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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Janvier 1999 - Regards sur le Futur
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1999-01-01, Collections de BAnQ.

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[" MAGAZINE SPECIAL DE L'AN 2000 REGARDS SUR LE FUTUR L\u2019ANNÉE DES PROPHÈTES DE MALHEUR V \\ \\ V \\\\ JULIE PflYI Le chantier du'ciel ^ V Sia é.; i î ï ill u [RORER L\u2019UNIVERS 0 psÿip p # \u2022 0» 'W .* /.¦ -*.\tV» *\t\u2022 k -> y/ ¥ ' V vW [\u20ac v*.% Sr'îlW jyfeuplf acc* A\u2019 INTERNAI U Al 871-2221 (coin Hanid-Hcnri-IV) 1409243 i) 'ÆsA Annuel Ùes magasins uniques, un choix de meubles, d accessoires décoratifs et d electroi ) ici uigei s de qualité supérieure.' m M H Signature ^Maurice NGUAY w \u2014isss; Tout est réduit ! Québec 7200, Armand-Viau (418) 845.5050 1 800 826.4829 Commencez à payer en juillet 1999 Lévis Complexe Maurice Tanguay (Voisin d'Ameublements Tanguay) 5790, boul.Étienne-Dallaire (418) 835.9111 Chicoutimi 1990, boul.Talbot (418) 698.4411 1 800 363.4711 ¦ Sous réserve de l'approbation du service du crédit Ne payez que les taxes de vente Cartes de crédit acceptées MAGAZINES DE L'AN 2000 \u2014 No 1 SPÉCIAL EXPLORER L\u2019UNIVERS \\ Les yeux au ciel, la tête dans les étoiles, l\u2019Homme cherche à comprendre.Des premières mythologies aux téléséries contemporaines, toujours la même question : sommes-nous seuls dans l\u2019univers?Pour l\u2019astronome Jean-René Roy, c\u2019est la curiosité fondamentale propre au genre humain qui motive la recherche spatiale.Résolument optimiste, l\u2019homme de science fixe quelques REPÈRES dans le temps, explique les plus récentes découvertes effectuées à l\u2019aide des grands télescopes.et prévoit un avenir somme toute meilleur que celui que nous réservent les prophètes de cette fin de siècle ! Astéroïdes, inversion des pôles, perturbations magné- ____________ V tiques, la fin du monde est prévue quelque part entre maintenant et plus tard.P.11 R 14 Pendant ce temps, du côté de la NASA, les héritiers de Neil Armstrong coulent les fondations du projet de construction le plus ambitieux du tournant de ce siècle: la créa-____________ tion de la Station spatiale internationale.En vedette canadienne, Julie Payette, qui présente en ENTREVUE les lignes directrices de ce chantier du ciel, où la réalité dépasse la fiction.Au point où selon les écrivains Élisabeth Vonarburg et Jean Pettigrew, que la science-fiction doit puiser à même la réalité d aujourd hui pour livrer sa VISION de l\u2019avenir.P.24 P.26 et 27 Mais l\u2019univers, c\u2019est aussi (\u2019infiniment petit et , l\u2019infiniment profond, deux UNIVERS PARALLELES qui restent encore à explorer.et à exploiter.P.30 Pour EN FINIR sur une note plus.légère, un petit recueil des prédictions scientifiques.qui se sont avérées encore plus loufoques que les plus fantaisistes prévisions astrologiques! L'équipe du SOLEIL qui a participe a ce numéro: textes: Richard Koisrert.Anne-Louise Champagne.Jean-Simon Gagné.Francine Julien.Éric Moreau!, e, Régis lYembtag: photos: Jean-Marie VU,meure et Roch Théroux; Infographie: Marie Delagrare; Mise en page: Francine Julien : ( orrection: ( athenne Dube En couverture, illustration d André-Philippe ( ôté canadienne est autorisée à utiliser et à diffuser les informations publiées dans LE SOLEIL ibbN Udiy u/ju\t_______________________________________ Vente B@xing 98 * Joyeux toiux des fêtes mpni in lin Chevrolet, le concessionnaire GM qui en vend le plus à Québec vous offre:\tI | Marlin Chevrolet, le concessionnaire GM qui en vend le plus à Québec vous offre: r\tSalle d\u2019exposition sur 2 planchers, 60 véhiculés a I inteneur.\t*\t'\tc Le plus gros inventaire de véhicules neufs à Québec\tfj \\ Plus de 300 modèles ir un remn< limité, financement à\tsur la majorité des modèles.Pour un temps limité, financement à CHEVROLET-OLDSMOBILE inc.2145, Jean-Talon Sud, Sainte-Foy (Québec.) 688-1212 À la recherche d\u2019une forme de vie dans l\u2019univers * j I »\t«, Ixi recherche de nouvelles planètes est alimentée par la possibilité qu 'un jour on pourra les visiter, plaide l'astronome Jean-René Roy.« Ramenons-nous au début du siècle.Qui pensait que nous volerions un jour dans des oiseaux d\u2019acier?» * SK LE SOLEIL JEAN MARIE VILLENEUVE Richard Boisvert Sommes-nous seuls dans l\u2019univers ?Depuis la naissance des premières mythologies, de Pythagore à Cyrano de Bergerac et jusqu\u2019au dernier succès hollywoodien, cette question ne cesse d\u2019interpeller le genre humain.Mais la découverte d\u2019une forme de vie extraterrestre n\u2019est probablement pas à la veille d\u2019être confirmée.algré plusieurs missions sur la Lune, sur Mars ou sur Vénus, pas la moindre preuve en ce sens n\u2019a encore été recueillie.Ailleurs dans le système solaire, certains indices observés sur deux satellites JLm ?\t* de Jupiter, notamment l\u2019activité volcanique sur lo ou l\u2019existence d\u2019un océan sous la glace d\u2019Europa, nourrissent pour l\u2019instant l\u2019optimisme des spécialistes.Mais ces quelques coups de sonde, qui par ailleurs excluent la découverte de toute forme de vie intelligente, ne sont qu un début.De nouveaux outils d\u2019observation seront bientôt prêts.Une nouvelle génération de grands télescopes terrestres devrait en effet permettre de prouver de visu l\u2019existence de planètes situées en dehors du système solaire.Cette simple confirmation augmentera la probabilité qu\u2019un jour on puisse rencontrer une forme de vie intelligente ailleurs dans l\u2019univers.jusqu'au jour où quelqu'un s\u2019y rendra en personne.Pour l\u2019astronome Jean-René Roy, professeur au département de physique de l\u2019université Laval, la question est pertinente.Selon lui, c\u2019est d'abord l\u2019instinct d\u2019exploration de l\u2019être humain, sa curiosité fondamentale, qui motive la recherche.Le même instinct qui, pense-t-il, le poussera un jour à sortir du cadre du système solaire.« On cherche à découvrir des planètes autour d\u2019étoiles proches pour la V4A4 a publié récemment ce cliché obtenu par Hubble, affirmant qu 'il pourrait s 'agir de la premiere ohsen atwn directe d'une planète extrasolaire.Mais la communauté scientifique est loin d'appuyer unanimement t hypothèse.Considéré par certains comme une planète récemment expulsée d'une jeune étoile double, le point lumineux situe en bas et a gauche pourrait n\u2019ètrc- qu'une étoile lointaine située par pure coincidence dansja trajectoire f ane émission gueuse.confirmer que le Soleil n\u2019est pas quelque chose d\u2019unique et que (l\u2019existence d'autres systèmes comme le nôtre) n\u2019est pas une hypothèse farfelue.C\u2019est intéressant dans la perspective où nous ne sommes pas seuls.Mais ça ne démontre pas qu\u2019il y a de la vie là-bas.» Reste que pour lui, l\u2019idée qu\u2019on ira un jour coloniser ces mondes est vraisemblable.« Le génie génétique nous ouvre une perspective, celle de modifier l'être humain pour permettre ces voyages.Parce que ce sont des mondes sûrement très différents des nôtres, il faudra faire en sorte qu\u2019on s\u2019y adapte rapidement.Si on pense à long terme, il n\u2019est pas impossible d\u2019imaginer ces hypothèses.Ramenons-nous au début du siècle.Qui pensait que nous volerions un jour dans des oiseaux d\u2019acier ?Je regarde les prochains 10 000 ans.S\u2019il existe encore une civilisation qui se tient debout, on aura l\u2019esprit d\u2019explorateur qu\u2019on a toujours eu.La recherche de nouvelles planètes est alimentée par la possibilité qu'un jour, on ira.» le projet Gemini Jean-René Roy est le responsable canadien de Gemini, un projet de construction de deux grands télescopes de huit mètres de diamètre, l\u2019un à Hawaï, l'autre au Chili, de manière à, au nord comme au sud, >\u2022 NASA/ESA Le telescope spatial Hubble donne parfois du fil à retordre aux astrophysiciens.À preuve, la forme incompréhensible sous laquelle cette étoile a \u2022 choisi » de mourir.Plutôt que de répondre au modèle qui veut qu'un astre sur le déclin explose de façon concentrique, cette étoile termine sa carrière d'une façon aussi curieuse que spectaculaire.couvrir toute l\u2019étendue du ciel.Un groupe formé des États-Unis, du Royaume-Uni, du Chili, du Brésil, de l\u2019Argentine, du Canada et plus récemment de l'Australie finance les 250 millions $ que coûte Gemini.À Hawaï, au sommet du Mauna Kea, l\u2019assemblage du premier télescope est terminé et les observations commenceront dans quelques semaines.Le télescope chilien, dont la mise en service est prévue pour le début de l\u2019an 2000 est actuellement en construction.Outre le grand diamètre des télescopes, c\u2019est surtout la possibilité de bien travailler dans le domaine de l\u2019infrarouge qui donne au projet Gemini toute son importance.Les conséquences des recherches qui y seront menées sont énormes, car elles permettront de confirmer les dernières découvertes effectuées à l\u2019aide du télescope spatial Hubble.ce que Hubble a vu Jean-René Roy travaille régulièrement avec le télescope spatial.Hubble, explique-t-il, a jusqu\u2019à maintenant donné plus de poids à certaines théories mais, par contre, obligé les scientifiques à refaire leurs devoirs dans certains domaines.Hubble a été lancé en 1989.Après les modifications de décembre 1993 qui ont considérablement amélioré ses performances, ce- lui-ci s\u2019est révélé un excellent instrument d\u2019observation, meilleur dans certains cas que ce qu\u2019on attendait de lui.Capable de voir 10 fois plus loin que n\u2019importe quel instrument terrestre existant au moment de sa mise au point, Hubble permet conséquemment de distinguer des objets 100 foismoins lumineux.L\u2019indice de luminosité, en effet, varie en fonction du carré de la distance.Ce que Hubble a vu a eu un impact dans plusieurs secteurs de l\u2019astronomie.Localement d\u2019abord, c\u2019est-à-dire à l\u2019échelle de notre galaxie, la Voie lactée, les observa- tions ont permis de constater que l\u2019éjection de matière par les étoiles à la fin de leur vie, un type d\u2019événement qui est à l\u2019origine de spectaculaires images, est plus commune et plus complexe qu\u2019on ne le croyait.Ia\u2018s données recueillies modifient notre compréhension de l\u2019évolution de l\u2019univers et celle de son expansion, surtout parce que la quantité de matière détectée est beaucoup plus grande que prévu.« On n\u2019en comprend pas encore toute la physique, avoue Jean-René Roy à propos de ce phénomène.L\u2019asymétrie pose un défi.» La théorie du big-bang sort par ailleurs renforcée par les dernières observations du télescope spatial.Le big-bang est ce modèle qui décrit le début de l\u2019univers, survenu il y a 12 à 15 milliards d'années-lumière, comme un moment de libération folle d\u2019énergie à partir duquel découle toute la suite des > Les observations du télescope Hubble, lancé dans l\u2019espace en 1989, ont permis de renforcer la théorie du big-bang N A Nous gardons les plus grandes marques.Séi vices professionnels-.- - 5600, bout, des Galeries (voisin des Galeries de la Capitale) Québec 628-1313 L'histoire à succès de tyo'Sée et ^FcuhmA (J/teï/t/ia ascension remarquable du groupe Josée P.Cheïkha t le W / Distribution est le résultat d\u2019un travail inlassable et d\u2019une vision de ce que doit être la mode pour les fem-rnes de la région de Québec.L\u2019histoire commence en 1988, avec l\u2019ouverture de la boutique Georges Rech.Josée et Farouk Cheïkha consacrent toute leur énergie à établir une réputation, à bâtir une clientèle.Tous deux prennent des risques aux dimensions de leurs rêves.Quelques années passent, la réussite est telle que le couple ouvre la Boutique Josée Laurent.S\u2019enchaînent alors les différentes étapes de leur ascension: Cheïkha L\u2019Intemporelle est inaugurée et, récemment, c\u2019est l\u2019ouverture de K.S.Sélection et d\u2019une 2e boutique Josée Laurent à Place Ste-Foy.Dix ans plus tard, Josée P.Cheïkha Distribution fait partie des P.M.E.florissantes de la région et compte une vingtaine d\u2019employés.Cinç boutiques, une philosophie Josée et Farouk sont beaucoup plus que simples propriétaires de boutiques haut de gamme, ils se sont donné une mission: tavoriser l\u2019épanouissement des femmes québécoises en leur offrant des vêtements qui vont au-delà d\u2019un look à la mode.Comment faire en sorte qu\u2019un vêtement exprime toutes les facettes d\u2019une personnalité?D\u2019abord, aucun compromis sur la qualité des vêtements; ensuite, les services de conseillères expérimentées et intuitives qui, en fait, sont davantage les complices de leurs chentes.Viennent s\u2019ajouter l\u2019expertise de couturières professionnelles sachant adapter et retoucher là où des correctifs s\u2019imposent, et les éléments complémentaires que sont les décors et les ambiances.Josée et Farouk Cheïkha ont su prendre des risques aux dimensions de leurs rêves.Les cinq boutiques possèdent leurs particularités, brossons-en des portraits sommaires en tirant les grands traits propres à chacune.La boutique et la griffe Georges Rech sont un rêve fou de Josée et Farouk Cheïkha, une caverne cTAli Baba recelant des trésors exclusifs de très grand luxe, tout ce qu\u2019une femme peut imaginer porter.en mieux encore! Les quatre autres boutiques offrent des collections haut de gamme accessibles, tous les styles pour tous les âges y sont présents.Cheïkha L\u2019Intemporelle est orientée «sport chic», on y trouve Chacok, Bruno Saint-Hilaire, Dino Valiano, Chamail, Cerruti, Mariejo Lingerie et Philippe Matignon.Dans un large éventail de tailles (6 à 24 selon les collections), les boutiques Josée Laurent proposent Steinbeck, Gispa, Jobis, Hucke, Bruno Saint-Hilaire et Givenchy.La succursale de Place de la Cité offre les fins de collections haut de gamme.K.S.Sélection se veut une boutique de style européen, pour les femmes modernes.Sa collection monochrome est dédiée à la nora-américaine active, professionnelle, qui cherche à se démarquer par un style personnel.Le luxe et l'essentiel Bien sûr, la mode tient une grande place dans le monde de Josée et Farouk, un univers luxueux accessible aux privilégiés.Mais, sensible aux problèmes sociaux contemporains, le couple Cheïkha a voulu faire sa part, à sa manière, par la tenue de deux défilés de mode annuels.Tous les profits générés par ces défilés, une coquette somme d environ 60 000» chaque année, sont remis à différentes fondations de la région de Québec.Vers l'an 2000 Pansl^ oeotoebreen Boutique JOSÉE LAURENT CheïkhA ^INTEMPORELLE* Josée Cheïkha évolue dans les milieux de la mode depuis vingt-deux ans; omniprésente dans chacune de ses boutiques, cette femme déterminée et douée ne perd jamais de vue son idéal: donner aux femmes la possibilité de choisir parmi ce qui se fait de meilleur en matière de vêtements.Pour sa part, Farouk est l\u2019administrateur, le gestionnaire.A deux, ils forment l\u2019association parfaite et ils ont bien l\u2019intention de continuer à innover.Ils sont *i (invaincus qùè chaqueTenimê possédé sa ptopre-beauié, son élégance partieukere, a eux-de les aider à mettre leurs atouts en valeur pour en faire des êtres uniques.SELECTION J\u2019 ~ V / DES GENS, DES EVENEMENTS 3e siècle av.J.-C.Le Grec Eratosthène calcule avec une précision remarquable la taille de la Terre.Il sait qu\u2019à Syène, à midi, le jour du solstice d'été, la lumière du soleil réussit à atteindre le fond d'un puits.À Alexandrie, ville située presque sur le même méridien, mais plus au nord, rien de tel ne se produit.Connaissant avec assez de précision la distance qui sépare les deux villes, il ne lui restait plus qu\u2019à mesurer l'angle formé par l\u2019ombre à Alexandrie pour en déduire le diamètre de la Terre.Il fallut des siècles pour que la finesse de son résultat, c\u2019est-à-dire 40 000 km, soit dépassée.2e siècle apr.J.-C.Dans la lignée de la pensée d\u2019Aristote, Claude Ptolémée propose un système dans lequel la Terre occupe le centre du monde.Cette conception qui fut aussi celle de l\u2019Église dominera jusqu\u2019au XVIIIe siècle.1543 Le Polonais Nicolas Copernic ébranle le monde.Dans De Revolutionibus Orbium Cœlestium (Des révolutions des orbes célestes), publié l'année ment cette idée subversive.Un partisan de Copernic, Giordano Bruno, est brûlé vif, le 17 février 1600, à Rome.La seule erreur de Copernic fut de penser que le Soleil était le centre de tout l\u2019univers.1572 L'astronome danois Tycho Brahé observe l'apparition d\u2019une nouvelle é-toile.L\u2019objet devint si brillant qu\u2019on pouvait le voir en plein jour.Le ciel ne peut plus être considéré comme immuable.1582 Le pape Grégoire XIII édicte une bulle qui, c\u2019est le cas de le dire, remet les pendules à l\u2019heure.Le calendrier julien, en usage jusque-là, accumulait une journée supplémentaire tous les 128 ans.L\u2019adoption du calendrier grégorien, en usage aujourd'hui, effaça un décalage de 12 jours.1601 Johannes Kepler succède à Tycho Brahé comme astronome royal à la cour de Prague et hérite de ses précieux cahiers d\u2019observation.En 1609, il énonce les deux premières lois du mouvement qui porteront son nom.L\u2019une d\u2019elles affirme que les planètes tournent non pas suivant un cercle parfait, mais selon une ellipse dont le Soleil occupe l\u2019un des foyers.1610 À l'aide d'une lunette qu'il a fabriquée l\u2019année précédente, Galileo Galilei observe la rotation des principaux satellites de Jupiter.Sa découverte prouve que tout ne tourne pas autour de la Terre ni du Soleil.Galilée et son système héliocentrique furent condamnés par l\u2019Église.1687 Après avoir inventé le premier télescope, en 1672, Newton publie sa théorie de la gravitation universelle selon laquelle chaque corps dans l\u2019univers attire tout autre corps selon une force inversement proportionnelle au carré de la distance.Une seule et même loi permet dorénavant d\u2019expliquer aussi bien la chute des corps que le mouvement de la Terre autour du Soleil.La nature de la force de gravitation demeure encore aujourd\u2019hui inconnue.1781 William Herschel découvre la planète Uranus.Quelque 50 ans plus tard, en observant que son déplacement présente des anomalies par rapport aux prédictions de la mécanique de Newton, on soupçonne la présence d\u2019une autre planète.Le 25 septembre 1846, l\u2019Allemand J.G.Galle découvre Neptune à moins d\u2019un degré de la position prédite, consacrant par le fait même la précision des lois de la gravitation universelle.1784 Le Français Charles Messier, grand amateur de comètes \u2014 il en découvrit 12 au cours de sa vie\u2014, publie un catalogue qui rassemble une centaine d\u2019observations d\u2019objets célestes.Toujours en usage, le catalogue Messier événements.Si cette théorie est exacte, nous devrions, à partir de 10 ou 12 milliards d\u2019années-lumière de distance, commencer à distinguer des bébés galaxies, ou du moins des galaxies différentes de celles qui nous entourent.Et c\u2019est effectivement ce que donnent à penser les images les plus lointaines captées jusqu\u2019ici par Hubble.Par contre, rappelle Jean-René Roy, Hubble est un instrument très limité dans le domaine de l\u2019infrarouge.Il lui est difficile de distinguer la vitesse d'éloignement des objets observés.C\u2019est pour compléter les observations de Hubble qu\u2019on construit sur Terre des instruments comme Gemini.la promesse des grands télescopes Une autre des tâches confiées aux grands télescopes terrestres consistera donc à détecter des planètes tournant autour d\u2019étoiles autres que notre Soleil, ce qui n\u2019est pas une mince affaire, même si déjà, des indices permettent indirectement de croire à leur existen- NASA/ESA Hubble voit des galaxies extrêmement distantes (comme celles-ci, situées à 12 milliards d\u2019années-lumière) et l\u2019apparence de ces galaxies semble consistante avec l'hypothèse qu\u2019on regarde des galaxies qui se forment, suggère Jean-René Roy.Cependant, seuls les grands télescopes au sol, comme Gemini, pourront le confirmer.Le tout nouveau coupé sport de Saturn équipé de la révolutionnaire 3' porte Pour faire tout autrement SATUïN (transport et préparation inclus) srawiOuébec 765, rue < .(voisin de **\u201c\t681 577 _____ SATlRN/^^y 3330.rue Watt, Parc Colbert Vo« (oncetfionnatros SATURN 1° région do Québot.Vuniw -r ivuzti 653 *13 du Marais.Québec Réno Dépôt) 5777 oy (face au Club Price; 112 décrit la position de galaxies, nébuleuses et amas d'étoiles visibles à l'œil nu ou à l\u2019aide d\u2019un petit télescope.1905 Albert Einstein révolutionne les notions de temps et d\u2019espace.Dans une série d\u2019articles, il émet le principe selon lequel le temps absolu n'existe pas.Pour deux événements séparés, la simultanéité devient une notion relative.Il affirme également que la vitesse de la lumière dans le vide est définie et est indépendante de la vitesse de la source.Deux ans plus tard, il propose son fameux principe d\u2019équivalence, E=mc2, selon lequel le moindre grain de poussière contient une énergie considérable, principe qui sera à l\u2019origine de l\u2019invention de la bombe atomique.1924 L'Américain Edwin Hubble prouve que les nébuleuses spirales sont des objets très lointains, si éloignés en fait qu\u2019ils sont situés à l\u2019extérieur de la Voie lactée.1930 Découverte de Pluton par Clyde Tombaugh Son satellite, baptisé Charon, ne sera découvert qu\u2019en 1978.1957 Lancé par l\u2019URSS, le satellite Spoutnik est placé en orbite autour de la Terre.Quelques semaines plus tard, la chienne russe Laika devient le premier être vivant envoyé dans l\u2019espace.1959 Une sonde soviétique transmet les premières images de la face cachée de la Lune.1961 Le Russe Youri Gagarine effectue le premier vol spatial habité.L'année suivante, l\u2019Américain John Glenn effectue un vol orbital autour de la Terre.1964 Penzias et Wilson observent un rayonnement faible mais uniformément distribué.Ils supposent qu\u2019il s'agit de la trace résiduelle de l\u2019explosion initiale, sorte de rayonnement fossile datant du début de l'univers.La découverte, récompensée plus tard d\u2019un Nobel de physique, renforce la théorie du big-bang.1969 fm Dans le cadre de la mission Apollo 11, l\u2019Américain Neil Armstrong devient le premier homme à marcher sur la Lune, (photo: Eugene Cernan, Apollo 17, 1972) 1973 Les É.-U.lancent la station orbitale Skylab, le plus gros engin spatial jamais lancé.Il se désintégra en rentrant dans l\u2019atmosphère en 1979.1974 La sonde américaine Pionnier 10 est le premier objet fabriqué par l\u2019homme à quitter le système solaire.Lancée le 3 mars 1972, elle frôla Jupiter le 31 décembre 1973 avant de partir à jamais dans l'espace interstellaire.1975 Les sondes Venera 9 et 10 photographient la surface de Vénus.1979 Lancement des sondes Voyager 1 et 2.Elles enverront vers la Terre une foule de données sur Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.1981 Columbia devient la première fusée récupérable de l\u2019histoire.Trois autres navettes spatiales sont disponibles: Discovery, Atlantis et Endeavour.Cette dernière a remplacé Challenger, qui a explosé au décollage avec sept personnes à son bord, en 1986.1986 La station orbitale Mir est lancée par les Russes.Conçue pour «vivre» cinq ans, elle est toujours en orbite.1989 Lancement du télescope spatial Hubble.Sa « myopie » sera corrigée avec succès en 1993.ce.On pense par exemple que le déplacement périodique de ces astres (le décalage, vers le rouge ou le bleu, de leur spectre), a pour origine la présence des planètes très massives gravitant autour d\u2019eux.En outre, on n\u2019a pas encore « vu » de planète.Cet exploit, les télescopes Gemini pourront peut-être bientôt l\u2019accomplir.« On aura alors une preuve presque absolue » de l\u2019existence d\u2019une planète autour d\u2019une autre étoile que notre Soleil, affirme Jean-René Roy.Jusqu\u2019à présent, les observations de Hubble ont grandement surpris : ces planètes, d\u2019une taille égale ou supérieure à Jupiter, seraient aussi très rapprochées de leur soleil, autant que peuvent l\u2019être Vénus ou Mercure dans notre système solaire.Jusqu\u2019ici, on croyait que, aussi près d\u2019une étoile, ces « géantes gazeuses » s\u2019évaporeraient.Il y a là une énigme que pourraient résoudre les nouveaux télescopes, optimisés dans le domaine de l\u2019infrarouge, une bande de fréquence dans laquelle on reconnaît la signature spécifique aux corps « froids » que sont les planètes.Pour ce qui est de voir ces objets, « le grand problème à résoudre, c\u2019est le contraste entre l\u2019étoile, très brillante, et la planète », admet le scientifique.Tous les moyens sont pris pour optimiser la qualité des nouveaux télescopes et Jean-René Roy a bon espoir qu\u2019on parvienne à régler ce problème technique.« Gemini se distingue par les efforts pour le rendre performant », note le chercheur.Tout d\u2019abord en gardant le télescope bien au frais.Il sera climatisé le jour et gardé la nuit à trois degrés sous la température extérieure, afin de diminuer au maximum la turbulence locale.Les côtés de la coupole s\u2019ouvriront pour diminuer davantage les différences de température entre l\u2019air situé immédiatement à la surface du télescope et celui qui se trouve plus haut.Gemini permettra également de faire le suivi météorologique des planètes du système solaire avec une résolution semblable à celle du télescope spatial Hubble.Capable de voir à travers les poussières interstellaire, il pourra être utilisé pour étudier la physique des galaxies lointaines, mieux connaître le processus de formation et, dans certains cas, de fusion.Tout cela en attendant qu\u2019un jour, vers 2007 ou 2008, pense Jean-René Roy, soit placé dans l\u2019espace le premier grand télescope à infrarouge.¦ Uct pleinement de votre retraite ,anoLr de -tri, Tous les services inclus \u2022\tRepas \u2022 Infirmier \u2022\tLoisirs et sorties organisés \u2022\tPiscine k Stationnement intérieur et beaucoup plus - rp ; In*'* Tous les services S bs Coups de ifiClUS OU facultatifs.- ytrivim Sécurité et loisirs.Mi', imiidtHlr, Jfz'C./il'lr t'Ulrif Le «grand crunch» n\u2019aura pas lieu L\u2019univers est-il engagé dans une expansion sans fin ou, comme le caillou qu\u2019on lance et qui finit par retomber, cessera-t-il un jour de grandir pour se retourner sur lui-même ?S\u2019il faut en croire les derniers développements des recherches en astrophysique, l\u2019hypothèse du « grand crunch », ce processus qui veut que l\u2019univers se contracte pour retourner à son état initial, est pour l\u2019instant é-cartée.Les observations récentes suggèrent que la quantité de masse nécessaire à pareil scénario n'est pas suffisante et tranchent pour l\u2019expansion sans fin de l\u2019univers.« Très récemment, confirme l\u2019astronome Jean-René Roy, il y aurait indication que, par des observations de supernovas (des étoiles très lointaines), le taux de l'expansion soit suffisamment rapide pour qu\u2019elle ne cesse jamais.» La théorie de l\u2019expansion de l\u2019univers fut développée dans les années 1920 quand, à l\u2019observatoire dp mont Wilson en Californie, une équipe d\u2019astronomes dont faisait partie Edwin Hubble se mit à étudier le mouvement des nébuleuses et à tenter d'évaluer leur distance.En 1929, Hubble constata que, peu importe la direction dans laquelle on regarde, le spectre de la lumière parvenant des étoiles lointaines est décalé vers le rouge ou, si l'on préfère, vers les basses fréquences.Ce phénomène, déjà connu pour le son (qu\u2019on pense au son de l\u2019ambulance qui s'éloigne), porte le nom d\u2019effet Doppler.Hubble en déduisit que les nébuleuses s'éloignaient.Jusque-là, les scientifiques, y compris Einstein, croyaient à un univers stable ou, du moins, que les déplacements relatifs des étoiles étaient infimes.La découverte de Hubble bouleversa cette conception.Plutôt que de penser l\u2019univers comme une bille immuable, il fallait dorénavant l'imaginer comme un ballon qui se gonfle sans cesse.Une idée proposée en 1926 par le Belge Georges Lemaître commença à intéresser les scientifiques Connue aujourd'hui sous le nom de théorie du big-bang, elle supposait la naissance de l\u2019univers à partir d'une explosion primordiale.On se mit alors à étudier comment, à partir de ce moment initial, l'univers avait pu évoluer Hubble avait établi que plus grande était la distance qui nous sépare des objets, plus grande aussi était leur vitesse d\u2019éloignement.On donna à ce rapport le nom de constante de Hubble.Grâce au télescope spatial du même nom, on a maintenant commencé à cerner de mieux en mieux sa valeur.De son calcul précis dépend notre compréhension du développement de l\u2019univers, et son évaluation doit s'appuyer sur une bonne connaissance des distances Jusqu\u2019à tout récemment, les meilleurs étalons de mesure étaient les étoiles variables dites céphéides, situées à 2 ou 3 millions d'années-lumière.Ce qui, à l'échelle de l\u2019univers, est la porte d\u2019à côté.Avec Hubble, « on a réussi à établir précisément la distance de certaines su-pemovæ situées à des milliards d\u2019années-lumière », explique M.Roy.Les données recueillies jusqu\u2019ici semblent indiquer que la variation dans le temps de la constante de Hubble, du big-bang à aujourd\u2019hui, est assez faible, ce qui suppose que l\u2019expansion de l\u2019univers s\u2019est produite à une vitesse relativement stable, autre facteur favorable à ce qu elle ne cesse jamais.Ce qui n\u2019est pas du tout évident puisque, plus on regarde loin dans le passé, moins la constante de Hubble est.constante, justement.Dans cette recherche, les nouveaux télescopes auront un rôle à jouer.« Gemini va solidifier notre connaissance des balises lumineuses que sont les supemovæ », conclut-il.E.T., où es-tu ?Richard Boisvert Surveiller le ciel à la recherche des traces d\u2019une civilisation extraterrestre, c\u2019est comme chercher une aiguille dans une botte de foin, sans seulement savoir si une aiguille s\u2019y trouve, sans savoir à quoi elle ressemble.Des petits malins avancent que c\u2019est sur la Terre qu\u2019il faudrait commencer par chercher des signes d\u2019intelligence.Cari Sagan, l'astronome américain bien connu, s\u2019est intéressé de près au problème et l\u2019illustrait de la façon suivante : imaginons que nous devions rencontrer à New York, dans un endroit non spécifié, un inconnu sur lequel nous ne sachions rien.Quelle sera notre stratégie de recherche ?Normalement, continuait Sagan, nous ne resterons pas postés au coin d\u2019une rue choisie au hasard pendant toute une semaine.Nous penserons aux endroits les plus connus de la ville, endroits que l\u2019inconnu connaît aussi bien que nous.Il sait que nous les connaissons et nous savons qu\u2019il sait que nous les connaissons.Et ainsi de suite.Finalement, concluait Sagan, il n\u2019y a pas un nombre infini de possibilités.Le même principe peut s'appliquer à la recherche de signaux extraterrestres : commencer par chercher là où on est le plus susceptible de les trouver.La quête a jusqu\u2019à maintenant presque toujours été menée en fonction des ondes radio, la façon la plus simple et la moins coûteuse d\u2019envoyer un message vers la Terre.Mais il existe des milliards de fréquences possibles.Par où commencer ?On pense que dans l\u2019ensemble du spectre radio et de l\u2019infrarouge, une bande de fréquences comprise entre 1 et 50 giga hertz serait la plus susceptible d\u2019être utilisée par une civilisation extraterrestre parce que c\u2019est celle qui est la moins affectée par les bruits de fond naturels.Nous savons également (et « eux » aussi savent) que l\u2019hydrogène demeure l\u2019atome le plus abondant dans l\u2019univers et qu\u2019il émet sur une fréquence de 1,42 giga hertz.Voilà une bonne raison d\u2019écouter le ciel sur cette fréquence.C\u2019est à partir de tels raisonnements que les projets SETI (Search for ExtraTerrestrial Intelligence), aux États-Unis surtout, arpentent le ciel à la recherche d'un indice quelconque.Aujourd\u2019hui, les recherches ne se limitent plus aux ondes radio.Comme le rapportait en décembre la revue .STqy é Te-lesmpe, certains projets prometteurs s\u2019intéressent maintenant aux signaux lumineux.Une pulsation très rapide émise par un laser serait, paraît-il, une méthode très efficace de communication interstellaire.Avec un télescope optique, on pourrait détecter ces signaux jusqu\u2019à 1000 années-lumière de distance.À supposer que les extraterrestres utilisent un laser le moindrement puissant, le signal pourrait même être capté par un simple télescope amateur.Reste à savoir si les extraterrestres y ont pensé.¦ le plus long Invasions intergalactiques, astéroïdes et perturbations magnétiques: les prophètes de l\u2019an 2000 s\u2019en donnent à cœur joie JEAN-StMQN Gagné Au milieu de la frénésie qui entoure la fin du second millénaire, un fait capital échappe souvent à notre attention.Le 1er janvier de Tan 2000, une bonne partie de la planète ne partagera pas notre enthousiasme.Ce jour-là, le calendrier saka (Inde) indiquera l\u2019année 1922, tandis que le calendrier islamique en sera seulement à sa 1362e année.De plus, une partie de l\u2019humanité aura entamé depuis belle lurette son ? Si toute cette frénésie millénariste vous ennuie, il vous reste toujours la possibilité d\u2019adhérer à la secte des temporisateurs, dont le credo consiste à.tout faire en retard »?propre troisième millénaire.Au premier jour de l'an 2000, le monde sera en l'an 2660 selon le calendrier japonais, en l'an 4698 selon le calendrier chinois et en l\u2019an 5761 selon le calendrier hébreu.Mais ce genre de considérations terre-à-terre n\u2019empêche pas le chiffre 2000 d\u2019exercer une véritable fascination sur les prophètes de malheur.Au début de la décennie, une revue latino-américaine avait même réussi à répertorier quelque 237 prophéties d\u2019une apocalypse qui surviendrait à la fin de ce siècle.Voici, pour votre gouverne, quelques-unes de ces prédictions inquiétantes : ?Au début du siècle, le médium Edgard Cayce (1877-1945) se rendit célèbre en prévoyant que les pôles et les tropiques allaient s\u2019inve.ser entre 1998 et 2000.Selon Cayce, le même phénomène se serait produit il y a 50 000 ans.À l'époque, assurait-il, le Nil se déversait dans l\u2019Atlantique.Une partie de ses héritiers, aujourd\u2019hui domiciliés dans l'Illinois, ont fixé au 5 mai de l\u2019an 2000 la date de la grande inversion polaire.Ce jour-là, prétend Graham Hancock dans son best-seller Empreintes de Dieux (Pygmalion, 1996), l\u2019alignement de la Terre, de Neptune, d\u2019Uranus, de Vénus, de Mercure et de Mars produira une sorte de souque à la corde cosmique aux conséquences imprévisibles.?\tLe prophète W.A.Criswell, disparu en 1982, affirmait qu'un arc-en-ciel noir provoqué par une perturbation magnétique aspirera tout l'oxygène de la Terre le 18 août 1999 Notre planète sera par la suite attirée vers le Soleil.Sachez que Criswell avait réussi à prédire l'assassinat de Martin Luther King et l'élection de Ronald Reagan.Mais il s\u2019était fourvoyé en prétendant que toutes les femmes de St.Louis deviendraient chauves vers le milieu des années 80.?\tToutatis, un astéroïde d'environ un kilomètre de diamètre devrait frôler la Terre le 26 septembre 2000.L'impact d\u2019un tel objet, selon le magazine Science et avenir, se traduirait par une catastrophe à l'échelle du globe, « avec perturbation de l\u2019écosystème, disparition des récoltes et mortalité massive ».?\tSelon certains de ses exégètes, Nostradamus aurait prévu des événements terribles pour le septième mois de l\u2019an 1999.« Du del viendra un grand roi destructeur, fera ressusciter le grand roi d\u2019Angoulème, ayant après Mars régné par la fortune.» Deux traducteurs américains du prophète affirment aussi qu\u2019il a situé en 1998 la première apparition d\u2019extraterrestres à la télévision et en 2000 « le début d\u2019une nouvelle religion mondiale ».l\u2019arche de Noé déborde Ces prédictions vous semblent risibles ?À votre place, je me garderais bien de sourire.Les annonces voulant que la fin du monde soit imminente ont laissé certains souvenirs historiques cuisants.En 1499, à Tübingen, en Allemagne, le mathématicien Johannes Stoeffler annonce qu'un nouveau déluge commencera le 20 février 1524.Le déluge n\u2019eut pas lieu, mais des centaines de personnes périrent en se battant pour prendre place à bord d\u2019une nouvelle arche de Noé.Quelques siècles plus tard, à l'automne 1900, en Russie, 862 adeptes d\u2019une secte baptisée La mort rouge tentèrent de s\u2019immoler par le feu.Ils étaient persuadés que le monde se terminerart le 13 novembre 1900.Une centaine de personnes périront, malgré une intervention de l\u2019armée.Plus près de nous, au mois d'août 1944, l'astronome chilien Munos Ferrada annonce qu\u2019une comète entrera en collision avec la Terre.À l\u2019approche du jour fatidique, des gens vendirent leurs biens, tandis que d'autres se suicidèrent.D\u2019une manière générale, il est possible de dire que la capitale de l\u2019apocalypse s\u2019est déplacée au fil du temps.Jusqu\u2019au début de ce siècle, Paris était au centre d\u2019un nombre imposant de sombres prédictions.De nos jours, la Californie a détrôné la Ville Lumière.Invasion intergalactique, raz de marée, tremblement de terre, les oiseaux de malheur s'entendent pour dire que les Californiens vivent sur un volcan, au propre comme au figuré.Enfin, si toute cette frénésie millénariste vous ennuie, il vous reste toujours la possibilité d\u2019adhérer à la secte des temporisateurs, dont le credo consiste à tout faire en retard.Les temporisateurs ne lisent que des journaux vieux de 15 jours et décernent chaque année un prix pour un essai ayant fait la promotion du retard.Vous pourriez ainsi célébrer le 1** janvier de l\u2019an 2000 quelques jours plus tard, le temps que les prophètes aient commencé à se calmer.Sinon, rendez-vous pour la prochaine date fatidique en Occident, le second millénaire de la passion du Christ, prévu pour 2033.On nous prédit déjà les pires catastrophes cette année-là ¦ Snurte* principales Mvckel Saint-Germain, \u2022 L\u2019avenir n\u2019est plus ce qu'il était », Québec/Amérique, I99S Guy Bechtel et Jean-Claude Carrière, \u2022 Dictionnaire de la bêtise et des erreurs de jugement \u2022, Robert Levant, 19X1 \u2022 CHIRURGIE AU LASER \u2022 \u2022 Dr C.Boulanger, M.D.\u2022 Dr L Garand, M.D \u2022 Dr J.Carignan, M.D \u2022 Dr L.St-Pierre, M.D.(CMSJWiri D* ÜIPFJmM DM 018 3MOT1-TOT ILIBIBMHBMBOT Moîaaüoua: {423} ÊStMlitôl {413} 683-141T 5600, boulevard des Galerie», suite 120, Québec 1412663 LE SOLEIL www.lesoteil.com fait le compte à rebours de l'an 2000 Très bientôt, le site Web du quotidien Le Soleil affichera sa nouvelle signature en plus d'offrir de nouveaux contenus ainsi qu'une navigation à l'efficacité accrue.tout en poursuivant son compte à rebours des jours, heures, minutes et secondes qui nous séparent du 1er janvier 2000! ü Fréquentez le WWW.leSQleil.com assidûment et surveillez les nouveautés.o;,.uiano entrevue .tïMWï Un a Il ne pouvait y avoir plus symbolique que la construction par la NASA de la Station spatiale internationale pour marquer l\u2019entrée dans un nouveau millénaire.Ce miroir de l\u2019humanité et de ses aspirations reflétera dans toute sa splendeur l\u2019avenir de ceux qui peuplent la « bille bleue ».Si tout fonctionne comme prévu.Éric Moreault Les scientifiques et les médias ont utilisé tous les superlatifs pour décrire ce jeu de meccano grandeur titan.I\u201ea Station spatiale internationale (SSI) enflamme les esprits parce qu\u2019elle représente un autre « pas de géant pour l'humanité ».Or, l\u2019astronaute originaire de Montréal Julie Payette deviendra sous peu une actrice privilégiée de cette « grande aventure ».À quelques mois de son premier voyage dans l\u2019espace \u2014 elle s\u2019envolera à la mi-mai \u2014 elle a discuté avec LE SOLEIL de ce gigantesque projet et de ce qu\u2019il représente pour la suite du monde.>\u2022 une étoile ipBSSpsSS Julie Payette raconte le chantier du ciel REUTERS La Station spatiale internationale est assemblée directement dans le ciel, à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes.Une fois complété, en 2004, le \u2022 monstre » sera visible à l'cril nu de la Terre.14 15 Iôs îuméès 201)0, \u20achîi£|üê rlTmtrn.r h.^ dîi-riS LE SOLEIL ï %1 , Que nous réservent les années 2000?Chaque semaine, dans le Magazine du dimanche, Jacques Drapeau présente un aspect de la société de demain, à l\u2019aube du nouveau millénaire.De plus, dès le 17 janvier, ne manquez pas la suite du Feuilleton de l\u2019an 2000, une œuvre conjointe de Francine Ruel et des lecteurs du Soleil.Le Soleil en 1999?Meilleur que jamais! Abonnez-vous pour ne rien rater: 686-3344 1 800 463-2362 V* QU UE\u2019 SOLEil www.tesoleil.com 1412365 Le plus grand du monde est arrivé! LE SABLIER DE L\u2019AN 2000 Les lecteurs du quotidien Le Soleil se joignent à Bell Canada et au Groupe-conseil Génivar pour offrir au Musée de la civilisation le plus grand sablier du monde.Merci à tous ceux qui ont eu l\u2019audace de croire en ce projet unique.Il n'est pas trop tard pour y faire graver votre nom, celui de membres de votre famille ou de votre entreprise.Composez le 686-3456 ou visitez le site Web www.lesoleil.com *> La SSI sera d\u2019abord un immense laboratoire et une cité de l'espace.Elle servira également de trampoline vers les étoiles.Mais pourquoi aller plus loin, vers Mars par exemple ?Raison pratique d'abord.Vénus est plus proche, mais beaucoup moins hospitalière.Et « pour la même raison que les explorateurs partaient il y a 500 ans décou-vrir de nouvelles contrées », soutient Julie Payette.« 11 faut continuellement augmenter le champ de nos connaissances sinon, on arrête de progresser, dit-elle.On ne le sait pas avant, mais nous allons sûrement trouver des choses qui vont nous être utiles.« J'aime beaucoup citer une maxime d\u2019un de nos astronautes les plus expérimentés, John Young.Il a volé deux fois sur Gemini, deux fois sur Apollo et deux fois sur la navette spatiale.Il dit souvent : \"La plus grande barrière vers le progrès, c\u2019est l'illusion de tout savoir\u201d.» Cette station représente plus que la somme des avancées technologiques de 16 nations.Ses yeux seront braqués sur la Terre, mais aussi sur l\u2019univers.Les découvertes scientifiques qui en découleront auront un impact sur le quotidien des enfants du XXIe siècle.Mais bien plus encore, la SSI représente le microcosme d\u2019une civilisation universelle qui n\u2019apparait plus si utopique, une communauté qui respecte la primauté de l\u2019individu mais où les frontières de race, de religion, de sexe et de nationalité s\u2019estompent au profit d\u2019un but commun.« On le voit tous les jours (à l\u2019entraînement) », s\u2019exclame l\u2019astronaute canadienne.« Pour la première fois dans l\u2019histoire de l\u2019humanité, au lieu de grossir nos arsenaux militaires, on effectue un travail conjoint sur le plus gros projet international jamais conçu », pointe celle qui se décrit volontiers comme idéaliste, sans être utopiste.dernière station-service avant l\u2019univers Une fois assemblée, la station orbitale servira à prolonger la vie des satellites.Outre les expériences qui y seront menées sur l\u2019humain.les matériaux et l\u2019environnement, la station se transformera en partie en laboratoire pour les futurs vols spatiaux habités.> « Pour la première fois dans l\u2019histoire de l\u2019humanité, au lieu de grossir nos arsenaux militaires, on effectue un travail conjoint sur le plus gros projet international jamais conçu » r COURTOISIE AGENCE SPATIALE CANADIENNE Le parcours d\u2019une jeune fille hors normes De l\u2019espace, les frontières des pays sur les continents sont invisibles.Cette idée germe dans la tête de Julie Payette depuis longtemps.Après des études « tricotées serré », elle a obtenu une bourse d\u2019études pour fréquenter un collège du Royaume-Uni.Elle côtoie alors des garçons et des filles de 76 nationalités.La suite de sa carrière sera vertigineuse.Mais elle n\u2019était pas dans la lune quand elle a répondu à son professeur, à sept ans, qu elle voulait devenir astronaute.Bien consciente toutefois que la tâche serait ardueelle a tout de même opté pour un secteur d\u2019études encore peu orthodoxe pour une fille au début des années 80 : l\u2019ingénierie.Après un baccalauréat à McGill et un emploi chez IBM en Suisse, elle obtient une maîtrise en génie informatique de l\u2019Université de Toronto en 1990.Embauchée par Bell-Northem Telecom, elle travaille sur les interfaces homme-machine, en particulier les systèmes de reconnaissance de la voix.Son parcours et sa personnalité lui vaudront d\u2019être choisie parmi 5530 candidats pour devenir astronaute au sein de l\u2019Agence spatiale canadienne, en juin 1992.Ça, mais aussi un talent.presque extraterrestre.Polyglotte, elle est à l\u2019aise en français, en anglais et en italien en plus de parler l\u2019espagnol et l\u2019allemand et de se débrouiller en russe.Elle pratique le triathlon et la plongée sous-marine, entre autres sports.Ah ! on oubliait presque : pianiste accomplie et soliste soprano, elle a été choriste au sein de plusieurs formations de chambre.Et elle a trouvé le temps d\u2019obtenir un brevet de capitaine sur le jet acrobatique Tutor CL-41 des Forces armées et de poursuivre des recherches sur le traitement de la parole en environnement hostile, ainsi que l\u2019application des technologies interactives au domaine spatial.Depuis 1995, elle siège au Conseil canadien de recherche en sciences naturelles et génie.Volvo de Québec vous promet de toujours faire le maximum pour vous satisfaire en 1999.Merci et bonne année! VOLVO DE QUÉBEC ?30 Jej\" TîlfjffNo'd SiintE-foy ¦ 63M112 1 890 583-701.VO ¦ *oWo*mei!iom qc ca *?I)e prime abord, ce sont les expériences sur les effets à long terme de l\u2019apesanteur qui permettront d\u2019envisager des vols de plus longue durée.Pendant des séjours prolongés dans l'espace, le corps des astronautes est soumis à des effets semblables à ceux du vieillissement : perte de sommeil, de muscles, de masse osseuse, d\u2019équilibre, etc.Ces recherches pourraient aider à ralentir et à adoucir les effets débilitants de notre flétrissement sur Terre.La délicate question de l'approvisionnement pour des voyages de longue durée générera aussi son lot d\u2019expérimentation.Pour se rendre sur Mars, mener des expériences et en revenir, dans l\u2019état actuel des choses, il faut compter deux années.Or une fois parti, comme le dit Julie Fayette, pas de dépanneur.« H faut se débrouiller.Il faut bien tester ça quelque part si on veut aller plus loin.» Qui plus est, une station spatiale rend la possibilité de ces voyages plus plausible parce que plus.économiques.Kn effet, le coût le plus important d'un vol demeure la propulsion initiale pour s\u2019arracher à la fore» d\u2019attraction terrestre.Non seulement le carburant s'avère très dispendieux, mais il exige également beaucoup d\u2019espace de rangement.La Station spatiale internationale pourrait donc servir de base de lancement.On aura AP Le ballet spatial des astronautes James Newman et Jerry Ross, début décembre, lorsqu'ils ont travaillé à l'arrimage des deux premières pièces de la station.Les bâtisseurs de la SSI devront passer quelque 1700 heures dans le vide sidéral.deviné que c\u2019est parce que la friction est presque inexistante dans l\u2019espace que ces voyages deviennent plus attrayants.D\u2019ailleurs, des équipes de chercheurs travaillent actuellement à appliquer ce principe à l\u2019aviation civile.Orâce aux matériaux utilisés pour la navette, il serait envisageable de construire des avions capables de voler deux à trois fois plus haut que les actuels long-courriers.À cette hauteur, plus basse que les orbites de navettes ou de satellites, ces avions parcourraient Montréal-Tokyo en quatre fois moins de temps.À cause de la diminution de la friction, mais aussi parce1 que des moteurs-fusées équiperaient les avions au lieu des moteurs à réaction.Les recherches porteront aussi sur une meilleure combustion, dont les résultats peuvent être appliqués à une meilleure conservation de l\u2019énergie sur Terre.Ainsi, un accroissement de 2 % de l\u2019efficacité des appareils de chauffage permettrait d\u2019économiser aux États-Unis, sur une base annuelle, 8 milliards SUS.des découvertes appliquées au quotidien Mais pourquoi investir autant d\u2019argent dans une station spatiale ?Parce que les retombées risquent d\u2019être énormes.La recherche spatiale a déjà débouché sur nombre d\u2019applications concrètes.?un i rs mordus dps jeux 15; ENSEMBLE DE JEUX NOUVELLE CARTE MÈRE INTEL MU 440 EX t*Æ NHL 33 pentium inclus Inoy cap liscius ET MANETTES DE JEUX ¦\tProcesseur Intel 300 Mb; ¦\tBoîtier ATX \u2022\tCarte mere INTEL MU 440 EX ¦32 mo SDRAM Celestu a ¦\tCarte de son Yamaha XG 3D \u2022\tCD rom 32x Panasonic \u2022\tHaut parleur 200 watts \u2022\tDisque rigide 4^S2 Fujitsu \u2022\tCarte video ATI Rage Pro 4 mo AGP \u2022\tFax/modèm US Robotics 56 k ¦\tClavier bilingue win.DS ¦\tWindows 98 français \u2022\tMoniteur 15 pouces \u2022\tGarantie 3 ans \u2022 Ligne 1 800 \u2022\tCD de recouvrement\t_ BARAMTtf S ANS SUPPORT TFCHNîQOf LWMI 1*00 1999s OU 24 VERSEMENTS DF AC50$ QUEBEC, 840 Bouvier 627-0840 QUÉBEC, 840 Bouvier Un mythe qui s\u2019accroche « Les Américains sont convaincus qu'ils ont inventé le velcro dans le cadre du programme de recherche spatiale.*> S\u2019il y a une legende que Julie Payette aime démystifier, c'est bien celle-là.Elle n\u2019aura pas le temps d\u2019expliquer pourquoi ou évitera volontiers de le révéler, allez savoir, mais elle indiquera tout de même que l\u2019inventeur est suisse-romand.Ce sont des chardons accrochés à ses vêtements qui lui ont donné l\u2019idée de combiner du velours avec des petits crochets.Si la NASA n\u2019a pas inventé le velcro, elle peut au moins prétendre qu\u2019elle l\u2019a popularisé en l'utilisant sur ses combinaisons spatiales.î, W- Evidemment, tous les satellites \u2014 télécommunications, observation, météorologiques, aide à la navigation et autres \u2014 découlent tous plus ou moins directement de la recherche spatiale.Ils sont indispensables et utilisés par la plupart des gens au quotidien.Ne serait-ce que pour la multitude de chaînes de télévision aujourd'hui accessibles.Ix* développement de la station permettrait d\u2019en améliorer l'efficacité, voire trouver de nouveaux produits.Les téléphones sans fil sont un autre bon exemple de produits dérivés de l'aventure spatiale, de même que les lubrifiants et les isolants de toutes sortes.D'autres sont encore plus surprenants : le téflon par exemple.C\u2019est toutefois en sciences de la santé que les progrès retiennent le plus l'attention.Les travaux de la NASA au cours des dernières décennies ont permis de mettre au point un régulateur cardiaque programmable de l'extérieur du corps, des instruments qui mesurent la densité des os et la perte de masse osseuse sans pénétrer la peau, un implant pour les diabétiques qui les délivre de la seringue.le poids de l\u2019apesanteur C\u2019est donc surtout sur ces bases scientifiques que repose le projet de la SSL l>a première raison, et non la moindre, est la nécessité > RfUTCRS l/e module russe Zarya, quelques jours arant son depart du cosmodrome de Hmkonour au Kazakhstan.Julie Paqette a assiste au lancement du module, en novembre.Sur place, elle a pu y voir la rampe qui a servi d 'appui au lancement des Spoutniks a la fin des années cinquante.Tbut un choc.\\on pas d'emotion devant une relique, mais en constatant que les Russes utilisaient toujours la rampe en question pour lancer leurs fusees Proton.Ùt/i fi.i/ifn t\\ ii a* maffntri row r/r /joit/tair rn/otor-i r/e earr y ire rooS rtioif ^ et .m rû s/f woto/r/\\ Nous sommes disponibles 7 jours sur 7 Possibilité: forfait hébergement tout compris MANOIR- MANRÈSE RéstderKe pour préretraités et retraités au coeur du quartier Montcalm 700.avenue Murray, Québec (418) 683-6438 ; c ( toute \u201c tuu clientèle^ /tonne et /teuretttse année! À l'aube de 1999, il me fait plaisir de vous remercier de votre confiance en vous offrant mes meilleurs voeux de santé, bonheur et prospérité.Et tout au long de cette année qui nous mènera vers un nouveau millénaire, je continuerai de vous offrir les plus belles maisons de la région et de vous servir avec toute l'attention que vous méritez.-(it etc f/tift/rct 653-0488 y\tllliMHIMHIIIIIHI\ty l ROYAL LEPAGE SsV iiiiiiiiiiiiiiiidiiii Inter-Québec CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR La vérité est ailleurs?« La NASA cache des choses, me disent certains Mais non., Les gens croient des choses.C'est dans la nature humaine.Ça fait partie de notre imaginaire » Julie Payette rit de bon cœur, sortant de sa réserve scientifique.Des enfants, et même des adultes, lui posent régulièrement ta question.« Alors, les extratenestres ?» « Je vais répondre la seule chose rationnelle.Nous n'avons aucune preuve concrète que des gens sont venus ici.» Mais l\u2019astronaute, et même une partie de la chercheuse, n\u2019est pas prête à écarter l\u2019hypothèse du revers de la main sous prétexte qu elle relève d\u2019un certain folklore « Les gens ne se rendent souvent pas compte à quel point notre conception de l\u2019univers a évolué II n'y a pas 300 ans, nous pensions en être le centre Nous ne sommes rien dans cet infini.Or, de croire que nous sommes seuls dans cet immense univers, c\u2019est très présomptueux II y a des probabilités énormes qu'il y ait d\u2019autres formes de vie », affirme Julie Payette.De là à croire qu\u2019un jour les humains seront confrontés à une forme de vie extraterrestre, il y a des années-lumière que nous ne sommes pas près de franchir.Dans l\u2019état actuel de la technologie, « nous serions morts avant de nous rendre quelque part » Néanmoins, la science-fiction passionne Julie Payette.Lors de cet entretien au SOLEIL, elle venait d\u2019apprendre la sortie d\u2019un nouveau Star Wars pour le printemps Elle semblait impatiente de voir le film.« J\u2019ai toujours beaucoup lu et vu des films » Elle avoue une préférence pour la science-fiction qui a « un certain fondement technique et scientifique ».Certains voient en grande partie juste, dit-elle, en citant Une porte sur l'été de l\u2019auteur américain Robert Heinlein D\u2019autres, un peu moins Elle ne croit pas que la téléportation à la Star Trek se réalise dans un avenir rapproché.Par contre, le fait de s\u2019adresser directement aux ordinateurs, « dans quelques années, ça se fera », grâce aux développements des interfaces voix-machine Si toutefois certains aspects de la science-fiction restent hautement improbables, ils n\u2019en reposent pas moins sur une hypothèse crédible.« Le premier Alien est basé sur l\u2019idée qu\u2019on exploitera des ressources minières sur une autre planète, comme on le fait sur Terre, avec une compagnie privée et des problèmes entre les employés et les patrons.On le fera un jour.Le monde n'aura pas changé tant que ça dans 2000 ans.On reste des humains.» »>de bâtir un laboratoire en apesanteur, explique Julie l\u2019âyette.Bien sùr, pour étudier les effets à long terme de l'apesanteur.« Quand on veut un laboratoire, il faut le construire » Ce labo permettra également de pousser la recherche sur la science des matériaux.De plus en plus, la technologie moderne utilise des matériaux composites, c\u2019est-à-dire formés d\u2019éléments différents et disparates.Or, l\u2019apesanteur a un grand effet sur les mélanges des fluides et des gaz.Les recherches pourraient donc déboucher sur un amalgame de matériaux incluant des polymères pour à peu près n\u2019importe quoi, do la peinture jusqu'aux verres de contact, en passant par les semi-conducteurs pour les ordinateurs à haute vitesse et les supraconducteurs résistants à de hautes températures pour les appareils électriques.De même, poursuit l\u2019astronaute, les cristaux sont plus purs en apesanteur, ce qui permet une meilleure analyse de leur structure.En découlerait une reproduction plus précise, ce qui aurait des effets concrets dans l\u2019amélioration de la production de médicaments, par exemple.I,a NASA espère ai- der à combattre des maladies comme le diabète, l\u2019influenza, le cancer, l\u2019ostéoporose et le sida.cette bonne vieille Terre L\u2019essentiel demeure' néanmoins l'observation de la Terre.« C\u2019est très important puisque c\u2019est le seul endroit où on peut vivre maintenant.C\u2019est un aspect moins connu mais constant de tous nos programmes.La Terre est notre* vaisseau spatial.Notre niveau actuel de connaissances ne nous per- met pas d\u2019aller habiter ailleurs », commente Julie Payette.Sur le plan environnemental, l\u2019observation continuelle de la Terre aiderai! les scientifiques à mieux comprendre certains phénomènes climatiques et les variations de ceux-ci dus à l'activité industrielle.C'est que la Station spatiale internationale restera en orbite un minimum de 10 ans, probablement 15 ans et peut-être même plus.Lancée en 1986, la station Mir \u2014 la huitième des Russes \u2014 devait rester en mouvement orbiculaire pendant cinq ans.Elle y est encore, rappelle l'astronaute.Malgré un environnement très hostile, « il y a toujours moyen de réparer.On verra dans 10, 15 ans.» D'accord.Mais c'est tout de même difficile de croire que la NASA n'a pas déjà dans ses cartons des plans pour une autre station.Julie l\u2019ayptte ne veut pas trop s\u2019avancer alors que premier le projet de construction dans l'espace débute à peine.« Les choses changent tellement rapidement, c\u2019est difficile à prévoir.» ¦ La SSI restera en orbite au moins 10 ans, mais on espère prolonger son existence de quelques années QUÉBEC SPORTIF LA SOURCE DU SPORT 710, rue Bouvier, Québec (Québec) 62ft-5252 **çy*±. Le projet de la SSI donne le vertige.Si tout se déroule comme prévu, la station sera complétée en 2004.Grande comme deux terrains de football mis côte à côte, elle sera visible à l\u2019œil nu du plancher des vaches, surtout lorsque le Soleil s'y reflétera.Mais les hommes doivent d\u2019abord prouver qu\u2019ils sont capables d\u2019accrocher ce Lego spatial de 460 tonnes à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes.Et nen n\u2019est gagné.En novembre, la première étape a été accomplie avec succès lorsque le module Zarya s\u2019est retrouvé en orbite, suivi, en décembre, du module d\u2019arrimage Unity.L\u2019étape cruciale demeure l\u2019arrimage du module de service, construit par les Russes mais financé en grande partie par les Américains \u2014 comme Zarya.Le calendrier accuse un retard important d\u2019une année à cause des troubles politiques et économiques auxquels fait face la Russie.Ce module de service, calqué sur celui de la station Mir, est d\u2019une importance vitale puisqu\u2019il est équipé du système de propulsion qui permettra à la station de rester en orbite quand Zarya n\u2019aura plus de carburant.Et encore, certaines navettes américaines devront être modifiées pour donner périodiquement une petite poussée vers le haut à la station lorsqu\u2019elles y seront arrimées.Entre le lancement du module au début de l\u2019été et l\u2019arrivée de la première équipe, il s\u2019écoulera un minimum de six mois.Le trio composé de William Shepherd, Sergueî Krikalev et You-ri Guidzenko s\u2019y entraîne depuis deux ans déjà, il ne pourra atteindre son but avant janvier 2000, au plus tôt.À partir de ce moment, la station sera constamment habitée, par un maximum de sept personnes.Lfl STATION SPATIALE INTERNATIONALE: UN MECCANO COSMIQUE La Station spatiale internationale (SSI) réunira 16 pays autour de ce laboratoire de l'espace du XXIe siècle Aux côtés des Etats-Unis et de la Russie sont engagés le Japon, le Canada, le Brésil et 11 membres de l Agence spatiale européenne ZARYA.LA PREMIÈRE PIÈCE ENVOYÉE DANS L\u2019ESPACE I Véritable coeur de la SSI.Zarya fournira l\u2019énergie nécessaire à la réalisation des premières missions dàssemblage (Belgique.Danemark.France.Aller jne, Italie, Pays-Bas, Norvège.Espagne.Suède.Suisse e rande-Bretagne).La SSI sera réalisée sous la maîtris' es États-Unis au coût de 40 milliards S US.La SSI comprendra six modules-laboratoires, des systèmes de soutien-vie .de gigantesques panneaux solaires et dàutres éléments fondamentaux de navigation et de télécommunications.Elle sera dotee de dispositifs dàmarrage compatibles avec les differents véhicules automatiques ou pilotes.Voici quelques-unes de ses principales composantes: A RUSSIE Moscou fournira un module de service, trois compartiments dàmarrage une plate-forme scientifique et deux vaisseaux de transport d equipage Soyouz Piece maitresse du puzzle flottant, le module de service accueillera le prewier equipage.ETATS-UNIS Le module laboratoire servira aux experiences en gravite zero, tes Américains fourniront eux-mémes trois noeuds de connexion (dont Unity, qui fournit l'electricite au vaisseaui, la majorité des panneaux solaires, une coupole d observation un véhicule de transport d'équipage (CRVi et un module d'habitation O CANADA Le bras automatisé évoluera le long.de l'armature et permettra dé conduire des experiences, assembler ou reparer des pieces dé la SSL ZARYA m dispositif dàmarrage « \u2019 dispositif v d amarrage j - panneaux solaires rétractables I « i- * « I dispositif de protection, contre M chaleur solaire .j u a V * r; i! I Xié lin 1998 Zarya et Unity ont respectivement J été lancées en novembre et décembre.début mo La plate-forme énergétique permettra é la station de fonctionner i l'arrivée du premier équipage.\tI milieu 2000 Le laboratoire américain est en place.2004 La construction de la station est complétée.Quelque* cMflm Longue de 110 met pesant 460 tonnes, avec un espace habitable de 1500 nà.laSSi nécessite quatre batteries générant 23 kW chacune grâce à un ensemble de panneaux solaires occupant une surface de 2600 m2.Pas moins I de 52 ordinateurs vont contrôler | les systèmes de la station.AGENCE SPATIALE : S* EUROPEENNE Wi Le labûrntoire Columbus rm vehrcute de transfert automatique iATVi un système de gestion pour le module de service russe, un bras robotise un module logistique et deux compartiments de jonction sont made in Europe support de panneaux solaires pannsatix sotaiies O BRESIL ' te Bres JAPON I a contribution japonaise concnmn un laboratoire de recherche Ut Mj un module experimental et un dispositif d etude d éclunlillniis exposes a l'environnement spatial Deux ordinateurs au sol veilleront à chaque orbite, toutes les 90 minutes, i ce que la station soit à | la bonne altitude Le logiciel qui gère cette surveillance comprend pas moins de 1,7 million de lignes de programmation.' Le Brésil mènera quelqties experiences INFOGRAPHIE AP / LE SOLEIL Les risques du métier Avec 1700 heures à passer dans le vide sidéral, les bâtisseurs de la Station spatiale doivent éiuc mokeault\tenvisager le pire La complexité de l'assemblage de la Station spatiale internationale en fait frémir plus d\u2019un.Mission impossible, disent même certains critiques.« Ça ne peut pas fonctionner parfaitement, c\u2019est garanti », soutient, réaliste, l\u2019astronaute Julie Payette.On prévoit pas moins de 45 vols impliquant navettes américaines et fusées russes sur une courte période de six ans.Être paré à toute éventualité, voilà la clé.Les scientifiques de la NASA échafaudent tous les scénarios possibles et impossibles afin de pouvoir réagir correctement en cas de pépin, ce qu\u2019ils appellent les « contingency plans ».Ce qui risque d\u2019autant plus de survenir que les différentes pièces proviennent de pays fournisseurs différents.Il faut également composer avec le fait que ces travaux seront certainement les plus complexes et les plus difficiles jamais réalisés dans l\u2019espace.Iæs bâtisseurs ont beau tout envisager, la part d\u2019impondérable sur la façon dont les matériaux réagissent dans un environnement aussi hostile est une variable qui peut fausser tous les calculs.trois chances sur quatre d\u2019une défectuosité majeure Le journal britannique Acw Scientist a effectué, l\u2019an passé, une analyse statistique qui concluait qu\u2019il y avait 73,6 % de chances d\u2019une défectuosité majeure pendant l\u2019assemblage.Karl Dœtsch, le président de l\u2019Université internationale de l'espace, à Strasbourg, utilisait l\u2019image suivante : « C\u2019est comme si on entreprenait la construction d'un paquebot de croisière en assemblant ses éléments, non en cale sèche, mais directement sur l\u2019océan.» Qui plus est, les astronautes auront à passer plus de 1700 heures dans le vide sidéral pour assembler la centaine de composantes, plus du double du nombre d'heures totales de marches américaines dans l\u2019espace.« C\u2019est un projet monumental à tous les points de vue.Il y a plusieurs parties (du projet) dans lesquelles les choses peuvent \u2014 et vont probablement \u2014 aller mal », selon David Webb, un analyste de la politique spatiale qui a servi sur la Commission nationale de l'époque Reagan, cité récemment par le journal National Post.En fait, le décollage manqué d'un seul voi coûtera une petite fortune au projet évalué à 40 milliards SUS, et provoquera un cauchemar logistique.Une perspective qui n\u2019effraie pas Julie Payette.« S\u2019il arrive quelque chose de majeur, on refait les calculs et on repart.» Même si les astronautes restent cois sur le sujet, l'aven-ture-pourrait réclamer son lot de vies humaines.« Nous devons envisager de faire face à des troubles importants.comme un incendie, même la mort », remarque Julie Püyette.Il y a deux ans, dans une entrevue pour un quotidien québécois, elle mentionnait que « ce qui est un peu stressant dans cet emploi, c\u2019est qu\u2019il y a très peu de marge d\u2019erreur.On nous demande d\u2019exécuter des tâches « C\u2019est comme si on entreprenait la construction d\u2019un paquebot de croisière en assemblant ses éléments, non en caie sèche, mais directement sur l\u2019océan.» parfaitement.Or, la perfection n\u2019est pas le propre de l\u2019être humain.» La jeune femme doit être d\u2019autant plus consciente du danger qu elle sera de la première équipe à évoluer à l'intérieur de la station.Lors de sa mission, Julie Payette manipulera le bras canadien, version améliorée, pour l\u2019assemblage des différentes composantes de la station.La station devrait compter sur cinq bras.Ces bras nouvelle génération sont plus maniables et doivent, en théorie, se déplacer comme des chenilles arpenteuses : une extrémité se détache pendant que l\u2019autre s'agrippe à un autre point.Ils pourront de plus soutenir des charges trois fois plus lourdes.Cette précieuse expérience acquise dès la troisième expédition verts la SSI devrait permettre à la jeune femme de participer à nombre de vols subséquents et d\u2019en faire une candidate pour un séjour plus permanent.Surtout que l\u2019astronaute se double d\u2019une scientifique de formation, spécialisée dans les interfaces homme-machine, en particulier les systèmes de reconnaissance de la voix.Pas étonnant donc que malgré le danger, elle soit « de celles qui aimeraient être de l'équipage de la station ».Ce qui lui permettrait de réaliser un autre grand rêve, celui de son enfance, celui qui lui fait aussi accepter sans rechigner de vivre dans sa bulle d'exploratrice spatiale.Eh oui ! le voyage vers la Lune.Mars ou, pourquoi pas, plus loin encore.« On sera plusieurs en ligne (à la NASA) si on décide de retourner vers la Lune », prétend l'astronaute sans dissimuler l'enthousiasme dans sa voix.D\u2019autant plus qu\u2019à son âge \u2014 elle n\u2019a que 35 ans \u2014 et avec l'expérience qu elle aura accumulée, elle sera une candidate logique pour ce genre de mission.¦ 23 CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR ¦ vision Bienvenue dans le futur antérieur Deux auteurs de science-fiction se réveillent demain Hier encore, les grands rendez-vous avec demain étaient fixés par les auteurs de science-fiction.L\u2019avenir leur appartenait ! Ils le prédisaient avec une clairvoyance étonnante : ils faisaient de la science-divination ! Depuis, la réalité a dépassé et distancé la fiction romanesque.Aujourd\u2019hui, le futur se conjugue au présent, reléguant la science-fiction dans le futur antérieur.If SOtEll.ROCK THÉROUX Les écrirainx Élisabeth Vonarburg et Jean Pettigrew : \u2022 Sous avons réalisé tous les rêves magiques de nos ancêtres ! » mwj Régis Tremblay En 1948, George Orwell pouvait créer une psychose de l\u2019avenir avec un petit roman au titre laconique, mais apocalyptique : 1984 ! Cette date butoir passée, la nouvelle frontière du temps recula jusqu\u2019en 2001, avec L\u2019odyssée de t\u2019espace imaginée par un autre science-fabulateur, Arthur C.Clarke, et filmée ensuite par Stanley Kubrick.Mais voici qu\u2019au moment d\u2019atteindre la borne mythique de l\u2019an 2001, les historiens du Grand Demain se retrouvent devant un trou noir.Vertige ! « Il n\u2019y a plus de date phare, plus de repère ! » s\u2019inquiète Jean Pettigrew, auteur (L'année de la science-fiction et du fantastique québécois) et éditeur de la seule maison québécoise spécialisée en science-fiction, Alire, de Beauport.Il est accompagné de son auteur vedette, Elisabeth Vonarburg (Le silence de la cité, L'œil de la nuit, Chroniques du pays des mères, Tyranaël), l\u2019un des auteurs québécois les plus lus, toutes catégories confondues.À eux deux, ils tentent d\u2019esquisser le fantôme du paradis.ou de l\u2019enfer qui nous attend, du moins dans nos lectures.La science-fiction n\u2019a plus le même pouvoir de dépaysement, à une époque où nous baignons déjà dans le fantastique, entourés d\u2019inventions fabuleuses qui gardent tout leur mystère.Comment fonctionne un ordinateur ?Comment arrive-t-on à mettre en orbite des stations spatiales ?Comment les plus puissants téléscopes du monde peuvent-ils voir par oreille, c\u2019est-à-dire avec des sons ?Sans parler du génie caché dans votre cellulaire et votre téléviseur.« Nous avons réalisé tous les rêves magiques de nos ancêtres ! Tant et si bien que les auteurs de science-fiction peuvent utiliser la magie dans un cadre réaliste », observe Vonarburg.« Je vis aujourd\u2019hui ce que je lisais dans les bouquins de science-fiction de mon adolescence Je dirais même que la réalité dépasse de beaucoup les romans Fleuve Noir des années 601 Comparés au monde actuel, ils ont l\u2019air moche », enchérit Pettigrew.À la question : Élisabeth Vonarburg et Jean Pettigrew, tout littéraires qu\u2019ils sont, commencent naturellement par l\u2019avenir du livre.Ils évoquent le « soft book », ou « E-book », ce bouquin qui n\u2019en est plus un, puisqu\u2019il vogue sur Internet.Sans encre, ni page, ni reliure, le livrel (inventons ce mot sur le modèle du courriel, pour courrier électronique) n\u2019a pas davantage de matérialité qu\u2019une impulsion électrique, apparaissant et disparaissant en un éclair.Comme les paroles, les fivrelS s\u2019envolent, ?24 f e is- a 3 les ees tuel ez- th tout ir du /rel èle tro ¦ 3IS- ?« mi, l\u2019Odyssée de l\u2019espace » i La science-fiction n\u2019a plus le même pouvoir de dépaysement, à une époque où nous baignons dans le fantastique, entourés d\u2019inventions fabuleuses qui gardent tout leur mystère *\u2022 déployant leurs pages virtuelles, telles des ailes imaginaires.Verrons-nous la fin du livre-objet que l\u2019on effeuille gentiment comme la marguerite, dont on caresse le grain de page et dont on hume l\u2019encre précieuse comme une huile essentielle ?« La télévision n\u2019a pas tué le livre, et l'Internet ne le fera pas davantage.L\u2019accélération de l\u2019histoire, c\u2019est bien beau, mais les gens ne bougent pas à une telle vitesse ! Il subsiste des nœuds durs qui ne se défont pas si facilement.Et c\u2019est tant mieux.Cette pesanteur sociale et culturelle constitue un contrepoids aux pires embardées *>, déclare Élisabeth Vonarburg.« L\u2019Internet peut être très utile aux chercheurs, mais cela encourage par contre une incroyable superficialité.C\u2019est le zapping appliqué au monde des idées.J'ai peine à imaginer ce que sera la planète Internet dans seulement cinq ou dix ans ! >> se demande Pettigrew.Aveuglé par l\u2019écran lumineux, qui a remplacé le papier mat sortant de la machine à écrire, l\u2019écrivain en reste ébloui.Il n\u2019a guère besoin d'imaginer pour entrevoir les scénarios les plus incroyables.« On pourrait avoir de méchantes surprises ! Il n\u2019y a qu\u2019à voir la propagande déversée sur le Net par la Serbie, et l\u2019utilisation particulièrement efficace qu\u2019en fait le Ku Klux Klan.» Où il est prouvé que l\u2019inforoute peut mener directement au passé.À l\u2019âge féodal, par exemple.Ainsi, Élisabeth Vonarburg et Jean Pettigrew voient poindre une mondialisation assez inattendue : « À l\u2019image de la mafia sicilienne, dans le passé, voici que la mafia russe, la Triade chinoise, la Yakuza japonaise, les multinationales, les institutions financières et même les gouvernements deviennent inféodés au sein d\u2019un nouvel \u201cordre\u201d mondial.Nous retournons au système féodal, mais à l\u2019échelle planétaire », conclut Jean Pettigrew.Ce qui arrache à Élisabeth Vonarburg ce cri du cœur : « Ça m\u2019ennuie ! Je veux descendre ! » ¦ L'Université Laval, au seuil du 3e millénaire.L\u2019Université Laval accueille 34 500 étudiantes et étudiants, offre plus de 350 programmes d'études de 1er, 2e et 3e cycles et une formation résolument orientée vers l\u2019international L'Université Laval, partenaire actif d\u2019universités réparties dans 55 pays à travers le monde, est le rendez-vous de 1 800 étudiantes et étudiants étrangers provenant de tous les coins du globe L\u2019Université Laval, fenêtre de Québec sur le monde, relève le défi de l\u2019innovation pédagogique et de la qualité L\u2019Université Laval, outil essentiel au développement social, économique et culturel de la région de la capitale, est le coeur de la recherche de pointe, le moteur du transfert technologique de l\u2019Est du Québec La grande région de Québec profite tous les jours de l\u2019Université Laval dans son développement H UNIVERSITÉ H [AVAL LE SAVOIR OU MONDE PASSE PAR Kl r ' » \u2019 ,v\u2019>'\t\u2019 *« - v * V\t- www.ulaval.ca CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR , L\u2019infiniment petit au secours des grands problèmes de l\u2019humanité Anne-Louise Champagne « Bonjour, je m\u2019appelle Daniel Couillard, je suis manufacturier de bactéries.» Le message dans ma boîte vocale était sans équivoque.Il existe au Québec une poignée d\u2019entreprises, souvent fondées par de jeunes entrepreneurs, qui se sont intéressées aux vertus des microorganismes \u2014 et j\u2019étais tombée sur l'un d'eux.Eux qui, sur les bancs d\u2019école, « tripaient « sur le monde de l\u2019infiniment petit, se sont demandé si ces bestioles pouvaient servir à autre chose qu\u2019à remplir les cabinets des médecins et les goussets des compagnies pharmaceutiques.Douce revanche pour les bipèdes que nous sommes : ces bactéries et champignons microscopiques vont désormais travailler pour nous.Leur mission : nettoyage et dépollution.Québec a été témoin, entre 1993 et 1995, d\u2019un des premiers chantiers de décontamination par des champignons microscopiques, dans le dossier de la rue Verdun, sur l\u2019ancien site d\u2019une cokerie.Le terrain était souillé d\u2019hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), d'huiles et de graisses minérales.«Il y a à peine dix ans, un traitement biologique aurait été impensable.La seule solution était de brûler les contaminants >\u2022, assure Christian Bélanger, chercheur chez Biogénie.Nouvellement arrivé dans l\u2019entreprise, il n\u2019a pas travaillé sur le dossier de la rue Verdun, mais ses recherches dans les laboratoires de 26 Biogénie l\u2019amènent à perfectionner les méthodes de décontamination biologique, notamment à l\u2019aide de champignons.Le principe est relativement simple.Il s\u2019agit de laisser « digérer » les polluants par les microorganismes, que Christian Bélanger appelle ses «Rambos de la décontamination ¦>.La simplicité de ce principe a un avantage marqué sur les anciennes formes de nettoyage : il n\u2019y a pas de rejet polluant, ni d\u2019émanation à la suite de l\u2019opération.Le truc, c\u2019est de bien connaître l\u2019organisme à utiliser : « Quand on connaît bien nos joueurs, on sait lequel envoyer sur la glace au bon moment », illustre Bélanger.Il y a deux façons de s'y prendre pour décontaminer : soit envoyer Véronique Thériault, technicienne chez Bicqenie, mesure i'actUité des champignons dépollueurs.un nouveau joueur soigneusement choisi (inoculation), ou stimuler celui qui se trouve déjà sur le terrain, en lui donnant plus d\u2019oxygène ou en le « nourrissant » de sels nutritifs (bioaugmentation).«Dans le fond, on utilise un processus naturel, mais on l\u2019accélère.Les champignons sont déjà présents dans le sol, mais on les force à faire en quelques mois un travail qu\u2019ils auraient fait en plusieurs années.» Il y a déjà à la disposition des dépollueurs une bonne sélection de joueurs qui peuvent dégrader des dérivés pétroliers, des préservatifs du bois, comme le créosote, et les BPC.Le défi n\u2019est plus de savoir «qui» envoyer, mais de lui offrir les conditions les plus avantageuses pour que l\u2019organisme choisi s\u2019implante pour de bon dans le sol et accomplisse son travail efficacement.Elles nettoient.et dégraissent Jusqu'ici, tout cela semble bien.industriel.Mais le nettoyage à l\u2019aide de microorganismes prend aussi un visage plus « domestique », et commence même à ressembler à un « putsh-putsh » bien ordinaire.Enfin presque.L'entreprise Innu-Science de les ?ur univers parallèles Sainte-Julie a développé et commercialise depuis quatre ans une gamme de produits destinés aux restaurants et à l'hôtellerie en général.Son porte-parole est Daniel Couillard, notre manufacturier de bactéries du début.Ici encore, ce sont des bactéries qui digèrent les graisses et les composés sources de mauvaises odeurs, comme l\u2019urée, par exemple.« Imaginez-nous à nos débuts, dit-il en parlant de lui et de son partenaire, Steve Teasdale.Nous étions deux \u201ctipits\u201d de 28 ans qui débarquaient dans des restaurants où le mot d\u2019ordre est \u201cil faut tuer toutes les bactéries\u201d, et nous leur proposions d\u2019en vaporiser dans leurs hottes et de les laisser digérer la graisse.» Les produits mis au point par Innu-Science étaient pourtant approuvés par Santé Canada, mais il y a eu une certaine résistance, vaincue aujourd\u2019hui.L\u2019usage se répand d\u2019ailleurs, au point où Innu-Science, de concert avec trois autres entreprises (Cadexair, de Varennes, Julien, de Québec, et les Laboratoires Choisy, de Louiseville), fabrique maintenant des hottes de cuisine autonettoyantes, à usage commercial, qui vaporisent automatiquement le produit bactérien.Comme quoi on a souvent besoin d'un infiniment plus petit que soi.¦ Vr: t4ti b» REUTERS XXIe siècle sous les mers Depuis Colomb, les grands explorateurs ont bien changé.Les aventuriers des mers voguent maintenant à bord de sous-marins sophistiqués et de brise-glaces puissants, leurs cartes sont faites de câbles optiques et d\u2019écrans cathodiques, et leur équipage composé de robots télécommandés.Mais leurs découvertes pourraient là aussi révolutionner le monde.Francine Julien Les mondes décrits par Louis Fortier et Kim Juniper feraient les délices de Jules Verne.Des glaces qui « s\u2019ouvrent » en 24 heures pour laisser éclater la vie, des abysses plus profondes que l'Everest, des chaînes de volcans sous-marines où évoluent des créatures >¦ 27 ** étranges qui n\u2019ont pas leur équivalent sur Terre, voilà le quotidien des deux biologistes et professeurs, rattachés respectivement à l\u2019université Laval et à l\u2019UQAM.On possède aujourd\u2019hui « une bonne idée d\u2019ensemble » de la morphologie des fonds marins, grâce à la mise au jour de nombreu- bain pouvant atteindre les 400 °C, des colonies de bactéries se créent et se recréent au gré des éruptions, et se développent sans plantes ni lumière.La compréhension de cet univers aura des applications pratiques importantes, notamment pour une industrie en plein développe- riches en plancton, qui permet à la faune et à la flore de survivre dans un environnement aussi hostile.Normalement, explique Fortier, la banquise fond en juillet et se referme en septembre, laissant pénétrer la lumière nécessaire à la croissance du plancton pendant environ six Si la fonte progressive des glaces de l\u2019Arctique se poursuit, la voie navigable entre l\u2019Atlantique et le Pacifique sera réalité d\u2019ici 50 ou 100 ans.Avec des conséquences écologiques et géopolitiques considérables.ses données tenues secrètes par les grandes puissances au temps de la guerre froide, notamment dans la zone stratégique de l\u2019Arctique.Mais quelques régions à haut couvert de glace restent méconnues.Ce qui fait dire à certains qu\u2019il est encore plus simple d\u2019explorer la face cachée de la Lune que le fond de nos océans.« Si on tient compte que les abysses, soient les eaux de plus de 2000 m de profondeur, occupent 60 % de la surface de la planète, la face cachée de la Lune est une zone plus petite à explorer, remarque Kim Juniper.L\u2019avantage avec la Lune, c\u2019est qu'avec un satellite, en.un seul coup d\u2019œil, on obtiendra une vision d\u2019ensemble.» au-dessous du volcan Depuis 15 ans, Kim Juniper étudie le comportement des habitants des eaux chaudes entourant les grandes dorsales du Pacifique, au large de Vancouver, ces chaînes de montagnes volcaniques situées à 2500 m sous l\u2019eau.Autour de ces volcans sous-marins, dans un ment, celle des biotechnologies.Car, explique Juniper, c\u2019est à partir de tels organismes qu\u2019on peut isoler en laboratoire les enzymes nécessaires dans divers champs de la biogénétique.Ainsi, illustre le chercheur, une bactérie similaire à celles des grandes dorsales du Pacifique, puisée dans les jey-sers du parc Yellowstone il y a 20 ans, est à la base de l\u2019enzyme utilisée pour les tests d\u2019ADN.oasis du désert nordique Les recherches de Louis Fortier l\u2019ont mené dans une mer toute différente.Il dirige le projet NOW, une série d\u2019expéditions internationales (Japon, Royaume-Uni, USA, Canada, Danemark, Belgique et Pologne) dans les eaux de l\u2019Arctique, pour étudier le phénomène des « polynies », véritables jardins d\u2019E-den dans le désert nordique.A l\u2019instar des trous d\u2019eau laissés par la pluie dans les savanes, les polynies sont de vastes régions libres de glace, extrêmement semaines.Dans les polynies, cette production peut durer de six à huit mois.Parmi le nombre de données sans précédent recueillies par l\u2019expédition NOW, une grande constatation.Si la tendance se maintient, selon Louis Fortier, le réchauffement de la planète entraînera des changements aussi importants que rapides dans l\u2019Arctique.À son avis, la fonte progressive de la banquise permettrait d\u2019ouvrir de nouvelles voies navigables entre le Pacifique et l\u2019Atlantique, de même que de nouvelles régions exploitables par l\u2019homme « dans 50,100 ans ».Cela signifie des changements considérables en matière environnementale, mais aussi au niveau géopolitique.« Et on sait que la souveraineté du Canada est contestée dans cette région », tient-il à souligner.à qui la mer?En fait, à qui appartiennent les océans ?Les États-Unis ne reconnaissent pas la souveraineté des autres pays dans la zone des 200 milles, précise Kim Juniper.Quant aux eaux internationales.« c\u2019est un concept plutôt aléatoire, reconnaît-il.Ça se règle au cas par cas ».Au Canada, « on pense encore plus à explœ rer qu'à exploiter », dit-il, à cause de l\u2019abondance des ressources terrestres.Mais déjà, les richesses sous-marines commencent a intéresser plusieurs pays de l\u2019Union européenne et le problème de juridiction s\u2019est déjà posé lorsque des nodules de manganese ont été découverts dans de grandes zones du Pacifique : le Japon, la France, l\u2019Allemagne et les États-Unis, notamment, en ont revendiqué la propriété.« Quand ça (le débat sur la propriété des fonds marins) va venir, ça va venir très vite », note le chercheur, qui estime que la ques-> Voyages au fond des mers Les expéditions humaines à bord de véhicules pouvant s\u2019enfoncer à 4000m, voire 6000m au fond des mers ont été délaissées depuis quelques années au profit de robots télécommandés, munis de caméras vidéo et de bras automatisés.Si révolution des choses est moins romantique, elle s\u2019avère certes plus pratique, remarque le biologiste Kim Juniper, qui participe au développement d\u2019une technologie ayant entrepris le virage « robot » il y a déjà 10 ans.« Le désir de voir et le côté pratique, ce n\u2019est pas la même chose.Le travail dans les fonds marins est surtout industriel.Et l\u2019industrie pétrolière a remplacé ses appareils par des robots non habités.C'est plus sécuritaire, on peut évoluer en tout temps, 24 heures sur 24, et une panne n\u2019a pas de conséquences sur les vies humaines.» Mais Ie* désintérêt de l\u2019industrie et de la communauté scientifique pour les Apollo des mers pourrait avoir des répercussions sur le tourisme.Des croisières à bord de vieux sous-marins sont déjà monnaie courante dans les Caraïbes, selon Juniper ; mais ceux qui souhaitent ajouter de la profondeur à leurs vacances peuvent déjà réserver une place à bord de véhicules de recherches évoluant à quelque 2000 m sous l\u2019eau.« Ça reste tout de même une affaire de riches », remarque-t-il, puisqu'une telle excursion coûte quelques milliers de dollars.L\u2019hiver prochain, on passe les vacances sous Hawaï ?28 Des morues au lasso mmmm 4\t# 5*^: 5 k\t^ \u2014\u2022 \u2014^ \u2022 .% *£&>.,Sï In fonte de la banquise ouvre de nouvelles perspectives économiques pour l'homme, elle annonce un avenir bien sombre pour.les ours polaires.»>tion fera l'objet de grands débats d\u2019iei 10 ou 20 ans.laboratoires virtuels Mais d ici-là, l\u2019heure est eneore a la collaboration internationale.Pendant que les agences spatiales s\u2019unissent pour bâtir un laboratoire en orbite, les spécialistes des océans commencent eux aussi à envisager la possibilité de regrouper les efforts scientifiques entrepris autant sur .'f .ARCHIVES, IE SOLEIL la côte ouest canadienne, qu'aux États-Unis ou du côté de l\u2019Union européenne, notamment aux Açores.« Il est question actuellement de relier entre eux des sites de recherches, affirme Kim Juniper.Avec les câbles optiques, ça permettrait de tout relier et voir en temps réel ce qui se passe sous l\u2019eau.Disons que ce sera plutôt un laboratoire international virtuel, où on pourra tout observer sur écran, confortablement assis dans son bureau.» Oui, les grands explorateurs ont bien changé.¦ L'effet désastreux de la surpêche obligera l'homme à se tourner vers l'aquiculture qui, dans un avenir plus ou moins rapproché, prendra peut-être le relais de la pêche de capture.L\u2019aquiculture k t rvi IVIEI GENERALE x it n iMMoan if m CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE OIFFÉRENT, EN RAISON OU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR "]
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