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Titre :
L'ingénieur
Éditeur :
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique,1955-1987
Contenu spécifique :
Juillet - Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Revue trimestrielle canadienne
  • Successeurs :
  • Po ,
  • Polytec ,
  • Ingénieur (1988)
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Références

L'ingénieur, 1983-07, Collections de BAnQ.

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No 356 69e annee Juillet 1983 Télécommi & télématic L’évolution de la micro-électronique ions , ^ % • ->* '.- ' **>» * * ** *?* • , ' , V- > > Rira bien qui rira le dernier Essayer de mettre le feu à un bloc "Incombustible" de Miron c'est un peu comme tenter de vider l'océan.à la petite cuillère.Ça peut prendre du temps.En fait, nos blocs incombustibles résistent aux flammes pendant plus de'4 heures.De plus, Miron peut vous fournir sur demande, un certificat ULC susceptible de,réduire vos taux d'assurances.ï • * Si vous avez besoin d'un matériau conforme à la norme de 4 heures de résistance au feu, ne vous laissez pas échauffer les esprits! Gardez la tête froide et optez pour les "incombustibles", une exclusivité Miron.MIRON MIRON INC 2201 boulevard Cremazle est Montreal (Quebec) H1Z 2C1 Téléphone 376 2020 telex 05 827618 mgemeur juillet-août 1983 juillet août 1983 No 356, 69e annee Éditeur Les Publications ringenieur inc Case postale 6980 succursale A Montreal Quebec H3C 3L4 Tel (514)344-4764 Conseil d'administration Bernard Lamarre president J Bernard Lavigueur.vice-president Comité exécutif Guy Drouin president executif Serge R Tison, vice-president Jean Verdy.vice-president Christian Tessier secrétaire Claude Guermer trésorier Yolande Gmgras directeur general Administrateurs G -Real Boucher Rene Choumard Gilles Delisle Fernand DeSerres Roland Dore Gerald W Farnell, Lucien Huot.Kenneth C Johns Roger P Langlois.Jean L Leduc Donat-A Martmoli.Ovide J Poitras Guy Si-card.Jean-Claude Therrien La Télématique 5 Introduction Marion R.Finley, ing.7 L'interconnexion des ordinateurs par l'intermédiaire des télécommunications André Dubuque, ing.Les réseaux d interconnexion des ordinateurs ont connu un essor remarquable dans la dermere decenme On explique dans cet article les elements marquants de cette évolution On esquisse, par la suite, les éléments nouveaux, particulièrement les nouveaux services qui vont influer profondément sur le développement futur des réseaux téléinformatiques Directeur général Yolande Gmgras Comité consultatif de rédaction Claude Guermer ing directeur Denis Angers ing Michel Bilodeau ing G -Réal Boucher, ing Octave Caron, mg Mederic Desrochers, ing Yvon M Dubois, ing Georges Geoffroy, mg Maurice Laçasse, mg Rédacteur Charles Allam Poussée technologique et coûts décroissants en télématique Jean-Louis Houle, ing.L'évolution de la micro-électronique favorise l'élaboration d'ordinateurs moins onéreux, plus petits et plus performants De même, les satellites et les fibres optiques permettent la mise au point de systèmes de communication très élaborés et efficaces Le présent article décrit principalement le phénomène des reductions de coûts des composants informatiques L évolution des réseaux de télécommunications qui en résulte est illustrée par des exemples types Publicité Robert Dumouchel Publications R A D Enr 1105 boul Goum est Montréal, Québec H2C 1B3 Té! (514)382-2134 -1624 Les télécommunications se transforment en télématique Charles Terreault, ing.Conception graphique Jean-Claude Rousseau Direction des communications de l'Université de Montréal Composition Typo-Excel Inc (514) 655-2663 Imprimeur Presses Elite Inc L'auteur de l'article indique que les communications de l'avenir seront fondées sur l'intégration de la voix, du texte et de l’image sur un même support physique La construction d'un tel reseau a services multiples exige que toutes ses parties soient compatibles entre elles et que chaque réseau national puisse être raccordée avec l'étranger (normalisation) C’est ce qui explique le caractère graduel du projet télématique la numérisation du cœur du réseau gagne progressivement la périphérie pour atteindre l'usager d'affaires, puis enfin, le grand public.Le projet télématique dépend du succès de la simplification Abonnements Canada 15 S par annee Étranger 20 $ par annee À l'unité 3 $ Six (6) numéros par année Droits d'auteurs Les auteurs des articles publiés dans L INGÉNIEUR conservent l entière responsabilité des théories et des opinions emises par eux Reproduction permise avec mention de la source on voudra bien cependant faire tenir à la Redaction un exemplaire de la publication dans laquelle paraîtront les articles Engineering Index Biol Chem.Sci .Abstracts.Penodex et Radar signalent les articles publiés dans L INGÉNIEUR — ISSN -0020-1138 Courrier de deuxième classe Enregistrement No 5788 27 4 29 30 32 Chronique : Les micro-ordinateurs Sylvio Richard, ing.Abstracts Événements à venir Offres d’emploi Répertoire des annonceurs Coupon d’abonnement ccab Page couverture Photo : Photo Quatre par Cinq Inc Hewlett-Packard et les Graphiques à Haute Performance I En effleurant simplement un bouton, l’image en grand ou au l/5000e % J Ni PI* ¦ lit__JH - i 11* I : \ V\N vous voyez Le nouveau terminal graphique en couleur HP est si puissant que vous n'avez plus à épuiser les réserves de votre unité centrale de traitement (CPU).Vous pouvez mettre en mémoire un diagramme de 2500 pieds carrés, le voir en entier sur l'écran, puis rapprocher 1 ' image pour observer un détail de moins d'un pied carré.Nul besoin pour cela de faire des calculs savants ni de les transmettre aux vecteurs.Ainsi, notre nouvel HP 2700 est pratiquement identique à un microscope électronique.Avec la capacité de réaliser une structure de données utilisant plus d'un milliard de points adressables, vous pouvez ima- % giner quelles images détaillées il peut contenir.Et une fois que les images sont définies, vous avez des graphiques d'une flexibilité extraordinaire au bout de vos doigts.Graphiques créatifs faciles à faire Nous avons combiné les technologies des graphiques et de liste de vecteurs pour vous offrir ce qu'il y a de mieux en matière de manipulation directe de graphiques sophistiqués et de couleur de hautequalité.Etnousavonsprogrammé dans le terminal une variété de fonctions graphiques évoluées qui vous permet de choisir, déplacer, cadrer ou afficher un objet sans mobiliser l'ordinateur ni vos programme.Nos programmes d'édition de graphiques facultatifs vous font économiser encoreplusdetempsetd'efforts.Ilsvous permettent de réaliser, directement, n'importe quel type de structure de données, depuis des plans d'étage, jusqu'aux conceptions structurales et aux schémas imprimés, en passant par les diagrammes des fers de renforcement.Et si vous ajoutez notre tablette de graphiques, vous pouvez entrer des dessins au terminal en choisissant différentes pointes de plumes, les remplissages de zones et les types de lignes.Pour les graphiques de présentation, notre Autoplot/2700 exécute le travail rapidement.Et il se branche sur le courant électrique existant.Une fois que vous obtenez l'image, mille possibilités sont à votre disposition pour la convertir en sortie sur imprimante.Chez HP nous fabriquons une grande variété de traceurs de couleur et d'imprimantes avec sortie sur support thermique ou de trames.Et nous fournissons une interface pour supporter les caméras, pour rendre plus facile la prise de diapositives de 35 mm, les épreuves instantanées et les photogra-phiesgrand format.Assez de couleurs pour Michel-Ange Pensez à ce qu'il aurait pu créer avec les 4096 couleurs que le HP 2700 vous offre! Vous pouvez les mélanger et les assortir, et en visualiser 16 en même temps.Les couleurs choisies peuvent être mises en mémoire dans le terminal comme une palette, puis être rappelées d'un simple geste.Une fois que les données ont été entrées dans le terminal, des vues multiples peuvent être affichées à travers 255 ' fenêtres' ' sur l'écran.Par exemple, toute la conception d'un circuit imprimé peut apparaître dans une fenêtre et un détail dans un autre.Selon vos besoins Nous avons conçu le Hp 2700 de façons à ce qu'il soit extrêmement adaptable aux systèmes.En fait, nous vous aiderons à l'adapter à une grande variété de périphériques HP et d'interfaces.Vous pouvez emmagasiner jusqu'à 992K bytes de graphiques dans un terminal et ajouter des minidisques, des imprimantes et I des traceurs.Comme nous les fabriquons tous, ils sont faciles à intégrer.Son extraordinaire énergie fait du HP 2700 le terminal de système de graphiques idéal.Vous pouvez rappeler les données, les afficher graphiquement, les manipuler puis les renvoyer à l'unité centrale de traitement (CPU).La meilleure façon d'en savoir plus est d'appeler votre bureau HP local pour une démonstration.Ou, si vous préférez, envoyez le coupon à l'adresse suivante: Marcom Dept., Hewlett-Packard (Canada) Ltd., 6877 Goreway Drive, Mississauga, Ont.L4V1M8.va HEWLETT PACKARD 3-4F251 Envoyez toute documentation sur le HP 2700 et les produits graphiques pour utilisation technique à: Nom Titre Société Adresse Ville/Province/Code Postal Poster à Marcom Dept.Hewlett-Packard (Canada) Ltée 6877 Goreway Drive, Mississauga, Ont.L4V 1M8 ingénieur |uillel-aoù1 1983 Computer Networks : Trends & Applications by André Dubuque This article stresses key factors which explain the rapid growth and spreading of computer networks during the 70 s Management concerns, new information processing technology and the so-called new services will play a major role in the future trends of computer networks From Telecommunications to Telematics by Charles Terreault, Eng The application of computer science to telecommunications has opened the way to telematics This modern advancement is not just a means of interconnecting computers, but also of providing the public with enhanced communications.What the author of the article is indicating, is that communications of the future will be based on the integration of voice, data and video using the same transmission facilities.The construction of such a multiple service network requires all parts to be compatible, and a national network capable of being connected to foreign networks (standardization).This explains the need to gradually build on the telematics project, beginning with the digitalization of the network core, and moving on the periphery to first reach the business user, and finally, the public at large.It is believed that a wide range of services will be gradually accessible to the general public in the next decade The race is on to create networks of increasingly complex design and provide a simplication of usage.The telematics project depends ultimately on the success of simplification.Technology Push & Decreasing Costs in Communications & Computers by Jean-Louis Houle, Eng.The technological revolution now taking place is unique in the history of human evolution Not only is this revolution progressing at an alarming and ever increasing rate, but it will lead directly to numerous and profound social conséquences which could greatly affect the behaviour of individuals and nations.These considerations are based on the hypothesis of decreasing unit costs in the areas of communications and computers.In fact, the evolution of micro-electronics favors the development of less expensive, smaller and more performent computers.Similarly, satellites and fiber optics favor the introduction of very elaborate and efficient communication systems.This paper describes mainly the cost reduction phenomena in computer components.The resulting evolution of telecommunications networks is illustrated by typical examples.Compagnie Nationale de Forage et Sondage ÉTUDES GÉOTECHNIQUES, GÉOLOGIQUES, SISMIQUES CONTRÔLE QUALITATIF SOLS, BÉTON, ASPHALTE, MÉTAUX FORAGES D'EXPLORATION ASSURANCE QUALITÉ, MÉTALLURGIE, CORROSION COMPAGNIE NATIONALE DE FORAGE ET SONDAGE INC 1130, RUE SHERBROOKE OUEST MONTREAL H3A 2R5 TÉLÉPHONE (514)288 1177 LABORATOIRES EAUX, SOLS, MATÉRIAUX Lavaliri 4 ingénieur juillet août 1983 La télématique au Québec Un élément du virage technologique « L informatique explose Une infinité de petites machines apparaissent efficaces et peu coûteuses elles pourraient être synonymes de liberté À une technique élitiste succède une activité de masse Dans le même temps, la télématique naît du mariage entre les ordinateurs et les réseaux de transmissions Cette convergence va demain culminer avec l'avènement des satellites universels qui achemineront images, données et son » (Alain Mine et Simon Nora.L’informatisation de la société, La Documentation Française.Paris 1978 ) Nous vivons aujourd’hui en 1983 la réalisation de cette vision de la télématique « Une infinité de petites machines » se traduit concrètement par la grande pénétration de la micro-informatique dans la presque totalité de nos vies Le « mariage entre les ordinateurs et les réseaux de transmission » est devenu une réalité nos systèmes informatiques dépendent de plus en plus d’une infrastructure de communication numérique et, inversement, nos systèmes de communication de la voix ou de la télévision par câble dépendent des ordinateurs de commutation ou de commande.Nous constatons aussi que, pas seulement les satellites mais aussi les systèmes téléphoniques et les systèmes de câblodistribution acheminent « images, données et sons » et ce, jusqu au point où les frontières traditionnelles qui séparaient il y a à peine une dizaine d’années les différents pourvoyeurs de transmission n’existent guère plus Ceci a mené à un débat très intéressant dont l’issue n’est pas encore claire, à savoir qui doit offrir les services de télécommunication ?Les systèmes téléphoniques, qui tendent vers les ISDN (integrated services digital networks), c’est à dire, des réseaux de transmissions des données uniquement en forme numérique qui offriront, en plus de tous les services téléphoniques traditionnels, toute une gamme de nouveaux services incluant le vidéotex, la connexion à d’autres réseaux et à des banques de données dites « de tierce partie » (third party databases) et, éventuellement, la télévision ?Ou les systèmes de câblodistribution qui ne cesse d’augmenter la capacité et la souplesse de leurs réseaux ?Ou autre ?Dans le présent numéro, nous offrons au lecteur trois perspectives différentes sur la télématique Chaque auteur a contribué d'une manière importante à l’essor qu’a pris la télématique au Québec ces dernières années André Dubuque, anciennement directeur du Département d’informatique de l’Université Laval, a participé à la mise en branle d'un projet de réseaux local impliquant plusieurs chercheurs du Département Maintenant du secteur privé.M Dubuque continue à s’intéresser à la télématique dans son article, il nous donne une perspective globale sur les réseaux tout en citant quelques exemples tirés du contexte québécois Jean-Louis Houle, professeur en genie électrique à l’École Polytechnique de Montréal, nous parle des rapports qui existent entre les coûts unitaires décroissants des composants microélectroniques et opto-électriques et les développements de nouveaux systèmes télématiques II nous signale que les coûts des composants diminuent plus vite que les coûts de système, expliquant donc la tendance qui favorise la télématique répartie Finalement, Charles Terreault, vice-président adjoint à Bell Canada, Montréal, fait un tour d’horizon de la télématique, telle qu elle est vue par l'industrie téléphonique Entre autre, il nous parle du nouveau service appelé « iNET » (intelligent network) que Bell Canada vient de mettre à l’essai Nous traversons à l'heure actuelle une période d'énormes difficultés comment allons-nous en relever les défis?Il ne m’appartient pas de répondre à une question aussi vaste Mais j’ose croire que, comme l’un des éléments-clés identifiés par le Gouvernement du Québec dans son Programme d’action économique 1982-1986 (voir le document intitulé Le Virage Technologique, Bâtir le Québec-Phase 2, page 223) la télématique servira certainement à faciliter la vie des industries québécoises et devrait même aider à en créer de nouvelles Sur ce, je laisse le lecteur lire lui-même les articles dans l'espoir qu’ils serviront d'introduction à un domaine qui représente l’un des grands accomplissements humains du XX- siècle Je tiens à remercier, en terminant, les auteurs qui ont préparé leurs communications pour ce numéro avec tant de soin.^7^ Marion R.Finley jr M.Marion R.Finley a obtenu ses premiers diplômes en mathématiques au Rice Institute.Houston (1957 et 1959) et son doctorat en informatique a l’Université de Michigan, Ann Arbor (1967).Il est professeur titulaire et directeur adjoint à la recherche au département d’informatique de l’Université Laval Ses principaux intérêts en recherche sont les applications des fibres optiques aux reseaux locaux d’ordinateurs et les nouveaux services de télécommunication 5 La politique rédactionnelle de l’Ingénieur La revue L’Ingénieur est publiée sur une base bimestrielle et tirée à 10 000 exemplaires dont 85% sont distribués au Québec.Depuis sa creation en 1915, sous l’appellation Revue Trimestrielle Canadienne, par l’Association des Diplômés de Polytechnique, la revue a évolué de façon continue C'est en 1555 qu elle a adopté le nom L Ingénieur.Depuis octobre 1981, la revue est devenue autonome ; elle est maintenant gérée par une société sans but lucratif, Les Publications L'Ingénieur Inc., pour se mettre sans ambiguité au service de tous les ingénieurs francophones d'Amérique du Nord, quelle que soit leur origine Les principaux objectifs de L'Ingénieur sont • Fournir un moyen de communication scientifique de langue française aux ingénieurs.• Faire connaître les principaux aspects de la pratique de l’ingénieur dans les secteurs d'activités scientifiques et professionnelles.• Sensibiliser les ingénieurs aux nouveaux développements technologiques.• Favoriser la diffusion des travaux effectués dans nos universités et nos laboratoires de recherche.La revue est gérée par un conseil d'administration constitué de 21 représentants des services publics, de l'industrie et des universités canadiennes.Sa politique rédactionnelle est élaborée par un comité consultatif dont les 13 membres proviennent aussi des mêmes milieux L Ingénieur offre des articles techniques de vulgarisation et des chroniques faciles à lire par l'ensemble des ingénieurs.La revue publie des numéros thématiques ou spéciaux dont tous les articles portent sur un seul sujet ; par exemple, la corrosion, l’aréonautique, le génie biomédical, les plastiques, etc.(de trois à quatre numéros par année).Elle publie également des numéros d'intérêt général dont les articles n'ont pas nécessairement de liens entre eux (de deux à trois numéros par année).Les articles sont évalués avant publication par un comité de lecture constitué d'au moins trois examinateurs.Seuls les articles originaux sont publiés ; cependant, le comité consultatif de rédaction peut accepter un article ayant eu une publication restreinte si sa diffusion plus vaste est jugée utile et d'intérêt pour les lecteurs de la revue.Les articles peuvent être sollicités par le comité consultatif de rédaction ou soumis directement par l'auteur.Le processus de révision nécessite un délai de quatre à cinq mois.Le comité consultatif de rédaction mars 1983 .ngemeuf ¦et août 1983 Applications et perspectives L’interconnexion des ordinateurs par l’intermédiaire des télécommunications André Dubuque Les reseaux d’interconnexion des ordinateurs ont connu un essor remarquable dans la dermere décennie On explique dans cet article les elements marquants de cette évolution On esquisse, par la suite, les elements nouveaux, particulièrement les nouveaux services qui vont influer profondément sur le développement futur des réseaux téléinformatiques Introduction Le domaine de la liaison des ordinateurs et des équipements informatiques par des télécommunications est extrêmement vaste Le sujet sera donc présenté de manière réduite On tentera de dégager certaines perspectives particulières dont : — Les réseaux privés de téléinformatique ; — les problèmes de gestion et d’interconnexion des réseaux ; — Les nouveaux services susceptibles d'affecter grandement la structure et la capacité de transmission des pourvoyeurs.Ces perspectives sont, de notre avis, extrêmements importantes et même déterminantes dans l’évolution future du marché des télécommunications.Réseaux privés La décennie a ouvert la voie à la constitution de réseaux privés de télécommunication informatique par des grandes organisations.Ces réseaux ont vu le jour tant dans les administrations publiques que dans les grandes M.Andre Dubuque.Ph D a obtenu un baccalauréat et une maîtrise en physique en 1968 et un doctorat en informatique a l'Université de Montréal.Il a enseigne l'informatique a l'Université Laval ou il a été directeur du département pendant quatre ans II est conseiller senior chez Ducros.Meilleur.Roy et Associés depuis 1981 sociétés privées.Ces réseaux privés sont caractérises par un centre informatique unique, pourvu d un ou de plusieurs ordinateurs, et de terminaux d’accès disséminés dans plusieurs villes ou dans plusieurs provinces.Ils sont construits à partir de lignes louées des pourvoyeurs de services de télécommunication Plusieurs facteurs contribuèrent à l’introduction de tels réseaux et à leur expansion prévisible dans le futur.Les architectures de reseaux de télécommunication Depuis le milieu de la décennie 1970, les grandes sociétés manufacturières d’ordinateurs offrent a leurs clients une architecture complète et integree pour l’exploitation de la téléinformatique L’architecture de reseau SNA de la société IBM en est un exemple maintenant bien connu.Le manufacturier Digital Equipment offre un produit semblable appelé DECNET.Les compagnies Burroughs (BNA), Honeywell et beaucoup d’autres font de même aujourd’hui.La plupart des architectures de réseaux s’inspirent, ou parfois se conforment, au modèle ISO en couches.Ces architectures de réseau se donnent pour objectifs principaux : • d’isoler les applications informatiques des caractéristiques des réseaux de télécommunication ; • d’offrir des services, de haut niveau, d’échanges d’information entre des applications informatiques réparties entre plusieurs sites interconnectés par télécommunication.Support des organisations reparties Pour les organisations dont les activités sont réparties géographiquement sur un grand territoire, il est devenu encore plus impérieux de pouvoir mieux supporter les opérations aux sites distants et de pouvoir fournir une meilleure information aux gestionnaires dans leur processus de prise de décisions.La justification de ces besoins passe par l’exploitation à distance de leur informatique à travers un réseau de télécommunications.Fiabilité accrue du support téléinformatique La fiabilité de la téléinformatique est fonction de celle des lignes de communication, des équipements de télécommunication (modems, contrôleurs de telecommunication, etc ) et de celle des logiciels de gestion des télécommunications La fiabilité globale de ces trois pieces importantes de l’ensemble téléinformatique s’est considérablement accrue en une décennie Ces progrès considérables permirent la mise en oeuvre d’applications encore plus complexes En effet, comme il en résulte une dépendance de plus en plus prononcée de l’organisation envers le réseau téléinformatique.il est normal que cette même organisation déploie ses applications critiques dans la mesure ou l’on peut lui garantir une sûreté convenable de fonctionnement.Évolution future Les réseaux privés de téléinformatique ont souvent été développés pour répondre à des besoins d’une partie d’une organisation.Les exemples de cette nature abondent.Le reseau téléinformatique de la Confédération des Caisses Populaires et d’Économie Desjardins du Québec a été mis sur pied pour supporter ses activités bancaires à travers la province.Il est particulièrement bien adapté aux transactions bancaires mais l’est beaucoup moins pour supporter les autres activités de la Confédération.Le réseau répond à un secteur d’activité de l’organisation.L’administration publique nous fournit un autre exemple.Si, globalement, elle apparaît comme homogène ou monolithique, elle est en réalité divisée, cloisonnée en ministères et régies, relativement autonomes les uns des autres.Ces organismes publics ont donc développé séparément des réseaux plus ou moins élaborés, plus ou moins étendus pour répondre à leurs besoins.Les organisations privées n’échappent pas à cette forme de développement Outre un développement par secteur d’activité, elles sont sujettes à des développements régionaux ou continentaux selon l’étendue de leurs acti- 7 I ingénieur nji'iet août 1963 vités On peut citer à cet égard, la société Avon Products qui dispose de plus de cinquante centres informatiques à travers le monde entier A partir de cette situation de fait aujourd'hui, qu elles sont les voies futures dévolution, quels sont les besoins à combler ?La téléinformatique devra évoluer sur trois plans pour répondre aux besoins • répartition du traitement et des données ; • interconnexion de réseaux ; • contrôle des coûts Informatique répartie De plus en plus, les organisations auront recours à une ou plusieurs formes de répartition du traitement et/ou des données Plusieurs facteurs contribuent au développement probable de ce type d'informatique Existence d’une grande gamme, riche et variée, de matériels informatiques : micro-ordinateurs.ordinateurs individuels, mini-ordinateurs, ordinateurs de moyenne et de grande puissance, grands ensembles, matériels spécialisés en affichage graphique, en traitement numérique de l'image, en impression de documents, en stockage de données, etc.L'exploitation de toute la gamme de matériels permet à une organisation de mieux répondre à ses besoins, de couvrir des besoins particuliers, de croître de manière contrôlée, ordonnée et à coût incrémentiel et non discontinu.Une organisation peut profiter de cette diversité de matériels pour diminuer sa dépendance traditionnelle envers un manufacturier particulier.Accroître l’autonomie et diminuer la vulnérabilité de certaines parties de l’organisation En répartissant les données et le traitement sur plusieurs centres informatiques on diminue la vulnérabilité dont sont sujets les sites distants de l’organisation envers le site central et le réseau de télécommunication.On restitue aussi une responsabilité locale des données et des traitements aux gestionnaires divisionnaires.Ce transfert partiel de responsabilité devrait permettre une implication et une motivation plus grande de la part du personnel touché par la régionalisation de l’informatique A titre d’exemple, on peut citer le cas de la Régie de l’Assurance Automobile du Québec qui met en place actuellement un réseau informatique réparti pour supporter les opérations d’immatriculation des véhicules automobiles à travers cinquante-cinq bureaux régionaux et au-delà de cent bureaux privés à travers la province de Québec Le Ministère de l’Éducation fournit un autre exemple de la forme que peut revêtir la distribution du traitement informatique Avant l’avènement de l’informatique répartie, le Ministère de l’Éducation et les organismes d’enseignement comme les commissions scolaires régionales, les cegeps et même certaines commissions scolaires locales, se partageaient les services de deux centres informatiques, l’un à Québec, l’autre situé à Montréal.Depuis la répartition du traitement, une grande partie du traitement informatique des organismes d’enseignement est effectuée localement sur des mmi-ordmateurs Burroughs Certaines commissions scolaires locales sont reliées a un mini-ordinateur d’une commission scolaire régionale.Tous les mini-ordinateurs sont interrelies par un réseau au centres informatiques de Montreal et de Québec Interconnexion de réseaux Le développement de nouveaux réseaux privés de téléinformatique et l’expansion de ceux déjà existants connaîtra un essor considérable dans la décennie actuelle Outre cet essor, on verra apparaître des besoins d’interconnexion de réseaux privés, soit avec d’autres réseaux privés, soit avec des réseaux publics nationaux et internationaux.On reconnaît dès lors l’importance capitale pour une organisation de déployer son réseau selon un plan cohérent qui doit comprendre des éléments de la problématique d’interconnexion.Sans cette préoccupation, l’organisation risque de se retrouver dans une situation d’impasse qui pourra avoir une influence néfaste sur son rendement.Une architecture de reseau est l’un des éléments importants d évolution harmonieuse d’un réseau Les défis à relever sont importants ; on doit harmoniser ou faire cohabiter : — l’interconnexion physique des équipements ; — les protocoles de lignes ; — les protocoles d’échange de message ; — les dialogues application - application.Théoriquement, tous ces problèmes sont résolus à l’intérieur d’une architecture-réseau donnée En pratique il surgit parfois des difficultés.On peut donc, théoriquement encore, interrelier deux réseaux d’architecture SNA d’IBM par exemple L’interconnexion de deux réseaux d’architecture différente.comme DECNET et SNA.est loin d’être acquise automatiquement et surtout avec toute la transparence que l’on recherche entre les applications Maigre toutes les difficultés que soulève l’interconnexion des réseaux.Interrelation des réseaux est ineluctable puisqu’elle répond a un besoin issu de l’état actuel d évolution des organisations et des techniques informatiques Les organisations chercheront également à s’interconnecter avec les réseaux publics comme DATAPAC, TELENET.etc.On cherchera alors à combler des besoins — d’echanges sporadiques ou d’échanges impliquant de faibles quantités de données avec d’autres organisations privées ou publiques ; — d’accès à des banques d’information nationales ou internationales ; — de participation à un système structuré national de courrier électronique ; — etc.L’architecture du réseau privé devra alors être doté de passerelles (GATEWAY) adéquates vers les autres réseaux.On doit prévoir ces passerelles à plusieurs niveaux de protocoles X-75, X-25, Télétel.SNA.etc.La prochaine décennie verra l’arrivée et la généralisation de réseaux locaux.La capacité d’interconnexion du réseau devra s’étendre pour englober ceUe des réseaux locaux.8 Il est à prévoir qu’à l’intérieur même d’une organisation, il existera plus d'un réseau local ; il pourra même exister une pluralité de réseaux locaux à l’intérieur d’une organisation un réseau ETHERNET pour la bureautique et un réseau de type anneau d'IBM pour relier les terminaux de dialogue a l’ordinateur central, par exemple Les réseaux locaux joueront un rôle à l’échelle d’un service.d’un étage d’édifice ou d’un édifice complet, semblable à ceux des grands réseaux en interreliant des matériels autonomes et des terminaux Ils constituent un mode intéressant de transmission entre des postes de travail autonomes pour professionnels, des stations de traitement de textes, des ordinateurs individuels, des terminaux et des ordinateurs de tout genre Contrôle des coûts Les coûts de télécommunications ne suivent pas la même évolution que ceux de l’informatique.Un développement intempestif ou mal planifié d’un réseau téléinformatique peut s’avérer coûteux à maintenir par la suite et freiner le développement de nouvelles applications informatiques.À cet égard les nouveaux services offerts par les pourvoyeurs de télécommunication s’avèrent intéressants Entrent dans ces services la transmission numérique commutée et la commutation par paquets.La gestion des réseaux téléinformatiques Si la technologie et les techniques de télécommunication et d’informatique permettent la constitution de réseaux importants, la mise en place et la gestion à l’intérieur d’une organisation de tels réseaux représentent un sujet de préoccupations de la part des responsables.Cette préoccupation prendra de plus en plus de place dans les années 1980.Du point de vue de la gestion et de l’organisation du travail, on assiste à l’émergence d’une séparation des fonctions de gestion du centre informatique ou de l’ordinateur comme tel, de celles de gestion du réseau de télécommunication.La division des responsabilités ira jusqu'à isoler la programmation et le support technique de l'ordinateur de la programmation et du support du système de reseau La séparation des tâches conduit à la création de postes de haute responsabilité dans l’organisation pour gérer le réseau.Le responsable du réseau téléinformatique se verra confier, en outre, la responsabilité des communications orales en vue d'en faire une gestion intégrée et efficace Le problème de gestion découle de la volonté d’instaurer un réseau privé de télécommunication.La tâche de gestion en cas de panne d’un usager est de déterminer rapidement la source et la nature de la panne ligne téléphonique, équipements, logiciels, etc La tâche de gestion se complique singulièrement lorsqu’il s’agit de diagnostiquer la nature d’une panne dans un environnement réparti ou dans un environnement de réseaux interconnectés On peut résumer brièvement les problèmes de gestion soulevés par la mise en place et l’opération d’un réseau d’informatique répartie ou d interconnexion de réseaux : • complexité accrue pour le développement d’applications ; • transparence des applications vis à vis le réseau ; • support à révolution et aux modifications du réseau ; • complexité, spécialisation de la part du personnel ; • manque de personnel qualifié.Le défi majeur des organisations est d’être en mesure de mettre en place une structure qui puisse résoudre, en grande partie, les problèmes que l’on vient de mentionner La séparation des rôles réseaux/ordinateurs permet d’envisager l’intégration de toutes les fonctions de gestion et d’opération de l’ensemble des réseaux interconnexés.L’architecture du réseau serait alors l’endroit tout indiqué pour articuler la création d’un centre unique de gestion du réseau.La gestion du centre étant détachée de celle des ordinateurs, on peut localiser le centre • n’importe ou dans le réseau et en particulier là ou se trouvent les compétences techniques requises : • à un endroit où il n’y a pas nécessairement d’ordinateurs d’exploitation ; • chez une firme spécialisée dans la gestion des réseaux (autre façon d'aborder le problème du personnel qualifié) Cette approche, techniquement viable très bientôt, promet d’être très intéressante Plusieurs signes avant coureurs montrent que la société IBM fera un pas dans cette direction bientôt Les nouveaux services De nouvelles technologies sont a l'origine de service ou de besoins dont l'importance sera déterminée dans la décennie actuelle.Leur impact sera énorme sur révolution et le progrès des télécommunications pour peu que les promesses qu’ils avancent se matérialisent Parmi ces services on abordera ici ceux du stockage vidéo et de la transmission d'images numéralisées ; la généralisation de la vidéographie ; l’intégration de la voix, de l'image et des données ; l’informatique individuelle La transmission d’images numéralisées La technologie du stockage d images numéralisées sur vidéodisque en est à ses débuts La technologie semble prometteuse bien que les réalisations commerciales tardent à sortir Les sociétés RCA et Toshiba sont parmi celles qui devraient offrir un produit de cette nature en vente cette année Le produit de Toshiba, le Document Filing System, comprend un ou des vidéo-disques sur lesquels on peut stocker 10,000 documents (pages) chacun.Un micro-ordinateur permet le repérage des documents et l’affichage sur un écran de haute révolution (moins de 1024 X 1024 pixels).La capacité initiale est faible de sorte qu’un tel appareil ne peut, dans les prochaines années, compétitionner avec les microfilms.On peut prévoir cependant que dans les années 1990-1995, la capacité du vidéo-stockage sera compétitive au plan quantité et prix.9 ngemeur i oil let août 1903 Une fois l’étape de stockage proprement dit réglée, les applications nécessiteront l’échange.à distance, des images ainsi stockées On peut déjà dresser une liste d’applications intéressées à cette technologie comme celles du transfert de dossiers médicaux entre hôpitaux ou régions.etc.Les systèmes de télécommunication devront donc devoir supporter l’échange de quantités phénoménales d’information par rapport aux échanges actuels.Les vitesses courantes de transmission de données oscillent aujourd’hui entre 300 à 56 kilobits/s.Pour transmettre le contenu d’un vidéo-disque en deçà d’une heure, il faudrait atteindre des vitesses de l’ordre de 1 mégabit/s.de manière courante dans les réseaux.Les systèmes actuels de télécommunication devraient évoluer dans cette direction.La généralisation de la vidéographie L’avènement de la vidéo-graphie à la fin des années 1970 sous la forme de vidéotext par exemple, ouvre la voie à de nouveaux modes d’exploitation de l’information et de l’informatique La vidéographie a un avenir prometteur comme technique d’affichage et de diffusion de l’information.Elle est appelée à être utilisée à l’intérieur même des grandes organisations, certains allant jusqu’à prévoir que toute forme d’affichage d’information a l’écran se fera éventuellement par vidéographie.Elle est appelée surtout à être utilisée comme moyen d’affichage de l’information auprès du citoyen en général pour la diffusion et l’accès aux grandes banques de données.Elle fournit un outil valable pour la réalisation de la télévision interactive a travers laquelle le citoyen bénéficiera des nouveaux services collectifs comme le télémagasinage.la gestion bancaire a domicile, le travail a la maison, le courrier électronique généralisé, etc L’impact de la vidéographie sur les besoins en télécommunication est multiple : • quantités massives d’informations à échanger ; • structure différente du réseau de transmission puisqu’il faut rejoindre, de maniéré bidirectionnelle, tous les citoyens éparpillés sur un territoire urbain ; afflux d’une charge sur le réseau durant des périodes (soir, fin de semaine) de sous-utilisation.À cet égard, les réseaux locaux à l’intérieur d’un édifice ou d’un campus et la câblodiffusion sont appelés à jouer un rôle important, compte-tenu de sa pénétration importante déjà réalisée dans les foyers.En période de jour, l’emploi de la vidéographie ajoutera considérablement à la quantité de données transmises normalement, nécessitant par le fait même une capacité accrue de transmission à une vitesse encore plus grande.Intégration voix image données Le domaine de recherche sur l’intégration de la transmission des données, de la voix et de l’image est très actif.Les résultats concrets sont apparus pour ce qui est de l’intégration de la transmission de la voix et des données.Cette tendance va accentuer d avantage la nécessité d’intégrer toutes les fonctions relatives à la télécommunication au sein d’une entreprise Actuellement, cette tendance favorise la mise de la responsabilité globale entre les mains de personnes oeuvrant du côté de la téléinformatique.On peut prévoir que les sociétés manufacturières d’ordinateurs tenteront d’intégrer la transmission vocale à leur architecture de réseau pour être en mesure de prendre correctement toute la responsabilité des télécommunications et d’optimiser l’ensemble des télécommunications de l’entreprise.Conclusion Les gestionnaires de la téléinformatique sont confrontés avec des problèmes de gestion et d’opération complexes de réseaux de télécommunication.L’évolution future vers l'interconnexion généralisée des reseaux ne fera qu’aggraver la situation Les compétences pour la mise en œuvre et la gestion de tels réseaux sont rares Ces facteurs combines favorisent l’eclosion de la notion de centre de gestion intégrée de réseau, responsable pour l’ensemble du reseau.La demande en nouveaux services, particulièrement ceux de la vidéographie et de la transmission des images numéralisées intensifierait davantage les besoins en télécommunication d’ici l’an 2000.Ces nouveaux besoins en télécommunication touchent tant l’aspect volume de transmission que la vitesse et la structure des réseaux de télécommunica- ,l0n ringéfiitiM Références 1 AS Tanenbaum, Computer Networks.Prentice-Hall.1981 2 R.J.Cypser, Communications Architecture Distributed.Addison-Wesley.1968 1983 ANNEE MONDIALE DES COMMUNICATIONS WORLD COMMUNICATIONS YEAR AN0 MUNDIAL DE LAS C0MUNICACI0NES 10 s|*'v*».Poussée technologique et coûts décroissants en télématique Jean-Louis Houle, mg On assiste a une revolution technologique peut-être sans precedent dans l’histoire du développement humain Car, non seulement cette révolution se déroulé a un rythme sans cesse croissant, mais elle donnera directement lieu à de nombreuses et profondes consequences sociales, qui pourraient affecter grandement le comportement des individus et des nations Ces considerations sont basées sur l’hypothèse des coûts unitaires décroissants dans les domaines de l’informatique et des télécommunications.En effet, l’évolution de la micro-électronique favorise ( élaboration d’ordinateurs moins onéreux, plus petits et plus performants De même, les satellites et les fibres optiques permettent la mise au point de systèmes de communication très élaborés et efficaces Le present article décrit principalement le phénomène des réductions de coûts des composants informatiques L’évolution des reseaux de télécommunications qui en résulte est illustrée par des exemples types M.Jean-Louis Houle a obtenu de l'Ecole Polytechnique de Montréal les diplômes de B Sc.A et M Sc A en 1962 et 1966 respectivement, en geme électrique.Il a travaillé au Conseil de Recherches pour la Défense a Ottawa de 1962 à 1964 en modélisation et simulation de systèmes physiques Après un séjour a l'Université de Waterloo.Ontario.il a obtenu de cette institution un Ph D en informatique En 1977, il a été nommé professeur titulaire a l'Ecole Polytechnique Ses principaux domaines d’intérêt sont en simulation et modélisation, ainsi que dans les applications de mini et micro-ordinateurs à la solution de problèmes d’informatique, de télécommunications et de banques de données Il est présentement directeur général du secteur électronique chez BG Checo International Limitée Introduction Cet article décrit certains aspects de la poussée technologique et son effet sur la diminution des coûts unitaires dans les domaines de l'informatique et des télécommunications Ces deux domaines continuent de se fusionner pour donner lieu à une evolution rapide de la téléinformatique.maintenant connue sous le néologisme de télématique Les fortes réductions des coûts de production des composants sont apparues tout d’abord en micro-électronique, avec l'avènement de la miniaturisation des circuits logiques et des mémoires centrales Le microprocesseur est certainement la realisation la plus connue parmi les conséquences de l’intégration à très grande échelle des dispositifs a semi-conducteurs.De plus, les fibres optiques sont perçues comme des composants appelés a contribuer largement à l’évolution de la télématique.Les méthodes optiques de traitement, de stockage et de transmission de l’information constituent actuellement une des plus grandes promesses de révolution dans les deux prochaines décennies.Les économies réalisées dans la fabrication des composants optiques ou à semi-conducteurs ont un effet très important dans le rendement global des systèmes Cependant dans les systèmes, les coûts de conception, d'assemblage et de mise en marché empêchent des réductions de prix aussi rapides que ceux des composants.Les tendances aux États-Unis, au Japon et en Europe sont des points de comparaison inévitables dans une étude canadienne.Cependant, la situation dans notre pays conserve de nombreux caractères uniques, dus aux particularités de notre géographie, climat et culture.Le Canada demeure un chef de file reconnu pour l’excellence de ses systèmes de télécommunications en téléphonie, câblodistribution, radiodiffusion, transmission par fibres optiques et par satellites.Les composants informatiques L evolution rapide des composants informatiques se mani- feste principalement dans le domaine des dispositifs a semi-con-ducteurs utilises dans la fabrication des circuits intégrés (Cl) La meilleure qualité et le moindre coût des composants ont rendu le ratio performance coût si eleve que la demande d ordinateurs et par consequent des composants s est sensiblement accrue Cette synergie a amene des ameliorations dans les mémoires centrales et les circuits logiques Miniaturisation et coûts unitaires La relation entre la miniaturisation et son effet sur les coûts unitaires est a la base de la pre-sente poussée technologique Les phenomenes mis en jeu ont ete décrits par plusieurs auteurs (1,2.3) Une fois les coûts de recherche et de développement amortis, les coûts de production sont constitues de deux facteurs principaux 1) la fabrication des elements actifs sur une base au silicium (le chip ou la puce).2) l assemblage et les essais de bon fonctionnement Le coût de fabrication du chip au silicium est affecte par la complexité du procédé de fabrication et le taux de rejet des dispositifs produits Le coût unitaire total doit donc être minimise en fonction des deux contraintes opposées.comme cela est illustre a la figure 1 Le coût de fabrication Cp augmente exponentiellement avec la complexité suivant une loi de type Cf = AeBN.ou A et B sont les paramétrés, et ou N représente le nombre d'elements par circuits intégrés, i.e la complexité Le coût unitaire de l’assemblage et des essais de bon fonctionnement Ca est simplement une fonction inverse de la complexité, soit Ca = D N, ou D est le paramétré de proportionnalité Le coût unitaire total CT = CF + CA atteint un nouveau minimum qui décroit substantiellement chaque annee, même si la complexité augmente la figure 2 montre un accroissement de la complexité de 100% par année, soit d'un facteur de deux chaque annee.La complexité gagnée au niveau des composants se traduit par une simplification de l’assemblage de l’ordi- i 1983 nateur puisque la plupart des interconnexions sont réalisées dans les circuits intégrés De plus, les elements de base étant plus petits il s en suit une reduction de la longueur des câbles, du volume du boîtier, de la chaleur dissipée et des appareils de refroidissement L information parcourt de plus faibles distances, ce qui améliore aussi la performance globale du système La geometrie réduite des dispositifs est realisee a l aide de méthodes modernes utilisant la photolithographic et les faisceaux d electrons De plus, une meilleure comprehension des applications de la physique des semi-conducteurs et du contrôle des impuretés permettent des taux de rejet plus bas II est bien évident que ( acceleration technologique montrée a la figure 2 ne peut pas continuer indéfiniment Cependant, la limite théorique des dimensions linéaires est encore a plusieurs ordres de grandeur des valeurs utilisées actuellement La plupart des auteurs prévoient avec une certitude raisonnable que I acceleration des quinze dermeres années devrait se poursuivre au delà de 1990 COUT TOTAL COUT DE FABRICATION COÛT D'ASSEMBLAGE NOMBRE DE FONCTIONS PAR CIRCUITS (N) Figure 1 — Coût par fonction vs complexité.Fiabilité et performance La fiabilité des interconnexions a linterieur des circuits intégrés est plus grande que celle de l'interconnexion au niveau immédiatement supérieur, tel que les soudures et les connecteurs La fiabilité globale des circuits intégrés demeure constante, même lorsque la complexité augmente.ce qui a pour effet de réduire énormément le taux de bris par fonction élémentaire On entrevoit que l'intégration a plus grande échelle augmentera encore la fiabilité unitaire des elements de circuits En effet, a mesure que les dimensions diminuent tous les paramétrés des dispositifs évoluent favorablement Les voltages et les courants requis diminuent et la densité de puissance demeure constante Les delais de propagation du signal électronique diminuent proportionnellement a la distance Les valeurs unitaires des coûts, de la fiabilité et de la performance sont donc appelées a croître au fur et a mesure de la \UJ cr o ‘LU CO Z < en o û- 5 o o ANNÉE Figure 2 — Complexité des circuits vs année d’introduction.12 I ingent«ur lutHe» août 1963 ANNÉE Figure 3 — Coût par porte logique vs année d introduction.miniaturisation des dispositifs électroniques et de l'élévation du niveau d’intégration Les circuits logiques et les mémoires Les circuits logiques intègres a grande échelle amènent des coûts de conception élevés Même en utilisant la conception assistée par ordinateur, les coûts deviennent trop elevés pour permettre des circuits differents a chaque application.L’avenement du microprocesseur est une solution au dilemme, puisqu’il permet de résoudre avec élégance le problème de l’unicité des applications individuelles.En effet, la difficulté est déplacée de la logique vers la mémoire sous forme de programmes d’applications particulières.Ceci requiert l’utilisation de plus grandes mémoires, cependant le coût unitaire de la mémoire en structures simples et répétées diminue plus rapidement que celui des circuits logiques en structures relativement complexes Par analogie, l’ensemble des circuits logiques est désigné par le terme intelligence En bref, on peut donc dire que les applications particulières utilisent plus de mémoire que d'intelligence parce que la mémoire est moins chère que l’intelligence Cette tendance est appelée a s’accentuer en raison de l’évolution de la technologie (voir figure 3) Les coûts de conception des mémoires à semi-conducteurs sont relativement faibles, puisque des structures simples sont d’abord établies, puis répétées en grand nombre Toutes les données montrent l’évolution décroissante des coûts de fabrication de différents types de dispositifs utilisés comme mémoire centrale ou mémoire principale Les mémoires peuvent être classées en trois catégories par vitesse décroissante 1) les mémoires centrales.2) les mémoires de masse.3) les mémoires auxiliaires Pour chaque type de mémoire les trois caractéristiques principales sont : I ) le coût.2) la vitesse ou le temps d’accès 3) la densite de stockage II est evident que plus la vitesse est grande, plus le coût uni- taire est eleve, et moins la capacité de stockage normale est grande L'importance de bien équilibrer la hiérarchie des differents types de mémoire a toujours fait l’objet d attention particulière Récemment.D Toombs (4) a montré comment on pouvait concevoir un système en tentant d’optimaliser les coûts en fonction des contraintes pour differentes applications Les systèmes de communications Concepts généraux Parmi les composants de communications.nous distinguons les éléments de services a bande étroite et ceux des services à large bande Ces deux types de services peuvent être commutés ou non commutes.Par exemple, la téléphonie, qui constitue la forme de communication la plus importante, est un service commuté a bande étroite Un réseau de téléphonie conventionnel comprend (1) les paires de fils torsadés pour la distribution dans la boucle de l’abonné, (2) le central téléphonique pour la commutation et (3) les lignes de tronçon entre les centraux Les tronçons peuvent eux-mêmes être réalisés par des câbles de paires de fils, des câbles coaxiaux, des fibres optiques, des micro-ondes, des liaisons par satellites, etc.Les reseaux de téléphonie sont structurés en étoile.Les reseaux non-commutes a large bande les plus typiques sont les réseaux traditionnels de câblodistribution Ils ont une structure en arbre, avec une tète de ligne qui peut capter directement des émissions de television diffusées, ou encore les recevoir par micro-ondes ou par satellite Les emissions sont retransmises dès leur reception vers les abonnés sur de larges bandes de frequences réassignees en vue d’éviter les interferences Les réseaux de câblodistribution les plus modernes sont parfois structurés en étoile, et possèdent a l’occasion une certaine capacité de commutation en tête de ligne et dans des noeuds secondaires De plus, environ 10% des canaux peuvent être utilisés comme canaux de retour, en amont vers la tête de ligne La troisième categorie importante de réseaux est celle des reseaux de données informatiques, les reseaux de téléinformatique.En général, les réseaux peuvent transmettre I information sous forme analogique ou numérique.De plus, ils peuvent être polyvalents, c’est-â-dire intégrés pour acheminer a la fois des signaux de sons, d’images et de données La tendance universelle est â la numéralisation et à l’intégration des différents types de services Systèmes de communication par satellites L’utilisation commerciale des satellites dans les communi- 13 ingénieur août 1983 cations est relativement récente En 1962, les Etats-Unis ont établi la société Communications Satellite Corporation (COMSAT) En 1964, l’International Telecommunications Satellite Organisation (INTERSAT) a été formée dans le but d utiliser les communications par satellite a l’echelle internationale Aujourd'hui, INTERSAT assure un service equivalent a environ 35 000 circuits téléphoniques dans une centaine de pays On prévoit une augmentation des communications par satellite a un taux de 16% par année Cette évolution porterait la capacité des communications par satellite a l’équivalent d environ 400 000 circuits téléphoniques vers l'an 2000.Toutefois, ces communications sont concurrencées par les micro-ondes pour des distances inférieures à 2000 kilomètres sur les continents.La transmission par satellite comporte également des problèmes dus, par exemple, au brouillage causé par les aéronefs, les éclipses, le passage des engins devant le soleil dont le rayonnement d’énergie électromagnétique est très grand, et au délai de propagation d’environ 4 secondes Quoiqu’il en soit, à mesure que la technologie évolue et permet d’une part, l’utilisation de puissances de retransmission plus élevées, et d’autre part, la mise en orbite d’engins plus lourds, les télécommunications par satellite rivaliseront de plus en plus avec les systèmes traditionnels, même pour le trafic continental.On peut distinguer déjà plusieurs catégories de systèmes de satellites dont 1) Les satellites répéteurs point à point qui acheminent des communications bilatérales entre deux stations fixes 2) Les satellites répéteurs multipoints qui peuvent être commutés vers différentes stations terrestres 3) Les satellites de distribution qui peuvent envoyer à de nombreux points des signaux unidirectionnels de télévision, de radiodiffusion, d’informations commerciales, etc.4) Les satellites de radiodiffusion directe qui transmettront vers les domiciles Les fibres optiques L’un des exemples les plus frappants de la poussée technologique et de I influence de celle-ci sur les coûts unitaires décroissants est sûrement celui des technologies associées aux fibres optiques et appliquées aux systèmes de communication Ces technologies offrent la possibilité de réaliser d'une façon rentable les concepts de villes ou pays câblés et de la société dite de l’information En effet, les pleines implications de ces nouvelles technologies sont difficiles a sonder, si vite evoluent-elles Il est connu depuis longtemps que des faisceaux de lumière peuvent être captés dans des fils de verre, mais ce n’est qu’en 1966 que Kao (5) a montre la possibilité d utiliser des fibres diélectriques, enrobées d’une enveloppe de plastiqûè servant de guide d’ondes pour la transmission de l’information.A partir de cette date, plusieurs laboratoires industriels de recherche se sont empressés de développer et de perfectionner les fibres elles-mêmes et tous les autres composants impliques dans un système de communication optique Le principe de communication par la lumière n’a rien de nouveau en lui-mème : une source émet des faisceaux de lumière module, ces faisceaux sont transmis soit par l'atmosphere.soit par des fibres de verre, ou encore par d’autres moyens Un détecteur photo-sensible capte ces faisceaux et les transmet au destinataire.Le principal problème dans un tel système de communication optique est l’énorme perte d’énergie dans le support, limitant ainsi les distances entre la source et le détecteur Cependant, tout en utilisant des lasers comme sources, des systèmes de communication ayant l’atmosphère comme canal ont été réalisés, systèmes dans lesquels les distances entre les sources et les détecteurs sont de l’ordre de quelques centaines de mètres L’atmosphère comme canal de transmission pose ses propres problèmes, et on peut s'attendre à ce que ce genre de transmission demeure limité à des applications spécialisées.C’est donc la promesse qu’offrait en 1966 les fibres optiques, c’est-à-dire la possibilité de transmettre des faisceaux de lumière à travers de longues distances avec une très faible attenuation de l energie optique Grâce a l enorme effort des laboratoires de recherche, cette promesse a été realisee Tout comme dans n'importe quel système de transmission de signaux, l’énergie se dissipe à mesure que la distance entre la source et le detecteur augmente Il y a donc lieu d'inclure dans le système des repeteurs ou régénérateurs de signaux Parfois, il s'agira aussi de combiner de nouveaux signaux provenant d autres sources avec les signaux originaux ou bien de faire le contraire, c’est-a-dire prélever une partie des signaux et l’envoyer a d’autres détecteurs Pour ce faire, des coupleurs optiques sont employes Des connecteurs servant a débrancher et à rebrancher les fibres aux sources ou aux détecteurs sont aussi très importants Finalement, en cas de bris, il faudra pouvoir épisser la fibre brisée Voici donc en somme les composants d’un système de fibres optiques 1) les sources normalement des diodes électroluminescentes (DEL), des diodes a lasers ou des lasers à injection ; 2) les détecteurs des photodiodes de type avalanches ; 3) les fibres optiques un fil de verre aux caractéristiques appropriées ; 4) les coupleurs et les connecteurs : plusieurs types existent Le problème ici est de minimiser la perte d'énergie optique : 5) les épissures procédés réalisés par collage ou par fusion a l’arc électrique Les principaux avantages offerts par les fibres optiques, en particulier par celles de bonne qualité, i.e.a faible perte, bonne efficacité de couplage, etc, sont les suivants 1) Taux de transmission élevé, de l’ordre de 2 Gigabits par seconde (6); 2) faible encombrement physique faible poids, grande souplesse Une seule fibre optique pourrait remplacer un câble coaxial de poids et de dimensions bien supérieurs ; 3) immunité à l’interférence électromagnétique, le bruit électrique.les échos, etc.il n’y a donc pas de phénomène de diaphonie entre les fibres ; 14 i ingénieur luiilét-août 1983 ï 4) sécurité dans des environnements explosifs les fibres n’émettent pas d’étincelles et sont électriquement isolées de leur environnement ; 5) basse attenuation pour les fibres de bonne qualité, aucune répétitrice n'est nécessaire pour des distances de quelques dizaines de kilomètres Dans des applications types, l'espacement des répétitrices est beaucoup plus grand que pour les câbles coaxiaux ; 6) la matière première utilisée pour la fabrication des fibres, le silicium existe en grande quantité alors que le cuivre devient plus rare ; 7) sécurité contre le prélèvement non-autorisé de signaux toute tentative de faire des couplages serait facile à détecter.Conclusion En faisant une synthèse de certains aspects de la poussée technologique et de son effet sur la reduction des coûts unitaires, on constate que les prix dimi- nuent plus rapidement dans le domaine de la micro-electronique que dans celui des systèmes de télécommunications Ceci explique la tendance vers la télématique répartie En effet, les quantités de traitement et d’emmagasinage de l’information sont augmentées près des usagers afin de réduire en proportion adequate les télécommunications Ainsi, avec quelques paramètres clés, on peut prévoir l’évolution dés systèmes de télématique.Au plan social, on constate également l’importance relative du Canada en matière d’informatisation.Notre pays est à l'avant-garde dans le domaine des telecommunications et son industrie de la micro-électronique est orientée principalement dans cette direction En raison des particularités de la géographie et du climat canadiens, la télématique jouera un grand rôle dans l’évolution de notre société.De plus, ces mêmes particularités se refléteront dans l’importance relative du coût de l’énergie La télématique, dont le coût unitaire est décroissant, devra compenser en partie l'augmentation du coût de l’energie IFiflQCfllîCVf Références 1 J W Bremer, Hardware Technology in the Year 2001 Computer pp 31-36 December 1976 2 R N Noyce, From Relays to MPU's (Micro-Processor Unit).Computer pp 26-29 December 1976 3 R J Cypser, Communications Architecture For Distributed Systems Reading Massachusetts Addison-Wesley.1978 (The systems programming series) 4 D Toombs, CCD and Bubble Memories System Implications Mainframe Computers and Intelligent Terminals Are Predicted To Be Primary Beneficiaries.IEEE Spectrum, pp 36-39 May 1978 5 K C Kao and G A Hockham, Dielec-tric-Fiber Surface Wareguides for Optical Frequencies.Proc IEEE vol 113, pp 1151-1158.July 1966 6 Gadi Kaplan, Fiber Optics.ICs.and Satellites.IEEE Spectrum, vol 20.no 1 pp 38-40 January 1983 7 D P Siewiorek.C G Gordon and A Newell.Computer Structures Principles and Examples.Trends ih Microcomputers McGraw-Hill, pp 612-615.1982 700 ouest, boul.Cremazie, Suite 100, Montreal H3N 1A1 CARMEL, FYEN, JACQUES & ASSOCIÉS, INC.Fondations & Structures Etudes techniques - Expertises Plans - Devis - Surveillance Tel.: 274-5671 FORAGES ETUDES GEOTECHNIOUES CONTROLE DES MATERIAUX QUEFORMAT LTEE 591 LE BRETON LONGUEUIL, P Q J4G 1R9 674:4901 (514) 683-4215 : Études Géophysiques :: Hydrogéologie * Vibration & Seismisité 2225 Chemin Saint-François, Dorval, Québec, Canada H9P 1K3 Compagnie internationale de Géophysique Inc.SIAL • Télex : GTS HTD MTL • 05-821643 ':t Géologie & Géochimie :: Exploration Minière * Environnement WLUPIEN, ROSENBERG, JOURNEAUX & ASSOCIÉS INC.études de sols et matériaux • Investigations sur le terrain sondages et essais • Mécanique des sols et des roches pieux caissons 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Des panneaux attrayants en acier Stelcolour.type Barrière, résistent a I air salin et confèrent une beauté durable a I eglise St-Mary de Saint-Jean, a Terre-Neuve (photo ci-dessus et ci-dessous).Proprietaire: diocese de l est de Terre-Neuve et du Labrador.Fabrication: Eastland Metals.Pose du revêtement: Trico Limited.Comme toute la gamme des aciers prefinis Stelcolour.le type Barrière, offre un fini, une texture, un brillant et une épaisseur de revêtement uniformes.Pour de plus amples renseignements au sujet du Stelcolour.type Barrière, veuillez écrire à: Stelco Inc.Department "A".100 King Street West.Hamilton.Ontario.L8N 9Z9.Les riches couleurs de brun et d or du Stelcolour.type Barrière, rehaussent l archi-tecture de r école Thomas A Stewart de Peterborough en Ontario (photo ci-dessus).Proprietaire: Commission scolaire du comte de Peterborough Fabrication et pose: Peerless Enterprises, division de Tectum Limited Icol Acier préfini StGlCO Stelco Inc.Société canadienne ayant usines et bureaux dans tout le Canada et des représentants sur les principaux marchés du monde \ Marque deposee 8101/9 REV ingénieur |U»Het-août 1983 Les télécommunications se transforment en télématique Charles Terreault.ing L’informatisation des équipements de télécommunications a ouvert la voie a la télématique.Il ne s’agit pas seulement de relier des ordinateurs entre eux, mais aussi de fournir au public des communications enrichies L’auteur de l'article indique par cette expression que les communications de l'avenir seront fondées sur l’intégration de la voix, du texte et de l'image sur un même support physique.La construction d’un tel réseau à services multiples exige que toutes ses parties soient compatibles entre elles et que chaque réseau national puisse être raccordé avec l’étranger (normalisation) C'est ce qui explique le caractère graduel du projet télématique la numérisation du cœur du réseau gagne progressivement la périphérie pour atteindre l’usager d’affaires, puis enfin, le grand public.On estime que les divers services télématiques seront progressivement accessibles au grand public dans la prochaine décennie Parallèlement, une course de vitesse est engagée entre la complexité croissante de l’architecture des réseaux et la simplification de leur usage Le projet télématique depend du succès de la simplification.M.Charles Terreault est vice-president adjoint de Bell Canada depuis 1978 II a obtenu en 1959 un diplôme d’ingénieur en électricité de l’École Polytechnique de Montreal Spécialiste des reseaux numériques, il a déjà travaille aux Bell Labs du New Jersey et aux Recherches Bell-Northern à Ottawa et Montreal (lle-des-Soeurs).Il a mis au point en 1967 le premier système commute de transmission de données du Canada vers l’ou-tre-mer, Sarnia (Ontario) — Fribourg (Suisse) Ses etudes ont abouti a la creation de la liaison LD-4 a grande capacité Montreal-Ottawa-Toronto, au système RD-3 de transmissions hertziennes et a la commercialisation de la fibre optique Il est présentement responsable des études sur les nouvelles technologies de numérisation du réseau (satellites, réseaux d’abonnés, traitement des signaux, etc.).M.Terreault est membre du Conseil de la politique scientifique du Québec depuis 1981.L'évolution du réseau téléphonique Les réseaux de télécommunications se transforment sous nos yeux en réseaux de télématique Au départ, c’est la nécessité de relier les équipements informatiques entre eux qui a poussé à la mise en place du projet télématique Sa réalisation a été rendue possible par l’utilisation massive de l’informatique dans le fonctionnement même des réseaux de télécommunications.Dans un deuxième temps, la stratégie des entreprises de télécommunications est de faire de la télématique un service public et universel, au même titre que le téléphone La recherche scientifique pure se double donc d’un travail de normalisation au niveau international afin de rendre compatibles les équipements informatiques des différents manufacturiers.Cette transformation des télécommunications est graduelle la numérisation du cœur du réseau est déjà en bonne voie au Québec La numérisation de la périphérie sera la grande aventure de la prochaine décennie.C’est donc au cours de cette période que l’abonne ordinaire sera touche par cette mutation Du laboratoire au grand public La télématique est née du besoin de mettre en commun les ressources informatiques situées dans des centres distants C’est en 1967 que le gouvernement américain eut l’idée de relier entre eux les ordinateurs de certains laboratoires universitaires.Le réseau Arpanet (son financement a été assuré par un organisme gouvernemental appelé Advanced Research Project Agency) s’étend aujourd’hui a la plupart des universités et des centres de recherche des États-Unis, y compris deux ramifications outre-mer dans l'archipel d’Hawaï et en Europe grâce à des liaisons par satellite.On sait qu’il a fallu attendre 1978 et la publication en France du rapport Nora-Minc sur L'informatisation de la société pour que le terme télématique se répande parmi le grand public.Que s’est-il passé entre 1967 et 1978 qui a permis à un équipement de labo- ratoire de se transformer en moyen de communication à vocation universelle ?Il y a d’abord eu l’application quasi-exacte de la loi de Moore qui veut que le nombre de composants par circuit imprimé, ou puce, double chaque année Une puce abritait un composant en 1959 et 250 000 en 1979.Mais cet accroissement exponentiel de la puissance des puces a été doublé d’un saut qualitatif que même Gordon Moore, alors directeur de la recherche à Fairchild, ne pouvait prévoir quand il énonçait ce qui est devenu sa « loi » (1964).L’arrivée du microprocesseur en 1971 a permis d’intégrer dans la matière même des composants certains éléments de logiciel et de programme.Ces nouvelles puces savantes effectuent les fonctions logiques de l’unité centrale et peuvent servir directement à cet usage ou être employées dans des applications spécialisées, comme la commutation II s’agit bel et bien d’une double révolution quantitative et qualitative qui a poussé l’informatique a se transformer en bien de consommation de masse L'utilisation des microprocesseurs dans l’automobile, les équipements électro-ménagers, les montres, etc.confirme cette tendance Leur entrée dans le monde des télécommunications a métamorphosé le concept de réseau public Le projet télématique L’alternative était, soit de laisser des réseaux télématiques sectoriels se développer, soit de transformer l'ensemble du réseau de télécommunications afin de lui permettre d’acheminer indifféremment la voix et les données informatisées Le premier terme de l’alternative limite la télématique aux grandes administrations C’est le cas du réseau SITA (Société internationale de télécommunications aéronautiques) crée en 1970 pour relier les quelque 200 compagnies qui adhèrent a cette organisation, ou du réseau SWIFT (Society of Worldwide Interbank Financial Telecommunications) créé en 1977 pour relier quelque 300 institutions financières Ces réseaux recouvrent la terre entière mais ne permettent pas aux PME et encore moins au grand public de bénéficier des 18 avantages de la télématique Or.les reseaux de télécommunications ont évolué eux-mêmes dans le sens de l’informatisation de leurs structures Durant les années 60.le développement des premiers systèmes de commutation a commande par programmes enregistrés confiait le contrôle de l’aiguillage des appels téléphoniques a des elements informatises (la connexion physique des circuits s’effectuait toujours selon le mode electro-mecani-que) A partir de 1976.l'entreprise canadienne Northern Telecom lançait les autocommutateurs numériques de la famille DMS qui ont supprime toutes les fonctions électromécaniques Les DMS sont en quelque sorte des ordinateurs specialises dans l’aiguillage des appels téléphoniques II s’agissait d’une premiere qui confirmait l’avance de la technologie canadienne sur tous ses concurrents y compris aux Etats-Unis Seule la France s’était aussi engagée dans la filière numérique avec les autocommutateurs E 10 de CIT-Alcate! Qu'est-ce que la numérisation ?L’informatisation du coeur du reseau de télécommunications a pour résultat d’en transformer la nature La transmission de la voix était traditionnellement analogique.ce qui signifie que les signaux étaient acheminés de manière continue et ondulatoire, comme voyagent les ondes sonores dans l’atmosphere Avec l’introduction des autocommutateurs numériques dans le réseau, la voix est codée sous forme d’impulsions binaires.Un signal vocal est échantillonné 8 000 fois par seconde et chacun des échantillons est codé à l’aide de huit bits, permettant l'identification de 256 niveaux différents II faut donc transmettre 64 000 bits seconde pour acheminer un signal vocal.Comme le reseau nord-américain de télécommunications prévoit des niveaux normalisés de transmission numérique qui s’échelonnent de 1.54 Mb/s.jusqu’à 274.17 Mb/s., il est possible de multiplexer dans le temps différents trains d’impulsions binaires appartenant à des conversations différentes On arrive a transmettre ainsi jusqu'à 4 032 conversations sur un support unique (câble coaxial, faisceau hertzien ou fibre optique) Les signaux vocaux ainsi numérisés sont transmis avec bien plus de fidélité que par les anciens procédés analogiques Les équipements de télécommunications « lisent » plus facilement la présence de courant électrique (de lumière dans un système de fibre optique) que traduisent les chiffres 1 et 0.que les oscillations d'une onde analogique Cette brève description souligne la convergence qui existe entre l'informatique et les télécommunications.tant au niveau du matériel qu’au niveau du logiciel Mais la numérisation des télécommunications est graduelle La situation québécoise Si la commutation numérique a fait son apparition dans le réseau à la fin des années 1970, la transmission numérique est utilisée depuis une vingtaine d’années dans les systèmes intercentraux par câbles à paires symétriques et, depuis près d’une dizaine d’années, par câbles coaxiaux.La realisation la plus remarquable dans ce domaine est la mise en service d’une liaison coaxiale à grande capacité LD-4 (274.17 Mb/s.) entre Montréal, Ottawa et Toronto.A l’heure actuelle.Bell met en place les bases d’un réseau entièrement numérique au Québec axé autour de deux routes sur faisceaux hertziens.Dès 1983.la route sud qui relie déjà Ottawa.Montréal, Sherbrooke et Québec, continuera vers l’est jusqu’à la frontière en direction de Saint-John, au Nouveau-Brunswick La même année Alma et Chicoutimi seront reliés a Québec.En 1986, la route nord s’étendra de Ottawa/Hull jusqu’à Rivière-du-Loup via Montréal, Trois-Rivières et Québec À ce moment, tous les commutateurs interurbains seront reliés par des routes de faisceaux hertziens numériques à 92 Mb/s.(voir figure 1) La fibre optique joue un rôle essentiel dans ce plan de numérisation en permettant de rattacher les grands centres aux deux routes principales.Ceci permet de décongestionner le spectre de fréquence hertzienne dans les zones urbaines La fibre permet aussi de relier les centres périphériques aux centres principaux La conséquence de la restructuration des télécommunications québécoises sera la création d’un réseau numérique global comportant une grande souplesse pour la transmission de la voix, des données informatisées et, éventuellement, des images vidéo A partir de 1986.les signaux numériques pourront donc être acheminés jusqu’aux centres locaux et tout sera prêt pour la dernière étape de la mutation du réseau qui est la numérisation des circuits d’abonnés Cette dernière étape demeure tributaire de la numérisation des commutateurs On a vu que le processus a été amorcé avec ( introduction des commutateurs numériques Ceux-ci permettent, en effet, l’éclatement des centraux locaux : certaines fonctions de commutation et de contrôle sont réparties dans le réseau extérieur grâce à des unités de raccordement distantes (concentrateurs).La configuration décentralisée du DMS permet de porter la numérisation du réseau, pour ainsi dire, jusqu’au coin de la rue où réside l’usager Bell estime à 9% le nombre des lignes ainsi commutées numériquement à la fin de 1982.Cette proportion atteindra près de 21% à la fin de 1985 et continuera ensuite à croître au rythme de 5% par an Si l’on inclut le nombre de lignes desservies par des commutateurs a commande par programmes enregistrés, qui dispensent des services semblables, le pourcentage d’usagers dont les communications seront contrôlées par des équipements informatiques serait de l’ordre de 39% en 1985 C’est dans ce contexte de rapprochement entre les fonctions de commutation et l’usager qu’il faut situer l’importance de la fibre optique.Quand toutes les transmissions et toute la commutation du cœur du réseau auront été dans un même temps numérisées puis rapprochées des usagers.la fibre optique s’imposera comme le lien privilégié entre ce réseau à grande capacité et les usagers.On calcule qu'à l’hori- cK>üt I98i tmm* /-•“Y observant à l’écran les données provenant de son propre ordinateur ou de celui de son interlocuteur Ou se trouve la nouveauté par rapport à la vidéo-conférence ?Le Displayphone utilise des lignes téléphoniques ordinaires, c’est-à-dire à faible bande passante.pour transmettre à la fois des signaux vocaux et des signaux informatisés.Il y a donc un gain appréciable en souplesse, mobilité et argent.Mais il y a aussi une différence fonctionnelle propre à l’utilisation de l’ordinateur.L’information écrite n’est pas seulement transmise, mais elle peut aussi être modifiée, classée, distribuée ou mise en mémoire Figure 1 — D’ici 1985.tous les commutateurs interurbains du Québec seront reliés par deux routes de faisceaux hertziens numériques.zon 2000 la fibre optique apportera des communications audio, vidéo et de données à grand débit, dans le foyer de toute personne qui le désirera.Le projet télématique sera alors pleinement épanoui.Des communications enrichies Il ne faut pas se méprendre.La télématique n’a pas pour unique finalité de relier des ordinateurs entre eux et encore moins d'acheminer des conversations téléphoniques a haute fidélité.La télématique met la puissance de l’ordinateur au service des communications interindividuelles Une gamme complète de produits apparaîtra sous peu dans notre environnement que l’on désignera pour plus de commodité par le terme générique d’Audioplus.Il s’agit de mettre un espace visuel commun à la disposition des usagers des services de télécommunications.Le service téléphonique permet de dialoguer dans une « chambre noire », pour reprendre l’expression de Gordon Thompson." Avec les équipements Audioplus, la lumière pénètre enfin dans la chambre noire pour éclairer les participants et les documents qu’ils manipulent.Le premier pas a été l’apparition de la salle de vidéo- Telesis.1968.rr- 3 conférence à la fin des années 60.Deux salles publiques existent aujourd'hui au Québec et connaissent une exploitation intensive.tandis que des institutions comme l'Université du Québec, la Banque Royale ou IBM ont préféré acquérir leurs propres installations La vidéo-conference est un produit haut de gamme et a connu un développement lent.Elle fonctionne sur un mode analogique traditionnel et nécessite une large bande passante (environ 4,5 MHz).L’équipement nécessite une liaison vidéo semblable à celles utilisées par les chaînes nationales de télévision.La télématique emprunte à la vidéo-conférence le concept d’espace visuel commun mais tend à lui conférer une dimension radicalement nouvelle.Il ne s’agit plus tellement de transmettre a distance un environnement spatial fidèlement reconstitué.L’information est considérée comme une production intellectuelle destinée à être échangée avec le maximum d’efficacité.Dans un premier temps, la transmission acoustique est couplée avec la transmission écrite.Au début de 1981, Bell Canada présentait au public le Displayphone qui intégrait pour la première fois au monde un micro-ordinateur et un téléphone dans un même appareil.Il est devenu possible de parler avec son interlocuteur tout en L’avenir de la vidéo-conférence Le problème qui se pose alors est d’acheminer des communications de plus en plus « enrichies » sur un réseau dont un secteur primordial (le circuit d’abonné) n’est pas encore numérisé et possède donc une capacité limitée Une stratégie d’attente a donc été élaborée pour fournir des services nouveaux avant l’achèvement du projet télématique.On utilise des techniques de compression de l’image pour transmettre des signaux visuels sur faible bande passante La première de ces techniques est la plus connue il s'agit de Télidon qui code l’image au moyen d’éléments géométriques : points, lignes droites, arcs de cercle, etc.Mais des études sont actuellement menées par RBN et l’INRS-télécommunications à I lle-des-Sœurs (Montreal) pour mettre au point des techniques de transmission d’images fixes et même d’images vidéo sur faible bande passante.Les premières vidéo-conférences numériques sur faible bande passante ont été expérimentées avec succès entre Montréal et Ottawa dès le printemps 1981.Dans l’avenir, on peut donc imaginer une gamme Audioplus comprenant trois types d’équipements : — la télé-conférence Télidon expérimentée en milieu réel par Bell depuis l’automne 1982 (téléphone + terminal permettant l’affichage Télidon) ; — la télé-conférence alphaphoto- 20 graphique (téléphone + terminal permettant l'affichage alphapho-tographique) ; — la vidéo-conference numérique (téléphone + camera + tablette graphique + clavier alphanumérique + terminal vidéo).Les deux premiers types d'équipements sont essentiellement destinés à la transmission de documents préparés a l'avance et l'interaction des usagers au niveau visuel reste limitée.Le troisième type d’équipement est le plus révolutionnaire puisqu’il rejoint la vidéo-conférence traditionnelle.mais en y ajoutant la dimension propre à l’informatique que nous avons déjà notée dans le Displayphone (traitement de l’information).La transmission de l'image dans la vidéo-conférence traditionnelle occupe une bande passante de 4.5 MHz, ce qui une fois converti en modulation par impulsions et codage (MIC), correspond à un débit de 88 Mb's.Le but des recherches effectuées à I Ile-des-Sœurs est de comprimer le signal MIC de l’ordre de 1/57 (l’image ainsi traitée est transmise au débit de 1,5 Mb s.au lieu de 88 Mb s ).Cette souplesse laisse présumer que la vidéo-conférence numérique sera dans l’avenir aussi répandue dans les bureaux que les PBX téléphoniques.On prévoit que ce nouveau type d’équipement fera son apparition sur le marché d’ici cinq ans.Au cœur du concept de télématique se trouve la communication humaine.On part donc de la transmission de la voix (téléphonie) pour y ajouter les transmissions de textes, de graphiques et d’images fixes ou vidéo Les trois couches du réseau de communications informatiques La clé de cet enrichissement est l’informatique qui exerce une influence unificatrice sur les différents types de signaux.C’est très précisément la démarche adoptée par le réseau des télécommunications pour intégrer des nouvelles capacités et même introduire la notion de service au sein de son fonctionnement, afin de se transformer en réseau de télématique.Nous avons vu que le support physique du réseau évoluait dans le sens de la numérisation.Le reseau actuel de télécommunications se comporte comme une chaîne et possède la force, ou la capacité, de son maillon le plus faible Dans un réseau mixte où la majeure partie des transmissions s'effectue encore selon le mode analogique, la limite est imposée par la voie téléphonique qui a une largeur de bande de 4 kHz, ce qui peVmet d’acheminer économiquement un maximum de 9 600 bits/s II a donc fallu prévoir des couches superposées à l'intérieur même du réseau de telecommunications qui sont réservées aux transmissions informatiques Le multiplexage temporel La premiere couche qui est aussi la plus facile à concevoir a été la mise en place de liaisons entièrement numériques qui fonctionnent à haute vitesse.C'est au Canada qu’a été lance en 1973 le premier réseau numérique public de ce type sous le nom de Dataroute II existe actuellement 77 centres Dataroute qui sont reliés entre eux par des liaisons synchrones à 56 kb s Chaque centre est doté d’un multiplexeur temporel qui accepte jusqu’à 127 circuits asynchrones à faibles débits.Le grand avantage de ce type de réseau est qu’il fournit des liaisons point a point entièrement numériques, c’est-à-dire exemptes de bruits, de distorsions et transparentes à tout signal binaire.On peut y connecter n’importe quel équipement informatique correspondant au débit spécifié ou à ses sous-multiples dans le cas des équipements à faible débit.Par ailleurs, Dataroute a permis d’effectuer des économies qui atteignent jusqu'à 90% du coût de transmission Auparavant, les usagers devaient acheter un modem pour pouvoir émettre ou recevoir des signaux binaires sur le réseau analogique De plus, ils étaient contraints de louer un circuit téléphonique entier de 4 kHz, même s’ils utilisaient une capacité réelle de 100 bits/s.Le multiplexage temporel a fourni une première réponse aux usagers désireux de recourir à des équipements informatiques distants sans avoir a se construi- re un reseau privé Ce n était pas encore la télématique grand public mais, en tout cas, un pas important dans cette direction Dataroute.ainsi d’ailleurs que les autres couches de reseau étudiées plus loin, a ete conçu pour effectuer des économies d'ensemble A la difference des économies d'echelle qui permettent de réduire les coûts par un accroissement de la production des services, les economies d ensemble atteignent le même résultat en fournissant des services différents sur le même support physique.C’est ainsi que les communications informatiques sont assurées sur des câbles coaxiaux, des faisceaux hertziens, des fibres optiques, voire des satellites, qui servent aussi aux liaisons téléphoniques.(Figure 2).La commutation de circuits Pour les usagers ayant des besoins sporadiques et irréguliers en informatique, la solution des liaisons point à point était mal adaptée II a fallu introduire la notion de commutation, comme dans le reseau téléphonique de base La deuxième couche du réseau de téléinformatique canadien est Datalink qui utilise la commutation de circuits Son avantage est de pouvoir utiliser les autocommutateurs DMS déjà mis en place pour la téléphonie et donc de maximiser le support physique de base Trois niveaux de transmission sont acceptés a 2 400, 4 800 et 9 600 bits/s.Cette definition du débit est très importante car le commutateur, partiellement ou entièrement dédié à la transmission numérique, n’interfère en rien avec le signal reçu il l’achemine tel quel vers le destinataire Le circuit doit être établi avant que les informations puissent transiter et ensuite la transmission se comporte comme dans la première couche.Chronologiquement, Datalink est le dernier réseau de télématique installé au Canada puisqu’il a été lancé en 1981.Dans la pratique, plusieurs des services qu’il réunit étaient disponibles depuis quelques années sous le nom de Multicom.Il appartient, en outre, à la deuxième génération technologique des réseaux de télématique.21 ing#n#»uf |Ui
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