L'ingénieur, 1 septembre 1977, Septembre - Octobre
SEPTEMBRE/OCTOBRE 1977 No 321 63e année NORANDA •7CH CENT NOV 4 197?LlàHAriï ajjBio aiü-joj Affranchissement en numéraire au tarif de la troisième classe Permis No H - 23 Port de retour garanti : C.P.6079, Suce.A, Montréal, Québec, H3C 3A7 FAifi CbZ )j;ueo u; u I a r.u c H * A -JQ Nous vérifions individuellement chacune de nos valves de fonte et bronze Le siège est-il parfaitement étanche?Le corps de la valve résiste-t-il au double de la pression pour laquelle elle est garantie?Si oui, le vérificateur y imprime au poinçon une lettre, la sienne.Marcel Allard, lui.a la lettre V”.Et quand il accepte de l imprimer sur une valve, c'est que c’est une bonne valve Ces tests de pression ne sont que deux des nombreuses vérifications et inspections détaillées qui accompagnent la fabrication des valves de fonte et bronze Jenkins.Nos valves d acier forgé passent évidemment par une série d épreuves de qualité tout aussi rigoureuses.C’est l expertise de gens attentifs comme Marcel Allard qui vous garantit la qualité de nos produits.Alors si vous voyez un V sur une valve Jenkins, faites confiance à Marcel.JENKINS Le spécialiste en valves La lettre “V” sur une valve Jenkins, c’est une garantie de qualité signée Marcel Allard. SEPTEMBRE/OCTOBRE 1977 No 321 63e année ADMINISTRATION ET REDACTION a/s École Polytechnique Case postale 6079 — Succursale « A » Montréal, Québec, H3C 3A7 Tél.: (514) 344-4764 COMITÉ ADMINISTRATIF Jean-Caude NEPVEU, ing.président Claude BRULOTTE, ing.Jacques DE BROUX, ing.Roger FYEN, ing.André-A.LOISELLE, ing.Michel ROBERT, ing.Michèle THIBODEAU-DEGUIRE, ing.SECRÉTAIRE ADMINISTRATIVE Yolande G1NGRAS REDACTRICE Madeleine G.LAMBERT COMITÉ CONSULTATIF DE RÉDACTION Marcel FRENETTE, ing.directeur Thomas AQUIN, ing.André BAZERGUI, ing.Bernard BÉLAND, ing.Gérald BÉLANGER, ing.Guy DROUIN, ing.André MAISONNEUVE, ing.Normand McNEIL, ing.Thomas J.F.PAVLASEK, ing.Robert G.TESSIER, ing.Clément VIGNEAULT, ing.Charles VILLEMAIRE, ing.PUBLICITÉ JEAN SÉGUIN & ASSOCIÉS INC.Courtiers en publicité 601, Côte Vertu, St-Laurent, Québec H4L 1X8 Téléphone : (514) 748-6561 ÉDITEURS : Association des Diplômés de Polytechnique En collaboration avec l’École Polytechnique de Montréal, la Faculté des Sciences et de Génie de l’Université Laval et la Faculté des Sciences appliquées de l’Université de Sherbrooke.Publication bimestrielle.— Imprimeur : Les Presses Elite.ABONNEMENTS : Canada $10 / par année Pays étrangers $12 / par année Vente à l’unité $2 DROITS D’AUTEURS : Les auteurs des articles publiés dans L’INGÉNIEUR conservent i’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.Reproduction permise, avec mention de source ; on voudra bien cependant faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication dans laquelle paraîtront ces articles.— Engineering Index, Biol., Chem., Sci.Abstracts, Periodex et Radar signalent les articles publiés dans l’INGÉNIEUR — ISSN — 0020-1138 — Dépôt légal — Bibliothèque nationale du Québec.Tirage certifié : membre de la Canadian Circulation Audit Bureau ccab Salabrité l’iilislrie 2 Coordonnateur du présent numéro : M.Marc Trudeau, M.Sc., ing.jr, a travaillé comme recherchiste au Comité d'étude sur la salubrité dans l’industrie de l’amiante (CES!A).Il agit actuellement comme conseiller en recherches sur l’environnement pour l'Association des mines d’amiante du Québec (AMAQ).Il poursuit des études de doctorat à l’École Polytechnique de Montréal sur l’amiante dans l’eau des rivières Bécancour et Nicolet.Dans la préparation des numéros de L’INGÉNIEUR sur la Salubrité dans l’Industrie, M.Trudeau est assisté de M.Laurier Juteau, ing., professeur agrégé à l’École Polytechnique de Montréal.ARTICLES 3 ÉDITORIAL par Yves Bérubé Ministre des Richesses naturelles du Québec 8 LA SANTÉ AU TRAVAIL par Michel Lesage, M.D., LL.L.Dans cet article, l'auteur tente, dans un premier temps, de déterminer les domaines d’activités de la médecine du travail pour mieux en cerner la définition.En deuxième lieu, sans évidemment en donner une liste exhaustive, l’auteur fait la revue des principales pathologies professionnelles en s'attardant à quelques-unes en particulier.Pour terminer, il est question des organismes de prévention, de réhabilitation et de compensation auxquels nous avons affaire au Québec.23 L’HYGIÈNE INDUSTRIELLE: QUELQUES ASPECTS TECHNIQUES par Raymond Moisan, ing., m.p.h.(i.h.), et Jacques Bolduc, ing., m.p.h.(i.h.) Cet article traite principalement des méthodes de mesure et des méthodes de contrôle de la salubrité industrielle relativement aux poussières, aux gaz, aux métaux, ainsi qu'au bruit et aux contraintes thermiques.De plus, quelques indications seront données sur le partage des responsabilités en matière de surveillance, vérification et inspection des conditions de travail du point de vue de l’hygiène industrielle.32 LA SALUBRITÉ INDUSTRIELLE ET SON IMPACT ÉCONOMICO-POLITIQUE par Jean McNeil, économiste L'article montre comment on peut justifier, du point de vue économique, l’intervention de l’État dans le domaine de la salubrité industrielle.Il cherche ensuite à préciser, dans ses grandes lignes, les incidences économiques de la mise en application de normes de salubrité industrielle.RUBRIQUES 38 LE MOIS : chroniques mensuelles 40 RÉPERTOIRE DES ANNONCEURS COUVERTURE Conception graphique : Les Services audio-visuels de l’École Polytechnique de Montréal L’INGÉNIEUR SEPTEMBRE-OCTOBRE 1977 — 1 No 101 F U.C.I.divition 02 Fiche I.R.A.C.No.B-A-2 Calgary- complexe de l’aérogare- Plan pour l’avenir PROFIL CLASSIFICATION 'MON (MORAINE i QUANTrTES Nombre Diametre 116 16 pouces (400 mm) 244 20 pouces (520 mm) 609 24 pouces (600 mm) Capacité maximum 200 kips (890 kN) 350 kips (1 560 kN) 500 kips (2 225 kN) RESULTATS DES ESSAIS Essai no 1 Diametre 20 pouces (520 mm), longueur 15 pieds (4.50 m), base 15 pieds cubes (425/ ).37 coups de 144.000 pi Ibs (200 kJ) pour damer les derniers 5 pi eu de béton (140/ ) Charge maximum 795 kips (3 540 kN) Affaissement brut 0 360 po (9,1 mm) Affaissement net 0 125 po (3.2 mm) Essai no 2 Diametre 20 pouces (520 mm), longueur 17 pieds (5.00 m), base 15 pieds cubes (425/ ).27 coups de 144.000 pi Ibs 200 kJ) pour damer les derniers 5 pi eu de béton (140/ ) arge maximum 945 kips (4 200 kN) Affaissement brut 0 590 po (15.0 mm) Affaissement net 0 250 po (o.3 mm) & PROBLEME Cet important maillon du système de transport desservant l’économie florissante de l'Alberta sera ouvert à la circulation aérienne en octobre 1977.Les développements les plus modernes ont été incorporés par les planificateurs pour pourvoir aux besoins des transports futurs au delà de l'an 2000.La phase initiale doit couvrir les besoins de l'aérogare jusqu'en 1982 après quoi la deuxième phase sera éngée pour satisfaire la croissance des prochains cinq ans.Des éléments additionnels pourront être ajoutés ultérieurement selon (augmentation du nombre de passagers.Chaque phase de construction est un arc de cercle, forme éventuelle de r aérogare finale.Les charges de service sur les colonnes de ce bâtiment étaient de plus de 4000 kips (17 800 kN); les études originales prévoyaient l’usage de caissons forés dans le roc comme éléments de fondation.Des essais “in situ démontrèrent que cette solution n était pas économique; leur exécution était délicate par les pressions d eau et de nombreux caillous dans la moraine.De plus, de l’eau était présente sous pression artésienne dans le rocher.Celui-ci, un schiste mou ne développa qu un effort d adhésion de 15 Ibs.par pouce carré (103 kPa); il aurait donc fallu installer des caissons de diamètres et de longueurs non-économiques.SOLUTION A la demande des autorités, des essais furent exécutés sur deux pieux Franki de 20 pouces (520 mm) de diamètre, prenant appui dans la moraine silteuse; des charges allant jusqu'à 950 kips (4 200 kN) ne causèrent que des affaissements minimes.Suite à ces excellents résultats, les ingénieurs-conseils recommandèrent l'emploi de pieux Franki comme éléments de fondation.Des groupes de neuf pieux Franki de 24 pouces (600 mm) de diamètre et d'une capacité portante de 500 kips (2 225 kN) chacun furent installés pour supporter les cotonnes principales de la structure.Un contrat fût adjugé par le propriétaire à Franki Canada Limitée pour l’installation de 969 pieux Franki et l’excavation de 65,465 verges cubes (50 000 m3) de moraine dense pour la construction du sous-sol.Malgré les conditions difficiles de sol, la mauvaise température et la disposition compliquée, le projet fût complété â l’entière satisfaction du client.Bien que ce complexe ait été étudié pour l'avenir, les planificateurs du projet furent convaincus que le bon vieux Pieu Franki qui a prouvé sa valeur sur des dizaines de milliers de projets dans le monde depuis son développement en Belgique en 1911, est toujours digne de confiance comme élément de fondation dans des conditions de sol des plus difficiles.LES PIEUX FRANKI TELS QU INSTALLES PAR L ORGANISATION FRANKI RESTENT UNE SOLUTION APPROPRIÉE MÊME POUR LES STRUCTURES LES PLUS FUTURISTES.CREDITS Proprietaire Ministère des Transports.Canada Structure Aérogare.Aéroport International de Calgary Architectes Stevenson.Rames.Barrett.Hutton.Seton and Partners Ingemeurs-Conseils Stevenson Raines Barrett.Hutton.Seton and Partners Ingénieurs en sol R M Hardy and Associates Ltd Gerant du Projet Ministère des Transports Canada PRUNE Bureou- immij n — J / I ; —i | .i , H / i Déformation (e) -.-HSS Stelco formé à froid, relaxé — classe H .HSS formé à chaud — classe H —HSS formé à froid — classe C Comparaison typique des courbes de tronçons courts pour HSS fabriqués selon trois méthodes Notez la supériorité du produit de la classe H Expédier à: The Steel Company of Canada, Limited Department “A” Stelco Tower, 100 King Street W Hamilton, Ontario L8N 3T1 Prière de m'envoyer la documentation technique suivante sur les HSS ?Implications de la norme ACNOR G40.20 sur la fabrication des profils de construction creux ?HSS Types T and A — weldable, low temperature ?Profils de construction creux Dimensions et propriétés des profils ?HSS Design Manual for Connections ?HSS Design Manual for Columns and Beams Nom/titre Compagnie Adresse 7601 6F stelco The Steel Company of Canada, Limited Société canadienne ayant usines et bureaux par tout le Canada et des représentants sur les principaux marchés du monde L’HYGIÈNE INDUSTRIELLE: QUELQUES ASPECTS TECHNIQUES par Raymond Moisan, ing., m.p.h.(i.h.), et Jacques Bolduc, ing., m.p.h.(i.h.) * Sommaire Cet article traite principalement des méthodes de mesure et des méthodes de contrôle de la salubrité industrielle relativement aux poussières, aux gaz, aux métaux, ainsi qu’au bruit et aux contraintes thermiques.De plus, quelques indications seront données sur le partage des responsabilités en matière de surveillance, vérification et inspection des conditions de travail du point de vue de l’hy-iène industrielle.Introduction L’essor industriel et technologique, auquel nous assistons depuis les cinquante dernières années, a entraîné le développement des sciences touchant à l'environnement, en particulier l’hygiène industrielle et la médecine industrielle.La reconnaissance de concepts sociaux modernes, tel le droit à travailler dans un milieu sain, a conduit à l’évaluation de la qualité du milieu de travail et à l’élaboration de mesures préventives avant l’apparition de troubles physiologiques.Ainsi, les principales fonctions de l’hygiéniste industriel sont : 1.Élaborer et réaliser un programme d’hygiène industrielle.2.Évaluer qualitativement et quantativement les éléments d’un milieu de travail : Les auteurs : M.Raymond Moisan, ing., ingénieur chimiste, Laval ’63, avec maîtrise en hygiène industrielle de l'université du Michigan, est président de Envirobec Inc., firme de conseillers en hygiène industrielle et en environnement en général, ayant sa place d'affaires principale à Québec.M.Jacques Bolduc, ing., ingénieur chimiste, Laval ’66, avec maîtrise en hygiène industrielle de l’université du Michigan, occupe les fonctions de secrétaire de la firme Envirobec Inc.— Étude des opérations et des procédés industriels.— Connaissance de la nature du travail effectué et des équipements utilisés.— Identification de la matière première, des produits et des sous-produits.— Détermination du nombre et du degré d’exposition des travailleurs.— Collection des données sur l’agent pollueur (échantillonnage de l’air, mesure du bruit, etc.).3.Interpréter les résultats.4.Élaborer et recommander des mesures correctives lorsque nécessaire et en établir l’ordre de priorité.5.Concevoir et présenter aux travailleurs un programme d’information relatif à la prévention des maladies professionnelles.6.Comparaître comme témoin-expert devant les cours de justice, la Commission des Accidents du Travail, les comités patronaux-syndicaux concernant la santé et la sécurité au travail.7.Préparer des règlements, critères et procédures pour la prévention des maladies professionnelles.8.Agir comme conseiller auprès des industries, des syndicats et des agences gouvernementales.Mesures de la salubrité Après avoir pris connaissance de la nature des opérations, du procédé et des produits utilisés, l’hygiéniste industriel procède à un échantillonnage de l’environnement du travailleur.Il pourra ainsi : • Évaluer l’intensité de l’exposition aux différents agents agresseurs.• Déterminer l’efficacité des moyens de contrôle, telles la ventilation locale, la filtration, etc.• Donner suite à une demande de l’administration de l’usine, du syndicat ou d’un travailleur.L’INGENIEUR SEPTEMBRE-OCTOBRE 1977 — 23 • Connaître la composition chimique et les propriétés physiques des poussières, gaz, fumées en suspension dans l’air.• S'assurer que la réglementation gouvernementale est respectée.L'analyse qualitative préalable du milieu aura permis de décider des paramètres d'échantillonnage, tels que l’endroit, le nombre, la durée, la période (jour, saison.).Le choix des stations d’échantillonnage est directement relié au genre d’information désirée.Ce choix est important, si on veut par la suite procéder à des calculs de concentrations moyennes pondérées pour toute une journée de travail ou encore évaluer la contribution à l’empoussiérage général d'une source quelconque.Certains échantillons d'air, appelés personnels, sont prélevés dans la zone respiratoire des travailleurs situés dans la zone d’influence.Le volume d'air échantillonné (ou la durée d’échantillonnage) doit être tel qu’il soit possible d'en faire l'analyse.Ce volume sera fonction de la précision de la méthode analytique utilisée, de la concentration permise dans l’air et de la concentration dans l’air échantillonné.Le nombre d'échantillons prélevés doit être suffisant pour être statistiquement valable, et l’échantillonnage doit respecter les conditions pour lesquelles il a été demandé.Poussières Bien qu'il existe plusieurs raisons justifiant la détermination des niveaux d’empoussiérage, la principale est l’évaluation des risques de complications pulmonaires que l'on désigne par pneumoconioses.Ces pneumoconioses résultent de l'inhalation et de la rétention des poussières dans les poumons.Ainsi, afin d’évaluer les risques associés à l'inhalation des poussières, les principaux paramètres à considérer sont les suivants : — Nature des poussières, tels le quartz ou la silice libre, l'amiante, l'oxyde de fer, la poussière de coton, etc.— Effets biologiques.— Concentration dans l'air et distribution granulo-métrique des particules.— Durée de l'exposition.— Sites primaires et secondaires de dépôt dans l’appareil respiratoire.— Taux d’élimination des particules solubles et insolubles.La pénétration des poussières dans les voies respiratoires est une fonction des caractéristiques aérodynamiques reliés à la grosseur, à la densité et à la forme de ces poussières.Les trois principaux phénomènes impliqués dans l'élimination ou le dépôt des poussières inhalées sont l’inertie, c’est-à-dire la résistance aux changements * C.M.: concentration moyenne.brusques de direction et à la turbulence, la sédimentation et la diffusion.Ainsi les grosses particules sont captées dans les voies respiratoires supérieures et la fraction fine atteint les poumons.Hatch & Gross 1 ont résumé les différents comportements de la poussière de la façon suivante : • Les poussières dont le diamètre aérodynamique dépasse 10 microns sont essentiellement retenues dans le nez et la gorge et ont peu de chance d’atteindre les poumons.L’efficacité des voies respiratoires supérieures, à éliminer les poussières, décroît lorsque le diamètre des poussières diminue.Cette efficacité atteint presque zéro lorsque les poussières ont un diamètre d'environ 1 micron.• La rétention alvéolaire est maximale pour les particules qui ont un diamètre compris entre 1 et 2 microns.• En dessous de 0.5 micron la probabilité de sédimentation dans le système pulmonaire diminue.Les particules ne sont pas retenues dans le système respiratoire.Ceci démontre bien que pour établir une relation entre les poussières et les pneumoconioses, il nous faut considérer surtout les poussières respirables, c’est-à-dire la fraction des poussières inhalées atteignant les poumons.Ces poussières respirables ont été définies par l'American Conference of Governmental Industrial Hygienists, 1976, comme celles passant à travers un séparateur ayant les propriétés suivantes : Diamètre aérodynamique en micron (sphère de densité unitaire) Pourcentage de séparation < 2 90 2.5 75 3.5 50 5.0 25 10 0 Par exemple, dépendant de leur contenu én silice libre ou en quartz, les concentrations moyennes permises dans l’air deviennent ; : C.M.* (poussières totales) = 30 mg/m3 % quartz + 3 C.M.(poussières respirables) = 10 mg/m3 % quartz 4* 2 Plus de 50 instruments d’échantillonnage de la poussière sont décrits et illustrés dans Air Sampling Instruments \ La méthode la plus utilisée est la méthode pondérale et sélective où les poussières respirables en suspension dans l’air sont captées sur un filtre après avoir passé à travers un séparateur, en l’occurrence un cyclone.Les concentrations s’expriment en mg/m .Plusieurs avantages militent en faveur de cette méthode.Ou'il suffise de mentionner les avantages suivants : — Le temps d’échantillonnage peut être de 8 heures, donc plus représentatif des conditions d'exposition.— L’échantillonnage de la zone respiratoire est possible.— Les résultats sont plus reproductibles.24—SEPTEMBRE-OCTOBRE 1977 L'INGÉNIEUR — L’instrument est très peu encombrant.— Le résultat tient compte des propriétés aérodyna miques des poussières.Gaz, vapeurs et hydrocarbures La c'assification physiologique des gaz, telle que vul garisée par Henderson et Haggard comprend : 1.Les asphyxiants simples Méthane CH, Éthane C,H« Acétylène C,H« Bioxyde de carbone CO, Oxyde nitreux NO Hydrogène H j Azote N,.2.Les asphyxiants chimiques Monoxyde de carbone CO CM.* 50 ppm Sulfure d’hydrogène H-S C.M.10 ppm 3.Les irritants Ammoniac NH; CM.25 ppm Chlore CL C.M.1 ppm Bioxyde de soufre SO, CM.5 ppm max.Bioxyde d'azote NO, C.M.5 ppm max.4.Les poisons Arsenic AsHi CM.0.05 ppm max.Nickel carbonyl Ni(CO)i C.M.0.05 ppm max.Bisulfure de carbone CS, C.M.20 ppm Le but premier de l'échantillonnage des gaz, vapeurs et hydrocarbures pour l'hygiéniste industriel est de recueillir un échantillon représentatif de l'environnement de travail sous une forme propice à des analyses physico-chimiques.Les méthodes de prélèvement les plus fréquemment utilisées sont : 1.L'aspiration de l’échantillon dans une fiole sous vide, où V, volume de gaz échantillonné aux conditions de température au °K(T ) et de pression (Ps) Vf volume de la fiole P, pression résiduelle après la mise sous vide Tl température de la fiole (°K) lorsque P, est mesurée.2.L'absorption par une solution contenant un réactif approprié au gaz, vapeur ou hydrocarbure échantillonné.3.L'absorption par du charbon activé ou du gel de silice.4.Lecture directe sur appareils spécifiques pour chaque gaz.Métaux Les métaux et leurs oxydes rencontrés le plus fréquemment dans l'industrie métallurgique sont générale- * C.M.: concentration moyenne.ment prélevés sur filtre dans la zone de respiration à l’aide d’une pompe portative attachée à la ceinture du travailleur.L’analyse du filtre en laboratoire, par spectro-photométrie d'absorption atomique, permet de déterminer la quantité et la nature des métaux déposés sur le filtre.Contrôle des poussières, fumées, gaz et métaux La réduction de l'inhalation de poussières, de fumées, de gaz et de métaux s’effectue généralement de la manière suivante : — Réduction à la source.— Diminution de l'exposition, par retrait du travailleur des zones affectées par une concentration élevée.— Port d’un dispositif de protection personnelle.Voyons maintenant quelques exemples où l'industrie peut réduire ou éliminer l’exposition du travailleur aux agents agresseurs : • Substitution d'un matériel par un autre moins dangereux.On peut employer des billes d'acier pour le décapage par jet abrasif au lieu de sable contenant de la silice libre.— Remplacement d'un travailleur par un autre pour diminuer l’exposition de chacun de ces travailleurs à ces substances toxiques.c Confinement du procédé ou isolement du travailleur par l'utilisation de chambres de contrôle appropriées ou de commandes à distance.• Humidification lorsque les conditions d'opération le permettent.• Ventilation locale (grande vitesse, petit débit) demeurant le moyen le plus efficace pour préserver l'environnement de travail, car elle permet le captage des poussières, gaz, vapeurs, etc.avant qu’ils atteignent la zone de respiration.• Ventilation générale (à grand débit) par voie naturelle ou mécanique.Un des principaux désavantages de la ventilation générale est qu’elle permet la diffusion du contaminant dans l’air de la pièce avant d'en permettre l’évacuation d'où l'accroissement des coûts de chauffage de l’air de remplacement.• Protection personnelle, telle que masques, cagoules à adduction d’air, gants et lunettes de sécurité.« Bon entretien des lieux.Le bruit Prévention du bruit Nous développerons ci-dessous les moyens de limiter la pollution acoustique, en particulier les moyens d'ingénierie disponibles pour réduire le bruit.Quand on fait face aux problèmes d’un niveau de bruit élevé et inacceptable, on doit pouvoir choisir entre plusieurs façons de réduire ce niveau.Dans certains cas, les problèmes sont simples et les solutions standard.Cependant, en général, la réduction du bruit L'INGENIEUR SEPTEMBRE-OCTOBRE 1977 — 25 ne peut être envisagée de façon simple ; il faut souvent concevoir les moyens de réduction pour chaque cas particulier à partir des principes de génération et de propagation des ondes acoustiques.Dans un programme de limitation du bruit, on peut procéder de différentes façons : — en réduisant le bruit à la source ; — en isolant les postes de travail où le bruit est excessif ; — en limitant par des moyens administratifs le temps d'exposition des travailleurs ; — en mettant de l'équipement de protection personnelle à la disposition des travailleurs.Mentionnons d'abord que la plupart des industries primaires et des industries secondaires peuvent être aux prises avec des problèmes d'importance variable, dépendant du type d'industrie : l'industrie des pâtes et papiers, les mines, l'industrie du textile, les chantiers maritimes, les scieries, les usines où l’on travaille le métal, les ateliers mécaniques, l'industrie de fabrication en général.Bien que la solution à des problèmes de bruit industriel nécessite des connaissances fondamentales en acoustique, le développement de cette solution dépend aussi d une capacité créatrice et de la détermination de la personne responsable du contrôle du bruit.Il n’est pas toujours possible de prédire exactement les résultats des techniques de réduction du bruit.Ceci est dû au moins en partie aux complexités des sources de bruit industrielles, des milieux de propagation et des limitations dues aux exigences d'opération et d'entretien.On doit réaliser que les problèmes de bruit, même s'ils sont similaires, peuvent varier considérablement en niveau et dans le spectre des fréquences.Ainsi le premier pas dans tout problème de contrôle du bruit est d’obtenir l’information qualitative et quantitative de l'ampleur du problème.Ceci nécessite la mesure du niveau de bruit en dBA et la connaissance complète sur le temps d'exposition de l'employé dans l'environnement bruyant visé et dans tout autre environnement auquel il peut être exposé durant sa journée de travail.Si l'exposition d'un employé au bruit varie beaucoup durant sa journée de travail, il peut être utile et même nécessaire d’évaluer son exposition au moyen d'un dosimètre personnel, ce dont il sera discuté dans la section suivante.De toute façon, l'exposition du travailleur doit être comparée aux normes applicables pour déterminer si son exposition est conforme aux normes.Il est préférable dans tous les cas de réduire le bruit à 85 dBA.Ceci protégera mieux l'employé contre une perte auditive et évitera la nécessité d’imposer à l'employé un programme de conservation auditive qui requiert un audiogramme périodique et la tenue de livres pour l’inspection gouvernementale.Lorsque l’exposition d'un employé, en dBA, excède les normes, et que l'on décide de réduire le niveau de bruit, il est habituellement nécessaire de faire une analyse de bruit plus détaillée, en particulier une analyse par octave, afin de déterminer le genre de contrôle le plus approprié et le moyen le plus économique de réduction.Après la mise en place des dispositifs d’insonorisation, le pas final consiste à remesurer le bruit pour déterminer le degré de succès obtenu par une méthode de contrôle spécifique.On ne doit jamais déterminer le succès seulement sur la base d’une évaluation subjective.Il est impératif de remesurer le bruit afin de déterminer le degré de réduction obtenu.Cette évaluation est nécessaire pour démontrer la conformité aux normes et peut être utile à du travail d'ingénierie futur.Quand plusieurs sources de bruit sont présentes dans un secteur, il est essentiel de réduire d’abord la source la plus bruyante si on veut atteindre une réduction efficace.Par exemple : 3 sources de 90 dB, 95 dB et 101 dB se combinent pour créer un niveau de bruit de 102 dB.Si les sources de 90 et 95 dB sont éliminées, la source de 101 dB demeure.D'autre part, si la source de 101 dB est éliminée, la somme des sources de 90 et 95 dB est seulement de 96 dB.Ces calculs demeurent vrais, que les niveaux de bruit donnés dans cet exemple représentent des mesures globales, des bandes d'octaves ou des bandes étroites.L'approche, face à un problème de bruit, est similaire à celle utilisée pour tout autre type de pollution.II s'est avéré utile de suivre une méthodologie d’analyse permettant de ne sous-estimer aucun aspect du problème.1.Planification de l’usine 2.Substitution a) utiliser un équipement moins bruyant b) utiliser un procédé moins bruyant c) utiliser un matériel moins bruyant 3.Modification de la source du bruit a) réduire la force d’entraînement sur une surface vibrante b) atténuer la réponse de la surface vibrante c) réduire la superficie de la surface vibrante d) utiliser la directionnalité de la source e) réduire la vitesse d’un fluide.f) réduire la turbulence 4.Modification de l'onde sonore a) confiner l’onde sonore b) absorber l'onde sonore c) utiliser un phénomène de résonance Planification de 1 usine La prévention du bruit sera d’autant plus efficace que l’hygiéniste industriel sera impliqué tôt dans la conception des nouvelles usines ou la modernisation d’usines existantes.Une bonne planification pour le contrôle du bruit inclut : a) la connaissance des caractéristiques de bruit de chaque machine et procédé, 26 — SEPTEMBRE-OCTOBRE 1977 L’INGÉNIEUR b) la localisation proposée pour chaque source de bruit, pour chaque opérateur et pour chaque homme d'entretien, c) la sélection des critères de conception basée sur les temps d’exposition des employés.Dans la plupart des cas, le manufacturier d’équipement est en bonne position pour réduire le bruit de la machine à sa source.Il est possible de faire des calculs de prédiction de bruit des différents équipements, en fonction du bâtiment dans lequel ils seront installés, pour différents éloignements des travailleurs des machines.Avant de décider de la localisation de l’équipement bruyant dans l’usine, les questions suivantes doivent être considérées : — Le bruit est-il continu ou intermittent ?— S’agit-il d’une ou de plusieurs machines du même genre ?— L'opérateur est-il près de l'équipement en tout temps ?— Combien de personnes, à part l’opérateur, seront exposées ?— L’équipement peut-il être confiné sans affecter la production et l’entretien ?— Quels sont les niveaux de bruit préalables à l’installation de l’équipement ?La réponse à ces questions peut aider à localiser ou à insonoriser l’équipement avant son installation, de façon à minimiser les expositions au bruit.Substitution ou modification de la source du bruit L’utilisation d’équipements, de procédés ou de machines moins bruyants est quelquefois possible.Il peut être plus économique de payer un peu plus cher pour une machine moins bruyante plutôt que d’encourir des dépenses additionnelles pour une réduction « a posteriori ».Citons quelques exemples : — Les ventilateurs axiaux produisent du bruit à plus haute fréquence que les ventilateurs centrifuges.Puisque les critères permettent des niveaux sonores plus élevés à basses fréquences, un ventilateur centrifuge peut être requis pour réduire le bruit à un niveau acceptable.— Des ventilateurs tournant à grande vitesse sont considérablement plus bruyants que ceux tournant à basses vitesses.Un plus gros ventilateur tournant moins vite sera beaucoup moins bruyant.— Des courbes de bruit existent pour des tournevis pneumatiques et autres outils pneumatiques, ces courbes permettent le choix d’un équipement moins bruyant.— Une opération plus silencieuse pourra être habituellement obtenue en utilisant des entraînements par courroie au lieu d’entraînement par engrenage.— Le bruit des éjecteurs pneumatiques à air, utilisés pour retirer les pièces des presses, peut être éliminé en utilisant un éjecteur mécanique.— Les vibrateurs mécaniques de bennes sont bruyants.Lorsque la température et le matériel le permettent, un pulsateur interne peut être utilisé, ce qui permet de réduire de beaucoup le bruit.— Utilisation d’outils électriques plutôt que pneumatiques.Des silencieux peuvent être aussi installés par le manufacturier d'outils pneumatiques.— Une presse hydraulique peut remplacer un marteau riveur pneumatique.L'échappement d’air comprimé du cylindre des presses hydrauliques peut être muni d'un silencieux.— Si un outil d'impact doit être utilisé, on doit choisir le plus petit outil capable de faire le travail.— Lorsqu’il est possible, on doit remplacer l'ébarbage par le meulage.— Les roues d'acier de certains wagons ou camions ou autres équipements de transport peuvent être remplacées par des roues à pneus de caoutchouc ou de plastique et ainsi réduire le bruit d'une façon importante.— La réduction de la force d'entraînement par réduc- tion de vitesse peut produire une diminution importante du bruit.Les machines ne doivent pas être opérées à des vitesses indûment élevées.Il peut être préférable d'utiliser une plus grosse machine qui peut opérer à une vitesse moins grande que d'utiliser une plus petite machine à haute vitesse opérant à sa puissance maximale.— L’entretien des coussinets, une lubrification adéquate et un bon alignement sont essentiels pour garder un ' “bre dynamique qui permette de minimiser l’amplitude de forces productrices de bruit.— Un matériel résilient peut parfois assourdir des bruits d'impact ; par exemple, on peut appliquer un revêtement à l'intérieur ou à l’extérieur de barils, chutes, bennes, etc.avec un matériel absorbant le bruit, tels le caoutchouc ou certains plastiques.— Les équipements doivent être bien isolés de leur base pour réduire les vibrations.— La direction de la source de bruit peut parfois être utilisée avantageusement pour protéger les travailleurs.Les ouvertures d'entrée et d’échappement d'air, les sources partiellement encloses et les larges surfaces de feuilles métalliques sont quelques exemples de sources dirigées.Il peut être avantageux de diriger la source vers un endroit garni de matériel très absorbant.— Les silencieux sont de types dissipatifs directs, dissipâtes centrés, non dissipatifs ou de résonance.Us sont fabriqués de matériaux absorbants et de perforations ou de chicanes.Pour réduire le bruit d'échappement des cylindres à air et des outils pneumatiques, on utilise fréquemment des silencieux de type dispersif ; ce type de silencieux réduit la vitesse en étendant le débit sur une plus grande surface.Modification de l'onde sonore Lorsqu'il n'est pas pratique de réduire le bruit à la source, l’atténuation du bruit peut être obtenue en confinant l'onde sonore, de sorte que le bruit ne s’échappe pas dans la pièce et n’atteigne pas l’oreille du travailleur.L’INGÉNIEUR SEPTEMBRE-OCTOBRE 1977 — 27 4 Pour concevoir des enclos acoustiques efficaces, deux termes doivent être compris : réduction du bruit et perte par transmission.La réduction du bruit est la différence entre les mesures de niveau sonore à un endroit spécifique avant et après l'installation d’un enclos acoustique.Cette réduction dépend de l’environnement acoustique à l'intérieur et à l’extérieur de l’enclos.D'autre part, la perte par transmission est indépendante de l’environnement ; elle dépend uniquement de la paroi utilisée.Des tables nous fournissent les pertes par transmission pour différents matériaux.Plusieurs facteurs doivent être pris en considération pour obtenir un enclos satisfaisant au point de vue acoustique et au point de vue production : 1.Les caractéristiques géométriques du mur.2.Le revêtement acoustique.Des tables fournissent les coefficients d'absorption de différents matériaux.3.L’accès pour la production et l’entretien.4.L’effet sur la machine : la ventilation peut être requise pour éviter le surchauffage de la machine.Dans les cas où les pertes par transmission excèdent par exemple 50 dB, il peut être plus économique d’utiliser une construction à murs multiples au lieu d'un mur simple.Lorsque l'emmagasinage du matériel à la machine ou l’accès à l'enclos empêchent l’installation d’un enclos complet, il est parfois possible d’utiliser un enclos partiel.L’enclos partiel doit séparer la source de bruit du travailleur.Des écrans acoustiques peuvent être utilisés pour contrôler la transmission du bruit lorsque placés entre la source et le récepteur.Ces barrières sont efficaces pour les bruits de moyennes et hautes fréquences mais non pour les bruits de basses fréquences.De faibles réductions (3 à 7 dB) peuvent être obtenues par absorption à l'intérieur de la pièce sous certaines conditions.Il s’agit de choisir des matériaux mous, rugueux, à surfaces poreuses pour absorber le son.Les conduites de ventilation et les systèmes de convoyeurs sont souvent d'importantes sources de bruit par transmission.Les conduites peuvent être recouvertes pour atténuer le son transmis.La réduction du bruit obtenue par recouvrement de conduites avec du matériel acoustique peut être calculée.Et il y a plusieurs moyens de réduire le bruit d'entrées et de sorties d’air.Dosimètre et sonométrie Bien que l’on doive viser à réduire le plus possible le bruit, il est souvent nécessaire, pour l’établissement des priorités, de connaître les travailleurs les plus exposés, et une étude avec dosimètre personnel est très utile pour compléter une étude faite avec un sonomètre.La sonométrie est relativement facile à effectuer ; elle nous permet de faire une cartographie du bruit d’une usine et nous indique les sources majeures de bruit à réduire.Cependant, les microphones stationnaires ne peuvent pas toujours être utilisés pour donner une éva- luation satisfaisante du potentiel de dommage auditif dû à la machinerie.Le microphone peut rarement être placé près de la machine à évaluer sans nuire aux opérations.De plus, il est prioritaire de connaître le bruit qui atteint l'opérateur.Plusieurs opérateurs passent des périodes de temps dans des endroits assez silencieux, comme 'aux salles de contrôle, aux salles d’entreposage, aux salles de repos ou à la cantine.Un microphone fixé près de leur poste de travail habituel surestimerait leur dose quotidienne de bruit.Le personnel d’entretien, de nettoyage, le personnel de cadre se déplace souvent dans des endroits où l'intensité et la durée des bruits sont variables.Dans bien des cas, il est impossible d’évaluer le risque de dommage auditif avec un sonomètre.Une solution satisfaisante à ces problèmes est d’installer sur le travailleur un dosimètre personnel qu'il porte pendant sa journée normale de travail.Les dosimètres sont légers et peu encombrants et peuvent avoir en accessoire un fil d'un mètre avec préamp’ificateur qui nous permet de placer le microphone près de l’oreille du sujet à l'étude.Il faut calibrer régulièrement ces dosimètres avec un calibrateur donnant un signal de 94 dB à 1000 Hz.Pour une journée complète de mesure, un compte de 100% sera obtenu lorsque le porteur aura été soumis à la dose de bruit maximum recommandée de 90 dBA pour une journée de huit heures.Un compte plus haut que 100% indique que la dose de bruit maximum a été excédée.Un pourcentage obtenu pour des mesures de moins de huit heures peut facilement être pondéré pour une journée complète de travail.Pour ces mesures plus courtes, il faut prendre soin de choisir une période représentative de l'exposition de la journée, afin d'obtenir le niveau continu équivalent pour la journée.Les normes Les normes énumérées ci-après sont utilisées aux États-Unis et au Canada.On les retrouvera fort probablement dans le règlement des Services de protection de l'environnement sur la qualité du milieu, actuellement dans sa phase finale de préparation.Ce règlement est préparé en collaboration avec le Ministère du Travail et le Ministère des Richesses naturelles.« Dans un établissement, aucun travailleur ne doit être exposé aux niveaux de bruit continu prévus ci-après pendant une période de temps plus longue que celle indiquée au tableau qui suit : Niveau de bruit (en dBA ou dBA corrigés) Temps d’exposition permis (en heures/jour) 85 16 90 8 95 4 100 2 105 1 110 0.5 115 0.25 >115 0 28 — SEPTEMBRE-OCTOBRE 1 9 77 L'INGÉNIEUR En ce qui concerne les bruits d'impact : « Dans un étab’issement, aucun travailleur ne doit être exposé à un bruit d'impact qui excède 140 dB linéaires comme valeur de crête ni à une série de bruits d’impact qui excèdent chaque jour 100 impacts à 140 dB, 1000 impacts à 130 dB ou 10000 impacts à 120 dB.» Les contraintes thermiques Les contraintes thermiques industrielles, comme on peut en rencontrer près des fours ou des métaux en fusion, et qui sont toujours aggravées par une température ambiante chaude, sont des sujets de préoccupation dans les fonderies, les aciéries, les usines de fabrication du verre, les usines de pâtes et papiers et plusieurs secteurs des industries chimiques.En résumé, les moyens de contrôle des contraintes thermiques peuvent être classés comme suit : — Conception adéquate de l'usine et des opérations.— Isolation des sources chaudes.— Réduction de la chaleur radiante.— Ventilation.— Air climatisé.— Augmentation de la circulation de l'air.Mentionnons d'abord quelques paramètres fondamentaux qui aident à la compréhension du phénomène de contrainte thermique : • La température de l'air est un facteur déterminant dans le transfert de la chaleur par convection entre le corps et l’atmosphère du milieu.Ordinairement, la chaleur du corps est perdue vers l’air environnant, mais quand la température de l’air est élevée (plus grande que la température de la peau), il y aura un gain de chaleur pour le corps.• L'humidité relative est un autre facteur important lors de l'exposition à la chaleur puisqu’elle peut limiter la capacité du corps à perdre de la chaleur par évaporation de la transpiration.Comme on peut s'y attendre, plus l'humidité est élevée, plus faible sera le taux d'évaporation par la peau et aussi plus faible sera le taux de perte de chaleur par ce moyen.• La vitesse de l’air affecte le taux de dissipation de la chaleur par évaporation de la transpiration.Des vitesses d’air plus grandes signifient habituellement un effet accru de refroidissement du corps, sauf si la température de l’air est beaucoup plus élevée que la température de la peau.La perte d'eau par transpiration est également fonction de la vitesse de l'air.• La chaleur radiante peut être exprimée quantitativement par une température radiante moyenne, qui indique en soi le degré d'exposition à la chaleur radiante.Isolation des sources chaudes Plusieurs moyens existent pour réduire la chaleur ambiante, parmi lesquels on peut mentionner l’isolation de la tuyauterie, de l’équipement et des procédés générateurs de chaleur ; l’élimination des fuites de vapeur et d’eau chaude, le revêtement des réservoirs contenant des liquides chauds ou en ébullition ; l’installation de ventilation locale par extraction afin de capter à la source la cha’eur latente ; l’évacuation de grandes masses d’air chaud par un système de ventilation générale.Réduction de la chaleur radiante La température de surface est un facteur crucial dans l'émission de la radiation infrarouge.Elle peut être abaissée, soit en réduisant la chaleur à la source, soit en appliquant un isolant thermique.Le taux avec lequel la chaleur est irradiée peut être réduit si une source de grande émissivité est changée par un traitement de surface en une source de basse émissivité.Une mince feuille d'aluminium collée sur un panneau d'amiante peut réduire la chaleur irradiée par un facteur de 2.Les poutres d'acier de structure irradieront moins de chaleur si elles sont peintes avec une peinture d'aluminium.La chaleur radiante peut aussi être limitée en séparant l'homme de la source par un ou plusieurs écrans.Dans les cas extrêmes, le procédé peut être entièrement séparé de la surface de travail de l’opérateur par des enclos de maçonnerie ou de verre.Les différents écrans utilisés dépendent de la localisation et de l'entretien.Ils sont du type : Réfléchissant : aluminium, acier inoxydable, autre matériel brillant.Absorbant : (refroidissement à l’eau) : fer ou acier oxydés ; surfaces mates, noires qui sont refroidies à l’eau ; amiante.Transparent : verre spécial, chaînes suspendues, mailles d’acier suspendues.Ventilation À cause de l’importance des systèmes de ventPation efficaces dans les usines modernes, le choix de systèmes doit être arrêté tôt dans le processus de construction d'un édifice.Les systèmes peuvent être décrits ainsi : a) Alimentation naturelle et évacuation naturelle.b) Alimentation naturelle et évacuation mécanique.c) Alimentation mécanique et évacuation naturelle.d) Alimentation mécanique et évacuation mécanique.L’augmentation de la vitesse de l’air permet une meilleure évaporation de la transpiration, en plus de favoriser un retour à des températures et à des taux d’humidité aptes à assurer sinon le confort du travailleur, du moins des conditions satisfaisantes de travail.Aussi, l'humidification ou la déshumidification de l’air peuvent être nécessaires dans certaines industries où le contrôle de l’humidité joue un rôle essentiel dans le procédé, la manipulation et l’entreposage de matériaux.Les matériaux hygroscopiques comme le bois, le papier, les textiles et certains aliments et pro- L'INGÉNIEUR SEPTEMBRE-OCTOBRE 1 977 — 29 duits chimiques sont vulnérables aux humidités basses et fluctuantes.Les usines de textile requièrent un contrôle précis des humidités relatives.Tel que déjà mentionné, l'humidité joue un rôle important dans l’évaluation des contraintes thermiques.Autres moyens de contrôle Les autres moyens de contrôle, de nature personnelle ou médicale, incluent : les vêtements de protection, la bonne sélection des travailleurs, la limitation du temps d’exposition, l'utilisation de sel et d’eau froide, les commodités sanitaires adéquates et l’éducation concernant les pratiques de travail et les facteurs personnels de nutrition, propreté, repos et tempérance en ce qui concerne l'alcool.faire des vérifications occasionnelles pour s’assurer de la validité et de l’exactitude des mesures effectuées par les compagnies.Les inspecteurs gouvernementaux ont aussi accès aux dossiers et aux registres des compagnies pour tout ce qui concerne les dossiers d'accidents, de maladies et de qualité du milieu de travail.Les inspecteurs doivent faire appliquer les lois et les règlements.Une nouvelle réglementation unifiée portant sur la santé, la sécurité et la qualité du milieu de travail est à l’étude.Il est à espérer que cette nouvelle réglementation éliminera les divergences, les contradictions et les vides existants dans les règlements actuels.¦ Responsabilités en matière de salubrité a) Surveillance La surveillance des conditions de travail au point de vue hygiène incombe à l'hygiéniste industriel lorsque l’industrie a un tel spécialiste à son emploi.Il arrive souvent qu'un responsable de la sécurité doive assumer la surveillance de la salubrité.Le travailleur peut aussi surveiller ses conditions de travail et rapporter à ses supérieurs tout danger possible.b) Vérification Les mesures des contaminants du milieu peuvent être effectuées par l'hygiéniste industriel, par un responsable de la sécurité ou par un ingénieur de l’environnement de la compagnie.Très souvent les industries vont cependant faire appel à des consultants en hygiène industrielle et environnement lorsqu'elles n'ont pas les ressources humaines nécessaires ni les équipements de précision requis pour mesurer les poussières, les gaz, les fumées, le bruit, les contraintes thermiques, l’éclairage, etc.Quelques associations industrielles se préoccupent de prévention d’accidents et de maladies professionnelles et peuvent effectuer pour leurs membres les études requises.Quelques associations subventionnées par la Commission des Accidents du Travail peuvent faire de même.c) Inspection L'inspection doit être effectuée par le personnel de l’industrie donnée, par une ou plusieurs ressources mentionnées ci-devant.Des mesures correctives doivent être apportées lorsque de mauvaises conditions sont décelées.Le gouvernement, en particulier le Ministère du Travail, le Ministère des Richesses naturelles en ce qui concerne les mines et carrières et les Services de protection de l’environnement ont aussi un rôle et une responsabilité dans le domaine de l’inspection.Les fonctionnaires n'ont pas à effectuer eux-mêmes des mesures et échantillonnages complets, mais doivent BIBLIOGRAPHIE 1.Hatch, T.F.et P.Gross : Pulmonary Deposition and Retention of Inhealed Aerosols.Academic Press, New-York 1964.2.Threshold Limit Values for Chemical Substances and Physical Agents in the Workroom Environment with Intended Changes for 1976 — ACGIH.3.Règlement Relatif à la Qualité du Milieu de Travail, Services de protection de l’environnement.4.Air Sampling Instruments, American Conference of Governmental Industrial Hygienists.5.Industrial Ventilation Manual — ACGIH.6.Industrial Noise Manual, publié par American Industrial Hygiene Association.7.Industrial Noise Control Manual, publié par N.I.O.S.H.8.Secrets of Noise Control, par Albert Thumann et Richard K.Miller.9.Handbook of Industrial Noise Management, par Richard K.Miller.10.Rapports du Comité Interministériel sur la Sécurité et l'Hyiène.11.Heating and Cooling for Man in Industry, par American Industrial Hygiene Association.OUEFORMAT LTEE 981 PIERRE DUPUY LONGUEUIL QUEBEC J4K 1A1 674 4901 FORAGES I TUDES GEOTECHNIQUES CONTRÔLE DES MATERIAUX 30 —SEPTEMBRE-OCTOBRE 1977 L'INGÉNIEUR Des produits indispensables à la construction sous toutes ses formes CIMENTS ST-LAURENT une grande entreprise un nom prestigieux ou st r"" SIé Vous connaissez déjà la qualité York.faites maintenant connaissance avec la qualité de nos nouveaux modèles compacts pour toits.La nouvelle gamme compacte de modèles de chauffage et climatisation de 15 et 20 tonnes “Sunline’’ à montage sur toit sont jusqu'à 35% plus petits que les modèles concurrents.Toute la gamme des nouveaux modèles Sunline de York a été améliorée.Une qualité supérieure et des caractéristiques comme dura- bilité, construction à l’épreuve des fuites deux systèmes de réfrigération indépendants qui réduisent le coût d’énergie grâce à un fonctionnement efficace à demi-charge .une option “économe" qui offre un “refroidissement gratuit" lors de température modérée à fraîche, offrant ainsi une économie d’énergie et prologeant la durabilité du compresseur .ainsi que des compresseurs avec protecteurs de moteur transistorisés et des radia- teurs de carters offrant le mieux possible sur le plan de la durée et de la fiabilité.Bien entendu, notre importante réduction de format représente une manutention et une mise en place plus facile.Par exemple, notre modèle de 20 tonnes ne mesure que 110" de long, 92" de large et 48" de haut1 Un poids réduit permet à notre gamme “Sunline" d’être installée sur des bâtiments plus anciens qui, auparavant, ne pouvaient supporter la charge imposée par les modèles conventionnels à montage sur toit Mais ceci n’est qu’un petit détail de l’histoire.Renseignez-vous sur tous les détails de l’histoire dès maintenant.Appelez le bureau ou le distributeur York le plus proche.rYORK BORG/wÂRNÊR Y7728 YORK YORK DIVISION DE BORG WARNER (CANADA) LTD 326 REXDALE BLVD.REXDALE.ONTARIO (416)743-7701 VANCOUVER • CALGARY • EDMONTON • REGINA • WINNIPEG • THUNDER BAY • LONDON • TORONTO • MONTREAL • QUEBEC • MONCTON • DARTMOUTH
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