Le devoir, 12 novembre 2011, Cahier G
LE DEVOIR, LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2011 EDUCATION CAHIER G MUSIQUE A L’ECOLE Hélène Laliberté et la place de la musique dans le réseau scolaire Page 2 MUSICOTHERAPIE De l’improvisation instrumentale et vocale surgit l’émotion « C’est important 30ur les enfants d’avoir e droit à la musique » «Nous utilisons la musique pour entrer en communication avec l’enfant, un peu comme si la musique devenait le pont entre le monde de l’enfant et le monde extérieur.» Guylaine Vaillancourt est une musicothérapeute convaincue que la musique établit une communication qui va au-delà des mots.La musique fait bonne note dans les milieux défavorisés Page 5 LE DEVOIR Les défis de la diffusion de la musique en région Page 6 SOURCE CSPI Anne-Marie Bertrand enseigne la musique au primaire à l’école Jules-Verne, à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Ile.JESSICA NADEAU ^ accès à la musique devrait être un droit pour les en-A fants, estime Guy-' laine Vaillancourt, présidente de l’Association de musicothérapie du Canada.Parce que la musique, c’est le langage des émotions, un langage préverbal, primitif même, qui dépasse les barrières du cognitif et offre un moyen privilégié d’entrer en contact avec des enfants ayant des difficultés à communiquer.La musique devient alors un mode d’expression non verbale unique qui fait appel à la créativité de l’enfant.«Cest important pour les enfants d’avoir accès à la musique, d’avoir le droit à la musique, affirme Guylaine Vaillancourt, qui enseigne la musicothérapie à l’Université Concordia.Parce que nous savons que c’est un outil qui peut réellement avoir un effet positif dans la vie des enfants ayant des besoins spéciaux.» Grâce à une subvention de Patrimoine Canada, l’université organise, le 17 février prochain, une journée sur le droit des enfants à la musique, où les experts pourront échanger avec les directions d’école, les parents et les enseignants afin de mieux répondre aux besoins des enfants présentant une déficience physique, un déficit cognitif, un trouble psychique, un trouble de développement ou d’apprentissage ou un trouble du langage ou de la communication.«Nous allons recevoir trois musicothérapeûtes des Etats-Unis qui ont développé des programmes dans les écoles, parce qu’aux Etats-Unis c’est pratique- ment une obligation de fournir ces services, soutient Guylaine Vaillancourt.Ey a beaucoup de programmes qui sont développés là-bas, et nous regardons comment nous pouvons changer les politiques et faire avancer cette cause pour que les enfants puissent avoir accès à ces services.» Dans la Belle Province, à peine une douzaine d’écoles offrent des services de musicothérapie, déplore la professeu-re.Elle note que la demande provient aussi des parents, qui doivent souvent avoir recours à des services privés, ce qui représente un stress supplémentaire pour la famille.«C’est un service dont les enfants peuvent réellement bénéficier, et il ne faut pas oublier que l’enfant en retire aussi du plaisir, il vit des succès en pouvant jouer de la musique avec le thérapeute et les autres enfants.E peut avoir de la difficulté à l’école, mais quand il travaille avec la musique, nous faisons en sorte qu’il vive un succès.Ce serait donc vraiment important que ce service soit offert dans toutes les écoles où il y a des enfants ayant des besoins particuliers.» Expériences musicales dans un cadre thérapeutique Selon Guylaine Vaillancourt, la musicothérapie se définit comme l’utilisation d’expériences musicales dispensées par des professionnels dans le but de restaurer, de maintenir ou d’améliorer le bien-être physique, émotionnel, social, cognitif et psychologique d’un individu ou d’un groupe.Elle s’applique aux enfants en milieu scolaire, mais également aux SOURCE UNIVERSITE CONCORDIA Guylaine Vaillancourt enseigne la musicothérapie à l’Université Concordia.nouveau-nés, aux adultes et aux patients en phase terminale.«Parce que la musique a des qualités non verbales, créatives et structurales, cela facilite le contact, l’interaction, la conscience de soi et de l’autre, l’apprentissage, l’expression, le développement personnel et la communication, cela dans un cadre thérapeutique», explique la professeure.Musicothérapeute depuis 20 ans, elle affirme voir de réels progrès chez les enfants qu’elle accompagne.«On voit des enfants qui s’épanouissent, qui arrivent à s’exprimer, qui ont développé le langage, qui développent le système d’eux-mêmes, qui arrivent à se développer un peu plus.Ils ne se développent pas tous à la même vitesse, ça dépend des problématiques et des diagnostics, mais on voit des résultats, surtout dans les écoles où l’on utilise la musicothérapie de manière régulière.» La musicothérapie n’a rien à voir avec une classe de musique traditionnelle.On n’enseigne pas à l’enfant à jouer d’un instrument, on l’incite plutôt à s’exprimer à travers cet instrument, généralement des percussions qui ne nécessitent pas de connaissances musicales particulières.«Nous n’évaluons pas s’il joue juste ou s’il va apprendre la musique, ce n’est pas le but.Le but est complètement différent.Pour nous, c’est le processus qui compte, c’est de voir comment l’enfant va utiliser la musique pour s’exprimer, pour communiquer et pour se développer.» Le musicothérapeute qui accompagne l’enfant au piano ou à la guitare va tenter de voir si l’enfant est capable de créer un contact visuel, s’il peut répondre à des motifs rythmiques ou en amorcer, s’il est capable de s’engager et de s’investir dans la relation avec le thérapeute.«C’est un travail d’exploration.On essaie de trouver quelles sont les constantes, comment l’enfant utilise certaines composantes musicales et dans quelles zones musicales il se sent confortable.C’est là qu’on entre en lien avec lui, qu’on arrive à communiquer.» Unique à chaque enfant L’une des techniques employées pour arriver à atteindre les objectifs fixés par le thérapeute est l’improvisa- tion instrumentale et vocale, à partir de l’émotion amenée par l’enfant.Guylaine Vaillancourt donne l’exemple d’un enfant qui va utiliser sa voix pour faire des sons.Le thérapeute va jouer dans la même tonalité pour essayer de le rejoindre.Ils vont travailler en improvisation pour que l’enfant puisse continuer de s’exprimer dans son propre mode.Le musicothérapeute peut également utiliser une chanson existante et laisser des espaces afin que l’enfant puisse trouver ses propres mots.«C’est sùr que, lors d’une première séance, on ne va pas nécessairement saisir ce que l’enfant essaie d’exprimer à travers la musique, mais, à force de travailler avec l’enfant, on peut voir des choses qui reviennent ou des façons d’être de l’enfant qui nous donnent des indices.» Il ne suffit pas d’être un bon musicien et d’aimer les enfants pour être musicothérapeute, prévient Guylaine Vaillancourt.Ce sont des professionnels qui possèdent une formation universitaire de deuxième cycle et qui doivent être accrédités, en plus de respecter un code de déontologie.«Un bon thérapeute doit avoir de l’empathie et être capable d’accepter inconditionnellement ce que l’enfant amène en musique, car l’expression musicale de l’enfant n’a rien à voir avec nos critères habituels lorsque nous écoutons de la musique, c’est une expression qui est vraiment unique à l’enfant.» Collaboratrice du Devoir ans de fierté À faire la différence.i ’ A Ü LA FEDERATION AUTONOME DE L’ENSEIGNEMENT C’EST 32 000 ENSEIGNANTES ET ENSEIGNANTS ENGAGES L'ENSE GNEMENT G 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2011 MUSIQUE Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec Le réseau scolaire est le lieu de plus d’un couac ! La FAMEQ déposera les conclusions de son analyse le printemps prochain La Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec (FAMEQ) est en discussion avec le ministère de l’Education pour améliorer la situation de l’enseignement des arts dans les écoles primaires et secondaires.MARTINE LETARTE L> an dernier, un enseignant ' de musique et une autre qui venait de démissionner ont confié au Devoir que leur travail était rendu difficile, vqire menacé.Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a décidé de les écouter.«Nous avons fait des recommandations au MELS et obtenu une rencontre au cabinet de la ministre, Line Beauchamp, à la fin mai.Une table de travail a été créée pour analyser les recommandations et développer un avis, que nous déposerons auprès de la ministre probablement le printemps prochain», indique Hélène Laliberté, présidente de la FAMEQ.Les quatre associations d’enseignants en arts, soit musique, théâtre, danse et arts plastiques, défendent des points communs auprès du ministère.La continuité disciplinaire D’abord, des recommandations touchent à la continuité disciplinaire.«B doit y avoir moins d’occasions de changer de forme d’art pour avoir un enseignement plus signifiant.Nous voudrions qu’il y ait seulement des changements en 1" et en 3‘ secondaires.Au primaire, nous souhaiterions qu’on enseigne un art en continuité», indique Hélène Laliberté.La FAMEQ remarque que cette non-continuité disciplinaire crée bien des problèmes.«Lorsque, en 4‘ secondaire, des élèves qui n’ont jamais fait de musique se joignent à un groupe avec des élèves qui en font depuis le début du secondaire, ça brise le rythme.Les enfants sont mal servis et c’est très difficile pour l’ensei- LAURENCE LABAT Hélène Laliberté, présidente de la FAMEQ gnant», affirme Jean-Sébastien Gascon, coordonnateur au développement à la FAMEQ.«On ne ferait pas ça dans d’autres matières», ajoute Mme Laliberté.M.Gascon croit que cette réalité met même en péril la relève et la vie musicales au Québec.«Au Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec, on le voit.La participation a chuté de 15 %.Dans le rapport annuel, on dit que c’est directement lié à la diminution des heures de cours en musique et à l’écroulement des ensembles de musique dans les écoles secondaires.La discipline est rendue trop difficile pour les élèves», indique M.Gascon.Il remarque que des harmonies et des chorales locales manquent aussi de relève.«Les chefs me l’ont dit à Montréal-Nord et à Saint-Léonard, préci-se-t-il.Le manque de relève bien formée se fera aussi sentir pour la formation postsecondaire.» Les heures de cours Les associations d’enseignants en arts recommandent aussi que les élèves aient un temps d’enseignement qui permette un apprentissage signifiant.Au primaire, elles demandent que le régime pédagogique précise que le temps d’enseignement des arts soit d’au moins 60 minutes par semaine.«En ce moment, ce qu’on retrouve dans les écoles n’est pas uniforme, précise Mme Laliberté.Le programme est conçu pour que ce soit un enseignement de 60 minutes par semaine, mais ce n’est pas écrit dans le régime pédagogique.» Pour les écoles secondaires, les associations demandent aussi des modifications.Au deuxième cycle, un cours d’art de 50 heures est obligatoire.Qr le cours d’art optionnel de 100 heures n’est pas reconnu pour l’obtention du diplôme.Plusieurs écoles choisissent donc d’abandonner le cours de 100 heures pour en donner un de 50 heures.«Cinquante heures en un an, c’est insuffisant pour enseigner la musique d’ensemble.Ça fait même dégringoler l’intérét des jeunes pour la musique, parce qu’ils ne développent pas les habiletés nécessaires pour être capables de jouer.Ainsi, ils n’ont pas une véritable expérience musicale», déplore Mme Laliberté, une ex-enseignante de musique au primaire.Des pansements avant de véritables changements Pendant que la FAMEQ et les autres associations d’enseignants en arts tentent de faire bouger le MELS, un certain travail se poursuit sur le terrain.«Nous sentons que certaines commissions scolaires prennent le problème très au sérieux.Par exemple, l’an dernier, nous trouvions la situation difficile à la © CYCLOPES L’Orchestre symphonique régional Abitibi-Témiscamingue et son chef, Jacques Marchand Commission scolaire du Montréal, mais, depuis, les choses se sont améliorées.La Commission scolaire des Affluents, la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands et la Commission scolaire des Hautes-Rivières prennent aussi la chose au sérieux», précise Jean-Sébastien Gascon.La FAMEQ rencontre plusieurs dirigeants des commissions scolaires pour instaurer le dialogue et tenter d’améliorer les choses.«Parce que, souvent, ces gens s’aperçoivent que la situation se détériore, précise Mme Laliberté, mais ils sont souvent très occupés et pas tout à fait conscients des causes.Plusieurs vont penser, par exemple, que si la musique ne se porte pas bien dans les écoles, c’est parce que les ensei- gnants ne sont pas bons.Lorsqu’on leur explique l’état des choses, ils prennent des mesures pour améliorer la situation, en envoyant par exemple des recommandations aux écoles.» Les avancées ne signifient pas, aux yeux d’Hélène Laliberté, que le MELS n’a pas besoin d’agir.«Notre travail avec les commissions scolaires, c’est comme un pansement que nous mettons sur les problèmes en attendant des mesures plus solides», précise-t-elle.La FAMEQ souhaite donc que le MELS intervienne le plus rapidement possible auprès des commissions scolaires pour que de nouvelles directives soient données aux écoles.«Nous souhaitons que ce soit fait d’ici janvier.Sinon, ce sera encore une année de perdue, puisque c’est en janvier qu’on planifie l’année suivante.Ensuite, il faudra faire des changements au régime pédagogique», affirme M.Gascon.«Nous sommes très heureux de l’ouverture du MELS, qui a accepté de nous écouter, affirme Mme Laliberté.Nous espérons maintenant que ça portera fruit puisqu’il y a urgence en la demeure.Les enfants ont le goût de faire de la musique.B y a aussi le principe d’accessibilité qui est précieux dans la société québécoise.Si on permet aux enfants de faire de la musique seulement de façon superficielle, ce n’est pas une accessibilité réelle.» Collaboratrice du Devoir Laboratoire Mus-Alpha Mots et musique cohabitent favorablement L’éducation musicale contribue au développement global dès la petite enfance La musique est douce aux jeunes oreilles.Les enfants d’âge préscolaire apprendront plus aisément à lire et à écrire s’ils s’engagent quotidiennement dans une activité musicale.Le constat dérive d’une étude menée par Jonathan Bolduc, chercheur et professeur à l’Université d’Ottawa, qui en présentera les tenants et aboutissants au congrès de la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec.FREDERIQUE DOYON On connaissait déjà les vertus de l’écoute de la musique pour le cerveau et l’intelligence.Et celles de l’apprentissage de la musique pour le développement des facultés cognitives.On sait que langage et musique stimulent des zones connexes du cerveau.Mais on ne sait pas exactement comment tout cela s’opère.L’équipe de Jonathan Bolduc a poussé l’hypothèse un peu plus loin.Le postulat de départ?«Le lien entre l’apprentissage de la musique et l’apprentissage du langage», explique M.Bolduc.Oui, le lien s’est avéré.Mais les résultats n’ont pas abouti tout à fait là où on les attendait.Jonathan Bolduc est professeur agrégé en culture et littéra-tie depuis 2006.Grâce à une subvention récente, il a fondé le Laboratoire Mus-Alpha avec une poignée de collaborateurs.Le laboratoire lui permet de mener des recherches de pointe en éducation musicale et en langage auprès d’enfants âgés de quatre à douze ans, soit des terrains encore peu explorés en pédagogie.Des ateliers y sont aussi offerts aux enseignants et éducateurs de la petite enfance pour assurer une meilleure éducation musicale en contexte éducatif.Une comptine par semaine En janvier dernier, l’équipe du professeur Bolduc y a re- SOURCE MUS-ALPHA Jonathan Bolduc a fondé le Laboratoire Mus-Alpha avec une poignée de collaborateurs.çu pendant dix semaines 160 élèves ,âgés de quatre ou cinq ans.A chaque période hebdomadaire de 40 minutes, ils découvraient une nouvelle comptine.Pourquoi si jeunes?«A cet âge, comme ils n’ont pas encore appris la lecture, on voit plus facilement l’impact de la musique sur les habiletés de littératie», note M.Bolduc.Les élèves ont été répartis dans quatre groupes.Le premier groupe apprenait la comptine en conjonction avec une stimulation musicale (rythmique et mélodique).Le second découvrait la comptine à travers la stimulation langa- gière, avec une orthophoniste qui décomposait les mots en syllabes, en rimes et en phonèmes.Le troisième recevait une éducation combinée, musicale et langagière, tandis que le quatrième groupe formait le groupe témoin, écoutant la comptine pendant des activités libres, sans stimulation particulière.Lorsqu’ils ont repassé les tests langagiers auxquels ils avaient été soumis avant les ateliers, «les enfants des trois groupes à intervention ciblée ont amélioré leurs habiletés de conscience phonologique (identification des syllabes, des rimes et des phonèmes), indique M.Bol-duc.[A ce titre], les résultats des trois groupes étaient équivalents.Ce qui ressort, toutefois, c’est l’amélioration de la mémoire auditive verbale chez les élèves qui intégraient la musique.Leurs résultats dans cette tâche étaient de trois à quatre fois supérieurs à ceux des autres élèves.» Ces résultats ouvrent ainsi la voie à de nombreux autres projets.Non seulement ils ré- Une formation à votre portée.Programmes de U’ cycle Entièrement renouvelé, le baccalauréat en musique propose une vision contemporaine, branchée sur la réalité de la pratique et de l'enseignement de la musique.Deux concentrations et une majeure sont offertes : ENSEIGNEMENT ¦>» PRATIQUE ARTISTIQUE, CLASSIQUE OU POPULAIRE MAJEURE EN MUSIQUE Programmes de cycles supérieurs DIPLÔME D’ÉTUDES SUPÉRIEURES SPÉCIALISÉES (D.E.S.S.) EN MUSIQUE DE FILM '» PROGRAMME COURT DE 2^ CYCLE EN PÉDAGOGIE MUSICALE '» MAÎTRISE EN ENSEIGNEMENT DES ARTS '» DOCTORAT EN ÉTUDES ET PRATIQUES DES ARTS UQÀM www.musique.uqam.ca f4l itèrent l’impact positif de la musique sur le développement des facultés cognitives, mais ils le précisent aussi.«On peut prétendre que la mémoire verbale serait l’un des éléments catalyseurs qui permettraient d’effectuer des transferts sur le plan des apprentissages, notamment en lecture et en écriture», note le professeur et chercheur.Autrement dit, l’éducation musicale contribuerait significativement au développement global dès la petite enfance.Résultats et outils Ces résultats, M.Bolduc les présentera plus en détail lors d’un atelier tenu au congrès de la FAMEQ, du 17 au 19 novembre prochain.Il s’attardera aussi à expliquer comment son équipe a développé les outils de sa recherche.Car chaque comptine a été créée sur mesure pour la recherche, avec des tensions rythmiques, des mots courts, longs et inventés, devant lesquels chaque enfant serait en quelque sorte égal aux autres.«Chaque comptine avait une structure musicale différente et un aspect phonologique important; elle comportait au moins deux rimes et un mot inventé, qui permet de développer le lexique chez les enfants», explique le chercheur.Jonathan Bolduc détient un baccalauréat en musique de l’Université de Montréal.Ses intérêts pour l’éducation et l’apprentissage en milieu scolaire l’ont ensuite amené à acquérir une maîtrise en didactique du français au même établissement.Après ses études de 2" cycle, il décroche un doctorat en éducation musicale à l’Université Laval.Ses travaux ont été publiés dans plusieurs revues scientifiques et présentés lors de colloques savants dans de nombreux pays.Le Devoir LE DEVOIR LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 NOVEMBRE 2011 G 3 MUSIQUE Ana Sokolovic La dame venue de Belgrade Depuis qu’elle est arrivée de Belgrade il y a presque vingt ans, Ana Sokolovic s’est inscrite ici dans le paysage de la musique contemporaine.Celle qui n’hésite pas à écrire aussi pour le théâtre ou la danse signe des pièces souvent teintées d’humour, imprégnées dans leur avant-garde de la tradition des Balkans, de ces rythmes sautants et asymétriques.La Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) a choisi de lui consacrer la troisième édition de sa série Hommage.CATHERINE LALONDE T a musique contemporaine ^ suit l’homme contemporain de façon très proche, explique Ana Sokolovic de son français parfait hachuré au rythme de l’accent des Balkans.Lhomme contemporain peut comprendre la musique contemporaine beaucoup plus facilement qu’il peut comprendre l’œuvre de Beethoven.R faut juste essayer, découvrir et ne pas se faire une opinion après seulement une écoute, carie champ est si vaste.» Dans son bureau de la Faculté de musique de TUniversité de Montréal, enrobée des effluves marins du parfum d’Issey Miyake, Ana Sokolovic dit savourer cet hommage que lui rend cette année la SMCQ.«C’est un rêve que je n’ai pas eu le temps de faire, avoir un hommage, et qui se réalise déjà!» Avec ses 80 concerts et activités, la série permet d’entendre et réentendre les quarante œuvres du catalogue d’Ana Sokolovic, réputées, sur partition, être difficiles à jouer.«Je suis contente d’entendre plusieurs interprétations de mes œuvres et de voir quel rôle prend l’interprétation.Quand les œuvres sont trop proches de soi encore, ce n’est pas possible.Je suis assez détachée pour comprendre maintenant que, si comme interprète vous me convainquez, c’est beau.» Depuis Belgrade Sokolovic a grandi aux arts, en Serbie: cours de ballet à quatre ans, où elle détournait sous ses petits doigts les notes du grand piano après la classe, puis cours de théâtre et de piano.Elle sera un temps comédienne et même animatrice de télé, avant d’entreprendre des études musicales universitaires, d’abord à Belgrade avec Dusan Radie et Zoran Eric, puis ici avec José Evangelista.«Le théâtre a façonné ma vision de l’art, explique-t-elle, et m’a prouvé que tous les processus de création se ressemblent, même si le moyen d’expression est différent.Ce qu’on cherche quand on enseigne aux enfants, c’est développer l’imaginaire, peu importe que ce soit avec le théâtre, l’écriture ou la musique.» Ana Sokolovic a enseigné beaucoup aux enfants, avant d’offrir des cours de composition aux adultes.«Ma vision, c’est qu’on n’écrit pas pour soi, mais pour le public.Sans cette notion de communication, on perd tout.On compose en se posant des questions: c’est quoi le but de cette pièce?A qui on s’adresse?Qui la jouera?Ce sont les mêmes questions qu’un menuisier doit se poser avant de fabriquer une table! J’ai appris en théâtre que c’est en imposant des restrictions qu’on développe la li-berfé de l’imaginaire.» A travers ses compositions, Ana Sokolovic est «à la recherche constante d’une œuvre parfaite.C’est une quête.» Son obsession d’artiste est plus précise encore et veut «trouver quand quelque chose doit arriver.On est tous capable d’écrire de bonnes notes, mais où les mettre?Et pourquoi elles arrivent à ce moment-là?J’essaie de trouver un timing idéal, ce qui est impossible, mais la recherche est intéressante et pose la question de la façon dont on organise le temps, du moment où un nouvel élément arrive, de la manière de préparer ce moment.Tout ça sous-tend la question de la forme générale.» Terre d’accueil Si elle a été de l’exil des cerveaux qui a frappé sa Serbie natale il y a vingt ans, Ana Sokolovic a trouvé au Québec sa terre d’accueil.«Dès la première seconde, je me suis sentie bien id et ç’a été une libération artistique complète.Dieu m’a donné un pays, la Serbie, et le deuxième, mon pays de cœur, je l’ai choisi moi-même.» Le fait d’être déracinée, d’avoir maintenant ici mari — le compositeur Jean Lesage — et enfants lui a permis, «parce qu’ici on a cette idée de cultiver son origine», de mesurer l’influence des Balkans, de l’âme slave sur son inspiration.«Cet esprit extrêmement paradoxal, rude d’un côté et d’une finesse extraordinaire de l’autre, extrêmement contrasté, tiré d’une vie très difficile pendant des siècles, où le peuple vit la mémoire de la guerre avec une sérénité, une acceptation et une célébration de la vie beaucoup plus forte que dans les pays en paix.Il y a là-bas ce besoin de se réjouir parce qu’on sait que ça peut ne pas durer.» Elle reste étonnée pourtant qu’ici, où «on trouve tant de musiciens si doués — et le Québec est vraiment le top au Canada — », on ne mise pas davantage sur l’éducation musicale.«Déjà, devoir faire le choix des arts au primaire! Je viens d’un pays communiste qui a plein de problèmes, mais chaque quartier avait son école de musique gratuite.On sait que c’est par la culture que l’identité se fait, qu’on se différencie! Il faut connaître les créateurs d’ici! Pourquoi personne ne connaît Rodolphe Mathieu?Il faut profiter des créations et de nos compositeurs vivants pour les rencontrer, les écouter et jouer leur musique.» Sokolovic est elle-même mise à l’école cette année, par le programme Grand jeu/Grande écoute organisé par la SMCQ et la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec, qui permet aux jeunes de découvrir, par des jeux et une bande dessinée, la vie de la créatrice et sa musique, et même de jouer une œuvre pour harmonie scolaire et chœur signée pour l’occasion.Et les grands qui ont aussi envie d’en tâter peuvent encore profiter de la série Hommage de la SMCQ.Toute l’info à www.smcq.qc.ca et www.anasokolovic.com.Le Grand Concert FAMEQ présentera, entre autres pièces.Viva la Musica, d’Ana Sokolovic, le vendredi 18 novembre à 17h30.Le Devoir Au Kamouraska, on nourrit leur flamme CAMP MUSICAL SAINT-ALEXANDRE Un lieu magique ouvert à l’année pour votre groupe musical Profitez du tout nouveau site équipé pour VOTRE projet «Clé en main» campmusical.com / Ecole de musique Schulich Toute la musique ! «Notre école de musique est l’une des plus renommées en Amérique du Nord et elle contribue à la réputation de l’université», lance avec fierté Lisa Lorenzino, directrice du département d’éducation de l’école de musique Schulich, affiliée à l’Université McGill.«Et moi, je puis le dire, je suis extrêmement heureuse d’y enseigner, puisque c’est un milieu riche [au plan culturel].» CLAUDE LAFLEUR Cy est avec un réel enthousiasme que Mme Lorenzino présente l’établissement musical qu’elle dirige, qui accueillera, de concert avec l’école FACE, le congrès de la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec (FAMEQ).«Ce sera pour nous l’occasion de nous inspirer, de nous entretenir avec une foule de personnalités et d’écouter de la musique.Ce congrès est très important puisqu’il réunit les profs qui enseignent dans les écoles élémentaires et secondaires ainsi que le personnel des universités.» Lisa Lorenzino a un parcours inusité.Elle joue de la flûte tra-versière dans de petits ensembles de jazz.Elle se passionne pour Cuba, y ayant séjourné en maintes occasions.Et elle adore enseigner et former les futurs professeurs de musique du primaire et du secondaire.On peut même dire d’elle que c’est une spécialiste de l’enseignement de la musique à Cuba.«Pourquoi Cuba, me demandez-vous?Parce que, au départ, j’habitais Edmonton et que les hivers sont longs, lance-t-elle en riant.Mais Cuba, c’est aussi La Mecque pour les musiciens.Alors, comme je parle l’espagnol, j’ai combiné les deux.Durant trois ans, fai passé autant de semestres dans trois universités déférentes et j’ai vécu dans des famille cubaines.» «J’ai passé beaucoup de temps à Cuba, explique-t-elle, où je me suis entretenue avec beaucoup de professeurs et d’élèves.On sait tous qu’à Cuba on trouve d’excellents musiciens.Par contre, on ne sait pas grand-chose de la méthode d’enseignement, comment sont formés leurs excellents musiciens.En fait, il n’y a pas beaucoup de recherche sur ce thème.Et, aujourd’hui, j’écris des articles spécialisés sur l’enseignement de la musique à Cuba.» L’école de musique Schulich, fondée il y a plus d’un siècle, a été nommée en l’honneur de Seymour Schulich, un riche homme d’affaires gradué de l’Université McGill, en remerciement pour les généreux dons qu’il a prodigués à l’université.L’école accueille plus de 800 étudiants selon deux grands profils: ceux qui viennent y étudier dans le but de faire carrière comme musicien et ceux qui aspirent à devenir professeur de musique à l’élémentaire et au secondaire.Vivier culturel L’une des particularités de l’école Schulich, rapporte Lisa Lorenzino, c’est d’héberger une grande diversité d’étudiants provenant d’un bout à l’autre d,u Canada et du nord-est des Etats-Unis.«Nous avons même des étudiants, au niveau des deuxième et troisième cycles, qui proviennent de partout à travers le monde: Erance, Italie, Iran, Brésil, Asie, etc.», dit-elle.Tous ces étudiants, auxquels s’ajoutent des professeurs-chercheurs venus de partout, génèrent un environnement riche au sein de l’école.Dans les classes, il y a même peu de Québécois (francophones ou anglophones), souligne la professeure, tant la diversité est grande.«Je crois que nous sommes la seule faculté de musique où les étudiants proviennent majoritairement de l’extérieur de la région», commente-t-elle.«Parmi nos étudiants, il y a bien entendu les jeunes qui sortent du high-school ou du cégep pour venir apprendre la musique, dit-elle.Mais il y aussi des musiciens d’expérience qui désirent parfaire leur art ou apprendre à enseigner la musique.» Mme Lorenzino mentionne même une clientèle particulière: «Chaque année, nous avons des étudiants qui ont fait carrière en jouant sur les navires de croisière.Après quelques années, ces musiciens finissent par se dire qu’ils ne passeront pas leur vie en croisière et ils décident de se consacrer à l’enseignement de la musique auprès des jeunes.Ils font de merveilleux professeurs de musique, car ils ont développé leurs compétences», observe Mme Lorenzino.«On a un bon programme de jazz, poursuit hijazzwoman.On a JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’école de musique Schulich, affiliée à l’Université McGill donc des étudiants qui viennent ici pour étudier le jazz en même temps que la pédagogie.» L’école s’est en plus récemment dotée d’une section de technologie et musique.«On a maintenant un beau mélange de musique artistique et scientifique, ce qui donne une autre couleur à l’école.» Vive Montréal ! Pourquoi choisit-on de venir étudier à Schulich?En raison, bien entendu, de la réputation de l’établissement et de l’Université McGill.Mais aussi, indique Usa Lorenzino, en raison de Montréal.«Pour ceux qui viennent de l’extérieur, Montréal est une ville emballante, riche au plan culturel et relativement peu chère.Et, aux yeux des Américains, c’est une ville très sûre — les femmes peuvent marcher sans problème dans les rues à n’importe quelle heure!» Notre ville offre également aux étudiants la possibilités d’assister à une foule de concerts et de vivre toutes sortes d’expériences musicales.«C’est également une vil- le bilingue, ce qu’apprécient nos étudiants», relate la professeure.Bon nombre d’entre eux, souligne-t-elle, parlent déjà le français avant de venir ici, et l’un de leurs objectifs est de parfaire leur langue seconde.Comme directrice du département d’éducation, elle observe que ses finissants n’ont aucune difficulté à se placer.«Nous avons récemment mené une enquête auprès de nos finissants des cinq dernières années, dit-elle.Tous avaient trouvé du travail (à l’exception de deux).» Bon nombre des étudiants venus d’ailleurs retournent dans leur collectivité, bien que certains choisissent de s’établir au Québec — ce qui enrichit d’autant notre diversité culturelle.«Il y a beaucoup de travail pour les professeurs de musique, particulièrement aux Etats-Unis, précise Mme Lorenzino, et l’avenir semble tout aussi prometteur!» Collaborateur du Devoir fg Université Concordia Beaux-arts L’Université Concordia offre les seuls programmes d’enseignement en musicothérapie au Québec.Graduate Certificate in Music Therapy (certificat de 2® cycle en musicothérapie) Préparation à l'exercice de la profession de musicothérapeute MA in Creative Arts Therapies, Music Therapy Option (maîtrise en thérapies par les arts, option musicothérapie) Formation avancée, préparation à la recherche et à l’enseignement creativeartstherapies.concordia.ca DÉCOUVREZ LA MUSIQUE DE NOS COMPOSITEURS CENTRE DE MUSIQUE CANADIENNE AU QUÉBEC 416 rue McGill, Montréal, Québec, H2Y 2G1 www.cmcquebec.ca ^ (514)866-3477 G 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE IS NOVEMBRE 2011 MUSIQUE Congrès annuel de la FAMEQ Direction FACE pour le 39* congrès La pédagogie de Cari Orff et les œuvres canadiennes seront à l’honneur Du 17 au 19 novembre prochain, sous le thème «Ici et aujourd’hui pour la musique», la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec (FAMEQ) tiendra la 39® édition de son congrès annuel.L’événement, qui réunira près de 800 musiciens, éducateurs, exposants et cliniciens à l’école Fine Arts Core Education (EACE) de Montréal, accordera une place toute particulière à la démarche pédagogique de Cari Orff ainsi qu’aux compositeurs canadiens.EMILIE CORRIVEAU Considérée comme l’une des plus importantes depuis les débuts de la FAMEQ en 1967, l’édition de 2011 du congrès annuel de la fédération s’annonce particulièrement haute en couleurs.«Cette année, c’est le Sty anniversaire de l’Institut Orff, et on a pensé le souligner pendant le congrès.Pour l’occasion, on a invité une délégation d’interprètes de l’institut Orff, de Salzbourg en Autriche, le Das Collectif», explique Hélène Laliberté, présidente de la FAMEQ.Sous la direction de la chorégraphe Irina Pauls, Saskia Muriel Gompf, Johanna Ha-berlein, Rahel Imbach, Elina Lautamaki, Kordula Môser et Susanne Rebholz présenteront Stomping la Luna au spectacle d’ouverture du congrès, le jeudi 17 novembre en soirée.Elles donneront aussi trois ateliers pendant le congrès.«C’est la première fois que des interprètes de l’Institut Orff participent à un congrès à Montréal.Cari Orff était venu à Montréal dans les années 60 pour enseigner brièvement du- rant un cours d’été», rapporte Françoise Grenier, présidente sortante d’Orff-Québec et responsable de la formation continue pour l’association.Stomping la Luna s’inspire de La lune, conte des frères Grimm mis en musique par Orff en 1939 {Der Mond).Il raconte l’histoire de quatre comparses qui vivent dans un pays où les nuits sont noires et qui, lors d’un voyage, découvrent un disque lumineux accroché dans un arbre.Ceux-ci s’emparent du disque et le ramènent dans leur contrée, au grand plaisir de leurs compatriotes, qui peuvent maintenant voir dans la nuit.Quand chacun des comparses meurt, il emporte avec lui une partie de ce disque lumineux au pays des morts.La lueur réveille les défunts et une certaine vie reprend.«C’est cette partie de l’histoire que Das Collectif nous fera découvrir en danse, en musique et en chant, précise Mme Grenier.Le spectacle se déroule surtout dans un monde souterrain, dans la pénombre.» Encourager les compositeurs canadiens En plus de célébrer les 50 ans de l’Institut Orff avec Das Collectif, le congrès de 2011 de la FAMEQ consacrera une grande place à la musique canadienne et aux compositeurs canadiens.«L’autre grande aventure de notre congrès cette année, c’est la signature d’un protocole d’entente avec le Centre de musique canadienne (CMC).Il s’agit d’un protocole que nous avons rédigé avec la directrice du centre au Québec, Mireille Gagné, et qui nous engage à maintenir des liens avec ses membres ainsi qu’à nous influencer mutuellement.Pour nous, c’est l’aboutissement d’un long travail.Depuis quelques années, nous faisons beaucoup de choses pour intéresser les compositeurs du Québec à écrire pour les ensembles musicaux scolaires.Ce proto-cole-là va consolider nos démarches auprès des compositeurs et, espérons-le, les inciter davantage à travailler avec les jeunes», soutient la présidente de la FAMEQ.La ratification du protocole aura lieu le matin du samedi 19 novembre à l’école FACE, en présence de M.Nicolas Gilbert, compositeur et président du Conseil régional - Québec du CMC, de Mme Ana Sokolo-vic, musicienne qui a composé plusieurs œuvres pour les jeunes et qui est célébrée cette année par le CMC, ainsi que de quelques membres de la FAMEQ, dont Mme Laliberté.Afin de souligner cette entente de principe, le comité organisateur du congrès a également concocté une panoplie / JACQUES NADEAU LE DEVOIR Toutes les activités majeures du congrès de la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec (FAMEQ) se tiendront pour la première fois à l’école FACE, à Montréal.d’activités mettant en valeur la musique canadienne, dont quelques ateliers et un important concert.«On a prévu un grand concert, qui aura lieu le vendredi soir et dont le répertoire sera uniquement composé d’œuvres québécoises et canadiennes.Ce seront de jeunes musiciens du réseau scolaire qui vont jouer ces œuvres-là.Au total, on pourra enten- 4 profils, une seule expression: la musique CLASSIOUE TAZZ Le mercredi UHévrier 2012 c'est journée PORTES CMIVERIES de 17 h à 20 h.Analyse du dossier et possibilité d'audition pour admission sur place.Etudiant d un jour 514735-5261 11)1 MI.siguE L’Ecole de musique Vincent-d’Indy segmente Tunlvers musical en quatre profUs distincts qui permettront à l’élève de choisir le programme qui répond le mieux à sa passion, tout en obtenant une solide formation générale.Le programme de musique (501 AO) se décline en 4 profils de deux ans qui préparent l’élève à poursuivre ses études musicales à runiversité.1- Instrument et interprétation 2- Instrument et culture 3- Instrument et réalisation sonore 4- Chant et Jeu scénique Possibilité de programmes jumelés de trois ans avec le Collège Jean-de-Brébeuf: - Musique et Sciences de la nature - Musique et Sciences hmnaines - Musique et Arts et Lettres Vincent-d’lndy 628, chemin de la Côte Sainte-Catherine Outremont (Québec) H2V 2C5 Téléphone : 514 735-5261 Télécopieur : 514 735-5266 www.emvi.qc.ca Cours de musique pour tous également offerts.La Faculté de musique de l’Université de Montréai.un monde de musiques! Du baccalauréat au doctorat : • 800 étudiants et 160 maîtres réputés venus de partout sur la planète musique baroque, classique, opéra, musique contemporaine et électroacoustique, jazz et musiques du monde : tout un univers accessible aux interprètes, musicologues, compositeurs et chefs d’orchestre Venez découvrir la Faculté de musique, le 13 novembre! Tout sur nos Portes ouvertes.sur le site : www.musique.umontFeai.ca un centre de recherche de pointe en musicologie, en composition instrumentale et électroacoustique, incluant l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique une formation arrimée aux réalités professionnelles : labo Art & D, musiques numériques et de film Université de Montréal dre une vingtaine de pièces.Le concert sera tenu sous la présidence d’honneur de Mme Diane de Courcy, qui est la présidente de la Commission scolaire de Montréal.Pour nous, il s’agit d’une manifestation d’encouragement et d’appui à notre démarche», note Mme Laliberté.Dans le cadre de cette entente, un fonds sera également créé pour encourager les compositeurs canadiens à écrire pour les jeunes.Les revenus amassés lors du concert du samedi soir, intitulé «Les aventures de madame Merveille» et offert par l’Ensemble contemporain de Montréal, serviront à créer ce fonds.Personnalités honorées Autre événement majeur à l’ordre du jour du congrès: deux personnalités marquantes de l’univers musical québécois seront honorées par la FAMEQ pour l’ensemble de leur œuvre.M.Jean-Paul Despins, père de la neuropédagogie musicale et aujourd’hui retraité, sera fait membre honoraire de la FAMEQ.Iwan Edwards, fondateur du chœur d’enfants de l’école FACE, recevra pour sa part le prix George-Little.«On crée cette année le prix George-Little, qu’on va remettre lors de nos congrès annuels à des gens qui ont contribué de façon exceptionnelle à l’éducation musicale au Québec.C’est le cas de M.Edwards.Pour ce qui est des membres honoraires, ce sont des gens qu’on décide d’ho-norer parce qu’ils ont longtemps travaillé dans le domaine de l’éducation, qu’ils ont appuyé les démarches de la FAMEQ et qu’ils ont été fidèles à la fédération», précise la présidente de la FAMEQ.De nombreux participants attendus Réunissant depuis 44 ans les musiciens éducateurs de la province ainsi que leurs partenaires, les congrès annuels de la FAMEQ sont toujours très courus par la communauté éducative.Cette année, environ 300 cliniciens exposants et près de 500 participants, musiciens et élèves sont attendus pour l’occasion.«Le congrès annuel, c’est un événement majeur pour tous les enseignants en musique de la province et leurs partenaires, confirme Mme Laliberté.C’est non seulement un moment de rassemblement pour les musiciens éducateurs, mais c’est également l’occasion de partager les meilleures pratiques, de discuter des principaux enjeux de l’enseignement de la musique au Québec et de participer à des ateliers pour parfaire sa formation.» Tenues pour la première fois à l’école FACE, toutes les activités majeures du congrès auront lieu dans les locaux de l’établissement montréalais.«On avait l’habitude de tenir notre congrès dans des hôtels, mais ce n’était pas toujours très pratique, confie la présidente de la FAMEQ.Il fallait apporter les instruments et on était assez bruyants! Les locaux de FACE sont parfaits pour nous accueillir.On est très emballé à l’idée d’y être cette année.» Collaboratrice du Devoir Pour plus de détails sur le 39® congrès annuel de la FAMEQ: www.fameq.or g/congres/2011.E D ü C A T LA M ü S IQ U Responsable NORMAND THERIAULT ntlierianlt@ledevoir.ca 2050, me de Blenry, 9' étage, Montréal (Qnébec) H3A 3M9.Tél.: (5 14) 985-3333 redaction@ledevoir.com FAIS CE QUE DOIS http://www.emvi.qc.ca LE DEVOIR, LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE IS NOVEMBRE 2011 G 5 MUSIQUE Au primaire Des élèves se rappellent les « xylophones d’Anne-Marie » Milieux défavorisés ou programmes d’insertion, la musique y fait bonne note Deux écoles, deux milieux de sique racontent leur quotidien Bienvenue au primaire.MARIE-HÉLÈNE ALARIE Anne-Marie Bertrand et Isabelle Lanctôt sont toutes deux enseignante de musique, l’une à l’école Jules-Verne et l’autre à l’école Gabrielle-Roy, deux écoles de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’île.L’enseignement de la musique relève de ce qu’on nomme un choix école, c’est-à-dire que l’école est libre de choisir parmi les programmes d’arts plastiques, d’art dramatique et de musique.Pour assurer une certaine continuité, habituellement ces choix se font pouf une assez longue période.A l’école Gabrielle-Roy, on enseigne la musique depuis la première année jusqu’en sixième année, alors que, à Jules-Verne, les enfants ont des cours de musique jusqu’en quatrième année seulement.La voix et le piano L’instrument d’Anne-Marie Bertrand est la voix, tandis que celui d’Isabelle Lanctôt est le piano.Les deux parcours sont différents.Après un baccalauréat en musicothérapie, Mme Bertrand a choisi de s’orienter vers l’enseignement primaire: «Je n’ai jamais travaillé en musicothérapie! A l’université, lors-qu’est venu le temps pour moi de faire mon stage, il n’y avait pas beaucoup d’endroits pour le faire en musicothérapie, et on ne m’a trouvé qu’un stage à l’école primaire régulière.J’ai adoré ça et je me suis dit que j’avais l’occasion d’aider beaucoup plus d’enfants en allant dans une école plutôt que d’aller en établissement, là où on n’a qu’un petit groupe d’enfants.J’ai donc bifurqué et ç’a été le coup de foudre! J’enseigne depuis trente ans et je n’ai pas lâché, même si ça m’a pris vingt ans avant d’avoir ma permanence, mais aujourd’hui, voilà!» Pour Isabelle Lanctôt, qui est pianiste et qui possède un bac- vie, deux enseignantes de mu-dans les graves et les aiguës.calauréat en musique obtenu à rUniversité de Montréal et un autre en enseignement collectif acquis à l’UQAM, les choses se passent un peu différemment: «Mon caractère très maternel me porte vers les plus jeunes, fadore les tout-petits.J’ai enseigné un an au secondaire, mais je me suis vite rendu compte que je n’étais pas faite pour ça; je n’en dormais plus!» Isabelle Lanctôt a même décidé d’abandonner l’enseignement durant un certain temps.«Mais je me suis tellement ennuyée des enfants, dira-t-elle, que je suis revenue à l’enseignement, et c’est pour mon grand bonheur parce que fy trouve vraiment beaucoup de plaisir.Ça fait dix ans que f enseigne et fai trouvé ma voie, et par chance, parce que c’est très exigeant!» Des milieux différents L’école Jules-Verne, qui est fréquentée par 855 enfants, est située à Montréal-Nord dans un milieu défavorisé.L’école profite du programme de soutien à l’école montréalaise, programme qui a été mi^ en place par le ministère de l’Éducation et qui vise à assurer la réussite scolaire et éducative du plus grand nombre d’élèves.C’est une école à aires ouvertes.«Moi, par chance, j’ai un petit local fermé pour la musique!», ajoute Mme Bertrand.En raison de son statut, l’école bénéficie des services d’une technicienne en éducation spécialisée.On y enseigne la musique de la première à la quatrième année.L’école Gabrielle-Roy, un peu plus petite avec ses 600 élèves, est un centre de services pour immigrants.On y accueille des enfants qui souvent ne parlent pas le français.«C’est la moitié de ma tâche d’accueillir ces enfants.C’est un beau milieu ici, à Saint-Léonard, ce sont de très belles classes, je n’ai pas beaucoup de cas de discipline, c’est SOURCE COMMISSION SCOLAIRE DE LA POINTE-DE-L’ILE Les classes d’Isabelle Lanctôt à l’école Gabrielle-Roy comptent un maximum de 19 élèves.vraiment très agréable et, en plus, ce sont des classes réduites avec un maximum de 19 élèves, alors c’est fantastique!», explique Isabelle Lanctôt.Les enfants chemineront en musique de la première à la sixième année.Les premières notes Pour tous les tout-petits, l’apprentissage de la musique passe d’abord par le chant.«Dans les classes de nouveaux arrivants qui doivent apprendre le français, mon enseignement est directement collé sur les chansons, on fait beaucoup d’apprentissage vocal.Je fais la lecture des chansons et on les travaille.Au début, les enfants ont beaucoup de difficulté, mais ils apprennent tellement vite quand il s’y mettent que, au mois de décembre, ils savent déjà parler le français et ils adorent chanter», explique Isabelle Lanctôt.Mais, que ce soit en classe d’accueil ou en classe régulière, les enfants de première année en sont aux premiers pas dans la lecture.L’apprentissage doit donc se faire beaucoup par la répétition, l’imitation et le jeu.On aborde aussi la rythmique.LA MUSIQUE VIBRE EN TOI.Tu es curieux, créateur, inspiré.Tu pratiques, tu découvres, tu transformes, Aia mesure de tes rêves, tu trouveras ta piace ici avec nous.LA MUSIQUE VIT ICI.Schulich School of Music École de musique Schulich www.mcgill.ca/music Les admissions: patrick.oneill@mcgill.ca McGill En musique à Sherbrooke, la Vie ' fait partie du programme • Des professeurs près de leurs étudiants • Trois iieux de diffusion de grande qualité pour apprendre AUSSi sur ia scène • Un climat d'effervescence musicaie propice à i'apprentissage! Réussir grâce à la possibilité de choisir un cheminement du baccaiauréat qui correspond à mes intérêts : classique, jazz, pédagogie musicale, multimédia ou musique et cuiture UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE USherbrooke.ca/musique Dans la classe d’Anne-Marie Bertrand, on chante aussi beaucoup et on commence lentement à se familiariser avec le rythme: «Dès les premiers cours de musique, on chante et on fait beaucoup de rythmique avec des percussions, des tambours, des djembés, des congas et des tuba-nos.Les enfants aiment toucher les tambours avec de la peau, c’est naturel.On fait beaucoup de rythme et aussi du chant En- suite, f arrive avec les xylophones et on fait vraiment de l’accompagnement; c’est beaucoup axé sur les percussions.» Puis, en poursuivant l’apprentissage de la musique, quand ils arriveront en quatrième année, les élèves d’Anne-Marie seront en mesure de lire les notes sur une portée.Pour les enfants, la plus grande fierté, c’est le concert devant les parents: «À Noël, je fais un concert pour les plus petits, et il y a même des enfants de cinquième année qui viennent chanter avec les petits», dira Isabelle.Alors que chez Anne-Marie on fait parfois des minispectacles, mais, «avec les classes de première et de deuxième années, je fais des journées portes ouvertes pour que les parents puissent venir voir ce qui se passe dans la classe et participer».Donner le goût de la musique Bon an mal an, les enseignants de musique au primaire sèment une petite graine.Pour tous les enfants, les cours de musique sont comme une grande fête et cet éveil musical leur permet de se découvrir et, pourquoi pas, de poursuivre un apprentissage musical au secondaire.Plusieurs écoles de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’île possèdent leur harmonie et certaines ont un programme spécialisé en musique.«Quand ils reviennent me voir pour me dire qu’ils ont choisi la clarinette, la flûte traversière ou tel autre instrument, ça, c’est mon salaire pour l’année!», avoue Isabelle, alors qu’Anne-Marie conclut en disant: «Je revois d’anciens élèves qui me disent se rappeler les xylophones d’Anne-Marie.Çarendfière!» Collaboratrice du Devoir (ci etmiontd! hui f>o»r Lm tlfUSi^UC irSfm CONGRES 2011 MonMal 17 au 10 novembre Ofameq l/ers CeKcedence / I Du préscolaire à l’université > > > 0 Plus de 2000 musiciens éducateurs "ni Aj partagent ieur passion de la musique 1 à travers le réseau scolaire québécois.Le congrès FAMEQ 2011 est le plus important événement de formation et d’échange sur i’enseignement de la musique au Québec.Conférence d’ouverture : L’enseignement des arts dans les programmes d’études Avec Paul Inchauspé Thèmes d’ateiiers : La direction d’ensembles, le chant, les vents, les cordes, les élèves HDAA et la musicothérapie, l’enseignement Orff, les instruments de percussion, les technologies, la création, la musique au préscolaire, etc.Conférences : La santé auditive, l’enseignement privé, l’arrimage secondaire collégial, culture-éducation, les programmes d’enrichissement.Quatre concerts : ¦ Stomping la luna (Das Collectif) [ jeudi le 17 nov.à 20 h ] ¦ Grand concert FAMEQ [ vendredi le 18 nov.à 17 h 30 ] ¦ McGill Wind Symphony [ vendredi le 18 nov.à 20 h ] ¦ Madame Merveille (ECM+j [ samedi le 19 nov.à 19 h 30 ] Plusieurs autres activités 2^ symposium canadien sur Ei Sistema Musique et changement social 17 novembre 2011 À l'École de musique Schulich de l'Université McGill 555, rue Sherbrooke Ouest 17 novembre Ecole FACE 3449, rue University, Montréal ^ Métro McGill ÇMcGül Schulich School of Music École de musique Schulich Q Fédération des Assoçiations de Musiciens Educateurs du Québec Info : vvww.fameq.org 450 396-6512 Dr.Jonathan Govias Abreu Fellow 2010 G 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 12 ET DIMANCHE IS NOVEMBRE 2011 MUSIQUE Saguenay et Abitibi-Témiscamingue Les défis de l’enseignement et de la diffusion de la musique en région sont multiples À Rouyn-Noranda, «on a eu la chance d’avoir une famille qui nous a dédié un fonds de 100 000 $» Les défis de l’enseignement et de la diffusion de la musique au Saguenay comme en Abitibi-Témiscamingue sont multiples et non moins complexes.Ici, on tient à bout de bras un orchestre, là, un centre musical.Ici, il faut trouver des sources de financement, là, il faut gérer une tournée sur un territoire grand comme un pays.Quand engagement et musique vont de pair.THIERRY HAROUN Régis Rousseau dirige depuis quelques années le Conservatoire de musique de Saguenay, fréquenté par plus de 70 élèves.Cet établissement, qui compte un coips professoral d’une vingtaine de personnes, est bien ancré dans son milieu, raconte-t-il.«Quand j’étais étudiant dans ce conservatoire, dans les années 1980, trois professeurs sur quatre provenaient de l’extérieur de la région.Les professeurs voyageaient toutes les semaines en partance de Montréal ou de Québec.Aujourd’hui, c’est le contraire: trois sur quatre d’entre eux sont établis ici, ils sont intégrés à la région.C’est sûr qu’il n’y a pas de tâches pleines pour toutes les classes, mais nos professeurs sont membres de l’Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ils donnent des concerts.Il y a aussi le quatuor Alcan, dont trois des membres enseignent ici, au conservatoire.» Formation La formation donnée aux élèves est de la plus haute tenue, tient à souligner Régis Rousseau.«On a un cheminement particulier pour chaque élève.Au fond, nous avons autant de cursus qu’il y a d’élèves au conservatoire, qui est le seul établissement de la région où l’on peut développer les talents et les diriger vers une carrière musicale.» Il donne en exemple un violoncelliste qui joue au sein de l’Orchestre symphonique de San Francisco, un flûtiste et un clarinettiste qui sont associés à l’Orchestre symphonique de Montréal ou encore un violoniste qui est aujourd’hui membre de l’Orchestre philharmonique de Radio-France.Il note de plus que son conservatoire travaille en étroite collaboration avec le réseau musical de la région.«Notre région est très dynamique sur le plan musical et à tous les niveaux.Je pense notamment au réseau privé des écoles de musique, qui compte une dizaine d’écoles et qui est de très grande qualité.Quand, dans ces écoles, on remarque un certain talent chez un jeune, il peut se faire évaluer par l’un de nos professeurs, qui parfois donnent des cours de maître dans ces mêmes écoles.» Tisser des liens L’autre mandat que s’est donné le Conservatoire de musique de Saguenay est de faire la promotion de la musique, rappelle M.Rousseau.«On essaie en effet d’être de plus en plus présent dans la sphère publique, en faisant connaître le conservatoire et en allant donner des ateliers dans le réseau scolaire public.Je remarque qu’il est important de valoriser le métier de musicien.Concrètement, par exemple, nous avons récemment reçu une soixantaine de jeunes d’une polyvalente ayant passé l’après-midi avec nos élèves, qui leur ont fait une prestation avec les 14 instruments qu’on enseigne.C’est une façon pour nous d’être en lien avec la population».Un orchestre tenu à bout de bras A des centaines de kilomètres de là vers l’ouest, à Rouyn-Nor-nada, il y a Jacques Marchand qui tient à bout de bras l’Orchestre symphonique régional Abitibi-Témiscamingue, qui célébrera son 25® anniversaire le printemps prochain.Il en est le fondateur et il est toujours en poste en qualité de chef d’orchestre.«L’orchestre est composé d’une quarantaine de musiciens qui proviennent d’un peu partout de la région et même de la Baie-James.J’ai des professionnels et j’ai aussi des dilettantes.Certains font un autre métier, j’ai des photographes, des techniciens en informatique, des professeurs de cégep.Il y a de tout, en fait» Et quand vient le temps des répétitions, l’alternance se fait entre Roujm-Noranda et Amos.Pour ce qui est des tournées.mm- SOURCE OSRAT Jacques Marchand tient à bout de bras l’Orchestre symphonique régional Abitibi-Témiscamingue, qui célébrera son 25® anniversaire le printemps prochain.l’orchestre se produit tout le temps dans quatre villes: Rouyn-Noranda, Amos, La Sarre et Val d’Or (où siège un conservatoire de musique).Une tournée qui doit bien rouler sur une distance de 400 ou 500 kilomètres?«Ah oui, certainement! C’est très exigeant, vous savez, mais tout le monde est passionné dans notre groupe.» On notera que, dans le cadre de son 25® anniversaire, l’orchestre sera en tournée du 29 mars au I®® avril 2012, en compagnie du pianiste Alain Lefèvre.A ne pas manquer.Un centre de musique Toujours à Roujm-Noranda, il y a Suzanne Blais.Elle ensei^e le piano depuis 30 ans et dirige le Centre musical en sol mineur.Ce centre est fréquenté par 422 élèves.«J’enseigne le piano à une trentaine d’élèves.Mais, vous savez, les jeunes ont changé, ils ont des journées très chargées aujourd’hui, ils sont sollicités de toutes parts, par les réseaux sociaux, les activités sportives, etc.Nous devons donc, à titre de professeur, avoir une démarche différente.Dans cette optique, je tente de leur faire retrouver un moment d’intimité avec la musique, un moment de tranquillité.Et je leur dis tout le temps qu’on joue du piano, c’est un jeu, il faut y trouver du plaisir.Je dis: “Quand t’aimes pas ça, dis-le moi pis on va changer de pièce”.» Cette passion pour l’enseignement déteint, dit-elle, sur l’ensemble de son corps professoral, qui est constitué de cinq professeurs travaillant à temps plein et de six œuvrant à temps partiel.L’une de ses profes-seures, tient à souligner la directrice, joue dans l’Orchestre symphonique régional Abitibi-Témiscamingue: «Cette profes-seure emmène parfois ses élèves aux répétitions de l’orchestre.» Ce centre est financé à hauteur de 50 % par les droits de scolarité, «ce qui nous permet de payer les salaires et le matériel didactique.Ensuite, 10 % provient du ministère de la Culture et le reste provient de nos fonds et de l’aide de nos partenaires.» Un Steinway Fait notable, ajoute-t-elle, «on a eu la chance d’avoir une famille qui nous a dédié un fonds de 100 000 $.A ce montant, le gouvernement du Québec a ajouté 200 000 $.On peut ainsi compter sur des dividendes tous les ans, qui nous sont très précieux.Ici, poursuit-elle, on s’est appelé “centre musical” et non “école de musique” parce que nous ne faisons pas seulement de l’enseignement, on fait de l’animation avec les écoles publiques, on organise des concerts, on est très actif et engagé dans notre milieu.» On notera enfin que le Centre musical en sol mineur détient un piano Steinway qui est centenaire! Collaborateur du Devoir SOURCE CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE SAGUENAY Régis Rousseau dirige ie Conservatoire de musique de Saguenay PROGRAMMES EN EDUCATION MUSICALE : BACCALAURÉAT MAÎTRISE DOCTORAT (Ph.D.) !'«.«¦¦¦' * I» bM; FORMATION DES MAÎTRES (BREVET D'ENSEIGNEMENT) OPTIONS : CLASSIQUE OU JAZZ ET MUSIQUE POPUUIRE CENTRE D'EXCELLENCE EN PÉDAGOGIE MUSICALE PROFIL ENTREPRENEURIAL PROFIL INTERNATIONAL MICROPROGRAMME EN EUTONIE CERTIFICAT EN RÉALISATION AUDIONUMÉRIQUE Faculté de musique www.mus.ulaval.ca Pour information : Monique Lépinay Martine Nadeau 418-656-7061 mus@mus.ulavai.ca UNIVERSITE lAVAL Faculté de musique
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