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Titre :
L'ingénieur
Éditeur :
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique,1955-1987
Contenu spécifique :
Janvier - Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Revue trimestrielle canadienne
  • Successeurs :
  • Po ,
  • Polytec ,
  • Ingénieur (1988)
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Références

L'ingénieur, 1975-01, Collections de BAnQ.

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un de nos techniciens vous donnera plus de renseignements.Cat *• CB so"t a«j marqua» déoo»*as de CatarpiMar Tractor Co JANVIER/FÉVRIER 1975 No 305 61e année ADMINISTRATION ET RÉDACTION a/s École Polytechnique Case postale 6079 — Succursale « A » Montréal, Québec, H3C 3A7 Tél.: (514) 344-4764 COMITE ADMINISTRATIF René DUFOUR, ing.président Claude BRULOTTE, ing.André A.LOISELLE, ing.Michel ROBERT, ing.Michèle THIBODEAU-DEGUIRE, ing.Yvan HARDY, ing.SECRETAIRE ADMINISTRATIVE Yolande GINGRAS Complexe Desjardins Coordonnateur du présent numéro : M.Thomas AQUIN, ing., M.Sc.A., à l’emploi de l’Étude Carmel, F yen, Jacques & Associés, ingénieurs-conseils, et membre du Comité consultatif de rédaction de L’INGÉNIEUR REDACTRICE Madeleine G.LAMBERT COMITE CONSULTATIF DE RÉDACTION ARTICLES 3 PLANIFICATION ET RÉALISATION par Daniel Wermenlinger, ing.Jacques DE BROUX, ing.directeur Thomas AQUIN, ing.René AUD Y, ing.André BAZERGUI, ing.Bernard BÉLAND, ing.Marcel FRENETTE, ing.J.Guibert LORTIE, ing.Robert MORISSETTE, ing.Michel PARENT, ing.Thomas J.PAVLASEK, ing.Robert G.TESSIER, ing.PUBLICITE JEAN SÉGUIN & ASSOCIÉS INC.Courtiers en publicité 3578, rue Masson, Montréal, Québec HIX 1S2 Téléphone : 729-4387 Après avoir rappelé les intentions des promoteurs du Complexe Desjardins, l’article décrit l’évolution du projet dont il définit également les composantes.Il en commente le mode d’organisation ainsi que les relations entre les diverses équipes, fait état des principaux problèmes rencontrés et souligne quelques choix avantageux et certaines innovations.13 LA SOLUTION STRUCTURALE par La Société C.L.T.L’étude de la charpente du Complexe Desjardins est divisée en cinq parties : les murs de soutènement, l’infrastructure et le basilaire, la Place et les mails, l’hôtel et les tours à bureaux.Cet article décrit les principaux problèmes rencontrés et le cheminement qui a mené à leurs solutions.L’ordinateur, présent à chaque étape des calculs, a permis de traverser un échéancier très serré.Lors de la construction, le béton armé s’est avéré le matériau le plus disponible, le plus efficace et surtout le plus économique.EDITEURS : L’Association des Diplômés de Polytechnique, en collaboration avec l’École Polytechnique de Montréal, la Faculté des Sciences de l’Université Laval et la Faculté des Sciences appliquées de l’Université de Sherbrooke.Publication mensuelle.— Imprimeur : Les Presses Elite.25 MÉCANIQUE ET ÉLECTRICITÉ par Jean-Claude Hébert, ing.Cet article décrit certains systèmes de l’installation mécanique et électrique du Complexe Desjardins, énumère quelques études qui ont permis le choix de ces systèmes plutôt que d’autres et explique les décisions les plus importantes.ABONNEMENTS : Canada $10 / par année Pays étrangers $12 / par année Vente à l’unité $2 DROITS D’AUTEURS : les auteurs des articles publiés dans L’INGÉNIEUR conservent l’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.Reproduction permise, avec mention de source ; on voudra bien cependant faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication dans laquelle paraîtront ces articles.— Engineering Index, Chemical Abstracts et Radar signalent les articles publiés dans L’INGÉNIEUR.Tirage certifie : membre de la Canadian Circulation Audit Bureau ccab RUBRIQUES 35 LE MOIS : Chroniques mensuelles 46 RÉPERTOIRE DES ANNONCEURS PHOTOS COUVERTURES COMPLEXE DESJARDINS .sera à Montréal ce qu’est le Times Square à New-York, le Rond-Point des Champs-Élysées à Paris et le Picadilly Circus à Londres.TT".! L’INGÉNIEUR JANVIER-FÉVRIER 1975 — 1 mm fSm* f 1*8*.I» 1*1» 5 M jpmr A ftdMSûî tS f” % ; « 1»»* I* u * iUffF ;^:- tti?-:^vr.BÜ 5P*^ szfï-.ÿ.¦': fyi'1 -.*x/& lllllllil - SS*S§£ae5| aRK «««I mm ¦'< • -; v.< -' :V"^.• w V».ilifii f?• V.• M&jùttài®ÉI jls»^ Sajle l’humilité nous empêche de vous avouer que l’éclairage c’est de nous-autres ! roy marchand Industriel Itée 160 Boulevard Graham ville Mont-Royal,H3P 3C9 tel.: 341-7711 *** * pm Z ^ ** ^ % * :: îieSiÊB ?n «.ï * * ; *, \*u*u*+ ?¦ -¦ Y§^z»mm * * * * - % ,¦ #*§*« *®*;**ïï fetfî»' » ; : ¦’ si juk * pSî'-I té “'t COMPLEXE DESJARDINS PLANIFICA TION ET RÉALISA TION par Daniel Wermenlinger, ing.L'auteur : M.Daniel Wermenlinger, ingénieur diplômé en génie électrique de l'Université McGill, en 1946, est vice-président exécutif et directeur général de Place Des jardins Inc., organisme responsable de la réalisation du Complexe Des jardins.1.Le lieu et les intentions Montréal connaît présentement un essor remarquable : de nouveaux édifices surgissent, une partie du centre-ville est en voie de rénovation, des quartiers commerciaux et résidentiels se développent à un rythme rapide à la périphérie de la ville et dans la banlieue.Le secteur où s’érige le Complexe Desjardins, c’est-à-dire le quartier compris entre les rues Berri, Université, Sherbrooke et la route Transcanadienne, connaît depuis quelques années un regain d’activités.Le voisinage de la Place des Arts et la proximité des grands magasins et des complexes immobiliers de construction assez récente comme la Place Ville-Marie ont évidemment contribué à la renaissance du quartier mais l’implantation du Complexe Desjardins — entre les rues Saint-Urbain, Jeanne-Mance, Sainte-Catherine et Dorchester — lui apporte enfin l’élément moteur, le pôle d’attraction qui lui manquait (figure 1).Une liaison beaucoup plus solide, mieux équilibrée que par le passé, sera ainsi créée entre les parties est et ouest du centre-ville, c’est-à-dire entre, d’une part, la zone fortement développée comprise entre la rue Université et la rue de la Montagne et, d’autre part, la zone en voie de développement près de la station de métro Berri-Demontigny et dans laquelle s’inscriront le complexe de la Place Dupuis, les nouveaux bâtiments de l’Université du Québec à Montréal, la Maison Radio-Canada et quelques autres complexes déjà annoncés.De plus, un nouvel axe de développement nord-sud reliera désormais la Place des Arts, le Complexe Desjardins, la future Place Guy-Favreau (un grand projet immobilier annoncé par le gouvernement fédéral) et la Place d’Armes ainsi que les grands édifices avoisinants, notamment le nouveau Palais de Justice.Par conséquent, un déplacement appréciable du centre-ville vers l’est aura effectivement été provoqué par la construction du Complexe Desjardins.C’était là l’une des intentions premières de ses promoteurs.Les nouveaux projets qui ont été lancés récemment dans le secteur ou qui y ont été annoncés depuis un an ou deux indiquent bien que les créateurs du complexe avaient vu juste et qu’une revalorisation complète de cette partie du centre-ville est en cours.La présence du Complexe Desjardins au cœur du Montréal de l’avenir symbolisera le renouveau social, économique et culturel de sa population.Le Québec a son histoire ; son enracinement dans ses traditions culturelles et linguistiques lui donne un caractère d’une saveur exceptionnelle sur le continent nord-américain.Et Montréal comme métropole canadienne exerce une influence particulière dans le contexte québécois : c’est principalement à Montréal que se joue l’avenir économique et culturel de la communauté francophone.Déjà la construction du Complexe Desjardins aura fourni du travail à quelque deux mille ouvriers et cadres et elle aura été le signal et l’agent principal de la rénovation du centre-ville.Une fois le complexe achevé, on y accueillera quotidiennement plus de 60 000 passants, visiteurs et clients et environ 15 000 personnes y travailleront en permanence.De grandes manifestations pourront s’y dérouler grâce à une Place immense protégée des intempéries et climatisée durant toute l’année.Tout en évoquant les places publiques des villes d’autrefois, la Place du Complexe Desjardins rivalisera avec les plus célèbres du monde contem- L INGÉNIEUR JANVIER-FÉVRIER 1975 — 3 StatN i >c< das Arts St iti tn Barri- D* wont igny © ® sainte-Catherine Liaisons Dorchester Stati Ha« • d Armas 0 Simpsons 0 Le 2020 University 0 Eaton 0 La Baie 0 La Place des Arts 0 Université du Québec 0 La Place Dupuis 0 Banque Canadienne Impériale de 0 La Place Ville-Marie ® Complexe Desjardins 0 Hydro-Québec 0 L’hôtel Reine-Elisabeth 0 Gare Centrale 0 C.I.L.0 Ministère du revenu national 0 Gare Windsor 0 Le Château Champlain 0 La Place Bonaventure 0 Tour de la Bourse : >*/• — -« 7.Conclusion Figure 4 — La Grande Place Architectes associés : Depuis le début des travaux, Place Desjardins Inc.s’est fixé certains buts précis et exigeants : d’abord, le respect des échéances et du budget de construction, dans la mesure du possible ; ensuite, des conditions de travail rigoureusement sécuritaires pour tous les travailleurs ; enfin, un encouragement soutenu à l’in-dustrie québécoise de la construction et à celle de la fabrication de matériaux et d’équipement ainsi que le recours systématique à la main-d’œuvre et aux services professionnels des spécialistes du Québec.Lorsqu’on fera le bilan de cette politique, on découvrira qu’elle aura fortement marqué l’activité économique du milieu et qu’elle aura contribué à former ou à valoriser une foule de techniciens de diverses disciplines.Elle aura même servi de référence précieuse pour l’engagement de cadres, de compagnies et de bureaux d’études sur d’autres projets importants.Ainsi, le Complexe Desjardins aura commencé d’exercer la fonction de pôle de développement non seulement sur le plan géographique par le déplacement qu’il provoque du centre de gravité de la ville mais également sur le plan économique et social.8.L’équipe externe Pour l’aider à planifier et à réaliser ce grand projet, Place Desjardins Inc.a eu recours principalement aux maisons suivantes : Organisme de gérance : Janin Construction Limitée Urbanistes et architectes principaux : La Société La Haye Ouellet — Tours : Blouin, Blouin/Gauthier, Guité, Roy — Infrastructure et structure basilaire : Longpré, Marchand, Goudreau — Hôtel : Ouellet et Reeves Ingénieurs-conseils : — Charpentes et fondations : La Société CLT composée des bureaux d’études Carmel, Fyen, Jacques ; Lalonde, Valois, Lamarre, Valois et Associés ; Trudeau, Gascon, Lalancette et Associés — Mécanique et électricité : Bouthillette, Parizeau, Pageau, Morel et Associés.LEBLANC, MONTPETIT, De BROUX & ASSOCIÉS INGÉNIEURS-CONSEILS 6655, CHEMIN CÔTE-DES-NEIGES MONTRÉAL, QUÉ.H3S 2B4 TÉL.514-733-8264 L’INGÉNIEUR JANVIER-FÉVRIER 1975 — 9 SYMBOLE du Complexe Desjardins Concept de la coopération Activités diurnes et nocturnes * Si dans les temps anciens le privilège d'un blason était réservé aux grandes familles ou aux collectivités importantes, dans notre monde contemporain c’est à la grande entreprise qu’échoit cet honneur.À l’intérieur des myriades de facettes du monde contemporain des communications, le symbole graphique joue le rôle primordial du signe qui « marque l’appartenance ».Dès l’élaboration de la thématique qui, en grande partie, a inspiré la réalisation architecturale du Complexe Desjardins, les promoteurs exprimaient déjà clairement leur intention de se servir de ce projet comme un excellent prétexte à une fusion de toutes les disciplines artistiques.C’est dans ces perspectives que nous vous présentons le symbole du Complexe Desjardins qui sera un point de ralliement et d’unité et aussi le signe de ce que nous sommes.Symbole officiel Concept du rayonnement, du dynamisme l'architecture et le symbole Relation entre Quatre principaux volumes architecturaux 10 -JANVIER-FEVRIER 1975 L'INGENIEUR La turbo-génératrice de secours Solar au gaz est si propre et silencieuse que personne ne la remarque.La turbo-génératrice de secours Solar au gaz fait penser à un bon voisin tranquille sur lequel on peut toujours compter dans les cas d'urgence.Même durant une panne de courant, presque tout le monde ignore que c’est la turbo-génératrice de secours Solar au gaz qui fournit l'électricité.C’est que.grâce à son fonctionnement silencieux et presque sans vibrations, et à son échappement plus propre que celui des groupes qui utilisent un moteur à pistons, elle n’importune pas son entourage.Les turbines à gaz offrent beaucoup d'autres avantages par rapport aux moteurs traditionnels.Plus petits et plus légers, nos appareils s’installent facilement n’importe où.du toit au sous-sol d’un édifice.Ils ne nécessitent ni assises spéciales ni eau de refroidissement.Les turbines Solar, d'une capacité de 225.900 ou 2800 kW, requièrent peu d'entretien et encore moins de démarrages périodiques.Même par temps froid, le démarrage se fait rapidement et.comme les turbines n’exigent pas de réchauffement préalable, ou presque, elles produisent de l'électricité sans le moindre retard.De plus, nos turbines fonctionnent aussi bien au gaz naturel qu'au kérosène ou au carburant diesel.Voilà autant de raisons pour lesquelles on exige de plus en plus les turbines à gaz.Constatez vous-mêmes pourquoi des entreprises telles que Bell System et RCA.qui doivent pouvoir compter sur une fiabilité absolue, font appel aux groupes électrogènes de secours Solar à turbine à gaz Plus de 1500 de ces groupes étant installés d'un bout à l'autre du pays, un ingénieur de Solar pourra vous faire une démonstration pratique de ces appareils.Pour obtenir plus de renseignements ou pour assister à une démonstration, il suffit d'écrire à : Solar, International Harvéster Canada.Service X-162, 1, Place du Commerce.Montréal, Québec H3E 1A2.Vous adopterez, vous aussi, les groupes électrogènes de secours propres, silencieux et fiables qui fonctionnent sans nuire à personne.Les turbines à gaz Solar un bon voisinage Jia Société GJLSf INGÉNIEURS-CONSEILS CARMEL, FYEN, JACQUES LALONDE, VALOIS, LAMARRE, VALOIS & ASSOCIÉS TRUDEAU, GASCON, LALANCETTE & ASSOCIÉS 12 —JANVIER-FÉVRIER 1975 L’INGÉNIEUR COMPLEXE DESJARDINS LA SOLUTION STRUCTURALE par La Société C.L.T.Les auteurs : La Société C.L.T.a été formée uniquement pour prendre part à la réalisation du Complexe Desjardins.Elle est composée des trois firmes suivantes : — Carmel, Fyen, Jacques et Associés — Lalonde, Valois, Lamarre, Valois et Associés — Trudeau, Gascon, Lalancette et Associés La rédaction de cet article est un travail d’équipe de la Société C.L.T.Sommaire Dans le texte qui suit, nous présentons, sous l’angle structural, la conception des différentes composantes du Complexe Desjardins.Nous en faisons ressortir les points saillants, c’est-à-dire ceux qui décrivent le mieux le projet et qui le distinguent des autres.Le présent article comprend six parties : • Les murs de soutènement • L'infrastructure et le basilaire • La Place et les mails • L’hôtel • Les tours à bureaux • Le rôle de l’ordinateur ijes murs de soutènement Définition du problème Le Complexe Desjardins est situé près du lit d'un ancien ruisseau qui coulait vers le sud, dans l’axe de l'édifice actuel de l’Hydro-Ouébec.Lors de l’excavation pour la construction de cet édifice, ce cours d’eau avait été dévié de son chemin normal.Des ramifications souterraines sur le site de notre projet étaient donc possibles.Des études de sol permettaient d’ailleurs de penser en ce sens.De nombreux services sous les rues avoisinantes, ainsi qu'une ligne de transmission de 100 000 volts circulant sous terre, à quelques pieds de la ligne de propriété, nous ont amenés à réaliser un mur de soutènement ne permettant aucun affaissement du sol.Les études de sol laissaient supposer la présence occasionnelle dans le mort-terrain de cailloux de dimensions importantes.Exigences requises En considérant les faits énumérés au début et en collaboration avec l’organisme de gérance du projet, nous avons fait ressortir les exigences auxquelles devait répondre le type de mur de soutènement choisi : a) maintien du niveau de la nappe phréatique pendant toute la durée de la construction ; b) aucune perte de matériaux fins ; c) déplacement horizontal minimal sur toute la hauteur du mur ; d) encombrement minimal du chantier.Choix du mur de soutènement Quatre types différents de mur de soutènement, que nous jugions susceptibles d’application, ont été étudiés : — la paroi en pieux d’acier en H et blindage de bois ; — la paroi en pieux tubés de 34 pouces de diamètre et blindage de bois ; — la paroi en pieux de béton armé et blindage en béton projeté ; — la paroi moulée dans le sol.Il a été démontré que le type de paroi qui rencontrait d’une façon optimale les exigences requises, tout en étant le plus économique, était la paroi moulée.Le maintien du niveau de la nappe phréatique, qui est assuré parfaitement, ainsi que le contrôle des matériaux fins empêchent tout tassement du sol autour du mur de soutènement.Ce type de paroi présente un encombrement sur le chantier moindre que les autres types de paroi étudiés.Un avantage incontestable de la paroi moulée sur les autres types de paroi est son utilisation comme mur de fondation permanent dont nous reparlerons un peu plus loin.Description de la paroi moulée (voir figure 1) Ce système consiste à mouler en place une paroi continue et étanche en béton armé (en se servant des propriétés de la bentonite), retenue en place par des L’INGÉNIEUR JANVIER-FÉVRIER 1975 — 13 tirants inclinés, ancrés dans le roc à l'extérieur de l'excavation.La paroi a 2'0" d'épaisseur et est constituée de panneaux de longueurs variant de 18' à 27'6".Les panneaux sont reliés entre eux par des joints cylindriques formés par des tubes de coffrage.Les tirants-arrière ont une capacité maximale de 432 000 livres.L’acier des tirants a une limite de rupture de 270 000 livres par pouce carré, et le taux de travail utilisé est 60% de la limite de rupture.Le cône d'ancrage « Fressynet » a été utilisé sur un bloc d'ancrage que nous avons spécifié pour différentes capacités de tirants.to'- Pa to -JolUT A fOMtLU VA* A^ * Æ.W.noy.1 1 S» V.I *>.et a« < 5 4c A TZ cou* .te/ Z A*~ Figure 1 — C oupe type de paroi moulée L'infrastructure et le basilaire Les dimensions du quadrilatère occupé par l’infrastructure et le basilaire correspondent pratiquement à celles d'un carré de 600 pieds de côté.La trame de ?0'0" (pour les colonnes) dans les deux directions a été retenue.Cette dimension rencontrait les besoins des ingénieurs et des architectes.À cause du fluage et du retrait du béton et des changements de volume produits par les variations de température, c’est une pratique reconnue de diviser une telle structure en morceaux ayant environ 250 pieds dans chaque direction.C’est pourquoi l’infrastructure et le basilaire ont été divisés en neuf secteurs individuels séparés par des joints de dilatation (figure 2).Avec de tels joints aux niveaux de l’infrastructure, nous aurions eu besoin, à priori, de murs de refend très importants pour supporter les forces latérales engendrées par la poussée des terres.Ces murs auraient été dispendieux et très embarsssants pour la flexibilité des espaces.plan claf rua sainte catner ine 10 11 12 13 (4 15 16 17 18 19 20 21 3 4 5 8 7 8 9 ITM M— —H ?°- I M I 9 K) 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 12 3 4 5 6 7 boulevard dorchester Figure 2 — Flan clef (localisation des joints de dilatation) Il a été établi que chaque dalle des niveaux de l’infrastructure pourrait servir de « diaphragme » pouvant transférer les poussées des terres d’un côté à l'autre de l’excavation.Le problème du fluage, du retrait et de la variation de température du béton restait à régler.Les secteurs de l’infrastructure (numérotés de 1 à 9) ont été séparés l’un de l’autre par au moins deux pouces à l’endroit des colonnes et par une ouverture continue de dix-huit pouces de largeur entre les colonnes et autour de la paroi moulée.De façon à tenir compte du fluage et du retrait du béton, il a été spécifié que ces joints ne pourraient être comblés avant que chacune des dalles affectées n’ait mûri pendant au moins trois mois.De plus, la température de la structure devait être maintenue à au moins 60°F.Une fois les joints comblés, la continuité structurale de chaque étage était établie.Les tirants de la paroi moulée étaient alors coupés et chaque étage reprenait la poussée des terres.Dans l'infrastructure, notons la présence d’une aire de livraison au centre du complexe dont l’accès est réalisé par une rampe de 30 pieds de largeur et de 280 pieds de longueur.On a réalisé des portées de 90 pieds pour faciliter la circulation de camions-remorques au niveau des quais de déchargement.Partout où cela était possible, autant dans l’infrastructure que dans le basilaire, le système de charpente utilisé a été le plancher-dalle avec ressauts.Ce système élimine la présence de poutres, lesquelles constituent souvent une entrave embarrassante pour les conduites de mécanique.L’absence de poutres favorise des hauteurs d’étage minimales.La place et les mails La Place est située au centre du complexe et correspond à un carré de 180 pieds de côté.Elle est reliée à la rue Sainte-Catherine et au boulevard Dorchester ; 14-JANVIER-FÉVRIER 1975 L’INGÉNIEUR ; s par les mails ; run d'une largeur de 60 pieds sur 140 pieds de longueur, l'autre de 60 pieds sur 200 pieds.Plusieurs solutions ont été étudiées pour le recouvrement de la Place et des mails.Depuis quelques années, les fermes spatiales ont retenu l’attention.La légèreté, l’élégance architecturale, la rapidité de montage ont valorisé ce type de charpente.Toutefois, le nombre restreint de colonnes exigé par les architectes entraînait des dimensions inacceptables pour le projet.Des solutions en voiles minces ont été envisagées.La calotte sphérique en béton armé ne s’y prêtait pas à cause des ouvertures exigées par les architectes pour les puits de lumière.Une autre solution étudiée, les hy-perboloïdes paraboliques en acier, offrait des avantages structuraux et architecturaux intéressants.Le poids de charpente relativement léger (16 lb/pied carré), la réalisation en modules identiques de 30 pieds sur 30 pieds, la possibilité de vastes ouvertures verticales pour l’éclairage de la Place, le profil aérodynamique minimisant les contraintes éoliennes sont autant de facteurs qui auraient pu favoriser l’adoption de cette solution.Le choix final a été influencé considérablement par les délais de livraison des matériaux.La solution retenue a été une gaufre de béton orientée à 45 degrés par rapport à la trame principale.Ce système offrait l’avantage de la simplicité et n’apportait aucun délai au calendrier des travaux.Au-dessus de la Place proprement dite, des nervures de 14 pouces sur 84 pouces à 14'154" de centre à centre reposent sur des poutres en béton précontraint (post-tendues) reliant les quatre colonnes de la Place dont la hauteur libre est de 77 pieds.Une dalle de 4|/ pouces de béton recouvre l’ensemble sauf aux endroits laissés ouverts pour l’éclairage de la Place.Au-dessus des mails, les nervures réduites à 60 pouces de profondeur reposent sur des poutres de chaque côté des mails.Aux colonnes supportant ces poutres, une rotule est réalisée pour éviter la torsion dans ces poutres latérales.L’hôtel Au coin nord-ouest du complexe, l’hôtel, avec sa forme en « L », constitue le premier élément de la spirale qui s’élance vers le ciel en suivant la ligne des sommets des tours — basse, moyenne et haute — situées aux trois autres coins du complexe.Les différents services de l’hôtel : restaurants, salle de congrès, bars, etc., sont situés dans les étages du basilaire des secteurs 5 et 6 ; les chambres et salles de mécanique sont situées dans la superstructure en « L ».Au premier étage de la superstructure, on trouve la salle de mécanique principale surplombée de dix ou douze étages de chambres.Parmi les différents systèmes structuraux envisagés pour la superstructure, un système seulement rencontrait les exigences des architectes : 1.Aucune colonne de dimensions encombrantes.2.Insonorisation uniforme des murs de séparation des chambres.Le système adopté est constitué de murs-porteurs de huit pouces d’épaisseur séparant les chambres et reliés entre eux par une dalle de cinq pouces d’épaisseur à chaque plancher.Avec ce système, aucune colonne ne vient déranger la disposition des chambres, et les murs-porteurs séparant entièrement chaque chambre assurent une insonorisation uniforme.Les principaux problèmes rencontrés dans la réalisation de ce système sont les suivants : 1.le maintien d’un joint de dilatation séparant les secteurs 5 et 6 sur lesquels la superstructure est implantée ; 2.le transfert des charges aux colonnes du basilaire.Le joint de dilatation entre les secteurs 5 et 6 sépare la superstructure en deux parties bien différentes l’une de l’autre.Sous les forces horizontales (vent et séisme), ces deux parties se comportent différemment et ont nécessité des calculs distincts pour chaque partie.Le transfert des charges aux colonnes du basilaire est réalisé par un cadre sous chaque mur-porteur.Les cadres s’appuient sur une poutre au premier étage de chambres (él.174'0") et au plancher de mécanique (él.148'0").Ces poutres s’appuient elles-mêmes sur les colonnes basilaires espacées à 30'0" c/c.Pour les deux étages de transfert, on a exigé du béton contenant des agrégats de /2 pouce au maximum et, en certains endroits, des agrégats de *4 Poucc au maximum pour faciliter la mise en place à travers les armatures (figure 3).lo— au coNTiHU* fbuTf Io» continue • El-.l4A'-e»' ETA.GJE PE MECAMkaUe - CoL be»' * SC» l :>o'- o'X - Figure 3 — Coupe type de l'hôtel Les tours à bureaux Étude préliminaire L’étude préliminaire des tours a débuté vers la fin de i'annee 1971 pour se terminer en juin 1972.Au cours de cette période, les architectes envisagèrent plusieurs formes géométriques.Nous avons étudié les différents types de charpente pouvant convenir à chacune des principales formes considérées : le triang e, le rec- L’INGÉNIEUR JANVIER-FÉVRIER 1975 — 15 L
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