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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1984-10-28, Collections de BAnQ.

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[" Québec, Le Soleil, dimanche 28 octobre 1984 RlfflAKI) SUK l\u2019ACTUALITfi Dimanche-Matin LIVRAISON A DOMICILE 839-5493 La présence des femmes dans l\u2019Eglise Soeur Baril prêche l\u2019action à tous les niveaux Née en Alberta mais établie au Québec depuis les années 50.soeur Gilberte Baril fait partie de la communauté des dominicaines missionnaires adoratrices.S*v.v-v \\-r 0?¦¦¦ NOLR: Le rôle des femmes dans l'Eglise constitue tou/ours un sujet de débat Surtout que cette semaine, les évêques canadiens ont refusé une trousse de travail qui devait servir à alimenter la discussion sur ce sujet Soeur Ginette Baril est l'une de ces femmes très impliquées i l'heure actuelle.Elle est même docteur en theofogte Elle livre sa pensee.Soeur BanI ne se prononce pas sur l'ordination des femmes au sacerdoce parce qu'elle pense qu'on doit pousser les recherches encore plus loin \u201cQue la femme s'engage à tous les niveaux dans l\u2019Eglise, dit-elle.On verra ensuite si la discipline de l\u2019Eglise de réserver le sacerdoce seulement aux hommes représente bien la volonté de Dieu\" Elle rappelle que la femme est porteuse de sensibilités particulières et qu\u2019elle a une perception originale des choses.Si la femme est active à tous les niveaux de l\u2019Eglise, cela viendra à transparaître et à influencer l\u2019Eglise.Soeur Baril admet que l\u2019accès des femmes au niveau des grandes orientations de l\u2019Eglise n\u2019est pas facile.Il faudra de la patience, mais l\u2019avenir n'est pas bouché! \u2018\u2018Les évêques du Canada sont ouverts à cela, dit-elle, mais c\u2019est à nous de faire notre chemin et d'être compétentes\u201d.Toutefois, elle note que déjà des femmes se sont intégrées à la structure de l\u2019Eglise: dans les conseils paroissiaux de pastorale, les offices diocésains, les tribunaux ecclésiastiques.les facultés de théo- ê \u201cIl doit y avoir des femmes aux niveaux de direction et des grandes orientations de l\u2019Eglise\u201d.Celle qui s'exprime ainsi, c'est soeur Gilberte Baril, une des premières femmes à avoir obtenu un doctorat en théologie de l\u2019université Laval par Jean MARTEL Née en Alberta, soeur Baril est établie au Québec depuis de nombreuses années.Elle est de la communauté des dominicaines missionnaires adoratrices, dont on peut voir le monastère sur les hauteurs de Beauport.Soeur Baril est bien placée pour parler de la femme dans l\u2019Eglise, puisque sa thèse de doctorat portait sur les symboles féminins dans l'Eglise.Le titre en était \"L\u2019élection de la personne humaine dans une Eglise épouse et mère\u201d.Pour une communauté vivante et féconde \"Que la femme s 'engage à tous les niveaux de l'Eglise\"' soutient soeur Baril.logic.Dans le diocèse de Val-leyfield, il y a même une femme qui occupe les fonctions de vicaire gé nérale Pour accélérer les choses, faudrait-il alors que les femmes deviennent des militantes à tout crin?\u201cDans ce domaine, affirme-t-elle, le militantisme est dangereux; les réactions qu\u2019il provoque risquent de faire perdre les acquis\".L \"avenir La crise qui a secoué l\u2019Eglise du Québec n\u2019a pas surpris cette Al-bertaine de naissance, mais Québécoise de coeur.A son arrivée au Québec, dans les années 1950, elle sentait que la crise religieuse se préparait.\u201cLe monde moderne a envahi le Québec, dit-elle, et la foi des Québécois en a reçu un dur coup\".Selon elle, ce qui presse le plus, c\u2019est l\u2019éducation de ta foi.chez les jeunes bien entendu, mais aussi chez les adultes.\u201cIl faut réap prendre à dire la foi dans notre culture On n'est plus capable de dire ce en quoi on croit.C\u2019est comme si on était des analphabètes\u201d.Pour soeur BanI, il existe une autre urgence: donner à la foi une dimension sociale.\"Les catholiques, dit-elle, ne peuvent dissocier piété et engagement social\u201d.Cependant, elle considère que le catholicisme québécois a toujours comporté un caractère communautaire; le sens du partage y a été florissant.\u201cGrâce à cette dimension de son christianisme.le Québec a peut-être un rôle prophétique à jouer dans cette Amérique où règne l\u2019individualisme\u201d.Selon elle, la venue du pape au pays a constitué un stimulant.\"Il a contribué à libérer la parole et les coeurs, affirme-t-elle.Il a consolidé la foi des gens.Grâce à lui, nous avons vu ce qu'est une religion d\u2019amour, de respect et de tendres se\" Les symboles féminins devraient être utilisés davantage ê L\u2019Eghse aurait avantage à utiliser plus souvent les symboles de l\u2019épouse et de la mère.Voilà ce que soutient soeur Gilberte Baril de la communauté des dominicaines missionnaires adoratrices.Soeur Baril a précisément fait porter sa thèse de doctorat en théologie sur ces symboles féminins.Elle a voulu montrer les conséquences pour l\u2019Eglise de l'utilisation de ces symboles.Elle rappelle qu'en fait on les utilise depuis l'Ancien Testament, les Pères de l\u2019Eglise en ont fait eux aussi un usage abondant.Mais, à partir du Moyen-Age, ces symboles ont dû céder la place à des notions plus sociologiques, comme celles qui se rapportent à la structure visible de l\u2019Eglise.Toutefois, les mystiques ont continué à les employer.Depuis le siècle dernier, ces symboles font un retour discret dans la pensée de l\u2019Eglise.Mais pourquoi l\u2019Eglise aurait-elle avantage à les utiliser encore plus?\u201cParce qu\u2019ils permettent de voir l\u2019Eglise, dit soeur Baril, comme une communauté vivante et féconde.animée d'amour, d'entraide et de réciprocité.Ils constituent un contre-poids aux notions d'efficacité, d'utilitaire et d\u2019autorité.Bref, pour que le mystère de l\u2019Eglise soit perçu dans sa totalité, on a besoin de symboles qui mettent en relief les dimensions du \u201cvital\u201d et de la \u201ccommunion\".Soeur Baril signale que c\u2019est d\u2019abord chez le prophète Osée que l\u2019on trouve le symbole de l\u2019épouse.Saint Paul l'a repris dans ses épi- très.C\u2019est un symbole à double niveau.C\u2019est d\u2019abord l\u2019Eglise qui est perçue comme l'épouse du Christ; puis c\u2019est chaque chrétien.Cette alliance, faite de communion, de partage, de dialogue, ressemble à celle de l\u2019homme et de la femme.\"Toutefois, fait remarquer soeur Baril, dans le couple, l\u2019époux et l\u2019épouse sont égaux.Or, il n\u2019y a pas cette égalité entre le Christ et l\u2019Eglise.Cependant, l\u2019Eglise est élevée grâce au salut\u201d.Quand au symbole de la mère, il s'applique d\u2019abord au peuple d'Israël, ensuite à l'Eglise.Ce symbole nous révèle comment l\u2019Eglise coo- père avec le Chnst: à la manière d\u2019une mère.Enseignement Soeur Gilberte BanI espère que sa thèse de doctorat soit publiée un jour.Elle enseigne la théologie à l'université Laval et à l\u2019école de la foi mise sur pied par sa communauté.Soeur BanI a connu sa communauté lorsqu\u2019adolescente.elle est venue participer à un camp de guides au Québec.Ce qui l\u2019a frappée alors, c\u2019est la double dimension des dominicaines missionnaires adoratrices: la contemplation et l\u2019apostolat.Fondée en 1945 à Beauport, dans la banlieue de Québec, par mère Julienne du Rosaire, cette communauté groupe actuellement 75 religieuses environ.En plus de leur monastère de Beauport, elles ont des maisons dans le nord-est de l\u2019Alberta, au Pérou et en Haïti.Elles se consacrent à l'évangélisation et à la diffusion du culte envers l'eucharistie.Le Soleil, Yvon Monorom Soeur Gilberte Baril était analyste au centre de presse pour la visite du pape à Québec Elle y a tait, dit-elle, des rencontres intéressantes avec des journalistes étrangers; ceux-ci s'inlormaient de l'histoire religieuse du Québec.DEUX IMMEUBLES A VENDRE avec entrepôt, totalisant 19 logements.4 fois les revenus.Téléphone le jour: 692-2642 Michel Emond - le soir: 822-1088 r respire- ou-mur.i l/acu-Maid EXEMPLE DE L\u2019UN DE NOS NOMBREUX SPECIAUX: \u2022 Modèle Vacu Maid entie rement en metal 2 H P Equipement pour 2 prises murales Boyau de 25\u2019 et outils Garantie de 5 ans Expiration le 30 novembre 1984 Idéal pour condos ou Les Distributeurs dlv EML Inc LÉVIS 4 SAINT-ELZEAR DE BEAUCE ftüJrSSüSL 873-2097 montmagnv 248-1229 SOTZSffitf 843-4545 SAINTE-FOY 651_3904 I 651-3904 X'SX?'\"\t724-6159 » A OCCOUPf P_ SAINT-PâMPHIlE 1).1 rv Avenue RIMOUSKI 387-7939 .356-5825 | 724-6159 PONDUES L 651-6905 Profitez de cette offre les dimanche, lundi et mardi soir pour déguster à 'A prix l\u2019une des six fondues listées ci-dessous.Valide du 23 septembre au 30 novembre 84 À votre choix \u2022\tFondue bourguignonne \u2022\tFondue suisse \u2022\tFondue de filet de porc.\u2022\tFondue de foie de veau \u2022\tFondue d\u2019escargots \u2022\tFondue au poulet D 2846.chamln Gomln.Samta-Foy ' 500 pladt X I ouett de Place Laurier le spécialiste de la tondue au Québec \u2022\u2018J-vv La danse aérobique Spécial * signé: Centre de conditionnement Nautilus Sautez, dansez, étirez.botiRez.mincissez, raffermisse/ en musique Augmentez votre rapacité rardio-respiratoire Vive* mieux En un temps record Aux heures qui vous conviennent Au l'entre de ron ditionnement Nautilus de votre choix 11 y en a un prés de rhe/ vous ou 1 quelques pas du bureau En quelques séances seulement, nos animateurs spécialisés vous guideront personnellement sers la forme au maximum\ti 1 i 1\u2014i 1 Prochaine session le 5 novembre Centre de condition nenvprri Nautilus PARC SAMUEL-HOLLAND 3 Parc Samuel Holland 527-2577 Québec, Le Soteil.dimanche 28 octobre 1984 *2 LA PAGE EDITORIALE LE SOLEIL President du conseil et Editeur JACOUESC FRAMCOEUR Rédacteur en chef et Editeur adjoint ALAIN GUIL6ERT President et directeur general PAUL A AUDE T Directeur de I information GILBERT ATHOT Vice president et trésorier CHARLES A POULIN Directeur de I editorial JACQUES DUMAIS par la parlote De l\u2019action » 'mrzmmsmamt.ffr-, ^ Roger mOÊBELLt Ff-UU l t\t__________ Faute de mieux, les Québécois, dont les jeunes, seront conviés à beaucoup de séances de parlote au cours des prochains mois.Dans une évidente stratégie de visibilité pré-électorale et de verbeux camouflage, le gouvernement annonce en effet une série de consultations populaires qui devraient toutes, mais cela est moins sûr, déboucher sur des plans d\u2019actions concrètes dans divers secteurs: famille, habitation, emplois des jeunes, entre autres croisades, pour le moment du moins.Mais la jeunesse québécoise, déjà lasse de traîner ses savates de sommets en colloques, à défaut de généreuses perspectives d\u2019emplois stables et valorisants, doit commencer à prendre avec un grain de sel, ces oeillades sans lendemain.Voilà qu\u2019elle apprenait, cette semaine, que c\u2019est par l\u2019entremise de symposiums qui se tiendront de novembre 1984 à mai, que le Secrétariat québécois à la jeunesse entend \u201cfavoriser l\u2019accès des jeunes à l\u2019emploi\u2019\u2019.Une mauvaise farce, quoi! Les centres de main-d\u2019oeuvre déjà en place depuis plusieurs années ne seraient-ils donc que de \u201cfausses-portes\u201d.Et que penser alors des divers projets de création d\u2019emplois et d\u2019apprentissage par des stages dans l\u2019entreprise?D\u2019autres leurres?Bien sûr, le gouvernement québécois n\u2019est pas le seul en cause dans l\u2019exclusion d\u2019un trop grand nombre de jeunes de moins de trente ans du marché de la main-d\u2019oeuvre.Il devrait se montrer plus modeste, cependant, quand il annonce, avec grande enflure verbale et publicitaire, des solutions aux apparences de miracles.Le silence est tout aussi frustrant, lorsque les attentes sont suscitées, tel le vide d\u2019engagements concrets du dernier discours inaugural.\u2022 \u2022 \u2022 11 est certes encore trop tôt pour saisir toute la portée des divers programmes de relance pour les jeunes: travaux communautaires, stages en milieu de travail, rattrapage scolaire.Trop peu, trop tard?Ces divers programmes, indépendamment de leur mérite objectif, ne permettent finalement à leur bénéficiaire qu'à faire du surplace.A maquiller les statistiques sur le chômage et l\u2019aide sociale.Du coton à fromage pour enrayer l\u2019envahissement de métastases.La ministre de la Main-d\u2019oeuvre et de la Sécurité du revenu, Mme Pauline Marois, tenait, il va de soi, le 10 octobre, un discours fort optimiste sur les résultats, à ce jour, de ces divers programmes.Une participation de quelque 5,500 jeunes, en quatre semaines, aux trois programmes précités.Une goutte d\u2019eau si cette participation ne s\u2019accroît sensiblement.Car c\u2019est bien peu si l\u2019on considère que le chômage frappe plus de 20 pour 100 du groupe 18-30 ans.Et que les assistés sociaux aptes au travail oscillent autour de 115,000.Le revenu qu\u2019apportent ces \u201cconscriptions\" involontaires double généralement le misérable $150 par mois d\u2019aide sociale pour un jeune célibataire.Quel sera l\u2019avenir de ces participants et participantes au programme, de stages en milieu de travail au terme de leur expérience de 12 mois?Un marché de l\u2019emploi aussi bouché qu\u2019avant?Au moins leurs démarches seraient simplifiées s\u2019ils n\u2019avaient à faire cette double navette entre les centres de main-d\u2019oeuvre du Québec et ceux du Canada.Le gouvernement Lévesque qui ne jure plus que par l\u2019ouverture d\u2019esprit du nouveau gouvernement conservateur à Ottawa ne devrait-il pas tenter d'en arriver à une unification de ce luxueux et douteux dédoublement de services?Une double facture qui fait affront à ce principe de rationalisation si cher à nos gouvernements lorsqu\u2019il s\u2019agit de presser le citron budgétaire de leurs partenaires des secteurs public et parapublic.\u2022 \u2022 \u2022 Le changement de calendrier consacrera l\u2019Année internationale de la jeunesse.Les millions de dollars pleuvront sans aucun doute.Déjà le Québec a annoncé une première mise de $10 millions.Une pléiade d\u2019activités animeront ces douze mois.Mais au-delà du happening, des colloques, des initiatives de toute farine, des tables rondes pour experts et pseudo-experts, sans compter la horde de chevaliers d\u2019industries à l\u2019affût de toute manifestation d\u2019envergure, les jeunes devront défendre à tout prix leur droit de parole.Ils devront dire bien haut qu\u2019ils en ont marre des \u201cjobines\u201d cul-de-sac et des diplômes qui n\u2019ont pas plus de valeur à la bourse du travail que monnaie de singe.Et de renvoyer proprement à leurs devoirs bâclés ceux et celles qui, sous prétexte de les sortir de l\u2019ornière, ne leur proposent que soporifiques symposiums pour patenteux de projets de société.Au train où vont les choses, dans la confusion d\u2019un vaporeux discours nationaliste sauve qui peut, l\u2019Année internationale de la jeunesse risque de ne pas être autre chose que la célébration d\u2019une assistance sociale institutionnalisée, commanditée et subventionnée.~t>mCHE'T0\\! £A FAIT P£c>A Pm F0$ QUE.TU\tPOUR EULE/\" j , # ! \\ /T \\ y n j ! , ¦ i I ' , .\\Vf \u2022 'Vv \u2022 TyM' I BILLET I Enfin, une vraie job! par Raymond ^ GIROUX Dépêchez-vous.amateurs d'alcool et de drogues: LE SO LEIL vient d'annoncer, dans le tabloïd sports de vendredi, une offre d'emploi ù votre portée.Un CLSC de Gaspésie, vous savez, ce genre de maison où des fonctionnaires malades rendent des gens normaux semblables à eux.recherche présentement un \u201cagent de relations humaines\u2019\u2019.Restez calmes, il n\u2019y a rien de très compliqué là-dedans.Il faut d\u2019abord détenir un diplôme universitaire en sciences humaines.Facile: tous ceux qui ne comprennent rien aux mathématiques peuvent s\u2019en trouver un après trois ans dans les sous-sols et les tunnels de l'université Laval et les bars de la rue Cartier.Seconde exigence: connaître la problématique \u201calcoolisme et toxicomanie\".En clair, il suffit d'avoir vu les commerciaux de Jean Duceppe ou du gouvernement fédéral et d'avoir fréquenté un cégep pendant quatre sessions réparties sur une demi-douzaine d\u2019années.On demande aussi une \u201cexpérience pertinente en alcoolisme et toxicomanie (aspect individuel et aspect collectif)\u2019\u2019.C\u2019est écrit tel quel, allez vérifier en page S-14 d'il y a deux jours.Qui n\u2019a pas sniffê en groupe ou calé un cognac dans son salon un soir de solitude désespérée?Cela vaut mieux que le suicide, non?Le CLSC exige aussi une \u201caffinité pour le travail communautaire\": les gars et les filles de party auront la préférence sur les jouisseurs solitaires.Il faut en plus manifester une bonne dose de \u2018créativité\u2019\u2019 (je n\u2019invente toujours rien).Les détenteurs de recettes personnelles partent en tête.Un gramme de colombien, une pincée de poudre bolivienne et un kilo d\u2019extrait de cacao sénégalais.et votre fortune sera faite les soirs de clair de lune le long de la baie des Chaleurs.Le \u201cboutte du boutte\", dans l\u2019affaire, c'est que l\u2019heureux gagnant devra posséder une automobile.Que les policiers locaux se le tiennent pour dit, il y aura bientôt un autre fou du volant dans le coin de Chandler.Heureusement, le CLSC dispose de médecins et de travailleurs sociaux qui pourront voir au cas de leur agent de relations humaines, le jour où il se cassera la gueule au volant, complètement saoul et \u201cflyé\".La morale?comme le disait M.Trudeau aux désespérés, cette semaine, il y a du travail pour tout le monde! ILE MOT DU DIMANCHE! Le rendez-vous professionnel de l\u2019an 2000 par Laurent L APL ANTE (collaboration spéciale ) Quand des ainés veulent montrer aux jeunes à quel point le Québec a croupi dans l'ignorance et l\u2019étroitesse d'espnt, ils pointent souvent du doigt les plus vieilles de nos augustes professions.\u201cC\u2019était l\u2019époque, disent-ils avec une certaine honte, où Québec ne fabriquait que des prêtres, des avocats, des médecins et des notaires\u2019\u2019.Question de savoir si nous progressons vraiment aussi vite que le pense notre vanité, demandons-nous un instant à quoi ressembleront dans une décennie ou deux nos diverses corporations professionnelles.Au rythme où vont les choses dans notre \u201cverbalement ré- volutionnaire Québec\", on peut penser qu\u2019il nous faudra bien une quinzaine d\u2019années pour que les lois du marché rejoignent les corporations professionnelles.Lors-qu\u2019enfin ce sera le cas, ces groupes de professionnels auront enfin le droit (et l\u2019obligation alimentaire) d\u2019opposer les corporations, les services et les individus les uns aux autres.Si, par malheur, les notaires fournissent à peu près les mêmes services que le \u201cguichet automatique des titres de propriété\u2019\u2019, c\u2019est le guichet, non le notaire, qui survivra.La publicité, dans ce joyeux brasse-camarade, jouera forcément et utilement son rôle.L\u2019avocat capable de régler en quelques minutes et pour quelques dollars le divorce classique et non contesté aura le droit de le dire et d\u2019en profiter: il offrira ses services à un prix \u201cqui défie toute concurrence\u201d et il drainera la clientèle.L\u2019autre avocat, empoussiéré, inefficace et donc al- lergique à la concurrence, ne pourra plus, sur la seule foi de son titre gravé sur une superbe plaque de cuivre, jouer les vampires et les parasites.Mais les titres?Mais les \u201cchamps réservés\"?Mais les appellations contrôlées?Les années, souhaitons-le, auront permis un assez voluptueux ménage là-dedans.Les titres continueront probablement, par simple souci de transparence, à toujours vouloir dire la même chose.Un avocat n\u2019aura la possibilité de s\u2019afficher avocat que s\u2019il a subi tant et tant d\u2019années d\u2019études d'un certain type.Fort bien.Mais n\u2019im-porte qui aura le droit (sans jeu de mots) d'oftnr et de rendre les services que l'avocat prétend aujourd\u2019hui être le seul génie à pouvoir rendre.Le public jugera et choisira.Dans la même veine, les gens intéressés à offrir des services professionnels les offriront librement sur la place publique.De la manière qui leur convient.Aux prix qui leur conviennent.Et le public pourra, selon sa situation économique, s\u2019offrir le plus coûteux des professionnels ou, au contraire, celui qui offre moins à meilleur compte.On aura alors compris, après bien des années, qu\u2019une liberté fondamentale du citoyen consiste, même en matière de services professionnels, à obtenir telle qualité et tel prix plutôt qu\u2019un service unique.Mais la protection du public?Mais la qualité des services offerts?Est-ce donc de la foutaise que tout cela?Mettons-y des formes: pas totalement de la foutaise.D\u2019une part, le public, déjà lucide en 1984, aura acquis quinze ans plus tard plus de clairvoyance encore.Il aura donc appris à comparer ce que lui offre l'avocat nourri aux sources traditionnelles et ce qu'est en mesure de lui donner la personne d'un niveau moindre, mais d\u2019un coût plus modeste.D'autre part, la qualité des services pro- fessionnels, qui n\u2019est surveillée aujourd\u2019hui que par d\u2019assez lointains syndics, sera sans doute mieux assurée lorsque chaque professionnel patenté sera surveillé par d\u2019innombrables rivaux et par les lois du marché.Un avantage supplémentaire s\u2019ajoutera: les professionnels de l\u2019avenir accepteront plus volontiers et s\u2019empresseront même de regrouper certains services.L'achat d\u2019une maison, à titre d\u2019exemple, ne requerra plus l\u2019interminable et coûteuse promenade chez le notaire, l\u2019architecte, l\u2019ingénieur, l\u2019évaluateur, l\u2019arpenteur-géomètre.Un seul et unique bureau aura vite fait d\u2019offrir, à un prix global, l\u2019ensemble des services professionnels requis par une seule transaction.L'aberrante compartimentation des professions aura vécu.Il y aura des résistances?Sans doute.J\u2019ai prévu 15 ans.T Québec, Le Soleil, dimanche 28 octobre 1984 B-3 VOTRE VMill Le Soleil publie evec pu sif les opinions oe ses lecteu's et oe ses lecinces Les lettres ooisent etre signées et jccompegnees oes nom caresse complete et numéro oe telephone oe leurs duteur¦\t13h.15t>05.IThIO, 111 .A»» 1Bht0, 21h1s H N) M> IKON' MH NI I I 4 Ml II M*Hl| « HH Is I INI M4HMM I I »*NN> 4MIMNI M4INIHIMN Sam 1 dim 17H4S «\t71M>% \u2022*> asm t%H ?1 h rmiiHiiiiiirrninin iTmiiiimiiiiiîîiirw ;03 Ttmpit mauoir 1*1 N H H M S É4lkl TTEW?] Sou* tllrv* \u2022nyl«i* S*\".\t\u2022* (Km 11630\t' V*?S 1 fhZf 136IS\tZ1R».iîms p M .67® 24' ,\t¦ LEE MARVIN iwüfiBliWi T.r, mnnniinniiimii 09 B-6 ARTS ET SPECTACLES Québec.Le Soleil, dimanche 28 octobre 1984 L American Ballet Comedy a fait un bel effort d'adaptation au public de Québec, lors du numéro des frères Molotov, en taisant allusion aux frères Stastny.Avec I'American Ballet Comedy Le rire est roi aux Réjouidanses + Puisque les Réjouidanses peuvent / doivent servir de vitrine de la danse, à Québec, aussi bien la rendre attrayante, cette vitrine, et pourquoi pas voyante?C\u2019est ce qu\u2019a réalisé l\u2019American Ballet Comedy, vendredi soir au Grand Théâtre, avec son spectacle tenant moins de la danse, du reste, que des numéros de club ou de cirque ambulant Qu\u2019importe, le public a été conquLs.Cette troupe de huit danseurs newyorkais, dirigée par le fondateur John Bowyer, présentait pas moins de .15 numéros empruntant à tous les genres, sauf à la danse telle qu\u2019on l\u2019entend habituellement.D'ailleurs, il n\u2019y avait pas méprise sur la marchandise, le feuillet du programme étant illustré de deux pieds, l'un chaussé du soulier à pointe dure, l'autre d'une bottine de clown! Dès le départ, le ton était donné par un annonceur qui faisait ainsi les présentations.\u201cDirectement du Casa Loma de Montréal et du cabaret Saint-Charles de Limoilou.\u201d Remarquons l\u2019effort de qué-bécisation! C\u2019est ainsi que plus loin, on faisait allusion à la nouvelle émission de Michel Jasmin à Radio-Québec, aux Plaines d\u2019A braham, aux frères Stastny, etc.Un peu tiré par les cheveux, mais encore une fois, puisque le public a ri.Comédie music-hall Pour Bowyer, qui signe toutes les \"chorégraphies\", le truc consistait évidemment à se moquer sans malice d'un peu de toutes les danses, la classique, la moderne, l\u2019expérimentale, le flamenco, le music-hall, mais ce faisant, on se situait justement au niveau de la \u201ccomédie music-hall\u201d, quand ce n'était pas au niveau de la performance de chapiteau.Il faut avouer que l\u2019intention était non dissimulée, le spectacle se terminant par un plaidoyer sur une chanson intitulée \u201cWhere are the clowns?\u201d Finale non exempte de sentimentalité à l'américaine, comme certains autres numéros, dont \u201cLa valse des souvenirs\u201d, où un vieux cou-pleessait maladroitement quelques stepettes.Le \"sous-rire\" tendre, ça fait quand même du bien.Plus souvent qu\u2019autrement.ce n\u2019était pas le sous-rire, mais le fou rire, avec des \u201cfolenes\" de toutes espèces.On se souviendra longtemps de la danse des coquerelles.d\u2019un hamburger dûment identifié \u201cMacDonald\", de Miss Piggy en statue de la liberté, de deux E.T.etc.Dansepartout aujourd'hui Dans ce matériel hétéroclite, certaines trouvailles valaient vraiment d\u2019être vues.Mentionnons cette gross, chenille laissant échapper un joli papillon (clin d\u2019oeil au pavot de Pavlova) une journée dans la vie de trois pétunias, où le soleil, la lune et les étoiles se mettent à danser, et surtout la \u201cMain de Dieu\u201d, où l\u2019on extirpe d\u2019un cadavre une âme toute légère personnifiée par une merveilleuse danseuse japonaise, et c'est alors qu\u2019une immense main lui fait signe: très \"cute\", cette petite âme rose prenant des poses dans la grande main blanche.J'hésite encore à qualifier de spectacle de danse cet ensemble de numéros où, la plupart du temps, pour faire comique, on s\u2019applique à danser tout de travers.Les Réjouidanses se terminent ce soir, avec la deuxième représentation du spectacle de Dansepartout, toujours à la salle Octave-Crémazie, à 20h.Auparavant, notre troupe professionnelle aura créé un précédent.avec le tout premier \u201cCroque-danse\", à l'image des fameux \u201cCroque-musique\u201d, au Grand Théâtre, à llh ce matin.Allez-y bruncher en famille.Régis TREMBLA Y Alicia de Larrocha est au sommet de son art e ALICIA DE LARROCHA.présentée par le Club musical de Québec Programme: \u201cEscenas Romanticas \" de Granados: \u2018\u2018Fantasia Baetica de Manuel de Falla: \u2018\u2018Valses nobles et sentimentales '\" et \u201cGaspard de la nuit\" de Rave! A la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre, vendredi.Un concert d\u2019Alicia de Larrocha est toujours une fête de la musique, à différents niveaux.La sincérité de son art, son humilité devant les oeuvres, l'imagination qu\u2019elle met au service des compositeurs, en font l'une des très grandes pianistes de notre époque.Devant un public quelle affectionne et qui le lui rend bien, Madame de Larrocha a fait de son récital de vendredi une fête inestimable de beauté et de ferveur musicales.Disposant d'un instrument qui semblait répondre à tous ses désirs, son jeu s\u2019est revêtu de mille cou- leurs et subtilités, avec une sonorité d\u2019un moelleux extraordinaire, alors que toute l'audition s'imprégnait une intense poésie.La première partie d'un programme sans complaisance était consacrée à la musique espagnole, dont l\u2019invitée du Club musical est considérée la suprême interprète.Dans les \u201cEscenas romanticas\" de Granados, cette suite de courtes pièces si rarement jouées, l\u2019exécution, épurée, se coule dans un lyrisme où la vérité stylist que adopte tour à tour un ton de presque confidence et d'ardeur contrôlée Toute différente de caractère, la \u201cFantasie Baetica\u201d de Manuel de Falla se définit comme une page de haute virtuosité, fantasque, vibrante, dont Madame de Larrocha semble se moquer des difficultés.Son sens infaillible du rythme y fait merveille et elle révèle cette Fantaisie dans un éclairage vif.rutilant, où se profile des jeux d\u2019ombre et de lumière.Après l\u2019entracte, Ravel.D'abord avec les \u201cValses nobles et sentimentales\u201d que le compositeur a dédié au \u201cplaisir délicieux et toujours nouveau d'une occupation mutile\u201d.Musique d'un extrême raffinement qui prête chez certains interprètes à un exercice de pures délices intellectuelles, ou chez d'autres à une référence trop gratuite à leur qualificatif de \u201csentimental'\u2019.Ici encore le jeu de Madame de Larrocha se fait tout de délicatesse et de souplesse.De simplicité aussi.Elle apporte en plus à ces valses une sensualité toujours si présente dans la musique de Ravel, mais que l\u2019on retrouve peu souvent exprimée dans les lectures de cette partition qui ne passe pas aisément la rampe \u201cGaspard de la nuit\u201d terminait ce récital, comme à la dernière visite de l\u2019artiste à Québec.Un \u201cGaspard\u201d qui mettait volontairement la vir- tuosité à l'amère-plan, pour mieux définir la magie de l'écriture et la pensée ravéliennes.\"Ondine\u201d, coulante, limpide, pliante, avec ses éclaboussements sonores: \u201cGibet\u201d, plus troublant qu\u2019obsédant, avec une résignation qui remettait en question l\u2019idée qu'on pouvait se faire de ces pages; \"Scarbo \", plus capricieux que gnn çant et qui.à mi-chemin, devient tout de mystère avec une pâte sonore qui semble surgir d\u2019on ne sait où.L\u2019effet est saisissant et l\u2019oeuvre s\u2019achève dans un envoûtement qui restera l'une des plus belles choses que j\u2019aie entendues en concert.En bis, une petite pièce de Joaquin Nin.la \u201cDanse de la frayeur\" tirée de \u201cEl amor Brujo\" de Manuel de Falla et un tango aux modulations inattendues dont l\u2019auteur m'échappe.Autant de merveilles.Grande et magnifique Alicia de Larrocha! Marc SAMSON Le Théâtre Parminou a pris un énorme risque artistique 4 \u201cMouvances ou Le cirque de l\u2019impossible Amérique\u201d présenté ces jours-ci par le Théâtre Parminou à Montréal et à Québec constitue une bonne synthèse des credo vécus par cette troupe.Dix années de travail théâtral hors des sentiers battus et au service du changement social ça laisse des marques.Fidèle à son discours, la coopérative qui rayonne partout au Québec en partant des Bols Francs a cependant pris, avec sa dernière création, un énorme risque artistique.Le spectacle est construit comme une représentation de cirque, avec cinq personnages principaux que l'on voit en piste, où ils s'adressent à nous normalement.Mais ils nous entraînent également dans les coulisses, dans le quotidien de leur vie privée et là.les échanges se font dans une langue iventée, absolument incompréhensible.Des banalités peut-être, mais quand même bien l'essence même de leur vie.échappent ainsi au spectateur que l\u2019on voulait libre de mettre lui-même les mots sur les émotions.D\u2019où le risque de malentendu et de noncommunication, déjà couru avec la forme du spectacle.L action On trouve dans ce cirque le patron.Rosaire Jovial, magicien québécois (Jean-Léon Rondeau); Elizabeth Brown, sa femme, dompteuse originaire de Calgary (Hélène Desperriers); You-heite la petite écuyère russe (Maryline Trahan).Roméo Smith, l\u2019homme fort américain (Jean-François Gagnon) et Alfredo, le latino-américain, régisseur et homme à tout faire.(Jacques Drolet).La production joue donc sur deux plans: celui des numéros de cirque, qui illustrent en gros des thèmes de relations humaines: partage des rôles dans le couple, possessivité, jalousie, etc.et, entremêlés aux numéros de piste, des scènes de la vie privée, derrière le rideau, où les comportements contestables sont corrigés.Par exemple: le cirque à propriétaire unique va fermer: l\u2019entreprise sera sauvée quand tous y réinvestiront leurs avoirs et partageront le pouvoir.Rosaire et Elizabeth ont décidé de divorcer: la vie du groupe n'en sera pas affectée et on célébrera même l\u2019événement en sablant le champagne.Les objectifs de tout cela sont louables, mais le message est drapé dans une incroyable enveloppe de naïveté et livré avec des gros sabots qui neutralisent pratiquement les intentions.La deuxième partie du spectacle est présentée dans une vision plus universelle.La troupe voyage aux Etats-Unis et adapte ses numéros aux modes ambiantes: l\u2019initiation d'Esperanza au trapèze en est un exemple.Puis on traverse au Mexique; là, Alfredo fera la leçon à une Elizabeth trop marchandeuse avec les vendeurs ambulants qui côtoient les mendiants.Au Guatemala, le cirque aura droit à la \u201crevolucion\u201d et à une fuite précipitée.Mais là non plus, la réflexion n\u2019ira pas bien loin: après tout, on est au cirque.La soirée s\u2019achève sur un tableau pacifiste où l'amour et surtout l\u2019humour viendront littéralement \"regonfler\u2019\u2019 la planète épuisée par les guerres.En guise d\u2019épilogue, les survivants du -««Si >v *>\u2022 Dans Tordre.Maryline Trahan.Jacques Drolet.Hélène Desperriers.cirque des désormais \u201cpossibles Amériques\", prennent connaissance du testament de Rosaire devant son urne funéraire.Rien de dramatique: un bouquet de ballons de bonnes intentions.La production La forme du spectacle présente plusieurs points d\u2019intérêts sur le plan visuel notamment (françois Roux et Réal Sasseville y ont collaboré).Les comédiens (Alfredo, Roméo et Elizabeth surtout) ont un abattage, une présence et une technique vocale efficaces.Cela nous change des dictions déficientes, des phrasés inexistants et des voix forcées qui deviennent malheureusement monnaie courante depuis quelque temps chez, les nouveaux venus locaux.C\u2019est le fond, le contenu du spectacle, qui souffre le plus de ce choix que l\u2019on a fait Jean-Léon Rondeau.Jean-François Gagnon et d\u2019éliminer tout dialogue compréhensible des scènes de la vie privée des individus.Des épisodes entiers restent ainsi un mystère.Après tout, la parole nous a été donnée pour communiquer et le dialogue le plus banal peut en apprendre long sur ceux qui parlent par le simple choix des mots, la construction des phrases et le ton des échanges.Le plus grave est que cette option peut même être perçue comme un jugement de valeur sur le privé et le public de la vie des gens.Je ne crois pas que le credo du Parminou aille dans ce sens pourtant; la troupe depuis dix ans justement tout fait pour prôner une meilleure qualité de vie pour tout le monde, dans tous les domaines.On peut se consoler en pensant que le spectacle ne manquera pas de soulever des discussions vitales sur le plan artistique.Martine R.-CORRI VA UL T duJ»-Ma^ine télé° horaire Position\tPosition\tPosition 2\tCFCM(«) Québec\t10\tTVf Q (99)\tISF\tCHLT\t(7) Sherbrooke 3\tC K.Ml (5) Québec\t12\tCKCé-TV Montréal (CTV)\tl»F\tCKTM\t(13) Trois-Rivières «\tC B VT (II) Québec\t13\tVWNY (22) Burlington
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