L'ingénieur, 1 août 1971, Août
WM WM 4 1 Wt ' -n Ii;] iiVt;- iljfe' : Ê •-.»&•¦ .t •/t) ¦ *>^rrr7-'f* ¦ Affranchissement en numéraire au tarif de la troisième classe Permis No 11018 * V ^ V •Ç ooiçno Port de retour garanti 2500 avenue Marie-Guyard Montréal 250 * s c ; I cf c ü *’d '*tri ‘u’.dvJO so; OAB iZ Août 1971 No 269 57e année Brevets en instance W Tout un monde à découvrir La femme n'achète pas à peu près.Faites de même lorsque vous projetterez l'installation de chaudières.Explorez d'abord le monde de VOLCANO, où la technologie moderne et le rendement vont de pair.VOLCANO, depuis de nombreuses années, se spécialise dans les installations commerciales, industrielles et institutionnelles.Qu'il s'agisse d'eau chaude, de vapeur ou de liquide therrpique, VOLCANO peut répondre à tous vos besoins.International-La Mont* Eau chaude à haute température Jusqu'à 1 25 millions BTU/hre.Accepté universellement dans l'industrie, les universités, aérogares, etc.Particulièrement bien adaptée là où les édifices à chauffer sont séparés et éloignés de la chaufferie centrale.STARFIRE —Tubesàfeu 10à 600 HP.Construction à 3-passes concentriques.Aucune chicane ni déflecteur dans les tubes.Rendement maximum par pied carré de surface de chauffe.UN MONDE QUI MÉRITE D'ÊTRE EXPLORÉ strie Limitée.Siège social: 8635 St-Laurent, Montréal 351.ent par VOLCANO sous licence de International Boiler Works Co. AD.M1NIS IRA I ION ET REDACTION 2500, avenue Marie-Guyard Montréal 250, Tél.739-2451 COMITE ADMINISTRATIF Roland BOUTHILLETTE, ing .président Claude BRULOTTE.ing.Émeric-G.LEONARD, ing André LOISELLE, ing Michel ROBERT, ing.Jean-L.ROQUET, ing.Michèle THIBODEAU-DEGUIRE.ing Août 1971 No 269 57e année SOMMAIRE SECRE I A1RE-ADMINTSTRA 11N F Yolande GINGRAS REDACTRICE Madeleine G.LAMBERT COMITE CONSI L I ATIF DE REDACTION Pierre LAROCHELLE, ing., directeur ARTICLES 3 LE SERVICE DE L’EXTENSION DE L'ENSEIGNEMENT DE L'ÉCOLE POLYTECHNIQUE par : Dr Lucien Gendron Cet article décrit les secteurs d'enseignement oit le Service exerce son activité et il indique les institutions avec lesquelles il collabore.Il présente sa participation à un essai à l'échelle provinciale et il expose son mode de financement ainsi que ses perspectives d'avenir.Raymond BARETTE, ing.G.-Réal BOUCHER, ing.Donald J.BRYANT, ing.Jean L.CORNEILLE, ing.Josef HODE KEYSER, ing.Adrien LEROUX, ing.Michel RIGAUD, ing.Jean-Charles TREMBLAY, biochim.PUBLICITÉ JEAN SÉGUIN & ASSOCIÉS INC Courtiers en publicité 3578, rue Masson, Montréal 405.Qué Téléphone : 729-4387 EDITEURS : 7 AXO-GRAPH Un nouvel appareil pour dessiner en 3-D par : Marc Sauvageau Depuis longtemps, on essaie de simplifier le problème de la communication des idées en utilisant des dessins en .^-dimensions.L’article décrit un appareil mis au point d'après une nouvelle technique graphique permettant de dessiner des pièces en 3-D en partant directement d'un plan.L'appareil « axo-graph » cherche à répondre aux besoins de l'industrie en offrant une technique de travail rapide, simple, précise et accessible à tous.13 L'INGÉNIEUR EN FACE DE L'ÉDUCATION PERMANENTE L’Association des Diplômés de Polytech nique, en collaboration avec l’École Polytechnique de Montréal, la Faculté -Jes Sciences de l’Université Laval et la Faculté des Sciences appliquées de l’Université de Sherbrooke.Publication mensuelle.— Imprimeur : Les Presses Elite par : Pierre Simon RUBRIQUES ABONNEMENTS : 23 LE MOIS : Chroniques mensuelles Canada — $5.00 par année Autres pays $6.00 26 RÉPERTOIRE DES ANNONCEURS DROITS D’AUTEURS : les auteurs des articles publiés dans L’INGÉNIEUR conservent l’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux Reproduction permise, avec mention de source ; on voudra bien cependant faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication dans laquelle paraîtront ces articles.— L’Engineering Index et Chemical Abstracts signalent les articles publiés dans L’INGÉNIEUR I irage certifié : membre de la Canadian Circulation Audit Bureau ccab NDLR Nous prions tous ceux qui désirent collaborer a la revue de s'adresser à la rédaction pour connaître les normes de publication.PHOTO COUVERTURE Appareil « AXO-GRAPH » permettant de dessiner en 3-D (voir article en page 7).L'INGENIEUR AOÛT 1971 — 1 FORMfX met votre technique aussi compliqués qu'ils puissent l'assistance de nos le tracé des de début rapides W ©(suais?i« PONTS et PORTS ROUTES et BATISSES DE ÉCOLE PÜLVTECHNIUUE Cours du soir Session 1071-72 Le Service de l’Extension de l’Enseignement offre des cours du soir aux ingénieurs, professionnels, entrepreneurs, contremaîtres, techniciens, ouvriers spécialisés, dessinateurs, soit à toute personne désireuse de parfaire ses connaissances sur des sujets tels que : Préparation à l’analyse mathématique - Calcul différentiel et intégral - Algèbre linéaire - Probabilités et statistiques - Construction - Charpentes - Béton - Arpentage - Programmétrie - Hydraulique - Pompes - Chauffage -Ventilation - Résistance des matériaux - Mécanique - Calculs d’éléments de machines - Lubrification - Commandes hydrauliques et pneumatiques - Dessin industriel et créativité - Calculatrices électroniques - Electronique - Circuits polyphasés - Applications industrielles de l’énergie électrique - Métallurgie -Traitements thermiques - Galvanoplastie - Énergie nucléaire -Électricité et magnétisme - Infra-technique - Métrologie - Étude et simplification du travail - Gestion d’entreprises - Recherche opérationnelle - Brevet d’invention.Ouverture des cours le 20 septembre 1971 Demandez un prospectus des cours du soir Service de Vextension de l’enseignement C.P.501, Snowdon, Montréal 248 Tel.739-2451 - Postes 278 et 279 ÉCÜll DES HAUTES ÉTUDES Centre de perfectionnement en administration L’École des Hautes Études Commerciales de Montréal projette des cours de Design Management à l’intention des présidents et directeurs généraux des petites et moyennes entreprises.Pour étudier le projet, l’École organise un séminar d’une journée, le 11 septembre prochain.Les personnes itéressées à bénéficier d’une telle initiative sont priées de communiquer, pour obtenir de plus amples renseignements, avec le secrétariat, au numéro 343-4497.Mlle France Cadotte.CONGRÈS \ VENIR — Institut des Ingénieurs en Circulation (Institute of Traffic Engineers).Cet Institut tiendra à Montréal, au Reine Elizabeth, du 19 au 24 septembre 1971, son 4L congrès annuel et sa 3’ conférence mondiale.On y attend plus de 1,500 délégués.Quelque soixante autorités reconnues du Canada, des États-Unis, d’Argentine, du Mexique, de Suède, d’Australie, du Royaume-Uni, de France, etc.présenteront des travaux à l’une ou l’autre des sessions techniques prévues au programme.En plus des séances d’études inscrites au programme, des visites professionnelles et des représentations cinématographique sont prévues.Le ministère de la Voirie et des Travaux publics présentera d’intéressants exhibits aux délégués ; les villes de Montréal et de Québec feront de même.Pour de plus amples renseignements ou pour inscription s’adresser à : 41 CONFÉRENCE l.T.E.2261, Chemin Rockland, suite 107 Montréal 304, Canada AOUT 1971 — 2 L'INGÉNIEUR 2717 8072 623^47 LE SERVICE DE L’EXTENSION DE L’ENSEIGNEMENT DE L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE par Dr Lucien Gendron Notes biographiques : Ing., B.Sc.A., MSc.A.(École Polytechnique - 1945), Ph.D.(McGill -1954), l’auteur s'est consacré à renseignement et à la recherche depuis le iléhut de sa carrière à Polytechnique (1946).Depuis 1961, le Docteur Gendron est Directeur du Service de P Extension de l’Enseignement de cette institution.Depuis ses débuts en 1954, le Service de l’Extension de l’Enseignement n'a pas cessé de poursuivre les mêmes objectifs généraux : permettre aux ingénieurs comme aux aides-ingénieurs, aux diplômés universitaires comme aux techniciens avancés de se perfectionner, de se spécialiser ou de se réorienter afin d'exercer une action encore plus utile envers l'industrie et la société.La poursuite de ces objectifs généraux a évolué graduellement au cours des années au point qu'actuel-lement le Service exerce son action dans les quatre secteurs suivants : a) cours de niveaux complémentaire et supérieur — conduisant au Diplôme d'Études Complémentaires (D.E.Compl.) ; b ) cours en collaboration avec les Services d’Educa-tion Permanente de l'Université de Montréal et de l’École des Hautes Études Commerciales conduisant au Certificat en Recherche Opérationnelle ; c ) cours en collaboration avec la Faculté de l'Aménagement sous les auspices du Ministère des Affaires Municipales conduisant au Diplôme de Technicien en Prévention des Incendies ; d ) cours de niveau du baccalauréat conduisant à une attestation de perfectionnement.Diplôme d’Etudes Complémentaires (D.E.Compl.) Le diplôme d'études complémentaires est offert aux ingénieurs et aux diplômés universitaires qui veulent poursuivre leurs études à temps partiel (le soir) ou a temps complet (le jour) et qui veulent ainsi acquérir des connaissances plus poussées dans les domaines de 1 ingénierie et des sciences appliquées.Le diplôme est décerne a tout candidat qui a réussi un programme d étude comprenant vingt crédits de cours de niveau complémentaire et de niveau supérieur.Ce programme, même s il est constitué de vingt crédits comme le programme de maîtrise, diffère de celui-ci par le fait qu'il ne comporte pas de travail expérimental, ni de thèse.Un crédit correspond actuellement à quinze heures d'enseignement ; ainsi, un cours de trois crédits s'étend sur quarante-cinq heures et un programme de vingt crédits se prolonge sur trois cents heures.Les cours de niveau complémentaire se caractérisent par des contenus, des objectifs et des approches semblables à ceux des cours qui se situent normalement dans la dernière année des études au baccalauréat tandis que les cours de niveau supérieur dépassent nettement ces caractéristiques.Le nombre maximal de crédits de niveau complémentaire dans un programme choisi par un candidat est de huit, les douze autres crédits doivent être de niveau supérieur.Ce diplôme d'études complémentaires a été inauguré en 1968 avec la collaboration de tous les départements de l'École qui présentent chaque année des programmes de cours.11 jouit d'une faveur grandissante auprès des diplômés universitaires puisque les inscriptions des trois premières années s'établissent ainsi : 1968- 69 1969- 70 1970- 71 Temps partiel (le soir) 22 43 66 Temps complet (le jour) i 11 10 L’INGÉNIEUR AOÛT 1971 — 3 C ertificat en Recherche Opérationnelle Le certificat en recherche opérationnelle s'adresse à tout diplômé universitaire et aussi à toute personne qui a terminé ses études collégiales (ou l'équivalent) et qui a déjà acquis une expérience pertinente dans le domaine.Le programme de recherche opérationnelle comporte vingt-quatre crédits dont douze sont obligatoires à tous les candidats ; chaque candidat peut ensuite compléter son programme en choisissant deux des six options qui sont offertes.Les cours de ce certificat se situent au niveau du baccalauréat ; toutefois les cours des deux options offertes par Polytechnique sont de niveau supérieur.La recherche opérationnelle, qui se caractérise par l'emploi de méthodes d'évaluation quantitative dans l'étude des opérations d'un système, trouve de plus en plus d'applications dans l'industrie, le commerce et les grandes administrations.Il n'est donc pas surprenant que ce programme d'études, qui a débuté en 1969-70.ait attiré jusqu'à présent les nombres suivants de candidats : 1969- 70 86 1970- 71 131 Diplôme de Technicien en Prévention des Incendies Le programme conduisant à ce diplôme a été préparé en vue de perfectionner les connaissances des membres des services d'inspection, de prévention, d'assurance et de lutte contre l'incendie qui dépendent d'un organisme fédéral, provincial, municipal ou privé.Ce programme comprend 290 heures d'enseignement, soit près de vingt crédits répartis sur deux ans à raison de deux soirs par semaine de la mi-septembre à la fin de mai.Les cours de ce diplôme sont en partie du niveau du baccalauréat et en partie du niveau du CEGEP.Tout candidat qui réussit tous ses examens reçoit un diplôme professionnel qui est décerné par le Ministère des Affaires Municipales par l'intermédiaire de la Direction Générale de la Prévention des Incendies.Le programme de cours a été élaboré à la suite d'une résolution qui avait été envoyée en 1962 à toutes les universités du Québec par l'assemblée générale de l'Association des Chefs de Police et Pompiers de la Province de Québec.Le seul et premier cours a débuté à Polytechnique en septembre 1963 et les premiers techniciens ont reçu leur diplôme à l'automne 1965.Depuis cette date, à l'occasion de la semaine de la Prévention des Incendies, chaque automne ramène la remise des diplômes aux nombres suivants de techniciens : 1965 47 1966 26 1967 24 1968 33 1969 41 1970 44 1971 76 (estimé) Ces techniciens s'occupent maintenant de la prévention des incendies dans leur milieu de travail, et plu- sieurs d'entre eux sont au service de la Direction generale de la Prevention des Incendies.Comme résultat de leur activité, on peut signaler que les pertes annuelles per capita dues a l'incendie dans la province de Québec sont maintenant inférieures à celles du Canada ; ainsi en témoigne le tableau suivant : Pertes annuelles per capita Année Québec (1) Canada ( 1960 $ 8.08 s 7.23 1961 8.13 7.03 1962 10.15 7.54 1963 9.98 8.15 1964 9.07 7.71 1965 8.68 7.37 1966 7.83 8.17 1967 7.37 7.96 1968 7.72 8.04 Cours du niveau du baccalauréat Les cours du niveau du baccalauréat existent depuis les origines du Service en 1954 et ils ont constitué jusqu'à aujourd'hui le secteur le plus achalandé.La grande majorité des élèves de ce secteur sont des techniciens diplômés ou non.Durant la période de 1954 à 1961 inclusivement, les inscriptions annuelles se maintenaient entre 300 et 400.De 1962 a 1966 inclusivement, les inscriptions sont montées à 1300 (Fig.I ), ce fut la période des grands travaux de génie civil qui ont précédé l'Exposition Universelle de Montréal.Depuis 1967 — année de l'expo — les inscriptions ont décliné jusqu'à atteindre le niveau de 711 l'an dernier et elles accusent une légère hausse à 755 cette année.Les cours du niveau du baccalauréat ont une signification plus définie depuis 1967 et ils désignent des cours qui se situent normalement dans l'une des premières années des études au baccalauréat.Avant cette date, les statistiques d'inscription ne tenaient pas compte des niveaux d'enseignement mais uniquement du programme de prévention des incendies qui débuta en 1963 (Fig.I).Depuis 1967, l'écart entre les inscriptions aux cours du niveau du baccalauréat et les inscriptions totales s'accentue à cause d'une baisse chez les techniciens dans ce secteur et d'une hausse chez les universitaires dans les autres secteurs.Les cours du niveau du baccalauréat ont toujours été dans la plupart des cas des cours isolés de perfectionnement : on compte quelques ensembles de cours mais aucun programme étendu comme dans les secteurs précédents.Cette situation de perfectionnement par des cours isolés ou par de petits ensembles répond encore au besoin de la grande majorité de nos élèves du soir ; toutefois, d'année en année grandit le pourcentage des élèves qui désirent à ce niveau un programme plus élaboré de perfectionnement.Selon l’enquête conduite auprès d’eux l'an dernier, 142 élèves, soit près de 20%, ont exprimé ce désir ; ils sont, pour la plupart d’entre eux, des techniciens âgés de moins de 30 ans et possédant plusieurs années d'expérience.AOÛT 1971 —4 L'INGÉNIEUR INSC RIPTIONS \l\ (OURS DU SOIR INSCRIPTIONS TOTALES 1300 1200 1100 1000 INSCRIPTIONS AUX COURS DU BACCALAURÉAT INSCRIPTIONS DE DIPLOMES UNIVERSITAIRES 1962 63 64 65 66 67 FIG.1 Tentative à réélit*Ile provinciale Le Comité de formation professionnelle de la Corporation des Ingénieurs du Québec fut spécialement formé à l'automne 1967 de représentants de l'industrie et d'un représentant de chacune des facultés de génie du Québec : Laval, McGill.Sherbrooke, Sir George Williams et Polytechnique.Le Comité proposa une collaboration entre la Corporation et les cinq facultés de génie en vue d'offrir à l'échelle de la province des cours intensifs d'une semaine au printemps de 1968.En mars 1968, la Corporation annonça dans sa revue « Plan » cinq cours — un par faculté — un par semaine — qui s'échelonnaient sur les mois de mai et juin.Quatre-vingts ingénieurs s'inscrivirent à ces cours dont les frais étaient payés en très grande majorité par les employeurs.Le commentaires des ingénieurs et des professeurs furent encourageants ; on demandait une plus grande variété de cours.En mars 1969 la revue « Plan » annonça donc dix cours d'une semaine pour la période de mai et de juin.Un seul cours reçut vingt-deux inscriptions ; les neuf autres reçurent au total vingt-cinq inscriptions ; le Comité considéra l'expérience comme un échec et dut se résoudre à se poser diverses questions sans pouvoir trouver de réponses précises sur les causes d’un tel échec : • est-il du à l’austérité budgétaire qui prévaut dans la plupart des industries ; • est-il dû au peu d'intérêt que les sujets présentent ; • y a-t-il réellement un besoin ; • si oui, est-il vraiment ressenti ?Financement Jusqu'à présent le Ministère de l’Éducation n'a pas accordé de subventions aux services d'éducation aux adultes, même si le rapport Parent recommandait que six pour cent du budget de fonctionnement au niveau universitaire soit consacré à cette fin.Toutefois, les cours du diplôme d’études complémentaires, vu qu'ils conduisent à un grade universitaire, sont subventionnés au même titre que tout autre programme de cette nature.Il s'ensuit que le Service de l'Extension de l'Enseignement doit s'autofinancer comme tout autre service d'éducation aux adultes.Cette contrainte est cependant très exigeante pour le Service de l'Extension de l'Enseignement parce que celui-ci ne possède pas de cours dits de « culture » qui attirent généralement un grand nombre d'inscriptions.Le tableau suivant expose la situation des inscriptions à Polytechnique par l'année 1970-71.Secteur Niveau supérieur et complémentaire Recherche Opérationnelle Prévention des Incendies Baccalauréat Cours professés 27 :teur et par cours pour Inscrip.Inscrip.par cours Totales Min.Max.Moy.261 3 25 10 71 2 38 14 151 — — 25 755 9 71 23 Ce sont les étudiants qui paient la grande partie des frais d’opération du Service et ils reçoivent peu d'aide de leurs employeurs.Il y a dix ans, on comptait 115 élèves (25% d'entre eux) dont les frais de scolarité étaient payés par leurs employeurs et l'an dernier 228 (17%).Pourtant durant cette période le pourcentage des étudiants qui ont réussi leurs examens a passé de 45% à 65%.Avenir La science et la technologie se développent à un rythme accéléré.Le système d'éducation et la pédagogie se transforment rapidement.L'industrie elle-même est entraînée de plus en plus dans ce tourbillon où apparaissent de nouvelles fonctions et où disparaissent d'anciennes.Il en résulte que les cours de génie ne peuvent plus être assez complets, ni assez détaillés, ni assez avant-gardistes pour éviter que les diplômés ne ressentent éventuellement le besoin : a ) de se spécialiser davantage ou de perfectionner leurs connaissances ; b) de s’adapter à un travail qu'ils n’avaient pas prévu au moment de leurs études ; c ) d’acquérir des connaissances dans des domaines de génie tout à fait nouveaux.Pour répondre aux besoins futurs des ingénieurs, des diplômés universitaires et des techniciens avancés, il faudra que le Service de l’Extension de l'Enseignement intensifie et perfectionne son action.Il devra entre autre disposer d'un personnel plus nombreux et d'un budget plus élevé pour : L'INGÉNIEUR AOÛT 1971 — 5 a ) entreprendre auprès des universitaires, de l’industrie et des techniciens des enquêtes et des rencontres qui permettront d'établir leurs besoins et de déterminer les moyens de les satisfaire ; b) élaborer avec le concours des départements de l'École les enseignements et les programmes d'études qui répondent à ces besoins.¦ RÉFÉRENCES 1.Statistiques sur les pertes causées par l'incendie.Direction Générale de la Prévention des Incendies.Ministère des Affaires Municipales.Québec, 1968.2.Pertes causées par l'incendie.Rapport du Commissaire fédéral des incendies.Ministère des Travaux Publics, Canada.1968.COMPAGNIE NATIONALE DE FORAGE ET SONDAGE INC (1937) 615, rue Belmont, Montréol 101 Spécialistes en Géotechnique Sondages et forages , Essais en laboratoires , Rapports complets et recommandations Tél.: 866-2433 Un diplômé universitaire qui veut servir son pays en s enrôlant dans les Forces armées canadiennes entreprend une belle car rière fonctions tesponsables à l'intérieur de structures admims tratives modernes : bonne rémunération : travail des plus inté ressanfs.Se dévouer à la cause de la paix tout en servant son pays est une tâche qui en vaut la peine.Examinez ces diverses fonctions d off c er GÉNIES MILITAIRE, DU MATÉRIEL TERRESTRE, TÉLÉCOMMUNICATIONS/ÉLECTRONIQUE.OFFICIER NAVAL, OFFICIER D’INFANTERIE.Le conseiller en carrière militaire à l'adresse inscrite sera Heureux de vous donner tous les détails et de vous fixer rendez vous au moment qui vous conviendra le mieux.Pourquoi ne pas consulter un membre des Forces canadiennes ?Montréal : 1254, Bishop - 879-6518 Québec : 1048, St-Jean - 694-3636 Sherbrooke 50, Couture - 562-0870 Trois-Rivières : 1368, Notre-Dame - 374-3510 Chicoutimi : 200 est, Racine - 543-1880 Rimouski : 80 ouest, St-Germain - 723-5271 & LES FORCES W ARMEES CANADIENNES LABORATOIRE D’INSPECTION ET D’ESSAIS INC • ÉTUDES GÉOTECHNIQUES RECOMMANDATIONS ET 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génie mécanique de l’École Polytechnique.\1.Sauvageau vient d'être nomme president du comité Theoretical Graphics de l'ASEE et il est aussi membre senior de la Society of Manufacturing Engineer.L'utilisation de la représentation figurative est un moyen efficace pour réduire les pertes de temps et les possibilités d’erreurs d’interprétation d'un plan.Depuis longtemps, on essaie de simplifier le problème de la communication des idées en utilisant des dessins en 3-dimensions (3-D).Les dessinateurs habiles dans la présentation d'assemblages ou de détails en 3-D sont assez rares, soit à cause de techniques graphiques plus ou moins compliquées, ou encore à cause du manque d'appareils faciles à utiliser.Théorie de base Pour faciliter la compréhension du fonctionnement de l'appareil, rappelons brièvement la théorie de base déjà publiée dans la revue l’Ingénieur (mai 1969).La méthode graphique des projections axonométri-ques exactes permet de dessiner n’importe quelle pièce en 3-D.directement à partir d’un plan, et ce, à n’importe quel angle.Prenons, comme exemple, le cas où un dessinateur veut présenter une pièce en projection trimétrique orientée à 15° vers la gauche et à 25° vers la droite, de façon à la voir du dessus par la droite (figures 1 a et 1 b).l igure 1 a : Exemple d'application avec vue cf élévation et profil.l igure l b : Exemple d'application avec vue d'élévation et plan.L INGÉNIEUR AOÛT 1971 —7 Dependant des vues utilisées, des lignes de renvoi K partent de chaque vue a un angle bien défini et sont orientées dans le sens d'observation des vues.Ces lignes de renvoi R.servant à repérer les différents éléments de la pièce, se rendent jusqu'à une ligne directrice D qui joue un rôle de miroir en renvoyant ces lignes R à l'angle des lignes axonométriques X désirées dans la projection figurative, soit à 15 d'une part et à 25 d'autre part.Après avoir localisé un point A dans l'espace, on mène une série de lignes de renvoi parallèles à R partant de chaque point dans les vues utilisées.De chaque ligne directrice D, des lignes axonométriques parallèles à X permettent de localiser les différents points dans l'espace, à l'intersection de points communs tels que le point S.La figure 2 donne quelques exemples d'une pièce observée de façons différentes avec leurs trois lignes de base respectives : R.X et D.profil " gauche élévation profil droit Figure 2 : Exemples de la pièce observée de façons différentes.Pour une pièce, qui est moindrement complexe, il est clair qu'un grand nombre de lignes de construction est nécessaire pour obtenir le résultat désiré.Basé sur les mêmes principes, l'appareil à dessiner « Axo-graph >, décrit plus loin, permet la localisation directe dans l'espace des différents éléments d'une pièce, éliminant ainsi la majorité des lignes de construction.L'appareil L'appareil (figure 3) consiste simplement en un ensemble de lames coulissant à des angles bien définis, dépendant des angles désirés dans la projection figurative.Une lame sert au repérage des différents éléments des vues en projections orthogonales tandis que l’autre lame sert à projeter ces mêmes éléments dans l'espace.Chaque paire de lames travaille avec une vue différente sur le dessin en projections orthogonales.Figure 3 Les têtes rattachées aux colonnes latérales sont utilisées avec les vues horizontales, soit avec une vue d'élévation ou un profil, selon les vues disponibles.La paire de lames centrales travaille toujours avec une vue de plan (ou de dessous).Les lames latérales orientent les éléments horizontaux d'une pièce aux angles choisis dans la projection axonométrique et donnent la largeur et la profondeur dans l'espace.Les lames centrales servent toujours au traçage des éléments verticaux dans la projection figurative pour donner la hauteur d'une pièce.Quelle que soit la forme de la pièce que le dessinateur a à présenter, de même que les vues qui sont disponibles, une séquence simple doit être suivie.Le dessinateur décide d’abord du choix des angles qu'il désire obtenir dans sa présentation figurative.Une fois ces angles choisis, on peut, en partant de tables préparées à cette fin, déterminer l’angle à donner entre les lames rattachées à chaque tête et l'angle d'ajustement des coulisseaux.L'ajustement angulaire des lames sur l'appareil de production est obtenu directement à l'aide de graduations linéaires gravées sur le coulisseau où sont retenues les lames, tandis que les coulisseaux sont ajustés à l’aide d'un rapporteur d'angles rattaché à chaque tête.Exemples d'application A) Élévation et profil Une projection axonométrique peut être construite en partant d'une vue d'élévation et d'un profil.Lorsque ces vues seulement sont disponibles, nous pouvons obtenir une pièce vue du dessus ou du dessous, selon le besoin.Prenons, comme exemple, une pièce présentée en projection trimétrique et observée du dessus par la droite, où les éléments sont orientés à 15° vers la gauche et à 25° vers la droite (fig.4 et 10).La flèche formée par les lames doit être orientée dans la direction des lignes de fuite en partant de chaque vue.Ainsi, les éléments repérés dans la vue d’élévation sont orientés à 25° vers la droite, tandis que ceux partant du profil droit se dirigent vers la gauche à 15° (figure 4).AOÛT 1971 — 8 L'INGÉNIEUR Figure 4 Après avoir ajusté l’ouverture des lames et l'angle des coulisseaux, les colonnes verticales sont retenues en position de travail pour toute la durée du montage du dessin en 3-D.Chaque vue est balayée en glissant le coulisseau le long d'une tige-guide.Par ce coulissage.la lame inférieure repère chaque élément dans une vue de la pièce, pour le reporter dans l’espace avec la lame supérieure.En repérant les points communs avec la lame inférieure dans chaque vue utilisée, on connaît la position de ces points à l'intersection des lames supérieures dans la projection figurative telle que montrée à la figure 5.Figure 5 En pratique, on peut balayer quelques points à la fois dans une vue avec la lame inférieure de repérage et tracer en ligne de construction avec la lame supérieure leur position dans l'espace (figure 6).En utilisant l'autre ensemble de lames, on vient déterminer la limite exacte des éléments déjà tracés dans sa projection figurative (figure 7).L'INGÉNIEUR Figure 6 Figure 7 Avec une vue d’élévation et un profil, la troisième tête n’étant pas utilisée pour repérer, seule la lame verticale rattachée à la colonne centrale est utilisée pour tracer les éléments verticaux de la pièce dans la projection trimétrique (figure 8).Figure 8 AOUT 1971 — 9 Le cas des éléments circulaires peut être facilement résolu en utilisant des gabarits d’ellipses.Une table préparée à cette fin donne l'angle des gabarits à prendre pour chaque plan de la pièce d'après les ancles choisis dans la projection axonométrique.On n'a qu'à appuyer le gabarit sur la lame de traçage qui est parallèle au petit axe de l'ellipse.On peut rappeler que le grand axe est toujours perpendiculaire à l'axe de percée d'un trou ou à l’axe d'un cylindre et que le diamètre d'un cercle est toujours correspondant au grand axe de l’ellipse à tracer (figure 9).La figure 10 montre le résultat obtenu.Figure 9 Figure 10 B) Elévation et plan Si seulement une vue d'élévation et une vue de plan sont disponibles, le même résultat a 15 — 25° peut être obtenu en partant de ces vues.Les lames montées sur la colonne gauche sont utilisées avec la vue d'élévation.tel que démontré précédemment, pour repérer et tracer les éléments à 25° vers la droite (figure 11).Avec la vue de plan, on utilise les lames centrales.L'ensemble des lames pointe vers la droite du fait que l'on désire une pièce observée du dessus par la droite.En balayant la vue de plan, la lame de gauche repère Figure 11 les points tandis que la lame verticale positionne les différents éléments verticaux dans l'espace (figure 12).La lame supérieure montée sur la colonne de droite ne sert qu'à tracer les éléments orientés à 15 vers la gauche (figure 13).Le résultat final est le même que celui déjà illustré à la figure 10.mmmmi Figure 12 Figure 13 AOUT 1971 10 L'INGÉNIEUR Les figures 14 et 15 montrent qu'en partant des memes vues, l'appareil permet de dessiner la pièce aussi hien par la gauche que par le dessous.h inure / 4 15-16 mm mm.Figure 15 Conclusion Le nouveau concept « Axo-graph » amène une approche différente dans la présentation des dessins en 3-D.Lorsqu'un plan est disponible, on peut obtenir sans déplacer les vues une projection axonométrique a n importe quel angle où les éléments sont réduits proportionnellement aux angles utilisés, et ce, directement, sans calcul, sans mesurage et sans échelle spéciale de réduction.La simplicité d'opération, de même que la versatilité de ce concept, permet aussi de tirer avantage des projections trimétriques pour montrer certains éléments qui ne pourraient être visibles dans d'autres systèmes de projection figurative.Ce nouveau système permet de dessiner facilement une pièce seule, une pièce en coupe, un assemblage, aussi bien qu'un montage en vue éclatée : que ce soit pour un catalogue de pièce, un dessin de montage, un catalogue d'entretien en atelier ou pour fin publicitaire.On sait qu'un dessin figuratif fait image immédiatement et peut facilement servir de point de vente.La présentation figurative permet à une pièce ou à un assemblage de conserver son réalisme et sa précision visuelle.Cette technique améliorée peut permettre au dessinateur d'augmenter sa compétence professionnelle tout en simplifiant son travail et en bénéficiant d'une économie appréciable du temps d'exécution ; ce qui est un facteur important pour la salle de dessin.Nous espérons que ce nouveau concept « Axo-graph » pourra aider l'industriel en facilitant la communication des idées, en réduisant les erreurs d'interprétation.tout en aidant la vente de ses produits ¦ Y H.Lu théorie graphique a la hase de l'appareil décrit dans I article ci-haut a déjà ete développée à fond par M.Sauvage au dans un volume paru en 1968.Des articles sur le sujet ont été publiés dans la revue L'Ingénieur
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