Le soleil, 5 février 2000, Cahier D
[" Cahier D Le samedi 5 février 2000 LE SOLEIL Pat Metheny en trio ! La formule a laissé des souvenirs tenaces auprès des fans.Le guitariste récidive cette fois avec deux recrues de choix, Larry Grenadier et Bill Stewart.Page D 5 Pour la soprano Monique Pagé, il n'est de moment plus privilégié que le contact avec l'auditoire «On fait ce métier pour ces moments-là, quelques minutes inexprimables, où la grâce est au ren dez-vous.» Page D 7 Ce que Bill Glassco n'a pu faire en français à Quét^e , il le fera en anglais à Montréal.Il vient de fonder sa troisième compagnie théâtrale, la Montreal Young Company.Page D 3 fi à iiJfck fe ¦- jx.M / ^ m* ¦# ü f w X.JULIB LEMIEUX LE SOLEIL Ji\t* i ' Il s'afflige devant la violence, s'émeut devant un paysage, contrôle tant bien que mal sa nature inquiète et envoie des fleurs par Internet à ses amis.Francis Cabrel est une âme sensible, un homme fragile, un coeur généreux.À l'image de ses chansons, mais à l'opposé de sa réputation.Premier spectacle de Francis Cabrel depuis six ans à Québec On le dit froid, distant, parfois même hautain.Il est plutôt cordial, sympathique, attentif.Au téléphone, la voix est douce, aussi douce que sur ses disques.Mais les mots sont comptés.Depuis quelques années, il tend de son propre aveu à épurer ses chansons, à économiser les mots.Et il semble bien avoir adopté la même formule gagnante dans ses discussions.En deux phrases, il résume le fond de sa pensée, répond clairement à la question.On en voudrait parfois plus, mais on laisse rapidement tomber.Car il a le rare don de se faire comprendre en quelques mots, en quelques images savoureuses et quelques touches de cette poésie bien à lui.Cabrel admet d\u2019ailleurs qu\u2019avec le temps, il a de moins en moins de choses à dire, d\u2019injustices à dénoncer.Probablement parce qu\u2019il est de plus en plus heureux.« À 20 ans, j\u2019étais dans un grand état de fraîcheur et de vivacité mentale.Je voulais dénoncer ce monde qui n\u2019était pas taillé à ma mesure et je tenais fermement à mes principes.Mais le temps a provoqué une légère érosion ».explique-t-il au SOLEIL, quelques heures après être débarqué de l\u2019avion qui l\u2019amenait à Montréal.CABREL A CHANGÉ Il est donc d\u2019accord pour dire que les artistes écrivent davantage lorsqu\u2019ils sont malheureux, lorsqu'ils sont sans le sou et en quête de leur identité.«C\u2019est dur de dénoncer les ces quand on vit dans le confort.Il faut se creuser la Pour son spectarle à Québec.Cabrel derrait noue offrir sir ou sept chansons de son dernier CD, \u2022Hors-Saison*.tête davantage.Pour les sujets, ça va.Mais je ne sens pas que j\u2019ai toujours la fougue qu\u2019il faut pour en parler.» Ainsi, Cabrel a changé.Sa carrière compte toujours, mais a perdu de son attrait.Il ne se sent plus obligé d\u2019écrire, de dénoncer.Aujourd\u2019hui, le chanteur préfère de loin travailler au bien-être de sa conjointe et de ses deux filles de 14 et 9 ans, qui vivent loin des projecteurs et se rebellent un peu contre la musique.« Elles en ont trop entendu », dit-il, un brin penaud.Et quand il a fait le plein d'amour familial, il ne pefise pas carrière, mais donne de son temps aux citoyens de son petit village d\u2019Astaffort, dans le Sud de la France, où il siège à la Commune et gère l\u2019association Voix du Sud, qu\u2019il a lui-même mise sur pied il y a quelques années.Cet organisme offre des stages de formation aux auteurs-compositeurs-interprètes qui désirent s\u2019améliorer, apprendre et mettre toutes les chances de leur côté.Des stages auxquels participent d'ailleurs plusieurs Québécois.Bien sûr, l'antistar aurait bien pu se foutre de la relève et garder pour lui son expérience et son argent.« Mais je le fais pour l'amour de la chanson et de l'écriture.J\u2019aime être surpris par de nouvelles chansons qui ne sont pas de moi et qui font jaillir des étincelles.Évidemment, on ne découvre pas des talents en quantités industrielles, mais deux ou trois jeunes par stage se révèlent intéressants.» FAMILLE, MUSIQUE ET ÉCRITURE Après la famille, après les amis du village, viennent la musique et l\u2019écriture.À son réveil, quand le coeur lui en dit, Cabrel prend souvent trois ou quatre heures pour travailler des textes ou des mélodies.Les mélodies d'abord et les textes ensuite.Car ce sont toujours les notes de musique qui s'imposent d'abord à lui.qui le forcent à noircir des feuilles de papier.Voir ANTIS'ÿVR en D 2 ? D 2 LE SOLEIL Le SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 LE SOLEIL.JEAN-MARIE VILLENEUVE Pour la première foû en 23 ami de carrière, Francis Cabrel se risquera à jouer du piano lors de ses spectacles à Québec.marcDUPRë Du 24 au 26 FÉVRIER à20H30 C A U-L^O I E Juste m l^TVfl LE SOLEIL.:mC3 îilletech Commandes téléi : 694-4444 ou 1 800 261-9903 Cabrel rêve à son premier roman ANTISTAR Suite de la D1 Et quand il lui reste du temps, le poète rêve d'écrire son premier roman.«Je n\u2019ai aucune idée du sujet que je pourrais aborder, mais l\u2019idée d\u2019écrire me plaît.L\u2019idée de m\u2019installer dans la solitude et le recueillement.J\u2019adore ça.Et j\u2019adore lire.» Lire des romans « lumineux » comme celui de l'auteur français Christian Bobin, ou passer à Flaubert quand il a envie de philosophie.«J\u2019ai beaucoup de retard à rattraper alors je lis parfois de grands auteurs.Mais ça ne m\u2019empêche pas non plus de sauter sur le dernier bouquin à la mode.» POÈTE BRANCHÉ Les lectures sur Internet accaparent aussi beaucoup de son temps.Car Cabrel a beau être poète, il est un poète branché.C\u2019est grâce à cette invention miraculeuse qu\u2019il magasine ses nombreuses guitares dans le monde entier et qu\u2019il envoie des fleurs à ceux qu\u2019il aime.«Je crois être un bon ami.J\u2019aime bien prendre soin d\u2019eux.» L\u2019homme semble donc être resté profondément humain, profondément fleur bleue malgré le succès et l\u2019argent.Il se révolte contre la violence, ferme la télé et jette les journaux sans les ouvrir quand il ne peut plus supporter la brutalité du monde.Car cette agresshité le bouleverse, l\u2019affecte, le renverse.«Je n\u2019ai pas les armes qu\u2019il faut pour réagir ou rester indifférent à tout ce fracas.» Cabrel est aussi sensible et fragile qu\u2019il nous le laissait entendre dans un de ses albums, il y a des années.PEUR DE DÉCEVOIR Sensible à la violence, et aussi au jugement de son public.Pour la première fois en 23 ans de carrière, il se risquera à jouer du piano lors de ses spectacles à Québec, la semaine prochaine, au Grand Théâtre.Même s\u2019il pratique cet instrument depuis 10 ou 15 ans, il a attendu aussi longtemps pour partager son talent parce qu\u2019il avait peur.Peur d\u2019être mauvais, peur de décevoir.« Je ne suis pas un grand pianiste», admet-il sans fausse modestie.Sa sensibilité se révèle encore un peu plus quand il affirme qu'il n'est pas question d'improviser ou d'ajouter des chansons à la dernière minute le soir du spectacle.«J\u2019adore les spectacles et le contact avec le public, mais je ne laisse rien au hasard, je prévois tout à l'avance.Je suis d\u2019une nature inquiète car je ne suis pas un grand showman.» Pas un grand pianiste, pas un grand showman.Étonnant, quand même, qu\u2019un artiste si accompli, si adulé puisse à la fois être si craintif face à son public.Le répertoire est donc fin prêt.Pour son premier spectacle à Québec depuis six ans, Cabrel devrait nous offrir six ou sept chansons du dernier-né, Hors-Saison, et une série de succès qu\u2019il a d\u2019ailleurs eu de la difficulté à choisir.«C\u2019est la grande complexité de la chose.La seule en fait.Le reste, ce n\u2019est que du plaisir.Mais j\u2019ai choisi des chansons auxquelles je suis attaché, d\u2019autres que je ne pouvais pas enlever.» SES GRANDS SUCCÈS Les fans de ses grands succès comme Je l\u2019aime à mourir n\u2019ont pas à s\u2019inquiéter: Cabrel n\u2019est pas las de les chanter.Car il ne monte sur scène qu'aux trois ou quatre ans, ne les chante pas dans sa douche et n\u2019a donc pas le temps de s\u2019en fatiguer.Malgré toutes ses années d\u2019expérience, il y a fort à parier qu\u2019il sera encore un peu nerveux avant de monter sur les planches du Grand Théâtre.Parce qu\u2019il voudra plaire, étonner, envoûter.Parce qu\u2019il sait qu'il n\u2019est pas un grand showman, une énorme bête de scène.Mais il y a fort à parier qu\u2019il n\u2019aura qu\u2019à gratter sa guitare et entamer les premières notes de ses succès pour que son public tombe encore une fois sous le charme de ce fragile chanteur du peu.FRANCIS CABREL, en spectacle au Grand Théâtre de Québec du 9 au H février, à 20 heures.DU Ier MARS AU 7 MAI SPICTACIE À COMPTER DE 37 $ SOUPER-SPECTACLE À COMPTER DE 59 $ BILLETS EN VENTE* À LA BILLETTERIE DU CASINO DE MONTRÉAL.SUR LE RÉSEAU ADMISSION\t.AU (514) 790 1245 OU AU 1 800 361-4595 ET SUR INTERNET À WWW.ADMISSION.COM * Moyennant les frais de service.FORFAITS-HÉBERGEMENT : i 888 898-7777 GROUPES DE 20 PERSONNES ET PLUS (514) 392 2749 ou 1 888 883 8823 de MONTREAL QT] IENNMEIIER de fax-ûs» VERSION 24/VCMj®, surdisqiecm^t MAINTENANT EN VTMt wm Mettant en vedette : GAROU TINA ARENA BRUNO PELLETIER DANIEL LAVOIE LUCK MERVIL NATASHA ST-PIER STEVE BALSAMO Artiste invitée CÉLINE DION wMw.notredanieonIine.com\twww.sonymusic.ca * I ACCf'.PfSfRVt AU* PtüSONNfV Dl IN ANS tf PLUS T T Le samedi 5 février 2000 PIIMEUnS/GIIOS PLAN LE SOLEIL D 3 Le pari de la Jeunesse Bill Glassco fonde son troisième théâtre, la Montreal Young Company r-HILAII LE SOLEIL Ce que Bill Glassco n'a pu faire en français à Québec, il le réalisera en anglais à Montréal, à savoir réintégrer à fond une communauté de théâtre.Après le Tarragon en 1971 et la Canadian Stage Company en 1987, à Toronto, le voici mêlé à la fondation d'un troisième théâtre, la Montreal Young Company qui fait ses débuts en présentant en alternance Mesure pour mesure (Shakespeare) et Les Possibilités, d'Howard Barker, au Centre Saidye Bronfman, du 14 février au 5 mars.La MYC se veut une compagnie permanente.Vitesse de croisière atteinte, elle comptera de 10 à 15 acteurs et cinq scénographes et techniciens de scène recrutés sur auditions parmi les élèves sortants de l\u2019École nationale de théâtre et d\u2019autres écoles d\u2019art dramatique du Canada.Comme son nom l\u2019indique, elle fait le pari de la jeunesse.Jusqu\u2019au sein de son conseil d\u2019administration dont les membres ont tous moins de 40 ans.Son but est d\u2019offrir des conditions optimales d\u2019insertion dans la carrière à de bons jeunes éléments, d\u2019en faire un ensemble au solide esprit de corps et de l\u2019exposer au grand répertoire, à Montréal comme en tournée, au Québec et au Canada.«C\u2019est notre réponse à la morosité qui a cours au sein de la communauté anglophone de Montréal, c\u2019est notre façon d\u2019essayer d\u2019en faire une ville où il fait bon vivre», nous confiait voici une quinzaine M.Glassco, dans une entrevue téléphonique qu\u2019il nous accordait depuis son pied-à-terre montréalais.L\u2019homme affirme avoir le soutien entier de la communauté théâtrale anglophone.«Le Centaur est d\u2019accord et les petits théâtres nous soutiennent, convaincus qu\u2019ils sont que l\u2019arrivée d\u2019une autre compagnie de qualité ne peut que les aider à bâtir leur auditoire », dit-il.Pour ce qui est de l\u2019adhésion au projet du Centre Saidye Bronfman et de son Théâtre Yiddish, il la qualifie d\u2019on ne peut plus entière.La MYC y trouve la scène de ses premiers pas.Stimulé par l'énergie de ses jeunes troupiers, Bill Glassco engage toute la sienne dans la MYC.11 a quitté l\u2019École nationale de théâtre, où il enseignait depuis quatre ans, pour en assumer la direction artistique.Il s\u2019est associé à ce poste Chris Abraham, jeune metteur en scène originaire de Montréal et animateur de la compagnie expérimentale Go Chicken Go, de Toronto.Connue aussi bien des cercles artistiques francophones qu'anglophones de Montréal, Jane Needles dirige pour sa part l\u2019administration.LE NERF DE LA GUERRE Les projections budgétaires de la première saison du MYC sont de 280 000 S.On escompte là-dessus 70 000 $ du guichet, 90000$ des sociétés d\u2019affaires et fondations et 30000$ de mécènes privés.Les 90 000$ restants doivent provenir en principe des différents ordres d\u2019État.On est encore loin du compte à ce dernier chapitre.Des 20000$ attendus du Conseil des arts du Canada, il ne s\u2019en est matérialisé que 9000$.On escomptait aussi 20000$ de La compagnie espérait 50000$ de Québec, mais c'est chou blanc jusqu'à maintenant la Ville de Montréal, mais une compagnie artistique doit être en fonction depuis un an avant de demander une aide.Du Conseil des arts et lettres du Québec et du ministère de la Culture et des Communications, on espérait 50000$, mais c\u2019est chou blanc jusqu'à maintenant.Le 15 décembre, la troupe a appris par le courrier que le CALQ n\u2019ho-norerait pas sa demande.«On ne nous a fourni aucune justification, déplore l\u2019homme de théâtre.Nous avons été quelque peu étonnés de ce refus dans la mesure où des agents du CALQ, Yves Masson et Alain Filion, avaient laissé entrevoir des possibilités en disant que c\u2019était un projet merveilleux.» Bill Glassco refuse d\u2019en faire un nouveau chapitre du contentieux anglophones-francophones.Il souligne que le projet a été déposé en française! qu\u2019il ne vise rien d\u2019autre que de «faire quelque chose pour la profession et pour la ville ».La MYC a demandé par voie de lettre, le 12 janvier, à rencontrer la ministre de la Culture et des Communications.Agnès Maltais, et la présidente du CALQ, Marie I,a-vigne.Elle était toujours dans l\u2019attente d\u2019une réponse, mardi, et envisageait le palliatif d\u2019une rencontre informelle avec Mme Maltais, demain.avant le gala de la Soirée des Masques.« Nous ne voulons pas compromettre notre projet et notre but n\u2019est absolument pas d\u2019embarrasser la ministre ou le CALQ.pondère M.Glassco.Mais nous voulons avoir une bonne explication.Peut-être n\u2019ont-ils pas l\u2019argent?.Je peux comprendre, j\u2019ai été moi-même dans cette situation.» PHOTOS COLLABORATION SPÉCIALE ANDRÉ PICHfTTE Une fois sa vitesse de croisière atteinte, la MYC comptera de 10 à 15 acteurs et cinq scénographes et techniciens de scène recrutés dans les écoles d'art dramatique.Son but est d'offrir des conditions optimales d'insertion dans la carrière à de bons jeunes éléments.* C'est notre réponse à la morosité qui a cours au sein de communauté anglophone de Montréal c'est notre façon d'essayer d'en faire une ville où il fait bon vivre », explique Bill Glassco.Un pont entre le théâtre d\u2019ici et le ROC E n 1991, Bill Glassco abandonne la codirection artistique de la Canadian Stage Company, à Toronto, et formule dès lors le projet de rentrer à la maison, c\u2019est-à-dire à Québec, où il est né, et d\u2019où il peut rallier en infiniment moins de temps un autre lieu qui lui est resté cher, Tadoussac.Il y possède une maison patrimoniale où il accueille depuis quelques années des auteurs en résidence.Sa résolution se renforce par l\u2019offre que lui tend cette même année le Trident de venir monter L\u2019importance d\u2019être fidèle, d\u2019Oscar Wilde.Sa mise en scène charme, il a toute raison de croire qu\u2019il a le pied à l\u2019étrier.Si bien que, quelques mois plus tard, il emménage dans un loft, près du Vieux-Port.Il en a conservé la propriété même s\u2019il n\u2019y séjourne qu\u2019au plus quatre mois l\u2019an depuis qu\u2019il a accepté une charge d\u2019enseignement à l\u2019École nationale de théâtre, à Montréal, en 1995.|& En déménageant à Québec, Bill Glassco ne se voyait pas garé dans quelque demi-retraite : üi&\t« Je l'ai fait parce que je vou- : lais faire partie de la communauté théâtrale francophone, et pour exercer à Québec, je savais que je devais parfaire mon français.» L\u2019ennui, c\u2019est qu\u2019il n\u2019a |, pu garder avec la langue française un lien aussi continu qu\u2019il l\u2019au- souhaité.Il aurait aimé servir à Québec, mais les offres venaient du Canada anglais, où il est rencmimé, à l\u2019opéra comme au théâtre.À Québec, il a fait partie des conseils d\u2019administration du Théâtre du Bois de Coulonge et de Danse Partout, mais La Dame de pique, à l\u2019Opéra de Québec, en 1996, fut sa seule occasion de faire valoir son art.Ce n\u2019est pas faute d\u2019avoir démarché auprès des théâtres locaux.Ceci dit, il affirme ne pas concevoir d\u2019amertume devant la tournure des choses.« En toute honnêteté, analyse-t-il, je ne pouvais m\u2019attendre que le milieu du théâtre francophone m'ouvre ses portes à moins que j\u2019abandonne ma carrière en anglais, ce que je n'avais pas vraiment l'intention de faire d'ailleurs.À me promener comme ça, j\u2019ai perdu mon français.Je suis plus à l\u2019aise pour le parler, oui, mais il n'est pas nécessairement meilleur pour cela.» L\u2019éparpillement est mauvais maître, donne-t-il à entendre : « On m\u2019a dit que je pourrais devenir un bon metteur en scène d\u2019opéra, mais on m'a aussi dit qu\u2019il faudrait que j\u2019abandonne le théâtre et que je me concentre sur l\u2019opéra pour ce faire.Je ne suis pas réputé au point où les directeurs d\u2019opéras ou de théâtres pensent que les foules vont accourir en m'embauchant ! J'ai le respect de ces gens-là, mais je ne suis pas le clou de la soirée (the flavour of the month).» TRADUCTEUR DE TREMBLAY Ce n\u2019est pas que depuis 1991 que Bill Glassco s\u2019efforce d'être de mèche avec le théâtre québécois.N\u2019en a-t-il pas été une manière de cheval de Troie au Canada anglais?L\u2019expression le fait tiquer.On sent à son hésitation quelle revêt pour lui une (juste) connotation de ruse ou de leurre dont la dramaturgie québécoise n\u2019avait nul besoin pour s\u2019imposer à Toronto et ailleurs dans le ROC.Elle avait juste besoin d'illustration, lacune qu\u2019il a largement contribué à remédier.« Bon.je vais expliquer comment ça s'est vraiment passé.En 1972, après ma première saison au Tarragon (Estragon), j\u2019ai rencontré John Van Burek, mon homologue au Théâtre du Délit Bonheur et je lui ai dit : \"Écoute, je suis né au Québec et j'aimerais en savoir plus sur le théâtre québécois : qu\u2019est-ce qu'on pourrait monter?\u201d Il m\u2019a répondu de lui proposer des pièces.J'ai retenu/î toipottr toujours, ta Marie-Lou (Tremblay), Un simple soldat (Dubé) et une troisième, que j\u2019oublie.« Quan(^ John est arrivé à Marie- Lou, il m\u2019a appelé et m\u2019a dit: \u201cC\u2019est bon, mais ça se passe en deux temps : les parents sur le boulevard Métropolitain, les deux filles dans la cuisine.comment on va rendre ça ?\u2014\tComme un quatuor à cordes.\u2014\tD'accord, c\u2019est ce qu'on va faire.\u2014\tMais c\u2019est en jouai.\u2014\tPas de problème.» Les deux hommes l\u2019ont traduite et ont demandé à la critique Zelda Heller du Montreal Star de la soumettre à Tremblay, qui leur a vite signifié son accord.La pièce a donc été créée dans sa version anglaise au Tarragon, en novembre 1972.«Ce fut un franc succès critique, mais un succès populaire moyen », se souvient son metteur en scène.Quelques mois plus i&rd.Les Belles-Sœurs, puis Hosanna, en mai 1974, allaient faire un tabac, dans la traduction des deux hommes toujours, «//o-sanna reste un de mes plus beaux coups de mise en scène », glisse Bill Glassco, qui a traduit le gros du théâtre de Tremblay.Ces dernières années, il s'est attaqué à celui de Michel Marc Bouchard, notamment à ses comédies.Il a mis en scène Les grandes chaleurs, au Théâtre des Marguerites.à Trois-Rivières, avant de la traduire (Heat Wave) et de la monter au Théâtre du Lac Brome, à Knowiton, avec Pierre, Marie et le démon (The Devil with the Deep Blue Eyes).Bien qu'engagé corps et âme dans l\u2019aventure de la Montreal Young Company, où il peut enfin monter une de ses pièces fétiches de Shakespeare, l'énigmatique Measure for Measure, Bill Glassco n'a pas l\u2019intention de couper les ponts avec Québec.S\u2019il se départit de son loft, ce sera pour emménager dans un appartement plus petit et moins coûteux.«Autrement, j\u2019aurais l'impression de me déraciner.» Il songe par ailleurs à vendre sa maison de Toronto.Ce n\u2019est pas à dire qu\u2019il ne garde que de beaux souvenirs de sa réinsertion à Québec.L\u2019épisode du naufrage du Théâtre du Bois de Coulonge l'a laissé « amer et stupéfait ».«J'ai eu l'impression de vivre dans un roman de Kafka, ça a été très dur pour François Tassé et moi parce que nous croyions en Rachel (Lortie, la directrice générale et artistique).On aurait pu sauver le théâtre, mais il aurait fallu travailler ensemble.Ça m'a fait réaliser que les conseils d'administration peuvent avoir la main très lourde avec les artistes, avec cette tendance qu'ils ont, parfois, de penser que ceux-ci sont des enfants enclins à agir de façon irresponsable.» J.S.-H. PHIUEUHS/DISQUES Le SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 Écoute demain .m DECOMPTE énergie I_E SOLEIL www.radioenergie.com SEMAINE DU 6 FÉVRIER 2000 TOP 30 TOP 20 ANGLAIS avec Mike Gauthier et Anne-Marie Wrtenshaw DIMANCHE de 9 hÀ 12 h FRANÇAIS M avec Marc Denoncourt DIMANCHE de 18 h À 19 h 30 SD es 4.\t2.LEARN TO FLY FOO FIGHTERS 6.\t3.WHEN THE HEARTACHE TINA TURNER 8.\t4.TRICKY TRICKY LOU BEGA 7.\t5.RIGHT NOW CHRIS GAINES (GARTH BROOKSl 9.\t6.THE MESSENGER THE TEA PARTY 11.\t7.SHOW ME THE MEANING BACKSTREET BOYS 2.\t8.TAKE A PICTURE FILTER 3.\t9.BEST OF ME BRYAN ADAMS 5.\t10.NEW YORK CITY BOY PET SHOP BOYS 14.11.LOVE WINS EVERYT1ME MCMASTER & JAMES 16.\t12.WHAT A GIRL WANTS CHRISTINA AGUILERA 10.\t13.HANGINAROUND COUNTING CROWS 17.\t14.IF YAGETTIN DOWN FIVE 18.\t15.THE FINAL COUNTDOWN 99 EUROPE 19.\t16.FALLS APART SUGAR RAY 12.\t17.UNDERGROUND MOST 20.\t18.MOVE YOUR BODY EIFFEL 65 22.\t19.RUN TO THE WATER UVE 21.\t20.IF YOU SLEEP TAL BACHMAN 25.21.IT FEELS SO GOOD SONIQUE 23.\t22.FEEUN SO GOOD JENNFER LOPEZ 24.\t23.NEVER LET YOU GO THIRD EYE BUND 13.\t24.1BEUEVE IN LOVE PAULA COLE 27.\t25.IS ANYBODY HOME?OUR LADY PEACE 29.\t26.OTHERSIDE RED HOT CHIU PEPPERS 28.\t27.BYE BYE BYE NSYNC 30.\t28.ENOUGH OF ME MEUSSA ETHERIDGE -\t29.FREAKIN IT WILL SMTTH -\t30.GO LET IT OUT OASIS SD CS 2.\t1.DÉCOLLER SEE SPOT RUN 4.\t2.LE BON GARS ET LE SALAUD BRUNO PELLETIER I.\t3.AMALGAME LES RESPECTABLES 3.\t4.LA PLUIE JEAN LELOUP 7.\t5.TU ME FAIS LA LOI JODIE RESTHER 5.\t6.JATTENDS FRANCE D AMOUR 10.7.\tJUSTE TOI ET MOI INDOCHINE 12.8.\tA CHAQUE FOIS JACYNTHE 6.\t9.JUSTE POUR VOIR LE MONDE LA CHICANE 8.\t10.VIENS DANS MA CHAMBRE MARC DÉRY 13.\t11.COULEUR CAFÉ KID FLEO 9.\t12.J AI BESOIN SYLVAN COSSETTE 15.13.DANS LE VENT DU CIEL SKY II.\t14.COMME ROCH VOISINE 14.\t15.RACKÀBÉCYK NOIR SILENCE 19.\t16.LASQUADRA LMDS 20.\t17.OU EST-CE QUE TU VAS FARE PAUL PICHÉ -\t18.MON SCAPHANDRE JEAN-FRANCOIS FORTIER -\t19.PRESQUE RIEN FRANCIS CABREL -\t20.ÉCOUTEZ-MOI DANIEL DUPUIS EN TOUT TEMPS, \\ ECOUTEZ-NOUS A WWW.RADIOENERGIE, COM/DECOMPTE,HTM < 8 * D'UNE PLAGE À L'AUTRE TINA ÎWINTY rout SEVEN Tina Turner Wbals Spirû Rising Roddy Elba* Krtdl Urrttt Marian Mozetid) I Muvm i tir Montréal Yuli Turovsky T\" \u2022 \\ j 1 Muxia Enigma Sick Kane Oris h as Tina l'increvable Increvable Tina ! Elle qui s\u2019était retirée du showbiz, renonçant aux studios et aux tournées, la voilà qui.une fois de plus, se lanee à l\u2019assaut des palmarès.Veut-elle nous refaire le coup de Êr ira te Dancer'?Le retour sera-t-il aussi marquant que celui de 1984?Difficile à prédire, mais un nouveau coup d\u2019éclat est peu probable, car Tuent y Four Seven n\u2019a pas le potentiel de/WrafeZtawrer; il faut dire que le décor musical n\u2019est plus le même.Ce n\u2019est pas un coup de barre comme à l\u2019époque.Chose certaine, elle s\u2019est entourée d\u2019une équipe de réalisateurs et de compositeurs (dont le fidèle complice Tern- Britten) qui avaient les palmarès en tète.Grosso modo, l\u2019approche ne diffère pas beaucoup de celle de Fri rate Dancer.Sauf que.évidemment, les arrangements soin plus contemporains.Pop, soul, rock (Without You, avec Bryan Adams) et ballades (Fatting et Don\u2019t Leave Me This Way un brin sirupeuse) sont taillées sur mesure pour la chanteuse, toujours en voLx.Malgré quelques points faibles (Don'tLeave.et l\u2019anodine / Will Be There), on a affaire à un disque bien ficelé.C\u2019est toutefois avec un blues R00 qui se retrouvera sur les rayons des disquaires dès le 9 février.« Il s'est vraiment passé quelque chose de très particulier pendant ces semaines-là avec Larry et Bill, explique-t-il en entrevue téléphonique de son domicile à New York.Même si j'ai plusieurs fois expérimenté la formule du trio auparavant, je pense que je n'ai jamais ressenti une aussi grande cohésion.Musicalement, nous sommes vraiment sur la même longueur d'onde.» Les précédentes implications en trio du guitariste à la tignasse bouclée ont laissé des souvenirs plutôt tenaces.Ce fut tout particulièrement le cas lors de sa première expérience.Sa prestation avec le contrebassiste Jaco l\u2019astorius et le batteur Bob Moses a donné Bright Size Life (1975), qui a influencé par la suite toute une génération de musiciens.La qualité de ses acolytes n'a pas diminué à sa deuxième expérience.Metheny a enregistré Rejoicing (1984) avec ses grands complices de l'époque, soit le contrebassiste Charlie Haden et le batteur Billy Higgins.Knfin.ce fut la grande rencontre de Question and Answer avec le batteur Roy Haynes et le contrebassiste Dave Holland.FUSION GÉNÉRATIONNELLE Metheny, 45 ans.pointe cette fois la jeunesse de ses amis, de 10 ans ses cadets.en guise d'explication pour la saveur « très contemporaine » qui se dégage, selon lui.de son travail avec Grenadier et Stewart.«C\u2019était la première fois que je me retrouvais au sein d\u2019un trio dans lequel les deux autres musiciens étaient plus jeunes que moi.Je les ai sentis terriblement proches de mes émotions.J\u2019avais vraiment l\u2019impression d'être avec deux gars de ma généra-tion(rires).» Metheny ne le cache pas: le CD laisse un peu ses deux complices dans l'ombre « Puisqu\u2019ils sont plus jeunes, ils ont également eu tendance à chercher à se fondre dans ma façon de faire.Ils ont vraiment cherché à répondre aux caractéristiques de ma musique.» Pat Metheny ne le cache pas.Cette fois, les feux de la rampe étaient presque exclusivement concentrés sur sa guitare.Le CD Pat Metheny; Trio 99>00 laisse en effet les deux complices un peu dans l\u2019ombre du guitariste vedette, tout en donnant un solide aperçu de leur savoir-faire.Il n\u2019était pas du tout prévu que Pat Metheny se retrouve en studio à la fin de l\u2019été.Le guitariste savait que son disque, A Map of the World, dont la musique a été écrite pour le film du même nom inspiré du roman de Jane Hamilton, sortirait en novembre.Mais le sort a plus ou moins forcé la main de l'artiste, l\u2019ai Metheny confesse d'ailleurs qu'à un moment donné durant la tournée avec Grenadier et Stewart, des enregistrements /Dr ont été faits.Et si Pat Metheny; Trio 99>00 met surtout en vedette la guitare tantôt électrique, tantôt acoustique.l'artiste natif d'une petite ville du Missouri indique que l\u2019aventure ne se terminera vraisemblablement pas là.«Je crois que vous allez avoir la chance un peu plus tard d'apprécier toute la versatilité de ces deux musi-eiens-là.Avec cette première collaboration.nous laissons entrevoir un côté très harmonieux, très narratif de notre musique.Mais nous avons des enregistrements live beaucoup plus wild.(rires).» COMPOS TRANSCRITES Le musicien s'échine par ailleurs sur un autre projet qui lui tient à cœur.Il met la touche finale à un ouvrage qui doit paraître en février et qui réunit 167 de ses compositions.Le Pat Metheny Song hook sera publié aux éditions Hal Leonard.« Beaucoup de fans et de musiciens me.réclament depuis longtemps de leur fournir les partitions de ma musique.Je n'avais jamais investi le temps qu'il fallait pour réunir le matériel.Mais là c'est pour ainsi dire terminé et je suis vraiment très satisfait du résultat.» En 25 ans de carrière.l\u2019ai Metheny a développé des talents uniques de compositeur.A propos de son dernier CD.il a d'ailleurs raconté en entrevue s'être enfermé deux jours avant d'entrer en studio et avoir réussi à écrire cinq nouveaux titres.L'un d'eux.Just Like the Day.un hommage à l'Italie où le trio a présenté plusieurs concerts l'été dernier et un lieu qu'affectionne tout particulièrement l*at Metheny.pourrait faire à lui seul le succès du 2' disque du magicien de la six cordes.Ce dernier s'est aussi offert le plaisir d'adapter pour son trio deux compositions des saxophonistes Wayne Shorter et John Coltrane.« Dans le premier ciys.il s'agit de Capricorn, une pièce plutôt obscure que je siffle souvent et que je n'ai jamais entendu jouer par personne d'autre.Pour ce qui est de Giant Steps de Coltrane, c'est le contraire.Tout le monde l'a jouée et j'ai voulu la reprendre à ma manière, un peu plus lentement, question d'en faire savourer plus pleinement l'architecture unique et complexe.» SOLEIL MONTRÉALAIS ! Le guitariste, une figure fétiche des organisateurs du Fèstival de jazz de Montréal, a aussi d une certaine manière fait une fleur à ses fans québécois.Il a terminé l'écriture d une pièce dont les premières notes ont été écrites au début de sa carrière, soit lors de son premier passage au Québec à l\u2019époque où il jouait avec la formation de Gary Burton.« Ça remonte à 25 ans.On jouait au centre-ville au club In Concert si je me souviens bien.La pièce s'intitule The Sun in Montreal et pour je ne sais trop quelle raison, je ne l'avais pas terminée.Mais Montréal a toujours été un endroit fantastique pour moi.alors j'ai voulu la compléter», conclut-il à propos de cette composition qui.faut-il le dire, a son petit cachet rétro! l\u2019ai Metheny a par ailleurs beaucoup de projets pour l'avenir, notamment pour son Pat Metheny Group avec lequel il doit d'ailleurs se produire de ce côté-ci de l\u2019Atlantique au cours des prochaines semaines.Il laisse malgré tout poindre une petite inquiétude quant au sort du jazz au cours du prochain siècle.« Le jazz en lui-même sera toujours le fait de musiciens talentueux, et donc, saura continuer d'évoluer.Mais pour ce qui est de sa popularité à venir.je constate qu'il y a actuellement beaucoup moins déjeunes qui s\u2019y intéressent.Il y a certainement pour nous dans les années à venir un énorme défi d'éducation à relever.» CHASSE-GALERIE Aux frerfières Ju rre* Qjd^c U Théâtre Petit Champlain Maison de la Chanson infos ( 41s ) 692-2631 Nile: WMH.iiii «t wm Billetterie: 643-8131\t1 877 643-8131 isihRRI?\u2022 \u2022 '\u2022»>\u2022\u2022\u2022 Aprèf 10 anr d\u2019aMence sur scène ' C(aü îiï-T c:ai3AI^et PRESENTE du CAPITOLE le 14février à 21h LE SOLEIL msm TéiéQu*to*c rnotru* sperifigur ( ) aver Stwod Ir party n\u2019rst pas long a démarrer server Mrrh.wl 261-9903 694-4444 Comm ?m-.m m m\t* «.ma»\t.**V«Vr «?«*«*» r*rW »¦*?*?***V?V \u2022 *pes SUR LA CA Commission de la capitale >y^ nationale du Quebec;;:: PRIX D\u2019EXCELLENCE kl ZÛ'mA\u2019It DE LACULTURE Sous la co-présidence d'honneur de Monsieur Pierre Boucher, président et directeur général de la Commission de la capitale nationale du Québec et de Monsieur Roland Lepage, comédien et auteur dramatique PRIX \u2018'EXCELLENCE .v?w Vjm 23fe\\ rier.à la Maison Hamel Brnneau, 2608.Chemin Saint-Louis, Sainte Fny.Du mar.au dim., de I2h30à 17h.Mer.de tfh.W à 21 h.À partir de fragments d'objets de cultures anciennes, elle compose des œuvres bigarrées, véritables trésors exhumés des terres de l'enfance DANY QUINE COLLABORATION SPÉCIALE la galerie Trompe-l'œil du cégep Sainte-Foy, l'artiste d'origine mexicaine Helga Schlitter présente d'exotiques sculptures et mosaïques qui égayent et réchauffent le cœur des visiteurs.Une exposition aussi colorée que divertissante.ariant de façon amusante un art d\u2019inspiration précolombienne à une esthétique populaire, cette seulp-teure de Québec élabore des œuvres résolument postmodernes où la tradition et la nouveauté se fusionnent sans hiérarchie ni préjugé.A partir de fragments d\u2019objets de cultures anciennes, elle compose ainsi des œuvres bigarrées qui rutilent comme des trésors exhumés des terres de l'enfance.Les éléments de ses compositions se superposent, s\u2019intercalent et se juxtaposent pour former de curieuses allégories visuelles.Elle réinvente une iconographie dont [\u2019hiératisme se teinte d\u2019une dimension délicieusement profane.Ici, serait-ce la déesse Chicomecoatl qui se métamorphose en fruits dodus?Là.une fleur géante doit-elle à Tzinteotl toute sa vigueur?Plus loin, s\u2019agit-il du dieu serpent Quetzalcoatl qui se secoue les plumes de verre?Ce panthéon, cette ménagerie et ce jardin de curiosités riantes nous transportent aux antipodes du monde terrible et belliqueux des civilisations toltèque.zapothèque ou aztèque.Avec désinvolture, l\u2019artiste cultive des œuvres joyeuses où plantes, fruits, animaux et objets participent d\u2019un folklore espiègle et guilleret.Comment, en effet, ne pas sourire devant les opulents totems, les palmiers aux atours néo-kitsch et cette drolatique « bibitte verte » qui semble résulter d\u2019un croisement entre une abeille et un hippopotame ! ! ?Par ailleurs, le rendu des sculptures se distingue également.Qu\u2019elles soient faites de bois patiné ou recouvertes de mosaïques, les compositions présentent une belle harmonie chromatique.À cet égard, les teintures aux couleurs chatoyantes des sculptures en bois se coordonnent de manière tout à fait cohérente avec les nuances opalescentes des pièces recouvertes de mosaïques de verre.Le soin avec lequel l\u2019artiste a confectionné ses œuvres favorise donc la qualité d\u2019ensemble de l'événement.Incidemment.il faut une patience presque obsessionnelle pour recouvrir les sculptures de toutes ces pièces de verre soigneusement assemblées.Bref, une exposition réjouissante qui scintille comme une boule en miroir et éclate comme une pinata bien garnie.HELGA SCHLITTER.sculptures et mosaïques.Jusqu au 16février, à la galerie Trompe l'œil du cégep de Sainte Fo# 2410.chemin Sainte Fog.Ste-Fog Du lun.au ven.de 7h 30 à 21 et les sa m.et dim.de 12h à 16h.Expositions Odette Ducasse À la salle d'exposition de l\u2019Autre caserne.Odette Ducasse présente une série de techniques mixtes réalisées entre 1995 et 1999 dans lesquelles elle multiplie la silhouette humaine qui hante des paysages aussi complexes que troublants.Ici.le procédé de collage domine les compositions souvent monochromes où s'intercalent et s\u2019emboîtent des personnages, des bâtiments, de frêles esquifs et d'indéfinissables objets.Cette imagerie chagrine et compliquée parait receler quelques indici- bles tourments.Tout semble devoir bientôt sombrer ou s\u2019écrouler, comme le suggèrent notamment ces huttes vacillant sur de grêles échasses.Aucun rassemblement de personnages, aucun tréteau, aucune digue ne parlent à retenir les tristes sentiments qui se répandent des compositions, [\u2022artout.la précarité et la fragilité emportent le regard.Cette instabilité se détache non seulement du contenu des œuvres mais se retrouve également dans le rendu et le traitement des sujets.Or.cette correspondance s\u2019effectue malheureusement au détriment de l'ensemble.Bien qu'une certaine originalité puisse se dégager de quelques créations \u2014 comme les pièces où l\u2019artiste exploite Cne trurrv de l'atelier de céramique St-Elme.la toile de lin pour en faire de moelleuses enveloppes \u2014 le manque d'unité des assemblages ainsi que la faiblesse du dessin mine la qualité d'œuvres pourtant personnelles.En définitive, il s\u2019agit de compositions plutôt confuses et chétives qui.selon moi.dessenent malencontreusement les intentions apparemment nobles d\u2019Odette Ducasse.ODETTE DUCASSE.techniques mixtes.Jusqu 'au 13février, à l \u2019Autre galerie.325.Sieme rue, Québec Du mar au reu.de 12h à I7h.L'Atelier de céramique St-Elme Les amateurs de céramiques seront comblés par l\u2019exposition La terre n 'arrête fuis de tourner présentée à la salle d'exposition de la bibliothèque Étienne-Parent par le collectif des artistes de l\u2019Atelier de céramique St-Elme.Hormis quelques pièces plus traditionnelles, la majorité des œuvres exposées témoignent des vertus de l\u2019argile qui se prête avantageusement à l\u2019approche sculpturale.Parmi les participants, nous retrouvons Paul Bogati.Lucie Garant.Raymonde I>avoie, Véronique Martineau et sept autres créateurs.L\u2019ATELIER DF CÉRAMIQUE ST-ELME, collectif de céramistes.Jusqu au 20 février, à la salle Jean Paul Ijcrnieux de la bibliothèque Êtien ne Parent 3515 me Clemenceau.Beruport Les mar Jeu et ven.de I8h à 21 h.Les mer de I3h à 21 h et les sam.et dim.de I3h à 17k.L l X Week-end Rock Classique ! ,, .On est du genre classique.^.¦ § _ mm?- I * Zks-4j-x&- : ¦ Les plus grands «hits» des années 1965-85 samedi & dimanche de 11 h à 18 h Le SAMEDI 5 FEVRIER 2000 LE SOLEIL D 15 Envoy» vos communiques cinq jours avant publication, i : OiMette CitMteau.LE SOLEIL, C.P 1547, suce terminus.925.chemin S&ini-Louis.Quebec.G1K 7J6 Téléphone : i>St>-34N9/Télécopieur : 6St>-3374 Courriel : Agendaslesolnl.com MUSIQUE VIVA L'OPÉRA avec les élèves de iAtelier d art lyrique et I orchestre du Conservatoire de musique de Quebec Ce soir et demain à 20h Palais Montcalm Rés 691-7411.JOSÉE FORTIN soprano et ALAIN CHATEAUVERT.pianiste Récital à 20h Chapelle historique Bon-Pasteur.1080.De La Chevrotière Adm 10$ Int 683-7490 CROISSANTS-MUSIQUE Invite l'Ensemble Stadaconé \u2022Maluron Luré- Oeme/'n à 11 h.Grand Théâtre.Entrée libre IHtÂlRE MATHIEU TROP COURT.FRANCOIS TROP LONG par Mathieu.François et les autres .Sam.à 19h; dim à 13h et 15h.Pour les 9 à 14 ans Théâtre Périscope.2, rue Crémazie Est.Rés.529-2183 LES CAPRICES DE MARIANNE d Alfred de Musset Int Nadine Meloche.Hugues Frenette.J.ean-Sébastien Ouellette.Gil Champagne et autres.A 16h Grand Théâtre Rés 643-8131.BROUE.À 20h Salle Albert-Rousseau Rés 659-6710 et Billetech.LE VISITEUR d Éric-Emmanuel Schmitt par le Théâtre les gens d'en bas dirigé par Françoise Faucher Int.Jean-Louis Roux.Emmanuel Bilodeau, Frédéric Desaoer et Anne Bryan.Mar.au sam.à 20h.La Bordée, 1143, rue Saint-Jean.Rés 694-9631.Jusqu'au 5 février.CHAPEAU! par la troupe de théâtre Les orands enfants de l Ancienne-Lorette.Textq de Bernard Slade, mise en scène de Réiean Vigneault A 20h Auditorium du Collège de Champigny, 1400, route de l'Aéroport, Ste-Foy.Inf.872-6603.LA VISITE DE LA VIEILLE DAME de Friedrich Dürrenmatt par la troupe Les Treize.Ven.à dim.20h.Théâtre de la Cité universitaire, pavillon Palasis-Prince.Adm 12$.LA CHAMBRE MANDARINE.Comédie policière de Robert Thomas par la Compagnie du Petit Barbu.Les ven.et sam.à 20h.Centre d'art La Chapelle, 620, av.Plante, Vanier.Adm.9$; 7$ étudiants.Rés.686-5032 Jusqu'au 12 février ECO.Mise en lecture et adaptation de Philippe Savard.Int.Stéphan Allard Vincent Champoux.Pierre-Yves Charbonneau.Myriam Leblanc et Philippe Savard.Sam à lun.à 20h.Centre internationale de séiour de Québec.19, rue Ste-Ursule.Rés.694-9656 PIROUETTE REÇOIT UN COLIS, marionnettes et théâtre avec Renée Clouet et Chantal Daigle Au|.et demain â 13h30.Pour les 3 à 8 ans.Gratuit abonnés; 3$ non abonnés.Laissez-passer disponible dès 13 h.Bibliothèque Gabrielle-Roy.petite scène.DIVERS L'ATELIER DU PATRIMOINE VIVANT.Démonstration de > \\W RockOêtenle avec \\ VERONI CLOUTIE â 0 ¦ 1 rv^ ¦ lundi au vendredi midiàISh Chaque jour au RockDétente Café, Véro prend vos demandes spéciales des années 60 à aujourd'hui et vous fait entendre les plus gros hits de l'heure.Chaque semaine, Véronique reçoit des artistes pour connaître leur univers musical.um MA RADIO AU BOULOT 107.5 FM ,\t;\t,\twww.rock-detente.corp SBQ1461510 "]
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