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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2000-06-10, Collections de BAnQ.

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[" Cahier D Le samedi 10 juin 2000 LE SOLEIL PRIMEURS Dorothée Berryman a trouve m nouvelle vol*; elle délaisse temporairement le théâtre pour la chanson.Page D 3 D I Le plus comique des « mononc' », Serge Robert, continue de tourner le quotidien à la blague avec « 13 tonnes trash », son dernier album ! Page D 5 D I Les irèreb Richard et Martin Petit partagent tout, de leur sens de l'humour au nez qu'ils ont dans le visage I, à une exception près.Si le premier aime faire rire, le second a le goût de la pop ! Page D 6 Rophie Pion ne pourrait denwnder nueu* ^ clic jouera tout l'été dans « Homme sur le bord de la crise d'hormones » tout en profitant des douceurs de l'été à Montmagny.Page D 8 r- te 4* a?» ( i4» 'Rldlilè.\tft \u2022»yu* AflA**- \u2019H** ¦***\t.M».»«>.«¦ ¦ HV\t- ,ifc+Afe '«MP ?w ; rt4 ^ r\" twf n|-«r' R \u2022 \u2022\u2022 t ' i»*7i uh, » +81^/4^ n » «»!¦\u201c 4l : ü'fr ff ¦ »H»- » \u2022 U#*»i JJVOjr.f' ne af 4 i# # *>+*/(* - Jir *4/ '¦ u'-* \u2022.*****¦ >\u2022 »4futui t» P* arfif îft \u2022 *U ï{«n«\u2018 )é?l* *lP «fti Ifc ** *i d»* a»/!1 *w rf 4»+l loiMlW Des chiffres et des lettres Denis Guedj retrace l'histoire du système métrique dans Le mètre du monde KATHLEEN LAVOIE LE SOLEIL SAINTE-FOY \u2014 De la mesure dans l'excès, Denis Guedj ?Cer- *0 >*k Ùri ?' K**a*Bïr » «u -.Vf n>\u201e I ( /».n h 4151,' i ri ., if Tr m fi*)** as \u2022mr\u2019 r-ir-« i^S .* ,m r f *tnyW?~t m$Ëêê9%§ û ».îi»74 .\u2022aotiTjVH, 4f4l?r >f0L(H)^r \" aJtrp* ¦ P 4t> 4®* -\u2018>oan«7s ¦ i,m4 r/j^nep i - n.,u«,nn, 4^)0\u2019 ' me ' ' \u2018 U ¦\t¦\t4 * y0&969fi\ti r*, *>\t41\t.\t» ' *\u2019 \u2018S .a&i k .ftp : /(aW .^ î- : ______\t\u2018**»\u2018»VPa «SSX-AL A-l».6 f ' n HA\u2019aff-\u2019 s -«Ali-* tf« ¦\u2022 »* *»V**/| 4 b\t4i b,.Ril^HP a*.n*9> r-f 'm***# u_____ tainement pas ! L'homme aux talents multiples et affirmés \u2014 il est mathématicien, historien, écrivain (Le théorème du perroquet), professeur, scénariste, cinéaste et dramaturge ( !), \u2014 pousse toutes ses passions à la limite ! Qui plus est, avec un souci d'exactitude à faire pâlir d'envie le scientifique le plus rigoureux ! Voir CHIFFRES en D 2 ?ILLUSTRATION ET INFOGRAPHIE MARC OUPLAIN / LE SOLEIL aématwes^r\u201d ^99$ gpirée© Floralies Jouvence Cantf Jardin aympathlqi ¦ D 2 LE SOLEIL PRIMEURS Le samedi 10 juin 2000 ii'i'iï ( i * .tNANl 263' \\ a i sfW BorIsi \u2022SfatSE' MOTIVE BREATH Fr^cfoM £ BY NUMBERS FM REEL TüOTS TO BRANCHES ^UDAPESTl ÏGlîHimE ¦mirmifiytff» r%nr*iim A Leg to Stand On Tour 2000 25 JUILLET à 20 h à L\u2019AGORA du Vieux-Port COMM.TEL.692-4672 ou 1 800 900-SH0W www.billetech.com O Dévoilez-nous wt et courez la chance de gagner ce magnifique panier à pique-nique D\u2019ici le 16 juin LE SOLEIL vous invite à partager votre petit coin de paradis avec ses lecteurs Un endroit peu connu ou vous adorez vous évader pour un pique-nique, un moment de lecture ou un rendez-vous amoureux Votre petit coin de paradis ne doit pas être un parc, un village, une forêt au complet.C\u2019est la « petite perle », l\u2019arbre, le banc public, le petit coin pittoresque d\u2019une rivière ou d\u2019un lac.LE SOLEIL publiera la liste et les photographies des dix meilleures suggestions d\u2019ici le 23 Juin, à temps pour vos sorties de la Saint-Jean et du 1er juillet.Pour participer I Envoyez-nous vos suggestions avant le 16 juin en laissant vos coordonnées: \u2022\tpar télécopieur au 686-3374 à l\u2019attention de Gilles Carlgnan \u2022\tpar courriel à: paradlsQlesoleil.com Le tirage aura Heu le mercredi 21 Juin à 1 Ih parmi toutes les suggestions reçues.Une suggestion par personne.LE.SOLEIL De la créativité dans les mathématiques chiffres Suite de la D1 Qu'il s\u2019agisse de chiffres ou de lettres, il n\u2019est question, pour Denis Guedj, que d\u2019instruments de compréhension du monde.Entre les deux, il n\u2019y a pas de frontière qui tienne : littérature et sciences appartiennent au même rayon.Son dernier romande mètre du monde, retrace la fascinante histoire de l\u2019instauration du système métrique depuis ses tous débuts en 1791.L\u2019ouvrage a pour cadre la Révolution française.A l'époque existait sur l'ensemble du royaume français une multitude d\u2019unités de poids et de mesures (2000 avaient cours en 1788 !).Les seigneurs, qui étaient responsables d\u2019établir ces mesures, se servaient de cette disparité pour exercer un pouvoir très arbitraire sur leur territoire.Devant l\u2019inégalité de la chose et, il faut l\u2019admettre, dans le but d\u2019élever les impôts, Louis XVI convoquent, en 1788, des états généraux qui avaient comme objectifs d\u2019identifier des solutions concrètes au problème.et de les appliquer.LE METRE DU MONDE DENIS CUEDJ DENIS CUEDJ SM II De partout dans le royaume, les doléances ont plu.La population, surtout celle des campagnes, en a profité pour dénoncer la disparité des mesures qui « ouvre la porte à une infinité d\u2019abus qui gênent le commerce», cite Denis Guedj.Parallèlement, les seigneurs et le clergé se sont opposés à la volonté de la monarchie d\u2019exercer une mainmise sur ce reliquat de la féodalité.A l\u2019été 1789, les événements se bousculent.Alors qu\u2019à Versailles l\u2019histoire est en train de s\u2019écrire, à Paris, une commission réfléchit sur la question de l\u2019uniformisation des poids et mesures.En août, l\u2019abolition du système féodal et l\u2019instauration de la Déclaration des droits de l\u2019homme et du citoyen viendront précipiter les choses, retirant leurs privilèges aux seigneurs et faisant de chaque citoyen des hommes libres et égaux en droits.Les principes d\u2019universalité et d\u2019égalité venaient de se répandre à toutes les sphères de l\u2019activité humaine.La naissance de la mesure qu\u2019est la méridienne, suivie de près par celle du mètre, devenaient imminentes et, avec elles, les principes fondamentaux de la mondialisation allaient être mis en place.Le mètre du monde, c'est un essai-récit de science politique, de philosophie et de mathématiques «Le mètre du monde, c\u2019est un essai-récit de science politique, de philosophie et de mathématiques », a expliqué Denis Guedj au SOLEIL lors du Congrès Mathématique 2000, qui se tenait en mai à l\u2019Université Laval.« C\u2019est à la fois un ouvrage qui comporte plusieurs champs de connaissance et plusieurs acteurs.Pour moi, c\u2019est le comble du bonheur ! C\u2019est à la fois romanesque et de la chronique pure.C\u2019est aussi un regard sur la Révolution que l\u2019on a maltraitée et mal traitée au fil de l\u2019histoire.L'image qu\u2019il en reste est trop souvent celle des têtes coupées, alors qu\u2019il s'agissait de l\u2019époque de la fabrication du monde.» S\u2019il y a un auteur qui pouvait relever un tel défi d\u2019écriture et de recherche, il s'agissait bien de Denis Guedj.D\u2019abord mathématicien, il cumule également les fonctions de professeur de l\u2019histoire des sciences et de mise en fiction des sciences à l\u2019Université Paris VIII.Il a jusqu'à maintenant signé plusieurs essais et ouvrages de fiction (L\u2019Empire des nombre JLa gratuité ne vaut plus rien, Génis ou le bambou parapluie), rédigé une série de chroniques mathématiques parue dans Libération de 1994 à 1997, écrit et interprété deux pièces pour le théâtre (Mille et un nombres et des poussière Jht point à la ligne), réalisé La vie t\u2019en as qu une pour le einéma en 1978, créé un spectacle pour le planétarium de Villette L'Astrolabe et la Bella), eu l\u2019idée du premier film de fic- P lion français en Omnimax, J\u2019écris dans l\u2019espace, et dirigé une collection de 12 films de fiction sur les mathématiques^ ime comme maths.Homme-caméléon par excellence, il s\u2019est surtout fait connaître en 1998, avec Le théorème du perroquet, un polar brillant qui expose en Le fait d'écrire des romans avec des maths, ce n'est du tout naturel, ça ne se fait pas sans savoir filigrane les fondements de la mathématique.Romancier scientifique?Essayiste romanesque ?Le personnage doté d\u2019un certain sens aiguisé de l\u2019humour \u2014 de l\u2019intelligence qui explose, selon lui \u2014 échappe aux étiquettes.Tout comme ses œuvres, qui présentent un fascinant amalgame de ses intérêts.Chez Guedj, il n\u2019y a pas de cloison possible, comme en témoigneZ/C mètre du monde.« Habituellement on fait une séparation entre tout ça.C\u2019est cette séparation que j\u2019ai eu envie de remettre en cause.Parce que c\u2019en est une de fait, pas de théorie.Mon problème, ce n\u2019est pas de prouver que cette séparation ne se fait pas dans ma tête.Le fait d\u2019écrire des romans avec des maths, ce n\u2019est pas tout naturel, ça ne se fait pas sans savoir.Ce qui est tout naturel pour moi, c\u2019est que ce ne soit pas une violence.» PROFANES ET INITIÉS Nulle intention, chez Denis Guedj, de démocratiser la mathématique par le roman, ni même de prôner la supériorité absolue de cette discipline.À ses yeux, les sciences ne sont qu\u2019une autre façon de comprendre le monde.Et pas nécessairement la meilleure.Il n\u2019hésite d\u2019ailleurs pas à se référer à ses connaissances philosophiques et historiques pour expliquer des phénomènes qu\u2019il ne peut exprimer autrement.Voilà également pourquoi ses romans s\u2019adressent à tout le monde.FTofanes et initiés.« Ce n\u2019est surtout pas pour les gens qui ont de la difficulté avec les mathématiques.C\u2019est d\u2019ailleurs pour ça que ça marche.Parce qu\u2019ils ne sentent pas de volonté de leur apprendre des trucs», soutient Denis Guedj, dont les écrits ont également reçu un accueil favorable au sein de la confrérie mathématicienne.Denis Guedj croit qu\u2019il existe, dans toute forme de discipline intellectuelle, une créativité possible.La mathématique n\u2019y échappe pas.« Les sciences demandent de la créativité.À partir de là, je crois qu\u2019il peut y avoir une créativité mathématique.Cela dit, je refuse de mettre les sciences au-dessus ou au-dessous de quoi que ce soit.Je suis contre les hiérarchies.Je ne trouve pas quelque chose d\u2019intéressant parce qu\u2019il est \u201cmieux\u201d.Il y en a qui éprouvent de l\u2019intensité en voyant un match de foot.Moi, mon émotion est directement liée à la création humaine.Je fais des objets qui ont pour première fonction de m\u2019émouvoir.» Pourquoi, alors, cette mathématique omniprésente, ces formules consacrées et ce vocabulaire numérique?«J\u2019ai l\u2019impression, avec les mathématiques, de pouvoir dire mieux ce u i : que je ne pourrais dire sans ce matériau de compréhension.Des fois, ça marche.Des fois, ça ne marche pas.Je n\u2019ai pas de grille d\u2019écriture.Je n\u2019essaie pas de mathématiser ou de formuler le quotidien.Avec le réel, j\u2019essaie d\u2019impliquer les maths, pas de les appliquer » a-t-il affirmé.Et l\u2019écriture dans tout cela?Peut-elle elle aussi répondre aux impératifs scientifiques ?« Il y a dans la façon que j\u2019ai de bâtir une histoire, quelque chose de la façon de créer une théorie.Dans un roman, je suis pour la cohérence.Pour un écrivain, la contradiction, c\u2019est toujours un bonheur, parce que ça vous oblige à inventer.Quand je fais un livre, ce que je trouve le plus génial, c\u2019est tout ce qui arrive et qui n\u2019était pas prévu.» Prochain projet?Un film sur la cartographie.Il n\u2019y connaît pas encore grand-chose, mais il en verra le bout, comme pour le reste.Il y aura peut-être aussi un retour au théâtre.i< C\u2019est ma façon de ne pas faire des trucs qu'avec mes neurones!» Le samedi 10 juin 2000 PAIMEURS/GROS PLAN LE SOLEIL D 3 - « 1 Le jazz et moi Dorothée Berryman se consacre à son autre voix PimM-PAUL NOREAU LE SOLEIL Après des études en lettres à Laval, Dorothée Berryman a choisi de devenir comédienne, sur un coup de cœur.Elle a eu le succès que l'on sait.Trente ans plus tard, c'est cette même impérieuse tentation de se lancer à l'aventure qui lui vaudra d'enregistrer son premier disque de jazz cet été, sous le bienveillant parrainage de Guy Cloutier.¦ g aime tellement chanter queje me suis dis, ÆÆ\tpourquoi pas.On verra bien ce que ça va mm\tdonner», expliquait-elle la semaine der- nière en entrevue promotionnelle, en vue de ses trois soirs à la Maison de la Chanson, mercredi, jeudi et vendredi.« Mais je ne voulais pas m\u2019embarquer dans quelque chose de compliqué avec un producteur, une maison de disques, un publiciste.Avant de penser à ça, de toute façon, faut pratiquer.Tout ce que je voulais, c\u2019était de me retrouver sur une scène avec des musiciens et chanter.Alors je disais à mes amis : \u201cJe vais faire une Woody Allen de moi !\u201d [le cinéaste étant également un maniaque de jazz qui joue de la clarinette sur de petites scènes à l\u2019occasion] ».Trouver une petite boîte sympathique pour offrir un spectacle intimiste, c\u2019était simple à New York, avait-elle constaté au moment où, comme boursière, elle y avait étudié et fréquenté les boîtes de jazz en 1990.Mais c\u2019était beaucoup moins évident à Montréal.Le Sofa l\u2019a finalement accueillie.Et ces quatre dimanches de l\u2019automne 1998 se sont prolongés jusqu\u2019à douze ! « J\u2019étais là incognito.Et ce sont les gens qui m\u2019ont fait ce cadeau de me lancer en venant me voir.» UN PASSÉ MUSICAL En réalité, la Lorettevilloise de naissance avait étreint le micro en quelques occasions auparavant, mais dans des créneaux bien différents.Elle avait participé à une comédie musicale à Eastman en 1973 (Pour cinq sous d\u2019amcMr).\\je souvenir l\u2019incite d\u2019ailleurs à en chanter un petit extrait à mi-voix, l\u2019œil coquin, dans le café-bar où se déroule l\u2019entrevue ! U y a eu ensuite, en 1980, un récital de chansons originales au Quat\u2019Sous (Dix-huit ans et plus) et un autre en 1982 à l\u2019Atelier Continu (C\u2019est la première impression qui compte).Le Studio-Théâtre de la Place des Arts l\u2019a également accueillie, cette fois dans un répertoire français et québécois : Prévert, Fterré, Aznavour, Vigneault, Corcoran.« Mais je ne m\u2019étais pas encore trouvée.Techniquement, je n\u2019étais pas vraiment contente.Je ne savais pas ce que c\u2019était, ma vraie voix, sans chercher à imiter personne.» Puis, il y a eu une rencontre déterminante avec une profes-seure de chant de Montréal, Lucette Tremblay, qui l\u2019a amené à retourner à un univers connu en bas âge.« Il y a toujours eu de la musique chez nous.Mon grand-père jouait de l\u2019orgue à Charlesbourg.Ma mère jouait du piano.Mon père, un descendant d\u2019Irlandais, c\u2019était la voix, une belle voix romantique, qui pouvait être passionnée aussi.» Elle a donc eu l\u2019occasion d\u2019entendre les Oh ! Danny Boy ! et When Irish Eyes Are Smiling, mais il y avait aussi les grands classiques du jazz.«C\u2019était dans la maison ! » Elle ne s\u2019étonne pas cependant d\u2019avoir pris un certain temps à se commettre dans cette musique qu\u2019elle décrit comme intemporelle.« Il y a des moments pour faire des choses.Et pour le jazz, ça prend une certaine expérience de vie.C\u2019est un univers de passion.» La comédienne, elle, voit aussi de l\u2019action.Dorothée Berryman vient de terminer un petit rôle dans Varian\u2019s War, un film tourné à Montréal pour l\u2019émission Show Time aux États-Unis, avec William Hurt et Julia Ormond.Il y a maintenant une participation plus importante dans le premier long métrage d\u2019une jeune cinéaste québécoise, Julie Hivon, qui est également la scénariste AePop-sicle, crème glacée et autres compensations.Pour ce qui est de la télé, nyrhs Réseaux, il y a un projet de télésérie qui a de bonnes chances de se concrétiser pour l\u2019automne.« Mais le mieux, conclut-elle, ce serait un rôle de chanteuse de jazz dans un film.Et ensuite, les comédies classiques françaises.ça me tenterait ! Ou les grands auteurs.» Dorothée Berryman sera à la Maison de la Chanson les 14,15 et 16 juin.h\t> \u2022< x y j -, ¦ mk9 :: *, j'*a y ».# * < * H\u2018 - j- ¦¦ f >9\tï.¦ -¦ > .-ï * :: ;s .2 ri .\t' ^\t.\u2022 *94 < \\ ' ¦ ¦ : .y v.:-* :*\u2022\u2022*> * /TV vl ^ ¦mmm \u2022ÎTV .'A .\t¦\t< - - .rè w J*\t.a IZz-* * ms?\u2022- -% SB V.;* 'V.; us \u2022y t .* ¦ \u2022 ¦ \u20224s \" \u2022 %: * 4p; Wei 'Kt -'hàm LE SOLEIL.JEAN-MARIE VILLENEUVE Dorothée Berryman a décidé défaire une Woody Allen d\u2019elle-même : elle allait chanter du jazz! Gershwin* Monk et les autres Dorothée Berryman interprète ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler les « standards ».Gershwin, Fats Waller, Lena Horne, Thelonius Monk, Billy Strayhorn.Elle le fait en robe longue.« C\u2019est une fois que je me suis habillée comme ça que j\u2019ai vraiment commencé à me sentir bien pour chanter du jazz sur scène.Une vraie cabaret singer ! » Il n\u2019y a pas véritablement de concept derrière le spectacle ; du moins, il ne lui impose pas un scénario serré.« Il y a une ligne directrice, l\u2019envie de parler d\u2019amour est là, en-dessous, tout le temps.Mais l\u2019enchaînement des chansons n\u2019est pas gratuit, même si les gens ne s\u2019en aperçoivent pas nécessairement.Je parle entre les chansons, mais ça change tout le temps.Je ne veux pas mémoriser des choses.Ça donne une soirée plutôt gaie, \u201cup tempo\u201d, mais avec des moments intimes, plus noirs, plus doux et plus passionnés.» Et elle ne chante pas en trop mauvaise compagnie.Elle s\u2019amène effectivement avec un trio composé du directeur musical et pianiste Guy Saint-Onge, que les gens ont eu beaucoup l\u2019occasion de voir à TVA, et en compagnie des frères Guy et Yves Boisvert, du Trio Bourassa, respectivement à la contrebasse et à la batterie.De toute évidence, le jazz lui va bien parce qu\u2019elle a été invitée à chanter au Festival de jazz de Montréal l\u2019an dernier et qu\u2019elle sera de nouveau de la programmation cette année.Après ses six spectacles, du 27 juin au 2 juillet, au Vfelvet de l\u2019Auberge Saint-Gabriel à Montréal, ce sera l\u2019enregistrement du disque.« I\\»ur ce qui est des suites à attendre de cette ex-périence-là, on verra.», glisse-t-elle, prudente.P.-RN.LE SOLEIL JEAN MARIE VILLENEUVE La chanteuse sera du prochain Festival de jazz de Montréal.Cest après s'être habillée une première fois en robe de soirée pour chanter qu'elle s'est sentie à Taise dans son rôle de cabaret singer Ecoute demain Le samedi 10 juin 2000 .LEGRAND DECOMPTE LE SOLEIL O www.radioenergie.com SEMAINE DU 11 juin 2000 TOP 30 ANGLAIS avec Mike Gauthéer ci Mnne-fviane wviensnaw DIMANCHE de 9 h A 12 h SD CS 3.\t2.I.\tS.6.\t4.9.\t5.7.\t4.8.\t7.4.\t8.10.\t9.II.\t10.5.\t11.16.12.17.\t11.12.14.22.\t1S.| 20.16.19.17.21.18.18.\t19.22.20.14.21.28.22.27.23.23.\t24.26.25.29.\t24.30.\t27.24.\t28.-\t29.-\t30.THONG SONG SISOO OOPS .11 DID IT AGAIN BRITNEY SPEAR I WANNA BE LIKE YOU BIG DAD VOODOO DADDY ITS MY LIVE BON JOVI THE ONE BACKSTREET BOYS SHACKLES (PRAISE YOU) MARY MARY YOU SANG TO ME MARC ANTHONY (MUCHO MAMBOI SWAY SHAFT MY WORD IS YOU OLIVER HAZE HE WASNT MAN ENOUGH TONI BRAXTON SIMPLE KIND OF LIFE NO DOUBT I WILL LOVE AGAIN LARA FABIAN THE BAD TOUCH BLOODHOUND GANG BODY ROCK MOBY PUMPING ON YOUR STEREO SUPERGRASS STRANGE LOVE ADDICTION SUPREME BEINGS OF LEISURE SEXBOMB TOM JONES NO MAN WOMAN S SINEAD OCONNOR ITRY MACY GRAY SHALALALA VENGABOYS STEAL MY KISSES BEN HARPER BACK HERE BBMARK AM I HERE YET?BILLIE MYES BOOM TRINKET FEARLESS BRYAN ADAMS BE WITH YOU ENRIQUE IGLESIAS IF ONLY HANSON ITS GONNA BE ME NSYNC TOP 20 FRANÇAIS avec Marc Denoncourt DIMANCHE de 18 h A 19 h 30 SD CS t.1.3.2.6.3.2.4.4.5.S.4.S.7.JE JOUE DE LA GUITARE JEAN LELOUP LOIN DE CHEZ-MOI BRUNO PELLETIER MOTEL 117 ÉRIC LAPOINTE QUAND?MARTIN DESCHAMPS RIEN DE NOUVEAU FRANCIS CABREL SEPTIÈME CIEL JANE FOSTIN JE RESTERAI MOI JODIE RESTHER 10.\t8.L'UNE VA SANS LAUTRE VENUS 3 13.9.MONTRE-MOI LE CHEMIN S.K.O.15.10.YOU SPINE ME ROUND 2000 LES NERDS 7.11.J IRAI OU J'IRAI RAS LUC DE LAROCHELUÈRE 14.12.QUELQUE CHOSE EN MO DARAN 9.13.JUSTE POUR TE PLAIRE SYLVAIN COSSETTE 18.\t14.ENTENDS-TU MON COEUR JACYNTHE 19.\t15.EMMÈNE-MOI ALLAN THÉO 11.\t14.OUI EST CET HOMME LAURENCE JALBERT \u2014\t17.THANK TOU VK MASTER & JAMES \u2014\t18.NATURELLE BAOBAB \u2014\t19.JE COMBATS LE SPLEEN STEFIE SHOCK \u2014\t20.S'AIMER SANS LUMIÈRE ROCH VOISINE ' \u2014 / ECOUTE: O TU POURRAIS Station touristique Mont Saint-Sauveur; Station touristique Stoneham; Au Pied du Mont Saint-Anne; Village-Vacances Petit-Saguenay.Tirage le 31 juillet 2000 viva KtSEAl Pt VILLAGES VACANCES ANIMES REMPLIS CE COUPON ET RETOURNE LE A GRAND DECOMPTE f NERGIE Chik 98 9 124S chemin SteFoy edifice 1 bureau 10S Nom :___________________________________________ Adresse_________________________________________ Ville :_____________________________Code postal Téléphone _________________________Age _________ r position_____________________________________ 15' position :_________________________________ ¦ ¦ » ! \u2014 I I J PRIMEURS/OISQUES D'UNE PLAGE À L'AUTRE Fmééj Cmaeg\tAlan Frète JULAMflitVW Richard Petit RiCIlARO pfTM Evgeny Kissin Chopin Laymen Twaiet Raoul ift/fter Pitchshifler Æ Projet Orange Tout Chopin Evgeny Kissin, c\u2019est une rare conjugaison d\u2019audace et de sagesse.À 28 ans, le pianiste russe fait déjà autorité.Ses interprétations incontestablement vraies ne laissent personne indifférent.On a dit à propos du trio de \\&Marche funèbre de Frédéric Chopin qu\u2019il n\u2019existait pas meilleure façon de savoir si l\u2019exécutant sait parler ou s\u2019il joue seulement du piano.Kissin, qui s\u2019y soumet pour la première fois sur disque, montre qu\u2019il sait non seulement s\u2019exprimer, mais qu\u2019il est également capable de vtirier infiniment son discours.Dans le trio en question, le musicien nous offre le son le plus soutenu, le plus chantant, le plus legato et le plus doux que puisse produire l\u2019instrument.D transforme les 24 Préludes, opus 28 en véritable coffre aux trésors.Que dire du style ?Le son est plein, l\u2019attaque souvent costaude, et l\u2019éltin ne se tarit jamais.Du pianissimo au fortissimo, le contraste dynamique est immense.h&Polonaise, op.53, dite Héroïque conclut brillamment ce disque irréprochable.Richard Boisvert lirg\u2014ty Kissin 24 Préludes op.28, Sonate n\"2, op.35 et Polonaise, op.53 de F.Chopin (RCA Victor) ?Fils de l'Eire D y a d\u2019abord le nom qui ne trompe pas : Paddy Casey Puis le phrasé, l\u2019accent et les intonations qui évoquent Mike Scott.Indubitablement, ce blanc- i vert de 24 ans est le fils spirituel de l\u2019ex-leader des Waterboys par son intensité émotive et la riche musicalité de ses chansons, le nouveau descendant d\u2019une lignée magique d\u2019auteurs-compositeurs-interprètes dont le souf- i fie évoque la brise des verts pâturages : de l\u2019Irlande.Depuis ses 12 ans que Casey hante les rues de sa Dublin nata- : le en grattant la six-cordes.Pas surprenant que sur Amen (So Be It), son premier CD, il joue de tous les instruments.Enfin presque, car son folk celtique dépouillé se colore parfois de teintes de R&B, de rock, de jazz, de gospel et même de traits de funk, d\u2019électronique et de hip-hop ! Pardon ?Des scratches sur des chansons aux thèmes immémoriaux de souffrances individuelles et collectives, de conflits entre la spirituaUté et le pragmatisme ?: Yes, mate.C\u2019est d\u2019ailleurs la force de cet album, cette habileté à transcender ; les styles qui en fait son universalité.Brillant.Si on peut accoler l\u2019étiquette postmoderne à la démarche de Pàddy Casey, elle s\u2019ancre néanmoins dans la tradition comme en témoigne Doum-toum, beau clin d\u2019œil à la période mythique et mystique de Van Morrison, celle d\u2019Astral Week et de Moondance.Ce que Jeff Buckley n\u2019a pas eu le temps ! d\u2019accomplir, Paddy Casey pourrait bien : y arriver.Éric Moreault Paddy Caaay Amen (So Be It) (Columbia \u2014 Sony) ?Un nom Vos doigts trottent sur les CD bien alignés du disquaire.Surprise ! « Yé, Piano, un nouveau disque de RAOUL.Ça va lever pas à peu près ! » | D\u2019emblée, vous vous rappelez le Coolklez de 1996 avec sa musique festive des Juifs des pays de l\u2019Est.Dansant, décapant, énergique à faire ; peur.Le plus québécois des groupes de klezmer.L\u2019ambiance vous revient en tête.Le son RAOUL, c\u2019est Denis « Raoul » Hébert aux claviers, Jean-Denis Levasseur à la clarinette et aux saxos, Kristin Molnar au violon et Drae Rival à la batterie.C\u2019est ça RAOUL.Ou plutôt, c\u2019était ça.Parce que dans la vraie vie, ce RAOUL-Ià n\u2019existe plus.Diaspora.Bye bye boss ! Pourtant, là, chez le disquaire, i vous tenez le tout dernier disque de RAOUL.C\u2019est écrit sur la pochette, blanc sur noir, avec la même calligra- i phie que sur Coolklez.Y aurait-il une : arnaque?Retournez le boîtier.Expli- ; cation au verso : « Denis RAOUL Hébert.piano solo » Et ça n\u2019a rien à voir i avec la musique dont on vient tout juste de parier.Ça ressemble davantage à ce que Denis Hébert avait enregistré en solo, en 1985, sur G am Wan Wanzo.De jolies lignes mélodiques avec de la dentelle.Depuis 15 ans, chaque fois qu\u2019il se retrouve seul, ce gars-là ne bouge pas d\u2019un poil, l\u2019as mauvais, mais égal à lui-mê- .me.Et il a beau s\u2019être affublé du nom, Hébert ne fait pas du RAOUL tel qu\u2019on le connaît et tel qu\u2019on l\u2019entend, l\u2019our que ce nom-là mérite vraiment ses lettres de noblesse, il manque ici t trois musiciens.et des bons.Ordinaire ! Pierre Boulet RAOUL Piano (Disque XXI-SRI) ?1/2 Flop popl Les membres du groupe Laymen Twtiist ne s\u2019en cachent pas : leur cinquième album s\u2019attaque au créneau pop.Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est que les radios commerciales qui cherchent à remplir leurs quotas francophones vont s\u2019en donner à cœur-joie puisque le CD compte pas de moins de 16 pièces ! Le pari était risqué et, il faut bien admettre après écoute de ce Laymen Twaist nouveau genre, qu\u2019il est perdu.Par delà des ballades un peu simplettes et des formules musicales mélodiques mais faciles, on s\u2019ennuie terriblement.Surtout, Jean-François Aubé nous avait habitués à davantage de recherche au plan des textes.L\u2019auteure de ses lignes n\u2019a pas encore digéré le « Tu m\u2019as consommé et laissé là comme une bouteille de Coca-Cola» de la chanson Coca-Cola soul.Le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est qu\u2019on a déjà vu mieux.Quoi qu\u2019il en soi, une chose est certaine : pour conquérir un nouveau public en effectuant un virage commercial, le duo montréalais risque d\u2019en perdre un autre en cours de route.Isabelle Porter iByiwn Itoaist Laymen Twaist (DeMuzic Entertainment) ?Oranges Rnécaniques Un premier disque, c\u2019est souvent le condensé de nombreuses minées à forger un son et une identité.Ce qui explique que bien des artistes sont mcapa-bles ensuite de combler les attentes qu\u2019ils ont créées.À l\u2019inverse, ce peut être un jalon qui permet de mesurer le chemin parcouru.Souhaitons pour les cinq gars de Projet Orange qu\u2019on classe un jour leur album éponyme dims cette seconde catégorie.S\u2019il est vrai qu\u2019ils sont une des rares formations à jouer du rock atmosphérique au Québec, il leur reste encore à s\u2019affranchir de leurs tics à la Radiohead.Les élèves sont encore loin de posséder la mtiitri-se et la dynamique de leurs mentors.Ils ont en fait oublié de mettre en application leur leçon première: la technique doit d\u2019tibord être au service de l\u2019émotion.La réalisation formatée d\u2019Éric Filto fait en sorte qu\u2019elle s\u2019avère singulièrement absente de Projet Orange.La production laminée, comme l\u2019appelle un collègue: ne reste plus après qu\u2019un objet lisse duquel toute aspérité a été éliminée.L\u2019auditeur n\u2019a aucune prise et s\u2019en lasse vite.Le groupe de Québec dispose tout de même d\u2019un atout rtire : un vrai chanteur en la personne de Jetm-Christophe Boies.S\u2019il affine son écriture, tout en la rendant plus tangible, et que sa formation progresse sur le plan musical.Projet Orange pourra aspirer à une carrière sans borne.Le plus dur est déjà derrière: le premier pas.É.M.Prafat Orany Projet Orange (BMC.Québec) ?1/2 Lm chemin du retour il y avfdt belle lurette que l\u2019on avidt entendu parler d\u2019Alan Frew, la figure de i proue de Glass Tiger.Ce groupe avait : connu son heure de gloire dans les an-! nées 80, alors qu\u2019une nouvelle vague de : formations canadiennes déferlait (fti-i rachute Club, Platinum Blonde, Stran-i ge Advance, Honeymoon Suite, Martha ; and The Muffins, The Rayolas.).Une | vague qui, malgré son potentiel, s\u2019est I brisée sur les côtes américaines.Après : une longue absence, Alan Frew tente le : coup de nouveau.Un disque, vous l\u2019au-; rez aisément deviné, qui navigue dans i les « eaux pop radiophoniques ».Dans : le genre, on retrouve plusieurs bons : coups comme Open for a Priend, que : l\u2019on peut situer dans le sillon de ce que i peuvent concocter Crowded House et : les frères Neil et Tim Finn, Lipstick, \\ avec sa petite touche celtique (du vlo-: ion, une gracieuseté de Ashley : Mcisaac), ou Wonderland, finement : ciselée et illuminée d\u2019une envolée de : national steel guitar.D\u2019autres sont : disons peut-être un peu moins inspi-| rées, mais dans l\u2019ensemble Frew se ti-: re fort bien d\u2019affaire.On peut cepen-: dant se demander si c\u2019était vraiment : nécessaire et pertinent d\u2019inclure en i prime à la fin du CD des pièces de i Glass Tiger : Someday et My Town, \\ deux succès des années 80.Ça donne I l\u2019impression que le chanteur sent le be-: soin de remettre son passé sur la table, i histoire peut-être de se donner un coup i de pouce pour le départ.Ce qui n\u2019est | pas nécessairement la meilleure façon i de se relancer dans la mêlée.M.B.: Alan Fraw Wonderland (EMI) i ?; Petite impression i Plus j\u2019écoute le premier album de ; Richard Petit, Kiss and Run, plus j\u2019ai-; merais écrire à quel point je suis : conquis.Sa voix est limitée, mais pas : foncièrement désagréable.Il la dissi-| mule d\u2019ailleurs un peu trop souvent ; derrière des effets électroniques pour i que ça ne soit pas suspect.C\u2019est qu\u2019il I écrit bien, le bougre.Ça fourmille de i références sans faire prétentieux et, ; surtout, il a le sens de l\u2019image tout en i limitant les effets de style.Son Dem 1er ; soldat, sur le mal guerrier qui ronge i l'humanité, prend une dimension épi-: que.Hélas, trois fois hélas, sa musique, : très peu pour moi.l\u2019as que sa pop soit i mauvaise, ni même commerciale.Ça i groove, ça dégage, les tirrangements i sont recherchés et imaginatifs, la réaii-i sation est impeccable et le mélange de i funk, de rock, de blues, d\u2019effets électro-| niques et d\u2019atmosphères trip-hop colle.: Alors ?Trop propre, trop étudié, calcu-: lé et soupesé : ça manque de fébrilité et i de spontanéité.Le courant ne passe : pas, je ne me sens pas interpellé.Et la ; surabondance de chœurs léchés dans | les refrains, ça m\u2019énerve.Tant pis pour : moi.Parce que dans le genre, c\u2019est dif-; fiche de faire mieux.É.M.Richard Patll Kiss and Run (Dis-; ques doubles) ?| Au.confluent : ilyaenvlrondeuxans.ces Brits i avaient marqué des points avec leur i CD www.pitchshifter.com.Un disque bouillonnant qui se situe au confluent ; du punk, de la musique alternative, de : la musique « industrielle », du techno, : du métal.On avait affaire à un grou-I pe décapant, msus qui peut aussi faire « planer» une mélodie au-dessus de ce : son apocalyptique.Un point de rencon-| tre peu commun.Ce n\u2019est pas un hasard si à un certain moment le groupe : s'est retrouvé en tournée avec Korn.: J.S.Clayden et ses acolytes poursuivent sur cette lancée avec ce cinquième disque, si l\u2019on fait abstraction du EP | Un-United et du disque de remix/fc-; mir War, où le groupe affiche un ptir-fait contrôle.À souligner que pour les séances de Déviant, l\u2019itchshifter a en-; rôlé le batteur John Stanier de Helmet et le légendaire Jello Biafra ( Dead Ken-nedys) est venu ajouter sa voix à celle de Clayden pour A.s Seen On TV.M.B.PlUtlwhlfter Déviant (Universal \u2014 MCA) ?4 Le samedi 10 juin 2000 PRIMEURS/DISQUES LE SOLEIL D 5 Carter et son saxophone basse.Paire d'as Quand James Carter flirte avec Django et Omette.\u2022 Chasin\u2019the\t\u2022 Login\u2019In the Gypsy»\tCut» ^ / ' PIERRE BOULET LE SOLEIL Le coup était tout à fait imprévisible.Dans ce qui semble être un défi aux lois du marché et de l'écoute, le jeune saxophoniste américain James Carter lance simultanément deux enregistrements en studio avec des alignements de musiciens différents et sur des registres aux frontières de l'antinomie.DJ un côté.Chasin\u2019 the Gypsy, sur un swing acoustique à la Django Reinhardt.De l\u2019autre, Lay in\u2019 In the Cut, une explosion électrique et funky à la Omette Coleman.Baveux?Étonnant et magistral.Survol rapide d\u2019une paire d\u2019as sortie de la manche d\u2019un grand professionnel.D\u2019abord, un brin de perspective.En 1990, aucun dictionnaire de jazz n\u2019offrait d\u2019entrée au nom de James Carter.Normal : il avait à peine 22 ans et ça n\u2019en faisait que cinq que Wynton Marsalis l\u2019avait déniché à Detroit pour le lancer à New York.Dix ans et 21 CD plus tard (comme side-man ou en tant que leader), après avoir côtoyé les têtes d\u2019affiche (Julius Hemphill, Wendell Harrison, Lester Bowie, Herbie Hancock), Carter s\u2019impose comme le saxophoniste le plus brillant de sa génération.Chasin\u2019 the Gypsy : un projet déroutant, précisément là où on n\u2019attendait pas l\u2019artiste.Un son, venu de nulle part, grave, d\u2019une couleur jamais entendue, qui fait se distiller chaque note avec une efficacité désarmante.Carter vient d\u2019attaquer Nuages de Django au saxophone basse, un instrument rarement utilisé.Il le ramènera sur trois autres pièces, alternant avec le ténor, le soprano et le mezzo en fa, autre rareté.Au total, huit titres, dont trois autres du guitariste manouche (Manoir de mes rêves, Artillerie lourde et Oriental Shuffle).La beauté de la chose, c\u2019est que Carter parvient à préserver le groove acoustique et le swing des années 40 à travers une relecture moderne et extrêmement personnelle.La chimie tient beaucoup au choix des protagonistes et de leurs instruments.On pense notamment à la violoniste Regina Carter (StringTrio of New York), au guitariste Romero Lubambo (David Byrne), qui y va de ses cordes de nylon, à l\u2019accordéoniste Charlie Giordano (Marc Ribot) ou au batteur Joey Baron (John Zorn, Laurie Anderson).Jeux subtils de contrastes et d\u2019échanges.Tout ça tenu par un leader en verve qui pousse le saxo à la limite de ses possibilités techniques (un legato qui enchaîne les notes comme des billes qui roulent).Écoutez bien la pièce-titre, une course déchaînée au coude à coude entre le violon et le soprano.Électrisant ! Si Carter confirme ici sa supériorité, il révèle avant tout une culture musicale énorme.Attention, barre à gauche ! Chasin\u2019.a été enregistré en février dernier.Layin \u2019In the Cut l\u2019a été en novembre 1999.Fbr-cément, il fallait décanter.Cette fois, Carter nous ramène aux climats rageurs et au gabarit du groupe Prime Time d\u2019Ornet-te Coleman, dans les années 70.Fbu, free et.songé.Deux guitares électriques: Marc Ribot (Zorn, Costello, Waits), Jeff Lee Johnson (Ronald Shannon Jackson).À la rythmique, deux musiciens d\u2019Ornette lui-même: Jamaaladeen Tacuma (basse électrique), G.Calvin Weston (batterie).Le saxophoniste, lui, fignole sa signature avant tout au ténor.Ça se raconte en peu de mots.Quatre des sept titres sont crédités à l\u2019ensemble des musiciens.C\u2019est que ces bonshom-mes-là se sont pointés en studio et se sont mis à improviser, comme ça, pendant que les bandes tournaient.Voilà! Des complices soudés, corrosifs, qui inventent au petit point, détail après détail.Carter explose littéralement, porté par un funk énergique, tout en se gardant l\u2019espace voulu pour manipuler à fond les climats.Un souffle intelligent.Jouissif ! De cette paire d\u2019as, il faudra retenir le nom de celui qui l\u2019a jouée.Il en mène très large.D\u2019ici peu, ce sont des pages entières que lui consacreront les dictionnaires de jazz.Le meilleur?Probablement.Mais il ne fait que «commencer».En attendant, on s\u2019entend dire: «S\u2019il-vous-plaît, James, vous m\u2019en préparez un autre?» Jmmm Ctf r Chasin \u2019 the Gypsy ?1/2 et Layin ' In the Cut ?fr (Atlantic-Wamer)\tN mè.m I ~\t.LE S01EU STEVE DESCHfNES « Quand j\u2019écris des chansons, je me mets dans un état Mononc\u2019Serge et je pense tout haut.» Mononc' comique Serge Robert tourne le monde en dérision le temps de i3 tounes trash ISABELLE PORTER LE SOLEIL Avant de se présenter comme candidat de l'Alliance canadienne (!), Mononc'Serge vient rendre visite à ses amis de Québec samedi soir pour un seul spectacle à la Maison de la chanson.Son dernier album, 13 tounes trash, porte bien son nom.Avec sa voix de commentateur de baseball sur l\u2019acide, il « dé-conne » à partir de ce que notre petite société produit de plus pathétique.« Je veux pas révolutionner l\u2019histoire de l\u2019art, expliquait-il lors d\u2019un entretien cette semaine.Mais même si ce que je fais est complètement cinglé, il se passe quelque chose ! » Et pourtant, Serge Robert, de son vrai nom, dit n\u2019avoir rien contre un propos plus sérieux.«Ma nouvelle émission à CIBL (une radio communautaire de Montréal) qui commence cet été pourrait avoir un côté plus in-tello », ajoute-t-il avant d\u2019avouer qu\u2019il ne sait pas encore ce qu\u2019il veut en faire exactement.Plus tard, en parlant de Simone, une de ses chansons préférées sur l\u2019album, il lance que « cette chanson a quelque chose de Black Sabatt, de wagnérien.» Mais alors, Serge Robert et Mononc\u2019Serge sont-ils deux personnes différentes ?« Je suis un peu partagé entre les deux.Y\u2019a une limite, mais elle est floue, répond le princi- patnck bruel enfin de retour m sur scène le 8 octobre a 20 h à la salle Albert-Rousseau COMMANDES TÉLÉPHONIQUES 659-6710 4L LE SOLEIL PlVR \u2022mnHMa zonal a n\u2014smerw\t\u2022 .bülutuc b.com pal intéressé.Quand j\u2019écris des chansons, je me mets dans un état Mononc\u2019Serge et je pense tout haut.(.) De toute façon, c\u2019est pas dans ma nature d\u2019être déchiré, avec des gros sentiments et tout ça.» D\u2019où le sarcasme, le déconnage et l\u2019atmosphère de taverne.Questionné sur la possibilité qu\u2019il fasse une fixation sur les poitrines par l\u2019usage répété de l\u2019expression « grosses boules» dans son dernier album.Mo-nonc-Serge-Robert s\u2019explique: «J\u2019avoue que je me suis posé la question, mais c\u2019est sûr que pour moi, les gros seins, ça symbolise le silicone, la poupounerie, surtout dans ma chanson sur le gala de l\u2019ADlSQ ».Et la politique?Après avoir produit un album intitulé.VoMr/r^oMr le Canada, Mononc\u2019Serge voudra-t-il un jour faire sa propre campagne électorale?Le personnage répond que l'Alliance canadienne l\u2019intéresse beaucoup et qu\u2019il veut s'impliquer dans la cause de la légalisation des armes à feu «parce qu\u2019avoir un \u201cgun\", ça responsabilise le citoyen », dit-il avec une ironie évidente.Mononc\u2019Serge ne se sent-il pas irresponsable d\u2019encourager ainsi son public à la débauche par des odes à la beuverie?Serge Robert, qui ne nie d\u2019ailleurs pas l'influence qu\u2019a exercée Plume Latraverse sur son œuvre, réplique: « Écoute, moi, c\u2019est quand je regarde La fureur qu\u2019il me vient des envies de prendre de l\u2019acide.Et puis il y a la chanson Le temps des cathédrales aussi.» DÉCÈS D'ANDRÉ FORTIN Difficile de ne pas demander à Serge Robert ses impressions sur le décès d\u2019André Fortin avec qui il a longtemps travaillé à l\u2019époque où il était bassiste des Colocs.«Y\u2019a pas grand-chose à dire là-dessus, mais c\u2019est sûr que Dédé Fortin, c\u2019est quelqu'un qui a été très important pour moi.Je sais pas ce que je serais devenu sans les Colocs.» Celui qui a quitté le groupe, il y a environ cinq ans, reconnaît par ailleurs avoir été surpris de voir à quel point les gens avaient été touchés par la mort du chanteur.«Je pense qu\u2019André Fortin, avec ses chansons, aidait un peu les gens à vi-vre ; alors d\u2019apprendre que cette personne-là s\u2019est enlevé la vie, c\u2019est sûr que ça ébranle.» Mononc\u2019Serge ne se produira qu\u2019un seul soir à la Maison de la chanson ce samedi à 20 h.11 sera accompagné du guitariste Dominique Lanoie.Le spectacle comprendra les chansons de 13 tounes trash et différentes pièces des albums précédents.«C\u2019est un show à moitié neuf.J\u2019ai à peu près 12 millions de spectacles différents, mais ils sont dépendants de la disponibilité de mes musiciens ! », a précisé le chanteur qui sera cette fois-ci sur scène avec sa contrebasse.^ ! |t \u2019 \\ t \u2019 I 11 a\u2019 «, Vt * L' ' CV s i l \\ U nui m .''11 \\ l Théâtre Petit a Clüimplain ,vf les 14 15 et \u2019\t16 juin 2000 réservations 418 697 2631 # + 4L ? D 6 LE SOLEIL PRIMEURS/DISQUES Le samedi 10 jlin 2000 OMAINE Lr Chtrur cbuwiqur de Montréal et lui ensemble à venu direction Pierre Simnrd Œuvres de GABRIELI, BACH, FAL'RÉ, SIBELICS et BHL'CKNER CONCERT D\u2019OCVERTITRE Lyne Fortin, sopraiw Michael McMahon, piano Un récital axé sur les thèmes du jour et de la Huit\tLit Ait, RICHARD PETIT ttrKtsif- t£u tS\u2019euet/fttf/ s'iiinnh 1(1 jnm.Jff h {(t Entre « France et Amériques Le THo de cuivres Thierry ('sens, trompette André Cazalet, cor Michel Becquet, trombone Louise Cauffopé, piano Œuvres de SAINT-SAËNS, OFFENBACH, POULENC, PIAZ-ZOLU, BERNSTEIN et GERSHWIN\t\u2014£ ü LES BRUNCHES MUSIQUE De llh à 14h 18 juin: Bernard Cimon _______ Chanteur-accordéoniste 25 juin: Cool Jazz, Daniel Marcoux contrebasse Alain Boies, saxophone et Michel Boivin, batterie L'abonnement au Festival 10 billets de concert au choix dans la programmation régulière du Festival international du Domaine Forget, pour seulement 210$ taxes incluses, et bien plus encore.Vous n'y trouverez que des avantages, renseignez-vous.Télé-Québec RESERVATIONS: (418) 452-3535 poste 871 ou (sans frais) 1-888-DFORGET poste 871 Visite/ notre site: www dornameforget.com a ne e ni dans .^ 686-3344 Musique de chambre à Sainte-Pétronille PROGRAMMATION 17e SAISON JEUDI 29 JUIN 2000, 20 H 30 Soirée DesJardins Gilbert Blais, trompettes Jamas C Labans, trombone Trant Sanhaim, trompettes Lança Nagals, tuba Guy Carmichaal, cor Les cinq artistes chevronnés sauront rendre le caractère solennel et éclatant de leurs Instruments en ce lieu historique.Albinoni, Vivaldi, Gershwin JEUDI 6 JUILLET 2000, 20 H 30 Soirée Musique André Bolduc Usa Daoust, flûte Louisa Bessette, piano Complices depuis plus de dix ans, le répertoire de nos invités s'étend de l'époque baroque Jusqu'à nos jours Mozart, Messiaen, Desmarais JEUDI 27 JUILLET 2000, 20 H 30 Soirée Me Marc Ballemare Thomas Yaa, piano Karin Lbfflar, violon Maurice Laforest, piano La tradition d'inviter des lauréats nous donne l'occasion, cette année, de vous faire découvrir des jeunes talents de Terre-Neuve, de Suisse et de Montréal Mozart, Schumann, Poulanc, Bartok JEUDI 3 AOUT 2000, 20 H 30 Soirée La maison Simons La quatuor Alcan at André Moisan, clarinette Nous accueillerons avec grand plaisir cette formation québécoise André Moisan, le réputé clarinettiste, se Joindra à eux pour interpréter le quintette de Brahms Mozart, Baathovan, Brahms JEUDI 10 AOUT 2000, 20 H 30 ¦«, t 4 lAl Soirée Bell Cossette / Hydro Karina Gauvin, soprano Michaal McMahon, piano Admirée aussi bien pour sa voix incomparable que pour sa musicalité exceptionnelle, la soprano québécoise se taille une réputation internationale enviable Mozart, Brahms, Dabussy, Poulanc JEUDI 24 AOÛT 2000, 20 H 30 Soirée Fondation Virginia Father Martin Baavar, violon Jamas Parhar, piano Reconnu internationalement, applaudi par le public et par la critique, Martin Beaver se produira avec l'excellent pianiste, James ParKer Une belle complicité' Baathovan, Brahms, Plzzatti Si Réseau Billetech: (418) 643-8131 Information: (418) 828-1410 mz: X' /\t.\tMumcipalitr clr V\tSSLUL\tSr-imtp Potromllr ( Simons jér * airNova Il SOI I II jÿcgj\t., .()i ,mIm,\tV Le goût de la pop ÉRIC MOniAULT LE SOLEIL Pas de finasserie: la ressemblance de Richard Petit avec son frère est aussi évidente que le nez qu'ils partagent au milieu de leur face.Même bagou, même mimique, même enthousiasme, même joie de vivre, mais là s'arrêtent toutes comparaisons.L'aîné donne dans l'humour alors que le cadet a le goût de la pop.« Être le frère de » peut se transformer en arme à deux tranchants.«Absolument, opine Richard.Ça amène une curiosité supplémentaire, mais c\u2019est tout.Je n\u2019ai pas la prétention de dire que je suis drôle.On sort ensemble, on est chums, mais on n\u2019évolue pas dans le même créneau.» Oubliez même l\u2019idée d\u2019opportunisme comme chez certains \u2014 on vous épargne les noms \u2014 ou le trafic d\u2019influence.« Je ne lui ai pas demandé de coup de main, tranche le chanteur.J\u2019ai commencé à faire de la musique avant qu\u2019il commence à faire de l\u2019humour.Et c\u2019était important pour moi d\u2019effectuer mon propre cheminement pour avoir le sentiment d\u2019accomplir des choses.» Bon, cette question étant réglée, on va pouvoir discuter des vraies affaires.C\u2019est une remarque de Richard Petit sur le spectacle qu\u2019il prépare \u2014 « ça va être 10 fois plus sale que l\u2019album » \u2014 qui ouvre toute grande la porte : pourquoi cette dichotomie exacerbée au Québec entre le studio et la scène?En musique, ce sont deux avenues en parallèle qui se rapprochent souvent, parfois se croisent, mais jamais aussi rarement qu\u2019on le croit.Autant les chansons de Kiss and Run sont de purs produits de studio, autant «je suis de l\u2019école du power show.Je ne veux pas que les gens restent assis, j\u2019ai besoin qu\u2019ils dansent, besoin de leur énergie.Je ne suis pas un chanteur de ballades.» Mouais.Abordons la question de front.Les disques, au Québec, sont taillés sur mesure pour la diffusion radiophonique.À l\u2019écoute du CD de Petit, ça semble d\u2019autant plus évident.11 ne s\u2019en excuse pas.Au contraire, il l\u2019assume sans honte.«J\u2019avais 10 ans en 1982 (faites un calcul rapide).J\u2019ai vécu mon adolescence dans la pire période de la musique rock: Duran Duran et compagnie.Mais j\u2019aimais ça.J\u2019ai le goût de la pop.Pour moi, ça allait de soi.il n\u2019y a pas de compromis.Les \u201ctounes\u201d allaient être plus radio, c\u2019est vrai.Mais sur le plan de l\u2019écriture, c\u2019est différent.C\u2019est plus de la poésie que de la chanson », affirme l\u2019auteur-eompositeur-interprète.En effet, ils sont plutôt rares les auteurs à l\u2019écriture baude-lairienne qui évoque Z^sam\u2019 du printemps.Ali Baba, Charlemagne, le Minotaure, Cassiopée et l\u2019ange de la mort.Même abreuvée aux grands mythes, son écriture reste ancrée dans la réalité, imagée sans obscurité.«J\u2019ai le cœur en décembre et/La tête sous l\u2019oreiller » (L\u2019évier) ou « C\u2019est que ton regard m\u2019assassine de paroles/À faucher lèvent» (À la lumière).C\u2019est pas d\u2019hier qu\u2019il écrit.Petit.En fait, il gribouille tout le temps.Surtout de la poésie «qu\u2019il détourne en chansons».Ça, il le fait depuis qu\u2019il gratte la guitare, un peu plus d\u2019une dizaine d\u2019années.Mais il était aussi l\u2019âme pensante derrière L\u2019affaire Tournesol.Pratiquement inconnu à Québec \u2014 le groupe ne nous a visités qu\u2019une seule fois en quatre ans \u2014, il était une gloire locale à Montréal.Ce qui leur a valu, en 1995, une première partie avec les Colocs.Richard Petit était loin de se douter que Dédé allait devenir son meilleur ami même si «ça a cliqué, il aimait mon écriture et c\u2019est pour ça qu\u2019il m\u2019avait demandé un coup de main à l\u2019écriture AeDehors novembre.» Le résultat le plus probant de cette collaboration est la magistrale Belzébuth.Le fantôme du chanteur tragiquement disparu il y a trois semaines plane sur tout l\u2019album.I^r-ce qu\u2019il a collaboré à la pré-production et qu\u2019il a été question qu\u2019il le réalise.Parce que c\u2019est lui qui a dit à lierre Tremblay : « Signe le ».Parce qu \u2019il y a la dédicace: «Merci Dédé Fortin pour ton amitié, merci d\u2019avoir cru.» Mais surtout parce que Richard Petit a appris la nou-velle tfci i Arec le dcccs de Dede Fortin.Richard l\u2019rlit perdait sari ami la plus belle journée de Le Irere de l'autre n'entend pas rire avec la nnisinue alors qu\u2019il montait sur scène au lancement montréalais de son album.« Je perdais mon meilleur ami la plus belle journée de ma vie », soupire Petit en ajoutant qu\u2019il est probablement la dernière personne à lui avoir parlé.Il espérait d\u2019une minute à l\u2019autre celui qui était parti dans un autre ailleurs.« Dédé, c\u2019était plus qu\u2019un ami intime, un grand frère.Il est encore là.Je lui ai pardonné.J\u2019espère qu\u2019il s\u2019amuse », souhaite le copain.Un nuage passe sur le visage rieur de celui qui se décrit comme « fondamentalement positif ».Lui dont l\u2019humeur est au beau fixe a été confronté à la mort pour la première fois.Ce fut un choc.« Ç\u2019a été raide.J\u2019ai été quatre jours sans dormir.J\u2019ai été chez Mike (Sawatzky, le guitariste des Colocs), on a passé 72 heures ensemble.» La stupeur était telle qu\u2019il se refusait à y croire.« Le let go s\u2019est fait quand je l\u2019ai vu la dernière fois.J'attendais encore son appel.La mort a ses symboles.Il faut que tu y touches avant de comprendre.Le lendemain matin, le gros de la peine était parti.» Tristement, si Dédé a passé la main pour la réalisation AeKiss and Run, c\u2019est qu\u2019il était trop occupé à ses propres projets.Pierre Tremblay, des Disques Double, lui a suggéré Nicolas Maranda, chanteur connu pour son prénom et guitariste dans Coma.La première rencontre s\u2019est tellement bien passée que le lendemain, Richard Petit débarquait avec armes et bagages dans l\u2019appartement de Maranda sur Saint-Denis, qu\u2019ils transforment en studio pour 11 mois.« Le processus était tellement le fun », se souvient-il.Une fois parti, ils ont pris le temps d\u2019expérimenter à fond, jusqu\u2019à jouer des verres mr Ailleurs.«Le studio, c\u2019est comme un taxi : le meter tourne.Ça te met sur un stress.Non seulement le processus essais-erreurs est limité au minimum, mais ça stérilise ta préproduction.D\u2019ailleurs, il y a bien des tracks de guitare sur l\u2019album qui sont celles de la \u201cpréprod\u201d.Et l\u2019avantage, c\u2019est qu\u2019on pouvait enregistrer n\u2019importe quand.» Le plus beau dans tout ça, c\u2019est qu\u2019« en bout de ligne, ça coûte moins cher ».Band du tonnerre ème s\u2019ils ont enregistré À7&s and Run dans l\u2019appartement-studio de Nicolas Maranda, Richard Petit et son réalisateur n\u2019ont pas joué de tous les instruments.Une impressionnante liste de magiciens comme Rick Hayworth, Alain Berger et bien d\u2019autres y ont mis leur touche.Mais comme Petit est avant tout un gars de scène, il s\u2019est monté un band du tonnerre pour partir en tournée.Qu\u2019on en juge : Alain Quirion, l\u2019ex-batteur de Marc Déry : Dan Georgesco, le guitariste des Too Many Cooks ; Carl Bastien, le clavié-riste de Jean Leloup, et Jean-François Doré, le bassiste de Lili P'atale ! Pas de date prévue pour l\u2019instant pour Québec, mais Richard Petit sera à Valcartier à la fin juillet.En toute logique puisqu\u2019il est allé récemment en Australie et au Timor oriental jouer pour les militaires du 22' Royal Régiment.Ce qui n\u2019est guère surprenant puisqu\u2019il décrit son disque comme un voyage, un panorama de divers styles musicaux intégrés en un hybride qui lui appartient en propre.«C\u2019est important que je touche à tout.» Il n'a pas peur d\u2019égarer l\u2019auditeur en chemin.«Je n\u2019aime pas un disque qui propose 12 fois la même toune.Même quand on s\u2019éparpille, il finit par y avoir un fil conducteur qui nous ramène.C\u2019est une tendance mondiale lourde.Moi, je mélange reggae, ska, funk, trip-hop, etc.Mais il importe que texte et musique collent ensemble.La facture de l\u2019album est pop, même si elle touche à plusieurs styles : ça ne m\u2019inquiète pas.» É.M. Le samedi 10 jl'in 2000 milHEllllS/DISQUES LE SOLEIL D 7 Plaisirs interdits Stephen Faulkner lance Tessons d'auréole après huit ans de silence LAURA-JULIB FBRIIIAULT LE SOLEIL Inspecteur-aiguille.Au coin de Duluth et de Saint-Hubert.« C'est une taverne.C'est là qu'il se tient », précise le relation-niste, en fixant le rendez-vous avec Stephen Faulkner, barde des temps immodérés, qui vient tout juste de lancer un disque tout bleu, tout blues, intitulé Tessons d'auréole.hm / V _ Ni Il y a déjà deux bières vides sur la petite table où il s\u2019est installé avant votre arrivée.11 est deux heures de l\u2019après-midi lorsqu\u2019il en demande une autre au serveur.«Ça fait huit ans depuis le dernier album (Caboose), qu\u2019avez-vous fait entre les deux?» Question légitime.«J\u2019ai vécu.» Défense légitime.Vécu?Mais encore.« Mes albums arrivent à terme quand ils arrivent à terme.11 faut que tu écrives des chansons qui sont au niveau de ce que tu veux, explique-t-il patiemment.Et puis il faut vivre.C\u2019est ça le plus important.» C\u2019est en mordant dans la vie et ses aléas à 100 milles à l\u2019heure que viennent les flashs, les étincelles.C\u2019est de ces petits éclats du quotidien que naissent les bonnes chansons, vous fait-il comprendre.Le décès de son père, un musicien qu\u2019il admirait beaucoup, a été le premier éclair qui a marqué son ciel en 1992.«C\u2019est grâce à lui que je fais de la musique », concède de bon cœur le parolier-compositeur qui a débuté sa carrière auprès de Plume, un autre habitué de l\u2019Inspecteur-aiguille.Pour faire un dernier clin d\u2019œil à son talentueux paternel « qui détestait le country et qui ne comprenait pas pourquoi j\u2019en jouais», il lui a écrit un hymne bien jazz, bien senti qu\u2019il a appelé Ztarfd#.«Assis sur ses genoux/de mes petites menottes/-j\u2019m\u2019amusais comme un fou à taper sur les notes/quand Daddy jouait/ c\u2019était mon plus beau jouet.» Il parle dans la même pièce de ses deux petits moineaux à lui, William et Alice, qu\u2019il adore, même s\u2019il ne vit plus avec eux depuis deux ans.« Mes enfants sont magnifiques.Ma fille joue au hockey.Mon fils est un génie du MP3, des ordinateurs.Je suis très présent dans leur vie, même si je suis dans une phase de vagabondage.» Son vagabondage, c\u2019est en France qu\u2019il l\u2019a fait, « pour être libre, pour vivre des choses », précise-t-il.Dans le nébuleux, difficile de faire mieux.Il en est revenu récemment pour endisquer avec Richard Haworth, Gilles Schetagne et Jean Cyr, son collaborateur de toujours qui l\u2019a quitté ensuite parce qu\u2019il «joue beaucoup avec Bob Walsh ».PÉCHÉ VÉNIEL Si le blues et le jazz sont les notes prédominantes de ce nouvel album, le dernier d\u2019une demi-douzaine qui portent la marque de Stephen Faulkner, deux grands thèmes unissent les textes : le métier, le péché.Il voulait d\u2019abord l\u2019appeler Troubadour.pour donner sa juste place à une chanson cinglante qu\u2019il a écrite sur le monde de la musique dans lequel il évolue depuis les années 70 et où, croit-il, «les bouffons sont millionnaires et les poètes n\u2019ont qu\u2019à se taire ».Mais il trouvait que le titre rimait un peu trop avec fleur bleue.Il a donc choisi Tessons d\u2019auréole, deux mots cueillis dans la chanson Anatole, le premier extrait de l\u2019album qui se promène sur les ondes radiophoniques depuis peu.« Il y en a qui vont devoir sortir leur dictionnaire ! », ironise-t-il, pour comprendre que les tessons sont les morceaux de la couronne de l\u2019ange déchu, tombée sur le parquet.« Ça revient, la notion de péché.Elle est liée à celle de liberté.Il faudrait que le monde arrête de se regarder les uns, les autres.J\u2019veux pas faire l\u2019apologie de la drogue, mais les pécheurs sont des gens vivants.De toute manière, j\u2019aime mieux l\u2019enfer que le paradis.Ça a l\u2019air plate au paradis.Si tout le monde écoute Céline Dion au ciel, j\u2019aime mieux être en bas à écouter Jamie Lee Hooker», rigole-t-il.Il espère que son ami André Fbrtin, qui devait jouer sur le disque, l\u2019y attendra.D\u2019ici là, le chansonnier montréalais espère « vendr^des disques, ostie ! » «Caboose a été tellement trafiqué.J\u2019en ai vendu seulement 8000 copies, ça n\u2019avait aucun bon sens.» Puisque son nouveau son s\u2019éloigne de son rock\u2019n\u2019roll et de son country d\u2019autrefois, Stephen Faulkner espère que les petits pirates, experts du MP3 comme son fils, s\u2019intéresseront un peu moins à son art.-1 tx COLLABORATION SPÉCIALE ANDRÉ PICHETTE Stephen Faulkner signe avec « Tessons d\u2019auréole» un disque aux accents blues, jazz et tsiganes.FILS Renoir PASSE L'ÉTÉ ¦ Montréal DE RENOIR « PICASSO Chefs-d'œuvre du Musée de lOrangerie Du 1er JUIN AU 15 OCTOBRE 2000 Une présentation de ABITIBI CONSOLIDATED ¦% Les plus grands noms de la peinture française passent l\u2019été à Montréal.Voyez les chefs-d\u2019œuvre de Renoir, Picasso, Monet, Cézanne, Modigliani, Matisse et plusieurs autres.En tout, quatre-vingt-un tableaux; une collection de réputation internationale jamais présentée auparavant en Amérique.À voir pour la première et l\u2019unique fois ! Réservez dès maintenant la date et l\u2019heure de votre visite : billets en vente sur le Réseau Admission au 1-877 BEAUX-ARTS et sur notre site Internet www.mbam.qc.ca Forfaits hébergement - visite, appelez Forfaits Québec, 1-877-50 MUSÉE Musée des beaux-arts de Montréal Pavillon Jean-Noël Desmarais 1380, rue Sherbrooke Ouest Renseignements: 1-800-899-MUSE Ouvert tous les jours de 10 h à 19 h, le mercredi jusqu'à 21 h.Pitrr*-Augu*t« RENOIR Claude Renar en clown ( détail i ver» 1909 Paris.Musée de T Orangerie C Photo RMN -Jean D 8 LE SOLEIL Le samedi 10 jiin 2000 PRIMEURS/SCÈNES r,___._ .___ ,\t.\t,\t\u201e\t.\tLE SOLEIL JOCELYN BERNIER tn meme temps qu elle jouera dans \u2022Homme au bord de la crise d\u2019hormones» au théâtre de la Roche à Veillon, cet été, Sophie Dion pourra s\u2019occuper de sa nouvelle acquisition à Montmagny.\u2022 - 1 f» «j K C 7I» IVI era ni; QUEBKC La Flûte t* ¦ 1 c l 1*1 11 t c* tv >>> îciiii *2000 JO 11 L Opéra de Québec a lancé un grand concours auprès des écoles primaires de la region de Québec, Dessine moi un opéra Venez voir les décors et les costumes tels gue pensés par les jeunes Du jamais vu! 15 % de rabais pour les abonnés de ( Opéra Billets à partir de 26.16 $ Étudiants et enfants de 12 ans et moins 22 70 $\t_ & Billets en vente maintenant aux bureaux de I Opera 529-0688 et au réseau Billetech 643-8131 www operadequebec qc ca [\u2022i.j P.illrtt'ch 2000 ( yiilkr/i Direction artistique et musicale Bernard LABADIE Mise en scène Michel NADEAU avec Aline Kutan Benjamin Butterfield Karina Gauvin.Doug MacNaughton, Guylame Girard Robert Pomakov Hugues Saint Gelais.John Fanning Le Choeur de LOpéra de Quebec Les Violons du Roy Costumes Isabelle Lariviere Décors et accessoires Christian Fontaine Kl?< .1 .11)1 I I I H .11 K ill I *1 II I'l l Le meilleur de deux mondes Sophie Dion combinera vacances et travail pendant l'été JIAM S T-H IL A IM LE SOLEIL Sophie Dion s'était jurée de prendre congé des planches cet été.La scène sur le réchaud arrière, elle serait plus à même de cuisiner son projet « sortie de secours » contre les aléas de la vie de comédienne.Son ami et elle ont fait l'acquisition de l'ancien chantier maritime Lachance, dans la baie de Montmagny, à dessein d'en faire un gîte du passant.L'ouverture étant projetée pour l'automne, l'été passerait en travaux et contemplations du couchant sur l'archipel de l'île aux Grues.Ratoureux.le théâtre lui a confisqué ses vacances.Mais loin de s\u2019en désoler, notre jeune comédienne s'en réjouit d\u2019avance, elle a trouvé le meilleur de deux mondes : un rôle qu\u2019elle ne pouvait refuser dans un théâtre sympathique, la Roche à Veillon, à Saint-Jean-Port-Joli, et comme c'est tout près, l'assurance de pouvoir accorder quelques heures ici et là à son gîte, qui ouvrira dans les délais prévus.Du 15 juin au 26 août, elle sera Louise, la femme de tête d'Homme au bord de la crise d\u2019hormones, une comédie de Carole Tremblay mise en scène par Bertrand Alain.Créée à la Fènière, en 1993, la pièce a lancé la carrière de l\u2019auteure.M\"\"\u2019 Tremblay en avait écrit la première scène pour un atelier d\u2019écriture ; jugeant l'amorce prometteuse, le dramaturge Michel Marc Bouchard, son mentor, l'avait incitée à mener le travail à terme.Jules (Réjean Vallée) vit une crise existentielle au mauvais moment, sa blonde, notre Louise, est enceinte.« Elle se dit : Ça me prend un père pour mon petit, c\u2019est pas le temps qu\u2019il se pose ce genre de questions.Elle veut qu\u2019il retrouve son homme.» Le Jules, il veut bien, mais.Homme au foyer compétent, il est tombé sur un test de psychologie populaire de magazine, lequel test a révélé qu\u2019il est « une femme qui a su bien s\u2019émanciper, une femme en haut de la moyenne à tout point de vue » ! Bref, ça va pas fort l\u2019identité.Et ça en fait le cobaye tout désigné de son ami Jean-Marc (Clément Beaumont), sensé s\u2019y connaître en matière d\u2019hormones et d\u2019image de soi.Tentatives de raccommodage psychique par jeux de rôle, qu\u2019on imagine juteux.Seulement, le « thérapeute» a, du point de vue de la mère du patient, M\u201d' Lajoie (Lyette Goyette), qui en surprend les élucubrations, de ces petites manières qu'il ne lui vient pas idée d\u2019associer à l\u2019art thérapeutique.Et comme Jules et Jean-Marc sont de bonne foi, ça donne lieu à des quiproquos qui exposent l\u2019un et les autres de ces trois-là à la morsure comique.DEUX GÉNÉRATIONS « L\u2019intérêt de cette pièce, explique Sophie Dion, c\u2019est qu'elle nous fait voir deux points de vue bien tranchés de femmes sur la place de l'homme dans le couple.Pour la mère de Jules, il est contraire à la nature de l\u2019homme qu\u2019il fasse tout dans la maison.Louise, elle, qui est femme d\u2019affaires, pense au contraire qu\u2019il est temps que ça change, qu\u2019elle n'a pas à se taper tout le travail à l'extérieur, ramener l\u2019argent du foyer et continuer en plus à courir de retour à la maison.» Où se situe l'actrice par rapport à ces conceptions ?« Entre les deux.Je compte avoir des enfants et passer du temps auprès d'eux.J\u2019aime aussi popoter, mais je tiens à ma vie professionnelle.Dans le fond, je souhaite simplement un partage équitable des tâches ».Ceci dit, elle est parfaitement consciente d\u2019exercer un métier atypique.« Je ne connais pas le 9 à 5.dit-elle, je peux être deux semaines à ne rien faire, puis deux semaines à tourner, à répéter et à jouer où je ne m'appartiens pas ».LA COHÉRENCE En s\u2019installant à Montmagny, Sophie Dion cotise à la nostalgie, croi-ra-t-on.À tort, car le pays natal est ailleurs, du côté de Vietoriaville.Elle a eu le coup de foudre pour la région il y a deux ans.alors qu\u2019elle jouait dans Sans rancune aucune, du duo américain Bobrick et Clark, au Théâtre Beaumont Saint-Michel.Ses rapports à son métier ne s\u2019en trouveront pas changés, assure-t-eile.« Le théâtre reste ma priorité ».Elle se sent rassurée, le gîte l\u2019occupera lorsque la scène ne l\u2019accaparera pas.Certes, elle s\u2019éloigne de Montréal, mais elle se rapproche de Québec.où elle a étudié au Conservatoire d\u2019art dramatique.Elle en est sortie en 1994 pour se voir tôt repêchée par la télésérie Homme au bord.,, fait voir deux points de vue de femmes sur la place de l'homme dans le couple 41/2 de la SRC.Voilà cinq ans qu\u2019elle y travaille.L\u2019émission sera retirée de l\u2019écran l\u2019an prochain après sept ans de diffusion.Elle représentait la sécurité pour la comédienne.Néammoins, celle-ci n\u2019est pas mécontente de passer à autre chose.Hebdomadaire, d\u2019une durée d\u2019une heure, 4 1/2 requérait de longs tournages qui lui laissait peu de temps pour le théâtre.Sophie Dion a malgré tout servi des productions de théâtre de qualité.Elle a joué successivement dans Lucky Lady (Niveau Parking).Messe solennelle pour une pleine lune d\u2019été (Trident), Les Estivants (Trident-TNM) et.récemment.dans Transit, section n \" 20, production du Nouveau Théâtre Expé^ rimental dans laquelle elle incarnait Anne F rank.Elle reprendra d\u2019ailleurs le rôle en mars prochain.Comédienne d\u2019intériorité.Sophie Dion restitue ses personnages dans la ligne la plus pure possible.«Je suis les indications de la mise en scène, mais quelles qu elles soient, j\u2019aime jouer la vérité, explique-t-elle.Au théâtre, on ne peut faire comme dans la vie ou à la télé, ça ne passerait pas, mais je tiens malgré tout à ce que mon personnage soit cohérent avec la vie.Moi.quand je v ais au théâtre, je suis touchée par un personnage dans la mesure où je parviens à croire qu\u2019il peut exister dans la vie.J\u2019aime les personnages très réels et chargés d\u2019émotions.» ¦H'mmea,, bwifrln m^dhomum^ .fMprtsn, leritH mur aumn .à fn h.9) Çéxn- lS77H9S7¥t9 Le samedi 10 ji is 2000 PRIMEURS/LIVRES LE SOLEIL D 9 « LE ROMAN DU RENARD » Le premier de tous les romans Tallandier réédite ce recueil de fabliaux dans une version plus fidèle à Tart de son illustrateur Riais TRIMBLAY LE SOLEIL Bien avant les Fables de La Fontaine, il y eut le Roman de Renan \\ Quand le fabuliste du XVIP siècle raconte l'histoire du renard et du corbeau, il ne fait que mettre en vers la prose d'un auteur anonyme du XIP siècle.Lire Le Roman de Renan, c'est remonter aux sources mêmes du roman, mot qui, depuis lors, désigne tout long récit en prose.Le Roman du î Y * .Illustrations de Benjamin Rabier Tallandier En 1909.un éditeur parisien.Jules Tallandier, publie une ravissante version illustrée des aventures du rusé canidé.dans une forme rajeunie.On modifie légèrement le titre.qui devient Le Roman du Renard.Rien de plus naturel, puisque c\u2019est à cause de ces fabliaux que le mot goupil a fait place à celui de renard, dans le langage courant.Preuve de la fortune extraordinaire du premier de tous les romans populaires.Quatre-vingt-dix ans après cette version Belle Époque, le même éditeur publie un fac-similé du Roman du Renard, tel qu\u2019illustré au début du siècle par Benjamin Rabier, le créateur de la fameuse « Vache qui rit».Mais alors que dans l\u2019édition de 1909, seulement 25 des 305 illustrations étaient en couleurs, tout a été colorié pour cette nouvelle édition, dans le plus grand respect des teintes d\u2019époque.Tant et si bien que l\u2019on peut prétendre que cette réédi- tion est encore plus fidèle à l\u2019art de Rabier ! Et, pour ajouter à notre plaisir, ces pages d\u2019un jaune citron pâle exhalent un parfum qui évoque discrètement ce fruit, nous incitant à véritablement plonger le nez dans ce bouquin ! Si le récit remonte au Moyen Age, la langue employée ici, tout comme le style des illustrations, nous reportent davantage au début du siècle.L\u2019adaptation de J.Leroy-Allais.fleurie de charmantes tournures archaïques, ma non troppo, sont d\u2019une limpidité et d\u2019une saveur exquises.Goûtez-y, vous m\u2019en direz des nouvelles.« On était à la saison où les prés reverdissent, où les bois s\u2019enfeuillent, où, du matin au soir, les oiseaux disent des chansons nouvelles.Renard, un beau jour, sortit de chez lui pour jouir du renouveau et, par la même occasion, tenter fortune.Dans le verger, les arbres défleuris montraient leurs branches couvertes de petits fruits vert tendre.indice d\u2019une bonne récolté.Aux prairies.les vaches et leurs veaux les juments et leurs poulains paissaient l\u2019herbe fraiche.tandis qu\u2019au fond du chemin creux, les moulons broutaient les jeunes pousses d\u2019arbrisseaux.Dans le ruisseau clair, frétillait le poisson argenté.» Ne sent-on pas cet enthousiasme instinctif qui guide les pas de Renard?Ne retrouve-t-on pas l\u2019élan de l\u2019enfant qui court au-devant de la vie?ITaisirs simples, soifs vraies, emotions sans âge ! Le corpus de 24 courtes aventures a inauguré le genre en Europe Ce fabuleux recueil de contes animaliers est peuplé d\u2019une faune attachante: outre Renard, le goupil rusé, sa compagne Ermeline et ses renardeaux, on y rencontre Yscngrin, le loup égoïste, avec sa compagne Gire-monde; Chanteclair.le coq fier: Ty-bert le chat malicieux; Courtois, le chien misérable; Noble, le lion abusif; Tiercelin, le corbeau voleur.et tant d\u2019autres bêtes qui empruntent aux humains leurs vertus et leurs vices.Cet anthropomorphisme, qui nous semble banal aujourd'hui, était une grande nouveauté littéraire, sous la plume des auteurs anonymes qui ont écrit Le Roman de Renart.aux Xll' et XIII' siècles.En fait, ce corpus de 24 courtes aventures inaugure en Europe le genre de la fable, où les animaux donnent de bonnes leçons aux hommes.Jusqu'à cette époque, le privilège de lire était réservé aux « littrés ».nobles, clercs et religieux, cependant que l\u2019immense majorité de la population était «illitrée».Le latin était alors la seule langue littéraire, tant en HYance, en Italie, en Espagne qu\u2019en Roumanie, partout où l'on parlait une langue romane, autrement dit du latin de cuisine.Et c\u2019est de la langue romane qu\u2019est né le roman.Avec Le Roman de Renart et Le Roman de la Rose, cette langue vernaculaire revendique ses premiers titres de noblesse littéraire.Issus de la bourgeoisie naissante, donc du peuple, ces auteurs anonymes en ont profité pour se livrer à une satire voilée de la noblesse d\u2019épée ou de robe.On conçoit aisément pourquoi le roi des animaux, qui se garde naturellement la part du lion, se prénomme Noble ! LE ROMAN DU RENARD.Adaptation de J.Leroy-Allais.lUuetraÜon* de Beiÿamùi Rabier.Ibllandier.1999.170 pages.£ « LA LÉGENDE D'HENRY SMART » Autres temps, autres mœurs Roddy Doyle livre un roman d'aventures à saveur historique RÉMY CHARIST COLLABORATION SPÉCIALE Après cinq romans situés dans les faubourgs populaires de Dublin (dont les Commitments et Paddy Clarke ha ha ha!, prix Booker en 1993), Roddy Doyle ressentait le besoin d'aérer son écriture, de sortir un peu de ses cadres et de renouveler son écriture.Il avait bien raison, tant La femme qui se cognait dans les pones commençait à ressasser quantité d'éléments de contexte et de forme, mieux servis dans ses livres précédents.Résultat, Doyle se tournait vers le riche terroir de l\u2019histoire nationale, situant un personnage au cœur de la révolte qui devait conduire à la création de la République d\u2019Irlande.Voici venir Z,« légende d'Henry Smart, roman historique plongeant du côté de Dickens pour décrire l\u2019enfance éprouvante du petit Henry, avant de prendre l\u2019allure du roman d\u2019aventures en plaçant le jeune Smart au cœur de la révolte de Pâques 1916, puis de toutes les autres actions de guérilla de la première IRA.Fils d\u2019un portier de bordel unijambiste, utilisant sa jambe comme une redoutable arme offensive, et d\u2019une maman basculant graduellement dans la folie, au fil de la pauvreté et des enfants happés par la mort, Henry se présente (lui-même) comme un garçon exceptionnel, né sous une bonne étoile, beau et brillant, destiné à jouer un rôle exceptionnel dans le cours de l\u2019histoire.Illustrant la pauvreté crasse de son monde, racontant ses premiers méfaits et sa survie comme gamin de rue dès l\u2019âge de cinq ans, il livre un portrait un brin lourd, truffé de détails un peu clinquants, du Dublin populaire d\u2019il y a un siècle.Derrière la narration à la première personne, on sent que Dovle.l\u2019ancien instituteur, fait son cours d\u2019histoire, tentant de mettre à l avant sa version d\u2019une époque difficile, racontant ses thèses avec l\u2019intention avouée de déboulonner certains mythes de l\u2019Irlande et de sa libération.La deuxième partie du roman, qui commence avec la particination d\u2019Henry à l\u2019insurrection de 1916, illustre bien cette intention de l\u2019auteur.Même si l\u2019action reprend de la vitesse, on voit bien que Doyle cherche à défaire la vision historique d\u2019une population irlandaise unanime derrière les Républicains, n\u2019attendant que le moment de frapper contre les Britanniques et de regagner leur liberté.Comme l\u2019explique bien Henry : « Nous ne servons ni le roi ni le Kaiser.C\u2019était ce que proclamait le slogan sur la banderole.» Si j\u2019avais pu y mettre ma touche, on aurait ajouté : « Ni personne d\u2019autre, au lieu de Mais l\u2019Irlande.Je n\u2019en avais rien à branler de l\u2019Irlande.» Smart se retrouve donc combattant de la liberté, plus emporté par le cours des événements et par sa propre force que par une intention politique définie.Face aux Black and Tans, les auxiliaires violents de l\u2019armée britannique, il se bat.puis connaît la prison, les divisions internes des révolutionnaires irlandais, fait face à leur antisémitisme et à d\u2019autres éléments moins joyeux de leurs actions.Tout cela aux côtés de Miss O\u2019Shea, l\u2019institutrice qui lui avait montré à écrire son nom et qui n\u2019avait pu, dès ce moment, résister à ses charmes (décidément, on le voit bien.Henry ne se prend pas pour de la m.).Quand se termine le roman, premier d\u2019une trilogie annoncée.Henry Smart a vingt ans et il est devenu, par la volonté de son auteur, plus que par la cohérence de ses actes, une légende.Au total.Doyle livre un roman bien inégal, doté de moments fascinants (la prise du bureau de poste général de Dublin, qui mit fin au soulèvement de 1916, est un chapitre captivant, même étourdissant), mais aussi de terribles longueurs.En sortant de ses repères, Roddy Doyle a pu renouveler son écriture, certes.Mais il a tenté de la renouveler de toutes les manières à la fois, joignant le récit historique à l\u2019histoire politique, au roman social, au portrait des masses laborieuses, à la réinterprétation des faits, etc.Ce n\u2019est pas toujours mauvais.C\u2019est trop, tout simplement.RODDY DOYLE, Im légende d\u2019Henry Smart, traduit de l anglais par Ja kan Fredérik He{Guedj.Paru.DenneL 194 pages.\tg L'éte 2000.côté cour, côte jardin KAnglicane CLAUDI GAUTHIER Jardins Samedi 17 juin.2()hM) lui lull Miu/it r \\/)ci hic h UITr.tm.ir 33.rue Wolfe, Levis 838-6000 Pmm/fefr sous la présidence d\u2019honneur de l\u2019artiste peintre Chantale Jean dans le Vieux-Cap-Rouge, les 10 et 11 fuin R Exposition d\u2019oeuvres d\u2019art R Peinture en direct R Spectacles de rue B Chorales En spectacle aujourd\u2019hui sous le chapiteau: Caillou à 15h*> Florian Lambert à I9h et Luce Dufauh A 20hl5 ENTREE GRATUITE! ENTREE GRATUITE! V./M C'-'Hwc (o\u2019 S ? ï D 10 LE SOLEIL PRIMEURS/LIVRES Le samedi 10 ji in 2000 FRAÎCHEMENT PRESSÉ Depuis quelques temps, Stephen King a abandonné les ouvrages volumineux et publie des romans plus accessibles qui ne découragent pas le lecteur moyen.Même si le fantastique est bel et bien présent, le grand maître de l'épouvante délaisse l\u2019horreur pure et se concentre sur une psychologie plus fine et, surtout, plus abordable.La Petite Fille qui aimait Tom Gordon permettra même à certains jeunes qui n'ont jamais lu Stephen King de s\u2019y reconnaître.Un samedi, en apparence comme les autres, Trisha s\u2019est vue imposer une petite excursion en marge de la forêt.Ne pouvant plus supporter les discussions de sa mère et de son frère, la fillette a pris ses distances.jusqu'à ce qu\u2019elle se rende compte qu\u2019elle était perdue.Si elle cède d\u2019abord à la panique, Trisha ne tarde pas, dans sa petite tête d\u2019enfant de neuf ans, à s\u2019inventer tout un monde imaginaire peuplé de fantômes et de monstres, mais où Tom Gordon, le célèbre joueur des Red Sox, l\u2019aide à croire que, si des gens périssent dans l\u2019obscurité de la forêt, d\u2019autres parviennent à retrouver le chemin de la lumière.La Petite Fille qui aimait Tom Gordon nous fait voir le petit enfant qui sommeille dans la tête de Stephen King.Le roman, qui se lit d\u2019une seule traite, a la couleur et la magie des contes merveilleux et possède un petit quelque chose qui tient de l\u2019écriture des frères Grimm.Marie-Josée Blais (collaboration spéciale) Staph«n King La Petite Fille qui aimait Tom Gordon (Albin Michel) Avec Cadavre X, Patricia Cornwell en est à son douzième roman.Encore un polar où Kay Scarpetta taillade un cadavre déjà passablement amoché pour connaître l\u2019heureux propriétaire du corps et les circonstances entourant la mort.Cette fois, le macchabée laisse la médecin légiste nager en plein mystère.L\u2019autopsie du corps retrouvé à bord d\u2019un bateau de marchandise en provenance de Belgique ne révèle aucun indice.Un curieux tatouage permet toutefois à Scarpetta et à l\u2019inspecteur Marino d\u2019entamer leur enquête, une enquête où les affrontements seront légion et où l\u2019existence des deux personnages est constamment menacée.Loin d\u2019être un roman anonyme, Cadavre X est peut-être moins explosif que Combustion, mais s\u2019avère aussi déchirant que La Griffe du Sud.En début de parcours, Kay est fortement ébranlée à cause d\u2019une lettre où elle apprend que son ami Benton est mort.L\u2019œuvre de Patricia Cornwell possède une double structure où alternent scènes de la vie professionnelle et de la vie personnelle de l\u2019héroïne, de sorte que l'on ne se retrouve pas toujours dans le feu de l\u2019action.L\u2019auteure marque des pauses et nous fait pénétrer dans l\u2019intimité de la médecin légiste.Au fil des romans, on finit par s\u2019attacher à la sympathique Kay.L\u2019évolution du personnage de Scarpetta marque à elle seule l\u2019intérêt de lire Patricia Cornwell plutôt qu'une autre auteure de polars.M.-J.B.Patricia CorawaM Cadavre X (Calmann-Lévy/Crime) Patricia SERVAIS Le roi de la forêt Le plus naturaliste des bédéistes crée deux ouvrages saisissants de poésie RÉSIS TRBMSLJIY LE SOLEIL Des ciels libres, rarement traversés de ces nuages chargés de mots que l'on nomme bulles.Un silence qui laisse parler le vent dans les herbes et les arbres.Des personnages qui font partie de la nature, comme les animaux.Servais, le plus naturaliste des bédéistes, nous ouvre à nouveau le grand livre de ses légendes sans parole dont les héros sont si modestes et si pathétiques.La forêt, cette cathédrale naturelle, est la vraie demeure de Lova, la fille-louve, et de Pauline, i\u2019amnésique errante (La lettre froissée), comme elle l\u2019est pour Jean-Claude Servais, coureur des bois ardennais depuis toujours, amant fidèle de son coin de terre.Les hôtes de ces bois sont ses héros inventés, mais son personnage principal, c\u2019est la forêt.Enfin réunis en intégrale, les différents épisodes de Lova forment un grand roman bédéiste-impression-niste de 164 pages.Avec la lente respiration d\u2019un conteur au long cours.Servais suit à distance respectueuse, attentive, les pas d\u2019une fillette qui se perd en forêt et est adoptée par une meute de loups.Longtemps après, elle sera retrouvée, mais sa réhabilitation dans la famille humaine sera fort problématique.Lova, c\u2019est l\u2019innocence abusée par un frère ombrageux.C\u2019est aussi l\u2019orpheline à la recherche du père que l\u2019on croyait mort, mais retrouvé au plus creux de la sombre forêt de l\u2019inconscient.Une histoire toute simple sous ses dehors fantastiques, qui prend le temps de s\u2019insinuer en nous pour la remuer doucement et profondément.La palette de couleurs d\u2019Émile Jadoul vient renforcer singulièrement le charme discret du noble trait de Servais.Malgré les apparences, La lettre froissée raconte la même histoire, celle de l\u2019innocence bafouée.Une femme, encore, pour sa fragilité, sa trop grande sensibilité.Le premier tome, paru l\u2019an dernier, se déroulait sous l\u2019Occupation, dans un château abritant des enfants juifs.Dans ce second tome, nous retrouvons la lavandière du château, Pauline, devenue amnésique après un terrible incident, pendant la guerre.Comme Lova, Pauline trouve refuge dans les bois, à l\u2019écart des hommes.Comme la louve perdue, cette brebis égarée a été dépouillée de sa mémoire, de son âme.Le chemin de la recouvrance sera long et sinueux.Remarquable paysagiste, Servais est aussi l\u2019un des plus beaux portraitistes de la bande dessinée.Toujours, le trait est nuancé, humain.¦\t.S'* U Lettre îroaaee Ton» ?SERVAIS LOVA EDITION INTEGRALE ¦ tw*.sensible, dénué de tout aspect caricatural.En vrai portraitiste, il n\u2019a guère besoin des mots pour faire saisir l\u2019âme de ses personnages.Aux bulles de bouche.Servais préfère infiniment le langage des yeux.LOVA.Édition intégrale.Servait!.Collection Aire Libre.Éditions Dupuis.I (ripages.LA LETTRE FROISSEE.TOME 2.(dans la série La Mémoire des arbres) Serrais.Éditions Dupuis.4Spages.Festival d'été de Québec du Maurier Du 6 au 16 juillet Info Festival Bell: (418) 529-5200 www.infofestival.com ifio* 1000 DU 12 JUIN AU 20 AOÛT Artistes invités >\u2022 ' Ivan Binet Louis Fortier Lucie Robert Sonia Robertson et.Marc-Aurèle Fortin «tTÿt Venez rencontrer les artistes pendant la semaine de création des œuvres à ciel ouvert.Hé.\tDu 12 au 18 iuin 3fTkorC+VéA se poursuit également JL\tà l'intérieur de la maison.SPECTACLE DE MUSIQUE AMÉRINDIENNE Le jeudi 15 juin, A 19 h Nathalie Picard, musicienne-compositrice Michel Savard, percussionniste Maison Hamel-Bruneau 2608, chemin Saint-Louis, Sainte-Foy Renseignements: (418) 654-4325 thorrus fersen ^ En spectacle au Grand Théâtre de Québec NavtgiMZ et achetez vos billets www.granethcatrc.qc.ca fc««fVA» aitiurr ri \u2022%/\u2022
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