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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier S
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1999-03-25, Collections de BAnQ.

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[" TOURISME LA FIÈVRE DU VOYAGE, ICI ET AILLEURS S 6 LE QUOTIDIEN DE 2KB f /y*.:- QUEBEC, LE JEUDI 25 MARS 1999 Véronique Côté Cégep F.X.Ganieau « La course destination monde » : ceux qui restent u bout des doigts, on serre la main trop froide.Du bout des lèvres, on tente un bouche-à-bouche aussi vain que sincère, on chuchote « reviens », on récite ses prières.Du bout des yeux, on soutient le regard qui tranquillement s\u2019éteint \u2014je ne peux pas te sauver.La Course destination monde agonise, et j\u2019écris pour dire l\u2019immensité du départ, et j\u2019écris pour nommer l\u2019absurdité du naufrage, et j'écris puisque tout ce que je peux ten- ter se trouve ici, un peu d\u2019encre sur du papier sale, un peu d\u2019inutilité jetée à la mer.Tans pis: je demande un miracle.Le dimanche 21 février dernier, l\u2019animateur Pierre Thérrien révélait en ondes que la présente saison de La Course serait la dernière.L\u2019annonce s\u2019est faite sans grand bruit, à la toute fin de l\u2019émission \u2014 et depuis, tout le monde a adopté ce ton résigné qui ne mène nulle part et qui tue dans l\u2019oeuf tout sursaut de vie.On a dit un peu partout qu\u2019il fallait s\u2019y attendre, que la formule avait mal vieilli, et que les moyens de découvrir le monde ne manquaient plus de nos jours.Foutaises.Il ne fallait pas s\u2019y attendre: c\u2019est d\u2019ailleurs peut-être un peu parce qu\u2019on s\u2019y attendait tellement que tout ça est arrivé.Ensuite, la formule était tout sauf usée, et ce n\u2019est pas bêtement le monde qu\u2019elle nous donnait à voir: c\u2019était les gens qui marchent dessus.Qui courent autour.Et ce monde-là représente un territoire in- Voir COURSE en S 2 ?Emploi : preneur de notes Joignez l\u2019utile à l\u2019agréable, tout en rendant service QUÉBEC \u2014 Si vous fréquentez le campus Charlesbourg, les cégeps Lévis-Lauzon, François-Xavier-Garneau, Limoi-lou, Sainte-Fby ou l\u2019un des 17 autres cégeps publics de l\u2019Est du Québec, vous croisez probablement un preneur de notes à tous les jours.ITeneur de notes.Ce terme ne faisait pas partie de mon répertoire d\u2019emplois avant la session d\u2019hiver 99 et, pire encore, je n\u2019étais même pas au courant que cela existait dans mon cégep.Comme je n\u2019étais pas la seule dans cette situation, j\u2019ai décidé de faire connaître ce travail qu\u2019effectuent environ 200 à 250 jeunes de l\u2019Est du Québec.Cet emploi est strictement réservé aux étudiants, car il consiste à prendre des notes durant les cours.Ce service s\u2019adresse à des élèves ayant une limitation auditive, une déficience motrice et neurologique ou des troubles d\u2019apprentissage.Mais attention ! Ne devient pas preneur de notes qui veut! C\u2019est l\u2019étudiant utilisateur qui choisit son preneur de notes officiel et un substitut dans les cours où il en a besoin.La sélection est simple : les quelques élèves intéressés lui remettent leurs notes lors du premier cours et il choisit celles qu\u2019il préfère.Comme tout emploi, celui-ci comporte des normes.Les notes doivent être écrites sur des feuilles spéciales, semblables à du papier carbone ; on doit éviter les phrases incomplètes, le manque d\u2019espace et de marge ainsi que les écritures trop petites.On privilégie cependant les exemples concrets, les abréviations courantes et les Natacha Veilleux Cégep de Sainle-Ftrg Voir NOTES en S 2 ?LE SOLEIL GILLES FRECHETTE Marie-Hélène Quesnel et Julie Guérin.Les nouveaux canotiers -\u2014\u2014- LE SOLEIL JEAN-MARIE VILLENEUVE L\u2019equipe Volvo, dont fait partie Félix Grenier, du cégep de Sainte-Foy, s\u2019est offert un petit coup de pratique sur les Plaines avant la grande course en canot du Carnaval, en février dernier.Qualifiée de sport extrême, la pratique du canot de glace est également un signe de la survie d\u2019une tradition typique au Québec.Félix nous dresse en bref rhistoire du canot de glace et nous raconte son expérience de « canotier professionnel ».À lire en page S 8.Gabon : choc culturel NDHL:Nous publions ici le dernier témoignage des quatre jeunes diplômées en design de mode du Collège Notre-Dame-de-Poy parties enseigner au Gabon.Libreville.Gabon \u2014 Déjà six mois en terre africaine ! Six mois de découverte et de développement de soi ; six mois qui nous ont fait réfléchir, autant sur notre personne que sur l\u2019histoire du monde.Six mois d\u2019apprentissage et d\u2019enseignement.Durant tout ce temps nos humeurs ont eu des hauts et des bas.l\u2019as toujours facile, la vie loin des siens.Mais on s\u2019y fait ! On s\u2019adapte ! On s\u2019organise ! Nous sommes quatre et nous resterons quatre ! Quoiqu'il arrive ! Chacune a sa perception des choses.C\u2019est par ce dernier article que nous vous faisons parv enir un peu de nos impressions.Sylvie Jobin : Le 4 octobre 1998, l\u2019avion commence à rouler tranquillement sur la piste de dé- part.Il prend de la vitesse.Je regarde vers l\u2019aéroport, des larmes coulent sur mes joues à l\u2019idée de quitter ma famille et mes amis.Ça y est ! L\u2019avion décolle ! Je me dirige vers le Gabon, un pays dont j\u2019ai tellement entendu parler ! Mon premier mois à Libreville fut difficile.L\u2019éloignement m\u2019a rendue très triste.Peu à peu cela s\u2019est apaisé et a laissé place à la découverte.Tout est si différent: la culture, le mode de vie, la nourriture et les endroits merveilleux.Au cours des vacances de Noël, nous avons visité Lambaréné, Gabon, à trois heures de Libreville.Nous y avons fait un tour de pirogue sur les lacs de l\u2019Ogooué.C\u2019était magnifique ! J\u2019avais l\u2019impression de rêver.La forêt était très dense.Il y avait des endroits où les arbres étaient si grands qu\u2019ils formaient un toit sur notre passa- Voir GABON en S 2 ?Et pan! dans les pieds ! Christine Co.mkau Cégep de Sainte-Foy «Le système éducatif est le lieu où l'on devient soi, donc où l\u2019on devient membre d'une collectivité; celle-ci doit en avoir la maîtrise.» Albert Jacquard Fin février 1999.Au Petit Séminaire de Québec, mes amis, entre la vie, le théâtre et leur école à sauver, doivent en plus trouver le temps d\u2019étudier.Plusieurs d\u2019entrent eux bûchent au Bac international (B.I.) et « diantre pourquoi je me suis inscrit dans ce satané programme ! » La réponse est simple: pour rien.Un étudiant du cégep Sainte-Fby me disait il y a peu: « Ah, ta-barouette, ce que ça m\u2019énerve ce foutu B.I.! Et d\u2019abord, s\u2019il est si bon que ça, leur programme, pourquoi ils ne l\u2019offrent pas à tout le monde ?»D est vrai que de tels programmes n\u2019ont aucune raison d\u2019être et constituent en soi une injustice sociale.Il est temps de mettre fin à cet élitisme aberrant.Continuons sur notre lancée en éliminant tout à fait les cours de formation complémentaire.Au nombre de quatre en 1967, ils sont passés à trois en 94, puis à deux en 95.Considérant que la majorité des étudiants du cégep changera de programme au moins une fois, ces cours s\u2019avèrent totalement superflus.Il faudrait aussi remplacer les prétendus cours de littérature par des cours de préparation à l\u2019épreuve uniforme en français.Malgré la normalisation des notes, des étudiant continuent d\u2019échouer cet examen ! De loin plus profitables, ces cours devraient inclure, au premier semestre, une révision de l\u2019alphabet afin de s\u2019assurer qu\u2019il est bien maîtrisé par tous les étudiants.Augmentons le nombre d\u2019étudiants par groupe-classe.Nous éviterons que les enseignants perdent un temps précieux à créer des liens privilégiés avec quelques élèves, tout en sauvant de l\u2019argent.Continuons à valoriser les diplômes d\u2019études professionnelles et à créer des techniques dans les domaines qui offrent le plus d\u2019emplois aux jeunes.Nous proposons d\u2019ailleurs d\u2019instaurer une technique en gestion de caisses enregistreuses chez McDonald et un DEP en design de site internet porno.Fermons le Petit Séminaire, institution tricentenaire.Suivons le gouvernement qui nous crie: en avant ! Et pan ! dans les pieds ! (Ouille ! crie le Québec) Séminaire, institution tricentenaire collège MER ICI 755, chemin Saint-Louis Québec (Québec) GIS ICI www.college-mcrici.qc.ca - Enseiqnement en français et en anglais Pour étudier l'évolution des civilisations 100 % de nos diplômés 1998 en Sciences sont admis à l'université Pnom INTERNATIONAL - Pour apprendre dans une perspective mondiale Pour apprendre avec la complicité des professeurs Pour comprendre l'activité humaine dans le temps et l'espace Pour bénéficier d'un encadrement privilégié favorisant la réussite Pour avoir la chance de donner le meilleur de sol-méme Pour entreprendre un voyage d'études crédité (/a Grèce en 2000) Pour étudier en voyageant (l'Italie et New Ybrk en 1999) POUR S\u2019INSCRIRE 418.683.2104 poste 2261 LE SOLEIL S 2 SPÉCIAL COLLÉGIAL Lü JEl'Dl 25 MARS 1999 COURSE Suite de la S 1 finiment plus vaste que la planète \u2014 vous pouvez m'en nommer, vous, des émissions télé qui bravent la tendance actuelle prônant l\u2019abrutissement général, et qui proposent un regard sur l\u2019humanité ?Qui abandonnent toute idée de censure ?Qui donnent la parole aux jeunes ?Vous trouvez ça normal que notre télévision d'Étal sacrifie l'intelligence, la sensibilité, la libre expression aux cotes d\u2019écoute ?Moi non plus.Et c\u2019est ce qui me désole.C\u2019est faire preuve d\u2019une inculture grave que de réduire une émission de la trempe de La Course à deux colonnes de chiffres \u2014 d'autant que pour le créneau horaire qu\u2019on lui avait attribué (le dimanche soir à I7h), l\u2019émission ne s\u2019en tirait pas si mal avec* sa moyenne de 238 000 téléspectateurs.C\u2019est laisser trop peu d\u2019espace à la relève que d\u2019abolir sa seule tribune à Radio-Canada, c\u2019est bâillonner trop de voix nouvelles, et c\u2019est surtout saboter trop de rêves.Parce que oui, le rêve était partie prenante de La Course \u2014 tout en elle disait: tu peux partir.Et même si cette notion est étrangère aux standards de performance qui prévalent aujourd'hui en télévision (comme partout ailleurs), elle est encore nécessaire pour tous \u2014 sans le rêve, on meurt ou on devient fou.La Course permettait de comprendre (cum prebender : prendre avec soi) à la fois le monde et l\u2019idée du monde, à la fois le rêve et l\u2019idée du rêve.Elle laissait derrière elle quelque chose d\u2019inestimable.Mais essayez donc de (.confronter vos pensées d\u2019être humain à celles de la mystérieuse entité (à-qui-de-droit) responsable de la fatale décision.Parlez-lui, juste pour voir, des arbres à voeux de lïéorgie, des échafaudages de bambou de Pékin, des chercheurs d\u2019or et des rivières, de la steppe, des gitans, de l\u2019odeur du Caucase et de la culture du thé, parlez-lui des moulins à prières et des cimetières de trains, dites-lui votre besoin de ces lumières-là, et écoutez la suite.À-qui-de-droit vous tendra, pour toute réponse, un sondage BBM et une liste trop maigre de commanditaires.Ne dira rien de plus, tournera les talons et vous laissera à votre désarroi.Voilà où nous en sommes.À-qui-de-droit fait dire que la décision est irrévocable.Mon chagrin l\u2019est tout autant \u2014 la fin de La Course me sera un sevrage.Je ne peux rien faire qu\u2019écrire ou crier : voilà.Cette coupure de journal est mon cri.Je veux La Course mille ans encore.Et j\u2019en appelle aux 238 IKK) voix qui pourraient faire un si joli tapage mais qui, jusqu\u2019à présent, se taisent beaucoup trop pour effrayer qui que ce soit.Hurlons à la Terre.Emmerdons à-qui-de-droit: demandons un miracle.GABON Suite de la S 1 ge.Puis, notre guide nous a fait découvrir de petits villages à travers les lacs.Nous avons rencontré des hommes plus âgés;j\u2019avais l'impression de discuter avec des sages.C\u2019était merveilleux de les entendre parler.Aussi, nous avons goûté au vin de palme.C\u2019est une boisson naturelle mais qui fait son effet ! Je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre et c\u2019est ce qui me stimule à rester ici pour une autre année.Caroline Pépin: Quand j'ai su que j\u2019avais été choisie pour aller enseigner la couture au Gabon, j\u2019étais folle de joie.Enfin, j'allais partir pour une contrée lointaine et inconnue.J\u2019allais découvrir le continent intriguant qu\u2019est l\u2019Afrique.Que l\u2019on soit préparé ou non, la première semaine constitue un choc.Rien ici ne s\u2019apparente à ce que j\u2019avais imaginé dans mes rêves.J\u2019avais une conception très cinématographique de l\u2019Afrique: la savane, les animaux, etc.La réalité fut toute autre.La seule idée qui m\u2019envahissait c\u2019était que: «C\u2019est vraiment différent de chez moi ».Aucune comparaison et aucun jugement ne peuvent être posés.II y a des choses qui choquent et qui frappent dans ce genre de périple, mais c\u2019est normal et nécessaire.11 ne faut pas s\u2019attendre à sortir de chez soi.à quitter sa « boule de ouate », pour se blottir confortablement dans une autre.Je suis bien ici.Ce que je vois et vis bouleverse certaines de mes valeurs ayant trait à la famille, les traditions et les biens matériels.Alors que d\u2019autres telle que la liberté, y trouvent un écho.Une chaleur se dégage des relations interpersonnelles que j\u2019ai la chance de vivre ici : ce sera probablement mon plus beau souvenir.Méianle Trépanier: L\u2019Afrique, un continent que je veux découvrir pleinement ! Ce fut ma première pensée en terre gabonaise et depuis, ma curiosité n\u2019a fait que grandir.Ma première journée à Libreville fut remplie par la découverte de mon quartier et de mon lieu de travail.Nous avons reçu un accueil qui m\u2019a profondément marquée.Les gens nous saluaient et venaient à notre rencontre.Nous nous sentions les bienvenues.Mon premier cours à l\u2019école de mode Nzeng-Ayong restera gravé dans ma mémoire.J\u2019étais nerveuse et remplie de questions: «Comment seront mes étudiants ?Que penseront-ils de moi ?» J\u2019ai compris que le phénomène était réciproque.J\u2019étais pour eux une source de questionnement : « Madame est-ce qu\u2019il fait froid au Canada ?» « Êtes- vous mariée ?» «Avez-vous des enfants ?» Très vite, je me suis attachée à mes étudiants et leurs problèmes quotidiens (manque d\u2019argent) me préoccupent.Ma vie de colocataire m\u2019a permis de développer de belles relations d\u2019ami- tié qui traverseront le temps.H me semble que je ne cesserai jamais de découvrir les secrets des différentes cultures qui m\u2019entourent.Le plus important pour moi est donc de vivre pleinement mon expérience pour pouvoir la partager avec mes proches.Josée Thibodeau: Je ne compte pas les jours, ni les semaines, ni les mois ! Le temps ici s\u2019écoule trop rapidement.Trop à voir, trop à découvrir et trop à connaître.Je voudrais trouver la racine même de cette Afrique pour pouvoir un jour moi aussi entendre les battements de cette terre mystérieuse.Je suis partie le coeur léger, pleine d\u2019ambition et de liberté.Le goût de l\u2019aventure.Je voulais partir.C'était pour moi le moment de mettre à l\u2019épreuve toute ma philosophie de vie et mes convictions.Je n\u2019ai pas manqué mon coup.Cent fois, elles ont été remises en question, 100 fois je me suis retrouvée seule face à moi-même.Chaque jour est une nouvelle histoire et j\u2019ai appris à vivre différemment.Surtout, j\u2019ai dû me passer de mon confort et de ma sécurité (pannes d\u2019électricité interminables, grève des transports, paludisme).Jamais, au Canada, je n\u2019aurais pu m\u2019imaginer cette vie.Ce sont deux mondes que j\u2019ai découverts ici, le moderne et l\u2019ancestral, avec ses croyances et ses coutumes.Ce qui en fait un peuple chaleureux et unique.Jamais on ne pourra connaître l\u2019Àfri-que dans les livres car il faut y vivre pour la ressentir.collège MÉRICI NOTES Avantages qui les engage à prendre des notes jusqu à la fin de la session.«On évite ainsi que certains se désistent en cours de route », avouait Mario Roy, le porte-parole du cégep François-Xavier-Garneau.Avec les avantages que présentent cet emploi, on comprend difficilement les abandons : il permet à un étudiant d'avoir des notes complètes malgré son handicap, il oblige le preneur de notes à être plus attentif en classe et il lui rapporte même un petit salaire de 90$ (pour un cours de 45 heures) ou 120$ (dans le cas d\u2019un cours de 60 heures).I 755, chemin Saint-Louis Québec (Québec) GIS ICI www.college-merici.qc.ca Suite de la S 1 graphiques.Par ailleurs, les preneurs de notes reçoivent une petite formation avant de corn mencer leur emploi, et ils signent un contrat TECHNIQUES DE RECHERCHE, ENQUETE ET SONDAGE .Pour apprendre à rechercher, a traiter et à communiquer l\u2019information S: .' ^ * '# ' » * ' JP *\tv V\t*1= \u2022 Programme alternance travail-etudes pour travailler en étudiant Université du Québec à Rimouski réussite 100 % de nos diplômes ont un emploi dans leur domaine (données 1998) Prenez le rythme de l'UQAR 418.683.2104 poste 2261 Un environnement - 26 étudiants par groupe/cours au 1\u201c cycle stimulant Des services et des laboratoires accessibles Un des meilleurs taux de réussite Renseignements Rimouski :\t1 800 511-3382 Lévis:\t1 800 463-4712 admission@uqar.uquebec.ca www.uqar.uquebec.ca fierté! f ¦ ' I wi _k.\"¦ APPELLE-NOUS POUR OBTENIR DES RENSEIGNEM JLUXV X KJ ET DES PUBLICATIONS POUR PLANIFIER TA CARRIÈRE Programmeiir( aise )-anal\\ ste (905.(h) C++.Visual Basic, etc.Techniques de réseau informatique LEA-10 Windows \\T, Novell Netware.INIX serez-vous prochain?\u201cRetourner aux études chez CDI : une des nie il le u res décisions de ma vie!\u201d Céline Ma rattle Consultante, Groupe CGI inc.y www.cdicoIlege.coni Québec (418)694-0211 Numéro de permis 749747 y Stratégie voutn emploi ' Employment jeunesse Strategy MJ Youth www.jeunesse.gc.ca Canada Le Collège CDI vous offre l\u2019occasion de retourner aux études avec le programme SPRINT.'TW «fri Kiiyfi ' \u2022r w ! .oNB COLLEGE CDI DE TECHNOLOGIE ET DES AFFAIRES Le jeudi 25 maks 1999 LE SOLEIL SPÉCIAL COLLÉGIAL S 3 Pour l\u2019amour de Dieu.Adolescents, ils ont reçu l\u2019appel de la foi; jeunes adultes, ils décident d\u2019y consacrer leur vie.Qui sont-ils ?CHICOUTIMI \u2014 Dans un monde où la religion semble dépassée, où les valeurs chrétiennes semblent n\u2019être qu\u2019un souvenir, ils ont choisi de devenir prêtres.À Chicoutimi, on compte 12 séminaristes sur une possibilité de 15.11 s'agit du diocèse québécois où ils sont le plus nombreux par rapport au bassin de population.Mais qui sont ces hommes qui décident de consacrer leur vie à Dieu ?Bruno Lavoie est au début de la vingtaine ; il a terminé ses études en sciences pures l\u2019an dernier, au cégep de Jon-quière.11 est présentement soldat dans l\u2019armée canadienne ; jeune et grand, il ace qu\u2019on pourrait appeler le physique ' de l\u2019emploi, l\u2019burtant, son but ultime est la prêtrise ; il a entrepris ses études en septembre dernier.Contradictoire?« L\u2019armée, c\u2019est avant tout la paix, explique-t-il.Et puis, on y trouve aussi des aumôniers.» Toutefois, s\u2019il devait se retrouver au front, il dit PHOTO NATHALIC CflTÉ De gauche à droite, Sabin Duchesne, Luc Bergeron et Bruno Laroie.Nathalie Côté Cégep de Junqu iére ne pas savoir comment il réagirait.Sabin Duchesne, lui, a 35 ans.Pendant plusieurs années, il a travaillé dans le monde des médias, notamment comme animateur de radio.Pendant tout ce temps, il est demeuré près du domaine religieux.Plusieurs personnes de son entourage le voyaient dans la prêtrise, mais ce n\u2019est qu\u2019en septembre qu\u2019il a commencé ses études pour y parvenir.Luc Bergeron en est, pour sa part, à sa deuxième année d\u2019étude.Âgé de 27 ans, il a été comptable pendant deux ans avant de prendre la direct du Grand Séminaire de Chicoutimi.PiUtôt petit et sérieux, on l\u2019imagin0 penché sur ses colonnes de chiffres ; mais pour lui, la foi a été plus forte que le nombre.UN CHOIX RÉFLÉCHI ! Uu\u2019est-ce qui pousse ces hommes à mettre de côté une carrière et la possibilité de fonder une famille pour offrir leur vie à Dieu?Tous trois ont reçu ce qu\u2019ils nomment l\u2019appel : l\u2019appel de Dieu, l\u2019appel de la foi.Ils étaient alors de jeunes adolescents.Benoît Lavoie dit ne pas croire au célibat forcé: « Ce n\u2019est pas une vie de contrainte; pour moi, c\u2019est la liberté totale.Personne n\u2019est obligé, c\u2019est un choix que l\u2019on fait chaque matin.» Pour Sabin Duchesne, qui aime bien les enfants, c\u2019est un choix plus difficile: « Je vis un peu ma paternité en m\u2019occupant des enfants de ma soeur.J\u2019aurais aimé en avoir mais ce que je vis au sein de l\u2019église est plus grand; on reçoit beaucoup.» Il ajoute qu\u2019à un certain moment, il avait une femme dans sa vie mais que l\u2019idée d\u2019être prêtre demeurait fortement ancrée dans sa tête.Après avoir fait une retraite, il a décidé d\u2019entrer au Grand Séminaire.Toutefois, les trois hommes insistent pour dire qu\u2019ils vivent le moment présent et que demain, ils pourraient changer d\u2019avis.L\u2019abbé Ghislain Dufour, responsable du Grand Séminaire, indique que la formation de ses protégés s\u2019étend sur sept ans d\u2019intenses réflexions.Tout d\u2019abord, les séminaristes doivent obtenir un baccalauréat en théologie, où ils sont amenés à acquérir différentes connaissances, ainsi qu\u2019une formation spirituelle.Ensuite, ils vont faire un stage pastoral, puis ils retournent au Grand Séminaire pour compléter une maîtrise en théologie.Finalement, il y a un stage diaconal, en vue de l\u2019ordination.Les trois séminaristes parlent de leur futur travail avec passion.IViur eux, pas question de rester au presbytère à attendre la visite de leurs paroissiens.ils ont décidé de se donner un nouveau rôle.Leur but : aller sur le terrain.Si la population ne va plus à l\u2019église, l'église ira à elle.Déjà, nos trois séminaristes sont très impliqués dans leur milieu.«On rencontre des gens seuls qui se sentent délaissés, raconte M.Duchesne.On rencontre aussi des gens qui ne savent plus à quel saint se vouer et qui ont besoin d\u2019être écoutés.Autrefois, Jésus se promenait de ville en ville pour répandre la foi.» Bruno Lavoie ajoute que contrairement à plusieurs spécialistes, comme les psychologues par exemple, le prêtre, lui, demeure accessible à l\u2019ensemble de la population et il peut conseiller ses paroissiens.Pour eux, le meilleur moyen de convaincre les autres est de prêcher par l\u2019exemple : «Je veux être une personne de témoignage», soutient M.Duchesne.Par contre, ils refusent d\u2019être placés sur un piédestal : «C\u2019est quelque chose que je mets tout de suite au clair, confie M.Bergeron.11 faut briser les anciennes mentalités; oui, je veux devenir prêtre, mais je demeure un être humain.J\u2019essaie de donner l\u2019exemple mais j\u2019ai mes faiblesses, comme tout le monde.» 11 ne veut pas non plus être trop sévère avec les gens: «Ce n\u2019est pas moi qui suis pur et l\u2019autre qui est impur; il faut prendre certaines choses en riant » Luc Bergeron ajoute que sa vie n\u2019est pas constituée uniquement de la religion: «On a des amis et des intérêts», souligne-t-il.Ses collègues aimeraient intégrer la prêtrise à leur vie « d\u2019avant le Séminaire».En effet, M.Lavoie aimerait faire de la pastorale dans l\u2019armée, et M.Duchesne caresse un projet d\u2019émission religieuse télévisée.Mais en fait, ils iront où Dieu les emmènera, sans de regrets.Complices d\u2019un jour?Julie Maykand Cégep F.-X.(iarneau Qu\u2019est-ce qui oblige une société à déclarer telle journée comme étant la célébration de la moitié de la population ?Je ne parle pas de la fête des mères ou de celle des pères.Je fais allusion à la Journée Internationale des femmes, qui se déroulait le b mars : «Complices au fil des âges».Pourquoi, en 1999, doit-on célébrer les femmes, leurs nouvelles occupations, leurs succès ?Je ne veux pas dire que c\u2019est inutile; approuve à 100% toute intervention visant à améliorer le sort des femmes.Je me demande plutôt si, avec une telle journée, nous n\u2019isolons pas la population féminine.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on célèbre\u2014et c\u2019est vite dit\u2014le 8 mars qu\u2019on aide la cause des femmes.Je crois qu\u2019une réécriture de l\u2019histoire serait nécessaire ; une histoire où les points de vues sont abondants, où il n\u2019y a pas seulement les Français et les Anglais, ou les vainqueurs et les v aincus.Pourquoi faut-il suivre un cours de l\u2019histoire des femmes pour savoir lesquelles ont été les grandes dames de ce monde?N\u2019ont-elles pas vécu en même temps que les grands hommes de notre histoire?Récemment, j\u2019ai été surprise de réaliser qu après cinq cours de français au cégep et sur les 18 livres obligatoires, seulement deux étaient écrits par des femmes, dont un collectif.Où sont passées Simone de Beauvoir, Marguerite Yourcenar, Gabrielle Roy, Anne Hébert, Marie-Claire Blais?Je ne veux blâmer personne, mais il y a une lacune dans notre système, qui, je crois, contribue à cet isolement.Au lieu de fêter les femmes une journée, ne pourrait-on pas avoir un peu plus de compréhension chaque jour ?Je sais que je suis trop idéaliste, mais une petite prise de conscience de chacun nous mènerait plus loin que n\u2019importe quelle journée officielle.Dans la rue et.à gauche, l\u2019université ! Madeleine Durand Cégep de Sainte-Foy QUÉBEC\u2014Au 1085, Salaberry, au troisième étage de l\u2019ancienne école St-Pa-trick, dans une vieille salle au plafond haut et aux grandes fenêtre, pleine de plantes vertes merveilleusement vigoureuses, il y a un vieux tableau noir.Tous les mardis soirs vers 19 h 30, depuis sept ans, une trentaine de personnes viennent s\u2019asseoir devant le tableau, sur des chaises dépareillées, et ils écoutent.Depuis le temps, ils en ont écouté des choses, et pourtant, chaque semaine, ils ont un nouveau sujet, un nouveau conférencier, un nouveau débat.ils sont l\u2019université populaire.Ils sont le concurrent de l\u2019université Laval, et si en nombre et en moyens ils ne rivalisent encore qu\u2019en aspirations, ils ont des idées, et qui sait ce qu\u2019une idée peut faire ?Us parlent surtout politique, surtout politique de gauche, et ils veulent bien vous voir discuter, écouter et apprendre avec eux.Vous pouvez arriver n\u2019importe quand, parce qu\u2019ils ne feront ni scènes ni allusions à « tout ce que vous ne savez pas mais eux oui».Tentez votre chance, une bonne discussion ne peut faire que du bien, et si vous êtes un peu condamné au hasard quant à l\u2019excellence du conférencier (comme partout ailleurs du reste), vous pouvez néanmoins être sûr de trouver là des gens convaincus, avec qui tous les sujets valent la peine d'être débattus.Voici, une liste de quelques sujets à venir.Pas de réservations, pas d\u2019invitations spéciales requises, seulement de l\u2019intérêt.Mardi 30 mars: \u2014l\u2019aroles traditionnelles, mémoires urbaines, avec Jean DuBerger Mardi 6 avril: \u2014 Le carré d\u2019Youville, avec Robert Lapointe Mardi 13 avril: \u2014 Les chansons de Vladimir Vissotski, avec Christian La-brecque Mardi 20 avril: \u2014Jouai Vert, avec Hélène Matte.IE SOLEIL.JEAN-MARIE VILLENEUVE Le conférencier de la semaine dernière entretenait son public «populaire» de « l\u2019explosion créatrice de San Francisco ».STIMULE LES NEURONES.Pourquoi faire en six ans ce qui peut être réussi en quatre ans ?DÉC/BAC administra™ des affaffëS Formation intégrée menant à l\u2019obtentw du Diplôme d\u2019études collégiales en Techniques administratives ootion gestion et au Baccalauréat \u2022 inscrivez-vous ! Étudier à Québec, c'est se donner le moyen d'aller plus loin.S g UNIVERSITÉ œ S LAVAL V v www.ulaval.ca Je désire obtenir plus de renseignements pour m'inscrire o la session d\u2019automne J ou d'hiver J 19____.Je m'intéresse aux domaines d'études suivants : baccalauréat ?maîtrise J doctorat ?Discipline__________________et/ou.CAMPUS\tH NOTRE DAMf Df FOY 418.872.8041 poste 212 www.cndf.qc.ca\tmmm 5000.rue CWment-Lockquetl JmM Cwtr» tTMud»» Saint-AugLOUrvde-Dssmourw\tM (Québact 03A 183 RÉSIDENCES U SAVOIR DU MONDE PASSE PAR ICI Code postai : Province ou pays : Téléphone : (418) 656 2764 Téiétopieur : (418) 656-5216 Bureau d'information et de promotion Université Laval Cité universitaire (Québec) (onada G)K 7P4 SPORTIF é» la Riv*-Sud CENTRE Pl@cement étudiant du Québec ./// ùon/te acfresse Internet : www.placenient-etudiant.niic.gouv.cjc.ca Courriel : info.peq@mic.gouv.qo.ca FAX-MIC au téléphone : (514) 873-8335 ou 1 800 565-6428 Pour renseignements : (41 S) 643-6965 ou partout au Québec, sans frais, I S00 463-2335 LE SOLEIL Le jeudi 25 maks 1999 S 4 SPÉCIAL COLLÉGIAL muni Le début de la fin du système collégial?Pierre Grégoire et Claupiane Lapointe Cégep Limoilou Qui d\u2019entre vous n\u2019a jamais entendu parler des difficultés de négociations entre syndicats et employeurs ?C\u2019est souvent à cette étape qu\u2019on manipule le sort des générations futures, car la qualité des services offerts entre souvent en contradiction avec les dispositions économiques.Où s\u2019inscrit donc la ligne de partage raisonnable dans ce cas?Des négociations ont présentement lieu entre le gouvernement et les fédérations syndicales collégiales afin d\u2019en venir à une entente.Les demandes syndicales qui ont été soumises ont été adoptées en avril 1998 par la FNEEQ-CSN (Fédérations des enseignants(es) du Québec), la FEC-CEQ (Fédération des enseignants au collégial) et la FAC (Fédération autonome collégiale).Le CPNC (Conseil patronal de négociation des collèges) a quant à lui déposé ses offres le 5 février.Selon le journal de la FNEEQ-CSN, ces offres constituent « un véritable plan de démolition des conditions de travail du personnel enseignant mais aussi du réseau collégial.» En ce sens, au niveau des conditions de travail, les enseignants(es) auraient à faire de la recherche appliquée, à participer au développement institutionnel et au service à la collectivité, etc, sans toutefois que cela soit comptabilisé dans leurs tâches, c\u2019est-à-dire gratuitement.De plus, le CPNC veut imposer une augmentation de la tâche des enseignants(es) de 15%, soit une perte globale de 1250-1500 emplois dans le réseau collégial du Québec.En termes clairs, cela représente une diminution de la disponibilité des enseignants(es) pour les élèves et une atteinte grave à la qualité de l\u2019enseignement au collégial.Il y aurait moins de professeurs, les commentaires sur les copies corrigées disparaîtraient, les budgets pour les conférenciers s\u2019en- H voleraient aussi, il y aurait de moins en moins d\u2019argent pour renouveler les livres à la bibliothèque, le développement pour le réseau Internet dans les cégeps ralentirait, etc.Face à ce désir de désinvestissement massif de l\u2019État (n\u2019oublions pas qu\u2019il maintient toutes les compressions), la décentralisation prend alors tout son sens car selon le dépôt patronal, on enverrait la responsabilité financière au niveau local, c\u2019est-à-dire que chacun des cégeps deviendrait une entité autonome.Regardons déjà l\u2019enthousiasme des directions locales à gérer les collèges comme des PME.Tout cela ne va évidemment pas à l\u2019encontre du projet du DEC institutionnel, qui touche directement les cégeps évocation sociale comme Limoilou.Au contraire, tout concorde parfaitement.Alors ne serait-il pas temps de se réveiller?Sommes-nous devenus impassibles aux coupures successives qui nous affectent au point de ne plus réagir?Répondons-nous à la simple mécanique de l\u2019obtention du DEC sans toutefois nous arrêter aux conditions dans lesquelles il a été obtenu ?Oui, la qualité des DEC offerts est meilleure qu\u2019il y a 10 ans, mais ces belles années du cégep sont peut-être en voie d\u2019extinction.C\u2019est donc pourquoi des mobilisations comme celle d\u2019hier revêtent une importance majeure, car elles permettent d'exprimer qu\u2019il y a eu suffisamment de coupures dans l\u2019éducation et que les étu-diants(es) ne peuvent en accepter davantage.Du côté de l\u2019emploi, les enseignants(es) n\u2019ont pas reçu d\u2019augmentation réelle de salaire depuis 10 ans.En 1987, un(e) enseignant(e) avec 18 années de scolarité et 15 années d\u2019expérience gagnait 33 000$ en dollars constants (dollars qui ne sont pas soumis à l\u2019inflation), soit 41500$ en dollars courants (dollars qui sont influencés par l\u2019inflation).En 1997, cette même personne gagnait 32 000$ en dollars constants(51500$ en dollars courants).Cette situation est inacceptable si l\u2019on pense qu\u2019en temps de coupures, le directeur du cégep de Limoilou, monsieur Yvon Beaulieu, empoche 97912$ annuellement (journal La Salamandre de Limoilou).D\u2019ailleurs, les dernières offres patronales d\u2019augmentation de 5% sur trois ans ne correspondent pas au 11,5% sur trois ans qui est demandé par les fédérations.Les coupures de salaires de 3,57 % à la FNEEQ, de 2,5 % à la FAC et de 0,5% à la FEC (ces deux dernières ayant accepté une augmentation de tâche en substitution des coupures salariales) appliquées en 1997 sont loin d\u2019être digérées par les syndicats et les enseignants(es).Alors, si l\u2019on résume les offres du CPNC, les enseignant8(es) ont moins d'argent et moins d'emplois pour plus de tâches, ce qui affecte directement les services offerts aux collégiens.Cependant, les fédérations n\u2019entendent pas en rester là.Les 57 syndicats des collèges du Québec enclencheront le processus de grève légale qui lui, requiert 120 jours, avant son application.Mais avant d\u2019en arriver à la grève, il y a encore bien des étapes à franchir.D\u2019un autre côté, à la suite du dépôt du budget provincial, des analystes financiers de firmes spécialisées voient un surplus de 8 millions $ lors du prochain budget dû à une sous-évaluation des revenus de l\u2019État.Les fédérations entendent donc aller chercher leur part de ce montant.Bref, un dossier extrêmement chaud qui reste à suivre dans notre intérêt à tous.QUAN b 5*- , SUtS ARRIVA id, ZWAiS \\\tANS/// A l\u2019assassin ! Y Lang Ly Cégep de Sainte-Foy «Liberté !» (Citation tirée de Ghandi, Wallace, Collins De tous ceux qui ont rêvé un jour d\u2019être libre) Le Québec se meurt.Nous en sommes les assassins.A coups de poignard dans le dos.Par notre refus de s\u2019engager, notre apathie, notre indifférence.« L\u2019indépendance, c\u2019t\u2019une bébelle de politiciens.C\u2019pas d\u2019nos affaires ».L'on dirait le discours de tous ces Écossais, de tous ces Irlandais qui n'ont pas réussi à se déprendre du joug de leur « mère » patrie : « Nous ne pouvons nous battre pour être libres, nous ne sommes que des fermiers.Nous ne sommes pas des soldats ! » Et pis quoi encore ! Et pourtant une grande majorité est allée défendre son identité, le droit à son propre pays.Dans le sang, dans la violence, dans la souffrance.Et nous qui pourrions enfin parvenir là où ils ont échoué sans éraflures, sans guerres, sans effusions, nous faisons la fine bouche.Nous nous mettons des oeillères en croyant que le Québec ne s\u2019assimilera jamais.Mais c\u2019est FAUX ! La machine est en marche et ne s\u2019arrêtera que lorsque nous nous lèverons comme un seul homme ou nous nous écraserons tels des millions de mouches.Les États-Unis ont eu un jour à affronter cette situation eux aussi.L\u2019avez-vous oublié ?Mais eux pour s\u2019affirmer, ils ont pris les armes.Je ne vous demande pas d\u2019aller chercher vos faucilles et vos tracteurs pour marcher sur Ottawa, il s\u2019en faut si peu pour que nous devenions un peuple, un « oui » au prochain référendum suffirait pour commencer.Bien sûr, la souveraineté n\u2019est pas une fin en soi, mais c\u2019est l\u2019unique moyen de regagner notre dignité perdue depuis la Conquête sous les insultes, sous les quolibets, sous le mépris oppressant de nos « compatriotes anglophones ».Ceux-là même qui viennent chez nous pour réitérer leurs discours d\u2019affection et qui, dans notre dos, « politically correct », minent la confiance de nos souteneurs, affirment à qui mieux mieux que nous sommes leurs tortionnaires, que nous équivalons les Nazis, que nous les persécutons.Mais qui persécute qui ?Nous, victimes depuis des siècles, devenons Désillusionnée, je baisse moi aussi jes bras.Mon seul rêve se résume à quitter le Québec soudainement les bourreaux.Et dans notre ignorance, nous les croyons, leur demandons pardon de nos « fautes » passées à genou, nous asservissons devant leur si grande indulgence.Dois-je encore une fois vous le rappeler ?Ils nous taxent d\u2019« anglophobie » alors qu\u2019à chaque fois qu\u2019un écrivain québécois est publié, ils scrutent son oeuvre dans l\u2019espoir de trouver un propos, une phrase, un mot, ou pire, un sous-entendu attaquant le vernis policé de leur hypocrisie, pour ensuite dénoncer au monde entier notre prétendue méchanceté, notre oppression permanente.Qui persécute qui ?Ils ont imaginé un exercice de guerre en prévision d\u2019une menace infâme, classée parmi les scénarios les plus dangereux.Que se passerait-il si le Québec envahissait le Canada?Ce serait l\u2019horreur ! Il faut absolument se protéger au cas où, se défendre contre ces barbares, cet ennemi cruel du Canadien modèle, ce Québec.qui ne possède même pas une armée.Ils sont fous ces Canados ! Oser penser que les Québécois, ce peuple de bons vivants, pacificateurs comme tout \u2014moutons conviendrait peut-être mieux \u2014 pourraient prendre les armes et attaquer Ottawa, c\u2019est un cas flagrant de paranoïa, un symptôme du syndrome de persécution.Mais qui persécute qui ?Chaque jour accroît le fossé de notre incapacité.Nous nous réaffirmons une fois par an être Québécois, mais notre cri manque de ferveur.Nous n\u2019y croyons plus vraiment.Et cette journée qui devrait, plus que toutes les autres, symboliser notre fierté, nous permettre d\u2019être réellement dignes, nous trouvons le moyen de la gâcher par des manifestations émeutiè-res, une hostilité dégradante, des gestes futiles, une violence inutile.Il ne sert à rien de blâmer l\u2019adversaire lorsque le coupable c\u2019est nous.Désillusionnée, désabusée par les promesses brisées de nos soi-disant libérateurs, je baisse moi aussi les bras.Je n\u2019espère plus.Mon seul rêve se résume à quitter cet endroit où les lâches sont les héros, les courageux, de minables perturbateurs.Je dois m\u2019en aller, partir à jamais sans me retourner sous peine de perdre le respect de moi-même, l\u2019estime de ma propre personne.Et, exilée au loin, lorsque le Québec sera assimilé, que mon enfant me demandera d\u2019où je venais, où j\u2019ai vécu le premier quart de ma vie, je lui répondrai, tout simplement, de nulle part.Contrairement à la maxime populaire, un meurtrier ne retourne pas sur les lieux de son crime, surtout lorsqu\u2019il a tué une chimère, même si c\u2019était la plus belle, même si c\u2019était la plus glorieuse.Recherchés : animateurs à rabais « Personne ayant le sens des responsabilités, de la créativité, aimant travailler avec les enfants ou avec les handicapés, est recherchée pour travailler comme animateur à 4 $ de l\u2019heure ».Ça vous intéresse ?Les tableaux d\u2019offres d\u2019emplois sont remplis de postes d\u2019animateurs rémunérés en général en dessous du salaire minimum.C\u2019est illégal ! » vous allez me dire, et bien non : selon le code du travail, une personne étudiante à l\u2019emploi d\u2019un organisme sans but lucratif et à vocation sociale ou communautaire, tel une colonie de vacance ou un organisme de loisirs, peut être payée sous le salaire minimum.Après avoir remercié ce cher gouvernement d\u2019avoir mis en place une règle discriminatoire aussi exécrable, nous pourrions nous demander pourquoi les camps pour petits budgets ne bénéficient pas des mêmes subventions que les garderies.Nos grands manitous du pouvoir vont-ils encore longtemps économiser sur le dos des jeunes et des étudiants ?Et vous, les parents bourgeois qui se disent : « Oh non, le camp va nous coûter plus cher l\u2019an prochain ! » n\u2019oubliez pas que c\u2019est peut-être votre enfant qui sera un animateur « à rabais » dans un proche avenir.Avant d\u2019associer leur nom et un gros chèque à un camp pour handicapés, les donateurs pourraient s\u2019assurer que les travailleurs ont des conditions (14 heures par jour) aussi décentes que celles des participants.C\u2019est comme si les organismes d'animation étaient dans un autre pays sans normes du travail.Au point où nous en sommes rendus, nous pourrions aussi demander aux étudiants de payer pour travailler dans ces endroits.Avant de continuer, je désire féliciter les camps qui donnent un salaire raisonnable à leurs employés : félicitations ! Malheureusement, plusieurs n\u2019ont en effet pas les moyens de mieux payer leurs employés donc, où est la subvention pour les « garderies estivales » ?Il faut être pathétiquement utopique ou ignorant pour penser que tous les parents ont deux mois de vacances annuellement et qu\u2019elles sont en été.Nous sommes des animateurs et nous sommes étudiants, nous aimons notre travail mais nous sommes exploités.Nous devons donc chercher un autre emploi plus payant.au salaire minimum.ras le bol ! L\u2019art de faire des économies sur le dos des jeunes Éric Higgins Cegtp Limoilou Le meilleur des immondes ZIAD NACCACHE Cégep de Sainte-Foy Il arrive de ces jours où je me demande sérieusement s\u2019il existe encore des gens heureux.Car tous les indices attestent du contraire, et l\u2019espèce semble s\u2019être éteinte.En effet, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, la fin du monde est proche et tout va très mal en notre bas monde.Vous ne le saviez pas?Je vous l\u2019annonce.1 \u2014 LES MÉDIAS : Dès notre réveil le matin jusqu'à notre lit douillet du soir, nous y sommes confrontés.Télévision, radio, magazines et journaux sont dotés du dqp d\u2019ubiquité.On y a|>- prend régulièrement qu\u2019un tel psychopathe, ayant éviscéré sa femme et bu son sang, a cru faire bon usage de ses organes internes en les utilisant pour se pendre.Qu\u2019un autre cinglé, s\u2019en étant envoyé un ou deux de trop derrière la cravate, a chopé quatre piétons tranquilles en retournant chez lui au volant de sa bagnole.Que tel carambo-!.te a fait tant de morts, et que tel avion 81*81 écrasé en pleine zone urbaine.2\u2014L\u2019ENVIRONNEMENT: Les forces maléfiques de la fin des temps ont même perverti notre Mère Nature, il ne se passe pas un mois sans qu\u2019elle ne nous envoie une inondation par la tête, une tempête terrible, un cyclyne dévastateur ou un ouragan furieux.Ou encore, quelques avalanches accompagnées d\u2019un bon tremblement de terre, il faut dire que nous, hommes, ne lui avons pas facilité la tâche.Avec notre déboisement à gogo, notre pollution à outrance et nos déchets toxiques, nous avons sans doute notre part de torts dans ce détraquement.3 \u2014LES CAMPAGNES DE PRÉVENTION : Fais de l\u2019exercice quotidiennement, ou tu périras jeune, honteusement classé dans la catégorie des gens amorphes.Ne consommes jamais.au grand jamais, toute drogue interdite par la loi.Ton avenir serait déclaré zone sinistrée.Nourris-^oi convenablement en suivant la doctrine «sans sel, sans gras, sans goût».Sinon, gros et gras tu seras.Aie des relations sexuelles protégées, bois avec modération, dénonce la violence, le racisme, le sexisme et les fèves germées.4\u2014 L\u2019AN PROCHAIN :1>mt le monde le sait très bien, le 1\" janvier de l\u2019an 2000, rien n\u2019ira plus.C\u2019est l\u2019hystérie du fameux bogue, qui semble-t-il, mettra notre société sans dessus dessous, lx's sectes se préparent à accueillir les extra-terrestres.le gouvernement investit des sommes faramineuses pour régler la situation, les compagnies aériennes annulent leurs vols, et Bill Gates étudie les stratégies de suicide.Et à mon avis, tout ceci est faux.Ne vous faites pas avoir ! Il me semble que notre société exagère.Qu\u2019elle essaie de nous faire croire que les choses vont mal, et de mal en pis.Alors que la vérité est toute autre : le commun des mortels se porte bien, mène une vie longue et heureuse si l\u2019on laisse de côté les quelques tracas inévitables et les déprimes occasionnelles.Je ne nie pas la pauvreté et je n\u2019ai surtout pas ia prétention de vous faire croire que l\u2019humanité progresse vers le mieux.Mais quand on vous demandera « comment ça va?», je vous propose de répondre avec franchise et honnêteté: « ça va très bien, mfrci ».\t, Lk JEUDI 25 MARS 1999 LE SOLEIL SPÉCIAL COLLÉGIAL S 5 Peine de mort, euthanasie et clonage à l\u2019ordre du jour Les bogues éthiques de l\u2019an 2000 QUÉBEC \u2014 Non, ce n'est pas le titre du prochain débat de Droit de parole.Il s\u2019ajfit plutôt du thème de la semaine de TES qui se tiendra au collège Mérici du 12 au 16 avril.TES pour Techniques d\u2019éducation spécialisée : un programme qui est offert dans différents collèges au Québec, dont Mérici depuis l'automne 1970.Mais comme la société a évolué au cours de ces 30 dernières années, le programme TES a été modifié sur quelques facettes, plus particulièrement celles de son contenu.Depuis son inauguration et ce, jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, la formation en Techniques d'éducation spécialisée a dû s\u2019adapter aux changements marquants de la société.Autrefois destinés à travailler uniquement auprès des enfants et adolescents en difficultés, les éducateurs sont aujourd\u2019hui plus polyvalents que jamais.Ils sont maintenant en mesure de travailler pour des centres de réadaptation et d\u2019hébergement, des hôpitaux, des CLSC, des écoles, des organismes communautaires et encore bien d\u2019autres milieux.En cette fin de siècle, les besoins de plus en plus nombreux et les problèmes sociaux multiples font en sorte que la demande d\u2019intervenants en éducation spécialisée est de plus en plus grande.De ce fait, les éducateurs du futur sont en droit de se demander ce qui les attend au tournant du millénaire.Voilà ce qui a inspiré les professeurs du département de TES du collège Mérici pour organiser cette semaine dans la perspective des bogues éthiques des années 2000.Une semaine bien remplie où l'on se penchera d\u2019abord sur différentes questions éthiques par le biais de séminaires présentés par des étudiants finissants.On y traitera, entre autres, d\u2019euthanasie, de peine de mort, de clonage humain et de banalisation de la violence.Controverse à l\u2019horizon.Il y aura également un atelier-conférence sur la relation d\u2019aide et une expérimentation de situation de handicap à laquelle tous les étudiants et membres du personnel du collège sont invités à participer.Parmi les activités ouvertes au grand public, mentionnons la tenue d\u2019un grou- Isabelle Létoummu Collège Mérid pe de discussion le 14 avril à 19 h 30.Quatre conférenciers, dont Yves Laroche, ancien skieur acrobatique et aujourd\u2019hui entraîneur de l\u2019équipe japonaise de ski acrobatique, seront présents.Pour les amateurs de danse et de théâtre, les ateliers Entr\u2019actes, une troupe innovatrice où les comédiens professionnels côtoient des déficients intellectuels, présenteront son spectacle, «Espoir-Désespoir», le jeudi 15 avril à 14h30.Finalement, nous aurons la chance de recevoir son Excellence Madame le lieutenant-gouverneur Lise Thibault en conférence de clôture, le vendredi 16 avril à 13 h 30.Bien que la formation fasse son chemin, il n\u2019en demeure pas moins que les éducateurs sont encore bien méconnus de la majorité de la population.Venez nous rencontrer ! Pour plus d\u2019informations, vous pouvez rejoindre Jules Martel au 683-1591.Le collège Mérici est situé au 755, chemin St-Louis, Québec.Ecoutons j ce que les étudîontes et étudiants du collégial ont à dire, c'est de leur avenir dont il s'agit t I N I \\sl K.WMI N I I I i n KNNI II.VXMN 01 n NV NOU \\1> Ml MHHI N Ol- I V nniKMioN vi iovivii ni rou.M.ivi 1259.rue Berri \u2022 bureau 400 Montréal (Québec) \u2022 H2L 4C7 Tél : (514) 848-9977 Téléc : (514) 848-Olbé.Courriel : fac@lafac qc.ca Site Internet http//:www lafac qc.ca N\u2019attouche pas qui veut Isabelle Carpentier Cegep de Sa inte Fuy À toutes celles qui bouillent de colère et se sentent jinpuissantes, vous pouvez faire quelque chose Quand on s'amuse aux dépens des autres, il faut se préparer à faire face à la musique.Les « attoucheurs » de profession ou d\u2019occasion n\u2019en ont pas toujours conscience.IVut-étre est-il temps d\u2019éclairer quelques lanternes.Tout le monde sait que si l\u2019on se fait harceler d\u2019une quelconque façon, nous avons le droit de porter plainte.Par contre, le savoir est une chose, le faire en est une autre.Plusieurs victimes d\u2019abus renoncent à porter plainte pour différentes raisons qui leur semblent alors toutes plus valables les unes que les autres: apparente non-gravité du geste, peur des représailles, peur de ne pas être pris(e) au sérieux d\u2019être jugé(e), sentiment de culpabilité, etc.La liste est malheureusement très longue, mais nombre de ces prétextes pourraient disparaître si le processus judiciaire mis en branle lors de telles plaintes ne nous était pas si inconnu.Tout d\u2019abord, j\u2019aimerais cibler ces actes que l\u2019on juge insignifiants : attouchements « à la blague », supposée méprise sur un «non» («elle disait non, mais elle voulait dire oui ») et les « dans le fond elle a aimé ça ».Les circonstances dans lesquelles le geste se produit ne devraient pas non plus constituer des barrières et cela même si vous avez l\u2019impression qu\u2019elles jouent contre vous.Aucune main baladeuse n\u2019est excusable si vous ne la désirez pas.Même s\u2019il y a de l\u2019alcool dans les parages, même si vous faites du pouce, même si vous dormez, même si vous êtes dans une foule et êtes d\u2019accord avec ceci ou non, même si vous décidez au dernier moment de dire « non ».Est-il nécessaire de préciser que chacun des gestes mentionnés ci-haut est passible de condamnation ?Tout attouchement à votre corps sans que vous l\u2019ayez voulu est un acte non seulement irrespectueux, mais illégal, et il vous appartient de réagir pour faire en sorte que celui qui s\u2019est rendu coupable de cette transgression soit puni.C\u2019est une possibilité d\u2019agir que, pour la plupart, les victimes d\u2019attouchements dits « sans importance » ignorent posséder, et c\u2019est pourquoi je crois qu\u2019il serait utile de connaître les répercussions qu\u2019aurait une éventuelle plainte.Premièrement, il vous faudra vous rendre au poste de police de la ville dans laquelle l\u2019agression a eu lieu et rencontrer un agent de police (homme ou femme à votre choix).Vous devrez alors raconter votre histoire et, si vous n\u2019avez toujours pas changé d\u2019avis, faire une déposition.Le dossier sera transféré à un enquêteur qui se chargera de rencontrer l\u2019accusé (s\u2019il est connu) et les témoins (s\u2019il y en a).Ces derniers devront aussi faire une déposition.Éventuellement, vous devrez comparaître en cour.À ce moment, l\u2019agent(e) qui avait recueilli votre déposition sera pré-sent(e).Votre condition de plaignant vous garantira une défense gratuite contrairement à votre opposant, qui devra assumer lui-même ses frais de défense.S\u2019il apparaît que vous avez vraiment été lésé (e) dans vos droits et que l\u2019accusé mérite sans aucun doute une sanction, cette personne ainsi que l\u2019enquêteur vous appuieront totalement.De même, ils vous informeront de votre droit de laisser tomber la poursuite si vous jugez que tout cela est allé assez loin ou, plus rarement, si vous n\u2019avez aucune chance de gagner.Je crois personnellement que le simple fait d\u2019avoir fait ces démarches plutôt éprouvantes assure votre crédibilité.11 est bien sûr possible que vous soyez animé(e) par un esprit de vengeance envers un individu, pour différentes raisons qui ne regardent que vous ; mais si tel est le cas, il sera aisé de le prouver.Les policiers savent que la seule chose qu\u2019une personne ait à gagner en portant plainte pour agression est l\u2019espoir que la leçon sera comprise et qu\u2019il n\u2019y aura pas de récidive.Donc, à toutes celles qui se taisent parce qu\u2019elles ne jugent pas le geste assez grave pour porter plainte, si cet événement vous hante chaque soir, si vous ne pouvez vous empêcher d\u2019y penser sans arrêt, si vous vous sentez sale ou honteuse, alors C\u2019EST grave et surtout, amplement suffisant.A toutes celles qui bouillent de colère et se sentent impuissantes, vous pouvez faire quelque chose.Que vous décidiez d'agir ou non, que vous soyez victime, agresseur ou ni l\u2019un ni l\u2019autre, sachez ceci : vos mains baladeuses peuvent vous coûter très cher.En effet, la justice est sévère avec ceux qui sont trouvés coupables.Si tel est votre cas, votre sentence pourrait varier entre une amende salée et jusqu\u2019à deux ans de prison.Quant aux victimes, j\u2019espère que vous saurez faire bon usage de ce pouvoir bien réel qui repose entre vos mains.Le plus important est que vous sachiez que vous serez écoutées si vous vous donnez la peine de demander la parole.Si vous agissez, les résultats suivront.estimation et évaluation en bâtiment / Serais-tu du genre c©i*,,,lJN,CAI''rEUNAirns\u2019nQ4J^ ou peut-être, un peu FANATICOBUSfftÆssoLoGUE ou encore TECHNOCIIÉATIVILISÉ * Des diplômés du collégial demandés par les employ % inscrivez-vous ! CAMPUS NOTRE DAME-DE-FOY poste 212 RÉSIDENCES \u2022 CENTRE SPORTIF www.cndf.qc.ca 5000, rus Oément-LocAqueli Saint Augustin-de-Desmauras (Québec) G3A 183 .pas de problème, y 'a de la place pour toi.musî«teclinïc Créateur du programme collégial CONCEPTION SONORE ASSISTEE PAR ORDINATEUR Reconnu par le Ministère de I Education \u2022 permis #749841 \u2022 Prêts et bourses «Sprint \u2022 Prolongation de.) assurance chômage 1717, boul Rene-levesque Est, suite 440 Montreal lOuébec) H2L 4T3 Téléphone: (514) 521-2060 / 1-800-824-2060 http://www.musitechnic.com Congrégation de Sainte-Croix Une famille religieuse d\u2019éducateurs et d\u2019éducatrices Frères et prêtres\t._____ Soeurs Veux-tu t\u2019engager avec nous pour bâtir un monde meilleur?Nom: Adresse: Ville:__________ Code postal: Tél.: I ! \u2014*-! i Retourner è Pastorale vocationnelle\tl 7494, St-Denis, Montréal (Québec) H2R 2E4 Tél.: (514)\t490-9066 Télécopieur: (514) 490-0573 | I_______________________________________________________________________J www.ste-crolx.qc.ca LE SOLEIL Lk JEUDI 25 MARS 1999 S 6 SPÉCIAL COLLÉGIAL A propos d\u2019un tour du monde C\u2019est du t-reux de l'hiver que naissent les voyages C\u2019est avec les premiers soleils un peu plus chauds qu\u2019ils se mettent à bouger pour qu'on les remarque.Alors nous vient, quelque part entre l\u2019arrêt d\u2019autobus et un cours quelconque, l\u2019idée d\u2019une route poussiéreuse, bombée, pas trop droite, pas trop large non plus, qui pourrait être en train de sillonner un pays absolument n\u2019importe où.Et on se voit, nous, en un peu plus souriant, assis à l'arrière d\u2019un camion qui y roule, des objets hétéroclites \u2014c\u2019est selon le pays\u2014entre les genoux.Ou alors on voit peut-être un café, dont on connaît bien sûr tous les détails bien qu\u2019on n\u2019y soit encore jamais allé.On y est seul en train de lire ou de gribouiller, mais avec le sentiment qu\u2019on ne l\u2019est plus pour longtemps.parce que quelqu'un vient d'entrer et de faire tomber une chaise en essayant de caser un sac encore plus grand que le nôtre.Alors on sent le magnétisme (directement proportionnel à la distance parcourue) qui pousse l'un vers l\u2019autre les voyageurs, et qui va bientôt nous faire discuter pendant une bonne heure au moins.Et parce qu\u2019on ne connaît pas celui qui est entré on ne sait pas de quoi on parlera.Probablement qu\u2019il aura besoin d\u2019un quelconque objet inusité.Peut-être qu\u2019on le connaîtra déjà et ce sera une coincidence inouïe.S\u2019il vient de par ici, alors on aura retrouvé tout notre pays dans une simple rencontre, et on sera tranquillement nostalgique.Les voyages germent.Ils prennent avantage du fait qu'en plein hiver, on n\u2019en peut plus de savoir pertinemment bien où on sera le lendemain.Ils savent qu\u2019alors on se laissera TOURISME PHOTO MADELEINE OUHANO Au Guatemala, en 1997.convaincre plus facilement.Un voyage est une folie, un saut dans un presque-vide rempli de couleurs et d\u2019inattendu.Un voyage se fait toujours tout seul.Qu\u2019on soit en groupe ou avec notre meilleur ami, on ne peut pas connaître comment seront les autres loin d'ici.On ne peut même pas connaître comment on sera nous-mêmes.On part donc avec des étrangers et vers des étrangers.Karement pourtant est-on si proche de quelqu'un que de ces compagnons de quelques jours qu\u2019on croise dans une station d'autobus.Un voyage se décide de lui-même, et il faut s\u2019interposer le moins possible entre lui et notre itinéraire.11 s\u2019agit de partir pour qu\u2019il prenne tout en main, et il s\u2019agit de donner le premier coup de rein sous notre sac à dos pour qu\u2019il se soude à nos épaules pour un temps indéterminable.Les agences de planification de toutes sortes peuvent parfois être utiles, mais il faut se garder de trop y recourir, parce quelles peuvent finir par étouffer toutes les chances d\u2019aller au meilleur endroit possible au bon moment.Je souhaite à tout le monde le plus beau de tous leurs étés.Madeleine Durand Cegep de Sa inte Fuy Vieux-Québec, un bijou à découvrir Natacha Veilleux Cégep de Sainte-Fog Se peut-il que nous, Québécois, doublement québécois (vivant dans la capitale et sa banlieue) connaissions mal le Vieux-Québec* ?Certes, c\u2019est l\u2019impression que j'ai eue en écoutant les autres raconter leurs veillées et leurs après-midi dans le «Vieux»: on citait toujours les mêmes endroits.À croire que le Vieux-Québec ne comprend que quelques rues et deux cafés ! Je dois avouer que ça m\u2019a un peu révoltée, puisque le Vieux-Québec, c\u2019est bien plus que la rue Saint-Jean, la terrasse Dufferin et Grande Allée ! Ces lieux sont importants, d\u2019accord, mais cela n\u2019empêche pas que le reste de la ville fourmille de trésors qui ne demandent qu\u2019à être découverts.Avez-vous déjà vu la superbe maison Montcalm ?Et celle du célèbre historien François-Xavier Garneau?Vous êtes-vous déjà promenés sur les remparts afin d\u2019admirer les mille et un visages de la ville ?Connaissez-vous la rue Sous-le-Cap ?Celle qui est toute mignonne avec ses balcons et qui nous permet de rêver, le temps de quelques pas, qu'on est dans une ruelle de France?Et le «Quai des artistes», vous connaissez ?Cette magnifique galerie d\u2019art, joliment décorée, déborde de talents et de vie.l'ar ailleurs, de nombreux lieux sont méconnus à cause de certains préjugés : soit parce qu\u2019ils sont situés dans le «quartier homosexuel» ou dans la Basse-Ville.Et c'est bien dommage parce que si vous osiez sortir un peu des murs de la ville, vous découvrirez de véritables bijoux : des édifices qui font rêver (la Fàbrique vous transporte en Italie, tandis que l\u2019église Saint-Roch vous replonge dans l\u2019univers du Moyen-Âge) et de jolis petits cafés (comme le Dazibo Café et le Kookening Kafé).Et oui, malgré ce qu\u2019on pourrait croire, il n\u2019y a pas que le Tatum Café et Chez Temporel dans le Vieux ! Je n\u2019ai qu\u2019un conseil à vous donner: perdez-vous donc un peu dans Québec.ou prenez un guide touristique et jouez au touriste ! Pas besoin d\u2019aller bien loin pour retrouver un peu des parfums de l\u2019Europe et découvrir des trésors.Il suffit juste de sortir un peu des sentiers battus.Sortir des sentiers battus co LE SOLEIL EXCLUSIF À JlflS ABONNÉS ÛL -, -.* NCH EZ-VO IBM LOTO - QU É NNEZ-VOUS! 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