Le soleil, 13 août 1984, Cahier D
[" 10,000 FANS ACCLAMENT LE LIBERTAD Le plus grand voilier-école militaire au monde, le Libertad, long de 104 mètres, est arrivé hier à Québec.Pierre Pelchat raconte en pages D-2 et D-3.LE NORDET TERRASSE LA GRANDE SCÈNE Les spectacles qui devaient être présentés samedi et hier sur la Grande scène flottante dans le Vieux-Port ont dû être annulés à cause de problèmes techniques.Léonce Gaudreault fait le point en page D-2.W LE SOLEIL QUEBEC, LUNDI 13 AOUT 1984 & WiSSll TV 'ne cinquantaine â^embarcationi mmti s par des v.igue pfusd\u2019u ¦ ¦ * '¦»¦ '¦Wm- m m La terrasse Dufferin était un excellent point d'observation pour voir arriver le Libertad.Plusieurs milliers de personnes ont pu admirer le magnifique grand O voilier.\tcj D-4 Québec.Le Soleil, lundi 13 août 1984 e t » t Beaucoup de visiteurs ont pris d'assaut le port TAG du bassin Louise au cours du dernier week-end.H 5?^* « ,&*¦ K ® Heureusement quej\u2019oi\t.mon InterI v\tr''* èï'* X^c'^ ^ TIRAGE VENDREDI PROCHAIN Pour 2$ seulement, un gros lot de 250 000 $.Et beaucoup de façons différentes de gagner.?loto-quebec 34 voiliers derrière l\u2019étroite première ligne de départ 4 (PC) \u2014 Le départ de la Trans- coureurs, ce serait tout simplement at TAG promet d\u2019être l\u2019un des spec- l\u2019enfer\u201d, explique un porte-parole de tacles les plus éblouissants de toutes la Transat TAG.les courses transatlantiques des der- 11 se pourrait toutefois que la nières années.Il sera aussi l\u2019un des direction de la course reporte le plus angoissants pour les coureurs, départ au lendemain, si les condi-notamment parce que pas moins de lions météorologiques devaient s\u2019a-34 voiliers se trouveront derrière vérer nettement défavorables pour l\u2019étroite première ligne de départ, les coureurs.Mais ils hésiteront cer-entre Québec et Lévis.\ttainement longtemps avant de re- _,.\t,\t,\t, mettre à lundi un spectacle, qui, S\" ^ a qu un petit vent de dimanche, ferait peut-être courir un moins de cinq noeuds, comme ven- ^ demi-million de visiteurs à Qué-dredi, ce sera tout simplement la bec.catastrophe.Sans vent, les skippers de ces engins de course n\u2019ont pas de C\u2019est une décision du comité contrôle sur leur bateau, qui ne technique de la Transat TAG, prise manqueront pas de déraper et d\u2019en- samedi, qui a pour effet de placer trer en collision les uns avec les autant de concurrents en première autres, craint-on.\tligne: tous ceux qui se sont inscrits aux essais de vitesse seront placés Et si, au contraire, il y a de grands en première ligne, a-t-on décidé.Et vents de face, venant du nord-est, ils sont 34.comme samedi, ce sera aussi dramatique.\"Bien sûr, pour le public, Quant aux 16 autres concurrents, ce serait spectaculaire et, bien sûr, ils seront sur la deuxième ligne de les commanditaires seraient ravis de départ, soit 1.2 mille nautique der-faire les manchettes, mais, pour les rière les premiers.Le départ de la Transat TAG sera l'un des plus angoissants pour les coureurs.>.» rrv Merci Betty Carter! + Il faisait froid en fin de semaine, nous le savons tous.Surtout nous qui étions aglutinés, hier soir, sur la \u201c440\u201d autour de la scène de l\u2019Agora du Vieux-Port pour entendre (et pour plusieurs réentendre) la grande dame américaine du jazz Betty Carter.Léonce GAUDREAULT Le vent frais de la \u201cmer\" soufflait fort, s\u2019insinuait en vous tan- dis que cette voix noire venue du Sud venait à son tour insuffler une chaleur humaine, dense, pénétrante, que rien n'aurait pu re- La voir, c'est aussi l'entendre.froidir.Il est tard et j'ai les extrémités des doigts encore froides.Un court mot pour témoigner du passage à Québec de cette vibrante voix du jazz, l\u2019une des dernières de sa classe, dit-on, devant le peu de relève qui pointe à l'horizon.Elle était accompagnée d\u2019un bon trio formé de Beny Green au piano, de Tarik Shah à la contrebasse et de Winard Harp à la batterie.Betty Carter était venue ici il y a plusieurs, même plusieurs années de cela, a-t-elle rappelé, alors qu\u2019elle était au début de sa carrière.Etonnamment, Québec faisait alors déjà partie du circuit Detroit, Toronto et Montréal.Elle pourrait ne pas revenir de sitôt.On pourra toujours se rattraper et l\u2019écouter sur disques.Sa voix suffit.La voir sur scène est toutefois un privilège.Madame Carter n\u2019est pas qu\u2019une voix, elle est jazz, toute entière.Tout son être, son regard, son visage, sa bouche, son corps nous donnent des signes tangibles de ses intimités avec cette musique.Et quelle générosité avec son public, surtout en ces deux grands soirs de vents marins.Il est préférable que je m'arrête là, pour ne pas affadir cette rencontre exceptionnelle, tellement forte que j\u2019ai récidivé hier soir en faisant l\u2019école buissonnière.\u201cJ'ai donc tardé à monter au Pigeonnier, à la haute ville pour y entendre Daniel Seff, Geneviève Paris et Marie-Michèle Desrosiers.Trop tard pour vous en faire un compte rendu.Mais on a plus de chance de revoir Geneviève Paris et Marie-Michèle Desrosiers, que Betty Carter.& Bravant le froid, quelques milliers de Québécois sont venus entendre, hier soir Marie-Michèle Desrosiers.Avant de céder la scène à Marie-Michèle Desrosiers, au Pigeonnier, trois artistes de belles qualités, Daniel Seff, Geneviève Paris et Geneviève Paris (à gauche) a chanté avec elle une chanson de Joni Mitchel.Québec, Le Soleil, lundi 13 août 1984 D-5 D-6 Québec, Le Soleil, lundi 13 août 1984 Fin de randonnée pénible pour les Grandes Allées Navrante arrivée des canoteurs OC Wm - ^ v VI ¦« ï; I 4.¦A mh 4 Si la folle équipée des 200 canoteurs des Grandes Allées a compromis l'ultime ralliement du sieur D\u2019Iberville et de ses fiers compagnons, le défilé des 35 soldats de la compagnie Franche de la Marine, la garnison du vieux fort Sainte-Hélène a sauvé le spectacle du 450e anniversaire de la découverte de la Nouvelle-France en faisant revivre des manoeuvres militaires historiques sur les quais en face des silos.ægrsj» par Isabelle JINCHEREAU La garnison de la compagnie Franche de la Marine a revigoré le spectacle plutôt navrant l'arrivée des Grandes Allées.de Charlevoix et les mâts de la marine française 4 (PC) \u2014 La région de Charlevoix a produit les mâts des navires de la marine française durant plus de 65 ans, au 18e siècle, et cette industrie a été le moteur du développement de Baie-Saint-PauL par Bernard RACINE L\u2019industrie avait débuté avec l'arrivée, à l\u2019automne de 1693, sous la direction du sieur Noël, écrivain principal de la marine, d'une vingtaine de bûcherons qui s\u2019étaient installés au bord de la rivière du Gouffre, à une quinzaine de milles de son embouchure, raconte le Bulletin des Recherches historiques dans son numéro de décembre 1934.A ce moment, il existait à Baie-Saint-Paul un moulin, datant de 1685, propriété du séminaire de Québec et produisant chaque année 25 milliers de planches, une maison et quatre cabanes pour abriter les ouvriers.En 1687, trois industriels, les sieurs Ha-zeur, Grignon et Delorme, avaient établi un moulin à La Malbaie.C\u2019est le sieur Hazeur qui, le premier, a eu l\u2019idée de cette industrie.En 1690, le moulin de Hazeur ayant été pillé par les troupes de l'amiral Phipps, qui s\u2019en venaient attaquer Québec, M.Hazeur avait écrit à l\u2019intendant Champigny pour demander de l'aide et avait vanté la qualité des pins de la région de Charlevoix.M.Hazeur avait souligné que la marine utilisait des pins des Pyrénées, qui n\u2019avaient pas la qualité des pins de Charlevoix.La suggestion du sieur Hazeur avait reçu l\u2019appui de l'intendant et était arrivée à Paris à un moment où la marine était aux prises avec des difficultés de transport du bois de pin provenant des Pyrénées.Le roi avait immédiatement accordé une somme annuelle de 8,000 livres en vue de l\u2019établissement d\u2019une industrie de mâts à Baie-Saint-Paul.Deux charpentiers de navires accompagnés d\u2019un guide étaient venus à l\u2019été 1691 visiter la région en vue de trouver des pins d\u2019une taille suffisante pour l'usage auquel on les destinait.Dans leur rapport, les deux inspecteurs avaient révélé qu\u2019ils avaient trouvé en quantité à Baie-Saint-Paul et à nie aux Coudres des pins de qualité supérieure à ceux des Pyrénées.Et comme preuves, ils avaient rapporté cinq mâts de pin rouge et des planches.COMMANDE La marine française fut impressionnée puisque l\u2019industrie était lancée dès l\u2019automne de 1693, avec le premier mandat de préparer 50 mâts et 7,000 à 8,000 espars.Les chantiers se tenaient l'hiver et les bûcherons recevaient 60 livres pour chaque mât.Les pins devaient avoir 75 pieds de longueur et de 30 à 35 pouces de diamètre à la base.L\u2019intendant fournissait le matériel nécessaire au flottage des pièces jusqu'au fleuve où elles étaient chargées sur des navires.En 1694, une centaine de mâts étaient sortis de Baie-Saint-Paul, mais le coût avait été plus élevé que prévu et le ministre de la Marine de France avait envoyé des inspecteurs visiter les forêts d\u2019Àcadie, qui avaient l'avantage d\u2019être plus près de la France.Ces inspecteurs s\u2019étaient rendus compte que malgré cet avantage, des mâts faits de pin d\u2019Acadie coûteraient encore plus cher que ceux de Baie-Saint-Paul.L\u2019industrie avait attiré des gens à Baie-Saint-Paul, dont la population, en 1695, s\u2019élevait à une cinquantaine de personnes à part les équipages de navires qui venaient prendre des cargaisons.En 1701, le gouverneur Callières a retiré la direction de l\u2019entreprise à M.de Ramezay, qu\u2019il a accusé de mauvaise administration.Celui-ci s\u2019est alors tourné vers l\u2019industrie du bois de sciage et a ouvert plusieurs moulins dans la région de Baie-Saint-Paul.Le grand problème restait le transport qui n\u2019a été bien établi que sous l\u2019intendant Bé-gon alors que l\u2019industrie a connu son ère de prospérité.La marine de France qui voulait encore plus de mâts a envoyé, en 1724, une nouvelle mission en vue d'augmenter la production.Le groupe a visité La Malbaie, l\u2019île aux Coudres et Les Eboulements avant de revenir à Baie-Saint-Paul et d\u2019arrêter son choix sur trois pinières situées sur les bords de la rivière du Gouffre.Malgré que l\u2019opération ait souvent été marquée d\u2019incendies désastreux, l\u2019industrie des mâts connut la prospérité jusqu'à l\u2019arrivée de l\u2019intendant Bigot.Probablement en vue de s\u2019attirer des pots-de-vin, il a interdit l\u2019exportation des produits du bois sans sa permission.La décision a sonné le glas de l'industrie des mâts de Charlevoix, quelques années avant la conquête anglaise.Boudant l\u2019arrivée escamotée des canots, la foule, pou nombreuse s\u2019est réglée avec les démonstrations de tir de mousquet, des charges à la baïonnette et de la musique d\u2019ambiance.Pendant ce temps, les pagayeurs, épuisés, trempés, grelottants, s'emenaient devant l\u2019Agora avec leurs bagages, racontant leurs exploits durant leur bain forcé dans le fleuve, en attendant la consigne de leur hôte.L\u2019expédition les Grandes Allées, subventionnée par le Commissariat général aux célébrations 1534-1984, était organisée par la Fédération qué- bécoise du canot-camping et le Centre d\u2019animation du patrimoine du Canada français.Elle soulignait le 450e anniversaire du Québec en faisant converger 150 canots de 4.9 mètres et 35 ra-baskas de 7.7 mètres, répartis dans 14 délégations, vers Québec.Certains partaient d\u2019Abitibi, d'autres du Lac-Saint-Jean, de l\u2019Outaouais ou de la Gaspésie pour un périple de plus de 1,000 km sur l\u2019eau, campant ici et là, au gré de l\u2019accueil des populations visitées.Les Grandes Allées est une activité de laquelle est exclue toute compétition, ses participants étant des amateurs occasionnels.Elle rappelle qu\u2019il y a 450 ans, lors de l\u2019arrivée des premiers voiliers au pays, les canots ont permis aux explorateurs de pénétrer dans les terres.Au cours de la randonnée, les canotiers bénéficiaient d\u2019un temps d\u2019arrêt pour découvrir les lacs et rivières environnants.L\u2019éclaireur de l\u2019expédition, Pierre Le-moyne, d\u2019Iberville, précédait le défilé, à bord de son canot géant de 13,5 mètres, pesant 405 kilos et conçu pour 40 personnes.Annonce ta petite chronique du Tortillard CHANSON SUR LE TORTILLARD: (écrit au complet en lignes de vers) Composé par Pauline Vézina, de l\u2019Ange-Gardien et chanté par l\u2019auteur à bord du train le 8 août 1984.(sur l\u2019air de: \"Sur la route de Berthier\") 1er couplet: Sur la Côte de Beaupré (bis) Il y avait un petit train (bis) Et qui roulait (bis) Et qui roulait (bis) Et qui roulait vers Charlevoix Par une belle journée d'été.Refrain: Ah! que la vie est belle, belle Qua la vie est belle sur le Tortillard 2e couplet: Quand on le voit passé (bis) Que de beaux souvenirs (bis) Tu nous rappelles (bis) Tu nous rappelles (bis) Tu nous rappelles beau Tortillard Qu'il fait bon de te revoir.Refrain 3e couplet: A présent qu'il est revenu (bis) On ne se quitte plus (bis) A Tan prochain (bis) Beau Tortillard (bis) A l'an prochain beau Tortillard Et ce n'est qu'un au revoir.Groupe des Fermières de l'Arige-Gardien vous communiquerons au fur et à mesure le nom des municipalités et organismes qui soutiendront l'action de la Chambre de Commerce du Québec Métropolitain.LES JOURS REMPLIS ET LES JOURS MOINS REMPLIS LA PÉTITION COMMENCE À DONNER DES RÉSULTATS La Chambre de Commerce du Québec Métropolitain, sous la signature de son président, Monsieur Vincent Marceau, a demandé aux municipalités de la grande région de Québec de signer une pétition en faveur de l'utilisation future de la voie ferrée Québec - Charlevoix à des fins touristiques et récréatives.Déjà trois villes ont apporté leur appui: Ste-Anne-de-Beaupré, l'Ange-Gardien et Château-Richer.Nous les remercions et nous une gracieuseté de G proifino Les journées de jeudi et vendredi de cette semaine sont relativement calmes.pour l\u2019instant.Demain il reste encore des billets, mercredi un peu moins.En fin de semaine c\u2019est vraiment complet.Tandis qu'à compter du lundi 20 août, et jusqu\u2019au 2 septembre, à l'exception des fins de semaine, il y a beaucoup de places disponibles.Le lundi 3 septembre, fête du travail et dernier jour du Tortillard, ce sera un voyage de clôture très très spécial.nous vous en reparlerons.Billets en vente dans les hôtels, les kiosques d\u2019information touristique, les agences de voyages, à la gare d'Estimauvilte le matin même du départ et à nos bureaux.Pour informations: (418) 648-1566 E< I '¦ ' .¦ .\u2022 u< WÊËÊËÊKÊIKÊÊÊÊ ¦ t A ¦ i\t¦fK ^9i jümHIé > \u2022?* \\ !Nii ^ 3PV^ -yA w* ¦Iillrtif p*»» «#**#**% r v 8 OitiSi, Mi ypp ¦ **zy*~* mm Chaque canot transportait entre 2 et 10 personnes.Certains ont pu rebrousser chemin et regagner leur port d'attache à Saint-Romuaid.en attendant l'accalmie.Les canoteurs tempêtent Ils se souviendront de Québec + Les 600 canoteurs des Grandes Allées ont adoré d\u2019emblée leur expérience de vie communautaire en pleine nature et auraient bien voulu prolonger leur voyage, qui a pris fin hier.Mais le piètre état des eaux du fleuve a freiné bien des élans.Jeena Frigault, de l'équipage du rabaska de Saint-Jérôme en sait quelque chose, elle qui veut se spécialiser en technique des eaux.\u201cLe fleuve est dégueulasse.Les algues flottantes, les anguilles mortes, voilà les ravages causés par les tuyaux d\u2019égout dégoulinant au milieu des eaux.Il y a au moins trois épaisseurs de liquides jaunâtres\u201d, s'exclame-t-elle, dégoûtée par tant d\u2019indifférence.Si elle loue l\u2019accueil reçue dans chaque ville parcourue, elle a moins apprécié le site de cam- worn* h.pement de Sainf-Romuald, un sol en friche peu confortable pour des muscles endoloris.Mais elle n\u2019a que des félicitations à faire à son équipe inexpérimentée, de Sainte-Marguerite, qui a tenu admirablement le coup dans l\u2019embarcation louée de 7.5 m, qui a failli chavirer trois fois samedi.Deux des dix voyageurs ont laissé leur emploi pour ce périple.Marcel \u201cKid\u201d Sauvé, membre ^Tj Jeena Frigault et François Brazeau, deux barreurs de Saint-Jérôme se sont laits des bras samedi.de l'expédition de Valleyfield n\u2019y va pas de main morte en sermonnant la Garde côtière pour son intervention plutôt lente sur les eaux déchaînées du fleuve.\u201cSe tenir agrippé 15 minutes après un canot en furie, c\u2019est un h.de contrat.On était 12 dans le rabaska et on a eu chaud\u201d, dit-il.Mario Roy et Hélène Larose de l\u2019équipe de la Gaspésie, en ont vu de toutes les couleurs en re- ii montant le fleuve depuis le 18 juin.Le froid, la pluie, la marée trop basse, la vase, les belugas les ont endurcis.Surtout Hélène, responsable de la baleinière, suivant le canot avec tout l'équipement et qui a perdu de vue ses 6 coéquipiers plus d\u2019une fois dans la brume.par Isabelle J INCHERE AU Un des chefs d\u2019expédition, Johnny Tardif, blâme carrément l\u2019organisation cahoteuse de Québec dès leur arrivée.\u201cLes bûcherons sont passés avant nous sur le terrain de camping de Saint-Romuaid Personne ne nous avait avertis des mesures de contrôle dans le canal.On pensait que Québec serait la cerise sur le sundae mais on a eu droit juste à la coupe.Y\u2019a plus de chefs que d'indiens\u201d, conclut-il, au terme de deux heures d\u2019attente frissonnante devant l\u2019Agora, après avoir transporté comme d'autres les canots submergés à bras dans le bassin intérieur.Yves Patenaude, des coordonnateurs des Grandes Allées à Québec se défend bien d\u2019avoir négligé les participants.\u201cSamedi, nous étions débordés à cause du sauvetage et il y a eu congestion à l'accueil.Nous manquions de personnel pour diriger les sportifs vers leurs voitures.Quant au site de Saint-Romuaid il s'agit d'un terrain pour le camping sauvage, Ici que convenu\u201d s D-8 Québec.Le Soleil, lundi 13 août 1984 mm « - SS ¦ ¦ ¦'- ¦ r /a zizanie chez les candeurs, qui ne savaient plus comment accoster dans le bassin Louise Les vents ont seme 71 3f.Les candeurs se sont fait de bons bras en tentant de récupérer une embarcation de 7.7 mètres dans le bassin Louise. m liiiï «i m Un reportage photographique de Jean-Marie VILLENEUVE Canots à l\u2019eau e Le rassemblement des 200 canots de l\u2019expédition les Grandes Allées dans le V'ieux-Port de Québec s\u2019est littéralement transformé en opération de sauvetage samedi alors qu\u2019une quinzaine d\u2019embarcations ballottées par des vagues de 1.2 mètre et des vents de 30 noeuds ont chaviré au beau milieu du fleuve, causant plus de peur que de mal à ses 42 ca-noteurs.Isabelle JINCHEREA U Des équipes de la Garde côtière, de la GRC, de la SQ ainsi que des sauveteurs dans des embarcations particulière ont pu intervenir pour res-caper les sportifs éparpillés au gré des flots, dans le cadre de la traversée entre Saint-Romuald et la Citadelle, der- nière étape du périple de 1,400 km amorcé le 9 juin par des canotiers de 14 régions du Québec.Les vents du nord soufflant de 20 à 35 noeuds prévus pour l'après-midi ont surpris les plus gros canots, les ra-baskas, qui se sont alors éloignés pour filer en ligne droite vers la rive nord; les embarcations de 16 pieds ont tenté de les suivre mais ont dessalé dans des eaux déchaînées.Le salut du voyageur devait être repris hier dans le bassin Louise mais les bourrasques du nord-est ont sapé les projets de Radisson et du sieur Pierre Lemoyne d\u2019Iberville, chefs de file de la délégation.- \u2018i Marcel Kid Sauvé, Diane Thibert, et Michel Leboeuf.membres dû s 'agripper à leur canot renversé.Tout un contrat, selon eux.- * Js\" Vv ^ *\u2022> ¦*,/ *¦ AÆ '.#4 < îi'.\u2022'¦\u2022\u2022\u2022 » 1^4 *4i.\"W: ^1P* *\u2022 Un véritable \"banc\u201d de Laser Devant une armée de jeunes filles Carole Spooner reste intouchable P \u201cCe qu\u2019il faut pour gagner à la voile: de la disponibilité.Du temps.Et maintenant, j\u2019en ai.\u201d par Alain BOUCHARD \u2014 C\u2019est encore plus important que le talent?\u201cLe plus important de tout, attention, c'est l'argent! Absolument.\u201d Carole Spooner a maintenant du temps; elle a cessé de travailler, il y a deux ans.Et de l'argent, eh bien! elle n\u2019a pas voulu en dire beaucoup là-dessus.sauf qu'elle n'est pas à vrai dire, dans l'indigence.A 39 ans \u2014 et fière de son âge \u2014 Carole Spooner a complètement déclassé toutes ses rivales, beaucoup plus jeunes en très grande majorité, en fin de semaine, au club nautique Saint- Louis, pour décrocher le Championnat féminin canadien de Laser 1.La gagnante est de Vancouver.Mme Spooner a réussi la note parfaite de zéro, grâce à cinq premières places en six courses.On sait que les participantes sont soulagées de la plus mauvaise de leurs courses, ce qui était une \u201cterrible\u201d deuxième position, dans le cas de la championne.\u201cJ\u2019ai pensé que ce serait difficile, a confié cette dernière.Lors de la course d\u2019entraînement, jeudi, j'entrevoyais les choses fort différemment, par rapport à ce qui s\u2019est produit.\u201d Mme Spooner a dit que les vents légers et moyens l\u2019avaient plutôt bien servie, au contraire, par exemple, de la robuste Cathy Shaw, de Halifax, qui a dû se contenter du troisième rang.C'est l'Ontarienne Ruth Marshall qui s\u2019est glissée entre les deux, avec cependant un immense recul de 25.40 sur la première.\u2014 Y a-t-il une différence marquante entre les championnes de votre génération et ces toutes jeunes femmes de 20 et 22 ans?a-t-on demandé à la gagnante.\u201cOui, les nombreuses années que j'ai de plus qu\u2019elles! Des années d\u2019âge mais aussi d\u2019expérience.L'autre différence: les jeunes passent beaucoup plus de temps que moi dans leur bateau\u201d.Si, en Laser II, les Québécoises ne se sont pas trop mal débrouillées, en solitaire, ce fut vraiment le pain sec, particulièrement du côté francophone.La première Québécoise, l\u2019anglophone Fiona Seymour, de Beaconsfield, a terminé au cinquième rang; la première francophone fut Linda Boulanger, de Sillery, qui s\u2019est classée 16e.CHAMPIONNAT CANADIEN LASER 1 Pos Competltour\tProvince 1 Spooner Carol\t C.-B.\t1\t1\t2\t1\t1\t\t\t\t\t\t\t\tFÉMININ i\t\tBrut\tNat \t\t [ o 1 fr; tri i_i 210 J __7 004 TT 1 Tq71 8 14 357 000S MH!]ï=.Œl 179 247,00$, 17 924.60T 768,20 $ 64,00 $ VtMtttautn 1.1 9Z1 327.QQ Tf misc-tôt 3] 19 20j 34] 351 142,40$ l Mini\t50 000$ 30615 0615 $/l 8-\t5 000$\t615\tl/l 8-\t50$ 2\t250$\t15\t2\t5$ Provincial.I 1481667 >500 000s 481667 \u2014I 10-Q»-t4l 81667- 50 000:\ti 1000:\ti 1667 667 67 \t1 25:\t 10!\t La Quotidienne ®\tr w-stm] a\tL\tMM\tJ\tVS\t\t\t\t OI 793\t668\t160\t792\t466\t808 \t\t\t\t 41 6064\t8496\t3465\t3947\t7228\t8709 *GROSWTt>l 1 300 000$ \u2019\"n-Q.Ml I 5 1 g | 10 |\t20 | 40 | 43 | 11-0S-S4\t r$/Ti\t 5/2+\t 5/6\t 4/6\t 3/6\t 193 11 388 210 291 5 486111,00?197 339,40$ 3 127,601 101.901 14 991 536 $J l« courte à pied.un sport une victoire une fête 15 km du Canal Chambly CHAMBLY 19 août 1*1 rnodsM*» d\u2019tncslMcmcnt
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