Le soleil, 27 août 1983, Cahier B
[" f DOSSIERS Québec, Le Soleil, samedi 27 août 1983«\u2014 Le double exil photo Rodio-Qvébrc mam' mm rmm wêêê WW wwwm m mm ¦¦iiimtim I Photo tirée d'une émission spéciale de Radio-Québec sur \u201cLa vie en prison\u201d.Le défunt photographié n'est pas Jacques Beauregard, dont il est question dans l'article qui suit des Québécois détenus à l\u2019étranger par Jacques Noél (collaboration spéciale) Pour quelques cas célèbres qui ont fait les manchettes, comme Marie-Andrée Leclerc ou Paul Chrétien, le neveu du ministre fédéral Jean Chrétien, il y a plus d\u2019une centaine de Canadiens qui purgent silencieusement leur peine dans des prisons à l\u2019étranger.Notre collaborateur Jacques Noël, qui revient d\u2019un séjour de quatre mois en Amérique du Sud, décrit la situation et nous apporte le témoignage d\u2019un Québécois détenu en Bolivie.La Paz, un dimanche matin.Une trentaine de Boliviennes, les pommettes rubicondes et leur mante débordant de vivres, font la queue à la porte de la prison de San Pedro.Discrètement, je me faufile du côté des hommes, un peu moins nombreux.L\u2019officier de service enregistre .mes nom et numéro de passeport dans le grand livre des invités pendant qu'un second me fouille sommairement.En moins de 30 minutes, je me retrouve en plein milieu de la prison qui hébergea, l\u2019hiver dernier, le tristement célèbre Klaus Barbie.Mais le chemin qu\u2019emprunta Jacques Beauregard, le prisonnier auquel je rends visite, fut fort différent.De la rue Champlain, à Hull, jusqu\u2019aux 10 ans de bagne qu\u2019il encaissa en 1977, Jacques pourrait constituer l'archétype du jeune un peu désoeuvré, prêt à tout pour échapper à un milieu social défavorisé, mais encore incapable de mesurer toute la portée de ses actes.Une perte d\u2019emploi comme chauffeur de taxi, associée à une peine d\u2019amour et à des ennuis financiers l\u2019ont amené un beau jour en Bolivie, à la recherche d\u2019un gain rapide et facile.Trahi par des complices ou tout simplement manque de \"professionnalisme\u201d \u2014 il ne le sait pas encore \u2014, il échouera à San Pedro pour possession de 700 grammes de cocaïne.Des regrets?Oui, bien sûr.Mais sur le plan moral, aucun.\u201cLa cocaïne est moins nocive pour la santé que les valiums.Un jour, qn tolérera sa consommation, un peu comme on le fait maintenant avec le pot\u201d, dit-il.Mais de là à recommencer, c\u2019est une autre histoire.On ne passe pas près de six ans dans une prison bolivienne sans voir la vie sous un autre angle.Le fond du baril Comme tous les prisonniers, il a d'abord raclé le fond du baril.Il a perdu 30 livres avant d\u2019émerger, petit à petit, à force de caractère et de détermination.Aujourd\u2019hui, un peu grassouillet, les traits du visage taillés au couteau, les cheveux ramenés à l\u2019arrière et les favoris très longs, comme c\u2019était la mode il y a quelques années, Jacques Beauregard traverse tant bien que mal l\u2019épreuve la plus difficile de sa vie.Loin des siens et de son milieu, il s\u2019est construit un univers décent au sein de la misère.11 s\u2019est d\u2019abord acheté une cellule, car à San Pedro, tout se paie.La sienne lui a coûté $250.\u201cIci.avec de l'argent, on peut tout avoir: boisson, femmes, cocaïne.C'est certainement l\u2019endroit le plus sûr en Bolivie pour en prendre.\u201d Mais il a finalement arrêté d\u2019en consommer, préférant in- vestir ses maigres économies dans des biens essentiels.Sa cellule, sans fenêtre, de quatre mètres par trois, juchée sous un toit incliné, avec un cadenas à l\u2019intérieur, lui permet de \u201cs\u2019évader\u201d un peu.Un poste de télé lui sert de fenêtre sur le monde.Sur les murs, des photos de famille, un drapeau du Québec et une carte du Canada entretiennent la nostalgie.Des visites Heureusement, il y a les visites qui sont souvent nombreuses comme en fait foi un volumineux carnet d'adresses qui jonche le sol au milieu des livres.\u201cUn jour, avec toutes ces adresses, je ferai le tour du monde pour presque rien.\u201d Des touristes de tous les pays viennent lui rendre visite et surtout beaucoup d\u2019Israéliens: \"Une fois, il y en avait 27 dans la cellule, cordés les uns sur les autres\u201d.Jacques Beauregard est presqu\u2019une célébrité en Israël, une visite à ses quartiers étant même recommandée par un guide touristique hébreu sur l\u2019Amérique du Sud! il a aussi passé à la télé française et à la BBC qui effectuaient des reportages sur les trafiquants de dro gue.Comme chaque visiteur lui apporte habituellement un cadeau sous forme d\u2019objet utile, de nourriture ou d'argent, il accumule précieusement vieux jeans, serviettes, savons, couvertures de laine.Le moindre objet banal de la vie quotidienne prend une valeur inouïe.Pour récompenser ses visiteurs, il raconte à chaque fois ses péripéties boliviennes, en français, en anglais ou en espagnol, selon la langue de ses interlocuteurs.Avec l\u2019argent, il s\u2019achète de la nourriture et fait la popote.La bouffe offerte aux prisonniers est infecte, sauf les jeudis et les dimanches où, pour faire bonne impression auprès des visiteurs, on rehausse un peu la soupe.Les prisonniers, des Indiens pour la plupart (90 pour 100 de la population bolivienne est d\u2019origine indienne), condamnés pour viol, vol, meurtre ou drogue, souffrent de carences nutritives.Certains perdent leurs dents à cause du manque de calcium.Et l'altitude (La Paz est à 3,800 mètres) rend les maux de dents plus aigus.\u201cLe pire qui peut t\u2019arriver ici, c\u2019est de tomber malade.Etre malade, c\u2019est mourir.\u201d L\u2019infirmerie ressemble à une porcherie, les médicaments sont rares et chers et le personnel est incompétent.Optimiste Malgré tout, Jacques Beau- regard reste optimiste, sa santé mo raie et physique étant relativement bonne.Une charmante Bolivienne, qu\u2019il a rencontrée dans une ex position d'artisanat à la prison, lui rend visite régulièrement et vient jeter un peu de soleil et d\u2019affection dans sa cellule.Et surtout, il vit d\u2019espoir.Il attend un échange de prisonniers avec le Canada.La Bolivie et le Canada ont signé un traité d\u2019échange de prisonniers en 1980, mais la Bolivie ne l\u2019a pas encore ratifié à cause de lourdeurs ad ministratives bien typiques de l\u2019A mérique du Sud.De plus, le consul canadien en poste à La Paz (le Ca nada n'a pas d\u2019ambassade en Bolivie) ne montre guère d\u2019empressement à activer les démarches, ayant jugé et déclaré que les prisonniers canadiens (ils sont présentement trois) avaient tout simplement ce qu'ils méritaient Un transfert au Canada lui assurerait une liberté conditionnelle puisqu\u2019il a déjà purgé plus de la moitié de sa sentence.Du balcon, en face de la porte de sa cellule, Jacques Beauregard contemple chaque soir le soleil qui se couche derrière les neiges étemelles de Chacaltaya (5,600 mètres) en son géant à la neige d\u2019ici.Et en rêvant à son éventuel retour au pays et à ses années infernales à San Pedro, il médite sans doute une pensée de Jules Renard: \"Le plus honnête des hommes fait un peu de bien et beau coup de bêtises\u201d Les traités d\u2019échange de prisonniers La lumière est au bout du tunnel Vous vous adonnez à la farniente sur les plages de Corfou, sous un soleil radieux, lorsque deux policiers, surgissent de nulle part, vous ordonnent de les suivre.Vous louez une automobile à Acapulco et, après quelques téquilas, vous vous lancez dans une course folle à travers les rues de la ville, qui se termine en catastrophe dans le comptoir d\u2019une vendeuse de jus d\u2019orange.Les gendarmes, constatant la rougeur de vos yeux et votre haleine fortement citronnée, vous arrêtent sur le champ.Vous voulez renflouer votre compte en banque en ramenant 300 grammes de cocaïne du Pérou.Mais votre pourvoyeur, plus rusé, joue double-jeu et vous dénonce à la police, après avoir empoché son cachet.Naïf, irresponsable ou carrément coupable, vous vous retrouvez en prison.Une cellule humide, des insectes pour seule compagnie.La nourriture est infecte, l\u2019odeur des latrines, insupportable, Vous ne comprenez pas un seul mot de la langue du pays.Dans votre tête défilent les images d\u2019horreur du film \"Midnight Express\".Vous risquez d\u2019y séjourner des mois avant de passer en cour.Alors, que faire?Si vous ne connaissez personne, votre meilleur recours sera sûrement l'ambassade 6u le consulat du Canada le plus près.Vos taxes et impôts contribuent à rémunérer quelque 300 diplomates qui ont, entre autres fonctions, le devoir de porter assistance aux Canadiens en difficulté à l'étranger L'ambassade ou le consulat vous enverra quelqu'un qui vous apportera d'abord un sou- tien moral.De plus, il vous suggérera une liste d\u2019avocats, se chargera des communications avec votre famille et facilitera tout transfert d\u2019argent, absolument vital pour arriver à subsister dans les prisons de certains pays.C\u2019est le seul avantage que vous confère votre statut d\u2019étranger, reconnu par la convention de Vienne sur les relations consulaires.Pas d\u2019illusions Mais ne vous faites pas d\u2019illusions car ce sont aussi les seuls services que vous offriront les diplomates canadiens.Même pour une personne innocente, victime d\u2019un complot ou d'une erreur judiciaire, le Canada n'exerce jamais de pressions politiques sur le pays concerné.Il se limite aux possibilités offertes par le code criminel et les conventions internes du pays.Paul Chrétien, par exemple, est finalement sorti de sa prison pérruvienne parce qu\u2019il avait purgé les deux tiers de sa sentence., et non parce qu'il avait un oncle, ministre à Ottawa.C\u2019est là du moins ce que soutient M.Raynald Doiron, directeur adjoint des services consulaires à Ottawa.Au cours d'une entrevue, ce dernier a précisé que quelque 350 à 400 Canadiens sont arrêtés chaque année à l\u2019étranger.Lorsque l'offense est mineure, comme conduire en état d\u2019ébriété ou faire du nudisme, ils s'en tirent facilement en payant l\u2019amende.Dans certains pays, où la corruption est courante, un petit cadeau au(x) policier(s) peut même éviter l\u2019arrestation.La \u201cmordilla\u201d fait partie du folklore mexicain, au même A la porte de la prison de San Pedro, à La Paz ÊMâ ¦ ¦ h£ R-fSP*- titre que les manachis.Dans les pays arabes, le bakshish est une institution, un peu comme le pourboire chez nous.Une offrande plus substantielle peut même vous éviter des poursuites plus graves.Mais là, attention.Le ministère des Affaires extérieures déconseille fortement cette pratique, des accusatioils pour avoir soudoyé des fonctionnaires pouvant s'ajouter à votre dossier, en plus de vous faire perdre votre argent.Traités d\u2019échange Au 1er juillet, le ministère des Affaires extérieures s'occupait de 144 prisonniers, répartis comme suit: 38 aux Etats-Unis, 21 au Pérou, 16 au Mexique, 12 en RFA, 7 en Thaïlande, les autres éparpillés dans une vingtaine de pays.Mais le nombre réel pourrait être beaucoup plus élevé, des détenus préférant se passer des services du ministère afin d\u2019éviter tout problème avec la GRC à leur retour au pays.La moitié des Canadiens arrêtés le sont généralement pour possession et trafic de stupéfiants.Les autres, pour les mêmes causes qui peuplent nos institutions carcérales: vols, fraudes, meurtres, etc.Aucun Canadien n\u2019est détenu pour raisons politiques.Par contre, il arrive que certains Canadiens, nés à l'étranger, éprouvent des ennuis lorsqu\u2019ils retournent dans leur pays d\u2019origine.S\u2019ils n'ont pas fait leur service militaire, par exemple.Certains pays les considèrent toujours comme leurs ressortissants, même s\u2019ils ont la citoyenneté canadienne.Il est conseillé de s\u2019informer auprès de l\u2019ambassade du pays en question, avant d\u2019y aller.I>a politique poursuivie par le Canada est la signature de traités d'échange de prisonniers avec les pays où plusieurs ressortissants canadiens sont emprisonnés.Des traités ont déjà été signés et ratifiés avec les Etats-Unis, le Mexique et le Pérou.Pour être éligible, un détenu doit d\u2019abord avoir utilisé tous les recours possibles d\u2019appel à sa sentence.Ensuite, il doit en faire la demande.Or, certains préfèrent rester là où ils sont parce qu\u2019ils se sont adaptés aux conditions de détention et craignent l\u2019enfer de nos prisons! D\u2019autres ne veulent pas avoir de dossiers criminels au Canada.Ceux qui choisissent de rentrer jouissent des mêmes droits et conditions de détention que les autres détenus.Ainsi, en plus d\u2019avoir la possibilité de revoir régulièrement leurs parents et amis, ils sont éligibles à une libération conditionnelle après un tiers de leur sentence.Chaque année, des millions de Canadiens séjournent à l'étranger et en reviennent ravis, reposés et bronzés.Mais pour quelques-uns, comme Jacques Beauregard, l'aventure de termine parfois dramatiquement.J I ü_ dossiers Qu«t>ec.l« Soleil, samedi 27 août 1983 Candidat à la direction du PLQ Robert Bourassa démaquillé Robert Boura&sa fera son entrée à l'Assemblée nationale en 1984, s\u2019il est élu chef du Parti libéral du Québec, le 15 octobre prochain.Pas question d\u2019attendre les élections générales qui ne seront pro bablement pas déclenchées avant 1985.Il ne reste pour Robert Bou- ( rassa qu'à déterminer la saison de son retour.\u201cJ\u2019irai certainement à l\u2019Assemblée nationale avant les prochaines élections générales.La décision que je prendrai après le 15 octobre est: au printemps ou à l\u2019automne 1984?\u201d Robert Bourassa a préparé son retour de façon on ne peut plus méticuleuse.Il a conservé ce trait de personnalité: rien n\u2019est jamais laissé au hasard.Pendant que ses ad versaires laissent tomber au compte-gouttes des bribes de programme, M Bourassa annonce la publication successive, au cours des prochaines semaines, de trois ou quatre documents étayés dans lesquels il a rassemblé ses solutions aux maux du Québec.Pendant que les autres or ganisations en sont à l\u2019étape du recrutement et de la recherche des appuis, son équipe en est à la contre-vérification sur le terrain pour ne pas se faire jouer lors des assemblées pour le choix des délégués.Débarrassé du chrome Queue de chemise sortie des pantalons, cravate lâche, col ouvert, nullement préoccupé de son ap parence (ou peut-être est-ce l\u2019im pression qu\u2019il veut laisser), Robert Bourassa fait professeur d\u2019université très appliqué à la préparation d\u2019une thèse.\u201cIl faut que je démontre que je ne reviens pas seulement parce que je suis parti, mais parce que je crois en l\u2019avenir du Québec et que j\u2019ai des solutions\", explique-t-il.L entrevue se déroule sans témoins, en tête à tête, sans même qu\u2019il ait la préoccupation d\u2019en registrer scs propos.Robert Bourassa ne veut plus de l\u2019image du gars \u2019\u2019canné\".11 ne faut pas se tromper pour autant.Je m\u2019étais bien gardé de poser une seule question sur ses récentes propositions pour la relance du Québec et il a réussi à me les réciter dans des méandres de longues réponses.Boudé par les anglophones L\u2019entreprise de séduction des Québécois amorcée depuis deux ans par Robert Bourassa a échoué auprès des anglophones du West Island 11 ne cache pas sa préoccupation 11 explique la persistance de ce sentiment par ses politiques d\u2019af- jJacques samson Candidat à la direction du Parti libéral du Québec, Robert Bourassa revient de loin.Mais si Ton se fie aux appuis qu'il s\u2019est déjà assurés au sein du caucus des députés comme dans les associations de comté, cette traversée du désert qui fut la sienne après la défaite de 1976 lui aura été salutaire.Dans cette dernière de trois entrevues avec les candidats à ta direction du PLQ, J.-Jacques Samson trace le portrait de la béte politique qu\u2019est Robert Bourassa.Le Soleil, Rovnoid Lovoie tirmation culturelle et l\u2019adoption de la loi 22 qui proclamait le français langue officielle.H craint que ce soit l\u2019unité du parti qui souffre d\u2019une démarcation aussi nette entre les choix des communautés linguistiques.\"G\u2019est important que les anglophones ne se sentent pas isolés davantage par l\u2019élection d\u2019un chef qu\u2019ils auraient essayé de combattre\".A moyen terme par contre, il affiche beaucoup d\u2019optimisme pour faire fonctionner dans la cohésion un parti tiraillé ces dernières années.Le consensus se développe dans la société québécoise sur la question linguistique autour de la clause Canada contenue dans la loi constitutionnelle, analyse-t-il.Même le Parti québécois voit la nécessité d\u2019apporter des changements à la loi I01 sur l\u2019affichage, et une application plus responsable de la loi en général allégerait le climat.Il n\u2019y a pas de gros débat linguistique en vue au Québec d\u2019ici la fin de la décennie, croit-il.La question constitutionnelle sera repoussée au second plan et si le gouvernement fédéral maintient les ouvertures de 1981 sur le droit de veto pour les questions d\u2019immigration, la Cour suprême, le droit de la famille et la reconnaissance d\u2019une société distincte au Québec dans le préambule de la constitution, il n\u2019y aura pas de débats sérieux sur cette question non plus.Il sera donc plus facile, en-trevoit-il, de se concentrer dans l\u2019harmonie sur les questions économiques au PLQ.M.Bourassa impute par ailleurs au Parti québécois la responsabilité des récentes querelles Ottawa-Qué- bec.par exemple sur les subventions versées directement aux municipalités.Le problème ne se poserait pas avec un gouvernement libéral qui reconnaît le droit au fédéral de retirer le capital politique de ses contributions financières.Invulnérabl* Robert Bourassa réfute tous les arguments à l'effet qu\u2019il pourrait être vulnérable dans une campagne contre le Parti québécois qui a pu scruter à la loupe, de l\u2019intérieur, son administration de 1970 à 1976.Il vante sa \u201cvraie transparence\u201d, poussée jusqu\u2019à nommer des adversaires politiques (Guy Chevrette) sur une des commissions d\u2019enquête qu\u2019il n\u2019a pas hésité à ordonner: CE-CO, Commission Cliche, Dutil.\u201cIls n\u2019ont rien trouvé de sérieux\", tranche-t-il, impliquant des membres de mon gouvernement.Il profite de la question par contre pour insister jusqu\u2019à quel point le gouvernement pé-quiste est discrédité dans la population: affaires Grégoire, Charron, les interventions du ministre Biron, etc.Ses attaques sont mordantes et plairont aux militants.M.Bourassa est par ailleurs convaincu que le PQ n\u2019aura aucun intérêt à jouer sur ce terrain contre lui: avec un chômage réel de 25 pour 100, la population n\u2019appréciera pas le grattage de plaies entre politiciens sur les gestes du passé, et de toute façon, chaque fois qu\u2019on parlera du passé, \u201cil me sera facile de démontrer que j\u2019ai fait mieux qu\u2019eux: grèves.dossier constitutionnel, taxes sur l\u2019essence, chômage, intégrité du gouvernement\".Par ailleurs, il est persuadé que la population lui sera reconnaissante de s\u2019être astreint à l\u2019austérité des études et de la réflexion sur les problèmes du Québec après sa défaite de 1976.Il avait déjà en tête à ce moment, reconnait-il maintenant, de retourner à la tête du gouvernement si la conjoncture le lui permettait.Il a l\u2019assurance de celui qui y est déjà parvenu: la présente course est presque une formalité.La bâte politique A-t-il changé?Tout le monde pose la question.Robert Bourassa est une bête politique, \u201cà l\u2019aise dans le combat politique\u201d, dit-il toujours.Il pourrait faire autre chose dans la vie que de la politique mais ne semble pas voir quelque intérêt ailleurs.\u201cC\u2019est une question d\u2019ordre de valeur.Il est plus satisfaisant de se battre pour des idées.Et c\u2019est très exigeant et très passionnant de diriger le Québec parce qu\u2019on est un cas particulier en Amérique du Nord\".Il a choisi lui-même quelques-unes des critiques qu\u2019on lui adressait et les analyse.Il sera plus en contact direct avec la population notamment, promet-il, et plus direct.\u201cMoins vert\u201d, résume-t-il.Il a adapté sa personne pour gagner l\u2019élection de 1985.Il a \u201cfait ce qu\u2019il fallait\u201d depuis deux ans.En cela, il n\u2019a pas changé.Avant tout, restaurer la loi et l\u2019ordre Robert Bourassa dit avoir constaté ces dernières années le désarroi dans l\u2019élaboration de nouvelles idées en Occident, un vide idéologique.L\u2019Etat providence est remis en question, tout le monde se cherche, en fait On voit les socialistes imposer des tickets modérateurs en France, par exemple.Le Québec n\u2019y a pas échappé.Robert Bourassa a jeté sur papier un programme en cinq points généraux: haute technologie, ouverture sur le monde, nouvel ordre social, une administration plus proche des citoyens en même temps que moins interventionniste et la stabilité politique assurée par un Québec occupant sans tergiversations sa place dans l\u2019ensemble canadien.Il publiera bientôt des documents de réflexion sur la haute technologie, les exportations, le transport de l\u2019énergie.Avant touL » promet de mettre de l\u2019ordre: finies les désobéissances civiles qui ont mar- qué les 20 dernières années.Les pouvoirs seront donnés au tribunal du Travail pour imposer des sanctions immédiates et il est prêt à utiliser tous les moyens à la disposition d\u2019un chef d\u2019Etat pour briser cette pratique établie de défier le Parlement il se jure bien de procéder rapidement pour ne plus jamais se sentir acculé au mur comme il a pu l\u2019être en 1976, durant la grève dans le secteur hospitalier.Dans le secteur privé, un accroissement de la productivité doit être compris comme une condition préalable à la survie des entreprises.Il est nécessaire de revoir le rôle de l\u2019Etat providence mais pas au point de remettre en cause l\u2019universalité des programmes de santé.Des formules nouvelles doivent être explorées par contre pour alléger les dépenses publiques.Il fournira beaucoup de littérature à la presse et aux militants durant la campagne.\u201cTout un monde à bâtir\u201d, comme il le faisait en 1970.A deux jours du scrutin dans Central Nova Mulroney est obligé de se défendre Les électeurs de la circonscription fédérale de Central Nova, en Nouvelle-Ecosse, vont aux urnes lundi pour décider s'ils seront ou non représentés par le possible prochain premier ministre du Canada, M, Brian Mulroney.Pierre April, de la Presse Canadienne, décrit le type de campagne électorale menée par le leader conservateur, de même que par ses rivaux le libéral Alvin Sinclair et le néo-démocrate Roy DeMarsh.M.Brian Mulroney a mena une campagne plutôt discrète, à l\u2019abri des caméras de la presse et de la télévision.par Pierre APRIL de la Presse Canadienne NEW GLASGOW.N.-E.(PC) \u2014 Le chef conservateur.M.Brian Mulroney, poursuit intensivement la campagne électorale qu\u2019il a amorcée il y a 60 jours et continue de se défendre devant ceux qui prétendent qu\u2019il a refusé d'aborder les grands sujets d\u2019actualité devant les électeurs de Central Nova en Nouvelle-Ecosse \"Vous ne pouvez pas savoir puisque vous n'étiez pas là depuis le début de ma campagne\u201d, a-t-il déclaré jeudi devant un groupe de journalistes qui l\u2019attendaient à sa sortie d'une réunion de cuisine dans un quartier cossu de New Glasgow.Et comme pour se faire pardonner cette boutade, il a entrepris une longue dissertation sur les grands thèmes de sa campagne et sur quelques idées qu\u2019il entend défendre lorsqu\u2019il se retrouvera au Parlement canadien.\"J'ai longuement entretenu mes électeurs du problème Medicare, de l'importance de l'industrie des pêches, des programmes de recherches et de développement, de la productivité, des changements que les conservateurs veulent apporter au système de taxation au Canada.Et nous avons fait cela de façon très sérieuse, dix heures par jour depuis près de deux mois.\" Tous les problèmes M.Mulroney estime qu\u2019en fin de compte.les électeurs de Central Nova qui ont pris la peine de l'écouter auront eu l\u2019occasion de l\u2019entendre parler de tous les problèmes importants au pays et dans la région qu\u2019il tente de représenter aux Communes au lendemain du 29 août.Depuis quelques jours d'ailleurs, les observateurs politiques de la région de Central Nova se sont rendus compte que le chef conservateur se permettait d\u2019entreprendre plus volontiers des discussions sur les grands sujets politiques de l'heure et osait même aborder la philosophie conservatrice sur le plan des relations économiques et politiques avec les pays alliés du Canada et plus particulièrement les Etats-Unis.Même s\u2019il maintient que la très grande majorité des électeurs de Central Nova est beaucoup plus préoccupée par un taux de chômage réel de 30 pour 100 dans la région.M.Mulroney.au cours d\u2019une conversation avec des journalistes jeudi, a laissé entendre qu\u2019il avait des idées sur les moyens qu'un gouvernement conservateur entendait prendre pour attirer les investissements étrangers au pays \u2014 sans toutefois les préciser \u2014 pour donner un élan nouveau au secteur des entreprises privées, pour rendre les relations patronales-ou-vrières beaucoup plus civilisées et pour inspirer plus de confiance aux investisseurs.\u201cC'est le gendre de discussions, a-t-il ajouté, que nous avons eues avec les gens de Central Nova.\u201d Un goût amer Pourtant, ses principaux adversaires continuent de répéter que M.Mulroney refuse toujours de s\u2019attarder aux véritables problèmes de l\u2019heure.Le candidat du Nouveau Parti démocratique, M.Roy DeMarsh.soutient que le silence du chef conservateur laisse aux électeurs de Central Nova un goût amer dans la bouche \"et ils se demandent quelles sont les véritables intentions du M.Mulroney\u201d.Les libéraux et leur candidat, M.Alvin Sinclair, font campagne de leur côté en rappelant sans cesse que le chef conservateur est un étranger dans la circonscription et qu\u2019il a même promis de se présenter ailleurs lors de la prochaine campagne électorale.M.Sinclair est natif de Central Nova, il y a toujours vécu et il centre toute sa campagne sur ce thème.\u201cIl y a toute une différence, a-t-il sans cesse répété au cours de la campagne, entre vivre six semaines dans un chalet dans la ville de Pictou et vivre depuis 50 ans dans Central Nova.\u201d Style effacé Le style de campagne des conservateurs est très effacé.Les organisateurs locaux n\u2019apprécient pas les efforts des représentants de la presse nationale qui tentent de suivre tant bien que mal leur chef.M.Mulroney a tenté d'expliquer, jeudi, les raisons qui ont motivé cette attitude: \u201cIl y a beaucoup de gens ici, qui sont intimidés par les caméras de télévision et par les reporters et il faut respecter leur décision.\u201d D\u2019ici à lundi, le chef tory tentera de recruter le plus grand nombre possible d\u2019électeurs et ces rencontres revêteront presque toutes un caractère privé.Mme Mi la Mulroney se promènera de réunions de cuisine en réunions de cuisine, et son époux rencontrera des petits groupes de personnes du matin jusqu'à très tard en soirée.9 Québec.Le Soleil, samedi 27 août 1983 dossiers** Québec au tournant du siècle Un taux de mortalité très élevé Les fêtes comme celles du 375e anniversaire de la ville de Québec sont le plus souvent l\u2019occasion pour les élites politiques en place de glorifier un passé pas toujours.glorieux et de récupérer le prestige de ceux dont l\u2019histoire officielle vante les exploits.Aussi LE SOLEIL a*t-il fait appel à trois étudiants en histoire de niveau doctorat et maîtrise de l\u2019université Lavai, Alyne Lebel, Réjean Lemoine et Pierre Poulin, pour \"dépoussiérer\u201d un peu cette histoire officielle et jeter un oeil critique sur certains personnages et moments privilégiés de l'histoire de Québec.Aujourd'hui, Réjean Lemoine évoque les conditions de santé dramatiques qui affligeaient Québec à la fin du siècle dernier, particulièrement la basse ville.par Réjean Lemoine (collaboration spéciale) Québec a toujours été vantée comme une ville très attrayante située sur un site exceptionnel et jouissant d'un climat très sain.Ces clichés ont été véhiculés autant par les historiens des générations précédentes que par les publicités contemporaines.De Québec, les historiens n\u2019ont vu que belles rues et coquets jardins.Personne n\u2019est allé dire qu\u2019un enfant sur deux mourait de malnutrition avant un an.situation similaire aux Mexico et Sao Paulo contemporains.Dans cette optique, il est facile de comprendre pourquoi les gens qui ont écrit sur la ville de Québec, ont préféré taire les débats et les problèmes que pose l\u2019organisation hygiénique de la ville.Au plus, les fréquentes épidémies sont-elles mentionnées épisodiquement comme des accidents de l\u2019histoire.La ville de Québec est au XIXe siècle une ville bien différente de la ville de fonctionnaires et de services que nous connaissons aujourd\u2019hui.Québec se développe à l'époque comme une ville portuaire avant tout, porte d\u2019entrée en Amérique du Nord pour des centaines de milliers d'immigrants qui vont peupler l\u2019ouest du continent.Par la suite, dans la deuxième moitié du siècle, Québec devient avec difficulté une ville industrielle qui s\u2019adapte mal aux transformations de la structure industrielle du capitalisme nord-américain.Ce malaise se traduira entre autres par un déclin important des activités portuaires et une faible croissance démographique.Les habitants de Québec connaissent à cette époque un régime démographique qui se caractérise par une forte natalité et une forte mortalité.Tout au long du siècle, la mortalité a toutefois tendance à baisser progressivement alors que le taux d\u2019espérance de vie, qui est de 30 ans au début du siècle, va augmenter jusqu\u2019à 40-45 ans.Les maladies contagieuses à l\u2019état endémique ou épidémique (choléra, variole.typhus) fauchent régulièrement de larges portions de la population.Trois témoignages Afin de bien camper la situation sanitaire de Québec au XIXe siècle, certains témoignages de responsables de la salubrité de la ville Photos Archives de lo ville de Québec La rivière Saint-Charles est au début du siècle l'une des principales sources de l'insalubrité presque générale de la basse ville.Ce n\u2019est plus une rivière, mais une mare de boue qui sert de dépotoir.QVEBIX Victoria Park Bruit; Ql LBBC Le Pont du Pa sont très révélateurs.En juillet 1819, l\u2019inspecteur des chemins Jean-Baptiste Larue affirme dans un rapport aux juges de paix, qui font office d\u2019administrateurs municipaux, avant les débuts de la municipalité de Québec, de la difficulté de faire respecter les règlements de police sur la santé publique.Larue écrit que les gens déposent dans les rues les immondices; des charognes sont jetées au fleuve; quantité de têtes de boeuf sont jetées quotidiennement sur les places publiques.Il reproche aux gens de Québec de garder des cochons dans leur cour et de les laisser se promener dans les rues de la ville.Dans leur rapport suite à la tragique épidémie de choléra de 1832 qui fait plus de 3,000 morts sur une population de 30,000 habitants à Québec, les commissaires reprennent les accusations de l\u2019inspecteur Larue.Ils affirment que \u201cl\u2019état des égouts publics et privés, qui sont si sujets à être obstrués en dedans des murs (Vieux-Québec) et qui, en sortant, débouchent en plein air du haut du rocher, et qui de là traversent les faubourgs sans être couverts, mérite une attention particulière de même que le manque de privés\".La liste des récriminations du Bureau de santé est longue: absence de fosses d\u2019aisance, problème d\u2019approvisionnement en eau.rues non empierrées dans un état lamentable; les maisons de pension, qui pullulent en basse ville, sont considérées comme des nids de contagion.Le Bureau de santé termine son rapport en faisant appel à la compassion et à la générosité de la bourgeoisie de Québec \"afin de faire disparaître autant que possible l\u2019extrême misère dans les classes indigentes; elle est si grande qu\u2019on ne peut espérer y remédier entièrement\u201d.En dépit de l\u2019introduction d\u2019un système d\u2019aqueduc en 1854 et d\u2019un renforcement de la réglementation sanitaire en 1866, l\u2019inspecteur de santé Joseph-A.Beaudry' reprend en 1891, dans un important rapport, la description d\u2019une situation sanitaire difficile.Beaudry', qui travaille pour le Conseil provincial d\u2019hygiène mis sur pied en 1886, ancêtre de l\u2019actuel ministère des Affaires sociales, identifie trois problèmes principaux.Il n\u2019existe aucun service d\u2019enlèvement des déchets aux frais de la ville; il y a une absence flagrante de système de drainage et d,égout efficace; finalement, un laisser-aller général règne dans la construction des fosses d\u2019aisance.Beaudry affirme que la ville de Québec est très sale et que la typhoïde et la diphtérie y régnent en maîtres.Il constate également que les quartiers de la ville ne sont pas tous touchés de manière égale.Basse et haute ville Si la haute ville s\u2019en sort assez bien avec un système d\u2019aqueduc et d\u2019égout qui fonctionne correctement, la basse ville connaît des problèmes plus considérables, ayant à cohabiter avec la rivière Saint-Charles et la pauvreté.Beaucoup de gens n\u2019ayant pas les moyens financiers de payer l\u2019eau de l\u2019aqueduc municipal dans Saint-Sauveur et Saint Malo, continuent de puiser leur eau de consommation dans la rivière Saint-Charles alors que les déchets industriels des tanneries et les excréments humains des égouts y coulent constamment.Il n\u2019est pas surprenant de constater que la mortalité dans les quartiers de la basse ville est deux fois supérieure à la moyenne provinciale à la fin du XIXe siècle.La santé publique laissée à l\u2019abandon '\t^ âfc\t.\t3 à * £ \u2022 iten mmtm Wtm M®.% V '4 HH mm.&\tam % ïomt' \"JBÊêl Photo» Archives nottonoles du Quebec Au chapitre de la santé publique, trois grands problèmes affligeaient la ville de Québec: l\u2019absence de service d\u2019enlèvement des déchets, de système de drainage et d\u2019égout efficace et un laisser-aller général dans la construction des fosses d'aisance.La basse ville était nettement plus affectée que la haute ville par ces carences.Les autorités municipales de l\u2019époque manifestent un désintérêt profond pour tout ce qui concerne la santé publique.Ils prennent à coeur ces problèmes en période de crise grave et d\u2019épidémie, seulement lorsque l\u2019ordre public est menacé.En période d\u2019accalmie, les bureaux de santé sont fermés, les inspecteurs sanitaires sont congédiés et l\u2019on confie la responsabilité du respect de la réglementation sanitaire aux policiers municipaux.Pourtant, dès 1847, à la suite des importantes épidémies de choléra et de typhus de 1832, 1834 et 1847, le conseil municipal forme un premier comité permanent de la santé.Mais ce comité, formé de médecins et d\u2019échevins, est vu comme une sinécure, les réunions sont peu fréquentes et le quorum est souvent difficile à obtenir.Avant que le rapport de l\u2019inspecteur Beaudry en 1891 ne fasse l\u2019effet d'une bombe au conseil municipal, la ville investit moins de mille dollars par année en moyenne pour la santé publique sur un budget d\u2019environ un million de dollars.Elle engage en 1888 un premier médecin municipal à $400 par année.Cet homme est engagé davantage en fonction de son allégeance politique que de sa compétence et il sera congédié à la suite de la parution du rapport Beaudry.Ce laisser-aller des autorités municipales s\u2019explique en partie par l\u2019origine sociale des membres du conseil municipal, issus pour la plupart des milieux d\u2019affaires.Comme le dénoncent les journaux de l\u2019époque, ces messieurs sont préoccupés avant tout de gains politiques et financiers à court terme.Ils pensent que les problèmes de salubrité sont d\u2019ordre essentiellement privé, puisqu\u2019eux ont l\u2019espace et les moyens de se payer des toilettes à chasse d\u2019eau et des bains.Les autorités municipales ne se mettront à investir dans le secteur de la santé publique qu\u2019à la fin du XIXe siècle, suite aux pressions publiques mais surtout lorsque les médecins leur auront prouvé qu\u2019il est rentable d\u2019investir dans ce secteur.Dès lors les notables de la ville et les hommes d\u2019affaires prennent conscience qu\u2019il est important de garder en santé les habitants de Québec, si l\u2019on veut continuer à les envoyer dans les usines et manufactures de 10 à 12 heures par jour pour un salaire de famine, hommes et femmes à partir de 12 ans.Solutions partiellos Dans la première partie du XIXe siècle, l\u2019immigration constitue le problème majeur à résoudre pour les autorités politiques de la colonie.A partir des années 1820, à chaque été des milliers de personnes venant des îles britanniques débarquent à Québec.Au cours de la décennie suivante, à cette immigration constituée de plus en plus d\u2019Irlandais pauvres et affamés, s\u2019ajoute le cho- léra.Pour répondre à ce problème épineux qui menace la santé publique, les autorités politiques décident d\u2019investir dans la fondation d\u2019hôpitaux pour les immigrants (hôpital des Emigrés (1823) et (\u2019hôpital de la Manne (1833).Un système de quarantaine est également mis en place.Cette quarantaine, située à la Grosse-Ile, à 20 kilomètres de Québec, est établie en 1832 à l\u2019occasion de la première épidémie de choléra.Elle s\u2019avère mal organisée et perméable dans les premières années.Mais elle deviendra plus étanche et efficace dans les années 1850, suite à l\u2019expérience acquise lors du typhus de 1847.Le problème de l\u2019approvisionnement en eau de la ville pose aussi une difficulté réelle.Avant 1854, année de la mise en opération de l\u2019aqueduc municipal, les habitants de Québec doivent s\u2019approvisionner en eau auprès des porteurs d\u2019eau qui la puisent sur les berges de la Saint-Charles et du Saint-Laurent.A la haute ville quelques sources et ruisseaux existent, mais ils deviennent vite insuffisants.Suite aux fréquentes épidémies et aux graves incendies qui ravagent Québec en 1845, les autorités municipales commandent en 1848 une étude à l\u2019ingénieur américain George R.Baldwin pour la construction d\u2019un aqueduc.Baldwin présente 2 hypothèses pour la prise d\u2019eau, l\u2019une sur la Saint-Charles, à la hauteur de Loretteville, et l\u2019autre sur la rivière Mont- morency.Québec choisit la Saint-Charles et investit plus d\u2019un million dans sa construction.Mais rapidement le débit se révèle in-suffisant et surtout la qualité de l\u2019eau se dégrade rapidement, compte tenu du développement industriel et agricole des espaces riverains du lac Saint-Charles.Vaccination Finalement le dernier secteur où les autorités municipales consacreront des énergies en matière de santé publique concerne la vaccination anti-variolique.Edward Jenner, un médecin anglais, découvre en 1796 qu\u2019en prélevant sur des veaux atteints de variole un vaccin et en l\u2019injectant chez l\u2019homme, on provoque une variole bénigne qui immunise par la suite contre cette maladie.Dès Ig début du XIXe siècle, des campagnes de vaccination sont entreprises dans le Bas-Canada avec plus ou moins de succès.En 1866 le gouvernement d\u2019Union oblige les municipalités à prendre en charge la vaccination gratuite aux pauvres.A Québec l\u2019essentiel des maigres ressources du Comité de santé est consacré à payer les médecins qui vaccinent les pauvres.En dépit des protestations populaires causées par le mauvais contrôle qu\u2019on a du vaccin, ces campagnes ont sûrement contribué à diminuer la mortalité.Avec le début du XXe siècle, la presse et des groupes de ci-toyens(ennes) entreprennent des débats de fond pour doter Québec d\u2019une véritable politique de santé publique.Des batailles importantes sont entreprises pour l\u2019amélioration de la qualité de l\u2019eau et du lait, cause principale des diarrhées infantiles faucheuses d\u2019enfants.De nouveaux champs d\u2019intervention s\u2019ouvrent avec la lutte contre la tuberculose et les maladies vénériennes.La construction de logements ouvriers par les autorités municipales, l\u2019in-trouduction des toilettes à chasse d\u2019eau et des bains, la lente amélioration des conditions de travail et de vie de la classe ouvrière sont toutes des facettes d\u2019une même histoire de la santé publique à Québec qui reste à écrire. 8-4 QuétMC, Le Soleil, samedi 27 août 1983 VERS L\u2019AN 2000 Chercheurs sur de bonnes pistes pour sauver des céréales attaquées par une maladie virale par Claude TESSIER Quand les pucerons s\u2019abattent dans les champs de graminées au Québec, ils ne savent pas qu\u2019en tombant bêtement à Sainte-Foy ils heurtent un des champs de céréales les plus importants au monde avec ses 15,000 espèces où se font des expériences sur une maladie que véhiculent les pucerons, la jaunisse nanisante de l\u2019orge.Cette maladie virale des céréales est devenue une cause de préoccupations un peu partout à travers le monde, notamment celle d\u2019un groupe de chercheurs en phylogénétique de Québec.\u2014 Des orages de pucerons?\"Oui\", répond l\u2019entomologiste André Comeau, chercheur à la station de recherche de Agriculture Canada à Sainte-Foy.\u201cNous assistons à des invasions périodiques de pucerons, comme en 1976, par exemple.Au Québec comme ailleurs au Canada, la maladie virale cause des dommages chaque année, et atteint le niveau épidémique une fois tous les quatre ou cinq ans.\u201d La fin d\u2019août et le début de septembre sont des périodes où l\u2019on voit ces \"orages de pucerons\u201d.M.Comeau les a observés à plusieurs reprises.Les pucerons n\u2019ont pas d\u2019ailes généralement mais ils peuvent en développer au besoin de sorte qu\u2019on assiste à des migrations abondantes de pucerons ailés en provenance de l\u2019Ontario et des Etats-Unis.Selon les chercheurs, ces pucerons peuvent faire des bonds de 400 milles en étant trans portés par les courants aériens.Après les pluies acides, on pourrait parler des pluies de pucerons.A la recherche d'un \u201cDraino\u201d chez la plante La jaunisse nanisante de l'orge est une des maladies virales les plus communes chez les céréales dans le monde.Cette maladie a une importance économique à cause des pertes de rendement qu'elle entraîne.Les céréales touchées par le virus ont un rabougrissement général, une décoloration des feuilles, elles souffrent de nainisme.\u201cMon avoine a échaudé.Le grain a coulé.\u201d, ont l\u2019habitude de dire les cultivateurs qui en attribuent la cause au temps.Il est vrai que les conditions climatiques influencent le rendement des récoltes mais M.André Comeau croit que la cause principale est surtout la maladie provoquée par un virus dont la transmission se fait exclusivement par les pucerons.Les pucerons propagent le virus en l\u2019injectant dans la plante.Le virus, difficile à détecter au microscope électronique, mesure environ 30 nanomètres (30 millionmèmes de millimètre).Il fait la grosseur d\u2019une macromolécule mais ses ravages sont importants.Il bloque le phloème de la plante, le tissu très important qui conduit les produits de la photosynthèse vers les racines et vers les parties aériennes en pleine croissance.Le virus bloque en somme la tuyauterie de la plante.Les dégâts apparaissent chez l\u2019orge, l\u2019avoine, le blé sous forme de décolorations diverses et de nanisme.Dans l\u2019état actuel des connaissances, on ne connaît pas de moyens de s\u2019attaquer aux virus avec des produits chimiques, sauf un cas.Les efforts de lutte portent donc sur une meilleure connaissance du puceron vecteur et sur les moyens de rendre les plantes plus résistantes aux maladies.On fait appel à la phylogénétique.Le plus grand éleveur de pucerons au monde L\u2019entomologiste Comeau a trouvé un moyen de mieux étudier les pucerons et même de les élever en grandes quantités pour accélérer ses travaux.D\u2019ailleurs, il est probablement à la tête de la plus grande usine à pucerons qu\u2019on connaisse puisqu\u2019il peut en \u201cfabriquer\u201d des millions.Le problème n\u2019est pas d'élever des pucerons mais de les manipuler.Avant qu\u2019il ne trouve une recette magique fort simple qui a fait le tour du monde, M.Comeau prenait les pucerons un par un, pour les déposer sur les plantes à étudier.Ce sont de petits êtres gros comme la tête d\u2019une épingle, gluanu, verdâtres, jaunâtres, noirâtres, selon les espèces.Leur manipulation entraînait toujours des mortalités, le bris des ailes, des pattes, etc.Jusqu'au jour où il trouve une idée en changeant la couche de son enfant: pourquoi ne pas utiliser de la poudre de bébé?Depuis, la manipulation des pucerons est devenue.une histoire d\u2019enfant En laboratoire, on les élève en grandes quantités ce qui permet aux chercheurs de Sainte-Foy de faire des expériences à grande échelle pour trouver les plantes qui résisteront le mieux aux maladies causées par le virus transporté par le puceron.Une partie des fonds de ces recherches viennent du Centre de recherche pour le développement international créé par le gouvernement fédéral en 1970 pour faire des travaux sur les problèmes des régions du monde en voie de développement, sur les moyens d'ap-plication et d'adaptation des connaissances scientifiques, tech- niques et autres progrès économiques et sociaux de ces régions.En dix ans, le centre a approuvé plus de 1,300 divers projets de recherches.Des recherches à portée internationale Ainsi, à Sainte-Foy, les chercheurs de Agriculture Canada et de l\u2019université Laval travaillent sur des espèces de céréales venues d\u2019un grand nombre de pays pour tester et améliorer leur résistance génétique, notamment à la maladie de la jaunisse nanisante de l\u2019orge.Le matériel qu\u2019utilisent l\u2019entomologiste Comeau (Agriculture Canada) et le généticien Claude-André St-Pierre (université Laval) provient du Centre international d\u2019amélioration du mais et du blé à El Batan, au Mexique, et du Centre international de recherche agricole dans les zones arides à Aleppo, en Syrie.Dans un premier temps, les chercheurs Comeau et St-Pierre tentent de sélectionner parmi les 15,000 lignées génétiquement différentes les céréales qui résistent le mieux à la maladie.Puis, par des croisements interspécifiques, on améliore la plante.Ils ont été mis sur des pistes intéressantes en détectant une lignée d\u2019avoine sauvage provenant d\u2019Europe, d\u2019Afnque, et du Moyen-Orient.Par les essais en serres, sur le terrain et par inoculation artificielle de virus, ils ont pu classer comme résistantes plus de la moitié des lignées provenant de Tunisie, d'Algérie, du Maroc, de l\u2019Ethiopie, du Liban, de la Grèce, de l\u2019ouest de l\u2019Iran.La troisième phase des travaux sur laquelle travaille intensément le sélecteur de céréales St-Pierre vise à aller chercher dans les espèces indigènes les résistances génétiques qui permettront aux plantes de mieux résister au froid, à la maladie, aux insectes.\u201cOn croit, affirment les chercheurs Comeau et St Pierre, qu\u2019on va être capables de démontrer très clairement, cette année, aux cultivateurs, aux agronomes et au public que les lignées résistantes au virus fabriquées dans nos projets se comportent très bien quand il y a une épidémie sur les céréales\u201d.Dans un prochain numéro, le prestigieux magazine \u201cCrop Science of America\u201d fera écho aux travaux de ces scientifiques de Québec qui cherchent à identifier et à transmettre les gênes de résistance à la maladie des céréales.A ce stade, il apparaît que les méthodes efficaces de répression dans le cas du blé restent à perfectionner, ce à quoi travaillent les phytogénéticiens.Dans c« champ expérimental des céréales aux 15,000 variétés: le chercheur André Comeau de Agriculture Canada et le généticien Paul-André Saint-Pierre, de l'université Laval.Ce champ, situé en bordure de la route du Vallon, sur le campus de l'université, est protégé partiellement des oiseaux par de grands filets jaunes.¦ INTC H N ATlONAt (nouveau mobilier international) 231.rue St-Paul Québec 692-0762 SsgjgëF Mobilier de chambre à coucher 1 099$ Disponible immédiatement en gris et champagne (matelas non inclus) - Lit caisson 60\u2019 Ces pucerons sont gros comme la tête d\u2019une épingle.Leur taux de multiplication est phénoménal.Ce sont eux qui transmettent le virus aux céréales.Ils peuvent à l\u2019occasion voyager avec des courants d\u2019air et franchir jusqu'à 400 milles, d'où les orages périodiques de pucerons qu'on décèle parfois au Quebec.Des graminées sauvages pourraient servir à améliorer nos plantes par Claude TESSIER La fusion du patrimoine des plantes agricoles et des plantes indigènes est une des choses pensables et souhaitables au Québec Ce qu\u2019il faut, ce sont des photogénéticiens plus fondamentaux pour exploiter d\u2019ici l\u2019an 2000 de nouveaux champs de recherches.L\u2019agronome-chercheur Paul-André Saint-Pierre, professeur de phytologie à l\u2019université Laval et un des rares chercheurs québécois à travailler à l\u2019amélioration génétique des plantes, rêve du jour où, par exemple, les graminées sauvages du nord du Québec serviront à améliorer génétiquement les céréales d\u2019automne du Québec qui pourront ainsi mieux résister aux maladies.On doit à M.Saint-Pierre, ce généticien des plantes, la création de deux nouvelles vanétés de céréales, le blé Laval et l\u2019orge Sophie.M.Saint-Pierre croit, par exemple, que les potentilles pourront améliorer la fraise, le sorbier de l\u2019Un-gava contribuer au potentiel génétique de la poire et des pommes.Avec le chercheur André Comeau, de Agriculture Canada, M.Saint-Pierre estime qu\u2019il est temps de travailler sur la phylogénétique des espèces rustiques et adaptées à notre climat rigoureux pour les hybrider à d'autres espèces et en dé -canter les segrégants valables pour l'avenir de l'humanité.La phylogénétique est en intérêt croissant depuis quelques di zaines d\u2019années.Elle contribue à créer ou à mettre au point de nouvelles variétés de plantes qui pourront mieux répondre aux besoins et aux exigences de l\u2019homme.Le phy-togénéticien intervient sur le ba gage génétique des plantes (par le croisement) pour leur donner des pnorités ou des qualités plus intéressantes.M.Saint-Pierre croit que dans le cas de la jaunisse nanisante de l\u2019orge, une maladie virale des céréales, il sera possible de se servir du tritical comme pont pour transférer la résistance du seigle au blé.Le seigle a déjà une résistance à la maladie virale.Le tritical (blé + seigle) est un nouveau genre botanique créé par l\u2019homme.Par des croisements interspécifiques, on espère transférer la résistance à la maladie par le pont du tritical Dans le cas du Québec, ce serait intéressant pour l\u2019avenir des céréales d'automne parce qu'elles ont un haut rendement Le virus à l'origine de la jaunisse nanisante de l'orge mesure en réalité trente mllllonnièmes de millimètre.iviHiumn Nous avons réduit le prix de l'amaigrissement.Joignez-vous à WEIGHT WATCHERS dès maintenant et sauvez 8$ pour votre première séance et du coût d'inscription.Le programme \"Weight Watchers\" a prouvé que la dynamique de groupe et une alimentation raisonnable ont aidé des millions de personnes à perdre du poids.Et retenez bien ceci.Maintenant nous sommes en train de couper le prix du programme.Joignez-vous dès maintenant et sauvez $8 pour votre première séance et coût d\u2019inscription.Venez à Weight Watchers.Amincissez-vous pendant que le prix est lui aussi réduit.A compter de la semaine du 29 août, pour un temps limité Perdez votre poids une fois pour toute \u2022\tAucun contrat \u2022\tFrais d'inscription \u2022\tClassa hebdomadaire \u2022\tTotal ire clMse maintenant J jQ WEIGHT WATCHERS ® QUÉBEC 651-9224 Québ«c, L* Sot*!!, samedi 27 août 1983 Le Barreau canadien en congrès B-5 M.Bora Laskin, juge en chef de la Cour suprême, est un des invités de marque au 65e congrès du Barreau canadien.P«r Louis* LEMIEUX Ce ne sont pas les disciples de Thémis qui manqueront la semaine prochaine à Québec.Près de 2.000 avocats, avocates et leurs invités sont attendus lundi au 65e congrès du Barreau canadien, au Centre municipal des congrès.Cette année, les avocats, en provenance de tous les coins du Canada, discuteront sur le thème \u201cLes droits de la personne et les libertés fondamentales\u201d, avec comme toile de fond, la charte canadienne des droits et libertés.\"En 1983, il faut mettre les droits de la personne en relief.Ces droits sont négligés au profit de ceux de la collectivité\u201d a dit Me Yves Fortier, président du Barreau canadien, au cours d\u2019une entrevue téléphonique.Quels sont les droits du foetus fertilisé en milieu artificiel?Les parents par procuration doivent-ils adopter l\u2019enfant qu\u2019une autre femme a porté pour eux?La nouvelle loi de l\u2019accès à l\u2019information donne-t-elle le droit d\u2019obtenir des renseignements sur un autre citoyen?La création d\u2019un service canadien de sécurité vient-elle en contradiction avec la charte des droits et libertés?\u201cAvec l'avènement de l'informatique et de nouvelles lois comme celle de l\u2019accès à l\u2019information, il faut s'interroger pour éviter que des droits individuels soient bafoués\" précise M.Fortier.Des Invités d* marque et dos enfants Le ministre canadien de la Justice, Mark MacGuigan.celui du Québec.Marc-André Bédard.le procureur général des Etats-Unis, William French Smith, le bâtonnier des avocats à la cour de Pans, Bernard du Granrut, le juge en chef de la Cour suprême, Bora Laskin, seront présents à l'une ou l\u2019autre des activités du congrès Sans compter les spécialistes de renommée\tin- ternationale.comme le Dr Patnck Steptoe, de Cambodge en Angleterre et le Dr Jacques-Emile Rioux, de Québec, tous deux experts dans le domaine des naissances par procuration.Dans le but d'attirer aussi les invités des avocates et avocats, on choisit des thèmes de discussion intéressant la population en général Depuis quelques années, on n\u2019organise donc plus de programmation spéciale \"pour les femmes des congressistes\u201d, explique Me Georges N.Parent, président du comité organisateur de cette 65e assemblée annuelle \"Mais on n'empêche personne d'aller ma gasiner\" lance t-U à la blague.La programmation spéciale est réservée aux enfants et adolescents des congressistes: visite au zoo, journée au centre plein air La Vigie, au Village-des-Hurons et à nie d\u2019Orléans.Les 300 jeunes ne risquent pas de s\u2019ennuyer pen dant que les parents discuteront de choses sérieuses Même si au dernier congrès tenu à Québec en 1975, ils étaient 2.500 participants.M.Parent se dit satisfait de la présence de 2,000 participants cette année.Il faut tenir compte du coût moyen de $3,000 par couple pour participer à une telle manifestation.Durant toute la durée du congrès, quelque 80 avocats et notaires donneront des consultations gratuites aux citoyens, à l'étage des boutiques.Place Québec Çfâ COLLÈGE D\u2019ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET PROFESSIONNEL FRANÇOISXAVIER-GARNEAU Subvention de $52,000 pour un groupe de recherche L'étudiant en génie mécanique de l\u2019université Laval Francis Villeneuve a révélé hier à Sainte-Foy que les gouvernements fédéral et provincial avaient souscrit $52.000 en subventions pour aider le Groupe de recherche en conception mécanique et industrielle du Québec I ne.à poursuivre ses objectifs.Cet organisme sans but lucratif regroupe à l\u2019université Laval 80 membres qui cherchent à améliorer leur statut d\u2019étudiants en génie par la réalisation de projets en prolongement à leurs cours.Ils ont créé, sous la supervision de professeurs de l'université et d\u2019ingénieurs de l\u2019industrie, des services d\u2019ingénierie à leur mesure.A Place Laurier, le groupe montre comment l\u2019énergie solaire peut servir à chauffer les piscines, les chalets et les maisons.Une autre équipe a fait le bilan de l\u2019énergie d\u2019une usine tandis que d'autres se livrent à des mesures de tension sur des prothèses dentaires.A la petite et moyenne entreprise, ils offrent des services de design et de conception mécanique.COURS AUX ADULTES Session automne \u201983 INSCRIPTIONS: 30,31 août I LÆ *y\t^ .-v' ^ v\"* ?de 13h30 à 16h30 18h00à 21h00 .A A / U Le Soleil, Jeon-Morie Francis Villeneuve, étudiant en génie Villeneuve 1 er septembre de 13h30 à 16h30 DÉBUT DES COURS: semaine du 19 septembre à 19h00 DURÉE DE LA SESSION: 13 semaines Les conseillers au choix de cours seront disponibles lors des inscriptions.CEGEP FRANCOIS-XAVIER-GARNEAU 1660, BOUL.DE L\u2019ENTENTE SILLERY, QC TEL.: 688-8310, POSTE 245 OU 219 Jeunes gens! Jeunes filles! Adultes! COURS DU JOUR OU DU SOIR Cours commercial régulier Secondaire III, IV, V ou Matières à votre choix \u2022\tAnglais \u2022 Arithmétique \u2022 Dactylographie \u2022\tFrançais \u2022 Comptabilité \u2022 Sténographie Certificat du ministère de l\u2019Education Attention spéciale aux adultes ECOLE COMMERCIALE BLUTEAU 475, de la Canardière TéL: 524-3215 Période de 15 jours accordée à titre d essai.Bureau: 9h à 20h30 Vente 4e anniversaire à compter de lundi i\\ ù A v.de rabais sur plusieurs autres groupes de lingerie en magasin I thi /Un lot de ROBES DE NUIT en polyester SPECIAL Silhouét PLACE CARTIER SEULEMENT -, 529-9408 Hou! Hou! VOUS NE SAPEZ PAS QUOI On a du Pepsi.PEPSI-COLA Diet Pepsi - Pepsi Déca, Format 750 ml 6/3,29! dépôt ûn a aussi du chocolat Rowntree 'tTiT^v 7 \u2019Ay ^ JOV TABLETTE DE CHOCOLAT Aéro - Coffee Crisp - Kit Kat Smarties - Mirage Format régulier SS0 l\u2019unité Cette offre est en v gueur Jusqu\u2019au 16 septembre 1983.Près de 200 magasins à la grandeur du Québec.Nous nous réservons le droit de limiter les quantités.US or«>.NN{uRS mm\tm proi/i-soir sa B-6 LACTION 14 courts de tennis et 4 de badminton, centre de conditionnement Nautilus, mur d'exercice, bains tourbillon et saunas, garderie, bar et salle a manger, boutique Performances Sports.TENNIS Vous chercher un partenaire'\u2019 Nous avons plus de 30 ligues organisées de tous les calibres1 Vos entants'\u2019 Ecole de tennis du ciub Avantage par Jacques Hensset, l une des plus reputees de la province BADMINTON Jean-Claude lapnse vous invite a visiter nos installations \u2022\tTrace de terrains clair, sans superposition de lignes \u2022\tPlus de tO ligues organisées tournois, cliniques Vous ne retourne-rez pas dans une polyvalente1 RACQUETBALL ET SQUASH Entente de service avec le club Entrain Modalites de Tentente a voir sur feuille d'inscription GRATUIT CARTE INVITÉ TENNIS ou BADMINTON ! Cette carte permet a deux personnes de louer au tennis ou au ' badminton comme invite au club Avantage au tant régulier du club I sans avoir a defrayer le tarif d'mvite (échéance 11 septembre) |\tTARIf HORAIRE A PAYER NOUVEAU r \\ m Venez bénéficier de l'expérience de nos spécialistes en matière de conditionnement physique dans notre nouvelle succursale entièrement aménagée, située a l\u2019interieur du club Avantage \u2022 Programmes individualisés \u2022 Circuit complet d'appareils Nautilus \u2022 Accessibilité en tout temps (80 h/sem) sans réservation \u2022 Surveillance constante * OO* CLUB K TEnniS & & 1080, rue Bouvier, C.P.7487, Charlesbourg 627-3343 if- LE SOLEIL VOUS OFFRE L\u2019OPPORTUNITE D\u2019OCCUPER UNE PLACE DE CHOIX DANS SON CAHIER SPECIAL BUE LE 24 Tôlière rédactionnelle mettra l\\ achat, la décoration intérieure, son et au terrain en prévision ck ipements de loisir, etc.Si voti ndfseé et services dans ces do enseignement Vndfé Dumont.ir André aux détaillants, à 647-3435 Dale limite pour mtm&M 'Xf'-T-\u2019 TéTcT; Hi Une annonce dans \"VOTRE FOYER\"., une bonne façon d'attirer l\u2019attention sur votre commerce.LE SOLEIL v B ¦i ¦ BHH ¦¦ Québec, Le Soleil, samedi 27 août 1983 Le club de Réforme vendu aux pères rédemptoristes per Réjean LACOMBE et Jean MARTEL Le Parti libéral du Québec vient de vendre l'édifice abritant le club de Réforme de Québec aux pères ré-demptonstes.Situé rue Bnand, tout près des plaines d'Abraham, l'édifice servira à loger les religieux de la communauté qui sont encore aux études.On n'a pas voulu dévoiler le montant exact de la transaction, mais le prix de vente serait de l'ordre de $200,000 Reste à savoir si les libéraux auront un autre club.M.Jean-Pierre Gignac, directeur du club de Réforme, a déclaré qu'il faudrait attendre l\u2019élection du nouveau chef du parti, en octobre, avant qu'on prenne une décision 4 ce sujet.Quant au supéneur provincial des rédemptoristes, le père Marc-André Boutin, il prévoit que.dans quelques années, la résidence de la rue Bnand accueillera une vingtaine de religieux.Dès novembre 1983, sept religieux aux études et une équipe de formation de cinq pères y demeureront.Le père Boutin a affirmé que la communauté des rédemptoristes (qui animent le sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré) est favonsée au chapitre des vocations.En effet, quatre religieux ont été ordonnés prêtres cette année; d\u2019autre part, le noviciat compte quatre novices, et un autre groupe se prépare à commencer le noviciat.A quoi le père Boutin attnbue-t-il ce fait?Bien sûr, dit-iL il y a la grâce de Dieu.Il y a aussi deux autres faits qu'il a mis en évidence.D'abord, la vocation de la communauté des rédemptoristes a été plus clairement définie; ensuite, il y a eu un grand effort d\u2019ammation à l'intérieur de la communauté, de telle sorte que la vie fraternelle et apostolique s\u2019y est développée.Les candidats qui frappent à la porte de la communauté savent à quoi ils s\u2019engagent et consutent que le milieu de vie est positif.Une association maintient la mémoire du chanoine Groulx par François ROY Il y a 35 ans cette année, les Québécois acclamaient l\u2019adoption de leur drapeau fleurdelisé.L\u2019un des protagonistes ayant le plus oeuvré pour obtenir ce drapeau qui, à ses yeux, devenait la plus solennelle affirmation du fait français en Amérique, fut bien sûr le chanoine Lionel Groulx, historien célèbre de chez nous.\u201cIl est bien connu que lorsque l'abbé Groulx a lancé dans une de ses conférences en juin 1937, \u201cNotre Etat français, nous l\u2019aurons.\u201d il avait créé bien des émotions au Québec\u201d, déclarait au SOLEIL l\u2019autre jour Me Armand Maltais, ancien député de l\u2019Union nationale et depuis sept ans déjà, président de la corporation \u201cLes amis de Lionel Groulx\u201d Le Soleil, Jacques Deschtnts C\u2019est avec émotion que Me Armand Maltais raconte les moments passés avec le chanoine Lionel Groulx qui.par son ardente fidélité canadienne française avait contribué à faire adopter le fleurdelisé comme drapeau national des Québécois en 1948.Au cours d\u2019une entrevue, M.Maltais expliquait brièvement que ce groupement avait été mis sur pied pour au moins trois grandes raisons: d\u2019abord faire connaître le chanoine Groulx, propager son en- seignement et ses principes et enfin pour inciter les groupes et la population à lui élever un monument commé- Une perspective d\u2019avenir.Li~r< * /i 4 oe\"cSr(Xe 'J°ue nou^'e^ous '\tx COMMISSION OC FORMATION PROFESSIONNELLE La Commission de formation professionnelle est formée de représentants des employeurs et des travailleurs de differents secteurs de l industrie et des services Elle participe à I elaboration et I administration des nombreux programmes de formation professionnelle De plus, la Commission de formation professionnelle voit a susciter I initiative et l engagement des differents partenaires sociaux par des mécanismes de consultation.appelés comités consultatifs régionaux.Vous êtes insatisfait de votre emploi?Vous desirez accroître vos competences9 La Commission de formation professionnelle vous propose des cours de formation generale et professionnelle Pour tous vos besoms de formation professionnelle, de recyclage ou d adaptation au marche du travail communiquez avec la Commission de formation professionnelle en composant 687-1265 COMMISSION DE FORMATION PROFESSIONNELLE 1010.rue Borne QUEBEC (Quebec) G1N 1L9 moratif autant que possible dans l\u2019environnement du parlement.A la présidence M.Maltais qui fêtait tout récemment ses 70 ans, avait fait son entrée victoneuse sur la scène politique provinciale en 1956, quand il avait été élu député de Québec-Est (devenu Limoilou) sous les couleurs de TUnion nationale du temps du premier ministre Maurice Duplessis.Il s\u2019est retiré de la politique en 1970 après avoir été défait.En 1976 il acceptait la présidence de la corporation Les amis de Lionel Groulx succédant à M.Bernard Martel.11 laisse entendre qu\u2019il apprécierait maintenant que du sang nouveau prenne la relève.\u201cJ\u2019ai connu personnellement le chanoine Groulx à maintes occasions même si je n\u2019étais pas un de ses intimes.C'était un homme admirable, d'une personnalité marquante.Pour cette raison nous nous réunissons chaque année en janvier depuis 1978, pour rendre hommage à celui qui fut et demeure une gloire nationale.Par exception au printemps nous avions organisé un grand\tbanquet commémoratif du 35e anniversaire de notre drapeau, auquel ont participé notamment Mgr Louis-Albert Va-chon, archevêque de Québec, le ministre des Communications, M.Jean-François Bertrand, représentant du gouvernement du Québec, et nombre de personnalités qu\u2019il serait mieux de ne pas nommer de crainte d\u2019en oublier\", disait M.Maltais.L'histoire de notre pays A la même occasion son épouse vantait la riche bibliothèque sur l\u2019histoire du pays entier qu\u2019avait possédé le chanoine Groulx et dont la garde était maintenant assumée par sa nièce.Mme Juliette Rémillard, également représentante de la Fondation Lio-nel-Groulx.Ajoutait M.Maltais: \u201cLe chanoine Groulx a été si l\u2019on peut dire, le catalyseur des aspirations constantes de ses compatriotes qui ont voulu affirmer le fait français en Amérique.Il a été un maître à penser pour les nôtres.Je l\u2019avais connu à Maria, en Gaspésie, et plus tard alors que j\u2019enseignais au classique au collège Saint-Jean-de-Brébeuf à Montréal.A noter que le chanoine Groulx a été le titulaire de la première chaire en histoire de l\u2019université de Montréal\u201d.Et M.Maltais de conclure: \u201cIl ne faudrait pas oublier cependant le nom de M.Léandre Fradet qui a été l'instigateur de notre groupe, la cheville ouvrière, et que tous ceux qui désirent se joindre à nous, peuvent le rejoindre chez lui au 1265, 3e Avenue, G1L 2X8 ou en téléphonant à 529-4301\". »?4 \u2022 4>t¦< Qu*b«c.Le Soletl, samedi 27 août 1983 Ouellette discutera de la dépollution du lac St-Augustin B-7 par Raymond GAGNE Le ministre de l'Environnement du Québec, Adrien Ouellette, tient à rencontrer lui-même tous les intervenants dans le dossier de la dé-pollution du lac Saint-Augustin.\"Ça se fera au plus tard la semaine prochaine\u201d, a dit le ministre.M.Ouellette a dit qu\u2019il était possible que des corrections puissent être faites au lac Saint-Augustin.Répondant à la question à savoir s\u2019il émettrait une ordonnance contre la ville de Sainte-Foy obligeant de cette façon la municipalité à solutionner le problème de pollution qui détériore sensiblement le lac Saint-Augustin, comme le lui demandait de le faire le président de l'Association des riverains M.Marcel Filteau, le ministre a dit qu'il croyait plus à la concertation qu'à la coercition.Le maire Lavoie Le maire de Samte-Foy admet que le problème du lac Saint-Augustin est séneux.Mais il y voit non pas un mais deux problèmes: celui du lac et celui des riverains.\u201cLe lac, c\u2019est une chose, dit-il et les riverains en sont une autre.\u201d Le maire Lavoie juge qu\u2019avant de régler le problème du lac, il faut solutionner celui des riverains.\"Les riverains, fit-il remarquer, se sont d\u2019abord construit des résidences saisonnières, sans permis.Par la suite, ils en ont fait des résidences permanentes encore sans permis.\" Le maire a ajouté également que les rues actuellement carrossables autour du lac n'appartiennent pas à la municipalité.\"Il faudra que ces rues reviennent à la ville et qu elles soient aménagées selon les normes habituelles.Ça aussi devra être réglé avant que le problème du lac soit considéré \u201d Le maire Lavoie déléguera un ou des représentants à la rencontre que veut organiser le ministre de l\u2019Environnement Adnen Ouellette dans le courant de la semaine prochaine.Il a clairement précisé au ministre que ce dernier était libre de réunir les intervenants quand il le voulait mais que le maire de Sainte-Foy avait des engagements qui le retiendraient à l\u2019écart de cette question pour les trois prochaines semaines.\"D'ailleurs, a dit M.Lavoie, j'avais déjà dit aux gens du lac Saint-Augustin que ce dossier était reporté à la fin de novembre 1983.Ce qui a été dit reste diL\u201d Pêche commerciale de la truite mouchetée Des biologistes voient un danger dans l\u2019espace par Raymond GAGNE \"Il n\u2019existe à l\u2019heure actuelle aucune méthode fiable permettant de différencier une prise d'origine sauvage d'une prise ongmant d\u2019un élevage\u201d.En faisant cette constatation, l\u2019Association des biologistes du Québec déclare qu\u2019elle s'opposera à la commercialisation de toute espèce sauvage y compris l\u2019omble des fontaines (truite mouchetée) tant et aussi longtemps que le ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche n\u2019aura pas mis au point des outils scientifiques permettant de discerner hors de tout doute les prises d\u2019origine commerciale des pnses d\u2019origine sauvage.Les biologistes se disent déçus de n\u2019avoir pas été invités à présenter leur point de vue au cours de la commission parlementaire chargée d\u2019é-tudier le projet de loi numéro 9 la conservation et la mise en valeur de la faune.Selon l\u2019ABQ.et dans les conditions actuelles, il y a lieu de craindre que la commercialisation de l'omble des fontaines n'ouvre la porte au braconnage et à la surexploitation des populations sauvages de cette espèce Les biologistes déplorent également le fait que le projet de loi sur la conservation de la faune ne comporte pas de disposition concernant la protection des habitats et la protection des espèces menacées.Par contre, les biologistes se disent extrêmement satisfaits des précisions qu\u2019apporte le projet de loi numéro 9 concernant la définition et le statut des réserves fauniques.qui peut se passer d\u2019un AM/FM/CASSETTES/STEREO! 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