L'ingénieur, 1 septembre 1979, Septembre - Octobre
¦ f* A (At* y V Le chemin du roy Rémy Martin V.S.O.P.Fine Champagne Cognac Rémy Martin ne produit que des cognacs provenant de la Grande et de la Petite Champagne, les deux meilleures régions de Cognac Cette carte en est le sceau.REMY MAR IN 65e année ADMINISTRATION Kl RÉDACTION a/s École Polytechnique C ase postale 6079 Succursale « A » Montréal.Quebec H3C 3A7 Tel (514)344-4764 Transfert de technologie et formation industrielle Coordonnateur du présent numéro : M.Louis-Philippe Lavoie, M.Sc.A., ing., est à l'emploi d'Hydro-Québec depuis 1973 à la direction Automatismes et Communications où il travaille à l'installation d’automatismes de réseau et participe à l’élaboration des plans de formation qui y sont reliés.De 1974 à 1976, il a œuvré dans le développement international en Afrique francophone à titre d'expert pour l’Agence canadienne de développement international (ACDl).M.Lavoie est aussi professeur chargé de cours à l'ETS de l'Université du Québec.COMITÉ ADMINISTRATIF Léo SC HARRY, ing.president André BAZERGUI.ing Bernard BÉLAND.ing Guv DROUIN, ing Marcel FRENETTE.ing Roger F Y EN.ing Roger P LANGLOIS, ing EmencCi.LEONARD, ing Gérald-N MARTIN, ing Michel Mil OT.ing Guy SICARD.ing Carol WAGNER, ing SK RM AIR! ADMINISTRATIVE Yolande G ING R AS ARTICLES 2 AVANT-PROPOS par Louis-Philippe Lavoie, M.Sc.A., ing.5 LA FORMATION DU PERSONNEL PRÉPOSÉ A L'ENTRETIEN DES ORDINATEURS DU RÉSEAU D'HYDRO-QUÉBEC par Louis-Philippe Lavoie, M.Sc.A.ing., Louis Marquis, ing., et Pierre Tremblay, ing.RÉDACTRICE Madeleine Ci LAMBERT COMITÉ CONSULTATIF DE RÉDACTION Bernard BELAND.ing.directeur Thomas AQUIN, ing Gérald BELANGER, ing Guv DROUIN, ing Marc DROUIN, ing.Yvon M DUBOIS, ing Marcel FRENETTE.ing Claude G U ERNIE R.ing Norman McNEIL.ing Thomas J F.PAVLASEK.ing Marc TRUDEAU, ing Charles VILLEMAIRE.ing.Pt Bl.ICTTE JE AN SÉGUIN & ASSOCIÉS INC Courtiers en publicité 601.Côte Vertu St-l.jurent Quebec H4I 1X8 Téléphoné (514)748-6561 ÉDITEURS : Association des Diplômes de Pol>technique En collaboration avec l'École Polytechnique de Montréal la Faculté des Sciences et de Cîenie de l'Université Ejval et la I acuité des Sciences appliquées de l’Université de Sher brooke Publication bimestrielle Imprimeur Les Presses Elite ABONNI Ml MS ( anada SIO par année Pjvs étrangers si: par année Vente a l'unité s: I) AUI h l Rs Les auteurs des articles publies dans ! INGENU l'R conservent l'entière responsabilité des theories ou des opinions émises par eux ReprinJuction permise, avec mention de source .on voudra bien cependant faire parvenir à la Redaction un exemplaire de la pu blication dans laquelle paraîtront ces articles Engineering Index.Biol ( hem Su Abstracts.Periodex et Radar signalent les articles publiés dans I INGÉNIEUR ISSN 0020-1138 Dépôt legal Bibliothèque nationale du Québec I iraye certifie : mcitihrc de la ( anadian Circulation Audit Bureau ccab 13 LA FORMATION TECHNIQUE ET LA COMMUTATION NUMÉRIQUE A BELL CANADA par Claude Lizotte, ing.21 LE TRANSFERT INTERNATIONAL DE TECHNOLOGIE par Sudha Khadkikar, M.Sc.(Phy), M.S.(Ind.Eng.), et Dinkar Mukhedkar, D.Sc., ing.31 ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET INTERACTION AVEC LE MILIEU PROFESSIONNEL: L'expérience du Département de génie électrique de l’École Polytechnique de Montréal par Yvon Gervais, M.Sc.A., ing., Dinkar Mukhedkar, D.Sc., ing., et André-B.Turgeon, D.Sc., ing.39 L'ENTREPRISE TECHNOLOGIQUE ET LES MARC HÉS DE L'ÉTAT par Roger Miller.D.Sc., ing.(au programme du numéro thématique « EN IRE P RISE TECHNOLOGIQUE ET INNOVA TION ») RUBRIQUES 47 LE MOIS : chroniques mensuelles 56 RÉPERTOIRE DES ANNONC EURS PAGE COUVERTURE Photos: courtoisie de l'Agence canadienne de développement international.L’INGÉNIEUR SEPTEMBRE-OCTOBRE 1979 - 1 AVANT-PROPOS IMPACT ET NÉCESSITÉ DU TRANSFERT DE TECHNOLOGIE ET DE LA FORMATION EN MILIEU INDUSTRIEL Introduction Au champ d'intervention déjà vaste qu'occupe la profession d'ingénieur s'en ajoute un autre assez récent au Québec qui est celui du transfert de technologie et de son outil, la formation industrielle, laquelle fait l'objet de ce numéro thématique.Alors que le transfert de technologie et la formation industrielle connaissent un large succès à l'étranger, particulièrement dans les pays en développement, le Québec n'a que trop peu développé cet aspect de l'exportation de son savoir-faire dans les domaines industriels et des services.Malgré le fait que nous possédions quelques-unes des plus importantes firmes d'ingénieurs-conseils et que nos sociétés de communications et de services publiques soient parmi les plus innovatrices, ce n'est que tout récemment que nous avons commencé à exporter la formation.Quelques expériences heureuses d'exportation de formation administrative ont été réalisées dans les pays arabes, mais le Québec s'est montré peu actif en formation technique au-delà de ses frontières, nonobstant quelques projets d'enseignement institutionnel subventionnés par des organismes para-gouvernementaux.Transfert de technologie au Québec Depuis qu'il existe des technologies, des transferts ont été réalisés soit d'un pays vers un autre, soit à l'intérieur d'un même pays entre différents segments de la population.À partir des années 60, commence à s'édifier au Québec une structure industrielle moderne.Industries lourdes surtout, les nouvelles installations, souvent disséminées sur un territoire immense, furent généralement intégrées avec succès aux milieux locaux déjà assez bien préparés à des procédés qui n'avaient rien de sophistiqué.Qu'en est-il depuis les années 70?Très peu de développement gigantesque en comparaison avec les réalisations ambitieuses des années 60, mais plutôt un perfectionnement des équipements de production des usines existantes ou la création d'installations industrielles modestes entièrement automatisées.Deux risques apparaissent alors : politique, si les emplois créés sont réservés à des hommes importés avec les machines ; économique, situation encore plus absurde si le souci d'utiliser de la main-d'œuvre locale conduit rapidement à la dégradation de l'outil de production confié à des mains insuffisamment préparées.La grande entreprise impose quelquefois ses lois et c'est ainsi que la solution d'amener des hommes avec les machines fut retenue dans beaucoup de cas et ce, au détriment du personnel déjà en place.Bien sûr.la situation change et c'est pour éviter que de tels phénomènes ne se reproduisent et autant que possible pour corriger les situations existantes qu’est née une nouvelle spécialité : l'ingénierie de la formation.Dans les grandes entreprises au Québec telles Bell Canada et Hydro-Québec, l'ingénieur spécialiste de la technique deviendra temporairement ingénieur de la formation lors du démarrage d'une usine ou de la mise en route de nouveaux équipements.L'ingénieur est ici mis en face d'une responsabilité incluant de nombreux paramètres humains qu'il devra soigneusement évaluer en eux-mêmes, mais également, vis-à-vis de lui-même et de sa plus ou moins grande aisance à faire partager son savoir.En fait, on va lui demander de revenir à sa mission entière, c'est-à-dire à ne pas être seulement un concepteur et un réalisateur mais d’être un véritable « conducteur d'hommes ».2 - SEPTEMBRE-OCTOBRE 1979 L’INGÉNIEUR Exportation de technologie L'exportation de technologie peut-elle être une opération rentable ?On ne peut pas parler de la rentabilité du transfert de technologie comme de la rentabilité d'un équipement de production.Son analyse est beaucoup plus complexe.À court terme, un opération de transfert de technologie n'apparaît pas comme rentable.Cenpendant, si on y regarde de plus près, on constate que l'opération peut devenir rentable à moyen et long termes au niveau national pour le pays exportateur.En effet, lorsque le Canada subventionne la création d'une école de génie dans un pays en développement, il est clair que les sommes investies ne donnent aucun rendement économique dans le cadre immédiat de ce projet.Par contre, et c'est là que peut se manifester une certaine rentabilité, les ingénieurs formés par le personnel canadien, avec des équipements canadiens, seront enclins à regarder sur le marché canadien pour l'achat de biens et services lorsqu'ils seront à la direction d'entreprises locales.Pour le Canada, la rentabilité de tels investissements n'est pas encore démontrée car notre présence bien identifiée aux niveaux universitaire et technique dans les pays en développement ne remonte qu'à quelques années.À la lumière de l’expérience des pays européens, particulièrement de la France, il est certain que ces projets de formation peuvent devenir rentables pour notre marché d'exportation et ce, au profit des deux partenaires impliqués.Pour assurer la rentabilité du transfert de technologie, il faut que les grandes entreprises aient une t " que soutenue d'exportation, sinon les investissements dans des projets d'enseignement ne seront jamais profitables pour notre économie.Hydro-Québec créait récemment une filiale de consultations.Hydro-Québec International, dans le but d'exporter sur les marchés internationaux notre savoir-faire, particulièrement dans le domaine de la production et du transport de l'énergie électrique.La formation reliée à ce domaine particulier est un produit tout aussi exportable que les plans d'ingénierie.Aujourd’hui, dans les appels d'offres internationaux émanant des pays importateurs de technologie, il y a des clauses exigeant un plan complet de formation permettant l'autonomie du personnel autochtone.Dans un contexte tel celui du Québec, il est donc opportun qu'une grande entreprise de services publiques, dont la renommée dépasse nos frontières, offre, sur la scène internationale, des services complets de génie et de formation du personnel dans les domaines de l'exploitation et de l’entretien des réseaux électriques.L'exportation de technologie peut donc être rentable à la condition qu'elle cadre dans une politique favorisant l'exportation de biens et services et surtout que nos entreprises soient aptes à répondre aux appels d'offres internationaux.Conclusion Tirant leur substance de l'action, les pages qui suivent trouvent en elles leur limite naturelle.Le thème de ce numéro n'est pas le transfert de technologie dans son ensemble, mais uniquement celui que les auteurs ont vécu avec ses difficultés dans différents domaines de formation industrielle.Ce numéro constitue donc une tentative modeste pour montrer une partie du travail qui se fait dans le domaine du transfeu de technologie afin, non seulement d'introduire physiquement de nouvelles techniques, mais surtout de les implanter efficacement dans le milieu.Louis-Philippe LAVOIE, M.Sc.A.ing.* L
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