L'ingénieur, 1 avril 1974, Avril
Affranchissement en numéraire au tarit de la tro sieme classe Permis No H • 23 Port de retour garanti : C.P.6079, Suce.A, Montréal, Québec, H3C 3A7 AVRIL 1974 No 299 60* annee "liés durables et faciles dentretien les vannes à étrier Jenkins De construction robuste, très résistantes à la déformation ces vannes sont exceptionnellement simples à démonter et à entretenir.Sur la photo: Fig.42, monture bronze avec vis intérieure Également disponibles avec vis ^ et bride extérieures.Joints à vis et à brides.Les deux types sont à monture bronze pour la vapeur, les huiles, l'eau et les gaz Modèles tout-fer pour les liquides corrosifs.Jenkins Bros.Limited, Lachine, Qué.Leurs caractéristiques le prouvent Le coin solide de fermeture est en bronze massif; il est réversible et flotte librement.Sa conception lui confère une très haute résistance à la pression.Chapeau extra-robuste monobloc, en fonie grise de grande résistance.Il se démonte avec facilité et rapidité pour le nettoyage et l'entretien Des rainures verticales autour de la bague assurent l'écoulement complet du liquide.Tige en bronze à haute résistance L'engagement complet du pas de vis et la bague de protection du chapeau accroissent la durabilité de la tige et des filets de la bague.En position ouverte, le bourrelet du collier appuie sur l'intérieur du chapeau, ce qui permet de remplacer les garnitures sans fermer la vanne Bague remplaçable Si le pas de vis de la tige s'use, il est facile d'effectuer un remplacement sans changer tout le chapeau JENKINS Le spécialiste en valves ADMINISTRATION ET REDACTION a/s École Polytechnique Case postale 6079 — Succursale « A Montréal, Québec.H3C 3A7 Tél.: (514) 344-4764 COMITÉ ADMINISTRATIF René DUFOUR, ing.président Claude BRULOTTE.ing.André A.LOISELLE, ing Michel ROBERT, ing.Michèle THIBODEAU-DEGUIRE.ing Y van HARDY, ing.AVRIL 1974 No 299 60e année les argiles sensibles SECRETAIRE ADMINISTRA 11\ E Yolande GINGRAS RÉDACTRICE ARTICLES 4 LES PROBLÈMES DE STABILITÉ DANS LES DÉPÔTS ARGILEUX DU QUÉBEC Madeleine G.LAMBERT COMITÉ CONSULTATIF DE RÉDACTION Jacques DE BROUX, ing.directeur Thomas AQUIN, ing.René AUDY, ing.André BAZERGUI, ing.Bernard BÉLAND, ing.Jean CHARTRAND, ing.Marcel FRENETTE.ing.J.Guibert LORTIE, ing.Robert MORISSETTE, ing.Thomas J.PAVLASEK.ing.Robert G.TESSIER, ing.PUBLICITÉ JEAN SÉGUIN & ASSOCIÉS INC.Courtiers en publicité 3578, rue Masson, Montréal, Québec H1X 1S2 Téléphone : 729-4387 par Pierre La Rochelle, ing., Ph.D.F.A.Tavenas, Dr ing.Marius Roy, ing., D.Sc.Les problèmes de stabilité dans les argiles sensibles du Québec offrent un défi important pour les géotechniciens québécois.Grâce aux travaux de recherches exécutés depuis quelques années dans nos universités et autres organismes, des améliorations majeures dans les techniques et les méthodes d’analyses ont été suggérées.Cet article présente de façon succincte les résultats de ces recherches.16 CONSOLIDATION DES ARGILES par André A.Loiselle, ing., M.Sc.Les difficultés d’analyse de la consolidation d’un massif d’argile sensible proviennent d’une structure instable, de méthodes d essais mal adaptées et de méthodes de calcul plus ou moins compatibles avec les problèmes analysés.RUBRIQUES EDITEURS : 24 COMMUNIQUÉS : L'Association des Diplômés de Polytechnique, en collaboration avec l’École Polytechnique de Montréal, la Faculté des Sciences de l’Université Laval et la Faculté des Sciences appliquées de l’Université de Sherbrooke.Publication mensuelle.— Imprimeur : l es Presses Elite.Canada métrique Nouvelle association provinciale d’ingénieurs-conseils 25 LE MOIS : ABONNEMENTS : Canada $10 / par année Pays étrangers $12 / par année Vente à l’unité $2 Chroniques mensuelles 30 RÉPERTOIRE DES ANNONCEURS DROITS D’AUTEURS: les auteurs des articles publiés dans L’INGÉNIEUR conservent l’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.Reproduction permise, avec mention de source ; on voudra bien cependant faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication dans laquelle paraîtront ces articles.— L’Engineering Index et le Chemical Abstracts signalent les articles publiés dans L’INGÉNIEUR.Tirage certifié : membre de la Canadian Circulation Audit Bureau ccab NDLR Nous prions tous ceux qui désirent collaborer à la revue de s’adresser à la rédaction pour connaître les normes de publication.PHOTO COUVERTURE Photographie de la structure d’une argile sensible, prise sur une cassure parallèle à la stratification (65% à 0.002 mm; X800).(Gracieuseté de M.Marc-Antoine Laforte, École Polytechnique) L’INGÉNIEUR AVRIL 1974 — 1 Dans les climatiseurs multizones, les régulateurs gaspillent Le but des climatiseurs inultizones est d’assurer simultanément le chauffage et le refroidissement de plusieurs zones individuelles.C’est là leur avantage.Leur façon de fonctionner, cependant, n’est pas toujours aussi avantageuse, lorsqu’il s’agit de climatiseurs inultizones à régulateurs.Ces climatiseurs n’ont qu’un seul bloc de chauffage et un seul bloc de refroidissement.Pour fournir le degré de température, ils doivent donc mélanger l’air refroidi avec l’air réchauffé, pour chaque zone à climatiser.Songez à ce qui se passe si une zone n’a besoin ni de chauffage ni de refroidissement : les climatiseurs à régulateurs doivent réchauffer une niasse d’air et en refroidir une autre afin de neutraliser leur effet, et c’est là une perte d’énergie.De plus, ces climatiseurs utilisent des régulateurs-mélangeurs qui sont difficiles à régler et nécessitent un entretien suivi.P En fin de compte, les climatiseurs inultizones à régulateurs marquent le début de vos comptes.Voyez maintenant les climatiseurs multizones Carrier.Ils n’ont fias de régulateurs.Pour chaque zone, des serpentins individuels fournissent exactement le chauffage ou le refroidissement requis, selon les besoins.Il ne l’énergie se fait aucun mélange d’air.Le chauffage d’une zone n’influence en rien les zones adjacentes.Il n’y a donc pas de perte d’énergie.Nos appareils ont même 3 éléments de chauffage à étages multiples pour chaque zone, afin d’assurer un chauffage graduel qui épargne davantage encore d’énergie.En outre, tous les réglages, l’entretien et les problèmes propres aux régulateurs sont évidemment éliminés.Vos clients obtiennent tout le confort qu'ils désirent sans voir leurs dépenses monter en flèche à cause d’efforts inutiles de chauffage ou de refroidissement ou à la suite de défectuosités des régulateurs.Les climatiseurs inultizones Carrier existent en capacités de 15, 20, 25 et 50 tonnes.Ils fonctionnent au gaz et à l’électricité ou à l’électricité seulement et sont tous montés sur mesure.Il vous suffit de communiquer avec le représentant Carrier, votre expert en matière d’efficacité.Carrier Air Conditioning (Canada) Ltd., 8100 Dixie Hoad, Bramalea, Ontario.2— AVRIL 1974 L’INGÉNIEUR Les climatiseurs multizones Carrier li en ont donc Visitez nous au stand n° 3 du CLX.Les spécialistes de la climatisation Carrier Air Conditioning (Canada) Ltd L'INGÉNIEUR AVRIL 1974 LES PROBLÈMES DE STABILITÉ DANS LES DÉPÔTS ARGILEUX DU QUÉBEC par Pierre La Rochelle, ing., Ph.D.F.A.Tavenas, Dr ing.Marius Roy, ing., D.Sc.Notices biographiques : M.Pierre La Rochelle, ing., diplômé en génie civil de l’Université Laval, a obtenu une maîtrise de la même institution et un doctorat à l'Université de Londres.Il enseigne à l'Université Laval depuis I960 et y est présentement professeur titulaire.M.F.A.Tavenas, ing., diplômé de l’Institut National des Sciences Appliquées de Lyon, a obtenu un doctorat à l’Université de Grenoble.Il enseigne à l’Université Laval depuis 1970 et y est présentement professeur agrégé.M.Marius Roy, ing., diplômé en génie civil de l’Université Laval, a obtenu un doctorat de la même institution en 1970.Il enseigne à l'Université Laval depuis 1970 et y est présentement professeur agrégé.Introduction Les dépôts argileux qui recouvrent les basses terres du Saint-Laurent et de l’Outaouais de même que les régions du Saguenay et du Lac Saint-Jean présentent un certain défi à l’ingénieur qui est chargé d’évaluer la stabilité des talus naturels ou des ouvrages projetés sur ces dépôts.Sans doute, les glissements de terrain et les coulées d’argile sont les phénomènes les plus notoires qui ont fréquemment contribué à faire réaliser à la population les inconvénients de la présence de cette argile dans notre sous-sol ; cependant, pour l’ingénieur qui est appelé à construire des ouvrages dans ces régions, il devient évident que les implications économiques de la présence des dépôts argileux ne se limitent pas aux phénomènes d’instabilité des talus naturels.En effet, les dépôts argileux du Québec forment de longs corridors qui sont parcourus par les principaux axes routiers et où l’on retrouve la plus forte densité de population.L’ingénieur y est donc appelé à étudier non seulement les talus naturels, mais également les fondations d’ouvrages routiers, de bâtiments résidentiels, commerciaux et industriels, et ceci tant du point de vue de la stabilité que de la prévision des tassements.Par suite des caractéristiques structurales et mécaniques très complexes de nos argiles Champlain, de nombreuses questions se sont posées quant aux paramètres à utiliser dans les analyses et quant aux techniques adéquates pour déterminer ces paramètres.Au cours des dernières années, de nombreux travaux de recherche ont été réalisés pour tenter d’apporter des réponses à ces questions.Comme résultat, l’on peut constater que certains problèmes ont été élucidés alors que d'autres demeurent obscurs.Tout compte fait, le bilan de ces travaux de recherche demeure positif en ce que des recommandations précises peuvent être formulées sur des techniques d’étude et d’analyse à utiliser dans certains cas et que, pour d’autres cas, des hypothèses de travail ont pu être suggérées.Le but du présent article est de faire la synthèse des derniers développements technologiques dans le domaine de la stabilité dans les argiles sensibles.Il y est question des problèmes de l’échantillonnage, des mesures in situ et de la détermination des paramètres pour l’analyse des problèmes de stabilité des talus naturels et des fondations flexibles, plus particulièrement des fondations des remblais routiers ou digues.Caractéristiques de Fargile L’historique géologique et les caractéristiques structurales de l’argile Champlain ont été traités par de nombreux auteurs (Yong et Warkentin 1966) et ont été résumés pour les lecteurs de la revue l’Ingénieur par La Rochelle (1972).Qu’il soit suffisant de rappeler que l’argile Champlain est caractérisée par une structure argileuse très aérée dont l’indice des vides est élevé.En général, sa teneur en eau se situe au dessus de la limite liquide de sorte que sa sensibilité au remaniement peut être très grande et même infinie dans certains cas, ce qui explique la propension de cette argile à la liquéfaction qui se traduit par des coulées d’argiles, phénomènes qui peuvent être tout aussi dramatiques que spectaculaires.De plus, à l’encontre des argiles sensibles norvégiennes, les argiles Champlain sont pourvues de liens entre les particules qui sont attribués à la présence d’oxydes de fer et de carbo- 4 — AVRIL 1974 L'INGÉNIEUR nates ; ces liens, dits « liens de cimentation », sont considérés comme responsables en bonne part de la « pseudo-préconsolidation » observée dans ces dépôts et contribuent également à augmenter la rigidité et la fragilité de la structure argileuse (Loiselle et al 1971).Or, il a été observé qu’une distorsion, même très faible, produite durant la manipulation de l’argile, tel l'échantillonnage, était de nature à briser en tout ou en partie les liens de cimentation.Il devient donc très difficile d’obtenir une mesure représentative des propriétés de ces argiles en nature à la suite de prélèvements d’échantillons ou même au moyen de méthodes de mesures in situ.Échantillonnage Lors de l’étude d'un site argileux, il est en général essentiel de prélever des échantillons à différentes profondeurs dans le profil non seulement pour identifier et classifier le sol, mais également pour déterminer certaines autres propriétés telles la sensibilité au remaniement, les caractéristiques de compressibilité, la résistance au cisaillement non drainé ou les paramètres effectifs selon les exigences du problème.Il est admis depuis longtemps que l’opération échantillonnage peut affecter appréciablement certaines propriétés des sols même lorsqu’ils ont une faible sensibilité au remaniement.Dans le cas des argiles sensibles, il était à prévoir que l'effet de remaniement serait encore plus important ; en conséquence, pour tenter de minimiser le remaniement durant l’échantillonnage de ces sols, des techniques plus élaborées ont été mises au point en Scandinavie.Ces techniques sont basées sur le principe de tubes échantillonneurs à paroi mince et munis d’un piston stationnaire.À la suite d’une étude spéciale réalisée par le docteur Guy Lefebvre, dans le laboratoire de géotechnique de l’Université Laval au moyen d’un octroi du ministère des Transports du Québec, il a été démontré que, même si ces échantillonneurs Scandinaves ont été spécialement conçus pour les argiles sensibles, ils produisent des remaniements importants dans nos argiles Champlain.Les conclusions ont été obtenues en partant d'une comparaison entre des essais faits sur des spécimens taillés à même des blocs d’argile prélevés au fond de tranchées et des essais faits sur des échantillons prélevés au moyen d'un échantillonneur à paroi mince et piston stationnaire de 214 " de diamètre et de type norvégien.L'effet de remaniement est loin d’être négligeable puisque les résultats d’essais en compression simple sur les spécimens provenant des tubes échantillonneurs ont donné des résistances égales à la moitié des valeurs obtenues sur les blocs ; de plus, il a été observé que le remaniement avait un effet tout aussi important sur les caractéristiques de compressibilité et sur les paramètres effectifs des argiles cimentées.Il semble que l'effet de remaniement puisse être expliqué par la destruction partielle des liens de cimentation considérés comme responsables en bonne part de la rigidité de l'argile.Les résultats de cette étude ont été donnés par La Rochelle et Lefebvre (1971 a) et résumés pour les lecteurs de la revue l’Ingénieur par La Rochelle (1972).Du point de vue pratique, cette étude a permis de définir les différents facteurs qui contribuent au rema- niement de l'argile durant l'échantillonnage et de suggérer certaines améliorations aux échantillonneurs courants.Pour obtenir des échantillons de bonne qualité, les points suivants méritent d'être soulignés : • Le diamètre minimal de l'échantillonneur doit être de 3 po si l’on projette de faire des essais sur des spécimens taillés à 1.5 po de diamètre.• Il y a avantage à éliminer le dégagement intérieur du tube, réduisant ainsi le rapport des surfaces Au (fig.la) qui est un facteur important pour assurer la qualité d'un échantillonneur.La comparaison des figures lb et le permet de réaliser que l’élimination du dégagement intérieur est de nature à réduire la distorsion de l'échantillon lors du prélèvement.Cependant, il est nécessaire de s’assurer dans ce cas que les tubes sont parfaitement cylindriques sur toute leur longueur ; advenant un défaut de cylin-dricité des tubes, il est préférable de conserver un léger dégagement intérieur.• Le couteau du tube doit être effilé au maximum tel qu’illustré sur la figure le.Par ailleurs, dans les argiles raides, un effilage trop prononcé aura tendance à produire un écrasement du tube en travers de la section cylindrique de sorte que, dans ce cas, l’angle d’effilage du couteau doit être augmenté.La géométrie ilustrée dans la figure le est en général satisfaisante pour les argiles des basses terres du Saint-Laurent.• En dépit de ces précautions, il a été établi (La Rochelle 1973) que la qualité du spécimen varie considérablement d'après sa position à l’intérieur du tube échantillonneur.Ainsi, si un échantillon provenant d'un tube de 32 po est découpé en huit (8) spécimens de 4 po de longueur, les spécimens n° 4, 5 et 6 (fig.2) situés vers le centre du tube sont les seuls qui ont en général une qualité acceptable ; les spécimens aux extrémités (n° 1, 2 et 8) sont toujours remaniés appréciablement, alors que les spécimens n° 3 et 7 sont parfois de qualité acceptable.Le remaniement des extrémités de l’échantillon résulte de la distorsion produite par le fon- (*— o*—4 E chonHionne jr sons dégagement intérieur Rapport de dégagement c = Figure 1 — Géométrie des tubes échantillonneurs.L'INGÉNIEUR AVRIL 1974 — 5 çage du piston ou du relâchement des pressions et de l’introduction d’une succion durant le prélèvement.Ainsi, les essais les plus significatifs devraient être faits sur les spécimens n° 4, 5 et 6 (fig.2).\7 1 / \ REMANIE \ / 2 / \ REMANIE 3 RAREMENT BON 4 BON S BON 6 BON 7 SOUVENT BON \ / 8 / \ REMANIE Figure 2 — Variabilité de la qualité des spécimens à l’intérieur d'un tube échantillonneur.Il est évident que la qualité de l’échantillonnage doit être adaptée aux essais proposés.Ainsi, l’échantillonnage avec un tube Shelby standard est de qualité suffisante pour procéder à des essais d’identification et de classification de l’argile, mais tout essai de cisaillement ou de consolidation effectué sur des échantillons d’argile sensible prélevés par cette technique constitue une pure perte de temps et d’argent.Nous ne possédons pas encore d’échantillonneur parfait pour nos argiles sensibles, et il est douteux que nous puissions jamais mettre au point un tel échantillonner ; cependant, tel qu’il en sera question plus bas, il semble que les meilleures techniques d'échantillonnage présentement disponibles permettent d'obtenir les paramètres requis pour procéder aux calculs de stabilité.Quant aux caractéristiques de compressibilité, le problème est bien différent et déborde le sujet du présent article.Mesures in situ De façon à contourner le problème du remaniement résultant de l’échantillonnage et aussi pour pouvoir procéder de façon plus économique et plus rapide à l'étude des propriétés d’un dépôt argileux, certaines méthodes de mesures in situ ont été mises au point, les trois principales étant le scissomètre, le pénétro-mètre et le pressiomètre.Quoique chacun de ces trois appareils possède ses avantages et ses inconvénients, seul le scissomètre qui est plus couramment utilisé pour déterminer la résistance au cisaillement non drainé de nos argiles sera discuté dans le présent article.Le scissomètre développé en Suède est constitué essentiellement de deux ailettes (fig.3) croisées fixées au bout d'une tige par l'intermédiaire de laquelle un couple de torsion est appliqué jusqu'à ce que la rupture se produise dans le sol le long de la surface cylindrique délimitée par la géométrie des ailettes.Le scissomètre mesure donc la résistance au cisaillement non drainé de l’argile le long d’une surface cylindrique essentiellement verticale.Couple de torsion Ailettes Figure 3 — Illustration de l’essai au scissomètre.Pendant longtemps, l’on s’est imaginé que le remaniement de l'argile produit par le fonçage du scissomètre dans la masse argileuse était négligeable puisque les résistances obtenues par essais au scissomètre étaient en général supérieures ou égales aux valeurs obtenues par des essais en compression simple sur des échantillons provenant de tubes.Cependant, suite aux études réalisées principalement à l’Université Laval, il s’est avéré que dans l’argile sensible des basses terres du Saint-Laurent, les résistances obtenues au scissomètre étaient d’environ la moitié des valeurs déterminées par compression simple sur des spécimens taillés à même des blocs d’argile (La Rochelle et Lefebvre 1971).Cette différence peut être attribuée en partie à l’anisotropie de l'argile puisque la surface de cisaillement dans l’essai au scissomètre est essentiellement verticale alors que la surface de rupture dans un essai standard en compression simple est inclinée par rapport à la verticale ; par ailleurs, si l’on tient compte de l’anisotropie, le scissomètre sous-estime la résistance d’environ 30%, différence qui peut être attribuée au remaniement causé par le fonçage du scissomètre dans la masse argileuse et possiblement à un phénomène de rupture progressive se développant à partir des extrémités des ailettes du scissomètre (La Rochelle et Lefebvre 1971 b).Suite à ces observations, une étude spéciale a été entreprise pour évaluer l’influence de l’épaisseur des 6 — AVRIL 1974 L INGÉNIEUR ailettes du scissomètre sur le remaniement de l'argile.Tel que suggéré par Cadling et Odenstud (1950).le fonçage des ailettes du scissomètre peut produire un remaniement de l'argile jusqu'à une certaine distance de la surface des ailettes (fig.4) ; ainsi, l'épaisseur des ailettes peut jouer un rôle important dans le remaniement.Pour étudier ce facteur, des séries d’essais ont été exécutés sur deux sites, soit à Saint-Louis de Bon-secours et à Saint-Vallier, avec des scissomètres ayant des ailettes de différentes épaisseurs, toutes les autres caractéristiques géométriques étant les mêmes par ailleurs.Reportant les résistances mesurées à chaque profondeur par rapport à l'épaisseur des ailettes telle qu'exprimée par un rapport de périmètre défini dans la figure 4, il a été possible d’extrapoler les résistances pour des ailettes d'épaisseur nulle (fig.5).D'après les résultats, tels qu'illustrés dans cette dernière figure, il a été conclu que le remaniement dû au fonçage du scissomètre dans la masse argileuse a résulté en une sous-estimation de 10% à 15% de la résistance au cisaillement dans nos argiles sensibles (La Rochelle, Roy et Tavenas 1973).zone remaniee , Scissomètre Surface de rupture Rapport de périmètre: a = ( d'après Cadling et Odenstad, 1950 ) Figure 4 — Schéma illustrant le remaniement de l’argile autour des ailettes du scissomètre.ST-LOUIS profondeur.0 39 Scissomètre standard norvégien e « I60 195 Rapport de périmètre " a " % Figure 5 — Extrapolation de la résistance au cisaillement non drainé pour des épaisseurs d’ailettes milles.• Il y a avantage à utiliser des appareils scissomètres ayant des ailettes dont l’épaisseur est la plus faible possible, tenant compte de la résistance mécanique des ailettes.• Le couple de torsion doit être appliqué à un taux de déformation contrôlé à environ 6° de rotation par minute, qui est le taux standard recommandé.• Il y a présentement sur le marché des appareils qui sont spécialement adaptés aux argiles sensibles et permettent d'obtenir de bons résultats.Le profil de résistance au cisaillement tel que donné par le scissomètre peut servir de point de repère pour juger de la qualité de l’échantillonnage.En effet, les résultats des essais en compression simple faits sur des échantillons provenant de tubes échantillonneurs devraient donner des résistances supérieures ou au moins égales aux valeurs obtenues par un scissomètre spécialement adapté aux argiles sensibles si l'on veut être assuré d'une qualité satisfaisante d'échantillonnage.Les exigences de qualité sont fonction des essais prévus et sont maximales pour la mesure des caractéristiques de compressibilité par essais œdométriques.Le taux de déformation appliqué au scissomètre durant l'essai est également un facteur important.D'après une étude entreprise sur ce sujet et dont les résultats seront publiés prochainement, il appert qu’un taux s'approchant du taux standard de 6° par minute correspond au point de passage du cisaillement non drainé à un état drainé et que toute déviation importante de ce taux, en plus ou en moins, produit un accroissement de résistance.En somme, les résultats de la recherche conduisent aux considérations suivantes concernant l’essai au scissomètre : Stabilité des talus naturels Un des problèmes les plus délicats qui se posent présentement à l'ingénieur en géotechnique, et surtout depuis la coulée de Saint-Jean-Vianney, consiste à évaluer sur demande la stabilité d'un talus naturel au sommet duquel l'on projette un développement résidentiel.Le problème n'est pas facile et nécessite de la part de l'ingénieur une expérience et une technique adéquate.Heureusement, les programmes de recherche réalisés depuis quelques années, et particulièrement à l'Université Laval, ont permis de mettre au point et d'é- L' INGÉNIEUR AVRIL 1974 — 7 prouver des procédures d’étude et des critères d'analyse qui peuvent assister grandement le jugement de l’ingénieur chargé d’évaluer la stabilité de talus naturels.À cette fin, des études élaborées ont été réalisées sur deux sites où des glissements de terrain se sont produits, soit dans les régions de Saint-Vallier de Bellechasse et de Saint-Louis de Bonsecours, Yamaska.Les résultats de cette étude financée par le ministère des Transports du Québec sont donnés en détail dans la thèse de doctorat de Guy Lefebvre (1970) et synthétisés par Lefebvre et La Rochelle (1974).Plusieurs forages comportant de l'échantillonnage et des mesures au scissomètre ont été faits sur ces sites et des piézo-mètres y ont été installés pour déterminer non seulement la hauteur de la nappe phréatique mais également le réseau d'infiltration dans la section du glissement.Des tranchées creusées dans le fond des cratères des glissements ont permis de prélever des blocs d’argile dans le sol non remanié à quelques pieds sous les surfaces de rupture ; la comparaison des résultats des essais réalisés sur des spécimens taillés à même ces blocs et ceux provenant des échantillons prélevés avec tubes à paroi mince est à la base des considérations présentées ci-haut portant sur l’échantillonnage et sur le scissomètre.Détermination des paramètres effectifs Le prélèvement d’échantillons avait principalement pour but de déterminer les paramètres de cohésion apparente c' et d’angle de résistance au cisaillement (l>' en fonction des contraintes effectives, ces paramètres étant à la base des calculs de stabilité à long terme applicables aux talus naturels.Les paramètres ont été obtenus principalement au moyen d’essais triaxiaux drainés (CID) ou consolidés et non drainés (CIU) avec mesure de pression interstitielle.Ces essais exécutés à différentes pressions cellulaires ont permis de définir l’évolution des courbes contraintes-déformations en fonction des pressions de consolidation.En partant de ces courbes, il a été possible de déterminer dans nos argiles, pour des niveaux de pression faible, deux enveloppes de résistance distinctes dont une correspond à la résistance de pic et l’autre à la résistance résiduelle.La figure 6 illustre de façon schématique les courbes contraintes-déformations obtenues par les différents niveaux de contraintes de confinement délimités dans la figure 7 où est donné le schéma des enveloppes de résistance.Pour le niveau A de pression de consolidation de l’essai correspondant à des pressions égales ou inférieures aux pressions effectives verticales des terres susjacentes Pô, la courbe contraintes-déformations (fig.6a) est caractérisée par une valeur de pic bien définie, suivie d’une diminution marquée de résistance jusqu'à une valeur constante en fonction de la déformation qui est appelée résistance « résiduelle », suivant la définition donnée par Skempton (1964).Il est intéressant de noter que la caractéristique de fragilité de la courbe contraintes-déformations, définie ici comme la diminution de la résistance de la valeur de pic à la valeur résiduelle, est plus importante dans le cas de l’essai fait sur un spécimen taillé dans un bloc que pour l’échantillon prélevé avec tubes à paroi mince, ce qui confirme bien l’influence de l’échantillonnage.La fragilité est attribuée en bonne part à la destruction des liens de cimentation dans nos argiles.Les enveloppes correspondant aux résistances de pic et aux résistances résiduelles sont illustrées dans la figure 7.À mesure que les pressions de consolidation des essais sont augmentées au-dessus des valeurs de P', les valeurs de résistance de pic décroissent pour atteindre finalement des valeurs égales à la résistance résiduelle (niveau B, fig.6 et 7).À ce niveau B, l’on peut considérer que les liens de cimentation sont détruits en bonne part durant la consolidation de l’échantillon.Tout essai de cisaillement exécuté à des valeurs de pression de consolidation à peu près égales ou supérieures à la pression de préconsolidation P' de nos argiles n’a plus aucune signification pratique puisque la structure de l’argile est complètement détruite.a) Resistance de pic Resistance résiduelle Niveau "A Deformation b) Niveau " B Déformation -blocs -tubes Figure 6 — Représentation schématique des courbes contraintes-déformations des argiles sensibles pour différents niveaux de contraintes.8 — AVRIL 1974 L'INGÉNIEUR Des essais drainés à la boîte de cisaillement direct ont démontré que la résistance résiduelle définie par les essais triaxiaux demeurait réellement constante pour de très grandes déformations.Quoique les essais drainés à la boîte de cisaillement ne permettent pas de définir la résistance de pic dans un matériau fragile telles nos argiles sensibles, ils semblent être une méthode simple et économique pour déterminer la résistance résiduelle.Il est à noter par ailleurs que les valeurs de résistance de pic obtenues par essais triaxiaux faits sur des échantillons provenant de tubes échantillonneurs vont se situer entre l’enveloppe de résistance de pic déterminée sur les blocs (fig.7) et la résistance résiduelle qui est commune aux blocs et aux tubes ; la position de ces valeurs de résistance de pic sera fonction de la qualité de l’échantillonnage.Application aux calculs de stabilité En général, si les échantillons ont été prélevés à des profondeurs représentatives de la profondeur de la surface de rupture du talus, la contrainte effective moyenne normale à la surface de rupture correspondra à des pressions égales ou inférieures aux pressions des terres susjacentes, P,'„ qui agissait en nature sur les échantillons ; ainsi, cette contrainte se situera dans la partie gauche du graphique de la figure 7.La question se pose donc quant au choix des paramètres effectifs C' et (I>' qui sont représentatifs de la résistance mobilisée en nature ; il est bien évident que les paramètres correspondant aux valeurs de pic ou aux résistances résiduelles sont appréciablement différents.Pour définir ce choix, des calculs de stabilité ont été faits pour les cas des glissements de Saint-Vallier et de Yamaska en utilisant la méthode de rupture circulaire de Bishop et les divers paramètres définis par des approximations linéaires des sections des enveloppes de résistance correspondant aux pressions effectives normales s’appliquant sur les cercles utilisés dans le calcul.Les résultats obtenus (Tableau I) pour les trois glissements de Saint-Vallier et le glissement de Yamaska indiquent clairement que les paramètres de résistance de pic surestiment nettement le facteur de sécurité alors que les paramètres de résistance résiduelle donnent des facteurs de sécurité très réalistes qui se situent autour de 1.0.TABLEAU 1 Résultat des calculs de stabilité Saint-Vallier et Yamaska (D'après Lefebvre et La Rochelle 1974) Facteurs de sécurité (cercles critiques) Paramètres utilisés Saint-Vallier Yamaska n° 1 n" 2 n° 3 Résistance de pic 1.89 1.85 1.97 1.74 Résistance résiduelle 1.07 1.00 0.89 0.99 Niveau A Resistance de pic Résistance résiduelle a;* ?Cj Figure 7 — Representation schématique des enveloppes de résistance effective de pic et résiduelle.Le fait que la résistance résiduelle donne des résultats plus réalistes que la résistance de pic peut s’expliquer par le fait qu’elle tient compte de bien des facteurs qui influencent la résistance mobilisée en nature par rapport à la résistance de pic obtenue sur de petits échantillons en laboratoire.Parmi ces facteurs, l’on peut mentionner les suivants : les fissures ou micro-fissures qui sont en général présentes dans les matériaux fragiles, l’anisotropie du dépôt, la rupture progressive et, enfin, le taux de cisaillement qui est de beaucoup plus élevé en laboratoire qu’en nature.L’influence de certains de ces facteurs a été étudiée par Lo et Morin (1972).Il semble de plus que l’applicabilité de la résistance résiduelle aux problèmes de stabilité des talus naturels puisse être généralisée aux dépôts de la mer Champlain tant pour la région d’Ottawa (Lo et Lee 1974) que du Saguenay (La Rochelle 1973) où le glissement à l’origine de la coulée de Saint-Jean-Vian-ney a pu être expliqué par cette méthode.Ces résultats ont une signification pratique très importante puisque la résistance résiduelle peut être déterminée sur des échantillons prélevés par tubes échantillonneurs à la condition que l’échantillonnage soit de bonne qualité.Ce n’est pas le cas pour la résistance de pic qui nécessite un échantillonnage quasiment parfait et irréalisable dans la plupart des cas du point de vue économique ou même technique.Cette procédure permet donc d’évaluer de façon assez réaliste la stabilité des talus à la condition que les techniques utilisées soient adéquates.À ce sujet, il est bon de rappeler les points suivants : • Il est important d’installer les piézomètres en nature de façon à établir le réseau d’infiltration complet dans la section du talus.• L’échantillonnage doit être réalisé au moyen de techniques adéquates telles que discutées plus haut.• Les paramètres de résistance résiduelle doivent être déterminés au moyen d’essais triaxiaux drainés ou consolidés et non drainés avec mesure de pression interstitielle, poursuivis à de grandes déformations, soit environ 20%, et sous des niveaux de pressions de consolidation correspondant aux niveaux des contraintes prévues dans le problème (il est possible que les essais drainés à la boîte de cisaillement direct s’avèrent être valables pour déterminer ces paramètres).L'INGÉNIEUR AVRIL 1974 — 9 • Ht enfin, il est important que le programme d'ordinateur utilisé pour le caleul soit basé sur une méthode adéquate, telle par exemple la méthode de Bishop et permette de tenir compte des diverses conditions du problème.Même si cette procédure est efficace pour évaluer la stabilité des talus naturels, elle ne peut pas remplacer entièrement le jugement et l'expérience de l'ingénieur et ne doit servir que de guide.En effet, les facteurs influençant la stabilité de talus naturels sont parfois si divers et complexes qu'ils ne peuvent pas être tous inclus dans une analyse mathématique fine.En dernier ressort, l'ingénieur doit toujours baser ses recommandations sur une bonne dose de jugement et d'expérience.Il est bon de rappeler également que cette procédure ne permet que le calcul de la stabilité du « premier glissement le long d'un talus, telle par exemple une berge de rivière, et ne donne aucun indice sur la propension aux coulées d'argile.Stabilité des remblais et digues Un deuxième problème de stabilité qui se présente assez fréquemment à l'ingénieur en géotechnique consiste à évaluer la stabilité des remblais ou digues construits sur fondations argileuses.Ce problème prend une importance accrue dans l'optique de la réalisation de travaux majeurs, telle par exemple l’autoroute de la rive nord du Saint-Laurent ou encore les nombreuses digues et barrages prévus dans le complexe Nottaway-Broadback-Rupert de la Baie James.Les problèmes de stabilité de fondations sont en général traités au moyen de la méthode = 0, c'est-à-dire en partant du profil de la résistance au cisaillement non drainé, puisque c'est surtout la stabilité immédiatement après la construction qui est la plus critique.En effet, on peut considérer que dans la grande majorité des cas, par suite de la consolidation qui se produit en fonction du temps, il y aura augmentation de la résistance au cisaillement, donc amélioration de la stabilité en fonction du temps.Le profil de résistance au cisaillement non drainé peut être établi au moyen de divers essais, mais pour des raisons d’économique, de rapidité et de simplicité, l'essai au scissomètre in situ est préféré.Cependant, en dépit du fait que le scissomètre, tel que discuté plus haut, a tendance à sous-estimer la résistance au cisaillement du sol, il a été observé que dans bien des cas lorsque les résultats du scissomètre étaient utilisés pour des calculs de stabilité de remblais, il y avait rupture dans la fondation alors que les facteurs de sécurité calculés étaient appréciablement supérieurs à l'unité.Le scissomètre peut donc surestimer la résistance mobilisée dans la fondation des ouvrages.Bjerrum (1972) a démontré qu'il y avait une relation entre la plasticité de l’argile et le degré de surestimation du facteur de sécurité calculé sur la base des résultats du scissomètre ; cette relation a été établie en partant de plusieurs cas de rupture de remblais et est illustrée dans la figure 8.Se basant sur cette relation, Bjerrum (1972) a suggéré un facteur de correction à appliquer aux résultats du scissomètre en fonction de la Scottsdale Bangkok A Bangkok B Scrapsgate Lanesier Saint-An dre de Cubzac Matogami 8 Porntc 9 New Liskeord 10 King's Lynn 11 Polavos 12 Narbonne 13 Portsmouth N H 14 Fair Haven 08 1 1 • T i— - i ©7 4, 93 y/ (o1 ©2 9 O6 /©5 Saint- Albon "o ; L - - 1 L/f 3 8 j- -.-it V /Uo 130 1 i I 1 .J i 40 60 Indice de plasticité 80 100 120 ( d apres Bjerrum (1972) Figure H — Relation entre l'indice de plasticité et le facteur de sécurité calculé sur la hase des résultats du scissomètre.plasticité de l'argile.Il ne fait pas de doute qu'une telle procédure constitue un outil qui est fort valable pour l'ingénieur, mais qui comporte cependant bien des limitations, la principale découlant du fait que cette procédure part d'une relation purement empirique.Lorsqu'on compare les mécanismes de rupture dans l'essai au scissomètre et dans les fondations de remblais, l’on est forcé d'admettre qu'il n'y a aucune raison pour laquelle le scissomètre devrait donner une valeur de résistance qui corresponde à la résistance mobilisée en nature ; de nombreux facteurs tels que discutés plus haut expliquent cette divergence.En conséquence, pour pouvoir utiliser une telle relation empirique avec une certaine confiance, il devient nécessaire de calibrer le scissomètre par rapport à des cas connus de rupture de remblai ou, en l'absence de ceux-ci, de procéder à des essais à l’échelle naturelle, ce qui n'est pas toujours économiquement possible.Dans le but de vérifier l'applicabilité de cette procédure à nos argiles cimentées et d'étudier le comportement des remblais à long terme, la section de géotechnique de l’Université Laval a entrepris un programme de construction de quatre remblais sur fondations argileuses grâce à une subvention de projet spécial du Conseil national de recherches du Canada.Les premiers résultats de ce programme de recherche sont donnés par La Rochelle et al (1974) et par Tavenas et al (1974).Les remblais ont été construits à Saint-Alban, Port-neuf, sur un dépôt d’argile Champlain dont le profil de résistance au cisaillement tel que déterminé par des essais au scissomètre est donné à la figure 9.La construction du premier remblai, dont la longueur prévue u 10 — AVRIL 1974 L INGENIEUR en crête était de 100 pi, avait pour but de calibrer le scissomètre ; à cette fin, la hauteur a été augmentée jusqu'à ce que la rupture se produise telle qu’elle est illustrée sur la figure 10.Considérant que l’indice de plasticité moyen de l’argile est d’environ 23% pour la couche supérieure qui pouvait être impliquée dans la rupture de la fondation, le facteur de correction applicable, suivant la relation de Bjerrum (fig.8), est d’environ 1.02.D’après les calculs préliminaires basés sur les données des figures 8 et 9 et les caractéristiques du remblai, une hauteur de 15 pi aurait dû être atteinte avant rupture, alors qu’en fait le remblai s’est rupturé à une hauteur de 13 pi avec un facteur de sécurité calculé de 1.20.Ce résultat reporté dans le graphique de la figure 8 indique que, comme dans le cas du remblai d’essai de Matagami (point 7, figure 8) (Dascal et al 1972), la relation proposée par Bjerrum ne permet pas d’expliquer de façon satisfaisante l’inconsistance du scissomètre pour la rupture de Saint-Alban.Puisque l’inconsistance du scissomètre peut être attribuée à trois facteurs principaux tels que suggérés par Bjerrum (1972) et discutés plus haut, soit l’anisotropie de l'argile, l’effet de taux de cisaillement et la rupture progressive et puisqu’il semble que la résistance résiduelle peut tenir compte de ces différents facteurs, l’on a cru qu'un profil de résistance résiduelle non drainée pouvait offrir une solution au calcul de stabilité de remblais.Cu, ‘V 0 200 400 600 800 1,000 1,200 1,400 1,600 Moyenne de 17 essais ou scissomètre Résistance résiduelle ?Essais UU a O Essais UU cr Figure 9 — Profil de résistance au cisaillement du dépôt argileux de Saint-Alban.Tout comme dans le cas des essais triaxiaux drainés, les essais triaxiaux non consolidés et non drainés (UU) donnent des courbes contraintes-déformations qui comportent une valeur de pic suivie d’une diminution de résistance jusqu’à une valeur constante atteinte à de grandes déformations.Des essais UU ont donc été exécutés sur des échantillons provenant de différentes profondeurs et sous différentes pressions cellulaires, et les résistances résiduelles non drainées ainsi obtenues ont été portées en graphique sur la figure 9.Ce nouveau profil de résistance a été utilisé pour calculer la stabilité du remblai et un facteur de sécurité de 0.95 a été obtenu, ce qui peut être considéré comme très satisfaisant.Figure 10 — V ue de la rupture du remblai A de Saint-Alban.-V % * a m.Cette approche de résistance résiduelle non drainée a également été appliquée à des remblais construits sur des argiles à plus forte plasticité et, quoique les résultats utilisés étaient incomplets, ils ont fourni de forts indices à l’effet que cette procédure offre beaucoup de potentiel pour résoudre le problème de stabilité de remblais sur fondations argileuses.Conclusion Le présent article qui traite de la solution de problèmes de stabilité dans les argiles sensibles veut rendre témoignage à la valeur et à la rentabilité de la recherche qui se fait dans nos universités.Depuis quelques années, un progrès considérable a été accompli dans la mise au point et l’évaluation de techniques d’étude adéquates pour nos argiles, et nous en arrivons à un point où des procédures précises peuvent être suggérées pour la solution de problèmes de stabilité de talus naturels et de remblais.Ces progrès ont été réalisés grâce aux mises de fonds appréciables consenties par le ministère des Transports et le ministère de l’Éducation du Québec et aussi par le Conseil national de recherches du Canada.Sans doute, reste-t-il encore bien des problèmes à résoudre et les chercheurs en géotechnique qui sont préoccupés par les problèmes de stabilité dans les argiles sensibles espèrent que les techniques et les connaissances leur permettront un jour de prévenir des tragédies telle la coulée d’argile de Saint-Jean-Vianney.Le temps nécessaire pour atteindre de tels objectifs dépendra en bonne part du support que voudra y consentir la société.¦ RÉFÉRENCES Bjerrum, L.1972.« Embankments on Soft Ground ».Proceedings Specialty Conf.on Performance of Earth and Earth Supported Structures, American Society of Civil Engineers, Vol.II.pp.1-54.L'INGÉNIEUR AVRIL 1974 — 11 Cadling, L., Odenstad.S.1950.« The Vane Borer ».Proceedings, Royal Swedish Geotechnical Institute, no.2, Stockholm.Dascal, O.Tournier, J.P., Tavenas, F., La Rochelle, P.1972.« Failure of a Test Embankment on Sensitive Çlay ».Proceedings Specialty Conf.on Performance of Earth and Earth Supported Structures, American Society of Civil Engineers, Vol.I, Part 1, pp.124-159.La 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Massiéra, M., Sainani, U.R.1971.« A Study of the Cementation Bonds of the Sensitive Clays of the Outardes River Region ».Revue Canadienne de Géotechnique, Vol.VIII, n° 3, pp.463-478.BÉTON laboratoire international ASPHALTE 3910 EST.JARRV.MCUTRCaL 31 Tal.371-4929 SOL-CIMENT 8790, avenue du Parc — Tél.384-6410 MONTRÉAL 354, QUE.Ingénieurs-conseils En cas de baisse, d'interruption de courant ou de tout autre genre de panne, comptez sur les connecteurs automatiques ASCO pour protéger toutes les catégories de charge Choisissez parmi notre vaste assortiment de modèles de 40 à 4000 ampères.Les connecteurs ASCO ont une souplesse d'adaptation remarquable Montez un module de connecteur avec un module de commande, ensemble ou séparément Si la charge d'urgence augmente, adoptez un connecteur d'ampérage plus élevé tout en conservant le même module de commande Tavenas, F.A., Chapeau, C., La Rochelle, P., Roy, M.1974.« Immediate Settlements of Three Test Embankments on Champlain Clay ».Revue Canadienne de Géotechnique, Vol.XI, n° 1, pp.109-141.Skempton, A.W.1964.« Long Term Stability of Clay Slopes ».Geotechnique, Vol.XIV, pp.75-102.Yong, R.N., Warkentin, B.P.1966.« Introduction to Soil Behaviour ».The Macmillan Company, New York, ou Collier-Macmillan, Canada Ltd., Toronto.Accès aisé, par l'avant, et facilité d inspection et d entretien de tous les éléments.Même nos concurrents reconnaissent le supériorité de nos connecteurs.ASCA fabriqué au Canada 174S-F Commandes ASCO Électromagnétiques-Électroniques ASCOLECTRÊC LIMITED Box 160, Brantford, Ont.N3T 5M8 Tel: (519) 756-5287 12 — AVRIL 1974 L'INGÉNIEUR 14 UN GROUPE ELECTROGENE CAT D-398 fournit l’énergie dans le nouveau Forum de Montréal ffewitt MONTRÉAL QUEBEC SEPT-ÎLES HULL VAL D’OR MATAGAMI BAIE JAMES Ce groupe électrogène diesel Caterpillar, modèle D-398, acheté en 1967 pour fournir l’énergie nécessaire à la télévision en couleur, sert maintenant comme groupe auxiliaire contre les pannes d’électricité.Un groupe électrogène Caterpillar D-398 fut choisi par le Forum de Montréal.Les spécifications ont été écrites par les Ingénieurs Conseils, McDougall & Friedman de Montréal.Le moteur Cat D-398 et la génératrice d'une capacité de 600 KW sont montés sur une base en béton complètement isolée du plancher.Pour tous les autres besoins d’éclairage, l’édifice est desservi par l’Hydro.Selon la Canadian Arena Co., le rendement du moteur a été digne de confiance.La mise en marche du moteur est facile et le fonctionnement en est simplifié.La régularité de marche d’un moteur Cat D-318G installé il y a plusieurs années comme source primaire d’énergie actionnant un compresseur pour la machine à glace, plus un service impeccable et la disponibilité des pièces, ont été des facteurs clés qui influencèrent le choix d’un Cat D-398.Postez ce coupon à : HEWITT ÉQUIPEMENT LTÉE C.P.1200, MONTRÉAL 101 FAIRE PARVENIR LITTÉRATURE ?FAIRE PASSER REPRÉSENTANT ?NOM .COMPAGNIE .ADRESSE .VILLE .CODE - L’I Caterpillar, Cat et O »orf des marque* dépotée* de Coterpillar Tractor Ce Voici le programme Trane d'Air Climatisé Economique Le premier programme d'analyse complet des aspects économiques/énergie/système Ce programme Thank d’Air Climatisé Economique • TRACE, est une étude unique et complète, formulée à l’ordinateur, afin de comparer la portée économique des systèmes de climatisation alternatifs, ainsi que les alternatives au point de vue d’architecture, d’énergie et d’utilisation d’édifice, sur le coût initial et le coût d’exploitation de l’édifice proposé.TRACE permet à l’ingénieur professionnel de fournir une étude économique de ces alternatives au propriétaire de l’édifice et selon des termes économiques comparatifs et spécifiques.Le besoin d'un tel programme est reconnu.Les seules études du coût initial ne suffisent plus.Plusieurs propriétaires d’édifices exigent maintenant des études économiques de tous les facteurs qui affectent leur investissement.Ils se rendent compte qu’une évaluation des coûts initiaux et des coûts d’exploitation est nécessaire pour découvrir l’unique combinaison de systèmes de climatisation, d’énergie et d’équipement, avec un coût d’exploitation et un coût initial, qui fournira au propriétaire de l’édifice le meilleur rendement pour qu’il atteigne les objectifs financiers qu’il s’est fixé pour son projet de construction.Le coût de fonctionnement d’un système de chauffage et de climatisation peut représenter 25 pour cent du coût total d’exploitation d’un édifice.En optimisant le système de chauffage et de climatisation, il est possible de réduire jusqu’à 25 pour cent le coût d’énergie.Dans le cas d’édifices à profit, on peut donc parler d’une augmentation en bénéfice avant amortissement pouvant atteindre dix pour cent.En outre, il est admis qu’il faut utiliser plus prudemment les ressources énergétiques et il est prévu que les coûts d’énergie continueront d’augmenter d’une façon substantielle.Actuellement, plus de 8 pour cent de l’énergie consommée au Canada sert au chauffage et à la climatisation.Mais il était difficile de répondre au besoin.Optimiser les coûts d’exploitation et les coûts initiaux en rapport à la durée d’un édifice icoût du cycle de sa durée) est une tâche quasi impossible.Toutes les alternatives concernant la construction et l’architecture et affectant le rendement économique total du système de chauffage et de climatisation doivent être considérées à la phase de la conception de l’édifice.En voici les variables: • alternatives du plan architectural • alternatives des sources d’énergie • alternatives du système de climatisation • alternatives de l’équipement mécanique • alternatives d’utilisation de l’édifice • alternatives économiques L’évaluation des alternatives est donc une tâche ardue, complexe et exigeant beaucoup de temps.Par conséquent, plusieurs édifices n’ont pas de coûts optimisés de cycle de durée et plusieurs propriétaires payent beaucoup trop pour leur climatisation.TRACE répond aux besoins Le programme Thank d’Air Climatisé Economique utilise l’ordinateur afin de permettre à l’ingénieur de conception de faire une étude économique comparant toutes les alternatives viables et offrant des résultats significatifs au propriétaire.En quelques jours, TRACE permet à l’ingénieur d’études de fournir une évaluation de presque toute alternative susceptible d’affecter les aspects économiques d’un système de climatisation et d’établir un rapport optimum entre ses coûts initiaux et ses coûts de fonctionnement.A l’aide des données obtenues, l’ingénieur peut alors continuer à faire des recommandations spécifiques.TRACE est un programme très flexible, destiné à accepter toutes les données de performance de presque tout type ou toute marque d’équipement de climatisation.TRACE représente donc un outil qui permet à l’ingénieur de conception d’effectuer une étude économique significative, précise, détaillée, complète et à un coût ENTREE, FONCTIONNEMENTS •O BANDE DE TEMPÉRATURE La bande de température du Canada de la station la plus proche de l'édifice proposé Les données de températures horaires, telles que thermomètre sec.thermomètre mouillé, point de rosée, pression barométrique.vélocité du vent etrecouvrementdenuages pour un an complet sont Condensées en 12 jours de température, chacune représentant un jour pour chaque mois de Tannée O BANDE DE PERFORMANCE D'ÉQUIPEMENT Données de performance sur le refroidissement, le chauffage,le déplacement d air et l equipement accessoire Si i équipement n est pas indique.i usager fournit les données de performance DESCRIPTION DE L’ÉDIFICE EMPLACEMENT ZONES DONNÉES DU PROJET DESCRIPTION DE L’ÉQUIPEMENT TYPES D ÉQUIPEMENT HAUTEUR D’ÉLÉVATION D’EAU DONNÉES ÉCONOMIQUES • DURÉE DE L’HYPOTHÈQUE • FACTEURS ÉCONOMIQUES • COÛT INITIAL • COÛT D’ENTRETIEN PHASE DE CHARGE CHARGE HORAIRE ET MAXIMUM PAR ZONE PHASE DU PROJET PO CU /MIN ET AIR D'ALIMENTATION (THERMOMÈTRE SEC) PAR ZONE PHASE DE SIMULATION DE SYSTÈME CHARGES HORAIRES DE L'ÉQUIPEMENT PAR SYSTEME PHASE DE SIMULATION DE L’ÉQUIPEMENT CONSOMMATION D'ÉNERGIE PAR SERVICE PUBLIC PHASE DE L’ANALYSE ÉCONOMIQUE LE PROGRAMME Le programme TraKie d Air Climatise Economique utilise les techniques standard industrielles et ASHRAE pour la simulation des performances de systèmes de climatisation alternatifs d edifices.afin d obtenir les coûts de fonctionnement de chacun Tous les aspects economiques des alternatives sont alors analyses et comparés Contre toute description d edifice le pro-' gramme peut comparer I effet de quatrealternativesaupomt devue économiques /équipement/ système, fournissant ainsi a l usager les critères pour prendre une décision-économique Lorsquela chose fut possible, on utilisa comme base de calculs les techniques du guide ASHRAE et les méthodes industrielles acceptées De plus, a la fin des phases, du programme, lés procedures furent vérifiées avec les principaux consultants du secteur en question Les usagers de TRACE pourront obtenir de Trane un manuel de documentation des plus complets Le programme est divisé en 5 phases principales comme à gauche Chacuneexigecertaines entrees pour décrire l'édifice -et-mettre au point les alternatives techniques.Chaque phase effectue sa fonction propre et passe les données produites aux phases suivantes SORTIE COMPARAISONS DES ALTERNATIVES AU POINT DE VUE ÉCONOMIQUE abordable une étude non seulement destinée aux systèmes de climatisation Trane, mais pouvant atteindre les paramètres économiques généraux d’un édifice et qui affectent les aspects économiques de la climatisation.TRACE est facile d'emploi.Une fois que l’ingénieur possède les critères du projet et les facteurs économiques généraux affectant le choix du système de climatisation, l’alimentation de l’ordinateur peut se faire en moins d’une heure.Le programme TRACE est exécuté au centre de traitement de l’informatique Trane, avec un délai d’exécution d’environ deux semaines.Ce programme est à la disposition des ingénieurs professionnels moyennant une redevance.Nous invitons donc les ingénieurs-conseils à faire une évaluation détaillée du Programme Trane d’Air Climatisé Economique.Veuillez appeler le plus proche bureau de ventes de Trane ou écrivez-nous.Trane Company of Canada, Limited, 401 Horner Avenue, Toronto, Ontario M8W 2A5 COMyo wane conDmonmG o.r1 ¦ y p 50 ANS AU CANADA Bureaux de vente et service Trane à travers tout le pays St-Jean, T -N , Saint Jean, N - B , Halifax, Québec, Montreal, Ottawa, Sudbury, Kirkland Lake, Toronto, Hamilton, Kitchener, London, Windsor, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Calgary, Edmonton, Vancouver CONSOLIDATION DES ARGILES par André A.Loiselle, ing., M.Sc.Notice biographique : M.André A.Loiselle, ing., diplômé en génie civil de l’École Polytechnique de Montréal, a obtenu une maîtrise de la même institution en 1962.Professeur agrégé à l’École Polytechnique au département de génie civil, section de géotechnique, M.Loiselle dirige le laboratoire de mécanique des sols depuis 1963 et a participé à diverses phases de travaux tant au Québec qu'à l’étranger.Ses recherches portent depuis de nombreuses années sur les phénomènes de contraintes-déformations et sur les problèmes de consolidation.Une des régions les plus industrialisées du Québec se situe le long de la vallée du Saint-Laurent, entre Montréal et Québec.Or, cette région est couverte de dépôts argileux reconnus pour leur grande sensibilité et pour l’instabilité de leur structure interne.Deux types de problèmes résultent de cette instabilité de la structure interne soit d’une part une rupture entraînée par un excès des forces extérieures, soit d’autre part des déformations trop importantes lorsque les forces extérieures ne sont pas suffisamment élevées pour causer une rupture.Dans le premier cas, nous parlons de stabilité, de force portante alors que dans le second cas nous parlons de tassements des ouvrages.Nous examinerons ce dernier aspect dans les lignes qui suivent.Les difficultés posées par l’analyse des déformations d’un massif d’argile sensible proviennent de trois sources : une structure interne très instable, des méthodes d’essais plus ou moins bien adaptées aux problèmes et enfin des méthodes de calcul plus ou moins compatibles aux problèmes analysés.Structure de l'argile Les argiles sensibles de nos régions furent déposées en milieu marin (concentration en sel probable de 32 g/litre) dans une vaste étendue d’eau intérieure appelée mer Champlain.Cette mer fut formée suite à l’invasion des eaux de l’océan Atlantique au moment du retrait du glacier à la fin de la dernière période glaciaire, il y a quelque 10,000 ans (Karrow 1961).L’étendue de cette mer a varié considérablement selon les époques et on retrouve sa trace jusqu’aux Laurenti-des, au nord d’Ottawa, de Montréal et de Québec et sur une partie importante de la rive sud du Saint-Laurent jusqu’au pied des Apalaches.En de nombreux endroits, les rivières formées par la fonte des glaciers, tout comme les rivières plus récentes, laissèrent des dépôts deltaïques qui surmontent actuellement les dépôts plus âgés de la Mer Champlain.Ces dépôts deltaïques qu’on retrouve en de nombreux endroits (Berthierville, Louiseville, Nicolet,.) sont souvent de consistance très molle et sont très compressibles.La caractéristique prédominante des argiles sensibles de la mer Champlain est leur structure interne floculée, résultat de la déposition en eau salée.Ces dépôts sont formés d’une argile silteuse stratifiée contenant occasionnellement de minces bandes sablonneuses.Le pourcentage d’argile ( Pc TASSEMENT DANS LE TEMPS v ) TASSEMENT ULTIME S N « Z Si 1 i ) CHOIX DES COUCHES DRAINANTES ii ) CALCUL DE LA CONSOLIDATION ATTEINTE DANS CHAQUE COUCHE DRAINANTE POUR UN TEMPS D06NE t = tl iii) COURBE DES TASSEMENTS EN FONCTION DU TEMPS iv ) CORRECTION (SI IL Y A LIEU) POUR UN CHARGEMENT VARIABLE DANS LE TEMPS stl « u*.(i)tl ?u%(2)tj ?.irtCDt et avec: TERZAGHI (1945) OU TAYLOR (1948) frr - Cv(Z)t ,CT(,> irr (I) ) Il est très difficile d’obtenir une vue claire du réseau de drainage des excès de pressions interstitielles même lorsque les études portant sur la stratigraphie du dépôt sont faites avec soin.Cette difficulté d’analyse est telle que les erreurs sont souvent considérables et que les résultats sont peu fiables.Les écarts entre les valeurs calculées et les valeurs réelles peuvent être minimisés lorsque les comportements des ouvrages situés dans une région sont connus et lorsqu'il est possible de faire intervenir des facteurs de correction soit en rapport avec les distances de drainage, soit en rapport avec les paramètres du sol, soit par une combinaison des deux actions.Nouvelles méthodes d'analyse La méthode conventionnelle ne permet pas d’analyser l’interaction entre les pressions intergranulaires (fonctions entre autres choses des pressions interstitielles en excès), les déformations et le temps, et ceci, à cause des limitations des méthodes analytiques elles-mêmes.Il faut donc recourir à des méthodes analytiques différentes lorsqu’on souhaite étudier simultanément l'influence des trois facteurs.Peu de chercheurs ont réussi à mettre au point ces nouvelles méthodes d’analyse des tassements.Les plus récentes techniques d’analyse font appel aux éléments finis.Les équations de drainage sont alors couplées aux calculs des contraintes et des déformations.Une méthode de solution partielle a déjà été publiée par Hwang, Morgenstern & Murray (1971) et par Soulié (1970).Le travail amorcé par Soulié (1970) s’est poursuivi à l’École Polytechnique et il existe maintenant une méthode d'analyse globale des tassements bi-dimensionnels d’un sol sous un remblai flexible.Actuellement ces nouvelles méthodes donnent des résultats comparables aux résultats observés sur de nombreux sites.On obtient non pas uniquement les déformations instantanées résultant de la mise en place du remblai mais aussi les tassements en fonction du temps.Il est hors de tout doute que dans peu d’années ces méthodes, malgré leur grande complexité, seront utilisées couramment.Les paramètres qu’il faut fournir sont faciles à déterminer et il suffit de définir sur une grille de points les pressions interstitielles initiales pour obtenir quelques heures plus tard la solution au problème.La seule limitation quant à la complexité des problèmes analysés provient de la grosseur de la mémoire centrale de l'ordinateur utilisé et l’on peut devoir recourir aux ordinateurs de type CYBER 74 ou IBM 375 dans le cas de problèmes compliqués.Toutefois, certains de ces programmes d'analyse (Soulié 1970) ont été mis au point pour des ordinateurs du type IBM-360-50 et peuvent analyser des cas assez complexes de sols hétérogènes anisotropes avec des géométries complexes.¦ L'INGÉNIEUR AVRIL 1974 — 21 RI H RhNO-S ( ASAGRANDE, A.(1932) « The Structure of Clay ami its Importunée in Foundation Engineering ».Journal Boston Society of Civil Engineering, April.HWANG.C.MORGENSTEN, N R & MURRAY.D.W (1971) « On Solutions of Flâne Strain Consolidation Problems by Finite Element Methods ».Canadian Geotechnical Journal, vol.8, pp.109-118.NARROW.P.F.(1961) « The Champlain Sea and its Sediments Soils in Canada ».The Royal Society of Canada, Spec.publ.no.3.KENNEY, T.C.(1968) «A Review of Recent Research on Strength and Consolidation of Soft Sensitive Class».Revue Canadienne de Géotechnique, vol.’ 5, no 2, pp.97-119.LOISFLLF, A.MASSIERA, M.et SAINANI, U.R (1971) « A Study of the Cementation Bonds of the Sensitive Clays of the Outardes River Region ».Revue Canadienne de Géotechnique, vol.8, no 3.pp.479-498.LOWE, J.ill.JONAS, E.& OBR1CIAN, V.(1969) « Controlled Gradient Consolidation Test ».Journal American Society for Civil Engineers, vol.95.SMI pp.77-97.PERLOFF, W.H.BALADI, G.Y.& HAN.MF.(1967) « Stress Distribution within and under Long Elastic Embankments ».Highway Research Board Record, no.181, pp.12-40.SCHMERTMANN, J.M.(1955) « The Undisturbed consolidation of Clay ».Transaction American Society of Civil Engineers, vol.120, p.1201.SOULIE.M.(1970) « Consolidation multidimensionnelle pat-la méthode des éléments finis».Cahier de Mécanique des Sols, no 70-2.École Polytechnique.TAYLOR.D.W.(1948) « Fundamentals of Soil Mechanics ».John Wiley & Sons, pp.290-292.TERZAGHI, K.(1943) « Theoretical Soil Mechanics*.John Wiley & Sons, pp.286-289.WISSA, A.E.Z.& HEIBERG, S.(1969) « A New-one-dimensional Consolidation Test ».Res.Report 69-9.SM Publication 229.Dept.Civil Engineers.MIT.DEFINITIONS Cv coefficient de consolidation * Cc indice de compression * Cr indice de recompression Cs indice de gonflement e indice des vides h hauteur de la couche H épaisseur de la couche soumise à un changement AP P pression totale appliquée Po pression verticale des terres Pc pression de consolidation ou pression de pré consolidation (p, Po) surconsolidation S tassement ultime total Si tassement de chaque couche St tassement au temps t t temps quelconque T facteur temps U°7t degré de consolidation * Voir figure 7 BOUTHILLETTE & PARIZEAU INGÉNIEURS-CONSEILS Mécanique - Électricité 9825, rue VERVILLE Montréal 357 — 387-3747 LALONDE, VALOIS LAMARRE, VALOIS & ASSOCIÉS, INC.EXPERTS CONSEILS CONSULTANTS 615, RUE BELMONT MONTRÉAL 101 MON-TER-VAL INC.Étude & contrôle des sols Contrôle du béton et de l’asphalte 1470, RUE MAZURETTE, MONTREAL 355 TEL.: 514-381-8041 MARC R.TRUDEAU, ING.CLÉMENT VIGNEAULT, ING J -RENÉ LALANCETTE, ING.FERNAND DE SERRES, ING.GILLES GASCON, ING.Trudeau, Gascon, Lalancette et Associés Ingénieurs-Conseils PLACE DU CANADA, SUITE 2220, MONTRÉAL H3B 2N2 / 066-2471 22 — AVRIL 1974 t INGENIEUR Bob McCulloch, natif de Brockville, Ontario, a étudié au High School de Beacons-field à Montréal.Il est, depuis 1968, bachelier en génie civil de l’université McGill et travaille depuis lors pour Bechtel Canada à Montréal.Il participa à plusieurs travaux dont l’agrandissement de l’usine Canadian British Aluminium à Baie-Comeau au Québec.Il fut délégué à un projet pour Allied Chemical à Hopewell en Virginie.Il collabora également à des rénovations aux usines de Clarabelle Mill et Coppercliff Mill de l’Inco à Sudbury en Ontario.Il surveilla la conception et l’érection de la structure de l’usine de broyage de minerai, et plus particulièrement l’usine de concentration, les parcs de stockage et le système de manutention des matériaux pour le projet Greenex.Bob est marié et père d’une fillette.“Le Mont Black Angel n’était guère angélique” affirme Bob McCulloch, membre de l’équipe Bechtel Canada qui a dirigé avec succès les travaux d’aménagement du projet Greenex.Qu’est Greenex?La construction d’un chantier minier dans le but d’extraire quotidiennement 1,650 tonnes métriques de minerai de zinc et de plomb de la montagne Black Angel, sur la côte ouest du Groenland.Cominco Ltd.avait confié au bureau de Montréal de Bechtel Canada les responsabilités d’ingénierie, d’approvisionnement, de coordination et direction de la construction.Des entrepreneurs danois, suisses et canadiens ont coopéré à l’aménagement.La construction d’un téléphérique long d’un mille fut une réalisation toute particulière.La pénétration de la calotte glaciaire compliquait les travaux de fondation dans le roc et le sous-sol.Les vingt-quatre heures de clarté par jour en été et seulement deux heures l’hiver rendaient les conditions de travail inhabituelles.Les arrivages de matériel se limitaient à six mois par année à cause du gel des voies accessibles et des icebergs.Malgré tout, la planification détaillée de logistique permit de terminer les travaux à temps en deçà de dix-huit mois.L’exploitation de la mine commença deux mois plus tôt que prévu.Bob McCulloch a entretenu au cours des travaux des relations étroites avec les ingénieurs danois et fit personnellement preuve de diplomatie internationale.mm 19491974 L’exemple de Greenex démontre parfaitement, non seulement au Canada, mais au monde entier, que Bechtel Canada et son personnel canadien peuvent relever les plus grands défis d’ingénierie et d’administration.CANADIAN BECHTEL LIMITED Concepteurs / Constructeurs / Directeurs de travaux Montréal Toronto Edmonton COMMUNIQUÉS CANADA MÉTRIQUE La Commission du système métrique est un organisme consultatif, créé en juin 1971 et relevant du ministère fédéral de l'Industrie et du Commerce, dans le but de préparer un programme d'ensemble pour la conversion au système métrique et en assurer la coordination dans les divers secteurs de l’économie canadienne.Le président de la Commission.M.S.M.Gossage, a expliqué au cours d'une conférence de presse que le processus de conversion au système métrique doit être complété vers 1980 et sera réalisé en quatre phases distinctes.D’abord une phase d’investigation, actuellement complétée, qui a consisté principalement dans l'étude des méthodes adoptées dans d'autres pays pour la conversion au système métrique.Les commissaires ont également formé 11 comités directeurs chargés de la responsabilité des activités de conversion dans des secteurs économiques apparentés.Une deuxième phase de planification a débuté en mars 1972, alors que l’on a confié des contrats de sous-traitance à des conseillers en gestion afin de définir les différentes étapes à franchir.Des comités de planification ont également été créés au sein des comités directeurs afin d'établir les priorités.Cette deuxième étape devrait être complétée en 1975.En 1976, la commission devrait être en mesure de fixer un échéancier, afin de permettre aux organisations individuelles de fixer leurs propres calendriers, dans le cadre du programme d'ensemble.Enfin, la phase de l'implantation définitive devrait se réaliser entre les années 1977 et 1980, quoique les unités métriques soient déjà employées dans divers domaines, comme la photographie et la pharmacie, depuis quelques années.M.Gossage a également fait remarquer que la véritable implantation a commencé au Canada en 1973, alors qu'une bonne partie des hôpitaux canadiens ont adopté le système métrique.Actuellement, près de 94 pour cent de la population mondiale a adopté le système métrique ou est en train de s'y convertir.Aux États-Unis, la conversion ne fait l'objet d’aucun programme d’ensemble mais plusieurs grandes entreprises, dont General Motors, ont annoncé leur intention d’adopter les mesures métriques avant la fin de la décennie.NOUVELLE ASSOCIATION PROVINCIALE IVINGÉNIEURS-CONSEILS Les ingénieurs-conseils du Québec seront maintenant représentés par un seul organisme.l'Association des Ingénieurs-Conseils du Québec.Cette association remplacera la Section des Ingénieurs-Conseils de la Corporation des Ingénieurs du Québec qui a été dissoute avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi des Corporations, le 1er février dernier.Elle remplacera aussi le Chapitre du Québec de l'Association des Ingénieurs-Conseils du Canada.« L'industrie du génie-conseil au Québec est une jeune industrie », a déclaré son président.Paul T.Beauchemin.« En 1950.il n'y avait qu'une dizaine de firmes.Avec le développement accéléré du Québec, depuis les années 60, cette industrie s’est accrue au point qu’en 1973, on pouvait compter quelque 300 firmes, avec un personnel total d’au-delà de 7,500.On estime que cette année, elle assure à plus de 8,000 québécois, dont près de 3,000 sont des ingénieurs et autres professionnels, un emploi hautement spécialisé.La contribution directe de l’industrie du génie-conseil québécois en 1972 se chiffrait à environ $150 millions, dont près de la moitié en salaires.Plus importantes encore que le volume de ses opérations sont les connaissances technologiques, c’est-à-dire le « savoir faire » que possèdent maintenant les ingénieurs-conseils québécois.Rappelons-nous que ceux-ci ont réalisé ou ont contribué étroitement à la réalisation d'une gamme de projets variés tels que le réseau d’autoroutes québécois, les barrages et centrales électriques du complexe Mani-couagan-Outardes, l’Expo 67, les gratte-ciel de Montréal et Québec, des nouvelles villes du Grand Nord, le pont Pierre-Laporte, le pont-tunnel Hippolyte-Lafon-taine et combien d’autres.Les ingénieurs québécois ont prouvé qu'ils étaient à l’avant-garde de la technologie et le génie-conseil québécois possède une bonne part de cette technologie.» Parmi les buts que s’est fixés la nouvelle association, les principaux sont de s’assurer que son expérience continuera à contribuer au développement de la province et à encourager le maintien par les ingénieurs-conseils de normes professionnelles élevées.Même si les lettres patentes de cette nouvelle association n'ont été accordées par le gouvernement du Québec que le 31 janvier 1974, elle fonctionne déjà.Le ministère de l'Industrie et du Commerce du Québec a reconnu l'industrie du génie-conseil en nommant récemment un représentant à titre d’interlocuteur, suite à un mémoire qu’ont présenté les ingénieurs-conseils au ministre Guy Saint-Pierre.Un plan d’action pour l’avenir est en préparation et sera soumis aux membres pour approbation, lors d’une assemblée plénière prévue pour le mois d'avril 1974.Les membres du conseil d’administration de l’Association des Ingénieurs-Conseils du Québec sont : Président : Paul T.Beauchemin.ing.Vice-président : Maurice Vinet, ing.Trésorier : Louis L.Denoncourt.ing.Secrétaire : Paul-A.Hotte, ing.Administrateurs : Marc-A.Gendron.ing.Jacques Roy, ing.Jacques Tremblay, ing.24 — AVRIL 1974 L'INGÉNIEUR LE &MMMnJRSMNK ASSOCIATION DES ' ' DE PDLYTECHIIIDUE || ] DE PLACEMENT Avis aux MOIS Compte tenu de l’augmentation continuelle des coûts pour maintenir le service de placement, le Conseil d’administration de l’Association des Diplômés de Polytechnique se voit dans l’obligation de hausser ses honoraires afin d'alléger la partie des frais encourus par l’A.D.P.Par la présente, veuillez prendre avis, qu’à compter du 1” avril 1974, des honoraires de $50 sont demandés, pour chaque offre d’emploi, à tout employeur s’adressant au Service de placement.Ce service comprend : entrevues, communiqués sélectifs, insertion de l’offre dans la revue L’INGÉNIEUR (tirage : 8 000 exemplaires).Pour renseignements additionnels, nous invitons les intéresssés à communiquer avec : M.Didace Beaulieu, ing.Directeur du Service de placement Association des Diplômés de Polytechnique a/s École Polytechnique Case postale 6079 — Succursale « A » Montréal, Québec, H3C 3A7 Téléphone : (514) 344-4764 Le président de VA.DP.Yvan Hardy, ing.OFFRES D’EMPLOI — BESSETTE, CHE VIER, PARENT, TANGUAY & ASSOCIÉS, ingénieurs-conseils (Mme Perreault) 1157 est, rue Ste-Catherine, Montréal, Québec H2L 2G8.Tél.: (514) 524-3575.Ce bureau est à la recherche d'un ingénieur possédant cinq (5) années ou plus d'expérience en génie municipal pour prendre en charge les opérations de leur succursale établie à Edmunston, Nouveau-Brunswick.Les intéressés sont priés d'adresser leur curriculum vitae à Mme Perreault.— COLT INDUSTRIES (CANADA) LIMITED (M.Michel Neault, ing., surintendant du Service de l'entretien) Sorel, Québec.Tél.: (514) 743-7931.Cette importante compagnie est à la recherche d’un jeune ingénieur diplômé en génie civil, mécanique ou industriel.Ingénieur de maintenance, le candidat choisi sera affecté à la mécanique du bâtiment et aux réparations réfractaires.Il participera à l’organisation du service d'entretien et aura en charge la centrale thermique et la station de pompage.Il fera aussi la surveillance de travaux que nécessitent les nouvelles installations.Lieu de travail : Sorel ; salaire : à discuter.Les intéressés sont priés de communiquer avec M.Neault.— CUT DE HULL (M.Robert Lesage, secrétaire) Comité exécutif, Hôtel de Ville, Hull, Québec.Adjoint au directeur des Services techniques Pour ce poste, la Cité de Hull est à la recherche d’un ingénieur possédant une expérience de 8 à 10 ans des services municipaux ou services connexes avec, de plus, une expérience administrative et des aptitudes à diriger une équipe composée d’ingénieurs, de dessinateurs, d’hommes d'instrument et d'un arpenteur.Le candidat devra être bilingue.Le candidat choisi aura pour fonction de seconder le directeur dans la planification, l’organisation, la direction et le contrôle des activités du Service, et de coordonner le travail de mise en plan des projets de la Cité et de voir à leur exécution.Les avantages sociaux sont très intéressants et le salaire variera de $17,000 à $23.000 par année selon les qualifications.Les intéressés devront faire parvenir leur curriculum vitae à M.Lesage à l’adresse ci-haut mentionnée.— DISTRICT) INC.(M.Jacques Roland, vice-président) 10378, avenue Pelletier, Montréal-Nord, Québec H1H 3R3.Tél.: (514) 325-4460.Cette société est à la recherche d’un ingénieur diplômé en génie mécanique, âgé de trente ans ou plus et parfait bilingue.Le candidat choisi possédera une expérience d’usine, connaîtra à fond les machines outils telles que fraiseuses, tours, etc., ainsi que les instruments de précision.Salaire : Minimum de $20,000 par année avec possibilité de devenir actionnaire.Note : Les intéressés sont priés de communiquer immédiatement avec M.Roland.L INGÉNIEUR AVRIL 1974 — 25 78 3071 5504 — CYANAM1D OF CANADA LIMITED
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