Le devoir, 5 novembre 2011, Cahier A
Cinéma: Gilbert Sicotte dans un de ses plus grands rôles Cahier Culture r Claude Morin et la nuit des longs couteaux Page B 5 Cette fois, Paul va au parc Cahier Livres A www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.CII N“252 ?LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2011 2,63$+taxes= 2,99 LA DEMOCRATIE A UERE NUMERIQUE Plus qu’une commission d’enquête, le Québec a besoin d’une politique de divulgation des données gouvernementales A “ Ha corruption ne peut pas survivre Les avancées technologiques facilitent désormais la gestion et le croisement de bases de données informatiques complexes pour plus de transparence FABIEN DEGLISE ANTOINE ROBITAILLE e rêve est à portée de souris, mais il n’est encore qu’un rêve.Imaginez: une application Web baptisée «élus.qc» — ou «élus.ca» — qui permettrait de suivre chaque politicien à la trace.numériquement, s’entend.Clic: ici, les contrats soutenus par lui, accordés à tel ou tel entrepreneur.Clic: là, le détail de ses dépenses dans le cadre de ses fonctions, des contributions électorales qu’il a reçues, de ses déplacements, de ses rencontres.et autres informations publiques que la logique des données ouvertes «Plus que d’une commission d’enquête, c’est de politiques agressives de libération des données gouvernementales que le Québec a besoin aujourd’hui», «Actuellement, plusieurs personnes détiennent un pouvoir dans l’administration parce qu’elles possèdent de l’information et sont les seules à y avoir accès» {open data) et de gouvernement ouvert {open government), deux concepts en phase ascendante dans les lieux de pouvoir au Québec comme ailleurs dans le monde, se prépareraient bientôt à rendre disponibles.lance à l’autre bout du fil James McKinney, programmeur chez Nord Ouvert un groupe de programmeurs versés dans la promotion de la transparence dans les administrations publiques.«Dans un milieu comme celui-là, la corruption ne pourrait certainement pas survivre.» Assainir les fondements de la démocratie par le numérique, le projet est ambitieux, mais loin d’être utopique, croient les défenseurs de la gouvernance numériquement ouverte, dont la voix porte avec un peu plus d’insistance depuis quelques mois au Québec.Les avancées technologiques qui facilitent désormais la gestion, le partage et surtout le croisement de bases VOIR PAGE A 14: DÉMOCRATIE Le Québec ne manque pas d’exemples, à lire en pages A 6 et A 7 ECONOMIE La Grèce se coalise pour affronter la tempête À lire en page C 1 Le Devoir toujours en progression \ ¦ A lire en page A 2 À VOS MONTRES! \ A2h la nuit prochaine, nous reviendrons à l’heure normale.Il faudra donc reculer d’une heure montres, coucous, horloges et autres sabliers.Bonne nuit! INDEX Actualités.A 2 Annonces.C 13 Avis publics.C 9 Bourse.C 2 Carrières.C 4 Décès.C 13 Dossier.A 6 Économie.Cl Éditorial.B 4 Idées.B 5 Monde.A11 Mots croisés.D 6 Météo.C 9 Perspectives.B 1 Sports.C 13 Sudoku.D 5 Les voleurs d’eau Dans le nord du Kenya, les querelles tribales au sujet de vol de bétail se sont perpétuées dans le XXI® siècle.Aujourd’hui cependant, on ne s’affronte plus pour le contrôle d’un pâturage mais pour la propriété d’un barrage, et les lances ont cédé la place aux armes automatiques, alors que le gouvernement central semble impuissant devant un conflit qui freine le développement de la région.VALERIAN MAZATAUD Chandaü bleu foncé, pantalon de camouflage court et kalachnikov en main, Samson Kibith, 22 ans, est assis en haut de la colline, le regard perdu vers le nord, par-4elà la rivière Turkwel et le mont Masol.À la frontière des comtés du Turkana et du Pokot, la région voit s’affronter les voleurs de bétail des deux tribus depuis toujours.Aujourd’hui pourtant les razzias de chèvres et de moutons se sont métamorphosées en des affrontements plus violents.L’enjeu?Plusieurs milliers d’hectares de terre arable riche en minéraux, une rivière parmi les plus puissantes de la région et une des centrales hydroélectriques les plus modernes du pays.«J’allais chercher de l’eau à la rivière hier quand ils m’ont tiré dessus.Je n’ai vu que trois Turkanas, mais ils étaient au VOIR PAGE A 14: VOLEURS Construction Lemieux s’attaque à « l’impuissance des leaders syndicaux » La p.-d.g.de la CCQ veut casser le pouvoir des syndicats affiliés en redonnant le contrôle des cotisations aux centrales KATHLEEN LÉVESQUE La Commission de la construction du Québec (CCQ) vient de mettre fin à une entente administrative de plus de trente ans avec les 45 syndicats affiliés à la FTQ-Construction et au Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), redonnant du coup le contrôle des cotisations syndicales aux deux centrales.En entrevue au Devoir, la p.-d.g.Diane Lemieux ne s’en cache pas: les 28 locaux de l’International et les 17 de la FTQ-Construction apparaissent comme les meneurs d’un système empêchant l’industrie d’évoluer.Les débrayages organisés il y a deux semaines dans les chantiers de construction et les dérapages qu’ils ont entraînés contrastent, selon elle, avec la porte entrebâillée par le président de la FTQ, Michel Arsenault et le président de l’International, Gérard Cyr, pour changer les règles en ce qui a trait notamment au placement syndical de la main-d’œuvre.«Je m’attaque à l’impuissance des leaders syndicaux à maîtriser certaines situations», a affirmé Diane Lemieux en mesurant bien ses mots.Ainsi, Mme Lemieux a fait parvenir jeudi dernier une lettre aux dirigeants syndicaux pour les aviser que la CCQ met fin à l’entente et «revient à l’esprit de la Loi [R-20] qui reconnaît cinq associations représentatives», soit la FTQ, l’International, VOIR PAGE A 14: CONSTRUCTION Diane Lemieux VALERIAN MAZATAUD LE DEVOIR Dans le nord du Kenya, l’eau est au centre de bien des querelles.Un superbe roman sur les ambitions et ies rêves d’un jeune avocat trentenaire Ronafd Lavaifée Le bonheur à Memracook f ^ c: 29,95$ * 456 PAGES 77831302834845 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2011 ACTUALITES Le Devoir toujours en progression Les ventes du Devoir poursuivent leur progression.Pour le semestre terminé le 30 septembre dernier, la diffusion payante totale des éditions de semaine du journal a progressé de 4,7 % pour atteindre 29 812 exemplaires.L’édition du samedi a pour sa part vu sa diffusion Au cour d’une même semaine, 369 000 personnes lisent l’une ou l’autre des éditions du Devoir augmenter de 2,6 % avec 48 228 exemplaires vendus.Ces données sont tirées du dernier rapport de l’Audit Bureau of Circulation (ABC) qui mesure la diffusion de 23 quotidiens canadiens, dont seule- ment quatre ont connu durant cette période de six mois une augmentation de tirage.Le Devoir est celui qui, une autre fois, affiche les meilleurs résultats en pourcentage.Tous les autres ont subi des baisses variables.Le quotidien montréalais The Gazette est le journal qui a enregistré les pertes les plus sévères.En semaine, sa diffusion a chuté de 14,6 %, passant de 136 376 à 116 446 exemplaires.Le National Post a pour sa part subi des pertes de 5,7 %, et The Globe and Mail de 2 %.Outre Le Devoir, le seul quotidien francophone à connaître une augmentation de sa diffu- GRAND PRIX DU CANADA bijoux detechnoli^ie Serge revient FtancoFolies homme seul LE DEVOIR Sondage Leger Marketing Le Devoir Les Québécois veulent Legault Peut-on faire de la politique ' f différemment’ Lattitude partisane P9atetreeclairee,etla A : .' / La coalition de l’ex ministre pequiste récolté 12 points de plus que le PQ et 13 de plus que le PLQ ' 'V 53t Tiff- , .V:' LL 3 Laissez brûler Montréal! « I - -'•'"S'”- Ir da rrta elda bin Kint hinalbi I Mon cher dear Stephen I Ldtreaunpremierministrequipasseraalhistoire Page B 10 LE DEVOIR Des élections 30ANSDELALALA Iles groupes de femmes |en rogne 1 contre St-Pierre inutiles et coûteuses, dit Laraque Le Paiti vert dévoilé artistes aux féministes f -î™ V.: : Q ’ ij Quand Montreal était l eldorado de la danse 1 / ' .* * “¦ * .:a La chasse aux électeurs lin nouveau soisino secoue le Japon Usnidionetlespluiues ts^ i - ¦¦ Ar LE DEVOIR Duceppe, un homme blessé L’ex-chef du Bloc envoie un message au PQ: sous-estimer la défaite serait une erreur À lire en pages A 6 et A 7 liappui a la souveraine (é ne fléchi! pas IPlan Nord Le «Plan Nord» de 1912 n est pas encore complete sion est La Presse, avec une progression de 3,25 % en semaine, et de 0,9 % le week-end.Le Soleil, publié dans la capitale nationale, connaît une diminution de 0,5 % en semaine et de 2 % le samedi.Le Droit d’Ottawa et Le Nouvelliste de Trois-Rivières connaissent aussi des baisses de tirage, tandis que La Voix de l’Est de Granby, Le Quotidien de Chicoutimi et La Tribune de Sherbrooke maintiennent tout compte fait leur situation.Les données du Journal de Québec et du Journal de Montréal ne sont pas disponibles, la diffusion de ces journaux étant mesurée par une autre maison d’audit dont les rapports sont publiés à une autre période de l’année.Une étude sur le lectorat du Devoir réalisée par le Print Measurement Bureau montre par ailleurs que chaque exemplaire du journal est lu en moyenne par 5,2 personnes en semaine et par 3,9 personnes le samedi.Au cours d’une même semaine, le nombre de personnes qui auront lu l’une ou l’autre des éditions du Devoir est de 369 000.Nous les remercions de leur hdélité au rendez-vous que nous leur proposons quotidiennement.Bernard Descôteaux Directeur du Devoir Accumuler.Prévoir.Protéger.Restez maître de votre patrimoine au fil de l'évolution de vos besoins et de vos objectifs.Notre équipe de professionnels financiers s'assure à ce que vous tiriez .des opportunités qui se présentent pour vous et votre famille.Notre gamme de services primés'^ comprend 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privée au Canada par le magazine World Finance et le Global Banking & Finance Review.0 LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2011 A 3 ACTÜALITES ta frequence 2 91,3 fm RADIOVM.COM Marois ne tolérera plus de frondes MELISSA GUILLEMETTE La mise à l’écart de chefs pé-quistes par une minorité de mécontents, c’est terminé, a dit hier Pauline Marois.De plus, elle n’acceptera désormais aucune fronde de ses députés et militants.En entrevue à l’émission Mon-grain sur les ondes de LCN, la chef du Parti québécois (PQ) dont le leadership est mis en cause a été claire: elle ne se laissera pas déloger.«J’ai vu des chefs avant moi quitter: [René] Lévesque a quitté à la suite de chicanes, on a vu Pierre Marc [Johnson], notre ami Lucien [Bouchard], qui a été un peu poussé, Bernard [Landry] et André [Bois-clair].Je vais vous dire une chose, ça va s’arrêter à moi.» Elle assure qu’une minorité d’insatisfaits ne pourra plus dicter ses choix à la majorité.«Il faut mettre derrière nous la chicane, le monde en a comme ça!» a-t-elle dit, visiblement exaspérée.Selon Pauline Marois, c’est d’ailleurs les conflits internes qui minent la popularité du parti.La preuve?En juin, le PQ était en bonne position dans les sondages.C’est bien un signe qu’elle n’est pas le problème: elle est toujours la même femme qu’en juin.Le problème vient plutôt des «maudits débats sur la place publique» qui se poursuivent depuis juin, a-t-elle dit au cours de l’entrevue de 25 minutes.«On s’est chicanés depuis ce tempsdà mur à mur, sans arrêt II y en a toujours un qui sort pour dire: “C’est pas bon, c’est pas ça qu’il faut faire”, etc.» le départ de cinq députés à la hn de juin en est l’élément déclencheur, estime Mme Marois.Le prochain qui contestera son leadership devra quitter le parti, a-t-elle précisé, d’un ton sévère qu’on avait peu entendu ces derniers mois.«J’en suis là.Je vais faire ça dès que quelqu’un va lever la main pour dire: ‘Tu passes pas, ça ne marche pas, il faudrait adopter telle affaire différente.”» Le PQ peut reprendre la conhance de la population s’il arrive à mettre la chicane de côté, a-t-elle ajouté.Elle a rappelé que juste avant les élections de 1976, des militants voulaient écarter René Lévesque, tout comme ça a été le cas avec Jacques Parizeau en 1994.Dans les deux cas, ils ont remporté les élections et mené le Québec vers un référendum.Quittera-t-elle son poste si elle sent que sa présence nuit au parti?lui a finalement demandé Jean-Luc Mongrain.«Prêtez-moi suffisamment d’intelligence stratégique pour être capable de prendre les décisions qui seront nécessaires lorsqu’il sera nécessaire de les prendre, a répondu Mme Marois.Mais je n’en suis absolument pas là.» Le Devoir Registre des armes à feu Les proches de victimes de fusillade pressent Jean Charest d’agir BRIAN MYLES Les familles des victimes de fusillade et les députés d’opposition fondent leur dernier espoir sur le premier ministre Jean Charest pour sauver le registre des armes à feu d’une destruction imminente.Des députés du Parti québécois, de Québec solidaire, des proches des victimes de la tuerie de Polytechnique et la mère d’Anastasia de Sousa (tuée au collège Dawson) ont invité le premier ministre à demander une injonction, sans délai, pour forcer le gouvernement conservateur à préserver les données du registre, et les rendre à Québec pour qu’il puisse continuer à contrôler les armes d’épaule sur son territoire.Heidi Rathjen, l’une des fondatrices de la Coalition pour le contrôle des armes à feu, dont les actions ont mené à la création du registre, a ac- cusé le gouvernement Harper de faire preuve «d’un entêtement et d’une mauvaise foi si épouvantable» qu’elle juge futile de poursuivre le dialogue avec Qttawa.«Les conservateurs ignorent sciemment les faits, l’avis des experts et la volonté de la majorité de la population qui appuie l’enregistrement des armes», a dit Mme Rathjen, au nom du groupe Polysesouvient.Sylvie Haviernick, dont la sœur Maud lait partie des 14 victimes de la tuerie de Polytechnique, en 1989, a rappelé que le meurtrier avait utilisé une carabine Ruger Mini-14, la même arme employée par le tueur norvégien qui a fait 69 victimes cet été.La Ruger Mini-14 fait partie des sept millions d’armes d’épaule qui ne seront plus enregistrées.«La police ne saura plus qui en achète, combien et à qui ils les revendent C’est inimaginable», estime Mme Haviernick.Louise de Sousa, la mère d’Anastasia, en a tout simplement ras-le-bol «de la désinformation et de la propagande» des conservateurs, qui se font les complices du lobby des armes dans la destruction d’une politique efficace de sécurité publique.Les conservateurs sont déterminés à abolir le registre des L’impôt prélevé au Québec environ le quart de la mise du registre, un montant de armes à feu et à détruire toutes les données, en dépit des avis contraires du Québec et des associations policières au pays.Le lieutenant politique des conservateurs au Québec, Christian Paradis, fait peu de cas des résolutions unanimes adoptées par l’Assemblée nationale pour obtenir les données, estimant que le consensus des députés québécois a moins d’importance que les préoccupations du lobby des chasseurs.«Il faut le faire! Une déclaration plus arrogante que ça, ça n’existe pas», dénonce Stéphane Bergeron, porte-parole du Parti québécois en matière de sécurité publique.M.Paradis a invité Québec à refaire le registre à zéro a déjà financé s’il le souhai- , te.Qr, l’impôt en place prélevé au 250 millions Québec a déjà finance environ le quart de la mise en place du registre, un montant de 250 millions.«Les données existent, on les a payées, on les veut pour constituer notre registre», martèle Stéphane Bergeron.Selon lui, les libéraux ont fait «un pas important» cette semaine en demandant au contrôleur des armes à feu de la province, qui relève de la Sûreté du Québec (SQ), de ne pas détruire les données.11 somme maintenant le gouvernement Charest de recourir aux tribunaux.Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, est du même avis.«Le registre sauve de vies, a-t-il rappelé.Il ne faut pas perdre de temps, s’engager tout de suite et rassurer les familles.Il ne faut pa^ hésiter.» A Québec, le ministre de la Sécurité publique, Robert Du-til, a indiqué qu’il envisageait toutes les possibilités, y compris une demande d’injonction.Pour ce faire, il doit cependant attendre que les conservateurs adoptent officiellement le projet de loi, a-t-il expliqué.«Le fait que les gens manifestent leur désaccord avec la position du gouvernement fédéral va nous aider à continuer notre travail», a commenté M.Dutil.Le Devoir Avec La Presse canadienne Le rapport de force avec Ottawa repose sur la santé économique du Québec, selon François Legault ALEXANDRE ROBILLARD Québec — Le cofondateur de la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ), Erançois Legault, estime que le rapport de force avec Qttawa repose sur l’amélioration de l’économie québécoise.Sortant d’une rencontre avec le maire de Québec Régis Labeaume, hier, M.Legault a constaté qu’Qttawa a annoncé récemment une succession de décisions accueillies par des critiques au Québec.Quelques heures avant que le Directeur général des élections reconnaisse officiellement la CAQ comme parti politique, M.Legault a déclaré que le Québec est handicapé, dans son rap-port de force, par les versements fédéraux de péréquation qu’il reçoit.«Je pense qu’on doit améliorer les relations, améliorer le rapport de force avec Ottawa, a-t-il dit lors d’un point de presse.Je pense qu’une des bonnes façons de le faire, c’est entre autres d’avoir une meilleure situation économique et d’être capable d’être un joueur qui contribue à la fédération plutôt qu’un joueur qui reçoit de la péréquation.» M.Legault a jugé qu’il était inacceptable que les conservateurs abolissent le registre des armes d’épaule et nomment un anglophone unilingue au poste de véribcateur général.L’ex-député péquiste a aussi estimé François Legault que le gouvernement fédéral aurait dû permettre au chantier naval Davie d’avoir sa part d’un plantureux contrat pour la construction de navires.«Il y a certains dossiers où effectivement on n’est pas d’accord avec le gouvernement fédéral, a-t-il dit lors d’un point de presse.Il faut le dire haut et clair.» «Dans le dossier de la Davie, on peut se demander: est-ce qu’on aurait pu fractionner les contrats?YAN DOUBLET LE DEVOIR Dans le dossier du vérificateur unilingue, c’est inacceptable.Il faut, à un moment donné, qu’il y ait un lien qui se recrée entre le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral.» Malgré les critiques qui ont accueilli les décisions d’Qttawa, M.Legault ne croit pas que cette situation pourrait profiter aux souverainistes québécois.«Je ne pense pas qu’il y ait un appétit pour les questions constitu- tionnelles, a-t-il dit.Il ne faut pas non plus promettre des choses qu’on ne peut pas livrer.» Officialisation accélérée Plus tôt hier, des membres de la CAQ s’étaient présentés au bureau du Directeur général des élections (DGE) en vue de participer à la procédure d’autorisation du nouveau parti politique.Le porte-parole du DGE, Denis Dion, a affirmé que cette procédure inhabituelle avait été consentie à la CAQ afin d’accélérer le traitement de sa demande.Habituellement, ce processus s’accomplit par la poste.«De façon inhabituelle, on a accepté de faire ça de la façon dont la Coalition le demandait, a dit M.Dion.On est là pour aider, pas pour faire de la bureaucratie.» Pour compléter la demande d’autorisation, au moins 100 personnes devaient signer des documents certifiant qu’ils ont la qualité d’électeur et sont membres de la future CAQ.M.Dion a fait savoir en fin d’après-midi, hier.que cette procédure avait été complétée, ce qui lait que la CAQ est officiellement reconnue comme parti politique.Une des signataires, Nathalie D’Amours, une ancienne militante adéquiste, a déclaré pour sa part qu’elle souhaite une fusion de la CAQ et de l’ADQ.Selon elle, M.Legault se distingue parce qu’il s’est engagé à réaliser rapidement ses engagements.«Je n’ai aucune idée pourquoi il ferait mieux, a-t-elle dit.Par contre, son engagement est clair.Ses objectijs sont clairs.Il veut les faire dans un délai très court En politique, souvent, on a l’impression que le temps dilue l’idée.» Lors de son point de presse, à l’hôtel de ville de Québec, M.Legault s’est rangé derrière la décision du gouvernement Charest d’octroyer 200 millions pour la construction de l’amphithéâtre de Québec puisque l’infrastructure générera des retombées.La Presse canadienne VOLS OPÉRÉS PAR SUNWING AIRLINES Tous les passagers vh/ent Sianature g / ^ repas-Boissoiisnon-alcoolisées.ISlatioïK.Senncede serviettes chaudes‘Siè^ en cuir •Écouteurs •Primeurs npncâoc ^ dnémategraphiques • âc à dos pour enfants • ^ ^ Service courtois et amkai COEUR DES SCIENCES - UQAM Conférence Quand le coeur crie! Environnement Une œnférence de François Reeves La morbidité cardiovasculaire ne cesse d’augmenter sur la planète.Entre la pollution de l'air et celle de nos assiettes, les sources de stress sur nos artères abondent.Quand la cardiologie rencontre l’environnement.François Reeves est professeur agrégé au Département de médecine et au Département de santé environnementale de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.Jeudi 10 novembre 2011, 19 h • ^ • • • • cœur des sciences uqAm Hydro Québec lEDEVDIK, Cette semaine, à l’UPop Montréal.Manga : pour en finir avec les robots géants Salon Manga-thé - 2011 Saint-Denis, Montréal lundi 7 nov.igh Kesséça manga ?Parlons cerveau II Café Le Placard - 2129, avenue du Mont-Royal Est mardi 8 nov.19630 La difficile mais nécessaire multidisciplinarité Révolution féministe Bar Populaire - 6584 boul.St-Laurent mercredi 9 nov.igh Diversité des tactiques et action féministe www.coeurdessciences.uqam.ca 514 gsr-oss?La théorie de révolution Centre humaniste de Montréal - 1225, boulevard St-Joseph Est jeudi 10 nov igh Le cerveau a-t-il évolué pour croire en Dieu?montréal upopmontreaLcom 1Ü ?m NOUS AVONS MIS L'ÉQUIVALENT DE 10 MILLIONS EN RÉDUCTIONS DE PRIX SUR NOS FORFAITS VACANCES.Départs de Montreal • 1 semaine • Tout compris Cayo Santa Maria, Cuba Tropical Cayo Santa Maria AH Suites Resort ***** SuHe junior 7 et 14 janvier 795s Puerto Plata, Rép.dom.Riu Merengue ****pius Chambre 18 décembre 995s Riviera Nayorit, Mexique Riu Jalisco ***** Chambre 21 janvier 1195s Saint-Martin Sonesta Maho Beach Resort & Casino **** Chambre deluxe 12 et 19 janvier 1395s Pour réserver vos vacances Signature, contactez votre agence de voyages ou visitez Signoture.co Départs de Montréal.Offre d'une durée limitée.La réduction de prix de 10 M$ est une offre nationale valide sur des nouvelles réservations en collaboration avec les partenaires hôteliers participants.Offre valable sur des réservations effectuées entre le 5 et le 11 novembre 2011 pour un voyage effectué entre le 1 déc./l 1 et le 31 mars 2012.Les économies engendrées par la réduction sont déjà calculées dans le prix et sont basées sur le tarif régulier brochure.Le prix est par personne, basé en occupation double pour un forfait vacances d'une semaine à une date et destination sélectionnées.Incluant taxes et frais relatifs au transport sauf la taxe locale au départ de certaines destinations.Offre sujette à changement et pouvant être retirée en tout temps sans préavis, non applicable sur des résenrations de vols seulement et ne pouvant être jumelée à d'autres offres promotionnelles.Vols opérés par Sunwing Airlines.Les prix n'incluent pas la contribution des clients au Fonds d'indemnisation des clients des agents de voyages de 3,50 $ par tranche de 1 000 $ de senrices achetés.Veuillez vous référer aux modalités et conditions de la brochure Vacances Signature 2011-2012.Titulaire d'un permis du Québec.05/11/2011. A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2011 ACIUAIIIES Projet de loi C-317 Les syndicats n’auront pas à ouvrir leurs livres HELENE BUZZETTI Ottawa — La tentative d’un député conservateur de forcer les syndicats à révéler leurs salaires et dépenses a avorté.Le président de la Chambre des communes a tranché hier qu’il y a eu un vice de procédure au moment du dépôt du projet de loi et que celui-ci doit donc être retiré de l’ordre du jour.Le député conservateur Russ Hiebert avait déposé un projet de loi d’initiative parlementaire, le C-317, exigeant de tous les syndicats de fournir une panoplie d’informations supplémentaires à l’Agence du revenu du Canada: salaire des dirigeants, employés et contractuels, tout prêt de plus de 250 $, justihcation de toute dépense de plus de 5000 $, pourcentage, du temps des dirigeants consacré au lobbyisme.A défaut de quoi, le syndicat perdrait son statut hscal permettant aux syndiqués d’obtenir un allégement hscal pour leurs cotisations.M.Hiebert soutenait que les syndicats devaient fournir ces informations puisqu’ils jouissaient d’un traitement de faveur, n’ayant pas à payer d’impôt.11 n’exigeait toutefois pas le même niveau de transparence des Chambres de commerce, du Conseil du patronat et des ordres professionnels qui jouissent du même congé fiscal.Mais voilà: le NPD s’est opposé au dépôt même de ce projet de loi, soutenant qu’il aurait un impact fiscal sur les contribuables et qu’il devait donc, détail de procédure parlementaire, être précédé d’une motion de voies et moyens, ce que seul un ministre peut faire.Le président de la Chambre, le conservateur Andrew Sheer, lui a donné raison.«Le défaut par l’organisation ouvrière de se conformer supprimerait également une déduction fiscale dont peuvent actuellement se prévaloir les membres cotisants du syndicat.Pour la présidence, il ne fait aucun doute que cela peut aussi être considéré comme la suppression d’un allégement fiscal.Pour ces seuls motifs, le projet de loi C-317 aurait besoin d’être précédé d’une motion de voies et moyens.» C’est donc comme si le projet de loi n’avait jamais existé.Russ Hiebert dispose maintenant de 20 jours pour proposer un autre projet de loi.Le Devoir Vérificateur général unilingue anglophone Démission au bureau du futur vérificateur Michel Dorais dénonce ainsi Tunilinguisme de Michael Ferguson MARIE VASTEL Ottawa — La nomination de Michael Ferguson au poste de vérificateur général a connu un autre coup dur hier: un membre de son futur bureau a démissionné en dénonçant le fait qu’il ne soit pas bilingue, «une compétence essentielle».Mais malgré ces désaccords, le premier ministre a confirmé la nomination.«Bien que sa compétence ne fasse aucun doute, je crois que la nomination d’un vérificateur unilingue en 2011 constitue une grave erreur de parcours», a indiqué Michel Dorais dans sa lettre de démission, transmise hier au Devoir.Une démission de l’interne qui mine encore plus la légitimité de la nomination de M.Ferguson, selon l’opposition.Car M.Dorais a précisément dénoncé l’unilinguisme du nouveau vérificateur pour justifier qu’il claque la porte du BVG, où il travaillait au comité de vérification interne après une carrière de 30 ans dans la fonction publique.«Promettre de maîtriser l’autre langue officielle tout en remplissant ses fonctions n’est ni réaliste, ni acceptable», a-t-il dénoncé.La veille, la nomination de M.Ferguson n’avait été soutenue que par les membres du gouvernement conservateur.Du jamais vu.L’opposition, elle, s’y était unanimement opposée, aux Communes comme au Sénat.Et la grogne aurait même atteint le caucus conservateur, puisque le sénateur Léo Houssakos a confié à La Presse qu’il se serait opposé au vote de ses collègues conservateurs si vote il y avait eu — un vote par appel nominal n’a pas été demandé au Sénat et la motion a donc été adoptée avec dissidence.Tous critiquent le fait qu’un candidat unilingue ait été choisi pour un poste qui réclamait pourtant un candidat bilingue.«A un moment donné, il faut arrêter de défendre l’indéfendable, a lancé le libéral Denis Coderre.C’est une question de valeurs fondamentales de ce pays [.] Le bilinguisme, ce n’est pas un francophone qui parle anglais.» &lon les partis d’opposition, cette vaste protestation forcerait maintenant M.Ferguson et le gouvernement à réfléchir, puisque le nouveau chien de garde du gouvernement n’a l’appui que du parti au pouvoir.Or les troupes de Stephen Harper ne semblaient pas du même avis, le premier ministre ayant plutôt confirmé par voie de communiqué l’entrée en fonction de M.Ferguson prévue le 28 novembre.Aux Communes, ses ministres ont martelé qu’ils maintenaient leur choix, «le meilleur candidat», choisi au mérite.Le Parlement avait un mois pour se prononcer à la suite de l’annonce de M.Harper il y a 10 jours de son intention de nommer M.Ferguson.Et les conservateurs auraient dû justement «repenser à leur affaire avant de forcer la note», a déploré le néodémocrate Guy Caron.Or, «présentement, ils ont simplement accéléré le processus d’embauche».Michael Ferguson Joint par courriel hier, M.Ferguson a indiqué qu’il n’était «pas prêt à faire des entrevues».Au BVG, on a indiqué, à propos de M.Dorais, que «le vérificateur général par intérim accepte sa démission et regrette que le Bureau ne bénéficiera plus de ses conseils».Plaintes au Commissaire En comité parlementaire cette semaine, M.Ferguson a été forcé d’avouer qu’il ne comprenait pas les questions qui lui étaient posées en français et qu’il n’était pas en mesure d’y répondre dans la même langue.11 s’est en outre défendu d’avoir postulé à un poste bilingue sans en avoir les compétences, expliquant que des chasseurs de têtes étaient venus le recruter.Une facture de 150 000 $ pour le gouvernement, révélait La Presse hier, et qu’ont refusé d’expliquer les conservateurs.Signe que la grogne s’amplifie, les plaintes auprès du Commissaire aux langues officielles s’accumulent.Le bureau de Graham Fraser en compte maintenant six depuis l’annonce de la nomination de M.Ferguson.La Fédération des communautés acadienne et francophones (FCFA) en a déposé une à son tour, hier, après les néodémocrates et les libéraux.Une enquête a été ouverte cette semaine.Le Devoir Saganash est seul avec ses propos sur la partition du Québec HELENE BUZZETTI Ottawa — Le député et aspirant chef néodémocrate Romeo àganash ne sera pas rappelé à l’ordre pour avoir mis en doute la position du Nouveau Parti démocratique sur l’accession du Québec à l’indépendance.Selon lui, la règle du «50 % -i-l» n’est peut-être pas suffisante et la partition devrait être discutée si les forces du oui l’emportaient Le NPD soutient qu’il reconnaîtra la séparation du Québec si elle obtient 50 % des voix plus une lors d’un référendum.M.S^anash a déclaré à La Presse canadienne jeudi qu’il n’était pas certain que cette position respecte l’avis de la Cour suprême sur la clarté référendaire.Le député cri est allé plus loin en avisant le Québec qu’un oui pour la séparation signifierait probablement un oui à la partition du territoire, parce que les communautés autochtones exerceraient aussi leur droit à l’autodétermination.«En tant que peuple, ils ont le droit de décider de l’avenir de leur territoire traditionnel.» «Si le Québec décide d’essayer de se séparer du Canada, ils auront beaucoup d’enjeux à gérer, y compris celui du droit à l’autodétermination des peuples autochtones», a dit M.Saganash.Quand la journaliste lui a fait remarquer que les souverainistes soutiennent que le territoire québécois est indivisible, il a répondu: «C’est leur affirmation.Je ne pense pas que ça fonctionne comme ça.» Invité à commenter les propos de son collègue.le président du caucus québécois du NPD, le député Guy Caron, a été prudent.«On a dit au début que la course à la chefferie va amener un brassage d’idées.Les candidats individuellement sont libres d’amener des idées et c’est vraiment ce à quoi sert la course à la chefferie.Alors, il n’y a pas de commentaires particuliers par rapport à ça.» Dans les coulisses, des responsables du NPD étaient bien contents de pouvoir invoquer leur obligation de neutralité et ainsi laisser M.Saga-nash se débrouiller seul avec cette sortie qui risque de faire du bruit.Avec la collaboration de Marie Vastel Le Devoir vvws inttltulM'1®* de larecMTC'» ON OFF TOUJOURS EN TÊTE À nouveau cette année, l'INRS se classe première au Canada pour son intensité de recherche, grâce à l'excellence de ses professeurs.Actives en recherche fondamentale, essentielle à l'avancement de la science, les équipes de recherche de l'INRS jouent également un rôle clé dans le développement de solutions concrètes aux préoccupations de notre société et la formation d'une relève scientifique hautement qualifiée.Félicitations à tous nos professeurs et chercheurs! IN Université d’avant-garde http://thestudy.qc.ca/admission/fr porter raffinée sur toute la ligne Vous avez toute la fin de semaine pour choisir votre destination.Notre solde d’anniversaire se prolonge jusqu’au lundi 7 novembre.Pour céiébrer nos cinq ans, nous vous offrons 50 % de rabais sur ie tarif de base de tous nos vols.Réservez avec le code CINQ50 d’ici le 7 novembre 2011.?TORONTO 18 par jour HALIFAX 2 par Jour ST.JOHN’S SAU LT STE.MARIE SUDBURY THUNDER BAY WINDSOR TIMMINS à partir du 16 Janvier Vols au départ de Montréal.Mentionnez le code CINQ50 Voyagez d’ici le 31 mars 2012.Les tarifs ci-dessous incluent le rabais de 50 %.Les tarifs aller simple incluent les surcharges de ligne aérienne et les frais d’aéroport.* "Ces tarifs ci-dessus aller simple Incluent les services de NAV Canada, les frais d’assurance et les frais d’amélioration aéroportuaire (FAA), mais excluent les taxes et frais gouvernementaux.Les tarifs à destination de Montréal peuvent être différents.*Le rabais s’applique au tarif de base sans frais ni taxes.Porter peut exiger un achat jusqu’à 21 jours à l’avance.Ce tarif aller simple n’exige pas l’achat d’un aller-retour.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Ces tarifs pourraient ne pas être en vigueur pendant toute la durée de la promotion.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.CHICAGO MYRTLE BEACH NEW YORK VERMONT à partir du 15 décembre BOSTON Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages. A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2011 LA DEMOCRATIE 1 1 -y/ ;, miiiiiiiinriiiiiuiK ¦ ¦¦aiiiiiiiBiiiiiinmi^aTOiiiiii\inniiitiJj>"^iBajfi .Im''¦ % II TVVîrs>Ji< MATHIEU BELANGER REUTERS Québec consulte et se prépare à dicter aux fonctionnaires de l’Etat les règles d’application d’un gouvernement ouvert, mais les membres de l’Assemblée nationale pourraient continuer à ne pas donner le bon exemple.«Gouvernement ouvert», Assemblée nationale fermée?ANTOINE ROBITAILLE Québec — C’est à l’Assemblée nationale qu’ont été votés les articles de loi qui préparent l’avènement d’un «gouvernement ouvert», mais cette même assemblée refuse de s’y soumettre.Veut-elle rester «fermée»?Lorsqu’on aborde la question avec Henri-François Gautrin, député de Verdun chargé par Jean Char est en octobre 2010 de mener une consultation sur le sujet, il se voit déjà sous le feu d’un barrage de questions en conférence de presse: «J’imagine que la première question que vous allez nous poser quand on va parler de transparence, ça va être: “Pourquoi pas la transparence à l’Assemblée nationale?” J’ai pas de réponse.Mais je serai capable de patiner si vous voulez.» Le leader parlementaire adjoint du gouvernement ne manque pas d’humour.L’article 16,1 de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels est ce qu’il y a de plus sérieux cependant (voir texte ci-contre).Ajouté en 2006 à la loi, cet article adoptait «le concept de la difjusion obligatoire et automatique de certains documents ou renseignements accessibles en vertu de la loi», selon les mots du dernier rapport quinquennal de la Commission d’accès à l’information Qittp://www.cai.gouv.qc.ca/06_documentation/ 01_pdf/Rapport%20quinquennal%202011_ CAI_Web.pdf).Or, le lieutenant-gouverneur et l’Assemblée nationale en sont explicitement exclus.«Moi je sais qu’on a, à l’Assemblée, une position pour les données.C’est une position traditionnelle.Je ne sais pas pourquoi.Enfin bon», bredouille M.Gautrin.C’est à son article 34 que la Loi sur l’accès.bloque spécifiquement l’accès aux informations du Parlement: «Un document du Bureau ou d’un membre de l’Assemblée nationale ou un document produit pour le compte de ce membre par les services de l’Assemblée n’est pas accessible, à moins que le membre ne le juge opportun.» Cet article a servi de bouclier de 1992 à 2002 pour empêcher un journaliste.Rod Macdonnell, de The Gazette, d’accéder aux allocations de dépenses des députés.Le nouveau Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale, adopté en 2010, oblige tous les députés à déposer une déclaration complète de leurs intérêts, mais n’a rien changé quant aux dépenses.Même fermeture pour les crédits, fait remarquer Iq député indépendant Eric Caire.Contrairement à tout autre organisme étatique, les crédits de l’Assemblée nationale n’ont pas à être votés, «ils sont reconduits automatiquement»., Jusqu’à ce que Eric Caire et son collègue Marc Picard refusent, en 2010, d’accorder leur consentement pour cette recon duction, les crédits n’étaient même pas étudiés! «Quand tu ne prêches pas par l’exemple, ne te demande pas pourquoi les gens sont cyniques», tranche M.Caire.M.Picard a même déposé un projet de loi pour forcer l’étude automatique de ces crédits.Guichet unique recherché Evidemment, insiste M.Gautrin, l’idée d’un gouvernement ouvert dépasserait de beaucoup la question de la divulgation des dépenses des élus ou des crédits de l’Assemblée nationale.Il Art.16,1 de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics Un organisme public, à l’exception du lieutenant-gouverneur, de l’Assemblée nationale et d’une personne qu’elle désigne pour exercer une fonction en relevant, doit diffuser, dans un site Internet, les documents ou renseignements accessibles en vertu de la loi qui sont identifiés par règlement du gouvernement et mettre en oeuvre les mesures favorisant l’accès à l’information édictées par ce règlement.est actuellement à rédiger son rapport au premier ministre qu’il compte déposer le 15 décembre.Son adjoint a dans les mains les principales conclusions du rapport.Il lui lance: «Allez, tu lui donnes, on fait du gouvernement ouvert, non?Je ne suis pas ici pour cacher de l’information!» et éclate d’un rire homérique.Premier constat, après deux consultations, l’une avec les sous-ministres et l’autre avec le public: le fameux article 16,1 n’est pas vraiment appliqué.«Si on l’appliquait déjà, on aurait pas mal de choses.» Beaucoup de choses sont en place, mais attendent d’être «activées».Selon ce qu’écrit la Commission d’accès à l’information dans son dernier rapport quinquennal, le Règlement sur la diffusion, qui découle de l’article 16,1, renferme en effet «les germes d’un gouvernement ouvert».Selon la CAI toutefois, «il restera embryonnaire à moins de continuer à évoluer vers l’ouverture de l’ensemble des organismes publics et de la totalité de leurs données».r Eparpillement Aux yeux de M.Gautrin, une des principales «faiblesses» actuellement est que «chacun des ministères et organismes met ses données sur son propre site.On aurait besoin d’un site unique».Il souligne que le rapport de Dominique Payette sur le journalisme et l’avenir de l’information au Québec évoque la mise sur pied d’une plateforme appelée www.data.gouv.qc.Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) ou l’Institut de la statistique du Québec pourraient en être responsables.M.Gautrin, un physicien spécialisé en physique mathématiques, s’anime lorsqu’il souligne l’importance de certaines questions techniques.La question des licences par exemple.«Au point de vue légal, il faudra prévoir qu’on reste propriétaire des données, mais qu’on donne accès à celles-ci.» Autre question qui le passionne, celle du format: «Quand l’information est en PDF— bref, que ce sont des images —, les ordinateurs ne peuvent traiter les données.Il faut qu’il y ait une possibilité de consultation machine et de croisement de jîchiers.» C’est à ce moment-là, et à ce moment seulement que «le citoyen peut devenir créateur d’une information utile pour la société», plaide-t-il.Sécuriser les données Evidemment, il ne faut pas oublier le volet sécurité, qui sera mis en évidence dans son rapport.L’accès doit rester simple, mais il faudra passer par un mode de création de compte avec identifiant et mot de passe.Le risque le plus important est peut-être celui de la divulgation de renseignements personnels.M.Gautrin et son groupe proposeront donc une sécurisation des données a priori de la divulgation.Et s’il fallait cibler un secteur qui devrait être prioritaire pour un gouvernement ouvert québécois?Après un moment de réflexion, il lance: «les Ressources naturelles! Vous avez des cartes, des données sur le bois par exemple.Vous êtes en mesure de tout mettre ça ensemble.Il y a beaucoup d’informations dans ce ministère.» Le Devoir Les Soinées u>i***" ReLatioNS Dans la foulée du dossier « La théologie de la libération, d’hier à aujourd’hui » [Relations no 752, novembre 2on), nous vous convions à une table ronde : ACTUALITÉ DE LA THÉOLOGIE DE LA LIBÉRATION Quels sont les fondements de cette manière de comprendre la foi chrétienne en étroite solidarité avec les pauvres et les opprimés?Quelle est sa pertinence dans le contexte de la mondialisation capitaliste profondément inégalitaire et de la crise écologique actuelle?Comment inspire-t-elle une « spiritualité de l’action »?À Montréal Lundi 7 novembre 2011, de ig h à 21 h 30 Maison Bellarmin, 25, rue Jarry Ouest ^ Jarry ou De Castelnau Avec : • Lise Baroni, théologienne; • Patrice Perreault, bibliste; • Jean-Ciaude Ravet, rédacteur en chef de Relations.À Trois-Rivières Lundi 16 novembre 2011, de ig h à 21 h 30 Société St-Jean-Baptiste de la Mauricie 3239, rue Papineau Avec : • Yvonne Bergeron, théologienne; • Claude Lacaille, bibliste; • Jean-Claude Ravet, rédacteur en chef de Relations.Contribution suggérée ; 5 $ Renseignements : /^ustf Nicolau au (514) 387-2541, poste 241 anicolau(3)cjf.qc.ca / www.cjf.qc.ca Les Soirées Relations sont organisées par le Centre justice et foi Pour vous éviter un procès Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 NOUVEAUTÉ Une édition spéciale du Docte Rat Le Docte Rat Bouffe Un jeu d'humour et de table pour satisfaire les besoins des joueurs les plus boulimiques! 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James McKinney sur le réseau routier du Québec, ou encore Patiner Montréal, qui indique aux internautes l’état des patinoires publiques de leur quartier.11 y a aussi Resto Net, qui croise les bases de données des restaurants du Québec avec celle des inspections de routine en matière de salubrité, ainsi qu’un projet pilote de budget participatif numérique.Budget Plateau, pour l’arrondissement du même nom.Les citoyens y étaient invités à frotter leurs convictions à la dure réalité des finances publiques.Une résistance à vaincre «Pour le moment, c’est assez limité parce que les données fiables et libres sont rares», dit M.McKinney.Avec sa politique d’ouverture des données, adoptée la semaine dernière, Montréal compte toutefois multiplier les bases de données versées dans l’espace public au rythme de 10 par mois.L’administration reconnaît d’ailleurs avoir à surmonter quelques craintes de fonctionnaires, qui anticipent une perte de pouvoir en perdant le contrôle sur les données, mais doit également composer avec des contraintes techniques majeures: des données ont été et sont encore accumulées sur des systèmes informatiques obsolètes, dans des formats que les appareils numériques d’aujourd’hui ne peuvent pas toujours «lire».«L’ouverture des données représente un enjeu dé- mocratique et civique important, poursuit l’homme derrière Nord Quvert.Bien sûr, quand on avance dans la voie de la transparence, ça fait toujours peur à quelqu’un.Mais les côtés positijs sont trop importants.Quand la Ville va aller plus loin que les données liées à l’univers récréatif, les programmeurs vont pouvoir commencer à développer des choses un peu plus consistantes», comme des applications mobiles permettant de recevoir les horaires d’autobus en arrivant à l’arrêt, des «apps» pour informer la Ville du nid-de-poule toujours pas réparé, pour être informé en temps réel du passage de la déneigeuse dans sa rue — et donc déplacer sa voiture 30 minutes avant, seulement —, pour suivre l’attribution des contrats dans le monde de la construction, les retards dans les travaux.Le tout pour un monde idéal, prétendent les défenseurs du «tout ouvert», que le progrès en marche, même si certains cherchent à le ralentir, ne peut que contribuer à façonner.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Toronto, Vancouver, Ottawa, Edmonton, Nanaimo: le conseil municipal de Montréal peut s’inspirer de plusieurs villes canadiennes pour aller plus loin que l’ouverture des données liées à l’univers récréatif.EXPOSITION DUVENDREDI11 NOVEMBRE AUX JOURS DES VENTES, DE MIDIÀ17h00AU872 RUE DU COUVENT.WWW.IEGOR.NET VENTES AUX ENCHERES 14 NOVEMBRE : GRANDS VINS MILLÉSIMÉS 15 NOVEMBRE : OEUVRES D'ART 16 NOVEMBRE : ANTIQUITÉS & OBJETS D'ART ' •' *• S** ¦t'd -S BELLEFLEUR, Léon RCA (1910-2007) 51x61cm - 20x24” KAHANE, Anne (1924-) 79cm-31” INUIT 62x27x31cm - 24.5x10.5x12.25” FIUON, Gabriel (1920-2005) 131x174cm-51.5x68.5” KAHLO, Frida (1907-1954) 18.5xll.5cm - 7.25x4.5” GERVAIS, Lise (1933 183x46cm - 72x18’ 1.514.344.4081 872 RUE DU COUVENT, MONTREAL INEO@IEGORNET WWW.IEGORNET PROVENANT DE SUCCESSIONS, COLIECTIONS ET DEVERS, PAR ORDRE DES LIQUIDATEURS OU AYANTS DROIT. A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 6 NOVEMBRE 2011 ACTUALITES Guy 'Rircotte doit demeurer eu déteutiou C’est l’avis du psychiatre qui a évalué le cardiologue à l’Institut Philippe-Pinel PIERRE SAINT-ARNAUD Le psychiatre qui a examiné Guy Turcotte estime que celui-ci doit demeurer en détention à l’Institut Philippe-Pinel pour au moins une année.«Je ne peux pas me porter garant des sorties seules de M.Turcotte», a dit le docteur Pierre Rochette, lors de sa comparution hier matin devant les membres de la Commission d’examen des troubles mentaux, à Montréal.Selon lui, les spécialistes ont toujours du mal à comprendre les gestes commis par l’ex-car-diologue Turcotte, qui a avoué avoir tué ses deux jeunes enfants en février 2009.Le docteur Rochette estime qu’il y a toujours un «chaînon manquant» entre sa personnalité et les gestes posés.En après-midi, les témoignages de l’ex-femme de Guy Turcotte, Isabelle Gaston, ainsi que de la mère et du frère de celle-ci ont eu pour effet de transformer l’audience en pièce de théâtre dramatique.Mme Gaston a livré un témoignage bouleversant que les commissaires ont interrompu à plusieurs reprises, l’estimant irrecevable.Les commissaires n’ont pas laissé Isabelle Gaston présenter une vidéo, parce que celle-ci contenait des images des enfants.Ils ne voulaient n’entendre qu’elle.Elle a fait une longue déclara-tion dans laquelle elle a dit: «Messieurs les commissaires, vous avez l’obligation de vous assurer que Monsieur [en parlant du Guy Turcotte] ne représente pas une menace pour la société.Je fais partie de la société.Je crois qu’il représente une menace pour ma sécurité.» Elle a également indiqué que «la bombe» qu’il représentait n’était pas complètement désamorcée.Elle a cependant été interrompue quand elle a commencé à parler de Guy Turcotte comme étant un manipulateur qqi ne cherchait qu’à se venger.A ce moment, les commissaires lui ont dit qu’elle ne pouvait faire le procès de Guy Turcotte et qu’ils n’étaient là que pour évaluer sa dangerosité.Son frère Patrick et sa mère Rachelle ont également pris la parole.Ils ont aussi été interrompus par les commissaires.Un geste inexplicable Le docteur Rochette a souligné que Guy Turcotte, sur les conseils de ses avocats, a toujours refusé de subir une psychothérapie «réelle» et qu’il aurait de la difhculté à trouver de l’aide à l’extérieur.Le médecin a aussi indiqué que Guy Turcotte avait posé un geste suicidaire, qu’il n’a pas précisé, lorsqu’il était emprisonné au centre de détention de Ri-vière-des-Prairies.De plus, il a noté que les parents de l’ancien cardiologue, avec lesquels il devrait vivre après sa libération, ont refusé de rencontrer les psychiatres, ce qui complique l’évaluation de l’environnement dans lequel il évoluerait.Le docteur Rochet- meurtre.«Un nouveau passage à l’acte demeure possible parce qu’on a la même vulnérabilité qu’avant.La fragilité n’a non seulement pas été traitée, elle n’a pas été identifiée», a ajouté le psychologue.A son avis, si Guy Turcotte était remis en liberté, il passerait tout son temps à faire de l’évitement et de la fuite en avant.L’avocat de l’ex-cardiologue, Pierre Poupart, a quant à lui indiqué qu’il avait l’intention de faire en- Guy Turcotte souhaiterait s’exiler, reprendre ses activités de cardiologue, se refaire une vie affective et possiblement ravoir des enfants te a hnalement dévoilé que Guy Turcotte souhaitait, à sa sortie, reprendre ses activités de cardiologue, s’exiler dans une autre province, se refaire une vie affective et possiblement ravoir des enfants, ce qui pourrait représenter un autre risque de récidive.Le psychologue Guy Desjardins, qui a aussi participé à l’évaluation de Turcotte, a pour sa part affirmé que comme il n’y a pas eu de psychothérapie, «rien n’explique le double passage à l’acte» de Guy Turcotte, en faisant référence au double tendre devant la Commission le psychiatre Louis Morissette, le psychologue Michel Parisien, Turcotte lui-même et peut-être des membres de sa famille.Les audiences doivent reprendre au début du mois de décembre.Le 5 juillet dernier, Guy Turcotte a été reconnu criminellement non responsable des meurtres de ses enfants.Trois options s’offrent à la Commission: le libérer sans condition, le libérer avec conditions, ou le maintenir en institution avec révision ponctuelle du dossier.La Presse canadienne E N BREF Un ex-soldat fera la grève de la faim Lévis — Un ancien soldat qui dit avoir été empoisonné alors qu’il était déployé outre-mer enviée d’entamer une grève de la Mm, ce midi, devant le bureau du député et ministre des Anciens Combattants, à Lévis.Pascal Lacoste affirme que la dégradation continue de sa santé a débuté après qu’il eut été ejqjosé à de furanium appauvri en Bosnie dans les années 1990.L’homme de 38 ans dit agir ainsi parce que le ministère reiise ses demandes de soins.Le résidant de Québec insiste sur le Mt qu’il ne touchera plus à de la nourriture tant qu’il n’aura pas d’aide pour se soigner.- La Presse canadienne Amiante : ultime tentative pour bloquer la relance de la mine Jeffrey PAOLA LORIGGIO Toronto — Les familles de travailleurs ontariens morts de maladies associées à l’amiante font une ultime tentative pour bloquer un projet qui mènerait à la relance de la mine Jeffrey au Québec, l’une des dernières mines d’amiante au pays.Quelques familles se sont associées à d’autres opposants à l’industrie de l’amiante dans le cadre d’une campagne qui, espèrent-ils, incitera le gouvernement du Québec à refuser une garantie de prêt de 58 millions pour le promoteur de la mine Jeffrey, à Asbestos.Le sort de la mine demeure incertain, tant que Québec n’aura pas pris sa décision.La date limite a déjà été repoussée à de nombreuses reprises.Québec espère maintenant être en mesure d’annoncer ses couleurs d’ici les vacances des Eêtes.«La dernière volonté de ma mère était que nous cessions l’exportation d’amiante vers les pays en développement», a déclaré hier Heidi Von Palleske, qui vit à Cobourg.L’actrice a perdu ses deux parents, morts de mésothéliome, un cancer rare causé par l’exposition à l’amiante.Les opposants au projet Jeffrey afbrment que l’amiante a causé des cancers dans des pays pauvres où le Canada l’exporte.Les partisans de l’industrie prétendent que l’amiante peut être manipulé de laçon sécuritaire et a été injustement démonisé.Plusieurs Qntariens sont morts de cancers liés à l’amiante dans cette région surnommée la «Chemical Valley» à cause de sa concentration d’industries et d’usines, plusieurs d’entre elles ayant été isolées à l’amiante dans les années 1950,1960 et 1970.La Presse canadienne Enseignement de l’histoire Le PQ exige la tenue d’une commission parlementaire Québec — Alarmée par les conclusions de récentes études, l’opposition péquiste exige la tenue d’une commission parlementaire sur l’enseignement de l’histoire nationale et la formation des maîtres.Le Parti québécois (PQ) a décidé de sonner l’alarme à la lumière d’études, notamment publiées par la Eondation Lio-nel-Groulx, qui dénotent un recul, sinon le déclin, de l’enseignement de l’histoire nationale, du secondaire jusqu’à l’université.«L’enseignement de notre histoire nationale recule au sein de nos établissements d’enseignement, c’est très inquiétant.Nous ne pouvons rester les bras croisés», ont fait valoir hier dans un communiqué les députés Marie Malavoy, Sylvain Gaudreault et Martin Lemay.Le PQ demande par conséquent au gouvernement de Jean Charest de tenir une commission parlementaire afin d’étudier l’enseignement de l’histoire dans les établissements scolaires ainsi que pour faire le point sur la formation des maîtres.Porte-parole de l’opposition en matière d’enseignement supé- rieur, la députée Malavoy juge «alarmant» le constat des chercheurs, entre autres en regard de la formation des professeurs.«Les enseignants qui transmettent notre histoire nationale aux élèves du secondaire manquent de connaissances.Ces mêmes élèves arrivent au collégial, où les cours d’histoire sont en voie de disparition.[.] Les générations futures n’auront pas assez de connaissances de notre histoire nationale, politique et institutionnelle, c’est inacceptable», a-t-elle dénoncé.L’opposition officielle est d’avis qu’un important coup de barre est essentiel pour redonner ses lettres de noblesse à l’enseignement rigoureux de l’histoire, avec les faits et les écrits fondamentaux qui ont jalonné le Québec.«Il y a un certain nombre de faits et un certain nombre de textes qui doivent être connus et étudiés.Il est impératif de s’assurer que nos élèves aient l’occasion de le faire à l’école», a soutenu M.Gaudreault Il n’a pas été possible hier d’obtenir les copimentaires de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, sur la proposition des députés de l’opposition.La Presse canadienne E N BREF Le procès Shafia reprendra mardi Kingston — Le procès des Shaba, accusés d’avoir tué trois soeurs adolescentes et une femme pour un «crime d’honneur», reprendra mardi prochain.L’affaire a été brusquement suspendue jeudi après que l’un des accusés iit tombé malade.Tooba Mohammad Yahya, âgée de 41 ans, son mari Mohammad Shaba, âgé de 58 ans, et leur bis, Hamed Mohammad, âgé de 20 ans, sont accusés de quatre chefs de meurtre prémédité.Le juge n’a pas précisé le nom de l’accusé malade, mais Mohammad Shaba était le seul des trois à être absent de la salle d’audience jeudi, lors de l’ajournement II n’y a pas eu de détails sur la nature de la maladie, mais la cour a indiqué hier que l’accusé était sorti de l’hôpital et de retour en prison.M.Shaba, Mme Yahya et leur bis Hamed sont accusés d’avoir tué les trois soeurs adolescentes Zainab, âgée de 19 ans, Sahar, âgée de 17 ans, et Geeti, âgée de 13 ans, ainsi que Rona Amir Mohammad, âgée de 50 ans, qui ont été trouvées mortes dans une voiture submergée en juin 2009 dans une écluse du canal Rideau à Kingston.Mme Mohammad était l’une des deux épouses du polygame Shaba.- La Presse canadienne xHI Exposition 8 novembre au 26 novembre 2011 Vernissage Mercredi 9 novembre 2011 (17h-19h) GALERIE GORA • 279 Sherbrooke Ouest, suite #205 Montréal • (514) 879.9694 • Métro Place-des-arts (sortie Bleury) art@gallerygora.com • www.gallerygora.com Spécialistes / æ.sante Upî?cl0rma CLINIQUE DU CORPS MICRODERMÂBRÂSION RETROUVEZ UN ÉCLAT deJEUNESSE EN 1 HEURE POUR HOMME ET FEMME 5 sortie Union Montréal centre-ville 615, De Maisonneuve Ouest H3A1L8 514 844-1007 www.lipoderma.ca infoQUpoderma.ca facebook.com/Lipoderma Bcrpooc Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Véronique Langlois au 514.£)85.3^7 ou vlangloisOledevoir.com www.artisan-du-store.ca n : du^tor& i * 1 liL 2 i ^ sur mesure „ .commercial et installation résidentiel gratuite *Bois ou PVC Horizontaux ou Verticaux couleurs et teintes à votre choix OPAQUES ou SOLAIRES •Toiles à rouleau • Stores romains • Panneaux coulissants • Persiennes • Toiles opaques ou solaires sur mesure pour verrières INSTALLATION GRATUITE GRATUIT Région de 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