Le soleil, 17 septembre 1999, Cahier A
[" LE MONDE OURAGAN FLOYD: HYDRO À LA RESCOUSSE B 7 .b.r.WEEK-ENI ) MAGAZ1N E LE SOUS-MARIN JAUNE REFAIT SURFACE C 1 LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE QUÉBEC.1 E VENDREDI 17 SEPTEMBRE I 9 V 9 w w .U' s o le 11.i o m A k L LE SOLEIL, STEVE OESCHÉNES Les élèves ont bloqué le pont de Québec.Ils ont quitté leurs classes pour manifester contre le boycott des activités scolaires imposé par les profs.Sortie scolaire L -V Des centaines d\u2019enfants bloquent les boulevards le ministre Legault pointe du doigt le syndicat ?COLL SPÉCIALE VINCENT fRADET Message sans équivoque.\u2022*r\\ï 5 Brigitte Breton Le Soleil ¦ QUÉBEC \u2014 Le mouvement de protestation (ou d\u2019entraînement) des écoliers a pris de l\u2019ampleur hier des deux côtés du fleuve, perturbant ainsi les activités de plus d\u2019une quinzaine d\u2019écoles secondaires de Québec, Beauport, Charlesbourg, Sainte-Foy et Saint-Nicolas et même, d\u2019une école primaire de Charny.Le ministre François Legault juge inacceptable cette situation qui met en danger la sécurité des enfants et l\u2019a noté hier à la présidente de la Fédération des syndicats de l\u2019enseignement, Joanne Fortier.«La classe n\u2019est pas une tribune pour faire valoir nos revendications syndicales» Sans avoir de preuve formelle, le ministre de l\u2019Éducation avance que des enseignants ont incité des jeunes à manifester.« Lors de sa rencontre hier avec M\"\u201d Fortier, le ministre a rappelé que les négociations se faisaient à la table de négociation et non en Voir SORTIE en A 2 ?AUTRE TEXTE ?Policiers débordés Page A 3 RÉFORME MUNICIPALE Harel devra s\u2019expliquer Victimes silencieuses 86 000 Québécoises subiront une agression sexuelle cette année mais bien peu porteront plainte S, ,¦ « Aucune décision n\u2019a encore été prise », dit la ministre Jean-Marc Salvet Le Soleil QUÉBEC \u2014 Louise Harel devra s\u2019expliquer devant tous les députés de son parti mardi prochain.Le président de l\u2019aile parlementaire péquiste a convoqué un caucus national sur la réforme municipale.Cette réunion d'urgence promet d'être courue.L\u2019inquiétude et la grogne sont vives chez les élus péquistes depuis que les projets de Louise Harel ont coulé dans les médias.Lucien Bouchard prendra part au débat.Lors de cette rencontre à huis clos, qui se déroulera à l\u2019Assemblée nationale, la ministre Harel tentera surtout de calmer le jeu.C\u2019est ce qu\u2019elle a commencé à faire, hier, à l\u2019issue d'une commission parlementaire.«Aucunedécision n\u2019a encore été prise.Je demeure ouverte à toutes les propositions », a-t-elle insisté.Pour la région de la capitale, le plan Voir HAREL en A 2 ?AUTRE TEXTE ?hheture de 375M$: M\"\"' Boucher Isolée l\u2019âge A 5 * > Jean-Simon Gagné Le Soleil QUÉBEC \u2014 À chaque six minutes, au Québec, une femme serait victime d\u2019une agression à caractère sexuel, qu\u2019il s'agisse de viol, d'attouchements ou de harcèlement.Seulement une minorité portera plainte.Au risque d'y perdre bien des illusions.Il y a sept ans et demi, Juliane (nom fictif) a déposé un grief pour harcèlement sexuel contre son patron, le directeur d\u2019un organisme gouvernemental à Québec.Sans le savoir, elle venait de mettre le doigt dans un engrenage infernal.Vous êtes prêts à l\u2019accompagner dans le labyrinthe bureaucratique?Alors allons-y.Déposé en mai 1992, le grief nécessitera neuf auditions, qui se dérouleront devant un arbitre de mars à septembre 1993.Des commentateurs férus d'arithmétique établiront que les notes sté-nographiques de cet épisode couvrent pas moins de 1H59 pages bien tassées tassons.Les choses se compliquent lorsque le syndicat découvre que l'arbitre a assisté à un mariage en compagnie de l\u2019accusé, en 1994.Quoi?L\u2019arbitre et l\u2019accusé se connaissaient?Attendez, ce n\u2019est pas fini.* f* Juliane a déposé un grief il y a sept ans et demi.Dans quelques semaines, la Lorsque le verdict tombera trois ans plus tard, en mai 1995, l\u2019arbitre retient la version du direc j teur.De là à dire que Juliane a rêvé les attouchements, les propositions insistantes et les blagues vulgaires, il n\u2019y a qu\u2019un pas.Même le témoignage de trois employées de l\u2019organisme en faveur de Juliane n\u2019a rien changé à l'affaire.Indigné, le syndicat dépose une plainte et demande que l\u2019on recommence l\u2019enquête à zéro.Vous en avez marre de cette histoire qui n'en finit pas?Alors imaginez Juliane.En avril 1996, quatre ans après le dépôt du grief, un juge de la Cour supérieure annule le jugement de l\u2019arbitre et ordonne la tenue d\u2019une nouvelle enquête.Le gouvernement porte aussitôt Cour d appel rendra sa décision la cause en appel.Nous en sommes là.Dans quelques semaines, soit sept ans et demi après le dépôt du grief, la Cour d'appel rendra sa décision.Si ce jugement lui est favorable, Juliane aura le loisir de tout reprendre depuis le début.Elle pourrait aussi entamer une poursuite pour dommages et intérêts.Avec un peu de chance, selon les spécialistes, l'affaire pourrait aboutir dans cinq ans.Treize ans plus tard.Ne le dites pas trop fort : en ce 17 septembre.Voir PLAINTE en A 2 ?La STCUQ roule vers un déficit d\u2019au moins 8M$ La quote-part des municipalités augmentera de 20% Robert Fleury Le Soleil QUÉBEC \u2014 La STCUQ prévoit un gros manque à gagner l\u2019an prochain : 8 millions $, peut-être plus.Tellement que les municipalités membres devront verser une quote-part de 20% de plus.Cela représente 3 millions $ de plus que les 15 millions $ que verse déjà Québec, 1,5 millions de plus pour Sainte-Foy.Les usagers pourraient écoper d\u2019une hausse de 5% et voir leur laissez-passer grimper à 55$ alors qu\u2019il était à 50$ l\u2019an dernier et à 43$ il y a trois ans ! LE SOLEIL a appris que c\u2019est un manque à gagner de 12 millions $ qui attend la STCUQ d\u2019ici la fin de 2001.Or elle ne pourra compter sur le gouvernement qui continue de bouder son plan de transport Interrives et qui n\u2019a cessé de réduire ses subventions pour l\u2019achat d\u2019autobus en même temps qu\u2019il refilait de nouvelles responsabilités aux municipalités.La note sera salée pour Québec, qui avait dû liquider une partie de son fonds Saint-Malo l\u2019an dernier, et elle pourrait bouffer les trois quarts du surplus de Sainte-Fby.La STCUQ prétend boucler l\u2019année sans déficit d\u2019ici le 31 décembre.C\u2019est un portrait sans complaisance que le nouveau directeur général, Nor- Voir STCUQ en A 2 ?Superstructure municipale LE LA MINISTRE NaREL.J'aimerais ATTIRER votre ATTENTION SUR CE PLAN ! Maximum 16, minimum 8 Pluie parfois forte cessant en après-midi.Demain, ensoleillé avec passages nuageux.Détails page D 7 QUÉBEC.I0V ANNÉE.N°2VÎ FLORIDE, 1,75 $US MONTRÉAL, OTTAWA 70c PLUS TAXES 60c PLUS TAXES\t6 LE SOLEIL Le vendredi 17 septembre 1999 PLAINTE Brassard Suite de la Une journée d'aetion contre la violence faite aux femmes, Juliane ne portera probablement pas le brassard blanc qu\u2019on distribue en signe de solidarité avec les victimes.La lassitude, pourrait-on supposer.Incompréhension, délais interminables, résultats souvent à peu près nuis, l\u2019histoire de Juliane résume ce qui décourage plusieurs victimes de porter plainte.«Les choses évoluent trop lentement », déplore Marie Drouin, du Regroupement québécois des centres d\u2019aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS).«Sur certains points, nous avançons alors que sur d\u2019autres, c\u2019est le contraire.Kn 1992.par exemple, un agresseur a réussi à se faire acquitter en prétextant qu\u2019il était en état d\u2019ivresse au moment de commettre son crime.Vous vous rendez compte?Supposons que vous conduisez en état d\u2019ivresse et que vous tuez quelqu'un, vous serez emprisonné.Mais si vous violez une femme alors que vous êtes saoul, on vous trouvera des excuses » ! M Drouin dénonce un «courant de droite» qui cherche à minimiser le nombre d\u2019agressions.A ses yeux, la solution passe par la sensibilisation de tous ceux qui côtoient les victimes, notamment les policiers, les procureurs et les juges.« Une partie du travail des CALACS consiste à expliquer aux gens ce qu\u2019est une agression sexuelle.Il faut aussi les prévenir de ce que la femme agressée aura à traverser comme épreuve si elle porte plainte.D'abord, elle devra revivre le drame au cours du procès.Ensuite, elle sera confrontée à son agresseur.Vous comprendrez qu'elle doit croire que justice sera rendue».Selon M \" Drouin, les «absolutions inconditionnelles » comme celle dont a bénéficié Gilbert Rozon envoient un signal contradictoire.« Les absolutions donnent l'impression que les agresseurs s\u2019en tireront toujours à bon compte.Mais ce n\u2019est pas tout.Très souvent, en Cour, le « play bargaining» entre les avocats permet de réduire les chefs d\u2019accusation en échange d'un plaidoyer de culpabilité.Une «agression sexuelle armée» devient par exemple une « agression sexuelle simple » et le coupable s'en tire à bon compte ».Au cabinet de la ministre de la Justice, Linda Goupil, dans la foulée de l\u2019affaire Rozon, on réféchit à la possibilité d'exclure les absolutions inconditionnelles dans les cas d\u2019agressions sexuelles.Mais on ne nourrit pas d'espoirs démesurés.« Il y a plusieurs facteurs qui expliquent pourquoi les femmes ne portent pas davantage plainte ».estime Marie Vaillant, attachée de presse de M\"1' Goupil.Certaines raisons sont culturelles, d\u2019autres familiales, d\u2019autres financières.La solution ne passe pas uniquement par des modifications législatives».En attendant, des chiffres compilés par Statistique Canada laissent supposer qu\u2019environ 86 000 Québécoises subiront cette année une agression de nature sexuelle.Pour une Juliane qui osera relever l\u2019affront, on peut se demander combien d\u2019autres choisiront de se taire pour toujours?Déclarations admissibles OTTAWA (PC) \u2014 La Cour suprême du Canada vient d\u2019établir que les commentaires glissés par un prévenu à un agent double sont admissibles devant le tribunal.Cette décision clarifie les règles régissant le travail de l\u2019agent double, où le moindre faux pas peut coûter aux enquêteurs des preuves essentielles.Les juges du plus haut tribunal du pays dev aient se prononcer sur la cause de Kok Leong Liew.qui fut arrêté le 4 mars 1994 à Edmonton lors d\u2019une saisie de cocaïne.Il fut emmené dans un voiture de patrouille en compagnie d\u2019un autre suspect, qui était en réalité un agent double dans la transaction.Au poste de police, Liew tenta en vain de communiquer avec un avocat ; il fut par la suite amené dans une salle avec l\u2019agent double.Une transcription de la conversation de sept minutes qui s\u2019ensuivit indique que c\u2019est Liew qui amorça la discussion.Après quelques réflexions de part et d\u2019autres, l\u2019agent double fit une déclaration qui lui permit d\u2019obtenir des informations incriminantes pour Liew.Ces informations furent éventuellement rejetées par un juge de première instance mais admises par la cour d\u2019appel de l\u2019Alberta.La Cour suprême devait décider si la conversation constituait un interrogatoire qui enfreignait le droit de Liew à garder le silence.Elle a conclu hier que les commentaires peuvent être admis comme preuve.\u2022 « noms SORTIE Sécurité Suite de la Une classe, et encore moins en incitant des jeunes à manifester », a rapporté l\u2019attaché de presse .Main Leclerc.La présidente Fortier soutient qu\u2019il n\u2019a jamais été dans la perspective des syndicats de suggérer aux jeunes de débrayer.« La classe n\u2019est pas une tribune pour faire valoir nos revendications syndicales.Si un de nos 76 000 membres l\u2019a fait, nous verrons à rétablir les choses.» Elle s\u2019inquiète aussi que des jeunes soient dans la rue plutôt qu\u2019en classe.« Ils devraient manifester autrement qu\u2019en désertant les salles de cours.» U* ministre Legault a répété hier à M\"H Fortier qu\u2019il voulait valoriser le travail des enseignants.« Il n\u2019a toutefois pas pris l\u2019engagement ferme de reconnaître le temps de travail que nous faisons.Il y aura toujours une part d\u2019engagement et de bénévolat dans l\u2019enseignement, mais il y a des limites.Notre moyen de pression l\u2019illustre bien.» Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec.André Caron, presse aussi les enseignants à revoir leurs moyens de pression.« La sécurité des enfants est compromise et «Un directeur et ses adjoints cela m\u2019inquiète.L\u2019é- 7 r .cole n\u2019est pas l\u2019ar- ne peuvent contenir 1500 jeunes mée.un directeur et oui décident de sortir Pour ses adj°ints ne Peu- t|ui ucuuciii tic Mirur.ruur vent t.ontenir 1500 manquer 20 minutes de classe, jeunes t>ui décident ¦1\t' 1.\tde sort*r- P°ur man- lIS SOnt prêts a tout» quer 20 minutes de classe, ils sont prêts à tout.» En contrepartie, M.Caron demande aux écoliers de ne pas paniquer.«En bout de course, il n\u2019y aura pas beaucoup de choses qui manqueront.Us auront leur album et leur bal de finissants.» Visiblement, il semble que ce soit davantage le goût de prendre le large ou la peur de perdre un bal ou un voyage qui ont motivé hier encore la sortie de milliers d\u2019écoliers du secondaire.A l\u2019école secondaire des Compagnons-de-Cartier, la directrice Francine Doucet, a pris soin d\u2019aviser ses élèves dès leur entrée en classe que les activités éducatives et culturelles seraient maintenues dans l\u2019école.Au pire, la «journée de neige » aura lieu sur le terrain de l\u2019école, plutôt qu\u2019à l\u2019extérieur.Malgré cette assurance, 40 °/o de ses 1450 élèves ont déserté l\u2019école pour suivre sur le pont de Québec leurs compagnons de l\u2019école De Rochebelle.À cet endroit, le directeur soutient également qu\u2019il peut offrir la plupart des activités, sauf Les grands explorateurs.En ce qui concerne les voyages à l\u2019étranger, il est en pourparlers avec les enseignants.À l\u2019école secondaire La Camaradière, le conseil de la vie scolaire s\u2019est prononcé contre le débrayage.Là encore, les activités sont maintenues, sauf celles qui se déroulent à l\u2019extérieur de l\u2019école et qui ont une incidence économique.Près de la moitié des élèves ont néanmoins manqué les cours de la matinée.« Certains disaient qu\u2019il n\u2019y aurait pas de semaine de relâche.Des jeunes sont des jeunes, et ils se suivent.Ils sont revenus en classe cet après-midi, fatigués», rapporte la directrice Louise Godin.Tandis que des manifestants revenaient en classe, d\u2019autres en sortaient dans d\u2019autres coins de la région.Les directions d\u2019école prennent cependant les présences de leurs élèves.Sortir manifester équivaut à une absence non motivée et les parents en seront informés.Selon les règlements de l\u2019école, un élève peut être suspendu ou, comme à l\u2019école de l\u2019Horizon, à Saint-Jean-Chrysostome, devoir revenir à l\u2019école samedi matin, pour une retenue.STCUQ Achat de bus Suite de la Une mand Carrier, tracera mardi.Car il faut acheter des autobus neufs mais No-vaBus est débordé et ses véhicules coûtent plus cher.Surtout que la subvention du ministère des Transports n\u2019est plus que de 50% contre 75% il y a trois ans.Les bus américains d\u2019occasion nécessitent une remise en état coûteuse.La STCUQ ne réussit plus à en acheter de qualité.Et puis la flotte est vieille, les autobus brisent souvent: iis coûtent cher en pièces et en main-d\u2019œuvre, en temps supplémentaire.11 faut donc embaucher plus de mécanos, plus de cadres pour rendre les ateliers plus efficaces.Bref, un an après le rapport Beaudry, le temps est venu de donner un grand coup de barre.«Ça fait longtemps qu\u2019il se prend de mauvaises décisions et qu\u2019on pellette les problèmes en avant.On aurait dû acheter des autobus bien avant », commente un de nos interlocuteurs.Et puis, il y a les salaires.Les principales augmentations entrent en vigueur cette année.«C\u2019est sûr qu\u2019on ne peut plus fonctionner comme ça.Nous aurons des décisions à prendre.C\u2019est vrai que le manque à gagner est important », avoue Claude Cantin, son président, il re- HAREL Collègues Suite de la Une qu\u2019elle a en tête ne prévoit pas de fusion.La ministre des Affaires municipales souhaite plutôt la création d\u2019un conseil métropolitain regroupant des municipalités de la rive nord et de la rive sud.Cette structure pourrait avoir compétence en matière de voirie, de transport en commun, d\u2019environnement et de sécurité publique.«Cette proposition est en voie d\u2019élaboration.Il ne faut pas la prendre pour acquise », a-t-elle déclaré en commentant pour la première fois les informations obtenues par LE SOLEIL cette semaine.« L\u2019important, c\u2019est de ne pas s\u2019enfarger dans les propositions, mais d\u2019atteindre le résultat recherché.C\u2019est-à-dire moins de dédoublements, moins de gaspillage et plus d\u2019équité entre les citoyens des différentes municipalités.» Il semble que la ministre des Affaires municipales pourrait facilement abandonner l\u2019idée de faire élire au suffrage universel les membres du conseil métropolitain élargi auquel elle songe.Les maires actuels pourraient y être délégués.« La réforme municipale est un dossier majeur fuse de confirmer nos chiffres.« Est-ce qu\u2019on taxera les Villes, les usagers ou les deux?Nous sommes à la croisée des chemins, et les décisions à prendre ne seront pas prises à la légère », dit-il.La mairesse de Sainte-Foy fulmine.«C\u2019est l\u2019horreur ! Je le savais que des augmentations de salaire de 5%, ça n\u2019avait pas d\u2019allure.On est devant une facture à payer.Où va-t-on aller chercher l\u2019argent ?On a tellement gratté les fonds de tiroirs.Ce n\u2019est pas une façon d\u2019administrer.J\u2019espère que la nouvelle administration va faire mieux.Les parcours sont déjà réduits au minimum, ça n\u2019aurait pas d'allure d augmenter encore les tarifs des usagers.C\u2019est désespérant», déplore Andrée Boucher.Mais le maire de Québec croit que cela s\u2019imposait depuis longtemps.« Oui je vais recommander aux autres maires qu\u2019on investisse dans le transport en commun.Si nous avions maintenu nos efforts en indexant notre quote-part à l\u2019inflation, nous disposerions d\u2019un budget de 8 à 10 millionsS de plus », dit Jean-l\u2019Uul LAllier.«Je crois au transport en commun.Mais il est à la limite de la viabilité, le service risque de se dégrader», dit-il.C\u2019est une façon de réduire l\u2019usage de l\u2019automobile, de protéger la qualité de vie des citoyens, d\u2019éviter la détérioration du mobilier urbain, rappelle-t-il.« Si nous étions en Europe ou à Strasbourg, on en serait rendu au métro de surface.Mais pour ça, il faudra peut-être qu\u2019on cesse de subventionner les stationnements », dit le maire L\u2019Allier.Un débat qui promet ! Surtout quand il est question d\u2019argent.dont les collègues veulent débattre », a reconnu le président de l\u2019aile parlementaire péquiste, François Gendron, qui a convoqué le caucus national.Le représentant d\u2019Abitibi-Ouest sait que de plus en plus de députés et ministres ruent dans les brancards.«C\u2019est évident que M\"' Harel va nous dire où elle est rendue et que les collègues lui feront part de leurs commentaire.» Les élus de la région de Québec seront particulièrement gâtés puisqu\u2019ils participeront non pas à une.mais à deux rencontres sur le même sujet mardi.En matinée, quelques heures avant le caucus national, ils s\u2019enfermeront ensemble pour débattre des projets sur la table.La réunion sera présidée par le ministre Paul Bégin, responsable de la capitale au sein du gouvernement.Aujourd'hui, à Montréal, Louise Harel fera le point sur l\u2019évolution du dossier et présentera les échéances qu elle a en tête.Hier, elle a refusé de dire si son livre blanc sera dévoilé avant ou après le 20 octobre, qui est la date butoir pour négocier un nouveau pacte fiscal avec les municipalités.Elle a assuré quelle veut encore «mener concurremment des discussions au niveau fiscal et au plan des nécessaires réformes municipales.» Mais n\u2019aurait-elle pas besoin de plus de temps pour peaufiner ses projets ?« Pour l\u2019instant, devant les difficultés, j\u2019ai surtout besoin de courage ».a-t-elle laissé tomber avant de retourner en commission parlementaire.Un an apres le rapport Beaudry, le temps est venu de donner un coup de barre CAHIER A La Capitale.3 à 6 Le Québec et le Canada.7 à 12 CAHIER B Questions d'argent .1 à 8 Bourses.4\tet\t5 Opinions.6 Le Monde.7\tet\t8 CAHIER C Week-end Magazine.1\tet\t2 Télévision.2 Arts et spectacles.3 à 12 Votre agenda.4 Annonces classées .7 à 10 Décès.10 et 11 CAHIER 0 SPORTS André-A.Bellemare.5 Statistiques.2\tet\t4 Divertissements.eptembre au 8 octobre.Aujourd\u2019hui, ça sera au tour des lélégués de la Fédération nationale des enseignantes ?t des enseignants du Juébec (FNEEQ-CSN) de ^\u2019exprimer sur le déclenchement d'une grève générale légale au plus tard le 18 novembre, un moyen l\u2019action qui sera précédé d\u2019un débrayage légal d\u2019une durée de 18 heures exercé sur une période de trois jours par le secteur de l'éducation et des organismes gouvernementaux les 25 et 2fi octobre et par le secteur de la santé et des services sociaux les 26 et 27 octobre.Les dates du premier coup de semonce pourraient toutefois être modifiées.Le conseil général de la CEQ doit se réunir, dimanche, pour prendre position.La centrale a déjà signifié sa volonté d\u2019apporter des « ajustements » mineurs au plan d'action afin de réduire l\u2019écart entre les deux temps de grève.Du côté de la FTQ.le plan d'action a reçu l\u2019aval des instances du secteur de la santé dans une proportion de 98%.Aujourd'hui, les délégués du secteur éducation de la FTQ se prononceront à leur tour.À la FSSS-CSN.qui représente 90000 syndiqués dans le réseau, le recours à la grève légale constituera une première.Dans le passé, les travailleurs sortaient illégalement et établissaient, selon le code d\u2019éthique de la CSN.les services à maintenir.Assemblées générales du 27 septembre au 8 octobre Dans le cadre d'une grève légale, les syndicats devront respecter des pourcentages de salariés à maintenir en services essentiels: 90% dans les hôpitaux, dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée et les centres de réadaptation, 60% dans les CLSC et 55% dans les centres de protection de l'enfance et de la jeunesse et les centres de services sociaux.Des délégués ont soutenu que la grève légale constituait un bien faible outil pour défier le gouvernement Bouchard et qu'il valait mieux recourir, sans plus tarder, à la grève illégale.D\u2019autres ont cependant affirmé qu\u2019en faisant une utilisation judicieuse, à certains moments de la journée, des pourcentages de salariés à maintenir, il serait possible de causer des maux de tête aux dirigeants d\u2019établissement, l\u2019our le président de la FSSS-CSN, Louis Roy, se retrouver avec 90% de l\u2019effectif dans un hôpital alors que l\u2019élastique est déjà étiré à son maximum va faire mal.Sans compter qu\u2019une grève du zèle à l\u2019intérieur des établissements pourrait se doubler à la grève légale.« Les travailleurs qui seront au boulot pourraient se limiter à ne faire que le strict minimum prévu à leur convention collective, (,\u2019a va alors provoquer une pression énorme sur les employeurs qui devront se relever les manches pour combler le manque de personnel.Et la pression va aller en augmentant au fur et à mesure du déroulement de la grève ».l\u2019ar ailleurs, des délégués ont aussi avoué que le recours à la grève ne sera pas facile à vendre aux syndiqués.La grève fait peur et l\u2019expérience des infirmières a laissé des traces.Toutefois.Ixmis Roy n\u2019est pas inquiet.«Ce qui m\u2019inquiéterait, c\u2019est que personne ne vienne me dire que la grève fait peur.Faire la grève, dans le réseau de la santé, ce n\u2019est jamais facile.Les gens qui œuvrent auprès des malades sont des gens qui travaillent avec leur cœur.On est toujours les plus hésitants à faire la grève.Alors, si on la propose à notre monde, c\u2019est que nous pensons que nous sommes rendus à la limite et que nous ne pouvons plus laisser traîner la négociation ».a-t-il souligné.Presse canadienne ¦ QUÉBEC \u2014 Les tilles du Québec appréhendent le passage à l\u2019an 2000 et demandent à Québec de légiférer pour les mettre à l\u2019abri des poursuites judiciaires pouvant découler des inconvénients causés par des pannes ou des interruptions de services publics.« Les municipalités ne voudraient pas sertir de boucs émissaires pour tout ce qui pourrait flancher lors du passage à l\u2019an 2000 », a plaidé, cette semaine, le maire de Trois-Rivières.Guy Leblanc, porte-parole de l\u2019Union des municipalités du Québec devant la commission parlementaire chargée d\u2019examiner la problématique du bogue de l'an 2000.11 y a une foule de services publics dont le fonctionnement est assuré, en tout ou en partie, par des systèmes informatiques.Souvent les ordinateurs impliqués ont en mémoire un calendrier lisant la date avec seulement deux chiffres.L\u2019année 1967 est donc représentée par 67.Au 1\" janvier 2000.de nombreux systèmes liront donc 00.retournant à l\u2019année 1900.On a fait le test aux États-Unis.Chez Chrysler, toutes les portes d\u2019une usine se sont verrouillées, emprisonnant tous les ouvriers.Les ascenceurs de l'hôtel de ville de Los Angeles ont cessé de fonctionner.Et si 500 systèmes d'alarme déclenchaient l'alerte en même temps au prochain jour de l'An ?Et si les ordinateurs stoppaient l'approvisionnement en eau des usines de filtration ?Et si les feux de circulation se déréglaient ?UNE VILLE SUR DIX Une ville sur dix au Québec ne serait pas prête à passer au prochain siècle, selon l\u2019UMQ.l\\)ur faire face à la situation, les administrations municipales demandent trois choses: \u2014\tque Quebec légifère pour atténuer les responsabilités des municipalités contre la portée que pourrait avoir le bogue de l\u2019an 2000; \u2014\tune législation qui faciliterait la collaboration opérationnelle des services policiers ; \u2014que le gouvernement suspende les conventions collectives des employés municipaux de manière à faciliter le recours à la main-d'œuvre en cas d'urgence.« On ne doit pas avoir devant nous le rempart des conventions collectives pour être obligés de négocier que des gens soient en disponibilité.Si des problèmes survenaient, on ne veut pas être obligés de négocier avec les syndicats pour régler ça ».a soutenu M.Leblanc.« On ne veut pas les faire travailler gratuitement, mais on ne veut pas que ça coûte une fortune aux contribuales », a-t-il insisté.L\u2019UMQ fait des représentations auprès de la ministre des .Affaires municipales, Louise Harel, depuis avril.Jusqu\u2019à maintenant, elle a dit non.Mais les villes reviennent à la charge à 16 semaines du jour J.Les villes veulent la suspension des conventions COUPES À EMPLOI QUEBEC Deux classes de réfugiés Seuls les Kosovars peuvent compter sur un supplément de 125$.venu d\u2019Ottawa Anne-Marie Voisard Le Soleil QUÉBEC \u2014 Non seulement Québec sabre dans les allocations qui mettaient un peu de beurre sur le chèque de BS, mais voilà qu\u2019on se retrouve maintenant avec deux classes de réfugiés.Les Kosovars et les autres.Les autres, c\u2019est-à-dire les Bosniaques, Serbes, tous ceux qui arrivent de l\u2019ex-Yougoslavie ou d'ailleurs en Europe.Afrique.Amérique du Sud peu importe.Inscrits au COFI (Centre d\u2019orientation et de formation des immigrants).ils ne peuvent plus compter sur le supplément d'environ 125S qui s'ajoutait à leur chèque mensuel.En cela, leur situation est semblable à celle de centaines de Québécois engagés dans divers programmes ou mesures.Emploi Québec a coupé les vivres aux assistés sociaux le 1\" juillet.Mais les Kosovars, eux.sont à l'abri.« C\u2019est un cas à part », confirme Louise Carpentier, responsable des communications au bureau régional d\u2019Em-ploi Québec.Et pourquoi donc?Dans LE SOLEIL STEVE DESCHfNES Marie Archambault, conseillère en francisation au Centre Stadacona.leur cas, c'est Ottawa qui paie.Tout.Ça va des camps de jour durant l'été, aux services de garde cet automne.Même le chèque d'aide sociale, rebaptisé « allocation de dernier recours », absolument tout va être remboursé par Immigration Canada.La CEQ craint la perte de « centaines d\u2019emplois » de profs MONTRÉAL (PC) \u2014 La Centrale de l\u2019enseignement du Québec (CEQ) se plaint de l'impact négatif sur ses membres des compressions budgétaires d\u2019Emploi Québec mais entend maintenir.pour l'heure, le boycottage par ses membres des activités culturelles, malgré l'impact négatif que comporte une telle mesure.C'est ce qui ressort des propos tenus.hier, en conférence de presse, par la présidente de la CEQ.Monique Richard.Un coup de sonde effectué du côté de l'éducation des adultes a permis aux dirigeants de la CEQ de constater que «des centaines d\u2019emplois» d\u2019enseignants, de professionnels et d'employés de soutien sont en péril.lYmr éloigner cette possibilité.M\"' Richard propose deux solutions : que des fonds supplémentaires soient octroyés à Emploi Québec ou que le ministère de l'Education prenne la relève et «voie à répondre aux besoins de formation des adultes » et voie s'il y a lieu de leur donner accès au programme de prêts et bourses.activités culturelles Aux 4750 personnes qui n'auront pas droit d'accès à la formation des adultes dans les trois commissions scolaires de l\u2019île de Montréal, la CEQ rapporte une diminution importante ailleurs en province.l\u2019ar exemple, le syndicat des enseignants de Champlain rapporte une diminution de 100% en éducation des adultes tandis que celui des Vieilles Forges parle d'une diminution de 60% en éducation des adultes et de 100% en formation professionnelle.Ce qui fait prévoir que «des centaines d\u2019enseignants, de professionnels et d'employés de soutien qui travaillent sur des contrats octroyés par Emploi Québec perdront leur emploi», prédit Mm' Richard.«C\u2019est du tiers à la moitié de l\u2019effectif qui enseigne à l\u2019éducation des adultes qui est actuellement touché», a-t-elle ajouté.l\u2019ar contre, même si la présidente de la CEQ est «consciente qu\u2019il y a des eonséquenees » au boycottage par ses membres des activités culturelles, il nfcst pas question de les abandonner.Hélène Dupuis, directrice régionale de Québec au ministère des Relations avec les citoyens et de l\u2019Immigration explique du mieux qu elle peut.C\u2019est la vieille entente Tremblay/McDougall qui le veut ainsi.Elle fixe à 2200 le nombre de réfugiés qui entrent au Québec chaque année.Avec les Kosovars.1200 se sont ajoutés.«Je fais beaucoup de pression, de représentations auprès de mon ministère.J\u2019ai rencontré les directeurs régionaux d\u2019Emploi Québec».D\u2019un ministère à l\u2019autre, on patine, on se renvoie la balle.«On discute pour trouver des pistes de solutions, note M\"\u201d Carpentier qui promet que ce sera réglé le 1\" octobre ».M\"\" Dupuis n\u2019en a pas été informée.Ce qu elle sait, par ailleurs (elle parle de « rumeur »), c\u2019est que le climat n\u2019est pas au beau fixe dans les classes du COFI.LE CENTRE STADACONA La mieux renseignée à ce sujet, c\u2019est Marie Archambault, conseillère en francisation au Centre Stadacona, à la commission scolaire de la Capitale.Les immigrants, elle les rencontre tous, un par un, lorsque, après les cours du COFI, limités à 30 semaines, ils décident de poursuivre leur formation.Notre image de justice en prend un coup.« On ne pensait jamais que le Canada était rendu là», dixit un couple originaire de Bosnie.Le Centre Stadacona n'a pas encore reçu de Kosovars (arrivés en juin au Québec), mais ça ne saurait tarder.M\"'' .Archambault a cependant eu l'occasion de constater que les 40 M S promis par la ministre d\u2019État au Travail et à l\u2019Emploi.Diane Lemieux, «c\u2019est une grosse blague».En tout cas.ce n\u2019est pas de l'argent neuf.« On ne fait que respecter les ententes déjà signées entre un individu et Emploi Québec.» A supposer qu'après le COFI.un réfugié tente d'obtenir un emploi, ce qui lui est fortement conseillé, et qu\u2019il ne réussit pas.chose qui n\u2019est pas rare non plus.Qu\u2019arrive-t-il ensuite?Il ira au Centre de francisation, où on offre une formation complémentaire de 22 semaines.La différence, depuis le 1\" juillet, c\u2019est qu'il devra étudier à ses frais.Seuls ceux qui poursuivent sans discontinuer reçoivent désormais l'allocation.Pareil pour les services de garde.Marie Archambault n\u2019est pas du tout sûre que les réfugiés sont prévenus de ce qui les attend.Ne leur restera plus flu'à retourner chez^ux la tête basse. PROCHAIN DEPART POUR LE KURDISTAN 21 h a£5 -\t* ¦'Ai.i LE SOLEIL VENDHEÜl 17 SEPTEMBRE 1989 AVEC JEAN-FRANÇOIS LEPINE, DECOUVREZ L\u2019INSOUTENABLE CONDITION DES KURDES.MOUVEtyyE ®ad®oim CE SOIR 21 h Réalisation-coordination : lue Paradis I C I RAD I O-C AN ADA UÉBEC LE CANADA JAPON Bouchard hanté par la souveraineté ¦ TOKYO (PC) \u2014 Où qu\u2019il soit, le premier ministre Lucien Bouchard ne peut vraiment pas échapper au débat sur la souveraineté.Depuis le début de la mission d'Équipe Canada au Japon.M.Bouchard n\u2019a cessé de justifier ses positions politiques.Mardi, à Osaka, c\u2019étaient les journalistes québécois, à son grand dam.qui le pressaient de questions au sujet de sa participation à une mission économique pilotée par le gouvernement fédéral.Hier, à Tokyo, dans la capitale, c'était au tour des investisseurs japomiis.A l\u2019occasion d\u2019un petit-déjeuner d'information sur le Québec, auquel assistaient plus de 200 gens d\u2019affaires japonais.M.Bouchard s'est fait demander à deux reprises des clarifications sur la situation du Québec.Un premier intervenant s'est interrogé sur sa présence au sein d\u2019Équipe Canada et un second lui a posé des questions à propos des effets de l\u2019incertitude politique sur l'économie canadienne.Pourtant, mardi, M.Bouchard avait fait une colère aux journalistes québécois en leur reprochant ceci: « Il y a seulement vous autres qui posez des questions (sur la constitution) à l'étranger! Les étrangers ne sont pas inquiets de ce qui se passe au Québec.» Dans ses réponses aux investisseurs japonais.Depuis le début de la mission, le PM se justifie M.Bouchard a évidemment tente de se montrer rassurant.11 a vanté le sens démocratique des Québécois, qui constitue, selon lui.la prou\\e que la souveraineté se déroulerait d une manière pacifique.\t., Il a tenu aussi à dire que le Quebec avait cté a l'avant-garde du libre-échange au Canada et que 58% de la production de la province était exporté.« Pour nous, c\u2019est (donc) une obligation d être ouvert sur le monde ».a-t-il affirmé.« Lors du grand débat, en 1988.qui a précédé la signature de libre-echange entre les États-Unis et le Québec, c\u2019est le Québec qui a littéralement contraint le reste du Canada à signer eet accord ».a-t-il ajouté.Plus tard, en point de presse, M.Bouchard a\\ ail de la difficulté à cacher son embarras.11 a affirmé qu il n avait fait qu'«expliquer les choses» aux investisseurs japonais.« J'ai dû répondre à une question publique ce matin ».s\u2019est-il contenté de dire, sans commenter davantage ses déclarations de mardi.Une fois de plus, il a tenu à justifier sa présence dans Équipe Canada.«Je ne refuserai jamais d aller à l\u2019étranger pour parler à des gens, pour expliquer le Quebec et (x>ur ouvrir les portes de 1 investissement.parce qu\u2019au bout de cela il y a des emplois qui sont créés.» U a noté qu\u2019après tout, les Québécois paient, avec leurs Impôts, 250o de la note d'Équipe Canada.Goupil muette Le débat sur l\u2019impartialité des tribunaux administratifs stagne Gilbert Leduc Le Soleil QUÉBEC \u2014 i\u2019rudente.la ministre de la Justice.Linda Goupil ne veut pas ajouter son grain de sel dans la polémique entourant l\u2019indépendance des juges des tribunaux administratifs.Invitée, hier soir, par la Conférence des juges administratifs du Québec à l\u2019occasion de leur assemblée générale annuelle, la ministre a évoqué la cause du Barreau de Montréal, qui conteste actuellement l\u2019indépendance et l'impartialité du Tribunal administratif du Québec devant la Cour supérieure, pour ne pas commenter le sujet de l\u2019heure dans le monde de la justice administrative québécoise.« Le débat qui est actuellement devant les tribunaux m\u2019impose une réserve que je me dois de respecter scrupuleusement », s\u2019est-elle limitée à dire.Prenant la parole tout juste avant la ministre Goupil, le bâtonnier du Québec, M' Denis Jacques, a soutenu que l\u2019indépendance des magistrats constituait la «pierre angulaire» de la justice administrative et qu\u2019il était impératif que le gouvernement se mette à l\u2019œuvre pour corriger les situations qui portent actuellement ombrage à ces notions d'indépendance et d\u2019impartialité.Pour sa part, la présidente de la Conférence.Anne Leydet, a assuré la ministre de la collaboration des juges administratifs dans la poursuite de la réforme de la justice administrative « afin que l\u2019indépendance des juges apparaisse toujours au premier plan».FUITES AU REVENU Chevrette encore contredit QUEBEC (PC\u2019) \u2014 Un autre témoin a contredit hier la version des faits fournie par Charles Chevrette, ex-adjoint de Lucien Bouchard, sur la fuite de renseignements confidentiels au ministère du Revenu.Devant la commission Moisan qui enquête sur ces fuites, le témoin André Néron, qui en 1998 était chef de cabinet du Bloc québécois à Ottawa, a raconté avoir reyu à un moment donné un appel téléphonique de Charles Chevrette.Ce dernier aurait dit détenir des renseignements provenant «du ministère du Revenu » et aurait demandé qu on intervienne auprès du député Lebel pour qu\u2019il « régie ses affaires » avec le fisc, a raconté Néron.La veille, alors qu'il témoignait.Charles Chevrette avait soutenu ne rien savoir de la situation fiscale de Lebel.La personne du ministère du Revenu qui lui avait téléphoné ne voulait qu'obtenir le numéro de téléphone du député Lebel.avait raconté M.Chevrette.Mercredi, le témoignage de M.Chevrette avait été contredit par un autre témoin, soit par une secretaire du député Lebel, Monique Filion.Cette dernière avait soutenu que M.Chevrette avait personnellement téléphoné au bureau de M.Lebel en juin 1996 pour demander que le député bloquiste règle ses problèmes avec le fisc québécois.Estimant que cette intervention constituait du «chantage», elle a refusé de transmettre l'information à son patron député.Dans son témoignage.M.Chevrette avait prétendu plutôt n'avoir jamais parlé avec personne de la situation fiscale du député Lebel.dont il disait d'ailleurs ne rien connaître.Tout au plus s'était-ü contenté de relayer a Ottawa « une supputation » selon laquelle le ministère québécois du Revenu semblait vouloir entrer en contact avec le député fédéral de Chambly.Le témoin Néron a témoigné hier de bonne foi.en dépit du fait qu\u2019il a dû se présenter dans la boîte des témoins à la suite d'un mandat d'amener.L\u2019enquête du commissaire Jean Moisan sur cette fuite de renseignements confidentiels au sein du ministère du Revenu se poursuivra lundi prochain au palais de justice de Québec.Des fonctionnaires du ministère du Revenu, dont les anciens sous-ministres Nicole Malo et Pierre-André l\u2019a ré.seront entendus «mime témoins.il reste également à entendre, vraisemblablement dans deux semaines au plus tard, les témoignages des personnalités politiques dont les noms ont été mentionnés dans l'affaire: les adjoints politiques Pierre-i\u2019ûul Roy et Hubert Thibault, le député bloquiste Michel Guimond, le chef du Bloc québécois Gilles Dueeppe et le premier ministre du Québec Lucien Bouchard.Le Bloc veille Le Bloc québécois souhaite profiter de la prochaine session parlementaire pour exiger des baisses d'impôt au fédéral et veiller à ce que les Québécois ne soient pas victimes d'une éventuelle décision d\u2019Ottawa dans le dossier du transport aérien.Eintention d'Onex d'acheter et de fusionner Air Canada et Canadien sera l\u2019un des dossiers chauds de la rentrée parlementaire à la Chambre promet le Bloc.Eutilisa-tion dos surplus budgétaires par Ottawa monopolisera une bonne partie de l\u2019attention des bloquis-tes aussi, ainsi qu'une réforme de la fiscalité.(PC) SASKATCHEWAN Romanow réélu Selon les informations obtenues avant de mettre sous presse hier, le Nouveau IMrli démocratique de Roy Romanow est reporté au pouvoir en Saskatchewan.I/C NPD formera un gouvernement majoritaire avec 41 sièges sur un total de 58.Malo à la réforme administrative Sous-ministre démissionnaire du ministère du Revenu.Nicole Malo hérite de la responsabilité de la Réforme administrative au sein du Conseil exécutif du gouvernement du Québec, un fauteuil laissé vacant depuis le départ de Diane WUhelmy pour le poste de déléguée générale du Québec à New York L'intérim à la Réforme administrative était assumé, depuis quelques mois, par Alain Gauthier.Avant d'arri-vée au Revenu.M™ Malo fut présidente de l\u2019Office des ressources humaines et sous-ministre des ministères des Affaires culturelles, de l\u2019Énergie et des Ressources, du Travail et, finalement, de l'Emploi.A la suite de la divulgation illégale d'informations par le fisc, la ministre du Revenu.Rita Dionne-Marsolais.et sa sous-ministre Nicole Malo démissionnèrent le 28 avril dernier.Depuis sa démission.M Malo travaille au Conseil exécutif au sein du secrétariat du Comité des priorités.Elle continuera d'ailleurs de remplir cette fonction G.L.REFORMISTES Déportez les Chinois Le gouvernement canadien doit adopter la ligne dure â l\u2019endroit des arrivants chinois illégaux et les déporter au bout d'une semaine à moins qu'ils ne prouvent qu'ils soient de véritables réfugiés, a clamé hier le chef réformiste ITeston Manning.Il a exhorté le premier ministre Jean Chrétien à convoquer la Chambre des communes sans plus tarder pour faire le point sur des dossiers chauds: arrivants illégaux, l'offre d'Onex d'acquérir Air Canada et Canadien, le Timor oriental.Il invite le gouvernement fédéral à Invoquer la clause nonobstant pour contourner la Charte canadienne des droits et libertés (PC) l/ous aimerez fie que entre Future uous OfctMtt-l* «1 PRIMEUR PRINCE O'ÉOYPTf i p®r saieme m.Lr avec une vaste sélection de téléviseurs de 32 po et plus! 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