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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier C
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2011-10-31, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR LE LUNDI SI OCTOBRE 2011 CAHIER SPECIAL LE DEVOIR Un nouveau-ne, quelques minutes seulement après sa naissance dans un hôpital du Honduras.Tous citoyens de la même planète EDGARD GARRIDO REUTERS Il n’y a pas si longtemps, il y a à peine 50 ans, nous n’étions que trois milliards d’humains sur notre planète.Confrontés que nous étions alors à de graves crises alimentaires en Chine et en Afrique, rappelons-nous le Biafra, nous nous demandions si la Terre pourrait nourrir une population sans cesse croissante.Cinquante ans plus tard, voilà que nous sommes sept milliards, en route déjà vers le cap du huit milliards qu’on atteindra dans une douzaine d’années.Aujourd’hui à nouveau, nous nous demandons ce que sera l’avenir du genre humain.Les réponses que nous avons sont toujours aussi incertaines.BERNARD DESCÔTEAUX Directeur du Devoir La population de la planète n’a pas toujours été en croissance exponentielle.Longtemps, les guerres, les famines, les maladies ont contenu son expansion.Aux XVIL, XVllL et XIX® siècles, la Terre ne comptait que 200 millions d’habitants.Les progrès de la science ont permis d’enrayer de nombreux fléaux et de développer une éco- nomie agricole capable de mieux nourrir cette population grandissante.Les famines font toujours partie de notre quotidien parce qu’aujourd’hui on nous les montre, mais elles sont moins nombreuses.Tous ces progrès rendent possible d’assurer l’alimentation de deux fois plus d’humains qu’il y a 50 ans.Faut-il se réjouir de tous ces progrès et célébrer la vie.ou faut-il plutôt s’inquiéter devant le spectre de la surpopulation?On ne peut, bien sûr, demander à l’homme, entendu ici comme genre, de renoncer à la vie.La reproduction est de l’ordre de l’instinct de l’animal que nous sommes.Cet instinct peut se contrôler, comme tente de le faire la Chine, mais le danger ne vient pas tant de la reproduction que du comportement de ces humains qui ont en partage une planète de plus en plus petite et de plus en plus fragile.En 2050, nous serons vraisemblablement neuf milliards.Deux milliards de plus d’humains qu’aujourd’hui à nourrir, à loger, à éclairer et chauffer, à soigner, à éduquer.Vrai, tout cela nous le faisons pour les sept milbards que nous sommes, mais combien difficilement.11 y a tout de même un milliard d’humains qui «souffrent» toujours de la faim.Des gens dont le quotidien est de l’ordre de la survie plutôt que de la vie.De quoi donc sera lait demain le quotidien de neuf milliards de Terriens?Les experts nous proposeront des réponses rassurantes.Mieux vaudrait toutefois commencer à chercher la réponse en nous-mêmes en interrogeant nos comportements.Tous, nous sommes des individus à la recherche d’un bien-être matériel.Pour les ims, cela consiste à tenter d’assurer ses besoins de base élémentaires.Pour d’autres, c’est consommer, parfois à outrance.Le bonheur que peut nous procurer l’atteinte de ce La Terre, il faut l’aimer, la respecter.Sinon, elle se révoltera.bien-être pourrait être éphémère si nous ne nous préoccupons pas de celle qui nous nourrit, nous chauffe, nous éclaire.La Terre, c’est notre maison.Elle est fragile.11 laut l’aimer, la respecter et la protéger si nous voulons être tou- jours plus nombreux.Sinon, elle pourrait se révolter.Déjà, elle nous donne des signes de lat^e.L’explosion démographique des deux derniers siècles a eu pour résultat de mettre fin à notre autarcie économique, sociale et politique.Impossible désormais de se croire seuls, aussi bien comme individus que comme nations.La planète appartient à tous.Nous sommes d’ailleurs tous des migrants.Des migrants de la pauvreté et des ferres à la recherche de la sécurité dans les pays riches ou des migrants de la richesse à la recherche du bien-être du soleil des pays du sud.La planète se métisse.Les races, les couleurs, les nations se mêlent.Les frontières de toutes sortes ne résisteront pas à la démographie, car la réalité est que nous habitons tous la même maison.C’était vrai hier aussi, mais la différence est qu’aujourd’hui on ne peut plus se permettre de l’ignorer.Les périls de la course effrénée au développement économique et à la consommation portée appellent une réponse planétaire qui n’aura de poids que si elle s’appuie sur une conscience elle aussi planétaire.bdescoteaux@ledevoir.corn La Terre compte désormais sept milliards d’humains, selon les estimations des Nations unies.Ce jalon présente plusieurs défis pour Thumanité.Si les gens sont en meilleure santé et vivent plus longtemps, l’écart entre riches et pauves s’accroît et un nombre grandissant sont confrontés à l’insécurité alimentaire et à des pénuries d’eau. C 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 31 OCTOBRE 2011 SEPT MILLIARDS D’HUMAINS Sept défis pour l’humanité vus par sept journaux du monde entier AMERIQUE DU SUD > BRESIL À l’heure des choix ANTÔNIO GOIS Jusqu’au début de la dernière décennie, la crainte d’une explosion démographique dans le pays alarmait déjà les Brésiliens.Les experts savaient que la bombe avait été désarmée, notamment parce que le taux de croissance avait baissé de façon soutenue depuis des décennies.N’empêche, une ^ande partie de la population croyait néanmoins qu’il fallait agir de manière draconienne pour réduire le nombre moyen d’enfants par femme, en particulier chez les plus démunis.Avec une moyenne de six enfants par femme en 1960, le Brésil a amorcé le nouveau millénaire avec une fécondité de 2,4.Le résultat final du recensement de 2010 n’est pas encore connu, mais les enquêtes annuelles indiquent qu’il est déjà en deçà du seuil de remplacement de la population, avec un taux oscillant probablement entre 1,8 et 1,9.L’ampleur de cette diminution a surpris les experts et l’Institut des statistiques officielles du Brésil (IBGE), les forçant à revoir leurs projections.La population commencerait désormais à décliner en 2062, et non en 2040, comme l’avaient prévu leurs calculs.L’accélération de l’urbanisation, l’augmentation de la scolarité des femmes, un meilleur accès à la contraception et, à un degré moindre, l’influence des feuilletons télévisés — d’après ce que révèlent les tendances des grands centres urbains du pays — figurent parmi les raisons avancées par les chercheurs pour expliquer la baisse du taux de fécondité.Cette situation, qui était jadis l’apanage des femmes des milieux plus aisés dans les grands centres, s’est désormais étendue à tout le pays.Il y a dix ans, pour la première fois dans l’histoire, le nombre d’enfants par femme a chuté dans les tavelas de Rio comme Ro-cinha, Alemâo ou Maré.Système de retraite menacé La crainte de l’explosion démographique cédera alors progressivement la place à d’autres inquiétudes.Le déclin accéléré de la fécondité et l’espé-rance de vie accrue se mettent à constituer une menace pour le système de retraite public.Le pays doit se préparer à répondre aux exigences d’une population vieillissante dont la qualité de vie reposera sur les services publics.Mais en même temps s’ouvrent de nouvelles avenues.Un plus petit nombre d’enfants permet d’augmenter les dépenses par habitant à la petite enfance.Et avant d’atteindre le niveau de vieillissement des pays riches, il y aura une forte proportion d’adultes en âge de travailler pour un nombre relativement faible d’enfants et de personnes âgées.C’est ce que certains démographes appellent «le bonus démographique», une phase dans laquelle la structure de la population est propice à une croissance économique, mais qui mettra un certain temps à prendre fin.Le moment sera alors venu pour le Brésil.Les générations futures sauront alors si, dans les faits, le pays aura fait aujourd’hui les bons choix pour demain.Folha de Sâo Paulo FOLHADE S.PAU10 Folha de Sâo Paulo (Brésil) 330 000 exemplaires www.folha.com.br Amérique du Nord Population 355 millions Espérance de vie 79,9 ans Nombre d’enfants par femme 2,01 Montréal Détroit AMERIQUE DU NORD > ETATS-UNIS Un bien convoité STEPHEN HENDERSON La probabilité que le sept milliardième habitant de la Terre naisse dans une région où il n’y a pas d’accès à de l’eau potable est de 1 sur 6.Cela augmente grandement les risques que cette personne contracte la dysenterie ou une autre maladie liée à l’eau.Elle court aussi un risque élevé de ne pas atteindre l’âge adulte puisque ces maladies fauchent la vie de plus de 3900 enfants dans le monde tous les jours.En ce jour charnière, qui arrive seulement 11 ans après que la Terre eut passé le cap des six milliards d’habitants, nos plus grands défis à l’échelle mondiale sont de trouver des façons de donner à plus de gens accès aux ressources les plus précieuses de la planète.Sans eau, il n’y a pas de vie.Cette réalité façonne de plus en plus nos vies au quotidien.Ici, à Detroit, nous sommes situés au pied des MOYEN-ORIENT > LIBAN Detroit Free Press (Etats-Unis) 309 000 exemplaires www.freep.com Grands Lacs, la plus grande source d’eau douce au monde.L’accès à l’eau n’est pas une préoccupation pour nous.Mais la conservation doit l’être, parce que la meilleure façon d’accroître les réserves d’eau est de préserver celle-ci.Les progrès technologiques devraient également faire augmenter la récupération de l’eau et faire diminuer les coûts du dessalement de l’eau de mer.Mais ces nouvelles technologies seront-elles réservées à ceux qui peuvent se les offrir?Ou devrait-on impérativement s’assurer qu’elles sont partagées avec les régions qui en ont le plus désespérément besoin?L’eau est aussi une source potentielle de conflits régionaux et mondiaux, comme s’il n’en existait pas assez actuellement.Plus de 250 bassins de rivière chevauchent les frontières internationales, faisant des pénuries d’eau une cause d’offensive.Le Conseil mondial de l’eau, un groupe de réflexion international ayant des membres aussi différents que des sociétés privées, des établissements d’enseignement et des institutions financières, a comme objectif de donner accès à l’eau potable à la moitié de la population qui n’en a pas d’ici 2015.C’est un objectif ambitieux.Mais c’est un début pour une planète où l’eau et l’accès à l’eau sont en train de devenir l’or et le pétrole du XXI® siècle.Detroit Free Press Amérique latine Population 595 millions Espérance de vie 74,2 ans Nombre d’enfants par femme 2,14 Sâo Paulo L’or bleu du Proche-Orient EMILIE SUEUR \ A la fin de l’été dernier, j’ai failli eu-thanasier les bougainvilliers qui régnent sur ma terrasse.Mes arbustes flamboyants étaient en passe de devenir un luxe que je ne pouvais plus me permettre d’arroser.A partir de septembre, mon immeuble, mon quartier, en plein cœur de Beyrouth, ne recevaient plus que quelques milliers de litres d’eau tous les deux jours.Pas suffisant pour remplir les cuves attribuées à chaque appartement, plantées sur le toit de l’immeuble.Il fallait compléter, et pour cela faire appel aux services onéreux d’un pourvoyeur d’eau de qualitéin-connue.Cette situation se prolongea deux mois.Cette fin d’été là, les bougainvilliers me parurent comme un pro- AFRIQUE > KENYA ÎWrtfiit LE JOUR L’Orient-Le Jour (Beyrouth, Liban) 13 000 exemplaires www.lorientleJour.com duit de dernière nécessité, la chasse d’eau, comme les chutes du Niagara, laver la vaisselle, comme un exercice périlleux, et un concierge que j’aperçus rinçant à grande eau son bout de trottoir (son immeuble devait disposer d’un puits artésien), comme l’ennemi à abattre.L’eau, elle, m’apparut comme la plus précieuse des richesses.Le Proche-Orient souffre de multiples maux.Le «stress hydrique», terme savant pour signifier un déséquilibre structurel entre capital en eau et consommation d’eau, est l’un d’eux.Ce stress a des causes naturelles, certes, mais il est aggravé par le gaspillage, la pollution, le manque de politiques efficaces de gestion de l’eau.Et la situation devrait encore empirer avec le développement économique, la croissance démographique, le réchauffement climatique.Le Liban, avec ses rivières et sommets enneigés en hiver, est plutôt béni des dieux en matière de ressources hydrauliques.Mais la moitié des eaux de pluie sont perdues par ruissellement, évaporation ou infiltration, les canalisations et systèmes d’irrigation sont mal entretenus, la pollution fait des ravages.Dans la région, le stress hydrique vire également au stress géopolitique.Israéliens et Palestiniens s’écharpent sur le statut de Jérusalem, sur les colonies et.sur l’eau.En mai dernier, l’ONG israélienne BTselem dénonçait encore l’exploitation systématique des ressources en eau de la vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée, au profit des colons et au détriment des Palestiniens.En 2008, la même ONG avait établi que la consommation quotidienne d’eau des Palestiniens en Cisjordanie variait entre 37 et 73 litres, contre 211 litres à 242 litres pour les Israéliens.Des exemples parmi tant d’autres.Certains évoquent, après les guerres pour l’or noir, celles pour l’or bleu.A voir.Une chose est sûre toutefois, l’eau est le défi des années à venir au Proche-Orient L’Orient-Le Jour Le savoir comme remède aux ravages CHARLES OBBO ONYANGO- La population mondiale franchit la barre des sept milliards, l’Afrique a récemment passé celle du milliard.Ici, la question qui nous vient à l’esprit est certainement comment allons-nous nourrir tout ce monde?Dans mon Ouganda natal, le National Environmental Authority estime qu’au rythme actuel de la déforestation, le pays va devoir importer son bois de chauffage d’ici 2020 (80 % des Ougandais dépendent du bois comme carburant principal).Conséquence: dans les années à venir, si la nourriture va devoir toujours être trouvée, dans plusieurs pays africains où l’environnement a été mis à mal, la difficulté pourrait aussi être de trouver l’énergie né- DAILY c NATION Daily Nation (Nairobi, Kenya) 220 000 exemplaires www.nation.co.ke cessaire pour la faire cuire.La crise environnementale est cruciale.Presque tous les autres problèmes comme la corruption, les fraudes électorales, la guerre, la famine, les maladies, les outrages faits aux femmes dans plusieurs sociétés africaines, la croissance des bidonvilles et le coût élevé de la vie dans les villes sont reliés à cette question.Nous connaissons les chiffres.L’ONU prévoit que d’ici dix ans à peine, la terre va porter près de 50 millions de réfugiés environnementaux.Les lacs, comme le lac Tchad, s’asséchent Plusieurs villes d’Afrique n’offrent pas d’eau dans leur robinet en moyenne trois jours par semaine.Et la situation est pire dans les campagnes, où le manque d’infrastructures de base engendre des maladies qui tuent 600 000 enfants et entraîne, en Afrîque subsaharîenne, la perte de 1,7 rnUlîon de jours d’école par an.Et îl y a plus.Je me souviens d’un reportage au bord du Nü, un endroit riche en poissons, où je suis allé visiter un futur barrage et témoigner des changements radicaux que cela allait entraîner dans les communautés locales.Près du réservoir, j’ai vu un enfant avec le ventre gonflé, probablement en raison de malnutrition.J’ai demandé au père, un pêcheur, ce que se passait et il m’a répondu que son fils était possédé par un mauvais es- prit Quand on lui a dit que c’était peut-être parce que son enfant ne mangeait pas assez et qu’ü gagnerait à manger le poisson que son père pêchait, l’homme nous a rétorqué qu’ü ne pouvait pas faire ça.Les poissons qu’ü sortait de l’eau, ü devait les vendre pour acheter des choses, comme des médicaments pour sa famille.Il était trop pauvre pour se permettre de manger le poisson qu’ü attrapait Au bord du Nü, on comprend que l’enjeu auquel fait face l’Afrique et sa population grandissante est finalement très prosaïque: c’est le savoir et l’éducation.L’Afrique peut importer la connaissance, oui, mais il y a une chose qu’elle ne peut pas importer, c’est la créativité et la capacité à faire de grandes choses avec.Daily Nation LE DEVOIR LE LUNDI 31 OCTOBRE 2011 C 3 SEPT MILLIARDS D’HÜMAINS La carte du taux de natalité Nombre de naissances par pays et par année^ pour 1000 habita moins de 10 ¦ 10 à 15 ¦ 15 à 20 ¦ 20 à 25 ¦ 25 à 30 ¦ 30 à 40 ¦ 40 ou plus La planète Terre Population 7 miiiiards Espérance de vie 68,5 ans Nombre d’enfants par femme 2,51 $ Population 733 miiiions Espérance de vie 75,8 ans Nombre d’enfant par femme 1,52 Population 4 212 miiiions Espérance de vie 69,9 ans Nombre d’enfants par femme 2,29 Beijing Oceanie Population 36 miiiions Espérance de vie 77,1 ans Nombre d’enfants par femme 2,41 Population Espérance de vie 1057 miiiions 55,4 ans Me bourne Nombre d’enfants par femme Sources: Institut national d'études démographiques (France) et l'Organisation des Nations unies ASIE > CHINE Le danger delà démesure SHAN JUAN Le sept milliardième habitant serait probablement né il y a cinq ^ ans, n’eût été la politique de planibcation des naissances de la Chine.En limitant à un le nombre d’enfants que la plupart des couples sur le continent peuvent mettre au monde, la Commission de la population nationale et de la planibcation familiale avance qu’envi-ron 400 millions de naissances ont été évitées depuis 1979.«Les naissances évitées en Chine sont importantes pour la conservation des ressources naturelles et de l’environnement à l’échelle mondiale également, dit le professeur Yuan 5ûn, de l’Institut de la population et du développement de TUniversité Nankai.Mais cet impact positif pourrait être annulé si les Chinois se mettaient à consommer démesurément comme le font les Occidentaux, à cause de leur grand nombre.» l>es données officielles montrent que la consommation par personne en Chine ,est inférieure de 20 % à celle des Etats-Unis.Si les niveaux de consommation étaient égaux, les besoins en électricité de la Chine seraient quatre fois supérieurs à ceux des Etats-Unis.Selon M.Yuan, le gouvernement chinois a anticipé le potentiel de surconsommation et a adopté des politiques visant à encourager l’économie et les modes de vie «verts»: il a éliminé les industries hautement énergivores et polluantes: a découragé l’achat de voitures par différentes mesures: a encouragé le tri des déchets, ainsi que la conservation de l’eau et l’économie d’électricité et a banni la distribution gratuite çle sacs de plastique.A mesure que notre population augmente, les défis auxquels l’humanité doit faire face augmentent également, dit Satiye Cagar du Fonds des Nations unies pour les populations.«Comment faire pour nous assurer que chacun d’entre nous ait un niveau de vie standard décent tout en conservant les ressources naturelles?» EUROPE > BELGIQUE Un avenir qui reste à tracer VERONIQUE KIESEL En 2100, l’Europe, avec 675 millions d’habitants, devrait avoir perdu 64 millions d’habitants par rapport à aujourd’hui, tandis que l’Afrique comptera 2,5 milliards d’habitants en plus et que l’Asie plafonnera à 4,5 milliards.La vieille Europe est-elle menacée de disparition face à la croissance de la population sur ces deux continents?On n’en est pas là.Mais avec des taux de natalité qui ne permettent pas le renouvellement de la population, nos pays éprouvent quelques inquiétudes: qui va payer les pen- OCEANIE > AUSTRALIE LE SOIR Le Soir (Bruxelles, Belgique) 125 000 exemplaires www.lesoir.be sions des futurs retraités dans quelques décennies?Notre système social, très apprécié, va-t-il s’effondrer?Heureusement, nous pouvons compter sur.l’immigration.Alors que les dirigeants européens ont tendance à faire de l’Europe une forteresse, verrouillant toutes les issues pour empêcher les migrants d’y pénétrer, ce sont pourtant ces mêmes étrangers «extracommunautaires» qui, dès aujourd’hui, permettent aux taux de natalité de ne pas trop plonger.Et nous avons déjà besoin d’eux pour occuper certains emplois qualifiés, notamment dans les hôpitaux.Une tendance qui devrait aller croissante.Face à un monde de plus en plus peuplé, l’Europe doit aussi s’adapter: passer à un modèle de vie moins gourmand en énergie, en nourriture, et moins polluant.l>es conséquences de nos actes, ici, frappent de plein fouet les populations du Sud.Certains pays européens ont déjà bien progressé sur la voie de «l’économie verte», d’autres ont nettement plus de retard: nou§ devons tous nous y mettre, et les Etats doivent appuyer financièrement les efforts des citoyens.Et si, en plus, on aidait les villages africains à s’équiper en panneaux solaires?Et si on cessait de faire, avec nos primes agricoles, de la concurrence déloyale aux paysans du Sud?Tout qela est affaire de choix politiques.A nous de faire les bons.Le Soir Réfugiés de la mer ASHLEY GARDINER Ly Etat d’urgençe a été proclamé ' dans le petit Etat des Tuvalu, situé dans le Pacifique, le 28 septembre: les réserves d’eau potable de l’archipel de 10 000 habitants ne tiendraient plus que cinq jours.Les forces de défense de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande ont dépêché sur place du matériel de dessalement d’eau de mer fourni par la Croix-Rouge pour éviter la pénurie.L’archipel n’a pas reçu de précipitations substantielles depuis la fin de 2010, et aucune n’est attendue avant l’an prochain.Les Tuvalu sont aux prises avec les conséquences du phénomène climatique Im Nina, qui a entraîné la sécheresse dans l’archipel, mais qui a causé des inondations en Australie.Ces deux manifestations extrêmes symbolisent ce que l’on craint le plus des changements climatiques.11 y a eu une prise de conscience collective en ce qui concerne l’eau, ou plutôt la rareté de l’eau, en Australie, aux prises depuis la dernière dé- Herald Sun Herald Sun (Melbourne, Australie) 550 000 exemplaires www.heraldsun.news.com.au cennie avec les sécheresses.Malgré sa grande superficie, l’Australie ne compte que 22 millions d’habitants, et la rareté de l’eau y est souvent citée comme un des facteurs nuisant à la croissance.Comment l’Australie peut-elle espérer voir sa population grandir de façon importante si elle n’a pas assez d’eau?La situation aux Tuvalu est-elle représentative de ce qui nous attend?lx)rsque la sécheresse était à son comble, plusieurs ont craint que les pluies qui sont nécessaires au maintien de la population aient disparu pour de bon.L^es gouvernements ont paniqué, mus par la crainte que nos barrages allassent s’assécher.Dans l’État de Victoria, la construction d’un nouveau réservoir pour la ville de Melbourne n’était pas à l’ordre du jour, et ce, même si une rivière, pouvait être exploitée en ce seps.A la place, le gouvernement d’État a dépensé plus de 5 milliards de dollars (5,25 milliards $CAN) pour la construction d’une usine de dessalement de l’eau de mer.L’idée du barrage a été rejetée principalement pour des motifs de conservation de l’environnement naturel de la rivière, mais l’usine de dessalement consommera une grande quantité d’électricité, grandement générée par le charbon.Puis les pluies sont revenues, les barrages se remplissent, et il est possible que nous n’ayons pas besoin de l’eau transformée par l’usine de dessalement avant plusieurs années.Néanmoins, lors de la prochaine sécheresse, plus de gens vont devoir compter sur une moins grande quantité d’eau.Cela est un facteur, parmi plusieurs, dont on tient compte dans les débats sur la croissance de la population.L^es craintes relatives à l’immigration constituent les plus grands défis politiques actuels au pays.l>e gouvernement australien, une administration minoritaire issue du Labour Party qui compte sur les députés indépendants du Parlement pour se maintenir au pouvoir, est virtuellement impuissant en la matière.La question des réfugiés de la mer demandant l’asile et la peur de l’immigration de masse sont les deux points qui préoccupent le plus les citoyens des circonscriptions des banlieues, qui décident de l’issue des élections au pays.Les changements climatiques constituent aussi un défi moral, économique et social de taille.Mais plusieurs rechignent à s’y attaquer.Pendant que le reste du monde voit l’Australie comme un pays détendu et insouciant, c’est la peur — réelle ou imaginaire — qui guidera les décisions importantes qui seront prises.Herald Sun Main-d’œuvre Le tiers des pays, majoritairement les pays développés, ont un taux de naissances inférieur à 2,1.11 s’agit du nombre moyen d’enfants qu’une femme aura pendant sa vie, et c’est le nombre minimal pour assurer le renouvellement de la population.«La plupart des pays développés, qui ont habituellement de bas taux de fertilité, prédisent une baisse et le vieillissement de leur population, tandis que les pays en développement verront au contraire leur population augmenter de façon stable, et rajeunir», avance M.Yuan.Si la population mondiale est censée atteindre les 9,3 milliards en 2050, seulement 3 % de cette croissance viendra des pays développés.En Chine, la population doit atteindre 1,45 milliard en 2030, ce qui représente le sixième de la population mondiale, selon les statistiques officielles.11 s’agit d’une baisse importante par rapport au tiers de la population mondiale que représentaient les Chinois à la fin des années 1660 et au début des années 1700.La problématique mondiale du vieillissement de la population touche également la Chine, et fait augmenter la pression sur les caisses de retraite et le système de santé.La population chinoise connaîtra des changements radicaux, surtout en œ qui concerne son vieillissement et l’équilibre entre les sexes.Èn 2050, on estime que 25 % de la population âgée viendra de la Chine, comparativement à 20 % actuellement La population active — les gens âgés de 15 à 59 ans — dégringolera de 940 millions actuellement à 750 millions, tandis que les personnes âgées verront leur nombre augmenter de 178 millions à 480 millions, soit de 13,3 % de la population totale à 34 %.Malgré ce changement, la pression dans le marché du travail devrait demeurer forte.«Nous aurons un large bassin de main-d’œuvre pendant encore longtemps, il sera juste un peu plus âgé», ajoute M.Yuan.China Daily China Daily (Pékin, Chine) 98 000 exemplaires www.chinadaily.com.cn C 4 LE DEVOIR LE LUNDI SI OCTOBRE 2011 SEPT MILLIARDS D’HUMAINS RON HAVIV AGENCE VII Des Yanomami, près d’un pont inauguré en 1998 à Demeni sur le fleuve Amazone afin de relier entre elles les villes brésiliennes séparées par la forêt tropicale.Les populations indigènes de l’Amérique du Sud ont de plus en plus de contacts avec le monde «civilisé», les exposant du même coup à l’influence occidentale.LE DÉFI DE L’ETHNICITÉ Un monde qui va se raconter dans quelle langue ?FABIEN DEGLISE Ly liumanité croît et L’iiécatombe, malgré tout, ' se poursuit.Tous Les 15 jours, une langue disparaît de La surface du globe, sous La pression des reconfigurations géodémographiques, des déplacements de popqlation, des politiques linguistiques de certains Etats, des conflits ethniques ou encore de l’impérialisme anglo-saxon auquel se frottent depuis longtemps le Québec et ses huit millions d’habitants aujourd’hui.Des 6000 lances qui sont parlées aujourd’hui sur terre, la moitié devrait en effet cesser d’exister d’ici la fin du siècle en cours, selon les calculs effectués par l’UNESCO, avec, au-delà du constat chiffré, une question qui s’impose: dans quels mots l’humanité, qui vient d’atteindre aujourd’hui la barre sjmibolique des sept milliards, va-t-elle se raconter, pour la suite des choses?Les suprématies du présent, en mandarin, en espagnol, en anglais, en français et en arabe — les cinq langues aux quatre milliards de locuteurs sur terre —, ne sont pas forcément garantes de celles de demain.Un doute?En 2033, le poids démographique du continent asiatique devrait en effet représenter plus de 53 % de la population mondiale, confirmant du coup la force ou donnant des ailes au passage à des langues comme le mandarin, oui, mais aussi à l’hindi, au javanais, au télougou ou encore au bengali, dans une vaste mosaïque culturelle de plus en plus mondialisée.La tendance est encore timide, mais elle n’en demeure pas moins perceptible sous le double effet de masses humaines qui se renforcent à certains endroits et des outils de communication numériques qui leur permettent désormais d’exposer leur spécificité culturelle à la face du monde.Il suffit de se promener dans un festival de films quelque part sur la planète pour prendre la pleine mesure de la mutation en cours.Oui, I’Asje produit déjà plus de longs métrages que les Etats-Unis ou l’Europe et ça paraît.Dans ces lieux de diffusion et de compétition, la place occupée par les créations coréennes, japonaises ou encore chinoises est de plus en plus importante.Tout comme l’engouement qu’elles suscitent un peu partout sur la planète auprès des jeunes.En chute libre Le cadre narratif de Bolljrwood — en provenance de l’Inde — est logé à la même enseigne, lui qui depuis quelques années tend à amener sa délirante bonne humeur contagieuse au-delà de ses frontières naturelles, à Paris, à Toronto, à Barcelone, à New York, à Montréal, à Berlin, à Buenos Aires.où déjà les mangas — ce genre littéraire d’origine japonaise — tout comme les jeux vidéo ont déjà posé depuis quelques années les bases d’une nouvelle trame culturelle mondiale en constante évolution.Le tissage se joue bien sûr dans des langues prévisibles, placées désormais dans une zone d’instabilité par un poids humain en chute libre de l’Amérique du Nord et de l’Europe, contrairement au Moyen-Orient, à l’Afrique et à l’Asie où le son de l’humanité qui se raconte s’amplifie tellement qu’il risque de se faire entendre partout ailleurs, tout en faisant ombrage certainement à des langues en perdition, comme l’araki du Vuanatum, le juhur d’Israël, le karone du Sénégal, le karaim de la Lituanie, le cape khorkhoe de l’Afrique du Sud, dont la disparition est annoncée alors que le sept milliardième humain arrive sur terre, et qui pourrait ne plus être là lorsque le huit milliardième va lancer son premier cri.Le Devoir Une cueilleuse de thé, au Sri Lanka JACQUES NADEAU LE DEVOIR " "VEUILLEZ DÉCOUPER ET EXPÉDIER AVEC VOTRE DON DÈS AUJOURD’HUI “ ™ ™ ™ ™ ™ Of^fVe^ MW trépas cowtpiet poM»* jVoël l Nous avons besoin de votre aide pour servir des repas chauds ou procurer d’autres services essentiels, en cette période de Noël, aux personnes démunies, sans-abri et qui souffrent dans la région de Montréal.Pour seulement 2,78 $, vous pouvez procurer un repas chaud ou un abri sécuritaire et une aide qui pourraient être le point de départ d’une nouvelle vie.S’il vous plaît, aidez-nous à donner de la nourriture et des soins à ceux qui ont faim, aux sans-abri et à ceux qui souffrent en postant votre don dès maintenant.Parce que donner, ça fait du bien ! ?27,80$ pour 10 personnes ?69,50$ pour 25 personnes ?139 $ pour 50 personnes ?278 $ pour 100 personnes ?______$ pour aider autant de personnes possible Donnez en ligne au www.missionbonaccueiI.com ou composez le (514) 523-5288 Veuillez débiter ma carte de crédit ?Visa ?MasterCard ?American Express NO DELA CARIE DATE D’EXPIRATION SIGNATURE NOM EN LETTRES MOULÉES ( COURRIEL TELEPHONE ADRESSE VILLE PROVINCE CODE POSTAL Libellez et envoyez votre chèque à : Les montants mentionnés sont des coûts moyens et comprennent les frais de préparation et MISSION de service des repas.Un reçu d’impôt sera émis pour tout don de 10$ et plus.Mission bon Bon ACCUOil Accueil est un organisme de bienfaisance : NE 10819 5215 RR0001 NOTRE 120e ANNÉE AU SERVICE DES DÉMUNIS ¦ « Mission Bon Accueil 606, rue de Courcelle Dépt.403 108 Montréal, QC H4C3L5 LÇ DEFI DU DEVELOPPEMENT DURABLE Un impossible statu quo LOUIS-GILLES FRANCŒUR La ponction sur les ressources vivantes et non renouvelables d’une humanité qui les surexploite, accentuée par le dérèglement des grands régulateurs de la planète comme le climaL la couche d’ozone et les océans, conduit l’humanité au dépassement des seuils de viabilité de la planète, selon la plupart des grands organismes scientifiques.Ce qui pose rme question fondamentale: noùe ponction sur les ressources est-elle viable ou s’agit-il d’une fuite en avant au potentiel mortel?Selon plusieurs études, les humains ont atteint le seuil d’exploitation de leur planète en 1987.En 2007, nous aurions consommé l’équivalent de 1,4 planète et ce dépassement atteindra deux fois sa capacité en 2033, malgré les progrès anticipés des technolo^es.Mais cette ponction sur les ressources planétaires est inégale.Les 36 principaux pays responsables du réchauffement climatique — dont le Canada — étaient responsables en 2007 de 57 % du PIB mondial et de 46 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) avec serdement 20 % de la population mondiale.D’ici 2030, selon l’Agence internationale de l’énergie, sans changement de cap, nous aurons augmenté de 50 % noùe consommation malgré la menace des changements climatiques.Et cette menace est sérieuse: la température du globe a augmenté de 0,7 °C au XXe siècle et elle devrait augmenter de 1,8 °C à 4,5 °C d’ici 2100.La rapidité du changement dépasse présentement les prévisions les plus pessimistes et menace les mégalopoles de la planète, principalement celles d’Asie et d’Afrique.Peur du futur La moitié des humains était dotée d’un téléphone cellulaire l’an dernier.La dépense d’éner-^e des réseaux de communications et d’Internet, ajoutée à celle des nouveaux téléviseurs, est en ùain d’annuler deux décennies d’efforts en efficacité énergétique.Or, même avec un coup de barre radical — pour l’instant fort improbable — le réchauffement en cours continuerait sa progression pendant des décennies, tout comme il faudra au moins 50 ans d’efforts continus pour restaurer la couche d’ozone.Quant à la perte du capital génétique, engendrée par une inexorable consommation alimentaire croissante et par la dévastation des grandes forêts et des écosystèmes côtiers, marins et humides, elle pourrait rayer de la carte 16 000 espèces.Qr, aucun contrôle en vue ne pourra faire renaîùe celles qui ont disparu.Cédons-nous à la peur du futur en évoquant ces chiffres?Pour les scientifiques et des organismes aussi conservateurs que Iç Département de l’Intérieur des Etats-Unis, plus de 24 ressources minérales critiques vont êfre épuisées d’ici la fin du siècle, provoquant des hausses de prix qui vont accentuer les inégalités entre pays et individus.Les crises alimentaires, attisées par la surexploitation des mers, la désertification, la dégradation des sols et la diminution de la disponibilité de l’eau, vont aussi accentuer les disparités au point de provoquer des conflits et de créer des «réfrigiés enviroimementaux».Le Worldwatch Institute propose deux solutions: d’abord diminuer la population mondiale par l’éducation des femmes et en consolidant leur droit à décider de leurs grossesses.La moitié de la croissance de la population mondiale pourrait ainsi êùe évitée.Ensuite, réduire la consommation des ressources et favoriser rme meilleure répartition.En somme, l’humanité doit commencer rapidement à planifier la décroissance de sa consommation et de sa production, ou l’épuisement des ressources lui imposera ce même coup de frein, mais dans un contexte de rivalités, de migrations environnementales, d’inégalités croissantes, voire d’affrontements et de guerres.Le Devoir LE DEVOIR, LE LUNDI SI OCTOBRE 2011 C 5 SEPT MILLIARDS D’HUMAINS LE DEFI DE L’ALIMENTATION Des insectes et des hommes FABIEN DEGUISE L> liumanité prend du volume et Les ' émissions culinaires, dans Les pays qui aiment surconsommer ce genre de divertissement, risquent du coup de ne plus avoir Le même visage.Pour cause! Iæs traditionnels filets de saumon, poitrines de poulet et pâtes à La sauce tomate qui meublent actuellement Leur menu sont en effet condamnés à disparaître.au profit de nouveaux ingrédients plus aptes à faire face aux défis alimentaires de L’humanité: criquets, grillons fumés, larves, fourmis, sauterelles, teignes, guêpes, méduses et, pourquoi pas, kangourous.La mathématique est impLacaliIe.Avec un milliard d’humains en plus, en 14 ans à peine, et un autre milliard anticipé d’ici les douze prochaines années, l’humanité va devoir composer, à court terme, avec beaucoup de nouvelles bouches à nourrir, principalement dans des coins du globe où l’alimentation est déjà un problème.Et le changement démographique majeur, selon plusieurs organisations internationales, appelle ainsi à revoir l’univers culinaire de chacun, au bénéfice de tous.L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sonne d’ailleurs régulièrement l’alarme, comme en juillet dernier quand elle a souligné que la consommation de poisson avait atteint un nouveau record mondial: 17 kg sont désormais ingurgités par habitant.En moyenne.Les ressources halieutiques comblent du coup 15 % des besoins en protéines animales de 3 milliards d’humains sur terre.Et difficile de dire si cela va pouvoir continuer.Déclin des ressources C’est que cette croissance de la consommation s’accompagne forcément d’un effet pervers: au moment où l’humanité passe la barre du 7 milliards, 32 % des stocks de poissons dans le monde sont surexploités ou épuisés et demandent «à être restaurés d’urgence», indique l’organisation internationale, qui qualifie même la chose de «source de grande préoccupation».I?! S Al Dans les mers comme sur la terre, la pression s’accentue.D’ici 40 ans, indique l’ONU, la production agricole sru la surface du globe va devoir augrnenter de 70 % pour répondre à l’appel du pain, du riz, du steak, de la côtelette, des tomates à l’année et des fraises en hiver.Avec à la clef, certes, ime diminution prévue de bouches affamées — le nombre de personnes souffrant de la faim devrait passer d’un milliard en 2009 à 370 millions en 2050 —, mais aussi ime tension accrue sru les ressoruces naturellqs, l’environnement, les terres arables.A moins que du nouveau entre progressivement dans les assiettes.Des noms?La méduse, une source de protéine déjà consommée dans plusieurs pays asiatiques, et que l’abondance dans la partie bleue de la terre porurait rapidement transformer en mets de prédilection d’une humanité à la hausse.Le kangoruou, poru les mêmes raisons, mais sur le plancher des vaches, porurait aussi être érigé au même rang.La FAO compte aussi beaucoup sru l’en-thomophagie, la consommation d’insectes, afin de subvenu aux besoins alimentaires de la planète, comme en témoignent les nombreux dossiers qu’elle consacre à ce sujet.Actuellemenf dans près de 90 pays dans le monde, 527 espèces d’insectes sont en effet au menu de près de la moitié des humains sru terre.L’Afrique, l’Asie et les deux Amériques du bas sont les principaux lieux de cette consommation qui gagnerait à s’étendre aillerus en raison de sa valeru nutritioimelle et du caractère hautement renouvelable de la ressoruce.Au total, 1400 espèces différentes mériteraient que l’on s’intéresse à elles, au moment de se mettre à table, dit la FAO.Des bestioles censées aider l’humanité à s’en sortir à condition toutefois que l’humanité en prenne soin: «La plupart des insectes comestibles sont récoltés dans les forêts naturelles.» Forêts que la pression démographique, forcé-menf affecte toujorus et afflige parfois.Le Devoir JOHN STANMEYER AGENCE VII Des femmes et des hommes se bousculent pour mettre la main sur quelques pains fournis par le gouvernement dans le village de Nazlet el-Samman, dans la région de Gizeh.Cette mesure gouvernementale a été rendue nécessaire par la hausse vertigineuse du prix du blé.O -TTEL JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’Asie regroupe 60 % de la population mondiale, mais elle ne bénéficie que de 36 % de l’eau douce disponible sur le globe, ce qui rend nécessaire la distribution de cette précieuse ressource dans de nombreuses régions.LE DÉFI DE L’EAU Le spectre de la rareté LOUIS-GILLES FRANCŒUR Même si on parle plus souvent de l’«empreinte climatique» de nos sociétés et de leur empreinte écologique, plus globale, le concept d’empreinte aquatique est assez peu évoqué dans la société québécoise où l’eau abonde généralement même si elle se fait parfois rare ou chère à traiter dans la vallée du Saint-Laurent.Globalement, les 1,4 milliard de kilomètres cubes d’eau de notre planète ne sont pas disponibles aux humains, car 97 % se concentrent dans les océans salés.Les eaux de surface — lacs, rivières et milieux humides — ne contiennent que 0,02 % de cette ressource, porutant suffisante poru satisfaire les besoins d’une humanité même en forte croissance, si.elle adoptait de meillerues pratiques.L’eau est aussi rrâl répartie: l’Asie, qui regroupe 60 % de la population mondiale, ne bénéficie que de 36 % de l’eau douce disponible.Et que dire des 42 millions d’habitants de la vallée du Saint-Laurent et des Grands Lacs, qui ont accès à 5 % des réserves ipondiales d’eau douce?Aux Etats-Unis, selon une étude publiée en 2007 par l’Agence poru la prptection de l’environnement (EPA) des Etats-Unis, plus du tiers des eaux côtières des 28 plus importants estuaires du pays sont en mauvaise condition à cause de la pollution et des empiétements rubains.Et la détérioration de ces estuaires se porusuit même si on en tire poru 2 milliards de poissons comestibles par année.Des villes comme Los Angeles ne savent plus où prendre leru eau.Le fleuve Colorado^ dont les eaux sont siphonnées par sept Etats, n’atteint plus le Pacifique plusierus mois par aimée, vidé de,son eau.Les Etats-Unis et la Chine ont ceci en commun que leurs réserves d’eau provenant de la fonte des glaciers s’amenuisent d’année en année en raison des changements climatiques.D’ici quelques décennies, ces soruces importantes vont se tarir aux dépens non seulement des cours d’eau, mais aussi des aquifères, la réserve ultime.En 2008, le professeru Wong Poh Poh, de l’Université nationale de Singapour, déclarait dans une conférence internationale que 2 milliards de personnes allaient manquer d’eau pour cause de pollution ou de surexploitation d’ici 2050.Menace pour la paix Une étude britannique publiée en 2007 avait identifié 46 pays, abritant 2,7 milliards de personnes, où la raréfaction de l’eau pour cause de mauvaises pratiques et de ré- chauffement climatique allait les contraindre à gérer le risque de conflits ouverts pour protéger leur accès à l’eau.La même année, un rapport publié par J’Aca-démie nationale des sciences des Etats-Unis concluait après avoir étudié 8000 conflits dans le monde que les pénuries d’eau constitueraient une des principales menaces pour la paix au XXI® siècle, ce que confirmaient d’autres analyses faites cette fois par la CIA et le Pentagone.Le conflit en cours au Darfour et celui, heureusemept réglé diplomatiquemepL qui a opposé l’Ethiopie, le Soudan et l’Egypte à propos des réserves du Nil, en sont des exemples.D’autres risques de conflit se dessinent entre la Turquie, la Sjuie et l’Iraq pour l’accès aux eaux des fleuves Euphrate et Tigre.D’autres affrontements sur cette question sont aussi possibles entre l’Inde et le Pakistan.En Chine, ce sont des batailles entre régions qui se dessinent alors que les pénuries dans l’une suscitent le détournement de rivières dont d’autres régions dépendent.Ce qui n’est pas étranger aux pressions qu’exercent présenteunent plusieurs Etats du centre des Etats-Unis pour avoir accès à l’eau des Grands Lacs.Et, qui sait, à celles du Canada un jour.Le Devoir LE DEFI DE LA PAUVRETE L’imprévisible et inévitable migration CLAUDE LEVESQUE NOUS sommes donc sept milliards et nous sommes de plus en plus nombreux à avoir envie de bouger.On estime à 214 millions, soit 3 % de la population mondiale, le nombre de migrants internationaux, comparativement à 75 millions en 1965.Si le chiffre absolu a augmenté considérablement, la proportion demeure cependant assez stable, note l’Organisation internationale pour les migrations.Les experts admettent que la mobilité humaine est difficile à mesurer et encore plus difficile à prévoir.On peut quand même dire sans trop risquer de se tromper que les mouvements migratoires sont surtout causés par des facteurs économiques.Les candidats à l’émigration sont généralement motivés par la recherche d’un meilleur emploi ou d’un emploi tout court, ou encore par la perspective de services éducatifs, sanitaires et sociaux de meilleure qualité que chez eux.Pas étonnant qu’ils soient pour la plupart originaires des pays en dévelop- «On estime que 40 % de la population mondiale se partage 5 % du revenu mondial tandis que les 10 % les plus riches en captent 54 %» pement et qu’ils s’installent en majorité dans les pays développés.11 ne faut pas croire pour autant à de gigantesques flux intercontinentaux, puisque la plupart aboutissent dans des pays assez proches de ceux qui les ont vus naître.Les écarts de richesse sont donc propices aux mouvements migratoires.«Globalement, on estime que 40 % de la population mondiale partage 5 % du revenu mondial, tandis que les 10 % les plus riches en captent 54 %», peut-on lire dans L’Atlas des Futurs du Monde (Laffont, 2010).Géographiquement parlant, la richesse se trouve surtout concentrée en Amérique du Nord, en Europe occidentale et en Asie du Nord-Est.En raison de leurs populations colossales, l’Inde et la Chine sont les deux principales «productrices» d’émi-grants, mais elles deviennent en même temps d’importantes terres d’accueil.La forte croissance économique dans toutes les contrées émergentes laisse d’ailleurs présager que les flux migratoires continueront de changer: de plus en plus de pays seront concernés par le phénomène, comme point de départ ou comme point d’arrivée ou les deux à la fois.Clandestinité Parmi les migrants internationaux, on comptait 15,4 millions de réfugiés en 2010, soit environ 7,6 % du total.C’est évidemment sans compter les 21 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays par des conflits ou des sécheresses.Les candidats à l’émigration n’empruntent pas tous les voies légales, ce qui crée des tensions, notamment en Méditerranée et à la frontière entre le ]V{exique et les Etats-Unis.Des dizaines de milliers de «clandestins» quittent chaque année les côtes africaines à destination de l’Europe, souvent au péril de leur vie.Frontex, la police des frontières de l’Union européenne, estimait à 175 000 le nombre d’entrées illégales sur le territoire en 2008.Les autorités du Vieux continent s’en inquiètent et tentent de serrer la vis, oubliant que, pour un migrant qui franchit la Méditerranée, il y en a probablement dix qui quittent l’Afrique subsaharienne en direction du nord, mais qui s’arrêtent avant d’atteindre le rivage.Comme tous ces Latino-Américains dont le périple se termine au Mexique.Le Devoir C 6 LE DEVOIR LE LUNDI 31 OCTOBRE 2011 SEPT MILLIARDS D’HUMAINS RfirjB* iiaiisHt JACQUES NADEAU LE DEVOIR La croissance démographique pousse inévitablement les gens à se regrouper en milieu urbain.LE DÉFI DE LA DENSIFICATION La vie urbaine de demain FABIEN DEGLISE L^univers de la science-fiction en a ' rêvé, Holl5nvood a mis le phénomène en images et la pression démographique est sur le point de rendre le tout bien réel.à 35 km au sud de Séoul, la capitale de la Corée, celle qui est démocratique et développée.Baptisée Gwanggyo, cette ville du futur dévoile, actuellement sur plan et papier, ses couleurs avec ses grandes tours coniques et verdoyantes s’élevant vers le ciel, ses promenades suspendues et ses espaces verts à profusion dans lesquels 77 000 humains, pour commencer, vont avoir la chance de s’exposer à court terme à la vie urbaine de demain.Un bureau d’architectes de Rotterdam, MRVDV, et la hrme Daewoo sont derrière cette utopie en voie de matérialisation qui concentre sur un territoire restreint commerces, logements et bureaux, qui se veut écologique, autosuffisante et surtout, qui va être fortement densifiée, à l’image des environnements urbains que l’humanité en pleine croissance se prépare à façonner.Forcément.C’est un chemin incontournable, la faute à l’exode rural qui en moins de deux cents ans à conduit les humains à inverser une tendance lourde: au milieu du XIX" siècle, 90 % étaient des ruraux alors qu’aujourd’hui, 60 % sont des urbains dans des villes qui en 20 ans n’ont cessé d’étendre leur superficie, tout comme la diversité des défis auxquels elles doivent désormais faire face.L’humanité croît et le fait principalement dans la ville, son nouvel habitat naturel, où d’ici 2033, 5 milliards d’hommes, de femmes et d’enfants vont devoir en effet trouver un toit pour se protéger, un travail pour subvenir à leurs besoins, de l’eau pour boire et se laver, des réseaux de transport pour se déplacer, accéder à la nourriture, gérer leurs déchets.Le tout dans une très grande inégalité, entre le Sud et le Nord.La croissance urbaine de l’Afrique aujourd’hui donne le ton: à l’instar de l’Asie, ce continent devrait doubler sa popula- Au milieu du XIX" siècle, 90 % des humains étaient des ruraux, alors qu’aujourd’hui, 60 % sont urbains tion urbaine en moins de 10 ans, avec à la clef des enjeux de taille en matière d’étalement, d’accès aux ressources naturelles, à l’eau, à l’énergie et de gestion de sa pauvreté, qui va immanquablement venir accroître la taille des bidonvilles déjà passablement bondés: un milliard d’humains urbains composent avec cette réalité en 2011.Dans 30 ans, ils devraient être le double.Comme ailleurs sur la planète, les zones urbaines en explosion dans ces coins du globe angoissent les planificateurs de développement, qui désormais n’ont plus le choix d’encourager la densi-bcation des villes pour réduire leur empreinte écologique, diminuer la pression sur les terrains, réaliser des économies d’échelle sur les coûts d’infrastructure, d’approvisionnement, de traitement et d’assainissement, optimiser les réseaux de transport.Dans ces villes de demain, l’humanité y regardera d’ailleurs son univers de haut dans des tours élevées interreliées par des galeries souterraines ou des passerelles ancrées dans des centres-villes hautement technologiques — le numérique étant envisagé aujourd’hui comme un moyen de réduire demain les déplacements, tout comme la pollution qui vient parfois avec.Le volume pris par les villes va ainsi forcer leur tridimensionnali-té, seule capable de répondre à ce besoin d’en mettre le plus dans des périmètres dont l’extension n’est pas illimitée et surtout pas souhaitable.Un concept développé d’ailleurs au centre de Montréal dans les années 60 par l’urbaniste Vincent Ponte, qui a rêvé sa ville en hauteur, en surface et en sous-sol, et qui moins d’un siècle plus tard risque de voir passer son rêve, à l’image de Gwanggyo la verte, de l’état d’étrangeté à celui de modèle à l’échelle planétaire.Le Devoir LE DEFI DU TRANSPORT Une mobilité en pleine mutation FABIEN DEGLISE La créature, présentée en 2010 lors du Salon de la haute technologie de Beijing ne pouvait pas passer inaperçue et pour cause.Dans une mégalopole qui dans les dernières années a fait rimer mutation et congestion routière, l’autobus des temps modernes, le 3D Express Coach, de la Shenzhen Hashi Future Parking Equipment Company, n’annonce rien de moins que des heures de pointe plus fluides, avec sa capacité élevée — 1400 passagers —, son système de propulsion électrique et surtout ce petit plus qui le rend aussi surprenant qu’inspirant: le véhicule surélevé est conçu pour chevaucher la chaussée, laissant du coup passer en dessous de lui la circulation lorsqu’il s’arrête pour faire monter et descendre les passagers.Ce tramway que l’on dit volant, dont 6 kilomètres de ligne ont pour le moment été installés à titre expérimental dans l’ouest de la capitale chinoise, est forcément condamné à se répandre partout dans l’empire du Milieu, mais aussi ailleurs sur la planète où les humains, en se reproduisant si fort et si vite, viennent remettre en question la façon qu’üs ont de se déplacer, et de faire circuler leurs marchandises.Le changement de voie est annoncé: l’an dernier, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la terre s’est mise en effet à crouler sous le poids d’un milliard de voitures, selon le Ward’s Auto, qui calcule ce genre de choses.Chaque jour, ce sont désormais 95 000 nouveaux véhicules qui débarquent sur les routes quelque part sur Terre.Une tendance bien sûr stimulée par les marchés en émergence: en Chine, 1 habitant sur 17 possède un véhicule à 4 roues alors que les 16 autres en rêvent La Terre s’est mise à crouler sous le poids d’un milliard de voitures Le corollaire, sur les ponts, les autoroutes périphériques, aux feux rouges, dans les ronds-points, est facile à visualiser, tout comme d’ailleurs le visage que cette multiplication de voitures sur l’asphalte risque de donner à la mobilité du futur.Face à des courbes démographiques ascendantes, les transports vont devoir se collectiviser et surtout s’automatiser pour plus d’efhcacité et de respect pour l’environnement, croit l’humain d’aujourd’hui qui met doucement la clef dans le contact de cette nouvelle réalité.La preuve se nomme Google Car, une voiture sans chauffeur en circulation actuellement sur le bitume californien.Sa destination?Un monde décongestionné par la machine et les systèmes de pilotage intelligents plus aptes, dit-on, à inscrire les déplacements d’un véhicule dans une circulation d’ensemble.Ce que l’humain, le nez collé sur le coffre de la voiture devant lui qui n’avance pas, peine à faire.Ce concept devrait porter également dans les vîUes la prolifération des réseaux automatiques de signalisation routière capables d’ajuster la couleur des feux et le sens des voies en «lisant» le trahc en cours.Dans ce touL le CyCab, sorte de taxi télécommandé dont l’aéroport Heathrow de Londres va bientôt se doter, devrait trouver facilement sa place.Tout comme les véhicules de déplacement individuels, qu’imaginent aujourd’hui Honda et Toyota dans leurs labos de Tokyo, pour permettre aux humains de rouler sur les trottoirs pour désengorger les rues.Et tant pis pour les automobilistes en solo et les dompteurs de véhicules sport qui, sous l’effet de cette mutation, vont devoir individuellement accepter de se laisser conduire — ou prendre le contrôle de modules de déplacement moins gros —, au bénéhce de tous.Le Devoir e JACQUES NADEAU LE DEVOIR La mobilité est un défi de taille, sur terre comme sur mer.J yi IL Y A ASSEZ DE NOURRITURE SUR TERRE POUR NOURRIR TOUT LE MONDE.Pourtant, 925 miLLions de personnes se couchent Le ventre vide chaque soir., jj W V Photo : ©Torn Pietrasik / Oxfam REJOIGNEZ CULTIVÔNS LA TERRE.LA VIE.LE MONDE.ET FAITES PARTIE DE LA SOLUTION Notre programme d'engagement du public est réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Canada agissant par L'entremise de L'Agence canadienne de développement international (ACDI).oxfam.qc.ca Suivez-nous aussi sur Twitter et Facebook X ) Oxfam ^ Québec Le pouvoir d'agir http://tago.ca/ucA
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