Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (9)

Références

Le devoir, 2011-09-24, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 LITTERATURE Limonov ou la Russie vue par Emmanuel Carrère Page F 5 ESSAIS Contre les fondamentalismes Page F 6 Art Spiegelman L’humanité en cases Visite rare.Le bédéiste new-yorkais Art Spiegelman, seul auteur de bande dessinée au monde à posséder un prix Pulitzer, pour son œuvre forte et marquante intitulée Maus, débarque à Montréal aujourd’hui pour une conférence unique sur le 9® art présentée dans le cadre du festival Pop Montréal.Un événement attendu dont le scénario va forcément comporter un regard oblique, beaucoup de sensibilité et surtout d’humanisme que l’homme aime enfermer dans des cases.pour la décoder FABIEN DEGLISE Depuis le début des années 80, la bande dessinée a changé de gamme pour passer de mineur à majeur.Le récit en images, poussé par des créateurs qui aiment faire des bulles, a diversifié ses genres, ses héros, ses intérêts, sortant même de ses cadres traditionnels pour investir d’autres sphères culturelles, comme le cinéma, la télévision, le jeu vidéo.Et quand le célèbre auteur Art Spiegelman prend la mesure de ce dynamisme sans précédent, phénomène rare chez lui, il sourit un peu.«Il est très intéressant d’observer ce qui est en train d’arriver à la bande dessinée», lance à l’autre bout du fil le père de Mans (Flammarion), cette œuvre forte dont l’intégrale a été marquée du prix Pulitzer en 1992 et qui a durablement ébranlé les esprits en disséquant avec intelligence le côté abject de la Shoah dans les frontières du 9® art.Le Devoir l’a joint au début de la semaine dans son studio new-yorkais.«Aujourd’hui, le milieu est florissant, tellement qu’il faut un GPS pour s’y retrouver.» Et bien sûr, le bédéiste existentialiste en possède un qu’il propose même de déballer à Montréal.pour une journée seulement C’est une visite rare et forcément attendue: cet après-midi.Art Spiegelman s’éloigne de sa Grosse Pomme, de ses plumes et de ses cartons pour orchestrer à Montréal une balade dans l’histoire et le destin de la bande dessinée.L’événement va se jouer à 16H dans un local de l’Université Concordia, dans le cadre du festival Pop Montréal 2011.Il s’intitule '^at the %&*!Happened to Comics?(traduction libre: %&*!, qu’arrive-t-il à la bédé?).«C’est mon genre de titre», résume, avec sa voix de fumeur invétéré, l’artiste qui vient d’être élu président du jury du festival de bédé d’Angoulême en France pour 2012.«Parler de la bande dessinée, c’est aussi ce que je fais de mieux.Sur les poli- DERRICK CEYRAC AEP Art Spiegelman tiques monétaires, je serais forcément moins à l’aise.» La planche est déballée et Art Spiegelman compte certainement poser dessus ce regard oblique et sensible qui depuis des années lui permet de mettre en relief l’évidence en essayant d’aller voir ce qu’il y a plus loin.Preuve: alors que les éditeurs de bédé parlent surtout de succès par les chiffres, le sexagénaire d’origine polonaise, fils de survivants des camps de la mort, élevé à New York après un bref passage en Suède, préfère plutôt évoquer un art qui s’immisce dans la vie culturelle des gens en raison de sa capacité à expliquer les choses complexes facilement «Comme le fait notre cerveau, la bande dessinée donne des représentations par l’image, dit-il.Sa langue est proche du langage parlé» et elle devient alors un outil commun pour expliquer bien des choses.«Il suffit d’aller sur Google pour s’en convaincre, ajoute l’artiste.Le mot “bédé” [comics] est partout.On le voit avec les mots économie, sexe, université, science, cinéma, politique.Mieux, alors que l’industrie du livre s’érode, que l’on parle de fermeture de librairies, la bande dessinée et les romans graphiques, eux, continuent de grimper», au point où Art Spiegelman, qui reconnaît pourtant «avoir une disposition naturelle au pessimisme», qui est persuadé que le pire ne peut que s’accentuer et que, quand tout va bien, cela va forcément mal tourner, est même capable d’envisager l’avenir de ce mouvement culturel avec optimisme, à quelques nuances près.Un peu qui vaut beaucoup «La loi de Sturgeon [du nom de cet auteur de science-fiction] s’applique aussi à la bande dessinée: 90 % de ce qui se produit chaque année ne vaut rien, dit-il.Mais le reste est incroyable, riche et captivant.» Il ne le dit pas lui-même, mais son Maus, cette relecture animalière de l’histoire — les VOIR PAGE F 2: SPIEGELMAN / MWS CHACUN SAVAfT QUE I C'ÉTAIT LE TIC-TAC P'UNE \ BOMBE À RETAROEMÉNT V GIGANTESQUE.OëS le 12, LES HORLO GES ONT RECOMMENCÉ FAIRE TIC-TAC.LE 11 SEPTEMBRE 2001.LE TEMPS '''EST ARRÊTÉ SOURCE CASTERMAN \ CASTERMAN Couverture du nouvel album d’Art Spiegelman SOURCE CASTERMAN Dessins tirés d’À Vombre des tours mortes (Casterman), sorti en 2004.28® Salon du Livre ancien de Montréal « Les Femmes et le Livre » L'ouverture du Salon sera faite par Chantal Guy, journaliste responsable du cahier lecture à La Presse Séance de signatures samedi, de 12 h à 16 h, avec Madeleine Sauvé, auteure de « Qu'est-ce qu'un livre ?» Le Devoir Libre de penser Admission S6.00 POUR LES DEUX JOURNÉES Rabais de $1.00 avec cette annonce LES 24 ET 25 SEPTEMBRE 2011 samedi : 12h à 18h - dimanche : llh à 17h Université Concordia, Pavillon McConnell Métro Guy-Concordia 1400, BOUL.DE Maisonneuve ouest NOMBREUX PRIX DE PRÉSENCE ET BONS D'ACHAT www.bibIiopoIis.net/claq Grand choix de livres anciens et rares, illustrés, ÉDITIONS ORIGINALES, RELIURES, CARTES, ETC. F 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 LIVRES LITTERATURE CANADIENNE Le maître et l’élève SUZANNE GIGUERE L> écrivaine ontarienne Anna-' bel Lyon a consacré sept ans de sa vie à l’écriture de son premier roman, The Golden Mean, Le juste milieu en français.L’action se dproule en 342 avant notre ère.A la demande du roi Philippe de Macédoine, Aristote devient le précepteur du prince Alexandre, le futur Grand Alexandre, et accessoirement de son demi-frère Ar-rhidée, déficient mental doux et attachant.Le séjour d’Aristote en Macédoine nous est raconté par le philosophe lui-même.En appuyant la fiction sur l’Histoire et inversement, Annabel Lyon nous propose une représentation singulière et captivante de la vie d’Aristote en Macédoine et de la relation entre le maître et son élève.«Nous perdons notre temps, ensemble.Tu voudrais rejoindre l’armée, et j’aimerais rejoindre Athènes pour y écrire des livres.Hélas, nous en sommes réduits l’un et l’autre à nous tenir compagnie.Pourquoi ne pas tirer le PHILLIP CHIN L’auteure ontarienne Annabel Lyon meilleur parti d’une situation déplaisante, et terminer au plus vite cette leçon, ajin de pouvoir retourner à nos quêtes respectives.» Aristote tente de transmettre à l’adolescent fougueux qui rêve de conquérir le monde antique une éthique du «juste milieu» et des règles de conduite pour calmer ses ardeurs et tempérer ses émotions extrêmes.D’abord rébarbatif, Alexandre retiendra des enseignements de son maître le sang-froid et la perspicacité dont il aura besoin sur les champs de bataille.Parallèlement aux sinistres intrigues de cour, aux jeux de pouvoir et aux guerres perpétuelles qui tissent la trame de fond, Annabel Lyon expose les détails les plus intimes de la personnalité des deux hommes, tels que la sexualité d’Aristote et ses accès de mélancolie.Alexandre est décrit comme un adolescent plein de doutes et d’arrogance, en conflit permanent avec son père et amoureux des garçons.A la fin du roman, après l’assassinat du roi Philippe de Macédoine, Alexandre implore Aristote de le suivre dans ses conquêtes guerrières.Ne suis-je pas ton enfant?murmure-t-il, les yeux bleu eau.Le roman, minutieusement documenté, nous plonge au cœur de la pensée et de la vie d’Aristote, esprit curieux de tout: théâtre, droit, politique, sciences naturelles, philoso- phie et métaphysique.La romancière rend intelligibles les mœurs du monde antique: les guerriers, les esclaves et les gens instruits cohabitent, les Athéniens regardent de haut les Macédoniens, à leurs yeux des barbares.Cette époque marquée par les querelles d’honneur et de sang, le paganisme et les oracles, est riche en sensations tactiles et olfactives.L’Antiquité chez Annabel Lyon sent: elle pue, embaume ou encense.La romancière prend le parti d’un récit très dialogué qui rend les discussions philosophiques plus accessibles.Elle opte pour une langue contemporaine, colorée et souvent crue, truffée d’injures, qui paraît anachronique.Mais cette langue jubila-toire finit par entraîner notre adhésion complète.L’étendue et la rigueur des connaissances historiques, une intuition rare des êtres et des sentiments, une richesse imaginative, une expression d’amusement contenu, sont les qualités de ce roman histo- rique populaire qui comblera les amateurs d’histoire et de philosophie.Collaboratrice du Devoir LE JUSTE MILIEU Annabel Lyon Traduit de l’anglais (Canada) par David Fauquemberg Editions Alto Québec, 2011,456 pages ,L'ë fcste milieu Annabel Lyon BEDE Tintin pour les moins jeunes CAROLINE MONTPETIT Il a accompagné notre enfance, de son pas de reporter zélé, sans famille autre que ses impossibles capitaine Haddock, Castafiore et professeur Tournesol.La dernière strophe du manuscrit de Tintin et l’Alph’art, laissé inachevé par la mort d’Hergé le 3 mars 1983, était une malédiction lancée par l’ennemi de Tintin, le mage Endaddine Akass: «Votre cadavre figurera dans un musée.» C’est le genre d’anecdotes que l’on apprend dans l’album Les personnages de Tintin dans l’histoire, publié en collaboration par les éditions La Presse et Historia.On y découvre aussi que Milou est calqué sur le fox d’un cafetier, installé à côté du siège du journal Vingtième siècle, où les aventures de Tintin et Milou ont d’abord vu le jour.Quant au nom de Milou, il aurait été emprunté à Marie-Louise Van Cutsem, le premier grand chagrin d’amour d’Hergé.Plus sérieusement, l’album replace les premières aventures de Tintin en URSS, lorsque s’installe la dictature de Staline.En 1927, Hergé lui-même est engagé comme reporter-photographe, pour Wallez.«Pas dupe, lit-on dans l’album, Hergé sait que c’est à titre de dessinateur rivé à son bureau que l’abbé l’a recruté et qu’il n’est pas près de courir le monde, quoi qu’en dise son contrat.A Tintin de le remplacer en mettant ses pas dans ceux d’Albert Londres et de Joseph Kessel, qu’Hergé admire et envie.» Les allers-retours entre histoire collective et vie privée d’Hergé se poursuivent dans l’album, où l’on apprend entre autres que les frères Dupondt des aventures de Tintin ont en fait été copiés du père et de l’oncle d’Hergé, qui étaient de vrais jumeaux.Il semble qu’ils se ressemblaient tellement qu’un jour, alors que son oncle était venu habiter chez Hergé, la mère d’Hergé interrogeait son père, Alexis, pour s’assurer que c’était bien avec lui qu’elle se mettait au lit! Au fd des pages, on plongera donc dans les origines de l’ami Tchang, du professeur Tournesol ou de la Castafiore, à qui Hergé a prêté ici les traits d’un collègue, là ceux d’un étudiant chinois hébergé par l’abbé Gosset.Quant à Tintin au Congo, dont on souligne souvent le racisme, il serait largement inspiré des archives du journaliste Henry Morton Stanley, découvertes par Hergé au musée.Le Devoir LES PERSONNAGES DE TINTIN DANS L’HISTOIRE Çollectif Editions La Presse-Historia Montréal, 2011,130 pages y^UREA des du PHOTOGRAPHIE© MATHIEU PROULX VOLET 0-4 ANS CATEGORIE QUEBEC leîlà PdlaiG LE ROI DE LA PATATE Rogé Dominique et compagnie PRIX) EUNJEffg LIBRAIRES QUÉBEC 2011 CATHERINE TRUDEAU, PORTE-PAROLE CATEGORIE HORS QUEBEC SUPER BEIGE Samuel Ribeyron Le vengeur masqué VOLET 5-11 ANS CATEGORIE QUEBEC CATEGORIE HORS QUEBEC 1 MA PETITE AMIE At A Alain M.Bergeron III.Sampar Soulières éditeur JA ¦fîr 1 “ CHARLES A L’ECOLE DES DRAGONS Alex Cousseau III.Philippe-Henri Turin Seuil jeunesse VOLET 12-17 ANS CATEGORIE QUEBEC LA FILLE D’EN FACE CATEGORIE HORS QUEBEC Linda Amyot Leméac VANGO; ENTRE CIEL ETTERRE Timothée de Fombelle Gallimard jeunesse MENTION SPECIALE DEVANT MA MAISON Marianne Dubuc La courte échelle WWW.PRIXDESLIBRAIRES.OC.CA SODEC «1 Québec u 1*1 Patrimoine Canad JONARTS V, ^ In Design Place des Arts KuecksUbPâiPeS.COm, Présentement en librairie Pierre Karch : un style tout en nuances Pierre Karch contes et nouvelles Le retour de Claude-Emmanuelle Yance Claude-Emmanuelle Yance nouvelles DISTRIBUTION : DIMEDIA INC.Courriel : general©dinnedia.qc.ca Site lrrtemet:www.dimedia.qc,ca L evesque éditeur NOUVEAUTÉS Huit variations sur le temps, la chronique littéraire de Suzanne Jacob, accompagnée des œuvres de Marie Surprenant et le Carnet signé Wajdi Mouawad SPIEGELMAN SUITE DE LA PAGE E 1 protagonistes étant incarnés par des chats et des souris — qui a vu le jour dans les années 70 dans le fanzine Funny Animals, fait certainement partie de ce peu qui vaut beaucoup^ tout comme d’ailleurs son A l’ombre des tours mortes (Casterman), sorti en 2004 après une prépublication dans Die Zeit, le Courrier international et The Independent.L’œuvre, en grand format, repoussée du revers de la main par les journaux américains, se veut le journal d’un auteur de bandes dessinées vivant dans le New York de l’après-11 septembre 2001.C’est aussi une critique acerbe de la rhétorique guerrière de Bush et des conséquences de tout ça sur la marche de l’humanité.«J’aurais préféré que l’on emprunte collectivement une route alternative plutôt que celle sur laquelle nous nous trouvons aujourd’hui après cet événement», dit le bédéiste, qui avoue que, cette année encore, le 11 septembre, il est allé «se cacher» et s’est «coupé de toutes les sources d’information».«Je ne voulais pas voir les images des tours, entendre parler Bush et les autres.» La tragédie: trop fraîche encore.Sans doute.L’homme est un sensible.Et il le prouve en disant avoir pris cinq ans pour assembler son nouvel album, dont le lancement est prévu le 4 octobre prochain.«Je m’approchais, je m’éloignais parce que c’était très douloureux», résume le bédéiste.Mêla Maus — c’est son titre —, dont la version française est attendue plus tard, le printemps prochain, va permettre à Art Spiegelman de s’adonner à ce qu’il fait de mieux: réfléchir sur la réflexion et surtout sur l’aventure de Maus qui, cette année, célèbre ces 25 ans.L’origine, les choix iconographiques, la façon dont il a recueilli les confidences de son père, tout cela va y être abordé, tout comme l’impact que ce récit a eu, autant sur la bande dessinée — en démontrant que ce genre pouvait tenir des propos sérieux, même avec des chats et des souris — que sur son auteur, qui forcément a dû apprendre à vivre et à poursuivre sa création après un tel succès.«Cela n’a pas été facile, avoue Art Spiegelman, mais je ne me plains pas, car ce n’est pas donné à tous les artistes d’avoir un succès comme Maus, qui aborde un thème dont on parle beaucoup et qui a réussi, en traversant les genres, à se démarquer.» Mais aussi, à l’image des parents de l’auteur incarnés par des souris dans ce récit, à survivre à son temps.Le Devoir ¦ Conférence d’Art Spiegelman: «What the %& *! Happened to Comics?», dans le cadre du festival Pop Montréal, à l’Université Concordia, salle H-110.Au 1455 du boulevard de Maisonneuve, à 16h00.Entrée: 20 $.E N BREF Salon du livre ancien C’est cette fin de semaine qu’a lieu le Salon du livre ancien de Montréal On y trouve comme toujours un grand chok de livres rares, épuisés, illustrés, de premières éditions, de belles reliures, des incunables.Cette 28' édition, organisée cette année sur le thème «Les femmes et le livre», se tient au pavillon McConnell de rUniversitè Concordia, situé au 1400 du boulevard de Maisonneuve Ouest Horaire: samedi de midi à 18h et dimanche de llh à 17h.Admission: 6 $.Un rendez-vous incontournable pour les amoureux des livres.-Le Devoir À découvrir dans ReLatioNS Pour qui veut une société juste * DE REGARD PERÇANT www.revuerelations.qc.ca Marie Surprenant, Pictures qf nothing 20 (détail), 2009 LE DEVOIR, LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 F 3 LITTERATDRE Condamnation, damnation L Laurin ^ peine capitale aux Etats-Unis.C’est l’axe principal autour duquel tourne le nouveau roman de Catherine Mavrikakis.Avec, en toile de fond, le racisme, l’injustice.L’extrémisme de la droite religieuse, la violence armée.Et le cul-de-sac généralisé.Grand roman.Les derniers jours de Smo-key Nelson.Dense, pluridimensionnel.Achevé, maîtrisé.Plus encore que Le ciel de Bay City, le roman précédent de l’auteu-re, couvert de prix.Moins de rage explosive, peut-être.Moins de rentre-dedans, à première vue.Mais davantage de force de frappe, curieusement.Au centre: un condamné à mort.Un Noir.Smokey Nelson.Sur le point d’être exécuté.11 croupit depuis 19 ans dans une prison de l’Etat de Géorgie pour un quadruple meurtre.Il a tué un couple de Blancs fortunés et leurs deux enfants dans un motel des environs d’Atlanta.Il a avoué sa culpabilité.Que se passe-t-il dans sa tête le jour de son exécution?Comment se sent-il lors de son dernier repas?Qu’éprouve-t-il juste avant de mourir?Et s’il s’agissait d’une délivrance, pour lui?Catherine Mavrikakis va là où on ne l’attendait pas.Elle n’emprunte pas non plus un chemin en ligne droite.Smokey Nelson, elle n’en parle pas pendant les 270 premières pages de son roman.Pas directement Danielle en tout cas, pas concrètement.Qn ne le voit pas.C’est par les médias — une télé allumée, la une d’un journal.— que nous avons des nouvelles de lui.Que nous savons qu’il va être exécuté, pourquoi, où et quand.C’est par les autres personnages du roman, surtout, que nous apprenons de qui il s’agit.Ceux dont il a à jamais changé la vie.C’est ça, l’essentiel du roman, hnalement.Ils sont trois.Trois personnages que l’on suit, principalement.Qn entre dans leur vie tour à tour, on y revient, tandis que le jour de l’exécution avance à grands pas.Magistrale construction romanesque.D’ahord, un Noir de 48 ans, musicien, grande gueule, qui semble en vouloir au monde entier.Qn fait sa connaissance dans un cimetière de SeatÜe, sur la tombe de son idole, Jimmy Hendrix.Il est né le jour de sa mort à lui, aurait voulu être lui, fait partie d’un groupe de musique qui reprend ses succès.Mais rien ne sert de se nourrir d’illusions plus longtemps.Il ne va nulle part, il va droit dans le mur.Que faire?Avec sa chienne Betsy, la prunelle de ses yeux, il part dans sa vieille lincoln Continental blanche décapotable 1966 et met le cap vers La Nouvelle-Qrléans, où il est né, où il a grandi.L’horreur au tournant Ça ne se passera pas comme Catherine Mavrikakis prévu.L’horreur l’attend au tournant.Pas question de tout dévoiler, d’entrer dans les détails, mais la folie, la folie meurtrière, armée, va se déchaîner.Désolant portrait d’une Amérique, d’un monde en perdition.Le lien avec le condamné à mort?Très simple.Notre musicien raté a déjà fait de la pri- MARIE-REINE MATTERA son.Dans sa jeunesse.Pour des meurtres qu’il n’a pas commis.Comme il le dit lui-même: «Les erreurs judiciaires manquent pas dans ce pays.Du moment qu’ils ont un négro en prison, ils classent l’affaire!» Après quelques mois, cependant, le vrai coupable a été arrêté: Smokey Nelson.Autre figure cruciale du roman: une femme, dans la soixantaine, née d’un père japonais et d’une mère américaine tout en blondeur.Elle vit à Honolulu, gagne sa vie dans rhôtellerie.Qn l’attrape au moment où elle prend, à contrecœur, l’avion pour Atlanta, question d’aller passer un mois chez sa fille, ses petits-enfants, son gendre, qui habitent à moins de deux heures de là.Elle déteste cette ville, déteste le continent américain.Trop de mauvais souvenirs.C’est elle qui a découvert, 19 ans auparavant, les quatre cadavres dans une chambre de motel.Le pire, c’est qu’elle avait croisé le meurtrier juste avant, sans savoir ce qu’il venait de faire.Comment savoir à qui on a affaire?Elle avait pris le temps de fumer une cigarette avec lui, l’avait trouvé beau garçon, avait même flirté.Elle n’a jamais oublié.S’en veut encore aujourd’hui.C’est grâce à elle qu’on a identifié le coupable, c’est à cause d’elle qu’il va mourir, dans quelques jours.Ses tiraillements, ses problèmes de conscience et ses secrets lui pèsent, lui pèsent tellement.Qn la suit dans ses égarements, sa détestation d’elle-même, enfouie.Et c’est très fort, c’est tragique.Le troisième personnage qui entre en jeu est un homme vieillissant, qui a toujours trouvé son réconfort dans la foi.Une foi intense, envahissante, troublante.Dieu lui parle, directement, constamment.Ce n’est rien à côté de l’extrémisme religieux dont fait preuve son propre fils, membre de l’Armée des combattants et raciste jusqu’au bout des ongles.Pour lui: «B est grand temps de redonner aux vrais patriotes les armes nécessaires pour parvenir à bouter hors de l’Etat les impies.» Voilà pour le contexte.Mais disons que le vieux en question a de très bonnes raisons d’aller assister en personne, avec son fils, à l’exécution du condamné.Des raisons personnelles.Qn sort de ce roman secoué, abasourdi.Les points de vue de chacun, y compris celui du condamné dans ses derniers instants de vie, continuent de s’entrechoquer, en nous.LES DERNIERS JOURS DE SMOKEY NELSON Catherine Mavrikakis Héliotrope Montréal, 2011,312 pages LITTERATURE QUEBECOISE Faire ses humanités L’amour des maîtres est un premier roman fascinant et limpide sur la transmission du savoir et l’apprentissage de la liberté CHRISTIAN DESMEULES Issue d’un milieu modeste, Agnès, la narratrice de L’amour des maîtres, le premier roman initiatique de Mélissa Grégoire, a grandi dans un village anonyme de la campagne québécoise.Elle y évoque sa traversée de l’ennui sidéral de l’enfance, avant d’apprendre à lire et de découvrir qu’il existe autre chose que les névroses de sa mère et les silences de son père.«Quand elle ne dormait pas, ma mère criait.» Au primaire, un curé de village à la fibre pédagogique lui met des livres et des disques entre les mains.Plus tard au cégep, amoureuse d’un prof de philo un peu misogyne qui ne jure que par un «grand penseur contemporain» du nom de Julien Elie, Agnès tente de s’envoler sans grand succès un peu plus loin du nid.Elle mêle déjà un peu tout, avouera-t-elle, «de sorte que l’amour, les êtres, le savoir, l’amour du savoir, l’amour des êtres, l’amour de l’amour se condensaient dans [sa] tête, de- venaient une énergie brute [qu’elle avait] beaucoup de mal à maîtriser».Le vrai monde?Etudiante en lettres à l’Université de Montréal, elle y fera e,nbn la rencontre de ce Julien Elie, professeur de littérature française, pourfendeur du «vécu» en littérature, essayiste de choc et animateur de radio — une sorte de Jean Larose, dirait-on.Jeune femme à l’âme romantique, elle se frottera aux pulsions rimbaldiennes et à l’impossible satisfaction de ce «triste retour d’Europe» qui essaie de tromper son ennui par son emprise auprès de ses étudiantes et en recourant à un cocktail de panacées: les écrits de Nietzsche ou de Bataille, l’atmosphère d’un Paris fantasmé, ses efforts de romancier inçompris.A l’université, elle poursuivra sa relation d’amitié tordue, surtout faite d’émulation acerbe, avec un étudiant homosexuel avec qui elle rivalise pour obtenir l’attention du «maître».Mission réussie, puisque l’homme de lettres «érudit et passionné» lui prendra sa virginité sans faire de cérémonie — c’est-à-dire surtout sans se préoccuper de lui donner du plaisir.«C’était comme si je faisais l’amour avec un mort.» Mais chaque été au cours de ses études dans la métropole, comme un gros hl à la patte, elle doit revenir dans son patelin pour travailler de nuit dans une usine de pneus, caps d’acier aux pieds, essayant de se rappeler qu’elle a également une autre vie.Le désarroi existentiel de certains de ses collègues, à peu de chose près semblable au sien, se superpose au spectacle du «vrai monde».Celui de la misère familiale et de la prison de l’amour maternel.Un rappel brûlant et nécessaire de tout ce qu’elle cherche à fuir.De la naïveté à la désillusion amoureuse Née en 1977, Mélissa Grégoire enseigne aujourd’hui la littérature dans un cégep.Roman d’émancipation — parentale, d’abord, mais aussi roman d’émancipation de classe, intellectuelle et amoureu- se —, L’amour des maîtres, s’il s’inspire, on le sent bien, d’une matière plutôt personnelle, parvient à transcender l’anecdote.Avec une économie de moyens et sans jamais vraiment recourir au pathos.Les questions y abondent et sont pourtant brûlantes — comme celles qui touchent le désir de mourir ou l’expérience d’un amour non partagé.«Que faire pour cesser de n’être rien aux yeux de quelqu’un qui a tout?» Peut-être l’oublier et devenir soi-même quelqu’un qui a tout pour pouvoir redonner ensuite aux autres.Ecrire, enseigner, rester en vie.Chronique d’un processus subtil de transformation — de la naïveté à la désillusion amoureuse, mais en refusant toujours de passer par le cynisme —, L’amour des maîtres décrit la touchante trajectoire sentimentale et intellectuelle d’une jeune femme écartelée entre la tradition et la modernité.Entre ses racines trop profondes et un immense désir de savoir, Agnès mesure la hauteur du prix à payer pour atteindre l’équilibre VIENT DE PARAITRE Richard Vézina FM.Richard Vézina Chisasibi Avec Chisasibi, le lecteur plonge au cœur de la forêt boréale et de la psyché humaine.J’espère que cette magnifique histoire se retrouvera un Jour sur nos écrans».(Roméo Saganash) CARTE BLANCHE - En librairie, 22,95$ Les Jeudis littéraires eudi 29 septembre 19 h 30 La poésie comme réflexion sur le monde Dialogue entre le poème^ le poète et le monde.Lecture de textes et échanges.Avec les poètes: Antoine Boisclair^ Denise Brassard^ Marc-André Brouillette^ Guylaine Massoutre, Pierre Ouellet Animation : FhuI Bélanger, poète et directeur des Éditions du Noroît LIBRAIRIE Beaucoup plus qu^une librairie! Salle de conferences et café-resto 2661 Mcisson, Montréal, Qc 514 849-3585 Contribution suggérée de 5 $ et la connaissance de soi.A Un texte lucide, fascinant et L’AMOUR DES MAITRES limpide sur l’apprentissage de la liberté.Mélissa Grégoire Leméac Montréal, 2011,248 pages Collaborateur du Devoir T) tî^Gaspard-LE DEVOIR 1 ALMARES Du 12 au 18 septembre 2011 Romans québécois 1 Mémoires d'un quartier • Tome 9 Antoine, la suite toise TtemblaHIEssianùe/Guy Saiit-Jean 1/4 2 Àtoi KimThüy|PascalJanoyiak/LibieExpression 2/2 3 Burqa de chair Nelly Arcan/Scuil -n 4 Maggie Daniel Lessaid/Pierre Tisseyre -n 5 Ivresse Catherine McKenzie/Goélette 3/4 6 Double disparition.Une enquête de Maud Graham Chiystine Bmuillet/Courte échelle 6/14 7 Ru Kim Thüv/Libre Expression 5/12 8 Madame Tout-le-Monde • Tome 1 Cap-aux-Brumes Juliette Thibault/Hurtubise -n 9 LA où la mer commence Dominique Demers/Québec Amérique 4/3 10 Fanette • Tome 4 Lencre et le sang Suzanne Aubry/Libre Expression -n Romans étram^rs 1 La femme au miieir Éric-Emmanuel Schmitt/Albin Michel 1/2 2 Freedom Jonathan Franzen/Boréal 2/4 3 Tuer le père Amélie Nolhomb/Albin Michel 3/2 4 Mise A nu Richard Caslle/City -n 5 lAigue de chaleur Richard CasUe/City -n 6 Lêttange voyage de monsieur Daldry Marc Lévy/Robert Laffont 4/19 7 Léquation africaine Yhsmina Khadra/Julliard 5/4 8 En votre honneur James Patterson/Lattés 7/6 9 laconlession John Grisham/Robert Laffont 8/16 10 Lappel de l'ange Guillaume Musso/XO 6/4 Essais québécois 1 Les soldats d'Allah A l'assaut de l'Occident Djemila Benhabib/VLB -n 2 Le Québec en quête de laïcité NcnnandBalameonlJeaihMaicPiotleÆcosGciélé 5/2 3 Mafia inc.Grandeur et misère du clan sicilien au Québec André Cédilot I André Noél/Homme V47 4 Lanxiété.Le cancer de l'âme Louise Reid/JCL 2/5 5 Contre Hamer.Bref traité philosophique sur la révolution.Christian Nadeau/ Boiéal -n 6 Et si mourir s'apprivoisait.Réflexions sur la fin de vie Serge Daneault/La Presse -n 7 II V a tmp d'images.Textes épars 1993-2010 Bernard Émond/Lux 3/2 8 Le retour turbulent de Dieu.Politique, religion et Iriibité Garni Aoun/Médiaspaul -n 9 Je ne suis pas une compagnie! Michel Perreault/Alain Stanké 4/3 10 Lâge séculier Chartes Taylor/Boréal -n "?¦Essais étrai^rs 1 Indignez-vous^ Stéphane Hessel/Indigéne 1/34 2 Premier bilan ^rés l'apocalypse Frédéric Beigbeder/Gtasset -n 3 Nobe poison quotidien Marie-Monique Robin/Alain Stanké 4/19 4 Une brève histoire de l'avenir Jacques Attali/LGF 5/29 5 Les mots de ma vie Bernard Pivot/Albin Michel 3/19 6 Après la crise Alain Touraine/Seuil -n 7 Demain, qui gouvernera le monde ?Jacques Attali/Fayard m 8 Le facteur Armageddon.La montée de la dmite chrétienne.Marci Mcdonald/Alain Stanké 6/2 9 Le paradoxe amoureux Pascal Bmckncr/LGF -n 10 Tous minés dans dix ans ?Jacques Attali/LGF 7/2 UBILFC surlesveiites(leliviesfranQ^autada.Ce palmaiÈs est extrait de Sxjmf etestconstituddes lelevds de caisse de 172 poiitts de veate.La BRF reçoit un soutierr finarrcier de FMrinroirre canadien pour ie projet fiipn/.© BRF, toirlB reproduction tolate ou parlieiie est irrierdita fA présente DITION TROIS-RIVIERES (Réservation recommandée) Au Four à bois Dîner-poésie : 12h - V' et 3 au 8 oct.Souper-poésie : 18h30 - 3,4,5 et 6 oct.Souper-poésie : 17h30 et 2Ûh -1®^ 7 et 8 oct.Bistro l’Ancêtre Souper-poésie : 18h - 4 et 5 oct.Café Bar Zénob Pique-nique-poésie: 12h -1®"^ au 9 oct.Café Le Bucafin.Dîner-poésie : 12h - 3,4,5,6,7 oct.Café Mprgane r Muffins et poésie : 11 h - 2 et 9 oct.librairieNform Il Circo Pâtes et Passion Souper-poésie : 18h - 5,6,7 et 8 oct.L’Essentiel Dîner-poésie : 12h -1®^ 2,3,8 et 9 oct.Souper-poésie: 17h30 - 2 et 9 oct., 18h - 3 oct.Le Lupin Dîner-poésie : 12h - 4,5,6 et 7 oct.Souper-poésie : 18h3[l -1®^ 2,4,5,6,7,8 et 9 oct.| Le Manoir Dîner-poésie : 12h -1®^ 2,7 au 9 oct.Souper-poésie : 18h3D - 5,6 et 7 oct.Olive & Papaye Dîner-poésie : 12h - 6 et 7 oct.Le Rouge vin Souper-poésie : 18h3D - 2,5,6,7 et 9 oct.Le Sacristain Tartines et poésie : 9h - 3,4,5,6 et 7 oct.Brunch-poesie:10h-2oct.Souper-poésie : 18h - 3 et 6 oct.Tapas et poésie :18h-7 oct.Le St-Germain Bistro Souper-poésie : 18h - 1®rau 9 oct.Le Troquet (Hôtel Delta) Souper-poésie : 18h3D -1®' oct.Maison de la culture Pique-nique-poésie : 12h - 3 au 9 oct.FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA POESIE PTEMfil!EAl],90CT0BR'Eâ01l! ; I ‘ Il ! d Café Morgane Rendez-vous avec un poète ! Réservation 24h à l’avance 15h-ier, 2et6au9oct.19h30-isf, 2et5au9oct.Hôtel Delta - Bar l’Hexagone Mignardises et poésie 16h-8et9oct.Le Sacristain 15h-4,5,6 oct.Musée des Ursulines 14h-ief, 2et5au9oct.Maison de la culture ISh-ier, 2et4au9oct.Nys Pâtissier Goûter-poésie 16h-ier, 4,6 et 7 oct.Hôtel Delta - Bar l’Hexagone 17h-6et7oct.Café Bar Zénob 17h-ierau9oct.Maison de la culture 17h-2au7oct.Maison Hertel de la Fresnière 1^'' et 8 oct.L’Embuscade Café Galerie Scotch et poésie 15h-16''au9oct.Le/i'cC&iAce/i' Café Bar Zénob 19h-1er et 2 oct.2Dh3D et 23h - 38 sept, au 9 oct.Café Morgane-Librairie Clément-Morin 15h-1er au 8 oct.19h3D-ierau7oct.Prix de poésie Grand Prix Québécor du Festival International de la Poésie-2011 DUPRÉ, Louise Prix Piché de Poésie UQTR-2011 TURCOTTE.Nicole Finaliste Prix Piché de Poesie UQTR-2011 SAINT-HILAIRE-TREMBLAY, Marie Prix Félix-Artoine-Savard de Poésie-2011 GUERRETTE, François Prix Félix-Leclerc de Poésie-2011 LALONDE, Étienne Prix Émile-Nelligan-2011 MORE, Philippe Prix Jean-Lafrenière/Zénob-2010 LA FRENIÈRE, Jean-Marc Prix International de Poésie Antonio Viccaro-2011 OGAWA, Shizue (Japon) Prix Jaime-Sabinès-Gatien-Lapointe-2011 BRACHO, Coral (Mexique) Prix du Gouverneur Général-Poésie-2010 FOURNIER, Danielle Prix Alain-Grandbois-2010 BÉLANGER, Paul Prix ANEL-AQPF de Poésie-2010 TURCOTTE.Élise ACQUELIN, José Bourse Hector-de-St-Denys-Garneau-2010 DUMONT, Alexandre Prix Jacques-Poirier-2011 BEAUCHAMP, Marjolaine Prix de littérature francophone Jean Arp-2011 DESAUTELS, Denise Prix Innovation en enseignement de la poesie-2011 À venir Finaliste - Pnx Innovation en enseignement de la poésie-2011 À venir Prix national de poésie en immersion en langue française-2011 REHE, Jessica (Ontario) Prix national de poésie pour les aînés-2011 A venir 30 1 23456789 Poètes québécois 43 30 1 23456789 OLIVIER, Jean-Guy PAYETTE, Denis PHELPS, Anthony (Haiti/Québec) PIPAR, Rosette PLEAU, Michel POUPART, Jean-François SAGALAiNE, Charles SAINT-ÉLOI, Rodney (Haiti/Québec) THIBAULT, Martin TREMBLAY, Julie VERRET Aimée Poetes canadiens BARIL-PELLETIER, François (Ontano) DESPRÉS, Rose (N-Brunswick) DUGAS, Daniel (N-Brunswick) FILION, Sylvie-Maria (Ontario) LACELLE, Andrée (Ontario) LÉGER Dyane (N-Brunswick) LÉVEILLÉ, J.-Roger (Manitoba) MAJOR, Alice (Alberta) RIO, Nela (N-Brunswick) SWANSON, Anna (C-Britannique) 30 123456789 Poetes internationaux 30 1 23456789 D 3 B S a BARRETTE, Pierre r ?* * BEAUREGARD D., Virginie * * ?BERGERON, Jean-Philippe k * * * BOUCHARD, Sylvie * * k BOULANGER, Patrick * CHAREST, Marie-Josée * * * COTNOIR, Louise * k * DARGIS, Daniel * ¦k DAVID, Carole DEMERS, Pierre * * * DESCENT, Jean-Marc * * DESRUISSEAUX, Pierre * * * GAGNÉ.Mireille * * k GAGNON, Jean-Philippe * * * HARTON, Catherine k k * LABONTÉ, Olivier * * ¦k LABRIE, Pierre k k k LAFONTAINE, Patrick k k k LAMOTHE, Serge it * k LAROCHELLE, Corinne k k k LEBEL, Carol * * * k NEPVEU, Pierre * i fl 1 1 fl fl 1 g ASSONNE, Sedley (île Maurice) g BAUTISTA VAZQUEZ, Maria (Mexique) BERROA, Rei (République Dominicaine) SORDINI, Carlo (Italie) CANO, Kenia (Mexique) DALEMBERT, Louis-Philippe (Hait/France) E DE JESUS-BERGEY, Josyane (France) DE LUCA, Christine (îles Shetland) DOMINGUEZ, Jose Luis (Mexique) ESPITIA BECERRA, Tania (Colombie) HANDAL, Nathalie (Palestine/États-Unis) KHOKHLOVA, Olga (Russie) KURTOVITCH, Nicolas (NouveHé-Calédonie) | LEGEZA, Dmitry (Russie) LUMBREFÎAS.Ernesto (Mexique) MONTENEGRO, Silvia (Argentine) MOORHEAD, Andrea (États-Unis) MUSGRAVE, David (Australie) NORCLIFFE, James (Nouvelle-Zélande) PAIROUX, Christophe (Wbllonie-Belgique) | POPESCU, Marius Daniel (Suisse) POZZANI, Claudio (Italie) QUINTERO, Felipe Garcia (Colombie) RANCOURT, Jacques (France/Québec) SCHROVEN, Pierre (Wallonie-Belgique) SHABUTSKIY, Sergey (Russie) SOMECK, Ronny (Israël) TIDJANI-SERPOS, Nouréini (Bénin) VAZQUEZ, Luis Francisco (Mexique) | WILLER, Claudio (Brésil) 30 1 2345678 Info-Festival: 819 379-9813 Site Internet : www.fiptr.com Vous trouverez notre programmation complète chez tous les hôtes du Festival.^^taruCe/ûCc/ Samedi 8 octobre 20h 24 poètes sur scène à la Maison de la culture (#4).Prix 15 $ taxes incluses.Réservations billetterie de la salle J.-A.-Thompson entre 11 h et 18 h : 819 380-9797 ou billetterieiavSr.net ou 1 866 416-9797 (sans frais).Québec 1^1 Patrimoine Canadian I ^ I ^ O la francophonie ORGANISATION INTERNATIONALE DE LE DEVOIR Libre de penser UNIVERSITE DU QUEBEC A TROIS-RIVIERES canadien Heritage J*** Canada Conseil des Arts Canada Council du Canada for the Arts GOUVERNEUR HÔTEL TROtS-RlVlÈRES 4 TROIS-RIVIERES VILLE «'HISTOIRE '’¦'®CULTURE LE DEVOIR LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 SEPTEMBRE 2011 F 5 LIVRES LITTERATURE ERANÇAISE Un éloge de la violence Le dérèglement du monde est-il une impression ou une réalité?Questions: veut-on banaliser le pire, la violence et l’abjection, faut-il s’endurcir quand la guerre est plus acceptée que la diplomatie?Réponses avec Emmanuel Carrère, curieux des vies qui basculent.À lire absolument.GUYLAINE MASSOUTRE Limonov, vous connaissez?Né à Kharkov, en Ukraine, en 1943, il a une œuvre excessive et folle, à la manière russe, dont il est le héros.Ecrite à New York et éditée à Paris, elle étale sa trajectoire, d’une amplitude inhabituelle, qui va du communisme au dégel sans sortir du totalitarisme.Ce Limonov est l’homme des contre-pouvoirs, opposant systématique, ambitieux et opportuniste.Si rien ne semble exagéré aux Russes, aucun récit ne passe les bornes en Occident.Emmanuel Carrère suit donc ses premiers succès d’écrivain et sa disgrâce de politicien indéfendable.Tant qu’il est clochard à New York, hétéro et homosexuel, majordome et amant, tout va encore.Mais quand on le retrouve, armé, chez les Serbes de Bosnie en guerre, du côté du criminel de guerre Karadzic et, plus récemment, à la tête des nas-bols, qui signifie nazi bolché-vique, alors rien ne va plus.On serait choqué à moins, sauf à identifier Limonov à l’histoire russe, ce que fait Carrère dans ce Limonov éblouissant: cinq cents pages épiques d’un portrait inquiétant.En français, Limonov est édité chez Ramsay et Albin Michel, chez Elammarion (traduit par Antoine Volodine) et chez Actes sud, l’Age d’homme, le Rocher, le Dilettante.Qui ne s’est disputé ses brûlots?PEDRO RUIZ LE DEVOIR Dans Limonov, Emmanuel Carrère retrace l’histoire de la Russie des vingt dernières années.Nuit et fureur russes Carrère le connaît, l’a interviewé, suivi en Erance et en Russie.Son livre retrace, avec force documentation et lucidité, l’histoire de la Russie depuis plus de vingt ans, donnant des points de vue, dont ceux de sa mère, Hélène Carrère d’Encausse.Qui la contesterait?En tout cas, lui n’a jamais été aussi loin dans le grand théâtre russe, dont les soubresauts confondent les Occidentaux.Comment lire l’imbroglio politique sur ce sanglant échiquier?Limonov est-il le bon condensé?La question se pose en lisant.Inclassable stalinien, cet aventurier s’est extirpé des bas-fonds new-yorkais pour retourner à Moscou défier la police et goûter aux prisons dures.Héros noir, souvent infâme, antéchrist si vous voulez, c’est un rebelle à la tête brûlée: ce récit dérange.Car cet anarchiste d’extrême droite, voyou écrivain, chien enragé mordant les dissidents.stratège anti-droits de l’homme, est toujours là oû il y a du chaos: condamné à la violence, il aime surtout la guerre; il la fomente, la fait.Solidaire des punks, pourvu qu’ils soient hooligans et révoltés, il fédère ces forces noires, «brun rouge» tel qu’on l’a qualifié.L’enquête de Carrère débute autour d’Anna Politovskaïa.Or, Limonov est là, avec la veuve de Sakharov, paradoxe vivant: il est le chef des nasbols et le héros des fidèles de Politovskaïa.Carrère questionne et interprète, moins biographe que lectqur, reporter et romancier.Ecriture sur une écriture, ce personnage historique de second plan devient une fi-^re littéraire et une perspective en soi.La boîte de Pandore Que ce mégalomane en ait rajouté, c’est probable, et Carrère à sa suite: ses haut-le-cœur ne traduisent pas moins son admiration, pour la Russie comme pour le personnage.Il y a à dé- mêler.L’art n’est pas un gage d’éthique, mais, composée et distancée, sa vision permet de voir le crime, la violence extrême, tout comme le fameux baiser posé de Doisneau.Qu’il y ait des écrivains de guerre, ou les héros de Conrad, et des photographes comme à World Press, la violence captée tue notre regard, c’est évident.De quoi l’art est-il alors fait?Carrère a du panache et du cran.Il maîtrise l’abrogation du bon sens et du juste, il s’efforce d’aller jusqu’au réel: le totalitarisme russe lui a fait avaler, dit-il, «des bibliothèques entières» d’expérience soviétique et d’individus tordus.Ces acteurs dont il témoigne continuent d’abuser de l’humain.C’est l’histoire, cette histoire, et il doit être fier, Limonov.Collaboratrice du Devoir LIMONOV Emmanuel Carrère P.O.L.Paris, 2011,491 pages LITTERATURE QUEBECOISE Dans les coulisses du roman Un troisième roman sans concession pour Bertrand Laverdure CHRISTIAN DESMEULES Tout arrive au dernier avatar de Bertrand Laverdure.Explosé à l’ouverture d’un paquet-cadeau piégé reçu des mains du Schtroumpf farceur dans un café italien de Bruxelles, attaqué par un écureuil fou au parc La Eontaine, on lui décapite les membres, on le bat, on lui urine dessus.Incarnations, Une œuvre désincarnations, malversations: on balance UH P6U désincarnée Nous sommes quel- dont la que part dans les coulisses du roman.Un ro- signification man plutôt expérimental, faisant de l’aller-re- nsque tour entre Bruxelles et 4*ApUannpr le centre-ville de Mont- ^ ecnapper réal, mais aussi enûe la lecteurs littérature et les arts visuels.Un roman dans les plus lequel sévissent des , , «malfaiteurs narratif» avises qui ne se gênent pas pour taire régner le chaos.On savait déjà que Laverdure était un romancier déjanté: le premier roman de ce poète.Gomme de xanthane (Triptyque, 2006) , était ludique et rempli de digressions littéraires.Le second, Lectodôme (le Quartanier, 2008), frayait dans les mêmes eaux troubles.Cette fois, l’expérience est plus radicale encore.Cœurs sensibles, amateurs de sens?Soyez prudents.Bureau universel des copyrights malmène le lecteur autant qu’il violente son protagoniste.Suivant pas à pas les déboires d’un personnage qui a sale mine: une jambe de bois africain qui chante, un bras en chocolat (forcément belge).«Le Bureau universel des copyrights dirige en fait la circulation du seul carbu- rant nécessaire à notre survie mentale: la pensée.» Mieux, il s’agit d’une «espèce de gazoduc pharaonique de l’imaginaire.» On avait pourtant beaucoup aimé les deux premiers romans de Berûand Laverdure.Lorsque quelque part dans Bureau universel des copyrights, entre deux groupes de «touristes littéraires», pa^se sous nos yeux la devise d’Erasme {«Je ne fais de concessions à personne»), on se dit que Laverdure, c’est une évidence, a fait un peu sienne la devise de l’auteur d’É-loge de la folie.Parfois, oui, un é-clair: «Notre pathétique désir d’individualité reste pris dans la gorge devant l’aspect cosmique, terrifiant, affolant, de cette fosse construite par des mains d’hommes.» Ou bien encore: «Se perdre dans le silence c’est jouer le jeu de la mort, mais avec des fléchettes en Velcro.» Mais l’ensemble apparaît comme une suite de saynètes qui s’abolissent les unes les autres, soudées par une prose glacée à la précision maniaque.Une œuvre un peu désincarnée dont la signification risque d’échapper aux lecteurs les plus avisés.Et pour achever de nous méduser, une longue citation en mandarin ferme le Bureau.On s’y retrouve, enfin, comme devant une serrure dont on aurait perdu la clé.Collaborateur du Devoir BUREAU UNIVERSEL DES COPYRIGHTS Bertrand Laverdure La Peuplade Chicoutimi, 2011,148 pages ^ * PASCAL LYSAUGHT Bureau universel des copyrights est le troisième roman de Bertrand Laverdure.Académie des lettres du Québec INVITATION L’Académie des lettres du Québec vous invite à la remise de sa médaille et de ses prix annuels le Prix Alain-Grandbois (poésie) le Prix Ringuet (roman) le Prix Victor-Barbeau (essai) Le récipiendaire de la Médaille de l’Académie est Monsieur François Ricard À l’auditorium de la Grande Bibliothèque, au 475, boulevard de Maisonneuve Est le mercredi 28 septembre 2011 à 19h précises.Un vin d’honneur suivra la cérémonie.RSVP par courriel à secretariatiaacadeniiedeslettresduquebec.ca ou par téléphone au 514 873-4496 Charles Perraton, Magda Fusaro et Maude Bonenfant On ne joue pas seulement pour passer le temps.Socialisation et communication dans les jeux vidéo Sou9 )a dirrcnon de Charte* l’erratoi Magda Fusaro el Maude Bonentani Les Presses de l'Universite de Montreal Stéphane Leman-Langlois À l’heure d’Internet, faut-il redouter ou réclamer plus de surveillance ?Sous la direction de Stéphane Leman-Langlois Sphères de surveillance Marcel Fournier Quelle est le rôle, dans la Cité, des chercheurs, des professeurs, des universitaires en général et des sociologues en particulier ?Marcel Fournier Sylvain Lefèvre, Gérard Boismenu et Pascale Dufour Quatre modèles sociaux en perspective pour comprendre le phénomène de la pauvreté et les raisons de sa persistance dans le monde.LA PAUVRETE Quatre modèles sociaux en perspective Sylvain Lefèvre Gérard Boismenu Pascale Dufour h r*- fi Jacques Hamel, Julien Forgues-Lecavalier et Marcel Fournier Un recueil de textes donnant une vue d’ensemble sur la pensée d’un grand intellectuel québécois.La culture c comme rClUS de récoiioirfisme T-v (le nioux lexU'-1 liDisis l'i |ir11 .11 1 !¦.les .n: liiinl i,'i,n .11 i ni ( >cl .-1 11' I I " nil' > ' 1 : I ItiflL-, il M11 fi : .11 '¦ l'iill.l- iii riK' il.Ont '.'1 I : ' erb> .fiiiL, il iLiilii 4 ^Nouvelle édition } à pAfSîtrB enseptemb^ COLLtCTION t.• LE BON MOI " -T rt'T'ï i ALAIN STANKE jACQUES LAURIN MAÎTRISEZ LA CONjUGAISON Préface de Pascale Lefrançois Complètement livre ! Ce qui s'est dit sur ce qui s'est écrit EDITIONS-HOMME.COM ^LES EDITIONS DE L’HOMME Une compagnie de Québécor Media INAUGURATION DU SITE DE RADIO SPIRALE Venez célébrer la mise en ligne officielle du site et découvrir le contenu culturel d'un regroupement unique au Québec ! Jeudi 29 septembre 2011 p à 17 h 30 Galerie de l'UQAM, Université du Québec à Montréal A/n-/ 1400 rue Bern (angle Sainte-Cathenne) Pavillon Judith-Jasmin, Salle J-R120 d •org e CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL Fondation du Grand Montréal Avec le soutien de la Fondation du Grand Montréal et du Conseil des arts de Montréal Académie des lettres du Q^bec CF(ÎLCp 5 Noroît e JCl galerie de l'ugam j§iy Académie des lettres du Québec Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises iCRiLCQ] Cahiers littéraires Contre-jour Éditions du Noroît Espace du livre francophone Galerie de l’UQAM JEU Revue de théâtre Laboratoire NT2 Librairie Olivieri Maison de la poésie Magazine Spirale Revue Liberté MAISONdela POESIE de Montréal Spirale) ^liberté
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.