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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-12-05, Collections de BAnQ.

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Bolduc promet que chaque Québécois aura son médecin de famille en 2016 Page A 2 Russie: net recul du parti de Poutine aux législatives Page B 1 > www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.CIIN“277 ?LE LUNDI 5 DECEMBRE 2011 1,09$ + taxes = 1,24$ JACQUES BOISSINOT CANADIAN PRESS Peter Stastny lors d’un match entre anciens du Canadien et des Nordiques, en mars 2010.P^INT CHAUD Stastny dans la mêlée du libre-échange L’ancien capitaine des Nordiques se fait l’ardent promoteur d’un traité Canada-UE Les négociations d’un traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne sont presque terminées.Cet accord, dont on entend peu parler, pourrait être le plus ambitieux de l’histoire du pays et avoir des impacts importants sur le Québec.Pour y voir plus clair, Le Devoir s’est rendu dans la capitale européenne.GAETAN POULIOT Le Devoir à Bruxelles LJ ancien joueur étoile des Nordiques de Québec Peter Stastny n’a pas complètement raccroché ses patins.Aujourd’hui influent député européen, il est un ferouche promoteur de l’Accord économique et commerdal global (AECG) que négocient présentement Ottawa et Bruxelles.Et cette fois-ci, il a bien l’intention de Mre gagner les deux équipes.C’est avec le sourire et une certaine fierté que VOIR PAGE A 8: STASTNY CULTURE Mort de l’auteure Louky Bersianik ¦ À lire en page B 8 MARCELO DEL POZO REUTERS TENNIS Une 5” Coupe Davis pour l’Espagne grâce à Nadal À lire en page B 5 INDEX Annonces.B 2 Avis publics .B 6 Convergence.B 7 Culture.B 8 Décès.B 2 Économie .A 5 Éditorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 3 Monde.B 1 Mots croisés.B 8 Religions.B 7 Sudoku.B 6 Télévision.B 7 NPD: TOUS UNIS contre harper ü J BLAIR GABLE REUTERS Le député d’Outremont, Thomas Mulcair, s’exprimant durant le premier débat des candidats à la direction du NPD, hier, à Ottawa, aux côtés du député d’Ottawa-Centre, Paul Dewar (à gauche), et de l’ancien président du parti.Brian Topp.Un premier débat sans débats «Ne soyons pas surpris», dit Thomas Mulcair MARIE VASTEL Ottawa — Ils devaient s’affronter entre eux et convaincre qu’ils surpassaient leurs opposants, mais ils auront plutôt fait front commun contre un adversaire hors course: les conservateurs de Stephen Harper.Un unisson qui ne s’est jamais rompu au fil de ce premier débat des candidats à la direction du NPD et qui n’aura pas permis de départager leurs idées.«Je suis en parfait accord avec mes collègues», a lancé à un moment Nathan Cullen, résumant la teneur des échanges.Pas d’accrochage, pas de hausse de ton.Et pas beaucoup de nouveauté.Tour à tour, hier, les candidats à la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD) ont repris les politiques de leur parti et donné leur accord aux propos de leurs rivaux.Le seul qui a tenté d’attaquer l’un de ses concurrents a rapidement reculé.L’ex-stratège et ancien président du parti Brian Topp a défié Paul Dewar en début de débat, demandant au député d’Ottawa-Centre s’il hausserait la TPS pour financer son plan de création d’emploi.Cet échange de deux minutes aura été le seul musclé des deux heures de débat.Pour le reste, un parfait accord.«Ne soyons pas surpris: on fait tous partie de la même mouvance, on travaille ensemble», a analysé Thomas Mulcair à sa sortie de la joute.Le député d’Outremont s’était inquiété, il y a deux semaines, de ce que le nombre élevé de candidats puisse nuire à la qualité des échanges, feute de temps VOIR PAGE A 8: NPD Un monde de moins en moins égalitaire Le Canada fait pire que la moyenne des pays de l’OCDE ERIC DESROSIERS Les inégahtés de revenus entre riches et pauvres ne cessent de croître partout dans le monde.La situation est d’autant plus préoccupante, dit l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), que les mécanismes de répartition de la richesse s’avèrent aussi de moins en moins efficaces, particulièrement au Canada.«La croissance des inégalités est devenue un problème universel», s’alarme le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, en introduction d’un rapport sur le sujet de presque 400 pages dévoilé aujourd’hui.«E n’y a rien d’inévitable à l’ampleur et à l’escalade de ces inégalités», a-t-il ajouté.En moyenne, les 10 % des plus riches ont désormais un revenu neuf fois supérieur à celui des 10 % les plus pauvres dans les 34 pays membres de ce club des économies développées, rapporte-t-on.Cette proportion n’a pas cessé de croître ces dernières années, passant de 10 pour 1 dans les années 80, à, 12 pour 1, dans les années 90, puis à 15 pour 1 aux Etats-Unis, mais aussi de 5 pour 1 à 6 pour 1 en l’espace de 20 ans dans des pays plus égalitaires, comme la Suède, TAhemagne et le Dane mark, ou encore de 8 pour 1 à 10 pour 1 durant le même temps au Canada.Même les pays en voie de développement en sont victimes.Déjà décrit dans un premier rapport de l’OCDE en 2008, mais encore plus observable aujourd’hui, VOIR PAGE A 8: OCDE ¦ Assurance-emploi : le Congrès du travail réclame plus de flexibilité, page A 3 «Il n’y a rien d’inévitable à l’ampleur et à l’escalade de ces inégalités», dit Angel Gurria Hallyday réussira-t-il enfin à séduire le Québec ?«Ça va venir.Je ne désespère pas», confie m Devoir le célèbre rocker français CHRISTIAN RIOUX Paris — Il a la gueule d’un enfant triste.Un enfant à la peau burinée qui, à l’aube de ses 69 ans et après avoir connu le coma artificiel dont il a failli ne jamais revenir, tentera de relancer la machine à succès.Au premier étage de la tour Eiffel en ce samedi pluvieux, le voilà qui remonte en selle après une petite cure au théâtre dans Le paradis sur terre, une pièce de son auteur préféré, Tennessee Williams.Il y interprétait Chicken, un métis mal-aimé qui affrontait la haine et le cyclone.Le 10 juillet prochain, le défi sera tout autre.Au beau milieu d’une tournée qui l’amènera du Stade de Erance à Moscou, en passant par Tel-Aviv et Los Angeles, ce mythe vivant qui a commencé dans le métier avant Bob Dylan et les Beatles sera sur les Plaines.Un peu beaucoup évidemment pour redonner du est aussi comme une sorte de sursaut pour le rocker après ses trois semaines de coma à Los Angeles il y a un an presque jour pour jour.Un peu avant, n’avait-il pas annoncé que Tour 66 serait sa Dans l’esprit de Johnny Hallyday, le Québec reste quelque chose d’assez nébuleux: «C’est déjà une partie de la France.Il y a une culture française et une culture américaine.» tournée d’adieu?«Quelque part pour moi, dit-il, Los Angeles fut un peu une renaissance.Je m’en suis sorti lustre à la programmation en français du Eestival d’été.La capitale ne pouvait tout de même pas accueillir le premier Eomm mondial de la langue française (du 2 au 6 juillet).avec Metallica! Mais cette nouvelle tournée grace aux médecins qui m’ont traité là-bas.Ce qui m’a donné envie de continuer mon métier.Je me suis rendu compte que d’arrêter—pour faire quoi?—ce n’était pas moi.J’y VOIR PAGE A 8: HALLYDAY Johnny Hallyday AGENCE ERANCE PRESSE/BESTIMAGE Johnny Hallyday en conférence de presse à la tour Eiffel, samedi, pour parler de la tournée qui l’amènera à Québec le 10 juillet prochain.Vous rêvez de dire à Stephen Harper ce que vous pensez de ses politiques?WWW.INDIGNEZ- 77831302829450 A 2 LE DEVOIR LE LUNDI DECEMBRE 2011 ACTUALITES Un omnipraticien pour tous d’ici 2016 Yves Bolduc prévoit des surplus de médecins dans plusieurs spécialités JOCELYNE RICHER Québec — Un médecin de famille pour tous les Québécois, dès 2016.Tel est l’engagement pris par le ministre de la Santé, Yves Bolduc.11 ne s’agit pas là d’une promesse en l’air, assure-t-il, mais bien d’une nouvelle réalité: la pénurie de médecins sera bientôt chose du passé, au Québec, où l’on voit déjà poindre, dans certaines spécialités, le phénomène inverse, soit des médecins en trop grand nombre.Lors d’une entrevue à La Presse canadienne, le ministre Bolduc a fait le point sur la relève chez les omnipraticiens et la formation des Groupes de médecine familiale (GMF), deux solutions privilégiées en vue de régler le problème d’engorgement de la première ligne du réseau.D’entrée de jeu, le ministre dira que, contrairement à ce que bien des gens pensent, l’accès à un médecin de famille est un problème à ses yeux pratiquement réglé, qui se résorbera graduellement d’ici 2016.11 est donc faux de prétendre, comme on l’entend souvent, qu’il manque au Québec 1000 omnipraticiens.Le ministre dément aussi la croyance populaire voulant que deux millions de Québécois ont besoin d’un médecin de famille et n’en trouvent pas.Ce chiffre ne correspond tout simplement pas à la réalité, selon lui.«Les vrais chiffres» indiquent plutôt que pas moins de 75 % des Québécois ont déjà un médecin de famille, soutient Yves Bolduc.Partant de là, son objectif consiste à faire grimper ce pourcentage à 90 % de la population d’ici environ quatre ans, en tenant pour acquis que de toute façon 10 % des gens ne tiennent pas à avoir un médecin de famille.Méthodes 11 compte y arriver de diverses façons, d’abord en tirant enfin profit des cohortes supplémentaires de médecins formées depuis 2003, alors que le nombre d’admissions est passé de 400 à 825 étudiants.Du total des nouvelles recrues, la moitié choisit la médecine familiale.Surtout, il compte compléter le réseau des 300 GMF, à travers tout le Québec, d’ici 2014.11 y en a actuellement 245 qui sont accrédités.«J’en signe un par semaine!», dit le ministre.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre Boiduc a rappeié hier que ie nombre d’admissions d’étudiants en médecine était passé de 400 à 825 en 2003.qui met les bouchées doubles pour atteindre son but.«S’il y a des élections dans un an, je vais quasiment être rendu à 300», calcule le ministre.Les GMF offrent des heures d’ouverture plus longues que les cliniques médicales, donc une meilleure accessibilité, et favorisent le travail en groupe, appuyé par des infirmières.Déjà, dans l’entente signée entre Québec et les omnipraticiens cette année, les médecins ont droit à une meilleure rémunération s’ils voient plus de patients.Pour offrir l’accès à un médecin de famille, M.Bolduc mise aussi sur le fait que les médecins plus âgés continuent à pratiquer une fois qu’ils ont atteint l’âge de la retraite.«C’est un sur cinq qui arrête à 65 ans», calcule-t-il.11 compte de plus sur les super-infirmières, qui font une partie des actes auparavant réservés aux médecins, permettant à ces derniers de voir plus de patients.Surplus Pour illustrer le fait que la pénurie de médecins est en passe de devenir chose du passé, il observe qu’on enregistre désormais le phénomène inverse, soit des jeunes médecins formés en trop grand nombre dans certaines spécialités: chirurgie générale, ophtalmologie, neurologie, neurochirurgie, chirurgie car- diaque et néphrologie.Le phénomène commence même à inquiéter la Fédération des médecins résidents, qui dit craindre, dans la dernière édition de son magazine, l’apparition du chômage chez les médecins.11 y a cependant encore des pénuries dans les spécialités suivantes: gériatrie, rhumatologie, physiatrie, dermatologie, chirurgie plastique.La Presse eanadienne Yves Bolduc pourfend Legault et le Barrette Destinations DESTINATIONS 2012 AFRIQUE DU SUD > 7 751 $ 26 jours -f 11 mars au 6 avril 2012 -f 36 repas RUSSIE^ 7 28 jours -f 9 sept, au 6 oct.2012 •¥ Tout Inclus Kiev, Moscou, St-Petersbourg et croisière 17 jours BULGARIE-MACÉDOINE^ 5 732 $ 23 jours 4 1°' au 23 juin 2012 41 repas INSCRIVEZ-VOUS AVANT LE I» DECEMBRE 201 f ET OBTENEZ 100$ DE RABAIS LES GRANDS VOYAGES DE CULTURE DE 23 JOURS ET PLUS VOYAGES CULTURELS VIP 3627, RUE SAINT-DENIS MONTRÉAL, QC.H2X 3L6 T.514-644-0407 • 1-866-461-4425 WWW.VOYAGESCULTURELSVIP.CA Q> tastrophe s’abattra sur le Québec si jamais la coalition de François lAgault prend le pouvoir aux prochaines élections, prédit le ministre de la Santé, Yves Bolduc.Et ce sera encore pire si le président de la Fédération des médecins spécialistes, le D’Gaétan Barrette, se joint à lui pour devenir ministre de la Santé.Dans une sortie d’une rare virulence, lors d’un entretien accordé à La Presse canadienne, le ministre Bolduc a montré les griffes pour décrier à la fois le bilan du chef de la Coalition avenir Québec lorsqu’il était ministre de la Santé, de 2002 à 2003, et son style de gestion.11 trace un portrait peu flatteur de François Legault, qu’il décrit comme un ministre «détesté» des fonctionnaires, qui a laissé sa marque en traitant «tout le monde d’incompétent» et en gérant les médecins «à coups de pied», en les «fouettant» parce qu’ils étaient trop «paresseux».Pire, poursuit-il, les fonctionnaires ont constaté qu’il est arrivé à la tête de ce ministère complexe aux innombrables tentacules avec une mentalité de comptable, bien décidé à gérer le réseau de la santé comme une compagnie d’aviation OVI.Legault a été président d’Air Transat avant de se lancer en politique).«Il pensait qu’un réseau de la santé, ça se gérait comme un avion», relate M.Bolduc, sourire en coin, reprenant à son compte les critiques rapportées par les hauts fonctionnaires de son ministère.En somme, M.Bolduc accuse M.Legault d’avoir participé à la «démolition» du réseau de la santé, entreprise sous le règne péquiste.Démolition complète Cette entreprise de démolition serait complète, selon lui, si d’aventure le président de la Fédération des médecins spécialistes, le D’Gaétan Barrette, pressenti pour être candidat de la CAQ, lui succédait comme ministre de la Santé.Car le D’Barrette cherche toujours «à imposer ses idées» et n’hésitera pas à faire du grabuge, selon le ministre Bolduc.«C’est quelqu’un qui va mettre la hache dans le réseau de la santé, assure-t-il, en prédisant un véritable chaos.Il veut rentrer en guerre avec les pharmaciens, il veut rentrer en guerre avec les médecins de famille», prédit le ministre, qui s’attend aussi à ce que le D’Barrette réduise le nombre d’admissions dans la faculté de médecine, ayant déclaré qu’il ne manquait pas de médecins, le problème de l’accessibilité aux soins de première ligne étant plutôt dû au lait qu’ils ne travaillaient pas suffisamment d’heures, le soir et les fins de semaine.Aux yeux du D’Barrette, «tout le monde sont des paresseux», déplore le ministre Bolduc.De plus, il lui prête l’intention d’adopter une attitude corporatiste, en privilégiant les médecins spécialistes au détriment d’autres professionnels de la santé, s’il devient membre du gouvernement La Presse eanadienne Les chirurgies confiées au privé ont doublé au Québec PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD Une expérience lancée par le gouvernement pour tester les bénéfices de l’utilisation du secteur privé en santé a pris de l’ampleur à la vitesse grand V, à Montréal.En seulement deux ans, le nombre de chirurgies réalisées au privé dans le cadre du seul contrat de sous-traitance du réseau public de santé a doublé, selon des données obtenues par La Presse canadienne.Cette hausse représente de plus en plus de patients dirigés vers une solution plus coûteuse et plus risquée, disent les détracteurs de ce partenariat Entre mars 2010 et mars 2011, le centre de chirurgie Rockland MD a reçu le mandat d’effectuer 2160 interventions pour le compte de l’Hôpital Sacré-Cœur de Montréal.Deux ans plus tôt en 2008-2009, la clinique en réalisait 1024.En l’espèce, il s’agit uniquement de chirurgies d’un jour, relativement rapides et sans hospitalisation.«Le calcul pour nous, c’est que nos listes d’attente étaient très longues au niveau des chirurgies d’un jour et d’autres chirurgies hospitalisées, relate la porte-parole de l’hôpital, Josée-Michelle Simard.On est en progression continue parce que le besoin était là, les listes d’attente étaient grandes et on ne répondait pas à nos attentes pour ce qui était des chirurgies d’un jour.» La facture pour Québec a effectué un bond de la même ampleur au cours de ces années.Alors qu’elle s’élevait à 2,4 millions il y a trois ans, la facture de Sacré-Cœur a rapidement pris du poids, atteignant 5,4 millions l’an dernier.Une augmentation de 125 %.«C’est sûr que c’est plus cher.C’est une entreprise, elle fait des profits», admet Mme Simard, ajoutant que la taille de l’institution créait des économies d’échelle.«Nous, nos coûts sont amortis.» Les chirurgies effectuées au centre Rockland MD représentent maintenant environ la moitié des interventions de ce genre réalisées par Sacré-Cœur.«L’Hôpital Sacré-Cœur a continué à utiliser au maximum la ressource de Rockland MD plutôt que de travailler à trouver des solutions structurantes à l’intérieur de ses murs pour pouvoir ramener à l’interne les chirurgies effectuées à un coût supé- En deux ans, le nombre d’opérations est passé de 1024 à 2160 au centre Rockland MD rieur», s’insurge la présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN), Francine Lévesque.Selon elle, chaque chirurgie coûte environ 200 $ supplémentaires au trésor public.Les patients dirigés vers la clinique privée courent des risques, ajoute-t-elle.En cas de complication, les médecins qui y pratiquent ne disposent pas du même équipement que dans im hôpital.Le contrat prévoit d’ailleurs un transfert immédiat vers l’hôpital si im pépin survient.Fernand Taras, directeur médical de la clinique privée, fait valoir que ses patients sont très satisfaits du service offert.«Au tout début, il y avait de l’appréhension, et il me semble qu’au-jourd’hui, une majorité de patients sont favorables au fait de se faire opérer [.] au centre de chirurgie Rockland MD, évalue le docteur Taras.Ils savent que lorsqu’ils sont à l’horaire, il n’y a jamais de journées de chirurgie annulées.Donc, le risque que le rendez-vous soit annulé est quasi insistant» Le risque de contracter une maladie nosocomiale est bien moindre chez Rockland MD que dans un hôpital public, fait-il valoir.Une opinion que conteste la CSN: le patient en chirurgie d’un jour n’a virtuellement aucun risque de contracter une telle maladie, que ce soit à l’hôpital ou en centre privé.«Quant à moi, le milieu qui est le plus sécuritaire pour répondre aux besoins de la population, ça demeure l’hôpital, parce que c’est là qu’on a lotîtes les ressources diagnostiques», fait valoir Mme Lévesque.Au Québec, le contrat qui lie l’Hôpital Sacré-Cœur de Montréal et le centre Rockland MD est unique en son genre.D’autres institutions peuvent toutefois établir des ententes momentanées pour raccourcir des listes d’attente devenues trop longues.Tous les acteurs publics impliqués dans le dossier — autant l’hôpital que l’Agence de la santé de Montréal et le cabinet du ministre de la Santé — expriment leur volonté de rapatrier l’ensemble des chirurgies confiées à Rockland MD entre les murs de Sacré-Cœur.Mais aucun d’entre eux ne veut fixer de délai clair ou de mesures contraignantes.La Presse eanadienne EN BREF Haro sur le sel La Fondation des maladies du cœur tire la sonnette d’alarme: les gouvernements doivent agir maintenant pour faire diminuer la quantité de sel dans les aliments, ou les conséquences pour la santé publique seront grandes.Les mets préparés contiennent trop de sodium, et les autorités n’ont toujours pas de plan clair pour lutter contre ce phénomène, affirme l’organisme.Un système de vérifica- tion et de surveillance du taux de sel dans les aliments devrait aussi être créé, selon la Fondation.Une réduction raisonnable de la quantité de sodium ingérée chaque jour aurait d’importants bienfaits, plaide l’organisme.Par exemple, 14,28 % des décès provoqués par un accident vasculaire cérébral pourraient être évités.Selon la Fondation, le système public de santé pourrait épargner presque trois milliards de dollars chaque année.- La Presse canadienne Pour annoncer dans ce regroupement contactez Jean de Billy au 514 985-3456 - jdebilly@ledevoir.com Résultats des tirages du : 2011-12-03 "08 24 34 38 41 42 20 29 32 35 39 47 22 compl.compi Prochain gros lot (approx.) 12 000 000 $ Eitm 2885034 Résultats des tirages du : 2011-12-02 23I29I33I34I39I44I48 TÜMPL - ' • «N i' '¦ à rv Prochain gros lot : 20 000 000 $ 7675280 En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Quebec, cette derniere a priorité f F>er- ou «chien perdu».Un mot qu’on n’avait pratiquement plus entendu depuis Touchez pas au grisbi, d’Albert Simonin.UAmérique mythique des années 1950 Car, de Tennessee Williams à Elia Kazan, son cinéaste préféré, Johnny n’est jamais vraiment sorti des années 1950.C’est peut-être ce qui explique son succès éternel en Erance, où ces années évoquent le début des Trente Glorieuses, alors qu’elles sont synonymes de Grande Noirceur chez nous.A Los Angeles, le chanteur possède une Cadillac 1953 avec des flammes peintes sur les côtés, dit-il.«Si j’ai la nostalgie de qudque chose, c’est de l’Amérique des années 50.Déjà, les voitures étaient plus belles.Aujourd’hui, on fait des voitures en série qui ne ressemblent à rien.[.] Pour moi, c’était un rêve d’enfant.Quand j’étais petit, Hollywood c’était mythique, la ville du cinéma et de tous les films que j’ai aimés.» Aujourd’hui, douce revanche, il lui arrive parfois, avec ses trois filles et son épouse, de croiser Robert de Niro au supermarché en faisant son épicerie.On serait tenté de dire qu’il y a chez Johnny la même admiration béate de l’Amérique que chez Nicolas Sarkozy.C’est d’ailleurs le président français, lorsqu’il était maire de Neuilly qui a célébré son mariage en 1996.Johnny dit évidemment qu’en cette année de présidentielle, il ne fait pas de politique.Ce qui ne l’empêche pas d’ajouter qu’il votera pour son ami.Qui le lui a bien rendu puisque, le 14 jufllet 2009, Johnny a donné, chose très rare en Erance, un grand concert sur le Champ-de-Mars, devant la tour Eiffel.Avec sa tête de loubard des années 50 qui ne l’a jamais quittée, Johnny porte toujours au cou un christ en croix auquel il finit par ressembler avec les années.Plus il avance en âge, moins son propos est réjouissant.Plus il se décrit comme un
de

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