Le devoir, 12 novembre 2011, Cahier A
M Un cahier spécial de 24 pages sur le Salon du livre de Montréal et un entretien avec Michel Tremblay Un texte inédit de Gil Courtemanche Page B 5 www.ledevoir.com4- LE DEVOIR Vol.en N°258 ?LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2011 2,63$+taxes= 2,99$ Projet de loi C-10 Serrer lavis aux jeunes contrevenants : mirage ou solution ?mÛÙ^Xy£3 *^^i3=±ï h WSSSê #¦ If¥î4; ^Ésm m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Au Centre jeunesse de Laval, les filles placées en garde fermée après être passées au Tribunal de la jeunesse n’ont pas accès au libre accès extérieur, comme en témoigne cette aire de récréation du balcon entièrement grillagée.MARIE-ANDREE CHOUINARD Devant nous, une, puis deux bouilles sympathiques.Des poignées de main franches.Des airs gentils.Cité des Prairies, ce bout de la ligne du Centre jeunesse de Montréal, abriterait des visages d’ange qui ont commis des meurtres?Mike.Julien.* Pris au piège d’un esprit adolescent, ils ont com- mis l’innommable, pour des raisons qu’ils s’expliquent encore mal: un meurtre.Coupables d’avoir tué?En boucle, on se répété la question en écoutant leur récit franc et calme, observant leurs sourires gênés, leurs regards un brin fuyants.La prunelle s’assombrit lorsqu’ils évoquent le cauchemar qu’ils porteront toujours en eux, la victime qui ne renaîtra pas, le mal qu’ils ont semé autour d’eux, mais l’œil s’allume lorsqu’ils racontent leurs rêves, leurs projets d’avenir.Car un avenir les attend, eux.Toutefois, si le projet de loi fédéral C-10 avait été en vigueur au moment où ils ont été traqués par les autorités, üs auraient risqué sérieusement la prison pour adultes, une peine maximale, et un futur hypothéqué.Julien arrosait l’arrivée prochaine de ses VOIR PAGE A 12: CONTREVENANTS Quel baume pour les victimes?¦ Du dedans au dehors > à lire en pages A 6 et A 7 JACQUES NADEAU LE DEVOIR PERSPECTIVES Charbonneau et le chef La juge ne s’est pas laissé imposer la nature de la commission qu’elle préside \ ¦ A lire en page B 1 INDEX Actualités.A 2 Annonces.C 11 Avis publics A10 Bourse.C 2 Carrières.C 6 Décès.C 11 Dossier.A 6 Économie.Cl Éditorial.B 4 Idées.B 5 Monde.C 8 Mots croisés.D 6 Météo.C 10 Perspectives.B 1 Sports.C 11 Sudoku.D 5 Immigrants illégaux en Arizona La quasi impossible traversée du désert de Sonora AGENCE ERANCE-PRESSE La récente loi anti-immigration adoptée par l’Arizona fait en sorte que les immigrants illégaux passent par des cbemins de plus en plus dangereux, et éloignés des points d’eau, pour tenter d’entrer aux Etats-Unis.CAROLINE MONTPETIT Tucson — Le 1" septembre dernier, il faisait très chaud à Tucson, dans le sud de l’Arizona: 42,2 degrés Celsius, peut-être même quelques degrés de plus sur le territoire voisin de la nation amérindienne tohono o’od-ha.C’est le jour où Josue Oliva devait terminer le périple de 2560 kilomètres, entrepris depuis le Honduras, pour rejoindre sa femme Beth, citoyenne américaine et étudiante en médecine, et ses deux enfants, Liorella et Dangello, à Oklahoma City.Quelques mois plus tôt, Jo-^ua Oliva avait été déporté des Etats-Unis, après un léger accident de voiture ayant mis au jour son statut d’immigrant ülégal.En effet, en vertu des nouvelles lois américaines, Josua Oliva devait se soumettre à de longues procédures de naturalisation malgré VOIR PAGE A 12: ARIZONA Informatique Québec choisit les logiciels sous licence, sans appel d’offres EABIEN DEGLISE Dérive informatique?Le gouvernement Cha-rest vient d’adopter dans la plus grande discrétion un décret qui, pour les trois prochaines années, va faciliter l’acquisition sans appel d’offres de logiciels informatiques sous licence par les ministères et organismes publics, a appris Le Devoir.Les produits de la multinationale américaine Microsoft sont directement ciblés par cette décision législative qui, de ce fait, va leur permettre de trouver leur place dans l’administration publique sans forcément avoir été mis en concurrence avec des solutions informatiques moins coûteuses fondées sur le logiciel libre.«Nous sommes en train de nous faire rouler avec ce décret», a indiqué hier la députée péquiste Marie Malavoy, qui, au printemps dernier, a milité avec son collègue Sylvain Simard pour la cause du logiciel libre.«C’est très décevant, surtout au regard de la bataille que nous avons menée.» Dans les grandes lignes, le décret numéro 1111-2011, adopté il y a quelques jours par le Conseil des ministres et qui, pour le moment, n’a fait l’objet que d’une diffusion restreinte dans des cercles d’initiés et de fournisseurs informatiques du gouvernement, donne au Centre de services partagés (CSP), le fournisseur de biens et de services de l’appareil gouvernemental, le «droit de conclure des contrats selon des conditions différentes de celles qui lui sont applicables en vertu de la Loi sur VOIR PAGE A 12: LOGICIELS «D’un côté, il y a les discours qui encouragent le développement du logiciel libre, et de l’autre, des gestes, comme ce décret, qui font en sorte que rien ne change» Cuisiner pour vaincre la douleur chronique C'EST FACILE Recettes et coRseils CUISINER POUR VAINCRE douleur inflammation chronique ’“ScHr.GABRlELlESAHSON IpiS 24,95$ * 264 PAGES 77831302834846 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE IS NOVEMBRE 2011 ACTUALITES EN BREF Éloize à la gare Dalhousie Le Cirque Éloize pourra désormais occuper la gare Dalhousie au bas coût de 1 $ par an.Le comité exécutif de la Ville de Montréal a autorisé la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM) à céder la gare au cirque.L’acte de cession sera valide pour 30 ans.Le cirque s’est pour sa part engagé à investir quatre millions de dollars pour la réfection de l’immeuble historique au cours des deux prochaines années.L’entente permettra notamment au cirque de demander une subvention à Québec pour réaliser des travaux sur la bâtisse.La Ville assure que l’entente n’aura pas d’impact sur les bnances de la SHDM.- Le Devoir Nouveau venu auprès de Gerald Tremblay Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, aura dès lundi un nouveau directeur des communications.André Beauvais, rédacteur en chef du journal gratuit .24 heures de 2008 à 2011, oc- cupera le poste de Christiane Miville-Deschênes.M.Beauvais a 40 ans d’expérience dans les médias, surtout à la couverture des affaires municipales, notamment pour le Journal de Montréal.Mme Miville-Deschênes a travaillé par deux fois pour le maire.Elle a quitté l’équipe des communications du maire Tremblay en 2007, après quatre ans de travail, pour passer au Parti québécois lorsque Pauline Marois a succédé à André Bois-clerc.Elle est revenue à la Ville en 2009.- Le Devoir Démission chez Bixi Le grand patron de la Société de vélo en bbre-service, chargée des Bixi, quitte son poste, faute de moyens pour terminer son mandat.Radio-Canada a appris que Roger Plamondon délaisse ses fonctions en réaction à la demande du gouvernement du Québec de départir la Société de ses activités de vente de Bixi à l’international.Selon la loi, une municipabté n’a pas le droit de faire du commerce à l’étranger, a fait valoir Québec.Qr, l’exploitation de Bixi est dé-bcitaire à Montréal, contrairement à ses activités florissantes de Londres à Melbourne.Québec pénabse Montréal, estime M.Plamondon.- Le Devoir Défaite judiciaire pour trois délateurs Les témoins repentis poursuivaient l’État québécois pour bris de contrat BRIAN MYLES Trois témoins repentis qui poursuivaient l’État québécois pour rupture de contrat ont échoué sur toute la bgne.Normand Brisebois, Gilles La-londe et un troisième individu dont l’identité ne peut être révélée réclamaient chacim 6 millions de dollars.Ils reprochaient aux enquêteurs de la déimte escouade Carcajou, chargée d’enquêter sur la guerre des motards, au mi-beu des années 90, de leur avoir fait de fausses promesses pour obtenir leur collaboration.Ces trois anciens compbces des Rqck Machines accusaient aussi l’État de ne pas avoir respecté les clauses de leurs contrats de délation respectifs.La Cour supérieure a jugé qu’il y avait «un certain mérite» aux arguments soulevés par les trois demandeurs.Par contre, leur action est prescrite parce qu’eUe n’a pas été intentée dans les délais requis par la loi.Qui plus esL bs avaient signé en toute connaissance de cause, en 1997, des addendas à leurs contrats dans lesquels ils renonçaient à tour recours judiciaire.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les trois délateurs réclamaient chacun 6 millions de dollars.Pour ces deux raisons, le juge Kirkland Cqsgrain a rejeté leur poursuite.À son avis, les témoignages des trois repentis (ou délateurs) sont «difficiles à suivre» et «souvent imprécis, parfois contradictoires, quelquefois décousus ou émotijs».«Le tribunal a l’impression que ce procès est avant tout une thérapie pour les demandeurs», écrit-il.Du même souffle, le juge concède que les trois repentis ont été laissés à eux-mêmes à leur sortie de prison, alors qu’ils craignaient pour leur sécurité et celle de leur famille dans leurs nouveaux milieux de vie.«On leur a demandé de se débrouiller seuls, quitte à vérifier par la suite — mais pas toujours — si l’endroit avait été bien choisi», constate-t-il.En dépit des promesses des policiers, ils ont dû attendre longtemps avant d’obtenir un changement d’identité.Un des trois repentis n’a d’ailleurs jamais reçu ce changement.«C’est à se demander si les policiers avaient les ressources suffisantes pour s’acquitter de leurs tâches», observe le juge.Dans les circonstances, le juge Casgrain n’est guère étonné «de la frustration croissante des demandeurs au fur et à mesure qu’ils ont découvert que leur nouvelle vie n’était pas ce qu’ils avaient imaginé, à tort ou à raison.Et on ne s’étonnera pas non plus que leur frustration ait fini par se muer en révolte et que leurs relations avec les policiers chargés de les protéger se soient irrémédiablement détériorées», enchaîne-t-il.Le procès civil intenté par les trois repentis marque la fin abrupte d’une longue bataille judiciaire entreprise en 2007.Le procès s’est déroulé dans un huis clos partiel, le printemps dernier à Éongueuil.Les enquêteurs de la défunte escouade Carcajou n’avaient guère impressionné le juge en raison de leurs souvenirs fuyants quant aux promesses faites aux délateurs.Ce n’est cependant pas suffisant pour qu’il accorde une réparation aux demandeurs.Le Devoir Accumuler.Prévoir Protéger Restez maître de votre patrimoine au fil de l'évolution de vos besoins et de vos objectifs.Notre équipe de professionnels s'assure à ce que vous tiriez .' ' des opportunités qui se présentent pour vous et votre famille.Nos services comprennent: • la planification financière et fiscale; • la planification successorale et testamentaire; • la gestion de placements; • les opérations bancaires courantes et complexes.Découvrez pourquoi BMO Banque privée Harris* devrait être votre partenaire.Visitez bmobanquepriveeharris.com ou composez le 1-855-648-0642.BMO sS Banque privée Harris" Marque de commerce déposée de la Banque de Montréal, utilisée sous licence.BMO Banque privée Harris est une société membre de BMO Groupe financier.Les services bancaires sont offerts par ia Banque de Montréai.Les services de gestion de portefeuiiie sont offerts par BMO Harris Gestion de placements inc., une fiiiale indirecte de la Banque de Montréal.Les services administratifs ainsi que ies services en matière successoraie, fiduciaire et fiscaie et de garde de valeurs sont offerts par l'entremise de ia Société de fiducie BMO, une fiiiale en propriété exclusive de ia Banque de Montréal.*BM0 Banque privée Harris nommée meiiieure banque privée au Canada par le magazine Worid Finance et ie Global Banking & Finance Review 2011.0 LE DEVOIR, LES S ,V M E D I 12 ET DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2011 A 3 ACTUALITES lundi au vendredi 7h00A 9h00 W.RADIOVM.COM Bain Émard : et si le ministère des Transports payait ?L’arrondissement du Sud-Ouest veut être dédommagé pour les inconvénients causés par le chantier Turcot MELISSA GUILLEMETTE Le ministère des Transports du Québec (MTQ) devrait-il payer les villes pour occuper leur territoire pendant ses divers travaux de réfection du réseau routier?C’est le débat que lance le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, en envoyant une facture au MTQ.Depuis quelques mois, ce maire élu sous la bannière de Vision Montréal crie au sous-finan-cement de son arrondissement.En septembre, devant un manque à gagner de deux millions de dollars, il a annoncé la suppression d’une dizaine de postes, la création d’une taxe spéciale pour le secteur Griffîn-tpwn et la fermeture du bain Émard.Cette dernière mesure a été vivement décriée par les utilisateurs de la piscine.Or, Benoit Dorais a trouvé une nouvelle solution à ses ennuis financiers: faire payer au MTQ son occupation du domaine public pour les travaux liés à l’échangeur Turcot.«En ce moment, n'importe quelle compagnie privée, quand elle ferme une rue partiellement ou au complet, on lui délivre un permis et elle paie.Cest le cas aussi pour un particulier qui bloque une rue avec un conteneur pour des rénovations, par exemple.Historiquement, on facture tout le monde, mais pas le ministère des Transports.» Cette façon de faire s’est terminée hier, a-t-il assuré, du moins pour tout ce qui concerne le projet du nouvel échangeur Turcot, dont la mouture finale est loin de le satisfaire, comme le maire l’a fait savoir depuis un an.Le chantier, ouvert l’été dernier, doit se réaliser sur sept ans.Demande exceptionnelle Sa demande est une première au Québec, selon Benoit Dorais.Sans oser le confirmer, l’Union des municipalités convient n’avoir jamais entendu parler d’une telle facturation au MTQ de la part de ses membres.Combien la facturation de tels permis au ministère pourrait-elle rapporter?«On n'a pas les montants, c'est donc un pari pour l'instant», a répondu M.Dorais.Le ministère confirme que des discussions ont eu lieu ^n d’examiner cette situation «qui est tout à fait exceptionnelle» et pour trouver un terrain d’enten- te.«Des rencontres vont aussi avoir lieu entre le bureau de projet et les représentants de l'arrondissement, mais pour l'instant, aucune décision n'a été prise», a indiqué la porte-parole du MTQ, Caroline L^ose.La Ville-Centre a émis un avis juridique confirmant la légalité de la demande de l’arrondissement du Sud-Ouest.Mais le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Michael Ap-plebaum, se défend bien d’appuyer la demande du maire d’arrondissement, avec qui les relations sont tendues.M.Ap-plebaum persiste d’ailleurs à croire que l’arrondissement n’a pas besoin d’argent supplémentaire pour maintenir le bain Émard ouvert.Mais il attend de connaître le résultat de la démarche, car elle pourrait avoir un impact pour toute la ville.«Si le ministère est prêt à payer pour l'occupation du domaine public sur tout le territoire de la Ville de Montréal, c'est certain que je ne peux pas être contre ça! On veut dire au ministère “attention".E doit penser à toutes les conséquences de payer une facture de ce type-là, des conséquences non seulement pour Montréal, mais pour toutes les autres villes.» Michael Applebaum ne voudrait pas que le ministère paie la facture pour ensuite retirer du financement ailleurs dans ses contributions à la Ville de Montréal.Bain ouvert Ce qui est néanmoins certain, c’est que le bain Émard demeurera ouvert pendant au moins un an, bien que l’arrondissement ne dispose pas pour l’instant des 350 000 $ qu’exige annuellement son exploitation.Benoit Dorais mise aussi sur les revenus que généreront les nombreuses constructions immobilières dans le secteur grâce aux permis de construction, qui seront dorénavant mieux contrôlés.Les citoyens qui s’étaient mobilisés contre la fermeture de la piscine intérieure se réjouissent de l’annonce.«On est très heureux, a dit Alain Vaillancourt, président du conseil d’administration du Club aquatique du Sud-Ouest et porte-parole des citoyens.Par contre, on va rester alertes pour que la décision soit permanente.Ça n'en prendra pas beaucoup pour qu'on se mobilise s'il le faut dans un an.» Le Devoir Prolongement de la route 167 Des Cris mettent Québec en garde KATHLEEN LEVESQUE Des Cris revendiquent le droit de brasser des affaires avec le gouvernement Charest pour le développement du Plan Nord comme ce serait le cas avec les autres Québécois, lui rappelant que «l'ère moderne évoluée» leur a permis de franchir depuis longtemps «celle de la colonisation».Dans une lettre coup-de-poing dont Le Devoir a obtenu copie, l’entreprise crie UUCHII, qui tente d’obtenir de gré à gré le contrat de la route des monts Otish (prolongement de la route 167), a lancé mardi dernier un message aux ministres Clément Gignac (Développement économique et responsable du Plan Nord), Norman MacMillan (délégué aux Transports) et Geoffrey Kelley (Affaires autochtones) ainsi qu’au chef du conseil de bande de Mistissini, Richard Shecapio.«Sachez qu'il n'y aura aucune roche retournée, ni un seul roseau déplacé sur les territoires de trappe» que doit traverser la route 167, tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas eu entente entre UUCHII et le gouvernement, et ce, sans l’intermédiaire politique du conseil de bande de Mistissini.Les tallymen UUCHII estime qu’il s’agit d’un projet qui affecte les droits privés et ancestraux des maîtres (tallymen) de sept territoires de trappe et non pas l’ensemble de la communauté crie de Mistissini.Il n’y a donc pas besoin que le conseil de bande intervienne, conclut UUCHII.La communauté de Mistissini vue des airs Uentreprise UUCHII affirme qu’«il n’y aura aucune roche retournée, ni un seul roseau déplacé» sur les territoires de trappe traversés par la route 167 sans entente directe entre elle et le gouvernement Or, comme le révèle la lettre, le ministre MacMillan a informé les représentants de l’entreprise que des négociations ont déjà été amorcées avec le chef de bande, Richard Shecapio.Ce dernier souhaite représenter les maîtres de trappe en contrepartie d’une commission de 10 %.De plus, on peut y lire qu’il y a «une forte pression des compagnies minières pour hâter le début de ces travaux et que, s'il n'y avait pas d'entente [entre Cris], les travaux débuteraient quand même et seraient exécutés par des répondants d'appels d'offres publics».L’ouverture des soumissions pour le premier tronçon a été reportée au 23 novembre.«Ces gens-là ne se laisseront pas bousculer.C'est une guerre et les tallymen ont bien l'intention de la gagner.La route se fera avec eux ou ne se fera pas», a affirmé au Devoir joceXyn Deschamps.Ce dernier est le lobbyiste qui représente chacun des maîtres de trappe, l’entreprise UUCHII ainsi que le consortium qu’UU-CHII a formé avec deux entrepreneurs (Pavage Boisvert et Excavation Marchand) pour mettre la main sur le contrat de la route 167.M.Deschamps est aussi appelé à négocier les indemnités pour les maîtres de trappe qui dé- tiennent des droits exclusifs d’occupation du territoire en vertu de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois ainsi que de l’entente communément appelée la paix des Braves.«Il y a quelque chose qui se trame et on ne sait pas quoi.On négocie dans notre dos et personne au gouvernement n'a pensé à contacter les tallymen alors que la route 167 va passer chez eux», s’indigne M.Deschamps.Au cabinet du ministre délégué aux Transports, on refuse de faire quelque commentaire que ce soit concernant le dossier en général et la rencontre qu’il a eue avec les représentants d’UUCHII en particulier.Devant la volonté du gouvernement de parler de nation à nation, M.Deschamps et les Cris qu’il représente sont allés rencontrer le chef de bande il y a dix jours.«Le chef Richard Shecapio a été informé que les tallymen désavouaient toutes tentatives faites par lui» et que «les territoires visés par ce projet de construction de route resteront vierges de toute activité tant et aussi longtemps que ne seront pas réglées les questions des indemnités et des octrois de contrats de gré à gré», peut-on lire dans la lettre.Enjeu multiple L’enjeu est multiple.Il y a d’abord le contrat du prolongement de 243 kilomètres de la route 167, un projet de 332,6 millions réalisé en cinq phases.La route doit se rendre jusqu’aux monts Otish où la compagnie Stornoway Diamond développe le projet diamantifère Renard.La route doit traverser sept territoires de trappe appartenant à huit Cris (un des territoires est entre les mains de deux personnes) mais dont profitent quelque 700 personnes (les familles pouvant y chasser, y trapper et y pêcher).Un seul maître de trappe n’est pas associé à UUCHII.Il s’agit d’Alfred Coon Corne, le père du chef du Grand Conseil des Cris, Matthew Coon Come.Le territoire de trappe de KATHLEEN LEVESQUE LE DEVOIR M.Coon Corne représente 8 % du tracé de la route 167.Il existe aussi un important enjeu politique.Ce projet est le premier jalon de la concrétisation du Plan Nord qui doit se déployer en territoire autochtone (notamment inuit, cri et innu).Le règlement de ce dossier pourrait donc influer sur les autres contrats à venir, croit le président d’UUCHII, Christopher Matoush, que Le Devoir a rencontré à Mistissini, le mois dernier.M.Matoush y voyait une occasion réelle pour des entreprises cries de développer une expertise et de devenir ainsi des donneurs d’ouvrage importants pour la communauté.«On veut faire partie du projet parce qu'on en est capables», avait alors commenté M.Matoush.Devant la résistance du gouvernement et celle du conseil de bande, les signataires de la lettre concluent en soulignant qu’ils ne laisseront pas «le richissime et puissantissime lobby des compagnies minières affecter impunément [leur] vie».Ils ajoutent: «Nous sommes à l'ère moderne évoluée, et avons depuis longemps franchi celle de la colonisation».Le Devoir Game^ - à/ imus/ l^éerire/ >> (joA/ers» Clairefontaine etse^coüectiofmy rSceauDq, à/caeAete/y èmùHmiefitsydéœàiire^ 446, me/Dt^u^ice/„ Vœua>rÆyntréal : 6i4 ^46-^^0 ^fèaresyd'oueerturo.' du/OU/aemfrecd d& 70 Â/ 00 à/ 7^Â/ 00 f6S/samec^e7/càma/icÂes/d& 70 Â/ 00 à/ 76'Â/SO «l^ceNtre culturel chrétieN de MoNtréAl La méditation pour tous Hélène Laflamme-Petit, tradition chrétienne Diane Denis, tradition bouddhiste Karem Ben Driss, tradition musulmane Jeudi, le 17 novembre 2011, à 19 h 30 Église des Dominicains - 2715, Côte-Sainte-Catherine Entrée libre à la conférence - Contribution suggérée : 5$ 514-738-6664 centreculturelchretiendemontreal.org COEUR DES SCIENCES - UQAM Bar des sciences Recherche scientifique Quelle place pour l’audace ?L’organisation actuelle de la recherche encourage-t-elle l’effervescence intellectuelle et la liberté d’esprit nécessaires à l’émergence d’une véritable pensée novatrice?BAR DES SCIENCES AVEC LA PARTICIPATION DE: ^ Gilles Brassard, professeur, informatique, UdeM; ^ Yves Gingras, professeur, histoire, UQAM; Claude Hillaire-Marcel, professeur, géologie, UQAM; ^ Louis Taillefer, professeur, physique, UdeS.Animé par Luc Dupont, journaliste scientifique Jeudi 17 novembre 2011, 18 h Ouverture du bar à 17 h 30 • • • • cœur des sciences UQÂM Québec LE DEVOIR www.coeurdessciences.uqam.ca 5i4 987-0357 Doit-on rapatrier au Québec ie programme d'assurance-empioi?Dîner-Conférence avec Pauline Marois et Pierre Céré Pierre Cere Pauline Marois chef du Parti Québécois et chef de [’opposition officielle à [’Assemblée nationale du Québec porte-parole du Conseil national des chômeurs et chômeuses Vendredi 18 novembre 2011,12h00 au Centre d'archives de Montréal (535, Avenue Viger Est) Billet: 150$ Pour information: 514 933-3553 ccm@comitechomage.qc.ca Organisé par O CNC Conseil national des chômeurs et chômeuses A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2011 ACTUALITES Bataille de chiffres autour de Radio-Canada Deux sondages indiquent des visions contradictoires de la population à Tégard du financement public de la société d’État MARIE VASTEL HÉLÈNE BUZZETTI Ottawa — Alors que la bataille politique et commerciale entourant ^dio-Canada reprendra de plus belle à Ottawa cette semaine, des sondages contradictoires indiquent des visions différentes à Tégard de la société d’Etat En une semaine, deux coups de sonde ont eu des conclusions fort différentes.Un premier sondage Harris-Decima effectué pour le compte de La Presse canadienne semblait prouver qu’une importante majorité de Canadiens tient au financement public de la Société Radio-Canada (SRC)/CBC.Ainsi, ce coup de sonde téléphonique indique que 46 % des Canadiens désirent que le financement du radiodiffuseur d’Etat soit maintenu à son niveau actuel, tandis qu’une autre tranche de 23 % souhaiteraient que ce financement soit bonifié.La part congrue des répondants, soit une personne sur trois, voudrait en revanche copper les vivres à la société d’Etat: 22 % aimeraient réduire son financement et un maigre 12 % voudraient l’abolir.Les gens les plus susceptibles d’appuyer CBC/Radio-Canada au point d’augmenter son financement vivaient dans les provinces atlantiques, appuyaient le Nouveau Parti démocratique ou encore disposaient d’un revenu familial annuel de 100 000 $ ou plus.Inversement, ce sont les hommes, les militants conservateurs, les personnes de plus de 50 ans et les Alber-tains qui étaient les plus sus- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le siège social de la SRC à Montréal ceptibles de vouloir lui retirer son financement.Immédiatement, la publication de ce coup de sonde a relancé les critiques du groupe Québécor à l’endroit de la SRC/CBC.Plusieurs journalistes de Sun TV News ont répliqué que ce sondage n’avait aucune vdeur puisque les gens parlaient sans connaissance de cause.La preuve?Sun TV News a lui-même commandé son propre sondage auprès de 1003 internautes à la firme Abacus Data entre le 12 et le 15 août dernier, en demandant aux gens combien, à leur avis, la société d’Etat recevait en argent public.Sk montants étaient suggérés et 60 % des répondants ont choisi les montants allant de 0 à 150 millions de dollars.A peine 17 % des gens ont choisi la bonne réponse, soit les 1,1 milliard de dollars offerts annuellement à la SRC/CBC.De plus, 60 % des répondants estimaient que CBC/Radio-Canada recevait trop d’argent.Un des journalistes de Sun TV, qui écrit presque quotidiennement des histoires négatives au sujet de CBC, en a même profité pour laisser entendre que la journaliste ayant écrit l’article à propos du sondage Harris-Decima était biaisée, car elle reçoit parfois des cachets de la part du réseau anglais du diffuseur public en tant que commentatrice invitée.Hubert T.Lacroix contre-attaque à Ottawa A l’affiche la semaine prochaine dans cette saga opposant le diffuseur public à son compétiteur Québécor — appuyé de conservateurs —, la réplique du président de la SRC.En s’adressant à un regroupement national de journalistes, Hubert T.Lacroix présentera surtout lundi sa contre-attaque, en expliquant «pourquoi il vaut la peine de défendre le radiodiffuseur public», explique l’avis médiatique.Compte tenu de l’état de la guerre médiatique dans laquelle le diffuseur est emmêlé, l’offensive promet d’être musclée.Le litige: Québécor accuse Radio-Canada de manquer de transparence, la société recevant 1,1 milliard en fonds publics mais refusant d’ouvrir ses livres pour répondre à certaines demandes d’accès à l’information envoyées par l’entreprise de Pierre Karl Pé-ladeau portant sur des dépenses engendrées par la SRC.Dans le camp adverse, le diffuseur public reproche à l’empire médiatique de s’en prendre à lui délibérément pour miner sa crédibilité et tenter de lui faire perdre son financement gouvernemental.S’ajoute un troisième joueur; plusieurs députés du gouvernement conservateur déplorent eux aussi la hauteur et la pertinence du financement versé à la SRC/CBC.La querelle s’est transportée jusqu’au Parlement, le point culminant survenant il y a dix jours.Les députés conservateurs — qui siègent de façon majoritaire au comité de l’accès à l’information et qui ont donc agi malgré l’objection de l’opposition — ont sommé CBC/Radio-Canada de présenter d’ici lundi quelques documents réclamés par Québécor et la Eédération canadienne des contribuables.La SRC a toujours refusé d’obtempérer à certaines demandes en plaidant qu’elle est exemptée en vertu d’un article de la Loi sur l’accès à l’information portant sur ses activités journalistiques, de programmation et de création.A la suite de l’ordonnance du comité, la société d’Etat n’avait toujours pas réagi.La réplique viendra lundi, de la bouche même du président Hubert T.Lacroix, a-t-on fait savoir, sans toutefois vouloir révéler la teneur du discours prévu.Le sondage Harris-Decima a été mené par téléphone auprès de 1000 répondants entre les 27 et 31 octobre.La marge d’erreur est de 3,1 % 19 fois sur 20.Le Devoir Consultation publique sur l’avenir de Tinformation Le titre de journaliste professionnel en question Christine St-Pierre La création d’un titre de journaliste professionnel a occupé la plus grande partie des échanges, hier, lors de la consultation publique sur l’avenir de l’information à Montréal.La consultation, menée par la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, a été lancée à la suite du rapport Payette sur le même sujet, publié en janvier dernier.Si plusieurs intervenants s’entendent sur l’utilité d’un tel titre de journaliste professionnel, peu s’entendent sur les modalités pour y parvenir, c’est-à-dire qui doit déterminer les critères d’accès à la profession, qui doit émettre les cartes, qui doit traiter des questions déontologiques.Ainsi, la Eédération professionnelle des journalistes du Québec (EPJQ) a causé une certaine surprise en défendant avec moins de vigueur le titre de journaliste professionnel dont elle avait jusqu’ici fait la promotion.«On peut réaffirmer la singularité du journalisme de qualité autrement que par le titre, a dit le président de la EPJQ, Brian MyXes.Les gens voulaient du titre au départ comme un marqueur identitaire, comme une façon de se distinguer des autres communicateurs.On n’est pas à court d’outils dans un système d’autoréglementation.Et même un système avec un titre ne réglerait pas tout encore.On ne pourrait pas régi-menter tout le monde.» Le rôle de TÉtat Il a concédé que la EPJQ était tiraillée de toutes parts.puisque plusieurs de ses membres, tout en étant en faveur du concept d’un titre, craignent une emprise accrue de l’État, ou l’ajout de structures à celles qui existent déjà, ou une diminution du rôle du Conseil de presse, de la EPJQ ou des syndicats de journalistes.La ministre St-Pierre, qui a elle-même longtemps été journaliste à la radio et à la télévision de Radio-Canada, a tenté de rassurer M.Myles.«L’État n’a pas l’intention de prendre de place dans l’attribution du titre», a-t-elle indiqué.De son côté, la Eédération nationale des communications (CSN), qui regroupe plusieurs syndicats de journalistes, a affirmé qu’elle ne s’opposait pas au titre de journaliste professionnel, mais elle croit que «ce n’est pas suffisant pour circonscrire l’ensemble des difficultés que nous rencontrons, en raison notamment de la concentration et de la convergence».«Ce statut-là, oui, il peut exister, mais il doit nécessairement y avoir renforcement du Conseil de presse», a plaidé sa présidente, Chantale Larouche.Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCEP), qui regroupe plusieurs syndicats des médias de Québécor, s’est aussi dit en faveur de la création d’un statut de journaliste professionnel pour «les distinguer des autres types de communicateurs employés par les médias».Il insiste toutefois pour que les médias eux-mêmes soient soumis au même code.La consultation se poursuivra lundi à Montréal.La Presse canadienne W:'ï ^ Collection Kanuk 2012 Le Perce-neige prix régulier: 780$ [Fourrure en sus TOUS LESKANUK SONT EN SOLDE! 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per-soimes se souvenaient silencieusement de leurs morts alors que la cloche de la tour de la Paix faisait résoimer 11 coups.La minute de silence s’est entamée et s’est terminée par un coup d’artillerie donné sur la colline du Parlement.Le gouverneru général David Johnston, le premier ministre Stephen Harper et d’autres dignitaires étaient réunis au monument à la mémoire des anciens combattants pour participer aux cérémonies.Deux chasseurs CF-18 vrombissaient dans le ciel, suivis par sept hélicoptères Griffm manœuvrant au-dessus de la foule.L’un d’eux sortait et rentrait dans la formation, effectuant ce qui est connu sous le vocable de «manœuvre du disparu».MM.Johnston et Harper ont placé des coiuonnes au pied du monument à la mémoire des soldats qui ont donné leur vie.Patricia Braun, de Raymore, en Saskatchewan, tenait le rôle de la Mère de la Croix d’argent, la personne chargée de représenter tous les parents endeuillés par la perte d’un proche sur un champ de bataille.Son fds, le caporal David Braun, a été tué lors d’un attentat-suicide en Afghanistan en 2006.Les couronnes se sont accumulées autoiu du monument de granite alors que des artilleurs ont tiré une salve d’honneur de 21 coups.Des milliers de personnes s’étaient massées sur les trottoirs autour du cénotaphe pour voir la cérémonie.Lorsque les anciens combattants ont marché au son de la musique militaire, la foule les a chaleiueuse-ment applaudis.De nombreux membres des Forces armées canadiennes étaient présents et arboraient leurs médailles de l’Afghanistan sur leurs habits militaires.D’autres plus âgés portaient celles de guerres terminées depuis fort longtemps.Dans son discours, le premier ministre Stephen Harper a loué l’esprit courageux et la dévotion des militaires.«Il n’y a pas de mots pour exprimer notre profonde gratitude à nos soldats et soldâtes qui — avec leurs familles et amis — placent les intérêts et la sécurité de notre pays bien avant les leurs», a-t-il déclaré.La Presse canadienne Bestiaire militaire dans les écoles Un fascicule des Anciens Combattants dérange GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Le bestiaire militaire ne plaît pas à tous: un fascicule produit par le ministère des Anciens Combattants et destiné aux enfants d’âge primaire soulève des questions à Montréal.Certains s’inquiètent du caractère insidieux du document qui raconte l’histoire des animaux à la guerre, alors qu’une école de la CSDM défend son usage.Les élèves de trois classes de première année de l’école Saint-Arsène ont été mis en contact ces dernières semaines avec des Histoires d’animaux à la guerre.Créés en 2006, ces fascicules mettent en scène six personnages animaliers qui racontent la contribution des animaux aux guerres.Dans la version 2011, les six «amis» visitent la toiu de la Paix à Ottawa — ils y dégustent notamment une queue de castor — et expliquent le sens de la sculpture Les tunneliers amis, qui rend hommage aux animaux utilisés en temps de guerre, ces «humbles bêtes de somme qui moururent pour la cause».C’est l’occasion poiu EUie l’éléphant de raconter aux enfants que «les animaux ont servi durant les guerres, jouant divers rôles tels que transporter des fournitures, livrer des messages, venir en aide aux blessés ou servir de compagnons aux soldats».Chaque personnage raconte la contribution de ses «ancêtres»: les soiuis qui détectaient les gaz toxiques dans les tunnels, les vers luisants dont la lumière était fort utile, les pigeons voyageius, etc.Le ton est globalement gentil (si on excepte l’histoire du chien tué par l’explosion d’une grenade) et la guerre n’est évoquée [(ibCl^N qu’en toile de fond.Et c’est bien là ce qui dérange la mère d’un élève revenu à la maison «en exprimant un nouvel intérêt pour la guerre», dit-elle.«Il trouvait ça cool.Quand je lui ai dit qu’à la guerre, les gens meurent, il a paru surpris.L’angle n’était pas là.» Selon elle, le fascicule constitue clairement un «outil de propagande destiné aux tout-petits.A travers des animaux gentils et des couleurs vives, on parle de la guerre», estime cette mère.La directrice de Saint-Arsène, Sylvie Chaloux, juge toutefois que l’utilisation laite par les enseignants était appropriée.«C’était dans le cadre d’un travail sur les animaux où on montrait qu’ils sont parfois plus que des animaux de compagnie.Tout ça arrivait la semaine du jour du Souvenir, les jeunes posaient des questions sur les coquelicots.» Selon Mme Chaloux, le fascicule a été utilisé seulement poiu «parler des animaux», pas de la guerre.À la Commission scolaire de Montréal (CSDAD, le directeiu général adjoint à la pédagogie, Robert Gendron, explique qu’il n’est pas rare que des écoles utilisent du matériel envoyé par des ministères fédéraux ou provinciaux.Dans le cas des fascicules sur les animaux à la guerre, il n’a pas entendu parler d’un usage large.Selon le ministère, des «millions d’envois» sont faits chaque année dans les différentes écoles canadiennes, et les fascicules animaliers sont «très populaires».Comme Le Devoir l’évoquait hier, la création de ceux-ci s’inscrit dans une vaste campagne gouvernementale axée siu le patriotisme militaire.Le Devoir Vol gratuit avec VIPorter.Simple comme bonjour et bon voyage.Inscrivez-vous au programme VIPORTER ! 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