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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2011-11-19, Collections de BAnQ.

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J 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011 FORMATION Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d’œuvre 11 y a 800 groupes qui travailleut pour l’intégration et le maintien en emploi « Pour chaque dollar investi dans notre action, le retour envers la communauté québécoise se chiffre à 3,7 fois sa valeur » La Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d’œuvre (COCDMO) fonde son action sur la pleine reconnaissance de l’accès à la formation et du droit au travail, pour tout un chacun.Il y a des milliers de personnes qui gagnent le marché du travail chaque année avec l’appui des quelque 800 groupes qui sont membres de cette association.REGINALD HARVEY La Coalition, c’est en fait un réseau de regroupements d’organisations tournées vers le développement de la main-d’œuvre au Québec.Dans nos quatre volets d’action se retrouvent l’insertion et l’intégration en emploi, la défense des droits des clientèles éloignées du marché du travail, la formation et l’éducation; on s’occupe aussi du développement local parce que nos organisations sont ancrées dans leurs communautés et, de ce fait même, travaillent à l’essor de leur environnement»: tel est le portrait de la COCDMO qu’esquisse en bref sa directrice, Mylène Leduc.Elle signale que, dans le but de parler de la formation comme telle, il importe de se tourner vers les quelque 800 membres ou organismes en employabilité qui s’en chargent: «Ceux-ci couvrent tout le territoire québécois et veillent au développement des programmes qui sont adaptés aux personnes qui ont des difficultés d’insertion en emploi.» Elle ouvre cette parenthèse: «Quand il est question de formation au Québec, on parle de celle en milieu de travail ou qui se donne dans le réseau de l’éducation, mais on traite peu de celle qui est offerte dans le milieu communautaire aux personnes qui sont éloignées du marché de l’emploi.» 11 y a les gens sans emploi depuis plus de deux ans, ceux qui éprouvent des problèmes de comportement ou un historique de travail à taux précaires, il y a les personnes handicapées, les immigrants nouvellement arrivés, les jeunes décrocheurs et d’autres encore, qui font tous partie de cette très large palette d’une clientèle diversifiée dont les attentes varient Programmes et maillage avec les employeurs 11 revient à chacune des orga- nisations de préparer des formations adéquates qui correspondent aux besoins des gens, mais aussi à ceux des entreprises.Pour illustrer cette façon de procéder, la directrice donne cet exemple: «Le service d’entretien et d’insertion Pro-Prêt situé dans Rosemont-La-Petite-Patrie a formé des personnes immigrantes de deuxième génération qui n’ont pas de qualifications en tant que telles; on a donc créé pour celles-ci un programme adapté de préposées à titre de femmes de chambre dans les grands hôtels montréalais, en privilégiant une approche globale de formation.» Elle laisse voir l’autre facette de cette démarche pédagogique: «On s’est assuré que ce programme-là réponde aux attentes du marché du travail, en l’occurrence le milieu hôtelier, qui a de la difficulté à recruter des femmes de chambre.A ce moment, on a réussi un bon mariage entre un besoin de ce marché et une clientèle qui n’aurait peut-être pas eu accès à de la formation appropriée dans le secteur formel de l’éducation.On regarde dans le milieu de travail quelles sont les compétences requises et on s’arrime avec cette réalité pour donner une formation qui lui correspond».Partenariats Dans certains cas, il y a des partenaires qui sont appelés en renfort pour offrir le programme requis: «Mais les organismes sont souvent en mesure de le faire eux-mêmes et ils possèdent des formateurs à l’interne.Dans le cas d’une entreprise d’insertion dans la restauration, on a des experts du métier à l’intérieur de celle-ci qui sont tout à fait capables de former la clientèle pour répondre aux exigences de l’emploi en matière de compétences requises par l’employeur.» Dans la très grande majorité des cas, les entreprises colla- LACAR JACKSON REUTERS En matière de formation de la main-d’œuvre, le milieu communautaire s’occupe d’abord des gens sans emploi depuis plus de deux ans, des personnes handicapées, des immigrants nouvellement arrivés, des jeunes décrocheurs et d’autres encore.borent avec les quelque 800 groupes en cause, comme le rapporte Mylène Leduc: «Ceux-ci sont ancrés dans leur environnement et ils travaillent en partenariat avec les employeurs qu’ils vont rencontrer.Ils apportent un soutien et un accompagnement non seulement aux individus, mais également à ceux qui peuvent parfois rencontrer des difficultés faciles à contourner avec certains types de clientèles; il suffit de leur donner un petit coup de pouce pour abattre les obstacles.» Encore là, elle y va d’un exemple: «Quand un employeur embauche une personne immigrante et que se pose une problématique de code culturel sans qu’il sache comment la gérer, il est plus facile de se tourner vers un organisme d’expérience qui connaît la solution.» Fonctionnement et attentes Emploi-Québec fournit aux organismes les subventions nécessaires à la bonne marche des activités et la Coalition travaille en étroit partenariat avec cette ressource gouvernementale: «On intervient en complémentarité et on ne donne pas les mêmes services, puisque, de notre côté, on s’affaire avec des clientèles qui sont vraiment plus éloignées du secteur de l’emploi, qui se trouvent plus en marge et en situation d’exclusion.» Les organisations seraient en mesure d’en faire encore davantage si elles disposaient de plus d’argent, ce dont est consciente Mylène Leduc, qui pose quand même ce regard plutôt satisfait sur ce qui s’accomplit à l’heure actuelle: «Présentement, on connaît le contexte de réduction des dépenses publiques et cela nous touche également, mais nos membres obtiennent tout de même des taux de placement qui sont en moyenne de 75 %, ce qui montre que ça fonctionne très bien.» Elle cite une autre donnée plutôt révélatrice des succès connus: «On évalue que, pour chaque dollar investi dans notre action, le retour envers la communauté québécoise se chiffre à 3,7fois sa valeur.C’est donc un investissement pour le gouvernement de verser de l’argent aux organismes en employabilité et aux personnes sans emploi; une fois qu’elles sont sorties de l’aide sociale et qu’elles se mettent à contribuer à l’économie québécoise, on voit que c’est finalement payant pour cette dernière.» Collaborateur du Devoir OPTEZ POUR L'EXCELLENCE EN GOUVERNANCE > DEVENEZ ADMINISTRATEUR DE SOCIETES CERTIFIE (ASC) Seul programme de certification universitaire en gouvernance | Reconnu par huit ordres et organismes professionnels | Formation de haut niveau menant à la désignation ASC | Cheminement flexible | Équivalence au niveau national | Réservé aux administrateurs et hauts dirigeants Prochaines formations Québec 2,3,4février 2012 | Montréal 29,30,31 mars 2012 Renseignements et 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étudient ensemble les problèmes actuels de l’Eglise et leur cherchent des solutions à la fois pratiques et applicables aux masses».Un petit livret y est mis en forme et, 75 ans plus tard.Prie avec l’Eglise paraît toujours, sous un autre titre, toutefois.CLAUDE LAFLEUR Ly une des premières initia-' tives du Centre catholique d’Ottawa, dès sa fondation, est d’offrir aux fidèles un «petit livret» pour qu’ils participent à la messe du dimanche.Prie avec l’Église, qui deviendra Prions en É^ise trois décennies plus tard, paraît pour la première fois le 7 juin.Nous sommes alors en pleine dépression économique — la grande crise des années 1930 — et le livret est par conséquent vendu à la porte des églises par des chômeurs.au prix d’un cent! «Voilà qui témoigne que nous sommes une institution au service de la communauté, déclare Jacques Lison, directeur des revues religieuse^ et de Prions en Église, aux Editions Novalis.Les décisions que nous prenons sont toujours tournées vers l’ouverture et l’espérance.» C’est ainsi que, en 1989, une édition en gros caractères est produite afin de répondre aux besoins des parois siens vieillissants.«À ma connaissance, relate M.Lison, ce pourrait être la seule revue qui publie une édition en grands caractères.» Et voici que, à partir de janvier prochain, le «petit livret» de notre enfance disparaîtra pour ne laisser place qu’à l’édition en gros caractères.«Je dirais que nous sommes une institution toujours à l’avant-gar-de, avance Jacques Lison.Par exemple, dès le départ, on offrait des textes en français, alors que la liturgie était en latin.C’était bien avant que le concile Vatican II n’ouvre la liturgie aux langues vernaculaires, dont le français.» Aujourd’hui, Prions en Église se retrouve dans Internet, en plus d’être un mensuel publié à l’échelle internationale.Un développement planétaire Jacques Lison rappelle que Prions en Église est un petit li- « L’avenir de Plions en / Eglise, c’est l’Église comme vous la voyez» vret de 40 pages qui mesure environ 4x5 pouces et dont les fidèles se servent pour célébrer l’eucharistie (la version en grands caractères, identique au livret, mesure 5x7 pouces).«C’est un manuel d’accompagnement qui aide à suivre la célébration du dimanche», précise-t-il.Dans les dernières pages, on y retrouve de petites chroniques d’éducation sur des thèmes touchant la foi — des explications sur un mot de la foi, sur la parole de Dieu, une petite prière, etc.— afin d’accompagner les fidèles dans leurs méditations.Le livret est publié tous les dimanches, en plus d’une édition spéciale pour Noël.Douze ans après la publication du premier Prie avec l’Église, le Centre catholique crée une version anglaise pour desseryir le Canada, puis les Etats-Unis à partir de 1999.En janvier 1965, alors que le concile Vatican 11 s’achève, le livret devient Prions en Église afin de refléter la nouvelle pensée théologique: «Le peuple de Dieu en prière ne s’unit pas à l’Église, il constitue l’Église.» L’année suivante paraît une édition mensuelle qui propose les textes liturgiques des messes quotidiennes.«Dans le mensuel, vous avez la messe pour chaque jour, précise l’éditeur.Il faut savoir que dans la liturgie, pour chaque jour, il y a des lectures bibliques, un épître, un psaume ainsi que des oraisons et des prières.Il y a donc tout ce qu’il faut pour chaque jour de l’année.» Un Prié français Ep 1969, le Centre devient les Editions Novalis.En 1987, la maison d’édition signe avec Bayard Presse, propriété des assomptionnistes français, une licence pour la publication d’une version française du mensuel Prions en Église.La revue est désormais diffu- (5) Félicitations pour le chemin parcouru.1601 est, boul.Gouin, Montréal Qc H2C 1C2 Tél.: (514) 387-7337 • Téléc: (514) 387-0735 MovaWs "" ANS ÉDITION MENSUELLeRvOL.46, N“ 9 MIMIL l.*AUCMBI.te CHntTICMNcl I JjnvltP Ifii sée à travers l’Europe francophone, tout en demeurant sous la responsabilité de Novalis.«Les assomptionnistes ont été frappés par notre publication mensuelle et Vont donc reprise, rapporte avec fierté M.Lison, et ils ont eu un succès fulgurant, avec près de 150 000 abonnés.» Einalement, en 2008, l’Université Saint-Paul, à Ottawa, cède Novalis à Bayard Canada, propriété des augustins de l’Assomption de Québec.«Il est important de souligner que cette communauté s’inscrit dans la même ligne missionnaire que les oblats, précise Jacques Lison.En changeant de mains, Novalis et ses fleurons se voient assurés d’un avenir dynamique et prometteur.» Complexité Le directeur des revues religieuses, qui oeuvre chez Novalis depuis dix ans, explique que produire Prions en Église nécessite «une expertise extrêmement pointue et particulière».11 s’agit d’une publication d’une complexité inouïe, insis-te-t-il: «On ne se rend pas compte que chaque numéro représente une foule de détails.Entre autres, il y a la complexité de la liturgie, qui a toutes sortes de règles et de subtilités qui échappent au calendrier ordinaire et à la routine.La pro- duction de Prions est à la fois extrêmement régulière et extrêmement complexe.» A preuve, rapporte-t-il, Novalis a tenté de concevoir des logiciels qui exécuteraient la tâche automatiquement, «mais on n’y arrive pas en ce moment! On est dans l’artisanat.» «J’ai toujours senti, depuis que je suis là, que c’est d’abord une mission; ce qui prime, celle du service qu’on rend à l’Église d’ici, poursuit Jacques Lison.Les gros caractères, par exemple, c’est le signe du service qu’on veut rendre à tous les gens, puisqu’il y a effectivement beaucoup de personnes âgées parmi nos lecteurs.» «Je pense que nous avons encore un bel avenir, enchaî-ne-f il, bien que nous soyons solidaires de ce que traverse l’Église.On a le sentiment de vivre une solidarité de destin avec nos paroissiens et toute la, communauté chrétienne et l’Église,.Donc, l’avenir de Prions en Eglise, c’est l’Église comme vous la voyez — ce qui peut nous réserver de bonnes surprises.Bien sûr que nous vivons un déclin — fermeture des paroisses.Mais nous tenons à être là tant et aussi longtemps que les communautés chrétiennes seront là.On est là pour rendre ce service!» Collaborateur du Devoir DIFFUSION Tout faire pour rejoindre ces « gens en quête de quelque chose » Tirer son épingle du jeu dans le monde de l’édition n’est pas toujours de tout repos, surtout quand les titres qu’on propose se classent dans ce qu’on nomme des «publications de niche».Petit tour d’horizon de la mise en marché du livre religieux.MARIE-HELENE ALARIE Bon an mal an, arrivent sur les tablettes de nos librairies 50 000 nouveautés, parmi lesquelles figurent 5000 titres québécois.Pour sa part, féditeur Novalis fait paraître 60 titres par an.C’est donc dire que, pour se tailler une place dans cette jungle, il faut jouer des coudes, mais surtout utiliser tous les moyens mis à la disposition d’un éditeur pour se démarquer.Chez Novalis, on publie, met en marché et distribue trois types de publications: des ouvrages de croissance personnelle, des livres de spiritualité et un troisième type d’ouvrage, le livre religieux à proprement parler: «Pour Novalis, les livres religieux et spirituels représentent 90 % du catalogue et 50 % des ventes», explique Gilda Routy, directrice commerciale chez Novalis.Pour 20 librairies.au Canada Évidemmenf depuis quelques années, on a vu le nombre de catholiques pratiquants diminuer fortement.Ainsi que le nombre de librairies religieuses: «Le réseau des librairies religieuses au Québec est de plus en plus limité, je dirais qu’il y a 20 librairies religieuses au Canada.Si on devait ne mettre en marché nos livres que dans ces librairies, on serait mort depuis bien longtemps!», rappelle Mme Routy.Dans un contexte semblable, un éditeur de livre religieux se doit de réagir: «Il y a dix ans, nos nouveautés étaient des livres destinés aux catholiques pour leur pratique de foi et leur pratique liturgique.C’était le plus gros de notre production.Aujourd'hui, on essaie de s’ouvrir à d’autres réalités en développant des livres sur la spiritualité.» Cette réalité, on la voit apparaître aussi chez d’autres éditeurs, comme Albin Michel, avec sa collection «Spiritualité vivante», ainsi que chez Elammarion, qui publie des ouvrages sur le pape.On voit bien que ces questions de spiritualité et les enseignements des grands maîtres intéressent beaucoup de gens.Les éditeurs pratiquent cette diversité pour qu’ultimement ils puissent voir leurs titres religieux ou spirituels être mis en vente sur les tablettes tant des librairies indépendantes que des bannières et des grandes surfaces.Quelques succès Pour quelques succès de librairie, plusieurs autres titres vont sombrer dans l’oubli: c’est malheureusement la règle du jeu.Mais, peu importe le créneau, il arrive parfois de petits miracles: «Quand Benoît XVI, le printemps dernier, a fait paraître Lumière du monde, un livre d’entretiens avec le journaliste allemand Peter Seewald, ce fut un incroyable succès à travers le monde.Là, tous les libraires Toutes les nouveautés de Novalis se retrouvent en version numérique nous appelaient pour acheter le titre», rappelle Mme Routy.Mais de tel succès ne sont pas légion, ils arrivent à l’occasion pour un titre ou deux dans toute une collection: «Nos petits livres publiés spécifiquement sur les thèmes de Noël ou de Pâques ont des tirages de 30 000 exemplaires.Mais généralement, pour nous, un bon tirage se situe autour de 3000 exemplaires.Mais on a aussi pas mal de titres qu’on tire à 1000 exemplaires.Mais on arrive à les vendre, c’est ça qui est merveilleux!» Un autre succès de librairie pour Novalis aura été la publication du livre Des hommes et des dieux, après le film sur l’assassinat des moines de Tibhiri-ne, en Algérie.C’est effectivement Novalis qui possède les droits de distribution de cet ouvrage au Canada.Tous les moyens sont bons Depuis 2040, Novalis s’est aussi lancé dans le livre électronique.Au départ, ce sont 90 titres du fonds de l’éditeur qui ont été transformés en version électronique.Novalis travaille avec l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) sur une plateforme commune.Sans surprise et tout comme dans leur version papier, ce sont les ouvrages de Jean Monbourquette — l’auteur-phare de Novalis — qui se vendent le mieux.Aujourd’hui, on retrouve aussi toutes les nouveautés de Novalis en version électronique.Mme Routy a l’habitude de dire (\ü’«un auteur est toujours le meilleur vendeur de son livre».Aussi, pour faire connaître un auteur, Novalis n’hésite pas à organiser des conférences, des rencontres: «Dans le cadre des activités entourant le Sabn du livre, le lundi 21 novembre prochain, on a invité un bi-bliste, André Myre, qui vient de publier chez nous La source et qui va faire une conférence.On y attend 120 personnes.Quand même!» Et, comme tous les autres, pour sa mise en marché, Novalis utilise les réseaux sociaux et le web: «On fait de l’animation et des entrevues avec nos auteurs, qui sont ensuite placées dans le web, on envoie des lettres d’information.Tous ces nouveaux moyens de communication nous obligent à agir différemment dans notre mise en marché», explique Mme Routy.Et, comme pour tous les autres joueurs du milieu, les moyens et les ressources ne sont pas toujours au rendez-vous pour en faire autant qu’on le voudrait.Le grand défi auquel fait face Novalis pour les années à venir: «Il nous faut sortir de nos réseaux habituels pour aller toucher des gens qui sont en quête de quelque chose.On a des propositions pour ces gens-là, mais il nous faut découvrir où et comment les rejoindre.» Collaboratrice du Devoir imprimeurs Toutes nos félicitations aux é(ditions Novalis » fm AAontréal L’équipe de Radio Ville-Marie, la radio qui nous rassemble , .imprimerie /rt\ debesco 0^ félicite les Éditions Novalis pour 75 ans d’inspiraliofl 1.800.666.6740 r.blanchard@debesco.com LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011 E 7 CULTURE MUSIQUE Un premier grand albnm de famille ponr les rythmes métissés du Québec Vision Diversité célèbre ses cinq ans par une nouba de 22 minispectacles YVES BERNARD Cinq ans de diversité, ça se fête en grand et sur tous les fronts.Dès dimanche, Vision Diversité présente en rafales 22 minispectacles, à L’Astral,et à l’Espace culturel Georges-Emi-le-Lapalme, pour faire résonner les musiques métissées d’ici.Pour couronner la fête, un premier album de famille, Aromatis, fruit d’un collectif de dix-sept musiciens aux origines multiples, vient coiffer cette nouba dédiée aux rythmes venus d’ailleurs.Initiative unique, Arometis marque un tournant dans la création musicale québécoise.Ce premier enregistrement collectif du monde métissé, c’est le héhé de Paméla, la fille d’Aida Kamar, présidente de Vision Diversité.Elle a demandé à 11 auteurs-compositeurs d’origines diverses de laisser leur ego à la porte pour faire équipe.Quittant leur zone de confort, tous devaient exposer une de leurs chansons à l’énergie créatrice des autres artistes et s’ouvrir à la métamorphose.Fusion créatrice Le défi était de taille.Comment réunir les accents rock afro keh de Ramon Cespedes, les effluves latino-gaspésiennes de Juan Sébastian Larobina, les inflexions carnatiques et les vocalises jazz de Raphaëlle Brochet le mariage québéco-magh-rébin de Sabah Lachgar et d’Hassan El-Hadi, le slam visionnaire de Queen Ka, la multidisciplinarité créatrice de Gotta Lago, les douces rêveries syncopées de Julien Alvarez Thomet, le groove slave dans le rigodon de Gabi Macaluso, l’énergie mandingue très ouverte de Dje-ly Mon Tounkara?Tous ces artistes, qui mènent une carrière professionnelle à l’extérieur, viennent s’insérer aux pièces des autres dans Arometis.«Il est bien certain que les 17 artistes ne se retrouvent pas % Les dix-sept musiciens qui ont donné vie à Arometis.sur les 13 titres, raconte Paméla.Lors des premières “répètes”, c’était le gros jam et tout le monde voulait essayer quelque chose.Mais on a commencé par la suite à épurer pour garder l’essentiel de chaque pièce.» C’est ici qu’intervient le réalisateur Nicolas Jobin, qui a su conférer une délicate homogénéité et une signature accessible, même si les pièces sont fréquemment ponctuées de dialogues entre les genres musicaux, les instruments et les chants.Le spectacle de lancement AArometis, à L’Astral, sera précédé mardi de la prestation de D’Harmo Monde, le lauréat 2011 du Prix de la diversité.Mené par un excellent quatuor d’harmonicistes qui surfent sur les traditions juives, le jazz, le rag, la musique minimaliste, le menuet, la valse, le tango et le trad, le groupe est également composé de la chanteuse Sabah Lachgar, une belle voix du désert aux accents arabo-andalous, de même que par l’excitant per- PUPULUS MORDICUS Miso on scène / MARTIN GENEST DU 1 AU 10 DÉCEMBRE UNE ORGIE FOLLE, UN DELIRE À LA GAINSBOURG ! Dans cette exploration de l'univers fantasque du célèbre chanteur, la sensualité, l'irrévérence et la musique font un ménage à trois des plus extravagants.PRÉSENTÉ PAR EN COLLADÜRATIÜN AVEC FACEBCX)K.CA/CINQUIEMESALLE laplacedesarts.com 614.842.2112 e Place des Arts Qjebec» cussionniste Moïse Yawo Matey.Spectacles en rafales Lors de cette soirée, on dévoilera aussi les trois coups de cœur de la Vitrine des musiques locales métissées, qui est offerte gratuitement dimanche et lundi.La série de 22 minispectacles regroupe plusieurs valeurs sûres et des découvertes.Dimanche, on propose le folk africain intimiste d’Alpha Thiam, le funk nouveau de Punk lion, la musique tsigane éclectique de Briga, le rigodon arabisé de Maroc’N Reel, le nou- MARC -ANDRE LALIBERTE veau projet de jazz afro-colombien de Roberto Lopez, la créativité multiforme de Gotta Lago et la soul métissée de Jahnice.Le lendemain, on retrouve le reggae métissé de Maytiss, les chansons juives d’Hélène Engel, le reggae urbain de Drê-D, les fusions acoustiques de Saometis, les Amériques d’Inés Canepa, l’âme brésilienne d’Isaac Neto, la présence mandingue de Kabaku-wo, le reggae ouvert de Deya, les fréquentations avec le klezmer et la musique rom de Gadji-Gadjo, le monde en miniature du Small World Projecf la caipirinha montréalaise de Bombolessé, le flamenco de.Plamenko, les inspirations créoles de l’Umojah Band et le free klezmer de Nozen.Métissage sur les ondes Les onze auteurs-compositeurs 61 Arometis feront l’objet de «Portraits métissés», une série de dix émissions radiophoniques de 30 minutes réalisées par Marie-Claude Sénécal qui seront diffusées sur Espace Musique les 23,24,28,29 et 30 novembre à compter de 22h, dans le cadre de l’émission Au tour du monde d’André Rhéaume.«Dans ces émissions, les artistes se racontent duns leurs univers et leurs lieux», précise Aida Kamar.Une part du Québec d’aujourd’hui Par les spectacles qu’elle produit ou les créations inédites qu’elle offre depuis ses débuts.Vision Diversité se campe au cœur des métissages.Et le meilleur est à venir, à l’image de la ville ouverte.«Par-delà nos créations, nous avons la conviction que nous sommes une société où le métissage est une richesse.Mieux on le vivra et plus notre société développera cette identité unique du Québec.Nous sommes des bâtisseurs et des défricheurs.Quelque part, il y a une continuité avec les 400 ans d’histoire et elle est dans le métissage», clame Aida Kamar, directrice de Vision Diversité.L’organisme s’appuie sur une vision, celle de la diversité qui transcende les cloisons communautaires.Pour sa porte-parole, parler de diversité, ce n’est pas parler des autres, mais de ce qui fait notre société: «Ce regard n’est pas celui d’une femme de ma génération, mais bel et bien celui de celle de ma fille Paméla, que je suis allée chercher comme directrice artistique.Elle apportait son vécu spontané.Lorsque je lui demandais d’où venait une personne, elle me répondait: “Ché-tu, moi, il est Québécois!” C’était ça, notre réalité.» Collaborateur du Devoir VITRINE DES MUSIQUES LOCALES MÉTISSÉES: ¦ 22 minispectacles à L’Astr^ et à l’Espace culturel Georges-Émi-le-Lapalme de la PdA, les 20 et 21 novembre.¦ Arometis, disque en magasins et spectacle de lancement à L’Astral le 22 novembre.¦ «Portraits métissés», sur Espace Musique, les 23, 24, 28, 29 et 30 novembre à compter de 22h.Renseignements: www.visiondi-versite.com y ledevoir.com Vous pouvez entendre un extrait 6e Arometis à l’adresse suivante: ledevoir.com ’I pcuntaèdré SCHUBERTIADES Le plaisir d'une soirée musicale entre amis Jeudi 1er décembre 2011 17 h I Formule bouchées / vin 20 h I Formule chocolats / porto Salle Tudor Ogilvy 1307 rue Ste-Catherine Ouest | Sème étage Billets concert/chocolats/porto : 40 $ adulte | 35 $ aîné | 25 $ étudiant concert/bouchées/vin: 40 $ adulte | 35 $ aîné | 25 $ étudiant concert : 25 $ adulte | 20 $ aîné 110 $ étudiant 514.270.2558 www.pentaedre.com LES IDÉES HEUREUSES PRÉSENTE Lfi nfiTTUrrr 2011 à 15 h •¦ES IDEES HEUREUSES - GEflEVIÉVE SOLÿ_ Le Livre de.ClavectK des vri^ce.sses d'Cf^stein Cok^cerc de.la.?assi \/eKclrecU Sali^t Circle of "Drearvis Mille aKs die rvtuslaue ^ Consul dos arb ot des lettres Québec U H CONSERVATOIRE de musique de Montréal OGILVY LE DEVOIR Abonnements / Réservation 514 285 2000, option 4 ou www.mbam.qc.ca La Scena Musicale CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL c» Q^nseil des Arts Canada Council du Canada for the Arts BOURGIE rwt'cisCêlr'^v^^ Jeudi 24 novembre 2011, 20 h LE VIOLON DE LECLAIR avec Adrian Butterfield, violon Musique de chambre SPiÇoN 70U -loll Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours 400, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal Billetterie Admission 1-855-790-1245 vvww.admission.com Concerts:28$/23 $/10$ Gratuit pour les 12 ans et moins Info : 514 634-1244 www.boreades.com Jeudi 23 février 2012, 20 h PIANO-FORTE ETTRAVERSIÈRE Musique de chambre classique Jeudi 17 mai 2012, 20 h DIALOGHI DI FLAUTI Musique de chambre surtout italienne Invité : Stephano Bigliano, flûte à bec et directeur artistique du Collegium pro Musica (Gènes) Les Boréades se réservent le droit de changer la programmation sans préavis.SAISON LE DEVOIR M LISTE» ¥ PREMIERF http://www.facebook.com/Cinquiemesalle
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