Le soleil, 3 février 1999, Cahier A
[" « VOS FINANCES PERSONNELLES » AUJOURD\u2019HUI LE 2e FASCICULE D\u2019UNE SÉRIE DE 8 SERVICES, FRAIS ET INTÉRÊTS LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE QUÉBEC, LE MERCREDI 3 FÉVRIER 1999\twww.lesoleil.com Willy s\u2019éteint à l\u2019âge de 22 ans «MW Des enfants ont éclaté en sanglots, et des adultes ont été dévus en apprenant, hier, le décès de la marmotte ontarienne Willle, qui avait l\u2019habitude de prédire combien de temps encore l\u2019hiver durerait selon qu elle apercevait, ou non, son ombre au sortir de son trou.Détails en page A 2 et A 16.NÉGOCIATIONS DANS LE SECTEUR PUBLIC Fini le « mur-à-mur » qui se décide en haut lieu Gilbert Leduc Le Soleil QUÉBEC \u2014 Fini le « mur-à-mur » qui va se décider en haut lieu entre les négociateurs patronaux et syndicaux, le gouvernement du Québec veut transporter une grande partie des négociations du secteur public dans la cour des écoles et des établissements du réseau de la santé et des services sociaux.Hier, jour 1 des négociations en vue du renouvellement des conventions collectives des 415 000 salariés de l\u2019État, les syndicats des secteurs de l\u2019éducation et de la santé s\u2019attendaient à recevoir des réponses en bonne et due forme à leurs demandes normatives déposées il y a déjà plusieurs mois.Pas un mot de l\u2019Etat sur leurs revendications, les syn- dicats se sont plutôt fait servir une platée de demandes de la part de leurs vis-à-vis patronaux.Pistonné par les associations patronales des réseaux de la santé et de l\u2019éducation, le gouvernement propose à ses partenaires syndicaux d\u2019entreprendre un virage afin de décentraliser vers les écoles et les établissements du réseau de la santé l\u2019ensemble des négociations sur l\u2019organisation du travail.Seules les questions relatives aux salaires, aux conditions de travail associées à la rémunération et à la sécurité d\u2019emploi feraient l\u2019objet d\u2019une négociation à l\u2019échelle nationale.À peine sorties de leur première rencontre avec la partie patronale, les leaders présentaient une fin de non-recevoir à la démarche patronale.«C\u2019est irrecevable», clamait Luc Sa-vard, président de la Fédération des syndicats de l\u2019enseignement (FSE-CEQ) qui représente 75 000 enseignants de commissions scolaires.«C\u2019est un retour aux conditions qui existaient en 1960 alors que le réseau était dévoré par les iniquités entre les salariés », décriait pour sa part Lina Bo-namie, vice-présidente de la Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec (FIIQ).«C\u2019est non ! », renchérissait Louis Roy, de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS- Voir FINI en A 2 ?AUTRES TEXTES ?\tSalariés sans emplois l^age A 7 ?\tLes infirmières l\u2019âge A 7 BERTHIER-SUR-MER Prédateur sexuel arrêté s COLLABORATION SPÉCIALE.STÉPHANE VEAAEAULT fl ¦ ¦ fl ».\u2022 C'eut dont cette maison de Berthier-sur-Mer que le prMateur entraînait ses tidimes Claude Vaillancourt Le Soleil QUÉBEC \u2014 Quentin Tàrantino n\u2019aurait pu inventer pire scénario: l\u2019histoire d\u2019un gars sans histoire qui, le soir venu, prend des gars « sur le pouce », les drogue à leur insu, les conduit dans son logement, les agresse sexuellement, les vole, puis, toujours sous l\u2019effet de ces drogues, les reconduit à leur point de levée pour les abandonner à leur sort.Avec un point de chute dramatique: une victime égarée qui se fait heurter à mort par un automobiliste qui filait sur la Transcanadienne à l\u2019approche des célébrations de Noël.Mais l\u2019histoire est véridique.Elle s\u2019est déroulée pendant trois années, dans la région de Berthier-sur-Mer, à une trentaine de kilomètres à l\u2019est de Lévis.L\u2019agresseur des auto-stoppeurs a été arrêté, hier matin, dans sa résidence du boulevard Blais Ouest et comparaît aujourd\u2019hui, à Mont-magny, sous une floppée d\u2019accusations: administration de substances délétères, séquestrations, agressions sexuelles, vols, recels et meurtre au 2' degré.Les victimes connues jusqu'à maintenant sont au nombre de huit: tous des hommes âgés entre 16 et 24 ans.Parmi elles, David Desmeules, 20 ans, un étudiant en bio-écologie qui retournait voir ses parents à Amqui à l\u2019occasion de Noël, il y Voi^ PRÉDATEUR en A 2 2 ?SANTÉ ET UNION SOCIALE C\u2019est ça ou rien Pour Romanow c\u2019est une série d\u2019accords « imparfaits » ou pas d\u2019accord du tout Michel Vastel Le Soleil ¦ OTTAWA \u2014 Le premier ministre de Saskatchewan et président de la Conférence des provinces, Roy Romanow, estime que le choix des premiers ministres, demain, est de prendre ce qu\u2019il y a sur la table ou de repartir les mains rides.« Je veux que Lucien Bouchard signe» ajoute-t-il en nourrissant «plus d\u2019espoir que d\u2019optimisme».Au cours d\u2019un entretien exclusif, le premier ministre a révélé au SOLEIL les grandes lignes de la négociation de demain matin, à la résidence officielle de Jean Chrétien à Ottawa: ?\tSanté: Les provinces sont prêtes à partager avec Ottawa les informations sur l\u2019administration de leurs régimes de santé publique.« Il y a là un point de désaccord avec Lucien Bouchard», admet Roy Romanow, mais « ce ne sera pas la fin du monde ».Le premier ministre évoque en effet l\u2019administration des banques de sang pour laquelle le Québec fait bande à part; ?\tPouvoir de dépenser: le gouvernement fédéral accepte de soumettre à l\u2019approbation d\u2019une majorité de provinces tout « futur programme à frais partagés dans un domaine de juridic- tion provinciale ».Ottawa accordera un droit de retrait avec pleine compensation financière aux provinces qui voudraient mettre en place leur propre programme, en autant que celui-ci suit «les tendances nationales» \u2014 (national patterns).Ottawa veut cependant se garder le droit d\u2019offrir directement des services aux citoyens, comme dans le cas des bourses du millénaire.Il s\u2019engage tout au plus «à consulter pleinement les provinces, et longtemps à l\u2019avance».Ottawa n\u2019abandonne donc pas totalement son pouvoir de dépenser, « mais on peut le Voir RIEN en A 2 ?AUTRE TEXTE ?Bouchard et Charest Page A 7 MORT DE GÉRARD FORTIN Le coroner pointe la Curatelle publique Carl Thériault Collaboration spéciale RIMOUSKI \u2014 Les animaux sont mieux protégés que les êtres humains.C'est l'image qui revient à la mémoire du coroner Jean-François Dorval pour définir le sort tragique qui a été réservé à Gérard Fbrtin, 51 ans.de Grand-Métis, près de Mont-Joli, une personne atteinte de maladie mentale.oubliée pendant 25 ans par le Curateur public ! L\u2019homme a été découvert le 24 février 1998, agonisant sur le plancher de sa Voir CORONER en A 2 ?ÉfijC CHOUIHAPD SUR IE POINT DE SIGNER AVEC LE CANADIEN.Un Jeune oui PROMETTAIT TANT! w~ ^ ¦ QUÉBEC.10V ANNÉE.N\" Î8 FLORIDE.1.75 SUS MONTRÉAL.OTTAWA 70C PLUS TAXES 60( PLUS TAXES Maximum 1, minimum -10 Neige cessant le matin.Demain: neige en après-midi.Page C 2.MERCREDI ZTôSTVIOOrs' Ville de Montréal 5 %* Minimum: 4 ans 25 000$ *T»ux sujet k changements sans préavis M ScotiaMcLood Partenaires à rie Mtmbrt FCPt\t» JOHANNE V ACHON 6Mh1419 ou 1-NOO-46AKWO 1417601 A 2 LK MERCREDI 3 EÉVRIEH 1999 Timn«r CAHIER A La Capitale.3 à 6 Le Québec et le Canada.7 à 14 Le Monde.15 et 16 CAHIER B Questions d'argent.1 à 12 Bourses.4 et 5 Opinions.6 et 7 CAHIER C Magazine.1 et 2 Arts et spectacles.3 à 5 Votre agenda.4 Ce soir à la télé.2 Annonces classées .6 à 8 Décès.8\tet 9 CAHIER D SPORTS François Gagnon.1 Statistiques.2 et 4 Jeux et BD.7 SERVICES Abonnements.686-3344 1-800-463-2362 Annonces classées.686-3311 Carrières et Professions.686-3270 Internet.www.lesoleil.com Promotion.686-3342 Publicité Détaillants.686-3435 Publicité générale.686-3270 Rédaction.686-3394 Renseignements.686-3233 OOO\tLE SOLEIL, journal quotidien 00C\tfondé en 1896, est produit par LE SOLEIL, division du Groupe jours UniMédia qui en est l'éditeur.Il est situé au 925, chemin Saint-Louis.Son adresse postale est C.P 1547, Suce.Terminus Québec, Québec, G1K 7J6.Il est imprimé par Imprimerie Canada, au 5000, rue Hugues-Randin, à Québec, Envoi de publication - Numéro de convention 0470198 Seule la Presse canadienne est autorisée à utili- avant l\u2019an ser et à diffuser les mforma- n _\tbons publiées dans LE SOLEIL.ZUUO\tISSN 0319-0730 AUJOURD\u2019HUI L\u2019Europe après l\u2019euro L\u2019Europe bouge.Depuis 50 ans, des pays qui se sont fait la guerre ont uni leur destin.Quinze États font maintenant partie de l\u2019Union européenne.Le lancement de l\u2019euro marque une étape décisive de la construction de leur immeuble commun.L\u2019Union européenne rebrasse les cartes de bas en haut et de haut en bas.Les États délèguent des compétences à des entités supranationales en même temps qu\u2019ils en distribuent aux régions.Malgré tout, les États-nations restent au premier plan de cet ensemble.Le modèle est à la fois unique et inspirant.Notre correspondant parlementaire à l\u2019Assemblée nationale, Jean-Marc Sal-vet, s\u2019est rendu à Bruxelles et à Strasbourg à la mi-janvier pour en tracer le portrait.11 en a rapporté une série de reportages.À lire à partir de demain et jusqu\u2019à dimanche dans nos pages.CORONER Lésions Suite de la Une résidence, par des policiers de la SQ qui ont dû enfoncer sa porte pour lui porter secours.Transporté à l\u2019hôpital de Mont-Joli, il est décédé peu après avoir été transféré au Centre hospitalier de Rimouski.La description de ses derniers moments, dans le rapport du coroner, donne la chair de poule: lésions et ulcérations aux jambes et aux pieds, œdème (gonflement) au cerveau et aux poumons, infection du péricarde et du sang.Son chat, en léchant ses plaies, qui dégageaient une odeur nauséabonde.lui a transmis une maladie fatale.Le seul contact de cet homme, dans un état psychotique depuis 1973, était son épicier, qui a d\u2019ailleurs alerté le CLSC de la Mitis, à Mont-Joli, parce qu\u2019il ne pouvait plus aller chercher la liste d\u2019épicerie de son client.« Des antibiotiques donnés au moment opportun auraient pu éviter un décès », a déclaré le coroner, pour qui la Société protectrice des animaux exerçait une meilleure protection de ses clients que la Curatelle publique, vertement critiquée récemment, par la Vérificateur général du Québec Ce qui avait déclenché une réforme de cet organisme responsable de la gestion des biens des personnes incapables d\u2019assumer leurs responsabilités.En 1993 et en novembre 1997, un bref interet porte au dossier par le Curateur, le CLSC de la Mitis et l\u2019hôpital de Mont-Joli, n\u2019avait pas réussi à contrer l\u2019indifférence institutionnelle autour de l\u2019importance de cette vie humaine.L\u2019agent social du Curateur.qui lui envoyait ses prestations d\u2019aide sociale, s\u2019informait une fois par année si Gérard Fortin était décédé, peut-on lire dans le rapport d\u2019investigation.« Des mesures ont été prises pour qu\u2019aucun cas semblable ne puisse jamais se reproduire », a répliqué Pierre Verge, porte-parole du Curateur, qui a émis un communiqué faisant siennes les recommandations du coroner.FINI Décentraliser Suite de la Une ¦lll'JHiWtilJ'ItilM LA QUOTIDIENNE tirage du 02-02-99 6-4-5 1-3-1-1 EXTRA 865294 BANCO tirage du 02-02-99 1-3-5-7-11-16-18-21-25-28 32-37-41 -46-48-50-51 -56-64-70 La célèbre marmotte Willy meurt à 22 ans CSN, près de 100 000 membres).« L\u2019employeur confond organisation du travail et conditions de travail.11 veut décentraliser la négociation pour sabrer encore une fois dans nos conditions de travail », signalait M.Roy qui, à l\u2019instar de ses camarades de la CSN, de la CEQ, de la FTQ et des autres syndicats des secteurs de la santé et de l\u2019éducation, retournera devant ses membres pour déterminer les positions à défendre à la suite du dépôt patronal.« Nous demandons à nos partenaires s\u2019il ne serait pas propice que certains éléments de la convention collective se règlent au niveau local », expliquait au SOLEIL Pierre Gingras, responsable de la négociation au ministère de la Santé et des Services sociaux.« Dans la foulée de la réforme, nous voulons responsabiliser davantage les parties locales plutôt que de négocier le tout au central et d\u2019essayer de faire du mur-à-mur alors que c\u2019est bien souvent inefficace», ajoutait-il.En conférence de presse, hier matin, les associations d\u2019employeurs du réseau de la santé plaidaient que certains sujets devaient faire l\u2019objet d\u2019une négociation décentralisée comme les mouvements internes de personnel, la gestion du temps de travail et la gestion du remplacement du personnel.Dans son dépôt aux syndicats du secteur de l'éducation, le gouvernement ne touche pas au ratio maître/élèves.Cependant, une école pourrait modifier ce ratio si une entente est possible avec le syndicat local.« Une fois que les ressources financières sont allouées à l\u2019école, l\u2019équipe-école pourrait adapter la tâche de ses enseignants pour répondre à son projet éducatif», signalait le président du Comité patronal de négociation, pour les commissions scolaires francophones, Jean-Pierre Hillinger.«l>ar exemple, les parties pourraient décider d\u2019ajouter un élève de plus par groupe au profit d\u2019un enseignant qui consacrerait son temps aux activités étudiantes ou à la récupération des élèves.On pourrait aussi augmenter la tâche d\u2019une vingtaine d\u2019enseignants d\u2019une demi-heure pour récupérer l\u2019équivalent d\u2019un enseignant qui pourrait faire de la recherche et du développement», suggérait M.Hillinger en signalant que l\u2019État n\u2019a pas derrière la tête de faire des économies en augmentant la tâche des enseignants, mais plutôt de permettre aux écoles, si elles le veulent bien, de répartir les tâches autrement afin de répondre à un besoin particulier.WLYRTON, Ontario (PC) \u2014 Des enfants ont éclaté en sanglots, et des adultes ont été déçus en apprenant, hier, le décès de la marmotte ontarienne Willie, qui avait l\u2019habitude de prédire combien de temps encore l\u2019hiver durerait selon qu\u2019elle apercevait, ou non, son ombre au sortir de son trou.Les organisateurs du Festival de la marmotte de Wiarton, eux, étaient au courant du décès de la vedette de l\u2019événement depuis qu\u2019ils avaient retiré le petit cadavre de son terrier, dimanche soir, mais avaient gardé le secret jusqu\u2019à hier.Ils craignaient de provoque^ un fiasco touristique si la nouvelle s\u2019ébruitait en plein milieu du ïestival annuel qui attire chaque année jusqu\u2019à 10 000 personnes dans cette ville du sud-ouest de l\u2019Ontario, pour des tournois de billard, de la danse et autres activités.Sans mentionner les hordes de représentants des médias qui s\u2019installent, chaque 2 février, pour observer la petite boule de four- rure émerger de sa cage faite sur mesure.Rapidement, les organisateurs ont donc convenu de taire le décès jusqu\u2019au 2 février, et d\u2019en faire ensuite l\u2019événement du festival, en remplacement des prévisions météorologiques du petit animal.CERCUEIL On a ainsi fabriqué un petit cercueil de pin, doublé de satin.La dépouille de Willie, une carotte posée sur les pattes croisées, a même eu droit à une garde d\u2019honneur de la part des membres, en uniforme, du Club des Lions.Même le premier ministre ontarien, Mike Harris, s\u2019est mis de la partie, se disant désolé et soucieux de savoir si la célèbre bête aurait droit à des « funérailles d\u2019État ».La marmotte, qui aurait atteint l\u2019âge respectable de 22 ans, avait fait ses prévisions météorologiques sur le moment de l\u2019arrivée du printemps lors de 10 festivals au cours des 43 dernières années.PREDATEUR Il y a deux ans Suite de la Une a deux ans, après les examens de la première session.« Oui, dit son père, Lomer Desmeules, on voit juste ça dans les films.Mon gars, je l\u2019attendais pour Noël mais il n\u2019est jamais arrivé.Le rapport du coroner indiquait qu\u2019il était bourré de médicaments quand il est mort.Mais c\u2019était un gars en santé.Quand la police m\u2019a appelé, il y a deux semaines, j\u2019ai tout compris.J\u2019ai su pourquoi mon fils avait l\u2019air d\u2019un zombie qui se promenait sur le milieu de l\u2019autoroute.» Son épouse, Suzanne Durette, pleure encore au bout de la ligne.« Mon deuil est pas fait, gémit-elle.C\u2019est de nouvelles émotions qu\u2019il faut gérer.» Mais le couple se console en se disant que l\u2019arrestation de l\u2019agresseur de leur fils \u2014et d\u2019autres gars du même âge\u2014 permettra de mettre un terme à des horreurs qui, selon la Sûreté du Québec, durent depuis au moins 1996.Selon la porte-parole de l\u2019organisation policière, Richard Gagné, le nombre de victimes pourrait être supérieur à huit.« On ne sait rien encore de ce qui a pu se passer entre décembre 1997 et décembre 1998», soutient le policier.«Si des gens ont pu se retrouver dans les griffes de notre prédateur sexuel, il leur faut communiquer avec nos policiers en signalant le 310-4141.C\u2019est un numéro valide dans tout le Québec.» « Que les autres se rapportent, supplie aussi la mère de David Desmeules.11 faut que justice soit faite.De cette façon, on va se sentir moins maganés.» Ce père et cette mère, encore tout chavirés, n\u2019ont pas l\u2019intention de se rendre au palais de justice aujourd\u2019hui.« Je vais avoir de la chaleur humaine autour de moi », se contente de préciser M.Desmeules.Un parent de la victime, Armand Desmeules, lui, n\u2019y va pas par quatre chemins: « Amenez-le pas à Amqui parce qu\u2019il n\u2019est pas mieux que mort », clame-t-il.L\u2019enquête, raconte le policier Gagné, a été ardue.« La dernière agression a eu lieu le 29 décembre 1998.Un homme d\u2019une vingtaine d\u2019années nous a signalé avoir été drogué à son insu et a porté plainte pour vol et agression sexuelle.» Selon ce dernier, cette dernière victime a pu cependant être en mesure d\u2019identifier l\u2019endroit où son agresseur 1 a conduit.Est-ce qu\u2019il avait eu moins de drogue ou est-ce qu\u2019il était plus résistant, cela il ne peut le dire.En remontant leurs dossiers, les policiers de la SQ ont retrouvé un tas de cas où des hommes ont été signalés errant, drogués, le long de l\u2019autoroute, près de Montmagny, depuis 1996.Pour eux, ils venaient de retouver le fil conducteur.« On a retracé toutes ces personnes et notre homme a été formellement identité au cours d\u2019un line-up», raconte M.Gagné Une perquisition menée à son domicile a permis de retrouver des objets appartenant à chacune des victimes.« Il les conservait comme un fétiche», signale Richard Gagné.Lhomme, dont l\u2019identitié sera connue aujourd\u2019hui, à l\u2019occasion de sa comparution, menait une vie calme et n\u2019a pas d\u2019antécédents judiciaires.Ses voisins, rencontrés par LE SOLEIL, étaient bouche bée.Divorcé, mais père de deux enfants, il était au-dessous de tout soupçon.Ses victimes, selon la SQ, ne pouvaient pas être aperçues puisqu\u2019il les conduisait à l\u2019intérieur de sa résidence à même le garage jouxtant sa maison.RIEN Arbitrage Suite de la Une aller plus loin, aux premiers ministres de trancher discipliner » pense Romanow.?Règlement des conHits de juridiction: plusieurs provinces, dont l\u2019Alberta, veulent un arbitrage « contraignant » pour les parties.Ottawa refuse en expliquant que ce serait soumettre le pouvoir souverain du Parlement du Canada à un arbitre indépendant.Les provinces ont cependant obtenu que les audien-\t.\t¦ ces de l\u2019arbitre, et LOS mimSuOS H6 pOUVaiOOt ses conclusions, soient rendues publiques.Elles comptent donc sur le poids de l\u2019opinion publique pour faire fléchir Ottawa en cas de décision favorable à une province.«Nous nous sommes rendu compte que les ministres n\u2019iraient pas plus loin et il appartient maintenant aux premiers ministres de trancher, a expliqué le premier ministre de Saskatchewan.Nous avons le choix d\u2019en arriver à une série d'accords sur la santé et l\u2019union sociale, imparfaits certes mais accords tout de même.Ou de mettre fin aux négociations sans aucun résultat.» Une majorité de provinces tient de toute évidence à une entente.C'est d\u2019ailleurs la Saskatchewan qui, en 1995 à Terre-Neuve et en présence de Jacques Parizeau, a lancé cette opération à l\u2019origine «défensive»: il s\u2019agissait alors de se protéger contre les coupures unilatérales d'Ottawa dans les programmes sociaux.Aujourd'hui, après que le gouvernement fédéral en juillet 1998, puis celui du Québec en août, se sont joints aux négociations, les provinces veulent encadrer le pouvoir de dépenser d\u2019un gouvernement fédéral qui accumule les surplus budgétaires.Lucien Bouchard signera-t-il un tel accord partiel?Roy Romanow dit le souhaiter sincèrement.De fait, dans la santé, on parle de deux « ordres de gouvernement » qui mettent en commun des informations pour mieux administrer la santé publique.Et le Québec, pour la première fois depuis 1965, voit le principe du droit de retrait avec compensation financière reconnu par le gouvernement du ( anada, quoique dans un domaine limité.Demain à Ottawa, ce sera la chanson du verre à moitié plein et du verre à jnoltlé vide.Dans tous nos ray ons, des valeurs exceptionnelles! 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hier, la possibilité de reconnaître le président Clinton coupable de mensonges sous serment, sans pour autant le destituer, tandis que les dépositions se poursuivaient au Congrès dans le cadre du procès.Vernon Jordan, un ami proche du président, était le second témoin \u2014après Monica Lewinsky\u2014 à déposer à huis clos dans le cadre du procès de destitution.Enfermé dans une salle secrète du Capitole, il a répondu aux questions des « procureurs » de la Chambre des représentants pendant trois heures, tandis qu\u2019au second étage, le groupe parlementaire républicain cherchait une porte de sortie au procès.Selon plusieurs participants, les sénateurs ont évoqué l\u2019hypothèse d\u2019un vote de condamnation du président, en marge d\u2019un vote sur la destitution elle-même, et ont examiné des projets de résolutions soumis par plusieurs groupes de travail.Nombre de sénateurs, conscients du fait qu\u2019il n\u2019y aura sans doute pas une majorité des deux tiers (67 voix) en faveur de la destitution, cherchent à éviter que Bill Clinton puisse crier victoire au sortir du procès de destitution \u2014 le second dans l\u2019histoire des États-Unis.Les espoirs de l\u2019accusation d\u2019un soudain coup de théâtre au procès vont s\u2019amenuisant et Henry Hyde, le « pro-cureur-en-chef », a reconnu, hier, que la déposition de Monica Lewinsky, l\u2019ex-stagiaire de la Maison-Blanche qui a eu une liaison avec le président, n\u2019avait pas donné lieu à des « révélations explosives ».Il semblait peu probable que Vernon Jordan, interrogé sur ses efforts pour faire obtenir un emploi à Monica alors même qu\u2019elle était appelée à témoigner dans le cadre d\u2019une action en jus- \u201c1 h.lÊpV V Ht AH, Mèx h a» Les Kosovars acceptent de négocier ¦ PRISTINA, Yougoslavie (d\u2019après AP) \u2014 L\u2019Armée de libération du Kosovo se rendra bien à Rambouillet.Un porte-parole de l\u2019UCK a confirmé, hier, que le mouvement indépendantiste armé participerait aux négociations sur l\u2019avenir de la province serbe qui doivent s\u2019ouvrir samedi, près de Paris.L'ex-stagiaire de la Maison-Blanche, Monica Lewinsky, à sa sortie de son hôtel, hier.Elle demeurera à Washington tant que les sénateurs n \u2019auront pas décidé si elle témoignera ou non en personne au procès en destitution du président Clinton.tice contre le président, ait dévié de ses témoignages précédents.Les avocats de la Maison-Blanche, probablement satisfaits des réponses fournies à l\u2019accusation, ont en effet jugé inutile de mener leur propre contre-interrogatoire.Il appartiendra au Sénat tout entier.à l\u2019issue d\u2019une troisième et dernière déposition, aujourd\u2019hui, par Sidney Blumenthal, un conseiller de la Maison-Blanche.de décider si les dépositions, enregistrées en vidéo, doivent être rendues publiques ou si les témoins doivent être convoqués à la barre pour la poursuite du procès.Il ne reste plus désormais qu\u2019à attendre la réponse de Belgrade, sur qui pèse désormais toute la pression internationale.Le Parlement serbe doit se prononcer sur la question, demain, mais en attendant, la Yougoslavie a demandé officiellement, hier, une réunion d\u2019urgence du Conseil de sécurité de l\u2019ONU pour prévenir la menace d\u2019« agression» posée, selon elle, par les avertissements de l\u2019OTAN quant à une éventuelle intervention militaire.L\u2019UCK a pour sa part finalement décidé de répondre à la demande internationale.Dans une déclaration faite aux journalistes albanophones dans le centre du Kosovo, Jakup Krasniqi, porte-parole de l\u2019UCK, a annoncé que le mouvement désignerait, aujourd\u2019hui, les représentants qu\u2019il enverrait à Rambouillet.Il a ajouté que l\u2019Armée de libération du Kosovo, qui combat pour l\u2019indépendance de la province serbe, revendiquait quatre places sur la quinzaine accordées aux représentants de la communauté albanaise du Kosovo à la table des négociations.Le porte-parole de l\u2019UCK.Jakup Krasniqi, a précisé que les représen- tants de l\u2019Armée de libération du Kosovo exigeront que la province devienne un protectorat international pendant trois ans tandis que serait élaboré un statut définitif.Ils demanderont également que toute décision sur l\u2019avenir du territoire soit soumise pat-référendum au «peuple du Kosovo», composé à 90% d\u2019une population d\u2019origine albanaise.La participation des « rebelles» albanophones à la Conférence de Rambouillet a longtemps paru incertaine.Adem Demaci, représentant politique de l\u2019UCK, faisait encore savoir, hier, qu\u2019il ne recommanderait pas la venue de l\u2019UCK à Rambouillet.« On ne nous demande pas d\u2019aller en France pour parler de paix mais pour capituler», avait-il estimé.A ses yeux, « l\u2019UCK n a pas pris les armes pour combattre pour l\u2019autonomie».Les hommes politiques modérés de la communauté albanaise avaient déjà assuré qu\u2019ils viendraient à Rambouillet.Mais la viabilité de tout accord reste dépendante de la participation des deux protagonistes essentiels: l\u2019UCK et le gouvernement de Belgrade.corruption organisée PARIS (d\u2019après AP) \u2014 Au lendemain de l\u2019arrêt brutal de sa mission d\u2019urgence à Freetown, capitale de la Sierra Leone, Médecins du Monde (MDM) a dénoncé à Paris, hier, un système de « corruption organisée», dans lequel des centaines de blessés, faute de pouvoir payer, sont laissés sans soins.Arrivée mardi dernier à Freetow-n, l\u2019équipe de MDM s\u2019est retrouvée en butte aux « pressions de l\u2019administration du ministère de la Santé, mais aussi de l\u2019organisation médicale sier-ra-leonaise», a expliqué le Dr Jacky Mamou, président de MDM.Dans l\u2019impossibilité de travailler, Pa- trick Hirtz, coordinateur médical de la mission d\u2019urgence et Jacques Béres, chirurgien, ont dû partir, lundi.« Nous attirons l\u2019attention de la communauté internationale sur le fait qu\u2019aujourd\u2019hui, en Sierra Leone, l\u2019accès aux soins médicaux et chirurgicaux, l\u2019accès à l\u2019aide nutritionnelle sont payants», malgré la détresse de la population.En d\u2019autres termes, « pas d\u2019argent, pas de soins», a souligné Jacky Mamou.« Si des gens meurent faute de soins médicaux, faute de nourriture, ce n\u2019est pas de la responsabilité des humanitaires, qui sont prêts à travailler.c\u2019est de la responsabilité des décideurs politiques», à commencer par l\u2019Organisation de l\u2019unité africaine.Dès leur arrivée, mercredi dernier, au Connaught Hospital de Freetown, un établissement gouvernemental, les D\u2019 Hirtz et Bérès ont déchanté.Dans cet hôpital de 250 lits, au moins le double de blessés s\u2019entassaient dans les couloirs, dans la cour: hommes et femmes de tous âges, brûlés ou blessés par balles, de nombreux mutilés des membres supérieurs et inférieurs.Tous étaient gravement atteints.«Il n\u2019y en avait pas un qui n\u2019avait pas besoin d\u2019opération chirur- gicale et de soins rigoureux».se souvient Jacques Béres.L\u2019hôpital est convenablement équipé, on compte quatre ou cinq chirurgiens, les anesthésiques, antiobiotiques, pansements et instruments ne manquent pas.Pourtant, les deux praticiens vont de surprise en surprise.Des blessés dont le pronostic vital est pourtant en jeu gisent par terre, sans avoir reçu le moindre traitement ni la moindre nourriture depuis plusieurs jours.«En une semaine, six opérations ont été pratiquées», explique le O\u2019 Béres.Le chirurgien et le Dr Hirtz, épaulés par le personnel soignant de 1 hôpital, opèrent, sauvent un jeune garçon de l'amputation.Mais le vendredi, les médecins leur refusent l'accès au bloc opératoire.En fait, Hirtz et Béres « cassaient le business» d\u2019une équipe médicale, qui, à l\u2019encontre de toute déontologie, ne dispensait ses soins qu\u2019en échange de pots-de-vin.Et bien que le gouvernement ait demandé aux hôpitaux publics et privés de soigner gratuitement les victimes du conflit.Depuis l\u2019offensive des rebelles, en décembre, la guerre dans ce petit pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest a déjà fait 3000 morts dans la population civile.Des vacances au bord de la mer cet biver?ISI m ¦K/ 'j&e \u2019 *\u2022- * A.- - .PARC RÉGIONAL du MONT GRAND FONDS en collaboration avec PnOCUHEHOOS ME BUIAE fORERITS SRI ^ t 000 chemin des loisirs\t\" Riviere-Malbaie G5A ITB Tél.: (418) 665-0095 Téléc.: (418) 665-0085 Canada Charlevoix Assort***»!\tRéfKMwW DrnwMMlti no* forfaits Wvar 1999: 1-800-667-2276 eLHontLUME wiSmvt-Uumnt Xe \u2018Manoir Charievoix I 800 J65 44IÎ I 88S-282-3743 « «aies» «to C'twarf^volsi \u2019 418' 63S-Z804
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