L'ingénieur, 1 juin 1961, Été
S’.7/4ù KaSÂGE” SERVICE 6CO V POSTE i A >E CRS CAW.ES AIR CKAÜ0 ÊCHAWIEJR r.ChAWG( UR PF ù.-îAUTUR RETReiîilSSEiJR: ?CflOTi *¥* **?'!*»* CC"H.CE 1A 'H ,.?C>\ Y.: KV, i KV p THVC C; C.HHO Coupe de la sous-station.L lNGÉNI EU R ÉTÉ 1961—3 J U - d'une puissance totale de 166,000 KVA, capables de fournir 60 circuits triphasés à 4,000 volts, devant alimenter des charges de moindre envergure et pourvoir à la distribution domiciliaire locale.On pourra peut-être se demander la raron de cette double transformation.Il fallait comparer l'économie de deux solutions possibles : d'une part, la transformation double était évidemment plus coûteuse que la transformation à trois bobinages; d'autre part, la transformation simple exigeait des disjoncteurs à puissance de rupture très élevée.Plan de l’étage Tous et chacun de ces édifices requièrent des quantités d'énergie se chiffrant à plusieurs milliers de kilowatts.Les exigences individuelles s'échelonnent entre 2000 et 35,000 kilowatts.Toutes ces charges nouvelles ont nécessité la construction d'un poste ou source d'alimentation capable de les satisfaire adéquatement.Le poste qui existait auparavant était bien loin de répondre aux exigences présentes.Dès qu'une décision fut prise sur la construction des premiers édifices, l'Hydro-Québec dut procéder immédiatement à la mise en chantier de sa sous-station monstre dans le voisinage des gratte-ciel.Les ingénieurs en projets techniques ont conçu l'idée d'une sous-station placée immédiatement à l'arrière de l'édifice Hydro-Québec dont la plus grande partie du volume serait situé sous terre.Mentionnons-en brièvement les principales caractéristiques.L'alimentation primaire se fait à 120,000 volts par une série de circuits souterrains, reliés au grand réseau de transport qui entoure Montréal, dont les cen- des transformateurs traies de Beauharnois et de Ber-simis I et II en sont les principales sources d'énergie.L'électricité est ensuite abaissée à des tensions de 12,000 et de 4,000 volts, plus commodes pour la distribution.Les transformations s'effectuent en deux étapes.La première comporte une puissance de 240,000 KVA, en transformateurs, permettant 36 départs possibles à 12,000 volts.À même ces derniers départs, on alimente d'autres transformateurs Après étude, la transformation double s'avérait la solution la plus économique en ce qu'elle permettait de limiter les courts circuits à une valeur que pouvaient satisfaire les appareils déjà en production chez les manufacturiers.La sous-station comporte un certain nombre de particularités, outre son ampleur très considérable.Notons que tous les feeders, arrivés ou départs, prennent la voie sous-terraine.Chacun se branche à sa barre omnibus à travers un disjoncteur pneumatique.CIRCUIT D’EAU CHAUDf POUR CHAUFFAGE DE L’EDIFICE A BURE A'.ECHANGEUR OE CHALEUR NO.3 ECHAPPEMENT ''''D’AIR CHAUD tff/s ÉCHANGEUR DE CHALEUR NO.t ECHANGEUR DE CHALEUR NO ! Schéma de la transmission de chaleur.32 —ÉTÉ 1961 L'INGÉNIEUR Seuls les transformateurs de courant à haute tension ( 120 KV ) et les transformateurs abaisseurs contiennent de l'huile.L'élimination de cette dernière a pour but de diminuer les risques d'incendie; le fait de loger les transformateurs dans ces compartiments en maçonnerie amoindrit encore ce danger.Une autre particularité de la sous-station résulte de la décision d'utiliser les pertes aux transformateurs pour le chauffage de l'édifice à bureaux.Nous n'insisterons pas sur cet aspect qui de vrait faire l'objet d'une étude spéciale.Au départ, l'alimentation de la Place Ville-Marie dans son ensemble se fera par trois circuits souterrains de 12,000 volts en provenance de la sous-station Dorchester.Chacun de ces circuits comporte deux câbles de 500 MCM chacun, pouvant facilement porter 1000 ampères ou quelque 20,000 KVA.L'alimentation dans les édifices Le transport de l'énergie à partir de la sous-station jusque chez l'abonné ne présente aucun problème particulier.Cependant, à l'intérieur même de ces édifices, il existe un problème de mesurage et partant donc de la distribution.La distribution se complique davantage du fait que l'Hydro-Québec veut mesurer séparément la consommation des locataires Les disjoncteurs à l'air comprimé.A l'avant-plan, trois transformateurs de mesure.Deux de ces trois circuits alimenteront chacun une moitié de la barre omnibus devant recevoir l'énergie de l'Hydro-Québec.Le troisième servira d'auxiliaire ou de dépannage à chacun des deux autres.Plus tard, cependant, quand la puissance requise l'exigera au parachèvement du projet, un quatrième circuit, aussi en Refroidisseurs à air installés près des salles de transformateurs.dans ces édifices.Il faut donc obtenir une multiplicité de combinaisons permettant de mesurer soit d'une part la consommation de plus d'un abonné sur un même étage, soit d'autre part la consommation d'un abonné qui occupe plus d'un étage.Ceci exige donc une très grande flexibilité en ce qui touche la répartition des circuits à travers chaque étage et à travers tout l'édifice.Toute compinaison faite au préalable peut être changée à volonté selon les baux de location et selon l'espace occupé par les locataires.Comme prototype, examinons ce qui se passera dans l'édifice cruciforme de la Place Ville-Marie.A) — Mode d'alimentation L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961 —33 Un des six transformateurs principaux de 40,000 KVA.provenance de la sous-station Dorchester, viendra compléter l'installation.À ce moment-là, du côté de la source, les circuits, groupés deux à deux, partiront de deux barres omnibus distinctes pour aboutir par des disjoncteurs à deux barres aussi distinctes chez l'abonné.Un disjoncteur d'attache qu'on gardera ouvert en temps normal pourra relier les deux barres si nécessaire, en cas d'urgence.Comme résultat final, huit câbles de 500 MCM relieront en permanence la charge à la source.La distance de la sous-station à la Place Ville-Marie est d'environ 5,000 pieds.On compte à peu près 200 pieds du dernier regard à la sous-station de l'abonné; ceci inclut une chute verticale de quelque 40 pieds.Cette dernière portion des câbles ne comporte qu'une longueur, donc aucun joint, et on utilise de plus un genre de câble d'où l'huile d'imprégnation ne peut se drainer.B) — Mode de distribution interne et mesurage Distribution L'alimentation de l'ensemble du projet se fera à partir de la sous- station principale placée dans l'édifice cruciforme.L'estimation des charges se chiffre comme suit : l'édifice cruciforme ; 18,000 KVA le garage : 600 KVA la place des pas-perdus : 600 KVA le centre d'achats : 2,000 KVA Total 21,000 KVA L'édifice Mansfield projeté comme dernière étape, portera ce total à 35,000 KVA.Dans l'édifice principal de 42 étages, le cruciforme, deux centres de distribution fourniront l'énergie à l'ensemble : l'un au premier étage et l'autre au quarantième.Chacun des postes comportera deux transformateurs triphasés de 5,000 KVA chacun : l'un pour alimenter les services généraux de l'édifice et l'autre pour subvenir aux besoins des locataires.La tension secondaire de ces transformateurs sera de 575 volts.La distribution elle-même du haut en bas de l'édifice s'effectuera au moyen de deux groupes de barres verticales à 575 volts, chaque groupe fournissant deux ailes du cruciforme.Le poste du 42ième pourvoira les vingt étages supérieurs, tandis que les étages inférieurs recevront leur électricité du poste inférieur.À chaque étage, des transformateurs type à sec abaissent la tension à 120/208 volts pour distribution triphasée à ce niveau.Les circuits partent d'un cabinet qui comporte ou non du mesurage selon les besoins.Mesurage Le mode de mesurage variera selon le cas.On mesurera, par exemple, la charge des propriétaires ou la charge inhérente au service de l'édifice à tension primaire, soit 12,000 volts.Les locataires, occupant plusieurs étages et requérant une forte charge auront aussi leur mesurage à la tension primaire.Il se peut fort bien cependant que la charge de certains locataires ne justifie pas l'application des taux à tension primaire et que le mesurage ne puisse s'effectuer par un seul compteur à la source.Il s'ensuit que les projets doivent comporter à chaque étage un poste secondaire de distribution et de mesurage pouvant desservir une quantité variable de locataires.Une telle installation exige, il va sans dire, une grande souplesse.En fait, le cabinet de mesurage de chaque étage peut recevoir six compteurs indépendamment.C'est un tour de force que les ingénieurs du projet ont réussi merveilleusement bien, tout en utilisant de l'appareillage standard.Conclusion Ce qui se produit sur le boulevard Dorchester symbolise assurément la formidable expansion qui a lieu partout ailleurs dans le Québec.En dehors des grands centres, la Côte Nord est, de toutes les régions, celle qui connaît l'essor le plus rapide.Là, comme ailleurs, l'électricité constitue l'élément essentiel au développement industriel.Fort heureusement, notre province jouit d'une situation tout-à-fait exceptionnelle en ressources hydrauliques.Ceci permet de multiplier les réseaux pour apporter partout le “fluide du progrès" qu'est l'électricité et grossir conséquemment le volume de nos affaires.34—ÉTÉ 1961 L'INGÉNIEUR Si nous pouvions contempler notre planète d'un point d'observation très haut dans l'espace, nous verrions, mieux que nous l'ont enseigné nos manuels de géographie, la grandeur et l'importance de nos mers et océans, couvrant la majeure partie de la surface de la terre.Contrairement aux continents, relativement statiques, ces mers et océans sont l'essence même d'un dynamisme tel que nous pouvons dire que les sept dixièmes de la surface de notre planète ne sont jamais au repos.Et j'entends ici par dynamisme quelque chose de beaucoup plus vaste que le phénomène des vagues et des marées.L'océan sans cesse se renouvelle.L'océan voyage d'un continent à l'autre.L'océan se meut verticalement.Et tout cela de façon telle que la moindre déviation du rythme établi peut engendrer des conséquences dont la gravité, jusqu'à ces dernières années, était inconnue de l'homme, même de l'homme de science averti.L'homme de la préhistoire s'est intéressé à la mer.Impressionné par sa fertilité, sa puissance et son ampleur il l'a vénérée comme un dieu.Puis avec l'acheminement des siècles, il a cherché à mieux la connaître.Aristote, philosophe et homme de science, fut le premier expert en biologie marine; mais après lui, il a fallu fl* L'OCÉANOGRAPHIE par Marc Boyer.D.5c., Sous-ministre des Mines et des Relevés techniques, Ottawa Causerie prononcée devant la Section de Montréal (française) de l'American Society of Metals, à l'École Polytechnique de Montréal, le 29 mars 1961.attendre près de 2,000 ans avant que l'homme, de nouveau, n'aborde sérieusement cette étude fascinante qu'est l'océanographie biologique.Quant à l'océanographie physique, on peut dire qu'elle date de l'ère des grands voiliers.Le savant Benjamin Franklin et le fameux capitaine Cook furent les premiers, à la fin du 18e siècle, à étudier systématiquement les grands courants marins et la variation de température des eaux comme guide pour utiliser ces courants en navigation.Mais les débuts réels de la science de l'océanographie ne remontent guère qu'à plus de cent ans.Depuis lors, chaque découverte a posé un problème nouveau, et il a fallu l'essor scientifique formidable des derniers vingt ans pour analyser et comprendre plusieurs de ces phénomènes : équilibre de nos climats en fonction des grands courants marins; équilibre et déséquilibre de la flore et de la faune marines; variation de la température et de la salinité des eaux et ses effets sur la vie marine; l'évaporation et ses effets sur le climat; le pourquoi des grandes fosses marines et l'origine des chaînes de montagnes submergées; le comportement des grands courants marins en surface et en profondeur; l'énigme de la géologie des fonds marins; la complexité de la vie marine, qu'on retrouve jusqu'à des profondeurs dépassant 35,000 pieds; la tablette continentale, piédestal sur lequel semblent posés les continents.L'année géophysique internationale, qui s'est terminée récemment, a permis à tous les pays du monde de se donner la main, pour ainsi dire, pour intensifier et coordonner l'observation de tous ces phénomènes afin que les chercheurs, analysant les données recueillies, puissent jeter un peu plus de lumière sur tous ces phénomènes, toutes ces énigmes.Il est assez amusant de constater cette reprise de conscience du rôle essentiel des océans dans la vie de l'homme sur la terre, à l'époque même où l'on songe à projeter l'homme dans les espaces planétaires.Mais pourquoi ce renouveau d'intérêt en faveur de l'océanographie ?Il y a bien des raisons, nous allons voir.À cause de la menace que représentent les sous-marins porteurs de fusées, c'est probablement dans le domaine de la défense que l'océanographie devient la plus impérative.La seule et unique façon de parer à cette menace, c'est de connaître à fond les eaux qui nous entourent, afin de repérer et de poursuivre les submersibles.Aujourd'hui, avec les progrès réalisés dans le domaine des sous-marins, on ne L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961—35 dira jamais assez combien il est nécessaire d'être sur le qui-vive, et le voyage du Nautilus sous les glaces polaires en 1958 a dissipé tout doute dans nos esprits à ce sujet.Des richesses sous-marines Une autre raison qui milite en faveur de la recherche océanographique c'est la possibilité que notre plate-forme ou tablette continentale renferme d'abondantes richesses.Vous vous rappelez sans doute la conférence de Genève en 1958 sur la loi de la mer, alors que 86 nations ont reconnu qu'une nation possède des droits exclusifs en matière d'exploitation des ressources de sa plate-forme continentale.On peut se rendre compte de l'importance de cette décision pour notre pays en se rappelant que cette loi ajoute environ 1,452,000 milles carrés à l'étendue de notre territoire, soit une augmentation de près de 40 p.100.Envisagée du point de vue des richesses potentielles, cette décision peut avoir pour notre pays des conséquences incalculables.Bien que modeste jusqu'à présent, notre exploration de la plate-forme continentale polaire nous permet de croire que sa structure géologique est identique à celle des masses terrestres adjacentes, fait intéressant car selon toute apparence ces masses terrestres renferment du pétrole.L'existence de telles richesses dans l'archipel et la solution du problème du transport à l'aide des submersibles font que, dans un avenir peut-être pas très éloigné, la mise en valeur de l'Extrême-Nord canadien deviendra une possibilité.Tout cela dépend évidemment d'une connaissance océanographique approfondie des caractéristiques de notre plate-forme arctique ainsi que des eaux de ces parages.De nos jours, on entend souvent parler de surpopulation.La grande rapidité avec laquelle s'accroît la population mondiale pose- un problème angoissant, à savoir comment il sera possible de nourrir tout ce monde.Pour résoudre ce problème on a songé à puiser dans les profondeurs océaniques où, suivant les scientifiques, les réserves de protéines sont presque inépuisables.Mais auparavant, il nous faut d'abord connaître beaucoup mieux les profondeurs océaniques et la vie qui s'y trouve.Importance de l'océanographie Nous constatons également qu'il est nécessaire d'accroître les connaissances océanographiques lorsque nous envisageons les voyages océaniques en bateau ou en avion.Pour voyager rapidement et en toute sécurité sur l'eau, nous devons posséder les notions voulues au sujet des marées, des courants, du relief sous-marin, des vagues, de la formation des glaces, et, s'il s'agit de voyages océaniques par avion, nous devons connaître les phénomènes dynamiques entre l'air et la mer et dont la température dépend.À propos de température, nous savons à présent que les océans sont le milieu où notre climat prend naissance.Les océans expliquent bien des choses, notamment le cycle d'évaporation, la formation des nuages, la précipitation et la source des vents.Les grands courants marins, chauds ou froids sont les régulateurs du climat.Voilà donc quelques raisons — et il y en a bien d'autres — qui expliquent cette recrudescence d'intérêt en faveur de l'océanographie.En résumé, l'océanographie représente la somme totale de toutes les sciences nécessaires à une bonne connaissance de la mer et du rôle qu'elle joue dans la vie des hommes et jusque dans leurs affaires.On se rend mieux compte de l'importance vitale de ce rôle lorsqu'on songe que les océans occupent les sept dixièmes de la surface du globe.Toutefois, si l'on excepte les aides à la navigation, l'homme a jusqu'ici négligé d'explorer ces immenses étendues.Cette négligence s'explique de plusieurs façons.On peut mentionner entre autre le manque d'intérêt.Jusqu'à ces derniers temps, l'homme ne s'intéressait pas réellement à ce qui se passe sous la surface des océans.Une autre bonne raison c'est que la recherche océanographique coûte cher.Si l'on excepte l'étude de la stratosphère et des espaces interplanétaires, domaine nucléaire, l'océanographie demeure probablement le domaine où la recherche est la plus coûteuse de nos jours.Cette science exige de ses adeptes une bonne formation, une foule d'instruments qui relèvent de diverses disciplines, et des navires munis de dispositifs spéciaux pour travailler le long des côtes et au large.Le champ de l'océanographie Jetons maintenant brièvement un coup d'oeil sur les divers domaines qui intéressent la recherche océanographique.En premier lieu, il y a l'océanographie physique.C'est l'étude de la température et des gradients de température dans la mer, de la salinité et de la densité de l'eau à diverses profondeurs, du mouvement des masses d'eau et des phénomènes connexes.L'océanographie biologique constitue une autre phase de cette science.Elle s'intéresse à la productivité biologique des océans.C'est vers le biologiste que se tourne le monde pour découvrir de nouvelles sources de nourriture pour l'homme.En plus, l'océanographie biologique fournit une importante contribution à l'histoire de l'évolution des formes supérieures de vie marine, des animaux, et, finalement, de l'homme.36—ÉTÉ 1961 L'I NGÉN I EU R Le "Hudson", vaisseau de 4,600 tonnes présentement en construction, sera un véritable laboratoire flottant.i 'TWjT** L'océanographie comprend é-galement la géologie marine ou, comme on la désigne souvent, la géologie sous-marine.Cette branche de l'océanographie étudie les sédiments qui tapissent le fond de l'océan ainsi que la structure des roches sous-adjacentes.La géologie sous-marine joue un rôle important et pour trois raisons.Du point de vue de la science pure, reconstituer, dans leur ordre chronologique, les formations géologiques.En second lieu, déterminer les changements climatiques et géologiques au cours des âges révolus.Enfin, troisièmement, du point de vue pratique, la géologie sous-marine fournit les données nécessaires à l'évaluation des ressources potentielles de la plate-forme.Nous en arrivons maintenant à l'étude des glaces, un autre aspect important de l'océanographie.Cela est tout particulièrement vrai dans le cas d'un pays comme le Canada, où l'on doit faire face aux problèmes de navigation hivernale dans le golfe Saint-Laurent ainsi que le long des routes d'approvisionnement de l'Arctique.La phase de l'océanographie qui a présentement la vedette est l'océanographie militaire.Comme je l'ai mentionné précédemment, la mise au point des sous-marins nucléaires a attiré l'attention sur la nécessité des méthodes de détection sous l'eau.On le sait, les ondes sonores à haute fréquence subissent l'influence des gradients de température au sein des mers et ne voyagent pas nécessairement en ligne droite.Les qualités absorptives des sédiments influencent également la puissance du signal.Ainsi, les données recueillies par les océanographes physiciens constituent la base qui permet la mise au point de dispositifs appropriés d'une précision plus grande.Dans le cadre de ce bref exposé, je n'ai fait qu'entrouvrir la fenêtre sur la science de l'océanographie.Examinons maintenant ce que fait notre pays.L’effort canadien Les travaux canadiens en océanographie remontent à 1930, alors que le Service hydrographique du Canada, qui fait partie de mon Ministère, a pris la relève de l'Amirauté britannique à l'égard de l'hydrographie et du sondage des eaux littorales canadiennes.Peu de temps après, l'Office des recherches sur les pêcheries entreprenait des travaux sur les problèmes connexes à l'industrie des pêcheries.Après ces premiers travaux, l'Office des recherches sur les pêcheries a continué d'accroître son personnel et d'agrandir ses locaux, de sorte qu'il poursuit maintenant une importante campagne de recherches océanographiques destinées à augmenter la valeur et l'importance des ressources piscicoles canadiennes.Avec les années, diverses autres agences gouvernementales se sent intéressées aux différents aspects de l'océanographie dans le cadre de leurs travaux.En ce qui concerne la défense, la Marine royale du Canada, l'Aviation royale du Canada et le Conseil de recherches pour la défense ont pour mission d'étudier l'influence des conditions océanographiques sur l'efficacité de la défense du Canada sur mer.La Marine royale du Canada et l'Aviation royale du Canada travaillent à mettre au point de nouveaux procédés destinés à repérer les sous-marins hostiles.Le ministère des Transports s'intéresse à certains aspects de l'océanographie par l'intermédiaire de deux de ses services : la Direction de la météorologie, pour la météorologie et la prévision des glaces, et les Services de la marine, qui sont responsables des aides à la navigation.Depuis 1930, le Service hydrographique de mon Ministère a pris graduellement de l'expansion, de sorte qu'il possède maintenant quatre navires sur la côte du Pacifique.Il a également recours aux services de trois vaisseaux affrétés en partance d'Halifax et de six grosses corvettes le long des côtes ainsi que sur les plus grands lacs d'eau douce à l'intérieur.Le Service hydrographique fournit maintenant des renseignements sur les marées et courants, et recueille certaines données océanographiques, y compris les L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961 —37 profils magnétiques au-dessus des principales régions où il exécute ses travaux.À l'aide de ce bref exposé, on comprendra à quel point l'effort de notre pays est insuffisant, compte tenu des événements actuels.La demande de renseignements océanographiques sur nos eaux est si grande et la connaissance obtenue à partir de recherches océanographiques est devenue si importante pour notre défense et l'évaluation des ressources que nous avons dû reviser toute notre campagne de travaux dans ce domaine et élaborer d'autres plans beaucoup plus ambitieux.Les projets Après mûre réflexion, le Gouvernement a décidé de confier à mon Ministère la tâche d'amplifier le programme de travaux en océanographie physique et de proportionner notre effort aux.besoins de notre pays.En conséquence, en vertu de la nouvelle campagne, l'Office des recherches sur les pêcheries limitera son activité à l'océanographie reliée directement aux ressources alimentaires des océans, tandis que notre Ministère assumera la principale responsabilité, qui consiste à répondre aux besoins océanographiques du Ministère de la Défense nationale, à mettre en valeur nos ressources nationales et à fournir les renseignements fondamentaux aux autres groupes de chercheurs ; en second lieu, nous devons concentrer nos efforts sur l'océanographie de l'Arctique ; en troisième lieu, nous allons étendre nos études au large des côtes, afin d'examiner les problèmes spéciaux posés par les profondeurs océaniques, et enfin, nous devrons collaborer aux campagnes internationales.Pour faciliter l'effort canadien en matière d'océanographie, le Gouvernement fédéral a constitué un organisme coordonnateur qui est chargé de diriger l'activité océanographique des divers ministères intéressés.Cet organisme porte le nom de Comité canadien d'océanographie ; il est composé de représentants des agences du Gouvernement fédéral intéressées à l'océanographie ainsi que des universités intéressées à ce genre de travaux.La nécessité et l'importance d'un tel comité sautent aux yeux.Il a la double tâche de coordonner et de diriger les recherches océanographiques exécutées au Canada et, rôle non moins important, de représenter le Canada à l'échelon international.En établissant un tel organisme, le Canada abandonne les chemins battus, car, ainsi, tous les groupes intéressés à cette science sont représentés au sein d'un comité national qui peut traiter d'océanographie aussi bien au niveau national qu'au niveau international.La décision gouvernementale de délimiter la responsabilité dans le domaine de l'océanographie civile et d'accélérer l'exécution de la campagne canadienne dans son ensemble exigera une grande expansion de nos services, et c'est à cette tâche que nous avons ces derniers temps consacré le gros de nos efforts.Un problème s'est posé pour nous du fait que le Canada compte deux régions au sujet desquelles il est particulièrement urgent d'obtenir des renseignements océanographiques, savoir l'Atlantique et l'Arctique.Un centre de sciences marines La réponse résidait, nous le savions, dans l'établissement d'un important centre de sciences marines sur la côte canadienne de l'Atlantique.C'est pourquoi le Gouvernement a décidé, en 1958, d'établir un tel centre dans le bassin de Bedford, à proximité d'Halifax.Une fois en service, le nouvel Institut comptera un personnel d'environ 300, y compris des océanographes, des hydrographes, des géologues du monde sous-marin ainsi que d'autres employés dans le domaine scientifique.Il sera doté de tout l'équipement nécessaire pour répondre aux exigences d'un institut océanographique moderne.Les ateliers seront outillés pour répondre aux besoins normaux du programme.Le centre de ravitaillement comportera les services voulus de l'approvisionnement des navires et verra aux autres besoins de l'Institut.Le nouvel Institut va également permettre l'expansion depuis si longtemps attendue des sections atlantique et subarctique du Service hydrographique du Canada.Le nouvel Institut servira en plus de bureau central au groupe de chercheurs, océanographes, hydrographes, océanographes-géologues, géophysiciens du fond de l'océan, géographes et autres qui travaillent dans l'Extrême-Nord et dans l'océan Arctique sur ce que nous avons convenu d'appeler le "Polar Continental Shelf Project”.le voudrais maintenant vous dire quelques mots du programme de construction navale à entreprendre pour créer la flottille océanographique requise.Nous avons élaboré ce programme en considérant que les navires océanographiques doivent servir à plusieurs fins.En construisant des navires ainsi destinés à plusieurs fonctions, nous espérons faciliter l'exécution des travaux prévus et employer les navires plus souvent qu'on ne peut le faire maintenant.Nous avons deux navires en chantier, trois à l'état d'épures et un autre va nous être cédé par la Marine royale du Canada.Quatre de ces nouveaux navires seront en service sur le littoral de l'Atlantique et dans les eaux subarctiques et deux autres auront leur port d'attache sur le littoral du Pacifique.38 —ÉTÉ 1961 L’INGÉNIEUR pi «~m& m L'Institut océanographique de Bedford en Nouvelle-Ecosse s'installera l'an prochain dans ces immeubles.Dans l'Arctique Passons maintenant à l'océan Arctique.C'est là, dans cette deu • xième région sur laquelle nos connaissances océanographiques actuelles sont par trop insuffisantes, que porteront nos efforts au début afin d'agrandir le champ de nos travaux océanographiques.Deux raisons motivent une telle décision.D'abord, il est urgent que le Canada affirme davantage sa souveraineté sur l'archipel Arctique.L'Union soviétique et les Etats-Unis sont depuis longtemps au travail dans le bassin polaire, surtout l'Union soviétique, qui y poursuit ses recherches depuis des années.En effet, les cartes soviétiques montrent que les scientistes de l'URSS ont fait des études jusqu'au seuil même de nos îles Arctiques.Non seulement les Russes ont étudié méthodiquement le bassin polaire, mais ils projettent encore d'y poursuivre leurs travaux.Les Etats-Unis de leur côté travaillent à partir d'îles de glace et, comme on le sait, ont aussi retiré d'utiles connaissances des voyages qu'ont fait, sous les glaces polaires, les sous-marins atomiques Nautilus et Skate.Il reste donc aux Canadiens à recueillir de toute urgence des renseignements océanographiques et hydrographiques sur ces parages peu connus.Il y a deux ans, mon Ministère a lancé un programme d'études très reliées les unes aux autres, sur la plateforme continentale polaire, l'archipel Arctique et les eaux voisines.L'exécution de cette étude de la plateforme continentale polaire sera de longue durée : les scientifiques feront une étude méthodique de ce plateau ; ils exécuteront divers essais et diverses recherches dans des trous creusés à coups d'explosifs à travers la glace, en différents endroits.Sont affectées à cette entreprise des équipes composées d'océanographes, d'hydrographes, de topographes, de géologues, de géophysiciens, de géo- graphes et de biologistes.Longue d'environ 1,500 milles, cette plateforme s'étend, dit-on, des côtes jusqu'à 100 ou 200 milles dans l'océan Arctique, sous la calotte permanente de glaces polaires.Bien que cette entreprise n'ait débuté que récemment, nous avons déjà recueilli bien des renseignements de toute nature sur ce mystérieux territoire.___^ __ ^ .i Le personnel Pour la bonne exécution de ces recherches océanographiques, il faut avoir des moyens matériels de premier ordre et un personnel compétent, bien formé.Un plan d'action bien ordonné et l'argent en suffisance permettront de se procurer les moyens requis.Quant aux scientifiques, c'est une toute autre affaire.Les océanographes font défaut dans tous les pays et on ne peut en recruter par des concours nationaux ou internationaux.Comment avons-nous résolu la difficulté ?Il semble que la seule solution consiste à établir un programme d'études post-universitaires subventionnées, propre à intéresser les finissants et à les inciter à embrasser la carrière d'océanographe.Le Conseil national des Recherches fournit une aide pré- cieuse sous forme de subventions et de bourses.Il subventionne l'Institut d'océanographie de l'Université de la Colombie-Britannique et l'Institut, fondé plus récemment, de l'Université Dal-housie, afin de contribuer à la formation d'océanographes.De plus,, le ministère des Mines et des Relevés techniques aide les jeunes étudiants doués qui désirent se spécialiser en océanographie.Les résultats de ces subventions, accordées maintenant depuis trois ans, sont encourageants, mais, dans un avenir rapproché, il nous faudra bien d'autres océanographes pour répondre aux besoins prévus de notre programme de recherches.Voilà donc où en est l'effort du Canada en matière d'océanographie.Il est vrai que les Canadiens ont beaucoup tardé à reconnaître le besoin d'un programme bien agencé de recherches océanographiques dans les eaux littorales du pays.Cependant — et c'est à leur honneur — ils sont à reprendre le terrain perdu.Il est permis d'espérer qu'en 1965 les travaux de recherches auront pris une ampleur suffisante pour fournir la multitude de données océanographiques que réclame l'époque contemporaine.L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961 —39 La construction en cours depuis près de deux ans de l'immeuble à 24 étages de l'Hydro-Québec sur le boulevard Dorchester à Montréal, a soulevé des problèmes complexes de fondations.En effet, l'instabilité du sol, la possibilité d'infiltration des eaux et d'autres caractéristiques de l'emplacement créaient un sérieux problème aux entrepreneurs chargés de l'érection de ce nouveau gratte-ciel.Il aurait suffi d'un glissement du terrain pour que tout soit à reprendre, sans compter les pertes possibles de vies humaines, l'effondrement des immeubles voisins et les frais énormes de reconstruction.Après consultation avec les techniciens de la compagnie Parco Canada Ltée, les responsables décidèrent de recourir à une technique nouvelle : la congélation du sol, et de créer, avec ce procédé, un mur périphérique de soutènement pour la durée des excavations.Un mur de terrain congelé d'une longueur de 1,200 pieds fut ainsi réalisé après une exploration des sols par sondages à diamant.Pour renforcer la solidité des 379 pieux-caissons en béton armé, de 20 po.de diamètre, espacés de 36 po.les uns des autres, qui constituaient pour ainsi dire une première ligne de défense, les LES FONDATIONS DE L'IMMEUBLE DE L'HYDRO-QUÉBEC par J.F.MATHYS, Ing.P., vice-président.Parco Canada Ltée, Montréal ingénieurs de la société optèrent pour une solution de congélation en profondeur qui créerait un mur de soutènement en terre de 30 po.de largeur environ, placé perpendiculairement aux excavations.Le procédé de congélation offre les particularités d'une patinoire gelée artificiellement, avec la différence, toutefois, que le gel se fait suivant la verticale au lieu de l'horizontale.Pour masquer les infiltrations d'eau et de boue entre les pieux-caissons, on fonça des tuyaux de 2V2 po.de diamètre et de 55 pieds de longueur, dans lesquels circulait la saumure maintenue à une température de 5° F.Après la construction des 379 pieux-caissons (placés par groupes de trois), on procéda à l'injection de T'anesthésique" de congélation à 60 pieds du niveau du terrain naturel, soit légèrement sous la surface d'excavation, dans le roc, afin de créer une barrière naturelle qui empêcherait l'infiltration des eaux pendant la durée des excavations.Notons que l'enceinte constituée par les pieux caissons était étan-çonnée par un remblai de terre de près de 55 pieds de hauteur qui protégeait le mur de soutènement artificiel de la poussée des sols.Cette phase terminée, on coula des massifs de béton sur lesquels reposent les colonnes de la structure permanente; cette structure prenait à sa charge, au fur et à mesure de son érection, une partie de l'étançonnement de l'enceinte précitée.Par la suite, le mur de soutènement fut abaissé d'environ 20 pieds et, à cette élévation, des traverses furent mises en place qui servirent à étançonner de nouveau le mur de soutènement.La même opération fut répétée 10 pieds plus bas et, enfin, le reste du remblai fut retiré jusqu'à la base de l'excavation.Le personnel technique de Parco avait conseillé l'érection de ce mur de soutènement artificiel en raison des dangers sérieux d'affaisement ou de glissement du terrain et de la proximité de l'égout collecteur principal, boulevard Dorchester.Les responsables avaient à résoudre deux problèmes importants : 1.Réduire au minimum la durée des travaux de fondation; 2.Conserver en fonctionnement, même durant la période chaude, le réseau de congélation.Pour mettre en place ce réseau compliqué des tuyauteries de congélation, il fallut forer 400 trous de 3 po.de diamètre à travers 40—ÉTÉ 1961 L’INGÉNIEUR Vue d'ensemble du réseau de tuyauterie qui effectuait la congélation du sol et maintenait la température du sous*sol entre 6 et 30° F.m Vue détaillée du système de congélation.r - w » * r .les galets et le roc.Pour y parvenir, l'entrepreneur dut mobiliser tout son personnel et tout son équipement de forage au diamant, et dut même recourir à la mise en service de dix autres foreuses qu'elle fit venir de l'extérieur.L'équipement travailla six jours par semaine, vingt-quatre heures par jour, pour forer les 400 trous devant recevoir les tuyaux de congélation.Ce travail dura un peu plus d'un mois et demi, pendant lesquels 24,000 pieds linéaires de forage au diamant de 3 po.de diamètre furent exécutés.Ces trous ne purent être faits autrement qu'à la foreuse au diamant en raison de la nature même du sol (galets dont la présence rendait impossible l'enfoncement des tuyaux).Au fur et à mesure de l'avancement des forages, les tuyaux de réfrigération étaient descendus au moyen d'une grue.Les tuyaux furent soudés en une seule longueur, le tuyau intérieur de 1V4 po.déjà placé dans celui de 2^/2 po.Dès que les forages au diamant furent terminés, un réseau de trois conduites destinées à alimenter en saumure les canalisations verticales placées dans le sol fut érigé sur des supports soudés au-dessus des pieux-caissons, et ce sur tout le périmètre de l'excavation.Ces trois tuyaux furent enveloppés d'amiante avec revêtement de papier goudron et raccordés à des appareils de congélation placés aux angles de l'excavation.Chaque groupe de congélation comportait deux appareils dont la capacité totale de production était de l'ordre de 200 tonnes.Pour prévenir les pertes possibles des tuyaux enterrés, des soupapes furent distribuées sur les canalisations.Ces pertes pouvaient être détectées rapidement et leur réparation n'affectait qu'une petite partie du réseau de distribution.Il fallut environ 21 jours pour congeler le périmètre de l'excavation sur une épaisseur de 30 po.et à une profondeur de 60 pieds.Dès que le mur de fondation périphérique en béton armé de 5 pieds d'épaisseur et que la dalle au niveau du sol eurent été coulés, le procédé de congélation fut arrêté et le sol environnant reprit sa température normale.L'excavation put alors être complétée; quelque 150,000 verges cubes de matériaux (terre et roc) et près de 7,000 tonnes d'acier servirent à l'étançonnement des parois et à la structure permanente du sous-sol.M.Gaston Gagnier, architecte, de Montréal, est l'auteur des plans de cet immeuble.MM.Brouillet et Carmel, ingénieurs-conseils, de Montréal, sont responsables des plans de la structure.La société Collet Frères Ltée, de Montréal, est l'entrepreneur général.Cette société a confié la direction des travaux sur chantier à M.Georges Thomas, ingénieur résident.M.Laurent Normandeau, ing.p., représente l'Hydro-'Québec sur le chantier.L'I NGÉN I EU R ÉTÉ 1961 —41 SUR L'INDUSTRIE ET SUR LA TECHNOLOGIE Pellicules à rayons X en rouleaux La Canadian Kodak Company a mis sur le marché des pellicules industrielles à rayons X, qui s'obtiennent sous forme de rouleaux en trois largeurs : 16, 35 et 70 mm.Comme les pellicules en feuilles "Ready Pack", elles se présentent dans une enveloppe étanche à la lumière.Les rouleaux de 35 mm servent aux essais de durabilité des longs tubes pneumatiques et hydrostatiques en construction d'avion, et ceux de 70 mm, aux épreuves des longues pièces soudées en acier et en aluminium mince.Ceux de 16 mm seront aussi utilisé! en construction d'avion, particulièrement pour ’'inspection des pièces bra-sées en acier inoxydable.Ces pellicules doivent être taillées en chambre noire et leurs extrémités recouvertes d'un ruban gommé noir qui préviendra les voiles.Elles sont enroulées sur des bobines de 200 pieds dont la tige a 12 pouces de diamètre.Un trou de 3 pouces dans la chape permet le montage sur un axe qui facilite la manutention.Actuellement, les rouleaux de 16 mm ne sont fabriqués que sur commande, mais sans qu'une quantité minimum ne soit exigée.On peut les commander chez les dépositaires.Pour obtenir des renseignements supplémentaires, on voudra bien écrire à l'adresse suivante : Canadian Kodak Sales Limited, Toronto 15, Ontario.Nomination à l'I.U.C.Monsieur A Galerne, président de l'I.U.C.(compagnie internationale de travaux sous-marins), annonce la nomination de Monsieur F-A.Dréville au poste de Directeur régional pour le Québec, les provinces maritimes et la vallée de l'Ottawa.M.Dréville est ingénieur professionnel et il a une grande expérience des travaux hydrauliques et de la technologie maritime.Il exercera ses fonctions au bureau-chef, à Montréal.Hommage à un métallurgiste distingué Le professeur James Urquhart Mac-Ewan, qui prend sa retraite après avoir dirigé pendant 17 ans le département de génie métallurgique de l'Université McGill, a reçu cette année la médaille de platine de l'International Nickel Company of Canada.Cette médaille est conférée chaque année en reconnaissance de contributions remarquables à l'industrie minière et métallurgique du Canada.La présentation, au Château Frontenac de Québec, s'est accompagnée d'une citation dont voici un extrait : "À James Urquhart MacEwan en reconnaissance des services signalés qu'il a rendus à l'industrie métallurgique du Canada, en particulier de la formation qu'il a donnée à plusieurs générations de métallurgistes et des travaux de recherches qu'il a poursuivis dans et pour la province de Québec." Depuis 1938, le professeur MacEwan a travaillé en étroite collaboration avec le Ministère provincial des mines et il a fait des études sur le dépilage du zinc et du lithium.En 1958, il a été nommé ingénieur-conseil pour la réalisation de l'importante usine-pilote du Ministère, à Québec.La Sherritt achète du minerai calciné de nickel-cobalt des États-Unis La Sherritt Gordon Mines Limited, de Toronto, a récemment acheté du gouvernement des États-Unis 3 500 tonnes de minerai calciné de nickel-cobalt au prix d'environ $700,000.Au cours de la dernière guerre, le gouvernement américain avait exploité au Missouri une usine pour l'affinage des concentrés de plomb et de cuivre, qui donnait comme sous-produit ce minerai calciné contenant environ 19% de nickel et 13% de cobalt.Au début de cette année, ces 3,500 tonnes avaient été déclarées excédentaires par les Services administratifs.La Sherritt transportera le minerai à sa raffinerie de Fort Saskatchewan, en Alberta, qu'alimentent surtout ses propres mines de nickel du Manitoba.Nouvelle brochure mettant en relief les progrès techniques du Canada Le ministère du Commerce vient de publier une brochure mettant en relief les progrès impressionnants accomplis au Canada dans les domaines des études et de la fabrication d'ordre technique.Cette brochure illustrée, intitulée "Canada Presents Engineering Products", a été distribuée au "1961 Design Engineering Show", exposition de quatre jours qui s'est ouverte à Détroit le 22 mai.Une partie de la brochure est consacrée à un exposé du Programme de partage de la production de défense entre le Canada et les États-Unis.Ce programme est d'une très grande importance pour l'industrie canadienne puisqu'il permet à nos fournisseurs de rivaliser avec les producteurs américains dans l'obtention des contrats de défense des États-Unis.Les visiteurs ont eu l'occasion d'examiner les diverses techniques employées par 17 sociétés canadiennes dont les produits étaient exposés.Ceux qui s'intéressent à la construction ont pris connaissance d'un procédé exclusif, de conception tout à fait nouvelle, pour l'assemblage de presque toutes les sortes d'éléments métalliques; cette invention a été mentionnée comme la plus importante depuis celle du rivet.Les réalisations canadiennes dans le domaine de l'aviation étaient illustrées par la maquette du premier avion-cargo à empennage à charnière, ainsi 42 —ÉTÉ 1961 L’INGÉNIEUR I •* Au cours d'une démonstration faite récemment à l'aéroport de Birmingham, en Angleterre, on a pu voir voler un avion "Currie Wot" doté d'un moteur turbo-propulseur Rover de 60 c.v., le T.P.60.Ce moteur dont le poids n'est que de 235 livres, y compris l'hélice et les accessoires standard, est le plus petit turbo-propulseur en fonctionnement au monde.Il résulte indirectement du programme de mise au point de Rover pour la réalisation d'une auto populaire à turbine à gaz.que par un amortisseur hydraulique d’invention canadienne employé sur un des derniers modèles d’avion de reconnaissance et d'attaque-éclair des États-Unis.La participation canadienne comprenait aussi du matériel sonore tout à fait nouveau pour laboratoires de langues, ainsi que des produits du premier fabricant canadien d'appareils thermo-électriques de refroidissement.Ces produits et procédés, ainsi que plusieurs autres d'égal intérêt, créés et mis au point par la technique canadienne, sont illustrés et décrits en détail dans la brochure "Canada Presents Engineering Products".Tout comme le stand du Canada dont elle était le complément, cette attrayante brochure avait pour objet de faire mieux connaître aux acheteurs américains l'importance croissante de notre pays dans le développement des techniques et procédés de production La télévision et l'enseignement Est-ce, depuis l’invention de l’imprimerie, le plus bel outil de progrès de l’enseignement ?Ou s’agit-il d'un expédient, propre à pousser les autorités trop économes à remplacer les maîtres par des jouets électroniques, et l'étude par le divertissement ?Tels sont probablement les deux extrêmes dans l'éventail des opinions qui ont été émises depuis que la télévision est devenue un moyen d'instruction, voilà à peine une dizaine d'années.Personne ne peut encore répondre avec assurance à ces questions; mais il existe des arguments qu'analyse en détail un ouvrage que vient de publier l'Unesco.On peut se procurer un exemplaire de La télévision et l'enseignement, par Henry R.Cassirer, en s'adressant à l'Unesco, Place de Fontenoy, Paris 7e Prix : 10,50 NF.Nouvel apprêt aux usages multiples La Shell Oil Company of Canada, Limited a mis sur le marché un nouvel apprêt, à la fois obturateur et isolant, pré-mélangé et facile d'emploi, pour les coffrages et moules à béton et autres produits connexes.Le Form Compound C (marque de commerce Shell) est une émulsion qui se mélange facilement à l'eau froide, même à l'eau très dure.Grâce à l'un de ses constituants qui agit en surface, il assure un revêtement uniforme pour coffrages à béton.Il est aussi d'un emploi efficace pour les moules en fibre de verre ou enduits de résine.Le Form Compound C est un isolant efficace, qui ne produit aucune réaction chimique avec le béton et ne nuit nullement à la prise.Ce nouvel agent isolant permet d'appliquer la peinture sur les surfaces en béton sans avoir recours à un apprêt spécial.Son effet protecteur permet d'obtenir le maximum de rendement des coffrages en bois et en contreplaqué, ainsi que des moules en acier et autres métaux.Il donne au béton un fini de marbre, lisse et poli, qu'il s'agisse de béton coulé sur place, coulé d'avance ou pressé.Ce nouveau composé ne colore pas et il est étanche à la poussière.On l'emploie avec succès sur les coffrages et moules en bois et en acier dont la surface a déjà été enduite d'une couche d'huile.Il suffit alors d'ajouter un peu de détergent liquide au composé lors de l'application de la première couche.Étude du travail ou génie industriel "La redécouverte du cerveau non électronique", telle est la définition du génie industriel moderne selon R.M.Currie, chef du service central d'étude du travail de l'Imperial Chemical Industries Limited, en Angleterre.Pionnier en ce domaine et auteur d'un manuel, M.Currie a visité le Canada en avril et prononcé deux conférences : l'une à Montréal devant les membres de la Society for the Ad- vancement of Management et l'autre à Ottawa, au Conseil National de la Productivité.Par sa définition du génie industriel — ou étude du travail comme on le désigne en Grande-Bretagne — M.Currie éclaire le sombre tableau que brossent certains auteurs américains, à savoir que le cerveau électronique restreint constamment les domaines où les décisions relèvent du cerveau humain.Abordant le sujet de l'étude du travail comme moyen d'augmenter la productivité, il souligna que dans tous les pays le problème se résume à ceci : le besoin d'un plus grand rendement en marchandises et en services pour une mise égale ou moindre de ressources.Bien que les ressources se divisent généralement en trois branches — main-d'oeuvre, matériaux et capital — elles représentent véritablement l'activité humaine.À quoi servent les matériaux à moins que la main-d'oeuvre ne les extraie de la terre et ne les usine, et qu'est-ce que le capital sinon la main-d'oeuvre du passé emmagasinée pour l'avenir ?M.Currie a donné maints exemples de l'efficacité de l'étude du travail pour un usage plus économique de la main-d'oeuvre — y compris la main-d'oeuvre aux échelons supérieurs.L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961 —43 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL ÉCOLE POLYTECHNIQUE ÉCOLE D'INGÉNIEURS — FONDÉE EN 1873 Le programme d'études prévoit une formation générale dans les sciences fondamentales et appliquées suivie de la spécialisation dans les branches suivantes du génie : GÉNIE CIVIL • GÉNIE ÉLECTRIQUE • GÉNIE MÉTALLURGIQUE GÉNIE MÉCANIQUE • GÉNIE CHIMIQUE • GÉNIE MINIER GÉNIE GÉOLOGIQUE • GÉNIE PHYSIQUE Les élèves reçoivent à la fin du cours les diplômes d'ingénieur et de Bachelier ès Sciences Appliquées avec mention de la spécia'ité choisie.Des études post-universitaires peuvent être entreprises à la fin du cours régulier et conduire aux grades universitaires de Maître et de Docteur ès Sciences Appliquées.Des cours de perfectionnement et d'avancement sont donnés le soir durant l'année académique.Ils s'adressent aux personnes qui ont, à des degrés divers, des fonctions dans la vie technique et industrielle de la province.CENTRE DE RECHERCHES ET LABORATOIRES D'ANALYSES Prospectus et renseignements sur demande 2500.avenue Guyard, Montréal 26 - Tel.: RE.9-2451 Veuillez adresser toute correspondance à C.P.501, Snowdon, Montréal 29 44—ÉTÉ 1961 L’INGÉNIEUR COURS DE RUSSE SCIENTIFIQUE à L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Le Centre d'Etudes slaves de la Faculté des Lettres, en collaboration avec l'Extension de l'Enseignement de l'Université de Montréal, annonce des cours de vacances — du 3 juillet au 15 août 1961 — de langue russe scientifique à l'intention des ingénieurs, des techniciens et des autres professionnels qui désirent apprendre cette langue dont l'usage leur sera utile dans leurs travaux et dans l'accomplissement de leurs fonctions.Ces cours porteront principalement sur le vocabulaire scientifique et technique.À—Un cours préparatoire s'adressant aux hommes de science, aux ingénieurs et aux techniciens qui ne connaissent pas encore la langue russe, commencera le 3 juillet, et durera six semaines.B — Un cours s'adressant à des personnes qui possèdent déjà les rudiments de la langue russe, et dont le programme sera comme suit : 1° — Introduction au vocabulaire mécanique.2° — Introduction au vocabulaire et à la terminologie des mathématiques et de la physique.3° — Lecture des textes scientifiques et techniques choisis.Les personnes qui seraient intéressées à suivre ce cours, sont priées de téléphoner au secrétariat du Le secrétariat est ouvert tous les jours de 10 hrs Centre d'Etudes slaves, à RE.9-9951 - extension 224.A.M.à 5 hrs P.M.I.MÉMORIAL DE L’ARTILLERIE DE LA MARINE (de 1892 à 1906) II.MÉMORIAL DE L’ARTILLERIE NAVALE (de 1907 à 1915) III.Mémorial de l’Artillerie Française (de 1922 à .) Publication éditée par le Ministère des Forces Armées (Guerre - Marine - Air) les Ministères de l’Education Nationale et de la Production Industrielle avec le concours d’organisations scientifiques et industrielles.Fait suite au Mémorial de VArtillerie Navale et au Mémorial de VArtillerie de la Marine.Publie des mémoires originaux traitant de l'artillerie et de toutes les sciences qui s’y rattachent, des Traductions et des relevés bibliographiques.Quatre fascicules par an (format 26 X 17 cm) d’environ 250 pages chacun.Rédaction : 10, rue Sextius-Michel — Paris (XVe).Abonnement et Vente : Imprimerie Nationale, 27, rue de la Convention, Paris (XVe).— Chèque postal : PARIS No 19-731.Prix de l’abonnement : France, Union Française : 5600 F, fascicule séparé : 1800 F.Etranger : 7000 F, — 2000 F.Un fascicule spécimen du Mémorial de VArtillerie française est adressé contre envoi à lTmprimerie Nationale, 27, rue de la Convention, PARIS (XVe) de la somme portée ci-dessus pour un fascicule séparé.TIRAGES À PART SPÉCIAUX L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961 —45 UNIVERSITAIR À l'Université de Sherbrooke A) Construction : Le programme de construction qui avait été déjà mentionné dans les numéros précédents avance bon train.Le pavillon no 5 (asile des classes et des salles à dessin) sera terminé vers la fin du mois de juin et les travaux du pavillon no 4 (aile des laboratoires) commenceront d'ici environ un mois pour se terminer durant l'été 1962.Ces deux additions augmenteront la superficie de plancher d'environ 87000 pi2.B) Études : Monsieur Marcel-P.Lafre-nière, Poly 54, terminera bientôt ses études au "Massachussets Institute of Technology" et recevra une maîtrise en sciences appliquées de cette institution.Les cours d'été organisés pour les professeurs de la Faculté avec la collaboration de la Faculté des Sciences de l'Université Laval se termineront cet été et conduiront au grade de maître en sciences appliquées après la rédaction d'une thèse appropriée.Le personnel de la Faculté est très heureux de l'étroite collaboration qui s'est établie entre les deux Facultés à cette occasion.C) Modifications du programme : De nouvelles modifications seront apportées au programme régulier afin de permettre d'entreprendre la spécialisation au niveau de la troisième année.Ainsi, dès septembre 61, les équations différentielles déjà vues au premier semestre de 2ième, seront continuées durant toute l'année.Il en sera de même du calcul avancé qui sera entrepris dès le premier terme de 2ième année.Cette base mathématique indispensable facilitera grandement l'enseignement des matières plus avancées.Ces modifications se continueront en septembre 62 au niveau de la 3ième année par l'établissement d'un programme de spécialisation dans les trois options : génie civil, génie mécanique et génie électrique.D) Nouvelles : Monsieur Jacques Lemieux, Poly 44, doyen de la Fa- culté, vient d'être nommé membre du comité des ponts-routes de la "Canadian Standards Association".A l'Université d'Ottawa A la fin de février les docteurs R.R.Fraser et F A L.Anet du département de chimie de la faculté des sciences pures et appliquées ont assisté, à Pittsburg, à un congrès sur les aspects expérimentaux de la spectroscopie par résonnance magnétique nucléaire.Le docteur Anet rejoignait ensuite à San Francisco le docteur R.U.Lemieux, directeur du département, où ils devaient tous deux participer à un congrès sur la recherche en chimie organique.Ce congrès coïncidait avec l'inauguration du nouveau pavillon de chimie de l'Université Stanford.Le 3 mars, le docteur Vadim Vlady-kov du département de biologie de la faculté des sciences pures et appliquées a présenté à Guelph, devant l'Advisory Committee on Fisheries and Wildlife de l'Ontario Research Foundation, une communications sur les moyens de connaître l'origine des lamproies qui sont en voie de ruiner les pêcheries des Grands Lacs.Le professeur Keith J.Laidler a été désigné comme directeur du département de chimie de la faculté des sciences pures et appliquées à la suite de l'annonce du départ prochain du directeur actuel, le professeur Raymond U.Lemieux, qui a accepté un poste à l'Université d'Alberta.M.Laidler entrera en fonctions le 1er juillet.Le docteur K.J.Laidler a reçu, en fin de mars deux octrois s'élevant à $21,-000., le premier, de $4,000., du National Cancer Institute pour recherches sur les relations enzymes-cellules et l'autre de $17,000.pour 3 ans, du Petroleum Research Institute des Etats-Unis pour recherches sur les décompositions organiques.L'Université d'Ottawa annonce lo création d'un cours de spécialisation des Sciences Naturelles.Le cours sera de 5 ans après 1 immatriculation junior et sera couronné d'un Baccalauréat ès Sciences (Sciences Naturelles).Le cours sera sous la direction conjointe des docteurs Louis-Paul Dugal, directeur du département de Biologie, et David M.Baird, directeur du département de géologie.On annonce, pour le 1er juillet de cette année, la promotion du docteur Bernard Belleau, d'agrégé à titulaire au département de chimie de la faculté des sciences pures et appliquées et celles du docteur Claude Godin de professeur adjoint à agrégé au département de biologie.Le docteur D.K.C.MacDonald, professeur honoraire de physique et ancien directeur du département de physique à la faculté des sciences pures et appliquées, actuellement directeur de la physique des basses températures et de l'état solide au Conseil National de Recherches, vient de créer la bourse Faraday, bourse de $500.qui sera attribuée chaque année à un étudiant gradué en physique.L'Association of Professional Engineers of the Province of Ontario annonce la création de deux bourses d'études, l'une de $425.et l'autre de $250., aux étudiants en génie de la Faculté des Sciences Pures et Appliquées.L'Association présentera aussi désormais une médaille d'or au finissant en génie qui obtiendra la plus haute moyenne générale.Le docteur Léo Marion, directeur-doyen du Conseil National de Recherches et membre du comité consultatif de la Faculté des Sciences Pures et Appliquées vient d'être nommé membre de la Société royale de Londres.M.Marion est le premier Canadien-français à devenir membre de cette société.Le docteur James Lucien Howland a présenté une communication intitulée "On the Expression of Polynomials as Symmetric Determinants" à la 579e réunion mensuelle, tenue à Chicago le 14 avril dernier, de l'American Mathematical Society.Sous les auspices de la Canadian Teachers' Federation trois instituteurs russes ont récemment visité l'Université d'Ottawa : Mme Lydia Shoupra-kova, Présidente des Instituteurs de la République de Russie et Messieurs Sergei Zavoloka et Georgy Varius.Ils furent officiellement accueillis au nom 46 —ÉTÉ 1961 L* I NGÉN I EU R de l'Université par le professeur Roger Saint-Denis de la Faculté des Sciences Pures et Appliauées.Les professeurs Victor Linis, de la Faculté des Sciences, Jean Spekkens et Antanas Pa-plauskas-Ramuas de la Faculté des Arts accompagnèrent ensuite les visiteurs dans leur tournée.Le docteur Taqdir Husain, chargé de cours à l'Université de Syracuse vient d'être nommé professeur adjoint de mathématiques à la Faculté des Sciences Pures et Appliquées.Le docteur Quentin N.LaHam, professeur agrégé de biologie à la faculté des sciences pures et appliquées, est parti pour l'Angleterre au début de mai pour un séjour d'un an à l'Université de Londres où il poursuivra des recherches sur la thyroïde avec le célèbre professeur A.G.Everson Pearse.La collation des grades, pour toutes les facultés de l’Université d'Ottawa sauf la faculté de Médecine, a eu lieu le dimanche 28 mai.532 gradués y ont reçu leur diplôme.L'on s'attend à ce que plus de 500 autres gradués reçoivent aussi leur diplôme à l'automne.Le docteur Pierre-R Gendron, orateur invité au banquet de fin d'année de l'Université de Sudbury, après avoir signalé l'influence grandissante de la science dans la vie moderne disait qu'il serait désormais nécessaire que tous, même les non-spécialistes, aient des connaissances dans ce domaine car, autrement "l'homme deviendrait peut-être le seul animal sur cette planète qui n'aurait pas su s'adapter à son milieu''.Le docteur 1C.J.Laidler est de retour d'un voyage d'un mois et demi en Europe où il a donné une série de cours en Angleterre, en Ecosse, en Belgique et en Allemagne.Le docteur Nicolas Platonow qui prépare actuellement une thèse de doctorat en biologie vient de se voir attribuer une bourse de $2,000.par année, renouvelable pour deux autres années, par l'American Veterinary Medical Association.Le docteur Platonow possède également une maîtrise en pharmacologie de l'Université de Toronto.À l'École Polytechnique Le 6 mars dernier, à Toronto, dans le cadre des fêtes d'inauguration du pavillon Galbraith, destiné à la Faculté des Sciences appliquées et de Génie de l'Université de Toronto, le grade de Docteur en Droit, honoris causa, fut conféré à M.Henri Gaude- froy par le Chancelier de l'Université de Toronto, le docteur F.C.A.Jean-neret.Dans sa présentation de M.Gaude-froy, le docteur Claude Bissell, président de l'Université, après s être adressé en anglais au Chancelier continua, en français, en ces termes : "Henri Gaudefroy est ancien élève de l'École qu'il dirige et de l'Institut de Technologie du Massachusetts.Avant de devenir Directeur de l'École Polytechnique il en était le Chef du Département de Mathématiques.Il est membre inter alia, du Conseil National de la Recherche, du Bureau de Recherches Scientifiques de la Province de Québec, et du Cercle Universitaire de Montréal.Chercheur diligent, auteur fécond, membre actif dë nombreuses sociétés professionnelles, scientifiques et universitaires, il est un de nos ingénieurs canadiens les plus éminents."Monsieur le Chancelier, au nom du Sénat, je vous prie de conférer le grade de Docteur en Droit, honoris causa, à Henri Gaudefroy.En accueillant Monsieur Gaudefroy parmi nos docteurs nous lui faisons honneur ainsi qu'à l'école qu'il dirige et à l'université dont elle fait partie." PALMARÈS DE L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE 1960-61 DOCTORAT AVEC TRÈS GRANDE DISTINCTION Doctorat ès sciences appliquées en génie mécanique DUBUC, Julien.MAÎTRISE AVEC GRANDE DISTINCTION Maîtrise ès sciences appliquées en génie mécanique LÉ TUONG, Khanh.Maîtrise ès sciences appliquées en génie mécanique FORTIN, Ronald.DIPLÔMES D’INGÉNIEURS ET DE BACHELIER ÈS SCIENCES APPLIQUÉES GÉNIE CIVIL Diplômes obtenus avec succès : FURSTNER, Ferdinand.Diplômes obtenus avec distinction : BEAUCHEMIN, Pierre; BÈLAND, lean-Marie; BELANGER, Bernard.Monsieur Bélanger a obtenu un prix de T'AMERICAN SOCIETY FOR TESTING MATERIALS" attribué aux étudiants ayant manifesté un intérêt particulier pour l'étude des Matériaux de Constructions.BÉLIVEAU, Michel; BELLEFLEUR, Yves-R.; BERGEV1N, Gilles; BERTHIAUME, Normand; BOLDUC, André; BOUCHER, Jean-Paul; BOUCHER, Roger; BOUL1ANNE, Henri-Paul.Monsieur Boulianne a obtenu un prix de l'"AMERICAN SOCIETY FOR TESTING MATERIALS" attribué aux étudiants ayant manifesté un intérêt particulier pour l'étude des Matériaux de Constructions.BRASSARD, Armand; CARDOLLE, Bernard; CARRIÈRE, Jean-E.; CARTIER, André; CHARTRAND, Jacques; CHOU1NARD, Camille; COSSETTE, Claude; COTÉ, Jean-Yves.Monsieur Côté a obtenu un prix de L’AMERICAN SOCIETY FOR TESTING MATERIALS" attribué aux étudiants ayant manifesté un intérêt particulier pour l'étude des Matériaux de Constructions.CUSSON, Jean-René; DAGENAIS, Roger; DAIGNEAULT, Gilles; DENONCOURT, Réjean; DÉOM, Jean-Marie; DUBOIS, Vincent; DUCHARME, Pierre; GAGNON, Claude-Yvon, GONNEVILLE, André; GOYER, Réal; GUAY, Jacques; HEBERT, Jean; HUARD, Jean-Pierre; HUOT, Jean-Claude; 1ANSON, Jacques.Monsieur Janson a obtenu le prix "ERNEST CORMIER", offert à l'étudiant classé premier au cours d'architecture.KEILANY, Abdel Kader; LABERGE, Clovis; LABERGE, Guy; LABERGE, Jacques; LACOSTE, Gilles; LAMARCHE, Robert, LAMARRE, André, LAPOINTE, Rémi, LAV1GNE, Gabriel, LEBEAULT, Pierre; LEBRUN, Guy; LEDUC.Claude; LEFEBVRE, Liguori; MALO, Philippe; MARTEL, Gilles.Monsieur Martel a obtenu un prix de T’AMERICAN SOCIETY FOR TESTING MATERIALS", attribué aux étudiants ayant manifesté un intérêt particulier pour l'étude des Matériaux de Constructions.L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961 —47 ,MARTIN, Gérard; MARTINEAU, Gaston; MARTINEAU, Roger; MASSE, Edmond; MERCIER, Marcel; METAXAS, Demetre; MONFETTE, Gilles; MORIN, Yvon; PAGOTTO, Richard; PAQUETTE, Guy; PAQUIN, Florian; PARENTE AU, Raymond; PELLETIER, André; PILON, Charles-Robert; POLIQU1N, lean-Marc; POULIN, Léo; RACICOT, Louis; RHEAULT, Dominique; RICHER, Claude; RIEN-DE AU, Bruno; RIENDEAU, Carmel; RIVET, Edouard; ROY, Jacques; ROY, Jean-Pierre; ROY, René; ROY, Robert; ROY, Roland; ST-AMANT, Aimé; SANSCART1ER, Paul; SAYKHAM, SIMARD, Régis; SOMDETH.Monsieur Somdeth a obtenu un prix de T'AMERICAN SOCIETY FOR TESTING MATERIALS", attribué aux étudiants ayant manifesté un intérêt particulier pour l'étude des Matériaux de Constructions.THERIAULT, Jean-Guy; THIV1ERGE, Guy, TOUZIN, Pierre; VAUTHIER, André, VEZINA, Gilles; WHISSEL, Gilles.Diplômes obtenus avec grande distinction : DESROCHERS, Médéric; DONG SI KH1EM.Monsieur Dong Si Khiem a obtenu le prix de ^’INTERNATIONAL UNDERWATER CONTRACTORS", attribué à l'étudiant classé premier dans la spécialité du Génie Civil.LAPLANTE, Denis; LAPORTE, Jacques.GÉNIE MÉCANIQUE Diplômes obtenus avec succès : GEL1NAS, Marc.Diplômes obtenus avec distinction : BELANGER, Iules; BERTH1AUME, Conrad; BLANCHARD, Claude; BLANCHET, Iules; BOUCHER, Michel; BRUNET, Réal; CHARRON, Claude; CORDEAU, François; DE LOR1MIER, André; DUBEAU, Robert; FAURE, André-F.; FORGET, Robert; FOURNIER, André; GAGNÉ, Jean-Guy; GENEREUX, Gérard; HENAULT, Gabriel; HOULE, Normand; HURTUBISE, Gilles; MARTINOLl, Donat; MART1-NOL1, Réal.Monsieur Martinoli a obtenu le prix "WARDEN KING LIMITED", attribué à l'étudiant finissant pour excellence de ses travaux en Génie mécanique.MORISSETTE, Fernand; ROU1LL1ER, Léon; ROY, Guy; ST-LAURENT, André; TETREAULT, Fernand; TREMBLAY, Louis; VÊZINA, Jacques; VINET, Maurice.Monsieur Vinet a obtenu le prix "AMERICAN SOCIETY OF HEATING AND AIR CONDITIONING ENGINEERS", section de Montréal, attribué à un étudiant finissant pour l'excellence de ses travaux en Génie mécanique.Diplômes obtenus avec grande distinction : CHOQUETTE, Roger; GADBOIS, Pierre.Monsieur Gadbois a obtenu la MÉDAILLE D'OR DE L'ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE, pour excellence durant les deux dernières années d'études; le prix de T"ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES INDUSTRIELS", attribué à l'étudiant finissant qui s'est classé premier au cours d'organisation industrielle.LAFONTAINE, Gaston.Monsieur Lafontaine a obtenu la MÉDAILLE DE SON EXCELLENCE LE LIEUTENANT-GOUVERNEUR DE LA PROVINCE, accordée à l'étudiant classé premier pour toute la durée de son cours; la MÉDAILLE D'OR ARTHUR SUR-VEYER, pour excellence dans l'ensemble de ses études de génie, la MÉDAILLE D'ARGENT DE L'ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE pour excellence durant les deux dernières années d'études.GÉNIE ÉLECTRIQUE Diplômes obtenus avec distinction : ARSENAULT, J.-Yves; BERTH1AUME, Pierre; BLANCHETTE, Henri; BLANK, Joseph-André; BOUCHARD, Bertrand; BOUCHARD, Réal-Paul; BOULET, Marcel; BOURGOIN, Y van; BUI THIEU TUONG; CLOUTIER, Roger; DESBIENS, André; DIONNE, Richard; DROUIN, Carol; DUBREUIL, Gaétan; FABRY, Roland; FARLEY, Fred-E.; FORTI, Claude; GÉL1NAS, Pierre, GERMAIN, Philippe; LACHANCE, Conrad; LANCTÔT, Yves; LA-VOIE, Rosaire; LEGAULT, Marcel; LENGHAN, Jean; LETOURNEAU, Yvan; LUNEAU, Claude; MADORE, Jean-Pierre; MARTIN, François.Monsieur Martin a obtenu le prix "SPERRY GYROSCOPE COMPANY OF CANADA", attribué à un étudiant finissant pour l'excellence de ses études en électronique.MASSE, Yvon; MYRE, Marcel; PELOQUIN, Pierre; PRO-NOVOST, Roland; REMILLARD, Claude; THERRIEN, Francis; THIBEAULT, Pierre; TREMBLAY, Jean-Claude; VALCOURT, Arthur; VEZINA, François.Diplômes obtenus avec grande distinction : BRISEBOIS, Jean-Claude.Monsieur Brisebois a obtenu le prix "ROUSSEAU-MONTEL", décerné à l'étudiant finissant qui s'est le plus distingué dans l'étude des appareils électriques de distribution à basse tension.CORMIER, Jean; GAGNON, Louis; MONETTE, Jean GÉNIE CHIMIQUE Diplômes obtenus avec distinction : AUGER, Gérard.Monsieur Auger a obtenu le prix de la "SOCIETY OF CHEMICAL INDUSTRY" attribué à un étudiant finissant pour l'excellence de ses travaux en Génie chimique, le deuxième prix de la "SOCIETY OF CHEMICAL INDUSTRY" attribué à un étudiant pour un travail présenté à la Société au cours de l'année.BARIL, Onil; BERGERON, Georges; GUIMOND, Denis; RACINE.Guy.Monsieur Racine a obtenu le premier prix de la "SOCIETY OF CHEMICAL INDUSTRY" attribué à l'étudiant qui a présenté le meilleur travail à la Société au cours de l'année.48 —ÉTÉ 1961 L’INGÉNIEU R GÉNIE MÉTALLURGIQUE Diplômes obtenus avec distinction : BOURBE AU, André; GIRARD, Gilles; LE COURTOIS.André, LIMOGES, Michel; MASS1COTTE, Jean-Biaise.Diplômes obtenus avec grande distinction : CHAREST, André; COTÉ, Jacques.GÉNIE MINIER Diplômes obtenus avec distinction : BRETON, Jean-Louis; DIONNE, Jean-Guy; GAGNON, Réal; LAÇASSE, Claude; LAFONTAINE, Gilles; LALON-DE, Denis; MILLER, Roger-Émile; SAVAGE, Bernard.GÉNIE GÉOLOGIQUE Diplômes obtenus avec distinction : BERTRAND, Claude; GUY, Gérard; LEFRANÇOIS, Pierre; MARC1L, Denis; MÊRETTE, Édouard.Diplômes obtenus avec grande distinction : SCHILLING, Jean-Guy.GÉNIE PHYSIQUE Diplômes obtenus avec distinction : BEAUSÊJOUR, Gaston; CHAREST, Aidée; DIONNE, Gaston; FOURNIER, J.-André; GONZALES, Teolindo; LALANCETTE, Paul; LAMBERT, Gaston; PARÉ, Simon; PHAM CHUONG HAM; SABOUR1N, Georges; ST-PIERRE, lean, TANGUAY, Robert; VAL1QUETTE, Denise.Diplômes obtenus avec grande distinction : BELLEMARE, Jacques; DUFRESNE, Robert, GALARNEAU, Serge.Monsieur Galarneau a obtenu le prix de T'INSTITUTE OF RADIO ENGINEERS" Section de Montréal, attribué à l'étudiant qui s'est classé premier aux cours d'électronique LAVALLÉE, Philias.PRIX ATTRIBUÉS À DES ÉTUDIANTS NON-FINISSANTS Le prix de la "BANQUE D'ÉPARGNE DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL", donné à l'étudiant de quatrième année qui s'est le plus distingué par son application, sa distinction et ses succès.HERVIEUX, Pierre-E.Génie Électrique.Le prix du "CHEMICAL INSTITUTE OF CANADA", décerné à un étudiant de quatrième année pour l'excellence de ses études de Génie chimique CHOQUETTE, Michel Génie Chimique.Le prix de la "CORPORATION DES ARPENTEURS-GÉOMÈTRES DE LA PROVINCE DU QUÉBEC", attribué à l'étudiant qui s'est classé premier aux cours d'arpentage et de géodésie.LEDUC, Jean-Guy 4ème année Génie Civil.Le prix de l 'ENGINEERING INSTITUTE OF CANDA", décerné pour succès académique et participation aux activités professionnelles et sociales des étudiants TRÉPAN1ER, Gérard 4ème année Génie Civil.Le prix "RODOLPHE MAHEU", décerné à l'étudiant de troisième année qui s'est classé premier aux cours de comptabilité et de finances CARON, Laurent Génie Physique.Nous désirons, en marge de la publication de ce palmarès, ajouter les détails suivants : La thèse de Doctorat fut soutenue publiquement par Monsieur Julien Dubuc, mardi le 25 avril.Le sujet du travail était Plastic Fatigue under Cyclic Stress and Cyclic Strain with a Study of the Bauschinger Effect".Les membres du jury de la soutenance et de l'examen du travail en général comprenait outre les chefs de départements de génie électrique et de génie physique, de génie civil, de génie chimique et de génie métallurgique, les personnes suivantes venant de l'extérieur : Dr T.W.Wlodek représentant M.Marc Boyer, sous-ministre du département des mines et relevés techniques à Ottawa, M L.F.Kooistra, Cice-Chairman, Pressure Vessel Research Committee, Babcock
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