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Titre :
L'ingénieur
Éditeur :
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique,1955-1987
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Revue trimestrielle canadienne
  • Successeurs :
  • Po ,
  • Polytec ,
  • Ingénieur (1988)
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L'ingénieur, 1970-06, Collections de BAnQ.

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mm -««^r-• r~~V flütl1 m M .8$» £ •a*frtana'lïiii ^ ">¦ r -?jawtog* "W ZyamS&r* ¦M 56« No 255 annee INGENIEUR L Flygt comble le vide dans le domaine d'égout: j.en fournissant des systèmes de pompage qui se prêtent ci toutes les stations de relèvement, tout en convenant ci votre budget.Basé sur des pompes électriques submersibles, automatiques et à entretien minime (unités simples, doubles ou multiples en série ou en parallèle), le système Flygt s'installe dans des stations de béton pré-fabriquées ou coulées sur place, ou sont fournies comme parties intégrales des stations fabriquées dans les usines Flygt, en acier enduit d'époxy ou en plastique renforcé de fibre de verre.Grâce au raccord de décharge automatique breveté, un homme peut lever une pompe Flygt pour but d'inspection sans entrer dans le puisard.Téléphonez ou écrivez maintenant pour des renseignements plus détaillés.FLYGT CAIVADA LIMITED Siège social: Dorval, Que.Sik cursales: Vancouver & Kelowna, C.-B., Calgary & Edmonton, Alb., Québec, Qué., Moncton, N.-B., St.Jean, T.N., Churchill Falls, Lab.Aux E.-U.: Flygt Corporation, Norwalk, Conn.Distributeurs: G.F.Seeley & Son Ltd., Toronto, Ont., Power sé pour un câble qui viendrait en direction de la rive depuis la profondeur de 6,500 pieds, jusqu’à la ligne de contour de 100 pieds.Lancé en 1967, le submersible de 50 tonnes a déjà fait deux plongées à 8,000 pieds, profondeur maximale pour laquelle il a été calculé.L INGENIEUR JUIN 1970—1 ¦pcgpmmm A3 A4 A5 i ® filter PRESS °'0F 061F 073F u ' 3 F 0 3 Base de Système: Le concept en information et système d'alarme qui fait toute la différence entre nos centres de contrôle et les centres de contrôle ordinaires.Certains centres de contrôle vous obligent à vérifier point par point chaque donnée, chaque signal d'alarme, et à mémoriser une foule de codes et de valeurs.Chez Johnson, tous les points sont groupés par système.Après sélection, un schéma du système et tous ses points de vérification paraissent simultanément sur l'écran de projection des données.Grâce à la base de système on obtient, en une seule sélection, un affichage instantané et complet.Il n'y a aucun risque d'erreur.Toutes les indications d'alarme sont exposées par système dans le but d'obtenir l'intervention immédiate de l'opérateur.Un seul indicateur d'alarme, par système, entraîne la compréhension instantanée du problème.Un message audio-visuel signale à l'opérateur qu'une mesure corrective immédiate est nécessaire, et continuera de lui rappeler jusqu'à ce qu'il ait accusé réception du message et effectué la correction.Le centre de contrôle Johnson répond à vos exigences.Vous commencez avec un modèle de base auquel vous ajoutez des éléments au fur et à mesure que vos besoins grandissent.Ecrivez aujourd'hui pour mieux connaître ce qui distingue nos centres de contrôle.Base de Système.Le concept en automation des bâtiments développé par Johnson en fonction de l'opérateur.3 5 % JOHNSON CONTROLS LTEE.233 AVE DUNBAR.MONTREAL 304, P.Q.12 — JUIN 1970 L'INGENIEUR Un mécanisme simple peut empêcher les autos de déraper sur les routes glissantes Un groupe de jeunes chercheurs de l'Institut Royal de Technologie de Stockholm a mis au point un dispositif mécanique peu coûteux empêchant les roues d'automobiles de se bloquer sous l'action des freins.Les travaux du groupe ont été placés sous la direction du professeur Folke Blomberg.ancien constructeur d'automobiles.Le dispositif est monté séparément sur chaque roue et fonctionne sans énergie supplémentaire.Il se compose d'un tâteur tel qu'on en trouve dans les tachymètres.qui mesure la vitesse des tours de roue, et est relié au moyen d'un ressort en spirale, à un lourd disque d'acier.Ces deux éléments forment ensemble un corps oscillant ayant sa propre « fréquence naturelle ».Le fonctionnement du dispositif peut, en gros, être expliqué de la façon suivante : • Lorsqu'une automobile se déplace normalement, le corps et les roues du véhicule ont la même vitesse.Si l'on freine sur une chaussée glissante ou verglacée, les roues ont tendance à se bloquer bien avant l'arrêt de la voiture.• Alors que la vitesse des roues se trouve brusquement réduite à zéro, le corps du véhicule continue son mouvement vers l'avant, entraînant fréquemment le dérapage et la perte du contrôle.Afin de supprimer ce phénomène, le nouveau dispositif de sécurité intervient au moment critique, par exemple lorsque les roues atteignent une vitesse de 15 milles à l'heure.La « fréquence naturelle » du dispositif entre alors en jeu.le disque à ressort provoquant un mouvement pulsatif comparable au freinage par intermittence exercé par un conducteur pour éviter le dérapage.• La fréquence des intervalles de ces pulsations de freinage et la vitesse à laquelle le dispositif se met en marche dépendent de sa « fréquence naturelle ».Celle-ci a une valeur fixe déterminée par la nature du disque métallique et du ressort utilisés.• Le freinage à intervalles rapides se poursuit jusqu'à ce que la vitesse du véhicule et des roues coïncide.Bien que les limites entre lesquelles on peut fixer la vitesse où le freinage se déclenche soient assez larges, on a choisi 15 milles à l'heure, étant donné qu'à une vitesse inférieure le bloquage éventuel des roues ne présentait pratiquement aucun danger pour la sécurité routière.Les travaux de recherche et de développement à l'origine du nouveau dispositif ont été financés par le groupe suédois de compagnies d'assurances Skandia.L'innovation a été brevetée dans plusieurs pays.Ses constructeurs ont déclaré que le système était applicable à pratiquement toutes sortes de véhicules, mais que les travaux de développement devaient encore se poursuivre.V l'Enregistrement des données en quelques secondes grâce aux papiers à impression directe Kodak Linagraph Les papiers à impression directe Kodak Linagraph, types 1843 et 1855, vous permettent d'obtenir une image rapide C*pop-up") et une grande sensibilité d'enregistrement — parfait pour l'enregistrement sur oscillographes équipés de sources lumineuses à haute intensité tungstène.Les tracés que vous obtenez sont visibles en quelques secondes.Le papier à impression directe Kodak Linagraph, type 1843.est un papier d'épaisseur standard; le type 1855 est un papier extra-fin.Ces deux papiers sont identiques à tous points de vue, à l'exception de leur épaisseur.Les deux papiers permettent d'enregistrer à une grande vitesse: jusqu'à 80.000 pps, dans les enregistreurs à vapeur de mercure.Ils donnent d’excellents résultats dans les enregistreurs au xénon et au tungstène.Ils ont, de plus, une stabilité d'image excellente à la lumière ambiante normale d'une pièce.Le développement ordinaire assure la stabilité de l'image.Si vous désirez plus de renseignements ou une démonstration des papiers à impression directe Kodak Linagraph et sur les autres produits Kodak, contactez Canadian Kodak Co., Limited, Toronto 15, Ontario.: » CI L'INGENIEUR JUIN 1970 — 13 TOURNOI DE GOLF 1970 Association des Diplômés de Polytechnique Lieu : Lachute Golf & Country Club Date : 7 août 1970 Départs : de 7:00 A.M.à 2:00 P.M.Inscription : Obligatoire avant le 27 juillet 1970 Frais d'inscription : S8.00 Frais de buffet : $8.00 Avec inscription, faire chèque à l’ordre de : Association des Diplômés de Polytechnique C.P.501, Snowdon, Montréal 248, Qué.Info : Mlle Yolande Gingras Secrétariat de l’ADP Tél.: 739-2451, poste 218 M.Jacques Alepin, ing.Président du tournoi Tél.: 873-4130 ___________________________________ COMPAGNIE NATIONALE DE FORAGE ET SONDAGE INC.(1937) 615, rue Belmont, Montréal 101 Spécialistes en Géotechnique Sondages et forages ; Essais en laboratoires ; Rapports complets et recommandations.Tél.: 866-2433 1253 McGILL COLLEGE, MONTREAL 110 LETENDRE, MONTI, LAVOIE, NADON Ingénieurs-conseils 1875, BOULEVARD INDUSTRIEL, LAVAL, P.Q LABORATOIRES VILLE MARIE CONTRÔLE DES MATÉRIAUX ÉTUDE DES FONDATIONS 1449, rue Crescent 849-6191 Montréal 107 Ingénieurs - Chimistes - Techniciens à votre service LES LABORATOIRES INDUSTRIELS & COMMERCIAUX LIMITÉE — Inspection & Contrôle, Construction — Contrôle & Essais : béton, asphalte, sols — Analyses chimiques 14 — JUIN 1970 L'INGENIEUR 5m % \'À wmmemm du complexe MANICOUAGAN - OUTARDES MANIC 3 Sixième ouvrage Cette photo est celle de remplacement de Manie 3, le sixième ouvrage du complexe Manicouagan-Outardes de ïHydro-Québec, à 50 milles en amont de l'embouchure de la rivière Manicouagan.L'Hydro-Québec a entrepris à la mi-avril, sur la rivière Manicouagan, la construction de l’aménagement Manie 3.On prévoit mettre environ sept ans à construire cet aménagement qui coûtera près de $340 millions.Résumé technique Les principaux éléments du projet seront un barrage en terre, de quelque 11,000,000 de verges cubes ; un barrage-poids en béton de quelque 500,000 verges cubes, comprenant une prise d'eau, un déversoir et une passe à billes intégrés ; et une centrale souterraine, à six groupes générateurs d'une puissance installée globale de 1,176,000 kilowatts.Actuellement, la plus grande centrale hydroélectrique du Canada est celle de Beauharnois sur le Saint-Laurent dont la puissance est de 1,754,0(H) kilowatts.Cette centrale appartient à l'Hydro-Québec.La mise en service du premier groupe générateur de Manie 3 est prévue pour 1975 ; la centrale sera en pleine exploitation en 1976.L'INGENIEUR JUIN 1970— 15 L'une des caractéristiques marquâmes du projet sera un double mur parafouille de pieux et de panneaux en béton sous le barrage principal, pour diminuer l'infiltration dans le lit d'alluvions qui, à cet endroit, atteint quelque 400 pieds de profondeur.Ce sera la première fois au monde que ce type de parafouille atteindra une telle profondeur.L'Hydro-Québec compte réaliser une importante économie de temps et d'argent en construisant le barrage conformément aux données obtenues des études intégrées de simulation sur ordinateur, études appliquées pour la première fois à la construction d'un projet.Les ingénieurs-conseil retenus par l'Hydro-Qué-bec pour la construction de Manie 3, sont Asseün.Benoit, Boucher, Ducharme et Lapointe.Partie du complexe Manicouagan-Outardes Manie 3 fait partie du complexe hydroélectrique Manicouagan-Outardes qui comptera sept centrales d'une puissance installée globale de 5,500,000 kilowatts et érigées le long des rivières parallèles Manicouagan et Outardes.Les deux premières centrales du complexe.Manic 1 (184,400 kilowatts) et Manie 2 (1,015,200 kilowatts) ont été terminées en 1967.Deux autres centrales, Outardes 3 (756,000 kilowatts) et Outardes 4 (632,000 kilowatts) ont été terminées en 1969.La mise en exploitation d'une cinquième centrale.Manie 5 (1,322,400 kilowatts) commencera en 1970 et sera achevée en décembre Î971.Emplacement et bassin versant Manie 3 se trouve à 50 milles en amont de l'embouchure de la rivière Manicouagan, et à 58 milles, par voie de terre, au nord de Baie-Comeau.La Manicouagan collecte, sur son cours de 350 milles, les eaux d'un bassin versant de 17,600 milles carrés.Son dénivellement est de 1,900 pieds et elle se jette dans le Saint-Laurent, à la hauteur de Baie-Comeau, au rythme d'un module de 36,500 pieds cubes à la seconde.C’est le réservoir de Manie 5, à 75 milles en amont, qui régularise le débit de Manie 3.Formé par le barrage Daniel-Johnson (le barrage à voûtes multiples le plus grand au monde) ce réservoir constitue le plus vaste lac artificiel de l'Amérique du Nord.Sa capacité d'emmagasinage total est de 4,900 milliards de pieds cubes, sa réserve utile, 1,275 milliards de pieds cubes et la surface de sa nappe d'eau, de 800 milles carrés.Ce réservoir régularise, de ce fait, le ruissellement d'un bassin de 1 1,300 milles carrés, soit 64^ du bassin versant de la Manicouagan.Réservoir de Manie 3 Le réservoir de Manie 3 emmagasinera quelque 360 milliards de pieds cubes d’eau, dont 12 milliards représentent sa réserve utile.La surface de sa nappe mesurera 80 milles carrés, s'étendant 75 milles en amont, jusqu’au bief d’aval de Manie 5.Barrage en terre Le barrage principal de Manie 3, en terre, aura 353 pieds de haut, mesurera au faîte de 1,280 pieds de long et 40 pieds de large, et l'épaisseur à la base sera de 2,400 pieds.La pente moyenne du barrage à l'amont et à l'aval sera de 3 pour 1.Le volume total du remblai dépassera 11,000,000 de verges cubes, dont 450,000 pour le batardeau amont qui fera partie intégrante de l'ouvrage, et 200,000 pour le batardeau aval.Fondamentalement, le barrage comprend un noyau de 1,600,000 verges cubes de till, un tapis amont étanche de 900,000 verges cubes de till couvrant en partie le batardeau amont, des zones de transition de 900,000 verges cubes de sable et gravier et des épaulements totalisant 6,500,000 verges cubes de sable grossier, gravier et blocs.Quelque 130,000 verges cubes de perré protégeront le parement d'amont entre les niveaux d'exploitation maximum et minimum de la retenue.Tous ces matériaux seront extraits des dépôts et de carrières situés dans un rayon de trois milles du chantier.Etudes de simulation sur ordinateur L'Hydro-Québec compte réaliser une économie marquée de temps et d'argent en appliquant les données obtenues à la suite des premières études intégrées de simulation sur ordinateur jamais entreprises jusqu’ici dans l’élaboration d'un projet de construction.Ces études détaillées portaient sur tous les aspects du projet, partant du choix de l’outillage et des méthodes de construction jusqu'au découpage horaire du calendrier d’exécution des travaux et de la régularisation des mouvements relatifs aux travaux du chantier.La simulation sur ordinateur d'un modèle a fait ressortir les solutions les plus économiques d'un vaste éventail de problèmes par la seule exploration de toutes répercussions possibles que produiraient toutes les solutions qu’on pourrait imaginer.Il serait matériellement impossible, avec les méthodes classiques, d'exécuter dans un délai raisonnable le très grand nombre d'opérations mathématiques complexes qu'exigent tous ces calculs.À titre d'exemple, dix personnes utilisant des machines à calculer manuelles prendraient 50 heures à traiter des données mathématiques que l'ordinateur calcule en moins de deux minutes, soit le temps que demande une seule répétition du modèle simulé.L’Hydro-Québec faisait œuvre de pionnier lorsqu'elle inaugurait, en 1966, ses études de simulation en construisant un modèle qui devait servir à la planification sur machines manuelles, des travaux de construction à demi achevés des barrages de l'aménagement d'Outardes 4 sur la rivière Aux-Outardes.Bien que la mise sur pied des études relatives à Outardes 4 fût très pénible, celles-ci ont toutefois fait ressortir les avantages de la simulation.Ces études révélèrent, par exemple, qu'il était possible d’élever le barrage central de 160 pieds au cours de 1967, en se servant de l'outillage sur place, si on modifiait les méthodes d'exécution.Selon les construc- 16 —JUIN 1970 L'INGENIEUR tours, l'élévation du barrage n'aurait atteint que 110 pieds si on n'avait pas changé des méthodes d'exécution.Comme on décida d'adopter le mode d'action proposé par les analystes, le barrage, à la fin de la saison, fut élevé de 170 pieds.Le modèle du barrage de Manie 3, simulé sur ordinateur, s'est déjà avéré un outil très précieux dans la projection des diverses étapes.Mais c'est au cours des travaux de construction mêmes qu'on sera en mesure de l'apprécier pleinement alors qu'il fera partie intégrante du système de contrôle de la production.De plus, le modèle simulé sur ordinateur n'est pas uniquement destiné aux travaux du barrage Manie 3 puisqu'il est possible de l'adapter facilement à tout autre projet de même nature.Rideau parafouillc Manie 3 comporte une profonde gorge d'alluvions qui s'enfonce bien au-delà du fit de la rivière, tout comme Manie 5 en amont, où l'Hydro-Québec a dû, pour être en mesure d'asseoir le barrage Daniel-Johnson fermement sur le rocher, excaver les alluvions au-delà de 160 pieds de profondeur.Mais les difficultés que présente Manie 3 sont beaucoup plus importantes puisque le dépôt d'alluvions, en certains endroits, a au-delà de 400 pieds de profondeur.Il faudra donc excaver très profondément ou construire un rideau pa-rafouille de pieux en béton qui sera le plus profond jamais mis en place pour l'érection d’un barrage.Plutôt que d’entreprendre la très longue et très onéreuse excavation de la rivière — puisqu'on devra déblayer quelque 3,000,000 de verges cubes d'allusions — l'Hydro-Québec a opté pour un rideau para-fouille qui comportera deux rangées de pieux et panneaux en béton rejoignant le fond rocheux.Chaque rangée comportera là où la gorge est la plus profonde une section centrale de pieux jointifs se prolongeant aux extrémités par des panneaux.Les rangées seront placées à huit pieds l'une de l'autre et seront reliées par deux rideaux intermédiaires aux endroits où les pieux et les panneaux se rejoignent.S'il y a lieu, on assurera l'étanchéité des alluvions contenues dans les trois cloisons formées par les rideaux de la parafouillc par des injections de coulis.Les pieux et les panneaux seront en béton coulé à même les trous et les tranchées excavés.Au fur et à mesure que l'excavation progressera, on remplira les trous et les tranchées de boue de bentonite pour empêcher qu'ils se referment.On projette un diamètre de deux pieds pour les pieux et des panneaux de deux pieds sur 12, mais, ce ne sont encore que des dimensions provisoires.L'Hydro-Québec a déjà à son crédit la réussite de la parafouillc du batardeau d'amont de Manie 5 ; ce rideau n'avait qu'une rangée de pieux de deux pieds de diamètre, dont quelques-uns s’enfonçaient jusqu'à 250 pieds sous la plateforme de travail.L'Hydro-Québec a eu recours à des panneaux pour prolonger la para-fouille à l'intérieur des rives de la rivière aux deux extrémités du barrage lors de l'aménagement de Première-Chute sur la Rivière des Quinze.On a eu également recours avec succès aux pieux et panneaux (mais cette fois à une profondeur ne dépassant pas 90 pieds) dans la construction du batardeau d'amont de Manie 2.Ce sont les essais réalisés sur le chantier par IC AN DA Limited et Soletanche & Radio of Canada Limited qui ont permis de définir le genre de para-fouille de pieux et panneaux en béton qui convenait à Manie 3.Galerie d'inspection On construira une galerie d'inspection de 660 pieds de long dans la base du barrage au-dessus du rideau parafouille.On prendra les mesures qui s'imposent pour empêcher la galerie de pénétrer dans le noyau par suite du tassement excessif que produira le massif du barrage posé sur le dépôt alluvionnaire.Une bouche de bentonite pure sera déposée par-dessus la galerie en guise d'amortisseur.Lors du tassement, si la pression devient trop forte, la bentonite sera refoulée par les orifices pratiqués dans le plafond de la galerie ou sera extraite avec une tarière, pour diminuer la pression.Dérivation de la rivière Une galerie de dérivation de 2,340 pieds de long sera percée sous la rive gauche à la hauteur du barrage projeté.D'un diamètre de 55 pieds, cette galerie pourra passer le débit de crue prévu à quelque 85,000 pieds cubes d'eau à la seconde.Le chantier sera maintenu à sec par pompage à l'abri d'un batardeau aval et d'un batardeau amont de 1,300 pieds de long, 90 de haut et 460 de large à sa base.Cet ouvrage comprendra 2 massifs en enrochements ayant un volume total de 255,000 verges cubes et entre lesquels seront placées environ 100,000 verges cubes de sable et gravier déversées et 93,000 verges cubes compactées.Un écran-parafouille partiel sera réalisé sous ce batardeau à l'aide d'un mur de panneaux en béton coulé en place, de manière à réduire les infiltrations.Le batardeau aval comprendra 2 massifs en enrochements d'un volume total d'environ 103,000 verges cubes, séparés de 60 pieds à leur base et entre lesquels déversées 54,000 verges cubes de till recouvert par 10,000 verges cubes de gravier compacté.Itarrage-poids en béton Le barrage-poids en béton avec déversoir, prise d'eau et passe à billes intégrés sera érigé dans une vallée secondaire, à l'est du barrage principal.Il mesurera 1,185 pieds de long, 234 de haut et se composera de 484,000 verges cubes de béton.Déversoir Le déversoir comportera quatre vannes à rouleau dont le débit total s'élèvera à 130,000 pieds cubes à la seconde.Quelque 900,000 verges cubes de déblai seront excavées sous le déversoir pour aménager un bassin d'amortissement et un canal.L'INGENIEUR JUIN 1970 — 17 Prise d'eau La prise d'eau comportera six portes amont don nant directement sur les conduites forcées.Passe à billes En plus de la prise d'eau et du déversoir, le bar-rage-poids en béton comportera également une passe à billes pour le bois de pâte à papier.Cette passe sera dotée de toutes les caractéristiques de haute efficacité qui marquent les autres passes à billes construites par l'Hydro-Québec à Rapide-des-îles et Première-Chute sur la rivière des Quinze.Ce modèle, mis au point par l'Hydro-Québec, consomme sensiblement moins d'eau par corde de bois et empiète ainsi beaucoup moins sur le débit d'eau disponible pour la production d’énergie.Conduites forcées Les six conduites forcées mesureront 625 pieds de long et auront une pente de 50 degrés.L'intérieur, d'un diamètre de 27 pieds, aura un revêtement en béton, muni, en plus, sur les 150 derniers pieds de blindages en acier.Centrale La centrale aura six turbines Francis, d'une puissance nominale de 268,000 horsepower chacune sous une tête de chute de 309 pieds net, lorsque les six turbines seront en marche, et de 313 pieds, lorsqu'une seule des turbines fonctionnera.Elles actionneront six génératrices de 196,000 kilowatts, dont la puissance nominale totale sera de 1,176,000 kilowatts et la production annuelle de 5.4 milliards de kilowattheures sous un facteur de charge de 53%.Près de 170,000 verges cubes de roc auront été excavées pour faire place à la centrale qui mesurera 538 pieds de long, 72.5 de large et 120 de haut.Galerie des transformateurs Les transformateurs de la centrale seront installés dans une galerie souterraine séparée longue de 415 pieds.Elle mesurera 40 pieds de large et 37 de haut.Galeries de fuite L’eau retournera à la rivière, à environ un mille et quart en aval du barrage principal, en empruntant six galeries de fuite mesurant 37 pieds de large, 45 de haut et de 125 à 190 de long.Excavation souterraine Il faudra déblayer quelque 370,000 verges cubes de déroctage pour faire place à la centrale, la galerie des transformateurs, le tunnel d’accès, les conduites forcées et les galeries de fuite qui seront tous souterrains.Poste de sectionnement On aménagera une surface plane pour le poste de sectionnement près de l'entrée du tunnel d'accès en y déversant le déblai du roc excavé pour l'installation des ouvrages souterrains.Le poste de sectionnement ainsi aménagé se prolongera en partie dans la rivière.L’énergie sera transportée de la galerie des transformateurs au poste de sectionnement par des câbles â huile de 315,000 volts, puis acheminée sur une distance de 37 milles du poste de sectionnement au poste collecteur Manicouagan, par un circuit de lignes jumelées â 315,000 volts.Du poste Manicouagan, l'un des deux postes collecteurs desservant le complexe Manicouagan-Outardes, des lignes de 735,000 volts transporteront l'énergie jusqu'à Québec et Montréal — soit à quelques 365 milles du point de départ.Le réseau de transport de 735,000 volts de l'Hy-dro-Québec — conçu et construit en vue de maintenir à son plus bas le coût du transport d'importants blocs d'énergie du complexe Manicouagan-Outardes sur une très longue distance — a été à l'origine le réseau de transport d'énergie exploité à la plus haute tension commerciale du monde.Calendrier d'exécution Les travaux débuteront en avril 1970 avec la construction des logements nécessaires à l’effectif du chantier — qui aura atteint au fort des travaux en 1974 près de 2,500 personnes sans compter les membres de leur famille.Les travaux préliminaires comprendront également la construction d'une route d'accès de 3Vi milles à partir de la route principale de l'Hydro-Québec desservant le complexe Manicouagan-Outardes et une ligne de transport d'énergie à 161,000 volts, de 2.6 milles, reliant le chantier à la ligne de 161,000 volts alimentée de Manie 2 pour desservir les chantiers de construction en amont.La construction de la galerie de dérivation de la rivière, étant la première étape des travaux relatifs au batardeau amont et de son rideau parafouille, et la construction de la plate-forme de travail pour ériger le rideau parafouille du barrage principal, commencera à l'automne de 1970.La construction du batardeau aval commencera au début de 1972.Vers la fin de 1972, on asséchera à l'aide de pompes le lit de la rivière entre les deux batardeaux en vue d'entreprendre la construction proprement dite du barrage principal.La première verge cube de till devra normalement être posée vers la mi-mai 1973 et la dernière est prévue pour la fin de 1975.À cause des conditions atmosphériques particulières de la région, la saison ouvrable du chantier sera forcément très courte.En règle générale, on pourra poser le till du 15 mai à la mi ou fin novembre et le gravier, un peu plus tard, les années où il n’y aura pas trop de neige.La construction du barrage-poids en béton et de la centrale débutera au printemps 1972.Les premiers groupes générateurs seront mis en exploitation en 1975 et la mise en service des six groupes est fixée pour 1976.¦ 18 — JUIN 1970 L’INGENIEUR Contrôle anti-pollution de l’air Le plus important contrat japonais accordé aux États-Unis pour des appareils destinés à éliminer la pollution de l'air, a été accordé en avril 1970 par l'American Electric Power System de New York, à Koppers Company Inc., de Pittsburg.Cette commande de plusieurs $ millions.couvre la conception, la fabrication.L’érection, la mise en route et la vérification du bon fonctionnement de 24 précipitateurs électrostatiques, à être fournis d'ici cinq ans.et utilisés pour quatre centrales thermo-électriques géantes de l'A.H.P.Ces précipitateurs électrostatiques utilisent l'ionisation électrique pour enlever les particules polluantes solides et liquides.contenues dans les gaz d'échappement de l'industrie.Ces appareils permettent l'enlèvement de plus de 99 pourcent de toutes les particules.Six précipitateurs seront installés en trois paires à deux ponts, sur chacune des quatre unités génératrices de 1,300 megawatts, lesquelles seront elles-mêmes équipées des plus gros groupes chaudière-turbine jamais construits.L’épuration sera garantie à 99.5 pour-cent et la hauteur de chaque groupe à deux ponts sera de 155 pieds ou l'équivalent d'un édifice de 15 étages.Les six premiers précipitateurs seront installés sur l'unité No 3 à la centrale John E.Amos du réseau A.E.P.près de Charleston.West Virginia.Ils recueilleront les « flyash » des chaudières opérant au charbon pulvérisé, et produisant environ dix millions de livres de vapeur à l'heure.L'équipement devrait être livré d'ici un an.et l'installation complétée au cours du mois de janvier 1973.Les trois autres précipitateurs seront installés à des centrales semblables à celle de Charleston.Bien que la localisation précise de ces trois centrales ne soit agg|ffF!g Un technicien fait l'inspection tie la section inférieure des plaques auxquelles adhèrent les particules polluantes extraites des gaz d'échappement d'un précipi-tateur électrostatique.pas encore déterminée, on anticipe qu elles seront installées durant la période 1974-1976.Dans l'opération de ces précipitations électrostatiques, les gaz d'échappement contenant les particules polluantes passent entre des électrodes chargées négativement et des surfaces à charge électrique positive.Une charge électrique à haut voltage appliquée aux électrodes produit des ions positifs et négat fs dans les gaz.Ces ions sont attirés vers les surfaces de polarité opposée.En se déplaçant vers ces surfaces les ions s'attachent aux particules polluantes contenues dans les gaz et les font adhérer aux surfaces collectrices.Des coups secs appliqués périodiquement à ces plaques collectrices font tomber les particules dans des trémies localisées au fond des précipitateurs.rs-'jjsmâ Installation typique de trois précipitateurs électrostatiques.La vue en coupe montre un groupe de plaques collectrices des particules polluantes en suspension dans les gaz d'évacuation, produits par les groupes thermoélectriques géants présentement en construction.t-¦-:-— et' machinerie pour ’industrie _ Compresseurs mobiles Compresseurs industriels fixes Petits compresseurs fixes Pompes Equipement de forage Machinerie pour les pâtes et papiers il Outils ^ et treuils pneumatiques et électriques Ingersoll-Rand 620, rue Cathcart, Montréal 111, P.Q.Tél.(514) 866-9321 L'INGÉNIEUR JUIN 1970 —19 939999 PRIX ANTI-POLLUTION accordé à Intercontinental Pulp Co.Ltd Les résidus des procédés de blanchiment sont traités par un système conventionnel de boves activées, avec période de rétention de 24 heures.A l'usine de I Intercontinental Pulp Co.Ltd., le traitement consiste a taire passer I effluent neutralisé dans un vaste étang divisé en cinq zones d aération.Dans chaque zone, un aérateur « Simcar » de cent chevaux insuffle de l'oxygène à l'effluent pour activer la décomposition biologi- La société Intercontinental Pulp Co.Ltd., de Prince George, B.C., s'est mérité pour l'année 1969, le prix annuel pour la protection de l'eau, offert par la « Pacific Northwest Pollution Control Association ».Une société sœur de Intercontinental, la « Prince George Pulp and Paper Ltd.», avait obtenu ce prix, pour l'année 1968.Ces prix sont décernés pour récompenser les efforts éminemment méritoires en protection des eaux contre la pollution.Ces deux fabriques qui produisent du papier à sac Kraft et de la pulpe blanchie, traitent soigneusement leurs eaux résiduaires avant leur écoulement dans la rivière Fraser, une des plus importantes pêcheries de saumon au monde.Les appareils de traitement ont été approuvés par le « B.C.Pollution Control Board » et le Ministère des Pêcheries du gouvernement du Canada, avant leur installation.On a installé un système d'enregistrement précis de la qualité des effluents épurés, ainsi qu'un système de contrôle avec prises périodiques d’échantillons à être soumis aux agences gouvernementales Vue Wnêrale de l'étang de rétention du système dépuration des effluents liquides de l usine de Intercontinental Pulp Co.Ltd., à Prince George, B.C.Cet étang est divisé en cinq zones d aeration, dont chacune est munie d'un aérateur « Simcar » de cent chevaux.!»*
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