AUTOUR DE L'ADRESSE SYMPHONIQUE : LUCIEN BOUCHARD ET KENT NAGANO LES GRANDS REPORTAGES TUSARNITUUQ! NAGANO AU PAYS DES INUITS LE TELEJOURNAL RDI AVEC GENEVIÈVE ASSELIN isrRDI Budget : le Plateau songe à imposer une nouvelle taxe JEANNE CORRIVEAU L> arrondissement du Plateau ' Mont-Royal pourrait imposer une taxe spéciale à ses citoyens l’an prochain s’il riobtient pas un meilleur financement de la ville-centre, a fait savoir le maire Luc Ferrandez hier.Celui-ci reproche à l’administration Tremblay de ne pas respecter l’entente conclue l’an dernier concernant les revenus des parcomètres.En décembre 2010, le maire Gérald Tremblay et Luc Ferrandez avaient convenu que les nouveaux revenus générés par la hausse des tarifs des parcomètres du Plateau iraient dans les coffres de l’arrondissement.Luc Ferrandez a soutenu hier que la ville-centre refuse maintenant de lui verser la totalité des sommes dues, soit 1,5 million sur deux ans, et que, sans ces revenus, l’arrondissement ne sera pas en mesure d’équilibrer son budget l’an prochain et devra imposer une taxe spéciale.L’arrondissement souffre déjà d’un sous-finance-ment et, malgré de nombreuses compressions budgétaires, ses coffres sont vides, s’est plaint le maire.De 2009 à 2012, les hausses de taxes versées par les contribuables du Plateau ont atteint plus de 100 millions, mais les dotations versées à l’arrondissement ont diminué de 1,7 million, a-t-il ajouté.«Le Plateau est devenu la vache à lait de la Ville, a-t-il dit.Je comprends les citoyens du Plateau qui nous demandent: “Où va notre argent?” [.] Ce qu’ils vont voir, ce sont des compressions et des hausses de taxes.» La réplique de l’administration Tremblay ne s’est pas fait attendre.Le responsable du développement économique au comité exécutif, Richard Deschamps, a indiqué que les élus du Plateau avaient surestimé les revenus liés aux hausses de tarifs des parcomètres et que, s’ils avaient commis des erreurs de planification, ils n’avaient qu’eux-mêmes à blâmer.«Ce sont des adultes majeurs et vaccinés.Ce sont des élus, ils sont imputables.S’ils ont mal fait leurs calculs et qu’ils veulent équilibrer le budget de leur arrondissement sur le dos de la ville-centre, je dis non», a expliqué M.Deschamps.Le Devoir Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 SAO La fétides vendanges iLAUBEATaÉaiONALl 1 3.4.5.10 t11 SEPTEMBRE 2011 dégustez festoyez découvrez PORTE-PAROLE VÉRONIQUE CLOUTIER DES MIDIS DE VÉRO DE RYTHME FM LE PLUS GRAND SITE GOURMAND DU QUÉBEC/150 EXPOSANTS fetedesvendanges.com 1 888 847.2050//819 847.2022 LE DEVOIR, LE MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2011 A 3 RVM ta fréquence ! RADIOVM.COM ACTUALITES "** VIEUX-QUÉBEC "^ÔTEL PORT^ROYAL ' Fdïfïdt couette gourmande èpiiitii()e-X\E7 1866-417-2777 www.leportroyal.com Fièvre électorale A wr-'''' Manon CORNELLIER Lm automne s’annonce chaud sur la scè-^ ne provinciale canadienne.Les électeurs d’au moins cinq provinces iront aux urnes d’ici le début du mois de novembre, ce qui pourrait changer la donne en profondeur à l’échelle du pays.Dans ces cinq provinces où les élections se tiennent à date hxe, les protagonistes n’ont pas attendu le déclenchement officiel des hostilités pour s’affronter.Publicités négatives, divulgation de programmes, tournées des chefs: tout est déjà en Jrrqnle presque partout.^ , A rile-du-Prince-Edouard QPE) et au Manitoba, le coup d’envoi a été donné hier.Aujourd’hui, ce sera le tour de l’Ontario.Terre-Neuve-et-La-brador et la Saskatchewan devraient suivre sous peu.Les scrutins dans ces cinq provinces se tiendront respectivement le 3 octobre, le 4 octobre, le 6 octobre, le 11 octobre et le 7 novembre.Trois gouvernements s^onf bien en selle: celui du bbéral Robert Ghiz à l’IPE et ceux des conservateurs de Kathy Dunderdale à Terre-Neuve et de Brad Wall (Saskatchewan Party) en Saskatchewan.Il en va autrement au Manitoba et en Ontario, où les luttes s’annoncent serrées.Il y a à peine quelques mois, les conservateurs y menaient avec une bonne avance sur les néodémocrates manitobains de Greg Selinger et les libéraux ontariens de Dalton McGuinty.Mais, depuis quelques semaines, les écarts s’amenuisent, ce qui laisse présager des campagnes susceptibles d’avoir une véritable incidence.De tous les scrutins, c’est l’ontarien que les conservateurs fédéraux surveillent de plus près.Une victoire du conservateur Hugh McPadyen au Manitoba renforcerait la position de la droite dans l’Ouest (comme si cela était possible).Pour s’en convaincre, il faut se rappeler que la Colombie-Britannique est dirigée par des libéraux qui n’ont de libéral que le nom.Leur parti est beaucoup plus près des conservateurs, dont ils sont issus.La nouvelle première ministre Christy Clark, qui a succédé à Gordon Campbell, songeait à soUiciter un mandat avant la date prévue dans la loi sur les élections à date hxe, mais le rejet de la taxe harmonisée lors du référendum tenu cet été l’a fait reculer.Elle dit maintenant s’en tenir à l’échéance de mai 2013.En Alberta, les conservateurs fêtent cette année leur 40® anniversaire au pouvoir.Leur chef, Ed Stefrnach, ayant démissionné plus tôt cette année, ils doivent lui choisir un successeur cet automne et on croit, dans la province, que ce dernier pourrait décider d’aller aux urnes dans les mois qui suivront.Le PC albertain n’est pas assuré de garder le pouvoir, mais son principal rival, la Wildrose AUiance, est encore plus à droite que lui.Ajoutez à cela une victoire de l’Ontarien Tim Hudak et c’est l’emprise de la droite sur tout le pays qui s’en trouverait consolidée.Au grand plaisir de Stephen Harper.Rien n’est encore joué en Ontario et au Manitoba, mais des gains conservateurs signiberaient que tous les gouvernements provinciaux à l’ouest du Québec passeraient au bleu, pendant qu’à l’est Terre-Neuve resterait peinte de la mqme couleur.À l’échelle du pays, ce possible réalignement politique ne serait pas sans conséquences sur plusieurs dossiers importants.De l’immigration — la plupart des provinces ont des accords pour la sélection et l’intégration des immigrants — à la justice — nombre de réformes en droit criminel émergent des conférences régulières des ministres fédéral et provinciaux de la Justice.L’enjeu fondamental demeure évidemment les transferts fédéraux aux provinces.Tous les accords à ce sujet arrivent à échéance en 2014 et la négociation pour leur renouvellement tarde à démarrer.Ce qui est compréhensible, étant donné l’agitation électorale de cet automne.Cela ne changera rien au fait que toutes les provinces veulent, peu importe leur couleur, maintenir les transferts pour la santé, l’éducation postsecondaire et les programmes sociaux.Mais certains gouvernements pourraient être plus sensibles que d’autres aux arguments de frugabté et de reddition de comptes du fédéral.Ce dernier a promis de maintenir tous ses transferts à leur niveau actuel, mais qu’en sera-t-il de leur croissance?En matière de santé, le gouvernement Harper s’est engagé à maintenir un taux de croissance annuelle de 6 % pour au moins les deux premières années de la future entente.Qu’adviendra-t-il ensuite?Et à quelles conditions?Le ton de pareilles négociations ne peut qu’être influencé par l’idéologie des premiers ministres en place.La philosophie générale des conservateurs d’un bout à l’autre du pays converge.À noter que la plupart tiennent à des degrés divers à l’autonomie des provinces.Pour le reste, ils sont généralement partisans d’une faible taxation des entreprises, d’un allégement du fardeau bscal,des particuliers et d’une réduction du rôle de l’Etat.Ils ont un fort biais en faveur du secteur privé et seraient prêts à lui laisser jouer un plus grand rôle dans une foule de domaines, y compris, dans bien des cas, en santé.En matière de justice, ils appuient habituellement une démarche musclée.Dans tout ce branle-bas électoral, c’est la course qui démarre officiellement aujourd’hui en Qn-tario qui pourrait avoir le plus d’impact sur la suite des choses.Comme à l’époque où un certain Mike Harris, dont Tim Hudak est l’émule, faisait valoir sa fameuse Révolution du bon sens.mcornellier@ledevoir.corn Amphithéâtre de Québec L’Ancienne-Lorette veut entraver le dossier Le maire de l’agglomération refuse de voter sur l’entente entre Québec et Québécor ISABELLE PORTER Québec — Un nouvel obstacle pourrait bloquer le règlement de l’entente sur l’amphithéâtre entre la Ville de Québec et Québécor puisque le maire de L’Ancienne-Lorette, Emile Loranger, menace de paralyser le dossier au niveau de l’agglomération.L’approbation de l’entente par le conseil d’agglomération devait pourtant n’être qu’une formalité lors du vote d’hier soir puisque la Ville de Québec détient cinq des sept votes sur cette instance.Le maire Loranger et le maire de Saint-Augustin (l’autre municipalité défusionnée de Québec), Marcel Corriveau, font les manchettes depuis des semaines pour dénoncer le peu d’importance que leur accorde le maire de Québec, Régis Labeau-me, dans ce dossier.Les deux hommes dont les municipalités vont financer 6 % de l’amphithéâtre avaient laissé entendre qu’ils voteraient contre l’entente, une décision à la portée minime étant donné leur poids au sein de l’agglomération.Qr ce n’est pas ce qui s’est produit finalement lors de la séance du conseil d’agglomération hier soir.Après s’être vu refuser un report du vote pour prendre le temps d’étudier l’entente et la faire approuver par son conseil municipal, le maire Loranger a décidé de s’abstenir de voter dans le but évident de rendre le vote invabde.«Le report a été rejeté, mais ça ne veut pas dire que la décision qui a été prise ce soir est légale», q-t-il déclaré à la sortie de la séance.À un journa-bste qui lui demandait s’il entendait la contester, il a rétorqué que c’était «une bonne question».Ce coup d’éclat survient dans un contexte où beaucoup de signes suggèrent que M.Loranger se prépare à relancer le débat sur les structures héritées des défusions dans la capitale.Les médias ont d’ailleurs été convoqués à une mystérieuse conférence de presse cet après-midi à l’hôtel de ville de L’Ancienne-Lorette.Une entente de 25 ans La journée avait pourtant bien commencé pour le maire Labeaume qui, après des mois de négociations.\ CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Après des mois de négociations, Régis Labeaume a rendu pubiique son entente flnaie avec Québécor sur ia gestion de i’amphithéâtre.Le seui ajout notabie, seion ie maire, réside dans ia conciusion d’un contrat «ferme» sur 25 ans qui force Québécor à s’engager à iong terme vis-à-vis de ia Viiie de Québec.rendait publique son entente bnale avec Québécor sur la gestion de l’amphithéâtre.Le document ne contient pas de modibcations majeures par rapport à l’entente préliminaire qui avait été présentée en mars dernier.Il prévoit toujours le versement par Québécor de 63,5 millions pour les droits de gestion de l’amphithéâtre si le projet d’attirer une équipe de la Ligue nationale de hockey se réalise, et le paiement de 33 millions s’il échoue.Les deux parties maintiennent aussi le paiement d’un loyer annuel oscillant entre 2,5 et 5,5 miUions selon les années et les scénarios.Néanmoins, l’entente ouvre la porte à un troisième scénario dans l’éventualité où Québécor parviendrait à acheter une équipe seulement après Tannée 2020.Dans ce cas, les 30,5 millions dus à la Ville de Québec seraient réduits en fonction des années.Mais le seul ajout notable, selon le maire, réside dans la conclusion d’un contrat «ferme» sur 25 ans qui force Québécor à s’engager à long terme vis-à-vis de la Ville de Québec.«Quand les Nordiques sont partis de Québec, on est restés le bec à Veau avec l’amphithéâtre à entretenir», a-t-il rappelé avant d’ajouter que dans Téventuabté improbable où Québécor achetait une équipe et décidait de la revendre après dix ans, elle devra quand même continuer à payer un Joyer à la Ville pendant 15 ans.À la demande de Québécor, la gestion de l’amphithéâtre sera assurée par un organisme sans but lucratif qui sera entièrement contrôlé par l’entreprise.Trop de marge de manœuvre Hier, les élus de l’opposition ont surtout reproché à la formule choisie de donner trop de marge de manœuvre à l’entreprise.Les conseillers Jean Guilbault et Yvon Bussières ont dit craindre que l’entreprise ou TQS-BL qui la représentera manipulent les chiffres de façon à minimiser le pourcentage des probts dus à la Ville, par exemple.De son côté, le maire a martelé que la Ville avait obtenu le maximum de son partenaire.«Manifestement, Québécor ne pouvait offrir plus aux Québécois», a-t-U dit dans son discours.Certaines zones grises subsistent toutefois.Ainsi, le document rendu public hier est muet sur la place qui sera donnée à l’équipe de hockey junior les Remparts dans le futur amphithéâtre.Reste aussi à établir jusqu’à quel point le site d’Expo Cité, où sera construit l’amphithéâtre, pourra accueillir d’autres activités sans déranger Québécor.Hier, Tun des négociateurs de la Ville a convenu que le partage des rares espaces de stationnement restait à débnir.L’entente de quelque 200 pages ne permet pas non plus de résoudre l’ambiguïté juridique à l’origine du projet de loi 204.Le maire a toutefois fait valoir que sa démarche était «tellement légale» que le gouvernement Charest avait décidé de modifier la Loi sur les cités et villes à cause d’elle.Pas question toutefois pour le maire d’attendre ce changement-là pour agir.L’entente dévoilée hier est d’ailleurs conditionnelle à l’adoption du projet de loi 204 tôt cet automne.Ce sur quoi a insisté le porte-parole de Québécor dans ses brèves interventions dans les médias hier.«Une fois le projet de loi 204 adopté, nous pourrons concentrer nos efforts à l’objectif ultime: ramener une équipe de la Ligue nationale à Québec.» Le Devoir Fusion: Rae trouve trop divergente la position économique du NPD Le chef libéral par intérim croit que son parti devra être prudent dans les dépenses liées à la future course à la direction HELENE BUZZETTI Ottawa — Le chef par intérim du Parti bbéral.Bob Rae, estime qu’une fusion entre sa formation et le Nouveau Parti démocratique n’est pas envisageable parce que les deux ont des idées trop divergentes sur les questions économiques.Il reproche au NPD de ne pas reconnaître que le marché et les entreprises ont un rôle légitime à jouer comme moteur de l’économie canadienne.«Quand on parle de fusion, le NPD va-t-il abandonner le socialisme?Abandonner la notion que les syndicats ont des positions protégées, exaltées dans la structure du parti?» demande Bob Rae au cours d’une entrevue avec Le Devoir hier.Lors de la dernière course à la direction en 2003, les sjmdicats détenaient 25 % des droits de vote.M.Rae se targue d’avoir vécu dans les deux formations politiques, le NPD sur la scène provinciale ontarienne, et les libéraux au fédéral, et d’avoir pu constater de l’intérieur les divergences philosophiques.«Pour moi, ces deux exemples veulent dire qu’on [.] ne partage pas le même point de vue.Ce qui est intéressant selon moi, c’est que même M.ùiy-ton et ses prédécesseurs n’ont jamais vraiment dit clairement — comme cela s’est fait dans beaucoup d’autres partis sociodémocrates en Europe —, franchement, sans compromis, qu’ils sont en faveur d’une économie basée sur le marché, qu’ils reconnaissent un grand avantage à la concurrence économique et que l’Etat a un rôle à jouer, mais pas par l’étatisation.» Selon lui, cela fait du NPD un parti «conservateur» qui n’est pas ouvert aux nouveUes idées et à l’innovation.Mais croit-il sincèrement que les néodémocrates n’endossent pas le capitalisme?«Ça n’a rien à voir avec ça! rétorque Bob Rae.Accepter qu’on vit dans une économie de marché implique qu’on a besoin d’entreprises qui ont du succès, que le succès des banques et des grandes entreprises n’est pas une mauvaise chose.D’attaquer les corporations juste pour être là n’a pas de bon sens.» M.Rae ne le dit pas explicitement, mais il fait référence au thème électoral de feu Jack Layton qui s’en prenait régulièrement aux «grandes banques et aux grandes entreprises».Cette attaque contre ses rivaux néodémocrates permet à Bob Rae ne marteler son message à nature économique qu’il véhicule depuis la \ La Ltisaïi!i PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le chef intérimaire du PLC, Bob Rae bn de Tété.Il estime par aiUeurs que le ministre des Pinances, Jim Elaherty, devrait avoir «dans sa poche arrière» un second plan de relance si les turbulences se poursuivent.Prudence financière Bob Rae s’est par ailleurs prononcé sur les règles devant présider à la prochaine course à la chefferie du Parti bbéral.Il veut éviter que se répète la situation insoluble dans laquelle se retrouvent encore sept candidats de la course de 2006.Ces candidats n’arrivent pas à rembourser leur dette de campagne qui totalise 827 000 $.Les règles électorales avaient été modifiées en cours de route en 2006 par le nouveau gouvernement conservateur: les candidats ne pouvaient plus récolter d’argent auprès des entreprises et le plafond imposé aux donateurs bidividuels était passé de 5000 $ à 1000 $.Bob Rae estbne que le Parti bbéral devra bnpo-ser des plafonds de dépenses aux aspirants-chefs de 2013.«On venait de la culture du passé où on avait des attentes complètement irréalistes sur combien de gens on doit payer et combien d’employés on doit avoir.» Pas question, toutefois, de limiter le nombre de candidats dans la course et ainsi éviter que leurs dettes de campagne grugent les revenus du Parti.«Non, je n’aimerais pas voir une limite sur le nombre de candidats parce que ce serait artificiel.» Le Devoir Le NMQ trébuche dans le dossier de la langue Jocelyn Desjardins a qualifié le débat de «provincialiste» avant de nuancer ses propos ANTOINE ROBITAILLE Québec — Cherchant à expliquer l’absence de la question bnguistique dans le manifeste du Nouveau Mouvement pour le Québec, son bii-tiateur a soulevé une polémique, la semaine dernière, sur Pacebook: «Au NMQ, nous pensons que la langue est un débat provincialiste.De fait, nous avons complètement évacué les aspects linguistiques du manifeste.C’est volontaire.» Il soutenait par la suite que, dans le «projet national» québécois, il fabait tenter de «briser les antagonismes où une majorité démographique rejette la diversité et où une minorité au sein du Canada quémande continuellement pour qu’on la reconnaisse».Le message a créé des remous ces derniers jours dans les rangs souverainistes.«Cette déclaration représente très mal sa coalition prétendant vouloir bâtir un pays francophone», a confié un ex-militant du PQ.D’autres ont évoqué la réplique que le sociolo^e Mathieu Bock-()ôté, auteur de La Dénationalisation tranquille (Boréal), a faite à M.Desjardbis: «Le NMQ regroupe une bonne partie des nostalgiques de l’ère Boisclair, partisans d’un nationalisme édulcoré et désubstantialisé.» Jouit par Le Devoir hier, M.Desjardbis a soutenu s’être mal exprimé: «Le terme “provincialiste” était mal choisi», a-t-il précisé, révélant que la question bnguistique ferait bientôt «l’objet d’un texte» du NMQ.«L’épithète “provincialiste”, il l’a utilisée pour souligner qu’actuellement, en matière de langue, le Québec, comme “province”», est soumis aux décisions de la Cour suprême.«Si on crée un pays, il n’y a plus de débat, on est francophones, that’s it» Toutefois, un accent trop prononcé sur la question Ibiguistique risque d’effaroucher certains nouveaux Québécois.«Dès qu’on parle de culture et de langue française, même [à certains qui sont] francophones, ça leur hérisse le poil.» Une deuxième assemblée du NMQ aura beu le 25 septembre à Québec.Enfin, la chef péquiste, Pauline Marois, a refusé hier de commenter les cinq conditions du NMQ pour participer à d’éventuels états généraux sur la souveraineté.«Ça relève du Conseil de la souveraineté», a répondu son attachée de presse.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2011 ACTUALITES Stephen Harper choisit André Bachand comme conseiller snr le Qnébec MARCO BÉLAIR-CIRINO Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a jeté son dévolu sur l’ancien député progressiste-conservateur André Bachand pour succéder à Dimitri Soudas à titre de conseiller sur les questions touchant le Québec.Le choÎK de M.Bachand, un «nationaliste reconnu», comme conseiller pour le Québec consisterait à faire taire le concert de critiques soulevé par la décision de Stephen Harper de faire de l’ancien chroniqueur du Toronto Star et du Corriere Canadese, Angelo Persichilli, son directeur des communications.M.Persichilli, bilingue — il parle l’anglais et l’italien —, a notamment affirmé que les francophones occupaient un trop grand nombre de postes importants dans la fonction publique ainsi que dans les institutions fédérales, dont le Parlement.M.Bachand, qui est l’actuel ambassadeur du Canada à l’UNESCQ, entrera en fonction «plus tard cet automne», a fait savoir le directeur de cabinet du chef du gouvernement, Nigel Wright.Dans une note transmise à ses collègues accessible sur le blogue «Inside Politics» de la CBC, M.Wright fait valoir que «l’expertise politique d’André, son attachement aux valeurs des familles canadiennes qui travaillent dur, et sa passion pour la position forte du Québec dans un Canada uni fera de lui un excellent conseiller auprès du premier ministre et une voix efficace pour connaître une perspective québécoise sur les thèmes que nous abordons».Député fédéral du Parti progressiste-conservateur (PPC) de Richmond-Arthabaska de 1997 à 2003, M.Bachand a ache- vé son deuxième mandat comme député indépendant ahn de manifester son désaccord à la fusion de sa formation politique avqc l’Alliance canadienne.À Québec, au secrétariat aux Affaires intergouvemementales canadiennes, on souligne que l’ancien maire d’Asbestos (1986 à 1997) est au fait des enjeux du Québec, rappelant qu’il a été délégué du Québec à Qtta-wa de 2004 à 2008 avant de tenter en vain un retour dans l’arène politique fédérale en se portant candidat conservateur dans Sherbrooke.Le Devoir JIM YOUNG REUTERS André Bachand, qui est l’actuel ambassadeur du Canada à l’UNESCO, entrera en fonction «plus tard cet automne».A LA RENTREE Des solutions pour faciliter vos déplacements i Pour miGux composer avec les nombreux chantiers routiers, le ministère des Transports du Québec vous propose divers moyens à intégrer dans la planification de vos dépiacements quotidiens Économisez temps et argent et évitez les tracas en optant pour i'efficacité du transport collectif.Profitez des incitatifs financiers très intéressants qui vous sont offerts et expiiqués sur le site quebecSll.info.Planifiez mieux vos deplacements en visitant ia section Mobilité Montréal du site quebecSll.info.Utilisez ce moyen efficace pour trouver i'Information la plus complète sur les entraves et l'état de la circulation et optez pour des itinéraires de rechange.g Informez-vous avec Radio Circulation • 730 AM, la circulation, en tout temps.Employeurs et employés : convenez ensemble de mesures pour faciliter vos déplacements.Facilitez-vous a rentres avec ces sa utions Bonne route ! K I École à nie des Sœurs: à la commission scolaire de trancher JEANNE CORRIVEAU Le maire de l’arrondissement de Verdun, Claude Trudel, a décidé de reporter de quelques semaines le changement de zonage visant à permettre la construction d’ime école dans un parc de l’île des Soeurs.Mais il a lancé un ultimatum à la Commission scolaire Marguerite-Bour-geoys qui devra assumer la facture des aménagements exigés par la Ville, soit environ deux millions de dollars, a-t-il dit.Le maire Trudel a fait connaître sa décision hier soir, à l’occasion de l’assemblée du conseil d’arrondissement.11 souhaite ainsi que la commission scolaire se conforme aux recommandations d’un groupe de travail qui, dans un rapport déposé la semaine dernière, préconise l’aménagement d’une cour d’école verte, d’une toiture végé-talisée et d’un stationnement souterrain, le tout, sans possibilité d’agrandissement.«La balle est dans son camp.Le projet de la nouvelle école est d’abord son projet, a insisté M.Trudel.Depuis plusieurs mois, nous avons été souvent seuls au front [.] Je n’ai pas vu un commissaire scolaire venir se battre avec nous.» Cet ultimatum siuvient après des mois de controverse.L’assemblée d’hier soir s’est d’ailleurs déroulée en présence de citoyens profondément divisés siu la question.Les citoyens opposés au projet plaident pour la préservation du parc de la Fontaine et ils estiment que d’autres terrains aiuaient dû être considé- rés pour accueillir cette école.Jack Kugelmass croit qu’avant longtemps, l’école devra être agrandie et qu’une autre section du parc devra être sacrihée malgré les promesses du maire Trudel.«Le jour où cette école va ouvrir, elle sera déjà trop petite et on va avoir besoin de construire une troisième école», a-t-il signalé.De son côté, Claude Desbiens, un résident du secteiu, a reproché à la Ville son manque de vision.«Vous auriez dû planifier ça il y a 10 ans et pas nous arriver au mois de mai en essayant de nous rentrer ça par la gorge», a-t-il lancé.En revanche, d’autres citoyens appuient le projet qui permettra d’implanter l’école dans un environnement attrayant tout en répondant aux besoins pressants de la commission scolaire qui ne dispose que d’une école — surpeuplée — à l’île des Soeurs.Marie-Hélène Demers s’est toutefois inquiétée des retards que ces nouveaux délais pourraient occasionner car, a-t-elle rappelé, la nouvelle école est attendue pour la rentrée 2012.Le maire Trudel a répliqué qu’il revenait à la commission scolaire de prendre une décision promptement Au terme de l’assemblée, le maire Trudel a indiqué que l’offre était à prendre ou à laisser: «Si la commission scolaire refuse nos conditions, je vais leur demander s’ils sont prêts à acheter un terrain d’un entrepreneur, s’il y en a encore.» Le Devoir e Oxfam Québec BAZAR OXFAM-QUÉBEC Samedi 10 et dimanche 11 septembre 2011 de lOh à 16h Articles neufs & de seconde main Vêtements Livres Objets déco Bijoux Vaiselle Savons Divers Tous les bénéfices seront versés à nos projets portant sur la justice alimentaire 2330 rue Notre-Dame ouest {3 rues à l’est d’Atwatei) ^ Métro Lionel-Groulx porter Tournez vite la page. A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2011 ACTUALITES Les hommes suicidaires sont difficiles à rejoindre CAROLINE MONTPETIT La majorité des hommes qui se suicident le font à la suite d’une rupture amoureuse.Plusieurs le font également après avoir perdu leur emploi.Car les hommes de 35 à 49 ans demeuraient le groupe le plus affecté par le suicide en 2009, suivi par celui des hommes de 50 à 64 ans.Une clientèle plus difficile à rejoindre pour les intervenants que celle des jeunes.C’est ce dont témoignaient hier la brochette de médecins, de pharmaciens, de psychologues et d’intervenants venus partager leurs préoccupations et leur engagement dans la prévention du suicide, à l’invitation de l’Association québécoise de prévention du suicide.La journée mondiale de prévention du suicide, le 10 septembre prochain, devrait d’ailleurs se dérouler ici sur le thème du réseau.Bien que le taux de suicide québécois ait chuté de 34 % depuis dix ans, on compte toujours quelque trois suicides par jour au Québec, dans toutes les classes de la société.Outre la nécessité d’aider la personne en détresse à alléger une souffrance qu’elle porte souvent depuis l’enfance, les intervenants ont fait état du criant manque de ressources en santé mentale pour venir en aide aux personnes suicidaires.Ainsi, au CLSC de la Petite-Patrie, où oeuvre Charles Roy, président de l’Association des psychologues du Québec, quelque 70 personnes sont en liste d’attente pour être vues en thérapie, ce qui constitue un délai de six à sept mois.C’est très peu lorsqu’on considère l’urgence de traiter une personne suicidaire et de lui donner une écoute et une attention appropriées.Résultat: les personnes suicidaires se font souvent demander si elles ont de l’argent pour consulter un psychologue en pratique privée.Récemment, une jeune femme de 21 ans, pour qui on avait pourtant demandé une intervention urgente, a eu le temps de se taillader les bras avant d’être vue après quatre semaines d’attente, racontait hier le D" Marc-André Asselin, vice-président de la Fédération professionnelle des omnipraticiens du Québec.Seulement 2 % des personnes qui demandent de l’aide concernant leurs idées suicidaires finissent par passer à l’acte, selon Sylvie Nadeau, présidente de l’Association québécoise de prévention du suicide.Mais les hommes consultent beaucoup moins que les femmes pour partager leurs idées noires, ce qui les rend plus vulnérables au suicide.Chez les 50 ans ou plus, le taux de suicide est à peu près stationnaire, tandis qu’il a considérablement chuté chez les jeunes depuis 10 ans.Reste que, dans les cégeps de la province, on a dénombré 71 tentatives de suicide l’an dernier et 6 décès.Le Devoir E N BREF La protectrice du citoyen préoccupée par certaines mesures du projet de loi 16 La protectrice du citoyen, Mme Rajmonde Saint-Germain, a présenté un mémoire hier dans le cadre des consultations sur le projet de loi 16 sur la certification des résidences privées pour personnes âgées.Mme Saint-Germain s’est dite entre autres préoccupée par la mesure qui ne rendrait la certification obligatoire que pour les résidences offrant deux services aux persoimes âgées.Cette mesure fragiliserait les persoimes habitant dans les résidences n’offrant qu’un service.La protectrice du citoyen a reçu 365 plaintes concernant les résidences pour personnes âgées depuis avril 2008.Du lot, 89 % concernait des résidences certifiées, et 11 % concernait des établissements en voie de certification.- Le Devoir Conjoints de fait Québec défeud la spécificité^ de sou Code civil dans l’affaire «Lola contre Éric» PATRICE BERGERON Québec — Le Québec défend sa «spécificité» et la liberté de choix des conjoints, dans le dossier «Lola», au nom d’un «consensus social».C’est ce qu’a affirmé le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, hier, en faisant connaître les grandes lignes du mémoire déposé tout récemment par le gouvernement devant la Cour suprême dans cette cause.Québec conteste devant le plus haut tribunal du pays la décision de la Cour d’appel du Québec qui avait attribué à «Lola» je droit de réclamer une pension alimentaire d’«Eric», son ex-conjoint de fait millionnaire.La cause a une incidence majeure puisqu’elle a un impact sur toutes les unions de fait au Québec, la seule province canadienne qui, en vertu de son Code civil, refuse ce droit aux conjoints de fait.Le ministre a indiqué que le Québec a pleine- ment compétence pour légiférer dans le domaine et qu’il s’en est prévalu pas moins de cinq fois depuis 1980, toujours en refusant d’imposer les mêmes obligations aux conjoints de fait qu’aux couples mariés.Le ministre a rappelé que le Code civil est une des «spécificités» reconnues du Québec et le distingue des autres provinces.«[Le législateur québécois] n’est aucunement tenu de suivre les orientations des autres provinces de common law qui ont choisi d’assujettir les conjoints de fait à l’obligation alimentaire», a défendu le ministre en conférence de presse, en s’abstenant de commenter plus amplement parce que la cause est devant la cour.11 a aussi rappelé que depuis 1980, le gouvernement a révisé à cinq reprises le droit de la famille et a choisi, après consultation, de respecter la «marge de manoeuvre» des conjoints de faiti «leur liberté contractuelle» et «l’autonomie des volontés».Selon lui, les partenaires qui veulent s’unir ont plusieurs choix et il faut les préserver: assujettir î’union de fait aux mêmes règles que le mariage réduit de fait les choix des conjoints.«Lobjectifdu législateur est, et a toujours été, de respecter la liberté de choix de chaque personne de choisir son mode d’union et, le cas échéant, de s’assujettir ou non aux conséquences juridiques du mariage.» 11 a d’ailleurs indiqué que les conjoints de fait qui veulent davantage de protection peuvent choisir une convention de fait ou une union civile.Enfin, le ministre a affirmé que la position du gouvernement correspond à un «consensus social».La Cour d’appel avait jugé que l’article du Code civil du Québec portant sur l’obligation alimentaire est discriminatoire envers les conjoints de fait parce qu’il les prive d’un droit qui est garanti aux couples mariés et ceux en union civile.La Presse canadienne rril JACQUES NADEAU LE DEVOIR La veuve du défunt boxeur Arturo Gatti, Amanda Rodrigues, à son arrivée au palais de justice.Mort d’Arturo Gatti Un testament pour éviter.l’infidélité BRIAN MYLES a poursuite civile opposant la fa-^ mille d’Arturo Gatti et la veuve U défunt boxeur, Amanda Ro-rigues, a démarré sur les chapeaux de roue hier à Montréal.L’enjeu?Une fortune de 6 à 8 millions de dollars.Trois semaines avant son suicide au Brésil, le 11 juillet 2009, Arturo Gatti a signé un testament notarié dans lequel il léguait toute sa fortune à sa nouvelle épouse.Mieux: il s’était aussi engagé à céder tous ses actifs à Madame.en cas de simple infidélité.11 avait même signé un acte notarié à ce sujet à l’instigation du notaire Eric Bruce Moidel.En 52 années de pratique, M.Moidel n’a jamais conseillé à un seul client de signer une «promesse de fidélité».11 l’a pourtant fait pour satisfaire le couple.Mme Rodrigues craignait d’être trompée, a-t-il expliqué hier en cour.Pour la rassurer, Gatti lui a dit qu’il lui donnerait «un million de dollars» s’il devait tomber par mégar-de dans les bras d’une autre femme.Le notaire Moidel a tout bêtement codifié dans un acte les promesses et échanges faits par le couple dans son bureau.Selon son interprétation, la clause d’infidélité portait sur un montant maximal de 1 million, et non sur toute la fortune de Gatti.Lors de son témoignage, le notaire Moidel a tenté de banaliser la portée du testament signé par Arturo Gatti.«C’était un testament typique et parfaitement normal», a-t-il lancé.Trois semaines avant de se rendre au Brésil, Gatti a déshérité sa mère, son frère et sa fille issue d’un premier mariage pour léguer tous ses biens à Amanda Rodrigues, avec laquelle il a eu un fils (il aura trois ans demain).Le notaire Moidel estime que Gatti était parfaitement conscient de la portée de ses gestes.S’il n’a rien légué à sa fille Sophia Bella, issue d’un premier mariage, c’est parce qu’elle bénéficie déjà de deux fiducies familiales de 600 000 $ pour ses études.Sa mère touche par ailleurs une pension de 4640 $ par mois.La mère de la fillette, Erika Rivera, s’est ralliée à la mère et au frère d’Arturo Gatti Qda et Fabrizio) pour contester ce testament.Selon eux, le boxeur malheureux a signé sous la contrainte le document largement favorable à Amanda Rodrigues.Ils demandent à la juge Claudine Roy de l’annuler, et de rétablir un testament de 2007 dont ils sont incapables de produire l’original.Le procès qui s’annonce riche en rebondissements devrait durer trois semaines.Aujourd’hui, un enquêteur privé engagé par l’ancien agent de Gatti doit rendre public un rapport explosif au New Jersey.Selon Paul Ciolino, qui a rencontré des dizaines de témoins au Brésil, Arturo Gatti a été assassiné.Les soupçons de la police brésilienne avaient vite porté sur Amanda Rodrigues en juillet 2009.Elle avait été arrêtée et accusée de meurtre.pour être ensuite relâchée après qu’un premier rapport d’autopsie eut confirmé la thèse du suicide.Le Devoir WikiLeaks Le NPD critique Bernier Le Nouveau Parti démocratique (NPD) dénonce la «connivence» tissée entre d’andens ministres de l’Industrie, Maxime Bernier et Tony Clemenf qt des membres de l’ambassade des Etats-Unis à Qttawa lors de la rédaction d’un projet de loi sur le droit d’auteur.Des câbles diplomatiques mis en ligne par WikiLeaks révèlent notamment que Maxime Bernier a offert à des officiels américains de jeter un coup d’œil à un projet de loi avant que celui-ci soit déposé à la Chambre des communes.«Les documents de WikiLeaks révèlent une tendance chez les conservateurs à se concerter pour affaiblir le Parlement», a déclaré le porte-parole de l’opposition officielle en matière de droit d’auteur et de questions numériques, Charlie Angus.Un prodie de Tony,Clement a pour sa part invité les Etats-Unis à placer le Canada sur leur liste de surveillance antipiraterie afin de presser les élus canadiens d’adopter un projet de loi largement inspiré de la législation américaine.«Il est stupéfiant de constater que Tony Clement était prêt à ternir la réputation internationale du Canada en encourageant les efforts des Etats-Unis pour placer le pays sur leur liste noire», estime M.Angus.Le Devoir E N BREF Nouveau procès pour Schreiber Berlin — Le plus haut tribunal criminel d’Allemagne a infirmé la condamnation pour fraude fiscale de l’homme d’aflâires germano-canadien Karlheinz Schreiber, et ordonné la tenue d’un nouveau procès.La Cour fédérale de justice à Karlsruhe a soutenu hier que des erreurs avaient été commises lors du procès, l’an dernier, de cet ancienjobbyiste du secteur de l’armement Agé de 77 ans, M.Schreiber avait alors été reconnu coupable d’évasion fiscale pour avoir omis de déclarer des revenus de quelque 14,6 millions de marks allemands, soit environ 10 millions $CAN.Qn ignore encore la date fixée pour l’ouverture du nouveau procès.-AP «•IIU :I*1 » J I : ICHEL DESAUTELS SEMAINE I 15H AUJOURD'HUI Emission spéciale en direct de la nouvelle résidence de l'Orchestre symphonique de Montréal.RéaI.-coord.: Philippe Brazeau et Sébastien Perron #95,1 FM •) PREMIERE CHAINE Radio-Canada.ca/dGsautels porter raffinée sur toute la ligne s.Fin du solde aujourd’hui.• • * ^ * • • Pour finir en beauté sa grande série de promos régulières, Porter vous , présente la dernière et la plus spectaculaire de toutes, qui se termine aujourd’hui ! • • • A partir de demain.Porter continuera de vous offrir d’excellents prix et un service de^haut niveau au sol et en vol : aéroports pratiques, saipns luxueux, collations et consommations gratuites.• • • Réservez dès aujourd’hui avec le code WOW60.9 \ « •v • Vols*au départ de TVIontréal.* Mentionnez le coSe WOW50 * .• * .• * Voyagez entre le 1 septembre et le«15 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gouvernementaux.Les tarifs à destination de Montréal peuvent être différents.flyporter.com A 8 LE DEVOIR LE MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2011 ACTUALITES Rénover les maisons serait plus rentable que de rénover Gentilly-2 LOUIS-GILLES FRANCŒUR Hydro-Québec économiserait près de 40 % des coûts anticipés pour la réfection et l’opération de la centrale de Gentilly-2 si elle optait plutôt pour un programme de subventions destiné à changer la fenestration d’une résidence sur quatre au Québec, ce qui lui permettrait de récupérer la même quantité d’énergie annuellement.Un tel programme de rénovation des maisons offrirait en prime au Québec de faire disparaître de son territoire son unique centrale nucléaire et les risques d’accident inhérents à son opération.C’est ce que soutient une étude réalisée par un jeune mathématicien, Depis Boyer, pour le compte d’Ecohabita-tion, un organisme sans but lucratif qui fait la promotion d’habitations saines, peu énergivores et abordables.Question d’isolation Selon cette étude, si Hydro-Québec accordait 500 $ sur un coût moyen de 800 $ par fenêtre, il serait possible d’isoler la quasi-totalité de la fenestration de 900 000 foyers, soit un sur quatre.«Suite à la nouvelle autorisation d’exploitation de la centrale, accordée le 29 juin dernier par la Commission canadienne de sûreté nucléaire, le gouvernement du Québec réfléchit actuellement à une éventuelle relance, accompagnée d’une réfection de Gentilly-2.Nous l’incitons fortement à se pencher sur les calculs effectués pour le compte d’Eco-habitation [.].Les 900 000 foyers québécois équipés de portes et fenêtres Energy Star économiseraient la même quan- tité d’énergie que celle produite annuellement par Gentilly-2 pendant ses 25 ans de vie utile, soit 4,5 TWh», explique la porte-parole du groupe, Emmanuelle Walter.Des milliards Selon l’étude, le coût de fonctionnement de Gentilly-2 durant les 25 prochaines années atteindrait 6,56 C du kilowattheure, comparativement à 4 C/kWh avec un programme de rénovation des portes et fenêtres.Sur 25 ans, restaurer et opérer Gentilly-2 coûtera 7,8 milliards, comparativement à 4,5 milliards pour le programme de rénovation des portes et fenêtres.Selon Denis Boyer, le projet de réfection de Gentilly-2 est officiellement fixé à 2 milliards.Alors que certaines évaluations anticipent une hausse des coûts de 200 % à la lumière de la spf raie des coûts encourus à Poin-te-Lepreau, au Nouveau-Brunswick, il a plutôt un coût de réfection de 3 milliards.Si SNC-Lavalip, désormais propriétaire d’Energie atomique du Canada, arrivait à contenir le coût de la réfection à 2 milliards, précise le jeune chercheur, le coût du kilowattheure de Gentilly serait néanmoins de 5,7 C, ce qui demeure supérieur à la restauration du quart du patrf moine bâti du Québec.Mais l’avantage décisif d’un programme de remplacement des portes et fenêtres réside, dif il, dans la valeur et le confort accrus de ces résidences rénovées, dans la dispersion des emplois dans toute la province, en plus de faire disparaître au Québec les risques inhérents au nucléaire.Le Devoir Informatisation dn résean de la santé : le projet pilote connaît dn snccès «On dirait que cette fois-ci, c’est la bonne, le train est sur les rails et il file à bonne vitesse» AMELIE DAOUST BOISVERT Changement de ton dans le dossier de l’informatisation du réseau de la santé.Pendant que le projet pilote du Dossier de santé du Québec (DSQ) suit son cours dans la région de Québec, le ministère de la Santé déploiera bientôt I’informatf sation des dossiers médicaux en Estrie et dans Lanaudière.Après des années de retards et de cafouillage, la nomination en avril de Lise Verreault à la tête du Bureau de gouvernance de l’informatisation semble avoir injecté une dose d’optimisme dans les rangs des pharmaciens, médecins et autres professionnels de la santé qui entretiennent l’espoir d’utiliser un système informatique fonctionnel dans un avenir pas trop lointain.Le déploiement dans quelques pharmacies et cliniques de deux régions supplémentaires s’inscrit toujours dans le cadre du projet pilote entamé dans la capitàe na- decins omnipraticiens du Québec.«On dirait que cette fois-ci, c’est la bonne, le train est sur les rails et il file à bonne vitesse.C’est une des premières fois [que je peux dire ça]», constate-til.Prudent, il « [A Québec, le projet pilote] n’est pas encore totalement implanté, comment vont-ils faire pour l’exporter?» tionale en 2009.Le ministère souhaite ainsi vérifier si le système supportera bien les échanges de données d’une région à l’autre, indique sa porte-parole, Natacha Joncas Boudreau.11 semble que le projet soit enfin sur la bonne voie, dit le D"^ Serge Dulude, directeur de la planification et de la régionalisation à la Pédération des mé- ajoute qu’«MM petit peu comme Thomas», il attend de le voir pour y croire.La Pédération interprofessionnelle de la santé du Québec (PIQ) s’inquiète toutefois que Québec poursuive le déploiement du DSQ avant même que le projet pilote soit complété.«[À Québec], ce n’est pas encore totalement implanté, comment vont-ils faire pour l’exporter?» se demande sa vice-présidente, Sylvie Sa- vard.«Le dossier piétine depuis le début et ce n’est pas encore totalement réglé», ajoute-t-elle.Au contraire, du côté de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP) on croit que Québec pourrait appuyer plus fort sur l’accélérateur.«On pense que ça pourrait avancer plus vite, mais on a l’impression qu’on va aboutir à quelque chose», dit Vincent Por-cier, le directeur des affaires publiques à l’AQPP.L’AQESS, l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux, abonde dans le même sens.«Ces deux régions sont prêtes, dit sa directrice générale Lise Denis.C’est le temps de peser sur l’accélérateur.» Le Devoir Québec songe à couvrir certaines échographies faites en clinique privée AMELIE DAOUST-BOISVERT Le ministère de la Santé songe à couvrir les échographies faites en clinique privée dans le cas des femmes enceintes, de celles qui nécessf tent un suivi après une fécondation in vitro (EIV) et de celles qui doivent subir un dépistage du cancer du sein.«La décision n’est pas encore prise, mais des discussions préliminaires sont en cours», le tout pour améliorer l’accès et dimf nuer les délais, indique Natacha Joncas Boudreau, porte-pa- role du ministre de la Santé, Yves Bolduc.Même s’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, les Médecins québécois pour un régf me public (MQRP) demandent à Québec d’aller plus loin et de couvrir l’ensemble des échographies menées dans le secteur privé.La couverture, limi-tée à certains examens spécf fiques, est «discriminatoire», dit le vice-président de MQRP, le D" Alain Vadeboncœur.Pour lui, «il n’y a pas de raison de s’arrêter là.Tout le monde pense que ça diminuerait les délais et que ça ren- drait le tout plus équitable.Les gens qui ont les moyens de payer passent plus rapidement que les autres.Pourquoi hésiter?» 11 ajoute que le dossier piétine «sans raison».Les médecins radiologistes s’inquiètent que Québec puisse offrir aux cliniques des indemnisations moindres, pour ces échographies, que les tarifs en cours, au détriment de leur rentabilité.Bien qu’ils en discutent de manière informelle depuis plusieurs mois avec le mf nistère de la Santé, ils n’ont pas entamé les négociations à ce sujet.«Si le gouvernement offre le prix du marché, on est pour, résume le président de l’Association des radiologistes du Québec, le D" Prédéric Desjardins.Mais s’il réduit les prix de 40 %, on est contre.» Le D"^ Desjardins doute également que gratuité rimera avec accessibilité.«La capacité dans les cabinets n’est pas si importante et mes membres travaillent déjà à temps plein.Même si plus de gens appellent parce que c’est gratuit, on n’a pas une grosse marge de manoeuvre pour en faire plus», juge-t-il.Le Devoir Gr'S56« VoU, Laprlse QC L1A 3 Adresse : 999.rue «P' A QUELQUES CLICS.DE VOTRE PORTRAIT DE CONSOMMATION.Les importantes variations de température des dernières années peuvent influencer ie montant de votre facture d'éiectricité.C'est pourquoi Hydro-Québec vous invite à consuiter réguiièrement ie portrait de votre consommation d'éiectricité accessibie à partir de votre Page personneiie sur notre site Web.Si vous êtes inscrit au Mode de versements égaux, cet outii vous permettra de suivre votre consommation réeiie et d'ajuster votre budget.Rendez-vous au www.hydroquebec.com/portrait-consommation Hydro .Québec COLLECTE DE SANG DES MONTRÉALAIS 13 SEPTEMBRE 2011 Le maire de Montréal, monsieur Gérald Tremblay, vous invite à donner du sang,à donner la vie.A______________ U 'i la collecte Hotel de vile de Montréal Halldlionneur 275, rue Notre-Dame Est De8hà17h30 Collecte de sang avec ousansrendei-vous M^tiDdHinp-de-Man Mairie Le Sud-Ouest 815,nieBel-Air De9h30à16h30 Fermé entre midi et 13 h Collecte de sang en unité mobile HéiMhQuébec Collecte de sang avec ou sans rendez-vous il MttioLLinekeiDulx [Arrondissement de Rosemont-La Petite-f^rie] 1G00,ruedeDruQ3urt De13h30à20h Arrondissenientde Montréal-Nord 4241, Place de l'HôtelKle-ville De13h30à20h Q Dhrbnndesserviœs techniques [Anondlssement de Merder-Hodielaga-Maisonneuve) 5670, me Chauveau De8h30à16h30 Collecte de sang sur rendez-vous @ Ascription Pour prendre rendez-vous avecHéma-Québeç composer le 51483^5000, poste 525.LE DEVOIR Llbrede penser Montreal Un numéro exceptionnel de L'ACTION NATIONALE CATALOGNE LA RÉSILIENCE P^UNE NATION réalisé avec le soutien de L'INSTITUT RAMON LLULL et du programme d’études catalanes de l’Université de Montréal Lancement à l’occasion de la PIADA NACIONAL DE CATALUNYA Fête nationale de la Catalogne Samedi lo septembre à la Maison de la culture de Côte-des-Neiges i7h Prestation des CasteHers de Montréal 171145 Présentation du numéro spécial de ItAction nationale 191130 Projection du film L’ïUa de l'holandès de Sigfiid Monleôn Réservez dès maintenant au www.ccquebec.cat L’Action nationale -Abonnements et achats à la boutique www.action-nationale.qc.ca au téléphone 514-845-8533 (sans frais: 1-866-845-8533) par la poste 82, rue Sherbrooke Ouest, Montréal QC H2X1X3 ce numéro 15 $ taxes et expédition comprises LE DEVOIR LE MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2011 A 9 ACTUALITES Les médecins inquiets de la popularité des stimulants chez les étudiants universitaires LISA-MARIE GERVAIS Estimant que de 5 % à 35 % des étudiants universitaires en consommaient, l’équipe du Journal de l’Association médicale canadienne (JAMQ a signé un éditorial appelant à mieux encadrer la prescription de stimulants comme le Ritalin.L’idée que certaines de ces substances puissent aider les étudiants à améliorer leur rendement scolaire est un mythe, rappelle le rédacteur en chef du JAMC, le D" Paul Hébert, dans un texte qu’il cosigne avec quelques collègues.«[L’utilisation de ces substances] peut causer la mort, l’hypertension et les arythmies, les surdoses graves, la dépendance et la dépression», peut-on lire dans l’éditorial.Les effets d’une surdose s’apparentent même à ceux qu’éprouvent les consommateurs de cocaïne et ([’amphétamines.Eric Racine, directeur de l’Unité de recherche en neuroéthique à l’Institut de recherches cliniques de Montréal, croit toutefois qu’il existe très peu de données probantes qui permettraient de conclure à une augmentation de la consommation de ces stimulants chez les universitaires ou dans la population en général au Canada.«La Commission de l’éthique, de la science et de la technologie du Québec faisait en 2009 la recommandation de mieux cerner la prévalence et les motivations de ce phénomène.Mais, à ma connaissance, cette recommandation n’a malheureusement pas été mise en oeuvre», a-t-il signalé au Devoir.Selon lui, la situation n’en demeure pas moins préoccupante.«Et même si une pratique comme celle-ci reste marginale, elle soulèverait tout de même des interrogations fondamentales sur MARCELO DEL POZO REUTERS L’utilisation de stimulants comme le Ritalin «peut causer la mort, l’hypertension et les arythmies, les surdoses graves, la dépendance et la dépression», a écrit hier le D' Paul Héhert dans le Journal de l’Association médicaie canadienne.le plan de l’éthique et du rôle de la médecine dans notre société.Elle peut constituer un signal précurseur d’autres tendances qui remettent en question nos valeurs et le rôle que nous donnons à un système de santé publique comme le nôtre», a noté M.Racine, qui est aussi chercheur associé à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.Sensibiliser les étudiants Ses propos font écho à ceux qui sont véhiculés dans l’édito- rial du JAMC et qui invitent les collèges et les universités à mettre sur pied des campagnes de sensibilisation aux risciues de l’utilisation de cette médication de stimulants, comme celles sur les risques du tabac.«Les universités devraient également essayer d’identifier et de s’attaquer aux causes de l’abus de stimulants», note-t-on dans l’éditorial.L’infirmière Melanie Drew, qui dirige le Centre de santé à l’Université Concordia, affirme que son équipe est très vigilante concernant la prescription de Ritalin.«On a pris des mesures.Si on a un étudiant qui nous demande une prescription et qu’on ne le connaît pas, on ne va pas la lui faire sur-le-champ, a-t-elle expliqué.Et si l’étudiant n’a pas de dossier et qu’il a un réel besoin, on va lui faire consulter un psychiatre pour être certain qu’il a un trouble de l’attention et qu’il en a besoin.» Selon Mme Drew, certains étudiants chercheraient à se procurer du Ritalin pour le revendre.Sans conhrmer que le nombre de prescriptions est en augmentation, elle ne s’étonnerait pas que ce soit le cas, étant donné que le Ritalin a été largement prescrit à des jeunes du primaire il y a quelques années et que ceux-ci sont maintenant d’âge universitaire.«Et d’autres étudiants, qui n’en ont jamais eu, ont maintenant besoin d’un diagnostic», a-t-elle avancé.Le Devoir Cinq ans après la tuerie Dawson organise une conférence sur la violence EISA-MARIE GERVAIS Il y a cinq ans déjà, un tireur fou s’est introduit au collège Dawson, tuant une personne et en blessant sérieusement 16 autres.C’est parce que cet événement d’une rare violence a laissé de nombreuses questions sans réponse que Dawson a invité des spécialistes de partout dans le monde pour discuter à Montréal des moyens de contrer la violence dans nos sociétés.La conférence internationale, qui se tiendra du 29 septembre au 1" octobre, s’intéressera au rôle de l’éducation pour prévenir la violence.L’idée a germé dans l’esprit du directeur général de l’établissement, Richard Filion, dès le lendemain de la fusillade.«fêtais dans mon bureau avec le ministre de l’Education de l’époque, Jean-Marc Eournier, et je lui disais que le seul espoir qu’on avait, c’était que l’éducation puisse nous aider à prévenir des comportements de cette natu-re-là.Car, pour moi, ces actes d’une violence extrême sont le reflet d’un esprit qui n’a pas les forces mentales pour résister au mal.Et c’est l’éducation qui a la charge de former les esprits», a dit M.Filion, qui signe d’ailleurs une réflexion sur ce sujet dans notre page Idées.De la cyberintimidation à la violence dans les écoles Au menu de ce colloque organisé conjointement avec l’Association des collèges communautaires du Canada (ACCC), des conférences aborderont divers thèmes, notamment la cy-berintimidation et la violence dans divers milieux scolaires.Une réflexion sur la tuerie de Polytechnique en 1989 sera aussi présentée par notamment Heidi Rathjen, ancienne étudiante de l’école et militante pour le contrôle des armes à feu, et le discours d’ouverture sera prononcé par le D’James Gilligan, qui a été pendant 30 ans membre du Département de psychiatrie de l’Ecole de médecine de l’Université Harvard.Le colloque, dont au moins 30 % des ateliers seront donnés en français ou traduits simultanément en français, s’adresse à tous, mais principalement aux éducateurs et éducatrices postsecondaires.Le Devoir ¦ À lire aussi: «L’éducation comme rempart à la violence», en page Ail Droits de scolarité Le quart des étudiants ont plus de 20 000 $ de dettes, dit la FEUQ LISA-MARIE GERVAIS C>est désormais armée de nouvelles données à jour sur l’endettement étudiant que la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) poursuivra sa lutte contre la hausse des droits de scolarité.L’enquête de la FEUQ révèle que, alors que 65 % des étudiants au premier cycle s’endettent d’une somme de 14 000 $ en moyenne, un étudiant sur quatre termine ses études avec plus de 20 000 $ de dettes.«C’est la première fois qu’on est capable de chiffrer de façon aussi précise l’endettement étudiant», a dit la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, en reconnaissant que l’étude abonde dans le sens d’une autre recherche effectuée l’an dernier sur les sources et modes de h-nancement des étudiants.Chez les banques Fait nouveau, cette fois: l’endettement n’est plus uniquement à l’égard de l’Aide hnanciè-re aux études (AFE), soit le programme de prêts et bourses du gouvernement du Québec, mais aussi, et de plus en plus, envers les établissements hnanciers ou la famillle.En effet, 52 % des étudiants ayant reçu un prêt de l’AFE doivent également se tourner vers d’autres sources pour assumer les dépenses liées à leurs études.«C’est important comme constatation.Car on voit que non seulement le programme de l’AEE a plusieurs lacunes.mais qu’il ne répond pas non plus aux besoins des étudiants», a souligné Mme Desjardins.«S’endetter de 14 000 $ auprès du gouvernement, ce n’est pas la même chose que de s’endetter envers une banque, où les taux d’intérêt sont nettement plus élevés.» En augmentant les droits de scolarité universitaires de 1625 $ sur cinq ans, la ministre de l’Education, Line Beau-champ, avait pourtant insisté sur le fait que le gouvernement allait réinvestir 118 millions pour maintenir l’aide financière.«Mais on a remarqué que, de ce montant, 116 millions sont réinvestis directement grâce à l’argent de la hausse», a constaté Mme Desjardins.«Ce que le gouvernement ne dit pas, c’est que lorsqu’on augmente les droits, ça crée encore plus de pression sur le système d’aide financière», a-t-elle ajouté.La FEUQ réclame notamment un gel des droits et invite à revoir le calcul des dépenses admises à l’AFE.Elle s’est également réjouie de la confirmation, hier, du soutien de la Fédération québécoise des profes-seures et professeurs d’université (FQPPU) à leur cause.«C’est assez éloquent comme appui!», a noté Mme Desjardins, en indiquant que des actions de protestation et des manifestations se tiendront tout l’automne à travers le Québec, à commencer par le Saguenay.Le Devoir llADIO-CANADA VOUS INVITE CONCERT INAUGURAL DE L’OSM À L’ADRESSE SYMPHONIOUE CES0IR21H ODE À LA JOIE DE BEETHOVEN AVEC KENT NAGANO f ^ TRANSFERTS - SUCCESSIONS- RELÈVE - SUR PLACE À L’EXTÉRIEUR SUR ÉCRAN GÉANT À LA TÉLÉVISION DE RADIO-CANADA SUR ESPACE MUSIQUE ET SUR LE WEB Radio-Canada.ca/nouvellesalle LE DEVOIR présente chaque mercrecJi, pour une périoide (de huit semaines, une page (dé(diée aux PME et à la réflexion sur la problématique (de la relève au sein (de ces entreprises.RADIO TÉLÉVISION INTERNET A 10 LE DEVOIR LE MERCREDI 7 SEPTEMBRE 2011 EDITORIAL Salle de concert Enfin! Ce soir, quand s’élèveront les premières notes qui inaugureront la salle de concert tant promise, tant reportée depuis trois décennies, il n’y aura plus grand monde pour douter de sa pertinence, de son emplacement ou de sa faisabilité.C’est en soi, même à retardement, un succès à souligner.1 vaut la peine de revenir non pas sur la première annonce officielle d’une salle de concert pour l’Orchestre symphonique de Montréal en 1983, mais sur la dernière, prononcée par le premier ministre Jean Charest en 2006.SaÛe il y aurait en 2011, et elle accueillerait 1900 spectateurs.Au fil des mois, M.Charest la classera même au rang des priorités de son gouvernement Pourtant en cet été 2006, l’écho public est unanime de scepticisme devant cette nouvelle mouture du projet l’annonce est considérée
de

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