L'ingénieur, 1 janvier 1983, Janvier - Février
®2* i // in là centrale ~ ” Annapolis Royal * - fc.; " gestion et assurance^ Hydro-Québec peut vous rembourser JUSQU'A JUSQU'A 1000/o 700/0 DES FRAIS DES FRAIS de remplacement de modification à votre d une chaudière* installation électrique Cette offre découle du Programme de vente d'électricité excédentaire et comporte un certain nombre de conditions.Entre autres: l'électricité doit remplacer tout autre combustible que le gaz naturel, et vous devez vous engager à un même nombre minimal d'heures d'utilisation pour chacune des quatre prochaines années.Le Programme est en vigueur depuis le 6 octobre 1982 et se poursuivra jusqu'au 1er avril 1984.Il vise les établissements industriels et commerciaux, et les institutions publiques.Par exemple, si vous consommez par année environ 130 000 litres (ou 30 000 gallons) de mazout, à certaines fins spécifiques, ce Programme s'adresse à vous.Renseignez-vous sur ses diverses modalités en nous envoyant le coupon-réponse ci-dessous.*Ou de tout autre appareil constituant un élément de base d'un procédé utilisé.-1 Veuillez communiq Programme sujet du indiqué ci-dessus Adresser a: Secteurs programmes, dustriel esti Montréal..Éléments d’un programme d’assurance-qualité Mesures administratives Politique de la qualité S’engager à développer et à mettre en application un programme d’assurance-qualité conforme à la norme ACNOR Z299.1.Organisation Développer et décrire l’organisation de l’entreprise, principalement en ce qui a trait aux responsabilités et à l'autorité de la fonction qualité et au rôle de la direction dans le programme de la qualité Documents relatifs au programme de la qualité Consigner l’organisation et la planification du programme de la qualité dans un manuel de procédures administratives, et consigner la planification du travail dans des plans qualité et des procédures techniques.Contrôle des documents S'assurer que tous les documents ayant une incidence sur la qualité sont revus, autorisés et diffusés de façon rigoureuse Dossiers relatifs à la qualité Maîtriser les conditions d'archivage des documents qui attestent que les prescriptions de la norme, les stipulations contractuelles et les exigences des autorités compétentes sont respectées Mesures opérationnelles Revue du contrat Confirmer l’aptitude des départements concernés dans l’entreprise à respecter le contrat.Conception Planifier et contrôler la conception du produit ; consigner rigoureusement l’information pertinente ; gérer les modifications aux documents avec la même rigueur que la préparation des originaux Approvisionnements Évaluer la qualité des articles sous-traités et la performance des sous-trai-tants ; maintenir des dossiers à ce sujet ; choisir la norme ACNOR Z299 applicable à chaque sous-contrat et s’assurer que ces derniers sont précis et complets.Identification et historique* des articles Identifier les articles de façon à maitriser leurs conditions d’emploi ; une identification unique devra être stipulée contractuellement Manutention et stockage Planifier et contrôler ces activités afin de prévenir toute altération de la qualité des articles.Fabrication et construction Planifier et contrôler ces activités en portant attention aux méthodes de travail et aux équipements utilisés.Procédés spéciaux Planifier ces procédés dont il faut suivre le déroulement pour établir la preuve de conformité et effectuer ce suivi ; s’assurer que le personnel, les procédures et l’équipement sont qualifiés.Conservation, emballage et expédition Planifier et contrôler ces activités de même que celles de nettoyage et de marquage.Mesures d’assurance Inspection de réception S'assurer que seuls des articles conformes sont acheminés à la production Inspection en cours de fabrication ou de construction S’assurer du caractère conforme des articles à chaque étape indiquée au plan d'inspection et d’essai Inspection finale Inspecter les articles finis et s’assurer que toutes les inspections et tous les essais planifiés ont été effectués et que les dossiers sont complets ; ne soumettre au client que les articles conformes.Équipement de mesure et d’essai S’assurer des conditions d’utilisation de l’état et de l’étalonnage de l'équipement de ce type, susceptible d'influer sur la qualité des articles.État d’inspection Fournir les moyens d’âssurer que les inspections et les essais requis sont effectués et que l’acceptabilité des articles est connue.Non-conformité Maîtriser les conditions de repérage, d’identification, de ségrégation et de traitement des articles non-conformes ; archiver l'information pertinente Mesures correctives Rechercher et éliminer les causes des cas de non-conformité et les conditions ayant une incidence négative sur la qualité ; archiver l’information pertinente Audit Planifier et exécuter des audits internes pour mesurer le respect du programme et son efficacité.Articles fournis par le client Vérifier l’état de réception des articles fournis par le client et les preuves de conformité qui les accompagnent ; par la suite, contrôler ces articles comme ceux acquis directement.* — Le terme traçabilité est de plus en plus utilisé en France.8 i 14 hngên*ur janvier-t*vr«r 1963 6 ?Il n’y a pas d’entreprise qui ne puisse largement profiter de l’assurance ou de la gestion de la qualité.Deux choses doivent cependant être claires 1.ces techniques permettent d’accroître les profits, d'augmenter la productivité, d’améliorer la qualité.Elles ne sont cependant pas une panacée Ce qui n'est pas rentabi-lisable n’en sera pas rentabilisé, ce qui n’est pas finançable n’en sera pas financé, etc.2.« Dans l’élaboration d’un système de gestion de la qualité, il y a lieu d’éviter les écueils suivants : • compter uniquement sur les vérifications pour obtenir la qualité, • s’attacher exclusivement au formalisme de l’organisation, • faire abstraction dans les problèmes de qualité des questions de coût et de délais, • perdre de vue la finalité du produit et du service pour l’utilisateur ».Qu'est-ce qui se fait au Québec pour que l’éveil se continue et s’accélère dans ce domaine ?Je reprends à ce sujet quelques idées déjà traitées dans un éditorial de la revue Qualité*8».En bref il nous faut des moyens d’actions en termes de : sensibilisation : de la population, de l’industrie, des milieux de l’enseignement et organismes gouvernementaux.Au Québec, cette sensibilisation se fait depuis plusieurs années, d’abord et avant tout par la dure réalité économique actuelle, par les actions de groupes tels que l’Association québécoise de la qualité (AQQ), la revue Qualité, le comité d’assurance-qualité du Conseil des denrées alimentaires du Québec (MAPAQ) et par les actions d’individus, professionnels et bénévoles du domaine de la qualité.formation : générale et avancée dans les CEGEPs et les universités, pour que tous aient une connaissance appropriée de la chose, et formation spécialisée pour ceux qui veulent œuvrer dans le domaine de la qualité.Au Québec actuellement, à quelques exceptions près, il se fait peu.concertation : l’un des facteurs qui, avec la formation, a sans nul doute permis au Japon sa fantastique percée dans tant de domaines, est sa stratégie globale d’action-qualité.De même au Québec, il est probable qu’une concertation industrie-gouvernement-milieu enseignant est essentielle à une progression rapide en la matière.Une telle concertation devra se traduire en des programmes d'action concrets.Actuellement, nous sommes encore loin de ce but.À quand une politique de la qualité au Québec ?Il était particulièrement intéressant, à ce sujet, d'entendre M Ber- nard Landry, ministre d’État au Développement économique du Québec, déclarer lors du colloque organisé par la section québécoise de l’ASQC à Montréal, en juin 1982 : « L’engagement que je prends devant vous aujourd’hui c’est que dans les mois qui viennent le gouvernement du Québec va se donner une politique et une action « Qualité » .Ce que vous attendez de l’État, c’est un bon effort de réflexion réaliste, fait de concert avec le secteur privé et le secteur public.Vous attendez des incitations au Virage de la Qualité et de ce point de vue là, la première incitation globale mais puissante que le gouvernement donne aux chefs d’entreprises, c’est son énoncé de politique économique, Phase II, Programme d’action économique 82-86 qui n’a aucun sens si la notion de qualité entre autres n’est pas pratiquée sur une large échelle par tous ceux qui produisent des biens et services et tous ceux qui prennent des décisions dans l’économie.» Conclusion Réaliser la qualité, c’est éliminer la sur-qualité (le « gold-plating »>) et la sous-qualité (les défauts).Réaliser cette qualité est donc la clef de la vrai productivité, l’un des plus sûrs moyens d’optimiser les ressources, de réduire les coûts et de respecter les délais.Il n’est pas trop tard mais il est plus que temps que nos entreprises assimilent cette réalité et prennent les moyens de maîtriser la qualité de leurs produits.Ceci est d’autant plus primordial que : la qualité prend une importance croissante dans la décision d'acheter ; tant sur le marché local que sur celui des exportations, la compétition fait de moins en moins de quartiers ; un nombre croissant de pays jouent avec succès la carte qualité Les techniques qui permettent d’atteindre ou d’améliorer la qualité existent.C’est leur mise en application qui laisse à désirer Au Québec, comme ailleurs, certaines entreprises sont des modèles ; d’autres, telles que les PME en général, peuvent trouver dans la pratique de la gestion de la qualité la solution à plusieurs de leurs maux.Il ne suffit pas de pouvoir, il faut aussi vouloir.I" Références 1.Pierre-F.Caillibot, La qualité Pourquoi?Comment?, L’Ingénieur, mars avril 1982, n° 348 2.Norme expérimentale AFNOR X50-109, décembre 1979, Gestion de la qualité.3.Fascicule de documentation NF X50-110 de l'AFNOR, Janvier 1980, Recommandations pour un système de gestion de la qualité à l'usage des entreprises.4 George Sertour, Gérer la qualité une responsabilité de direction ; l'affaire de tous ou de personne, Bulletin AFCIQ Vol XVII, n° 1, mars 1981.5.Ministère de l'Industrie, France, fascicule Gérer la qualité.6.R B Maxwell, Quelques succès de l'assurance-qualité, Qualité, Vol 3, n° 1, mars 1982.7.C.Desjardins, La PME dans la structure économique du Québec.Commerce/Le Point (Édition annuelle sur l'économie du Québec)1977 8.Pierre-F.Caillibot, La qualité au Québec .pour un programme national, Qualité, Vol.2, n° 3, septembre 1981 TL FAUT UNE BONNE ¦VOLONTE POURVAINCRE _|le CANCER.Un jour peut-être aurons-nous la chance de vivre dans un monde» où le» cancer sera enfin une chose du passé.C’est possible; cependant, les recherches nécessitent des fonds importants.La Société Canadienne du Cancer consacre toutes les sommes reçues par legs à ces précieuses recherches, à moins qu’il n’en soit stipulé autrement dans le testament.Vous pouvez, vous aussi si vous le désirez, contribuer à la lutte» contre ce fléau en insérant la phrase suivante dans votre testament: “Je lègue la somme de____à la Société Canadienne du Cancer?’ Grâce à cette volonté, vous pouvez contribuer à faire du cancer une chose du passé.Soc iété Canadienne du Cancer | IL NE FAUT PAS CÉDER FACE AU CANCER IL FAUT S’AIDER 15 IIAiiO NUMÉRIQUE Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 Bibliothèque et Archives nationales Québec EJ ES ES ES Les riches couleurs de brun et d'or du Stelcolour, type Barrière, rehaussent l’architecture de l’école Thomas A.Stewart de Peterborough en Ontario (photo ci-dessus).Propriétaire: Commission scolaire du comté de Peterborough.Fabrication et pose.Peerless Enterprises, division de Tectum Limited.Des panneaux attrayants en acier Stelcolour, type Barrière, résistent à l’air salin et confèrent une beaute durable à l’eglise St-Mary de Saint-Jean, à Terre-Neuve (photo ci-dessus et ci-dessous).Propriétaire: diocèse de l’est de Terre-Neuve et du Labrador.Fabrication: Eastland Metals.Pose du revêtement: Trico Limited.Comme toute la gamme des aciers prefinis Stelcolour, le type Barrière, offre un fini, une texture, un brillant et une épaisseur de revêtement uniformes.Pour de plus amples renseignements au sujet du Stelcolour, type Barrière, veuillez écrire à: Stelco Inc., Department “A”, 100 King Street West, Hamilton, Ontario, L8N 9Z9.ICO Acier préfini StGlCO Stelco Inc.Société canadienne ayant usines et bureaux dans tout le Canada et des représentants sur les principaux marches du monde Marque deposee ng#nt®ur |«nvt«r (•yr«r 1983 W-* % * % ¦ ët - - : TEXEL.le meilleur sous-vêtement souterrain tent de résister aux contraintes importantes.Texel, c'est finalement une couche séparatrice qui empêche les sols de se contaminer.Vraiment le meilleur géotextile.Pour informations, composez sans frais 1-800-463-8866 .et un drain de première qualité Texel est un géotextile aiguilleté de très haute qualité.Ses utilisations sont multiples: construction de routes et voies d’accès, chemins de fer, travaux hydrauliques et fondations d’édifices.Il est d’abord et avant tout un drain très efficace.Il favorise la collecte des eaux par sa structure tout à fait particulière.Celle-ci lui confère une grande perméabilité dans le sens normal et radial,toujours supérieure au sol environnant.Texel agit aussi comme filtre.Il retient grâce à sa texture, les fines particules et laisse passer l’eau par la normale à son plan.C'est également une armature conçue pour améliorer la capacité portante d’un sol.Son pourcentage élevé d’élongation et sa résistance à la traction lui permet- Autres utilisations: stationnements, berges, jardins, lignes de transmission, piscines, digues et toitures inversées.485, des Érables, St-EIzéar, Beauce-Nord Québec, Canada GOS 2J0 Tél.: (418) 387-5910 18 I ingénieur 'lanvier-tevner 1963 La centrale Annapolis Royal Nouvelle technologie pour l’aménagement de centrales hydroélectriques à basse chute Réal Boulé Jerry Nesvadba, ing.Une centrale marémotrice, équipée du premier groupe Straflo de grande dimension, est présentement en construction dans l’estuaire de la rivière Annapolis en Nouvelle-Écosse Cet exposé décrit la conception et les innovations techniques du groupe Straflo où l’alternateur est disposé autour de la roue motrice, ce qui offre des avantages intéressants pour l’aménagement de centrales hydroélectriques à basse chute Histoire de la turbine Straflo Il y a longtemps déjà, en 1919, l’ingénieur américain Leroy F.Harza proposa, en alternative à la turbine hélice et Kaplan à axe vertical, une turbine à écoulement rectiligne à axe horizontal où l’alternateur est situé autour de la roue motrice Ce concept offrait un profil hydraulique amélioré et un encombrement réduit pour la machine.Escher Wyss, un pionnier dans le développement et la construction de turbines hydrauliques, en construisit 73 durant les années 1938 à 1950 Ces machines appelées Straight Flow furent installées dans 14 centrales submergées, situées en Allemagne et en Autriche'1'.Ces machines, d’une puissance maximum de 1,9 MW sous une gamme de chute de 7,2 m à 9,0 m, avaient une roue motrice d’environ 2,0 m de diamètre ; la technologie d’alors ne permettant pas de plus grande puissance pour les installations à basse chute.En 1974 l’évolution technologique et l’expérience acquise permirent à Escher Wyss de développer la version moderne de la turbine à écoulement rectiligne, aujourd’hui connue sous la marque de commerce STRAFLO.® M.Réal Boulé, directeur des ventes à la division des Produits hydrauliques chez Dominion Bridge-Sulzer Inc.depuis 1980, a fait des études en génie à l'Université McGill et a obtenu un diplôme en sciences administratives à l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal.Entré chez Dominion Bridge Compagnie Ltée en 1975, il y a été successivement administrateur de contrat, directeur de projets et coordonnateur des ventes de la division Équipement sur commande.Depuis 1981, 8 groupes Straflo, ayant des puissances allant jusqu'à 6 MW, sont en opération'21' et la première de la génération des groupes Straflo de grande dimension a été construite dans les ateliers de Dominion Bridge-Sulzer Inc.à Lachine, Québec Cette turbine, avec une roue motrice de 7,6 m de diamètre et une puissance maximum de 19,9 MW sous une chute de 7,1 m, sera installée cette année dans la centrale pilote marémotrice d’Annapolis Royal en Nouvelle-Écosse'4'.La turbine Straflo : les idées directrices C’est en reprenant le concept de base de Leroy Harza et en se fixant les objectifs suivants qu’Escher Wyss est parvenu à la réalisation technique de la turbine Straflo • Rendre possible la construction de machines à axe horizontal de grandes dimensions (limitée seulement par les contraintes de fabrication et de transport) ; • couvrir la gamme de chutes couverte par les turbines de type bulbe (axe horizontal) et hélice (axe vertical) ; • obtenir une machine simple, compacte, dont l’inspection et l’entretien soient aussi aisés que possible Un facteur déterminant dans la conception de la turbine Straflo de grande dimension réside dans le contrôle des déformations que subissent les organes mobiles et les organes fixes de la machine.En effet, le critère principal de conception n’est pas seulement le niveau de contrainte atteint dans les pièces mais aussi la déformation des éléments sous l’action des forces hydrauliques, centrifuges et des gradients thermiques De ce critère découlent les tolérances et l’établissement des jeux fonctionnels entre les divers organes de la turbine Les caractéristiques principales dans la construction du groupe Straflo sont les suivantes • absence d’arbre d’entrainement pour l’alternateur ; • construction compacte ; • liberté de mouvement pour la construction de l’alternateur, contrairement aux groupes bulbes qui sont limités par des contraintes d’espace ; M.Jerry Nesvadba, B.SC., a fait ses études techniques à l'Université de Tchécoslovaquie et est diplômé de l'Université Sir George William (1973) de Montréal.Depuis 14 ans, il travaille dans la conception et l’ingénierie de turbines hydrauliques de toutes sortes, notamment pour des projets comme Churchill Falls, Volta Grande, La Grande 3, War-sak, etc.Depuis 1980, il est directeur du génie à la division des Produits hydrauliques chez Dominion Bridge-Sulzer Inc.• inertie accrue de la machine.Ceci assure un fonctionnement plus stable lors des fluctuations dans l'appel de puissance.La centrale marémotrice Annapolis Royal La centrale marémotrice d’Annapolis Royal est une centrale de démonstration, la première de ce genre en Amérique du nord ; elle permettra d évaluer les caractéristiques opérationnelles du groupe Straflo de grande dimension pour les centrales à basse chute ainsi que son adaptabilité pour l’aménagement éventuel de centrales marémotrices pour le harnachement des hautes marées de la baie de Fundy.Cette centrale souterraine est aménagée sur l'île de Hog, dans l’embouchure de la rivière Annapolis, sur la rive est de la baie de Fundy L'île, avec une digue en enrochement et un ouvrage régulateur, forme un barrage qui empêche l’inondation des terres en amont à marée haute.Le groupe de génération a été conçu comme système à simple effet, c’est-à-dire que l’énergie marémotrice sera convertie en électricité seulement lors de l’évacuation des eaux de la rivière en période de marée basse Le groupe produira de l’énergie durant une moyenne d’environ six heures par cycle de marée (12,3 heures/cycle) opérant sous une gamme de chutes de 1,4 m à 6,8 m.La mise en marche du groupe Straflo est prévue pour l'été 1983 Les composantes du groupe Straflo d’Annapolis Le groupe Straflo est constitué de cinq composantes principales (voir figure 1 et 4) les anneaux d’ancrage amont ; le distributeur ; la roue motrice ; l’alternateur ; le support aval Les anneaux d'ancrage amont Le système d’ancrage amont comporte deux anneaux concentriques ; l’un à l’intérieur et l’autre à l’extérieur du passage de l'eau Ces deux anneaux, encastrés dans le béton massif de la centrale, sont maintenus en place grâce à de multiples boulons d’ancrage précontraints, transférant les forces admises dans les anneaux vers la structure de la centrale Ces anneaux sont de fabrication mécano-soudée.L'anneau externe a pour rôle de soutenir le distributeur (pesant plus de 190 tonnes) celui-ci lui étant relié en porte-à-faux par le biais d’attaches boulonnées.L’anneau interne abrite le palier guide amont combiné à un pivot.Cet anneau reprend les forces axiales et une partie des forces radiales appliquées depuis la roue motrice Les forces axiales d’origine hydraulique peuvent agir dans les deux directions 19 I ingénieur lanvier-fevner 1983 (amont et aval).Les forces s’orientent vers l’aval lors de la génération en marée descendante et vers l’amont en marée montante ou en situation de rejet de charge (délestage).Le poids de la roue (180 tonnes) et les forces gy-roscopiques sont appliquées radiale-ment sur l’anneau interne par le biais du palier guide amont.L’anneau interne, à son tour, retransmet ces forces à un socle de béton situé au centre de la prise d’eau.Caractéristiques de la turbine d’Annapolis Diamètre de la roue 7,6 m Nombre de pales motrices 4 Chute maximale 7,1 m Puissance maximale 19,9 MW Rendement à puissance maximale 89,1 % Vitesse de rotation nominale 50 tr/min Figure 1 — Section horizontale schématisée Le distributeur Le distributeur est de type conique et d’un concept commun aux turbines bulbe et Straflo II est aussi constitué de deux anneaux, (l’un interne, l’autre externe) auxquels on ajoute dix-huit aubes directrices ayant pour fonction de contrôler et d’orienter l’écoulement d’eau admis à la roue motrice.Les deux anneaux sont de fabrication mécano-soudée, alors que les aubes directrices sont en acier coulé.Les aubes directrices pivotent dans des paliers auto-lubrifiés garnis de Teflon.Pour actionner ces aubes 1.Prise d’eau 2.Anneaux d’ancrage 3.Pivot 4.Palier guide amont 5.Arbres principaux 6.Roue motrice 7.Joints d’étanchéité 8.Stator 9.Contrepoids 10.Servomoteurs 11.Distributeur 12.Palier guide aval 13.Support aval 14.Aspirateur 15.Puits d’accès 16.Puits de la turbine W-J 2rr^'«?P.foi ' j oy-r."\V -"o 20 I ingénieur ianv»M#vfief 1983 Figure 4 — La maquette du groupe Straflo© Figure 3 — La roue motrice.mobiles, un cercle de vannage et un ensemble de leviers et bielles est relié à deux servomoteurs et à un contrepoids Dans le cas de défaillance du système de pression d’huile, le contrepoids assure la fermeture du vannage L'anneau extérieur du distributeur supporte aussi le joint d’étanchéité de la roue polaire La roue motrice (figure 3) La roue motrice comprend un moyeu, quatre pales et une ceinture.Le moyeu est fabriqué d’acier au carbone et recouvert d’acier inoxydable aux endroits où les pales y sont soudées La ceinture de la roue faite de plaques formées est ensuite soudée à l’extrémité externe des pales Les quatre pales et la ceinture sont en acier inoxydable (17 CR, 4 Ni et 2 Mo).La roue est supportée par deux paliers guides soutenant les arbres creux coniques qui sont boulonnés sur chacune de ses faces.Les paliers guides sont tous deux de type hydrodynamique conventionnel, équipés d’injection d’huile pour le soulèvement des pièces tournantes L’accès et l’inspection du palier aval est possible grâce au système d’arbre creux qui permet un passage depuis le palier amont, lui-même accessible par un puits pratiqué dans le pilier central de la prise d’eau.La conception compacte et les arbres coniques creux induisent une rigidité et une stabilité maximales ; cela permet une large marge de sécurité en poussant la vitesse critique du point de vue mécanique bien au-dessus de la vitesse d’emballement L 'alternateur (figure 1, élément 8) L’alternateur est composé de la roue polaire localisée en périphérie de la roue motrice et du stator.La roue polaire de l’alternateur forme un ensemble intégral avec la roue motrice de la turbine Elle consiste en un anneau, de fabrication mécano-soudée, fretté à chaud sur la ceinture de la roue motrice à l’extérieur et tout autour du passage hydraulique.Un système d étanchéité particulier a été développé pour le joint entre la roue polaire et la bâche stationnaire de la turbine.Ce système fera l’objet d’un paragraphe particulier.Les pôles du type saillant sont boulonnées directement à l’anneau extérieur de la roue polaire.Le courant est acheminé aux pôles par un collecteur à balais placé dans le bâti du palier amont.Les conducteurs passent par l’arbre creux et par des trous forés dans l’épaisseur des pales motrices et au travers de l’anneau extérieur jusqu’au pôles.La construction compacte de l'arbre et des paliers facilite le respect des tolérances de centrage de la roue polaire dans le stator de l’alternateur.21 I ing«nt«ur lanvteMevner 1983 Figure 2 — Vue agrandie du joint d'étanchéité Le stator a la forme d’une couronne qui enveloppe la roue polaire.La carcasse du stator est appuyée verticalement environ à la hauteur de la section de l’axe horizontal.Le couple de court-circuit peut être transmis aux fondations sans que la roue polaire et le stator ne deviennent excentriques.Afin d’éviter des contraintes thermiques inadmissibles dans le noyau, on tolère une certaine dilatation radiale du stator.Pour faciliter l’accès aux principaux éléments de la roue motrice, de la roue polaire et du stator, ce dernier peut être déplacé axialement vers l’aval sur des rails prévus à cet effet.La ventilation de l’alternateur s’effectue par un système à air pulsé utilisant des ventilateurs conventionnels.Ce système permet une aération uniforme sur toute sa périphérie.L’éventualité d’un noyage complet en eau salée a été prévu dans la construction de l’alternateur.Si une telle situation exceptionnelle se produisait, l’eau salée pourrait être pompée et l’alternateur séché.Le support aval Le support aval est encastré dans l’entrée de l’aspirateur (diffuseur).Il est fait d’un blindage métallique et de trois piliers d’acier qui abritent le palier guide aval.Les trois piliers sont eux-mêmes ancrés dans le béton à l’aide de six boulons d’ancrage précontraints qui transmettent les forces radiales (reprises par le palier aval) vers la structure de la centrale Les joints d'étanchéité (figure 2) Un point important dans le développement de la turbine Straflo de grande dimension est l’étanchéité entre la bâche stationnaire et la ceinture de la roue motrice sur laquelle est montée la roue polaire Un joint d’étanchéité à toute épreuve est requis.Ce joint doit s’ac-comoder de mouvements différentiels entre la roue et la bâche fixe.En effet, la roue motrice et le moyeu sont des éléments élastiques qui se déforment sous l’effet des forces appliquées et des variations de température, alors que la bâche n’est pas sollicitée par les mêmes forces et se déforme de façon indépendante.La solution trouvée pour surmonter cette difficulté a été le développement du joint hydrostatique'5».Ce joint est formé par une série de segments, faits d’un matériau synthétique, poussés vers la ceinture de la roue au moyen de boyaux pneumatiques situés à l’arrière De l’eau filtrée, injectée sous pression entre la ceinture de la roue et les segments, assure l’éten-chéité et forme un film lubrifiant entre les éléments stationnaires et mobiles.L’eau injectée qui s’échappe à la péri- 1.Pale de la roue motrice 2.Ceinture de la roue motrice 3.Bâche stationnaire 4.Joint d’étanchéité d’opération (hydrostatique) phérie est recueillie à l’intérieur d’un anneau que des labyrinthes isolent de l’alternateur.Les segments sont cintrés et s’emboîtent les uns dans les autres ; ils sont situés sur la bâche stationnaire face à la ceinture de la roue motrice.Les segments sont installés sur des pneumatiques Cette assise élastique permet le déplacement axial des segments pour maintenir dans les limites étroites l’espace entre les segments et la ceinture de la roue motrice, minimisant ainsi la consommation de l’agent d’étanchéité.La surface des segments faisant face à la ceinture est pourvue de cavités qui sont alimentées d’eau filtrée sous pression à travers un capillaire.Ce système hydrostatique a pour but de maintenir chaque segment en équi- 5.Joint d’arrêt d’entretien 6.Conduit pneumatique 7.Conduite d'eau 8.Collecteur de l'agent d’étanchéité libre et éviter tout contact du segment avec la ceinture.Un ensemble de déflecteurs forme un labyrinthe de façon à éliminer tout risque d’infiltration d’eau (l’agent d’étanchéité) au niveau de l’alternateur.De plus, un collecteur récupère et canalise l’agent d’étanchéité vers un puisard.Cette conception hydrostatique pour le joint d’étanchéité d’opération offre les caractéristiques suivantes : — fonctionnement possible avec une surface d’étanchéité ondulée et des déformations des supports du joint ; — tolérance aux déplacements axiaux de plusieurs millimètres et aux bas-culements angulaires de la roue motrice ; — efficacité d’opération à une vitesse périphérique de plus de 30 m/s ; 22 — efficacité d'opération sous un différentiel de pression allant jusqu'à 40 m d’eau entre les passages hydrauliques et l’extérieur.Le joint d'arrêt d'entretien Le joint d'arrêt est ni plus ni moins qu’un boyau de caoutchouc flexible monté sur la bâche stationnaire que l’on pressurise de façon à en augmenter la section pour obturer l’espace qui existe entre la bâche stationnaire et la ceinture de la roue motrice.L’étanchéité des paliers au niveau des arbres coniques est assuré par des joints à lèvre conventionnels Conclusion Le concept Straflo, qui offre un encombrement réduit, permet une construction plus économique des centrales à basse chute.Le projet Annapolis, qui représente une étape importante dans le développement des groupes Straflo de grande dimension, permettra de démontrer la fiabilité d’exploitation de ce type de machine et son application aux projets d’ampleur comme le harnachement des marées de la baie de Fundy.Références 1.Meier, W., Miller, H., Die Entwicklung zur STRAFLO turbine Bulletin SEV'VSE.Vol.69(1978) No.17 2.Barp, B , Transformation de la centrale hydroélectrique « Am Giessen » à Zurich-Hoengg.Bulletin Escher Wyss, Tome 52 (1979), No.2.3 Coumans, X., Van Pachterbeke, Y., Economies of Straflo Units for Run-of-River Stations, Water Power and Dam Construction, mai 1981 4 Douma, A., Stewart, G.D , Meier, W., Turbine Straflo Annapolis Royal Première usine marémotrice de la Baie de Fundy.Bulletin Escher Wyss, tome 54 55 (1 1981 - 1/1982).5.Christ, A., Hydrostatic Seals for Large Diameters BHRA Fluid Sealing Conference Paper G3 (1981 ) i ngen««u' 1963 La Médaille d’or des ingénieurs du Canada décernée au Dr Kerwin (Ottawa, le 1#r décembre 1982) Plus de deux cents personnes ont assisté au Déjeuner des prix des ingénieurs du Canada, à Ottawa en novembre dernier, en l’honneur du Dr Larkin Kerwin, C.C , ing., de Québec et du Dr Ralph N McManus, P Eng , d’Edmonton.Président du Conseil national de recherches, le Dr Kerwin s’est mérité la Médaille d’or des ingénieurs du Canada en raison de sa contribution exceptionnelle à la promotion de la R-D au Canada En recevant son prix, le Dr Kerwin a déclaré à l'auditoire que « le Canada a réalisé des travaux scientifiques et de génie le premier ordre Nous sommes à l’avant-garde dans plusieurs domaines, dont les transports, les communications, les sciences spatiales et la microélectro-2 nique Nous avons conçu les meilleurs o téléphones, le meilleur téléscope et le g robot le plus perfectionné » Don à l’École Polytechnique de Montréal La société Pétro-Canada, par la voix de son directeur régional pour le Québec, a cédé en novembre 1982 à l'École Polytechnique un groupe moteur-dynamomètre Ford-Clayton, qui servira de support à l’enseignement dispensé aux étudiants en génie mécanique.Dans l’ordre habituel on aperçoit M Roger Taschereau, directeur régional (Québec) de Pétro-Canada, M Michel Gou, professeur au département de génie mécanique à l’École Polytechnique et M J Bernard Lavigeur, président et principal de l’École Polytechnique 23 VOICI DEUX NOUVELLES FAÇONS DE RÉSOUDRE VOS PROBLÈMES GRÂCE À HEWLETT PACKARD La HP-11C et HP-12C n n u u du pu dd ® cm du mmmm * J EFTJ GEj Ll'_j Fl lë*üj l«j W L*“J f 1 x'y\ [çlx 0CTW .«.LIA 158.95$ HP-11C * UNE PROGRAMMATION ÉLABORÉE AVEC: • 63 étapes et 21 mémoires adressables ou 203 étapes de programmation et 1 mémoire adressable.• 4 niveaux de sous-routines.• Enregistrement indirect (1).• 5 clés à définir (A-E).* GÉNÉRATEUR DE NOMBRES ALÉATOIRES * FONCTIONS HYPERBOLIQUES FONCTIONS SCIENTIFIQUES FONCTIONS STATISTIQUES 235.95$ HP-12C * UNE PROGRAMMATION AVEC: • 8 étapes de programmation et 20 mémoires adressables ou 99 étapes de programmation et 7 mémoires adressables.* CALCULS DE: • Prix et dates à l’échéance d’obligations.• Taux internes de rentabilité.• Taux d’hypothèques.• Dépréciation.• Intérêts pour période différée.* FONCTIONS STATISTIQUES AUTRES CARACTÉRISTIQUES - Boîtier mince - Affichage à cristaux liquides - Mémoire continue afin de conserver les programmes et les données - Fonctionnement avec piles alcalines ou à l’oxyde d’argent.* Une réduction supplémentaire est accordée à nos membres.Des dépliants détaillés sont à votre disposition.Pourquoi payer plus cher ailleurs?Venez nous voir.* C ommandes postales acceptées avec chèque visé : prière d'ajouter la taxe de vente provinciale [Pï] et les frais d'expédition de $4.00 \$6.00 pour les modèles de plus de $200.).« Les prix sont sujets à changement sans préavis • COOPERATIVE ETUDIANTE DE POLYTECHNIQUE LOCAL C 106 Ecole Polytechnique Campus de I Université de Montréal C P 6079 Suce «A» Montréal H3C 3A7 Xj Tél (514 ) 344 4841 Quelles que soient votre spécialité et vos préférences, si vous possédez un diplôme en Génie d’une université ou d’un institut de technologie reconnu, les Forces canadiennes vous offrent une carrière d’officier.C’est pour vous une occasion exceptionnelle de mettre en pratique vos connaissances et d’acquérir une expérience profitable dans les domaines cS*Kl
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