L'ingénieur, 1 novembre 1983, Novembre - Décembre
\jtZt Novembre 1983 No 358 69e année le concours rédactionnel 1983 1 k'i Lt* tl»J i’i I id.*J I 3 it Ik’ 1+ CADO CENTRONICS CHI CORPORATION CONTROL DATA DATATROL DATAROYAL DELTA DATA DIGITAL EQUIPMENT CORPORATION EXTEL GENERAL ELECTRIC UClvcnAL CLCvr I Ml* - I ¦iJk s’cn occupy e\gjtoement I l)3uuwl '.,s^î'*e,>ftce*'i' \ sbssÇHbbs.ïSs^Sas» ssssg&s» 1 vous cauSîiLiez du temp* special»»^® ®,*uper de vos mettons au po" q!Ui re- EsTAjssScf- manufectun ^ntrat8eten IJnseulcouP^ fiterdela de votre eidP de Véqu|P*j ! ttSSSssasS zas&**~ tîjs^ïïssss., —SïSîK.•SfsSr: Dataforcg, *gstf«a* - 1 Cl ^— — LbAKSblGLER MANNESMAN TALLY OKIDATA QUANTEX QUME QYX RAYTHEON SIEMENS SOROC TELETYPE CORPORATION TELEVIDEO TEXAS INSTRUMENTS VOLKER-CRAIG VYDFC Lefficacité passe par Bell Bell Éditeur Les Publications i lngenieur Inc Case postale 6980 succursale A Montreal Quebec H3C 3L4 Tel (514)344-4764 novembre décembre 1983 No 358.69e année Spécial concours rédactionnel 3 Introduction Conseil d'administration Bernard Lamarre président J Bernard Lavigueur.vice-president Comité executif Guy Drouin président executif Serge R Tison, vice-president Jean Verdy.vice-président Christian Tessier secretaire Claude Guermer.trésorier Yolande Gmgras directeur general Administrateurs G-Real Boucher.Rene Choumard.Gilles Delisle.Fernand DeSerres.Roland Dore.Gé-rald W Farnell.Lucien Huot.Kenneth C Johns.Roger P Langlois.Jean L Leduc.Donat-A Martmoli.Ovide J Poitras.Guy Si-card.Jedn-Claude Thernen 6 Le mot du jury f Les protecteurs auditifs Josée Maillette Après avoir décrit le bruit, la façon dont il se propage dans l'oreille et les règlements qui le régissent, cet article décrit les critères importants dans le choix d’un protecteur auditif l'atténuation et le confort.Il décrit aussi les avantages et les inconvénients liés aux bouchons d’oreille et aux coquilles Directeur général Yolande Gmgras Comité consultatif de rédaction Claude Guermer.ing directeur Denis Angers, mg Roger Beaudry, mg Michel Bilodeau, mg Octave Caron, ing Jules Delisle mg Hélène Denis Medéric Desrochers, mg Yvon M Dubois, mg Georges Geoffroy, ing Maurice Laçasse, mg Paul-Édouard Robert, mg Rédacteur Charles Allam Publicité Robert Dumouchel Publications R A D Enr 1105 boui Goum est Montréal.Quebec H2C 1B3 Tel (514)382-2134 -1624 Conception graphique Jean-Claude Rousseau Direction des communications de l'Université de Montréal Composition Typo-Excel Inc (514) 655-2663 Imprimeur Presses Elite Inc Abonnements Canada 15 $ par annee Étranger 20 $ par année À l umté 3 $ Six (6) numéros par année 13 Entretien routier Les enduits superficiels Anne-Marie Leclerc Les enduits superficiels au bitume sont l’un des moyens de traiter les chaussées abîmées par les conditions climatiques particulièrement rudes au Québec Cet article présente les avantages et les inconvénients de ce traitement, ainsi que son mode d'application 18 Comment refroidir rapidement une bière Robert W.Ham Une étude comparative de méthodes de refroidissement de la bière est présentée L'objet est de déterminer les principes de refroidissement d’une cannette de bière, et de comparer analytiquement les vitesses de refroidissement de deux méthodes couramment utilisées D’après cette étude, la méthode la plus efficace consiste à plonger la cannette dans un bain de saumure glacée.23 Les défis de l'organisation matricielle : le cas des firmes d’ingénierie Hélène Denis Le bon fonctionnement d’une organisation de type matriciel dépend de la façon de résoudre certains dilemmes, lesquels constituent autant de défis auxquels est confrontée l’entreprise : la nécessité du désordre organisé (la structure matricielle), le management dans l’ambiguité (la gestion matricielle), l’héroïsme de l anti-heros (le leadership matriciel), l’homogénéité de l’hétérogène (le groupe matriciel) et enfin le conflit coopératif (l’idéologie matricielle) Droits d'auteurs Les auteurs des articles publies dans L INGÉNIEUR conservent I entière responsabilité des théories et des opinions emises par eux Reproduction permise, avec mention de la source on voudra bien cependant faire tenir à la Redaction un exemplaire de la publication dans laquelle paraîtront les articles Engineering Index Biol Chem .Sci .Abstracts.Pertodex et Radar signalent les articles oublies dans L INGENIEUR — ISSN — 0020-1138 Courrier de deuxième classe Enregistrement No 5788 28 Rapport 1982 des diplômés de Polytechnique 5 Index 1983 32 Offres d’emploi Répertoire des annonceurs ccab Page couverture Photo et conception : Charles Allain EN BRONZE «.du tout-canadien de qualité Jenldns Ce nouveau robinet avec extrémités à braser offre les mêmes qualités que le modèle à extrémités taraudées.Et les économies que vous réalisez sont tout aussi intéressantes.Vendue à un prix concurrentiel par rapport à l’importation, cette valve porte en outre la garantie de solidité, de fiabilité et de qualité des produits manufacturés au Canada par Jenkins.Fig.33 Extrémités taraudées Fig.34 Extrémités à braser Grandeurs W à 2"; 400 Ib/ptf, huile, eau et gaz sans choc; 150 lb/ptf, vapeur saturéç (extrémités taraudées seulement); sièges en TFE renforcés de verre.JENKINS Le spécialiste en robinets nq®n«uf l98J Le concours rédactionnel de la revue L’Ingénieur 1.Guermer, C .Pouliot, G .Viau.R Bas-sal, S .L 'importance de la communication écrite et verbale chez l'ingénieur.L ingénieur, janvier - février 1979, p 37 2.Sylvester, ND, Engineering Education Must Improve the Communications Skills of Its Graduates.Engineers Education, avril 1980.p 739 Écrire n’est pas le fort des ingénieurs, même s’ils doivent y consacrer près du quart de leur temps, d’après les résultats de deux enquêtes réalisées, l’une à Montréal en 1977-78 et l’autre aux États-Unis1-2.Le comité consultatif de rédaction de L’Ingénieur, responsable du contenu des divers numéros de la revue, a voulu contribuer à remédier à cette situation et à le faire très tôt dans la vie d’un ingénieur.S'adresser aux étudiants a semblé le meilleur moyen.Le but?Susciter chez les étudiants-ingénieurs un intérêt pour cette forme particulière de communication qu’est la rédaction d’articles scientifiques.C’est là une des principales raisons à l’origine de ce concours.Trois organismes ont bien voulu commanditer les trois prix de ce premier concours : il s’agit de l’École Polytechnique, pour le premier prix de 500 $, d’Hydro-Québec, pour un second prix de 250 $ et du comité féminin de l’Association des diplômés de Polytechnique, pour le troisième prix de 100 $.Notre premier concours a été lancé un peu tard et nous n’avons reçu que huit candidatures.Nous en aurions certes voulu davantage ; nous avons confié ces textes aux trois membres du jury afin qu’ils décident si la récolte était suffisante pour attribuer les trois prix.Les textes reçus nous sont parvenus de l’Université Laval (3 articles), de l’Université McGill (1), de l’Université d’Ottawa (1), de l’École Polytechnique (2) et de l’Université du Québec à Trois-Rivières (1).Messieurs Guy Arbour, directeur-général de l’association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS) et Jean-Pierre Rogel, rédacteur en chef de Québec Science, ont accepté de se joindre au directeur de notre comité afin de former le jury du concours.Dans les lignes qui suivent cette introduction, tous trois vous diront eux-mêmes sur quoi ils ont basé leurs choix.Nous désirons les remercier pour avoir mis leurs connaissances au service de la revue en acceptant de lire les textes soumis par les candidats.De notre côté, nous sommes heureux de vous soumettre les trois articles gagnants dans ce numéro de novembre 1983.Bonne lecture et félicitations à tous les participants au concours.Le comité de rédaction P.S.L’édition 1984 du concours rédactionnel est déjà en marche.Les étudiants de premier cycle en ingénierie ou en sciences appliquées qui désirent participer doivent rédiger un article en français, d’au moins douze (12) pages dactylographiées à double interligne et d’au plus seize (16) pages, traitant d’un sujet relié aux techniques ou à la profession d’ingénieur.Date limite de participation : 15 mars 1984.3 vez-vous réalisé que Bell s’occupe de tout?De A à Z.Bell Canada présente aux petites, moyennes et grandes entreprises une offre globale et intégrée de services et produits qui puisse répondre à tous leurs besoins en télécommunications.Bell s’occupe de l’analyse de vos besoins.Les conseillers en communications de Bell font des études de votre utilisation du téléphone et vous recommandent les meilleures solutions.Ils bénéficient de la vaste expérience et de l’expertise en recherches de Bell.Bell s’occupe de la variété des produits.Par ses sources d’approvisionnement diversifiées, sélectionnées parmi les meilleurs fabricants, Bell vous recommande l’équipement qui correspond le mieux à vos besoins.Bell s’occupe de l’installation.Votre nouveau système est efficace dès le premier jour d’utilisation parce que Bell prend soin de bien planifier la transition.Bell s’occupe de l’entretien.L’équipe Bell vérifie régulièrement le rendement de votre système et en assure le bon fonctionnement.Bell s’occupe de l’avenir.Bell est au coeur même de la bureautique d’aujourd’hui et de demain et prend soin de recommander des systèmes qui grandissent avec vous.Bell s’occupe de votre efficacité.Nous pouvons contribuer à l’amélioration de la gestion de votre entreprise.En affaires, on n’est jamais trop efficace, comme vous le save Inefficacité passe par Bell Bell i mgemeu* novembre f« 190J Arborez-le avec fierté «» •* w>— ¦ Ii I Si le génie est votre profession, faites-vous un honneur de porter l’insigne de l’Ordre des ingénieurs du Québec, créé spécialement pour vous, ingénieurs, par un de vos confrères.C’est en effet l’ingénieur Jacques Hains qui a conçu le logo de l’OIQ.L’auteur explique en ces termes son oeuvre: «J’ai voulu donner à l’Ordre une nouvelle identité de forme simple et esthétique.Le carré représente l’Ordre.Les ingénieurs lui donnent sa dimension et en constituent la base.Le regroupement des deux forme le Québec.Le point sur le i, c’est le génie innovateur qui se dégage de l’ensemble.» Reproduit sur émail blanc crème, le logo est brun foncé et les bordures sont de couleur or.On peut se le procurer en remplissant le coupon qui apparaît ci-dessous.Je désire recevoir ___ _ msigne(s) représentant le logo de I OIQ.au prix unitaire de 3$ Nom .No de membre .Adresse .Ville .Code postal.Ci-inclus un chèque de S (frais d expédition inclus) au nom de I Ordre des ingénieurs du Québec Postez ce coupon à Insigne Ordre des ingénieurs du Québec 2020 rue University.14e étage Montréal (Québec) H3A 2A5 INDEX 1983 Coopération internationale Le transfert international de technologie I ses mécanismes et les obligations qu'il entraîne Gilles Gagnon Numéro 354 Page 5 Le transfert international de technologie II conflit ou collaboration dans le dialogue Nord-Sud Gilles Gagnon 357 27 Réussir à l'étranger Jean-Pierre Mourez, ing et Marcel Tremblay, ing 354 12 Un concentrateur au Sahara Georges Geoffroy, ing et François Clément, ing 354 17 Les trois phases de l'École polytechnique de Thiès Julien Dubuc.ing et Rémi Tougas, ing 357 8 La vie de coopérants à l’École polytechnique de Thiés Jean & Monique Lavoie 357 14 Les programmes d’études et de recherche à l’École polytechnique de Thiés André Leclerc, mg, et Philippe Manseau, mg 357 19 Environnement Répercussions du Complexe NBR sur l’environnement de la baie de Rupert Richard Boivin, ing , Octave Caron, ing Rémy Dussault, ing et Oml Faucher 353 4 Les protecteurs auditifs Josée Maillette 358 7 Génie civil Le développement des constructions dans l’espace souterrain Marc Durand, ing.355 4 Les enduits superficiels en entretien routier Anne-Mane Leclerc 358 13 Gestion Les programmes de gestion et d’assurance-qualité Pierre F Caillibot, ing 353 11 L’arbitrage dans la construction Pierre Lefort.ing 355 11 Les défis de l’organisation matricielle Hélène Denis 358 23 Hydraulique La centrale Annapolis Royal nouvelle technologie pour les centrales hydroélectriques a basse chute Réal Boulé et Jerry Nesvadba, mg 353 19 Méthodes numériques Une nouvelle approche modulaire à la modélisation numérique 355 25 Télématique L’interconnexion des ordinateurs par l’intermédiaire des télécommunications André Dubuque, mg 356 7 Poussée technologique et coûts décroissants en télématique Jean-Louis Houle, mg 356 11 Les télécommunications se transforment en télématique Charles Terreault, mg 356 18 Thermo-dynamique Comment refroidir rapidement une biere 358 18 Robert W Ham 5 ng«»n**uf nov«ntK# d©C0»rt)f« 1983 Le mot du jury Être juge peut paraître un rôle enviable, mais c’est rarement une tâche facile Nous avons pu le constater à l’occasion de ce concours lorsqu’est venu le moment de classer les candidats Nos critères de classement Nous avons jugé les articles soumis en nous basant davantage sur leur valeur en tant que vulgarisation scientifique et moyen de communication que sur l’intérêt du sujet choisi ; nous avons donc recherché la clarté et la sobriété du message, un texte bien structuré ainsi que des explications claires et précises.La qualité de la langue, même si elle ne constituait pas le critère le plus important, est tout de même intervenue, car un choix judicieux de termes et de phrases bien construites facilitent toujours la compréhension d’un texte SCIENCES ET TECHNIQUES DE L'EAU ISSN 0823 0269 * Nouveau titre de la revue - Eau du Québec » depuis le vol 1 6.n° 3.août 1983 Neuf dossiers thématiques couvrant un large spectre des Sciences et Techniques de l Eau seront publiés de 1 984 à 1 986 hydrologie urbaine, eaux souterraines, procédés d épuration, qualité des eaux, océanologie, modèles mathématiques, écotoxicologie précipitations acides et biologie aquatique Revue trimestrielle diffusée dans plus de 40 pays UNE COLLECTION UNIQUE DES AUTEURS RENOMMÉS.Sciences et Techniques de T Eau est la revue, au mon de, la plus répertoriée et indexée par des organismes nationaux et internationaux, et la plus intégrée aux bases et banques de données Ces organismes sont situés en République Fédérale d Allemagne, Angleterre, Belgique, Canada, Etats-Unis, France, Pays-Bas, Pérou et U R S S Abonnement 1 an Canada 20.00 $ ; Etats Unis 23.00 $ Pays étrangers* 26.00 $ Régler par chèque bancaire** ou mandat poste international.en dollars canadiens, au nom de l'Association québécoise des techniques de l'eau, 6290, Péri nault (bureau 2), Montréal (Québec).Canada H4K 1 K5 * l a rrvue est expédiée par voie aerienne à I extérieur de l Amérique du Nonl sans trais supplée enta res •• n décompté 1369 21.Banque Nationale du Canada 5990 bd Gouin ouest Montreal (Québec).Canada H4J 1E6 #./?* Charles Allam Les donateurs et les gagnants du concours rédactionnel de la revue L'Ingénieur, photographiés lors de la remise des prix à l’École Polytechnique, le 14 juin dernier.De gauche à droite : Robert W.Ham (3e prix) de l’Université McGill, Mme Louise Saulnier, présidente du comité féminin de l'Association des diplômés de Polytechnique, M.J.Bernard Lavigueur, Principal de l’École Polytechnique.Josée Maillette (1er prix) et Anne-Marie Leclerc (2e prix), toutes deux de l’Université Laval, et M.Joseph Bourdeau, président du conseil d’administration d’Hydro-Québec.Les sujets traités Les huit articles qui nous ont été envoyés touchaient des sujets variés : les protecteurs auditifs (1er prix); les enduits superficiels en entretien routier (2e prix) ; comment refroidir rapidement une bière (3e prix) ; un projet de chaise roulante unilatérale ; cristaux liquides et holographie acoustique ; les mesures de concentration isotopique dans l’uranium par spectométrie de masse ; révolution technologique et robotique (deux articles).Seuls les trois premiers articles apparaissent ci-dessus dans leur ordre de classement.Nos conclusions Comme dans tout concours, les textes soumis étaient de qualité variable et d'envergure inégale.Dans l’ensemble toutefois, ils ressemblaient aux articles qui parviennent couramment à la revue.Bien sûr, nous aurions voulu recevoir davantage de candidatures.Huit textes, c’est peu pour un concours lancé au pays dans toutes les universités francophones qui offrent des cours d’ingénierie et de sciences appliquées.Les raisons tiennent sans doute au fait que le concours a été lancé trop tard (janvier 83) si l’on considère la date limite de participation (31 mars 1983); les étudiants-ingénieurs sont peut- être plus réfractaires à l’écriture que nous le pensions ; l’absence de tradition, car c’était le premier concours rédactionnel de L’Ingénieur, a sans doute joué également.Malgré le petit nombre, nous n’avons pas hésité à choisir nos trois lauréats : leurs articles étaient de bon exemples des textes que nous recherchions et les efforts des candidats ne faisaient aucun doute.Nous avions d’ailleurs envisagé de n’accorder qu’un ou deux prix si la qualité des articles n’avait pas été adéquate.Maintenant que le concours est lancé, nous souhaitons qu’il se poursuive sur une base annuelle.En effet, même si, à l’avenir, l’informatique interviendra de plus en plus dans les communications entre les ingénieurs, ceux-ci devront, malgré tout, d’un terminal à l’autre, par ordinateur interposé, préparer des messages écrits qu’ils transposeront sur leur écran cathodique.Ordinateur ou non, la clarté d’un message sera toujours indissociable d’une bonne communication.Le jury du concours rédactionnel 1983 6 Les protecteurs auditifs durée d’exposition sécuritaire au Josée Maillette bruit intensif est d’ailleurs un concept qui soulève encore des interrogations.Après avoir décrit le bruit, la façon dont il se propage dans l’oreille et les règlements qui le régissent, cet article décrit les critères importants dans le choix d'un protecteur auditif l’atténuation et le confort.Il décrit aussi les avantages et les inconvénients liés aux bouchons d’oreille et aux coquilles Introduction Il existe trois façons de protéger l’ouïe d’un ouvrier contre le bruit qu’on retrouve presque partout dans l’industrie.D’abord à la source, ensuite en limitant les périodes de travail aux postes bruyants, et enfin, au moyen de protecteurs auditifs.C’est cette dernière méthode qui sera ici spécifiquement étudiée.La méthode la plus efficace consiste à éliminer le bruit à la source.Cependant, plusieurs entreprises trouvent prohibitives les sommes d’argent nécessaires pour ramener le bruit sous des seuils sécuritaires, même si c’est le seul mode de réduction qui résolve le problème de façon permanente et qui garantisse que tous les employés seront protégés.Il est également possible de réduire le temps pendant lequel un ouvrier s’expose à des niveaux sonores élevés.Par exemple, un travailleur, affecté pendant trois heures au maniement d’une scie circulaire, passera le reste de sa journée dans une partie de l’atelier où le bruit est moins fort.Cependant, cette méthode ne plait pas aux employeurs : l’alternance des ouvriers aux divers postes de travail entraine une baisse de productivité.De plus, certains travaux spécialisés ne permettent pas le déplacement de personnel.La Mme Josée Maillette, âgée de 23 ans, termine actuellement son baccalauréat en génie mécanique à l’Université Laval (décembre 83).Les protecteurs auditifs La troisième et dernière possibilité est l’emploi des protecteurs auditifs individuels.Cette solution est attrayante en raison de sa facilité d’application et de son coût initial très bas.C’est la méthode que je me propose de décrire et d’analyser.Il existe deux types de protecteurs auditifs les coquilles et les bouchons d’oreilles.Les coquilles sont constituées d’un dôme de plastique épais et d’une rondelle de caoutchouc mousse (ou un coussin rempli de liquide) qui recouvrent complètement l’oreille.Elles se fixent sur un serre-tête ou sur un casque protecteur.Les bouchons se présentent sous la forme de protecteurs moulés individuellement à la forme du canal auditif, de bouchons malléables en mousse compressible ou en laine de verre, et de bouchons pré-moulés en caoutchouc ou en plastique.Selon le cas, ils peuvent ne servir qu’une fois ou être réutilisés.Avant d’analyser les protecteurs auditifs, nous ferons une courte présentation du bruit et de la façon dont il se propage dans l’oreille ; nous résumerons ensuite les lois qui le régissent au Québec.Le bruit Un bruit est le produit d’une perturbation de l’état d’équilibre de l’air.Les vibrations produites dans la pression atmosphérique se propagent dans toutes les di- Figure 1 — Courbes de pondération dB(A) et dB(C).OJUtfflfcS oe PONDERATION «®lA)Wdôl De1 «ANJ* O' C J»»lKfets t»J NA*,OkA_ AulVW-C • • dqnnk» Btmum ac.KcF .rxui, «4 t * 8 uXuatAl**, ,4*1 lifié doit fournir toutes les directives nécessaires pour leur bon ajustement Bouchons et coquilles : avantages et inconvénients Quel est le meilleur protecteur ?Pour répondre à cette question, il faut tenir compte bien entendu de l’atténuation et du confort mais aussi du coût et des conditions du milieu (température, poussières, etc.) dans lesquelles le protecteur sera utilisé.Lorsqu’ils sont portés correctement, les bouchons d’oreille et les coquilles apportent en moyenne le même degré de protection sauf pour les basses fréquences (jusqu'à 500Hz) où les bouchons sont en général plus efficaces.Cependant leurs varia- bles d’efficacité mterindividuel-les(écart-type) sont relativement plus larges Les lunettes et les cheveux longs rendent moins étanches les coquilles Elles sont encombrantes à porter dans les endroits étroits et lors d'un choc avec un obstacle quelconque, l’impact et la vibration créent un bruit assez fort dans l’oreille.Leur coût est relativement plus élevé à l’achat que celui des bouchons d’oreille mais il n’est pas nécessaire de les remplacer fréquemment comme les bouchons.Les bouchons peuvent être portés sans trop de gêne dans une chaleur excessive.Cependant s’ils sont utilisés dans une ambiance poussiéreuse, le conduit auditif peut s’irriter.Il y a toujours possibilité d’allergie ou d’infection du canal auditif surtout lorsque les mains qui introduisent le bouchon dans l’oreille sont sales.Les bouchons ne nuisent pas à la localisation du son comme les coquilles qui recouvrent complètement le pavillon de l’oreille.Comme on le constate, aucun des protecteurs n’est parfait.Les deux types s’accompagnent d’une liste d’inconvénients assez longue.Pour s'assurer que la protection reçue est suffisante, il faut montrer à l’employé comment ajuster correctement ses protecteurs et l’inciter à les porter B&7ECTT0KI fokt continu TcMPS NOW-FOeiE FENDANT UNE JOj2NEc DE 6 Ha=S CHOMES) Figure 4 — Incidence des interruptions du port des protecteurs auditifs sur leur efficacité.10 >ngen«uf novembre cJecemüre 19B3 en tout temps malgré l’inconfort qu’ils apportent.Conclusion Au début de ce texte, nous avons présenté les trois modes de protection de l’ouïe en milieu industriel bruyant : la réduction du bruit à la source, la diminution du temps d’exposition et les protecteurs auditifs.Les protecteurs représentent presque toujours la solution adoptée parce que les deux autres sont difficilement applicables.L’efficacité des protecteurs auditifs est, en général, suffisante pour protéger convenablement tous les employés mais elle repose totalement sur l’ajustement et sur la garantie qu’ils seront portés continuellement.Il faut donc mettre en place un programme de prévention auditive.Les coûts d’abord très bas, achat des protecteurs, augmentent considérablement en raison des tests audiométriques et du personnel qualifié qu’il faut engager pour que le programme soit efficace.Les protecteurs auditifs se comparent aux sédatifs administrés au malade qui souffre : ils masquent la douleur mais ne guérissent pas le mal.La réduction du bruit à la source est la véritable solution.Aujourd'hui son coût est exhorbitant parce que les machines en place n’ont pas été conçues pour être silencieuses mais la prochaine génération le sera.Il est possible à l’ingénieur de faire tous les jours son effort en ajoutant le bruit à ses facteurs de décision tel le coût, le rendement ou le poids quand il dessine ou achète une pièce d’équipement neuve, peu importe la- Références Berger, E.H.EARlog 1 a 6 E-A-R Corporation, 1979 Berger, E.H.Motivating Employees to \Near Hearing Protection Devices.Noise & Vibration Control Worldwide, Octobre 1981, pp.19-20.Cluff, G.L.Limitations of Ear Protection for Hearing Conservation Programs.Sound and Vibration, Septembre 1980.pp 19-20.Lescouflair, G.Le bruit industriel ses méfaits et son contrôle Presses de l’Université Laval, Ste-Foy, 1979.197 p.Pugsley, R M The Selection of Hearing Protectors Noise & Vibrations Control Worldwide, Mars 1981, pp.54-56.Slingerland, F.W.Acoustique industrielle.Notes du cours GMC-16124, Université Laval.1 » l & j bn Rapière RESTAURANT FRANÇAIS spécialités pyrénéennes le confit d’oie, le cassoulet, le jambon de Bayonne.Table d’hôte lundi au vendredi midi à 15h.- 17h30 à 23h30 Fermé le dimanche Réservations: 844-8920 1490 rue Stanley, (métro Peel, sortie Stanley) kk — é J INSPEC-SOL INC.Études de fondations.Contrôle de compaction Contrôle de vibrations.Inspection de I acier Essais sur le béton Essais sur l'asphalte Inspection de toiture Assurance-qualite 5762 Royalmount MONTRÉAL.QUE .H4P 1K5 Tel 514-731-7316 49 rue Principale.ST ROMUALD (QUÉ.).Que G6W 2S2 Tel 418-839-0041 745 rue Burnett KINGSTON.ONT .K7M 5W2 Tel 613-389-9812 SIAL Compagnie Internationale de Géophysique Inc.2225 Chemin Saint-François, Dorval, Québec, Canada H9P 1K3 Études Géophysiques * Hydrogéologie Vibration & Seismisite Géologie & Géochimie Exploration Minière Environnement (514) 683-4215 • Telex GTS HTD MTL • 05-821643 h ****?£&*&*¦ «ôer sec ^asS® *Ü - ctR\OV)tSS o ^stC rende^etJ5 000 9P^ ' one 750 P'ed '°tce &Uau à'orte SS#-***" écoute'' r Pu'ssa°a^ eo«ert Ptero'«6'e?S" su' cte^ l'°n P^eüsême^-ce qat ^r^cace VO^S roe^- ngen»euf novembre-ctecernbre 1983 i- Petro Canada 'àÊÊfTr ' ' sées à fort trafic ou l’adhérence immédiate et complète du granu-lat à l’émulsion est synonyme de réussite.Le Québec ne traite, pour l’instant (à grande échelle), que ses routes secondaires à faible ou moyen trafic.Le choix du type d’émulsion étant fonction de la circulation, on utilise des émulsions de bitume non modifié, ce qui permet d’acquérir l’expérience nécessaire à la réévaluation des méthodes de mise en place.Afin d’interrompre la circulation le moins longtemps possible, on emploie ces liants à prise rapide, qui possèdent une viscosité assez élevée pour retenir les gravillons.Ils remplissent donc à merveille le rôle qui leur est dévolu.Granulats Les granulats, aussi appelés gravillons, sont épandus sur la chaussée immédiatement après l’émulsion.Des rouleaux à pneus se chargent ensuite de les incruster dans le liant pour former une mosaïque de pierre concassée.Des normes définissent leur granulométrie, angularité, coefficient d’uniformité, résistance à l’abrasion, etc.Reprenons chacune de ces caractéristiques dont la déficience diminue la qualité des ouvrages.La granulométrie doit être la plus uniforme possible.Un échantillon traduit son comportement futur par l’étude de ce paramètre.En effet, un étalement de la granulométrie indique que la grosseur des pierres est disparate, ce qui donnera une surface cahoteuse dont la résistance variera d’un endroit à l’autre.On note alors un arrachement excessif : de gros granulats voisinant des plus petits sont plus susceptibles et plus faciles à décoller de la couche d’émulsion.Ceci s’explique par le fait que de grandes différences de hauteur impliquent une augmentation du bras de levier.Les particules ainsi arrachées par les pneus des véhicules peuvent frapper le pare-brise d’une voiture et causer des dommages importants et même des accidents.Au contraire, lorsque les particules sont de grosseur sensiblement égale, elles forment un tapis homogène, une surface plane.Cette mosaïque étant alors uniforme, les aspérités ne présentent pas de différences de hauteur excessives facilitant l’arrachement ; elles ne font qu’augmenter la rugosité de la surface, ce qui assure une meilleure adhérence du véhicule à la route, d’où un accroissement de la sécurité.Une incrustation à mi-hauteur est idéale.Le choix de la hauteur des gravillons dépend du type d’enduit (monocouche, bicouche, etc.) et de l’intensité de la circulation.Par exemple, pour les enduits monocouches, les plus fréquents au Québec, sur des chaussées à faible trafic, on recommande une granulométrie 6/10 * et, pour des tronçons de 1000 à 3000 véhicules par jour, une granulométrie de type 10/14.Le coefficient d’uniformité est une expression dérivée de la granulométrie et représente le rapport entre le D20 et le D80, i.e.diamètre du tamis sur lequel on a 20% passant et 80% passant respectivement.Les numéros de calibre de pierre en vigueur au Québec et compilés dans les normes ne sont pas représentatifs de l’étalement de la courbe granulomé-trique, contrairement à la nota- 16/10 d/D cù d = diamètre minimal du tamis sur lequel on a un pourcentage minimal passant D = diamètre minimal du tamis sur lequel on a un pourcentage maximal passant tion européenne.La norme prescrit donc un coefficient d’uniformité de 1,6.Les normes européennes acceptent une variation de 15% des granulométries mentionnées plus haut.Dans tous les cas, le coefficient d’uniformité de la norme québécoise est respecté.L’angularité des granulats affecte surtout la sécurité des usagers.En effet, si le pourcentage de particules plates est trop élevé (au-delà de 25%), la glissance des véhicules sur la surface mouillée -augmente, ce qui peut causer dérapages et pertes de contrôle.On voit apparaître également une modification du « pouvoir couvrant » ; le dosage des granulats et du liant doit alors être réévalué.La résistance à l’abrasion des granulats utilisés influence la durée de vie du traitement de surface.Lorsque la glissance devient trop élevée, la chaussée doit être traitée de nouveau de quelque façon que ce soit.Plusieurs autres paramètres plus ou moins limitatifs incitent à choisir telle pierre plutôt qu’une autre.La propreté de la pierre, par exemple, qui agit sur la qualité de l’adhérence ; l’éloignement de la carrière et, bien entendu les coûts.Tels sont les principaux critères de sélection dans le choix des constituants d’un enduit superficiel.14 Modes de mise en place Les méthodes de mise en ; place demeurent invariablement les mêmes d’un pays à l’autre ; la machinerie change quelques fois, mais sans plus.Le traitement s’échelonne en cinq étapes, hormis le rapiéçage : balayage de la surface, épandage du liant puis des gravillons, cylindrage de la chaussée et enfin balayage des excédents de granulat (un rejet de 5% est considéré normal).Le premier balayage de la surface est essentiel pour enlever tout débris ou saleté sur la chaussée.Lorsqu’on utilise une émulsion, un nettoyage au jet d’eau est recommandé surtout en rase campagne, où les traverses d’animaux sont chose courante Une chaussée propre assure une bonne adhésion du liant.L’épandage du liant s’effectue par camions-citernes, chauffants, munis d’une rampe arrière projetant l’émulsion en jets plats, triangulaires et empiétant les uns sur les autres de façon à assurer Petro Canada •rr.-* * ‘ ¦ V.kri: I - un recouvrement de 50% de la longueur affectée au voisin.Un gravillonneur suit de près l’épan-deuse ; il étend la pierre concassée sur la chaussée Deux rouleaux à pneus incrustent les gra-nulats dans le liant de façon sûre, permanente et efficace.Le deuxième balai entre en scène la journée suivante pour enlever tout excédent de pierre Certains toutefois mettent en doute son utilité, soutenant que le passage des véhicules se charge de rejeter les granulats en trop sur les accotements Voilà un résumé des étapes de la mise en place d’un enduit superficiel.Bien entendu, tout a été minutieusement standardisé : les taux de pose qui sont fonction du trafic, de l’état de la surface etc., les distances entre les camions, épandeuses, gravillon-neurs ; les hauteurs des jets ; les pressions des pneus des rouleaux.enfin une foule de détails techniques dont je vous fais grâce puisqu’ils ne feraient qu’alourdir cet exposé.Problèmes rencontrés et défauts constatés Dans l’émulsion Généralement, elles sont chimiquement au point.Par contre, quelquefois, un transport ou une attente prolongée à des températures inadéquates provoque la prise de l’émulsion à l’intérieur même du camion citerne qui l’apporte sur le chantier.Le produit ainsi livré doit alors être retourné au fabricant.Dans les granulats Les granulats causent bien des soucis.En effet, les exigences granulométriques imposées pour un traitement de surface diffèrent énormément de celle prescrites pour un béton bitumineux conventionnel.Or, dans la plupart des régions, la demande de granulats pour les enrobés est plus forte que pour les enduits superficiels.Il résulte de cette situation que la pierre répondant aux normes se fait plutôt rare puisque la demande étant faible, les carrières ne produisent peu ou pas de ce type de concassé.Souvent, il faudrait tamiser la pierre disponible, ce qui aug- menterait les coûts de façon notable Une pierre peut être rejetée pour divers motifs mais, habituellement, au Québec, c’est le coefficient d’uniformité qui fait défaut Nous nous heurtons ici à deux problèmes majeurs : les méthodes d’échantillonnage et d’évaluation de la granulométrie.Nous ne discuterons pas des méthodes d’échantillonage ; on connaît les difficultés qu’elles présentent.C’est l’évaluation du coefficient d’uniformité qui retiendra notre attention.Nos laboratoires, munis d’une série de tamis propres à évaluer la courbe granulométri-que, analysent les granulats quelque soit leur destination.La granulométrie très serrée des échantillons de pierre se situe souvent entre trois et même deux tamis.Entre ces points se trouve le D20 et le D80 qu’on extrapole à partir d’une droite.Le doute plane sur ce genre de mesure puisque nous ne connaissons pas véritablement l’allure de la courbe entre ces points et que nous évaluons par le fait même, la valeur du coefficient d’uniformité d’une façon approximative.Ce problème se résout assez facilement en insérant différents tamis entre les deux principaux.L’implantation du système international aidera à cette réalisation puisque les tamis seront plus nombreux et disponibles.Une autre solution peut aussi être envisagée : l’adoption des méthodes de notation européennes.Une autre difficulté rencontrée au Québec est le pourcentage élevé de particules plates.Ce phénomène, sans correction possible, oblige l’entrepreneur à rejeter la pierre.Aussi, la pierre peut être sale, il suffit alors de la nettoyer les coûts s’en trouveront majorés, mais le travail sera mieux réussi ! Dans la mise en place Ici, plusieurs erreurs peuvent se produire : un jet de l’é-pandeuse bloqué à l’insu de tous, une pierre plus grosse coincée dans une des trappes du gravillonneur, une température d’épandage trop basse.À cause de l’inexpérience ou d’un manque d’information, l’émusion peut être sous-dosée (arrachement trop facile des granulats) ou sur-dosée 15 deceit**© 1983 (ressuage).On retrouve les mêmes erreurs pour les granulats : un surdosage amène un rejet trop élevé et les granulats qui roulent sur la chaussée servent souvent de bras de levier pour ceux qui sont enchâssés ; ce poinçonnement contribue à augmenter l’arrachement.La qualité du travail accompli peut souffrir de conditions climatiques inadéquates : une température anormalement basse ou élevée et/ou une humidité trop grande ne sont pas souhaitables.Dans la longue file de camions qui sillonnent nos routes, il peut aussi se glisser des erreurs : distances maximales non respectées (l’émulsion casse avant de recevoir les granulats), défaut de compactage (trop peu ou trop tard).La réussite d’un traitement de surface dépend aussi de chacun de nous ; l’automobiliste qui ne respecte pas les limites de vitesse en vigueur sur les chantiers et qui arrache une certaine quantité de pierre à son passage, augmente le rejet et diminue ainsi la qualité et ta durabilité de l’ouvrage Conclusion Nous n’avons traité, dans cet article, que des enduits superficiels comme moyen d’entretenir les routes.Les avantages de ce type de traitement sont très intéressants du côté économique et du côté sécuritaire ; toutefois, certaines difficultés, notamment au niveau du choix des matériaux et de la mise en place, n'en font pas la solution idéale pour toutes les chaussées endommagées.Il existe d’autres types de traitements de surface (monocouche double gravillonnage, bicou-che, etc.) et d’autres techniques d’entretien routier.Quantité de recherches restent à faire dans ce domaine Les difficultés économiques des années ’80 n’auront pas eu que des conséquences malheureuses : l’entretien et la conservation de l’infrastructure routière, naguère négligés, offrent maintenant des perspectives FRANC PARLER La comptabilité sur le terrain et les projets de construction par CE."Chuck" MORASH Directeur de la comptabilité d'un projet Un projet de construction de plusieurs millions de dollars se compare à une entreprise autonome en ce sens qu'il est soumis à des méthodes et a des contrôles financiers Les projets d'importance exigent beaucoup d'argent, un grand nombre de personnes et des quantités considérables de matériel et de machines.C'est pourquoi le contrôle et la comptabilité jouent un rôle de tout premier plan et constituent deux fonctions essentielles Le directeur de la comptabilité d'un projet de Bechtel est le principal représentant comptable et financier sur le terrain.Il est chargé d'une part, de gérer toutes les activités commerciales des projets d'importance et, d'autre part, de dinger et de guider le personnel comptable qui releve de lui Suivant les besoins organisationnels de chaque projet, ses responsabilités peuvent comprendre la gestion des approvisionnements.du personnel, du traitement des données et des services administratifs généraux II joue en outre le rôle de chien de garde pour tout ce qui est des reyus et des dépenses liés aux différentes phases financières du projet C'est pourquoi il est important que'le directeur de la comptabilité de projet comprenne parfaitement les politiques et les méthodes de la compagnie De même, il est essentiel qu’il ait une bonne connaissance des états financiers.de l'impôt sur le revenu des sociétés et des particuliers.des taxes de vente et des autres lois provinciales et fédérales régissant le projet, la société et ses employés.La comptabilité de projet porte principalement sur la feuille de pave, les comptes a payer, la vérification et le paiement des factures des entrepreneurs, la gestion de !a caisse, la facturation des clients de même que l'enregistrement et la préparation des rapports internes sur les coûts La comptabilité de projet permet aux professionnels de la construction qui ne sont pas ingénieurs de participer directement à l'un des aspects les plus dynamiques des grands projets de construction A ceux qui ont un diplôme en comptabilité ou une formation équivalente, qui ont envie de (j travailler fort et qui n’ont pas peur de se déplacer, la comptabilité de projet sur le terrain offre des possibilités de carrière intéressantes Bechtel Canada Les bâtisseurs de l'industrie Montréal Toronto Edmonton Vancouver CANADA 16 RECEVEZ LES NOUVELLES INFORMATIONS TECHNIQUES SUR PLUS DE 10OO MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION SEULEMENT SOS POUR UN ABONNEMENT DE 12 MOIS RAPPORTS D ÉVALUATION DES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION: UN SERVICE AMÉLIORÉ OFFERT À L’INDUSTRIE DE L'HABITATION Classifiés d’après le RÉPERTOIRE NORMATIF commode et facilement accessible.Faisant l’objet de renvois à d’autres sources d’information reconnues.Le Manuel par excellence pour les architectes, ingénieurs, inspecteurs et administrateurs aux niveaux fédéral, provincial et municipal, qui peuvent s’y référer à chaque stade du processus de design et de construction pour préciser les matériaux, pour vérifier les plans, les soumissions, les estimations et l’acceptabilité des matériaux et leur installation.Servez-vous du coupon ci-après pour vous abonner.Veuillez noter qu’il faut inclure le montant de l’abonnement avec votre commande.Si vous commandez plus d’un abonnement, annexez la liste des noms et adresses des nouveaux abonnés.Comprenant: ¦ une description du produit ¦ les utilisations appropriées ¦ la conformité aux codes et normes de construction ¦ un sommaire des résultats des essais effectués par des laboratoires reconnus par la SCHL ¦ une déclaration sur la durée prévue ¦ des instructions sommaires pour la pose ou l’installation ¦ l’identification du produit ¦ des dessins, s’il y a lieu Inscrivez-nous à un abonnement de 12 mois au Service de Rapports d évaluation des matériaux de construction de la SCHL comprenant jusqu a 12 auto-relieurs pratiques Langue désirée: Français Q Anglais [ Nom J’inclus un chèque ou mandat de poste d un montant de 50$ établi à l’ordre de la Société canadienne d'hypothèques et de logement.Ou je vous envoie.$ pour.abonnements.Veuillez adresser ces rapports au nom et à radresse indiqués ci-après.Ou je vous fournis en annexe la liste des autres noms et adresses.Je désire obtenir plus de renseignements [ Titre Compagnie Adresse Ville Province Code postal Téléphone Remplir et retourner au: Directeur, Service de l’évaluation des matériaux Services techniques de la SCHL Société canadienne d hypothèques et de logement Chemin de Montréal.Ottawa (Ontario) K1A 0P7 I* Société canadienne d hypothèques et de logement L’honorable Roméo LeBlanc ministre Canada Mortgage and Housing Corporation Canada n#uf novembre-decemûre 1983 Équilibre de chaleur et solutions Pour résoudre le problème, on doit établir deux équations d’équilibre de chaleur, pour la can-nette et pour la bière elle-même.L’équilibre thermique sur la cannette est décrite qualitativement comme suit : taux d’augmentation d’énergie thermique provenant de la bière taux de perte d’énergie thermique au milieu refroi-disseur taux de variation d’énergie interne de la cannette L’équation correspondante d’équilibre de chaleur est la suivante h A(Tb -Tc ) - h0 A(TC -Tt ) = mc Cc (dTc /dt) A* L’équilibre thermique de la bière est représenté ainsi : taux de perte d’éner- taux de variation d’é- gie thermique à la = nergie interne de la cannette bière L’équation d’équilibre de chaleur est donc : •h, A(TD-Tc ) = mbCb(dT0/dt) B Après quelques manipulations, ces équations deviennent : mcCc(dTc /dt) = h ATb - (h0A + h A)T + h0 AT, A mbC b(dTb /dt) = h ATC -h ATD Ce sont deux équations différentielles de premier ordre à coefficients constants, ou Tb et Tc sont fonctions du temps.Rappelons que tous les paramètres sont considérés constants sur toute la plage de variation de température.On peut aussi représenter ce système à l’aide d’une équation différentielle à coefficients constants de deuxième ordre en Tb, la température de la bière : (d2Tb /dt2) -I- X(dTb /dt) + YTD = Z C où : X - A[h ,(mcCc)-1 + ( (mc Cc )-1 + (mDCb)h] Y = h, h0A2(mDCDmcCc)-1 Z = h h0A-T, (mbCDmcCc)-1 Étant donné les conditions initiales Tb(0) = M etTb’(0) = N, la solution de l’équation différentielle aura la forme suivante (On supposera que les racines sont réelles) : Tb = CieP1’ + c2e*)2* + T, D où : p1 = V2(-X -I- /X2-4Y) p2 « y2(-X + */ X-4Y) C, = (N + P1(T, -M) )(pjpî)-1 c, = M -Tt -c2 La nomenclature est dans l'encadre Les détails sont présentés à l’annexe C pour les deux méthodes.Auparavant, les coefficients de transfert de chaleur ont été calculés à l’annexe A Résultats : temps de refroidissement Le temps requis pour refroidir la bière de 25° C à 4° C en employant un congélateur à -10° C est d'environ 7700 secondes, ou 2 heures et 8 minutes.En employant la saumure glacée à -5° C, il faut environ 440 secondes, ou 7 minutes D’après cette analyse, la méthode de la saumure glacée est de loin la plus rapide.La température du bain est supérieure à celle de l’air dans le congélateur, mais cela est largement compensé par son grand coefficient de transfert de chaleur.Conclusion Deux méthodes de refroidissement d’une cannette de bière ont été analysées.Le choix s’établit entre placer la cannette dans un congélateur à -10° C ou la plonger dans un bain de saumure glacée à -5° C.La première méthode requiert 2 heures (Suite à la page 21) Nomenclature A l'aire effectif de la cannette de bière pour le transfert de chaleur (m2) B coefficient de dilatation thermique (K-1) C chaleur spécifique de la bière (Jkg^K-1) C chaleur spécifique de la cannette (Jkg^K-1) C chaleur spécifique de la saumure glacée (Jkg-’K-i) d densité (kgm-:}) D diamètre de la cannette (m) g accélération gravitationnelle (ms-2) h coefficient de transfert de chaleur de la bière (Wm-2K-1) h coefficient de transfert de chaleur du fluide refroidissant (Wm-’-’K-1) k conductibilité thermique (Wm-'K-1) L hauteur de la cannette (m) m masse de la bière (kg) m masse de la cannette (kg) q taux de transfert de chaleur (W) t temps (s) T y2(Tc + Tt ) (K) T température de la bière (K) T température initiale de la bière (K) T température de la cannette (K) T température du fluide refroidissant (K) u viscosité dynamique (Nsm-2) v viscosité cinématique (m2s-]) Bi nombre de Biot h, Lk-1 ou hoLk-1 (sans dimensions) Gr nombre de Grashof Bgd2(tc-Tf )DV2 (sans dimensions) Nu nombre de Nusselt h.Dk-1 ou hoDk-1 (sans dimensions) Pr nombre de Prandtl CgUk-1 (sans dimensions) M - Tb (O) N - Tb’(O) x Y ( coefficients de l’équation différentielle de deuxiè-/ me ordre régissant Tb z ) 19 mgenieu' novembre-decembre 1983 Annexe A Le calcul des coefficients de transfert de chaleur 1) hQde la saumure glacée Selon la référence 3, Nua.D = C(GraPra)n.Mais Gra = Bgd-(TC-Tf )D’u-2, où toutes ces quantités sont calculées à Ta = Vi(Tc +Ti ), soit 5° C dans ce cas B = 0,53 x 10-4 K-1 g = 9,81 ms-2 d = 1 000 kgm-1 Tt * 13° C = 286,15 K (moyenne temporelle de la température) Tc = -5° C = 268.15 K D = 0,063 m u = 1 590 x 10-H Nsm—’ Cs = 4 215 Jkg-’K-1 k = 0,568 Wm-'K-1 Alors Gra = 9,26 x 10" et Pra = Csuk—1 = 11,80 Alors GraPra = 1,092 x 107 et selon la référence, C = 0,59 et n = 0,25.Alors Nua,D = h0Dk-' = 33,92 et h0 = 306 Wm—’K-1.2) hj (coefficient de transfert de chaleur de la bière) De la référence 4, le coefficient de transfert de chaleur est calculé d’après ce qui suit h, = dCbgB(Tbl -TcJv-’k-’L-1 d = 1 000 kgm-3 Cb = 4 226 Jkg -’K-1 g = 9,81 ms-2 B = 0,53 x 10-4K-’ Tb) = 25° C « 298,15 K Tc = 4° C = 277,15 K (moyenne temporelle de la température) v = 1,789 x 10-rtm2s-1 k = 0.568 Wm-'ç’K-1 L = 0,11 m Toutes ces quantités sont calculées à environ 5° C.Alors h, = 280 Wm-K-1.3) h0 de l'air dans le congélateur h0 = 1,32( (Tc -Tf )D-' )0,25 (réf.5) où Tc -Tt = 25° C, où Tc est la moyenne temporelle de la température D = 0,063 m Alors h0 = 6,3 Wm-’K-1 Annexe B Résistance au transfert de chaleur de la paroi de la cannette On prétend que la résistance au transfert de chaleur est négligeable dans la cannette par rapport à la résistance dans la bière elle-même et à celle du fluide entourant la cannette On peut justifier cette hypothèse en invoquant un critère qui emploie le nombre de Biot (Bi), un groupe sans dimensions.S’il s'avère que Bix = hxL/k 1,0, où x = i et o, alors on pourra supposer, sans risque d’erreur, que la résistance de la paroi de la cannette est négligeable (réf.3).L = V A.où V est le volume de la cannette et A est l’aire de la cannette utilisable pour le transfert de chaleur.(Remarquer que V est le volume du métal de la cannette.) Si w est l’épaisseur du métal, L = V/A = Aw/A = 2,5 x 10-4 m d’après des mesures Si on utilise des coefficients de transfert de chaleur calculés dans l’Annexe A Bi = h L k = 280 x 2,5 x 10-V236 = 3,0 x 10-4 « 1,0 Les unités SI sont employées pour toutes les quantités De la même façon (Bi0) congélateur = 6,7 x 10-7 « 1,0 et (Bi0)saumure glacée = 3,2x10-1 «1,0 Alors l’hypothèse d’une résistance négligeable au transfert de chaleur dans la paroi de la cannette est bien fondée, d’après le critère du nombre de Biot Annexe C Calculs des temps de refroidissement 1 ) Congélateur Pour le calcul du cas du congélateur, voici les quantités importantes h, = 280 Wm-K-1 h0 = 6,3 Wm-’K-1 A = 0,028 m2 Tf * 263,15 K = -10° C mc = 0,019 kg Cc = 896 Jkg-’k-1 mb * 0,341 kg Cb = 4 204 Jkg-'K-1 On trouve les calculs des coefficients de transfert de chaleur dans l’annexe A On calcule l’aire, A, à partir de la hauteur et du diamètre de la cannette de bière On peut déterminer mc et m b en se servant des densités d’aluminium (2 702 kgm-1) et de l’eau (à peu près 1 000 kgm-1).Toutes les données proviennent de la référence 3 Les conditions initiales sont T (0) = M = 298,15 k (25° C), et Tb’(0) = N = O puisque le taux de changement de la température de la bière à l’instant initial est nul.C’est à cause du fait que la différence de température entre la bière et la paroi de la cannette à cet instant est nulle.Autrement dit: TB(t) = Tb(0) q(j)/nritiCb )dj Alors Tb’(0) = -q(0)/mbCb = O, où q(j) est le taux de transfert de chaleur de la bière à la paroi de la cannette au temps « j » Si on se sert de l’équation générale pour Tb, des données déjà présentées, l’équation qui donne la température de la bière à n’importe quel temps « t » (en s) pendant qu elle se trouve au congélateur est celle-ci Tb = 35,01e-1,190x10-4t -8,747x10-’e-0,4762t + 263,15 (Tb est en K.) Si on veut atteindre la température finale de 277,15 K (4 C), le temps « t » requis sera de 7 702 secondes ou d’environ 2 heures et 8 minutes 2 Saumure glacée Pour le calcul du cas de la saumure glacée, voici les quantités importantes h = 280 Wm-’K-1 h = 306 Wm-’K-1 A = 0,028 m2 t = 268,15 K = -5° C m = 0,019 kg C = 896 Jkg-'K-1 mb = 0,341 kg C b = 4 204 Jkg-’K-1 On a supposé que les propriétés physiques de la saumure glacée ressemblent à celles de l’eau pure.L’équation qui donne la température de la bière à n’importe quel temps “t” (en s), à partir du moment qu’elle se trouve dans la saumure glacée, est celle-ci : Tb = 30,009e'2
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