Le soleil, 8 mai 1999, Cahier H
[" Cahier H Le samedi 8 mai 1999 LE SOLEIL Il y a loniflrmps dans iiih' galaxie' lomlaint' tirs loiniaiiK'.Ia's troubles oui iMillaiiiTîrr Irr l\\('|)iibli(jiH'^ahu'tLa taxation (k's route's eomnu'ivicik's vers les autres systèmes stellaires est en jeu.Souhaitant résoudre le eonflit par renvoi (rune flotte de vaisseaux de guerre, la cupide Uédcration du commerce a imposé un blocus à la petite planète Naboo.p.;iil^ 1 ! jitiii'N.|/>tiih / \u2018\t/ il IH' IHII I tillifiilhi our lui-le Prix dc la te seul secret ue ma reussne liberté artistique pa.ssait impérativement tient au fait nue ie travaille Par le contrôle des moyens de production, \u2014r\u2014-j-\u2014-;\u2014 d'où la création dc son studio numérique plUS dut Qlie n importe Qui» Industrial, Light & Magic (ILM).Ie chef de file en matière d'effets spéciaux.Le succès inespéré A'American Graffiti \u2014 l\u2019un des films les plus rentables de l'histoire avec des recettes de 145 mil-lionsS pour un budget de 780 000S \u2014 permit à Lucas de miser sur ce qui devait être le pari le plus payant de l'histoire du cinéma, La guerre des étoiles.En 1975, au moment de négocier son contrat avec la 20\"' Century Fox, George Lucas accepta un modeste cachet de 150000$ pour l'écriture du scénario et son tournage, soit cinq fois moins que ce à quoi il aurait ou droit.En échange \u2014 et c'est là que son génie et son flair ont fait toute la différence \u2014 il réclama une part des bénéfices, le contrôle du «merchandising» (ou la vente de produits dérivés) et la mainmise sur d\u2019éventuelles suites.DES CONCESSIONS SANS VALEUR.Les patrons de la Fox n'en croyaient pas leurs oreilles.Non seulement l'accord leur permettait d\u2019épargner près de 600000S, mais le gamin de 32 ans qui se trouvait devant eux discutait de peccadilles, à propos d\u2019un film que la plupart des gens de l\u2019industrie croyaient voué à un cuisant échec commercial.A l\u2019époque, les droits de commercialisation et d\u2019édition du film et de la bande sonore, ainsi que les droits sur les « sequels » étaient considérés comme une concession sans valeur.( )n connaît la suite.La guerre des étoiles fracassera tous les records aux guichets, amassant 524 millions S dans le monde.Seuls les personnages des grands dessins animés de Disney engendrent des recettes de «merchandising» comparables.Lucas réinvestit une partie de son argent dans le financement intégral de la suite.L'empire contre-attaque.Il jouait encore gros : en cas d'échec commercial, il risquait de tout perdre, puisqu'il avait emprunté une somme considérable pour assumer lui-même les coûts de production de 3()millions$.l\u2019ar bonheur, le film marcha presque aussi bien que le premier (405millions$) et tout aussi bien que le suivant.Si les personnages bien en chair tels Luke Skywalker (Mark Hamill), la princesse Leia (Carrie Fisher) et Han Solo (Harrison Ford) ne figurent pas au générique de « La menace fantôme», certaines créatures, comme Yoda, le maître Jedi, seront de l'aventure.Le retour du Jedi, (381 millions S) qu\u2019il financera également.L\u2019autonomie si chère à Lucas lui était définitivement acquise.Essayer d\u2019imaginer la fortune générée par la saga Star Wars équivaut à tenter d\u2019estimer la valeur de La Joconde ou de la Vénus deMilo.Le magazine Forhe.s' évalue à 300 millions S le chiffre d\u2019affaires annuel de Lucasfilm, une compagnie dont il est l\u2019unique actionnaire et qui vaudrait 5 milliards S sur Wall Street.Quand il cessa de tourner, la fortune de Lucas était déjà soumise à rude épreuve par un divorce de 50 millions S.ce qui ne l\u2019a pas empêché d\u2019investir 75 millionsS pour ce qu\u2019il appelle son «expérience psychologique», le Skywalker Ranch, dans les collines de Marin County, où il puise son inspiration créatrice et cherche de nouvelles façons de donner vie à ses idées les plus folles.On s\u2019accorde pour dire que Lucas a eu comme producteur un impact sur le cinéma aussi grand que les grands noms de l'âge d\u2019or hollywoodien, que ce soit Louis B.Mayer, Daryl Zanuck ou Jack Warner.Il a propulsé le septième art au rythme de la \\itesse de la lumière.C\u2019est à lui plus qu\u2019à tout autre que le cinéma doit d'être ce qu\u2019il est aujourd\u2019hui.Les experts de l'industrie du film s\u2019attendent à ce que La menace fantôme engrange des recettes de 100 millionsS dès la première semaine.Au moment de sa sortie européenne, à l'automne, il devrait avoir franchi le cpp du milliard, menaçant du coup la marque de Titanic.A la différence du film de James Cameron, le plus cher de l\u2019histoire, La menace fantôme aura coûté la modique somme de 115 millionsS US, ce qui à l\u2019ère des « blockbusters » est relativement modeste compte tenu des moyens mis en branle.L\u2019objectif de devenir le film le plus payant de l\u2019histoire n'est pas irréaliste, surtout lorsqu'on pense que la Star Wars Trilogy Special Edition, revampée numériquement il y a deux ans pour une trentaine de millions, a engrangé des recettes de 475millionsS.Des chiffres pharaonesques qui tranchent avec les débuts modestes d\u2019un réalisateur au destin exceptionnel, qui, étudiant à l'université Southern California, avait besoin d\u2019un coloc pour l'aider à payer son loyer de 80S.SARCASMES Le plus étonnant chez George Lucas, c'est que personne n\u2019avait foi en son avenir, pas même son père, un vendeur de fournitures de bureau, qui croyait que son fils perdrait son âme en se dirigeant en cinéma.Fhce à ses projets, ses amis lui répondaient avec sarcasme qu'il finirait plutôt guichetier à Disneyland.Au sujet de sa fortune et de sa gloire, le principal intéressé soutient que son but dans la vie n'a jamais été de faire de l'argent, « mais toujours de faire ce qui me plaît sans en perdre.» « Je n\u2019ai jamais pensé que j'étais futé, mais une fois que je suis engagé dans quelque chose, J\u2019y suis réellement engagé.Je m'y consacre jusqu'au bout.Je suis fondamentalement quelqu'un de paresseux.Le seul secret de ma réussite tient au fait que je travaille plus dur que n\u2019importe qui.» T Le samedi 8 mai 1999 LE SOLEIL H 3 _ Le cas Lucas i'#\"ï æAwî* i l If* l» Il I » Normand Provencher ¦ Quand les patrons de la 20lh Century Fox reçurent le synopsis de La guerre des étoiles, en mai 1973, ils crurent avoir mis une dizaine de millions de dollars entre les mains d\u2019un réalisateur qui n\u2019avait plus toute sa tete.Guidé par son instinct «Je n\u2019anivais pas à expliquer l\u2019ampleur du phénomène en 1977 et je n\u2019y anive pas non plus aujourd\u2019hui (.) La guerre des étaite a surtout poussé les enfants à réver» Lp Soleil La phrase d'introduction donnait la berlue.On parle de « l'h istoire de Mace Windu, Jedi-bendu révéré d\u2019Opu-chi, telle qu 'elle a été relatée à Usby C.J.Thape, padau aan débutant du célèbre Jedi ».George Lucas s'est sûrement senti l\u2019homme le plus seul au monde à l\u2019époque où il entreprit l\u2019écriture et le tournage de La guerre des étoiles, l\u2019entreprise la plus éprouvante de sa carrière.Un bouquin écrit en 1983 par Dale Pollock.L'homme qui a fait La guerre des étoiles, raconte en détail la genèse du phénomène.Bien que Lucas ait trouvé beaucoup à redire de ce livre, il s'agit d'un making of fort utile pour mesurer la persévérance et l\u2019entêtement du producteur le plus puissant d\u2019Hollywood.C\u2019est après la fin du montage A'American Graffiti que Lucas se mit au scénario du « space fantasy» dont il rêvait depuis des années.11 cherchait ses idées n'importe où.de Hash Gordon à Buck Rogers, d'Edgar Rice Burroughs à Frank Herbert, en passant par les contes de fées, Laurel et Hardy, les films de guerre des années 40, les westerns, 2001 L'Odyssée de / 'es; hi ce et Metropolis.IVn-dant des mois, huit heures par jour.Lucas s'enferma pour écrire dans l\u2019an-goissc.cherchant un moyen de mêler la technologie moderne aux éléments du conte traditionnel.« Dès l\u2019université, j'étais fasciné de voir quel rôle les contes de fées et les mythes jouent dans notre culture, explique Lucas.C'est là que nous apprenons la morale et les règles du comportement social, .l'ai été très influencé par le genre de récit où le héros affronte un dra-gon.et réussit, grâce à ses vertus, à délivrer sa bien-aimée du péril, ou encore contre des frères maléfiques.» La guerre des étoiles l'obsédait com- plètement.au point de lui donner des maux d\u2019estomac.Lucas était en train de créer un monde ésotérique que lui seul comprenait, portant sur lui un petit carnet de notes sur lequel il jetait des idées.La première ébauche de scénario mit un an avant d'être terminée, en mai 1974.Le titre: Adventures of the Stark Hier, Episode One of the Star-wars.Le récit continue à susciter la méfiance à la Fox qui voyait en outre d'un mauvais œil que Lucas exige des acteurs peu connus.Carrie Fisher, alias la princesse Leia, dira d \u2019ailleurs des dialogues : « Ce sont des tirades d\u2019un langage spatial au troisième degré à vous couler quelqu'un.» Durant le tournage.Harrison R>rd (Han Solo) en rajoutera : « On peut écrire cette merde à la machine.George, mais on ne peut certainement pas la dire.» Lucas avait besoin de 10 millions $ pour faire son film.Il avait lui-même investi plus d\u2019un million avant que la Fox ne lui donne le feu vert, en vite d'une sortie pour Noël 1976.Quelques patrons du studio détestaient tant le film qu\u2019ils se refusaient à l'appeler par son nom.On parlait de «ce film de science-fiction ».Malgré ses propres réticences \u2014 «Mon Dieu, nous allons dépenser 10 millions $ sur un film qui met en scène quelque chose qui ressemble à un animal en peluche géant ! » \u2014 l'analyste financier de la Fbx estima que La guerre des étoiles pouvait rapporter jusqu'à 35 millions $.un magot à l\u2019époque.AU BORD DE L\u2019ÉPUISEMENT Lucas n\u2019était pas au bout de ses peines.Le tournage en Tunisie, pendant 70 jours, puis dans les vieux studios Elstree, à Londres, engendra son lot de frustrations chez tous les membres de l'équipe.FVrsonne n'avait idée où Lucas voulait en venir, tout le monde trouvait son projet risible, un sentiment amplifié par l'obsession de la technique du réalisateur au détriment des comédiens.Mark Hamill (Luke Skywalker) aurait d'ailleurs dit de lAicas qu\u2019il serait l'homme le plus heureux du monde s\u2019il pouvait un jour tourner sans acteurs.Malgré les retards sur l'horaire, les récriminations de tous genres, les innom- brables ennuis techniques et les multiples prises de bec, Lucas garda le cap.L\u2019obsession de vouloir tout contrôler commençait à l'épuiser.Après un an de travail avec ses techniciens en effets spéciaux.Lucas n'avait que trois scènes à montrer aux dirigeants de la Fbx qui commençaient à s'impatienter.Au bord de l\u2019épuisement, le réalisateur dut être hospitalisé pour de violentes douleurs à la poitrine.Sur son lit d'hôpital, il jura de ne plus jamais réaliser de films.Les techniciens accomplirent des merveilles, même si Lucas regretta de ne pas en avoir eu pour son argent.«Vous savez, pour le meilleur ou pour le pire, voilà je film que je voulais faire.Que les gens l'aiment ou ne l'aiment pas.c\u2019est ce que j'ai essayé de faire.» Les premières projections privées donnèrent des réactions contradictoires, des applaudissements nourris à l'ennui total.Lucas lui-même finit par se résigner à l'échec AeLa guerre des étoiles.«C\u2019est juste un méchant petit film.Ça ne marchera pas.» Au mieux, espérait-il que ses recettes puissent rembourser les investissements de la Fbx.quelque 15 millions S.Steven Spielberg fut l'un des rares à croire que le film ferait un malheur.Le film prit l'affiche dans 32 salles à travers les États-Unis, le 25 mai 1977.Aussitôt, les foules se massèrent aux guichets pendant des mois, faisant de La guerre des étoiles le mégasuccès que l\u2019on connaît.L'an dernier.l'Ameri-can FTlm Institute classait le film au 15r rang des meilleurs longs métrages de l'histoire, devant Psycho,2001: L\u2019(klys-sée del'esfxice Apocalypse Nou\\ «.le n'arrivais pas à expliquer l'ampleur du phénomène en 1977 et je n'y arrive pas non plus aujourd'hui, mentionne Lucas.C\u2019est une confirmation de ce que j'ai toujours pensé et affirmé, à savoir que la vraie force du film tient dans son histoire, ses thèmes et ses personnages.(.)/,« guerre des étoiles a surtout poussé les enfants à rêver, à avoir des aspirations plus importantes.à respecter l'amititV't la lovauté.» George Lucas n\u2019est pas tombé dans la marmite du cinéma lorsqu\u2019il était petit.Enfant, il se gavait de dessins animés à la télé ; adolescent, il rêvait plutôt de devenir pilote de Fbrmule Un.A l\u2019instar de ses personnages A'American Graffiti, le jeune George Walter Lucas junior pouvait passer des heures à sillonner en voiture les rues de sa ville natale de Modesto, Californie.Pendant quatre ans, tous les week-ends, du milieu de l'après-midi jusqu\u2019à tard dans la nuit, il vidait des réservoirs d\u2019essence en compagnie de ses copains, des types à la réputation douteuse.Le soir du 12 juin 1962, sa passion pour la vitesse faillit lui coûter la vie.Sa Fiat fit une terrible embardée pour terminer sa course contre un arbre.Blessé très sérieusement, Lucas, alors âgé de 18 ans, mit quatre mois à se remettre sur pied.Ce contact étroit avec la mort changea radicalement l\u2019existence du jeune homme.«J'ai commencé à avoir confiance en mon instinct.J\u2019avais l\u2019impression que je devais aller au collège et c'est ce que j\u2019ai fait.Plus tard, j\u2019ai eu la même impression de devoir entrer dans une école de cinéma, puis quand j\u2019ai décidé de faire La guerre des étoiles alors que tous mes amis disaient que c\u2019était fou.» FAN DE KUBRICK ET DE KUROSAWA Dès son entrée à l'école de cinéma de l\u2019University of Southern California (USC), il se lança à corps perdu dans l\u2019étude de ses maîtres à penser, les Stanley Kubrick.Orson Welles et Richard Lester.Il avait également un faible pour les cinéastes de la Nouvelle Vague.Godard en tête, ainsi que les Kurosawa, Fbrd, Hitchcock et Howard Hawks.Les films de l\u2019Office national du film le fascinaient aussi, au point qu'il songea un moment à venir travailler au Canada après ses études.À l'époque, l\u2019USC était une pépinière de futurs cinéastes.Sans le savoir.Lucas côtoyait des noms qui allaient faire leur marque : Robert Zemeckis, John Carpenter, notamment.«Il (Lucas) jouait avec les concepts, c'était un esprit libre.Il disait qu\u2019il pouvait faire n\u2019importe quoi, mentionne un ancien camarade de classe, John Milius, le réalisateur de Conan le barbare.A cette époque, nous sentions que nous pouvions tout changer, faire le plus grand cinéma.» Après sa graduation, en 1966, Lucas devint l\u2019assistant de Francis Fbrd Coppola, son véritable mentor.Le réalisateur du Parrain, qui est demeuré l\u2019un de ses meilleurs amis, l'aida en 1971 à financer son film d'étudiant THX-1138.La Warner lui av ança 777 777 S (chiffre porte-bonheur de Coppola) pour l'aider à porter à l\u2019écran ce portrait déshumanisé d'un État policier futuriste.Son sens inné du montage et sa capacité à saisir d\u2019instinct ce que le public veut voir le firent rapidement connaître.Après.4 merican Graffiti, son nom était sur toutes les lèvres à Hollywood, milieu dont il s\u2019est paradoxalement toujours tenu à l\u2019écart.Fbrt du succès de Star Wars, Lucas concentra ses énergies dans le développement et la recherche en effets spéciaux, via sa compagnie ILM, la machine derrière presque tout ce qui se fait dans le domaine aux États-Unis.Pour les deux épisodes subséquents.(1980) eXLe retour du Jedi (1983), il préféra confier la réalisation à Irvin Kershneret Richard Marquand.Depuis, et jusqu\u2019à/^ menace fantôme.Lucas n'a pas signé un film, ce qui lui fait dire qu'il est encore, à 55 ans.un «jeune cinéaste».A titre de producteur.Lucas devint une sorte de roi Midas à Hollywood, s'associant avec son ami Steven Spielberg pour la trilogie Indiana Jones et à Coppola pour Tucker Howard the Duck (1986) devait se révéler la seule fausse note dans sa brillante carrière.Une façon de nous rappeler qu'il demeure humain et que la Fbrce peut parfois l'abandonner.N.P. Le samedi 8 mai 1999 LE SOLEIL h 4 LE SOLEIL Le samedi 8 mai 1999 H 5 Le 11 juin 1983, «La guerre des étoiles » Inscrit un record dans Thistoire de l\u2019édition.Lequel?Cinq livres de « Star Wars » se retrouvent en même temps sur la liste des best-sellers du «New York Times» Quel est le nom du robot-médecin dans « L\u2019empire contre-attaque »?Deux un B (2-1B) En quelle année « Star Wars » devient-il la vidéocassette la plus vendue de son temps?1982 Quel membre de la distribution des épisodes rv; V et VI a reçu un prix visant à souligner « l\u2019ensemble de son œuvre » lors des derniers MTV' Movie Awards?Chewbacca Comment se nomme le véhicule utilisé par les Javvas ?Sandrrawler un film ! n est DES Les effets spéciaux, véritables vedettes de « La guerre des étoiles » Watto, le brocanteur volant, de même que l'armée de droïdes ne sont que quelques-unes des réalisations techniques d\u2019ILM, sommité en effets visuels qui emploie 1000 personnes, dont 400 à l\u2019animation.k- \u2022 ^ ÉJ, ' / l Ji Éric Moreault Le Soleil ¦ Lorsque l\u2019Étoile de la mort a illuminé l\u2019écran pour la première fois, George Lucas venait à tout jamais de changer le cinéma.Pas par l\u2019originalité de son scénario, ni même l\u2019utilisation inventive de la technique.Non, le réalisateur venait de réinventer un genre, le cinéma d\u2019effets spéciaux.Il affranchissait du coup les cinéastes des contraintes du réel et leur ouvrait toutes grandes les portes de l\u2019imaginaire.La science-fiction se niche au confluent de deux sources fort dissemblables que sont le Merveilleux des contes de fées et les réalisations techniques de la Science.Or, les innovations techniques de Lucas dans Z,r/ guerre des étoiles ont, pour la première fois, donné à ces fantasmes d\u2019anticipation la possibilité historique d\u2019être mis en forme de manière à peu près plausible.Les maquettes, les procédés techniques et les effets spéciaux de La guerre des étoiles émerveillent un public conquis par ce mariage heureux de bandes dessinées et de baroque technologique.C\u2019est pour révolutionner les effets spéciaux et leur représentation à l\u2019écran \u2014 même si les doutes le rongent \u2014 que Lucas a imaginé en juillet 1975, dans un entrepôt près de Los Angeles, un ministudio qu\u2019il nomme Industrial, Light & Magic, plus connu sous son diminutif ILM.RÉVOLUTION NUMÉRIQUE La plupart des réactualisations des trucs à la Méliès sont devenues célèbres : les séquences filmées sur un écran bleu auxquelles on greffe les animations ou les prises tournees en extérieur; les maquillages des créatures; les sabres-laser; le couplage pour la première fois d\u2019une caméra à un ordinateur pour les mouvements; le développement de ce qu'allait devenir le son THX; etc.Le succès financier de La guerre des étoiles, mais surtout de ses produits dérivés, permet à Lucas de financer L'empire contre-attaque et de capitaliser sa nouvelle fortune en l\u2019investissant dans un ranch situé dans une vallée de San Rafael, au nord de San Francisco.Visionnaire, Lucas prépare au Skywalker Ranch une nouvelle révolution, celie du numérique.La plus importante société mondiale d\u2019effets visuels y emploie près de 1000 personnes dont 400 à l\u2019animation.C\u2019est bien entendu à cet endroit qu'ont été créés les nouveaux effets spéciaux pourra menace fantôme.La paranoïa médiatique y est telle qu\u2019il est impossible de réaliser une entrevue avec qui que ce soit avant la mi-juin.Toutefois, dans une entrevue récente au New York Times, dim Morris, le président de Lucas Digital, la compagnie qui chapeaute ILM dans l\u2019empire Lucas, a levé le voile sur certains détails de l\u2019utilisation des effets spéciaux.Ceux-ci deviennent la véritable vedette du film.LA MOITIÉ DU BUDGET Kn effet, pas moins de la moitié du budget de 120 M$ est consacrée à concrétiser les visions artistiques de Lucas.Fn fait, 95 % des plans tournés ont été retouchés en studio grâce à des logiciels ultraperfectionnés.Le «magicien» des images de synthèse récolte le fruit des longues années de recherche et développement et de «location» des possibilités d\u2019ILM à l\u2019achèvement d'autres films.La presque totalité des 10 films qui ont généré les plus grosses recettes aux guichets ont fait appel à ILM, dont la série des Indiana .Jones et les deux Terminator.À titre d\u2019exemple, environ 500 plans de Titanic, le film de James Cameron, ont.d'une façon ou d'une autre, requis l\u2019utilisation de trucages, tout comme Starship Troopers, à un coût de 50 MS.Pourra menace fantôme, Lucas a investi 10 MS de plus, mais c\u2019est quatre fois plus de plans qui contiennent des effets spéciaux.Il est loin du premier film de la série (le quatrième épisode) même si, en 1977, Lucas innovait dans l\u2019utilisation d'ordinateurs et de modèles réduits pour reproduire des vaisseaux spatiaux et générer des images réalistes d\u2019un monde situé aux confins de notre univers imaginaire.À cette époque et malgré l\u2019ébahissement des cinéphiles, Lucas était insatisfait du résultat.Une des scènes avec Han Solo (Harison Ford) et .Jabba the Huit a même été coupée au montage parce que le perfectionniste réalisateur ne réussissait pas à obtenir l\u2019effet désiré.Cette séquence a d\u2019ailleurs réintégré le film à la faveur du «re-vampage» réalisé pour le 20\u2018' anniversaire de la sortie du film-culte.Il y a deux ans, Lucas n\u2019a pas hésité à investir 10 MS \u2014 le budget total initial de La guerre des étoiles \u2014 pour retravailler des séquences et ajouter, grâce au numérique, créatures et effets spéciaux qui correspondaient à sa vision du film.«Avant lui, il fallait du vrai monde et de vrais décors pour tourner.La créativité des cinéastes était balisée par des contraintes physiques.Si un écrivain peut traduire en mots ce que son imagination peut concevoir, le cinéaste, lui.était forcé d\u2019offrir aux spectateurs une représentation crédible de la réalité.Ce D'est plus le cas», précise avec justesse Randall Lane dans un portrait de Lucas publié il y a trois ans.Cette liberté a un prix \u2014 somme toute relatif.Lors du tournage de La guerre des étoiles, 90 °/o des coûts de création d\u2019effets spéciaux relevaient du travail humain et 10% de l\u2019utilisation de l\u2019informatique.La proportion pour ce nouveau chapitre de la saga intergalactique s\u2019établit à environ moitié-moitié, notamment à cause du coût très élevé de postes de travail performants et des logiciels.Le «réalisme» des scènes est donc lié directement à la qualité des logiciels, aux performances du matériel et, surtout, au talent des animateurs et artistes.Ceux-ci sont maintenant capables d\u2019animer une trentaine de personnages dans un même plan et savent gérer à la perfection l\u2019interaction entre personnages réels et personnages de synthèse.LES IMAGES DE DEMAIN Avec tout cet attirail.George Lucas ne cherche pas tant à générer d\u2019exorbitants profits qu\u2019à faciliter le processus de création.Même si.en homme d\u2019affaires accompli, il a toujours travaillé en fonction de la réduction des coûts de façon à permettre de mettre les rêves en images.Ce qui fait que nombre de technologies inventées par les employés de Lucas Digital ont été vendues à d\u2019autres compagnies.Toujours en négociant une clause particulière : l\u2019utilisation par ILM.sans payer de redevances, de la technologie et même de ses développements subséquents.Au-delà des effets spéciaux conventionnels, Georges Lucas explore à fond les possibilités du numérique.Kn tournant avec des caméras numériques, on évite les coûts faramineux du support pellicule et tous ses frais afférents en laboratoire, en montage et en transport.Les avantages deviennent immenses, ne serait-ce que parce qu\u2019on évite la détérioration du négatif avec l\u2019âge.La technique n\u2019est pas encore tout à fait au point, mais le réalisateur-producteur est convaincu queZ,« menace fantôme sera le dernier film à utiliser des caméras conventionnelles.L\u2019avantage du numérique réside aussi dans la facilité avec laquelle les images peuvent être transmises même d\u2019un continent à l\u2019autre par satellite et immédiatement travaillées en studio pour corriger les défauts ou ajouter les effets spéciaux requis \u2014 presque en temps réel.Il ne faut pas se méprendre.En utilisant les effets spéciaux et en cherchant constamment à réduire leurs coûts, Georges Lucas ne tend qu\u2019à un seul but : « Parvenir à faire dix fois plus pour dix fois moins.» Ce qui l\u2019intéresse vraiment, c\u2019est d\u2019affranchir les cinéastes des contraintes de temps, de lieu et d\u2019argent.«Je sais maintenant que ceux qui contrôlent les moyens de production, ce sont ceux qui contrôlent la création.Cela ne sert à rien de frapper du poing en exigeant d\u2019avoir le dernier mot parce que, quoi que stipule votre contrat, ils trouveront toujours le moyen de le contourner.Mais si les caméras et le film vous appartiennent, alors là, ils n\u2019ont plus aucun pouvoir.» 95% des plans de «^La menace fantôme^ont été retouchés en studio QueUe créature mange des fils électriques?Mynock («L'empire contre-attaque ») LES FITRCES EN PRÉSENCE Anakin Skywalker Jake Lloyd Le garçon de 10 ans joue un jeune esclave qui rftve de devenir Jedi.mais qui se mutera en vil Darth Vader On a vu Jack Lloyd aux côtés de Schwarzenegger dans La course au louet Shmi Skywalker Pemilla August La mère du jeune Anakin.Femme du réalisateur danois Bille August (Les meilleures intentions.Pelle le conquérant) Padme Naberrie Amioala Natalie Portman Élue reine du peuple de Naboo.elle épousera plus tard Anakin Skywalker, pour devenir la mère de Luke et de la princesse Leia Qui-Gon Jinn Liam Neeson Chevalier Jedi et mentor du jeune Obi-Wan Un autre titre qui s'ajoute à la filmographie de cet acteur qui a personnifié Oskar Schindler.Rob Roy et Michael Collins Obi-Wan Kenobi Ewan McGregor La vedette de Trainspotting joue le rôle du jeune Ben Kenobi qui, plus tard, transmettra son enseignement à Luke Skywalker Alec Guinness jouait ce rôle dans l'épisode 1^ Jar Jar Binks Membre des Gungans, de la planète Naboo: l'étrange créature servira de faire-valoir aux héros Qui-Gon Jinn et Obi-Wan Kenobi.Mace Winou Samuel L.Jackson Maître Jedi influent, qui.le premier, pronon cera la célèbre phrase «Que la Force soit avec toi».Darth Maul Ray Park Le jeune Écossais expert en arts martiaux tiendra le rôle du vilain de l'histoire Visage de démon et expert dans le maniement du double sabre au laser II est l'ennemi de la reine Amidala et le protégé d'un autre vilain, le sombre Darth Sidious SENATEUR PaI&TINE lan McDiarmlÿ Le redoutable empereur n'e$t encore qu'un* membre * mystérieux dQ Sénat intergalactique v Àl ! ^NE (MANQUEZ PAS L\"ÉVÉNEMENT STAR WARS t ép,soi:,e 1 chezk,roijac WARS'\tTOUTES LES NOUVEAUTÉS DISPONIBLES DÈS MAINTENANT f son>r TOUTES LES NOUVEAUTÉS DISPONIBLES DÈS MAINTENANT WARS \u2022 KIROUAC Kir®uac 10 JEUX DE GUERRE GALACTIQUE ÉLECTRONIQUES STAR WARS D'UNE VALEUR DE 100$ CHACUN AUCUN ACHAT REQUIS Téléphone : oui non Adresse : Êtes-vous membre du Club loisirs-famille?DétatlB du concours on magosin Non monnayable Mcntiwgny, Galeries Monttnagny \u2022 Sainte-Foy, LE SOLEIL Le sameui 8 mai 1999 H 6 Quel est le premier métier de Péter Mayhew (Chewbacca) ?Infirmier Après avoir campé le rôle de Luke Skywalker, Mark Hamill a participé à de nombreuses productions sur Broadway.Il a également décroché quelques rôles au cinéma, notamment dans « The Big Red One », et prêté sa voix à un illustre personnage de BD.Lequel?Le Joker dans «Batman » Les services de David Prowse (Darth Varier), un conseiller en conditionnement physique de formation, ont été retenus pour entraîner un superhéros du grand écran.De qui s'agit-il?Christopher Reeve dans «Superman » Quels sont, outre Boba Fett, les autres chasseurs de primes sur le vaisseau de Darth Varier (dans «L\u2019empire contre-attaque»)?4-Lom, Zuckuss, Bossk, Üengar et IC,-88 Michel Courtemanche dans la maison de Dieu Kathleen Lavoie Le Soleil H Le septième ciel.Voilà à peu près où se trouvait l\u2019humoriste Michel Courtemanche, à l'automne i99().lorsqu'il reçut l'appel d\u2019une agente de casting lui confirmant sa participation à la prochaine production de George Lucas, La menace fantôme.Un rêve qui est venu bien près de se réaliser.L\u2019humoriste a passé une semaine au Ranch Skywalker auprès de Lucas et de son équipe: «C\u2019est l\u2019expérience d\u2019une vie! Maintenant je peux mourir.» ARCHIVES LE SOLEIL 'At; v ,\t.*- ¦,*C «S*\"\"'* \\ Courtemanche devait s'inspirer d 'une figurine de Jar Jar Binks pour lui créer une personnalité.Mais le projet n a pas eu de suite, les techniciens n ayant pas réussi à faire fonctionner le système pour articuler la bestiole.\u2022A la place, ils ont décidé de le concevoir complètement par ordinateur.» u sotiu i>*r»icc unocxf «Jamais, avant, ils ne m\u2019avaient dit pourquoi j\u2019auditionnais.Tout ce que je savais, c\u2019est qu\u2019ils cherchaient quelqu'un de visuel.L\u2019agence de castingétait venue à Montréal pour faire du repérage.Ils m\u2019avaient vu pendant un ga-\\uJust for Laughs.Ensuite, ils m\u2019ont convoqué pour une audition.On s\u2019est assis et on a parlé.Je leur ai donné une cassette vidéo en leur disant que ça les aiderait sûrement à mieux juger de ce que je pouvais faire », relate Michel Courtemanche.UNE SEMAINE CHEZ LUCAS C\u2019est alors que retentit l\u2019appel bénit.L\u2019humoriste ne pouvait en croire ses oreilles : il était invité à aller passer une semaine à La Mecque des effets spéciaux, le Skywalker Ranch.C\u2019est dans cette vaste propriété que George Lucas effectue la préproduction de la plupart de ses films.Là-bas, Michel Courtemanche savait qu\u2019il rencontrerait le célèbre réalisateur.Le rêve ! « Pour tous ceux qui, comme moi, tripent sur la science-fiction, c\u2019était l\u2019équivalent de rencontrer Jésus pour un prêtre », lançait-il en entrevue au SOLEIL la semaine dernière.La métaphore biblique n\u2019a rien d\u2019exagérée.A en croire l\u2019humoriste, le « mystère » entourant la production n\u2019a rien d\u2019un mythe.Si bien, qu\u2019à la veille de sa rencontre avec Lucas, il n'avait encore qu\u2019une vague idée de ce qu\u2019on attendait de lui.«Je savais qu\u2019on cherchait une voix et une gestuelle pour le personnage virtuel de Jar Jar Binks.Je pensais que mes quatre jours là-bas ne serviraient qu\u2019à faire des tests.J\u2019avais l\u2019impression d'être là au même titre qu\u2019un marionnettiste.» Erreur.Après une première journée passée dans l\u2019un des hôtels du domaine (-vous avez bien lu), l\u2019humoriste a été escorté au bureau de George Lucas.«C\u2019était complètement hallucinant ! Ce bureau-là doit mesurer 40 fois la longueur de ma mai-} son.Ça a vraiment pas d\u2019allure.Il y a mêmêton cinéma-maison là-dedans.Et les alentours sont pas mal non plus.Il y a un vignoble et des chevreuils un peu partout.» C\u2019est alors qu\u2019il s\u2019est mis au boulot.Comble de l\u2019excitation, sa première rencontre avec Jar Jar Binks allait coïncider avec sa première rencontre avec Lucas.« On m\u2019a demandé de lire le script et de trouver une voix pour le personnage.On m'a aussi fourni une réplique miniature du personnage pour que je puisse m\u2019en inspirer.J'étais justement à regarder la petite statuette quand je me suis retourné et que je l\u2019ai vu, LUI ! » Michel Courtemanche ne cache pas quel a été son étonnement à la vue du réalisateur.«Je le pensais de ma grandeur, alors qu\u2019il est tout petit \u2014 il doit faire ô\u2019J\" ! Il n\u2019était pas \u201cpantoute\u201d le genre de bonhomme que je pensais.Il est tout de suite venu vers moi, m\u2019a demandé si j\u2019avais fait un bon voyage », sa rappelle-t-il.Après ce premier contact, les deux hommes se sont déplacés vers le non moins mythique studio 1LM.L\u2019heure était aux choses sérieuses.Après quelques heures à explorer diverses possibilités, les deux hommes ont longuement discuté, ont dû ajuster des méthodes de travail divergentes, pour finalement s\u2019entendre sur une façon de faire.« De l\u2019extérieur, le studio est déguisé en sorte de \u201cfactory\" de tapis pour éloigner les curieux.La première chose qu\u2019on voit en entrant, c'est le costume de Darth Vader : c\u2019est assez impressionnant.Et j\u2019avais fait à peine quelques pas à l\u2019intérieur qu\u2019il y avait R2-D2 qui passait devant moi ! Ensuite, on m\u2019a fait signer une tonne de papiers pour que je me ferme la gueule ! C\u2019est là que pendant trois jours, on a travaillé avec les capteurs d\u2019images.On est aussi allés en studio enregistrer la voix.C\u2019est après ça que le producteur Rick McCallum m\u2019a dit: \u201c OK, on te prend !\u201d Je ne savais pas de quoi il parlait ! il a insisté: \u201cTu viens tourner sur le plateau avec nous.\u201d Je lui ai répondu: \u201cVous me niaisez !\"» Jamais dans ses rêves les plus fous Michel Courtemanche aurait cru une telle histoire possible.Ce n\u2019est qu\u2019au bout de quelques mois, que cette incroyable aventure a pris fin.« On m'a dit: \u201cRetourne à la maison.Quand on sera prêts, on te fera signe.\" .l\u2019ai attendu pendant six mois, mais on ne m\u2019a jamais appelé.Ils n 'ont jamais réussi à faire fonctionner correctement le système informatique qui devait me permettre d\u2019articuler Jar Jar Binks.À la place, ils ont décidé de le concevoir complètement par ordinateur.(.) Mais pendant les six mois que l\u2019attente a duré, j\u2019ai été fébrile.C\u2019était pas mal excitant.Le plus dur, c\u2019était certainement de ne pas en parler.» Une incursion dans un univers sans pareil.«C\u2019est l\u2019expérience d'une vie.Maintenant je peux mourir et ça ne me dérangerait même pas ! » Peut-être lui vaudrait-il mieux attendre.Car quand on demande à Miehel Courtemanche si une éventuelle participation aux épisodes II ou III est possible, sa réponse tarde à venir: «Je ne \u201cpourrais\" dire», lance-t-il en insistant sur le troisième mot.À suivre.* 9 4 LE SOLEIL Le samkdi 8 mai 1999 H 7 ANAKIN SnvWAlKtR Le prénom Anakm est dérivé d'une race de géants dans la Genèse, alors que Skywalker est une appellation de Loki.le dieu scan-! dinave du feu et de la méchanceté Oartr Vm» Georges Lucas est parti de la racine néerlandaise du mot père pour arriver à un nom se rapprochant de « Dark Father » (père obscur).L'inspiration pour le masque de Darth Vader est fort probablement la grille de la Chevrolet 1956.Luki Skywalker Du grec leukos.qui signifie lumière, en opposition au personnage sombre de Darth Vader.Le Luc de l'Évangile, un Gentil converti au christianisme, s\u2019avérait approprié pour un garçon qui découvre le pouvoir de la Force.Mais on devine facilement que Luke S.se prononce en anglais.Lucas.Çbi-Wan Kenobi Également connu sous le nom du vieux (old) Ben Kenobi.Obi est un mot japonais qui désigne la ceinture du kimono « OB » est aussi l'acronyme de Old Ben Mais des ragots sur Internet prétendent que son nom est véritablement OB-1, référence énigmatique à l'histoire de la Guerre des clones dans un futur épisode.Leu Organa Évoque la jolie princesse Dejah Thoris dans Les histoires de John Carter de Mar écrites par E.R Burroughs, ainsi que Galadnel reine de Lorien, du Seigneur des anneaux de Tolkien.Selon le biographe de Lucas.Dale Pollock, Organa réflète le conflit entre la nature et la technologie.LES ORIGINES DES PERSONNAGES Han Solo Son nom de famille est la clé du personnage : un loup solitaire.Rappelle aussi un des grands aventuriers de la culture populaire, Napoléon Solo,Des agents très spéciaux ; ce nom était, à l'origine, un personnage secondaire de Goldfinger, roman mettant en vedette l'agent secret James Bond.Chewbacca Le nom du Wookie géant a été inspiré par Indiana, le mala-mute de Lucas (Le chien a également prêté son nom au héros de la série Indiana Jones.) Quant à Wookie.il vient d\u2019une scène improvisée dans le film THX-1138.qui disait: «Je crois que je suis passé sur un Wookie là-bas.» R2 D2 Aux dires de Lucas, le robot sifflant qui ressemble à un aspirateur Hoover, tirerait son nom d une abréviation employée par un technicien durant le montage sonore d'American Graffiti, qui lui avait demandé le R2 D2 («rouleau (reel) deux, dialogue deux»).Tatooine La planète d'origine de Luke, est dérivé de la ville de Tataouine, en Tunisie, où ont été tournées les scènes de désert.Ewoks Les oursons héroïques du Retour du Jedi vivent dans la forêt du satellite naturel Endor : la sorcière du Livre de Samuel réside dans la localité du même nom Ewok peut sembler une variante de Wookie.mais il vient de Miwok.tribu amérindienne de San Rafael, Californie, où se trouve le Skywalker Ranch.Jeoi Clin d œil à la planète Barsoom inventée par Burroughs, où les seigneurs portent ie titre de Jed ou Jeddak BANTHA La monture poilue à cornes de bouc utilisée par le Peuple des sables est une variante du banth.une bête habitant la planète Barsoom Le Peuple des sables présente plusieurs similitudes avec les tribus imaginées par Frank Herbert dans son classique Dune.Les Jawas Ils parlent comme les tamias Chip'n Dale des dessins animés, ils évoquent la religion islamique indonésienne.Ce nom présente une certaine ressemblance avec le style de musique marocaine appelé Gnawa Bosa Fett Serait une référence subtile à Bob Falfa, le coureur automobile d'American Graffiti.SOURCE NEW YORK TIMES Chaque attribution de licence pour les produits dérivés de « La guerre des étoiles»^ est approuvée par Lucas lui-même Faire sa LE SOLEIL.PATRICE LAROCHE «g AÏS# îïsnrt-.-.r.marque \"Je pense que ma passion pour \u201cStar Wars\u201d va s\u2019éteindre quand George Lucas va arrêter d'approuver les items qui tant sortir», soutient un collectionneur de la première heure, Rémi Savard, 25 ans, de Beauport.Kathleen Lavoie Le Soleil ¦ L\u2019empire cinématographique de George Lucas est devenu, au fil des ans, une véritable machine à imprimer les dollars.Le succès commercial des épisodes IV, V et VI ùeStar Wars, avec leurs mégacampagnes promotionnelles, ont révélé non seulement le génie de Lucas pour la réalisation, mais aussi sa bosse pour les affaires.Avec La menace fantôme, le père de la stratégie de marketing axée sur les produits dérivés lance l\u2019attaque commerciale la plus agressive de toute l\u2019histoire du cinéma.Si George Lucas est un homme riche aujourd'hui, c\u2019est à la vente des produits dérivés de ses films qu\u2019il le doit.A la veille de la sortie du nouvel épisode.la possibilité pour Lucas de multi- plier sa fortune personnelle, évaluée à 2 milliards $US, semble meilleure que jamais.11 faut dire que, par l\u2019entremise d\u2019une filiale de la société Lucasfilm appelée Lucas Licensing, le producteur exerce un contrôle serré de la marque de commerce Star Wars : chaque attribution de licence est supervisée et approuvée par lui.Dans la foulée de la vaste opération commerciale lancée le 3 mai.des produits de toutes sortes ayant reçu ces licences continueront d\u2019affluer dans les prochaines semaines sur les tablettes des magasins grande surface nord-américains.Des «fuites» laissent entendre, sur le site officiel de Star Wars (George Lucas donne également son aval à ce qui est publié sur le site), que plus d\u2019un millier de nouveaux objets contribueront à «perpétuer la magie de l'épisode I».Ces nouvelles ventes viendront gonfler la donnée déjà astronomique de 4.5 milliards S US de profits en produits dérivés pour les épisodes IV, V et VI.Pour la licence des jouets, Lucas s'était associé en 1977 avec la compagnie Kenner.La fidélité n\u2019étant pas la moindre des qualités du producteur, il a cette fois signé avec Hasbro (Kenner) et Galoob, au terme d'une surenchère épique avec Mattel, les fabricants de Barbie.Dans les coulisses de l\u2019industrie, on parle d'un contrat de 600 millions $ US et plus, ce qui en fait le contrat de licence de jouets le plus important jamais conclu.PEPSI, KFC ET TACO BELL À cette gamme de produits déjà variée, s\u2019ajouteront des vêtements, de la vaisselle, des livres, de jeux vidéo, des disques eompacts ainsi que des rééditions en cassettes vidéo de la deuxième trilogie.Mais ce qui risque surtout de faire sauter la banque, c'est l\u2019incroyable entente inten enue avec PepsiCo.Huit milliards de canettes de Pepsi illustrant des personnages (on parle de 12) de Star Wars et une édition limitée de canettes dorées « Yoda » envahiront bientôt les tablettes des épiceries et des dépanneurs.D\u2019autres campagnes d'importance seront menées notamment par Frito-Lay, Kentucky Fried Chicken, Pizza Hut et Taco Bell, qui offriront des menus à saveur «spatiale».La plupart des observateurs, des analystes de marché et des collectionneurs s\u2019entendent pour dire que qualité et l'originalité caractérisent les produits de marque Star Wars.Ces critères sont ceux que privilégie Lucas dans l'attribution d\u2019une licence.«Ils sont très exigeants sur la qualité de la réalisation, du dessin et du design.Par contre, nous avons réussi jusqu\u2019à maintenant à reneontrer leurs normes.Pour les boîtes des articles, c'est la même chose.Ils accordent beaucoup d\u2019importance à l\u2019impact que va créer la boîte ainsi qu\u2019à certains détails comme l\u2019apparence des logos», explique Paul Gallant, le président de la société montréalaise Wrebbit (Hasbro), qui a obtenu une licence pour la commercialisation de ses casse-tête en trois dimensions.Afin de créer un produit qui puisse atteindre les standards de Lucas et de profiter de la visibilité de la marque par ricochet, la compagnie est allée jusqu\u2019à modifier son propre logo, en dimension et.en couleur! «Les polices de notre logo auront un aspect métallique pour l\u2019occasion», annonçait le président la semaine dernière.Comme Rodin approuvant les travaux de ses marbriers, le contrôle absolu exercé par George Lucas sur la marque Star IPors contribue à en faire augmenter la valeur, notamment auprès des collectionneurs.Pour nombre d\u2019entre eux, l\u2019approbation de ces produits par le créateur de la mythologie représente en quelque sorte un sceau de qualité.«Je pense que ma passion pour Star Wars va s\u2019éteindre quand George Lucas va arrêter d'approuver les items qui vont sortir», soutient un collectionneur de la première heure.Rémi Savard, 25 ans, de Beauport.Selon ce dernier, il n\u2019y a que George Lucas qui puisse garder une certaine cohérence à l'univers Star Wars en raison du nombre astronomique de publications, d'objets et d\u2019événements qui y sont rattachés.C\u2019est ainsi qu'items de la production, congrès, jouets, présentoirs promotionnels (!), cartes ainsi que répliques de costumes et de vaisseaux spatiaux continuent d'alimenter auprès des passionnés ce qui fait la fortune de George Lucas depuis plus de 20 ans : la force de la nostalgie.«Parfait pour 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W1: x 'r.1 \\ * »e Ptem'o'^ * ¦ liiÉc-' \u2022 \u2022 *\t*\tf 200 personnes assisteront à une projection privée de « Épisode 1 : ia Menace fantôme w Pour gâgner : * ' *\u2022 Dès aujourd'hui et jusqu'au 23 mai,' recherchez tous les jours dans Le Soleil les 3 extraits quotidiens-tirés de la trilogie originale de Star Wars,' Écoutez CHIK 98;9 pour connaître tous les détails du \u2022 concours.et composez le 670-9099 pour jouer l'extrait en ondes lorsque l'animateur le demandera.* .¦ ¦ \u2022 \u2022 \u2022 \" .r \u2022 * .\u2022 v-sw\u2019\tLa cfate de cette projection est un secret bien gardé et vous sera devoilee sous'peu.* Valeur totafe.des prix : 1600S.Les prix devront être acceptes tels quels\u2019et ne pourront être échangés contre une Somme d'argent.Réglements du concours disponibles \u2022 à CHIK\"98.9 df au quotidien Le Soleil Hm\u2019v wm .S Æ*** ' - - yii coNtoyys pou» iops ifs mtm LE SOLEIL _ G .-a \u2022 "]
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