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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2011-09-15, Collections de BAnQ.

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OTTAWA ÉRODE LES DROITS CIVILS AU NOM DU COMMERCE Page A 3 WWW.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.CII N°209 4 LE JEUDI 15 SEPTEMBRE 2011 1,09$+taxes= 1,24$ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le viaduc situé à Tangle des boulevards Henri-Bourassa et Pie-IX, une des douze infrastructures ayant obtenu la cote «état critique».Montréal: douze structures dans un état critique Le maire Gérald Tremblay affirme qu’elles sont malgré tout sécuritaires JEANNE CORRIVEAU MÉLISSA GUILLEMETTE Même si le tiers des ponts et viaducs appartenant à la Ville de Montréal sont en mauvaise condition et que 12 d’entre eux sont dans un état critique, ils sont sécuritaires, a assuré hier le maire Gérald Tremblay.Pour apaiser les craintes qui pourraient subsister, l’administration montréalaise entend hausser de 20 milbons par année les investissements désormais consacrés à l’en- tretien et à la réparation de ces structures.La Ville a rendu pubbcs hier les rapports d’inspection des 12 structures les plus mal en point et de 23 autres ponts et tunnels pour lesquels des interventions prioritaires devront être effectuées.Même si les lacunes relevées paraissent inquiétantes — corrosion, hssures dans le béton, acier déformé, infdtrations d’eau et risque de chute de béton —, les Montréalais ne devraient pas s’alarmer, car les ponts et tunnels jugés non sécuritaires ont été fermés et ceux présentant des risques ont fait l’objet de correctifs ou leur accès a été limité, a soutenu Gérald Tremblay.Montréal compte 389 structures sous son autorité en plus des 197 autres dont elle partage la responsabibté avec 12 organismes publics tels le ministère des Transports du Québec (MTQ), le CP et le CN.Les inspections réalisées au cours des dernières années révèlent que deux structures sur trois sont en bon état.Des 175 autres, VOIR PAGE A 8: STRUCTURES L’éditorial de Marie-Andrée Chouinard: Relations publiques, à lire en page A 6 Revitalisation du quartier Saint-Roch Les deux solitudes Le mariage entre arts et entreprises technos n’est pas consommé LIONEL BONAVENTURE AEP ECONOMIE Paris et Berlin réitèrent leur appui à la Grèce ¦ À lire en page B 1 RECOURS COLLECTIF Montréal devra verser 195 000 $ à 78 marginaux ¦ À lire en page A 2 INDEX Annonces.B 4 Idées .A7 Avis publics .B6 Météo ,B3 Bourse B2 Monde ,B5 CulUire B8 Mots croisés, ,B8 Décès B4 Sports ,B6 Economie.B1 Sudoku ,B5 Éditorial .A 6 Télévision ,B7 ISABELLE PORTER Québec — Malgré les succès de la revitabsa-tion du quartier Saint-Roch, le mariage entre arts et entreprises technos n’y est toujours pas consommé.Le rêve d’im Samt-Roch technoculturel du maire Régis Labeaume reste encore à faire.«On parle souvent du mélange entre la technolo- gie, la culture et les affaires à Québec comme étant quelque chose de très actuel, mais jl n’y a pas de réel contact entre ces gensdà», avance Eric Couture, porte-parole du centre d’artistes la Chambre blanche.Spécialisée dans Tart Web, la Chambre blanche constate bien malgré eUe qu’ebe est méconnue de VOIR PAGE A 8: SOLITUDES YAN DOUBLET LE DEVOIR En face de Tédifîce Beenox, TÉcole des arts visuels de TUniversité Laval.Unité anticollusion Duchesneau soulève des tensions ¦ Rapport accablant dans le secteur des transports ¦ L’UPAC élargit le mandat de l’unité anticollusion à plusieurs services gouvernementaux KATHLEEN LÉVESQUE Jacques Duchesneau pourrait ne plus présider le travail d’enquête de son équipe anticollusion dont le mandat sera élargi au-delà du mmistère des Transports, a appris Le Devoir.Après avoir transmis un rapport dévastateur au gouvernemeuL M.Duchesneau n’a pas postulé pour devenir fonctionnaire comme l’exige l’Unité permanente anticorruption (UPAC).«M.Duchesneau est à contrat avec nous jusqu’au printemps, en mars.On réévaluera à ce moment-là son intérêt.Ce qui compte, c’est d’avoir la meilleure personne au meilleur endroit», a déclaré au Devoir le grand patron de TUPAC, Robert Lafrenière.Ce dernier réagissait à un article de La Presse qui rendait compte de la décision des trois quarts des enquêteurs et agents de renseignement de Tunité anticollusion de M.Duchesneau de ne pas se soumettre au processus adntinistratif d’embauche officielle dans la fonction publique.Les 19 postes d’enquêteurs de Tunité ont fait l’objet d’un concours pour lequel 250 des 1000 candidatures déposées ont été retenues pour Tbistant.VOIR PAGE A 8: DUCHESNEAU Caucus du NPD Pas de cabinet fantôme ponr les candidats à la direction GUILLAUME B O U R G AU LT-C ÔT É Québec — Il n’y aura pas de place au cabinet fantôme du NPD pour les candidats à la direction du parti: les députés qui se lanceront dans la course à la succession de Jack LajTon devront en effet abandonner leurs fonctions de critique à la Chambre des communes, a annoncé hier Nycole Turmel.Une décision qui n’affaiblira pas la qualité de l’opposition à Ottawa, soutient-on.Annoncée au début d’un caucus qui se termbie aujourd’hui à Québec, la décision de la chef intérimaire ne concerne que les fonctions de critique officiel et de président ou vice-président de comité parlementaire.Elle pourrait affecter Thomas Mulcair (leader parlementaire), Peter Ju-ban (critique en matière d’bidustrie), Peggy Nash (bnances), Paul Dewar (affaires étrangères), Libby Davies (santé), Roméo Saganash (ressources natu-reUes), Robert Chisholm (commerce biternational) et Pat Martin (commission du blé), entre autres.Tous ont fait part de leur bitérêt pour le poste Jacques Duchesneau «C’est très important pour des raisons de transparence», croit Nycole Turmel VOIR PAGE A 8: NPD Le NPD d’après Layton, page A 7 77831302832438 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 15 SEPTEMBRE 2011 ACTUALITES Montréal est condamnée à verser 195 000 $ Projet de loi 16 Les aînés nécessitent une politique alimentaire CAROLINE MONTPETIT Alors que de 20 à 60 % des résidants d’établissements de longue durée souffrent de malnutrition, l’Ordre professionnel des diététistes du Québec s’inquiète du fait que rien ne soit prévu, dans le projet de loi 16 sur les résidences privées pour personnes âgées, pour garantir une alimentation de qualité aux résidants.En effet, souligne l’Ordre, le projet de loi se borne à obliger les exploitants de résidences privées à fournir des menus respectant le Guide alimentaire canadien.Or, l’alimentation de chaque personne âgée doit être adaptée à son état spécifique, note l’OPDQ.Le mémoire de l’OPDQ, qui doit être déposé aujourd’hui aux consultations sur le projet de loi 16, cite d’ailleurs le cas d’une personne âgée, à qui on avait servi le même menu que les autres patients, et qui était morte d’une obstruction des voies aériennes supérieures.Réduire l’alimentation à un service de restauration comporte donc un risque inacceptable, particulièrement pour les personnes en perte d’autonomie, souligne l’OPDQ.D’ailleurs, chez les personnes âgées les plus vulnérables et présentant un syndrome de fragilité, la prévalence de dénutrition varie de 65 à 80 %.L’OPDQ recommande en conséquence que l’alimentation soit considérée comme «un maillon primordial de la chaîne de soins» aux résidants.Il faut accorder une attention particulière à la variété des menus, à la taille des portions, à la température, à la fraîcheur, à l’apparence et aux propriétés des aliments, à la possibilité de choisir, à l’attitude des employés, à la convivialité et au plaisir de manger.L’OPDQ réclame donc l’élaboration d’une politique nutritionnelle pour les aînés qui serait au moins intégrée au projet de loi présenté par la ministre déléguée aux Services sociaux du Québec, Dominique Vien.Le Devoir à 78 marginaiix détenus illégalement BRIAN MYLES Les marginaux victime^ du nettoyage de la place Emi-lie-Gamelin, à l’été 1996, ont remporté une demi-victoire dans leur recours collectif contre la Ville de Montréal.Les 78 requérants détenus illégalement, le 29 juillet 1996, ont obtenu chacun 1500 $ en dommages moraux et 1000 $ en dommages punitifs, pour une somme totale de 195 000 $.Militants pour les droits de la personne, jeunes de la rue et sans-abri, ils avaient été arrêtés en masse à l’aurqre, après avoir occupé la place Emilie-Gamelin toute la nuit.La Cour supérieure se montre critique d’un seul aspect du travail des policiers dans cette affaire: ils n’auraient pas dû détenir les manifestants au poste pen- dant quelques heures pour une banale infraction aux règlements municipaux.Pour le reste, les patrouilleurs ont agi de manière prudente et compétente lors de l’opération, estime le juge André Prévost.Un affrontement symbolique Le quadrilatère délimité par les rues Berri (ouest), Sainte-Catherine (sud), Saint-Hubert (est) et le boulevard de Maisonneuve (nord) était l’objet d’un affrontement symbolique majeur en 1996, alors que le centre-ville amorçait sa renaissance sous la double impulsion des politiques de revitalisation et de tolérance zéro.La place Emilie-Gamelin était accessible à toute heure du jour à l’époque.Pour les jeunes marginaux, les sans-abri et les trafi- quants de drogue, la place constituait le point de chute idéal.Plusieurs y dormaient la nuit, au grand dam des citoyens et des commerçants incommodés par le bruit et des gestes dits d’incivilité.En avril 1996, le conseil municipal a changé la vocation de la place pour la transformer en Les requérants ont été arrêtés et détenus illégalement, le 29 juillet 1996, / après avoir occupé la place Emilie-Gamelin toute la nuit parc.Contrairement aux places publiques, les parcs sont fermés entre minuit et 6h.Le changement de vocation allait donner aux policiers toute la latitude nécessaire pour expurger le site de sa faune nocturne.En guise de protestation, le mouvement «De la bouffe, pas des bombes» a organisé un «snack de minuit» à la place Emilie-Gamelin, dans la nuit du 28 au 29 juillet 1996.Quelque 200 personnes ont répondu à l’appel.Après que les manifestants eurent allumé un feu de camp pour se réchauffer, les policiers ont déci- dé d’intervenir.Au total, 78 personnes ont été arrêtées, écopant d’une contravention «pour avoir été présent dans un parc après les heures de fermeture».Dans les trois années suivantes, 48 autres personnes ont été arrêtées pour des motifs similaires au même endroit.La Cour supérieure donne raison aux plaignants, tout en confirmant la légalité du règlement.Pourtant, le requérant principal, David Kavanaght, et sept coaccusés avaient été acquittés des infractions en Cour municipale, en 1998, pour une raison technique.Le conseil municipal avait omis de modifier le règlement d’urbanisme pour entériner la conversion de la place en parc.Einalement, la Ville a procédé aux modifications réglementaires dans les règles de l’art en 1999.M.Kavanaght et les requérants exigeaient 14 500 $ chacun.La Cour est d’avis que la Ville n’était pas de mauvaise foi dans cette histoire.Elle limite à 2500 $ par personne les dommages, au bénéfice des seules personnes arrêtées le 29 juillet 1^6.Le Devoir New York choisit Bbd « C’est une nouvelle exceptionnelle », se réjouit Gérald Tremblay JEANNE CORRIVEAU Les Bbd rouleront finalement à New York.L’administration du maire Michael Bloomberg a annoncé hier que la Société de vélo en libre-service (SVLS) montréalaise et son partenaire américain Alta Bicycle Share avaient décroché le contrat pour la fourniture de 10 000 vélos pour la ville de New York.Le maire Gérald Tremblay était euphorique quand il a rencontré les médias pour commenter la nouvelle hier après-midi.«C’est une nouvelle exceptionnelle, a-t-il dit On a un grand sentiment de fierté.» Le maire n’a pas voulu dévoiler la valeur du contrat dont les modalités demeurent à déterminer, ni les retombées financières qu’en retirerait Montréal, se bornant à dire que les revenus pour la métropole s’élèveraient à «plusieurs millions de dollars».Outre l’entente qu’il faudra finaliser, les gestionnaires du projet devront trouver un commanditaire, ce qui ne devrait pas être trop ardu, car «on se bouscule aux portes pour commanditer ce vélo à New York», a soutenu le maire Tremblay.Le contrat sera signé avec Alta, qui assumera tous les risques concernant les opérations, a indiqué le président du JACQUES NADEAU LE DEVOIR La société montréalaise et son partenaire américain fourniront 10 000 vélos à New York.conseil d’administration de la Société en libre-service, Roger Plamondon.Les vélos seront fabriqués au Québec et le centre d’appels, tout comme les services après-vente et de coordination de la commandite, seront situés à Montréal.Le maire Tremblay a profité de l’occasion pour annoncer que le système Bbd avait aussi été adopté par la ville de Chattanooga, au Tennessee, qui disposera de 300 vélos.De plus, Bbd prendra de l’expansion à Londres, où 2600 vélos seront ajoutés, portant leur nombre total à 9200.Le maire Tremblay a perdu sa bonne humeur quand la vente éventuelle des actifs de Bixi à l’étranger a été évoquée lors du point de presse.Rappelons que Québec exige que la Ville et la SVLS se départissent du volet international de Bbd compte tenu des dispositions de la Loi sur les cités et villes qui interdisent à une municipalité de se livrer à des activités commerciales.Questionné sur les démarches entreprises à cet égard, le maire a été peu loquace: «On n’a fait aucune démarche à ce stade-ci, a-t-il dit.On évaluera au moment opportun toutes les opportunités.» Il a plus tard laissé entendre que Montréal pourrait tout de même conserver le volet international de Bbd.La Ville comptait sur le volet international de Bbd pour compenser les activités déficitaires du service à Montréal.Rappelons que le 17 mai dernier, le conseil municipal avait donné son aval à un plan de sauvetage de 108 millions de dollars pour le financement d’un prêt de 37 millions et la garantie d’une marge de crédit de 71 millions.En juin dernier, le système de vélo en libre-service montréalais a aussi fait l’objet d’un rapport dévastateur de la part du vérificateur général de la Ville, Jacques Bergeron, qui a relevé des entorses quant aux règles de gestion et aux mesures de contrôle.Le Devoir Consultation publique sur l’avenir du Parc olympique MARCO BÉLAIR-CIRINO La présidente du comité-conseil portant sur l’avenir du Parc olympique.Lise Bis-sonnette, donnera le coup d’envoi lundi prochain d’une consultation publique sur l’avenir de ce vaste complexe témoin de gloires passées.Le comité-conseil, dont la création avait été annoncée en mai dernier par le conseil d’administration de la Régie des installations olympiques (RIO), cherchera à définir les attentes des Montréalais et des Québécois à l’égard des installations aménagées pour les Jeux olympiques de 1976.Celui-ci entendra, du 19 septembre au 27 septembre, des groupes «naturellement intéressés» aux orientations du Parc olympique, c’est-à-dire les milieux sportif, d’affaires, culturel, touristique, communautaire, patrimonial, éducatif, ainsi que ceux vivant à proximité de l’ancien domicile des Expos de Montréal.Le comité-conseil, formé de neuf membres, ouvrira les 15 et 16 octobre les portes du Parc olympique à des citoyens afin de les entendre, avant de refaire le même exercice en région.Ceux et celles qui ne pourront échanger de vive voix avec les membres du comité-conseil pourront se rabattre sur Internet, où une consultation électronique sera organisée.«Le Parc olympique est une institution publique majeure, dont le devenir intéresse l’ensemble des Québécois, a affirmé Lise Bissonnette par voie de communiqué.Je souhaite profiter d’un éclairage qui aille désormais au-delà des considérations habituelles sur son histoire mouvementée et qui le traite comme un actif et un atout.» Les membres du comité-conseil mèneront ces consultations publiques afin de nourrir leurs propres réflexions qui seront, elles, colligées dans un premier rapport, attendu à la fin de l’année.Celui-ci servira notamment de pierre d’assise à la rédaction du prochain plan stratégique du Parc olympique.Le Devoir Entrevue avec le controversé maire Luc Ferrandez CE SOIR 21 h BAZZ0.TV AVEC MARIE-FRANCE BAZZO AUSSI : DOMINIC CHAMPAGNE EST DANS LE TEMPO ET DAN BIGRAS À L’ÉDITO telequebec.tv r V Télé-Québec L’AUTRE TELE MONTREAL D'ECOLES 2011 OU PRIVÉES le 18 septembre hilton Montréal bonaventure SÉMINAIRES D’INFORMATION 10h30-12h00 SALLE D’EXPOSITION 12h00-16h00 SCANNER POUR ENREGISTRER PRESENTE PAR OURKIDS COMMANDITAIRES pfepSkHIS THE GLOBE AND MAIL» montrealgazette com iejournalde montréal Votre quotidien économisez 50% SUR LE PRIX DÉNTRÉE RÉGULIER 20 $ inscrivez-vous y www.ourkids.net/expo http://www.ourkids.net/expo/mobile-register.php?id=30 LE DEVOIR, LE JEUDI 15 SEPTEMBRE 2011 A 3 ACTUALITES S / RVM ’ ta frequence ! RADIOVM.COM La chasse aux sorcières Michel David Le rapport du groupe de travail sur l’industrie de la construction rendu public en début de semaine donnait au PQ une bonne occasion de montrer à quoi pourrait ressembler cette autre façon de faire de la politique quç tout le monde appelle de ses vœux.À l’extérieur du gouvernement, personne n’estime que le projet de loi annoncé par la ministre du Travail, Lise Thériault, permettra de faire l’économie d’une enquête publique sur la corruption qui afflige l’industrie, mais l’abolition du contrôle syndical sur le placement de la main-d’œuvre sera néanmoins un progrès.Cela n’éliminera pas la collusion ou les renvois d’ascenseur sous forme de contribution à la caisse des partis politiques, mais ce sera un soulagement de voir les fiers-à-bras de la FTQ-Construc-tion disparaître des chantiers.Le porte-parole péquiste, Marjolin Dufour, a cependant refiisé d’y voir quoi que ce soit de positif.«Tant que la commission d’enquête publique n’aura pas été mise sur pied, tout le reste est de la poudre aux yeux et évacue les vrais enjeux», a-t-il déclaré.Il faut donc s’attendre à ce que les députés qui retourneront à l’Assemblée nationale mardi prochain reprennent exactement là où ils avaient laissé en juin.Rien de ce que le gouvernement pourra proposer ne trouvera grâce aux yeux de l’opposition.Et vice versa.C’était hautement prévisible, direz-vous, ce n’est pas demain la veille qu’on arrivera à changer des habitudes séculaires.Peut-être, mais après tous ces beaux discours sur la réforme des institutions démocratiques, ce brutal retour à la réalité renforcera encore le cynisme qu’on prétendait combattre.Evoquant la démission de son ex-collègue de Vachon, Camil Bouchard, le député de Labelle, Sylvain Pagé, demande dans son «manifeste»: «Combien d’autres politiciens de valeur devront démissionner avant d’adopter une nouvelle culture politique, avant de faire ce nécessaire débat?» On croirait entendre un joueur de hockey demander combien il faudra encore sacrifier de Sydney Crosby pour que la LNH décide de s’attaquer réellement à la violence endémique sur la patinoire.Après s’être convaincue que le projet de loi 204 sur l’amphithéâtre de Québec a simplement servi de prétexte à des députés qui voulaient en réalité sa tête, Pauline Marois semble maintenant douter des intentions de ses députés qui ont soudainement ressenti l’urgence d’ime réforme des institutions démocratiques, surtout celles de Bernard Drainville.Le sujet est à Tordre du jour du conseil national qui aura lieu à Drummondville les 1" et 2 octobre, même si Mme Marois a bien du mal à cacher son peu d’intérêt pour ces questions, exception faite d’un vote libre étroitement balisé, qui vise essentiellement à la tirer de l’embarras causé par le projet de loi 204 sur l’amphithéâtre de Québec.La direction du PQ hésite cependant sur la marche à suivre.Devrait-on laisser les députés réformateurs expliquer eux-mêmes leurs propositions ou en confier le soin à Monique Richard, qui préside un comité — encore virtuel — chargé d’en disposer?Dans l’entourage de Mme Marois, on se souvient très bien de l’accueil enthousiaste qu’avait reçu la présentation du député de Marie-Victorin sur l’indépendance énergétique lors d’un conseil national tenu à Saint-Hyacinthe en octobre 2010.Une aussi brillante performance était suspecte.La répéter dans le contexte actuel serait de nature à troubler certains esprits.M.Drainville n’est pas le plus populaire au sein du caucus, mais c’est un orateur bien plus convaincant que sa chef.Des militants inquiets de voir la souveraineté battre de Taile pourraient croire qu’il serait mieux en mesure de la vendre à la population.D’un autre côté, museler M.Drainville donnerait l’impression que Mme Marois a elle-même des doutes sur la solidité de son leadership.Tout bien considéré, il vaudrait mieux le laisser parler.Et même l’applaudir.De toute manière, personne ne peut la forcer à partir.Ce dilemme pourrait relever de la simple anecdote s’il n’était pas révélateur du climat de suspicion, pour ne pas dire de chasse aux sorcières, qui règne actuellement au PQ.Ceux qui n’appartiennent pas à la garde rapprochée de Mme Marois doivent marcher sur des œufs.Inutile de dire que les fuites faisant état de la grogne des militants ne sont pas de nature à détendre l’atmosphère.Et ces indiscrétions risquent de se multiplier à l’approche d’élections générales qui s’annoncent désastreuses.Lors de sa rencontre à huis clos avec les présidents de circonscription, samedi dernier, plusieurs ont été renversés d’entendre Mme Marois évoquer un plancher de 23 circonscriptions dont le PQ serait assuré, alors que les récents sondages le placent sous la barre des 20 %.Il serait intéressant d’en voir la liste.En interne, on parle plutôt de deux ou trois circonscriptions.Se disant inquiète de la tendance prise par l’économie québécoise, la chef péquiste intimait hier le premier ministre Charest de «retirer ses lunettes roses» et de «sortir du déni».Voilà un excellent conseil.mdavid@ledevoir.corn LES GRANDS VOILIERS SONT DE RETOUR JACQUES NADEAU LE DEVOIR SIX GRANDS VOILIERS ont jeté l’ancre hier dans le Vieux-Port de Montréal afin de prendre part, jusqu’à dimanche, à la deuxième édition des Grands voiliers sur les Quais.La flottille 2011, formée des Niagara (É.-U), Pride of Baltimore II (E.-U.), Challenge (Canada), Ljmx (E.-U.), Pathfinder (Canada) et St.Lawrence II (Canada), a défilé hier pour le plus grand plaisir de curieux agglutinés sur le quai Jacques-Cartier pour les accueillir.Éroder les droits civils au nom du commerce Un ancien diplomate canadien met en garde contre le périmètre de sécurité qu’Ottawa et Washington négocient actuellement HELENE BUZZETTI Ottawa — Un ancien diplomate canadien de haut rang met en garde les citoyens conVe le périmètre de sécurité que le Canada négocie présentement avec les Etats-Unis.Car Pardy estime que les échanges d’informations qui s’ensuivront éroderont les droits civils des Canadiens en plus de rendre caducs nos mécanismes de protection des renseignements personnels.Et ce, au nom du commerce.Car Pardy a été ambassadeur au Costa Rica, au Hondmas, au Nicaragua, au Salvador et à Panama, en plus de servir à Washington, au Kenya et en Inde et est à ce titre un bonze de la diplomatie canadienne.Il a dirigé les services consulaires canadiens avant de prendre sa retraite en 2003.L’Institut Rideau dévoilera ce matin à Qttawa une étude dans laquelle M.Pardy exprime de très fortes réticences, envers ce périmètre Canada-États-Unis négocié entre Stephen Harper et Barak Qbama et appelé «Au-delà de la frontière: vision partagée du périmètre de sécurité et de la compétitivité».Selon M.Pardy, les bases mêmes de cette tentative d’entente posent problème puisqu’on y mélange sécurité et commerce.Selon lui, le Canada s’apprête à vendre son âme sur Ip front sécuritaire afin que les États-Unis relâchent un peu les contrôles aux frontières qui ralentissent les échanges commerciaux depuis les attentats du 11 septembre 2001.Il qualifie la chose de «tentative désespérée».«Les précédents accords de libre-échange étaient économiques de nature et les compromis qui y sont inhérents n’avaient pas pour but d’obtenir des concessions supplémentaires allant au-delà de la facilitation du commerce Canada-États-Unis, écrit Car Pardy dans l’ébauche de ce document obtenu par Le Devoir.La Vision partagée, au contraire, s’appuie sur l’idée que pour rétablir le statu quo ante des accords de libre-échange, le Canada doit faire d’importantes concessions politiques pour répondre aux préoccupations sécuritaires américaines.» M.Pardy a été en contact cet été avec les responsables canadiens impliqués dans les négociations avec Washington.Il a du retrouvés dans des prisons syriennes.Deux commissions d’enquête s’étant penchées sur ces cas avaient recommandé à Qttawa de mettre en place im organisme de surveillance de toutes les activités antiterroristes canadiennes.En vain.M.Pardy suggère que Téçhan-ge d’informations avec les États-Unis considéré dans le cadre de cet accord ne soit permis que si cet organisme est mis en place.Il suggère aussi Le Canada s’apprête à vendre son âme sur le front sécuritaire f afin que les Etats-Unis relâchent un peu les contrôles aux frontières coup pris connaissance des demandes américaines.«Ils s’attendent à ce que le Canada fournisse des renseignements sur un plus grand nombre de personnes et un plus large éventail de renseignements sur des individus potentiellement d’intérêt pour les États-Unis, écrit-il encore.Cela inclurait des citoyens canadiens, des résidents permanents, les visiteurs temporaires et ceux qui cherchent à entrer au Canada.Une autre catégorie de personnes visées seraient les étrangers à propos de qui les services de renseignement canadiens auraient des informations.» Organisme de surveillance Les paramètres de cet accord dévoilés en février dernier incluaient la mise en place d’un système intégré de vérification des entrées et sorties des deux pays.Car Pardy rappelle que la Gendarmerie royale du Canada et le Service canadien du renseignement de sécurité n’onf pas hésité à partager avec les États-Unis des informations non vérifiées à propos de citoyens canadiens.Ceux-ci se sont par la suite qu un organe ayant des pouvoirs d’enquête soit instauré pour recevoir toute plainte provenant d’une personne ayant subi les conséquences de ces échanges d’informations.M.Pardy souligne l’exemple de Raquel Gutierrez Aguilar, ime professeure mexicaine qui s’est fait expulser de son vol Mexique-Espagne ,en juillet dernier parce que les États-Unis ne voulaient pas qu’elle survole leur territoire.Son crime?Avoir été impliquée dans plusieurs causes de justice sociale en Amérique latine.«Si le cas du professeur Gutierrez devient la norme que les États-Unis utiliseront pour donner leur feu vert aux vols les survolant, alors quitter le Canada par la voie de l’air ne sera jamais plus pareil.Tommy Douglas [premier chef du NPD en 1961 longtemps sous surveillance de la GRC] n’aurait jamais passé le test» Gar Éardy conclut que les compromis effectués sur le front des droits civils au nom de la sécurité posent en soi problème.«Les Canadiens devraient être outrés à l’idée que ce sont maintenant les besoins économiques qui justifient les attaques de la Vision partagée sur nos droits civils.» Le Devoir Marois veut parler d’économie, pas de la crise au PQ ANTOINE ROBITAILLE Québec — La «barque» du Parti québécois «a tangué un peu» ces derniers temps, a admis Pauline Marois hier, mais la chef péquiste veut désormais se concentrer sur la critique du gouvernement Charest, qu’elle juge «mauvais».«Vous voudriez qu’on mette l’accent davantage sur des problèmes qu’on a eus?Pensez-vous qu’on a le goût de faire ça?Pantoute!» s’est-elle lâchée hier lors d’ime conférence de presse à la suite d’un caucus du groupe parlementaire.Que Jean Charest dirige de plus en plus ses attaques contre Prançois Legault et son parti putatif en oubliant le PQ ne la froisse pas.«C’est intéressant Qu’il continue de parler de M.Legault, ça m’arrange, moi», a-t-elle noté.La chef de l’opposition souhaite qu’à l’occasion de la reprise des travaux parlementaires, son parti «reprenne l’initiative comme formation politique».Elle a lancé ses premières salves hier en dénonçât les «lunettes roses» de Jean Charest et de son équipe quant à l’état de l’économie québécoise.Elle s’inquiète du fait que le taux de chômage du Québec a redépassé celui de TQntario et du Canada.Accompagnant sa chef, le critique Nicolas Marceau a soutenu que Jean Charesfi à la fin de son présent mandat sera responsable «de 30 % de toute la dette accumulée» du Québec.En fait selon lui, les emprunts du Québec ont tellement gonflé,depuis 2007 qu’advenant une autre récession, l’État ne disposerait «plus de munitions».«Notre capacité d’endettement a été étirée au maximum», a lancé ce docteur en économie.Croit-il alors que le Québec pourrait subir le même sort que les États-Unis, décotés par Standard and Poor’s cet été?«Les gens qui nous prêtent de l’argent vont regarder ça [le taux d’endettement], et je pense qu’on va dans la mauvaise direction, oui», a-t-il répondu, ajoutant qu’il refusait de spéculer davantage.Au lieu d’augmenter les dépenses du gouvernement comme Jean Charest Ta faifi M.Marceau évoque d’autres avenues: «Réduire les impôts ou de suspendre des hausses d’impôts annoncées.Ça, c’est possible.» Simard loyal Quant à la crise dans sa formation, Mme Marois a soutenu hier qu’elle était terminée.Les élus péquistes se sont montrés très peu loquaces hier à l’entrée du caucus axé notamment sur la question des votes libres.Le député de Richelieu, Sylvain Simard, a refusé d’adresser la parole aux médias.«J’espère qu’elle va poursuivre sa carrière politique», avait-il toutefois déclaré au sujet de sa chef au Sorel Tracy Magazine, le 8 septembre, suggérant qu’une démission n’était pas à écarter.Et au Sorel Tracy Express, M.Simard a insisté: «Mme Marois savait et elle a su tout le long [de la crise] qu’elle pouvait compter sur ma totale loyauté.[.] Comme le phénix qui traverse le feu, elle va ressortir plus forte qu’elle ne l’a jamais été.» Le Devoir EN BREF TVH: Bachand prévoit une entente d’ici la fin du mois Québec — L’épineux dossier des taxes de vente harmonisées sera réglé d’ici la fin du mois, a soutenu hier le ministre québécois des Einances, Rajunond Bachand.En campagne électorale le printemps dernier, le chef conservateur Stephen Harper avait pris l’engagement de régler le contentieux avant la mi-septembre.Le ministre fédéral des Einances, Jim Elaherty, a toutefois jeté une douche froide la semaine dernière, évoquant un délai plus long en raison d’un «écart si-gnifiçatifr entre les positions de Québec et d’Qtta-wa.À l’entrée de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, à Québec, M.Bachand a voulu se faire rassurant: les obstacles sont aplanis et l’entente est en cours de rédaction.Le vieux contentieux, qui remonte aux années 1990, sera résolu d’ici la fin du mois, a-t-il affirmé.Québec s’attend à recevoir 2,2 milliards de dollars d’Qtta-wa à titre compensatoire pour l’harmonisation de la TVQ avec la TPS.- La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 15 SEPTEMBRE 2011 ACTUALITES La fortune d’Arturo Gatti a fondu de moitié La juge suggère aux parties qui se disputent l’héritage du boxeur de régler leur litige à l’amiable avant qu’il ne reste plus d’argent BRIAN MYLES La fortune d’Arturo Gatti a fpndu comme neige au soleil.A telle enseigne que la juge Claudine Roy a fortement suggéré aux parties de régler leur Utige à l’amiable hier avant qu’il ne reste plus rien.Fabrizio Gatti, le frère du défunt boxeur, a trouvé la remarque pleine de bon sens.Mais la veuve d’Arturo Gatti ne veut rien entendre.«Je ne vais pas négocier», a lancé Amanda Rodrigues en coup de vent, alors que son avocat, Pierre-Hugues Fortin, l’implorait de ne pas parler aux médias.Quelques minutes plus tard, M® Fortin a confirmé que la position de sa cliente est définitive.La juge Roy a testé la fibre conciliatrice des parties peu avant la reprise du contre-interrogatoire d’Ida Gatti.La mère du défunt boxeur et l’un de ses fils (Fabrizio) veulent faire invalider un testament en vertu duquel Arturo Gatti a légué toute sa fortune à Amanda Rodrigues, trois semaines avant son suicide au Brésil.Les Gatti veulent convaincre la Cour de rétablir les conclusions d’un testament de 2007 qui leur est plus favorable, mais ils sont incapables de produire l’original du document signé.Mais voilà qu’un bilan de la succession d’Arturo Gatti, déposé en preuve lundi, donne une tout autre couleur au litige.La fortune de Gatti, évaluée à 6,5 millions de dollars, a fondu de moitié.11 ne reste plus que 3,4 millions en JACQUES NADEAU LE DEVOIR Amanda Rodrigues biens (voitures, motocyclettes), placements qt immeubles au Canada et aux Etats-Unis.Et ce pécule va diminuer encore.Arturo Gatti n’avait pas produit de déclaration de revenus au Québec depuis 2002; le fisc voudra donc sa part du gâteau.En outre, il faisait l’objet de deux poursuites civiles de plusieurs millions de dollar^ aux Etats-Unis avant sa mort A ce rythme, il ne restera plus d’argent à l’issue de toutes les procédures, a constaté la juge Roy.11 n’est pas inhabituel qu’un juge formule des recommandations aux parties dans l’audition d’un litige.Les juges sont aujourd’hui encouragés à être plus proactijs dans la gestion d’instance.Sans s’immiscer dans la cause, ils peuvent suggérer des pistes de solution pour accélérer les procédures, le tout dans un souci d’économiser le temps et les ressources de la cour et des citoyens.La remarque de la juge Roy n’a donc pas décontenancé les parties.Différences irréconciliables L’épisode a fait ressortir, une fois de plus les irréconciliables différences entre la famille Gatti et Amanda Rodrigues.Depuis le début du procès, Mme Rodrigues a été décrite comme une femme instable et obsédée par l’argent; une diva colérique et possessive qui traitait son mari comme un chien, allant même jusqu’à le battre dans des excès de rage.La jeune femme a sursauté à quelques reprises durant le pro-cès, bien que la plupart du temps, elle s’efforce de prendre des notes et de suggérer des questions complémentaires à son avocat.Elle ne comprend pas pourquoi l’entourage de son défunt mari cherche tant à l’humilier.En principe, elle devrait témoigner aujourd’hui.La mort d’Arturo Gatti suscite une grande controverse.La police brésilienne a conclu à un suicide par pendaison, mais des enquêteurs privés embauchés par l’ex-gérant de Gatti avancent au contraire que l’ex-champion du monde a été assommé puis étranglé.Ce rapport, une brique de plus de 300 pages, ne fait pas partie de la preuve dans les procédures civiles.Le Devoir Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée The Jacques Cartier and Champlain Bridges Incorporated Canada PONT CHAMPLAIN À ÉVITER TRAVAUX MAJEURS LES FINS DE SEMAINE TRAVAUX S LE PONT «Au cours des prochaines fins de semaine, des travaux de pavage auront lieu sur le pont Champlain, ainsi que sur l’autoroute 15 à l'entrée du pont, ce qui causera des fermetures de voies importantes.POUR PRÉVOIR VOS DÉPLACEMENTS, RENDEZ-VOUS SUR : ?www.pontchamplain.ca *À NOTER: Ces travaux pourraient être remis selon les conditions météoroiogiques.Un avis sera pubiié sur notre biogue tous ies vendredis dès 15 h 30 seion ies prévisions annoncées.TRAVAUX LE PONT « Notez également que les travaux de réparation se poursuivent sous le pont Champlain depuis le mois de février sans nécessiter de fermeture de voies importante.Chaque semaine, près de 75 à 125 ouvriers s'affairent sous le pont à la réfection des poutres, des piliers et des têtes de piliers, et ce, pratiquement en continu depuis sept mois.SE DENUDER POUR AIDER r nVz-nous e ir d'aider SOURCE CENTRAIDE L’ORGANISME CENTRAIDE a dévoilé hier sa campagne publicitaire annuelle, qui tente d’attirer l’attention sur la situation des personnes démunies.Dix-sept artistes et personnalités ont accepté de poser sans aucun vêtement pour illustrer le thème de la campagne, «En dessous on est tous pareils».Les membres du groupe Simple Ran, entreautres, ont été photographiés dans leur plus simple appareil.D’autres photos, par exemple de Mitsou, Patrice L’Ecuyer, Jean-Nicolas Verreault ou Laurence Lebœufsont visibles au www.le-devoir.com.Selon Publicis, le groupe de communication derrière la campagne, l’idée était d’illustrer que tous les êtres humains sont semblables, peu importe ce qu’ils possèdent et la chance qu’ils ont eue.La campagne de Centraide, qui recueille des dons du public pour les distribuer à de multiples organismes communautaires venant en aide à des personnes démunies, sera lancée le 23 septembre prochain.Québec retire son site Web sur la « radioactivité au naturel » LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune a fermé hier les pages Web de son site Internet qu’il avait consacrées à la «radioactivité au naturel» dans les dernières semaines.Plusieurs personnalités du monde de la santé, de l’éducation et des sciences avaient dénoncé publiquement ce site qui banalisait, à leur avis, le phénomène de la radioactivité auprès des jeunes en le présentant comme un phénomène naturel même si plusieurs de ses variantes à faible intensité ne sont pas sans conséquences.Les pages Web qui étaient consacrées au congrès de Québec Exploration, une organisation conjointe des prospecteurs et du ministère, ainsi qu’aux concours, questionnaire et visites libres entourant ces initiatives, ont été retirées dans la nuit de mardi à hier de sorte que les lec- teurs du Devoir qui ont tenté d’y jeter un coup d’œil ne pouvaient pas le faire.Le ministère avait fait savoir la veille qu’il ne voulait aucunement susciter la moindre controverse avec ce site qu’il destinait aux enfants pour les intéresser, selon ses porte-parole, à la géologie afin d’encourager une relève dans le domaine minier.Selon Ugo Lapointe, de la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine, «ils se sont rendu compte que c’était une gaffe: ils ont fait la seule chose à faire.Quant à la journée portes ouvertes de ce congrès, elle est quand même toujours consacrée à ce thème de la “radioactivité au naturel”, sans changement pour l’instant, d’après le programme du congrès.Québec devrait soit se retirer de cette activité, soit modifier le programme et présenter tous les aspects sur la radioactivité, sans biais en faveur de l’industrie».Le Devoir Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 •% ROLEX E N BREF Toyota fait de l’air Le constructeur automobile Toyota s’est associé hier au programme Faites de l’air de l’T^so-ciation québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), qui permet d’échanger de vieilles voitures contre des titres de transport en commun, des rabais à l’achat d’un vélo ou pour un service d’autopart^e.Toyota accordera une réduction de 1500 $ à ceux qui achèteront un véhicule neuf ou usagé de moins de moins de quatre ans, certifié pour ses laibles émissions.De plus, le constructeur japonais permettra au cours des 15 prochains jours à tous les propriétaires de voitures, toutes marques confondues, de taire inspecteur gratuitement leur voiture pour en vérifier l’efficience.L’offre est valide jusqu’au 30 septembre.Elle s’applique aux voitures fabriquées avant 1997.11 en resterait 600 000 au Québec.Même si ces véhicules constituent 10 % du parc automobile, ils contribuent généralement davantage à la pollution que les plus récents s’ils sont mal entretenus.-Ix Devoir Produits du phoque: l’appel est rejeté Halifax—La Cour de justice de l’Union européenne a refusé hier d’entendre la contestation judiciaire du plus important regroupement inuit canadien, qui voulait faire invalider l’embargo européen d’un an sur les produits dérivés de la chasse au phoque commerciale.Le tribunal a jugé irrecevable, hier, la contestation de la société Inuit Tapiriit Kanatami et de plusieurs autres organisations de l’industrie.Le directeur de l’Institut de la fourrure du Canada, Rob Cahill, a indiqué que le groupe va maintenant intenter une autre procédure judiciaire contre la loi à l’origine de l’interdiction.La loi européenne prévoit une exemption pour les produits issus de la chasse traditionnelle, mais les Inuits affirment que leurs marchés vont s’évaporer tout autant que ceux de l’industrie commerciale si l’interdiction n’est pas levée.- La Presse canadienne LE DEVOIR LE JEUDI 15 SEPTEMBRE 2011 A 5 ACTUALITES Le débat sur l’évaluation au mérite des enseignants refait surface L’Institut économique de Montréal y voit un outil de motivation, mais « qu’est-ce que le mérite?», rétorque un spécialiste de l’évaluation des apprentissages LISA-MARIE GERVAIS L> Institut économique de ' Montréal a apporté sa pierre au débat sur l’évaluation des enseignants en lançant hier une publication prônant la rémunération au mérite.Selon Nathalie Elgrably-Lévy, auteure de la note économique, récompenser les enseignants pour leur effort a un effet sur leur motivation et engendre le rehaussement de la qualité de l’enseignement.«Règle générale, les individus fonctionnent mieux avec une récompense.Regardez dans les magasins, le salaire des vendeurs est à commission pour les inciter à vendre.Regardez l’industrie pharmaceutique, les représentants sont sur la route et c’est difficile pour le supérieur de voir ce qu’il a fait dans la journée, s’il a travaillé ou s’il est allé au cinéma.Alors, on attache le comportement à une récompense», a soutenu la chroniqueuse et analyste connue pour ses positions de droite.Pour elle, la rémunération au mérite viendrait corriger une certaine injustice dans le réseau qui, justement, causerait une certaine démotivation chez les enseignants.«Ce qui est démotivant, c’est quand un enseignant a la passion de ce qu’il fait et qu’il se donne à 100 % et qu’au bout du compte, il a la même paye que son collègue qui se la coule douce», a-t-elle noté.Pour que le programme de rémunération au mérite fonctionne, Mme Elgrably plaide notamment pour des établissements plus autonomes et des FREDERICK ELORIN AGENCE ERANCE-PRESSE Testée aux Etats-Unis avec un succès inégal, la rémunération au mérite des enseignants a été vertement critiquée dans les milieux syndicaux québécois.incitations financières suffisamment importantes.Testée aux Etats-Unis avec un succès inégal, la rémunération au mérite a été vertement critiquée dans les milieux syndicaux québécois, notamment par la Eédération des syndicats de l’enseignement (ESE-CSQ).Sa présidente, Manon Bernard, avait déclaré aux médias que tout le débat était «une insulte au travail des enseignants» et qu’un tel programme n’avait pas sa place.Elle Tarakdjian, chargé de cours à l’Université de Sherbrooke et auteur d’un livre à paraître sur l’évaluation des apprentissages, résume l’impossibilité d’instaurer un programme de rémunération au mérite en une seule phrase: «Qu’est-ce que le mérite?» Une évaluation faisable Sans tout chambouler dans le réseau, M.Tarakdjian croit par contre qu’il est très «faisable» d’évaluer les enseignants.«Si le pourquoi de l’évaluation c’est pour diriger notre école et lui donner une “drive” vers des choses précises, oui, je suis d’accord», a-t-il dit.Il insiste sur la nécessité pour l’école d’avoir un projet éducatif clair et une direction qui a un certain leadership pédagogique.«Il y a d’un côté la personne à évaluer et de l’autre, l’évaluateur.Ce sera qui?Si c’est la direction de l’école, a-t-elle la compétence?Il y a des problèmes de leadership dans certaines écoles parce que les directions sont trop occupées à remplir de la paperasse», a souligné M.Tarakdjian.Alors qu’un système d’évaluation national lui paraît înap-proprîé — le privé récolterait trop facilement et Injustement le pactole —, 11 prêche plutôt pour une évaluation au sein de l’école, «en toute collégialité avec les enseignants».«Pour faire une bonne évaluation en interne, il faudrait que l’établissement gère des objectijs cohérents, en lien avec son milieu socioéconomique et non pas en fonction des résultats des élèves», a-t-il indiqué.M.Tarakdjian fait écho aux propos tenus hier dans les pages du Devoir par le journaliste et ancien professeur spécialiste de l’éducation, Jean-Pierre Prouk, qui estimait que c’était une «sottise» que d’évaluer les enseignants en fonction de la réussite de leurs élèves.«Dévaluation doit porter sur la qualité de leurs activités professionnelles elles-mêmes et non à travers les résultats de leurs élèves», écrivait-il.M.Proqk a interpellé la ministre de l’Éducation, lui demandant de former un groupe de travail chargé de préparer un «modèle fonctionnel d’évajuation».La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, n’a pas nouvellement commenté le débat sur l’évaluation des enseignants depuis qu’il a refait surface.Le Devoir île Charron: Québec offre 15 millions au promoteur Luc Poirier LOUIS-GILLES ERANCŒUR Québec a déposé hier une offre «finale» de 15 millions au promoteur immobilier Luc Poirier, qui projette de construire plus de 2000 condos et habitations diverses sur l’île Charron, à la frontière du parc national des Iles-de-Bourcherville.Le promoteur en question avait acquis ces terrains d’ime superficie de 20,6 ha en janvier 2007 du Mouvement Desjardins au coût de 6 millions.Les écologistes ont amèrement reproché au Mouvement de ne pas avoir cédé plutôt ces terrains à Québec à titre de don corporatif en vertu de sa politique de développement durable afin d’agrandir le plus petit parc national du Québec, situé dans sa région la plus peuplée.Selon les informations rapportées par Le Devoir en mai, le promoteur Luc Poirier demande 37 millions pour ce terrain sur la foi de propositions qui lui auraient été faites par d’autres promoteurs.La Coalition pour la protection de l’île Charron a insisté hier auprès du promoteur pour qu’il collabore à la sauvegarde et à l’agrandissement du parc des îles.«La coalition juge que l’offre du gouvernement du Québec est plus qu’acceptable et l’appuie entièrement, explique Rémi Arsenault, président des Amis du parc.Doffre du gouvernement représente plus du double du prix qu’Investissements Poirier a payé en 2007pour ce terrain.C’est une offre très généreuse.» Une offre finale En annonçant hier la proposition «finale» de son ministère, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, a pré- cisé qu’il préférait une entente de gré à gré, laissant entendre que Québec pourrait exproprier le site en cas d’impasse.«Le gouvernement du Québec, a déclaré le miitistre, est intéressé par cette propriété dans le but de l’annexer au parc national des Iles-de-Boucherville.Dans cet esprit, nous avons procédé à une mise en réserve du terrain en novembre 2007.Nous avons mené des négociations et nous avons fait plusieurs offres d’achat au propriétaire.Aujourd’hui, il s’agit de notre offre finale.Les fonds publics doivent être gérés de façon responsable.Pour cette raison, le gouvernement ne s’adonnera pas à une surenchère avec le promoteur et ne fera pas l’acquisition de la propriété à n’importe quel prix.» Le promoteur a 21 jours pour répondre à la proposition gouvernementale.En mai dernier, la Coalition estimait que le prix de 37 millions demandé par le promoteur Poirier était «loin de la valeur prétendue».Selon l’étude réalisée par Plo-rence Junca-Adenot, la directrice d’Urba 2015 et ancienne présidente de l’Agence métropolitaine des Transports, la construction des infrastructures préalables à la réalisation des projets immobiliers sur ce site exigeaient des investissements de 28 à 37 millions, sans parler des coûts d’entretien d’environ 1 million par année.De plus, l’étude en question soutenait que le promoteur ne peut pas construire 2500 appartements sur ce site en raison du zonage longueuillois et des règles d’aménagement du plan de la Communauté métropolitaine de Montréal, qui en fait une zone récréative.Le Devoir Pensez-bien.Dépensez bien porter raffinée sur toute la ligne Pensez à Porter ! 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À l’échelle des 130 pays étudiés, il occupe le ^ 32® rang des pays pour, sa bonne performance, ' ‘ ^ comparativement aux Etats-Unis qui se conten-i tent du 62® rang.'l Même si la plupart des nations développées ^ ont aussi connu une détérioration de la situation J J .i au cours des dernières années, plusieurs comme la Norvège, la Erance et l’Allemagne présentent encore de bien meilleurs résultats que les pays anglo-saxons.Ce n’est pas un hasard puisque ces pays de culture semblable ont tendance à s’inspirer mutuellement pour l’adoption de politiques économiques et sociales.Ni l’une ni l’autre de ces études ne va jusqq’à analyser les inégalités qui subsistent entre les provinces ou les Etats.Mais d’autres se sont livrés à cet exercice qui permet d’affirmer que la concentration de revenus entre les mains des plus riches est moins importante au Québec, par exemple, qu’ailleurs au pays, et le taux de pauvreté est aussi moins élevé quand on tient compte des prix payés à la consommation.Si le Québec, qui n’est pas la région la plus productive sur le plan économique, est parvenu à réduire un tant soit peu les écarts entre les classes, c’est que ses gouvernements ont tenu à mettre en place des programmes sociaux auxquels chacun est appelé à contribuer en fonction de sa capacité financière.Malheureusement, certaines décisions récentes prises par le gouvernement Charest laissent craindre un revirement de tendance.On pense, par exemple, à l’imposition de la contribution santé uniforme de 200 $ par adulte dont le revenu dépasse 14 000 $.Travailler à réduire les inégalités constitue à la fois un objectif humanitaire et économique.,Si le Québec et le Canada se sont mieux tirés d’affaire que les Etats-Unis lors des dernières récessions, n’est-ce pas un peu parce que les revenus y sont mieux répartis, permettant au plus grand nombre de continuer à consommer?Ces faits ne sont pas sans importance.Après tout, qu’attendons-nous de nos gouvernements sinon qu’ils travaillent à l’avènement d’une vie meilleure pour tous?j-rsansfacon@ledevoir.corn Infrastructures Relations publiques est un acte de foi que le maire de Montréal exige de ^ ses citoyens.Douze infrastructures obtiennent la cote «état critique», dont certaines à un niveau très élevé, mais Gérald Tremblay joue encore la carte du grand calme.Sous cette cuirasse de politicien, espé-rons que demeure un brin de nervosité, car c’est de là que l’action jaillira.Ce n’est pas dans le dossier des infrastructures que le maire Tremblay affiche sa pire performance, loin de là.Ce qui n’empêche pas d’associer l’annonce d’hier à une gigantesque opération de relations publiques visant à apaiser les citoyens (cible ratée) et convaincre les gouvernements d’offrir leur soutien.La recette publicitaire d’hier était truffée de quelques formules vedettes.¦ La transparence.Que voilà l’expression à la mode.Le nouveau ministre des Transports, Pierre Moreau, ne jure lui aussi que par une nouvelle culture de la communication, mais il tarde à dévoiler les rapports d’inspection exigés.Le maire de Montréal a bien publié hier une portion des fiches techniques issues des rapports d’inspection, le tout tiré d’un «échantillonnage représentatif».Une mise à jour très partielle et déjà connue: le vérificateur général de la Ville de Montréal avait pointé cet été les mêmes 12 structures en état critique et les mêmes 44 déficientes.Marie-Andrée ¦ L’état critique.C’est lorsqu’il a confié em-Chouinard prunter lui-même le viaduc Rockland tous les jours — quatrième sur la liste des pires ouvrages à Montréal, dans un état critique — que le maire s’est fait le plus rassurant hier.Pour le reste, comment rouler l’âme en paix quand on sait que ces ouvrages cotés 407, 455, 467, et qu’on juge «critiques» lorsque leur cote excède 80, demeurent ouverts à la circulation?Le viaduc de la Concorde, les déboires du pont Champlain, l’effondrement d’une portion de l’autoroute Ville-Marie, tout cela n’est-il pas survenu dans un réseau jugé sécuritaire?¦ La tension utile.Montréal a récemment évalué qu’il lui faudrait 82 millions par année pendant dix ans pour que 85 % des actifs soient en «bon» état.La part du programme triennal d’immobilisations destinée à l’entretien et à la réfection des ponts et tunnels sera rehaussée, mais il manque toujours à Montréal 200 millions de dollars.Pour convaincre ses vis-à-vis provincial et fédéral de l’aider, le maire dit bénéficier de la «tension utile» qu’ont créée les commotions récentes de type Ville-Marie qui s’égrène.Mais le drame de Laval en 2005, avec ses cinq morts et ses six blessés, n’avait-il pas déjà causé toute la «tension utile» nécessaire pour des infrastructures en bon état?¦ Une question de perception.Tout cela, afin que la «perception» de la sécurité des structures montréalaises soit bonne, juge le maire.Il faut relire le rapport du vérificateur pour aller au-delà des perceptions et tabler sur des faits: les investissements consentis depuis 2008 sont insuffisants, ce qui a contribué à la détérioration; Montréal n’a ni les effectifs ni les données indispensables pour mener à des rapports d’inspection exhaustifs; il n’existe pas de programme d’entretien préventif structuré.En matière de sécurité, les perceptions ne sont que chimères.Nous voulons plutôt du béton.machouinard@ledevoir.corn LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO Mof/TRfAt*.PoriTç fT VcAPuCf Ju(sîS ÎTAT C'£Çt ?
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