Le soleil, 20 février 1999, Cahier D
[" LE SOLEIL Cahier I) Le samedi 20 février 1990 mm ¦àmik ' ^ ^ Dp (jattrhe a droite.Pascale Hussieres.Karine \\ a nasse.Miki Manojloric et Alexandre Merineau dans une scene de « L'mporte-moi ».' S' -i V 11 1 K/* /.« cinéaste Isa Pan! .et ta jeune et lumineuse vedette de son film.Karine I a nasse.Normand Provknchkr Le Soleil ¦ Pour son sixième long métrage, Emporte-moi, la cinéaste Léa Pool a choisi de s\u2019inspirer de ce qu\u2019elle connaît le mieux, sa vie et plus particulièrement d\u2019une année charnière de son adolescence, qu\u2019elle a transposée de sa Suisse natale au Québec des années 60.La réalisatrice et son alter ego à l\u2019écran, Karine Vanasse, 15 ans, sont venues rencontrer la presse de la capitale, lundi, pour promouvoir ce joli film, empreint d\u2019une grande sensibilité.Dès le lendemain, Léa Pool s\u2019envolait pour le Festival de Berlin où Emporte-moi est présenté en compétition officielle.Kn plus de l\u2019accueil très favorable de la critique québécoise, une mention au palmarès constituerait une carte de visite inespérée pour la carrière commerciale du film, qui prend l\u2019affiche à Québec la semaine prochaine.Arrivée au Québec à l\u2019âge de 25 ans, c\u2019est ici que la réalisatrice deZ-a femme de l'hôtel et de Mouvements du désir a choisi de situer l\u2019action de cette oeuvre autobiographique.Plus précisément dans le quartier Mile-End.à Montréal, et, pour les scènes d\u2019ouverture et de fermeture, à Port-au-Persil, dans Charlevoix.Ce choix s\u2019explique d\u2019abord pour des raisons financières, mais aussi pour établir une distance par rapport au sujet.« Le regard sur mon enfance est nécessairement habité par ce que j\u2019ai vécu ici.Il n\u2019a pas la même couleur », souligne la réalisatrice, entre deux bouchées et une pose pour le photographe du SOLEIL.MÈRE ABSENTE Si Léa Pool précise qu\u2019elle n\u2019a pas voulu faire une fidèle reconstitution d\u2019époque, la relation familiale décrite dans Emporte-moi est tout ce qu\u2019il y a de plus véridique.Née de mère protestante et de père juif polonais devenu apatride, ee n\u2019est pas sans heurts qu elle a vécu son adolescence.De sa mère de l\u2019époque, incarnée par Pascale Bussières, elle dit conserver peu de souvenirs, malgré son immense attachement à son égard.Femme au tempérament dépressif et neurasthénique, elle travaillait à la dure dans une usine pour faire vivre ses deux enfants.« C\u2019était une mère absente, qui n\u2019a jamais été préparée à avoir des responsabilités aussi jeune.» .Âgée de 72 ans, la mère de la réalisatrice habite maintenant Montréal.Elle a suivi de près toutes les étapes de la préparation du long métrage.« On en a beaucoup parlé (du film).Nous sommes maintenant très complices, très proches.» À l\u2019opposé, Léa Pool conserve une kyrielle de souvenirs «contradictoires» de son père, «un homme complexe et écrasant», qui essayait de convaincre tout le monde de ses talents d\u2019écrivain.Sa personnalité colorée a profondément marqué la réalisatrice.«C\u2019était un autodidacte qui parlait dix langues, mais une seule correctement.C\u2019est terrible pour quelqu\u2019un qui veut écrire.Après sa mort, nous n\u2019avons pas pu retrouver plus de huit pages publiables.» A l\u2019écran, ce personnage est joué par Miki Manojlovic, un acteur à la gueule de métèque, originaire de Belgrade, qu\u2019on a pu voir dans deux films marquants d\u2019Emir Kusturica, Underground et Papa est en voyage d'affaires.AVENIR PROMETTEUR En Karine Vanasse, Léa Pool a trouvé une jeune comédienne qui habite de façon inespérée Hanna, le personnage principal.Aperçue dans quelques publicités, coanimatrice depuis septembre de l\u2019émission Les débrouillards, avec (îregory Charles, elle s\u2019est imposée parmi une trentaine de candidates.On n\u2019a sûrement pas fini d\u2019entendre parler de cette adolescente de Drummondville, qui porte littéralement le film sur ses épaules.Pétillante à souhait, dotée d\u2019une grande vivacité d\u2019esprit, elle avoue garder les deux pieds sur terre face à sa renommée naissante.«Ce qui me fait peur, c\u2019est peut-être Voir POOL en D 2 ?1\tk D 2 LE SOLEIL !/ Le samedi 20 kévrier 1999 Se faire passer un sapin Aimez-vous les arbres ?La majesté du pin blanc, le bruit apaisant du vent dans les feuilles du bouleau, la senteur odorante du sapin bau-mier?Si vous les aimez, les arbres, et que vous pleurez comme le chien d\u2019Obélix lorsque vous en voyez un se faire déraciner, vous risquez d\u2019avoir le choc de votre vie avec le documentaire L\u2019erreur boréale, présenté la semaine prochaine, au Rendez-vous du cinéma québécois à Québec.C\u2019est le chanteur Richard Desjardins et Robert Monderie qui signent ce pamphlet percutant sur l'exploitation outrancière et outrageante de notre forêt.En le voyant, on a la désagréable impression que le Québec est en train de se faire passer un sapin, et un vrai.Le poète abitibien a grandi parmi les arbres.Et il espère que son fils en fera autant.Mais rien n\u2019est moins certain, à voir et à entendre ce qu\u2019il a recueilli au gré de son enquête sur l\u2019état de la forêt québécoise, à l\u2019heure des coupes à blanc pratiquées sans vergogne par les multinationales du papier.Desjardins préfère parler de « pillage généralisé » et de « prédateurs forestiers ».Les chiffres sont percutants.Chaque année, il se coupe l\u2019équivalent en bran de scie de dix Stades olympiques.Mis pare-chocs à pare-chocs, les camions qui sortent chaque année les billots de la forêt feraient la moitié du tour de la planète.Il faut aller de plus en plus loin, au nord, pour trou- s ver de quoi satisfaire les gloutonnes compagnies forestières.Tout ça en espérant que derrière, dans dix, 15, 20 ans, de nouveaux arbres auront repoussé grâce au reboisement, ce qui est loin d\u2019être certain.Avec L'erreur boréale, nous ne sommes pas au pays AeL\u2019homme qui plantait des arbres et des images poétiques de Frédéric Back.Si le message écologique est le même, la façon de le faire passer a l\u2019impact d\u2019une promenade à 100 km/h dans une « trail » de terre à bois.Lorsque les lumières se rallument dans la salle, on n\u2019a qu\u2019une seule envie, celle d\u2019aller se placer devant une débusqueuse, comme le courageux Chinois devant le tank de la place Tiananmen.D\u2019entrée de jeu, Desjardins avoue qu\u2019il ne connaît rien aux arbres.Ce qui ne l\u2019empêche pas de s\u2019en inquiéter et de demander haut et fort à ceux qui en savent plus que lui s\u2019il y a péril en la forêt.Son documentaire donne la parole à des ingénieurs forestiers, des sous-ministres, des écologistes, des autochtones, des pourvoyeurs, des fonctionnaires, des étudiants en foresterie.Un peu comme Pierre Falardeau dans Le temps des bouffons, il est même allé promener sa caméra Normand Provencher .\\Pnnnicher(^lesuleiln)m GRAND ÉCRAN dans l\u2019univers des richards, à une réunion des actionnaires de Donohue, propriété de Québécor, du temps où feu Pierre Péladeau en était encore le président.Ce qui nous vaut une scène qui n\u2019est pas à son honneur.\u2014\t« Croyez-vous que notre forêt est malade ?» \u2014\t« Malade ?A j uste à aller voir un médecin.Tu parles d\u2019une question niaiseuse.» Des questions niaiseuses, Desjardins a continué à s\u2019en poser.Une deuxième et une autre.Et les réponses qu\u2019il a obtenues donnent froid dans le dos.11 n\u2019y a pas que les mots qui frappent, les images aussi.Les vues aériennes des coupes à blanc sont scandaleuses.Pour éviter que les touristes les aperçoivent, les avions des pourvoyeurs font des détours d\u2019une demi-heure.Autrefois, les vieux pensaient qu\u2019on pourrait bûcher pendant des siècles sans voir son voisin.C\u2019était avant qu\u2019on invente ces monstres mécaniques qui vous déracinent un bosquet d\u2019arbres comme un fétu de paille, et qui compriment le sol au point d\u2019empêcher la repousse de nouveaux plants.Maintenant, le voisin bûche dans la cour de l\u2019autre.S\u2019il faut en croire le film de Desjardins, la poli- tique de reboisement semble être un échec lamentable, un plan qui sent l\u2019improvisation, conçu uniquement pour sauver les apparences.Ce qui lui fait dire qu\u2019en confier la gestion aux compagnies forestières, «c\u2019est comme envoyer le renard compter les poules.» Avec ses 10 milliards $ en revenus d\u2019exportation, l\u2019industrie forestière est la plus grosse business au Québec, le gagne-pain de plus de 70000 personnes.D\u2019où la loi du silence qui prévaut dans le milieu.Vous comme moi sommes concernés par ce qui arrive dans nos forêts.« 11 est temps qu'on parle.C\u2019est un cas de légitime défense », conclut Desjardins.Il sera maintenant intéressant de voir ce qu\u2019en pensent nos décideurs.Une histoire à suivre.Le tam-tam médiatique aidant, les deux projections du film, vendredi soir prochain, au Musée de la civilisation, affichent déjà complet.Mais vous aurez la chance de vous reprendre le lundi 1\" mars, à 19 h 30, et le lendemain, à 17 h 30 et à 19 h 30, à la bibliothèque Gabrielle-Roy.Ça ne coûte rien, mais il faut réserver sa place au 691-7400.À l\u2019issue des projections, des spécialistes seront sur place pour diriger la discussion.Et si vous êtes du genre solitaire, à préférer vous promener tout seul dans le bois, le film sera présenté à Télé-Québec, le dimanche 21 mars, à21h30.Un p\u2019tit feu de foyer avec ça ?*\tâ-î* \u2022\tH* f.** à m POOL Huston Suite de la D1 il La jeune héroïne (Hz Stauber) de \u2022 T-Rex.» tient dans ses mains un œuf de tyrannosaure.Le film fait sienne la thèse \u2014 non prouvée \u2014 que les dinosaures descendraient des oiseaux.« T-REX : UNE AVENTURE DANS LA PREHISTOIRE » Format géant Normand Provencher Le Soleil Depuis bientôt quatre ans, les habitués du Théâtre Imax ont appris à connaître et à apprécier le troublant effet 3D.C\u2019est ce procédé qui a permis de faire nager des poissons sous leurs yeux dans Un Paradis sous la mer, et de donner la drôle d\u2019impression de partager un repas avec Val Kilmer, dans Les ailes du courage.Avec T-Rex: une aventure dans la préhistoire, ce sont des bestioles sorties tout droit du Parc Jurassique qui viennent vous sentir le bout du nez, sur lequel vous aurez pris soin de placer la paire de lunettes spéciales permettant de vivre ces moments d\u2019émotion en trois dimensions.Ce docu-drame, le sixième film Imax 3D de la courte histoire du théâtre des Galeries de la Capitale, permet encore une fois de vivre une expérience cinématographique autrement différente du cinéma conventionnel.Celle de se retrouver 65 millions d\u2019années en arrière, à l\u2019époque du crétacé, en compagnie d'Ally (Liz Stauber), une jeune fille déterminée à marcher sur les traces de son paléontologue de père (Peter Horton, de la télésérie La trevtainelThirtysomething).Ce voyage dans le temps à saveur onirique lui permettra de découvrir quelques dinosaures dans leur habitat naturel, mais aussi de bavarder avec Charles Knight, un peintre des années 20 réputé pour ses toiles sur l\u2019ère préhistorique, et le paléontologue Barnum Brown, longtemps associé au Musée d\u2019histoire naturelle de New York.Oublions le semblant de scénario de T-Rex., qui gravite autour d\u2019une relation père-fille tout ce qu\u2019il y a de plus banale.Le prétexte à ce divertissement format géant est d\u2019être mis en contact, comme si la chose pouvait être possible, avec quelques créatures du crétacé, le redoutable T-Rex en tête.U* résultat est assez impressionnant, merci.Contrairement au tyrannosaure du Parc Jurassique, né de la synthèse entre l\u2019ordinateur et le procédé « animatro-nic », son cousin Imax, tout comme les autres dinosaures du film, est entièrement le fruit d'images numériques CGI (pourcomputer-generated imagery).C\u2019est la firme Blue SkyATFX, responsable des trucages A'Armageddon, X-Fi-les.Titanic ci Alien 4, qui se cache derrière cette production signée Brett I>eonard.Ce Leonard n\u2019est pas le dernier venu en matière d'effets spéciaux.Deux ses films, The Lawnmov er Man (avec «\t4 Pierce Brosnan) et Virtuosity (avec Denzel Washington et Russell Crowe), ont été parmi les premiers à traiter de réalité virtuelle.Parmi ses autres faits d\u2019armes, signalons son vidéo sur la tournée de Peter Gabriel, Kiss That Frog, qui lui a permis de remporter le MTV Award des meilleurs effets spéciaux.Le tournage de T-Rex.s\u2019est déroulé en majeure partie en Alberta, dans le Dinosaur Provincial Park, l\u2019endroit de la planète réputé pour être le plus riche en fossiles de dinosaures.Quelque 500 squelettes de plus de 35 espèces y ont été découverts jusqu\u2019à ce jour.La plupart de ces pièces rares sont exposées au Royal Tyrell Museum of Paleontology, en Alberta, où les scènes d\u2019intérieur du film ont été tournées.Son conservateur en chef, le Dr Philip Currie, a d\u2019ailleurs collaboré de près au film.D\u2019une durée de 45 minutes \u2014 le temps acceptable en Imax 3D pour ne pas souffrir d\u2019un mal de tête.\u2014, ce divertissement à la puissance dix renferme son lot de sensations fortes.La chute d\u2019une paléontologue alpiniste en est une.Les apparitions de la bête vedette en sont d\u2019autres.Ce qui nous amène à une mise en garde parentale: il ne s\u2019agit peut-être pas d'un spectacle approprié pour les enfants d\u2019âge préscolaire, qu\u2019ils aient vu Godzilla ou non.T-Rex: une aventure dans la préhistoire prend l\u2019affiche à compter de mardi, jusqu\u2019au 21 juin.C\u2019est durant cette période que la direction du Théâtre Imax s\u2019attend à accueillir son deux millionième visiteur.* * * * T-REX: UNE AVENTURE DANS LA PREHISTOIRE.(VF.DE «T-REX: BACK TO THE CRETACEOUS»).Dramr realise par Brett I sonant Prod.: Antoine Cnmpin, Charts Horton et Michael V Letris.Seen.: Andretv Geltis Phot.: Noel ArrhamhauU.Avec Peter Horton (Donald Hauden), Lu Stauber (Ally Hapden), Kart Coleman (Elizabeth Sample), Lan hr Murdoch (Bamum Brawn)et Dick Milligan (Charles Knight).Etats l/nis 1998 General.4.5 minutes Au Théâtre lma.r du 28février au 21 juin, à lOh, I2h, lih, Idh, I8h, 20h et 22h (à minuit le samedi).de tomber dans le piège d\u2019être trop confiante, de ne plus avoir peur, de me perdre de vue.Je veux faire comme s\u2019il n\u2019y ava4 jamais rien d\u2019acquis.Encore maintenant, quand je passe une audition, j\u2019ai encore l'impression d\u2019être une petite débutante.» La jeune fille dit adorer le métier de comédienne, mais n\u2019en fait pas un but en soi.Elle sera de l\u2019aventure tant que le plaisir l\u2019accompagnera, ce qui ne l\u2019empêche pas de rêver à autre chose, comme des études en aérospatiale.PROFESSEUR MARQUANT Les souvenirs de Léa Pool, c\u2019est aussi forcément des souvenirs de cinéma, même si la découverte de son film fétiche, Vivre sa vie, de Godard, n\u2019est survenu que vers l\u2019âge de 18 ans, contrairement à ce que laisse croire Emporte-moi.« À13 ans, j\u2019étais beaucoup plus fleur bleue, je regardais Ro-my Schneider dans Sissi.» Mais avant de penser à faire des films, une vocation tardive amorcée vers l\u2019âge de 30 ans, la jeune Léa a découvert la peinture et la musique grâce à un professeur.« Je lisais peu, sans doute en réaction contre mon père.Fallait que ça vienne de quelqu\u2019un d\u2019autre.Dans mon cas, l\u2019école a été un lieu réconfortant.» C\u2019est à la romancière Nancy Huston, une amie qui a également collaboré au scénario, que la cinéaste a fait appel pour tenir ce rôle.Sa ressemblance avec Anna Karina, héroïne du film de Godard, est frappante.« Elle a tout de suite dit oui.J\u2019ai décidé de ne pas lui faire passer d'audition.J\u2019avais peur qu\u2019elle ne fige devant la caméra (il s\u2019agissait de son premier film), mais ça s\u2019est très bien passé.» Léa Pool n\u2019est pas peu fière A\u2019Emporte-moi.« Le résultat est au-delà de ce que j\u2019avais espéré.La qualité du casting lui donne une qualité supérieure.Après certains films, on a parfois des regrets, mais ce n\u2019est pas le cas ici.C\u2019est un film qui me ressemble.» « C\u2019est un fim que me ressemble»», dit la réalisatrice m l.J Û La première apparition de Nancy Huston au grand écran.4\t4 Lb' 8AMRDI 20 KÉVKIbR 1999\tLE SOLEIL\tD 3 « FETE DE FAMILLE » Tu ne signeras point Christian rst expulsé manu militari du party familial à cause des révélations qu'il ose faire pendant le souper d\u2019anniversaire de son père.CRITIQUE Trouble-fête Régis Tremblay Le Soleil 11 pourrait y avoir une terrible méprise.Si l\u2019on prend cette Fête de famille pour un drame familial particulièrement poignant, mais somme toute classique, si l\u2019on se satisfait de voir le gros méchant puni et ses victimes soulagées, on demeure dans la consommation de mélo.Là n\u2019est pas la question.Christian, Michael et Hélène convergent vers le domaine familial, en pleine campagne danoise, pour fêter les 60 ans de leur père Helge.L\u2019immense hôtel où ils ont grandi accueille également les amis et la parenté.Une petite société bourgeoise en modèle réduit.Avant même qu\u2019ils n\u2019arrivent à destination, on sent un malaise intense chez ces trois jeunes adultes.Le calme Christian, l\u2019aîné modèle, est un volcan qui dort.Michael, le raté, est un excité qui rudoie sa femme.Hélène, peu sûre d\u2019elle, trahit une forte anxiété.Tout cela suinte dès les premières images de Thomas Vinterberg.Passé le seuil de la grande maison, on fait vite connaissance avec le père, un homme suffisant, prospère, terre à terre et alcoolique.L\u2019alcool, omniprésent, sert de révélateur des tensions et souligne que cette famille veut oublier quelque chose.Car il y a un cadavre dans le placard.La jumelle de Christian s\u2019est suicidée, il y a deux mois.On n\u2019a pas retrouvé de mot d\u2019adieu, mais Hélène croit que sa soeur, qui aimait jouer à la cachette, a dissimulé une lettre, quelque part dans sa chambre.Elle trouve la lettre mais ne le dit à personne.Même s\u2019il ne cherche nullement à emprunter au genre policier, Vinterberg est habile à semer quelques indices.Pourquoi Helge tient-il tant à un tête-à-tête avec Christian, dès son arrivée, sinon pour scruter ses intentions?Le grand repas qui va suivre, où Christian prendra la parole, démon- trera que le père avait de graves raisons de craindre les révélations de son fils aîné.Et c\u2019est à partir de ces révélations scandaleuses que la méprise peut survenir.Le personnage du père, parfaitement odieux, apparaît comme la cause première de tout le Mal, le Satan domestique qui ne saurait avoir d\u2019histoire personnelle qui expliquerait ses actes.C\u2019est le travers de la jeunesse de ne faire remonter l\u2019histoire du Mal qu\u2019à la génération précédente.Vision enfantine.Il est tentant de faire du père le bouc émissaire pour tous les malheurs et les errements de ses enfants.Mais avec Vinterberg, observons la rivalité entre les deux frères ennemis, Christian et Michael, face au père, détenteur de l\u2019autorité.Car au-delà du mélodrame familial, le cinéaste se livre à une critique amère de la dynamique du pouvoir.Il est fascinant de voir comment le pouvoir passe de Christian, qui a osé confronter son père, à Michael, qui reçoit de papa la mission d\u2019assurer l\u2019ordre pendant la soirée.Menacé, le père s\u2019en remet à sa « police », qui ne recule pas devant l\u2019emploi de la force.A partir du moment où il est investi d\u2019un pouvoir coercitif, Michael le raté, le désordonné, devient sûr de lui et peut en imposer à son frère.Il est devenu fasciste.Et que dire du mensonge généralisé qui ronge ce clan pourri?Thomas Vinterberg éprouve un malin plaisir à décrire le glissement progressif et fatal de cette fête de famille en une parodie grotesque à laquelle tous participent avec résignation, sauf Christian.Peu de films ont su montrer avant autant de force l\u2019hypocrisie bourgeoise.Une oeuvre dévastatrice, couronnée par le Prix du jury au dernier Festival de Cannes.«Je jure, en tant que réalisateur, de réfréner mes goûts personnels» Le réalisateur Thomas Vinterberg ?FÊTE DE FAMILLE.Drame de Thomas Mnterherg.Scénario de T.Vinterberg et Morgens Rukou Avec Thomas Bo Larsen, Paprika Steen et Henning Mortizen.Au Clap.¦ Inhabituel, le film Fête de faut il le l\u2019est par sa forme autant que par le fond.Avec son style minimaliste, sa mise en scène vériste, sa définition d\u2019image aléatoire et son mépris de l\u2019esthétisme, l\u2019œuvre du Danois se rapproche du cinéma-vérité.En tournant avec une caméra à la main, sans filtre ni autres trucages, en se servant uniquement de décors réels, sans éclairage d\u2019appoint, Thomas Vinterberg se conformait aux commandements de Dogme 95, ce groupe de jeunes cinéastes danois fondé en 1995 sous la direction de Ears Von Trier (L\u2019amour est un pouvoir sacré, Le Royaume).S\u2019opposant à certaines tendances du cinéma actuel, dont celui de films d\u2019auteur, Dogme 95 incite les réalisateurs à ne pas signer leurs films.Voici les dix commandements de ce Vœu de chasteté : 1\t\u2014 Le tournage doit être fait uniquement en lieux réels.2\t\u2014 La prise de son doit toujours se faire en direct.3\t\u2014 La caméra doit être tenue à la main.4\t\u2014 Le film doit être en couleurs.Les éclairages spéciaux ne sont pas acceptables.5\u2014Les filtres et les trucages optiques sont défendus.6\t\u2014 Le film ne doit pas contenir d\u2019action superficielle, tels meurtres, armes, etc.7\t\u2014 L\u2019unité de temps et de lieu doit être préserv ée : l\u2019action se déroule ici et maintenenant.8\t\u2014 Les films de genre ne sont pas acceptables.9\u2014 La pellicule doit être en 35 mm.10 \u2014 Le réalisateur ne doit pas avoir son nom au générique.(Ceux qui s\u2019étonneront de voir celui de Thomas Vinterberg au générique doivent savoir qu\u2019il a été ajouté sans son consentement par le distributeur.) Cette étonnante profession de foi se termine ainsi: «Je jure, en tant que réalisateur, de réfréner mes goûts personnels.Je ne suis plus un artiste, et je ne cherche pas à bâtir une \u201cœuvre\u201d.Je jure de ne vouloir faire ressortir que la vérité des personnages et des situations, au mépris de mes goûts et de toute considération esthétique.» Cela dit, Thomas Vinterberg s\u2019est astreint à une confession dans laquelle il reconnaît avoir enfreint certaines de ces règles, notamment dans une scène, où la caméra, au lieu d\u2019être tenue en main, était attachée à la perche de son ! « Ego te absolve » ! R.T.« VOLEUR DE VIE » Les sœurs fantômes Normand Provencher Le Soleil Il flotte dans Voleur de vie, d\u2019Yves Angelo, une ambiance de mort et de fin du monde qui colle à la peau.À travers la relation entre deux sœurs aux liens mystérieux, le réalisateur du Colonel Chabert traite du fragile équilibre qu\u2019il peut exister entre le désir et la mémoire.Entre l\u2019envers et l\u2019endroit d\u2019une même femme.Ces deux sœurs n\u2019ont pas beaucoup en commun, sinon de partager la même demeure, un vieux presbytère construit sur une île, quelque part, dans un coin du monde où le temps semble s\u2019être arrêté.La première.Aida (Emmanuelle Béart), enseignante au lycée, passe d\u2019un homme à un autre, sans jamais se raconter, sans aucun remords.On dirait une survivante qui n\u2019attend rien de la vie, sinon quelques plaisirs charnels passagers, commis en douce à l\u2019étage.Son silence est son langage.«Je suis parfaite, mais à l\u2019envers, dira-t-elle.Au lieu de dire non à tout, je dis oui à tout.» Olga (Sandrine Bonnaire), elle, est une femme \u2022 mortifiée, solitaire, qui prend soin de la maison et de sa fille adolescente (Vahina Giocante) avec une dévotion admirable.Généreuse, elle ne se plaint jamais, ne partage pas ses souffrances.Sa vie est un grand sacrifice.Un homme (André Dussolier) essaie de la charmer, mais c\u2019est peine perdue.Elle a décidé depuis longtemps de se couper de son corps et de vivre dans le passé.Or.comme le croit Olga.« il ne faut pas chercher à arrêter le temps, car sans temps, il n\u2019y a pas d\u2019histoire.» Cette petite vie banale ne durera pas.Le temps finira par s\u2019arrêter définitivement pour l une d\u2019elles.Avec l\u2019esnoir.pour l\u2019autre, que la vi^sc poursuive, meilleure, plus gaie, plus belle, main dans la main avec l\u2019amour.Avec Voleur de vie, Yves Angelo raconte avec une émotion couverte le cri silencieux de ces deux êtres, magnifiquement interprétés par le duo Béart-Bonnaire.La sobriété de sa mise en scène amplifie leur désarroi et leur incapacité à entrer en contact, au-delà de leurs dif- j férences.Le cadre du récit constitue un personm ge en lui-même.D\u2019abord cette demeurbi entourée d\u2019un cimetière, figée dans le soul venir, comme les photos accrochées à sei murs.Puis, cette mer, omniprésente, o] pressante, angoissante, qui ne voit jamais le1 soleil.Le bruit des vagues rythme le rédtj s'ingérant de façon déstabilisante entre lei rares dialogues des deux sœurs fantômes.Un tantinet contemplatif, le film d Angelo intrigue et séduit par cette ambiance étn ge qui en émane.A aborder dans un ét d\u2019esprit disposé à apprécier l\u2019expérie ce.* * * * VOLEUR DE VIE.Drame psychologique réalise par Très Angelo.Prod ,lea\\ Louis Liri.Scén ttvs Angelo et \\ancy Hus- ,< Ion, librement adapte du roman \u2022 Le roi de vie - de Steinunn Sigurbardottir.PI PierreLhommc Dir.art.Jean Baptiste rot.Mont.: Thierry Derocles.Aire Emmt nuelle Béart (Aida).Sandrine Bon (Olga I.Vahina Giocante (Sigga I.Prie (Vann ) André Dussolier (Jakob ) et Æ Marron (Steindor).France 1998.18 thiS Lions Gates Film Au Clap jusqui iSfhrier Internet: innr.rlap qr ca Emmanuelle Béart et Sandrine Bonnaire, les deux soeurs aux liens mystérieux du drame \u2022 Voleur de vie». D 4 LE SOLEIL Les absurdités de la vie L K S A M K l> I 20 FÉVRIER 1900 Pour changer un peu des sempiternels radotages sur Radio-Canada, parlons des absurdités de la vie.Pour en rire, non pour en pleurer ! De fait, je ne voudrais pas attrister votre journée avec des balourdises de fonctionnaires.Car il s\u2019agit de balourdises de fonctionnaires.Pas ceux de Québec, rassurez-vous, ceux d\u2019Ottawa.En début de semaine, TQS diffusait un beau petit reportage signé Luc Grenier sur les péripéties d\u2019un courrier destiné à une résidante de Charles-bourg.Journalistiquement parlant, c\u2019était du na-nane.Le genre d\u2019amuse-gueule que tout reporter adore se mettre sous la dent.Je résume l\u2019histoire à l\u2019intention des lecteurs qui n\u2019auraient pas vu ça : au prétexte qu\u2019elle était mal affranchie ou mal adressée, une lettre envoyée à madame Guay s\u2019est retrouvée au rebut de la Société canadienne des Postes à Scarborough.Là, l\u2019enveloppe a été ouverte, son contenu a été lu et le tout a été réexpédié à sa destinataire.Sauf un menu détail : la lettre contenait trois gratteux de Loto-Québec qui ont été dûment grattés par les indélicats postiers.Voilà l\u2019histoire, une affligeante histoire sur la dépravation des mœurs d\u2019un service public de première ligne.Cette mésaventure est loin d\u2019être banale et pourrait arriver à n'importe lequel d\u2019entre nous.Aussi, donne-t-elle à réfléchir.Bref, voilà de l\u2019excellent journalisme télévisé comme on aimerait en voir plus souvent.Le lendemain, j\u2019ai revu ce reportage au Réseau de l\u2019information.Pas un remake à la sauce radio-tra-lalère ou quelque chose comme.Non et non, c\u2019était le propre reportage de Luc Grenier.Tel quel.Tiens donc.Québécor se serait-il porté acquéreur du RDI ?Pour en avoir le cœur net, j\u2019ai appelé les gens du RDI à Montréal.Qui avaient l\u2019air drôlement contents de pouvoir me donner une pe- tite leçon.Genre : comme ça, monsieur Je-sais-tout, vous ignoriez que TQS était l\u2019un de nos partenaires réguliers ?J\u2019ignorais, mon beau, j\u2019ignorais.Un coup parti à rire de moi, le subventionné, dites-moi plutôt qui sont les autres partenaires réguliers du RDI afin que ce soir je me couche un peu moins ignorant?Les autres partenaires sont Radio-Canada, la CBC et Newsworld, évidemment, toutes les stations de télévision de Cogéco, Radio-Nord, CNN, CBS, TV5, France 2 et France 3, RFO, Euro News, la RTBF et la TSR.La totale, quoi ! Ne manque que Télé-Papous.N\u2019importe quel esprit raisonnable aurait arrêté là cette histoire et on n\u2019en parlerait plus.Ce qui me sert de disque dur entre les deux oreilles a continué de tourner: diable, comment le CRTC peut-il interdire aux salles de rédaction de TQS et de Québécor de faire des coups ensemble et permettre à une société de la Couronne de repiquer librement le matériel journalistique de TQS?Mon prince qui nous gouverne, convenez avec moi qu\u2019il y a de quoi être confondu.La situation est d\u2019autant plus insolite qu\u2019en diffusant le reportage de Luc Grenier le RDI servait en même temps toute une leçon aux juniors du bungalow.Pauvre d\u2019eux, avoir continuellement TQS dans les pattes et se le faire rappeler par leurs collègues du RDI.Parfois, lavie est cruelle! L\u2019interdit du CRTC qui empêche les salles de rédaction de TQS et de Québécor de collaborer est profondément absurde.Et il frise indiscutablement l\u2019abus de pouvoir.Tout ça dans le seul but d\u2019apaiser les craintes de deux ou trois gauchistes de la CSN et de la FPJQ qui, au nom de la li- l Didier Fessou DFess(/u centimètres.L\u2019anesthésie lui a fait perdre la voix.Il a dû annuler tous ses spectacles prévus pour le printemps, il ne s\u2019arrêtera donc au Capitole qu\u2019entre le 2(1 et le 2J octobre.«Ça lui laissera plus de temps pour apprendre ses textes», a subtilement glissé son attachée de presse.Sur le nouvel album de Jean-Pierre Ferland, une chanson porte le titre glace noire.« Mets-en que c\u2019était prémonitoire ! dit-il.C\u2019est curieux, car j\u2019ai ressenti un malaise en l\u2019écrivant.Plus tard, tout seul dans le bois, j\u2019y ai immédiatement pensé.» Ferland a eréé L\u2019amour c\u2019est dTouvrage dans le même esprit qn'Écoute pas ça, son précédent.11 parle de continuité, en faisant une analogie avec le « couple » formé par ses célèbres albums Jaune et Soleil.Écoute pas ça est féminin.L'amour c\u2019est dTouvrage est masculin; c\u2019est l\u2019homme qui parle.Kt l\u2019homme a osé donner à une chanson le titre de J\u2019aime un homme.«C'est la plus belle chanson d\u2019amitié que j'aie jamais écrite, confie-t-il.C\u2019est dur à affirmer: j\u2019aime un homme.Mais ça prenait quelqu\u2019un avec une aussi mauvaise réputation que la mienne pour en faire le titre d\u2019une chanson.» Ce qu\u2019il veut dire, c\u2019est que personne ne pensera qu\u2019il a changé d'orientation sexuelle.Jean-Pierre Ferland regarde dans un coin du restaurant où sont assis Richard Bélanger, Bob Cohen et .Main Leblanc, les musiciens qui ont travaillé avec lui sur ses deux derniers albums.«Je les aime à mort, ces gars-là », poursuit-il.Puis il parle de son grand ami Ubal-do Fasano, qui lui avait jadis donné la musique du Petit Hoi.Il a le cancer.Il approche de la mort.Il y a quelque temps, il a appelé Ferland pour lui dire qu\u2019il venait de composer la dernière musique de sa vie.Il lui a demandé Il a écrit une chanson prémonitoire sur « L\u2019amour c\u2019est dTouvrage » de superposer des paroles, qui seraient en somme des adieux à sa femme.Comme Ferland, Fasano a 94 ans.«J\u2019aime ça dire que je suis un SEXa-génaire », blague l\u2019éclopé, dans une pirouette pour évacuer l\u2019émotion.Calé dans un fauteuil qui camoufle sa marchette, Jean-Pierre Ferland bavarde en souriant doueement, faisant fi des caméras qui crépitent, des autres journalistes qui attendent et des gens qui s\u2019agitent dans la pièce.Lui.il a tout son temps.Il dit que son accident a eu un effet bénéfique: il lui a permis de réentendre son album avec une oreille vierge.«J\u2019envie ceux qui l\u2019écouteront pour la première fois», mentionne-t-il sans vanité.Puis son sourire s\u2019élargit et ses bras s\u2019ouvrent : v\u2019ià Ginette Reno qui s\u2019amène, profitant de son passage au Grand Théâtre pour venir saluer son ami Jean-Pierre.« J\u2019parle de toi dans mon spectacle, lui annonce-t-elle.Il faut absolument que tu viennes ce soir ! » 11 hésite, désigne sa jambe blessée, puis se laisse convaincre avant de se lancer dans le récit de son accident à une Ginette Reno compatissante.Les autres journalistes attendront, l\u2019entourage peut continuer à siroter son vin blanc: Ginette et Jean-Pierre ont des millions de choses à se raconter.LE SOLE'.L PATRICE LAROCHE Ah.ma Ginette ! Jean-Pierre Ferland a eu de la grande visite à son lancement québécois, celle de Ginette Reno.PAM mal économique! \u2022Paiement Automatique Mensuel ^ \"784$ T ifs r; i m ^\ta s FAMOUS PLAYERS IUM» ilANT ÛHAUTE DU SON SMNW miUNCl Frites famous ; Sur présentation de te coupon, achetez t, une portion de frites et obtenez-en une autre de même valeur j GRATUITEMENT! Frites En vente au Cinéma GALERIES DE LA CAPITALE i\tpour une durée limitée.\tI par mois, taxes incluses Livraison 7 jours, par camelot 6HÉJA «.ACiNANT OU (\u2022oi.nr.iN c.i.oiu: va ai'ssi K T M IM JKIIH l 'I >Nt AK l-N MARS ! » lolti* Cittfltn.TUv KEVMQSrB* œwRfGtflfENA \u2022 USBOtlHlf AUMB \u2022 m -Mio 'nGtRALOrWTO\tDENISE WW MVLSON ffiW COSINE\tLffiMAMXAI^ I.TTir XSRi O\t-.¥~twiloft rnnwçAtTf | \u2018sTE-FOYv |f~ PLACE CHAREsT \u2019, [ LAURENTIEN- ~) | ÛOOlîvisÿ | [CINÉMA\u201d\t| '^KESKUC*^ Galeries de la Capitale 12 5401.Boul.des Galeries 628-2455 { HORAIRE DU 19 AU 25 FÉVRIER 1999 MESSAGE IN A BOTTLE (G) v.o.a.digital, tous les jours 13h10, 16h.19h.21h40 ELLE A TOUT POUR ELLE (G) v.t.digital.12h50,15h20,17h40,19h50.22h LES PROS DU COLLÈGE (13+ violence) dolby, tous les jours 15h30, 19h10,21h25\t,\t.\u201e PAYBACK (16+ violence) v.o.a.dolby, tous les (ours 15h10.17h25.19h40.LeTrIglEMENT (16+ violence) v.t.digital.12h30,13M5.14h45.15h40, 17h, 19h, 19h25, 21h20, 21h45\t.LE VIOLON ROUGE (G déc.enfants) v.t.digital, tous les jours 13h10.16h10,19h15, 21h50\t\u201e.VIE DE BESTIOLE (G) v.t.digital, tous les jours 13h, IShIO, 17h15 LE PUISSANT JOE YOUNG (G) v.f.digital, tous les jours 12H35 BLAST FROM THE PAST (G) v.o.a.digital, tous les jours 13h.16h.19h20.UNE ACTION AU CIVIL (G) v.f.tous les jours 19h20.21h55 LE PRINCE D ÉGYPTE (G) dolby tous les jours 13h20 IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN (13+ violence) v.f.13h30.16h50, ELIZABETH (G) v.f.digital, tous les jours 13h40.16h20.19h10.21h40 SHAKESPEARE IN LOVE (G) v.o.a.digital, tous les jours 13h30.15h50, 19h15.21h45 Ste-Foy 3 2500.Boul.Laurier 656-0592 HORAIRE DU 19 AU 25 FÉVRIER 1999 UNE BOUTEILLE À LA MER (G) v.f.sam., dim.13h10,16h, 19b, 21h45: yen.et lun.à jeu.19h.21h45 ELLE A TOUT POUR ELLE (G) v.f.sam.dim.13h20.19h10; ven.et lun.a ^ jeu.19h10\t,,\t, ,\t\u201e LES BOYS (G) sam., dim.13h40,19h20; ven.et lun.a jeu.19ri20\tS SAVING PRIVATE RYAN (13+ violence) v.o.a.sam., dim.15h35.21h20: yen.et lun.à jeu.21h20 LE REGLEMENT (16+ violence) v.f.sam., dim.16h35.21h55; ven.et lun.a jeu.21h55 J y\tjp- JJ J ^ JJ J\u2014I TT.î CONSULTEZ LES OUIOES HORAIRES DES CINÉMAS GARB centrale -,\tversion française\t\u2014\u2014 ïî^iîia miioo c À L\u2019AFFICHE ! ÜTe CLAPl ¦\t./v *\t/v ¦ \u2019 ¦ » ¦ ¦\t* I Ci 1EISJM i 8 il IVIEILLEUM1 J%gitf \u2022\u2022\tt**»\u2022\u2022***»\u2022\u2022 NOMINATIONS PRIX .HJTRA Mi:ii i i:i it mi ni .1/,-///.-.«t-.- ritnllmtiliitn »»»»\u2022«/«/»»»\u2022 nrlftlnnlr \u2022?\u2019 JOHN Ewmv TW \u2022 «rc GrI'EIH \"JH* ! X- ûF.iW»- 'Y .I ; ¦ A2 rUE.-.1Y¦ I \u2019\u2022\t«\t*¦ ' ¦ \u2022V ».B\tr\t-\t- - VKKSK)\\ FRANÇAIS» À L'AFFICHE! -VMWJU* PLAVtW*-, GtlEHItl M IA Ct*T*U | LE CLAP 13 FILM û\tDES RENDEZ-VOUS DU CINEMA QUEBECOIS eau-Dalpe ouchard Y U RI YOSHIMURA-GAGNON ET CLAUDE GAGNON PRÉSENTENT UN FILM DE FRANÇOIS BOUVIER .Alex Ivanovici Patrick Thomas Maude Gionet Robert Toupin Sylvie Legault Marc Gélifias Roger Léger Mathieu Beaumier Cédric Pépin François Bouvier « Marc Robitaille rS2i.Marc Robitaille ~'.m::n.V .Allen Smith Claude Beaugrand .Normand Mercier .S;.Jean-Baptiste Tard blrtl\tfQ*'\t~\u2014 Michel Rivard \u2014.André Corriveau \u2014E'.';* Martine Beauchemin Le supermarché de AUI!! 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Pour les 14 chansons qu elle a composées, elle n\u2019a pas utilisé de mots raffinés, ni cherché midi à quatorze heures des mélodies originales.T\u2019es jamais partie, par exemple, qu\u2019elle dédie à Anita, sa grand-mère défunte, elle l\u2019a écrite en deux minutes, pourquoi s\u2019en cacherait-elle.«J\u2019ai tellement tripé, que je pense juste à recommencer», lance-t-elle, dans un vingtième élan d\u2019enthousiasme en une demi-heure.On l\u2019imagine aisément, entourée de son banjo, de sa mandoline, de ses guitares, de ses scies et de ses percussions, en train de se familiariser avec la console 32 pistes que sa compagnie de disques lui avait louée.«Quand on m\u2019a demandé si je me sentais prête à écrire, je n\u2019avais rien, sauf une chanson composée du temps des Frères à Ch\u2019val, ra- conte-t-elle.J'ai travaillé par impul sion, en improvisant beaucoup.» NEVEU DE LANGEV1N Mara a reçu de l'aide, bien sûr La première personne qu\u2019elle mentionne, c\u2019est le guitariste Olivier Langevin.le petit-neveu du poète Gilbert Langevin.« Son oreille me réjouit», dit-elle de ce musicien qui n\u2019avait que 18 ans quand il a commencé à travailler avec elle.Yves Desrosiers lui a aussi donné un solide coup de main musical.il est le père de son enfant de trois ans.L\u2019essentiel de l\u2019album enregistré au chalet de Fred Fortin Victor, et un « ex » avec lequel elle a gardé de bons contacts.La majorité des chansons du Chihuahua ont été enregistrées au chalet de Fred Fortin, qui s\u2019est mêlé des arrangements.L\u2019album de Mara Tremblay emprunte de multiples directions.Tantôt rock, souvent country, parfois carrément psychédélique.Le Chihuahua traite de tous ces thèmes propres à une jeune femme de 29 ans : l\u2019amour, la peine, le désir.la mort, la maternité et la recette du spaghetti./ mer.7 avril\t\tMontréal jeu.8 avril\t\tMontréal ven.9 avril\t\tMontréal sam.10 avril\t\tMontréal ¦un.12 avril\t\tQuébec mar.13 avril\t\tQuébec mer.14 avril\t\tRimouski jeu.15 avril\t\tJoliette sam.17 avril\t\tShawinigan dim.18 avril\t\tMoncton mer.21 avril\t\tGatineau jeu.22 avril\t\tVal-d\u2019Or ven.23 avril\t\tAmos sam.24 avril\t\tRouyn-Noranda \t\t¦ \t\t IUSIQUE si mte iBilletecti LE SOLEIL spectacle soio e invitée SOPHIE ANCÜL Il avril, 20 h 28 avril, 20 h V supplémentaire BILLETS EN VENTE DÈS MAINTENANT FRANCE FILM présente une produclion Itlïf-HMÉHIÜIU \u2022COUP DE COEUR.Une oeuvre séduisante!» Odile Tremblay-LE DEVOIH \u2022EMPORTE-MOI est le film le plus ACCESSIBLE, le plus VIVANT, le plus GÉNÉREUX de Léa Pool » Eric Fourlanty-VOIR \u2022Karine Vanasse : d'une profondeur, d'un dynamisme et d'une sensibilité renversants.QUELLE COMÉDIENNE ATTACHANTE b Louise Blanchard-LE JOURNAL DE MONTRÉAL \u2022KARINE VANASSE : BRILLANTE, LUMINEUSE.» Minou Pétrowski-RADIO-CANADA \u2022MERVEILLEUSE ET IMPRESSIONNANTE PERFORMANCE de Karme Vanasse dans le rôle de Hanna.» John Gntfin-THE GAZETTE \u2022SUPERBE, certainement LE MEILLEUR FILM de Léa Pool.» Virginie Krysztosiak-ELLE QUEBEC «Karine Vanasse est une ACTRICE FABULEUSE.Un film très maîtrisé.J'ai beaucoup aimé.» Nathalie Pétmski-CKAC ,jj£» ^ COMPETITION OFFICIELLE 4Be FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM OE BERLIN f\t1999 'm | ' .*\u2022\u2022\u2022#\u2022 Æ&ÆssrmÈr1 ;Jg.- r-v US\u2019HIM PRODUIT PAR LORRAINE RICHARD\t1\t[I || avec KARINE VANASSE MiKI MANOJLOVIC PAPALE BUSS1ERES ALEXANDRE MÉR1NEAU NANCY HUSTON wwwtmpQrtt*mECTEuns «msTiçucs DAWN B0BR0WSKA AMÉLIE BOUCHARD H GRACE WADDINGTON B.oinccrEuns oc 1 xnimaton ALBERT HANAN KÀMINSKI et ÀRPÀD SZABÔ musique comfosEe et wjlnœment muskx GREAT BIG MUSIC INC.TOM THORNEY TIM THORNEY PETER COULMAN BRENT BARKMAN CARL LENOX bExusateup RAYMOND JAFELICE Une coproduction Canada \u2022 Fiance - Allemagne v>- ALLIAMCE VIVAFILM 7 NOMINATIONS AUX OSCARS'\" TVfEILLEUR II ElVf MEILLEUR FILM ÉTRANGER \\f III l.lùl\u2019K ACTEUR - Kolai-rto Itciiix\u20191* Mi ll I I I'lt KI.AI.ISATEUK - Kolaerto Ml II I I I'M SCENARIO \u2022 Mi ll I I CK MON lAl.l Mlll.l F.UKI I KAMI SONOMI (IMtAMAI 14)1)1 > « UN FILM ÉMOUVANT.QUI A SÉDUIT LES FOULES ET ILLUMLNE LE CIRCUIT DES FESTIVALS! » Mkk«l flteman, 'l'assooatfit prns de lot Arçdnj « LE MEILLEUR DE LA CUVÉE 98 ! » Vomuad Prowitôer LE SOLEIL |« MON FILM PRÉFÉRÉ DE LANNÉE.DE LA DÉCENNIE ! » Dittiv Martel ]0UR\\AL DE QUEBEC ___________________ ELLE A TOUT POUR ELLE A TOUTES LES CHANCES DE SEDUIRE LES JEUNES D\u2019AUJOURD\u2019HUI ! Une^omédie divertissante ! » \u2022wmiammmwBra\u2014r « LA COMEDIE ELLE A TOUT POUR ELLE A VRAIMENT TOUT POUR ELLE ! » giamamm» \t\t\t 4 Q IMOIVHIMATIOIMS 10 AUX OSCARS- MEILLEURE ACTRICE - Gwyneth Paltrow MEILLEUR ACTEUR DANS UN RÔLE SECONDAIRE - Geotlrey Rush MEILLEURE ACTRICE DANS UN RÔLE SECONDAIRE - Judi Dench GAGNANT- 3 PRIX AUX GOLDEN GLOBE \" ¦= a ¦ rvsi MEILLEURE ACTH ICE Owynath Paltrowf fvir il a ronn sccFimafiio UN NOUVEAU FILM DE ROBERTO BENIGNI Freddie Prinze Jr.Rachael Leigh Cook version française de She's at! th Mattfiew JodilyR Ust» iMety\ti kima lifanl OM Raymond WJonc PagÉ^^i , U^iNflEN pur CMAllITriiCINÉMA'Ü^À L\u2019AFFICHE l| BAIE COME A Ik' WVItÜT W LtHir/ ' \"'T 1 COW»ULT«Z LA CMWOWOUe CIWjWA Ou JOUWF4AL\tCUAP PPÎfï1-\u2014i ri*3 cnputUAor de lévis\u2014, -famous players-.I PLACE CMARE5 VI [CINlMA UDO^l MURW Ht U CAPITMI^ -CP4ÉMA STGEOROES-, I-CINÉMA LUMltPE-, ,-FAMÇAXS PLAYERS-, W ,-CINÉMA ST OCOnOCS-, |-CINÉMA LUDRÉRé-, ,-FAAAOUS PLAYERS-, ST-GEORGES DE BEAUCE^j STE-MARIE DE BEAUCE/I IS T E - F OY^l ___\tA\t#A#vra*aaivra«i «\tjwa ara r IFjf UA PSTVAi I E _ ¦A\tCONSULTEZ LA CHRONIQUE TUET^nniT ut-iSH ll-^l L\u2019AFFICHE I CINÉMA DU JOURNAL THETFORD MUESLI GWYNETH JOSEPH GEOFFREY PALTROW FIENNES RUSH COLIN BEN n JUDI FIRTH AFFLECK DENCH HAKESPEARE LT IUL1ETTL V.française « SHAKESPEARE IN LOVE M pi\t^ mm» [LAURENTiINv'] fp[*rcHte ® A L\u2019AFFICHE ! ^tMowru CONauire/ LA CHRONIOUe CINÉMA DU JOUWN*4 LE SOLEIL L K SA M K IM 2 0 K K V IM K H 19 9 9 1) 9 E La France clans t< ses « États » Le doux vent de la voix d\u2019Isabelle Boulay souffle sur l\u2019Hexagone Fiiançoi.s Simard Le Soleil I Ql JÉBEC \u2014 l'no douce chaleur a balayé l\u2019Hexagone depuis quelques semaines, provoquée par un vent de la (iaspésie soufflé à travers les États fi\u2019aruour A'IsabeWe Boulay.Même Serge Lama n'a pu résister.La Gaspésienne a fait chavirer Le Québec avait déjà succombé à la belle Isabelle et à son album coup de cœur dont plus de 110000 copies ont été vendues près d un an jour pour jour après sa sortie.Forte de cette réussite et appuyée par la puissante machine de V2 Music, fondée par 1 ex-magnat de Virgin Records, la chanteuse est en voie de «casser la baraque» chez nets cousins.«On est toujours surpris lorsque les choses fonctionnent aussi rapidement.1 ai habité trois ans à Paris pour Star-nunua mais à ce moment-là, tout ça me semblait inaccessible.Je suis très fière de tout ce qui arrive », explique-t-elle, fraîchement débarquée d\u2019avion pour partager les bonnes nouvelles qui ne cessent de s\u2019accumuler depuis novembre, mois où elle avait frappé un grand coup lors d\u2019une courte prestation devant le gratin de l'industrie musicale française et 70 journalistes.Le simple Je t\u2019oublierai, je t'oublierai lancé depuis à peine deux semaines a déjà trouvé 42000 preneurs et le vidéo est en forte rotation sur MO, le Musique Plus français.Voilà qui est de bonne augure pour l\u2019album qui devrait prendre le chemin des disquaires le 9 mars.«(,a me fait tout drôle quand je me promène dans les magasins et que je vois les étalages avec mes disques.Chez Virgin, ils ont placé une grande photo et une grosse pile de CD qui se retrouve aux côtés des Mariah Carey et Whitney Houston.C\u2019est spécial », lance la chanteuse.A travers l\u2019inévitable tourbillon de promotion l\u2019ayant menée dans plusieurs radios et sur les plateaux des grandes émissions de variétés françaises, la Gaspésienne a fait chavirer le cœur d\u2019un grand gamin, et pas le moindre Participant à I emission La Fureur \u2014 (\u2018h oui ! la même Fureur, Vé-ro en moins et quelques millions de téléspectateurs en plus \u2014, Isabelle Boulay a été invitée à interpréter D\u2019a ventures en aventures avec Serge Lama.«La veille, il m\u2019a téléphoné mais je ne l\u2019avais pas reconnu.Quand il m'a dit c'est Serge Lama, je me suis dit \u201cOh mon Dieu !\u201d Sur le plateau, il m\u2019a prise dans ses bras et m\u2019a dit qu\u2019il trouvait ma voix magnifique.C\u2019est un homme très généreux et pas du tout difficile d\u2019approche.C\u2019est comme un trésor parmi toutes les autres belles choses qui m\u2019arrivent.» Ce coup de foudre la conduira sur les planches de l\u2019Olympia.du 2(1 au 25 mars, où Lama l\u2019a invitée à le rejoindre pour interpréter à nouveau D'aventures en aventures, mais aussi Jet \u2019oubl ierai, je t'oubl iera i, accompagnée par les 60 musiciens de l\u2019Orchestre philharmonique de France.Mais c\u2019est en mai qu'arrivera le grand test alors qu\u2019elle partagera son spectacle États d\u2019amour avec le public français, s\u2019installant les 3 et 4 au théâtre Dejazet, une salle de 700 places dans laquelle plane le fantôme du grand Léo Ferré.«C\u2019est le premier théâtre où j\u2019ai chanté le cœur d\u2019un grand gamin, Serge Lama à Paris en 1992.J\u2019ai de très bons souvenirs de cet endroit qui possède beaucoup d\u2019âme», explique la chanteuse, ajoutant qu\u2019elle rêve à « son Olympia pour elle toute seule » d\u2019ici ia fin 99.VffiRATRICE Isabelle Boulay vibre de passions.Passion de son métier, mais surtout passion des auteurs qui lui donnent la chance d\u2019interpréter des chansons auxquelles elle s\u2019identifie.Après Richard, Zazie, Tahra et tous ceux ayant participé à Etats d'amour, la Gaspésienne a passé des commandes notamment à Cabrel, Corcoran et Rivard.Ce dernier lui a d'ailleurs fait vivre un de ses plus beaux moments, en décembre, lors des spectacles Isabelle fait une scène au Théâtre Saint-Denis à Montréal.«J\u2019ai eu la chance de chanter Z,e retour de Don Quichotte seule avec Michel au piano.C\u2019est, dans mon livre, une des plus belles chansons jamais écrites et je me suis sentie très privilégiée.» Ce spectacle auquel se sont greffés plusieurs invités sera d\u2019ailleurs repris aux prochaines FrancoFolies de Montréal.Ft le Festival d\u2019été?Le gérant d\u2019Isabelle, Joselito Michaud, se veut discret, se contentant de dire que des négociations ont lieu, mais pas nécessairement pour ce spectacle.Passionnée mais aussi ambitieuse, les yeux de la chanteuse s\u2019illuminent lorsque le nom Daniel Lanois, dont elle interprète The Messenger en spectacle, est évoqué.«Je rêverais de faire un jour un album avec lui.C\u2019est une de mes idoles.C\u2019est un grand réalisateur, mais également un grand compositeur.» Même si un disque dans la langue de Shakespeare fait partie de ses plans, ce ne sera pas avant quelques années.Dans l\u2019immédiat, Isabelle Boulay préfère se concentrer sur son printemps en France et sur les quelques spectacles à venir au Québec.Le prochain album risque d\u2019être un « live» qui pourrait voir le jour à la fin de cette année ou au début de l\u2019an prochain.Pour le prochain studio, ce ne sera pas avant 2001.Mais pour l'instant, elle goûte le fruit de ces 10 années où elle a lentement appris à apprivoiser les différentes facette de son métier, en faisant aujourd'hui une chanteuse d\u2019une grande maturité malgré ses 25 ans.« Avec le recul, je considère que ça ne pouvait se passer mieux que ça.J\u2019ai encore beaucoup à apprendre, mais je suis privilégiée d\u2019être supportée par une équipe comme V2.Pour eux, je suis dans les projets prioritaires et ça paraît.» Avec toutes les belles choses qui lui arrivent, nul doute qu\u2019Isabelle sera dans un bon état d'amour lorsqu'elle se présentera les 17 et 18 mars à la Salle Albert-Rousseau.D autant plus qu\u2019elle ne fera saucette au Québec que pour ces deux concerts.\u201e.s.à Isabelle Boulay IE SOEEU STEVE OESCHÉNE' L'Équipe Spectra présente 0 Mot» M T tir »¦ v* 21:29:30 SALLE ALBERT-ROUSSEAU EN VENTE MAINTENANT 659-6710 IBilletectil LE SOLEIL LE GROUPE DE L\u2019ANNÉE '£> O /® Métropolitain lis mlin tlu Capitole 23 avril SI 1 Bq «r- * î Epr^ - - \u2022 o ^ - 4:\u2014 EN VENTE MAINTENANT ! BILLETS EN VENTE AU CAPITOLE DE QUÉBEC ET SUR LE RÉSEAU BILLETECH AU 694 4444 (Ext.de Québec 1 800 2619903) S ' - m l < «tir!* MHi % c: A IMTO I E LtSOIH.-Si o\tE *4 nUe)sl ROmÉO et jULlETTE nSHAKISPIARE nwoiicnoim NORMAND CHAURfm fr**'*'\tmi» Matai)! MARTINE BEAUINE wi ISABRM BIAIS.DANNY GIlMOftf.IDUISf P0RIA1.GIRARD POIRIfR.GABRIFISABOURIN ROBERT LAlONDf.ANNLMARIE CADIfUX.JEAN MARCHAND.CLERMONT JOLICOEUR.DAVID BOUTIN fi ClADOf IfMIfüX.PAU1DOUCET.ERIC BERNIER SYIVAIN BllANGER MAAÏIIOESGAGNÉ, JEAN ROBERT B00R0AEE HUGUES EOATIN PRIIIPPE1AMBERT DIEGO EHORNTON MARIE CANÎIN \"\"STEPHANE ROY \"\"MEREDITH CARON 'C-\u201c!MICHE1 BEADUED \"»CIAUDEIAM0IHE JACOUES ROY TS HDY PHONG OOAN ** * ANGELO BARSET1I \u201c\u2019\"\u2018'lUC \"\u2022\"CYBElf PfRRUOOfS AllAIN BOY 9 mars à 20h corr»P'e' 659-6710 SRC-jff LE SOLEIL A I I I A I 15 I F ROlJSsl |) LK SAMEDI 20 FÉVRIER 1999 D 10 LE SOLEIL Le bonheur, pour Daniel Taylor, c\u2019est un auditoire comblé y Rabais^ de 25^\t> A l'achat d'un billet de ce spectacle, procurez-vous un billet i 19.50$ pour rates, de PPS .Dame, le 4 mars .\\ (Irais de servicay£ en susi ^ak rythme est frénétique et ne ralentit jamais.Une réalisation majeure.» The Japan Times.Tokyo LA LA LA jfsorti i , w ¦ Ll w emeîîîj EdouardcHméGMpm ü GHbUKi'l* 23 février 1999, 20h Grand Théâtre de Québec \t\t \t\t Québec::\t^\tLE SOLEIL\tSRC if*1 déclin de la famille américaine - toute une ^^Vallerond, CBV\t(\t^ ^ dentrocte.» i \\ J'aurais sounaiTe h « P°f tene h\u201cf°,ün IMAX3D AA.AUSSI À L'AFFICHE LES GRANDS CLASSIQUES IMAX* Everest S ü P 11 SPEEDWAY MER SANS FRONTIÈRES ¦MAX\u2019 LE THÉÂTRE -;\u2014-\u2014 A Québec- AUX GALERIES DE LA CAPITALE (418) 627-4688 www.cinemaxquebec.qc.ca 49197^0222 LF SOLEIL D 12 §, LK NAM KIM 2 U KEVKIKK 1 9H9 CRITIQUE Lumières sur les ténèbres La Bordée relève le défi des Frères Karamazov Jean St-Hilaire Le Soir il QUÉBEC \u2014 L\u2019entreprise était risquée.On prétend voler avec l'aigle, et on se «\u2018trouve dans la broussaille à faire couïc ! et couac.La Bordée a relevé le défi.Le metteur en scène Reynald Robinson et sa bande montent vers Dostoïevski et tiennent cap et altitude par leur sens des réalités, la simplicité touchante de leurs moyens scéniques, leur indifférence à l\u2019illusion bonbon et, surtout, leur jeu décidé, nourri et comme illuminé par l\u2019aura colossale de l\u2019œuvre.Cent vingt ans après le roman, 88 ans après son adaptation à la scène en cause ici, celle de Jacques Copeau et Jean Croué, quel intérêt de monter Les Frères Karamazov ?Avouons qu\u2019il est nul.si tant est que l\u2019intérêt supérieur de l\u2019humanité n\u2019est que rhétorique sans substance ni avenir.Mais on le voit, on le sent ici.ce qui manquait à la paix intérieure des hommes du XLX' siècle manque à celle de leurs suivants du XX'.Les questions fondamentales restent les mêmes.La pensée politique, la technique et l'art ont prétendu remplacer Dieu, mais en ont-ils seulement égratigné le mystère ?La frontière entre le bien et le mal et les limites de nos agir, liberté et responsabilité restent aussi nébuleuses qu'alors.Or donc, c\u2019est tout sauf perdre son temps que de tendre l'oreille au tumulte intérieur des personnages de l\u2019enfer des Karamazov.Dostoïevski regarde droit au fond de l ame humaine ; qu'il ait vécu au XIX' siècle est accessoire, sa lucidité est prophétique.Prenons-en seulement pour preuve la scène finale, remarquablement rendue dans ce spectacle, dans laquelle Smerdiakov.figure du petit peuple méprisé.met en lumière de façon aussi diabolique que magistrale les contradictions d\u2019Ivan, l\u2019intellectuel des «temps nouveaux».Écrite dans une langue policée, l\u2019adaptation a pris un peu de vieux, mais elle n\u2019est certes pas dissipée.Quant à elles, les coupes qu\u2019y a pratiquées Robinson ne nous font rien perdre de la substance de l\u2019histoire.On retrouve donc le brutal et jouisseur Fédor Karamazov, ses trois fils incarnant chacun une vision de l\u2019existence, la fière Katherina, la volage mais désespérée Grouchen-ka, le misérable Smerdiakov, épileptique, comme Dostoïevski.Sainteté, dépravation, rivalités amoureuses, pa-ricide, culpabilité, rédemption par la souffrance.Les extrêmes de la destinée sont mis en jeu ici et on sera bien avisé de ne pas y voir le fait de quelque fiction forcénée.Dostoïevski a vécu un simulacre d\u2019exécution, ce en quoi il a été plus chanceux qu\u2019un de ses frères.Il a aussi connu le bagne et son père, homme très dur, est mort assassiné par ses serfs.Reynald Robinson a choisi la simplicité et le dénuement.11 a pris ses distances de i\u2019anecdotisme du drame en gardant ses acteurs à vue, que la situation du moment les engage ou non.Assis de part et autre de la scène, ceux-ci, quand ils ne jouent, assurent l\u2019environnement sonore, purement acoustique.Le recours répété à l\u2019éclairage naturel souligne sans ostentation le «métacon-flit » de la pièce, à savoir le combat entre la lumière et les ténèbres.Le décor repose sur trois signes majeurs.Sous un portique, manière de ea- Ce qui manquait à la paix intérieure des hommes du XIXe siècle manque à celle de leurs suivants du XXe dre du drame, un praticable, nu hormis une petite table et quelques chaises.A l\u2019arrière, suspendu, le gros fragment d\u2019une icône du Christ, miroir du harassement des personnages.Et tout autour, y compris au sol, des tentures d\u2019un rouge concupiscent : culture et morale tiraillées par la nature.De ces Karamazov.Robinson a fait le mi-crosme d\u2019une humanité pécheresse et inquiète.Sa direction d\u2019acteurs est irréprochable.La distribution prend le temps de faire les choses.Changements subits d\u2019humeur, va-et-vient entre exaltation et détresse sont marqués avec naturel.Marco Poulin campe un Dmitri profond, émouvant et saisissant de vérité.Admirable ! Jean-Sébastien Ouellette fait un convaincant dandy déçu d ivan, cependant que Normand Da-neau communique à .Aliocha, le benjamin des Karamazov, la candeur et la retenue attendues de cet aspirant à la sainteté.Evelyne Rompré interprète une fantasque et désespérée Grouehen-ka des plus expressive, tandis que Nadine Melo-che barde judicieusement d\u2019orgueuil sa Katherina.Enfin, dans cette équipe où personne ne cafouille, le Smerdiakov compact et troublant d\u2019un Denis Lamontagne ne saurait passer inaperçu.Un spectacle direct, convaincu et intense livré sans fausses complications.À la Bordée, vite.Surtout les débordés.LES FRÈRES KARAMAZOV, texte de Jacques Copeau et Jean Croué d'après Doestoïerski.Mise en scène de Reynald Robinson.Avec Normand Daneau, Denis Lamontagne, Michel Lee, Nadine Meloche, Jean-Sébastien Ouellette, Marco Poulin, Jack Robilaille, Evelyne Rompré et Fabrice Tremblay Asssitan ce à la mise en scène d\u2019André Guérin, scénographie et accessoi /es de Monique Dion, costumes et maquillages de Lucie Larose, éclairages de Louis Marie Lavoie et musique de Fubhrive Tremblay Une production de la Bordée rue mercredi.À t'affiche jusqu'au 13 mars.LE SOLEIL PATRICE LAROCHE if - ¦ % if!» Normand Daneau (Aliocha) et Jack Robilaille (Fédor).%., % iiLcrmaiiière diveà ' Ç T f F | f L\u2019An war, toujours l\u2019amour 24 février 1999 à 14 h au Grand Théâtre de Québec Yves Cantin, tenor Véronique Labranche, soprano coloratura Nicole Delisle, piano 10 S, taxes et frais de service compris Billets disponibles â la billetterie du Grand Théâtr seulement ou par téléphone au (418i 643-8131 Une copttxluciicn du Grand Théâtre de Québec
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