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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2011-12-17, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 DECEMBRE 2011 TELEVISION Le dramaturge Serge Boucher parle de sa nouvelle 8éne,Apparemes Page E 3 CINEMA Deux amants désinhibés plongent au cœur d’eux-mêmes.Page E 8 CULTURE .-V'SfS»; 4 Tendres Les clowns belges de la compagnie OKIDOK s’amènent à la Tohu avec un brin d’âme russe en poche VALERIE REMISE ISABELLE PARE Dans l’offre culturelle «noël-lienne», combien de spectacles de Noël nous ressas-sent-ils la nostalgie em-pailletée jusqu’à plus soif, quand ils ne nous enfoncent pas le rigodon dans les tympans?Pour les familles rescapées du tourbillon annuel qui veulent se sucrer l’âme pendant le congé des Fêtes, de rares scènes offrent plus que neige artificielle et père Noël en série.La Tohu est du lot, qui abandoime fin décembre sa piste à deux héritiers spirituels de la tradition clownesque russe, atterris avec la poésie en bandoulière.En pleine déprime hivernale, le débarquement des loustics belges d’OKIDOK pourrait être l’issue de secours des parents qui cherchent à écarquiller les yeux de leurs petits mousses sans devenir les dindons de farces juvéniles indigestes.Les deux clowns belges, venus faire un saut à Montréal l’été dernier dans la foulée du festival Montréal complètement cirque, reviennent cette fois avec Ha ha ha, une création tout en nuances, qui se démarque des productions usinées pour enfants qui goûtent la barbe à papa.En rupture totale avec l’image du clown à large cravate, les deux circassiens ont pondu dans ce Ha ha ha une création nimbée de naïveté moulée sur mesure pour les grands enfants et les petits qui aiment voir les grands se prendre poiu des petits.Depuis des lunes, les dédales de l’enfance sont le terrain de jeu favori de Xavier Bouvier et Benoît Devos, deux espiègles qui ont succombé à l’attraction clownesque quand ils n’avaient que douze ans et dont ils n’ont jamais,vraiment réussi à s’échapper.A cet âge, les deux gamins belges ont assisté regard béat à une prestation de Slava Polounipe, grand clown russe devant l’Eternel, venu déballer son monde onirique sous son grand chapeau à voile.«On a vu adolescents le spectacle des fondateurs du Licedei, notamment Slava Polounine, et c’est ce qui nous a donné le goût de faire ce métier.On s’est dit: “On va faire cela!”», raconte Xa-vief Bouvier, depuis Bruxelles.A cheval entre pantomime, humour et poésie, ce clown au chapeau démesuré et aux grandes galoches qst devenu un héros national en URSS.A l’époque de la guerre froide, le grand Slava avait fondé à Leningrad la légendaire troupe de clowns russes du Licedei.Pendant la perestroïka, Polounine a ensuite sillonné l’Eiuope avec sa «Caravane Mir (Caravane de la paix)».Depuis la chute du mur de Berlin, il a fait pleuvoir des toimes de flocons sur le monde avec son Slava Snow Show, inspiré par Marcel Marceau et Chaplin.La poésie en bandoulière Les deux compères belges s’amènent donc ici avec un peu de cette âme russe.Le jeu des OKIDOK navigue entre mime et théâtre d’objets, semant poèmes et sourires à la commissure des lèvres attrapée aq vol il y a 30 ans.Après un dé-toiu par l’Ecole nationale de théâtre bej-ge, ils sont venus user leius savates à l’École nationale de cirque à Montréal en 1995.Ha ha ha sera leiu première création.Siu la route depuis 2001, le spectacle a fait sourire le public de plus de 29 pays, du Japon à la Nouvelle-Calédonie en passant par Tahiti et Montréal (en 2006).Avec leurs faciès blanchis, leurs bottines bédéesques et leurs grandes chemises de nuit inspirées de la commedia dell’arte, les deux pitres jouent le registre de la tendre naïveté.Ni Laurel ni Hardy, la paire ne sombre pas dans l’éternel piège de la victime et du bourreau, mais glisse plutôt de gag en gag comme deux grands enfants qui avancent à tâtons.Un ballon tombe du ciel, une porte sème la bisbille: le jeu des OKIDOK navigue entre mime et théâtre d’objets, semant poèmes et sourires à la commissiue des lèvres.«Ces clowns nous racontent des histoires avec des objets simples, comme des boîtes de carton.Une simple porte devient le prétexte à une métaphore satirique sur le droit de propriété.C’est avant tout du théâtre gestuel.Nos corps en disent beaucoup plus sur les personnages que les mots», confie Bouvier.Cet été, le duo comique avait troqué le sourire pour les gags trash et ses chemises de nuit poiu une paire de caleçons relâchés dans une création intitulée Slips Inside.Dans ce spectacle de cabaret plus décapant, les prophètes du grand Slava coupaient le cordon ombilical avec leur modèle d’enfance.Ce genre de catharsis en forme d’autodérision leur avait prouvé qu’un clown peut parfois en cacher un autre! Après avoir fait cavaler leur côté givré, les deux Belges passent maintenant du délire au rire, selon les tournées, alternant entre leurs personnages déjantés et leurs bouffons lyriques, selon les villes.«Nous cohabitons très bien avec ces doubles personnages.Avant de faire Ha ha ha à Montréal, nous ferons 19 dates en caleçons au Danemark avec Slips Inside.On peut très bien passer de l’un à l’autre, car nos personnages évoluent Ils vieillissent et mûrissent comme nous!», insiste Bouvier, qui jure que la schizophrénie ne guette pas le duo.Pour leur retour à la Tohu, les OKIDOK ont donc rangé leurs bobettes Eruit of the Loom et ressortent de leius malles à malices, l’espace de deux semaines, leur clownerie plus classique, embuée d’une candeur propre à séduire les ribambelles d’enfants, sans tarte à la crème ni lutins disco.Le Devoir HA HA HA OKIDOK À la Tohu, 19h30 et matinée.Du 20 décembre 2011 au 5 janvier 2012. E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 DECEMBRE 2011 CULTURE Noël de-ci, de-là Les Fêtes sont commerciales et métissées pour le meilleur et pour le pire, mais on y tient.Odile Tremblay n voyage au Maroc la semaine dernière, l’atmosphère semblait privée d’une substance mystérieuse.Oui, mais laquelle?Je cherchais intriguée, flairant le vent.Une bise hivernale soufflait sur Marrakech et la grosse lune illuminait les murailles de pisé.Quant aux gens, emmitouflés dans leur djellaba, leur burnou, leur caftan ou leur parka fait en Chine, ils se faisaient les salamalecs autour d’un thé à la menthe dans les cafés, ou couraient comme tout un chacun sur cette planète en folie, vociférant en arabe à plein cellulaire.Tout semblait normal.Ce fragment de vide m’appartenait.Car, réflexion faite, c’est Noël qui manquait à l’appel: du moins son esprit, son bestiaire et ses lumières, son imagerie kétaine ou poétique, que décembre déverse chez nous sans entrave, avec Le Père Noël est une ordure ou A Christmas Carol en menu ciné-mq rafale de soirée.A travers le dédale des souks, où l’offre au consommateur entre voiles et babouches semble pourtant infinie, brillaient par leur absence bonshommes à barbe et sapins décorés.On était en terre d’islam après tout, et les muezzins n’ayant que faire de nos propres célébrations, psalmodiaient le nom d’Allah.De jolies crèches point, mais tout de même, un peu de paille battue sur laquelle des ânes surmenés oubliaient leurs misères pour la nuit, et les neiges des montagnes de l’Atlas, au loin, m’offraient en mode exotique des images collées à mon passé.Dans la vieille médina, j’ai bien croisé quelques bonshommes à dégaine de roi mage, et près de la Ménara, trois ou quatre dromadaires harnachés pour balader les rares touristes.Faute de Noël, on me servait un peu d’Epiphanie sur bou- l quets d’aromates à pleins marchés.Mais c’est au sortir de l’avion, à Dorval, par temps gris, que Noël me rappela de façon impérieuse son existence.Dans le taxi, à la radio, ces Jingle Bells à tue-tête (une chanson aux arrangements criards qui me donne mal aux dents), dehors, les belles guirlandes clignotantes et d’af-.freux bonhommes de neige en plastique proclamaient le retour au pays.M’en étais-je ennuyée vraiment?Un peu, faut croire: l’habitude, la coutume, les souvenirs.Que sais-je?Dans la future Loi sur le patrimoine culturel, où des éléments immatériels seront protégés, reste à découvrir quelles traditions de nos Noëls d’antan atterriront sur la liste «A préserver pour la mémoire» et lesquelles seront vraiment issues du vieux fond français de nos ancêtres autrefois entassés dans leurs églises pour la messe de minuit.ils semblent si loin de nous, ces aïeux-là bravant la tempête sur leurs carrioles.Même le climat s’est depuis lors transformé.Les Fêtes sont commerciales et métissées pour le meilleur et pour le pire, mais on y tient, comme à cette neige qui refuse de s’étaler.Et n’allez pas nous enlever nos dernières racines.Qn s’y cramponne, vraie doudou de réconfort.Alors j’ai regardé avec un œil attendri les gens crouler sous leurs gros paquets achetés trop cher et à crédit.Admirant, insolite et délicieux, ce jeune musicien noir du métro, sous son bonnet rouge et blanc de Père Noël, qui chantait Mon beau sapin en frappant sur ses bongos.Le tronc religieux de ces Fêtes-là, noyé, enrichi, est devenu bien mince.Soit! Mais si quelques-unes de nos traditions subsistent encore.elles ont adopté le temps des Fêtes pour s’y agripper.Le tout, marié à une vague nostalgie de l’enfance, à l’envie de chaleur et de retrouvailles, de vieilles valeurs englouties d’entraide et de courtoisie qui nous semblent moins désuètes tout à coup.Qn doit avoir besoin de rémission.D’autant plus que 2011, ça n’a pas été jojo, avec le nationalisme en berne, l’éthique et l’économie en déroute, le cynisme et la corruption ricanant au-dessus du tas.Débarrassez-nous d’une année dessinée pour les seuls délices du Bye Bye et lais-sez-nous chercher furtivement une identité culturelle en dérobade.Qn lance sa petite prière sans trop savoir à qui, en se fabriquant son propre Noël sur mesure, quant au reste.Le mien réclame au moins un concert à l’église et mon disque Noëls autour du monde des Petits Chanteurs du mont Royal, dont les belles voix d’enfants font craquer; un album sorti chaque décembre, bientôt renvoyé s’empoussiérer sur son rayon.Qn a la nostalgie saisonnière, mais c’est de bon cœur! Et j’ai couru comme chaque année admirer les vitrines mécaniques au Village enchanté du magasin Qgilvy, avec les toutous qui coupent du bois, les porcelets en tartan, les canetons et tout le petit village allemand où la faune de peluche élimée (une cinquantaine de pièces) s’agite depuis 1947 en répétant inlassablement les mêmes gestes saccadés.Les Montréalais ne se sont jamais lassés du merveilleux spectacle extérieur rue Sainte-Catherine: Anglos, Francos, immigrés soudain unis emmènent leurs enfants s’y rincer l’œil.Même les ados sous capuche en oublient, tant c’est charmant, d’envoyer leurs textos.Qn songe en chœur, quoique n’osant trop se regarder: «C’est vraiment Noël après tout», mais attendant la neige pour s’en sentir tout à fait convaincus.otremblay@ledevoir.corn j^lto’ttatires CONSTRUIRE ENSEMBLE un monde différent Pour nous appuyer; www.alternatives.ca • 514.982.6606 DANSE Montrer la danse antrement Le collectif NOES propose une œuvre de Dominique Porte au Segal FREDERIQUE DOYON Il n’est ni le premier, ni le der-nier-né des collectifs, qui se nouent et se dénouent au fil des occasions artistiques, en ces temps de disette économique.NQES (pour Nor-dOuestEstSud) rassemble quatre femmes interprètes au parcours affirmé (Eve Garnier, Victoria May, Carol Prieur, Lucie Vigneault) autour d’un projet aux trajectoires multiples.To Go Somewhere est une pièce in situ, chorégraphiée par Dominique Porte, d’après un concept danois, parrainée par une interprète française, et qui promet de faire découvrir des lieux inusités de Montréal.L’aventure probte d’un nouveau programme de résidence déployé conjointement l’an dernier par Danse Danse et le Centre Segal des arts de la scène.Ce dernier offre une présentation publique du premier rodage tout québécois de la pièce, ce soir même.«Ce qu’on a en commun, c’est notre désir d’interagir avec nos collègues [danseurs, collaborateurs], avec le public et avec l’environnement dans lequel on danse», ^explique à propos du collectif, Eve Garnier, instigatrice du projet, arrivée d’Europe il y a trois ans.«Alors, c’est sûr que les projets hors les murs, in situ, nous intéressent beaucoup.Pour fragmenter les formes et l’espace de représentation.» Se rapprocher du public, montrer la danse autrement: rien de bien nouveau sous le soleil des intentions artistiques, elle le sait bien.Le collectif La Deuxième Porte à gauche a tracé un joli sillage dans des eaux similaires.NQES se réjouit de s’y inscrire.«On ne revendique pas l’originalité de l’approche, mais on a une direction claire», dit-elle, misant sur la rigueur technique et la grande «physicalité» de la chorégraphe Dominique Porte et des interprètes pour se démarquer.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Lucie Vigneault, Eve Garnier, Peter Trozstmer et Bernard Martin en répétition dans To Go Somewhere, une pièce in situ, chorégraphiée par Dominique Porte Vrai que le noyau dur du collectif et ses invités spéciaux Cames Viveiros, Bernard Martin, Peter Trozstmer) ont lait leurs preuves, la plupart au sein de la compagnie Marie Chouinard, d’autres chez La La La Human Steps, Louise Bédard et Dominique Porte.Carol Prieur vient d’être élue interprète de Tannée par le prestigieux magazine de danse européen Tanz pour sa prestation dans Le noipbre d’or de Marie Chouinard.Eve Garnier et Victoria May préparent aussi hors du contexte de NQES, une pièce chez Danse-Cité en février.D’Arhus à Montréal Le collectif est né de l’esprit qui anime To Go Somewhere.Selon le concept danois de Jens Bjerregaard qt de ses collaborateurs (dont Eve Garnier), les danseurs investissent un lieu-surprise différent à chaque représentation, apprivoisé en une journée.A Arhus, deuxième ville du Danemark, ils ont squatté une gare désaffectée, un bureau d’architectes, le toit du Conservatoire de musique, un stationnement et un studio de cinéma.Ils découvraient le site à midi et y accueillaient le public à 19h.«C’est une appropriation très rapide d’un lieu, une découverte rapi- de instantanée qui exige de faire des choix» de la part des danseurs et du public, dit-elle.«C’est ce jeu, cette communion avec le public qui est intéressante.Ça permet aussi de découvrir la ville autrement», ajoute celle qui est tombée amoureuse de Montréal.Dominique Porte a chorégraphié un des trois volets du projet danois.Elle reprend le flambeau pour la mouture toute québécoise, qui devrait aboutir en septembre.D’ici là, la présentation publique de ce soir se contentera des différents espaces du Centre Segal.«C’est une occasion incroyable que nous donnent Ljanse Danse et le Segal», insiste Eve Garnier.Les programmes de résidences de création ont la cote depuis quelques années.Plusieurs organismes en offrent depuis longtemps (Circuit-Est, l’Agora de la danse).D’autres joueurs se sont ajoutés au fil des ans: les compagnies comme G Vertigo et Marie Chouinard, et maintenant Danse Danse et le Centre Segal.La démarche vaut toujours d’être signalée, car elle permet aux artistes de respirer mieux dans le processus souvent précipité de la création de leurs œuvres.Le Devoir CINEMA La vie dansée de Pina Bausch PINA Réalisation et scénario: Wim Wenders.Photographie: Héléne Lou-vart, Joerg Widmer.Montage: Toni Froschhammer.Muâque: Thom Hanreich.FRÉDÉRIQUE DOYON Ce devait être un film sur Pina Bausch.La chorégraphe allemande, foudroyée par un cancer avant le début du tournage, n’y apparaît finalement pas.Mais elle est partout dans Pina, magnifique film-hommage de Wim Wenders en 3D qui traduit à merveille Tes- Moi, dans les ruines rouges du siècle texte et mise en scène Olivier Kemeid idée originale Sasha Samar et Olivier Kemeid du 10 janvier au 4 février 2012 une création de Trois Tristes Tigres en résidence au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui direction artistique Marie-Thôrése Fortin informations et réservations 3900, rue Saint-Denis, Montréal QC H2W 2M2 514-282-3900 theatredaujourdhui.qc.ca/ruinesrouges ____________partenaires de saison_______________ liR f)F!Vi ini.UMO ^^Groi^ financier DU5AU15 JANVIER 20I2 avec Sasha Samar Annick Bergeron Sophie Cadieux Geoffrey Gaquère Robert Lalonde coiiaborateurs'* Phiiippe Braun ^ Stéphanie Capistran-Laior^' Esteile Claroton.^ Ui J Romain Fabre | Martin Labrecqué ; Catherine La Freni^re : Jean-Phiiippe Charbonneau PERSONAL JESUS THÉÂTRE PROSPERO 137T, RUE ONTARIO EST BILLETTERIE 514.526.6582 AUCUN FRAIS DE SERVICE THEATREPROSPERO.COM MISE EN SCENE PAR JACQUES BROCHU ET MARIE-STÉPHANE LEDOUX DU MARDI AU SAMEDI A 20 H LE MERCRED111JANVIERÀ19N LES DIMANCHES À 15 H RESEAU ADMISSION \ 1 855 790-1245 (des frais s’appliqueront) En coproduction avec le Théâtre français du Centre national des Arts du Canada prit profondément humain de sa danse-théâtre.«Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus.» Entendues au début du film, ces seules paroles de la chorégraphe — femme de peu de mots — suffisent à comprendre sa relation vitale à son art et à ses danseurs, sa famille.Ceux-ci deviennent d’ailleurs les catalyseurs du film.Leurs visages apparaissent un à un, en gros plans fixes, en amont des danses qu’ils ont chacun créées pour l’occasion, ulfimes au revoir à Pina Bausch.Parfois un bref témoignage verbal énonce la force féconde de leur relation, révélée avec plus de puissance dans le geste muet.En entrevue, Wenders expliquait qu’il a demandé aux danseurs ce qu’ils voyaient dans le regard de la regrettée chorégraphe, filmant leur réponse gestuelle.11 reprenait ainsi la méthode de création emblématique de la chorégraphe, qui composait ses œuvres en questionnant ses danseurs.Idée géniale, ces danses libres sont filmées dans les lieux les plus divers, au coin d’une rue, dans une voiture de train, dans une usine, au sommet d’une montagne majestueuse, dans un superbe pavillon de verre.Ils rendent la danse si proche de la vie qui grouille, des émotions brutes qui souvent la gouvernent: Tamour, la haine, Tenvie, la tristesse.Nature et culture sont en parfaite en symbiose.Ces morceaux chorégraphiques inédits alternent avec de longs extraits d’œuvres clés du répertoire de la troupe du Wuppertal, Le sacre du prin-tentps, Kontakthof Vollmond et surtout Café Müller.L’œuvre phare qui a gagné le réalisateur à la danse et scellé une amitié avec Bausch.La technologie 3D prend ici tout son sens en captant la danse.Elle lui redonne vie, à sa pleine mesure.Qn se sent aux premières loges du mouvement, des corps vibrants d’émotion.Un exploit rarement atteint par le cinéma traditionnel.Wenders et Bausch a-vaient d’ailleurs mis de côté leur projet de documentaire pendant 20 ans à cause de cela.Pina arrive en même temps qu’un autre long-métrage documentaire sur l’œuvre de l’artiste allemande.Les rêves dansants (au cinéma du Parc), signé Anne Linsel et Rainer Hoffmann, nous montre les dernières images de Pina Bausch, alors que sa compagnie remontait la pièce Kontakthof avec de jeunes adolescents.Regard différent, mais aussi révélateur du pouvoir indicible de la danse.Le Devoir SOURCE METROPOLE FILMS Une scène tirée du film Pina, de Wim Wenders http://www.laveillee.qc.ca/saison11-12/Personal_Jesus.shtml LE DEVOIR LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 DECEMBRE 2011 E 3 CULTURE JACQUES GRENIER LE DEVOIR «Je ne doute pas de moi, je suis là où je dois être», dit le dramaturge-scénographe en marge du visionnement de presse de sa nouvelle création.Apparences.TELEVISION Autopsie d’une série annoncée Quelques aveux de Fauteur Serge Boucher sm Apparences STEPHANE BAILLARGEON Ly homme de théâtre et de té-' lévision Serge Boucher invente des drames et des mystères depuis vingt ans, pour les scènes et les écrans.Il affectionne les histoires tordues de familles remplies de secrets.Il ne traite même finalement que d’une seule chose, du mensonge à soi-même et de la dissimulation aux autres, par chacun, de ses monstres intérieurs.Ses personnages, surtout au théâtre, ne parlent généralement que pour ne rien dire, ou plutôt pour mieux enfouir leur vie et leurs souffrances sous une creuse logorrhée.Pourtant, quand lui-même se soumet au jeu des propos et confidences médiatiques, Serge Boucher semble d’une déconcertante franchise, sans barrières ni tabous.Plonger et replonger «Je ne doute pas de moi, je suis là où je dois être», dit d’entrée de jeu le dramaturge-scénographe au Devoir, en marge du visionnement de presse de sa nouvelle création.Apparences.La série de dix épisodes sera diffusée par Radio-Canada cet hiver.«En tout cas, je ne doute pas d’être là où je suis aujourd’hui parce que j’en rêvais depuis tout petit.Quand j’écoutais Rue des Pignons ou Moi et l’autre, je rêvais déjà du théâtre et des écrans.» Au seuil de la cinquantaine, M.Boucher conserve un corps frêle, une tête d’ancien jeune premier et des yeux tristes.Quand il parle, il hésite d’abord un peu, comme s’il jonglait à voix haute avec ses propres idées pour finalement en retenir une qu’il synthétise dans une tirade Muante.«Moi, j’étais certain de devenir le plus grand acteur au monde quand j’avais 17 ans.Et quand je suis sorti de mon école de théâtre trois ans plus tard, j’ai vécu le premier échec de ma vie.Après toute cette formation, la seule chose que je savais, c’est que je ne voulais plus être un acteur.Je me suis fait chjblip] royalement.» Il a donc replongé.D’abord la galère, deux années sur l’assistance sociale, du temps au comptoir du dépanneur familial, en région, et le retour aux études, en enseignement.Ensuite, une première vie professionnelle comme professeur de français pendant 17 ans, dans une école secondaire de Na-pierville, et toujours l’écriture qui l’a ramené sur les planches, enfin pas lui mais ses mots, et par la grande porte, celle du théâtre de Quat’Sous.Sa première pièce {Natures mortes), a été montée il y a deux décennies par Michel Tremblay, s’il vous plaît, une sorte d’adoubement pour l’héritier talentueux d’un genre réaliste très imité, mais finalement rarement maîtrisé à ce niveau.«J’ai commencé à écrire ma première pièce pendant mon baccalauréat, poursuit l’auteur.Einalement, le premier échec m’a servi énormément.J’aime bien le dire aux jeunes que je rencontre pour leur parler de mon parcours et de mes expériences.J’étais complètement défait.Ça m’a servi, même si à vingt ans je ne savais pas que j’allais écrire.Je savais par contre que j’allais revenir au théâtre un jour.» Dommages collatéraux On est tenté de lier à sa propre vie les jumelles Bérubé, au cœur de la série Apparences.Après tout, Nathalie est comédienne, et Manon enseignante.L’une connaît la gloire, l’autre l’isolement.Le drame en odeur de thriller s’enclenche quand la seconde disparaît pour mieux se révéler à sa sœur.«En fait, il n’y a pas de lien, réplique l’auteur.J’ai toujours dit qu’au théâtre, je faisais de l’extra-ordinaire.Je place une lumière sur l’ordinaire, j’éclaire ce qui en ressort.Dans Apparences, c’est la même chose: j’examine les dommages collatéraux d’une disparition sur une famille.En même temps, c’est autre chose puisque je divise l’extra-ordinaire en deux: une jumelle est extra, l’autre est ordinaire.Une prend de la place, l’autre s’efface.Il faut même qu’une des jumelles disparaisse pour que tout à coup elle devienne plus présente que jamais.[.] L’histoire va se recentrer de plus en plus sur la cellule familiale.Mon univers est là.» La sienne l’a inspirée pour le théâtre, il ne s’en est jamais caché.«Dans mes pièces, j’ai parlé un peu ma famille, c’est vrai.Quand j’écris pour la télé, c’est de la pure fiction.Parlez-en à ma mère, ça lui fait du bien.Pour moi aussi c’est un grand bonheur de tout inventer.Moi, je ne pensais jamais faire ça dans ma vie, écrire un rôle de policier ou un rôle de psy.Je suis étonné moi-même.Ce sont d’autres rouages que la télé me permet d’explorer.» Le producteur confirme cette méthode de travail aléatoire, exploratoire, à partir d’un noyau central.«Serge est toujours en bouillonnement, explique André Dupuy de Pix-com.Il arrive avec une idée de base à laquelle on adhère.Dans le cas Apparences, cette idée se résume à une question: se connaît-on vraiment à l’intérieur d’une même famille?Les hypothèses se développent ensuite, ses personnages prennent vie au fur et à mesure du travail.Il peaufine, il repasse.C’est de la dentelle à quelque part.Mais au départ, c’est une idée simple.» Pas de pression La production décline la réponse négative sur dix épisodes.La réalisation a été confiée à Francis Leclerc, qui prend le relais de Claude Desrosiers, accoucheur télévisuel ôiAveux, le précédent scénario de Serge Boucher, couvert d’éloges et de prix en 2009.«Comme se sont des histoires indépendantes, le réalisateur peut être différent.Aveux est Aveux, Apparences est Apparences, la prochaine sera la prochaine.» Elle s’intitulera Autopsie, encore un titre commençant par A.Ses histoires se déroulent majoritairement en région, dans des microcosmes où les huis clos deviennent encore plus contraignants, là où les lourds secrets devraient être encore plus difficiles à cadenasser, et pourtant.«C’est volontairement que nous n’avons pas précisé où se déroule l’action ^îApparences.Entre nous, pour se guider, on se dit que l’action se déroule à So-rel», dit encore M.Dupuy, qui a aussi mené à bien Aveux et qui sera à la barre ôîAutopsie.Le tournage a duré six mois, jusqu’en février.La création est fin prête depuis longtemps parce que Radio-Canada pensait la programmer à l’automne.Septembre ou janvier, franchement Serge Boucher ne se préoccupe pas de ces détails.D’ailleurs, il n’angoisse pas par rapport à la réception de son travail, même s’il se réjouit beaucoup des réactions extrêmement positives à Aveux ou à sa demi-douzaine de pièces, dont Motel Hélène et 24 poses.«Je ne ressens jamais, jamais de pression, confie-f il.Quand j’ai écrit ma première pièce, il fallait en écrire une deuxième et les gens me disaient: “Ho mon Dieu.” On vit pour ce qu’on fait dans l’instant Sans “joke”, on ne sait même pas de quoi on va vivre demain matin, alors pourquoi je m’en ferais avec de la pression?Il n’y en a pas.Quand on fait ce qu’on a à faire dans la vie, il n’y en a pas, de pression.Moi, j’ai vraiment l’impression de faire ce que j’ai à faire.Et ce que je fais le mieux, c’est d’écrire, dans mon bureau.Le reste, c’est juste du bonheur.» Rappelons quApparences sera en ondes dès le mardi 10 janvier à 20h, à la télévision de Radio-Canada.Quant à Aveux, la série sera dif fusée en reprise le dimanche à 15h, à coups de deux épisodes à compter du 9 janvier.Le Devoir E N BREF Dernier jour: expos à Circa et à Skol Parmi les expositions qui prennent fin aujourd’hui, deux méritent un dernier arrêt.Ça tombe bien, les deux sont au Belgo (372, rue Sainte-Catherine Ouest).Sortons les archives, au centre Skol, replonge dans le passé de manière très créative et participe, de ce fait, à ce regain d’intérêt pour les documents de plus en plus manifeste chez les diffuseurs.Au centre Circa, c’est l’expo-vente annuelle qui prend fin cet après-midi.Notez que bon nombre des 60 œuvres n’avaient pas trouvé preneur il y a une semaine.Visite virtuelle de l’expo Ambiguïtés à www.circa-artcom.- Le Devoir Dernière semaine : expos Alloncherie et Parish Si plusieurs des galeries tombent en vacances ce soir, d’autres demeurent ouvertes jusqu’au 24 décembre.C’est le cas de la galerie bicéphale Roger Bellemare-Christian Lambert (372, rue Sainte-Catherine Ouest) où l’on peut y voir les photos et sculptures de Jocelyne Alloncherie.L’ensemble, qui exploite les contrastes d’ombre et de lumière et le jeu d’échelles, s’inspire des immenses glaciers des mers nordiques.La galerie Simon Blais (5420, boulevard Saint-Laurent) présente le travail d’impression de Catherine Farish.Les œuvres de Notes ont été réalisées sur des rouleaux pour pianos mécaniques.- Le Devoir JAZZ Un sacré groupe ! SERGE TRUEEAUT James Earm, soit la ferme de James, est le nom d’un groupe, un quartet pour être précis, de jazz pour être exact.Quel drôle de nom, non?La ferme de James après la ferme des animaux, c’est aussi bizarre qu’absurde, non?Cela étant, et pour dire les choses franchement, la ferme est un sacré groupe.L’un des meilleurs des nouveaux groupes.Peut-être même le meilleur.Qn imagine qu’une fois l’identité respective des quatre bonshommes dévoilée, la petite voix de l’ami lecteur soufflera: «Eau quai, je comprends !» Bon.Le saxophone ténor et parfois soprano est entre les mains de Joshua Redman, les 88 touches du piano sont sous la gouverne d’Aaron Parks qui s’occupe aussi, mais très rarement, de celles de l’orgue, la contrebasse est appuyée sur l’épaule de Matt Penman, quant au siège de la batterie, il est dominé par Eric Harland.Urbain moderne Qui dit Redman, qui dit Parks, Penman et Harland, dit quoi?Des décennies consommées dans l’étude de l’instrument.Des décennies d’expérience acquise auprès de Charles Lloyd, Dewey Redman, le papa complice d’Qr-nette Coleman, de Billy Higgins, de Paul Motian, Joe Lo-vano.McCoy Tyner, Joe Henderson, Wynton Marsalis.Bref ils sont polyvalents et non versatiles.Au mois d’août dernier, ils ont publié leur premier album sur étiquette Nonesuch.Qui, on sait la face d’anchois qui signe ces lignes est en retard.Encore une fois.Qn s’en excuse.Mais voilà, on a découvert cette pépite récemment et grâce à la meilleure station jazz qui soit: le réseau NPR, qui est le pendant radiophonique du meilleur réseau télé qui soit: PBS.C’est dit cochon qui se dédit! Qn vient de qualifier cet album de pépite.Parce qu’il est fait tout d’abord de compositions originales.Qn insiste.SOURCE NONESUCH RECORDS Joshua Redman, Aaron Parks, Matt Penman et Eric Harland les standards ont été bannis.Ensuite?Allons-y avec une lapalissade: c’est extrêmement bien joué.C’est dynamique.Ça coule de source.C’est aussi un album qui révèle la forte inclination de chacun pour l’aventure.C’est très urbain et très moderne.Quoi d’autre?C’est original, donc nouveau.Bref, si on apprécie le post-bop, comme disent avec raison les plus jeunes, alors ce James Earm vous ravira.Pour notre part, on prie les dieux du ciel, tendance grecque et surtout pas monothéiste, que Redman et ses amis planchent dès à présent à la confection d’un deuxième album.P.-S.éconofinancier: il est beaucoup plus cher chez Archambault (27,99 $) que HMV (19,90 $).Et où l’a-t-on acheté?Chez Archambault.Comme quoi le signataire de ces lignes est vraiment une face d’anchois.Le cher piano de Bill Du P.-S.financier on va passer au N.B.comptable.Voilà, le pianiste Bill Carrothers propose depuis peu un double compact baptisé A Night at The Village Vanguard édité par l’étiquette allemande Pi-rouet.Et alors?HMV n’en avait pas d’exemplaire, contrairement à Archambault qui le vend à 42 $.Ce prix a quelque chose de pernicieux qui freine quelque peu les emportements.Reste que cet album propose plus d’un régal.H en est ainsi parce que Carrothers a le chic pour mettre en relief des compositions oubliées, des catalogues qui s’empoussièrent dans les catacombes des maisons de disque.Toujours est-il qu’il n’a pas son pareil pour sculpter à point les pièces écrites par le très regretté trompettiste Clifford Brown et par le pianiste Richard Powell lorsque tous deux étaient membres de ce formidable orchestre codirigé par Brown et par l’immense Max Roach.Il interprète également la classique Jordu du trop méconnu Duke Jordan.Entre elles, Carrothers décline ses pièces.Bon.Parfois, Carrothers, le contrebassiste Nicolas Thys et le batteur Dré Pallemaerts improvisent de façon si dynamique qu’ils déstabilisent.Ils surprennent dans le sens le plus noble du terme.Parfois, ils se moulent dans les ballades avec une aisance telle qu’on en redemande.Autrement dit, à peine la ballade achevée, on la remet.D’autant que Carrothers, à l’instar de Ran Blake, Eric Watson et Marc Copland, a un jeu très particulier, très personnel.Mettons que.ce Live at The Village Vanguard propose de splendides ponctuations musicales.Ça coûte 42 $, d’accord! Mais si on aime le piano trio, ça vaut vraiment le «coût».H y a une vingtaine d’années, Philippe Caries, André Clergeat et Jean-Louis Comol-li avaient dirigé Le Dictionnaire du jazz publié chez Robert Laffont.Qn vous signale qu’il ressort aujourd’hui, toujours chez Laffont dans la collection «Bouquins», augmenté évidemment d’articles consacrés aux musiciens de la nouvelle génération.Le Devoir LA RËV:0tp[TION DU BON SENS ?Claude Guilmain Louise Naubert ^ ( Théâtre La tangente ' Du 10 au 21 janvier PRÉVENTE pour les 11-12-13 BillettGriG 514 521 4191 — Achat en ligne à www.espacelibre.qc.ca 1945 rue Fullum, Montréal Q-îTL LE DEVOIR pdajunior ® SERIE DE LA PLACE DES ARTS ALICE AU PAYS DES MERVEILLES DU 27 AU 30 DÉCEMBRE Théâtre 11 h et 15 h 5 ans + Cinquième Salle Célébrez avec nous la 300^ représentation le jeudi 29 décembre.Rencontrez les comédiens après le spectacle.Venez costumé ! Pour chaquG billet, obtenez 15 % de rabais sur leprix d’un billet pour Le spectacle WIGWAM présenté à la Maison Théâtre du au 30 décembre.FONDATION DEIAi3^5î3DESAlJTS PROGRAMMATION COMPLÈTE PDAJUNIOR.COM /7 laplacedesarts.com 514 842 2112/1 866 842 2112 E 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 DECEMBRE 2011 CULTURE MUSIQUE CLASSIQUE Nouveaux visages et valeurs cousacrées chez Uuiversal CHRISTOPHE HUSS Le paysage de l’édition pho,-nographique change.A court terme, avec le rachat d’EMi par Universal et l’ahan-don du classique par Warner, ce qu’on appelait «les majors» est en passe de se réduire à deux joueurs: Universal, d’un côté, Sony-BMG de l’autre.Si combat il y a, il est gagné d’avance pour Universal, impossible de dire aujourd’hui à quel point les images et catalogues de DG, Decca et EMi vont se fusionner, mais le catalogue d’artistes dont dispose Universal est impressionnant et même si les gros enregistrements orchestraux ou les opéras gravés en studio ont quasiment disparu, le chef de hle du marché soutient un intéressant flot de parutions.Devant le géant Universal, devenu encore plus imposant avec l’acquisition d’EMi, le compétiteur Sony-BMG ne semble prêter qu’une attention minimale au classique et les nouvelles signatures massivement publicisées se réduisent à Lang Lang, dont le premier projet aura été d’enregistrer les musiques d’un jeu vidéo.C’est quasiment par hasard que le journaliste découvre l’existence d’une entente entre le Metropolitan Opera et Sony ou d’une intégrale Beethoven par Christian Thielemann.Si Sony-BMG enregistre et publie encore des disques classiques, il lui reste à vouloir les promouvoir! Le paysage classique, qui a fondamentalement changé, accorde de plus en plus de place à une multitude d’étiquettes indépendantes, rendues accessibles par un nombre de moins en moins important de distributeurs.Au Canada, le catalogue mensuel des nouveautés classiques distribuées par Naxos excède désormais les 200 titres, son concurrent, SRI, en représentant une centaine.De BRAHMS Klavierkonzert Nr.1 ^ Maurizio Pollini ' Staatskapelle Dresden Christian Thielemann ^ * 1 f ce côté, la crise n’a pas affecté la surproduction.Chanteuses Malgré ce changement de perspective dans ce marché, les parutions des majors — et donc d’Universal — sont de bons indicateurs de certaines tendances.Parmi les produits de l’automne 2011 parus sur étiquettes Deutsche Grammo-phon et Decca, sachant que l’in- 10 TICA SAVINA YANNATOU - chant (Grèce) KIYATABASSIAN-sétar, chant I ZIYATABASSIAN-percussion I PIERRE-YVES MARTEL - vièle DIDEMBASAR-kanun, harpe I TERRI HRON-flûtes à bec I SARDAR MAHAMADJANI - oud Tarifs : 30$ (rég), 24$(aîné), 12$ (étud & artistes) Billeterie: (514)987- 6919 , ., ,, •*' iviuan,pu M LK DIWOIK tégrale des symphonies de Beethoven par l’Orchestre du Ge-wandhaus de Leipzig est retardée ici par un problème de fabrication, on s’intéressera en premier lieu aux récitals vocaux de trois sopranos.Chose plus ou moins surprenante, la plus connue est aussi la moins intéressante.La notoriété des chanteurs se bâtit essentiellement, aujourd’hui, sur leur abattage scénique et leur sex-appeal, alors que jadis disque et carrière cheminaient de pair.Or la voix d’une vedette de la scène n’est pas forcément phonogénique en studio.La «sex kitten de l’opéra» (la description est d’un journaliste anglais) Danielle de Nie-se tombe exactement dans cette catégorie: irrésistible à l’écran, très banale au disque.Son récital Beauty of the Baroque ne va pas très loin et les duos avec Andreas Scholl sont ratés de part et d’autre.La différence avec Gioia! d’Aleksandra Kursak et Melan-colia de Patricia Petibon est flagrante.La rousse soprano française est une «bête de micro».Son programme espagnol est enregistré avec une proximité, une intimité qui évoquent quasiment un disque pop.La sensualité est omniprésente, tout à l’opposé des récitals de la beauté glaçante Elina Garança.Le répertoire hispanisant navigue entre mélodies sérieuses, populaires et airs de zarzuela servis par un accompagnement de Josep Pons et de l’Orchestre national d’Espagne aussi torride, sinueux et langoureux que le chant.La Polonaise Aleksandra Kur-zak est la nouvelle soprano colo-rature de l’heure.Son programme des prochains mois: Metropolitan Opera, Scala de Milan, Covent Garden et Opéra de Vienne! Le programme de Gioia! est composé d’airs qui illustrent son cheminemeuL des rôles de soubrettes (Adele dans La chauve-souris) vers des emplois un peu plus chaipentés, tel que Elvira des Puritains.L’abattage et le volume sont surprenants.Opera Magazine a évoqué Sills et Sutherland en entendant Kurzak chanter Lucia di Lam-mermoor On dressera l’oreille pour entendre la suite.Pianistes Nous vous avons parlé il y a deux semaines du Mozart romantique et chambriste d’Hélène Grimaud.Parmi les signatures récentes de Deutsche Grammophon, la pianiste mi-Al-lemande mi-Japonaise Alice Sara Ott confirme les espoirs qu’ont fait naître ses trois premiers disques {Études de Liszt, Valses de Chopin et Concerto de Tchaikovski).La jeune artiste semble toujours avoir un caractère bien trempé et se frotte sans faux pas à Beethoven dans un programme associant les Sonates n° 3 et 21 (Waldstein), l’Andante favori et le Rondo a ca-priccio op.129.Beau piano, avec de vraies couleurs sonores.Mais l’événement pianistique de la rentrée Universal est le fait d’un grand ancien: Maurizio Pollini, dans sa troisième version du i" Concerto de Brahms, cette fois avec Christian Thielemann à Dresde.Pollini n’a rien perdu et avance droit comme un 1.On ne se pose pas la question de savoir qui mène le bal.Thielemann, corseté par le pianiste, se met soudain à comprendre l’architecture et l’avancée brahm-sienne! L’Adagio central en témoigne: c’est le tempo et la simplicité franche de Pollini, qui rejoint Arrau dans le cercle restreint des lions du piano, qui régnent sur ce concerto.L’affiche la plus inattendue de l’année Liszt est celle associant Barenboim et Boulez dans les concertos.Le marketing veut nous vendre un Liszt «réfléchi» ou «profond», sans paillettes.Les gogos se laissent prendre.Mais Barenboim devrait passer à autre chose que de faire semblant d’être encore un virtuose.Le Liszt est juste un peu moins pire que ses Chopin.On attend donc la nouvelle version Matsuev sans avoir besoin de se ruer sur ce CD-ci.Les nostalgiques des grands pianistes d’il y a quarante ans qui jouent encore aujourd’hui se consoleront du déclin de Barenboim en écoutant Vladimir Ashenazy, avec son fils Vavka, dans Russian Fantasy, un sympathique programme des pièces russes pour (ou transcrites pour) deux pianos.Un CD sympathique, mais sans davantage de portée.Le Devoir NOS CHOIX Mdancolia.Patricia Petibon.Deutsche Grammophon 477 9447 Gioia! Aleksandra Kurzak.Decca 4782730 Beethoven: Sonates rf 2 et 21.Alice Sara Ott Deutsche Grammophon 477 9221 Brahms: Concerto pour piano rf 1.PoUini-Thielemann.Deutsche Grammophon 477 9882 EXPOSITIONS STEVE BATES For Me the Noise of Time Is not Sad, 2011, Steve Bates Du son loin de l’audioguide FOR ME THE NOISE OF TIME IS NOT SAD Steve Bates Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce, 3755, rue Botrel, jusqu’au 22 janvier.JÉRÔME DELGADO C> est une route sombre qui accueille les visiteurs; elle n’est éclairée que par les seuls phares d’une voiture qui avale et avale les kilomètres.Elle est au cœur d’une vidéo silencieuse — en fait, il y a du son, mais les écouteurs ne sont perceptibles qu’après quelques instants passés dans une salle plutôt sombre.Cette route de campagne qui déhle sous nos yeux, qui nous tire vers elle, fonctionne comme un véritable appât.Comme un leurre même.Car d’images, il est peu question ici.L’exposition s’intitule For Me the Noise of Time Is not Sad, une manière pour l’artiste.Steve Bates, d’annoncer ses couleurs, constate-t-on une fois bien imbibé de cette ambiance somme toute très clairsemée.Joli paradoxe: le noir, l’obscurité, la nuit n’auront jamais été aussi clairs, aussi étendus, aussi riches en détail.Artiste sonore et musicien avant tout.Steve Bates aime les bruits, comme le dit le titre de l’expo.Ici, à la maison de la culture NDG, ils sont particulièrement éloquents.Les matières audio sont celles qui semblent être à la base du travail.Elles marquent le tempo, elles ponctuent la narration.Dans la vidéo précitée, Road-movie, les images ne seraient rien sans la bande-son, ni sans le texte, plutôt dense lui, qui nous mène sur le chemin d’une longue expédition.L’œuvre-titre occupe, comme il se doit, le centre de la salle.En fait, c’est son dispositif, un ensemble de trois projecteurs de diapositives orientés vers trois murs différents, qui se trouve au cœur de la pièce.Un choix peu hasardeux: ce sont eux, et le monotone ronronnement de leurs moteurs, qui animent l’espace.Les images diffusées, des «transparences», sont, elles, presque invisibles.Eugaces, ces photos de type «voyage familial» apparaissent pour aussitôt disparaître.La majeure partie du temps, les murs demeurent habillés par les seuls contours lumineux en provenance des projecteurs.On ne peut que se prêter au jeu et attendre que les minutes s’écoulent pour entrapercevoir, comme s’il s’agissait d’un vieux souvenir, les lieux visités par l’artiste.Steve Bates donne une importance primordiale à l’objet, à la machine.C’est aussi vrai ici qu’au Musée d’art contemporain.Dans le cadre de la Triennale québécoise, en cours jusqu’au début de janvier.Bates y expose Concertina, une installation sculpturale et sonore dont le contenu passe par la présence, très concrète, d’un barbelé et d’un instrument de musique.Ouvertures Présentée par Dazibao, centre tout de même «voué à la diffusion des pratiques actuelles de l’image», l’expo For Me the Noise of Time Is not Sad repose sur une mise en espace de nos réalités acoustiques.Sur le potentiel narratif, et même émotif, du son.Le projet découle de la bourse PRIM-Dazibao que Steve Bates a obtenue en 2011.Cette bourse de production et de drf fusion vise à «confronter l’image à des pratiques issues d’autres champs».Avec Bates, les rapports son-image sont inversés.Le premier a un rôle prédomi-nanf la seconde ne fait presque qu’accompagner, qu’illustrer.Ou alors, elle sert d’appât, sorte de magnifique aimant dont on ne peut se déprendre que lorsqu’on l’aura observé de tous les côtés.La maison de la culture NDG a passé l’automne à jouer les antennes de diffusion au service des autres.La saison avait commencé par un clin d’œil aux 25 ans de la galerie B-312.Actuellement, au même moment que la manifestation chapeautée par Dazibao, on peut y visiter l’expo Travailler sous pression, montée par l’Atelier Graff Il est vrai que cette dernière s’inscrit dans le programme En tournée du Conseil des arts de Montréal.Il n’y a pas moins là un signe que les modes de diffusion évoluent, qu’on cherche des moyens, pour des raisons économiques sans doute, de faire les choses autrement.C’est vrai pour Dazibao, en «résidence» à la Cinémathèque québécoise pour encore un an.C’est vrai pour d’autres aussi, comme la galerie Verticale à Laval.Tant mieux si des structures en place, comme la maison de la culture NDG, se montrent ouvertes à les recevoir.Collaborateur du Devoir Investir dans un cadeau en Art jusqu’au 31 déc.La plus importante collection de petits formats d’œuvres de grands mmtres au Canada ! Barbeau Chagall Dallaire Feito Perron Gagnon Jackson Letendre Little Miro Picasso Renoir Robinson Suzor-Côté ^a/erle XDÙmde 2160 me Crescent, Montréal, www.lafitte.com depuis 1975 • 514.842.1270 LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 DECEMBRE 2011 E 5 DE mu Butinage de fin de saison CHARLES GAGNON Galerie Roger Rellemare-Galerie Christian Lambert 372, rue Saint-Catherine Ouest, espace 502 jusqu’au 24 décembre ENTRE LES FISSURES (REPRÉSENTER LA QUATRIÈME DIMENSION) Oboro 4001, rue Berri jusqu’au 17 décembre MONIQUE RÉGIMBALD-ZEIBER.LES DESSOUS DE L’HISTOIRE (2) Galerie B-312 372, rue Saint-Catherine Ouest, espace 403 jusqu’au 21 janvier 2012 MARIE-ÈVE CHARRON \ A l’approche du temps des Fêtes, il est propice de butiner dans les galeries.Ce parcours pourrait par contre avoir pour fil conducteur la peinture, laquelle pullule dans les lieux d’exposition.Même que, un regard rétrospectif permet de dire que la saison aura été idéa- le pour quiconque aurait voulu s’initier aux grandes figures de la peinture au Québec et à son histoire plus récente.Bien sûr, il faut penser ici à Yves Gaucher, que la galerie René Blouin expose actuellement, en quatre majestueux tableaux.L’autre géant à avoir occupé cet automne les cimaises, celles de la galerie Roger Bellemare-galerie Christian Lambert, est Fernand Leduc, dans une exposition magistrale de ses «monochromes», un survol de 40 ans couronné par une série des plus flamboyantes intitulée Mont Tibet à moi (2011).C’est avec une autre de ces figures historiques que les galeries Roger Bellemare et Christian Lambert vont terminer l’année.Il s’agit de Charles Gagnon (1934-2003) dans un accrochage typique aux galeristes, épuré et réfléchi.Le ton de l’exposition a été donné par le tableau Écho (1988-1989) qui, pour une rare fois, a été réuni avec son pendant Écho n°2 (1989), donnant ainsi la pleine mesure au phénomène de répétition énoncé, l’un étant d’ailleurs dans une tonalité plus pâle que l’autre.ECHO GUY L’HEUREUX Écho tï’2, 1989, de Charles Gagnon C’est la période de l’artiste où, à ses surfaces combinant structures géométriques et gestuali-té, il ajoutait des mots.L’écho est au cœur d’une autre œuvre, cette fois sous forme de l’hommage, dans un assemblage bien nommé Hommage à plusieurs.(1976), entre autres inspiré de Marcel Duchamp et de Robert Rauschenberg.Comme quoi, aussi, le travail de cet artiste n’est en rien réductible au seul médium peinture.C’est avec d’autres tableaux par contre que l’exposition se conclut, notamment avec une œuvre de la période des Inquisitions.Les plus curieux voudront jeter un œil sur un fabuleux tableau de 1965, tenu légèrement à l’écart, qui emboîte des formes géométriques droites et légèrement maculées dans un mariage de couleurs rappelant un paysage.Quatrième dimension L’exposition Entre les fissures (représenter la quatrième dimension), qui se termine aujourd’hui au centre Oboro, propose quant à elle un panorama de la peinture des dernières années.Voilà d’abord qui étonne de la part d’un centre habituellement peu versé dans la peinture.L’angle d’approche permet justement d’appuyer sur un élément qui n’est pas propre à la peinture, mais que celle-ci fait émerger d’une singulière manière sur la surface, à savoir une quatrième dimension.Suivant les propos du peintre allemand Max Beckmann, qui voyait des fissures, des défaillances dans le système pictural et ses représentations, le commissaire David Elliot, lui-même peintre, a réuni les œuvres de 14 artistes.Cette prémisse, en partant stimulante, ratisse large, incluant de tout et, de surcroît, dans un accrochage détonant et quelque peu déroutant qui semble surtout considérer chacune des œuvres Isolé- Marie-Eve Charron, critique d’art visuel de l’année Notre critique qn arts visuels, Marie-Eve Charron, a été honorée au premier Gala des arts visuels organisé par l’AGAQ (Association des galeries d’art contemporain du Québec), qui se tenait le 13 décembre dernier au théâtre Rlalto.Mme Charron, qui a remporté le titre de critique d’art de l’année pour les médias de masse, a été chaudement applaudie.La galerie Qptlca s’est pour part vu décerner le prix de la meilleure exposition de l’année pour Dans le ventre de la baleine, alors que la fondation DHC/ART a raflé, avec l’exposition de Jennifer Holzer, le prix de la meilleure exposition en centre de diffusion municipal.La foire d’art contemporain Papier 11 a été consacrée manifestation artistique de l’année, alors que le Musée d’art contemporain remportait la mise avec Anri Sala pour la meilleure exposition présentée en milieu muséal.Lors de cette soirée, l’artiste Pierre Blanchette a également reçu la bourse de carrière Jean-Paul Riopelle, décernée par le CALQ, et un vibrant hommage a été rendu à Louise Déry, directrice de la Galerie de rUQAM.Les prix Pierre-Ayot et Louis-Comtois, attribués par la Ville de Montréal, ont été remis respectivement à Qlivia Boudreau et à Marie-Claude Bouthillier.Le Devoir Les chsiralies 3 AU 23 Décembre 2011 " 7 CONCERTS DE NOEL Au SAMEDIS ET DIMANCHES m 13 H 30 ET 15 H à- CONCERT DE CLÔTURE VENDREDI 23 DÉCEMBRE 2011 À 20 H VISITEZ LE / MUSEE MARGUERITE- BOURGEOYS 400, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal 514-282-8670 © Champ-de-Mars 03 ido Baladodiffusion www.marguerite-bourgeoys.com/choralies Partenaire média Montréal! Ce projet a été réalisé dans le cadre de l'Entente Québec an ser le développement culturel de Montréal ¦ -,'71 ^ "'i'- A PAUL LITHERLAND Camouflage ml, 2007-2011, de Carol Wainio ment.Il reste que plusieurs bons tableaux sont présents, montrant une peinture occupant un répertoire varié souvent en quête de brouiller les pistes quant à sa nature et à ses sources, par exemple chez Cynthia Girard, Anthony Burhnam et Barry Àllikas.Il faut voir aussi le Carol Waino, d’une intrigante intrication entre texture et figuration, et des œuvres plus anciennes de peintres un peu oubliés avec le temps: Leopold Plotek et John Boyle.Filles du roi Il n’est pas possible de parler de peinture et d’histoire sans mentionner l’exposition de Monique Régimbald-Zeiber à B-312, qui dit rendre hommage à l’artiste dans le cadre des festivités entourant ses 20 ans d’existence.L’artiste, à son habitude, montre des peintures aux surfaces hybrides, entre la peau et le tissu, lesquelles ici se déploient sur les murs en une multitude remarquable de tableautins, fruit de plus trois ans de travail.Chacun d’eux sécrè- te la retranscription d’une notice biographique des Filles du roi, d’après un registre établi par l’historien et démographe Yves Landry.Le dispositif matérialise et rend visible, à défaut d’être tout à fait lisible, l’hétérogénéité d’une réalité délaissée par la grande histoire.De générique qu’il était, le répertoire s’est mué en une myriade de fiches personnalisées imaginant le quotidien de ces femmes.Collaboratrice du Devoir J'ai tout trouvé! LE SALON DES MÉTIERS D'ART DU QUÉBEC 2 au 22 décembre Place Bonaventure Entrée gratuite salondesmetiersdart.com Berceuse en bois: Jean-François Dugal I Coq en cuivre: L’art du cuivre - Pierre Binette Vase en céramique: Maude Blais I Lampe en bois: Charles Valcourt I Mitaines: Rachel.f.Dernière chance, il ne reste que 6 jours! Québec n (j DONNEZ DU SANG.DDHNEZ LA VIE.AU SMAQ .¦U' )) J m http://bit.ly/vogX5H CROYEZ-LE OU NON s .\\ % 'p.••OV"V?p % DIEU(x) » MUSEE CANADIEN DES CIVILISATIONS CANADIAN MUSEUM OF CIVILIZATION ÜTT,Wxlt4LClTIZEN 100, rue Laurier, Gatineau (QC) www.civilisations.ca/Dieux ^ Canada E 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 DECEMBRE 2011 CULTURE CINEMA Tourner pour les frères Dardenne.L’actrice belge Cécile de France a tourné dans son pays d’origine un rôle de bonne Samaritaine dansic gamin au vélo^ en salle vendredi ODILE TREMBLAY Jamais Cécile de France, qui est Belge, comme son nom ne l’indique pas, n’aurait imaginé travailler un jour pour ses compatriotes les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne.Elle s’en étonne encore, mais s’en réjouit surtout.La belle actrice née à Namur quitta son pays à 17 ans pour faire des études de théâtre à Paris.Elle est depuis longtemps une vraie star en France.Tête d’affiche dans des films comme Uauberge espagnole de Cédric Klapisch, Quand j’étais chanteur de Xavier Giannoli, Fauteuils d’orchestre de Danièle Thompson, elle a joué pour Clint Eastwood dans Hereafter, etc.«Mais les Dardenne ne travaillent pas avec des actrices connues, et j’avais beau admirer leur travail, ce fut un étonnement immense d’apprendre qu’ils pensaient à moi pour le rôle féminin du Gamin au vélo.Ces cinéastes anti-star-système ont eu le courage de casser le moule, persuadés que l’actrice la plus proche du rôle, c’était moi.» Précisons que ce Gamin au vélo a récolté le Grand Prix du jury au dernier Festival de Cannes.De toute façon, la fratrie belge ne repart jamais de Cannes les mains vides.Les films des Dardenne y ont rem-porté, entre autres, deux Palmes d’or: en 1999 pour Rosetta et en 2005 pour L’enfant.Leur cinéma social, engagé, hyperréaliste, met en scène des non-professionnels à travers des oeuvres âpres, collées au quotidien de personnages à la dérive, issus de milieux populaires.Le gamin au vélo raconte l’histoire d’un garçon de 11 ans (Thomas Doret) abandonné par un père qu’il adore Géré-mie Rénier) et n’ayant qu’une obsession: le retrouver.Mais sur sa route apparaît la lumineuse Samantha, coiffeuse, qui le recueille sans qu’on comprenne pourquoi et cherche à apaiser toutes ses révoltes.» FILMS SEVILLE La comédienne Cécile de France dans une scène du Gamin au vélo «Moi qui connais tant leur œuvre, je ne voulais qu’une chose: être à la hauteur, explique Cécile de France.Mais le plus difficile fut d’apprendre à ne pas jouer.Je leur demandais: “Expli-quez-moi pourquoi elle aide cet enfant?” Ils répondaient: “On ne le sait pas.Une fée tombe du ciel.Voilà tout!” Je suis partie de zéro, en me concentrant uniquement sur la retenue, gommant mes émotions.C’est contre la nature de l’acteur d’éviter toute performance, et je n’ai pas l’impression d’avoir sorti toutes mes cartes dans ce film, mais ce fut un grand acte de confiance.Ce sont des maîtres, et ils m’ont entraînée ailleurs.» En un sens, elle trouvait le jeune Thomas Doret plus expérimenté qu’elle sur ce plateau.«Il passait davantage de temps avec eux.Thomas est karatéka dans la vie; il bossait comme un fou.Il s’est montré exceptionnel et notre relation s’est jouée d’égal à égal.» Quant aux Dardenne, elle les voit comme des chercheurs, allergiques au pathos à travers des sujets qui pourraient suinter la sentimentalité, allumés par le doute, mais se rassurant dans le travail.«Autant avec Clint Eastwood on ne répète pas et la première prise est la bonne, autant les Dardenne explorent chaque intonation.On répète beaucoup et en costumes sur les lieux de la scène, puis on tourne par ordre chronologique, en se remettant en question, avec plusieurs prises.» Cécile de France sait bien que nul n’est prophète en son pays.«Les films des frères Dar- denne, exportés partout, n’ont pas un très grand succès en Belgique.Ils apportent une image sombre du pays qui ne plaît pas à tous.» L’actrice, qui a exploré tant de registres, précise préférer l’expérimentation et refuse des projets, même américains, qui ne l’allument pas.Ce qui ne l’empêchera pas de faire son retour dans le troisième volet de la trilogie de Klapisch, Casse-tête chinois, suite de L’auberge espagnole et des Poupées russes.Par ailleurs, Xavier Giannoli la remet en scène dans Talk-show, cette fois aux côtés de Mathieu Amalric et de Kad Merad, l’histoire d’un homme devenu une vedette-minute.Le film sortira en mars en France.Le Devoir Plus primaire qu’élémentaire SHERLOCK HOLMES: LE JEU DES OMBRES Réalisation: Guy Ritchie.Avec Robert Downey Jr., Jude Law, Jarred Harris, Noomi Rapace, Stephen Fry, Kelly Reilly, Paul Anderson, Rachel McAdams.Photo: Philippe Rousselot.Montage: James Herbert.Musique: Hans Zunmer.États-Unis, 2011,129 min.ERANÇOIS LEVESQUE N' ul besoin de posséder les formidables capacités de déduction de Sherlock Holmes pour prévoir qu’un film qui a rapporté plus d’un demi-milliard de dollars engendrera quelques suites.Voici donc la première, Sherlock Holmes: A Game of Shadows, un titre à la fois évocateur et générique pour un fdm qui l’est également.Cette fois, Sherlock Holmes SOURCE WARNER BROS Scène tirée du film Sherlock Holmes: le jeu des ombres tente d’empêcher le professeur Moriarty de déclencher la Première Guerre mondiale au tournant du XIX" siècle.Ce faisant, le limier de Baker Mario studio 216 Merola 514.381.6338 Une exposition du Musée de l’Europe et de Tempora SA (Bruxelles), adaptée par le Musée de la civilisation (Québec) et le Musée canadien des civilisations (Gatineau).Le dépliant de l’avant-saison est arrivé! En 2012, nous irons, entre autres, à BOSTON du 29 mars au avril pour La Passion selon saint Matthieu de Bach Détails du voyage disponibles sur demande à QUÉBEC le 22 avril pour deux expositions : Chapeau! au Musée de la civilisation Mode et apparence au MNBAQ.Et plus encore, au lancement de saison le dimanche 11 mars! Les^ ,T>ec detours www.lesbeauxdetours.com 514 352-3621 En collaboration avec Club Voyages Rosemont Street se voit contraint d’interrompre la lune de miel de son vieux complice le docteur Watson.Guy Ritchie est de retour derrière la caméra, tandis que Robert Downey Jr.et Jude Law reviennent devant dans les rôles de Holmes et Watson, respectivement.La complicité est au rendez-vous et leur jeu polisson fait merveille.Stephen Fry, un Mycroft Holmes inénarrable, et Jarred Harris, un professeur Moriarty glaçant, offrent aussi de belles performances.Pour ses débuts hollywoodiens, la vedette de Millenium Noomi Rapace doit en revanche se contenter de jouer les utilités.L’une des meilleures trouvailles du premier opus consistait, lors des bagarres, à montrer a priori ce qui surviendrait a posteriori afin d’illustrer les mécanismes d’anticipation de Holmes.Le procédé était alors utilisé judicieusement.Dans cette suite spectaculaire mais étonnement ennuyeuse, il est tartiné de bout en bout, et comme la répétition est l’ennemi de la surprise.On se retrouve donc avec, sur le plan du fond, un scénario qui recourt sans cesse au même truc et, sur le plan de la forme, avec une mise en scène qui peine à inventer de nouvelles façons,de montrer la même chose.A force, une impression de redite s’installe et, avec celle-ci, des longueurs.Les allusions quant à l’ambiguïté des rapports entre Holmes et Watson fusent, mais là encore, on finit par s’appesantir, ruinant l’effet comique recherché.Dans ce Sherlock Holmes à la sauce Matrix, les explosions, le feu des mitraillettes et la musique de plus en plus pompière ressemblenf au final, à des parures cosmétiques visant à suggérer un rythme allègre qui n’est tout simplement pas au rendez-vous.Collaborateur du Devoir Galerie Walter Klinkhoff AU SERVICE DES COLLECTIONNEURS DEPUIS PLUS DE 50 ANS 1200, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A1H6 | 514.288.7306 www.klinkhoff.com Nous ven(Jons et achetons des oeuvres d'art d'importance.Nous vous invitons à nous consulter, en toute confidentialité, à info(®klinkhoff.com LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 DECEMBRE 2011 E 7 CULTURE CINEMA Crever par manque d’amour SHAME Réalisation: Steve McQueen et Abi Morgan.Scénario: Steve McQueen et Abi Morgan.Avec Michael Fassbender, Carey Mulligan, James Badge Dale, Nicole Beharie.Image: Sean Bobbitt Montage: Joe Walker.Musique: Harry Escott ODILE TREMBLAY Shame est sans doute le film le plus puissant de l’année, porté par une pulsion urbaine, mais sa crudité dérangera beaucoup de monde.Tellement qu’on serait étonnée de le voir atterrir en nomination aux Oscar, sinon pour l’interprétation exceptionnelle de Michael Fassbender, qui mériterait tous les honneurs (il fut justement primé à Venise).L’Irlandais Steve McQueen (également artiste en arts visuels) avait déjà mis Fassbender en scène en 2008 dans le remarquable Hunger, mais cette fois l’action se déroule à New York.C’est le sujet même de Shame, pourtant d’actualité avec l’affaire DSK: un héros qui souffre d’une dépendance au sexe qui lui nuit dans Ip puritaine Amérique.Aux Etats-Unis, à cause des scènes pornographiques.Shame est classé pour audience restreinte.Le film constitue une tragédie sur le manque d’amour, qui transcende son thème pour embrasser toutes les dépendances et le vide existentiel dans un complet vertige.Shame est un coup de poing cinématographique, par sa concentration, sa caméra vibratoire, le jeu des acteurs, sa musique, sa construction extrêmement fine.Bran- Michael Fassbender dans Shame, de Steve McQueen don (Fassbender), un trentenai-re, qui a un bon emploi et dont la vie est aisée, mène une vie parallèle d’errances et d’étreintes anonymes, dominée par le sexe dans tous ses états: virtuel, réel, imprimé, qui dévore son univers, dégorge de son ordinateur au bureau, à la stupeur de son employeur.Shame, qui montre tout, apparaît pourtant à l’opposé du voyeurisme.Fassbender, au corps d’athlète, devient une sorte d’ascète mécanique de l’étreinte fugace.Tout en lui roule à vide, éclairant par extension la quête effrénée de nos sociétés qui courent après leur ombre, en n’étreignant que du vent.On salue aussi le New York du film, parfois capté dans ses zones glauques où les corps de hasard se frôlent.Une course mémorable de Brandon dans ses rues constitue un moment de vue pure.Les séquences entourant une tentative de vrai rapprochement amoureux ouvrent sur tous les gouffres intérieurs.Dans le profil de cet homme fermé aux émotions survient la fissure, qui modifie le rythme du film.Car sa sœur Sissy (Carey Mulligan, d’une intensité émotionnelle sidérante), venue de leur Irlande natale, surgit dans SOURCE FOX SEARCHLIGHT sa vie, fragile, en quête de sens, d’affection, squattant l’appartement de Brandon.Et l’une des séquences les plus mémorables du film est son interprétation lente de la chanson New York, New York dans une boîte de nuît, quî arrache des larmes à ce frère déshumanisé.Shame est un duel entre celle qui cherche des liens et celui qui veut les rompre, un drame moderne bouleversant, une démonstration sans faille en électrochoc d’un monde qui crève, par excès de vide ou par trop-plein, de manque d’amour.Le Devoir Trop mince Marilyn MY WEEK WITH MARILYN (UNE SEMAINE AVEC MARILYN) Réalisation: Simon Curtis.Scénario: Adrian Hodges, d’après le journal intime de Colin Clark.Avec Michelle Williams, Kenneth Branagh, Eddie Redmayne, Judi Dench, Emma Watson.Image: Ben Smithard.Montage: Adam Recht.Musique: TBC.ODILE TREMBLAY My Week with Marilyn arrive sur les écrans en suscitant des espérances.La blonde icône de Some Like It Hot n’en finit plus de faire fantasmer ses admirateurs, qui en redemandent.Le film de Simon Curtis, avec sa sortie en pleine saison des œuvres oscarisables, est tiré des mémoires réelles (ou fantas-mées?) du documentariste Colin Clark.Celui-ci, à 23 ans, obtint à Londres un travail de troisième adjoint au réalisateur sur le tournage de The Prince and the Showgirl de Laurence Olivier en 1956.Marilyn (incarnée par Michelle Williams, vue dans Blue Valentine, Brokeback Mountain, etc.), alors l’épouse de l’écrivain Arthur Miller, était la terreur des plateaux: caprices, retards, etc.Rien ne fut donc épargné à Laurence Olivier (Kenneth Branagh).Il avait fait venir en Angleterre la bombe américaine pour se ragaillardir en donnant de l’allant à son cinéma, mais dut subir tous les caprices de la star.Place au tournage du film dans le film, qui constitue sans doute la partie la plus lourde de My Week with SOURCE ALLIANCE Michelle Williams dans le rôle de Marilyn Monroe Marilyn.Branagh hérite ici d’un rôle en demi-teintes, tantôt rageur, tantôt séduit, et Eddie Redmayne, en Colin Clark, paraît encore plus pâle dans le sillage de l’étoile Marilyn.Ellm marquant de la cuvée 2011?Non, la trame est trop mince pour creer un scenario vraiment substantiel et la mise en scène aurait gagné à s’évader de sa trame classique, ou même du récit biographique, pour aborder des zones de fantaisie.Ce qui n’enlève rien à la qualité générale de l’Interpréta- tion.Michelle Williams est délicieuse en Marilyn et parvient parfois, dans la lumière d’une baignade, au cours d’une visite dans un collège anglais, à dégager l’aura de séduction qui fit la gloire de son modèle.Mais l’histoire, essentiellement celle d’un fils de famille (Eddie Redmayne) fou de cinéma qui Impose sa présence sur un plateau, et bientôt auprès de la star, devient vite un frein à la coulée lumineuse du mythe.Car entre ses retards, ses névroses, ses doutes, dont la répétition finit par lasser, 11 reste finalement peu d’espace pour lui offrir des ailes, à cette Marilyn.Seule une fugue avec Colin Clark lui permettra de trouver cette liberté éternelle toute en rayonnement érotique, qui a Immortalisé son charme et son mystère et qu’on capte.Ici et là, avant de revenir à cette Intrigue qui nous Intéresse finalement bien peu.Le Devoir ?— LE MÉTRO REMARQUABLE.—VOIR LeVend9uil9Film www.Lgvgndgur-lgfllm.com ?«FORMIDABLE.» — THE GAZETTE ?— LE JOURNAL DE MOIsnHÉAL ?— SHOWDIZZ.NET ?.IMPRESSIONNANT.LES FILMS SÉVILLE et L'ACPAV pHÉsEmEm GILBERT SICOTTE NATHALIE CAVEZZALI LE VENDEUR UN FILM DE SÉBASTIEN PILOTE produit kr BERNADETTE PAYEUR et MARC DAIGLE SODEC QlibecHH air ®s s OA i-a .Il) Y* E W ND.2.11 PRESENTEMENT A L’AFFICHE ! LES FILMS SEVILLE « Un beau film humaniste d’une grande tendresse.Sincère et émouvant.» Maxime Demers, Journal de Montréal ?«Montre si bien la joie de vivre provençale! Un vrai bonheur de cinéphile! » Maud Cucchi, Le Droit :urr IVIANDJÆRt) r\r nnnmv mipnimiiA&r DE ROBERT GUE ARIANE JEAN-PIERRE ASCARIDE DARRQUSI GREGOIRE MARILYNE LEPRINCE-RINGUET CANTO [ scéiahio et dialogues jean-louis milesi et robert guediguian tj facobook.com/noigosdukilimancyaro CINÉMAS PRESENTEMENT A L’AFFICHE! ^metropolefilms.com ^ SOYEZ LES PREMIERS A DECOUVRIR LA COMEDIE LOUFOQUE a L’ÉLÈVE DUCOBUm AVEC PLUS DE l,5 MILLION D’ENTRÉES EN FRANCE BLiS JoSEPmS Vi8«CB^T mi€TT€ [3RÜJIO M€L©ÎA i>€iyV£AUX CLAWë CkSAPP€Y POOÂLfDBS N060€Sm ?«Une réussite.» Métro de Philippe de Ch6uver*on ¦JO Tiim D’après la bande dessinée aUélève Ducobu» de Godi et Zidrou publiée par Le Lombard I www.azfîlm8.ca | SI I__________________I K» tBI FnvtoaYM»- À L’AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ DÈS LE MERCREDI 21 DÉCEMBRE AU CINÉMA BEAUBIEN! CROYEZ-LE OU NON DIEU(x) MUSEE CANADIEN DES CIVILISATIONS CANADIAN MUSEUM OF CIVILIZATION 100, rue Laurier, Gatineau (OC) www.civilisations.ca/Dieux (jTTAWA.â|,ClTIZEN Canada Une exposition du Musée de i'Europe et de Tempora SA (Bmxelies), adaptée par ie ^ la civilisation (Québec) ei ie Musée canadien des civiiisations (Gatineau). E 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 17 ET DIMANCHE 18 DECEMBRE 2011 LE POÈME de Lee Chang-Dong Version originale avec sous-titres français de POETRy.Corée du Sud.2010.139 min.Aæc^tion Junghae, Kim hftaet Ahn Næsang.(Eh aUerte dedassemsnO.PRIX DU SCÉNARIO AU FESTIVAL DE CANNES 2010.CINEMA NUIT#1 i PRIX PYRÉNÉES 1 [MEILLEURE ACTRICE «CATHERINE DE LÉAN , % FESTIVAL DE PAU • FRANCE 4 (MEILLEUR FILM CANADIEN \ VANCOUVER INTERNATIONAL I niM FESTIVAL ^ acCathorine Dg Lean at Dimitri Storogg ¦¦flniiaAnng Émond llial À I’ACCIf'UC n^?,9E?JJ5'®nrC>NEMABEAUBIENH—-1 oorauLisiaouiDES- I /\ LnrrlwHt I 514847^08 II 2aoe.DeoifclanE.781.
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