Le soleil, 14 avril 1999, Page(s) complémentaire(s)
[" Le mercredi 14 avril 1999 LE SOLEIL A 3 L'EST ET LA CÔTE-NORD GOUVERNEUR HÔm PLACE DUPUIS MONTRÉAL Pour Ir» «ffairr», *Mun hôtel u Montreal » J HHH tl#»U 1 I\tm CRASH DE GASPE Le BST amorce l\u2019enquête Le Cessna s\u2019est désintégré et a pris feu -réjb mm COLLABORATION SPÉCIALE.BERNARD BELANGER Les pièces de l\u2019appareil étaient éparpillées sur près de 50 mètres.Bernard Bélanger Collaboration spéciale ¦ GASPÉ \u2014 Le Bureau de la sécurité des transports du Canada entamera dès aujourd\u2019hui une enquête approfondie dans le but de faire la lumière sur la crash survenu à Gaspé, hier.Quatre personnes de Québec ont péri dans cet accidenté alors que leur avion, un Cessna 335 de la compagnie Myrand Aviation, de Sainte-Foy, s\u2019est écrasé à quelque 500 mètres au sud-est de la piste de l\u2019aéroport de Gaspé.Les victimes sont le pilote Alain Bergeron, le copilote Arnaud Catroux, et les passagers Jean-I^aul Anglehart et Jean-Germain Huot.Le Cessna a décollé de l\u2019aéroport de Sainte-Fby vers 8 h, en direction de Gaspé.Et l\u2019avion n\u2019a jamais atterri sur la poste du petit aéroport municipal.À ce moment-là, une tempête de nei- ge sévissait en Gaspésie.Les écoles primaires de IVrcé avaient fermé leurs portes et celles de Gaspé ont fait de même dans l\u2019après-midi.Les fortes chutes de neige accompagnées de vent rendaient les «\u2018cherches très difficiles voire quasi impossibles à ce moment.En début d\u2019après-midi, les précipitations de neige s\u2019étaient transformées en grésil puis en pluie.L\u2019AVION FAUCHE DES ARBRES L\u2019avion s\u2019est écrasé non loin de la rivière Saint-Jean, à environ 2000 pieds de la route 132, ce qui a facilité le travail des intervenants.Avant de percuter le sol, l\u2019avion a fauché une série d\u2019arbres.Au contact du sol, l\u2019appareil s\u2019est désintégré sous la violence de l\u2019impact et a pris feu par la suite.Les secouristes sont intervenus très rapidement sur les lieux de la tragédie : ils étaient en stand-by depuis ia disparition de l\u2019appareil sur les radars.Tout le monde attendait de pied ferme à l\u2019aéroport et les équipes sont intervenues dès que le Hercules des forces armées canadiennes a localisé le Cessna, dans un terrain boisé à proximité de l\u2019aéro-poprt de Gaspé.LE COROiNER SUR PLACE Le Dr Gilles Gauthier, coroner, a constaté le décès des quatre occupants dont les corps doivent parvenir aujourd\u2019hui à l\u2019Institut médico-légal Parthenais de Montréal pour des fins d\u2019identification.«Tous les occupants étaient dans l\u2019habitacle, a mentionné le Dr Gauthier, et ils sont décédés suite à l\u2019écrasement de l\u2019appareil et de l\u2019incendie qui a suivi.» L\u2019enquête a été confiée à Marc Fernandez du Bureau de la sécurité des transports.Ce dernier doit arriver à Gaspé ce matin et déterminer les causes exactes de l\u2019écrasement et des circonstances qui ont entouré cette tragédie.Ces appareils ne sont pas munis de boîte noire, ce qui rend le tra- vail des enquêteurs encore plus difficile.L\u2019accident ramène à la surface l\u2019épineux dossier de la station d\u2019information de vol qui a été fermée il y a quelques mois à Gaspé.C\u2019est le troisième écrasement avec blessés ou morts à survenir à l\u2019aéroport de Gaspé depuis son implantation au début des années 50.Le premier écrasement avait eu lieu en décembre 1973 et avait fait sept blessés, alors que le deuxième était survenu en mars 1974 et avait coûté la vie à quatre personnes de Québec.rimouski L\u2019accusé Thibault était dans un état d\u2019angoisse quasi-panique Carl Theriault Collaboration spéciale RIMOUSKI \u2014 Normand Thibault, de Sainte-Angèie-de-.Wérici, aurait tiré trois coups de feu mortels en direction de son ex-amie France Pelletier alors qu\u2019il était dans un état de conscience partiellement altérée.Affecté par une dépersonnalisation partielle, c\u2019est un Normand Thibault «acteur» dans un état d\u2019angoisse quasi-panique et d\u2019hostilité refoulée qui aurait posé le geste fatidique du 12 février 1998 et non pas le Normand Thibault « observateur », a soutenu le psychologue Denis Garceau qui terminait hier son témoignage pour la défense.Dans ce contexte, il ne serait pas « l\u2019auteur intégral de son geste », a dit le témoin expert qui sera contre-interro-gé aujourd\u2019hui par le procureur de la Couronne, M'James Rondeau.France Pelletier était « sa princesse devenue une sorcière qui le poursuivait », a-t-il aussi fait valoir.Normand Thibault aurait dit à un de ses concitoyens, Marius Roussel, «qu\u2019il était aussi capable de faire de la m.» parlant de ses problèmes avec son examie.Une version niée par Thibault, selon le psychologue.« Une petite fuite au niveau de son refoulement, un besoin de ventiler», a répondu Denis Garceau aux questions de M\u2018 Nathalie Caron à ce sujet.Plus tôt, en journée, l\u2019expert avait souligné la grande fragilité émotive, le peu d\u2019estime de soi, l\u2019insécurité, l\u2019état d\u2019angoisse et d\u2019anxiété de l\u2019accusé qui a passé, à la mi-octobre 1998, trois tests psychologiques validés au plan scientifique en plus d\u2019un autre sur le jugement moral.Son rapport d'analyse, daté du 10 novembre 1998, a été complété par souci de rigueur afin d\u2019être plus explicite comparé à celui du 30 octobre de la même année, considéré comme un brou 1-lon préparé pour fins de négociations pour les avocats de la défense.COLLABORATION SPÉCIALE BERNARD BÉLANGER L\u2019un des deux moteurs du Cessna reposait non loin de la carlingue de l\u2019appareil.Le coroner Gilles Gauthier Fiche vierge QUÉBEC \u2014 La fiche sécuritaire de la compagnie Myrand Aviation était vierge avant le terrible accident d\u2019hier.Selon Jacques Babin, du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST), Myrand Aviation n\u2019a jamais enregistré d\u2019accident depuis sa fondation en 1984.Deux enquêteurs du BST quitteront Montréal ce matin, par un vol régulier.Marc Fernandez et Denis Deroy sont attendus à Gaspé autour de midi, a indiqué M.Babin.Le BST a pour mandat de déterminer les causes et circonstances de l\u2019accident et, le cas échéant, formuler des recommandations pour éviter qu'un tel événement ne se reproduise.Un seul autre accident d\u2019importance s\u2019est produit depuis 197(1 à Gaspé, soit en 1989.Personne n\u2019avait été blessé cependant.Le milieu de l\u2019aviation a été éprouvé en 1998 au Québec.11 s\u2019agit de l'année la plus mortelle depuis dix ans, à cause des accidents de Mirabel (11 morts) et Fointe-Lebel (sept morts).Au total, 32 personnes sont mortes dans un accident d\u2019avion en 1998 au Québec.Depuis le début de 1999, cinq autres décès, en incluant ceux d\u2019hier, se sont ajoutés à ce triste bilan.C.S.Les mauvaises conditions météo étaient prévisibles avant de partir Claudette Samson Le Soleil ¦ QUÉBEC \u2014 Les mauvaises conditions météorologiques étaient prévisibles avant le départ de Québec de l\u2019avion qui s\u2019est écrasé vers lOh, hier, à Gaspé.Pourtant, le propriétaire de Myrand Aviation affirme que les prévisions étaient bonnes au moment où il s\u2019en est enquéri.André Cloutier a indiqué au SOLEIL avoir eu pour information que le plafond (la hauteur au-delà de laquelle le sol ne peut être vu) serait de 2000 à 1500 pieds, avec des baisses temporaires à 800 pieds et un demi-mille de visibilité.À 200 pieds de plafond et un quart de mille de visibilité, comme c\u2019était finalement le cas, il n\u2019aurait jamais fait partir son avion, dit-il.D\u2019autres compagnies, notamment Air Canada, ont pourtant annulé leurs vols vers la Gaspésie.Selon le météorologue Gilles Ratté, d\u2019Environnement Canada à Rimouski, un avertissement de neige abondante (15 cm et plus) avait été émis pour le public pendant la nuit.Pour l\u2019aviation, les prévisions faisaient en outre état d'une visibilité réduite et d\u2019un plafond bas, à partir de 7 h jusqu\u2019à midi.À Québec, le météorologue Pierre Lessard a indiqué qu\u2019à l\u2019heure de l\u2019accident, vers 10 h, le plafond n'était qu\u2019à 200 pieds.La visibilité était réduite à un quart de mille dans la neige forte.Les vents soufflaient du nord-nord-ouest à des vitesses de 20 à 40 km/h.« C\u2019était très mauvais », dit-il.Une heure plus tôt, alors que l'avion devait se trouver à mi-parcours.le plafond était déjà à 300 pieds, et la visibilité à un quart de mille.Ce n\u2019est que vers 13 h que le temps a commencé à s'améliorer.Environnement Canada fournit les données météorologiques à NAV Canada.la compagnie privée chargée de la gestion du système de navigation aérienne au pays.Les pilotes Le plafond n\u2019était qu\u2019à 200 pieds au moment de l\u2019accident communiquent directement avec NAV Canada, tant pour les prévisions du temps que pour enregistrer leur plan de vol.Denis Berthiaume, de NAV Canada, a indiqué au SOLEIL que les informations données aux compagnies correspondent mot pour mot à celles transmises par Environnement Canada.Il avait par ailleurs reçu instruction de ne rien divulguer sur les moments précédant l\u2019accident.TROUVÉ PAR UN HERCULES C\u2019est un Hercules de l\u2019armée canadienne qui a localisé l\u2019avion vers 12 h 50.L\u2019appel est rentré au Centre de recherche et de sauvetage d\u2019Halifax, qui couvre TEst du Québec, à 10 h 45, heure de Gaspé.L\u2019armée a aussi tenté d\u2019envoyer un hélicoptère Labrador, mais celui-ci n\u2019a pu s\u2019envoler à cause du mauvais temps.Arrivé peu après midi, le Hercule n\u2019a jamais été capable de voir l\u2019avion au sol, selon le porte-parole Glenn Chamberlain, mais a pu identifier l\u2019origine de son signal de détresse.Il a été trouvé par les secouristes au sol quelques minutes plus tard.grande-rivière «L\u2019hiver indien» fait des siennes Gilles Gagné Collaboration spéciale GRANDE-RIVIÈRE \u2014 Environ 80 des 417 étudiants de l\u2019école secondaire de Grande-Rivière ont été bloqués pendant 75 minutes dans l\u2019établissement, hier midi, parce que les autobus qui devaient les conduire chez eux après la suspension des cours ne pouvaient se rendre à la polyvalente, en raison d\u2019une visibilité nulle causée par la neige ! La journée de cours a commencé normalement à 8h, mais vers 10 h 30, la direction de l\u2019école a bien constaté que les prévisions météorologiques, prévoyant que la neige se changerait en pluie, ne se matérialiseraient pas.« Il ne faisait pas mauvais à 8 h, mais le temps s\u2019est rapidement détérioré.Une première vague d'étudiants est rentrée à la maison vers 11 h30 parce que la circulation ne posait pas de problème à Grande-Rivière même.C\u2019est Je long du littoral, vers Percé, qu\u2019il y avait un gros problème de visibilité », précise Jean-Luc Trembiay, directeur de l\u2019école secondaire de Grande-Rivière.Peu après 12 h 30, la visibilité s'est améliorée, tant et si bien que les étudiants étaient tous partis pour la maison avant 13 h.Deux heures plus tard, la tempête s\u2019était calmée.:!9ÊÊm>r Montrer du doigt est impoli, mais peut aussi passer pour un compliment.?LA CLASSE E.À la vup d'une telle beauté, il est excusable d'enfreindre tertaines règles du savoir-vivre.Mais l'automobile de Classe E est plus qu'une des plus belles automobiles au monde.Venei vous même faire l'essai de la remarquable Merredes-Benr de Classe E.Et ne vous offusquer pas si, à rencontre de toutes les lois de la politesse, l'on vous montre du doigt.UNE VALEUR ÉQUITABLE À PARTIR DE S99B0B\tMercedes Benz Chatel Automobiles (19^2) Liée, 1350 Rue Bouvier, Québec (418) 628 ^336 C\ta*nj CaoimJ* «K IM* twon» Onwno m»\tD»mlt
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