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Titre :
L'ingénieur
Éditeur :
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique,1955-1987
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Revue trimestrielle canadienne
  • Successeurs :
  • Po ,
  • Polytec ,
  • Ingénieur (1988)
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Références

L'ingénieur, 1967-07, Collections de BAnQ.

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çr.D ‘Ç JUILLET 1967 Volume 53 — No 22C u t ri ç J o REVUE PROFESSIONNELLE D’INFORMATION in£9»!ml 1Î5SL — ~‘'V4 .'.>330 “'X CAT rj\—i\—f I (# riDTUD _—m m m En cas de panne d’électricité le groupe électrogène CAT D 330 démarre immédiatement.Le groupe électrogène actionne un compresseur lorsqu’une panne d’électricité ou une pluie torrentielle occasionnent un surplus d’eaux vannes.Cela maintient le procédé d’épuration et prévient toute inondation résultant du mauvais fonctionnement des autres pompes.L’usine d’épuration de Ste-Thérèse traite un million et demi de gallons d’eau chaque jour — cette production élevée est rendue possible grâce à la nouvelle usine de G.M.Bien qu’un quart seulement de cette usine ait été terminé à la mi-1966, tout l’équipement électrique et la plomberie ont déjà été installés en vue d’expansion future.Votre Concessionnaire Caterpillar* et Towmotor* au Québec tfewitt Equipment CquifiemeHt JUmited JUmiUe MONTRÉAL: QUÉBEC: SEPT ILES: VAL-D'OR: SHERBROOKE: NEW CARLISLE: Tél.(514) 697 6911 Tél.(418) 529-1381 Tél.(418) 962 3848 Tél.(819) 824-2783 Tél.(819) 569 8744 Tél.(418) 752 3206 VISITEZ LE PAVILLON OES NATIONS UNIES à l'Expo67 “Cat, Caterpillar et Towmotor sont les marques déposées CO SPONSOR—PAVILION ON THE UNITED NATIONS at Expog7 GROUPES ÉLECTROGÈNES D 330 CAT pour l'usine d'épuration des eaux vannes de Ste-Thérèse Ouest. L’INGENIEUR REVUE PROFESSIONNELLE D’INFORMATION SOMMAIRE Vol.53 - No 220 JUILLET 1967 ADMINISTRATION ET RÉDACTION: 2500, avenue Marie-Guyard, Montréal 26, Tél.739-2451.ERNEST LAVltiNE, ing.secrétaire délégué RENÉ SOULARD administrateur NAPOLÉON LETOURNEAU, ing.rédacteur en chef LOUIS TR U DEL, ing.rédacteur-conseil ÉDITEURS: L’Association des Diplômés de Polytechnique, en collaboration avec l’Ecole Polytechnique de Montréal, la Faculté des Sciences de l’Université Laval et la Faculté des Sciences de l’Université de Sherbrooke.Publication mensuelle.— Imprimeur : Pierre Des Marais Inc — Abonnements : Canada et Etats-Unis $5 par année, autres pays $6.— Le Ministère des Postes, à OtUwa, a autorisé l'affranchissement en numéraire et l’envoi comme objet de la deuxième classe de la présente publication.DROITS D’AUTEURS : les auteurs des articles publiés dans L’INGÉNIEUR conservent l’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.Reproduction permise, avec mention de source; on voudra bien cependant faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication dans laquelle paraîtront ces articles.— L’Engineering Index et Chemical Abstracts signalent les articles publiés dans L INGÉNIEUR.T h age certifié: membre de la Canadian Circulation Audit Bureau CCA» NUMÉRO SPÉCIAL SUR LA POLLUTION I)E L’EAU A R TICLES L’EAU — LE PROBLÈME DE CHACUN par Jean-Paul Gourde au .6 Cet article développe le thème du dernier congrès de l'Association Québécoise des Techniques de l’Eau en insistant sur le rôle primordial de l'ingénieur face aux problèmes de l’eau, à l'opinion et à l'information du public en général.LE PLAN DIRECTEUR QUÉBÉCOIS par Gilles Jolicoeur .10 Monsieur Jolicoeur, après avoir posé le problème de la pollution de l'eau, fait le point sur l’organisme provincial qu'il dirige, la Régie des eaux, étudie ses moyens d'action, commente ses réalisations et évalue son rôle futur.LE MONTRÉALAIS FACE A LA POLLUTION DE L'EAU par Tony LeSauîeur.14 L'homme moderne prend conscience qu’il ne suffit plus de travailler, manger ou dormir pour maintenir son équilibre; il lui faut vivre et se récréer dans un milieu sain.Après avoir classifié les Montréalais, l'auteur montre ce que représente pour chacune de ces classes le problème de l’épuration des eaux, et partant, de ses loisirs.LE PLAN DIRECTEUR FRANÇAIS par Jacques Garancher.20 En France la vigilance de l’administration ne s’est éveillée que lorsque la situation étant devenue critique il a fallu faire face à une protestation généralisée des usagers.D'importants progrès ont été réalisés récemment, et c’est au niveau du bassin naturel que furent définis les objectifs d'une politique de l’eau.LES CRITÈRES DE LOCALISATION D'UNE USINE DE TRAITEMENT DES EAUX USÉES par François Brière .26 L’auteur étudie les facteurs déterminants que doivent considérer les administrateurs d'une ville et les ingénieurs chargés du projet quand il s’agit de construire une usine de traitement des eaux usées.LE DRAINAGE ET LE TRAITEMENT DES EAUX USÉES À MONTRÉAL par Jean R.Marcotte et Gaétan La pierre .28 Le problème de traitement des eaux ne s'est jamais posé avec autant d'acuité et cette situation ne saurait satisfaire une société en plein essor comme c’est le cas pour Montréal et les municipalités environnantes.Les autorités municipales l'ont bien compris puisqu’en 1965, elles décidaient de former la Division Technique-Eaux usées dont la tâche consisterait à coordonner le travail pour l’épuration des eaux dont les résultats nous sont livrés dans cet article.POUR UNE POLITIQUE GLOBALE DE L’EAU par Louis-Georges Carignan.34 Cet article décrit très brièvement le grave problème de la pollution de l'eau, suggère, pose les jalons, donne les directives d'une politique qui devrait englober toute la province.On aborde également la question de financement qui impliquent le concours autant des autorités provinciale que municipale.LES TRAITEMENTS TERTIAIRES — TECHNIQUES D'AVENIR 38 Les pays industrialisés modernes réalisent que le traitement des eaux usées au moyen de procédés secondaires ne sera pas suffisant pour conserver une qualité acceptable des eaux de surface et qu'il faudra alors recourir à des traitements tertiaires.PHOTO DE COUVERTURE Et si un jour Montréal possédait une usine de traitement des eaux usées.L’INGÉNIEUR JUILLET 1967—1 ENDUIT DE MORTIER DENSE ENROULEMENT D’ACIER À HAUTE RÉSISTANCE À LA TENSION SURFACE INTERIEURE LISSE CERCLE TERMINAL EN ACIER DU JOINT À EMBOÎTEMENT REVETEMENT INTERIEUR EN BÉTON COMPRIMÉ AME EN ACIER Le plus Fort débit en eau au plus Bas prix de conduite installée Hyprescon vous présente une autre excellente combinaison.un tuyau d’acier-béton-précontraint.La paroi intérieure du béton centrifugé offre une surface parfaitement lisse et permet les débits les plus forts.La rigoureuse étanchéité est assurée par un cylindre d’acier à soudure continue en forme spirale, et par un emboîtement positif d’acier-caoutchouc.L’enroulement hélicoïdal en acier de haute résistance à la traction est posé sous tension.Cette contrainte applique une force de compression qui confère à la conduite une capacité accrue de résistance à la pression interne de même qu’une force structurale efficace contre les charges externes.Enfin le revêtement extérieur de mortier fournit un supplément de résistance et de longévité.Canada Iron fabrique le tuyau d’acier-béton-précontraint HYPRESCON au Canada conformément aux spécifications C-301 de l’AWWA en vue de donner le maximum de rendement à un prix minimum.Pour tous renseignements techniques et sur les ventes, veuillez consulter la DIVISION DE LA TUYAUTERIE Montréal, Québec, Ottawa, Toronto, St.Thomas, Vancouver 2 —JUILLET 1967 L’INGÉNIEUR XAMLÆi* f f •»* vacants et aménager PRES DE L'EAU de nombreux parcs qui puissent être utilisés par les Montréalais de tout âge, en toute saison .tenant toujours compte du fait qu'en 1967 les besoins ne sont plus les mêmes.Ainsi les parcs riverains des zones urbaines, à vocation polyvalente, peuvent satisfaire à la fois le promeneur du dimanche, le campeur-d'un-jour, le “pique-niqueur”, le baigneur ou le traditionnel pêcheur à la gaule.Accessibilité et pollution des eaux Parcs riverains et plages publiques, deux nécessités qui posent le double problème de la POLLUTION DES EAUX et de L'ACCESSIBILITÉ à la rivière des Prairies et au fleuve St-Laurent.Car, il faut l'admettre, les rives de Pile de Montréal sont des tabous et la qualité des eaux laisse à désirer.Enfin, si on doit épurer les eaux autour de l'île de Montréal, il faudrait bien aussi aménager l'île au bénéfice des Montréalais et tirer, SUR LE PLAN SOCIAL, le maximum de notre investissement.Epuration des Eaux et motivation Sorti de son véritable contexte, l'épuration des eaux n'est rien d'autre qu'un énorme et coûteux éléphant blanc.Les eaux qui mouillent l’île de Montréal seraient-elles demain saines et cristallines que cela ne changerait rien à la situation du Montréalais.Épurer pour épurer, c'est ériger un monument à la gloire du béton.Il nous faut épurer pour l'homme, transformer son milieu et faciliter au plus grand nombre la pratique des loisirs en plein air.Voilà l'objectif réel.Placer l'épuration des eaux dans ce contexte d'AMÉNAGEMENT GLOBAL de l’île POUR LES MONTRÉALAIS, c’est en même temps fournir à la population “cette motivation”, cette volonté-de-payer-la-note sans laquelle tous les grands projets d'assainissement risquent de tomber à plat.Épurer les eaux du fleuve St-Laurent et de la rivière-des-Prairies, une tâche gigantesque pour laquelle il faudra mobiliser la population entière.On conçoit mal que le projet puisse un jour être mené à bonne fin si la population n'a pas le sentiment quelle en profitera.Il est donc essentiel que les ingénieurs et autres scientifiques, qui seront les artisans de cette grande oeuvre, développent une “pensée sociale” qui les aide à humaniser le béton et la machinerie qu'ils mettent au monde.À ce jour, le débat sur l'épuration des eaux autour de l'ïle de Montréal a fait fausse route, le phénomène pollution ayant été abordé hors-contexte.q FIGURE 5 Un parc riverain polyvalent près de Syracuse, New York.Golf, campisme, roulottes, terrains de jeux, pique-nique, pêche, tir-à-l'arc, marina et plages.À Montréal, les besoins en parcs, dans les zones à population dense, sont énormes.À LA FOIS, il faut parsemer la ville de petits parcs, ici et là, sur les lots FIGURE 4 Le Montréalais tente par tous les moyens de se rapprocher de la nature .même si cette ‘ nature” s’appelle la rivière des Prairies.Photo: A.Courtemanche, Service de la Faune 16 —JUILLET 1967 L'INGÉNIEUR Languette adhesive L'exclusive coquille Fiberglas est livrée avec languette adhesive pour le raccordement continu etpositif des joints longitudinaux et transversaux.Le monde brûlant et glacial de Fiberglas.et les isolants modernes pour tuyaux et canalisations Il existe des matériaux isolants Fiberglas pour la plupart des canalisations industrielles.Grâce à ses propriétés, le Fiberglas est exceptionnellement pratique et économique.A l’épreuve de l’humidité, il ne corrode pas les métaux; inorganique, il n’alimente pas la combustion.Le Fiberglas est à l’abri de la dilatation et de la contraction.Il présente une remarquable stabilité dimensionnelle, ainsi qu’une grande facilité de manutention et de pose.Fiberglas CANADA LIMITÉE 1855.52 ÈME AVENUE.LACHINE, QUÉBEC Marque depose 6713AF rrrrrr rrrrr Tout le monde collectionne quelque chose.Nous,c’est la poussière.Et nous recueillons aussi la fumée, les émanations et les brouillards — tous les agents contaminants qui se forment dans l'air et qui causent tant de problèmes de pollution dans les usines.Ces problèmes peuvent bien se faire sentir dans votre entreprise et aussi dans votre budget.L’air contaminé est nuisible à la santé, rabaisse le moral et réduit l’efficacité.AAF a une véritable collection de solutions toutes préparées pour résoudre un grand nombre de problèmes dus aux émanations et à la poussière.En effet, il est probable que nous ayons déjà réglé des problèmes identiques aux vôtres.Quand l'air trouve un nouveau moyen de se polluer, 1 AAF, forte de l’expérience acquise dans toutes les situations, trouve aussi un nouveau moyen de le purifier.Parce qu'AAF fabrique tous les genres de collecteurs à poussière, vous pouvez être sûr d’y trouver celui qui répond exactement à un besoin particulier.Avec AAF, vous n'avez jamais à craindre qu'on essaie de résoudre un problème avec un choix limité d'appareils ou qu’on essaie d’adapter ceux-ci à des applications qui les dépassent.Votre représentant AAF sera heureux de vous expliquer comment vous pouvez résoudre ces problèmes de poussière et d’émanations plus facilement même que vous ne le croyez.Li.iti.ixi OF -an Air tilt [jiSUUÛlUD.Usine et bureaux : 400 BOUL.STINSON, MONTRÉAL 9, QUÉ.Bureaux de ventes d’un océan à l’autre.18 —JUILLET 1967 L'INGÉNIEUR Augmentez jusqu'à 20,000 gpm vingt-quatre heures par jour Catégorie SLHSL-SA-S Les pompes aspirantes à entrée jumelée de Canadian Buffalo mettent un terme aux arrêts coûteux Des rapports courants sur leur fonctionnement dans le traitement des eaux blanches, de lessives noires, d’eau clarifiée, de caustiques et de filtrats exaltent leur longue durée, leur grande efficacité et leur résistance aux arrêts répétés.Ces garanties sont le résultat d une expérience technique éveillée aux besoins de l’industrie des pâtes et papiers.Des anneaux d’usure latéraux empêchent les fibres de pâte de produire une action de calage qui pourrait surcharger le moteur ou provoquer d’autres troubles mécaniques.La construction de turbines parfaitement équilibrées et enfermées dans un boîtier assure un très bon rendement .permet une entrée de liquide d’égal volume de chaque côté afin de maintenir une poussée minimum.La diminution étudiée des pertes d’entrée et les arrangements du boîtier et de la turbine soigneusement assemblés répondent aux normes les plus basses du NPSH.Des coussinets de grande puissance, lubrifiés à la graisse et calibrés pour une durée moyenne de 150,000 heures, reposent sur de robustes supports en fonte afin de maintenir dans un alignement parfait le montage du rotor et de l’arbre.Disponible en 25 dimensions avec décharge de 2 po.jusqu'à 20 po.; en débits jusqu'à 7,000 gpm à 1,750 rpm, jusqu'à 20,000 gpm à 1,150 rpm; en hauteurs de refoulement jusqu'à 400 pi à 1,750 rpm, jusqu'à 350 pi.à 1,150 rpm.La pression standard de service est de 150 psi; disponible aussi jusqu'à une pression de service de 250 psi.Les températures varient de 0° à 250°.Ecrivez-nous afin de recevoir le bulletin 955.Canada Pumps Limited Canadian Blower & Forge Company, Ltd., Kitchener, Ontario Bureaux de vente avec service d’ingénieur : Montréal - Toronto - Hamilton - Sarnia - Ottawa - St.John Winnipeg - Edmonton - Vancouver Equipement de traitement de l’air “Canadian Buffalo” pour déplacer, chauffer, refroidir, assécher et purifier l’air et autres gaz.Machines-outils “Canadian Buffalo” pour perforation industrielle et fins d’entretien.Pompes centrifuges “Canadian Buffalo” pour le traitement de la plupart des liquides et des boues.L'INGÉNIEUR JUILLET 1967— 19 Le plan directeur français par JACQUES GARANCHER La France jouit, dans le domaine de l'eau, d'une situation relativement privilégiée.Son climat est tempéré et ses ressources sont globalement excédentaires.La pluie lui apporte en effet, en moyenne, chaque année, 415 milliards de m3 d’eau (110 000 milliards de gallons), correspondant à une hauteur d'eau de 0.75 m, soit deux pieds et cinq pouces et demi.Sur cet apport total, 100 milliards de m3 (26 400 milliards gallons) peuvent, estime-t-on, être mis sans difficulté excessive à la disposition des divers usagers.Les consommations prévues pour 1980 dépassent à peine la moitié de la ressource ainsi mobilisable : voir tableau I.Les moyennes annuelles ne sauraient cependant caractériser la situation réelle car les phénomènes du cycle de l'eau sont très variables : — dans le temps : la pluie, qui apporte en année moyenne 2 500 m3 par seconde (660 000 US gallons), ne fournit en année très sèche (une fois tous les cent ans) que 1 000 m3 par seconde (264 000 US gallons).— dans l’espace : certains versants montagneux (versant des Vosges exposé à l'ouest par exemple) reçoivent chaque année jusqu'à 2 000 mm d’eau (6 pieds, 7 pouces), alors que des vallées abritées des vents dominants (versant alsacien des Vosges) et les régions méditerranéenne peuvent ne recevoir que 400 mm (1 pied, 4 pouces).— en intensité : dans une même région, on pourra observer des pluies fines correspondant à des hauteurs d'eau insignifiantes et des précipitations orageuses fournissant 200 mm d'eau (8 pouces) en quelques heures.On observe, dans ces conditions, des variations considérables du débit des cours d'eau : le débit d’étiage, pour les rivières de plaine, n’est que le dixième du débit moyen; pour les cours d’eau méditerranéens, il est souvent presque nul.Monsieur Jacques Garncher est un ingénieur des Arts et Manufacture.Il fut ingénieur du Génie rural pour les circonscriptions de Bourges et de St-Lô de 1940 à 1944.Il prit la direction technique des travaux de déminage de 1944 à 1947 et fut chargé de mission à l'inspection générale du Ministère de la reconstruction de 1947 à 1953.Chargé des groupes techniques "Eau" et "Assainissement” au Ministère de la Construction de 1953 à 1966, il devient chargé de mission au Secrétariat permanent pour l'étude des problèmes de l'eau.Monsieur Garancher est Croix de guerre (1939-1940) pour actes de courage et de dévouement.On comprend que de grands travaux aient dû être réalisés, sur le territoire français, dans le domaine de l'eau, dès l'époque romaine.En fait, pendant longtemps, les difficultés, en France, n'étaient guère sensibles que dans le midi méditerranéen, où les limitations de la consommation imposées par le climat entravaient le développement de la démographie et de l'économie.Les villes importantes des autres parties du territoire trouvaient en général dans les rivières auprès desquelles elles étaient établies une quantité d'eau suffisante pour couvrir l'ensemble de leurs besoins.Elles devaient malheureusement parfois, sans en avoir effectivement conscience, au cours de mémorables épidémies, subir les dures conséquences du phénomène redoutable que constitue la pollution des eaux.La pollution des eaux n'était cependant pas ignorée du législateur, puisque l'ordonnance de Louis XIV sur “le fait des eaux et forêts” interdisait à toutes personnes “de jeter dans les rivières aucune chaux, noix vomique, coque du Levant, momie et autres drogues” à peine de punition corporelle.L'industrialisation croissante devait conduire le législateur à créer, par la loi du 19 Décembre 1917, le Service des Etablissements classés.Ce Service dépend du ministère de l'industrie et a, notamment, dans ses attributions, la surveillance et le contrôle des rejets des effluents industriels, en liaison avec les autres administrations intéressées : ministère de l’équipement (ex ministère des travaux publics), chargé de la police des cours d’eau domaniaux (fleuves et rivières importantes) — ministère de l'agriculture responsable des cours d'eau non domaniaux, ministère de la santé publique, aujourd’hui intégré dans le ministère des affaires sociales, qui a dans ses attributions les problèmes relatifs à la surveillance des eaux d'alimentation et à l’assainissement.La nécessité avait d’autre part été reconnue d’accorder une aide financière et technique aux communes désireuses de réaliser des travaux dans le domaine de l'eau (alimentation en eau et assainissement).Le ministère de l'agriculture, pour les communes rurales, et le ministère de l'intérieur pour les communes urbaines sont chargés de dispenser cette aide de l'État.20 —JUILLET 1967 L'INGENIEUR TABLEAU I Usagers de l’eau / 9 6 6 1 9 8 0 Mil lia Mètres cubes rds de US gallons Mil lia, Mètres cubes rds de US gallons Domestiques 3.5 925 5.5 1 450 Industriels (eau effectivement prélevée) 13.0 3 450 26.0 6 900 Agricole 10.0 2 640 20.0 5 280 TOTAL 26.5 7015 51.5 13 630 L'action de l'administration s'est cependant pendant longtemps exercée à l’échelon du département, question par question, bien que certains problèmes communs soient examinés au cours de conférences organisées entre services.Les travaux à réaliser n'étaient alors étudiés que d'une manière partielle, notamment en matière d’assainissement, sans être replacés dans le cadre d'ensemble de l'agglomération intéressée.Les textes intervenus après les guerres de 1914-1918 et 1939-1945 devaient améliorer cette situation en décidant l'établissement aux frais de l'État, pour les communes sinistrées d’abord, puis pour toutes les villes de quelque importance, de plans d'urbanisme accompagnés d’avant projets directeurs d'alimentation en eau et d'assainissement.L’État prenait en charge, d'autre part, dans les villes sinistrées, totalement ou partiellement selon l'importance des destructions, la réalisation des réseaux d'alimentation en eau et d'assainissement.Ces dispositions ont largement contribué à améliorer l'équipement sanitaire français.Elles ont d'autre part permis, à la faveur des études entreprises pour dresser les avant projets directeurs, de faire un premier inventaire, technique et financier, des besoins français en matière d'équipement sanitaire.Cependant, dans les régions de France les plus diverses, des difficultés apparaissaient dans le domaine de l'eau : dans le nord de la France un abaissement atteignant plusieurs dizaines de mètres, du niveau des nappes alimentant en eau des villes importantes et des industries inquiétait sérieusement les sociétés distributrices.Dans la plaine d’Alsace, l'accroissement de la salure de la nappe était une cause de soucis graves pour les municipalités.A Metz, l'altération des eaux de la Moselle conduisait à abandonner d'importants ouvrages de captage.Dans la région parisienne, des mousses imputables aux détergents apparaissaient en abondance sur les rivières et les usines de traitement d’eau éprouvaient des difficultés pour continuer de fournir une eau de qualité aux distributions publiques.Dans la basse vallée du Rhône, des goûts observés dans l'eau d'alimentation pouvaient être imputés à des rejets de phénols réalisés plus de 300 km à l'aval.La faune aquatique souffrait d'autre part de plus en plus de déversements intempestifs et les fédérations de pêche émettaient de véhémentes protestations à la suite d'accidents entraînant une mortalité générale du poisson.Ainsi il pouvait en France y avoir à faire face, en permanence ou plutôt occasionnellement, à certaines difficultés imputables à l'insuffisance de la ressource, mais, beaucoup plus généralement, on constatait une stérilisation de très importantes ressources par une pollution résultant de l’utilisation pratiquement incontrôlée de l'eau pour le transport et l'évacuation des déchets de l'activité humaine.La première mesure visant à la définition d'une politique coordonnée en matière d'eau fut prise par un arrêté du Premier Ministre instituant au Commissariat général au plan d'équipement et de productivité une Commission de l’eau pour le IVe Plan (1961-1965).Les travaux de cette première Commission de l'eau visèrent essentiellement à faire un inventaire de la situation.C'est en 1961 que les premiers éléments statistiques disponibles donnaient des ordres de grandeur permettant de poser le problème et de définir une politique visant à améliorer la situation.“L’Atlas de la pollution” publié en 1961 sur la base du recensement de 1954 évaluait à 75 millions d'habitants équivalents la pollution organique potentielle due à l'ensemble des installations industrielles dépourvues d'installations de traitement.A la même époque, une enquête estimait à 15% environ le pourcentage de la population urbaine desservie par une station d'épuration.Devant de telles constatations, il apparaissait qu'il convenait d'abord d'assurer une efficace coordination de l’action des départements ministériels.Un décret du Premier ministre en date du 6 juillet 1951 chargeait le ministre de l’intérieur d'assurer cette coordination, un Secrétariat permanent pour l'étude des problèmes de l'eau réunissant chaque semaine les fonctionnaires des diverses administrations.Le décret donnait aussi la possibilité de réunir à l'échelon régional des conférences interdépartementales et des comités “ad hoc”.Ces comités étaient institués, le 12 janvier 1962 dans 16 zones de coordination de l'eau créées L INGENIEUR JUILLET 1967 — 21 à partir des circonscriptions administratives d'action régionale.La Commission de l'eau reconduite pour le Ve Plan préparait la mise au point d'une loi cadre destinée a aménager et à compléter la législation existante.Le texte préparé, assez profondément remanié par le Parlement, était voté le 16 décembre 1954.Il était apparu, au cours des discussions de la Commission de l'eau, que le problème essentiel de la pollution devait être formulé en termes économiques.La qualité du milieu naturel dépend essentiellement des efforts financiers consentis, pour éviter sa dégradation, par les personnes publiques et privées intéressées.Mais il importe que ces efforts soient coordonnés pour que la collectivité puisse en tirer les avantages maximaux grâce à une répartition optimale des investissements dans l'espace et dans le temps.Aussi est-il indispensable d'aborder les problèmes dans le cadre où la ressource a son unite, celui du bassin naturel.C'est au niveau du bassin naturel que doivent être définis les objectifs d'une politique de l'eau prenant en compte tous les intérêts attachés à son utilisation le long du cours d'eau et conduisant aux solutions les plus avantageuses pour la collectivité.L'institution des bassins hydrographiques résulte des articles 13 et 14 de la loi du 15 Décembre 1964.Les limites des bassins, fixées par un arrêté du Premier ministre en date du 14 Septembre 1966 sont précisées sur la carte ci-dessous.«DOUA Les grands bassins français Chacun des bassins est doté de deux organismes essentiels : le comité de bassin et l'agence financière de bassin.Les agences de bassin sont des établissements publics ayant la personnalité civile et l'autonomie financière; les comités de bassin sont des assemblées délibérantes.Les deux organismes comprennent des représentants des collectivités locales, des usagers de l'eau et des administrations concernées.Cette composition permet d'associer à la tâche commune toutes les forces vives intéressées.Les agences ont pour objet de faciliter les diverses actions nécessaires pour assurer l'équilibre des ressources et des besoins en eau, atteindre les objectifs de qualité fixés, améliorer et accroître les ressources en eau, et assurer la protection contre les inondations.Elles sont dotées d'un service technique léger, mais qui regroupe en son sein des spécialistes de toutes les disciplines en jeu et forme un état major efficace pour préparer et suggérer des solutions de synthèse aux difficultés rencontrées.Placées sous la tutelle de l'État, les agences ne se substituent pas aux usagers ni aux réalisateurs d'ouvrages collectifs : elles leur apportent une aide financière sous forme de subventions et de prêts, percevront en contre-partie, sur avis conforme des comités de bassin, des redevances sur tous ceux qui bénéficient, directement ou indirectement, de leur intervention.Le mécanisme financier de l’agence permet de concentrer les efforts de l'ensemble du bassin sur les zones les plus critiques et de financer les ouvrages nécessaires.Il permet aussi de rendre économiquement supportables pour les usagers et par conséquent réalisables, des décisions volontaires de répartition des ressources en eau, en assurant une compensation des charges.Les redevances, qui représentent pour l'usager le prix de la ressource, sont appelées à avoir un rôle décisif et auto-régulateur en incitant chacun â parfaire son circuit d'utilisation, à procéder au recyclage et aux traitements des eaux usées indispensables à l'intérieur de ses installations.Les Comités de bassin sont consultés sur l'opportunité des travaux et aménagements d'intérêt commun envisagés dans la zone de sa compétence, sur les différends pouvant survenir entre les collectivités ou les groupements intéressés et plus généralement sur toutes les questions faisant l'objet de la loi.De plus, l'avis conforme du Comité de bassin est nécessaire pour fixer le taux et l’assiette des redevances que les agences financières sont appelées à percevoir.Malgré l'étendue de la question, il parait possible de donner un aperçu, bassin par bassin, de la situation en France dans le domaine de l'eau.22 — JUILLET 1967 L’INGÉNIEUR 1 o _ Bassin ‘Rhin - Meuse” L'ensemble de la région, où l'industrie s’est développée depuis longtemps (mines de fer, charbon, potasse avec leurs développements dans la sidérurgie et les industries de la houille — textiles et cristalleries des Vosges) est soumis à une intense pollution (Rhin, Moselle, Meurthe) qui pose, au passage des frontières franco-allemande ou franco-belbe, des problèmes ayant nécessité la création de commissions internationales.Solidaire devant la t , la région lest en ma- tière des ressources en eau pour faire face aux besoins tant domestiques qu'industriels, tant pour les irriga-teurs que pour la navigation.La nappe souterraine de la Meuse pourra être utilisée au bénéfice de la vallée sidérurgique de la Fentsch.affluent de la Moselle, et pour la région de Thiourville.RHIN MEUSE L’eau de la rivière Chiers affluent de la Meuse sera refoulée, d’abord pour alimenter Longwy dans le même bassin, puis transférée vers le bassin de la Moselle.Les problèmes les plus urgents d'alimentation étant ainsi résolus, la politique à long terme de gestion raisonnée des ressources doit être engagée au cours du Vème plan par la construction de stations d’épuration.d'effluents urbains et par la lutte contre la pollution industrielle visant notamment à réduire le taux de sel dans le Rhin et la Moselle.Il conviendra enfin de surveiller les ressources en eau profonde des nappes du Rhin, de la Moselle et des grès vosgiens et d'en accroître la protection.2° — Bassin “Rhone - Méditerranée - Corse” Le Rhône collecte, transporte et fournit l’eau, directement ou par ses affluents, dans l'ensemble de son bassin.Les importants canaux de dérivation de la Compagnie du Bas Rhône et de la Société du Canal de Provence étendent son influence à l'ouest (région de Montpellier) et à l’est (région de Toulon).Le fleuve crée à l'intérieur de tout ce territoire une solidarité indiscutable : ainsi des rejets de saumure à partir de très importants gisements de sel gemme RHÔNE MEDITERRANEE CORSE déjà réalisés dans la Saône ou en projet dans l'Isère ou dans le Rhône lui-même inquiètent les irrigants du bassin inférieur.La pollution côtière pose d’autre part des problèmes, qui exigent une intervention rapide si l'on ne veut pas compromettre l’essor économique et touristique du littoral.A l'ouest du Rhône les cours d'eau ont enfin trop souvent des crues catastrophiques qui dévastent leurs bassins inférieurs.Là aussi une intervention énergique et prompte est indispensable pour permettre un plein développement économique de la région.3° — Bassin “Artois - Picardie" La nécessité d'aborder les problèmes de l'eau à une échelle suffisante est particulièrement évidente pour ce bassin : LEGENDE i Zones de pollution localiséejmportante.C^D Zones de concentration urbaine.Zones rurales.Irr igation.ilUlllliMtlMtlM itiMMummm Zones de stockage.Transferts d'eau L'INGÉNIEUR JUILLET 1967 — 23 7598 a — Un réseau de canaux très dense réalise une étroite interconnexion des bassins situés au nord de l'Artois (Aa, Lys, Scarpe, Escaut).Pour exploiter au mieux les ressources disponibles en eau de surface, il convient d'abord d'équiper certaines écluses de stations de pompage, afin de pouvoir acheminer à peu de frais en n’importe quel point d'un bassin l’eau disponible en n'importe quel autre point des bassins voisins.Lorsque les ressources communes à ces bassins seront devenues insuffisantes à l'étiage, des ressources nouvelles devront être créées : il a été décidé que l’on prélèverait alors de l'eau dans la Canche, fleuve côtier qui rejette à la mer des débits importants inutilisés; cette eau sera transférée par conduite forcée dans la haute Lys; un plan d'eau de 275 hectares (660 acres) sera alors créé dans la baie de la Canche pour préserver le port d'Etaples d'un ensablement susceptible de résulter d'une diminution des débits et accroître simultanément le potentiel touristique du Touquet.b — Les usagers de l'ensemble du bassin sont étroitement solidaires sur le plan de la qualité des eaux.Une population dense et une industrie très développée ont pu jusqu'ici trouver dans les nappes souterraines l’eau de qualité protégée de la pollution qui leur était nécessaire.Il n'a pas semblé nécessaire de protéger les eaux de surface qui sont soumises à une intense pollution, d’autant plus que la situation du gisement houiller a provoqué l'implantation d'industries lourdes à la source même des divers cours d'eau qui convergent vers la métropole régionale de Lille-Roubaix-Tourcoing.Or celle-ci, dès maintenant, ne dispose plus d'eau de qualité en quantité suffisante.On ne pourra éviter de dépenser des sommes toujours plus importantes pour aller chercher toujours plus loin l’eau nécessaire à la métropole qu'en concentrant les efforts pour rattraper le retard actuel en matière d'épuration, en portant l’effort principal sur la partie amont des cours d'eau (Bassin minier du Pas de Calais, de Douai à Béthune).ARTOIS-PICARDIE 4° — Bassin “Adour - Garonne” Le bassin constitue une vaste cuvette, en grande partie imperméable, où convergent les eaux de ruissellement issues des Pyrénées du Massif Central.Les volumes globaux annuels écoulés par un réseau hydrographique relativement dense sont importants (40 milliards de m3 soit 10 500 milliards U.S.gallons) au regard des besoins (3 milliards de m3, soit 792 mil-lards U.S.gallons), mais l'emperméabilité du sous-sol donne aux cours d'eau un régime torrentiel et la sévérité des étiages d'été étalés sur trois mois pose des problèmes importants, notamment en matière d'irrigation, facteur essentiel du développement de cette région à caractère agricole marqué (les besoins prévisibles absorberaient à eux seuls tout le débit de la Garonne en basses eaux).Des pollutions ponctuelles mais importantes (centres urbains de Bordeaux et de Toulouse, industries du cuir de Mazamet et de Graulhet) ne pourront être résorbées que par une action persévérante, à assez long terme.Il est nécessaire, en attendant, de maintenir, en période d’étiage, des débits de salubrité suffisants.La Garonne et ses affluents pourrait constituer à eux seuls les vecteurs indispensables au transfert de l'eau, mais de nouvelles retenues à buts multiples devront être rapidement créées, pour un volume évalué à 1 milliard de m3 (254 milliards U.S.gallons) dans les zones montagneuses périphériques.Des problèmes analogues se posent dans les bassins de la Dordogne et de l'Adour.Pour ce dernier de graves foyers de pollution sont à combattre sur le gave de Pau.L’aménagement du littoral pose enfin des problèmes tant pour l'alimentation en eau des stations touristiques (risque d'invasion des nappes par l’eau salée) que pour leur assainissement (pollution du bassin d’Ar-cachon avec ses parcs ostréicoles notamment).TTDÜU R"-"57f ft 0 N NE VSJHj) 24 —JUILLET 1967 L'INGÉNIEUR LOIRE-BRETAGNE SEINE-NORMANDIE SSr£ mshL- [LOIRE V i 5° — Bassin Loire - Bretagne Les besoins en eau y sont couverts localement (le cas de St-Étienne qui doit rechercher 100,000 m3 par jour (26,4 millions U.S.gallons) à 25 milles de distance est exceptionnel).En l’absence de grandes réserves souterraines (nappes des calcaires de Beauce exceptée) l’eau manque cependant l'été, gravement certaines années — Les basses eaux de la Loire freinent le développement économique et sont à l’origine de la disparition presque totale de la navigation fluviale — La menace des inondations limite par ailleurs le développement de l’urbanisme et la mise en valeur agricole de riches plaines alluviales.Elle a nécessité la construction d'un systèmement d’endiguement considérable protégeant une surface de 100,000 hectares (240,000 acres).Cette situation risque de s’aggraver rapidement, les prélèvement pour irrigations s’accroissant d’année en année et les développements urbains nécessitant un accroissement sensible des adductions d’eau et dispositifs d’évacuation des eaux usées.Le développement industriel dans certaines régions risque de contaminer des secteurs encore épargnés par la pollution.D’autre part une action plus poussée contre les inondations s’impose.11 apparaît ainsi nécessaire d’entreprendre dans l’ensemble du bassin une action d'envergure pour lutter contre les crues et pour relever les basses eaux d’été.TABLEAU II Nature des ouvrages Montant total pour le Ve Plan (millions francs 1965) Moyenne par habitant (frs 1965) Alimentation en eau des populations et des industries 8 565 193 Assainissement et épuration 7 245 147 Hydraulique agricole 2 600 53 Défense contre les eaux 1 100 25 Navigation - Energie - Loisirs 8 000 163 en construisant des barrages dans les hauts bassins de la Loire et de l’Ailier.6° — Bassin Seine - Normandie Près de 95% des consommations domestiques et industrielles se produiront en 1985 dans des zones ne représentant que 17% de la superficie totale du bassin.La pollution sera, dans ces zones aussi, le fait dominant; elle y produit, dès à présent des inconvénients sérieux.Les consommations agricoles se développent d'autre part très vite dans une zone annulaire correspondant aux secteurs ruraux où la consommation d’eau domestique est faible.Dès maintenant, les ressources en eau souterraines étant devenues insuffisantes malgré leur importance, une grande partie de la ressource provient des eaux de surface dont il a fallu régulariser les débits : des ouvrage de stockage ont été construits dans les zones favorables, l'eau étant amenée à proximité des lieux de consommation par les rivières.Ces ouvrages permettent accessoirement de lutter contre les inondations et de créer des plans d’eau touristiques.L’accroissement de la consommation ne pourra être couvert que par un développement des ouvrages de stockage (barrages Marne, Aube, Oise, Orne) étant entendu que la sécurité des prélèvements ne pourra être assurée que moyennant une coordination efficace des prélèvements urbains et des prélèvements agricoles et une lutte vigoureuse contre la pollution.Conclusion C’est en formant des voeux pour le succès de l'action des nouveaux organismes qui, récemment mis en place, coordonneront et appuieront l’action des administrations traditionnelles qui nous donnerons en terminant (voir tableau II) une idée du montant des investissements prévus dans le domaine de l’eau par le Vème Plan français (1965-1970) avec leur ventilation par secteur.¦ L’INGÉNIEUR JUILLET 1967 — 25 Les critères de localisation dune usine de traitement des eaux usées par FRANÇOIS BRIÈRE Plusieurs trouveront curieux que des scientifiques québécois discutent de l’emplacement des usines d’épuration alors que pas un seul système de traitement n’a été construit au Québec au cours des douze (12) derniers mois.Il est, en effet, assez déprimant de constater qu’à cette époque des loisirs et de l’opulence, qu’au moment même où le Québec est l'hote de l’Exposition universelle 1967, on continue à laisser se détériorer la principale de nos richesses naturelles, celle dont dépendent plusieurs de nos loisirs et sans laquelle on ne peut bâtir une industrie touristique digne de ce nom.La voix de ceux que la situation actuelle bouleverse est encore trop faible pour qu'on lui prête l’oreille.Toutefois, il ne faudra pas encore plusieurs années avant qu'une nouvelle génération ne se lève pour commencer le travail qui s'impose depuis déjà trop longtemps.Alors on aura des hommes qui sauront dépasser les difficultés politiques et économiques normales pour prendre franchement le problème en main sans craindre de se compromettre personnellement.À ce moment nos scientifiques auront la chance de discuter des aspects techniques reliés à la réalisation de systèmes de traitement d'eaux usées et, tout particulièrement : a) de la nature et du degré des traitements à apporter, b) du traitement et de l’évacuation Monsieur François Brière est un diplômé en génie civil de l’Ecole Polytechnique de Montréal en 1963, laquelle institutio.lui décernait une maîtrise en Génie sanitaire en 1964.Après un séjour de deux ans à la Régie des eaux du Québec, il devient professeur à l’Ecole Polytechnique de Montréal au Département de Génie sanitaire.des boues, c) de l'emplacement des systèmes de traitement, d) de la conception des stations de pompage.Par la pensée, nous allons nous reporter dans 10 ou 15 ans et étudier, comme on le fera alors, les différents critères à considérer lors du choix de l’emplacement d’un système de traitement d’eaux usées.a) Critères techniques Les responsables de la conception et de la réalisation d'une usine d’épuration doivent choisir le lieu du déversement de l’effluent traité en conformité avec la nature et la qualité du traitement effectué et les usages du cours d'eau récepteur.De préférence, on cherchera à diriger l'émissaire dans un cours d’eau à fort débit dont la capacité de réoxygénation est élevée.Dans ces conditions, on pourra se contenter d'un traitement primaire (dégrillage et décantation) pourvu que la classification du cours d’eau soit respectée (un cours d’eau est classifié lorsque les organismes gouvernementaux ont déterminé, après consultation publique, les qualités que les eaux qu'il transporte doivent conserver : au Québec, aucune amorce de classification n’a encore été faite).Si le déversement met en danger les usages auxquels la classification le destine, il faudra améliorer le traitement (traitement secondaire, chloration, traitement tertiaire, etc.) ou déplacer l'usine et son émissaire.En général, il faudra éviter de bâtir une usine de traitement sur les bords d'un lac; tout au moins l’effluent devra-t-il préférablement être dirigé à la décharge.Assez souvent cependant, la situation hydrologique et géographique ne laissera pas de choix : le lac sera le seul milieu récepteur possible.Alors l’apport considérable de nitrates et de phosphates contenus dans l’effluent traité et leur accumulation dans la masse liquide provoquera l’eutrophisation du lac et la pro- 26 —JUILLET 1967 L'INGÉNIEUR liliüV LiuM Bassin de traitement choix d'un terrain peu coûteux, situé assez près du centre habité de façon à ce que le collecteur qui joindra le réseau d'égoût au poste de traitement ne soit d’un coût prohibitif.S'il y a des avantages à construire hors du centre habité, ceux-ci ne doivent cependant pas faire oublier la nécessité de l’accessibilité : l'opérateur doit pouvoir se rendre sur les lieux facilement, aussi bien le jour que la nuit, l'été que l'hiver.Sans cette condition, l'usine peut rester plusieurs jours, ou plusieurs semaines, sans que son fonctionnement ne soit acceptable.c) Critères humains Outre les facteurs techniques et économiques, il faut aussi tenir compte du facteur humain, à savoir, de la réaction du citoyen face à la présence d’une usine d'épuration dans son voisinage.Dans les milieux urbains, on se plaindra des mauvaises odeurs et de la dévaluation des terrains et des habitations.Dans les milieux ruraux, habitués à la tranquilité, le bruit sera la cause de reproches acerbes.Bien que ces inconvénients soient très souvent exagérés, il est bien difficile de se défendre, particulièrement contre les poursuites judiciaires.C'est pour ces différentes raisons que l’usine d'épuration devrait toujours être située à plus de 1,500 ou 2,000 pieds des grandes routes et des habitations.d) Critères esthétiques Enfin, l'urbaniste et l’architecte doivent collaborer à la réalisation d’une oeuvre esthétique, soit en situant la construction dans le quartier convenable, soit en concevant une structure dont l'apparence s’allie à l’entourage.B Usine de Ste-Thérèse ouest lifération d’algues extrêmement nuisibles pour la baignade, le canotage et les prises d’eau potable.Malheureusement, jusqu’à ce jour, l’enlèvement des nitrates et des phosphates, par précipitation chimique, ne s’est pas avéré économique.Quant à l’étang d’oxydation, qui n’est rien d’autre qu'un vaste bassin qui retient les nitrates et les phosphates en favorisant le développement d’algues, il n’est guère efficace puisque, l’hiver, le couvert de glace empêche la pénétration de la lumière et paralyse le développement des algues, laissant ainsi s’échapper les produits inorganiques indésirables : la protection de nos nombreux lacs demeure donc un problème non encore solutionné.L’implantation de l'usine est aussi fonction de la topographie du terrain.Si alors la situation est telle qu'une station de pompage est nécessaire à la tête de l'usine, l’ingénieur ne devra pas considérer le design de cette unité à la légère puisque, souvent, elle est la cause du bon ou du mauvais fonctionnement du poste de traitement.Idéalement, une station de pompage doit avoir un arrangement tel que sa capacité soit en tout temps égale au débit d'eau usée.Sa réalisation peut alors être très coûteuse puisqu’il faut installer plusieurs pompes de différentes capacités, des pompes de capacité variable et des moteurs à essence pour prévenir les pannes électriques.Face à ces nombreuses exigences, il est quelquefois avantageux de changer l’emplacement de l’usine de façon à ce que les eaux usées n’aient pas à être relevées.b) Critères économiques Pour les grandes comme pour les petites municipalités, une construction économique résultera du L'INGÉNIEUR JUILLET 1967 — 27 Le drainage et le traitement des eaux usées à Montréal par JEAN R.MARCOTTE et GAÉTAN LAPIERRE Le drainage sur l’île de Montréal Si le caractère insulaire de Montréal et des municipalités qui l'entourent, suscite de nombreux problèmes quant aux accès à cette île immense, les municipalités par contre ont profité de cette situation dans le passé, pour réaliser un réseau de drainage économique.Les dimensions et la longueur des collecteurs s’en sont trouvées diminuées et la dilution des eaux usées dans des cours d'eau à débit considérable a pu être longtemps un mode acceptable.Par des émissaires disséminés tout autour de l'île, les municipalités déversent actuellement dans les cours d'eau quelque 300 millions de gallons d’eaux usées par jour.Cette quantité est appelée à doubler dans les années à venir.Le débit moyen du fleuve Saint-Laurent est de 278,000 pi3/sec.(7,800 mVsec.) tandis que celui de la Rivière-des-Prairies est de 37,000 pi3/sec (1,050 m3/sec.).L’on comprendra sans peine pourquoi le problème de traitement des eaux ne s’est jamais posé avec autant d'acuité que dans d'autres villes où l’on devait déverser les eaux usées dans des lacs ou des cours d’eau de faible débit.Montréal face à l’épuration Cette situation, peut-être acceptable dans le passé, ne saurait satisfaire une société en plein essor de développement comme c’est le cas pour Montréal et les municipalités environnantes.La charge de pollution déversées dans les cours d’eau récepteurs va en s’ac- Monsieur Jean R.Marcotte a obtenu son diplôme d’ingénieur civil de l’Ecole Polytechnique de Montréal en 1947.Il est ingénieur chargé de l’épuration des eaux au Service des Travaux publics, Division technique — eaux usées, à la ville de Montréal.Monsieur Gaétan Lapierre a obtenu son diplôme d’ingénieur civil de l’Ecole Polytechnique de Montréal en 1947.Il est ingénieur-surintendant au Service des Travaux publics, Division technique — eaux usées, à la ville de Montréal.centuant et il est à craindre que tout retard dans la lutte contre la pollution des eaux ne conduise dans le futur à des solutions coûteuses et difficiles d’application.Les autorités municipales l'ont bien compris puis-qu'en 1965, elles décidaient de former une nouvelle division au sein du Service des Travaux Publics dont la tâche consisterait à coordonner plus étroitement le travail pour l'épuration des eaux tout en assumant la responsabilité connexe du réseau de drainage.La Division Technique des Eaux Usées, cette nouvelle division commença dès lors à s’adjoindre, grâce aux priorités établies par l’administration, un personnel dont les qualifications et les responsabilités se confineraient à l’étude concrète des moyens à adopter pour résoudre le problème du traitement des eaux usées.Ce personnel devait en plus jeter un regard scrutateur sur le développement du réseau de drainage de la Ville afin que toutes les réalisations convergent vers un but commun : la lutte contre la pollution.Toujours avec le précieux concours des autorités du Service des Travaux Publics et de la Ville, des cours d’étude furent organisés; une série de voyages, tant en Europe qu’aux États-Unis et au Canada, permit d’accumuler une importante documentation sur les divers modes de traitement utilisés dans des villes de l'importance de Montréal.Même si des analyses avaient été prises dans le passé sur les caractéristiques des eaux usées et des cours d'eau récepteurs, ce travail s’est poursuivi d'une façon encore plus systématique au cours de l'année 1966.Il faut dire que la Ville était déjà équipée dans ce domaine grâce à l'installation très adéquate d’un laboratoire bien organisé à l’usine des filtres, sous l’habile direction de l'ingénieur J.-C.Bouchard de la Division des Eaux et de l’Assainissement.Après ces étapes préliminaires mais nécessaires, le Service des Travaux Publics, devant l’importance et la 28 —JUILLET 1967 L’INGÉNIEUR complexité du problème n’hésita pas, toujours avec l’autorisation des administrateurs à s’adjoindre des spécialistes de l’extérieur.C’est ainsi qu’un spécialiste de réputation internationale, le professeur W.-W.Ecken-felder, accepta de venir collaborer avec les ingénieurs de la Ville dans l'élaboration de leur plan directeur.Le professeur Roger Labonté de l’École Polytechnique de Montréal se vit également confier un poste de conseiller technique dans cette équipe.Au comité formé sous l’égide de la Division Technique des Eaux Usées, il faut également mentionner la participation active du directeur-adjoint du Service des Travaux Publics, monsieur Edgar Fournier et la direction effective du directeur, monsieur C.A.Boileau.Sommaire des études préliminaires effectuées par la ville de Montréal Un sommaire des études effectuées et les grandes lignes d'un projet d’épuration sont exposés dans un mémoire du Service des Travaux Publics sur le traitement des eaux usées daté du 10 mai 1967.C’est ce mémoire que les autorités municipales viennent de révéler au grand public et de soumettre à la Régie des Eaux du Québec.La Ville de Montréal a particulièrement concerté ses efforts sur l'assainissement de la Rivière-des-Prairies, d'autant plus ques les réalisations existantes de drainage permettent une action plus rapide et plus efficace dans la lutte contre la pollution.Depuis de nombreuses années, l'assainissement de la Rivières-des-Prairies a été lié à l’île de la Visitation, considérée, jusqu’à tout récemment, comme l'emplacement futur de la première usine d’épuration d’importance qui serait construite à Montréal.Cependant, les études effectuées permettent aujourd'hui d'assurer que l'abandon de l’emplacement prévu à l'île de la Visitation, en faveur d'un emplacement situé au Boul de l'île, dans le quartier est de la Rivière-des-Prairies, présente des avantages certains.En effet, ce nouvel emplacement permettra de traiter, en plus des eaux usées du versant nord, celles des versants nord-est et sud-est, tout en offrant de meilleures garanties au point de vue protection de l'environnement et aussi disposition de l’effluent de l'usine par suite de la proximité de deux cours d’eau récepteurs importants.De plus, de nombreux avantages militent en faveur d'une usine unique pour traiter les eaux usées des trois versants ci-haut mentionnés.Qu'il suffise d'en rappeler les principaux : une économie dans les coûts de construction et d’exploitation, une efficacité de traitement accrue et un contrôle plus adéquat.Même si l'investissement est plus considérable, l'entreprise sera plus économique, plus efficace et répondra mieux aux besoins futurs de cette région.Des avantages de toute sorte doivent découler en principe, du choix de cette formule d'une usine vraiment régionale où pourront être traitées les eaux usées de la moitié de la superficie totale de l'île de Montréal.Cette décision a été appuyée par des études qui ont porté sur divers aspects de problèmes dont voici les principaux : 1 ) Plan directeur de drainage sur Vile de Montréal Dans un plan directeur ordonné de drainage, il n’est ni logique ni pratique de dissocier les municipalités de l'île de Montréal de la Ville de Montréal même.Même si chacune des 29 municipalités de l'île de Montréal a une organisation administrative bien distincte, elles sont liées entre elles par certains problèmes techniques communs comme par exemple les nombreux égouts collecteurs qui ont été dans le passé construits en collaboration.Suivant le réseau de drainage existant et la topographie, l'île de Montréal d’une superficie totale de 113,925 acres peut se diviser en cinq bassins naturels ou versants qui chacun comprend le territoire ou partie de territoire des municipalités suivantes : Versant Nord (29,187 acres) Partie de Montréal Partie de Côte St-Luc Partie de Hampstead Partie de Montréal-Nord Mont-Royal Partie d'Outremont Partie de St-Laurent Partie de St-Léonard Partie de St-Michel Partie de Westmount Versant Nord-est (9,615 acres) Partie de Montréal Partie de Montréal-Nord Partie d'Anjou Versant Sud-est (18,836 acres) Partie de Montréal Partie de St-Léonard Partie d’Anjou Pointe-aux-Trembles Montréal-Est Partie de St-Michel Versant Sud-ouest (23,872 acres) Partie de Montréal Partie de Côte St-Luc Partie d’Hampstead Lachine Lasalle Montréal-Ouest Partie d'Outremont Partie de St-Laurent St-Pierre Verdun Partie de Westmount L'INGÉNIEUR JUILLET 1967 — 29 Versant Ouest (32,415 acres) Les autres municipalités de l’ïle au nombre de onze.La planche no 1 indique pour les quatre versants dans lesquels se draine une partie du territoire de Montréal, soit les versants nord, nord-est, sud-est et sud-ouest, les superficies de chaque municipalité et la proportion drainée dans chacun des versants.La planche no 2 montre le réseau de drainage principal existant du territoire desservi par l'usine du Bout-de-l'ïle.On peut constater que de nombreux collecteurs sensiblement perpendiculaires à la rivière déversent les eaux usées en de nombreux endroits dans les cours d'eau récepteurs.Sauf dans le versant nord où un intercepteur a été construit parallèlement à la Ri-vière-des-Prairies, tous les autres ouvrages d’interception sont à construire.Il est essentiel que le réseau d’égouts de Montréal et des municipalités qui l’entourent se développe suivant un plan directeur, document de base qui définit, pour les besoins présents et futurs, l'ossature d'un réseau rationnel, adéquat et économique.Un manque de planification peut avoir des répercussions sérieuses et entraîner un processus de correction qui s’avérera dispendieux et très difficile d’exécution.2) Analyse des eaux usées Le résultat des nombreuses analyses d'eaux usées a permis de connaître les caractéristiques principales des eaux usées de Montréal.Comme celles de la plupart des grandes villes d'Amérique, elles contiennent assez peu de matières en suspension et leur demande biochimique en oxygène est relativement basse, dû surtout à la forte consommation d’eau par tête.Comme caractéristiques principales, il est intéressant de noter les concentrations calculées suivantes : Comme autres caractéristiques, les valeurs minimales et maximales suivantes ont été observées : D.B.O.S.S.totaux Mg /litre 133 ± 26.5 153.8 ± 51.1 Graisses pH Oxygène dissous Température Chlorures 3 ) Population Maximum 57 mg/litre 9.7 10.2 mg/litre 73°F 284 mg/litre Minimum 22 mg/litre 7.3 0.0 mg/litre 35°F 77 mg/litre L'étude de la population par versant de drainage, de la région métropolitaine, a permis de déterminer le débit des eaux usées aux différentes phases du projet.Les populations de 1951 à 1971 proviennent d'une étude des secteurs de planification scolaire du Service d'Urbanisme de la Ville de Montréal ainsi que de l'étude des secteurs de recensement de 1941, 1951 et 1961 de la région métropolitaine.Les populations de 1966 et ultime ont été évaluées à partir des informations ci-haut mentionnées en tenant compte des zonages existants et prévus.4 ) Population équivalente Pour déterminer la capacité ultime de l'usine du Bout de l’Ile, il a été nécessaire de considérer l’apport industriel et de l’exprimer sous forme de population équivalente.Ce calcul comportait une bonne part d'approximation puisque le territoire industriel dans les versants nord, nord-est et sud-est représente le tiers du territoire total et que seulement 25% du territoire industriel est actuellement développé.Il est difficile de prévoir le genre des industries qui seront construites et de déterminer les caractéristiques de leurs eaux usées.Il a toutefois été possible d'établir d'une façon satisfaisante, que la population totale équivalente pouvait être estimée à environ 2,900,000 personnes, constituée d’une population ultime réelle de 1,681,000 personnes et d'un équivalent industriel d'environ S.S.volatils 87.6 ± 28.8 1,200,000 personnes.Croissance de la population montréalaise par secteurs 1961 1966 1971 1986 Ultime Versant nord 594,000 665,000 725,000 869,000 882,000 Versant nord-est 20,000 32,000 68,000 145,000 209,000 Versant sud-est 330,000 378.000 421.000 549,000 590,000 Total 944,000 1,075,000 1,214,000 1,563,000 1,681,000 30 —JUILLET 1967 L’INGÉNIEUR RIVIÈRE ILE JÉSUS MONTREAL | [VERSANT NORÜ tiT ILC- OC.- LA - VISITATION • MONTREAL NORD E = 2,27q(NE;i,500) (E; 77< \ MONTRÉAL-\ I T » 1,1 It __> ¦ ! ' • ANJOU POINTE-AUX-TREMI , 200 ST-MICHEL E=!>00!N^ ST-LAURENT T * 10,616 ,__- M- 7, 475(N- 7,4701(5 0*5) VJEt E : 3,141 (N= 2,130) V 2,060 (N -• '.660) MONTREAL OUTREMONT M - 975(N: 645) (S 0*330) DORVAL ST-JEAN DE-DIEU MONTRÉAL (SE- 8, 46)(S-0-IO,4C LÉGENDE SUPERFICIE EN ACRES DRAINÉE VERS MONTRÉAL M 5 SOIS 0) WESTMOUNT ^ MONTRÉAL-OUEST 'w.'i M 400(5-0) SU D - OUEST VILLE DE MONTREAL SUPERFICIE DE DRAINAGE DES MUNICIPALITÉS VERSANTS NORD, NORD-EST,SUD-EST,SUD OUEST LASALLE MAI 1967 PLANCHE NO 5) Débits des eaux usées Le débit des eaux usées a été établi par des mesures sur les collecteurs existants en regard de l'urbanisation actuelle dans les bassins de drainage.Les ajustements ont été faits pour établir les débits au développement complet des territoires, compte tenu des augmentations prévues par l'accroissement du niveau de vie.RIVIERE PRAIRIES ILE JÉSUS ILE DE - LA - VISITATION NORD-EST AUX - TREMBlES > ST - LAURENT DE - DIEU • ) \ CÔTE - ST - LUC -*¦ \ HAMPSTEAD ST - PIERRE MONTREAL- OUEST ¦ÉGENDE LASALLE VILLE DE MONTREAL DRAINAGE VERSANT NORD, NORD-EST, SUD, SUD-EST COLLECTEURS EXISTANTS- MAI 1967 PLANCHE 2 L'INGÉNIEUR JUILLET 1967 — 31 Suivant les constatations qui ont été faites, il est à prévoir que les variations des débits à l’usine du Bout de l’ïle seront inférieures à 25% en plus ou en moins du débit moyen.Le débit moyen prévu au développement complet du territoire des versants nord, nord-est et sud-est est de 360 M.G.I.J.(1,640,000 mVjour).6) Eaux usées industrielles Les industries raccordées à un réseau d’égout de l’importance de celui de Montréal peuvent, en général, y déverser leurs eaux usées sans traitement.Sauf certaines exceptions, la station d’épuration sera en mesure de traiter les apports industriels qu’elle recevra.Dans certains cas cependant, comme la qualité et la quantité des eaux usées industrielles varient selon le genre d’industrie dont elles proviennent, il ne sera pas possible d’accepter à l’égout public, sans discernement, tous les déversements industriels.Un comité formé de représentants du Service des Travaux Publics a préparé un projet de contrôle du déversement des eaux usées à l’égout public.Ce contrôle portera sur les points suivants : A) demande biochimique d’oxygène B ) demande de chlore C ) solides en suspension D) pH E ) gras, huiles ou graisses F ) température G) débit H) toute substance solide, liquide ou gazeuse, inflammable, explosive, toxique, malodorante ou radioactive, susceptible de créer une nuisance et de détériorer ou de gêner le bon fonctionnement des réseaux d'égouts.Dans certains cas, il faudra peut-être prévoir la participation financière des industries au traitement des eaux usées à l’usine.Cette participation financière peut inciter l'industriel, dans son propre intérêt aussi bien que dans l'intérêt de la collectivité, à faire une pré-épuration pour limiter ses déversements à l’égout public.7) Études des cours d'eau récepteurs Le degré d’épuration nécessaire à l’usine est sujet aux caractéristiques des cours d’eaux susceptibles de recevoir l’effluent final de l'usine, soit la rivière-des-Prairies, soit le fleuve St-Laurent.Il faut aussi tenir compte des usages que l’on veut faire des cours d’eau récepteurs.Des relevés, des analyses et des recherches ont donc été effectués dans les domaines suivants : A ) niveau et débit des cours d'eau B ) vitesse des courants des cours d’eau C) étude bathymétrique de la Rivière-des-Prairies D ) localisation des émissaires E ) analyse des eaux des rivières.Les analyses ont permis de déterminer les caractéristiques suivantes : température, oxygène dissous, pourcentage de saturation d’oxygène dissous, DBQ, solides en suspension totaux et volatils, nitrates, phosphates, azote ammoniacal, azote total, numération bactérienne, bactéries coliformes.8) Période de rétention des eaux usées dans les collecteurs et intercepteurs Des essais ont été faits dans le but de déterminer pour le débit de temps sec, la période de rétention dans les collecteurs et intercepteurs qui draineront les eaux usées vers l’usine du Bout de l’île.La période de rétention observée sur les ouvrages existants, ajoutée à celle calculée pour le prolongement de l'intercepteur, sera, pour le débit de temps sec minimum actuel d’environ six à sept heures, ce qui ne créera pas de problème pour le traitement des eaux usées.9) Autres études D'autres études sont venues se greffer à ces études fondamentales : conditions climatiques, sondages, travaux requis pour modifier dans certains cas le réseau d’égouts existant, etc.Usine du Bout de l’Sle À la suite des relevés et études déjà décrits, il a été possible d'établir les données de base qui pourront être utilisées pour l’usine du Bout de l’île.Ces données peuvent se résumer comme suit : 1 ) Débit utilisé pour le calcul du procédé : IV2 D.T.S.(débit de temps sec) 2) Débit utilisé pour le calcul hydraulique : 2Vi D.T.S.(débit de temps sec) 3) Demande biochimique d’oxygène : 160 mg/litre 4) Solides en suspension : 200 mg/litre 5) 0.20 lb (90 grammes) par jour de DBO per capita et 0.25 lb (114 grammes) de solides par jour per capita pour déterminer la population équivalente industrielle.32 —JUILLET 1967 L’INGÉNIEUR 6) Débit moyen de temps sec au développement complet du territoire 360 M.G.I.J.(1,640,000 mVjr) (variation journalière 25%).Compte tenu d'imposants travaux de drainage, l'ensemble du projet a été estimé à $131,000,000., soit $63,000,000.pour les intercepteurs et $68,000,000.pour une usine à traitement primaire.Le coût annuel d’exploitation a été estimé à $3,400,000.Les estimations incluent le coût des facilités requises au développement complet du territoire et ne doivent être utilisées que pour fins de discussion.On peut se rendre compte que les estimations soumises ont trait à une usine à traitement primaire.Son rendement serait de l'ordre de 35% pour l’enlèvement de la DBO et de 65% pour l'enlèvement des solides.Ce traitement primaire sera suivi d'une désinfection par le chlore dans le but de réduire à un niveau sécuritaire le nombre de micro-organismes présent dans l’effluent et ainsi réduire la possibilité de contamination par des organismes pathogènes.Le plan d’ensemble, les espaces requis et la conception hydraulique de l’usine à traitement primaire doivent être conçus pour tenir compte d'une technologie changeante dans les procédés de traitement de telle sorte qu’il soit possible de satisfaire aux exigences et aux conditions qui prévaudront dans l’avenir.Le projet de construction des intercepteurs et de l'usine constitue un programme d'envergure et il est évident que sa réalisation devra être répartie sur de nombreuses étapes.Pour chaque étape du projet, il faudra considérer toutes les possibilités dans le but de choisir l'équipement et le procédé les plus favorables du point de vue rendement, efficacité et flexibilité, de même que du point de vue de construction et d’opération.Le choix devra être fait en regard de l’expérience de ce qui s’est fait ailleurs, des conditions locales et des techniques les plus modernes dans le domaine de l’épuration.Aide des gouvernements supérieurs Une autre considération mérite d’être signalée.La réalisation des travaux pour solutionner le problème du traitement des eaux usées entraînera des dépenses assez considérables.Aux termes de la partie Vï B de la loi nationale sur l'habitation, il est prévu une aide aux municipalités pour la construction d’un système d’épuration des eaux usées.Des subventions provinciales pourraient peut-être s’ajouter à la contribution fédérale pour faciliter la réalisation des travaux de prévention de pollution des eaux à Montréal.Répartition des coûts La Ville de Montréal demande d'être désignée comme mandataire de toutes les municipalités concernées pour la préparation des plans, la réalisation des travaux de construction de l'usine et des intercepteurs, de même que pour leur opération et leur entretien.Comme ce service profitera à douze autres municipalités, il est raisonnable que Montréal s'assure de la collaboration de ces municipalités quant à la participation financière aux travaux dont les coûts devront être défrayés sur une base de répartition, encore indéterminée.Quelle que soit la méthode adoptée pour assurer une meilleure coordination régionale dans la lutte contre la pollution et dans son financement, la question fondamentale repose sur le principe que les citoyens de toutes les municipalités doivent profiter de ce service urbain essentiel et cela à un coût équitable.Conclusion La Régie des Eaux du Québec encourage fortement le groupement des municipalités en vue de l’épuration.Les études en cours, en divers endroits de la province tiennent compte de cette prise de position.La Régie des Services Publics n'était pas non plus indifférente à cet aspect du problème puisqu'elle a jugé opportun de souligner dans son ordonnance no 6644, émise le 15 mai 1959, des commentaires de portée générale sur l'importance d'un plan d'ensemble de drainage à Montréal.Ajoutons de plus que dans certains cas, sur l'île de Montréal, le drainage des municipalités ne peut être dissocié de celui de Montréal puisque les eaux usées sont dirigées vers les cours d’eau récepteurs par des collecteurs communs.Dans le mémoire que les autorités municipales viennent de révéler au grand public, Montréal fait part à la Régie des Eaux du Québec de son désir de participer activement à la lutte contre la pollution des eaux par tous les moyens en son pouvoir et, dans cette optique, l'assure de son intention de commencer, aussitôt une approbation de principe obtenue, la préparation des plans préliminaires des intercepteurs et de l’usine.La solution qu’on pourra apporter au problème du traitement des eaux usées sur l’île de Montréal influencera dans une large mesure le succès de la lutte contre la pollution des eaux dans la Province et contribuera plus particulièrement à l’assainissement de la rivière des Prairies.0 ¦ L'INGÉNIEUR JUILLET 1967 — 33 Pour une politique globale de 1 eau par LOUIS-GEORGES CARIGNAN De même qu'il est difficile de séparer complètement les problèmes de l'épuration des eaux usées de celui de l'approvisionnement en eau potable, il est aussi difficile de penser à une politique d'ensemble dans le domaine de l’épuration des eaux avant d’avoir fait une etude en profondeur pour évaluer l’étendue de nos ressources en eau en fonction de la demande industrielle et domestique et avant d’avoir établi une politique à long terme pour une utilisation maximum de cette ressource et ainsi satisfaire aux exigences de l'avenir.Il ne faudrait pas croire que ces problèmes auxquels nous devons faire face sont uniques au Québec.Au contraire, d’autres gouvernements les ont attaqués avant nous et quelques-uns avec un certain succès; nous croirions regrettable que d’autres changements majeurs soient faits aux structures administratives existantes dans le domaine de l’eau avant que ne soient étudiés les résultats obtenus dans d'autres pays et avant qu'on n’ait accepté de définir une politique globale de l'EAU dans notre belle Province.Réalisations d’autres pays Aux États-Unis, le sénat américain a passé une loi établissant une “National Water Commission” dont le but est de reviser les politiques de la nation sur les problèmes de l’eau, les programmes à établir, les problèmes à résoudre et les recommandations à faire pour rencontrer les exigences de l’avenir.Monsieur Louis-Georges Carignan est un bachelier ès arts du Collège de Montréal et a obtenu son diplôme d’ingénieur de l’Ecole Polytechnique de Montréal.Monsieur Carignan est partenaire sénior du bureau d’études Lemieux, Carignan, Royer & Associés, ingénieurs-conseil à Sherbrooke.Il est directeur de la Chambre de Commerce de Sherbrooke et membre fondateur de Carites-Sherbrooke et du Comptoir Familial de Sherbrooke Inc.où il est l’actuel président.Monsieur Carignan est président de l'Association Québécoise des Techniques de l’Eau et membre du conseil général d’administration de l’AWWA.En France, l’assemblée nationale et le Sénat ont adopté la loi du 18 décembre 1964, relative au régime et à la répartition des eaux et à la lutte contre leur pollution.Il nous fait plaisir de noter ici l’article 15 qui ressemble à une proposition faite dans le passé par l’Association Québécoise des Techniques de l’Eau.“Il est créé auprès du Premier Ministre un comité national de l’eau composé pour égales parts : — 1 ° de représentants des différentes catégories d’usagers; 2° de représentants des conseils généraux et des conseils municipaux; 3° De représentants de l’État; Ce comité a pour mission : — 1° De donner son avis sur les circonscriptions géographiques des bassins qui seront de la compétence des comités visés à l’article 13; 2° De donner son avis sur tous les projets d’aménagement et de répartition des eaux ayant un caractère national ainsi que sur les grands aménagements régionaux.3° De donner son avis sur tout problème commun à deux ou plusieurs comités ou agences de bassin; 4° D'une façon générale, de rassembler la documentation nécessaire et de formuler des avis sur toutes les questions faisant l’objet de la présente loi”.Projet d’études des Maritimes : Tout dernièrement, les provinces Maritimes, par l’intermédiaire de “Atlantic Development Board” demandaient des soumissions pour l’exécution des travaux suivants : — 1.Étude et plans à présenter pour la meilleure utilisation de ressources en eau pour les prochaines décades, le tout comprenant la deman- 34 —JUILLET 1967 L'INGÉNIEUR de industrielle, approvisionnement en eau potable, eaux de surface et eaux souterraines.2.Inventaire des ressources et recommandation pour l’utilisation au maximum de ces ressources.3.Classification des cours d’eau et détermination des bassins de drainage.Il s’agit ici d’un travail d’équipe comprenant ingénieurs, économistes et spécialistes d’autres disciplines pour étudier les implications économiques et sociales.Application au Québec On a fait dernièrement des travaux d’étude très poussés sur l’aménagement rationnel du territoire et il serait bon ici de noter que cet aménagement rationnel ne peut être réalisé si cette ressource essentielle qu’est l’EAU n’est pas disponible.Il nous semblerait donc nécessaire de procéder à un travail du genre de celui des Maritimes dans le Québec, travail qui pourrait être fait par l’entreprise privée avec production d’un rapport officiel d’ici un an sur les problèmes spécifiques qui seraient déterminés d’avance.Durant cette même période, il y aurait certainement avantage à ce que le département de la statistique du gouvernement provincial, sinon la Régie des Eaux, procède à l'inventaire des systèmes d’aqueduc et d’égouts, genre de traitement en eau potable, source d’approvisionnement en eaux de surface ou eaux souterraines et population desservie, nombre de municipalités (et population) non desservies par un système d'aqueduc et d’égouts.L’afflux de projets d’assainissement, justifié en raison de la lutte contre la pollution des eaux, devrait être une raison pour augmenter la cadence d’exécution des adductions en eau potable dans les municipalités du Québec qui en sont encore dépourvues en 1967; l’inventaire mentionné plus haut, nous fournirait des données de base non actuellement disponibles, qui nous permettrait de mieux apprécier le problème dans toute son ampleur.Problème de l'assainissement Dans certains pays, l’effort entrepris et poursuivi depuis plusieurs décades dans le domaine de l’assainissement, a pu donner des résultats tangibles qui, malgré tout, sont encore remis en question de nos jours.Il ne faut donc pas se surprendre si dans un pays jeune comme le nôtre, l’on s’interroge sur les résultats attendus et sur la nature des lois qui doivent réglementer ou interdire la pollution des eaux de surface et des eaux souterraines.Depuis vingt ans environ, dans différents pays, plusieurs lois contre la pollution, ont été instituées et presque tous, reconnaissent la nécessité de créer des organismes supérieurs responsables et de définir les critères de qualité des eaux rejetées dans les cours d’eau.“Les principes sur lesquels est fondée la lutte contre la pollution, en Belgique, sont les suivants : 1° L’épuration des eaux usées est à considérer comme un tout pour un bassin fluvial donné et l’organisation doit en être confiée qu’à un seul organisme directeur de bassin doté de la juridiction pour l’ensemble de la région.2° L’épuration des eaux usées et celle des eaux résiduaires sont liées et ne peuvent être organisées séparément.3° L’épuration doit être différentiée selon le rôle de chacun des cours d’eau.” Les principes énoncés plus haut représentent la tendance suivie par les nouvelles réglementations en Angleterre, en France, aux États-Unis et même en Allemagne.L'INGÉNIEUR JUILLET 1967 — 35 La France a mis en oeuvre des comités et des agences financières de bassin et les États-Unis sont encore à former des “River Basin Commission” comme en parlait dernièrement Monsieur Stewart Udall, secrétaire de l'Intérieur et Monsieur H.P.Caufield, un de ses assistants à la convention de l’American Water Works Association.Un fait mérite d’être noté ici.En France, comme aussi aux États-Unis et en Belgique, à l’échelle des bassins, il existe à un niveau quelconque un moyen de communication avec les autorités locales par l’intermédiaire d'un comité formé de représentants des autorités locales et gouvernementale, des corps intermédiaires et des industries.L’épuration au Québec La Régie des Eaux du Québec est l’organisme provincial de qui relève l’épuration des eaux et l’alimentation en eau potable; cet organisme qui a dû traverser plusieurs difficultés administratives dans sa période d’organisation, a fixé ses objectifs dans le domaine de l’eau potable et dans la conservation ou l’amélioration des eaux de surface et souterraines, elle a aussi commencé la classification des cours d’eaux, et elle exige de toutes les municipalités, petites ou grandes, la préparation d'un plan d’ensemble centralisant le point de déversement des eaux usées.La Régie se propose aussi de procéder à l’élaboration de plans directeurs au niveau de chacun des bassins de drainage pour en arriver ensuite à la formation d'un grand plan directeur à l’échelle du territoire.Dans l’éventualité où serait accepté l’élaboration d’une politique globale de l’eau telle que mentionnée plus haut, il y aurait avantage sinon nécessité à ce que la Régie continue à agir jusqu’à ce que soit terminé le travail d’étude mentionné pour éviter une nouvelle désorganisation des services techniques concernant l’approvisionnement en eau potable, l’épuration des eaux usées et les études déjà commencées.Bien plus, il serait très avantageux de fournir à la Régie le personnel ainsi que les moyens financiers nécessaires pour lui permettre de terminer ces travaux en même temps que ceux qui seront confiés à l’entreprise privée (projet mentionné plus haut).Une fois que les travaux de la Régie seront terminés et que le rapport concernant l’inventaire des ressources et les différentes recommandations requises seront disponibles, le tout pourrait être soumis à une “commission supérieure de l’eau” dont devrait faire partie de façon obligatoire des représentants des principaux ministère concernés par le problème de l’eau.11 serait aussi nécessaire que figurent dans cette com- mission, un représentant de l'union des municipalité, des chambres de commerce et des autres corps intermédiaires concernés tel que l’Association Québécoise des Techniques de l’Eau.Cette Commission devrait alors étudier les travaux présentés et faire un rapport au Gouvernement Provincial sur les politiques d’action et peut-être aussi sur les changements de structure administrative si nécessaires.Urgence des recherches “On ne saurait trop répéter que l'eau douce est une matière d’une importance critique et que la conservation et l’usage rationnel de l’eau auront une influence décisive sur le bien-être futur de l’humanité.” “Personne n’ignore l’état de pollution croissante de nos lacs et de nos cours d’eau, et les hydrologues ont conscience du danger qui menace l’ensemble de notre économie hydraulique.Ce que l’on a tendance à oublier c’est que la consommation en eau propre à l’alimentation, aux besoins industriels et à l’irrigation se rapproche du point critique du non-retour.” (Nous nous sommes permis de reproduire ces deux paragraphes du livre 3, volume 46 de la Banque Royale du Canada).Il sera toujours nécessaire de colliger les données de base (hydrologiques et autres) qui seules rendent possible la planification, le développement et la bonne gestion de cette richesse, l’EAU.Inutile de dire que ces données devraient être non seulement disponibles mais publiées régulièrement comme tous les autres travaux d’étude.La recherche pure et la recherche appliquée devront toujours être encouragées par les organismes gouvernementaux responsables; ces travaux nous permettront peut-être d’améliorer la technologie et ainsi de diminuer le coût de l’épuration.Main-d’oeuvre compétente Aux États-Unis, dans l’établissement du contrôle de l’épuration de l’eau, le plus grave problème à surmonter est le manque de main-d’œuvre compétente et l’on est actuellement à étudier la mise en œuvre de programmes de perfectionnement.Le même problème existe ici et il faudra nécessairement prendre les dispositions nécessaires pour le surmonter.36 —JUILLET 1967 L'INGÉNIEUR Financement L’opinion publique est déjà sensibilisée à cet important problème qu’est l’épuration des eaux; il importe cependant de lui faire comprendre les difficultés des solutions à réaliser et surtout le coût de ces réalisations.Pour tous les pays, le problème crucial est celui de l’appropriation des ressources financières pour les appliquer à la lutte contre la pollution.On a établi de façon approximative à environ $500 millions de dollars le coût de l’épuration pour l’ensemble des municipalités du Québec de 5,000 habitants et plus et il faudrait environ $300 millions de dollars pour l'épuration des municipalités de moindre importance.C’est dire qu’au niveau de la planification supérieure, il faudra procéder à une répartition entre les nécessités imposées par l’aménagement rationnel du territoire.Étude d’un nouveau moyen de financement En fait, la lettre et l’esprit de la constitution font que le domaine dont on vient de parler est exclusivement ou prioritairement du domaine provincial et nous sommes à nous demander si la clef du succès ne serait pas de laisser au provincial la large part de responsabilité dans l’organisation des méthodes de financement.Si l’on part du principe que tout individu est facteur de pollution, autant le cultivateur sur sa ferme que le citadin, si l’on tient compte du fait que l’assainissement ne se fait qu’au bénéfice de la collectivité en améliorant l’état des cours d’eau, si l’on tient compte du fait que dans l’état actuel des cours d’eau, ceux qui construisent des usines de traitement sont plus enclins à diminuer le coût du traitement et de l’entretien de l’usine que d’améliorer le rendement de l’usine au bénéfice de ceux qui habitent en aval, n’y aurait-il pas lieu de penser à l’établissement d’une taxe per capita à l’échelle provinciale, quitte à distribuer immédiatement aux agences de bassin, les sommes nécessaires pour solutionner les cas critiques et prioritaires chaque année.(Cette taxe per capita tiendrait alors lieu d’une taxe sur l’eau d’approvisionnement).L’apport financier des municipalités serait alors diminué considérablement et malgré tout, nous savons que certaines municipalités auraient encore des difficultés à rencontrer leurs obligations; une solution possible à ce problème serait peut-être celui de permettre aux municipalités de commencer immédiatement à se créer un fond pour financer l’épuration des eaux.Nous savons qu’à l'heure actuelle, il est défendu aux municipalités de se créer des fonds pour prévoir certaines constructions ou améliorations sous prétexte que les payeurs de taxe ne verraient pas nécessairement ces constructions et ne pourraient donc pas bénéficier des travaux projetés; dans le cas qui nous concerne, il s’agit de créer un fonds pour pouvoir réparer les dommages causés par la pollution des citoyens d’aujourd'hui; vue sous cet angle, la création d'un fond pour combattre la pollution ne serait-elle pas acceptable ?Il faudrait sans doute étudier davantage le problème financier et toutes ses implications et, advenant le cas où il serait accepté de confier au provincial la grosse part du fardeau financier, il y aurait sans doute nécessité de rembourser les municipalités qui ont à date fait les frais de construction d’usines d’épuration.Cette nouvelle façon d'envisager le financement de la construction des usines présente l'avantage immédiat de faire participer tout le monde à la solution du problème; il suffirait d’établir des priorités dans les urgences et il sera alors possible de procéder à l’exécution par section, du programme établi à la suite d’une bonne planification et l’on pourra ainsi faire réaliser immédiatement au public les avantages tangibles d’un programme d’épuration à l’échelle de la province.En plus de présenter l’avantage de faire participer au programme d’épuration des représentants des autorités locales, des industries et des corps intermédiaires, une nouvelle méthode du genre préconisé ici pour attaquer la lutte contre la pollution, présente aussi l’avantage de faire disparaître la série de qué-mandage d’octroi au gouvernement provincial; rien ne sert de se le cacher, si l’on continue à suivre le système actuel, bien des municipalités ne pourront pas réaliser l’objectif de la planification et elles devront chercher de l’aide ailleurs.Bref, nous ne prétendons pas solutionner ici tous les problèmes.Tout au plus, espérons-nous que le fait d’avoir jeter dans la discussion des idées nouvelles, soit de nature à nous aider à trouver des solutions originales et plus facilement réalisables que celles que nous avons trouvées à date.C’est uniquement dans ce but que nous avons soumis ces quelques notes.Bibliographie 1.Municipal Water Facilities in the U.S., Jan 1, 1963 (P.A.S.Publication no.1039, 1965) 2.Les municipalités et les agences financières de bassin L'EAU, octobre 1966.3.L'EAU, juin 1962 — page 145.4.Bulletin mensuel, vol.46, no.3, Banque Royale du Canada.5.National Water Policy, AWNA, 29 janvier 1967.6.Issues and problems in water pollution control.(Water and Wastes engineering.May 1967.) ¦ L'INGÉNIEUR JUILLET 1967 — 37 Les traitements tertiaires -techniques davenir Dans les pays industrialisés du monde moderne, on réalise de plus en plus que le traitement des eaux usées au moyen de procédés secondaires ne sera pas suffisant dans bien des cas pour conserver une qualité acceptable des eaux de surface.L'augmentation rapide de la population et l’explosion du secteur industriel ont comme conséquence une détérioration croissante de la qualité des eaux.En plusieurs endroits, il a été jugé nécessaire de pousser plus avant le traitement des eaux usées et il existe présentement des usines d'épuration effectuant un traitement qualifié de “tertiaire”.De nos jours l'emploi d'un traitement tertiaire peut être requis s'il y a nécessité de préserver par exemple, une prise d'eau, une plage, un lac, et dans certains cas, lorsqu'il est désirable d'abaisser la concentration de certains types de contamination.Pour faire suite au traitement secondaire réalisé au moyen des boues activées ou de lits bactériens, la phase tertiaire s'effectue généralement par l'addition de l'un des procédés suivants.1 ) Filtre à sable lent La filtration à travers un lit de sable effectue non seulement la retenue de particules en suspension mais permet également une action bactériologique qui réduit la matière organique biodégradable.L’eau à traiter est distribuée sur toute la surface du filtre et généralement le taux d'application est de l'ordre de 3 à 15 gal/pi2/jour, dépendant de la nature du lit filtrant.Un filtre à sable lent a une grande efficacité de traitement et l'effluent contiendra une DBO de l'ordre de 1 à 3 mg// et des solides en suspension entre 0.5 et 1.0 mg//.2) Filtre à sable rapide La filtration rapide de l’effluant d'un traitement secondaire permet de réduire de façon appréciable les Cet article reproduit en partie une communication originalement préparée pour la Conférence du Conseil Canadien du Ministère des Ressources sous le thème de “La pollution et notre milieu” par MM.Roger Labonté, Denis Laflamme, Pierre Lauriault, André Leclerc et Réal L'Heureux.solides en suspension et diminue la demande biochimique en oxygène des eaux épurées.Pour un effluent dont les caractéristiques sont de l'ordre de 15 mg/l de DBO, et 20 mg// de solides en suspension, il est normal d'anticiper que les réductions effectuées par un filtre à sable rapide seront de l’ordre de 50% pour la DBO et de 70% pour les solides en suspension.Dans de telles conditions, le lavage des filtres se fait sur une fréquence moyenne de deux fois par jour et nécessite l'emploi de 5% à 10% de l’eau traitée pour le nettoyage du lit filtrant.3) Irrigation superficielle L'application d'un effluent secondaire sur une superficie de terrain en pleine végétation permet d'obtenir une réduction de la demande biochimique en oxygène et des solides en suspension de l’ordre de 50% à 60%.Les méthodes généralement employées pour appliquer sur le terrain l’effluent secondaire peuvent varier selon les conditions locales.La topographie des lieux et la nature du sol sont très certainement les deux principaux facteurs qui régissent le choix du procédé.Quelle que soit la méthode choisie, le principe demeure le même puisqu'il s'agit de distribuer le plus uniformément possible l'eau à traiter.C'est ainsi que dans certains cas l'application à la surface du sol est réalisée au moyen de gicleurs et qu'en d'autres, on fait appel au ruissellement de surface par le moyen de tranchées agencées en gradins.En plus de purifier l'eau en abaissant sa teneur en DBO et ses solides en suspension, cette méthode a l'avantage de réduire la concentration de matières inorganiques telles que les phosphates, l'azotes ammoniacal et à un moindre degré, les nitrites et nitrates indispensables à la croissance végétale.Sous les conditions d'un climat nordique, il faut réaliser que la possibilité d'opération d'une irrigation superficielle est exclue durant la saison d'hiver.Il y a tout lieu de croire cependant que dans plusieurs cas, un traitement n’est pas nécessairement requis à l’année longue.4) Microtamis Le microtamisage est considéré comme une simple filtration dont le but est l’enlever d'un liquide une cer- 38—JUILLET 1967 L'INGÉNIEUR tainc fraction des solides en suspension.Comme traitement tertiaire, on emploie généralement un tamis ayant environ 80,000 ouvertures au pouce carré, ce qui correspond à des ouvertures de 35 microns.Des expériences menées en Angleterre ont démontré qu'il est possible de réduire de la DBO et les solides en suspension de 30% et 60% respectivement.La réduction de la DBO provient de l'enlèvement des solides biodégradables et non pas d'une action biologique.Pour opérer convenablement un microtamis, il est suggéré que l’eau à traiter ne contienne pas plus de 40 à 50 mg// de solides en suspension.Normalement la décantation finale d'un procédé d'épuration secondaire donne une eau contenant environ 15 à 20 m g/l de solides en suspension; le microtamisage produira un effluent de 5 à 8 m g//.5 ) Étang d'oxydation L'utilisation d'un étang d'oxydation pour la clarification et la stabilisation d'un effluent secondaire est appelée à se répandre.L'étang d'oxydation n'a pas un rendement aussi stable que les procédés mentionnés précédemment mais il se compare avantageusement avec l'irrigation superficielle en ce qui concerne la réduction des sels dissous et la réduction des matières fertilisantes telles que les azotes et les phosphores.La rétention dans un étang permet également de réduire appréciablement la concentration des micro-organismes tels que les bactéries conformes.On considère généralement une réduction d'environ 60% à 70% de conformes entre l'effluent du décanteur du traitement secondaire et l'effluent de l’étang d’oxydation.Un des problèmes associés aux étangs est celui du déversement d'algues dans le cours d'eau récepteur.Des méthodes sont expérimentées pour enlever économiquement ces plantes aquatiques avant le rejet de l'effluent au cours d'eau récepteur.6) Traitement chimique Il est possible par traitement chimique de précipiter des eaux une grande partie du phosphore, l'un des éléments nutritifs essentiels au développement des algues.Cet élément précipite sous forme de phosphate tricalcique lorsqu'on applique de l'alun, de l'hydroxide de sodium et du chlorure de calcium.Le sulfate ferreux ou ferrique peut également être employé à la place de l'alun.De la chaux peut être utilisée pour précipiter le phosphore sous forme de phosphate tricalcique.L'emploi d'aides-coagulants et de coagulants permet également d'effectuer une meilleure clarification des eaux.¦ t|*V*”*r"sV U \ T*# sMÊÊB Laminoir de 24 cages pour petits fers et profilés.Contrecoeur, Qué.SuRVEYER, NeNIMIGER & CHENEVERT INC.Les ingénieurs de SNC Inc.se sont entièrement chargés d’établir les plans et de surveiller la construction et l’aménagement de la nouvelle usine de laminage pour petits fers et profilés en barre et en baguette.Depuis plusieurs années, les ingénieurs de SNC Inc.ont participé à des réalisations d’envergure tant au Canada qu’à l’etranger.1550, boul de Maisonneuve ouest.Montréal 25.L’Oxycontact de St-Rémi donne d’excellents résultats KM iÇ — Degrémont Montréal: 2015, rue Drummond, Téléphone 845-1136 Toronto: 1885 Wilson Ave., Téléphone 248-8310 L'INGÉNIEUR JUILLET 1967 — 39 CARNET DES Beauregard, And ré-J., Poly '63, qui était autrefois ingénieur municipal, à Drum-mondville, est maintenant à l’emploi du ministère provincial de la Justice, à titre d’agent de liaison entre ce ministère et celui des Travaux publics.Son bureau est maintenant à Québec.Bolduc, Léo, Poly '66, qui était autrefois ingénieur des projets à la Canada Iron Foundries, à Montréal, est maintenant PAS TOUT À FAIT ET NOUS POUVONS LE DÉMONTRER! L’appareil de mesure de rondité “Talyrond" s’emploie là où l’on exige des tolérances de rondité comme dans la fabrication de coussinets, de machines-outils, d’avions et d’automobiles, notamment lorsqu’il s’agit de pièces mobiles.TALYROND-MODÈLE 51 Pouvons-nous vous fournir des renseignements complets pour vos besoins particuliers ?Documentation et descriptions précises illustrées disponibles sur demande.THE RANK ORGANIZATION RANK TAYLOR HOBSON (CANADA) LIMITED 157 BENTWORTH AVENUE TORONTO 19, ONTARIO Phone (416)787-1839 Telex 02-29406 Western Agents: GARET TOOL CO.LTD.Edmonton, Calgary, Winnipeg ROND?INGENIEURS rendu à New Richmond, en Gaspésie, où il travaille pour la société Bathurst Paper (Chaleurs) Ltd.Bombardier, Robert, Poly '65, qui travaillait autrefois à l’Hydro-Québec, est maintenant à l’emploi de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal.Boucher, Gilles, Poly '65, qui travaillait pour la société Domtar, à Lebel-sur-Quévillon, est maintenant “Assistant Plant Engineer”, à la brasserie Labatt Ltée, à Ville LaSalle.Cossette, Jean-Paul, Poly '54, M.Sc.A., (Birmingham - 1955) qui a enseigné à l’Ecole Polytechnique, est maintenant à l’emploi de l’Hydro-Québec, à Montréal.Côté, Bernard, Poly '48, qui travaillait autrefois au bureau d’études Monarque, Morelli, Gaudette & Laporte, ingénieurs-conseil, est maintenant au bureau de Leroux & Associés, ingénieurs-conseil, à Montréal.Cousineau, Gilles, Poly '55, qui travaillait autrefois pour la Ville de Montréal, est maintenant à l’emploi de la Banque d’Expansion Industrielle, à Montréal.Doré, Guy, Poly '65, qui s’occupait autrefois du contrôle de béton pour le compte des Laboratoires Industriels & Commerciaux, à Manie 5, est maintenant au Service des Immeubles, à l’hôpital Hôtel-Dieu, à Montréal.Dupuis, Claude, Poly '63, qui était Gérant des contrats à la société “Les Fenêtres Clerk Ltée”, est maintenant à l’emploi du bureau de conseillers en administration Dufresne, McLagan, Dai-gnault Inc., à Montréal.Gendreau, Laurent, Poly '52, qui s’occupait autrefois de production industrielle chez Spancrete Ltd., à Ville Jacques-Cartier, est maintenant à l'emploi de la société Canadian Allis-Chalmers Ltd., à Lachine.Gravel, J.-Vincent, Poly '64, qui travaillait autrefois au bureau d’études Leblanc & Montpetit, est maintenant au Service des Estimations de la Ville de Montréal.Guilbault, Jean, Poly '64, qui travaillait autrefois chez Hewitt Equipment Ltd., est maintenant à l’emploi de la société Laboratoire International Ltée, à Montréal.Iluard, Laurent, Laval '62, ingénieur dans la Zone Centre pour l’Hydro-Qué-bec, a récemment été promu au poste de chef de Section, Construction et Entretien des Postes, Région Montmorency à Québec pour le compte de la même compagnie.Ho Duc, Nguyen, Poly '62, M.Sc.A.(U.de M.- 1964), est maintenant à l’emploi du bureau d’études Lalonde, Valois, Lamarre, Valois & Associés, à Montréal.40 —JUILLET 1967 L’INGÉNIEUR Pourquoi vous faire une montagne d’avoir à ouvrir une porte de chaudière?Avec la chaudière DB Olympic, il n’y a vraiment pas de quoi!.Ses portes étant montées sur bossoirs, il faut moitié moins de place pour les ouvrir.Entrouvrez simplement la porte arrière de la chaudière DB Olympic, puis faites-la glisser de côté.Elle vient s’appliquer tout contre l’enveloppe de la chaudière, où elle n’occupe presque pas de place.Une fois repoussée dans le coin, elle disparaît entièrement et vous laisse tout l’espace voulu pour l’équipement auxiliaire.Même chose pour la porte avant.Elle est montée sur bossoir pour s’escamoter complètement.Et vous pouvez l’ouvrir sans désaccoupler les conduits de combustible.Aucune fuite d’huile ou de gaz n’est donc à craindre.Maintenant, refermez les portes et mettez l’Olympic en marche.Vous constaterez qu’elle demande beaucoup moins d’entretien, à cause de sa construction exclusive “à fond mouillé”.Au lieu de chicanes réfractaires, c’est une chambre baignant dans de l’eau de refroidissement qui renvoie les gaz chauds.Pas de chicanes qui se fendent.Pas de déperdition de chaleur par la porte arrière.La DB Olympic vous donne le maximum de transmission calorifique, après des années comme au premier jour.Modèles à l’huile et au gaz, de 125 à 600CH.Pressions manométriques: vapeur, de 15 à 150 lb/po2; eau, 60 et 100.Timbres supérieurs sur demande.Vous cherchez quelque chose d’un peu plus petit ?Voyez la chaudière DB Marathon.Son échelle de puissances commence là où s’arrête celle de l’Oly mpic —à 150CH—et descend jusqu’à 15.Pour les combustibles solides, DB a toute la gamme des chaudières ignitubulaires Robb-Victor.Pour recevoir une documentation complète, écrivez à Dominion Bridge Company Limited, C.P.1199, Montréal.DIVISION DE LA CHAUDRONNERIE | DOMINION BRIDGE Approvisionnement d’eau pour la municipalité de Sedley, Saskatchewan: Problème: Installer une conduite de 4" de diamètre traversant 1^ mille de terres basses et marécageuses, destinée à approvisionner en eau potable l’aqueduc municipal.Cette conduite doit posséder une résistance assurée et offrir un service ininterrompu durant des années à venir.Solution: Utiliser un boyau flexible en polyéthylène ‘SclairpipeJ sans aucune enture, pour traverser les sections marécageuses, Aucun raccord à faire dans les tranchées, résistance aux mouvements du terrain, fabrication apte à supporter indéfiniment la pression du débit et la nature alcaline du sol des prairies.voici la méthode utilisée.ILe boyau ‘Sclairpipe’ pour le système d’approvisionnement d’eau de Sedley fut manufacturé en longueurs spécifiques (jusqu’à 1,500 pieds), muni à ses extrémités de raccords à brides et expédié en 5 rouleaux.AUDITORIUM DU PONT DU CANADA eXpO (,7 .MONTRÉAL \ - *wy **-• -r ww VAVÂW »:W- Ml 3 Le seul travail spécial qu’on dut entreprendre fut la construction d’une route temporaire le long d’une section du projet pour empêcher le matériel de creusage de s’enfoncer dans des fondrières.2 On ne fit appel à aucun autre équipement qu’à une remorque plate et légère, transportant dans la tranchée aux rebords faibles une table tournante d'où se déroulaient les boyaux Sclairpipe’.4 Chacune des sections de boyau ‘Sclairpipe* s'abouchait à un système de tuyauterie conventionnelle, dont les extrémités sortaient du sol."La prochaine fois, nous utiliserons le boyau Sclairpipe' d’un bout à l'autre déclara le contracteur.Il est si facile à installer".5 On raccorda les extrémités de boyau ’Sclairpipe’ à celles d’une conduite de dimensions spéciales de 4" en béton-asbestos.Sclairpipe' s'adapte à tous les genres de tuyauterie ordinaire par l’intermédiaire de raccords conventionnels.DuPont dispose de boyau ‘Sclairpipe’ enroulé, dans des diamètres de 4 et 6 pouces et dans de grands diamètres de 8 à 40 pouces en des longueurs de 50 pieds et plus.Du Pont a à son service des équipes spécialisées dans la pose de ces conduites qui se chargeront de l’exécution de ces travaux ou de l’entraînement des équipes des contracteurs dans ce domaine.Du Pont offre également son aide technique pour l’établissement de plans et devis de canalisations.Communiquez simplement avec le Service des plastiques: Du Pont du Canada Limitée, casier postal 660, Montréal 3, P.Q.Sclairpipe est fabriqué de iésme de polyéthylène Sciait selon des données précises disponibles Sur demandé.‘Sclairpipe’ (MNP CANADA PL-295 uté en aé ace a a versatilité De la bâche de centrale nucléaire à la trémie à pierres en acier épais ou mince standard ou d’après des normes spéciales, Horton apporte la solution Grâce aux connaissances élaborées de Horton dans la fabrication de plaques d’acier, tous les travaux, y compris l’érection complète d'après les spécifications, sont faits selon un contrôle très sévère de la qualité.Pour une solution appropriée à tous les problèmes de fabrication en plaques d’acier, communiquez aujourd’hui même avec le personnel compétent du service du génie Horton.652F JMIXJIXI HORTON STEEL WORKS.LIMITEDmmmh 12 5 5 RUE UNIVERSITÉ, MONTRÉAL, P.Q.RÉSERVOIRS ET TRAVAUX EN PLAQUES D’ACIER POUR TOUT USAGE INDUSTRIEL .EN ACIER AU CARBONE.EN MÉTAUX SPÉCIAUX ET EN ALLIAGES.Lauzon, Robert, Poly ’63, qui travaillait autrefois au bureau d’études Monarque, Morelli, Gaudette & Laporte, ingénieurs-conseils, est maintenant à l’emploi de Florian Toutant, ingénieur-conseil, à Montréal.Lee, Edward, Poly ’64, qui était ingénieur surveillant de la qualité à l’usine de Montréal de la société American Can Co.of Canada Ltd., transféré à l’usine de la même compagnie, à Porto Rico, où il fera un stage d’au moins deux années.Morissette, Roger, Poly ’64, qui travaillait autrefois pour la société Henry J.Kaiser (Canada) Ltd., est maintenant à l'emploi de la Canadian Titanium Pig-j ments Ltd., à Varennes.Naaman, Antoine, ’64, Paris, arrivé au Canada à l’automne 1966 et qui a travaillé pendant quelque temps à Habitat de 1’Expo ’67 est maintenant à l’emploi du bureau d’études Lalonde, Valois, Lamarre, Valois & Associés, à Montréal.Ouellet, Jean-Charles, Poly ’57, qui était revenu de la Colombie canadienne au cours de l’été dernier, travaille depuis quelque temps au Service d’entretien municipal, pour la Corporation de l’Expo ’67.Pilon, C.-Robert, Poly ’61, qui était auparavant à l’emploi de la Ville de Montréal, est maintenant ingénieur estimateur, chez Francon (1966) Ltée, à Mont-I réal.Poitras, Yvon, Poly ’64, qui était autrefois en charge du “design” des systèmes de ventilation industrielle, chez Indus-taire Ltd., à Dorval, est maintenant à l’emploi de la société Les Industries Milord Inc., à Montréal.Quenneville, Alexis, Poly ’56, autrefois ingénieur d’usine à la Canadian Industries Ltd., a été récemment promu au poste de directeur de l’usine d’explosifs de la société C.I.L., à Beloeil.Quintal, Normand, Poly ’66, qui travaillait autrefois à l’Hydro-Québec est maintenant à l’emploi de la Compagnie de Papier Rolland, à St-Jérôme.Ricard, Jean-Pierre, Poly ’56, qui était autrefois au bureau d’études Roy, Bergeron, Gariépy & Associés, est maintenant à l’emploi de la Dominion Bridge Co.Ltd., à Lachine.Robidoux, Roger, Poly ’62, capitaine d’aviation qui était autrefois stationné à Rockliffe, Ont., à titre d’ingénieur des projets, est maintenant affecté au Collège Militaire Royal de St-Jean, Qué.Tanguay, Jean-Guy, Poly ’64, qui était autrefois à l’emploi de la société Sha-winigan Engineering, travaille maintenant au bureau d’études Georges Demers ingénieurs-conseil, à Montréal.¦ 44 —JUILLET 1967 L'INGÉNIEUR BEAUCHEMIN - BEATON - LAPOINTE Ingénieurs-conseils J.-A.BEAUCHEMIN W.H.BEATON H.LAPOINTE ROGER-O.BEAUCHEMIN PAUl-T.BEAUCHEMIN Lalonde, Girouard & Letendre Ingénieurs-conseils 6655, Côte-des-Neiges.Suite 410 Montréal 25 Téléphone 731-8521 8790, avenue du Parc — Tél.384-6410 MONTRÉAL II, QUÉ.Collet Frères, Limitée MONTI, LAVOIE, NADON Entrepreneurs généraux Ingénieurs-conseils Génie civil, mécanique et industriel 1978 rue Parthenais, Pâtes et papiers MONTRÉAL 24, Qué.1 1253 McGILL COLLEGE, MONTRÉAL — 878-9543 les LABORATOIRES VILLE MARIE 400 BOUL.LABELLE.LAVAL.QUÉ.BBB-0240 • Forages et relevés géophysiques • Études géotechniques • Contrôle de sol, béton, asphalte et acier 3880 EST.JARRY, MONTRÉAL 38 SOLS • BÉTON • ASPHALTE • SOL-CIMENT COMPAGNIE NATIONALE DE FORAGE ET SONDAGE INC.(1937) 615, rue Belmont, Montréal 3 Spécialistes en Géotechnique Sondages et forages; Essais en laboratoire; Rapports complets et recommandations.Tél.: 866-2433 En donnant votre souscription à LA FONDATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE vous aidez un étudiant pauvre à poursuivre ses études d'ingénieur L'INGÉNIEUR JUILLET 1967 — 45 vous aidez un étudiant pauvre à poursuivre ses études d'ingénieur En donnant votre souscription à LA FONDATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE 5925, AVE MONKLAND, MONTRÉAL.TÉL.488-0580 COMPAGNIE CANADIENNE DES EAUX ÉPURATION DE L'EAU PAR L'OZONE “Stop Arc” La meilleure protection et la plus économique pour les postes d'entrée de moyenne tension ! 400 et 600 A 7.5, 15 et 30 KV Capacité de rupture jusqu'à 2700 MVA Déclenchement automatique des 3 phases.Rapidité : Circuit dégagé en Ys de période.Verrouillage intégral.Commande manuelle ou électrique.Stationnaire ou dé-brochable.MONTEL INC.Siège social et usine : C.P.130, MONTMAGNY, QUÉ.TÉL.: 248-0235 Succursale : Edifice Fides 235 est, Dorchester MONTRÉAL 18, QUÉ.TÉL.: 861-7445 INDEX DES ANNONCEURS American Air Filter of Canada Ltd.18 • Beauchemin, Beaton, Lapointe 45 • Canada Iron Foundries Ltd.2 Canada Pumps Ltd.19 Cie Canadienne des Eaux & de l’Ozone Ltée 46 Cie Nationale de Forage & Sondage Inc.45 Ciments St-Laurent 12 Collet Frères Ltée 45 Corporation Aéro-Hydraulique, La 3 • Degrémont Canada Ltée 39 Dominion Bridge Co.Ltd.41 Dupont of Canada Ltd.42-43 # Fiberglas Canada Ltd.17 Flygt Canada Ltd.C III • Hewitt Equipment Ltd.C II Horton Steel Works Ltd.44 O Jenkins Bros.Ltd.C IV • KeepRite Products Ltd.45 • Laboratoire International Ltée 45 Laboratoires Ville Marie Inc., Les 45 Lalonde.Girouard & Letendre 45 • Montel Inc.46 Monti, Lavoie, Nadon 45 • Peacock Bros.Ltd.13 • Rank Taylor Hobson (Canada) Ltd.40 • Smith & Loveless Division, Procor Ltd.4 Surveyer, Nenniger & Chênevert Inc.39 Trane Co.of Canada Ltd.8-9 46 —JUILLET 1967 L'INGÉNIEUR UIÎ 8841 L’ÉVACUATION seule destinée des EAUX D’ÉGOUT peut être conduite le plus simplement et le plus rationnellement du monde Modèle CP-200, 8 FLYGT offre à cette fin des stations de relèvement automatiques et souterraines, équipées de pompes électriques submersibles Flygt.29 CV 2400 gai.US mn La station de relèvement Flygt pour eaux d'égout est simple à construire, à exploiter et à entretenir.Les pompes électriques submersibles Flygt pour eaux d'égout se montent facilement dans un puisard en béton, préfabriqué ou coulé sur-place.Les seules pièces fixées en permanence sont les deux barres de guidage, le raccord de décharge et sa tuyauterie.La pompe descend dans le puisard par coulissement sur les barres de guidage, et son poids l'applique hermétiquement sur le raccord de décharge.Les stations de relèvement complètes Flygt, construites en usine, sont offertes avec cuves en acier enduit d'époxy ou en plastique armé de fibre de verre.Une station de relèvement d'eaux d'égout Flygt ne demande pratiquement pas de surveillance.L'entretien occasionnel de la pompe est effectué à pied sec; il suffit de la remonter, ce qui est le travail d'un homme aidé d'un petit treuil.Pas de tuyauteries à débrancher — nul besoin de descendre dans le puisard.Les pompes électriques submersibles Flygt sont offertes en puissances de 2 à 29 CV, couvrant toute la gamme des applications.Pour tous pompages d'eaux d'égout, consultez rLYGT CANADA LIMITED Demandez notre documentation.6448, ch.Côte-de-Liesse, Dorval (Qué.) • 1269 ouest.Bd Charest, Québec (Qué.) 540 Cleveland Crescent SE.Calgary (Alta.) • 1711 Franklin Street, Vancouver (C.B.) Andros Building, O'Leary Avenue, St-Jean (T.N.) Distributeurs: G.F.Seeley & Son Ltd., Toronto (Ont ).Power & Mine Supply Co.Ltd , Winnipeg (Man.) Eastern Fluid Dynamics Ltd., Pleasantville (N.E.) Vente, service et location dans tout le Canada. ara Partout au Canada, les vannes “AWWA” de Jenkins pour systèmes de distribution d’eau fournissent un à pression Anthes en fonte avec Bell-Tite connexions et les joints Atlas Asbestos Fluid-Tite.Les vannes de 4" à 12" inclusivement sont équipées d’un porte-joints annulaires (O-Rings), avec plaque de guidage incorporée, en fonte.Celles de 14" et au-dessus sont fournies avec boîte presse-étoupe en fonte j et garniture de type classique.I SURETE EPROUVEE ÉCROU DE MANOEUVRE.Fonte.TIGE.Bronze au manganèse.JOINTS ANNULAIRES.Caoutchouc Buna N.BOULONS ET ÉCROUS DU CHAPEAU PORTE-JOINTS.Boulons cadmiés, écrous en bronze.PORTE-JOINTS AVEC PLAQUE DE GUIDAGE INCORPORÉE.Fonte.COLLET DE LA TIGE.D’une pièce avec la tige.De grand diamètre pour résister à la poussée axiale et très épais pour éviter tout cisaillement.CHAPEAU.Fonte grise conforme aux normes A-126, classe B de l’ASTM.ÉCROU DE LA TIGE.Bronze.DISQUE À COIN, MONOBLOC.Fonte, avec faces en bronze rapportées par laminage.SIÈGES REMPLAÇABLES.Bronze -vissés dans le corps.Des tenons facilitent le démontage.CORPS.Fonte grise conforme aux normes A-126, classe B de l’ASTM.nin 1 « M I JENKINS Figure 2397-A LOOK FOR IKE JENKINS DIAMOND VALVE S EN VENTE PARTOUT CHEZ LES PRINCIPAUX DISTRIBUTEURS LES VANNES DE D’EAU “AWWA” DE JENKINS SONT D’UNE service efficace et sûr.Fabriquées selon les normes “AWWA” C-500-61, les vannes Jenkins à corps en fonte et garniture en bronze, sont du type à disque coin et vis intérieure.Conçues pour fonctionner le plus efficacement possible dans toutes les installations de distribution d’eau, ces vannes “AWWA” sont disponibles avec un choix de connexions -joint mécanique, à brides, à emboîtements, Ring-Tite; elles peuvent aussi recevoir le tuyau 12271482
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