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Titre :
L'ingénieur
Éditeur :
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique,1955-1987
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Revue trimestrielle canadienne
  • Successeurs :
  • Po ,
  • Polytec ,
  • Ingénieur (1988)
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L'ingénieur, 1972-10, Collections de BAnQ.

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gayMta OCTOBRE 1972 NO 283 58* année %?a .?i fw i 1H jy I m iHSM8i*^Y H *Igr %r| |P% 3k Vi Ptncii T •$nc *ç ooq?ro • ESfîCiEK SDp SAB £2 •Ëui ‘uidçjQ lusxçto • Affranchissement en numéraire au tarif de la troisième classe Permis No H - 23 Port de retour garanti : 2500, avenue Marie-Ouyord, Montréal 250 Nous insistons fortement sur leur solidité.Nous utilisons de l’acier très épais.Les évaporateurs KeepRite ont une enveloppe en tôle d’acier galvanisée au trempé, protégée, par surcroît, contre les intempéries et la corrosion par un revêtement de peinture aluminium et vinyle.Dans les modèles de 20 à 100 tonnes, l’emploi d’attaches permanentes et d’un produit d’étanchement efficace garantit une étanchéité absolue pendant toute la durée de l’appareil.Les modèles plus gros, allant jusqu’à 300 tonnes, ont une enveloppe entièrement soudée, d’une robustesse à toute épreuve.Mais la qualité n’est pas uniquement superficielle.Tous les organes internes sont soigneusement assortis pour assurer le rendement maximum.Chaque condenser KeepRite a évaporatif une assise formée de longerons en U galvanisés au trempé.Par conséquent, l’emploi de poutres en “I” pour le montage n’est pas nécessaire.Il vous faut savoir pourquoi les appareils KeepRite seront plus avantageux pour votre prochaine installation.Prenez contact avec le représentant KeepRite.Pourquoi pas aujourd’hui même?KeepRite Products Limited—Brantford (Ontario) Bureaux de vente.Halifax Montréal Ottawa.Toronto, Hamilton, London, Calgary et Vancouver.Division Unifin London (Ontario).UNE TECHNIQUE SYSTEMATIQUE AU SERVICE DE LA RÉFRIGÉRATION.DE LA CLIMATISATION ET DU CHAUFFAGE ADMINISTRATION ET REDACTION 2500, avenue Marie-Guyard Montréal 250, Tél.344-4764 COMITE ADMINISTRATIF Émeric-G.LÉONARD, ing.président Yvan HARDY, ing.Claude BRULOTTE, ing.André LOISELLE, ing Michel ROBERT, ing Michèle THIBODEAU-DEGUIRE.ing Roland BOUTHILLETTE, ing OCTOBRE 1972 NO 283 58e année : ' ARTICLES SECRETAIRE ADMINISTRATIVE Yolande GINGRAS REDACTRICE Madeleine G.LAMBERT COMITÉ CONSULTATIF DE REDACTION Adrien LEROUX, ing., directeur Raymond BARETTE, ing.Pierre BELLEAU, ing.G.-Réal BOUCHER, ing.Donald J.BRYANT, ing.Jean CHARTRAND, ing.Jean L CORNEILLE, ing Jacques DEBROUX, ing.Josef HODE KEYSER, ing.Pierre La ROCHELLE, ing.Michel RIGAUD, ing.Jean-Charles TREMBLAY, biochim.3 Le pont PIERRE-LAPORTE par : Lucien Martin, ing.24 Détruire le système actuel ?C’EST A Y PENSER par : Le Conseil du Patronat du Québec RUBRIQUES 11 Un ingénieur au théâtre: ROBERT GURIK par : Roch Carrier 14 LE MOIS: Chroniques mensuelles PUBLICITE JEAN SÉGUIN & ASSOCIÉS INC Courtiers en publicité 3578, rue Masson, Montréal 405, Qué Téléphone : 729-4387 EDITEURS : L’Association des Diplômés de Polytechnique, en collaboration avec l’École Polytechnique de Montréal, la Faculté des Sciences de l’Université Laval et la Faculté des Sciences appliquées de l’Université de Sherbrooke.Publication mensuelle.— Imprimeur : Les Presses Elite 29 EVENEMENTS A VENIR 32 RÉPERTOIRE DES ANNONCEURS NDLR ABONNEMENTS : Canada — $5.00 par année Autres pays $6.00 DROITS D’AUTEURS : les auteurs des articles publiés dans L’INGENIEUR conservent l’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.Reproduction permise, avec mention de source ; on voudra bien cependant faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication dans laquelle paraîtront ces articles.— L’Engineering Index et Chemical Abstracts signalent les articles publiés dans L’INGÉNIEUR Tirage certifié : membre de la Canadian Circulation Audit Bureau Nous prions tous ceux qui désirent collaborer a la revue de s’adresser à la rédaction pour connaître les normes de publication.PHOTO COUVERTURE Le pont PIERRE-LAPORTE sur le Saint-Laurent, près de Québec — réalisâtiton du génie québécois.ccab INGENIEUR OCTOBRE 1972—1 m.jmat.-.-) JANIN CONSTRUCTION LTÉE ENTREPRENEURS GÉNÉRAUX 2— OCTOBRE 1972 L’INGÉNIEUR Le pont PIERRE - LAPORTE par Lucien Martin, ing.UNE RÉALISATION DU GÉNIE QUÉBÉCOIS Propriétaire Gouvernement du Québec Conception et design Demers, Vandry, Gronquist Ingénieurs-conseils associés, Québec Direction générale des travaux Lucien Martin, ing., conseiller spécial Ministère de la Voirie du Québec Construction Massifs d'ancrage Piliers en rivière Pylônes Travées suspendues Beaudet & Marquis Enr., Québec Janin Construction Ltée, Montréal Dominion Bridge Co.Ltd., Lachine Janin Construction Ltée, Montréal Forages Compagnie Nationale de Forage et Sondage Inc.Montréal Laboratoires • Laboratoire d'inspection et d’Essais Inc., Québec • Warnock Hersey International Ltd.Montréal • Service des Sols et Matériaux Ministère de la Voirie du Québec Note biographique : Avant d'agir comme conseiller spécial au ministère de la Voirie, en 1967, monsieur Lucien Martin avait été, depuis 1931, ingénieur au service des ponts du ministère des Travaux publics, qu'il dirigea comme ingénieur en chef de 1960 a 1967.Historique du pont de Québec Le pont de Québec, construit pur le gouvernement du Canada en 1917, ne servait au début qu’au trafic ferroviaire.Cependant, 12 ans plus tard, soit en 1929, le gouvernement du Québec obtenait la permission d’y construire, entre les deux voies ferrées existantes, une voie carrossable à péage, d’une largeur de 15 pieds.En 1952.cette voie fut remplacée par la chaussée actuelle de 30 pieds de largeur qui occupe aussi l’emprise de la voie ferrée « est » abandonnée.En 1961.une étude de la circulation fut entreprise et démontrait que la capacité de la chaussée existante était atteinte et qu'il devenait impérieux d’accroître les disponibilités de circulation.Réaménagement du pont de Québec La première solution considérée, parce que plus économique et plus rapide d’exécution que toutes autres, portait à six le nombre de voies, par l’addition d'un total de quatre voies sur deux porte-à-faux extérieurs attachés de chaque côté du pont existant.Après vérification technique, il s’avérait que cette solution aurait réduit la capacité portante disponible au trafic ferroviaire dans la travée suspendue et elle fut, en conséquence, mise de côté.La deuxième solution considérée comportait, en plus de l’arrangement de la première solution, le remplacement de la structure centrale suspendue, par une L INGÉNIEUR OCTOBRE 1972 — 3 structure composée de matériaux d’une plus grande résistance, le déplacement de la voie ferrée « ouest » au centre du pont et la construction d'une voie carrossable de chaque côté de la voie ferrée relocalisée.Cependant, le risque d'accidents dans l'opération de démontage de la structure suspendue, l’arrêt forcé de la circulation pendant des semaines, la longue durée des pourparlers avec le propriétaire (gouvernement du Canada) et l'urgence d'adopter une solution définitive justifiaient la mise de côté de cette deuxième solution.Étude d'une alternative nouvelle Puisqu'il fallait recourir à une nouvelle construction, il était logique de commencer par l’étude d'une traversée du fleuve reliant directement les deux villes.Le premier projet considéré fut celui d'un pont suspendu de plus de 5 000 pieds de longueur traversant le fleuve, d'un point situé à l'ouest de la Citadelle de Québec à un autre point situé à la limite de la Cité de Lévis.Du côté de Québec, où la hauteur du Cap Diamant dépasse de beaucoup le niveau du tirant d’air requis pour la navigation, l'accès au pont aurait été obtenu par un tunnel de 4 700 pieds de longueur, foré dans la falaise.L'entrée de ce tunnel se serait trouvée sensiblement aux intersections des rues de la Couronne et Dorchester et du boulevard Charest.Du côté de Lévis, l'accès aurait été raccordé à la route transcanadienne à environ 9 000 pieds au sud de la Cité de Lévis.L’opinion généralement en cours, qu’une structure à cet endroit pourrait déprécier l’attrait du Cap Diamant, ne favorisait pas cette alternative.Pour obvier à cet inconvénient, la proposition d’un tunnel sous le fleuve dans le même axe que le pont proposé plus haut fut considérée.Deux autres projets furent aussi proposés : un pont à l'ouest des Plaines d’Abraham et un autre dans la région du quai de Sillery.soit à environ mi-distance entre la Citadelle et le pont existant.L'un des problèmes difficiles, rattachés à la réalisation d'un lien direct entre les deux villes, réside dans la distribution de la circulation à travers les rues étroites de la Ville de Québec.Pour réduire le coût de raccordement avec le réseau routier de la ville, il aurait fallu que les sorties de tunnels proposés au nord du plateau de Québec se situent aux limites « ouest » de la ville.La distance entre les deux centres de Québec et Lévis aurait alors été de 9 milles comparativement à 14 milles via le pont actuel.Les coûts des différentes alternatives de pont ou tunnels pouvaient varier entre soixante-quinze (75) et cent (100) millions de dollars, sans compter le coût très élevé des transformations des secteurs urbanisés.La décision prise à l’automne 1961 de construire la nouvelle traversée du fleuve à proximité du pont de Québec était amplement justifiée au point de vue économie de construction.En effet, en plus de profiter de la plus faible largeur du fleuve, le site choisi permettait d’utiliser, sans modifications majeures, l’ensemble du complexe routier dont le développement était axé, depuis des années, sur le pont existant.Ce site convenait aussi aux exigences démographiques, vu que le centre de gravité de la population de Québec et de sa banlieue s'en approche en continuant de se déplacer vers l’ouest.Etudes géologiques du site choisi Les études géologiques, les forages et les essais en laboratoire exécutés ont révélé que la formation rocheuse, au site choisi, était accessible à une profondeur raisonnable et que sa qualité était satisfaisante.Les formations géologiques dans lesquelles sont construits les deux massifs d’ancrage sont caractérisées par une prédominance de grès dur avec stratifications de schiste.Au site du pilier nord en rivière, le massif rocheux de grès dur, trouvé à 72 pieds plus bas que la marée haute, était couvert par 55 pieds d’un mélange de sable, gravier et blocaux d'une très grande dureté.À l'emplacement du pilier sud, le rocher de schiste fut rencontré à 97 pieds plus bas que la marée haute, avec sensiblement la même formation.Des essais en laboratoire déterminèrent la capacité portante du rocher entre 15 et 25 tonnes par pied carré.Les quelques failles découvertes dans le rocher des deux rives dataient d’une époque très ancienne et furent considérées par les géologues comme étant inactives.En outre, il a été constaté dans le passé, à l’occasion de tremblements de terre, que les structures, reposant sur le roc tel le pont, étaient moins exposées à subir des dommages que toute autre structure.En fait, lors du tremblement de terre en 1925 (la secousse sismique la plus forte atteignit une intensité égale à 7 à l’échelle Richter), les examens faits par la Compagnie des Chemins de Fer Canadien National ne révélèrent aucun dommage à leurs installations au pont de Québec et dans son voisinage.S’il survenait un tremblement de terre assez violent pour détruire le pont, c’est également toute la ville qui subirait le même sort.Il fut donc décidé que dû au fait de la longueur de travée libre nécessitée par la grande largeur et la grande profondeur du chenal, conjointement avec le tirant d’air requis pour la navigation, la nouvelle travée du pont devrait excéder de beaucoup la travée de I 800 pieds du pont de Québec voisin et ne pouvait être obtenue économiquement qu’au moyen d’un pont suspendu à trois travées comme genre de structure.Massif d'ancrage Au début de l’année 1966, le gouvernement du Québec accordait un contrat pour la construction des deux massifs d’ancrage.Ces deux massifs, de construction identique, sont des blocs de béton mesurant 158 pieds de longueur par 145 pieds de largeur, dont la hauteur varie de 94 à II 1 pieds.Leur poids respectif de 127 000 tonnes sert à résister à la traction de 57 millions de livres exercée par les deux câbles porteurs qui y sont ancrés au moyen de lourdes plaques et poutres d’acier, noyées dans la masse de béton.Les travaux de construction des massifs d’ancrage peuvent se diviser en trois phases.Une première qui comprenait l’excavation de 80 000 verges cubes de roc du côté nord et de 31 000 verges cubes du côté sud.Afin d’obtenir un plan aussi uni que possible dans les parois rocheuses de l’exca- 4 —OCTOBRE 1972 L’INGÉNIEUR vation, on a procédé à une première opération de pré-clivage qui a donné d'excellents résultats.Le sautage subséquent de la masse rocheuse s'est pratiqué en profondeur par tranches d'environ 10 pieds.Figure I — Excavation de roc du côté nord ¦ Les excavations de roc furent suivies de la deuxième phase durant laquelle les poutres et plaques d'acier ainsi que 61 ()()() verges cubes de béton, servant d'ancrage aux câbles porteurs, furent mises en place à l'endroit déterminé, préalablement excavé.Pour prévenir les fissures dues au séchage trop rapide de cette masse considérable de béton, l'entrepreneur fut contraint à limiter ses coulées des portions du massif à environ 800 verges cubes, suivant la procédure couramment observée dans la construction de barrages, tout en ajoutant au mélange un additif qui en retardait la prise.Lorsque la construction des travées suspendues fut suffisamment avancée, ces massifs furent complétés par un enrobement additionnel des appareils d’ancrage et la construction de la chaussée, au-dessus des ouvertures et chambres d'ancrage des câbles.Ce travail constituait la troisième phase.Piliers Au printemps 1966, le gouvernement du Québec accordait un contrat pour la construction des deux piliers en rivière.La longueur et la largeur des bases de ces deux piliers, mesurant respectivement 175 pieds et 57 pieds, sont identiques mais leur hauteur est différente.Au site du pilier nord, la fondation fut assise au niveau — 45, soit 62 pieds plus bas que la marée haute, sur un matériel granulaire d'une grande dureté superposant le roc.Pour prévenir tout affaissement différentiel possible dans ce matériel, le poids du pilier nord est transmis au roc par 216 pieux tubés en acier de 24 pouces de diamètre, foncés jusqu'au roc, ayant dans leur prolongement une alvéole d'égal diamètre forée jusqu'à 10 et même 20 pieds de profondeur dans le roc.Une colonne d'acier fut placée dans le tube et l'alvéole avant d’être bétonnée.À cause de sa très grande densité, le sol, à l'emplacement du pilier, fut prédragué, conformément aux plans et devis, jusqu'au niveau prévu pour la fondation avant la mise en place du batardeau.La charpente d'acier servant d'appui aux palplanches d'acier fut préfabriquée et assemblée en atelier en cinq unités d'un poids respectif de 80 tonnes.Ces unités furent amenées à pied d'œuvre sur barges, puis levées et mises en place au moyen d'une grue sur barge.Le sommet du pilier sur lequel porte le pylône en acier est à un niveau de 23 pieds plus haut que la marée haute, ce qui donne au pilier une hauteur totale de 85 pieds.Figure 2 — Batardeau du pilier nord mw La construction du pilier sud, dont la fondation devait descendre jusqu'à 99 pieds plus bas que la marée haute, a nécessité l’utilisation d'un caisson cellulaire en béton armé d'une hauteur de 60 pieds, dans lequel 30 cellules cylindriques verticales de 14 pieds de diamètre étaient prévues.Figure 3 — Caisson du pilier sud * s ¦ Ce caisson cellulaire fait partie intégrante du pilier sud et fut foncé jusqu'au niveau prévu pour la fondation en excavant le sol à travers les cellules au moyen de bennes preneuses.Il y a lieu de signaler que le sol L'INGÉNIEUR OCTOBRE 1972 — 5 original, trop dense pour être excavé à la benne preneuse, fut dragué, comme pour le pilier nord, et remplacé par du sable formant un ilôt dans lequel le caisson fut construit et foncé.Lorsque lé sommet du caisson eut atteint l’élévation 22, soit quatre pieds au-dessus de l’îlot de sable, il fut prolongé en hauteur au moyen d'un batardeau composé de plaques d’acier avec charpente d’appui, également en acier, dont la hauteur mesurait environ 40 pieds et dont le poids était de 500 tonnes.Ce batardeau d'acier, ayant les mêmes dimensions que le caisson, avait été préalablement construit à environ 150 pieds au sud du pilier pendant que le caisson était foncé.Il fut, par la suite, ripé sur rails et joint au caisson.L'entrepreneur continua alors le fonçage du caisson par excavation jusqu'à l'élévation désirée, de sorte que le sommet du batardeau en acier ne montrait plus que quelques pouces au-dessus de l’îlot de sable.Après nettoyage de la surface du roc, une épaisseur de 20 pieds de béton fut coulée sous l’eau à l’intérieur des 30 cellules du caisson.Ces cellules furent par la suite fermées au moyen de dalles de béton et la construction de la semelle du fût du pilier s'exécuta à sec à l'intérieur du batardeau en acier.Le sommet du pilier sud se situe à 23 pieds au-dessus de la marée haute, tel que le pilier nord, ce qui porte sa hauteur totale à 122 pieds.Les fûts des piliers sont revêtus d’une maçonnerie de granit dont les joints furent étanchés au plomb.La construction des deux piliers se termina, en décembre 1967, par le polissage des surfaces portantes à la base des pylônes d'acier qui devaient y être placés.Pylônes Au mois d'avril 1967, le gouvernement du Québec accordait un troisième contrat pour la construction des pylônes.Ces pylônes en acier, constitués de deux colonnes reliées entre elles au moyen d'un portail supérieur (au sommet) et d'un portail inférieur (sous la structure), s’élèvent jusqu'à 402 pieds au-dessus de la marée haute.Chacune des colonnes est cruciforme en section transversale et mesure 23 pieds de longueur par 17 pieds de largeur à sa base : l’espace libre entre elles est de 88 pieds 10 pouces.Elles sont composées de plaques d’acier d’une épaisseur variant de 1 pouce à 2Va pouces formant quatre cellules complètes réunies autour d'un puits central.Chaque colonne repose sur des plaques d’acier de 5 pouces d'épaisseur et est ancrée au pilier au moyen de boulons de 3 pouces et 3Vi pouces de diamètre.L'assemblage de chaque cellule, en longueurs variant de 30 pieds à 50 pieds, s’est fait par soudure à l’atelier.La phase suivante, également en atelier, a consisté à préassembler au moins trois tronçons consécutifs de colonne pour vérifier que les extrémités usinées soient complètement en contact et que les colonnes soient bien alignées.Cette opération s’est continuée sur toute la longueur des colonnes.Sur le chantier, les cellules, dont le poids individuel pouvait atteindre 38 tonnes, furent montées en place et attachées les unes aux autres ou moyen de boulons à haute résistance.Lorsque le montage eut atteint le niveau supérieur du portail inférieur, les divers tronçons de cellules furent hissés au moyen de grues grimpantes attachées à chaque colonne.Une vérification de Paplomb des pylônes complétés révéla qu'il était conforme aux spécifications dont la tolérance limite était de 1 pouce.Figure 4 — Montage d'un pylône À l’intérieur d'une colonne de chaque pylône un ascenseur a été prévu devant servir à l'inspection.Cet ascenseur se trouve situé au centre de la colonne, entre les quatre cellules qui donnent à ces dernières leur forme de croix.Ce contrat a comporté la fabrication et l'assemblage de 6 200 tonnes d'acier.Selles d’appui Au mois de novembre 1967, le gouvernement du Québec accordait un quatrième contrat pour la construction des huit selles d'appui à placer au sommet des pylônes et des massifs d'ancrage.Les quatre selles à placer au sommet des tours pèsent 50 tonnes chacune et les quatre selles à placer au sommet des massifs d'ancrage pèsent environ 26 tonnes chacune.Ce sont des pièces d’acier coulé sup- 6 —OCTOBRE 1972 L’INGÉNIEUR portant dans une gorge les câbles principaux à leur passage au sommet des pylônes et au sommet des massifs d’ancrage.Sur une moitié de la longueur des selles des ancrages le rayon de la gorge est variable pour permettre l'épanouissement des torons en éventail vers les plaques d'ancrage encastrées dans le béton.Au cours de la fabrication de ces pièces, de nombreuses vérifications de la qualité du métal furent faites au rayon X.Câbles et structure métallique Au mois de mars 1968, le gouvernement du Québec accordait un cinquième et dernier contrat pour la construction des câbles porteurs et de la structure métallique des trois travées suspendues dont le tonnage total d'acier s'élève à 18 229 tonnes.La longueur totale de la structure entre les massifs d’ancrage est égale à 3 414 pieds comprenant 2 190 pieds pour la travée principale et 612 pieds pour les travées latérales.Les disponibilités pour la circulation sont de six voies, dont trois à sens unique de part et d’autre d'un garde-roue central avec barrière de collision, le tout flanqué de deux trottoirs de quatre pieds de largeur totale comportant chacun une barrière de collision.La chaussée est constituée d'un grillage métallique de 4 Va pouces rempli de béton et recouvert d'une couche d’usure en béton bitumineux.Cet ensemble porte, directement, sur une série de poutres longitudinales en acier, reposant à environ tous les 20 pieds sur des entretoises ou fermes transversales rattachées aux deux fermes de rigidité suspendues à tous les 40 pieds aux câbles porteurs au moyen d'un groupe de quatre câbles de 2 5/| 6 pouces.Pour que l'ensemble des entretoises et fermes de rigidité oppose aux efforts du vent la résistance nécessaire à toutes oscillations de torsion, un système de contreventement inférieur et supérieur a été prévu.Une vérification de cette stabilité aérodynamique a été faite par des essais en tunnel à vent qui ont confirmé que l'arrangement adopté pour la structure donnait au pont les caractéristiques de résistance requises.Pour illustrer l'importance de ces précautions, il suffit de citer le cas dramatique du pont de Tacoma, dans l'ouest des États-Unis, rendu célèbre par la danse spectaculaire qu'il a exécutée avant sa chute en 1940.Ce n'était pas d'ail'eurs le premier pont suspendu détruit par le vent.En fait, dans l’historique des ponts suspendus des 150 dernières années, on en retrace onze autres endommagés ou détruits par le vent ou par l’application rythmique de charges.La travée centrale de 2 190 pieds du nouveau pont est à la fois la plus longue et la première au Canada dont les câbles porteurs sont à fils parallèles, ce qui signifie, qu’au lieu de recourir à un groupement d'un grand nombre de câbles tordus pour constituer le câble porteur, ce dernier ne comprend que des fils parallèles mis en place individuellement.Chaque câble porteur de 241/2 pouces de diamètre est composé de 37 torons de 340 fi’s chacun.Pour la mise en place des fils, une roue â deux gorges de quatre pieds de diamètre, portée et tirée par un câble aérien sans fin, prend deux boucles (donc quatre brins) de fil à l'ancrage nord pour les porter jusqu'au sommet du pylône nord et de là descendre de 219 pieds vers le centre de la travée principale pour remonter au sommet du pylône et de là redescendre dans le fond du massif d'ancrage sud jusqu'aux chaînes d'ancrage où on engage le fil dans un sabot permanent.À ce moment, une deuxième roue vide, tirée en sens inverse par le même câble aérien, aura alors atteint le point de chargement pour répéter le voyage de la première roue.Chaque fil est alors ajusté dans sa position propre par des observateurs placés le long du câble et commandant les treuils à distance.py • Figure 5 — Au droit d'un ancrage, support des câbles de service pour la roue servant à tisser un câble porteur.Figure 6 — Apport simultané de quatre brins de fil par la roue à câblage â deux gorges.Lorsqu'un toron de 340 fils est complété, il est lié au moyen de bandes en acier à tous les 10 pieds et ajusté dans sa position définitive.Au moment de l'achèvement des 37 torons, la section du câble, alors hexagonale, a été arrondie en le comprimant au moyen de vérins hydrauliques agissant sur son périmètre.Aux points de suspension de la structure du tablier, des colliers en acier coulé sont fixés sur le câb’e porteur pour recevoir les suspentes.Après l'érection complète du tablier, le câble est recouvert d’un enroulement de fil qui constituera une enveloppe de protection.L'INGENIEUR OCTOBRE 1972—7 Hgure 7 — Pose d’un enroulement de fil comme enveloppe protectrice d'un câble porteur.En vue de l'exécution de cette partie des travaux, l'entrepreneur a construit des passerelles de travail, de neuf pieds de largeur, sous chacun des deux câbles.Le 28 août 1968, le câble de 34 pouce de diamètre, qui devait servir à la mise en place des autres câbles et passerelles temporaires, a été tiré d'une rive à l'autre au moyen d'un remorqueur, après interruption de la navigation.Cet arrêt de navigation dura environ deux heures.C'était le premier lien établi entre les deux rives au site du futur pont.Comme complément aux passerelles de travail, l’entrepreneur a installé sur le massif d’ancrage nord les circuits de signalisation électrique et de téléphone, ainsi que l'équipement mécanique servant à fabriquer les câbles porteurs et à faire le montage de la structure des trois travées.Figure 8 — Passerelles de travail regardant vers le sud.Au voisinage de cet équipement, l'entrepreneur a érigé un atelier dans lequel le fil livré par le fournisseur, en paquets de 1 500 livres, fut enroulé sur des bobines de cinq pieds de diamètre, contenant chacune environ 150 000 pieds de fil, qui ont servi de dévidoir pour la fabrication des câbles porteurs.Pendant la fabrication et le compactage des câbles porteurs, la pose des colliers et câble de suspente, l'entrepreneur a assemblé plusieurs panneaux de fermes de rigidité avec entretoises et le montage de ces pan- neaux a commencé au centre de la travée principale et aux extrémités de rive et progressé en se rapprochant des pylônes.Les panneaux de la section centrale furent levés au-dessus de l'eau depuis une barge les transportant à l'endroit désiré.Au-dessus de la terre, le montage s'est fait au moyen de grues mobiles.higure 9 — Tronçon de structure remorqué pour être hissé en place.Après cette première phase du montage, il ne restait plus qu'à compléter le boulonnage définitif de tous les éléments de structure et à construire le tablier et les trottoirs.Généralités En volume de circulation, ce nouveau pont olïre une disponibilité pouvant permettre le passage de 100 000 véhicules par jour.Du côté nord, les voies d'accès comprennent 16 structures distinctes et composent un carrefour étagé servant à la circulation rapide et à la distribution vers le réseau local.Du côté sud, en plus des remblais et structures de raccordement avec la route transcanadienne, un pont sur la rivière Chaudière ainsi qu'une structure entre la rivière Chaudière et le massif d'ancrage du pont Pierre-Laporte, au-dessus de la route qui longe le fleuve, furent construits.Lorsque l'envergure d'un nouveau pont nous impressionne, comme c'est le cas présentement, il est compréhensible de la classer par rapport aux ponts à grande renommée dans le monde.Au cours de l’année 1973, lorsque le pont sur le Bosphore en Turquie sera terminé, le pont Pierre-Laporte occupera le quatorzième rang parmi les principaux ponts suspendus.Le plus important actuellement est le pont sur le Verrazano Narrows à New York.Le célèbre pont de Brooklyn à New York occupera le vingt-huitième rang.Dans le même ordre d’idée, on ne peut passer sous silence que si le pont Pierre-Laporte est le plus grand pont suspendu au Canada, son voisin, qu’on appelle l'ancien pont de Québec, reste le plus grand pont de type cantilever au monde.¦ 8 —OCTOBRE 1972 L'INGENIEUR CARACTFRISTIQUFS PRINCIPALES DU PONT PIFRRF LAPORTE Travées 612 — 2 190 — 612 pieds Tablier : Chaussée 2 travées d’une largeur de 38 Tirant d'air Minimum 150 pieds à marée pieds, séparées par un garde haute roue central de 4 pieds, flan- quées de 2 trottoirs de 4 C âbles principaux : A fils parallèles.pieds de largeur chacun.diamètre 24! .pouces Poids mort au pied linéaire de pont : Nombre de torons 37 Travée centrale 15 862 Ib Nombre de fils par toron 340 Travées latérales 16 168 Ib Nombre de fils par câble 12 580 Diamètre du fil (galvanisé) 0.196 pouce Poids de l'acier, travées suspendues : Tension maximale par câble 32 258 000 Ib C âbles porteurs 4 800 t Tension limite du fil 220 000 à 250 000 Ib po Colliers et suspentes 500 t Longueur totale d’un câble 3 725 pieds Fntretoises et longrines 4 448 t Longueur de fil 17 700 milles Fermes de rigidité 3 324 t Grillage métallique 2 262 t Contreventement 704 t Suspentes : Divers 1 142 t Hspacement 40 pieds 3% pouces Poids total 17 180 t Diamètre 4 câbles de 2 Vi 6 pouces Catégories d'acier : Longueur totale 61 500 pieds A-36.G40.8.A-441.A-242, Cor-Ten f âl» - ^*42 L'INGENIEUR OCTOBRE 1972 — 9 La préparation des plans et devis et la surveillance complète des travaux de construction du pont Pierre-Laporte sont I oeuvre de la société DEM ER S VA N DR Y-GRONQUI ST.une société d’ingénieurs-conseils constituée à cette lin en 1964 par la réunion des études (jeo.Demers, Lemieux & Roy, de Québec et Montréal, Vandry, Bergeron & Associés, de Québec, et Steinman, Boynton, ( ironquist & London, de New-York.10 —OCTOBRE 1972 L'INGENIEUR Un ingénieur au théâtre ROBERT GURIK Le Théâtre du Nouveau Monde, qui vient d'acquérir sa propre maison de théâtre (l’ex-Comédie-canadienne, construite en 1912).a eu recours aux services de l'ingénieur Robert Gurik.Très normal, pensez-vous ! Certainement.Robert Gurik n'a cependant pas été appelé au TNM pour résoudre des problèmes techniques, mais à cause de son savoir-faire littéraire.Après vingt et un ans d'existence, le TNM est presque devenu une institution nationale.Il est, depuis quelques années, subventionné par les gouvernements fédéral, provincial et municipal.Les moyens mis à sa disposition, unis à l’appui du public montréalais, lui permettent de jouer un rôle important dans la vie culturelle canadienne : il offre aux Montréalais les pièces du répertoire classique français ou anglais, il joue aussi les pièces actuelles du répertoire international et il participe à la naissance d'une dramaturgie québécoise.Il ne faisait pas de doute, parmi les membres du TNM.qu’il était important d'inaugurer son nouveau théâtre en jouant une pièce d'un auteur québécois.À qui échoirait cet honneur?Le TNM avait en main plusieurs manuscrits.Le choix de l’équipe s'est porté sur une pièce d'allure très contemporaine.au sujet très actuel, à la structure très équilibrée, LE PROCES DE JEAN-BAPTISTE A/., pièce de Robert Gurik.Un ingénieur dramaturge n'est pas fréquent.S'ils sont nombreux à avoir fait leur marque en littérature, les ingénieurs se sont plutôt distingués dans l’essai, parfois dans le roman, surtout dans le roman de science-fiction.Peu sont venus à la scène.Robert Gurik.après cinq ans d'études, est sorti de POLY en 1957, bachelier en sciences appliquées et doté d'un diplôme d'ingénieur professionnel — option mécanique.Pendant ses études, il a été à l'emploi de l'Hydro-Québec.il a fait de la prospection minière au Lac St-Jean, et a été à l'emploi de la Ville de Montréal.Plus tard, il est devenu ingénieur technique pour le circuit téléphonique à la Canadian National Telegraph et ingénieur technico-commercial à la Canadian Westinghouse et a Air Care Ltd.Voilà un long chemin qui ne semble pas mener au théâtre.— Écriviez-vous à ce moment ?— J'ai commencé à écrire à 31 ans.Ça m’a pris, comme ça.Dès sa première pièce, la critique a reconnu la maturité originale de son message, sa science intuitive du théâtre et son habileté technique.On lui accorde à deux reprises, en 1967 et 1969, une distinction très recherchée dans le monde du théâtre : la Médaille R.Massey pour la meilleure pièce canadienne.Depuis, il est devenu le dramaturge québécois le plus joué à l’extérieur du pays ; ses pièces ont été présentées à Venise, à Paris et en Hollande.Tous les amateurs de théâtre connaissent API 2967, LE PENDU ou H AM LET, PRINCE DU QUEBEC, et les étudiants québécois étudient tous une pièce ou l'autre de Robert Gurik.En quoi votre formation d’ingénieur influence-t-elle l'écriture de vos pièces?- Ma formation d'ingénieur m'a donné un sens de la construction.Mes pièces sont très fortement construites et ont des structures solides.(On me l'a parfois reproché.) Généralement elles sont courtes parce qu’elles sont resserrées.Une fois le problème posé, réflexe d’ingénieur, j'ai besoin d'aller vite à la solution.Mon sens du concret m'amène à éliminer ce qui n’est pas important.Mon théâtre n'est pas un chant, mais une réflexion sur la réalité : un cri stimulé par les choses concrètes.En raison de ma formation d'ingénieur, le monde extérieur a pour moi plus d’importance que le monde intérieur.Votre conception très concrète du théâtre vous amène-t-elle à voir en lui un instrument utile ?— J’ai envie de changer le monde extérieur parce que le système que l'on subit est invivable.Je pense à sa pièce LE PENDU où le personnage central Yonel prend la défense des pauvres contre les seigneurs riches : « Eux.ils ont droit à la soie, à la mer, et nous, à la misère et à la crasse.Mais on est fait comme eux, on a deux bras, deux jambes.».Et Yonel réclame : « Le soleil pour tout le monde.des ciels bleus de vertige.».— Qu’est-ce qui caractérise notre époque « invivable » ?- L’on vil dans un état de surproductivité non essentielle.Pourtant, si l'on analyse les conditions de cette surproductivité, l'on s'aperçoit que dans les entreprises le fonctionnement est dilué, archaïque, à l’encontre du but et de la motivation exprimés.Il y a des pertes de temps et des pertes d'énergie à cause du « red tape », à cause de principes stupides, à cause aussi des multiples paliers de décision.Iæs pièces de théâtre que j'écris se nourrissent de cette réalité qui est la condition de l'homme moderne.J'écris pour l’aider à se voir mieux, lui et son environnement.Prendre conscience de son état et se le représenter dans une métaphore objective, c’est là.sans doute, un début de changement ; dans le langage scénique de Robert Gurik.l'humour, le burlesque, le calembour, la sotie ne sont jamais gratuits ; toujours ils servent à rendre plus évident le message, à le renforcer.— Toutes mes pièces, dit Gurik.mettent en scène des individus face à la société commerciale, politique, industrielle.Ces individus sont insatisfaits, parce que les aspirations de la société vont à l’encontre des aspirations de l'individu.API 2967 affirme que certains de nos mots fondamentaux comme «PAIX.IDÉAL.DIEU.SYNDICALISME.AMOUR.» sont comme du sable mouvant où notre civilisation s'enlise.— Un individu n'a plus aucune satisfaction.Le travail est fragmenté.Il n’a plus aucun intérêt à son travail qui est devenu anodin : il passe huit heures par jour à faire des gestes mécaniques.11 a la nostalgie de l’artisan.Le personnage principal du PROCÈS DE JEAN-BAPTISTE A/., la plus récente pièce de Robert Gurik (« ma pièce la plus importante »), est précisément ce type de personnage qui se sent complètement déshumanisé dans une société, qu’il ne conteste pas.pourtant.Au contraire.Jean-Baptiste M.voudrait se sentir à l’aise dans cette société, il croit à toutes ses valeurs et il voudrait lui donner une part encore plus importante de lui-même.Mais la société n’a pas besoin de lui.Il tuera.Cette pièce est aussi une analyse des sources de la violence, de ses causes les plus lointaines.Parler théâtre avec Robert Gurik n’est pas un jeu frivole.Pour lui.les mots et les gestes du théâtre sont chargés d’une réalité dont on ne s’évade pas.L'apport de cet ancien polytechnicien au théâtre est important : on l'a reconnu au Québec et dans d'autres pays.Sa perception de la vie est, à la fois, très personnelle et très objective dans son théâtre qu'il définit comme « une abstraction extrêmement concrète ».Roch Carrifr Secrétaire général du TNM L INGÉNIEUR OCTOBRE 1972 — 11 Chez nous, rien ne tombe à l’eau.< La construction navale est un métier qui exige une grande précision, car un navire doit être une entité par lui-même.A 500 milles en mer, il est impossible d’appeler qui que ce soit pour effectuer des réparations.Nous ne pouvons donc compter que sur la qualité de nos propres produits.Notre longue expérience nous permet de fabriquer toute une gamme de produits à rendement sûr, des produits durables, qui sont utilisés dans des domaines autres que ceux de la navigation.Par exemple: des turbines géantes et des alternateurs pour les immenses centrales hydro-électriques canadiennes, des wagons de chemin de fer pour le Mexique et pour l’industrie minière.La haute qualité de nos produits n’est plus à prouver, qu'il s'agisse d’une grue géante ou de wagons spéciaux pour le transport de métal en fusion.Communiquez avec nous.Vous constaterez que chez nous, rien ne tombe à l’eau.Ht Marine Industrie Ltée Montréal • Sorel (514) 849-2131 i 12 —OCTOBRE 1972 L'INGÉNIEUR acier Ce plancher-type de la Place Bell Canada donne une idée de l’espace et de la beauté générale d’un édifice à charpente d'acier.PLACE BELL CANADA, plus d’espace, construction plus rapide grâce à l’acier de charpente On avait d'abord décidé de construire les 26 étages de la Place Bell Canada avec un autre matériau.On voulait aussi construire rapidement.Ces deux points n’étaient pas compatibles.Il fallait construire des planchers à grande surface (caractéristiques: 160 pieds de largeur par 280 pieds de longueur) dont la construction devait prendre plus de temps.On s'informa donc de la possibilité de construire une charpente en acier qui, découvrit-on, offrait d’autres avantages.Ainsi, pour répondre aux normes établies à cause de la possibilité de secousses telluriques, il fallait plutôt utiliser l'acier.Ensuite, lafacilité d’assembler l’acier permettait de terminer l’édifice dans les délais prévus.C’est ai nsi qu’on est arrivé à un bel édifice vaste, prêt à être habité rapidement.Si vous projetez de construire un édifice spacieux, économique et habitable rapidement, pensez d’abord à l'acier.Pour plus de renseignements sur les avantages de la construction en acier, communiquez avec le bureau le plus proche du Canadian Institute of Steel Construction.Et pour obtenir de l’acier de charpente de qualité, n’oubliez pas le nom Algoma.Place Bell Canada, Ottawa'.Bell Canada, locataire principal.Mise en valeur et construction: Olympia & York Developments Limite' Architectes: Bregman & Hamann.Ingénieurs-conseils: Farkas, Barron, Jablonsky.Fabrication et montage de l'acier: York Steel Construction Limited.THE ALGOMA STEEL CORPORATION.LIMITED INGÉNIEURS DEMANDÉS EN BREF / CARNET NÉCROLOGIE .Ingénieurs demandés — AGENCE D’ARC (M.Paul Taillebois) 170, boulevard Dorchester, bureau 410, Montréal 129, Québec.Tél.: (514) 866-8194.Ingénieur (1) pouvant faire l’analyse et le «planning» pour l'implantation d'une usine de produits (genre pharmaceutiques), projet devant être soumis au ministère de l'Industrie et du Commerce.Note : Prière de poser candidature par écrit en envoyant curriculum vitæ à M.Taillebois.___bureau de transport MÉTROPOLITAIN C.U.M.(M.Jean-Claude Labelle, ingénieur en chef — lignes et niveaux) 1701, rue du Havre, Montréal 134, Québec.Tél.: (514) 872-6910.Ingénieur civil avec 4 années ou plus d’expérience en arpentage de voirie, travaux municipaux, etc., pour préparer et diriger le travail de plusieurs équipes d'arpentage pour les relevés topographiques et pour la construction du métro.Note : Prière de communiquer avec M.Labelle pour prendre rendez-vous.— CENTRE D’ÉTUDES, DE GESTION, D'INFORMATIQUE ET DE RECHERCHES (CEGIR) (M Pierre Laferrière, M B A., conseiller) 50, Place Crémazie, Bureau 920.Montréal 351, Québec.Tél.: (514) 388-1112.On recherche un ingénieur spécialisé en production et connaissant les éléments de base aux chapitres : achats, contrôle de qualité, planification des ressources, gestion des stocks, agencement d'usine, etc.Le candidat devra posséder des idées constructives, une expérience de management, 2 ans et plus d'expérience et facilement adaptable pour diriger 200 employés.Note : Prière de faire parvenir curriculum vitæ à M.Laferrière.— PIERRE DEGUISE & ASSOCIÉS, ingénieurs-conseils (M.Jacques Bernier, ing.) 10127, boulevard St-Laurent.Montréal 357.Québec.Tél.: (514) 381-8656.Jeune ingénieur mécanicien, avec une année ou plus d’expérience en mécanique du bâtiment, pour travail dans cette discipline chez ingénieurs-conseils à Montréal.Salaire : selon expérience.Note : Prière de communiquer avec M.Bernier pour prendre rendez-vous.— J.H.DUPUIS LIMITÉE, Entrepreneurs généraux (M.F.Lareau, vice-président) 8165, rue Lafrenaie, St-Léonard.Qué.Tél.: (514) 323-4810.Ingénieur civil avec 5 à 10 années d'expérience dans l’estimation de bâtiment.Bon salaire et participation aux profits.Note : Prière de communiquer avec M.Lareau pour prendre rendez-vous.— DOMINION GLASS LTÉE (M.André Couvrette, ing.) 2376, rue Wellington.Montréal 104.Qué.Tél.: (514) 933-7331.Cette compagnie manufacturière, ayant des usines à travers le Canada, est à la recherche d'un jeune ingénieur.Cette position offre de bonnes possibilités d'avancement au niveau de l'administration.Le candidat devra pourvoir à l’entretien général : édifices, compresseurs, et à l’élaboration des dessins, etc.Travail : à Montréal.Salaire : à discuter.Note : Prière de communiquer par téléphone ou écrire à M.Couvrette.— DUPUIS, MAI.KA & ASSOCIÉS INC., conseillers en administration (M.Claude Dupuis, ing.) 1943.rue Baile.Montréal 108, Québec.Tél.: (514) 937-7797.Ce bureau cherche un ingénieur industriel avec bonne connaissance des méthodes de travail, temps élémentaires, etc., et ayant 2 à 4 années d'expérience dans petite ou moyenne entreprise, de préférence dans le domaine de la production, pour poste de conseiller en administration, poste à être rempli immédiatement.Note : Prière de téléphoner pour prendre rendez-vous.— GREAT LAKES CARBON CORPORATION (CANADA) LTD.(M.Alain Blais, administrateur du personnel) Boîte postale 50, Berthierville, Québec.Tél.: (514) 836-3705.Un ingénieur en procédés devant étudier et évaluer les phases d'opération de cette entreprise, recommander s'il y a lieu des changements dans les méthodes d'opération, supervision, etc.Très bonnes connaissances du français et de l'anglais.Salaire à discuter.— LA COMPAGNIE JUTRAS LIMITÉE (M Yvon Jutras, président exécutif) Casier postal 398, Victoriaville.Québec.Tél.: (819) 752-9748.Un ingénieur avec beaucoup d'imagination et une facilité de création pour remplir les postes suivants : a) assistant directeur du Research Marketing, planning, design et contrôle des nouveaux produits à être introduits sur le marché ; b) assistant directeur de la planification générale pour le rendement du personnel : étude des tâches, étude des responsabilités des membres du personnel, survey général sur les responsabilités pour assurer une relève, étude du rendement actuel.— CLAUDE LANTHIER, JEAN SAIA & ASSOCIÉS, ingénieurs-conseils (M.Jean Saia, ing.) 235 est, boulevard Dorchester, bureau 305.Montréal 129, Québec.Tél.: (514) 861-8227.Jeune ingénieur civil avec un bon dossier académique et de 0 à 2 années d'expérience en structures pour conception et calcul de charpentes de béton armé et/ou d’acier, dans bureau d'études à Montréal.Salaire : à discuter.Note : Prière de communiquer pour prendre rendez-vous.Tout ingénieur qui acceptera un des postes offerts dans cette liste est prié d'en avertir le Directeur du Bureau de placement des Diplômés, M.Didaee Beaulieu, ing., téléphone : 344-4764 L INGÉNIEUR M — OCTOBRE 1972 — LES FONDERIES DE SOREL LIÉE (M.J M Breton, gérant général) 1405, rue Peel.Montréal 110.Québec.Tél.: (514) 861-4561.Fonderie (300 employés), produisant des moulages en aciers antiabrasion, cherche un diplômé en génie mécanique, industriel ou métallurgique, pour participation ou supervision dans certains des services suivants : a) métallurgie : fusion, traitement thermique, soudure: b) contrôle de qualité: c) modernisation d'usine: d) programmes d’entretien industriel: e) «design» de produits : f) service technique aux clients ; g) étude des marchés.Note : Prière de communiquer avec M.Breton pour prendre rendez-vous.— LES INDt STRIES BARRIÈRE INC.(M Gilles Barrière) 1065, rue des Perrons, Quartier Auteuil.Ville de Laval.Tél.: (514) 625-2418.Ce manufacturier d’appareils domestiques de chauffage cherche un ingénieur électricien avec 4 à 5 années d’expérience en génie électrique, avec connaissance des contrôles électriques, pour travail dans ce domaine à la fabrique située à Ville de Laval.Salaire : à discuter et selon expérience du candidat.ROCRKE, BOURBONNAIS & ASSOCIÉS, Cabinet conseil en gestion des ressources humaines (M.Jean-Pierre Bourbonnais, conseiller) 1808 ouest, rue Sherbrooke, Bureau 303, Montréal 109, Québec.Tél.: (514) 937-9525.a) Par l’intermédiaire de ce bureau, un manufacturier de produits récréatifs de qualité est à la recherche d’un ingénieur qui se joindra à son groupe de développement des produits.Sous l’autorité d’un chef de service, le candidat choisi participera activement au développement des produits, à moyen et long termes.Il sera membre d’une équipe de professionnels dont les réalisations sont d’une importance majeure pour le maintien et l’amélioration de la position concurrentielle de l’entreprise au sein de l’industrie.En sus de la compétence technique du candidat, on mettra l’accent sur son habileté à innover dans un milieu pratique et dynamique.Poste situé à l’extérieur de Montréal.Traitement initial jusqu’à $18,0C() selon expérience.Note : Prière de soumettre curriculum vitæ en référant au dossier 125.b) Un ingénieur pour un poste nouvellement créé dans une manufacture de produits de consommation.Le titulaire de cette fonction relèvera du vice-président exécutif et directeur général et aura comme responsabilité principale de seconder son supérieur dans la planification des opérations de l’entreprise.11 sera appelé à collaborer étroitement avec les cadres supérieurs de la compagnie.Ce poste offrira également l’occasion d’assumer des responsabilités accrues dans l’avenir.Le candidat devra posséder une expérience en milieu indutriel et une habileté à communiquer efficacement.Poste à l’extérieur de Montréal.Traitement initial jusqu'à $17.000 selon expérience.Note : Prière de soumettre curriculum vitæ en référant au dossier 126.c) Une entreprise manufacturière qui distribue ses produits à l'échelle internationale désire s’adjoindre un cadre qui assumera la direction de son service de génie de fabrication.Sous l'autorité du directeur général, le titulaire sera responsable de la gestion des divisions de l’outillage, des méthodes de fabrication et des temps et mouvements, secondé par une équipe de gérants et techniciens qualifiés.Sa tâche s'étendra aux opérations canadiennes et américaines.Éventuellement, des responsabilités accrues seront déléguées à ce poste.Les candidats âgés d'environ 30 à 45 ans, bilingues, devront posséder une solide expérience du génie industriel dans l’industrie de la fabrication.Ce poste offre des avantages aux gestionnaires pratiques et meneurs d'hommes désireux de mettre à profit leurs connaissances dans un milieu de travail offrant une autonomie d’action.Poste à l'extérieur de Montréal.Traitement initial jusqu’à $22.000 selon qualifications.Note : Prière de soumettre curriculum vitæ en référant au dossier 127.MINISTÈRE DE L’INDI SIRIE ET 1)1 COMMERCE (PROVINCIAL) (M.Jacques Lapalme, directeur) Bureau de Normalisation du Québec, 710.Place d'Youville.Québec 4, Québec.Tél.: (418) 643-5114.Le Bureau de Normalisation veut engager quelques ingénieurs ayant 3 années ou plus d'expérience.Le travail consiste à : visiter les industries, donner conseils, faire rapports, etc.On exige bonne connaissance du français, bilinguisme non requis.Salaire suivant échelle établie.— MLW INDUSTRIES (Division de MLW - Worthington Limitée) (M.Yves R.Choquette, officier du personnel et de la sécurité) 1505, rue Dickson.Montréal 426.Québec.Tél.: (514) 255-3681.Quatre (4) ingénieurs mécaniciens ou électriciens, ayant au moins 2 années d’expérience dans un domaine connexe aux locomotives diesels-électriques.Travail dans pays étrangers tels que: Nigéria, Grèce, Portugal, etc.L'entraînement voulu sera donné aux candidats choisis, de préférence célibataires et bilingues.Salaire : à discuter.Note : Prière d'envoyer curriculum vitæ à M.Choquette.TRIPLEX ENGINEERING PRODUC TS LTD.(M Reeves) 181.Oneida Drive.Pointe-Claire, Qué.Tél.: (514) 695-9872.Cette entreprise, qui fabrique des pièces pour machines outils, est à la recherche d'un jeune ingénieur mécanicien.Le candidat devra communiquer immédiatement par téléphone avec M.Reeves.Salaire : à discuter.UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE (M.Gilles Joncas.ing .directeur service de la coordination) Sherbrooke, Québec.Dans le cadre de son programme coopératif de formation d ingénieurs (stages alternés de quatre mois en faculté et dans l’industrie), le Service de la cooordination de l'Université de Sherbrooke recherche les services d’un ingénieur bilingue ayant un minimum de 3 années d'expérience dans l’industrie.Ses fonctions seront d'organiser des stages pratiques dans les entreprises, les bureaux d’ingénieurs-conseils, chez les entrepreneurs.etc., dans les domaines du génie civil, électrique, mécanique et chimique.Le traitement du titulaire sera établi en fonction de sa formation et de son expérience.Le titulaire jouira des bénéfices sociaux accordés par l'Université à son personnel : caisse de retraite, assurances, vacances, etc.Note : Prière de poser candidature par écrit en envoyant curriculum vitæ.EN BREF ASSOCIATION CANADIENNE DES LABORATOIRES D'ESSAIS (Chapitre du Québec) Pour l'exercice 1972-1973, le conseil d’administration du Chapitre du Québec de l'Association Canadienne des Laboratoires d'Fssais est formé des membres suivants : Président : M.Liguori M.Lefebvre Poly 61 Trésorier : M André Beaudry Poly '48 Secrétaire : M.Romuald Guillemette Poly '64 Administrateur : M.Léo M.Bluteau McGill ’50 Administrateur : M.Paul M.Bilodeau Poly '48 Ex-officio •' M.Jean Chartrand Poly 55 Le nouveau conseil organise des cours de perfectionnement et recyclage pour ses techniciens et maintient un comité de pratique régissant les services de ses membres.(suite page 22) L'INGENIEUR OCTOBRE 1972 — 15 A l’occasion du centenaire de l’Ecole*** poiy la Fondation des Diplômés de Polytechnique fait campagne.$1000 000 pour accroître l’apport aux bourses poste-grade et à la subvention à la recherche appliquée.Au cours d’une visite des laboratoires de l'École, les présidents conjoints de la campagne, à gauche AA.Camille-A.Dagenais et au centre AA.Raymond Primeau, sont attentifs aux explications du président et principal, AA.J.-Bernard Lavigueur, ing.’41. AA.Roger-P.Langlois, ing.46 Directeur de l'École AA.Jacques Laurence, ing.'38 Président de la Fondation AA.Guy Robin, ing.'54 Président du comité exécutif de la campagne PRÉSIDENTS CONJOINTS DE LA CAAAPAGNE : AA.Camiile-A.Dagenais, ing.46 Président de Surveyer, Nenniger & Chênevert Inc.AA.Raymond Primeau, ing.53 Vice-président et directeur général de La Banque Provinciale du Canada Président du comité exécutif de la campagne : AA.Guy Robin, ing.54 Directeur au département du trafic Amérique du Nord Aluminium du Canada, Limitée Message conjoint de l’École Polytechnique et de la Fondation des Diplômés à tous les polytechniciens L'École Polytechnique doit prendre un nouvel essor en son 2e siècle.Il lui incombe de préparer la nouvelle génération, celle qui présidera aux destinées de la province à l'aurore des années 2000.La Fondation des Diplômés, qui a œuvré exclusivement dans le domaine des prêts aux étudiants jusqu'en 1971, a alors inauguré un régime de bourses post-grade dans le but de promouvoir les études de maîtrise et de doctorat chez nos étudiants québécois.Les besoins dans ce secteur sont de beaucoup supérieurs aux moyens dont dispose la Fondation.Par ailleurs, de nouveaux objectifs sollicitent son appui.En effet, l'évolution rapide dans les domaines de l'enseignement et de la recherche appelle des initiatives nouvelles qui ne sont pas ou qui sont insuffisamment subventionnées par l'État.Il s'agit en l'occurrence de subventions à la recherche appliquée et de la création de chaires d'enseignement pour professeurs invités.Dans la poursuite de ces objectifs, la Fondation et l’École entendent s'intéresser de façon particulière aux disciplines à caractère socio-économique, entre autres, le génie des transports, l’aménagement des territoires, le génie de l’environnement, le développement de la petite et moyenne entreprise, la technologie de la production, etc.En somme, la mission que se donnent conjointement l'École et la Fondation des Diplômés, c’est de servir la population du Québec.C’est à ces fins qu'est lancée la campagne de souscription à l'occasion du Centenaire de l’École Polytechnique, campagne dont I objectif est fixé à $1 000 000.Les conseils d'administration de l’Association des Diplômés et de la Fondation sont confiants de recueillir au moins 25 pour cent de l'objectif parmi les diplômés, le monde des affaires étant invité à souscrire $750 000.Cet objectif de $250,000 pour les diplômés doit être atteint.Avec l’appui de tous, il pourrait être largement dépassé.« La Fondation des Diplômés, c'est l’affaire de tous les polytechniciens » a INGENIEURS CIVILS Le poste : a Effectuer les inspectons d ouvrages de génie civil connexes aux aménagements hydroélectriques et/ou aux domaines s'y rattachant, tels que ponts, bâtiments, routes, fondations d appareillage, installations d adduction et de drainage d’eau et suggérer les programmes et méthodes d entretien appropriés.o Elaborer les programmes à longue échéance des travaux d entretien.o Enquêter et évaluer les nouveaux matériaux et méthodes de réfection.9 Préparer les estimations, dessins et devis pour les travaux importants d'entretien et/ou participer à la surveillance et l'acceptation des travaux de construction ou de réfection.Les exigences : 9 Détenir un diplôme d’ingénieur civil et être membre de la Corporation des Ingénieurs du Québec (C.I.Q.).• Avoir au moins cinq (5) ans d expérience dans la conception, la construction et l'entretien des oüvrages de génie civil des aménagements hydroélectriques ou dans des domaines connexes et/ou dans les structures industrielles et des travaux publics.• Parler et écrire correctement le français et connaître l'anglais.• Etre apte à obtenir un permis de conduire de I Hydro-Québec • Etre prêt à voyager occasionnellement à travers la province.Lieu de travail : • Montréal Salaire : • Selon la compétence et l expérience.À noter : • Les candidats intéressés sont priés de nous faire parvenir leur curriculum vitœ, le plus complet possible, avant le 3 novembre 1972, en mentionnant le numéro B/T-2-095 sur l’enveloppe, à l'adresse suivante : HYDRO-QUEBEC Direction Embauchage 10e étage 75 ouest, boulevard Dorchester Montréal 128, Qué.INGÉNIEURS CIVILS RÉSEAU ROUTIER BAIE-JAMES SURVEILLANT DE CONTRATS Le poste : 9 La tâche d'exécution étant confiée par voie de contrats à un entrepreneur privé et la surveillance de ce dernier assumée par un ingénieur-conseil, notre représentant aura à évaluer la programmation des travaux, juger de la qualité de l'ensemble des moyens de contrôle de l’ingénieur-conseil et devra se rapporter à un ingénieur résident posté à Matagami.Les exigences : • Le surveillant de contrats devra être diplômé en génie civil depuis quelques années.Son expérience devra être orientée vers la supervision de chantiers, préférablement la construction de routes.• Il devra, de plus, posséder une très bonne connaissance des techniques de programmation et de contrôle des travaux.• Accepter de séjourner sur les chantiers pour des périodes pouvant varier de deux (2) à quatre (4) semaines.• Etre apte à obtenir un permis de conduire de l’Hydro-Québec Lieu de travail : • Matagami, Fort Georges, Chibougamau, Rivière Rupert.Salaire : o Selon la compétence et l’expérience.A noter : « Les candidats intéressés sont priés de nous faire parvenir leur curriculum vitœ, le plus complet possible, avant le 3 novembre 1972, en mentionnant le numéro A/G-2-128 sur l’enveloppe, à l’adresse suivante : HYDRO-QUÉBEC Direction Embauchage 10e étage 75 ouest, boulevard Dorchester Montréal 128, Qué.18 —OCTOBRE 1972 L’INGENIEUR Voici la robinetterie de laboratoire la plus nouvelle depuis des années; elle est signée Emco.Emco Limited, où les idées jaillissent Nous comptons 70 ans d'expérience.Aussi, la perfection est-elle le fruit de la pratique.Pour plus de renseignements, écrivez-nous à: Box 5300, London, Canada.Imaginez notre nouvelle ligne de produits dans votre laboratoire! Chaque unité est conçue en vue d’un fonctionnement plus facile et plus efficace Notre robinet à boisseau de type “à bille ", par exemple, n’est jamais engorgé comme le robinet à boisseau rodé, modèle classique Pourquoi installer une robinetterie “vieux” style dans votre laboratoire moderne?Que vous ayez recours à la vapeur, à l’eau, au gaz, à l’oxygène ou à l'air, nous pouvons vous fournir l’appareillage le plus récent.Trois manettes de conception pratique vous sont offertes, y compris une qui ne conduit pas la chaleur.Vous pouvez les obtenir avec des boutons d’identification en couleur marqués en français ou en anglais. CARNET BERGERON, Scrgc-E., Poly 65, ingénieur chimiste à l'emploi de la maison Catelli Ltée depuis 1966 et qui occupait le poste d'ingénieur d'usine depuis 1969, \ient d’être promu au poste de Directeur des Services techniques.Dans ses nouvelles fonctions, l’ingénieur Bergeron s’occupera, avec son personnel, de l’étude et de la réalisation des projets d’investissement en machinerie et en construction pour toutes les usines canadiennes et américaines de Catelli Ltée BOl KQl E, Jacques-Yves, Poly ’70.ingénieur chimiste qui travaillait auparavant pour la Canadian Electrolytic Zinc l td., à Valley field, est maintenant surintendant de l’extrusion, à la société Cela-nese Canada 1 imitée, à St-Jean, Qué.Dl EOt K.Caston, Poly ’37, à l’emploi de la compagnie Alcan depuis 1940, vient d’être nommé vice-président de la société du Groupe Alcan qui dispense des services techniques à l’industrie de l’aluminium et de services connexes, à l’échelle internationale.Il continue, toutefois, dans ses fonctions de directeur général des alumineries de la région du Saguenay, Lac St-Jean.DAGE NA IS, Marcel, Poly ’55, qui était auparavant au bureau d’études, Lalonde, Valois, Lamarre.Valois & Associés, ingénieurs-conseils, s’occupe maintenant de projets de mécanique du bâtiment pour le compte de l'étude.Pageau, Morel.Bouthillette & Parizeau, ingénieurs-eon->ei!s.à Montréal.I)L CAEN, John, Poly ‘67, qui s'occu pait auparavant de modules préfabriqués de construction domiciliaire et autres, est maintenant à l’emploi de la Société Centrale d’Hypothèque et Logement au bureau régional, à la Place du Canada, a Montréal.Dl M \S.Claude, Poly ’66, qui était a l'emploi de Carrier Air Conditioning (Canada) Ltd.depuis 1967, est maintenant à l’emploi de York Division of Bork-Warner (Canada) Limited, au bureau de Montréal, comme représentant technico-commercial auprès des ingénieurs conseils et entrepreneurs de la région, dans le domaine de la ventilation et air conditionné.Dl PILAS, Jean-Claude, Poly ’55, qui était auparavant associé à l’étude Da-genais, Dupras.Gauthier, Gendron, Moreau, ingénieurs-conseils, à Montréal, travaille maintenant au bureau d'études Boileau.Lecompte & Associés, ingénieurs-conseils, qui ont des bureaux à Gatineau et à Hull.Qué.I DR MEK.Pierre.Poly ’57.a été nommé vice-président — gestion des filiales des Entreprises SNC Ltée.Dans ses nouvelles fonctions, M.Portier sera responsable de la direction et de l’expansion à long terme de quelque 12 des 20 filiales du groupe d’entreprises SNC.Parmi celles qui relèvent de sa compétence, mentionnons GEPAC Consultants Limited, de Vancouver : General Engineering (1970) Co.Ltd., de Toronto; Terratech Ltée.Metaltech Inspection Ltée.Soies Inc.et SNC Computation Ltée.toutes quatre de Montréal.(¦RATION, Georges, Poly ’68, diplômé en génie physique qui travaillait auparavant pour l’étude Beaudet, Dubuc & Associés Inc., est maintenant à l’emploi de la Commission de Transport de la Communauté urbaine de Montréal.Gl ERE I TE, Notmand W., Poly ’59 associé de l’étude Larocque, Samson, Guérette & Associés, -a récemment été nommé, par décret du Conseil des ministres, au poste de Commissaire de la nouvelle Commission des Transports de la Rive-sud de Montréal.En vertu de la loi constituant cette Commission, un des commissaires est nommé par le Conseil des représentants des municipalités, un autre par le Conseil des ministres et le troisième, le président-directeur général, est désigné par le Conseil des ministres, parmi les candidats suggérés par les deux autres commissaires.M VILLOT, Jean-François, Poly ’63, génie chimique, M.Sc.(Ing.) U.N.B.1971, actuellement professeur adjoint à l'Uni-versité de Moncton, travaille maintenant pour l’Agence Canadienne de Développement International comme professeur à l'Université de Rabat (Maroc).École d’ingénieur Mohammadia.Il participe ainsi à la mise sur pied du Département de génie chimique.PROVENCHER, Paul A„ Laval 64, â l'emploi de la Canadian Industries Limited, vient d'être nommé au poste de gérant des services techniques de l'unité marketing du groupe pâtes et papiers — division des produits chimiques indus triels, à Montréal.ST-MARTIN, Serge, Poly ‘65, qui était auparavant à l'emploi de la société Quebec Iron and Titanium, à Tracy, occupe maintenant le poste d'ingénieur en instrumentation à la Centrale nucléaire de Gentilly, Hydro Québec.SAVAGE, Bernard, Poly '61, qui, il y a un an environ, est revenu d’Afrique où il travaillait comme surintendant d’une mine de bauxite pour la société Halco Mining Corporation, en Guinée, est maintenant à l'emploi du ministère des Transports du Québec, secteur Voirie, à New Carlisle, comté de Bonaventure, Qué.VANASSE, Jean-Robert, Poly ’63, professeur assistant, département de Génie mécanique à l’École Polytechnique, vient d'être nommé au poste de Chef des services aux étudiants.Vous trouvez toujours à boire à Hamilton! Les diesels Ruston assurent un approvisionnement d# eau c7 constant.Advenant une panne de la source de pouvoir électrique produisant ainsi une baisse dans le réservoir d'eau; deux moteurs diesels Dorman de 910 BHP prennent automatiquement la relève des moteurs électriques et entraînent les pompes De Laval produisant chacune 13,000,000 de gallons par jour.Diesels Ruston Limitée fournit des moteurs de 10 à 8,000 BHP.La gamme des moteurs Ruston, Paxman et Dorman vous offre le choix le plus vaste au monde.Pour un équipement sûr; des pièces disponibles immédiatement et pour service technique.Appelez Ruston.SUITE 535, 3300 BOUL CAVENDISH N D G , MONTRÉAL 261, P Q TEL (514)487-7920 St John's • Halifax • Toronto • Vancouver Diesels Ruston LIMITEE Représentants MID CONTI NE NT SUPPL Y CO INC Alberta.Sask HENDERSON POWER EQUIPMENT LTD Manitoba Lakehead DIESEL DU NORD ENRG .Quebec nord 20 —OCTOBRE 1972 L'INGÉNIEUR Elephantastiquement durable! Notre nouvelle lampe au “Krypton”.Il s'agit de nos nouvelles lampes PAR et R, à base de "Krypton".Le "Krypton" est ce gaz rare qui permet à nos lampes PAR et R de 250 watts de durer jusqu'à 4000 heures, soit deux fois plus longtemps que les lampes-projecteurs PAR et R de type courant.Elles peuvent être utilisées à l'intérieur comme à l'extérieur, partout où un éclairage d'une intensité plus grande et d'une durée prolongée est requis.Et malgré leur durée prolongée, vous les payez bien moins cher que les lampes PAR à base d'halogène.Contactez votre représentant Westinghouse.Vous ferez peut-être la meilleure affaire de votre vie.mm ¦ ï'ïil*: ÊIÈkê Westinghouse Canada Limitée, Service de commercialisation (lampes), ^ 9545 Côte de Liesse, Dorval 760, P.O Veuillez m'envoyer une documentation sur les lampes PAR et R au ’’Krypton''.J'attends la visite de votre représentant.Nom Fonction Adresse d'affaires Ville Zone Prov L INGÉNIEUR OCTOBRE 1972 — 21 EN BREF (suite de la page 1 5) LE CHOIR POLYTEC'HMQI E Le Chœur Polytechnique de Montréal, sous la direction de M.Paul-André Gagné, présentera un concert en l’Auditorium de l’Université de Montréal, dimanche, le 3 décembre 1972.à 20h30.Admission — générale : $2.50 étudiants : $2.00 Note : Pour obtenir des renseignements ou réserver des billets, prière de s'adresser : • Coopérative de Poly 344-4841 • Mlle Denyse Garneau 344-4821 • Mme Lisa Gilbert 321-1510 NÉCROLOGIE BRANCHAI U, Arthur.Poly '34, est décédé le 16 juin 1972 à l'âge de 62 ans.Né à Montréal en 1910, il fit ses études secondaires scientifiques au Mont-St-Louis et ses études universitaires à l’École Polytechnique, où il obtint les diplômes de B.Sc.A.et ingénieur civil en 1934.Il débuta dans la carrière à l'emploi de la Commission des Eaux courantes.Deux ans plus tard, il passa au ministère de la Voirie où il occupa successivement plusieurs fonctions, pour être finalement ingénieur en chef en 1958.En 1968.on lui confia la direction générale de l’organisation du Vie Congrès mondial de la route.Il était retraité au moment de son décès.CARON, C lément, Poly '40, est décédé le 16 août 1972 à l'âge de 58 ans.Né à Montréal, il fit ses études secondaires au Collège commercial de Longueuil, son cours scientifique au Mont St-Louis et ses études universitaires à l’École Polytechnique, où il obtint les diplômes de B.Sc.A.et Ingénieur civil en 1940.Pendant les vacances d’été, de 1935 à 1940, il travailla pour le ministère de la Voirie provinciale comme commis, chaîneur.homme d'instrument et autres fonctions.Aussi, dès sa sortie de Polytechnique, il fut nommé assistant ingénieur résident par le ministère de la Voirie.En 1942, il faisait partie des forces armées canadiennes à titre d'officier d'aviation du « Technical Detachment du R.C.A.E.» à Montréal.Après la guerre, il retourna à la Voirie et travailla comme ingénieur régional à Joliette et Papineauville.L’Association des Diplômés apprit son décès par la voix des journaux.1)1 VAL.Éloi, Poly '13, est décédé le 22 juin 1972.Né à Batiscan, comté de Champlain, le 28 octobre 1887.il fit son cours classique au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, où il obtint le diplôme de Bachelier ès Arts en 1909.Il poursuivit ses études universitaires à l'École Polytechnique, où il obtint les diplômes de B.Sc.A et ingénieur civil en 1913.après quoi il fit sa cléricature d'arpenteur géomètre au bureau de l’ingénieur John Bourgeois, à Trois-Rivières.De 1915 à 1917, pendant la première guerre mondiale, il travailla à la fabrication d’obus et autres fournitures de guerre à la Dominion Bridge, à Lachine.En 1917, il entra à l'emploi de la Commission des Eaux courantes de Québec, organisme pour lequel il travailla jusqu’à ce que cette Commission soit remplacée par le Département des Ressources Hydrauliques, dont le bureau était à Montréal.Quand il prit sa retraite, il retourna vivre à Batiscan, son village natal, où il habitait au moment de son décès.CARDINAL, Philippe A„ Poly '55, est décédé à Montréal, le 3 octobre 1972, à la suite d'une courte maladie, à l'âge de 42 ans.Né à Montréal, il fit ses études universitaires à l'École Polytechnique où il obtint les diplômes de B.Sc.A.et Ingénieur spécialisé en mécanique-électricité.Au cours de sa carrière.M.Cardinal contribua à la construction de la Place Ville-Marie, de la Place Victoria, de la Place Bonaveoture et du Palais de Justice de Montréal.Au moment de son décès, il occupait le poste de directeur des études du complexe immobilier Place Desjardins Inc.HESkETH.Boris A., ing„ Paris ”27, membre adhérent de l'Association des Diplômés de Polytechnique, est décédé à Montréal, le 30 septembre 1972.Arrivé au Canada en 1947.M.Hesketh a été successivement : — Ingénieur à la Division technique de la Ville de Montréal Directeur-gérant et ingénieur en chef de Hesmont Concrete Ltd.Professeur titulaire au département de génie civil de l’École Polytechnique de Montréal.Spécialisé dans l'enseignement du béton armé et du béton précontraint, M.Hesketh a beaucoup contribué à renforcer cette discipline dans laquelle il a effectué de nombreuses recherches qui ont fait l’objet d'importantes communications tant au Canada qu'à l’étranger.Sa vaste expérience dans tous les domaines concernant la construction a été d'un réel profit pour tous ceux qui ont eu l'occasion de travailler à ses côtés.Chef de la délégation canadienne permanente au Comité Européen du Béton et de 1’Association Internationale de la Précontrainte.M.Hesketh a régulièrement représenté notre pays.L’Institut Canadien des Ingénieurs, en reconnaissance des services multiples rendus à la profession, lui avait décerné, en 1970, le titre de « Fellow ».LANCTOT, Guy, Poly '32, est décédé, à Montréal, le 25 août 1972 à l'âge de 64 ans.Né à Montréal, il fit ses études secondaires au Collège Bourget de Rigaud, où il reçut le diplôme de Bachelier ès Arts en 1926.Il fit ses études universitaires à l'École Polytechnique où il obtint les diplômes de B.Sc.A.et Ingénieur chimiste en 1932.Il s'occupa d'abord de construction de routes, puis s'orienta vers l'industrie.Au début, il travailla comme chimiste dans une fabrique de savon, puis s'engagea à titre de surintendant à la biscuiterie et confiserie Viau Ltée, société dont il devint gérant général et gérant des ventes en 1940 et vice-président quelques années plus tard, consacrant ainsi la presque totalité de sa carrière professionnelle à cette entreprise industrielle.POMERLEAU, Victor, Poly '64, est décédé à l'hôpital Maisonneuve, à Montréal, le 28 juin 1972, à l’âge de 33 ans.Né à St-Séverin, comté de Beauce, M.Pomerleau fit ses études universitaires à l’École Polytechnique où il obtint les diplômes de B.Sc.A.et ingénieur électricien en 1964.Il fit ses débuts dans la profession à l’emploi de la société Bédard, Girard Ltée.spécialistes en installations électriques, en systèmes de transmission, distribution, signalisation, communications et autres.Il travaillait encore pour cette firme au moment de son décès.ROY, H.-Georges, Poly '44, est décédé à St-Jérôme, le 6 juin 1972, à l’âge de 52 ans.Né à Montréal, il fit ses études secondaires à l’École supérieure St-Stanislas et ses études universitaires à l’École Polytechnique.où il obtint les diplômes de B.Sc.A.et ingénieur chimiste en 1944.Il débuta dans la profession à l'emploi de la Commonwealth Plywood Co.Ltd., à Ste-Thérèse.où il s’occupa de travaux de recherche sur les résines et les colles synthétiques utilisées dans la fabrication des feuilles de bois contreplaquées, ainsi que sur l'utilisation des débris de bois (copeaux, etc.).Il prit sa retraite en 1964 pour cause de maladie et il était hospitalisé au moment de son décès.22 —OCTOBRE 1972 L'INGENIEUR Les pompes à large débit Pleuger— La solution Flygt aux gros travaux de pompage L’une des quatre pompes submersibles électriques Pleuger à la centrale génératrice de Nanticoke (Ontario Hydro).Installation spéciale à un endroit où on ne peut utiliser un moteur submersible.Le moteur est placé dans un puits sec.Modèle typique d'un poste de pompage submersible A I'intérieur de la chambre de pompage, la soupape est placée directement derrière la pompe, ce qui en facilite l'accès.Les pompes à large débit Pleuger sont spécialemenf destinées aux postes de pompage où l’on doit refouler de grandes quantités d'eau à basse élévation.On les utilise actuellement pour régulariser le niveau d’eau dans les rivières et les canaux, pour pomper les eaux déversées par les orages, pour assécher les marais et pour irriguer les terres arables.Un autre de ses usages, de plus en plus important, est l’alimentation de l’eau de refroidissement dans les centrales génératrices thermiques.Toutes les pompes à large débit Pleuger sont des appareils à écoule- ment axial qui fonctionnent en immersion complète.Le moteur électrique et la pompe des postes de pompage submersibles sont construits en un seul bloc.Les coussinets de paliers de la pompe à lubrification hydraulique sont conçus pour assurer le fonctionnement permanent du moteur, sans entretien ni lubrification.Leur capacité peut atteindre 300,000 gal.am./min., avec moteurs allant jusqu’à 2,000 cv.Pour les installations spéciales où l’on ne peut se servir de moteurs submersibles ordinaires, on peut monter les pompes à large débit Pleuger à l’horizontale, et installer un moteur électrique standard dans un puits sec.Flygt Canada Limited est le distributeur exclusif des pompes à large débit Pleuger au Canada.On obtiendra plus de renseignements en s’adressant à: FLTOT^> FLYGT CANADA LIMITED Siège social 12055, Côte de Liesse, Dorval 760, Qué.Succursales Vancouver et Kelowna C -B : Calgary et Edmonton.Alberta; Québec et Sept-tles, Québec; Moncton, N -B ; Saint-Jean.T.-N L'INGENIEUR OCTOBRE 1972 — 23 détruire le système actuel?C'EST À Y PENSER Avant-propos Nous avons assisté depuis plusieurs mois au Québec à la diffusion, par les diverses centrales syndicales et par les moyens les plus divers, d'un certain nombre d'idées qui n'ont rien de commun avec nos schèmes de pensées traditionnels.Tout ou à peu près a été remis en question, mais surtout notre régime économique de libre entreprise que l'on tient souvent responsable au premier chef de tout ce qui ne va pas dans notre société.Le patronat québécois ne peut rester indifférent devant ces divers courants de pensée, d'autant plus qu'il est souvent au centre des mises en accusation, justifiées ou non, qui fusent de toutes parts.Aussi, à l'instar d'autres groupes sociaux, croit-il de son devoir de participer au débat qui se fait depuis trop longtemps sans lui.D une part, il entend opposer à certaines conceptions mises actuellement de l'avant et susceptibles de bouleverser profondément les destinées de notre société québécoise.certaines réalités évidentes pour ceux qui, au jour le jour, continuent de vouloir bâtir chez nous un Québec fort, dynamique, prospère.Il entend identifier d'autre part certains objectifs que devrait se donner le patronat dans la solution des problèmes réels de notre société, problèmes qu'il n'entend nullement ignorer.Introduction Toute critique ou autocritique du régime exige cependant, dès le départ, le rappel de certaines évidences.Ainsi, au plan économique, il n'est pas inutile de rappeler que le standard de vie des Québécois a été multiplié par neuf depuis 1850.En 1967, le Québec se situait, avec le Canada, au quatrième rang de tous les pays du monde pour le standard de vie moyen de sa population.Et ce standard de vie.cette richesse collective, personne ne peut accuser la population québécoise de les avoir dérobés a quiconque.Seul son mode d’organisation de la vie économique les lui a procurés et l'assure de pouvoir doubler son standard de vie actuel au cours des vingt-cinq prochaines années.Mais il y a plus.Outre qu'elle soit un incomparable engin de progrès matériel, l'économie d'entreprise privée démontre qu elle peut véritablement assurer la sauvegarde des valeurs humaines, dont la liberté personnelle si chère à tous.Dans un tel régime, le nôtre, cette liberté individuelle s’exprime de mille et une façons : liberté de choisir sa forme d'activité économique, de s'y épanouir, d'y exceller ; liberté de décider de ses propres besoins ; liberté de choisir ses études.son milieu de travail, etc.Une liberté qui n'est pas illimitée cependant et qui a pour frontière la solidarité des citoyens.Mais justement, n'est-ce pas en réussissant à mobiliser les puissants dynamismes de la liberté personnelle et de la solidarité sociale que le régime d’entreprise privée a pu atteindre les résultats remarquables qui sont à l’actif de la société québécoise ?Première partie I/entreprise privée : agent de progrès économique Toute augmentation du niveau de vie de l'ensemble de la société n'est possible que s'il y a progrès économique.Mais le progrès économique ne se réalise pas seul.11 y a progrès économique parce que quelqu'un, quelque part, a décidé de faire plus, de faire mieux.Or, qui pourrait dire que ce n'est pas grâce à une multitude d'entrepreneurs, d'ici ou d'ailleurs, secondés dans leurs efforts par les travailleurs de leurs entreprises, que notre économie a pu connaître cette croissance qui nous situe au quatrième rang des pays possédant le plus haut niveau de vie au monde ?L'entreprise privée, l'histoire est là pour le démontrer, a été depuis toujours l'agent dynamique d'une expansion accélérée de la production des biens et services, tout en entraînant dans son sillage quantité d'autres effets bénéfiques, qu'il s'agisse de l'augmentation du degré de scolarisation, de l'amélioration des services de santé, de l’accès aux loisirs, etc.Et ce régime ne profite pas qu'à un groupe ou qu’à une classe privilégiée de citoyens, comme on l'affirme trop souvent.Le régime d'entreprise privée a été en effet, au Québec, depuis cent ans.un incomparable agent de diffusion de la propriété des moyens de production, comme le démontre facilement la répartition des titres de propriété ou de valeurs mobilières, ou encore la répartition des avoirs de nos diverses institutions financières.Il en est ainsi d’ailleurs de la propriété même des biens de consommation, biens avec lesquels est généralement associé un standard de vie élevé.Encore là, l'analyse de la propriété des biens de consommation des foyers du Québec ou encore l’analyse de l'évolution de l'allocation des revenus personnels indiquent bien combien est poussée cette diffusion, créant ainsi autant de conditions favorables à la libération de l'individu et à sa réalisation personnelle par des activités de son choix.Sans oublier encore le fait que.contrairement à beaucoup d'autres pays, ces biens sont véritablement disponibles chez nous et que la somme de travail requise pour se les procurer n’en fait pas automatiquement des objets de luxe ! Bien sûr, ce mode de vie, comme produit du progrès économique réalisé par l'entreprise privée, ne l'a pas été sans qu'intervienne une notion malheureusement très mal comprise, celle du profit.Et pourtant, le profit est un élément essentiel du progrès économique auquel d’ailleurs les démocraties populaires, après en avoir longtemps rejeté la notion même, attachent aujourd’hui une importance de plus en plus grande.Le profit n'est-il pas un agent motivateur par excellence, un outil essentiel à la poursuite de l’innovation, la sanction d'une réussite dont tous les membres de la société par ailleurs seront les premiers à bénéficier ?24 —OCTOBRE 1972 L INGENIEUR Malgré ces évidences, le profil continue cependant d'être dénoncé.Tout comme on s’acharne à dénoncer le capitalisme d’entreprise privée, ht pourquoi ?Parce qu’on le comprend mal et que l’on continue à se le représenter comme il existait à la fin du siècle dernier ! Mais, est-il toujours possible de parler d’un régime pur d'entreprise privée, si l’on tient compte du rôle de l’Ktat.tant au plan de la vie économique d’ensemble que dans le fonctionnement quotidien des entreprises ?Ne serait-il pas dans l’ordre de parler aujourd'hui d’un régime d’entreprise mixte plutôt que d’un régime d’entreprise privée ?Deuxième partie La contestation du regime Bien qu'il soit l'une des plus grandes réalisations des sociétés ooccidentales, le régime d'entreprise privée n’en demeure pas moins une création humaine, avec ses failles, ses imperfections.Toute médaille a d'ailleurs son revers et il en est de même du progrès économique.Rares sont ceux d'ailleurs qui.en milieu patronal, ne sont pas d’accord, sur ta nécessité de bâtir des programmes propres à pallier les divers problèmes suscités par le progrès économique.Parler de programmes, cependant, demeure une chose.Diagnostiquer, formuler et implanter ces programmes nouveaux qui peuvent être appropriés est une toute autre chose.Aussi, peut-il sembler préférable, en première étape de s’attarder à identifier certains objectifs précis que doit se donner le milieu de l’entreprise, objectifs à réaliser le plus tôt possible.Quatre objectifs principaux doivent rallier le patronat québécois : le développement économique, les questions de l'environnement, la concertation et la langue de travail.— L'objectif premier du patronat doit être sûrement de participer, par tous les moyens mis à sa disposition, au développement économique, clé de voûte d'un mieux-être social, culturel et politique.— Parallèlement au développement économique, la protection de l'environnement doit demeurer un objectif constant des milieux de l'entreprise.— Le patronat québécois doit s’engager pleinement dans la concertation avec le syndicalisme et l’État, en autant bien sûr que ceux-ci désirent cette concertation, la rendent possible, ou encore s’y engagent pleinement et soient prêts à mettre en commun toutes les ressources intellectuelles, non pas pour casser le régime, mais pour l'améliorer.— Le patronat québécois, reconnaissant déjà qu'il est légitime que dans un Québec francophone à plus de 80% le français soit reconnu langue courante de travail, se doit de mettre en œuvre tous les programmes nécessaires afin de procéder à une implantation concrète du français.langue courante de travail.Bien sûr, ces objectifs ne sont pas exhaustifs.Le patronat le reconnaît bien d’ailleurs et il demeure ouvert à la recherche de toutes solutions acceptables vis-à-vis les problèmes qui découlent du progrès : « L'entreprise privée, se doit-il d'affirmer, n’existe pas et ne doit pas exister pour elle-même.File est d'abord et avant tout au service de la collectivité ».Conclusion Notre mode de vie.au Québec d’aujourd'hui, est des plus enviables.Ce mode de vie.produit de l’entreprise privée et du progrès économique, s'accompagne, bien sûr.de certains inconvénients.Ce sont ces inconvénients qui doivent retenir notre attention.Mais est-il nécessaire pour les circonscrire, pour les solutionner.de vouloir « casser le régime » lui-même, afin de le remplacer par un régime de démocratie populaire ?Quand on pense au mur de Berlin dressé pour contenir l'exode massif de la population de l'Allemagne de l’Est, « C'EST À Y PENSER ».Le Conseil du Patronat du Québec j FUSIBLES « HRC » DE 600 à 2700 MVA 12 - 24 - 36kV 2.5 à 150 AMP.Simple ou jumelé Ouvre le circuit sur faute en 0.001 seconde Cartouches regénérables Indicateurs de fusion, qui peut également ouvrir automatiquement notre sectionneur de charge « STOPARC ».m monTEL Siège social et usine INC.Succursale : C.P 130 MONTMAGNY.QUE TÉL.: 1418) 248-0235 Edifice Fides 235 est, Dorchester MONTRÉAL 129, QUE TÉL.: (514) 861-7445 * % ; :^
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