La presse, 16 mai 1931, samedi 16 mai 1931
[" % ÏNl ce MA mm )i \u2014\u2014^^\u2014- - PREMIERE SECTION.LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 MAI 1931 ROTOGRAVURE < K.S QU îl R PHO CHHISTOj'S^a iv.¦ ¦\u2022\u2019V* liiii i.i i SON EXCELLENCE Salm HnHÉa' .J.»: m ü TEEIFjII .> r,., _ - i y.* % * MMMHNnHaMnawmHBMWMMMMHMNIilllM ¦BMHOr * li \u2022«»»,*» «\u2022üi; kUlill Ddlfjr (joscpfi - JsoniszÆfdée ESMARAIS LE NOUVEL EVEQUE AUXILIAIRE DE SAINT-HYACINTHE *>r Qacrf à Saint-Hyacinthe, le 22 avril 1931.\u2014lté à Saint-Ephrem d\u2019Upton, le 31 octobre 1891 ; ordonné prêtre le 25 juillet 1914; ¦ professeur au Séminaire de Saint-Hyacinthe de 1914 à 1920; étudiant à Rome et a l\u2019Institut Catholique de Paris de 1920 i 1924; de nouveau professeur au Séminaire de Saint-Hyacinthe de 1924 à 1927; directeur des élèves de 1927 à 1930.\u2014 Au moment de sa nomination comme évêque auxiliaire, Mgr Desmarais était professeur de grec dans les classes de belles- lettres et de Rhétorique au Séminaire de Saint-Hyacinthe.-\t\u2014\u2014\u2014-jg» \u2022K ; fcntrichien a été vigoureusement.main,, ji,- juin pour lt> t .in itia attaqué par 'a France et plusieurs\tSkeen.-t quittera\tForts jcont^ l'histoire d\u2019un prétendu M **r mtpoaant les amendes \u2018\tîf8 ®ercrodi, e e«t pari |\tt| autres nations et fait encore le\tll,rn)|*1 dit jour, spies je\tSague- viub de Suicide\", qui a lancé les\t\u2022 dans le» deux aux.f'n reqttêlr irru-\t' 1 ¦'\t1 ° Me (loger Biron.j «rtfr- xr'ttxeo » nntair« mao Af a i )nc( itant la ru au p oits v (rets agnol îvent venir e rép t d PTf > du loru a Saint violoi Eglise îstolic ioçu i un en ; éme émeu que on mi ine d' .1 verse t été t provi r ie g tdéint U tou les pr j pou s acte it ren le sin in les ts s'm flaires \\s d a iour It d'avo l issio l'Hlt respo es, y ans jui a uiête jgauj des e la ) dos roion née s la qui 6ser ri loniic - Qn et d ours itafrf lier s t de 'eilo 0e-B dt tistri ; et ; fie i lient it le )nt-P iat, i imm, Int iiitif res < mté i le rail rene< Ittaw : éiev rra je di u Ca 0249 342^208763 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 MAI 1931 w Mme Tancrède Jodotn, secrétaire pour un cinquième terme du Club Wilfrid Laurier.fCticW i-o Photographié l.aRoêéJ M.et Mme Joseiph Desnoyer», de Rochester, Minnesota, qui ont célèbre le 16 avril leurs noces de diamant.S mt Wèc : '¦m NOS FAMILLES NOMBREUSES.\u2014 M.C.Landriault, de Saint-Laurent, près Montréal et ea famille.(Cliché O.AUurd, iSS7 avenue MoM* Royal est} Economisez plusieurs dollars Préparez plusieurs nouveaux mets LES exigences de la salle à manger sont quotidiennement en conflit avec le budget de la cuisine jusqu\u2019au jour où vous achetez un paquet de pure Knox Sparkling Gelatine.Alors, la situation change.et c\u2019est toute une variété ininterrompue de mets exquis et nourrissants qui assure à votre table de nouvelles combinaisons et de nouvelles saveurs \u2014 parce que la Knox Gelatine n\u2019est pas sucrée, n\u2019a ni saveur ni couleur, et parce qu\u2019elle se combine facilement aux aliments que vous employez.Et comme elle allège le budget domestique! Avec un paquet de Knox Gelatine on peut faire 4 mets différents pour 4 différents repas de 6 couverts.Le quart d\u2019un paquet suffit à faire la gelée de poulet et de légumes que nous décrivons ici.Essayez-la \u2014 et adressez-nous le coupon pour avoir les livres Knox gratuits.GELEE «eiqnements sur les Invitations, le trousseau, la cérémonie du mariage, ainsi que l'illustration de plusieurs intéressants modèle* d'anneaux de mariage.Iruul» Ravissant nouvel ensemble assorti Traub Mf».Company of Canada Limited Walkerville, Ont.Mme Alphonse Brodeur, réélue pour la cinquième fois présidente du Club Wilfrid Laurier.iClithi Blakt and S taller, rite Hoir-Dame eit) Marque ORANGE BLOSSOM Dépo \u2022 sée Al 65 * I - V IMîKSSi:, MONTH KAL.SAMi:i>l K, MAI l!J:U LE MARIAGE MARCOTTE COVER.A SAINTE-ROSE DE LAVAI.Au ,-er vetu\\ ;!i il i : - M.H.rrnivlu- Marcotte et sa femme nte Goyet iGabrietle).acconti .1 de lent j:cre.Derrière eux !c R.P.Francis Coyer.S.S.S., frère de la mariée.mm Quelle joie .que de découvrir la source de jeunesse éternelle dans une bouteille de parfum!\" du HELEN TWELVETREES Pour donner les orécieux attributs de jeunesse.La Poudre de Riz Seventeen.une poudre nouvelle et différente qui vous donne le teint de Dix-sept ans tout comme le ParfumSeventeen vous donne l\u2019humeur de cet âge d'or! La Poudre Seventeen est une poudre à double ton.une poudre où les diverses teintes se fondent, tout comme la Nature le fait dans une peau jeune et belle.S'obtient en quatre teintes.A ufres articles de toilette Seventeen .Poudre de toilette.Poudre de talc.Compacts, une Brillantine solide \u201cSapristi ! Je ne suis pas un explorateur.et pourtant voilà que je l\u2019ai découverte .la source de jeunesse éternelle.ici, en face de moi.sur ma table de toilette ! Elle m'est arrivée sous la forme d'un parfum, dans un précieux flacon et chaque goutte me souriait et me faisit risette.tout comme un folâtre rayon de soleil printanier.J\u2019ai enlevé le bouchon, et immédiatement j\u2019ai compris.que le Seventeen n\u2019était pas un parfum ordinaire.Car sur-le-champ je fus captivée par cet âge qu'il représente \u2014 âge précieux de jeunesse, âge d\u2019or des dix-sept ans.Seventeen ! ou liquide, le Sachet, l'Eau de toilette.et le délicieux parfum Seventeen.1675 autrichien a ôté vigoureusement\t^ juin pour le * üiida.attaqué par la France et plusieurs L'\u2019 \u201cSkeena\" quittera Portait utrea nations et fait encore le moiilh dix Jours après l»- 'Sngue sujet de nombreux débuts à la com \"uy\"- ou,s l{' ''ommandement du chronique, Louise Schwartz a ra-j'\" conté rhistoire d'un prétendu It\u2019ei > nnposiutt les amendes | ' Gardes-malades graduées à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, récemment.(Photo O.Allard, avenue Mont-ftoyol cet) \\2 5 autrichien a été vigoureusement atlanué par la Fiance et plusieurs autres nations r.t.fait encore le malne iV' jn\u2019n pmrr te «'unana.Le \"Skeena\u201d quittera Portsmouth dix jours après le \u201cSague- 1 chronique.T.niilsi!' Rehwarlx n ra- j conté l\u2019histoire I d'un prétendu I \"Ulub de Suicide\", qui a lancé les der B ci) iiiijio.iiiHl It:, amendes dans les deux rue.l\u2019rt rcanitr urc- en primeur dès mercredi, c'est par l'entremise de Me Roger Biron, PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 MAI 1931 par FRANK GODWIN AH EKINTEMPS1 TON ATMOS PIIEKK NOUS CRISE TES SEN TEURS NOUS SOULEVENT UE TERRE ET NOTRE CŒUR FAIT PLUS VITE TOC TOC QUE L\tI>TI ABITUDK CE QUE J AI HATE I»E KEN CONTRER CETTE DELIC1EU SE PAULETTE ET DE LUI RECITER DES VERS SUR LE PRINTEMPS.AVANT COUREUR DE L'ETF s**» [VENEZ AVEC MOI PAULETTE.ECOUTER LES PREMIERS SOUPIRS DU PRINTEMPS VOTRE INVITA Tl ON EST ACCEPTEE l> AVANCE CHER AMI QUEL PANORAMA MAGNI REGARDEZ CE MOINEAU QU' TRANSPORTE UNE PAILLE POUR CONSTRUIRE SON NID LAISSONS ICI LAUTOMOBILE MARCHONS UN PEU DANS CE SENTIER H QUE CEST BEAU LA NATURE \t SI J ETAIS POETE.JE CRIE HAIS EN VERS MON ADMIRA TION.SI JETAIS PEINTRE.JE JETTERAIS SUR LA TOILE CET ASSEMBLAGE HARMO NI EUX DE COULEURS r TOUT D'UN COUP.VOUS SERIEZ LES DEUX A LA FOIS OSCAR VITE.CONDUI S HZ MOI A VOTRE AUTOMOBILE ET S IL VOUS PLAIT, INUTILE DE M ATTENDRE OSCAR CEST LE PRIN TEMPS ET MOI QUI N AI PAS ENCORE SONGE A CHOISIR MES ROBES DE SAISON ! ! * VEUILLEZ BRULER LE PAVE.ÿi.MLLE ' ^modiste I ^ liV' LESPRI elle m'aide volant, tre un lapin le ménage un J aval; GAULOIS Donnez-moi un rôti de porc, mais bien maigre, c\u2019est aujourd\u2019hui vendredi.Donnez-moi un rôti de porc, mais wgi'rr CmWaL blanc Je voudrais être réveillé de bonne heure.demain.Vous tourmente* pas, le cop vous réveilîefa ! -Bon, alors, mettez-Ie â 5 h.%. 16 MAI 1931 I ,eu P ini ;i \\ un « ï mo ( f m * po ys cS at l in le nain !H (V hur d\u2019a\\ 2 insi N3UI A:\u2014Petit turban de paille souple avec ruban de gros grain formant passe et garniture ii \"Skefjiia\" (ultitern Ports i raouth dix jours après i nay\u201d, solus 1\u201c conniiandernent Hague- i i conté riilstoiri Schwartz a ra,! d'un prét'-ndif: du \"f-lub de Suicide ', qui a lancé Ics.s dn.»c- /: Il avait été rayé de la carte du monde Or.en 1922, an vingtième anniversaire de 1» eataslro-pbe, les trois mille habitants reve nus qu\u2019on rendit son nom à la ville res-stisiltee.t est par centaines que la guerre a fourni des témoignages de cet at-taehement au sol.Au lendemain des hostilités, que de familles na-fttière aisées consentIreni à vivre dans des baraquements misérables sur remplacement de villages complètement détruits! Des hommes, des femmes, dès le lendemain de 1 armistice, étaient revenus dans ces déserts de pierres, parce que c\u2019éiait ta terre des aïeux.Ainsi grâce au merveilleux instinct de la ruche humaine, sont réparés les maux causés par les colères de la nature et par la folie des hommes; et, sans cesse, la vie renaît oit la mort a passé\u2014(Jean l.eeocq, dans le \"Petit Journal\".Paris.) I.o lendemain, Il alla voir «on médecin, et la course lui patut pleine d'obstacles.Il avail peur de tomber, d\u2019étre poussé et renversé.a Saint-Pierre demandaient de llial>aral\"\u2019e dans un abîme, l\u2019n mois apr«*s avoir acquis la vue, il s'arrêtait encore au milieu de la rue.cherchant à retrouver son \"moi\u201d ancien.Pour apprendre à lire et à écrire, il ressentait une fatigue insurmontable.Alors, pour mettre un peu d'ordre dans ses idée*, il n avait qu'une ressource, ; celle de redevenir aveugle.Il ! fermait le»-i yeux.\u2014 (.lean Lecoq, j du \"Petit Journal\", Paris!.Les anguilles du lac Janina ri BBEBBBEEBBBBEBEEEEEEfriairlfrltrirrlB Ibwtcuc Itois-rt-H.1:1 KNRI.L, \u2014 I874.IH77.\u2014 Né à yuéb.t- où il pratlquii 1» mévl.s-im- iH-iulant 40 ans.riiirut-Kit-n nillilnltv HttMfhé à la cntalerie à l'époque tie IK37.Président de la Société Médicale de IJtielNs'.I n d.-s gouverneur* du Hun-au des rn.sbsins de ixdte pn.vtnn-, Pign.-e parmi les fonda-leur* de lu \u201c( anndinn Mnllcal Association\".I>éeédé le O déts-mbre 1883, âgé de dit ans.Inhumé au rinieticre Mount Hcrmun, â yuélK*'.lotion ' et C'., P.Q.Kx \"LK POLLKCK DBS >1 KDEtMNS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUEBEC, son évo-depais la < enquête jusqu a nos jours .En préparation par le Dr Joseph (lauvreau, registraire C M.la?lac de Janina n\u2019a pas de communication directe avec la mer.Et cependant, on y trouve des anguil->_________.les.Or, ce qu\u2019on connaît actuelle\t~\t~~\t'\t~~~\t-.-,- ment de la biologie d>- ce poisson a ï\u2019our s\u2019en assurer.M.Sella, pro- anguilles dans des cour» d\u2019eau; il fait supposer que les jeunes cicelies fesseur de l'Institut de biologie ma lé» a marquées, puis le» a transpor-ne pouvaient remonter j ««qu\u2019au lac , rine (le uAdriatlque.a pêché dé»'*'^ au nord d\u2018\u2018 Trieste, en un lieu que par des fissures aouterrainra.UNE CHUTE MERVEILLEUSE Ÿi *+r.\" où existe un cours d'eau souterrain, communiquant avec la mer.Après quoi, il s\u2019est livré à une série de pêches sur le littoral, à l\u2019embouchure de ce flemve souterrain.Et 11\ta été assez heureux pour reprendre 29 de ses anguilles marquées, quelques-unes au bout d\u2019un un Cette expérience prouve deux choses : d'abord que les anguilles peuvent parfaitement vivre en suivant des cours d'eau souterrains de 12\tà 15 lieues de long, et ensuite qu'ïl existe entre le lac de Janina un conduit suffisant et «ans obsta cle, puisque les auguilleu ont le remonter.Le livret militaire pu Le plus intime compagnon du soldat, le livret militaire, où sont recueillies les principales phases de la vie d'un mobilisable, mérite, â toute époque de l'existence, de ne pas se laisser oublier.On y retrouve certains souvenirs où le plaisant se mêle au sévère.C\u2019est ainsi qu'on peut lire sur le livret militaire de M.[Maginot, aujourd'hui ministre de la guerre: I>octour en droit, sait lire et écrire.j Le livret de M.Chéron porte ces i mots: La première cigarette Voici ce que raoontait Georges V au sujet de la cigarette qui lui fut promise la première fols quand 11 était convalescent: \u2014Mlle me rappelle ma toute j première, celle que je dérobai dans I un étui que mon père, après l'avoir rempli, avait placé dans un petit meuble de son cabinet de travail Edile me parut si bonne que j\u2019en pris une seconde, puis une troisième dans la même jôua-née, si bien qu'au bout «le trois jours l'étui fut vidé sans que mon père s'en aperçut, car il ne fumait guère que le cigare et la pipe.Mais un beau jour.H vou- :\tSergent inteilig.nt, peut faire un adjudo ni.Eût ce recteur d'Acadérnie, M.Hes-! nard, qui peut lire sur son livret: Licencié és lettre* et en droit, se dit lettré, (De la \"Croix\u201d, Paris).Origine des mots \"Aller A la queue leu-leu\".\u2014 Lé mot \"loup\" s'écrivait autrefois \u201cleu\".Aller â la queue leu-Eeu, c\u2019était donc marcher comme font les loups qui, craintifs, se suivent Put.l\u2019autre.Il existait un Jeu d\u2019enfants \u201cà la queue leu-leu\" qui doit être très ancien, puisque Rabelais en parle déjà, et oomme d'une cho-lut offrir une cigarette à un vlsi-1 «c qnl n'étalt pas nouvelle.Ce teur.Il ouvrit son tiroir, prit l'étui [\"'eat qu après le XVIe siècle qu'on a dit \"loup\u201d au lieu de leu.Voici un fragment du roman de < ollo cllllti' * sin tranquillité nous em-se.prend la boite et la tend à l'en-\tmlr de la dureté de\tcoeur et de\tpéche-t-il d'intervenir utilement'\u2019 faut qui la remercie A peine .\tl'indifférence de êelul\tqu'elle avait i _ i.,\ti\t-\tNe nous est-ll jamais arrivé de Knfln, le troisième Incident fut.j le devoir de guider dans la pratique nous taire ipour assurs'r notre re- Très estival, ee modèle fuit de tu,sleric anglaise et que ruban de gros grain pastel.ceinture ur de tous celui qui me peina le plus un enfant se lève pour offrir sa place à une dame, sa mère l\u2019en empêche.Comment des mères peuvent-elles agir ainsi?Quel avenir préparent-elles à leurs enfants?Elles ne savent donc pas que, en éducation.du bien\tpos a'Iors qu'un avis sage, un té- Habituons donc nos enfants, dès moignage opportun eussent évité leur plus jeune âge.A cer petites dé- quelque désagrément ou quelque licatesses de sentiment qui sont le iielne à l'un de nos semblables\u201d charme de la vie et rendent si Sans être obligatoire, le geste serait agréables les rapports des êtres hu- charitable, nous nous abstenons: mains.Mode\".) (Du POUR VOYAGER \u2018Petit Echo de la \u201cQu\u2019il se dêbrouiüle! \u201c pensotro-nous, satisfait de n'être point mêlé aux ____________________ affaires eivnuyeuaes.Trop heureux si nous ne voilons pas hypocritement cette dérobade en nous applaudissant de nous montrer discret.alors que nous nous révélons tout simplement égoïste! N\u2019avons-noua point tendance à trouver nos jugements plus sûrs, nos goûts meilleurs que ceux tic notre entourage* Même en faisant des 'concessions, il est rare qu\u2019au fond Ide noua-même nous reconnaissions jtout à fait notre tort.Nous cédons sans bonne grâce, nous refusons j même de nous éclairer afin de n'é-i tre point humilié d'avouer notre ignorance ou notre présomption: en ¦ cela nous sommes donc de ma-uvai-i se foi.L\u2019égoïsme est particulièrement haïssable dans la famille où certains.imbus de leur personnalité.prits s\u2019affaiblissent en même temps que nos pas chancellent et que c'est notre vie, 'notre unique vie\u201d qui est en jeu.et qui, peu h.peu.nous échappe.pouvons-nous, vraiment, nous défendre d'un premier mouvement d'amertume?Aussi bien ni la vieillesse, ni la mort ne nous furent Imposées comme une partie de plaisir L'homme, après le péché, dit la Bible, fut assujetti à la souffrance, à la maladie, à la vieillesse, à la mort.Ni* nous étonnons donc pas si ces mots nous serrent le coeur Il appartient, toutefois, à la raison et à la foi d'éclairer et de rectifier ce que Justement la nature a d'instinctif.Nous allons tous vers la vieillesse.Bien mieux, tous, au fond, veulent l\u2019atteindre.Amour intéressé, sans doute! Nous ne l\u2019aimons pas que pour elle-même, mais seulement parce qu'elle éloigne un terme encore plus redouté.Mais puisque, d'un commun accord.nous désirons tous la connaître.pourquoi ne pas nous appliquer à la réellement connaître, à décou- qui snurc Kévant d un nnhtv jus» pay.r, Ils savent que la vie ne se partage pas en deux routes dpm l\u2019une mon terait vers les ci mes et l\u2019autre mè lierait aux abîmes, mais que la vie monte toujours, qu\u2019elle monte ver-un sommet, un sommet qui touche le ciel.Nous avons souvent ressenti b charme profond des beaux soirs mais les soir* nous séduiraient-ii-si nous pensions qu\u2019ils annoncent une nuit définitive?Et c'est pourquoi la vieillesse ont dure aux coeurs incroyants, mais, en dépit de ses souffrances, nous pouvons lui faire confiance, nous qui savon-qu elle présage l\u2019aurore d\u2019un jour éternel.(I>é \u201cLa Mode illustrée*\u2019) SIMPLE exploitent volontiers l'affection de vr*r ce (,u e^p contient de beauté et leurs proches.M y a tant de façons de *oip seTelne- *ollH ss pénibles d\u2019être égoïste lorsqu'on vit on corn»- apparences et même sous ses doit loureux renoncements?Kegardons-la dans ces vieillards que nous avons connus, qui nous entourent peut-être encore! Rappelons-nou.sous l'auréole blanche èt légère, la calme lumière Imun! Les uns se sacrifient, les autres jouissent, plus ou moins rony-Iciemment.des avantages, et cela peut entraîner loin.Egoïste celui qui ne song, qu\u2019à ses aises.q>ui ac-jeapare tout ce qu'il petit du bien-être commun dans les petites cho- 'eurs .veux* ^e,,r\tdélicieuse ses.l/l deviendra vite le tyran do- \u2018'andeur.leur souriante bonhomie, mestique qui fait souffrir tout le lpur \u2018léfa/hement.leur sérénité, monde autour de lui.Ce sera celui ieu/\t\u2022 \u2022 «ni celle\u2014qui vit aux dépens des\tc\u2018oe,,rs étaient-ils refroidis autres, dépensant sans compter les f*u* sp P^^\u2019hatent sur nos coeurs?[ressources qui ne lui sont pas per- *>s v'Ps étaient-elles terminées qui I s on n elles: mari ou fils prodigue.enlraihaient notre jeunesse?j femme coquette, commensaux exi- Etaient-ils vraiment vieux, ce» êtres -* J\u2014 .i- .\tqui s'entendaient si joliment avec les plus petits d'entre nous?Ne oraignons pas la vieillesse.Ses j renoncements, ses misères nous dé-; tachent de ce qui n'est pas la vraie vie.et notre vie, qui semble alors - ! nous échapper, est plus près de nous Il e»t à la portée de tous de piai- que Jamais, santer les coquette® qui bataillent .Plus d'obligations fastidieuses.! Jusqu\u2019au dernier jour - bataille: ni d\u2019ardente>s compétitions, ni de parfois fort mal conduite \u2014 pour passions absorbantes; notre temps conserver une apparence de jeu- qui nous appartient et notre coeur! ne*se-\tqu» s'avise nous font désintéressés, i Il est moins facile, peut-être.! clairvoyants, aptes à conseiller les d\u2019accepter pour son propre compte Jeunes.la vieillesse et le» infirmités qui! La seule chose qui Importe, c\u2019est i géants dont le despotisme an**ne au foyer la désunion et la ruine.(De \u201cLa Mode Illustrée\u2019\u2019) Vieillesse chrétienne Manteau en tweed gris fer moucheté avec écharpe assortie, très commode pour voyager.10 l'acoomipagnent habituellement.Si nous nous interrogeons', nous répondrons sincèrement que la vieillesse nous effraie, effroi, pour une part, légitime.Créés pour l\u2019immortalité, la tristesse nous envahit au regard de ce qui finit; et lorsque, ces choses qui , finissent sont notre Jeunesse, notre i ,\t___, | Je ne veux m ernjnrmlr que «ur ma gil ts' I\t«u de ( repelIn gri« aver ers- pl\u2019-lne,\tI vale d'hermine démrhetée.de garder un coeur Jeune.\u201e\u201e coeur qui S'ouvre à !\u2019espétrance.un coeur toujours compatissant; Oh! le» cheveux blancs et les ride), Je les accepte, J'y vnnsens: Mats su rnotn», Jusqu à mes vieux nns.Que mes yeux ne soient pas ariu-s: Et ceux qui.avec le poète, peuvent s'écrier loyalement: santé, notre force; et quand nos es- I ni r;i ion nn-' vi»' v* i^r-ch- li' ir>< : -lient mr-:< ux «le lui on-our ) LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 10 MAI 1031 PROPOS MEDICAL Le ; - Le docteur N -O.Payot Le désir du docteur N.-G.Payot serait de créer une clinique où.ù côté de l\u2019application de son système.on pratiquerait la cure de désintoxication complète.(Du \"Figaro\", Paris.) L'origine des timbres-postes On peut affirmer que te timbre-poste, comme moyen d'affranchissement, est d\u2019invention française.En 1653, un avis fut affiché h Paris, disant aux habitants de cette ville q-ue \u201cles personnes qui voudront écrire d\u2019un quartier à l'autre auront l\u2019assurance que leurs lettres seront fidèlement remises si elles ont soin d'y joindre ou attacher visiblement un billet de port payé\".On trouvait de «os billets \"au Pa-luls.chez les tourléres des couvent*,, chez les portiers des collèges et des communautés et chez les geôliers des prisons.\u2019\u2019 LE PORTRAIT D\u2019UNE REINE Or, s\u2019il parait aujourd\u2019hui admis par la majeure partie du public qu'un individu ne se maintient en bonne santé que par la pratique constante d\u2019une hygiène rigoureuse, et s'il est Incontestable que notre corps tire Je meilleur profit de la pratique des sports, de l'hydrothérapie, des massages ou frictions et de tous les exercices courants de la vie quotidienne, toutes choses eu un mot qui développent les muscles, améliorent la circulation, alimentent et font vivre normalement la peau.Il est, hélas! à déplorer que le visage soit tenu à l'écart de tels soins.Et pourtant que de muscles ne contient-il pas, et que! intérêt Je visage n\u2019aurait-il pas à voir ses muscles entourés d\u2019une sollicitude ipafrticulfère?Plus de vieillesse prématurée du visage, plus de rides précoces par une thérapeutique bien conduite et suivie.L\u2019avis ajoutait que ces billet» ne coôtaient qu'un sou et que chacun était Invité ù en acheter un certain nombre pour sa nécessité, \u201cafin que, lorsqu'on voudra écrire, on ne manque pas.pour si peu de chose, à faire scs affaires.\" La Bibliothèque Nationale possède d'ailleurs un spécimen de ces billets encore attaché à une lettre adressée à la célèbre Mademoiselle de Scudéry, par l'académicien l\u2019élis-1 son.On pouvait, comme aujourd'hui pour les cartes postales doubles, assurer la réponse en Joignant un second billet de port payé au premier.Origine des mots Il apparaît alors naturel d\u2019énoncer avec le docteur N.-G.Payot que \"nous devons appliquer à notre visage une gymnastique qui compense l'insuffisance de ses mouvements: mais que, si dans les soins du visage cette gymnastique est l'essentiel, elle ne peut toutefois jamais déterminer un résultat complet sans l\u2019application simultanée d'un produit bien étudié; que la gymnastique, en effet, agit principalement sur le développement des muscles, alors que le produit est surtout destiné au nettoyage et à la nourriture de la peau, et qu'en-fin tome personne est un cas particulier et qu'M est Inadmissible d'indiquer Indifféremment les mômes mouvements à faire et les mômes produits à employer.\u201d Le docteur N.-G.Payot, qui a créé une véritable thérapeutique du visage et l'a élevée à la fauteur dune spécialité médicale qu'il! voudrait voir confier aux seuls mé-! decins, conseille deux fols par jour, le matin et surtout le soir, des mouvements simples précédés d'un nettoyage du visage avec une lotion et une application de crème.Telle est.très simple et pourtant bien scientifique, la méthode du docteur N.-G.Payot, Souhaitons, selon le voeu de ce confrère, que \"Luron\".\u2014 L\u2019origine de ce mot est très discutée Les uns prétendent que la racine \"lur\" vient de \"leurre\", comme déluré, ou mieux encor© du verbe lurer ou leurrer - | à quoi on a ajouté la finale Ita- i lienne \u201con\u201d qui est significative de i l'habitude, d'un état, d'une manière, de faire; donc luron voudrait dire: j celui qui a l'habitude de tromper, j de berner, de se moquer.D'autres disent que luron est une j contraction de Le Huron, le la | meux personnage de Voltaire, qui] n'engendrait pas la mélancolie.L© Huron se serait, dans le langage | populaire, transformé en L\u2019huron.! puis Lhuron.puis Luron \u2014A moine que ce mot Luron ne j vienne de ntallen \u201clirrone\", qui signifie homme de plaisir.\u2014Ou est-ce un dérivé du genre' \"godelureau\" qui, dans le Nord, j veut dire un bon lureau, un dégourdi amusant?Manies révélatrices On a observé que les personnes qui parlent avec insistance de leur franchise sont généralement de caractère dissimulé.Sainte-Beuve avait déjà consigné cette remarque, en s\u2019amusant à no-1 ter les manies de certaines gens: j \"Franchement\" est le mot favori I des personnes dissimulées; \"On peut me croire\", dit à tout propos le menteur\".Aux observations de Sainte-Beuve.on pourrait ajouter cette cous tatation facile à faire: lorsqu'un 1 b V / O portrait, |M-iiit par un jéuat» artistouth dix jour» après i.\u2018Bague-x\trax.,iak\u201e.i.nay oui' 1».» (\u2019.oui mandrin eut du chronique*.Louise Schwartz list) \\ et de nen it L >nt- un n ïht «*on res tutè *e.ra jfem K ta j éle rra je d n Ci der Weir imposant les conté Htlatolre d'un prétendu \u201cClub de Suicide \u2019, qui a lancé \\es \\daivt tes deux ray.( t amendes ! a vole ferrée courait droit an nord, entre une double futaj» de pins.J'appelai M.Shields à la portière.Qu\u2019est ceci ?\u201cQu\u2019est ceci?fit l\u2019Américain | surpris.Le soleil se couche-t-il j avant son heure?,.Ou l\u2019occident sej déplace-t-il?.j rent, échangèrent quelques observations rapides.Leurs attitudes et i leurs propos différaient selon l\u2019âge, le sexe ou le caractère lai senora se tenait prête à défaillir à première vue des flammes et pressait contre elle «es trois nlnos effarétc L\u2019ecclésiastique, ayant refermé son bréviaire, affermissait sur ses oreilles les deux branche» de ses lunettes.puis, moitié recueilli, moitié souriant, croisait les mains dans les manches de sa douillette.Betsy et sa soeur c here h a ion t, au fond d\u2019une valise, un petit appareil photographique et me demandaient s i la vitesse du train permettrait de prendre un instantané par la portière.Sur ma réponse dubitative, elles parurent, l'une et l'autre, vivement désappointées.On entendit grincer les freins de l\u2019express qui stoppa quelques seconde» en pleine lande.Le chef du train parcourut la ligne des marchepieds en invitant tou» les voyageurs à tenir rigoureusement clos le châssis de portières.Par un dialogue rapide entre cet employé et le garde-barrière, nous sûmes que 1 la profondeur de la zone sinistrée i était évaluée à trois ou quatre kilo-! mètres.\"Notre express, fit le petit vieux qui avait rallumé son cigare, va se mettre à la vitesse maxima pour franchir le champ de l'inraudie.\u2014Ne risquons-nous point, demandai-je du tou de l'homme qui ne veut pas avoir peur, d'étre rûtis ou asphyxiés?\u2014Nullement, répliqua-t-ll sans sourciller.I-a vite»»» et le déplacement d'air «ertmt te!» que le revète-\u2019 ment des voitures n'adra pas le temps de prendre contact arec la flamme.Le personnel de la compagnie est aguerri à ces traversées, plus fréquente» et moins périlleuses qu\u2019on ne le pourrait supposer.Pour mon compte, j'ai, en vingt ans, passé trois fois dans le feu des pignades.La magnificence du décor me fit, chaque fois, regretter que le trajet durât si peu.\u201d L'expret» s'était remis en marche, s'accélérant â chaque four de roue.Des deux côté» de la vole, le' forêts de pins se succédaient encore intactes, avec leurs rangées de troncs haut entaillés d\u2019oû suintait la résine.Puis ce fut une lande où je vis fuir des moutons.Les longues échasees des bergers enjambaient le genêt et l'ajonc sur lesquels un ciel incandescent posait comme des reflet» de cuivre rouge.L\u2019instant décisif approchait.Un Jet de flammes Subitement, un Jet de flammes Illumina les vitres.La daam> espagnole poussa un cri aigu, ferma les yeux, tandis que ses trois garçonnets pleurnichaient de frayeur et se blottissaient dans sa mantille.Pour couvrir le ronflement de l'Incendie ou empêcher la panique de se propager d'un wagon à l'autre, le mécanicien faisait jouer sans Interruption le sifflet aigu de sa locomotive.Notre compagnon de voyage n\u2019avait pas exagéré.La féerie était incomparable, déconcertait la vision et l\u2019Imagination.\u201cVery beautiful!.\u2019\u2019, opina M.Egerton Shields, puis, le plus flegmatiquement du monde, il me tendit son étui â cigarettes.Betsy et sa soeur, pour ne rien perdre du spectacle, approchaient de la vitre chaude leur Joli front, dont les frisures d\u2019or pâle se colorè-jrent aussitôt d'un rayon vermeil.A travers le nuage charbonneux I vomi par la machine, on distinguait nettement les pins qui flambaient comme des torches et secouaient au vent leur chevelure d'étincelles Une pluie de feu giclait sur le sol où aiguilles sèches, brindilles et mousses ne formaient plus qu'une vaste nappe de braise.Instinctivement, je m'étais rapproché de Betsy; son bras frôlait ma poitrine Elle dut percevoir le battement précipité de mon cœur et j me dévisagea d'un air d'interrogation narquoise.Attribuait-elle ces pulsations plus rapides à quelque pusillanimité mal dissimulée?Parfois, un des arbres crépitants se brisait au ras du sol, s'abattait dans la futaie ardente avec des jaillissements de fusées.Le sifflet de la locomotive se tut.Une idée fèlle, terrifiante, traversa mon cerveau.Si un de ces troncs enflammés, projeté au milieu de la «'oie, fatealt dérailler l'express!.| Et.dans une hallucination désordonnée, cependant qu\u2019au delà des vitres se prolongeait en gerbes, soleils ou cascade», le feu d\u2019artifice de la forêt landaise, je voyais wagons et voyageurs culbutés pêle-mêle sur le remblai de tisons La voix de Betsy m'éveilla de ce cauchemar: \"A quoi eongez-vous?.\u201d demandait-elle.11 y avait dans son accent comme un perslfflage compatissant.Je répondis d'un ton très ferme, car mon hallucination était déjà loin : \u201cJe songe, miss Betsy, que votre seule présence poétise l'horrible, et qu'au souvenir de cette forêt embrasée s\u2019associera toujours pour mol la vision de votre lumineuse beauté.\u201d Elle sourit au madrigal et, de son éventail refermé, me donna sur les doigts une tape légère.Cependant, M Egerton Shields, visiblement intéressé.consultait son chronomètre et calculait tout haut: \"Nous faisons du cent à l\u2019heure.En évaluant & quatre kilomètres la superficie Incendiée, 11 faudrait environ cent quarante secondes.\" Et, dans le silence du wagon, que troublaient seules les pleurnicheries des trois nlnos, Il compta: \u201cCent vingt.Cent trente! .\u201d Nous allions sortir de cet enfer.La chaleur, à l'intérieur des compartiments, devenait intolérable.Evidemment, nous n'aurions pu supporter plus de trois ou quatre minutes cette atmosphère de foor.Je me sentais grillé aux tempes et aux Joues.L\u2019ecélésiastlque, les mains toujours croisées sou» les manches de sa douillette, récitait à voix basse des oraisons.\"Cent quarante!.\u201d Le calcul de M.Shields avait été d'une étonnante précision.Une exclamation du petit monsieur à tête de magistrat nous annonça qu enfln nous revenions à l'air libre.Plu i de torches ni de fusées.La lande fleurie de genêts et de bruyères se déroulait, en sa normale uniformité, à gauche comme à droite.Sur l'horizon encore teinté de lueurs rousses, des pignades Intactes alon-geaient leur verte muraille.Je ne pus réprimer un soupir de délivrance qui me valut les sourires malicieux de Ninah et de Betsy.L'express, cependant, n'avait pas ralenti.\"De l'air!\", fis-je en abaissant le châssis le plus proche, et, pour rendre du souffle à mes poumons, pour m'assurer aussi qu'il n'y avait plus de danger devant nous, je mis la tête à la portière.Comment exprimerais-je ce que Je vis et ressentis alors?.La terreur qui me prit à la gorge suspendit les battements de mon coeur, me rejeta, livide, Inerte, sur la banquette, à côté de Betsy.L'effroi Des langues de feu couraient dans le vent avec la fumée de la locomotive.Elles enveloppaient tout l'avant du train qui flambait, be wagon de marchandises et le fourgon des bagages n\u2019étaient plus qu\u2019un énorme brûlot, entraîné à vitesse d\u2019ouragan par le monstre haletant et déchaîné.Que se passait-il sur la machi- ne?.Pourquoi n'avalt-on pas ren- versé la vapeur, serré les Le feu gagnait les r\" - wagons de voyageurs, u ou parvenaient à mon tympan des cris discordants, des appels désespérés.Tous mes voisin».en même temps que mol, s'étalent rendu compte de l'imminence du péril et de sa gravité.La senora.un moment pendue aux sonnettes d'alarme, avait perdu tout à fait connaissance.Le prêtre se recueillait comme pour la contrition suprême et traçait sur nous un large geste d\u2019absolution.Le petit vieillard, qui venait de traverser son quatrième incendie, se démenait dans le couloir avec des grognements Inintelligibles, des yeux hagards de bête traquée qui cherche quand même à s\u2019évader.Fatal dilemme! SI quelque Intervention providentielle n\u2019arrétalt pas cette course folle, l\u2019Incendie se propageant jusqu'à nous, \u2014 tous, infailliblement, nous allions être carbonisés sur nos banquettes.Ces voiture», surchauffées par une demi-journée de soleil et par leur passage à travers la plgnade ardente, offraient au fléau un combustible de choix.Tenter de sauter hors des wagons, à la vitesse ofi nous roulions, c'était la mort plus prompte, mais non moins certaine.Oui.que faisait-on sur la machine?Le tender et les deux fourgon» in flammes attelés derrière lui Interceptaient toute communication avec la locomotive.Mécanicien et chairffeur avaient-ils été brûlés vifs?.Ou bien, simplement étourdis par la chaleur, allalent-lls s'éveiller de leur syncope?Peut-être l'un et l'autre en ce moment dépensaient-ils toute leur énergie à réparer le rouage faussé, pour dompter enfin le monstre emballé?Je vis s'ouvrir la portière d\u2019un compartiment de seconde classe.Un homme sauta sur le remblai déclive.s'y abîma, broyé.Un garde-barrière, médusé par ce Léviathan à crinière de comète, laissa, de stupeur, son drapeau rouge s\u2019échapper de ses mains.Une vilüe.Une gare!.C\u2019est Morcenx.où l\u2019express devait avoir un arrêt!.Le fantastique bolide, poursuivant sa coure» effrénée, proroque sur tes quais un sauve-qui-peut général.Nous voyons les employés de la gare lever les bras au ciel, en signaux affolés.Nous uvons vingt minutes d\u2019avance sur l'heure règlementaire.Pareilles aux ailes palpitantes de quelque énorme oiseau envolé, deux traînées de flammes battent nos vitres.On étouffe, on suffoque, on s la première sensation de la carbonisation qui s\u2019apprête.Je murmure: \u201cBetey!.Betsy!.\u201d et Betsy se retourne vers mol avec une résignation stoïque au fond de ses grands yeux couleur d\u2019iris.Je comprends qu'elle me sait gré de penser encore à elle en ces minutes d\u2019épouvante.Sa soeur, le front barré d'un pli tragique, semble mé-'Iter sur quelque résolution extrême.Sans doute, tout à l\u2019heure, comme ce malheureux qui se brisa les reins sur le remblai, elle va ouvrir la portière.Seul, M.Egerton Shields ne perdait rien de aon sang-froid et, aujourd'hui encore, quand Je revis par le souvenir tout ce drame déjà lointain.Je me demainlde comment le méiprls de la mort peut atteindre à ce degré de sublimité.M.Shields feuilletait son indicateur, en homme qui vérifie simplement l\u2019horaire de son train.\u201cNous allons, dit-il tranquillement, télescoper le train 48 que nous ne devions détpasser qu'à Lamothe\u201d.M ajouta, après avoir refermé le livret Chaix et consulté sou chronomètre: \u201cCombien parlez-vous, mou ami, jque nous télescoperons le train j 48?\u201d Je n'eus pas la force de répon-A SUIVRE SUR IA PAGE 15 4 «3 «a ïA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 10 MAT loai En pleine horreur.SUITE DE LA PAGE 14 id'uni manufacturier de l\u2019Etal.Par Hre bons huit Jours par an, ce serait vraiment peu>de chose.Pour qu\u2019elle garde sa valeur et sa signification, il faut quelle inspire des réfleïions et des résolutions durables, le désir d\u2019accomplir en purtlciiller et pour la satisfaction de la conscience ces acte* aux- POUR TROTTER, LE MATIN A_\u201c.h4.ble!1.e: .Poo.rt^ntv ,nt,n- éüT défwtûeui ÜM\tO\" »»«\u2022\t \"\u2019est pas cIMemcnt, je m\u2019aa'crochais h cette étincelle.8eu|emeBt en plvp|jf qu'il sied de se | tolérant.nés.hypothèse de coilisioin.Dans une ,,,lrûlot|tten|.ces v
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