L'ingénieur, 1 septembre 1986, Septembre - Octobre
r* Septembre-Octobre 1986 N° 575 72e année Une intelligence artificielle. Mjrif-Jos- «¦ ANWfc RsAiRfc D’AIR ANAL)* i ngenieur septembre octobre 1986 Septembre Octobre 1986 N 375 72'année Éditeur Les publications i Ingénieur me Case posta e 6980.succursale A Montrea Québec) H3C 3i4 Tél (514)340 4764 Coneetl d'administration Paul Major président Marcel Desjardms.vice-président Comité exécutif Guy Drouin, président exécuté Jacques Lapante.vice prés dent Jean L Corneille vice-préS'dent Serge R Tison, secrétaire Roger P Langlois trésorier Yo'ande Gmgras directeur générai Administrateurs Miche Benerose Adolphe Biach Claude Bourgeois Claude Brulotte Roland Chevalier Fernand DeSerres Daniel Fleury Roger Lessard Ovide J Podras Guy A S'COtte Christian Tessier Jean-Claude Thernen Jean Verdy Directeur général Yolande Gmgras Comité consultatif de rédaction GiHes G Be anger directeur Joseph a Bouchard Jules Deiisie P erre Desrochers Jacques Lapomte Yves Lizotte Paul-Édouard Robert Rédacteur en chef Joseph Keiada Publicité Robert Dumouchel Publications R A D enr 605 rue F iiatrault Suite 6 Samt Laurent (Québec< H4L 3V3 Tél (514) 744 6019 744 6162 Composition Les Ateliers Chiora inc (514)383-4320 Imprimeur Presses Élite me (514)731 2701 Abonnements Canada 15 $ par année Étranger 20 S par année A l'unité 3 $ Six (6) numéros par année Droits d'auteurs Les auteurs des articles publiés dans i INGÉNIEUR conservent ient»ere res ponsabiiité des théories et des opinions émises par eux Reproduction permise avec mention de la source on voudra b en cependant faire tenir a la Redaction un exemplaire de la publication dans faqueHe paraîtront les articles Engmee r ng Index B ol Che.Sa Abstracts Penodex et Radar signaient les articles publies dans i INGÉNIEUR - ISSN - 0020-1 138 Courrier de deuxième classe Enregistrement no 5788 Sommaire 2 Assurance de la qualité dans le génie conseil par Pau! Nagy 10 Nouvelles d'ici et d'ailleurs 15 Les composites: industries, propriétés, applications par Raymond Gauvin et Joan Vu-Khanh 21 Les systèmes à base de connaissances dans les organisations par Bernard Moulin il Metro Toronto Convention Centre 28 au 30 septembre 1987 cca Couverture: électronicom 1987 (IEEE) 1 I ingénieur septembre octobre 1986 Assurance de la qualité dans le génie-conseil Paul Nagy, ing Introduction Depuis quelques années, les besoins en assurance de la qualité ont donné naissance à des normes qui constituent une réponse aux problèmes perçus d’abord dans le domaine de l’énergie nucléaire et de l’aérospatiale et aussi, de plus en plus dans ceux de l’énergie thermique et hydraulique Les développements actuels de cette discipline laissent entrevoir son application dans tous les domaines à technologie avancée Il est normal que ce mouvement touche aussi les bureaux d'études qui sont impliqués dans ces mêmes domaines Nous allons examiner ici l’approche qui peut prévaloir chez l'ingénieur-conseil qui veut se mettre à l'heure de l'assurance de la qualité Le projet «assurance de la qualité» Lorsqu'un bureau d'ingé-nieur-conseil envisage d'introduire l'assurance de la qualité dans son concept de travail, il doit tenir compte de plusieurs dimensions qui vont conditionner ses efforts II doit — définir ses objectifs; — remettre en question l'attitude de la direction, — tenir compte de la motivation de ses cadres et de la réceptivité du personnel concerné, — établir un programme qui doit être traduit dans son manueld'as-surance de la qualité, — mettre en application ce programme M Paul Nagy ing est diplômé de I École de polytechnique de Montréal, il y a aussi obtenu une maîtrise Après quelques années de recherches en laboratoire et une expérience en contrôle de la qualité, il est nommé responsable du service de la cons truction à la ville de Montréal, inspection et permis Après trois ans au poste de directeur adjoint au service des routes, il se joint à la firme des génie conseil ABBDL Inc connue maintenant sous le nom de TECSULT Inc ou il est directeur du service de l'assurance de la qualité Objectifs Le premier objectif d’un bureau d'ingémeur-conseil qui envisage d'implanter I assurance de la qualité chez lui est de s'assurer de répondre aux besoins de ses clients avec professionnalisme Pour réussir et continuer de réussir, il doit aussi rentabiliser ses efforts Ce deuxième objectif entraîne la nécessité d'une gestion efficace de la fabrication des documents d'ingénierie, laquelle est subordonnée à la disponibilité d'un personnel qualifié et formé Attitude de la direction La direction d'une entreprise de consultants qui désire rester sur le marché, doit se préoccuper de créer une image de service de qualité D'autre part, elle demeure consciente de la nécessité de ne pas alourdir les méthodes de travail, tant par esprit d'économie que par souci de ne pas démotiver son personnel Elle aura donc tendance à minimiser les coûts et les structures Dans cet esprit, il est logique de se tourner vers la normalisation pour accélérer la production des documents et vers un soutien spécialisé en recherches bibliographiqueset documentation pour assurer l'accessibilité à la meilleure information II ne faut pas oublier cependant que si ces moyens favorisent la qualité, ils ne remplacent pas l'assurance de la qualité Les cadres Les responsables techniques et les responsables de projet doivent absolument être convertis à l'assurance de la qualité puisque la qualité fait partie de leurs responsabilités fonctionnelles Deux attitudes peuvent être rencontrées La première est empreinte de scepticisme, une hésitation à admettre que les méthodes traditionnelles ont permis des difficultés qui seraient évitées avec l'assurance de la qualité La deuxième attitude est de considérer l'assurance de la qualité comme un outil pour améliorer la qualité des documents en systématisant les vérifications et de se sécuriser en faisant s'enga ger de façon formelle, par l'apposi tion de sceau et de signature, les ingénieurs et les techniciens sur la qualité de leurs travaux Cependant, quelle que soit l'attitude qui prévaut, tous y verront une contrainte nouvelle sur les échéanciers et sur les budgets Le personnel technique Les ingénieurs et les techniciens impliqués dans la responsa bilité de produire des documents d'ingénierie accueillent plutôt très favorablement l'assurance de la qualité Ils se sentent sécurisés et ont tendance à y voir une panacée par laquelle les erreurs et les faiblesses seront filtrées, et du moins, assumées en partie par un collègue Il peut persister aussi une attitude de conformité superficielle chez plusieurs qui consiste à remplir et signer des formules de contrôle de conformité sans qu'il y ait nécessairement une véritable adhésion à l'assurance de la qualité et ce que cela implique Le manuel d'assurance de la qualité La rédaction du manuel d'assurance de la qualité peut être entreprise unefoisque la direction a formulé ses objectifs de façon claire et sans équivoque Ces objectifs reflètent les politiques face aux besoins et exigences des clients d'une part et face aux responsabilités professionnelles qui doivent être assumées d'autre part Les procédures ne peuvent être concrétisées dans des textes qu'après une enquête détaillée sur les pratiques en usage et leur degré de conformité aux principes et aux normes d’assurance de la qualité.Les procédures ont d'autant plus de chances d'être intégrées aux habitudes qu elles sont une émanation de pratiques familières dont la valeur est confirmée par un texte formel appuyé par la direction Application du programme La mise en application d'un programme d'assurance de laqua-lité requiert une approche très systématique où les contacts personnel ont priorité Le responsable de l'assurance de laqualitédoit mobi liser la direction pour la présenta- 2 I ingerueuf septembre octobre 1986 tion du programme aux employés concernés II doit assurer un suivi soutenu de toutes les activités nouvelles ou qui sont considérées comme telles par certains ingénieurs Les audits et les mesures correctives doivent absolument être présentés et compris comme étant des moyens de relance et de formation et non pas comme un contrôle douanier où on cherche à surprendre et pénaliser les délinquants Objectifs La volonté de professionnalisme et de satisfaction des exigences des clients conduisent la direction à définir certains objectifs préalables tels que le traitement de la documentation, la planification, l'efficacité et la formation Professionnalisme S'assurer que tout le personnel concerné adhère à une certaine conception de la responsabilité professionnelle du bureau et que chacun participe à cette responsabilité est un préalable dans rétablissement de l'assurance de la qualité Ce professionnalisme implique que les études sont basées sur des connaissances con- trôlables et vérifiées et la volonté ferme de présenter des dossiers inattaquables, tant sur le fond que sur la forme Cette approche suppose une implication personnelle de l'employé vis-à-visdu projet,ce qui d'ailleurs est facilité par la satisfaction personnelle qui peut résulter de la conscience d'avoir contribué de façon valable à ce projet Exigences du client Dans le cadre actuels des normes ACNOR, série Z299, l'assurance de la qualité est requise par le client.La norme impose aussi des contraintes au clients quant à la définition de ses exigences.Il s'en suit qu'après avoir convenu en principe d'appliquer un programme d'assurance de la qualité qui respecte ces normes, il faut préciser, parfois avec beaucoup de détails les exigences spécifiques Dans le cas d'un grand projet qui est fractionné en plusieurs lots d'ingénierie, la présence du client peut devenir nécessaire pour s'entendre sur les procédures applicables et le calendrier des vérifications requises Ceci d'autant plus qu'un budget spécifique peut être alloué à ces activités Une pratique qui s'avère souvent efficace consiste à faire participer le client à la revue de contrat au moment d'entreprendre l'étude À ce moment, tout écart d'interprétation peut être résolu à temps, même si cela implique une redéfinition de contrat Documentation de travail Le mandat principal du consultant étant de produire des documents d'ingénierie qui répondent à un besoin défini dans un contrat, la plus grande attention doit être accordée à la formulation du document contractuel.De plus, tous les autres documents sur lesquels s'appuieront les études et les spécifications devront être validés conformément à des critères objectifs, que ces documents soient fournis par le client lui-même, qu'ils proviennent d'étudesdistinctesou d'une bibliographie de référence Un effort particulier d'autodiscipline est requis de la part des concepteurs quand ils doivent référer à des normes car les révisions sont fréquentes, il leur faut donc vérifier les dernières éditions et s'assurer de bien comprendre la portée des modifications par rapport à la spécification qu'ils préparent Planification Tout effort d'assurance de la qualité sous-entend une planification rigoureuse des échéanciers, du personnel de conception et celui de vérification, des interfaces avec d'autres études, des contraintes, ainsi que des méthodes de vérification auxquelles devront être soumis les études et les documents.Suivant la nature, la complexité ou l'importance d'un lot d'étude, peuvent s'appliquer des efforts de vérification plus ou moins intenses et complexes L'exigence d'une vérification par un ingénieur qui n'a pas participé à l'étude impose des restrictions qui doivent être connues et évaluées au départ.Efficacité L'objectif d'efficacité se trouve généralement bien servi quand i'assurancede la qualité est bien comprise par tous et ntégrée dans la stratégie de travail Quand R ! \ r Butees de o s-ticnnement automatique et obturateurs en acier noiydabie JENKINS Le spécialiste en robinets Jenkms Canada inc .Lachine, Que H8S 2L6 A Etes-vous un Ambassadeur qui s’ignore?Vos réussites professionnelles vous ont valu une certaine réputation et permis d’établir des relations outre-frontière.Vous êtes probablement membre d’une association internationale et comptez de nombreux amis, collègues ou partenaires susceptibles de se réunir périodiquement en congrès.Alors plus aucun doute possible; vous êtes bel et bien un Ambassadeur qui s’ignore.Fondé en 1985 par la Société du Palais des congrès de Montréal, le prestigieux Club des Ambassadeurs réunit quelque mille membres, tous influents dans leur milieu, qui ont à coeur de promouvoir Montréal comme ville hôte.Dès la première année, dix-huit membres du Club ont été désignés Ambassadeurs Accrédités du Palais des Congrès de Montréal en se faisant les artisans de la tenue de congrès qui généreront plus de 75 millions $ en retombées économiques au Québec.Vous aussi pouvez devenir Ambassadeur.Usez de vos influences et le Palais des Congrès vous procurera tout le support technique.Renseignez-vous auprès de M.Joffre Miville-Dechêne au Secrétariat du Club des Ambassadeurs.Téléphonez au (514) 871-8122 % AMBASSADEURS ACCREDITES 1985 Jacques Beaudet Anciennement Chef de Projet Hydro-Québec Congrès Biennal de la Société Internationale D'Énergie Solaire USES) INTERSOL 85 (1985) Dr Jean-Paul Bossé Secrétaire général Société Internationale de Chirurgie Plastique VUE Congrès International de Chirurgie Plastique (1983) Venant Cauchy Président de la Fédération Internationale de Philosophie X VIE Congrès Mondial de Philosophie (1983) Hubert Chamberland Président Ordre des Architectes du Québec X VIE Congrès Mondial de T Union Internationale des Architectes (VIA) (1990) Guy Descary Maire Ville de Lachine XE Congrès Mondial des Cités Unies (1984) Dr Morris Duhaime Chef du Département de Chirurgie Hôpital Sainte-Justine XV11E Congrès de la Société Internationale de Chirurgie Orthopédique et de Traumatologie (S1COT) (1990) Jacques Francoeur Président Unimédia Inc.American Newspaper Publishers Association (ANPA) - 98th annual Convention (1984) Dr Pavel Haniet Directeur Laboratoire de physiopathologie de l’action hormonale Institut de Recherches Cliniques de Montréal Congrès de la Société Internationale d’Hypertension (1990) Dr Michel I^esage Directeur Lesage, Dumont et Associés XXUE Congrès de la Médecine du Travail (1990) Denis L.Membre local des Alcooliques Anonymes International Alcoholics Anonymous Convention (AA.) 50th A nniversary (1985) Bornéo Mathieu Vice-président Emeritus Union Internationale des Travailleurs unis de l’Alimentation et du Commerce United Food and Commercial Workers International Convention (1983) Kempton Matte Président International Dairy Federation 23rd International Dairy Congress (1990) Dr Max J.Palayew Radiologiste en chef Hôpital Général Juif Fifth Annual Meeting of the Society of Magnetic Resonance in Medicine (1986) Dr Samuel Solomon Directeur du Laboratoire d’Endocrinologie Hôpital Royal Victoria 38th Annual Meeting of the Society for Gynecologic Investigation (1991) Margaret Ann Smith Directeur du Département des Services Sociaux Hôpital pour enfants de Montréal Fifth International Congress of Child A buse and Neglect (1984) Dr Charles Sorbie Directeur du Département de Chirurgie Université Queens XVIIE Congrès de la Société Internationale de Chirurgie et de Traumatologie (SICOT) (1990) Sol Tolkin Président Exposervice Standard Convention of the International Exhibitors Association (1986) Dr Clément Trudeau Anciennement Président Ordre des Médecins Vétérinaires du Québec XX1IE Congrès Mondial Vétérinaire (1987) AMBASSADEURS jafait Je» (onjlfA Je (J/fùnluaI YVON DAGENAIS & ASSOCIES INC EVALUATEURS CONSEILS > 'von D a gênais ÉVALUATION FONCIÈRE EXPROPRIATION ASSURANCES FINANCEMENT FISCALITÉ EXPERTISE IMMOBILIÈRE 1400 ouest rue Sauvé, suite 216 Monuea Quebec H4N 1C5 332 4161 G G 1400 rue Sauvé O suite 214 Montréal, Québec Canada H4N 1C5 Tél (514)337 1030 Télex 05 825571 Lalonde Girouard Letendre & Associés Ltée Ingénierie, études techniques et gérance de projets ÉTUDES, INGÉNIERIE, APPROVISIONNEMENT, GESTION DE PROJET.CONSTRUCTION Lavalin Siège Social 1100, boul.Dorchester ouest Montréal, Québec H3B 4P3 mon.ter - val société d •¦partiaas Geotechmque Géologie Mécanique des Roches Contrôle des matériaux Hydrogeologie Ino.3245 Grande Allee Boisbnand.Que J7H 1E4 442 ave Centrale Val d Or Que J9P 1P5 Tel (514) 4:3 9112 •9)824 6894 Tel 1 800 361 7718 ba Rapière RESTAURANT FRANÇAIS spécialités pyrénéennes le confit d’oie le cassoulet, le jambon de Bayonne Table d’hôte lundi au vendredi midi à 15h.- 17h30à22h30 Samedi 17h30 à 22h30 Fermé le dimanche Réservations : 844*8920 1490 rue Stanley.HHj * ¦¦ Éé — é I j BOUTHILLETTE PARIZEAU ET ASSOCIÉS INGENIEURS-CONSEILS Mécanique Électricité 9825 rue VERVILLE Montreal H3L 3E1 Téléphone ( 514 » 883 3 74 7 dufresne farley samson brillon ingénieurs-conseils Chauffage — Plomberie — Climatisation Réfrigération Electricité — Expertises — Études énergétiques SIAL 200 ouest rue Sauve Montreal.H3L 1Y9 Tel 384-0440 Compagnie Internationale de Géophysique Inc.Etudes Geophysiques Hydrogeologie Vibration & Seismisite Géologie & Geochirme Exploration Minière Environnement 2225 Chemin Saint-François Dorval Quebec Canada H9P 1K3 (514) 683-4215 * Telex GTS HTD MTL • 05-821643 i 14 ( I ingénieur septembre octobre 1986 Les composites: industrie, propriétés, applications Raymond Gauvm, ing Toan Vu-Khanh, mg Introduction Plusieurs ingénieurs et scientifiques travaillant dans l’industrie des plastiques croient que le futur appartient aux composites et que les polymères non chargés seront, à la fin du siècle, regardés comme des produits semi finis Les expressions •plastiques renforcés» et •composites» n’ont pas tou/ours la même signification dans tous les milieux II y a quelques années on désignait généralement les polymères M Raymond Gauvin mg est diplômé de I École Polytechnique en 1966 II a par la suite obtenu une maîtrise de l'Université Stanford et un doctorat de l'Université Laval II est actuellement professeur titulaire au département de génie mécanique de l'École Polytechnique et directeur d'un groupe de recherche sur les plastiques et composites De 1980 à 1984, il était directeur d'un important groupe de recherche sur la mise en œuvre et la caractérisation mécanique des plastiques et composites à l'Institut de génie des matériaux du Conseil National de la Recherche à Boucherville II a contribué plusieurs publications dans le domaine et agit souvent comme consultant Il est également membre de plusieurs sociétés techniques renforcés de fibres courtes (1 à 4 mm), de paillettes de verre ou de mica comme étant des plastiques renforcés alors que le terme composite était réservé aux polymères renforcés de fibres longues ou continues Cependant.depuis quelques années le terme composite a pris le dessus et a maintenant dans le milieu, une définition beaucoup plus large Pour illustrer cette tendance, mentionnons que dans la revue bien connue •Polymer Composites», environ 80% des articles traitent de problèmes reliés aux polymères renforcés de fibres courtes, de paillettes ou autres.C'est donc en accord avec cette tendance que nous utiliserons dans cet article le sens large du mot composites, c'est-à-dire désignant un matériau dans lequel un polymère sert de matrice et ou est introduit un élément de renfort pour modifier les caractéristiques de cette matrice M.Toan Vu-Khanh a obtenu son diplôme de Docteur-Ingénieur en science des matériaux à l'Université de Compïègne II a travaillé comme chercheur contractuel au Laboratoire d étude et de prévention des défaillances d origine mécanique et physico-chimique de l'Université de Compïègne Il s est ensuite joint à l'Institut de Génie des Matériaux du Conseil National de Recherches du Canada II est actuellement chef d'un groupe de recherche sur les produits plastiques et composites Ses travaux portent sur la relation «Mise en forme — morphologie — performance» des polymères et composites à matrice organique La figure 1 montre schématiquement les principales techniques de fabrication et les marchés pour les composites L’arrangement des flèches de cette figure indique que pour les procédés du bloc de gauche, le polymère et le renfort sont mis ensemble lors de la mise en œuvre alors que pour les procédés du bloc de droite la matrice polymérique et le renfort sont préalablement réunis avant la fabrication des pièces Tous les marchés identifiés sur la figure utilisent à des degrés divers des composites à fibres courtes, continues, des paillettes et autres L#industrie canadienne et le marché Le tableau 1, nous montre le profil des entreprises canadiennes de fabrication des produits plastiques et composites pour 1981.Même si plusieurs de ces entreprises ont grandies au cours des cinq dernières années, ce secteur industriel est toujours fortement dominé par la PME Pour la même année, le tableau 2 illustre la répartition régionale de cette industrie Les données de ces deux tableaux ont été compilées par la Société des Industries du Plastique et n'in-cluent pas la construction aéronautique Contrairement peut-être à la croyance générale, l'industrie du transport et la construction sont les deux plus grands marchés pour PRÉIMPRÉGNÉS, SMC PREMIS.COMPOUNDS RENFORT POLYMÈRE MOULAGE PAR COMPRESSION, INJECTION.STRATIFICATION ET AUTOCLAVAGE, ETC MOULAGE PAR PROJECTION.MANUEL.ENROULEMENT FILAMENTAIRE.PULTRUSION.ETC 4 MARINE TRANSPORT CONSTRUCTION AÉRONAUTIQUE PRODUITS RÉSISTANTS À LA CORROSION ÉQUIPEMENTS ET APPAREILLAGES ARTICLES PERSONNELS FIGURE 1 Production des plastiques renforcés 15 i ingénieur spptembre octobre 198^ Profil des entreprises canadiennes de fabrication des produits plastiques et composites (en 1981 ) Nombre moyen d'employés Nombre d'établissement CA moyen/ établissement (milliers de dollars) 0 - 4 159 325 5 - 9 139 366 10 - 19 171 1 006 20 - 49 232 2 968 50 - 99 108 5 305 100 - 199 57 10475 200 - 499 22 21 209 500 - 999 .1 000 ou plus - - Tableau 1 Répartition du marché pour les matériaux composites aux États-Unis 0 100 200 300 400 500 600 Transport Corrosion Marine Electrique Articles personnels Équipement et appareillage Aéronautique les composites au Canada, aux États-Unis et en Europe La figure 2 représente la consommation des composites pour différents secteurs industriels aux États-Unis Ce schéma de consommation est semblable au Canada dans un marché global d'environ 10 fois inférieur à celui des États-Unis Pour le Canada, il n'y a pas de statistiques disponibles pour l'ensemble des matériaux composites Par contre, il en existe pour un domaine extrêmement important, soit celui du polyester renforcé de fibres de verre, mieux connu sous le sigle de «FRP» (Fiberglass Reinforced Polyester) Quelques statistiques obtenues de la référence[1 ] sont données aux tableaux 3, 4 et 5 Le tableau 3 montre la répartition des principaux marchés canadiens pour 1 985 Comme l'indique la répartition régionale au tableau 4, l'utilisation de ces matériaux est fortement concentrée au Québec et en Ontario.En 1982-83, en pleine crise économique au Canada, le taux de croissance était quand même de 10 5% par an Le tableau 5, donne le taux de croissance des principaux marchés entre 1984 et 1985 Cette croissance est extrêmement importante et reflète le dynamisme de l'industrie et les nombreux avantages des composites Les renforts Actuellement, près de 20% de la production totale des thermoplastiques techniques entre dans la fabrication des composites Ceci s'ajoute bien sûr aux résines thermodurcissables les plus souvent utilisées pour les composites comme l'époxy, le polyester, le phénolique et plus récemment les polyuréthannes dans le procédé RRIM (Reinforced Reaction Injection Molding).Au début le verre était le seul renfort utilisé pour améliorer les propriétés.Aujourd'hui, même si d'autres types de renfort sont de plus en plus utilisés, le verre demeure le renfort le plus largement répandu Ceci est illustré au tableau 6 qui donne la consommation aux États-Unis pour 1983 à 1985 des principaux produits de renforcement Les deux autres fibres largement utilisées sont les fibres FIGURE 2 d'aramide (Kevlar) et les fibres de carboru.Ces deux fibres, particu-liè ement les fibres de carbone aont disponibles en différentes versions, orientées vers des marchés particuliers À titre d'exemple, mentionnons la fibre Thornel à base de polyacrylonitrile (PAN) de Union Carbide et dont certaines variétés destinées à l'aéronautique ont un module de 290 G Pa et une limite en traction de 5 1 G Pa Autre exemple, la fibre Fortafil 3 de Great Lakes Carbon qui est éga lement à base de PAN mais dont le prix et les propriétés sont plus fai blés (module 220G Pa, limite en traction 3 1 GPa) est commercialisée pour l’incorporation dans les thermoplastiques Quant aux fi bres de Kevlar, elles ne sont fabriquées que par la Compagnie Du 16 I mgemeur septembre octobre 1986 Pont, qui en détient le brevet, et sontégalementdispomblesen plusieurs versions Entre autre, le Kevlar 980 qui a été mis sur le marché au début de 1984 et commercialisé pour l'incorporation dans la majorité des thermoplastiques D autres fibres synthétiques telles les fibres de nylon et la fibre «Compet», une fibre de polyester thermoplastique nouvellement introduite par Allied Corporation sont utilisées dans les composites Le grand avantage de ces dernières, est une augmentation importante de la résistance au choc et à l'usure Elles peuvent s'utiliser seules dans la matrice, mais elles sont souvent mélangées avec des fibres de verre pour améliorer la performance auxchocs Cependant, il en résulte une diminution du module et de la limite de traction.Parmi les autres formes de renfort, on retrouve principalement le mica et les paillettes de verre Ces renforts en forme de plaquettes sont particulièrement efficaces pour augmenter à bon compte le module de flexion et la température de fléchissement sous charge Le mica est particulièrement utilisé dans la fabrication de feuilles et on le retrouve le plus souvent mélangé au poîypro-pylène Les autres éléments du tableau 6 tels que wollastonite et carbonates ne sont pas à proprement parler des renforts et sont généralement considérés comme des produits de remplissage Propriétés des composites À notre avis, un changement radical s'est produit au cours des dernières années À cause des succès remportés par les composites dans plusieurs applications, les ingénieurs travaillent maintenant de plus en plus dans la perspective que l'on peut faire presque tout avec les plastiques et composites Ce changement d'attitude contribue grandement à l'essor de ces matériaux Il est intéressant de noter que les efforts de recherche ne sont plus orientés en priorité vers le développement de nouvelles ré- Répartition de l'industrie de fabrication d'articles en plastique et composites par région au Canada (en 1 981 ) Nombre d'établis sement Nombre d'employés de la production et assimilés Chiffre d'affaire Total (Milliers de Dollars) Terre-Neuve 1 île du Prince-Édouard 1 Nouvelle-Écosse 9 Nouveau Brunswick 7 Québec 229 6 695 575 324 Ontario 454 16 082 1 538225 Manitoba 34 6675 65 875 Saskatchewan 15 Alberta 58 Colombie Britannique 80 Territoire du Nord-Ouest Tableau 2 Pourcentages des principaux marchés du FRP au Canada en 1 985 Consommation totale 64 750 tones Pourcentage du total Marine 22,0 Transport Produit de 33,0 consommation 11.3 Corrosion 10,7 Construction 12.4 Électrique 5.5 Autres 5.1 Tableau 3 Pourcentage d'utilisation du FRP par région au Canada en 1985 Ouest du Canada 17,3% Ontario 55.7% 78,5% Québec 22,8% Régions Maritimes 4,3% L Ontario et le Québec représentent presque 80% de la consommation totale des matériaux composites au Canada Tableau 4 Taux de croissance d'utilisation du FRP au Canada Industrie Taux de croissance (%) (1984 1985) Marine ?11.5 Transport Produits de ?189 consommation ?5.5 Corrosion ?23,3 Construction ?11.5 Électrique ?0.4 Tableau 5 sines mais sont dirigés vers le développement des matériauxfaits sur mesure que sont les composites.Le tableau 7, donne une indication de l'effet de différents renforts sur les principales propriétés mécaniques des thermoplastiques Dans ce tableau, les fibres sont des fibres courtes.À cause de la facilité à les mettre en œuvre avec des fibres longues, les résines thermodurcissables sont presque exclusivement utilisées pour les composites structuraux.Au cours des dernières années cependant, des progrès importants ont été réalisés dans le développement de composites à fibres continues et à matrice thermoplastique Dans ce groupe on retrouve le polyétheretherketone (PEEK)qui a été le premier à générer un grand intérêt On retrouve également le polyéther sylphone (PES), le polyétherimide (PEI) et le polyphénilène sulfite (PPS).Ces nouveaux composites sont certainement dans la catégorie des composites à hautes performances À titred'exempleon peut citer le PPS avec des fibres de carbone continues et unidirectionnellesqui a un module de flexion de l'ordre de 1 20 G Pa et une limite de traction de 1 1 G Pa.Ces composites sont généralement disponibles sous forme de rubans avec lesquels on peut faire des empilements comme on lefaitavec les préimprégnés de résines thermodurcissables ou encore sous forme de feuilles que l'on peut thermoformer.Ils sont très utilisés en aéronautique et commencent à percer dans l'automobile.17 I ingénieur septembre octobre 1986 Applications Les plastiques renforcés se retrouvent dans plusieurs secteurs d'activité, particulièrement dans la construction ei le domaine nautique où ils sont bien installés depuis plusieurs années et plus récemment dans le transport Comme on peut le voir à la figure 2 et au tableau 5, le secteur du transport est non seulement le plus important en volume mais également le plus dynamique et celui qui croît le plus rapidement À cause de l'ampleur de cette industrie, le virage des dernières années dans la construction des voitures est extrêmement important pour l'ensemble de l'industrie du plastique.Ceci est particulièrement vrai pour les composites et les plastiques techniques à haute performance.La transition des métaux aux plastiques et composites se fait à un rythme accéléré et est particulièrement évidente avec le grand nombre de pièces de carrosserie dans les modèles 1985/86 La figure 3 montre la prévision pour 1985 de la répartition des principales utilisations des composites dans la construction d'une voiture Le tableau 8 donne les prévisions d'utilisation des composites pour l'ensemble de la construction des voituresetcamionsjusqu'en 1989 On note qu'entre 1983 et 1989, l'utilisation des composites aura plus que doublé dans ce marché gigantesque Encouragée par le succès de sa Pontiac Fiero, la compagnie «General Motors» a déjà pris des mesures pour utiliser ce type de fabrication sur ses modèles F pour 1989(Camaro, Firebird, TransAm) G M continue de favoriser la production de pièces en SMC alors que Ford favorise plutôt les thermoplastiques renforcés Par exemple, des feuilles de polypropylène renforcé de fibres de verre continues (Azdel de PPG) sont largement utilisées pour de grandes pièces semistructurales et non apparentes comme les poutres de pare-chocs et les planchers.Jusqu'à maintenant, la limitation principale pour les pièces de carrosserie en thermoplastique, était la température élevée qu elles doivent supporter dans les fours à Consommation de matériaux de renforcement aux USA en tonnes métriques Matériaux 1983 1984 1985 Fibres de verre 300.000 345,000 350 000 Fibres d Aramide 1,200 1.600 2.000 Fibre de Carbone 1.000 1 400 1.800 Autres fibres synthétiques 5 10 15 Mica 7.000 9,000 11.000 Wollastomte.silicates et autres minéraux 140.000 155 000 170.000 Carbonates 1.495.000 1.645,000 1.725 000 Tableau 6 EFFETS DE CERTAINS RENFORTS SUR LES THERMOPLASTIQUES TECHNIQUES Renforcements % poids typiput Limiti de traction Module de ftlXlOD Resistance i I impact Timperature dt reflexion sous charge Resistance au fiuage Stalilite dimensionnelle Fibres de verre 10 a 50 AAA AAA D AAAA AAA AAA Fibres de carbone 10 a 40 AAAA AAAA D AAAA AAAA AAAA Fibres d Aramide Fibres minérales 5 à 20 AAAA AAAA D AAAA AAA AA (Amiante Wollastomte) 10 a 40 AA AA DD AAA AA AA Fibres métalliques 10 a 40 D AA DD AAA A A Billes de verre 10 a 40 DD AA DD A A A Minéraux (mica taie) 40 A AA DD AA A A A D Effets négligeables AAAA DDDD Effets très importants AA DD Faibles effets Aucun effet AAA DDD Effets importants A pour Augmente la propriété D pour Diminue la propriété Tableau 7 Utilisation des composites dans les véhicules en Amérique du Nord Croissance de 14% par an selon les prévisions jusqu'en 1989 Année 1983 1986 1989 Utilisation 424.3 693.4 930,5 Tableau 8 peinture Cependant, de nouveaux développements dans ce domaine sont très prometteurs Par exemple, un nouvel alliage de PPO nylon 6/6 que «General Electric» commercialise sous le nom de GTX-900, est réputé maintenir des propriétés adéquates et un fini de surface classe-A jusqu'à 200°C Le tout pour un prix compétitif d'environ $6/kg En plus de ces thermoplastiques résistants à la température, il y a des travaux qui se font pour la fabrication de châssis légers en composites Par exemple, GM est à développer un châssis d’une seule pièce en composites pour remplacer le châssis métallique actuel de la Fiero qui contient plus de 100 pièces différentes Parmi les options envisagées, il y a l'enroulement filamentaire et le mou- lage de composites à haute performance Conclusion Les plastiques renforcés représentent un champ d'activité intense dont l'intérêt ne cesse de grandir La solution des problèmes de corrosion, la réduction du nombre de pièces dans les assemblages, la réduction des opérations de finition et la réduction de poids sont des atouts importants pour les composites dans leur compétition avec les autres matériaux et ce, dans la plupart des secteurs d'activité La facilité de les fabriquer sur mesure représente éga lement un avantage important Ces matériaux sont devenus un outil puissant dans l'élaboration de solutions nouvelles, efficaces et pratiques 18 I ingénieur septembre octobre 1 986 Coffre (7.5) Pare choc et partie arrière (53.3) Compartiment des passagers (16.3) \Ressorts de suspension (6.6) Électrique (0.2) Portes (19.9) Sous le capot Suspension, châssis (38.5) Parechoc et partie avant (104.4) Autres parties de carrosserie (61.2) FIGURE 3 Principales applications des composites dans une voiture (millions de livres) Il y a cependant encore beaucoup à faire en analyse et en caractérisation avant que l'on soit en mesure de prédire leur comportement avec le degré de certitude que l'on a atteint pour les matériaux métalliques Pour y arriver, il faudra de plus en plus d'équipes multidisciplinaires et surtout que les ingénieurs en conception et ceux en fabrication travaillent en étroite collaboration Référence* 1 BR DARRAH (SPI) and J Macpherson (Fiberglass).•Annual Report on Canadian FRP Industry - 2 •Fillers and Reinforcements- Modern Plas tics, July, 1984 pp 51 56 3 •Fillers and Reinforcements- Modern Plas tics, July 1985.pp 47 53 4 WIGATSKY.V .-Modified Engineering Resins on the board and scoring».Plastics Engineering.April 1985 pp 29 42 5 WOOD S A •Detroit is Ready for the Big Action-, Modern Plastics International.November 1985 pp 40 43 6 LANFRANCHINI.J J -AllègementdesStruc tures et des Assemblages Extérieurs dans l'Automobile-, Composites.N° 4 Juillet Août 1985 pp 13-19 7 POST L VAN DREUMEL.W H M .-Continu ous Fiber Reinforced Thermoplastics-.SAMPE Journal November December 1985.pp 32 36 8 LAW.C .BURN.D -Making Plastics Com pounds go Further and Do More-, Canadian Plastics, September 1984.pp 25-35 9 WOOD.A S , « The Filament Wound Car Frame and other Practical Miracles-.Modern Plastics.July 1984 pp 62 65 10 -The Kline Guide to the Plastics Industry-Ed Marian Deitsch.Valerie Kollonitsch, Fairfield N J , U S A 1982 11 Statistiques Canada.Catalogue 46 222 12 Canadian Plastics Statistical Yer Book 1984 13 S CRUICHSHANKS.*RP/C '85 A Year of Applications-, Canadian Plastics.Conference Report.March.28.1985 GEOPHYSIQUE SIGMA INC.• GEOPHYSIQUE APPLIQUEE A L'INGÉNIERIE ET A LA GEOTECHNIQUE • PROJETS ENVIRONNEMENTAUX • LEVES HYDROGRAPHIQUES 275.ST-JACQUES OUEST SUITE 54 MONTREAL QC CANADA H2V 1M9 (514) 842-9807 14 Plastics World, Plastistics/Market Trends.• FRP composites growth accelerates-, January, 106, (1985) 15 Plastics World.Plastics Newsfront, •Rem forced plastics can expect strong year in 1985-.April.6.1985 f - : -• 19 Branchez* vous sur la plus importante banque de données techniques du Canada ICIST gère la plus importante collection d'information scientifique et technique du pays Grâce à un réseau d'experts en recherche documentaire au Conseil national de recherches.lïCIST met à votre portée plus de 3 millions de livres, de comptes rendus de conférences, de rapports, de publications en série et de revues du monde entier.L ICIST offre notamment les services suivants : • Documentation en direct — Le système CAN/OLE vous donne accès à plus de 40 bases de données et vous permet de trouver et de commander directement l'information au moyen d'un terminal distant • Service automatique d'information permanente — Le système CAN/SDI vous tient constamment informé dans votre domaine d'intérét particulier.• Données numériques scientifiques — Le système CAN/SND vous fait gagner du temps en vous fournissant des données numériques qui ont été évaluées par des experts.• Information medicale — Le Centre bibliographique des sciences de la santé coordonne à l'échelle nationale l'accès à MEDLARS, le système de bases de données de la bibliothèque nationale de médecine des États-Unis dans les domaines de la médecine et de la toxicologie.Conseil national National Research de recherches Canada Council Canada • Service de reference — Nos experts en information effectuent des recherches personnalisées de documents, vérifient des citations, dirigent les clients vers des experts et répondent à des questions générales dans les domaines de la science et de la technologie.• Repertoire des traductions scientifiques — Fruit d’un effort collectif à l'échelle internationale.le Répertoire indique remplacement des traductions effectuées au Canada et dans plusieurs autres pays.• Service de prêts et de photocopies — Les documents peuvent être commandés par téléphone.par courrier, par Télex ou par courrier électronique; les livres sont prêtés gratuitement pour une période de deux semaines; pour un prix minime, on peut obtenir une photocopie d'un article d'une revue de la collection ou d'un document conservé sur microfiche.Pour découvrir comment I ICIST peut devenir votre plus important agent d’information, composez le (613-993-1600).transmettez un message à CISTI.INFO par l'intermédiaire du service ENVOY 100 ou retournez la formule ci-dessous à Section de la publicité et des communications ICIST (Institut canadien de l'information scientifique et technique) Conseil national de recherches Ottawa (Ontario) K1A 0S2 Canada • • • euillez me faire parvenir de plus amples renseignements sur les services suivants de l’ICIST ; CAN/OLE — CAN/SDI — CAN/SND — Service de référence Centre bibliographique des sciences de la santé Répertoire des traductions scientifiques Service de prêts et de photocopies Nom Titre Organisation Adresse _____ Téléphone. I ingénieur septembre octobre 1986 Les systèmes à base de connaissances dans les organisations Bernard Moulin L informatique des années 80 est mar quée par une diffusion importante de technologies dites «de cinquième génération» issues des recherches effectuées en Intelligence Artificielle Le terme de «cinquième génération» a été popularisé par le projet japonais qui tend à créer au cours de la décennie 80 une nouvelle génération d or-dmateurs basés sur le traitement symbolique de l'information, la manipula tion de connaissances et des interfaces per sonne-machine avancées (langue naturelle, graphisme etc } Des projets de même type ont été lancés aussi bien en Amérique du Nord qu'en Europe.et le nouveau climat internatio nal d'émulation scientifique qui s'est instauré permet de prévoir l'impor tance considérable que le traitement, la création et la diffusion des connaissances va jouer en cette fin du 20ème siècle Plusieurs techniques «de cinquième génération» sont actuellement dispo mbles sur le marché, et souvent le ges tionnaire.l'ingénieur ou même l'infor maticien s 'interrogent sur la significa tion et l'impact que peuvent a voir dans les organisations de nouveaux concepts tels que les bases de connaissances.les systèmes experts, les interfaces en langue naturelle De la gestion des données à la gestion des connaissances L'informatique cognitive des organisations L'accès aux données internes et externes à l'organisation constitue un enjeu économique de M Bernard Moulin est professeur au département d'information de l'Université Laval II est diplôméde I Écoie d Ingénieurs Centrale de Lyon et docteur ingénieur ès mathématiques appliquées II détient une maîtrise en sciences économiques II est lauteur de la méthodologie E PAS pour la conception de systèmes Ses domaines d expertise touchent à la conception de bases de données, à la modélisation des systèmes d information, aux méthodologies de conception de systèmes, à la gestion de projets, à la représentation des connaissances et à I mgéniérie du savoir (intelligence artificielle) Il dirige plusieurs projets de recherche reliés à ces domaines II est membre du groupe « Design and Evaluation of Information Systems» de l'International Federation of Information Processing première importance pour les entreprises des années 80 et des investissemens importants ont été consentis pour la réalisation de systèmes d'information intégrés, mettant en oeuvre la technologie des bases de données En effet les organisations ont pris conscience au cours des années 70que les données constituent pour elles une ressource qu elles doivent gérer au même titre que les ressources en matières premières, en personnel.Après avoir acquis la maîtrise de leurs données, les organisations font face à une nouvelle évolution la nécessité de maîtriser le savoir qui est mis en œuvre au sein de l'organisation De nombreux faits suggèrent que les entreprises se heurtent au «mur de la connaissance», par la difficulté d'acquérir le savoir, de l'assimiler, de le maîtriser, de le produire difficulté pour trouver ou former des spécialistes, pour découvrir et exploiter de nouvelles connaissances ou de nouveaux procédés industriels, pour diffuser les connaissances au sein de l'entreprise et contrôler leur propagation à l'extérieur.Des systèmes d'information aux systèmes experts: En quoi les systèmes experts se distinguent-ils des logiciels sur lesquels sont bâtis les systèmes d'information traditionnels?Les systèmes d’information sont constitués d'un ensemble de programmesqui manipulent, enregistrent et restituent des données qui sont mémorisées généralement dans des bases de données ou des fichiers magnétiques, dont l'organisation facilite l'enregistrement et la recherche des informations à I aide d'outils spécialisés (systèmes de gestion de bases de données, outils de quatrième génération).Les systèmes d'information traditionnels peuvent être considérés comme d'énormes mémoires corporatives enregistrant les faits pertinents pour l'organisation et accessibles aux «experts humains» (ingénieurs, gestionnaires, employés) qui manipulent, enregistrent et créent des connaissances à l'extérieur des systèmes informatiques Nous définissons un système à base de connaissances comme un système permettant non seu- lement de gérer le contenu d'une base de données (appelée «base de faits»), mais aussi de manipuler, d'enregistrer et d'utiliser des structures de connaissances On réservera l'appellation de «système expert» pour la catégorie des systèmes à base de connaissances qui exploitent des connaissances relatives «rares», détenues par quelques experts humains très sollicités Les structures de connaissances sont essentiellement des représentations symboliques qui permettent de décrire les structures de données du système expert, ses structures de comportement, et les structures de connaissances elles-mêmes (métaconnaissance).Dans les cas les plus simples ces structures de connaissances sont décrites sous la forme de regies de production (ex «Si le malade a une forte fièvre, ALORS lui administrer un produit pour diminuer sa température interne»).Dans des systèmes plus sophistiqués les connaissances pourront être structurées et manipulées sous des formes plus complexes telles que les cadres conceptuels («frames»), qui permettent d'invoquer globablement des structures de données et de comportement Par exemple on peut emmagasiner dans un cadre conceptuel toutes les notions relatives aux comportements stéréotypés que l'on doit connaître lorsque l'on va au restaurant.Ces questions se rattachent à un domaine de recherche actuellement très actif, connu sous le nom de «représentation des connaissances» («knowledge representation»), avec lequel le lecteur intéressé pourra entrer en contact en consultant divers articles cités en référence (1,3, 4, 9).Un système à base de connaissances est constitué principalement d’une base de connaissances rassemblant les structures qui représentent l'expertise relative au domaine traité, d'une base de faits et d'un moteur d'inférences (figure 1 ).Le moteur d'inférence est un programme qui construit les raisonnements du système à partir de la base de connaissances.Face à un problème donné le moteur sélectionne les structures de connaissances pertinentes, bâtit un 21 I ingénieur septembre octobre 1986 plan de résolution et rapplique au problème À ce programme essentiel s'ajoutent des modules d'interfaces qui facilitent la communication entre les personnes et la machine Ce sont principalement un module d'acquisition des connaissances qui permet à l'ingénieur du savoir et au spécialiste du domaine de constituer et de manipuler la base de connaissances, et un module d'interface adapté aux besoins des usagers du système expert Souvent ces modules spécialisés ont eux mêmes une architecture de système expert Les systèmes à base de connaissances dans les organisations Des systèmes adaptés aux activités de l'organisation La figure 2 illustre de façon schématique l'évolution des diverses catégories de systèmes informatiques dans les organisations Les premiers systèmes d'information ont été développés pour répondre à des besomsde niveaux opérationnels (S I O ), permettant de gérer les informations nécessaires aux opérationsquotidiennes de l'entreprise telles que la facturation, la gestion de stocks (figure 2 1).Souvent ces systèmes étaient développés de façon ad-hoc sans que l'on se préoccupe de leur intégration dans des ensembles plus complexes.Au cours des années 70 les entreprises ont tiré parti de la technologie des bases de données pour intégrer ces systèmes opérationnels, permettant ainsi aux usagers d'accéder plus facilement aux données de l'organisation (figure 2 2) Les entreprises commencent alors à gérer leurs données comme une véritable ressource, et l'on voit apparaître les premiers systèmes d'information de gestion (S I.G.) permettant de fournir aux gestionnaires les informations nécessaires à la prise de décision de niveau tactique (gestion des activités et des ressources de l'organisation par exemple) Les SIG exploitent les informations agrégées fournies par les systèmes d'information opérationnels Ils sont réalisés à l'aide de bases de données relationnelles et d'outils figure 1 : SCHEMA SYNOPTIQUE D'UN SYSTEME EXPERT MODULE D* ACQUISITION DES CONNAISSANCES expert du domaine usager moteur d’inférence MODULE D’INTERFACE AVEC LES USAGERS base de SYSTEME EXPERT base de connaissances L'utilisation des insecticides en horticulture fournit un exemple typique de domaine dans lequel il pourrait être intéressant de déve lopper un système expert En effet les insecticides sont généralement vendus dans des emballages de contenance standard, qui obligent le client à acheter des quantités prédéterminées de produits, même si ses besoins réels ne le justifient pas Cette situation peut conduire soit à une sur consommation d'insecticides, soit à une cause potentielle de pollution de l'environnement lorsqu'on cherche à se déba rasser des quantités résiduelles de ces produits Dans ce domaine un système expert d'aide à la prescription d insecticides permettrait d'établir un diagnostic concernant la mala die de la plante, de prescrire les quantités requisesd'insecticide et de fournir des conseils relatifs à l'usage de ces produits.Ce système expert pourrait être utilisé par les conseillers horticoles, les experts en horticulture et les spécialistes de l'environnement fournissant les connaissances emmagasinées dans le système La base de faits du système comporterait les données relatives aux plantes, aux maladies et aux symptômes associés, aux insecticides et aux traitements à appliquer aux plantes en fonction des maladies La base de connaissances comporterait des règles simulant les comportements caractéristiques d'un spécialiste en horticulture recherche des symptômes d'une maladie, détermination de la maladie, prescription de l'insecticide en quantités appropriées et du mode d'application en tenant compte des caractéristiques géogra phiques et climatiques, renseignements sur les caractéristiques chimiques des produits (solubilité, demi-vie dans le sol, solvants etc ); renseignements sur la toxicité du produit (orale, cutanée) et modes de protection Un moteur d'inférence adapté aux problèmes de diagnostic permettrait de mettre en œuvre les règles de la base de connaissances afin d aider les conseillers horticoles à l'identification des maladies et à l'établissement des prescriptions 22 I ingénieur septembre octobre 1986 de quatrième génération, qui permettent de développer et de modifier de façon flexible et rapide des systèmes répondant aux besoins peu précis et évolutifs des gestionnaires Les systèmes à base de connaissances (S B C ) et les sytèmes experts peuvent être introduits de différentes façons dans l'organisation suivant les activités qu'ils devront supporter (figure 2 3) On peut développer des systèmes experts indépendants des S I O et SIG de l'organisation, pour des activités spécifiques faisant appel à des connaissances indépendantes des bases de données de l'organisation comme dans le cas du système expert pour la prescription d'insecticides, ou de systèmes spécialisés en ingéniérie (ex système expert en corrosion pour les ingénieurs), ou de sys- tèmes d'aide à la conception de systèmes informatique Les usagers de ces systèmes sont des employés de l'entreprise accomplissant des tâches spécialisées mettant en œuvre des connaissances qui jusque là étaient détenues par quelques spécialistes On peut aussi développer des systèmes à base de connaissances destinés à assister les gestionnaires dans leurs prises de décisions à un niveau stratégique Ces systèmes d'aide à la décision utilisent habituellement lesfaitsconte-nus dans les bases de données des S I G et permettent de simuler des comportements qui mettent en œuvre une expertise de gestion (modèles financiers, stratégie d'entreprise, vérification et diagnostic etc ) Les usagers de ces systèmes sont les hauts gestion- naires de l'organisation qui peuvent ainsi bénéficier de l'expertise de spécialistes en management ou en finance, ou de certains de leurs confrères D'autres S B C.peuvent être mis au point pour supporter des tâches spécialisées nécessaires aux opérations quotidiennes de l'organisation telles que l'analyse de dossiers en fonction d'une réglementation complexe et changeante^ policesd’assurance ou demandes de subventions) Ces systèmes utilisent les faits contenus dans les bases de données opérationnelles D'autres S B C peuvent même servir d'interfaces «intelligentes» pour ces bases de données (serveurs de bases de données, interfaces en langue pseudo-naturelle, systèmes de formation ou d'entraînement) (2) I ingénieur septembre octobre 1986 On notera que ces diverses catégories de systèmes (S I , SI G S B.C., SE) ne sont pas destinés aux mêmes tâches et sont donc appelées à coexister dans l'orga nisation L'évolution de la technologie ainsi que les besoins croissants que l'on relève dans les organisations dans le domaine de la gestion des connaissances, permettent d'envisager un accroissement prochainde la demande pour des systèmes à base de connaissances adaptés aux organisations Nous concluerons en souli-gnantque l'apparition de cesdivers systèmes dans l'entreprise est le résultat d'une évolution de ^«culture organisationnelle» qu'il ne faut pas négliger L'expérience nous a montré qu'il est souvent risqué et coûteux pour une entreprise d’essayer de mettre en œuvre des concepts que son personnel n'est pas prêt à recevoir La technologie disponible Nous traiterons ici du choix du matériel et des outils de développement de systèmes à base de connaissances Suivant la nature du projet le concepteur pourra réa liser un S B C sur du matériel conventionnel ou devra utiliser des machines spécialisées (machine-I isp ).En ce qui concerne les outils de développement il pourra soit programmer entièrement le S B C dans un langage de programmation symbolique tel que LISP ou PROLOG, soit utiliser un environnement de conception de systèmes experts.Un tel environnement fournit en général un langage de représentation et de manipulation des connaissances de haut niveau (règles de production, frames, objets), des mécanismes d'inférence ou d évaluation prédéfinis, ainsi que des facilités d'édition Jusqu'à présent les projets en ingéniérie du savoir ont principalement porté sur la conception de systèmes experts dans des domaines d'application complexes, où les experts humains sont rares (8) Ceci permettait de justifier et de rentabiliser le long et coûteux développement de systèmes experts complexes Les progrès des techniques et des outils de conception de systèmes experts permettent non seulement de développer plus rapidement et plus efficacement des systèmes à base de connaissances, mais aussi de rendre cette technique disponible sur des machines moins coûteuses (6)(12) Les systèmes experts complexes (de plusieurs milliers de règles) sont en général développés sur des ordinateurs spécialement conçus pour le traitement symbo lique une machme-lisp offre une grande puissance de calcul, une forte capacité mémoire (supérieure à 12 Meg), un environnement de travail perfectionné (éditeur spécialisé, souris, fenêtres etc ).De plus ces machines permettent de disposer d'environnements de con-ception de systèmes experts («shells») très élaborés tels que ART, KEE, KES (12) Ces environnements permettent d'utiliser différents modes de représentation et de manipulation des connaissances systèmes à base de règles, manipulation de frames ou d'objets («rule-based», «frame-based», «object-oriented» programming) Ces postes de développement sophistiqués sont coûteux (compter entre cent et deux cent mille dollars pour une machine-lisp et un environnement de conception) Aussi une entreprise doit-elle justifier un tel investissement par les bénéfices anticipés de tels sytèmes experts que l'on trouve dans des secteurs tels que la recherche pétrolière, la conception de circuits, le développement de logi c»els(ateliers logiciels), le contrôle de processus dans les usines, etc On peut noter aussi que des compagnies vendent actuellement pour un coût correspondant à un tiers ou à la moitié de celui d'une machme-lisp, des postes de travail avancés («work stations») qui offrent des possibilités équivalentes à celles d’une machme-lisp achetée deux ou trois ans plus tôt On peut aussi développer de petits systèmes à base de connaissances (de quelques centaines de règles) sur des micro-ordinateurs professionnels On peut disposer alors d'une puissance équivalente à celle d'une machine-lisp achetée cinq ou six ans plus tôt ( 1 à 4 Meg de mémoire centra le) et d'environnements de conception en général adaptés à la manipulation de connaissances sous la forme de règles de production On peut disposer d'un tel poste de travail pour dix à quinze mille dollars Bien entendu le choix du matériel et d'un environnement de conception de systèmes experts dépend du type de projet que l'entreprise entend développer Les systèmes sur micro-ordinateurs seront avantageusement utilisés pour la mise au point de maquettes ou de petits systèmes à base de connaissances, tandis que les systèmes experts de grande envergure ne pourront être construits que sur des machines spécialisées Gérer un projet en en ingéniérie du savoir Aborder un projet un ingéniérie du savoir Pour élaborer un plan de développement de systèmes à base de connaissances, une entreprise doit choisir entre plusieurs stratégies qui sont influencées par les caractéristiques des projets envisagés, par le matériel et les environnements de conception qui lui sont accessibles On peut distinguer essentiellement deux stratégies suivant que l'on doive concevoir de petits systèmes à base de connaissances ou des systèmes experts complexes Développement de petits S B C ou de maquettes de S E On pourra en général développer un petit système à base de connaissances sur un micro-ordi-nateur professionnel et utiliser un environnement de conception de systèmes experts approprié au problème (éventuellement on pourra développer la maquette en utilisant un langage de programmation tel que LISP ou PROLOG) La durée moyenne de ces projets peut être évaluée dequelques semaines à quelques mois, à partir du moment où le mandat de conception a été énoncé clairement Développement de systèmes experts complexes La conception de systèmes experts complexes peut prendre de plusieurs mois à plusieurs années, suivant la complexité et la nouveauté du problème, ainsi que des moyens matériels, logiciels et humains mis en œuvre On aura besoin en général de machines spécialisées et d'environnements de conception sophistiqués Si ces moyens sont disponibles dans l'en treprise, on les utilisera dès le début du projet Si l'on doit choisir 24 I ingénieur septembre octobre 1986 le matériel et les outils de conception, il est recommandé de faire une étude préalable en développant une première maquette sur micro-ordinateur Cette étude préalable permet de clarifier le mandat, de valider les concepts proposés pour la résolution du problème et de justifier le choix de matériels et de logiciels coûteux pour le développement du système expert Les intervenants et leurs rôles respectifs Le développement d'un système à base de connaissances fait intervenir plusieurs types de spécialistes et d'usagers L'ingénieur du savoir («knowledge engineer») connaît les modèles, les méthodes et les outils utilisés en ingéniérie du savoir II met à profit ses connaissances techniques et son expérience d'analyse pour interagir avec l'expertdu domaine(spé-cialiste en médecine, ou en géologie.ou en ingéniérie, ou en configuration d'ordinateurs etc).L'ingénieur du savoir doit découvrir un expert du domaine visé, qui accepte de coopérer II doit comprendre les raisonnements et les comportements de l'expert pour pouvoir les formaliser et les implanter en utilisant l'environnement de conception approprié La base de connaissances est élaborée petit à petit par l'ingénieur du savoir et testée par l'expert du domaine sur différents cas Souvent il sera nécessaire de rassembler plusieurs experts du domaine afin d'élaborer une base de connaissances qui reflète une expertise largement acceptée ce qui correspond à un problème non négligeable pour l'ingénieur du savoir, puisque l'on peut noter que très souvent les experts humains ne partagent pas les mêmes points de vue vis à vis d'un problème donné II faut remarquer que les problèmes de formalisation, de mise au point et d'acceptation d'une base de connaissances sont moins aigus lorsqu'on développe un SBC à partir de connaissances dans un domaine d'expertise stabilisé et largement reconnu L'expérience a montré qu'il ne faut pas négliger l'importance des futures usagers du S B C qui correspondent à la troisième catégorie d’intervenants dans le pro- jet En effet le système doit contenir les connaissances des experts du domaine, mais devra être utilisé par les usagers qui ont des attentes et des préoccupations spécifiques des tâches qu'ils accomplissent Ainsi on développe un système de diagnostic des maladies de la volaille grâce aux connaissances d'un spécialiste, mais le système est destiné aux vétérinaires qui travaillent avec les éleveurs On devra donc tenir compte des comportements des usagers pour concevoir des interfaces efficaces et adaptées à l'usage prévisible du S B C Ainsi le système de diagnostic sera utilisé par les vétérinaires s'il est plus facile pour eux d'obtenir un diagnostic de la machine, plutôt que d'appeler par téléphone le spécialiste pour obtenir la réponse Plusieurs des systèmes experts de première génération n'ont pas été pratiquement employés, parce que les concepteurs avaient sous-estimé les problèmes d'utilisation de leurs systèmes dansdes conditions réelles Il est donc mdispensabled'im-pliquer les usagers très tôt dans le projet afin de s'assurer que les décisions prises au cours de la conception permettront de livrer un produit satisfaisant leurs exigences d'utilisation On notera que dans un projet en ingéniérie du savoir les experts et les usagers sont des intervenants distincts alors que dans un projet de conception de systèmes traditionnels, le système est développé avec les usagers pour les usagers eux-mêmes Enfin il faut remarquer que la complexité des problèmes abordés implique la nécessaire collaboration d'équipes pluri disciplinaires, et que les problèmes de communication et de formation des divers intervenants ne doivent pas être négligés (2).Une approche par prototypage La nature des problèmes traités conduit à développer un système à base de connaissances suivant une approche par prototypage En effet les comportements liés à la manipulation de connaissances sont en général mal connus et très peu formalisés l'expert humain agit le plus souvent par intuition, et n'a que très rarement conscience des mécanismes de raisonnement et de déduction qu'il met en œuvre La conception d'un SBC doit donc être faite de façon itérative et conduit à la mise au point d'un prototype par raffinements successifs.On peut ainsi préciser petit à petit les connaissances mises en œuvre par le spécialiste, les formaliser et les emmagasiner dans le prototype du S B C Celui-ci est essayé par le spécialiste et l’usager, dont les critiques servent à raffiner les modèles et les connaissances utilisées dans le système et permettent à l'ingénieur du savoir de réaliser de nouvelles versionsqui seront raffinées elles-mêmes jusqu'à obtenir un système satisfaisant Une fois que le système expert a été mis au point (après quelques mois ou quelques années), le système peut être utilisé tel quel ou réécrit dans un langage de programmation traditionnel (C, PASCAL etc ) pour des raisons de portabilité et/ou d'efficacité d utilisation Par exemple un système de diagnostic de pannes d'installations hydro électriques peut être développé sur une machme-lisp en laboratoire, par contre il est nécessaire de convertir le système expert pour qu'il puisse être utilisé en région par l'ingénieur disposant d'un micro-ordinateur portable On peut distinguer cinq phases principales au cours du développement d'un système à base de connaissances Étude d'orientation: (de un à trois mois) Cette phase consiste à clarifier le mandat proposé par le client, à étudier la faisabilité du projet en fonction de la nature du problème et des ressources nécessaires et à proposer un plan de développement.La clarification du mandat initial ne doit pas être négligée En effet les mandats sont formulés généralement en termes très vagues et souvent le client a beaucoup d'enthousiasme, mais aussi beaucoup «d'illusions» quant aux caractéristiques du système expert qu'il voudrait voir construire II s'agit donc d'identifier le véritable problème et de montrer en quoi la conception d'un système à base de connaissances permettrait ou non de le résoudre II est possible de rencontrer des cas pour lesquels la solution passe par la conception 25 I mgenieur septembre octobre 1986 d'un système d'information utilisant une base de données, là où le client pensait qu'il serait nécessaire d élaborer une base de connaissances Au cours de cette phase on doit identifier lesprincipalescaractéristiques des tâches qui devront être simulées par le SBC problèmes à résoudre, comportements de l'expert et des usagers, nature des connaissances manipulées, principales sourcesdecesconnais-sanceslpersonnes, livres, manuels de référence etc ).Il faut aussi s'assurer de la coopération de la direction de l'entreprise (le client), d'un expert enthousiaste et disponible et d usagers intéressés II est nécessaire d'impliquer des le début du projet les principaux intervenants et de leur faire comprendre les conséquences de cette implication Au cours de cette phase on établit les plans généraux du futur S B C et l'on propose un plan de développement(plamfication de la suitedu projet)accompagnéd'une première évaluation des ressources requises pour le développement A partir du rapport d orientation le client devra décider de poursuivre le projet ou non L analyse conceptuelle {« conceptualization ») (de six à dix mois) Au cours de cette phase une premiere maquette du système est réalisée afin de valider l'approche de conception proposée et éventuellement de justifier les investissements à consentir pour l'ac-quisition du matériel et d'un environnement de conception adaptés au problème Au cours de cette phase l'ingénieur du savoir interagit avec l'expert afin de déterminer les modèles appropriés pour la représentation des faits, pour la structuration des connaissances et pour l'identification des stratégies de résolution utilisées pour résoudre les problèmes Cela conduit l'ingénieur du savoir a se documenter sur les concepts et les techniques utilisés dans le domaine d'activité de l'expert en consultant les ouvrages et les manuels de référence pertinents Après la période initiale de familiarisation, I ingénieur du savoir et I expert sélectionnent quelques problèmes typiques que le S B C devrait être capable de résoudre ou quelques tâches caractéristiques qu il devrait accom plir On peut très souvent rattacher les tâches accomplies par l'expert à des catégories connues telles que l'interprétation, la prédiction, le diagnostic, la conception, la planification, le contrôle, la surveillance, la réparation, l'instruction (718 Dans ce cas l'ingénieur du savoir peut consulter les travaux qui ont déjà été réalisés pour résoudre des problèmes de nature équivalente et sélectionner les modèles et les stratégies de résolution appropriés La clarification et la formalisation des connaissances de l'expert constituent une part impor tante du travail de conception de la base de connaissances Aussi dès que l'on a déterminé une façon appropriée de représenter les connaissances et le comportement de l'expert pour une tâche caractéris-tiquequedevra accomplir le S B C , il est nécessaire de sélectionner un environnement de conception de systèmes experts et de développer une première maquette (voir lasection4 1 pour le choix de len vironnement) Cette maquette est construite afin de résoudre quel ques problèmes caractéristiques du domaine étudié et de proposer une première version de l'inter face d'utilisation de la base de connaissances Elle est raffinée en fonction des réactions de l'expert et de l'usager L'évaluation de la maquette permet de valider l'approche de conception, les modèles de représentation choisisamsi que les principales caractéristiques des inter faces du S B C Elle permet en outre de justifier le choix de matériels et d'environnements de conception appropriés au développe ment du S B.C opérationnel Il est important de réaliser la maquette dans des délais assez courts afin de démontrer la faisabilité du système envisagé et de permettre au client de décider de l'opportunité d'investir dans le pro jet Le développement de la maquette permet aussi de conserver l'intérêt de l'expert et des usagers tout en leur permettant d évaluer objectivement l'ampleur du projet L'ingénieur du savoir peut alors proposer des plans détaillés pour le futur SBC, planifier et estimer les ressources nécessaires pour la suite du projet II devra aussi determiner des critères à partir desquels on pourra juger les performances du futur S B C et ainsi décider si le système livré répond aux attentes du client (6) Toutes ces propositions sont soumises à l'approbation du client Développement du système à base de connaissances C'est au coursdecette phase que le S B C opérationnel est développé suivant une approche de prototypage II peut arriver que la maquette soit complètement aban donnée et qu'à cette étape l'on repense complètement la concep tion du S B C En fonction de l'expérience acquise au cours de la phase de modélisation conceptuelle l’ingé nieur du savoir construit le noyau de la base de connaissances avec le matériel et l'environnement de conception retenus pour supporter le S B C opérationnel Par raffine ments successifs la base de connaissances est enrichie avec la collaboration de l expert, et Imter-face-usager est ajustée aux exigences d utilisation du S B C La mise au point du système sera d'autant plus aisée si l environne ment de conception de système expert choisi offre desoutilsfacili-tant l'acquisition des connaissances, la gestion d’une bibliothèque de jeux d'essai etc L enrichissement de la base de connaissances sera poursuivi jusqu'à ce que l'ingénieur du sa voir, l'expert et les usagers soient satisfaits des performances du SBC Evaluation du système L'évaluation du système permet de déterminer si le système rencontre les critères de perfor mance retenus au cours de la phase de modélisation concep tuelle C est aussi le moment où le système est essayé par d'autres experts du domaine Intégration du système dans le cadre de travail des usagers Au cours de cette phase le S B C est mtégrédans le milieu de travail des usagers en tenant compte de leurs méthodes de tra vail On peut encore avoir à ajuster l'interface et à développer quel 26 I ingénieur septembre octobre 1986 ques outils complémentaires (interfaces avec d'autres bases de données ou avec du matériel spécialisé, facilités de maintenance du système etc ) Dans des cas extrêmes il peut être nécessaire de convertir le système en une nouvelle version supportée par du matériel adapté à des conditions particulières d utilisation du système (micro-ordina-teur par exemple) Conclusion : Au cours des prochaines années, les systèmes experts seront de plus en plus utilisés dans les entreprises, leur permettant de gérer les connaissances comme une véritable ressource L'enjeu de cette évolution est très grand et son succès dépendra beaucoup des résultats des premiers essais d'implantation de ces nouvelles technologies Aussi les projets en ingéniérie du savoir devront être abordés avec enthousiasme, mais aussi avec toute la prudence qui est recommandée lorsqu’on introduit des méthodes et des outils qui risquent de marquer en profondeur la culture organisationnelle Remerciements L idée du système expert d aide à la prescription d’insecticides est due a Robert Boudreault du Ministère de l'Environne ment du Québec Nos recherches dans le domaine de l'm-géniérie du savoir sont partiellement sup portées par le C R S N G (subvention A5518) et par le F C A R Références 1 Special section on Architectures for Know ledge Based Systems Communications of the ACM, vol 28 n° 9.September 1985 2 BOULET MM MOULIN B de la gestion des données à la gestion des connaissances dans l'organisation, m proceedings of the 1986 National Conference of the Canadian Information Processing Society, CIPS 86 Vancouver April 1986 3 MYLOPOULOS J BRODIE M L , SCHMIDT J W editors.On Conceptual Modelling Spnn ger Verlag.New York 1984 4 Special issue on Approaches to Knowledge Representation in the IEEE Computer journal vol 16 n° 10, October 1983 5 FEIGENBAUM E A McCORDUCK P The Fifth Generation, Addison Wesley pub comp Reading Ma 1983 6 HAMON P KING D Expert Systems.John Wiley and sons pub New York 1985 7 HAYES ROTH F WATEMAN D A , LENAT D , Building Expert Systems.Addison Wesley pub comp Reading Ma 1983 8 MOULIN B L ingéniérie du savoir, revue L Ingénieur, n° 366, 71e année.Mars Avril 1985.p 19 24 9 MOULIN B , Thinking and the Design Pro cess, research report DIUL RR 84 14 Umver sité Laval Québec Canada, presented at the 1984 International Conference on Thinking Harvard School of Education Cambridge Ma May 1984.ans at the working conference of IF IP WG 8 1.Linz, Austria may 1984, avail able on the ERIC system since January 1986 10 MOULIN B The Knowledge Dimension of Information Systems rapport de recherche DIUL RR 8517 Université Laval, Déc 1986 Résultat des réflexions menées par le «know ledge group» présidé par B Moulin lors de la conférence de travail du groupe WG8 1 de I IFIP Bretton Woods N H sep 1985 11 MOULIN B L'informatique cognitive des organisations, revue Systèmes printemps 1986.pp 3 9 12 WATERMAN D A A Guide to Expert Sys terns, Addison Wesley 1985 lingciiictM IbhIB ‘ ! :U: tmm GEOPHYSIQUE G.P.R.INTERNATIONAL INC.EXPERIENCE MONDIALE EN EXPLORATION Géophysique Géologie Ingénierie Hydrogéologie jééMéé^ 1986 ; Prix d’excellence ¦ FJominique Rollin 894 rue Front, Longueuil Québec J4K1Z7 (514) 679-2400 Télex: 055-60495 EXPLORATION KGA INC, C P 751 • 1216.3e Avenue.Val D Or.Québec J9P 4P8 (819) 825-5777 Télex: 055-60495 27 ! ingénieur septembre octobre 1986 presents an overview of the com- mentaQA system in such as envi-posites industry and gives several ronment It underlines the prere examples of their applications quisites of its implementation and Fabrication techniques and proper- its expected results ties will be also briefly described Composites: industry, properties, applications by Raymond Gauvm and Joan Vu-Khanh Composite materials are one of the fastest growing industrial sectors In Canada, the fabrication of polymer based composites is dominated by small and medium size companies Because their properties can be tailor made, these materialsare used in numerous applications Transportation and construction are the two largest markets followed closely by marine and corrosion sectors Aeronautics, on the other end, is a low volume but a highly specialized market In recent years, however, the driving force for new developments was the automotive industry with its high quality and large volume requirements This paper Quality assurance in engineering design by Paul Nagy Quality assurance is well known in manufacturing firms where it is required by many important clients or implemented to ensure the higher management that optimal quality is produced The concept of quality assurance has been recently introduced in Engineering Design environments A design project is a process very similar to a manufacturing one This article presents some ideas on why and how to imple- Knowledge-based systems in organizations by Bernard Moulin Organizations which have mastered their data face now a new challenge they have to learn how to manage their knowledge The notions of expert system and knowledge-based systems are presented The author discusses how these systems can be introduced in an organization where information systems are already implemented The article describes the main phases of a knowledge engineering project and evoke some pitfalls which should be avoided INGÉNIERIE SUPERVISEUR D’INGÉNIÉRIE D’USINE Département Électricité S 45,000 * ?INGÉNIEUR SENIOR Spécialiste des vibrations Section industriel S 40.000 INGÉNIEUR DE PROJETS MÉCANIQUES Secteur alimentaire $ 35,000 Une importante industrie lourde recherche les services dun ingénieur en électricité possédant 7 à 10 ans d'expérience Le candi dat idéal aura à son actif 2 à 4 années d expé rience en supervision de personnel et gestion de projets reliés à lalimentation, distribution et contrôles La priorité au poste est la réalisa tion de grands projetsde modernisation, agran dissement et construction d une nouvelle usine dans lesquelles sont investis plusieurs millions de dollars Vous devez être très énergi que.dynamique, lesder et prêt à relever un défi Membre de l'O I Q essentiel et bilinguisme un atout Notre client, une firme d ingénieurs conseil, recherche un spécialiste ingénieur avec une orientation en vibration industriel Les intentions de la firme sont de développer l offre de service auprès d'une clientèle sans cesse grandissante qui demande une exper tise dans ce domaine Le candidat se verra assigner des projets ou il aura a diagnostiquer des problèmes de vibration en utilisant une gamme d instruments à la fine pointe de la technologie L'emploi requiert une certaine mobilité, le bilinguisme Possibilité de partage des profits et association Membre de l'O I Q un atout Notre client, spécialisé en transforma tion et emballage de produits alimentaires, recherche un ingénieur en mécanique de projets possédant 3 à 5 années d expérience de préférence en équipement d emballage Le candidat sera appelé à gérer des projets tels que l âchât d équipement, modernisation des installations existantes, agrandissement du centre de distribution, etc Vous devez être dynamique, agressif, perfectionniste et ambitieux Possibilité d avancement à court terme Membre de l'O I Q essentiel et le bilinguisme est un atout Pour une consultation Yvan Lachance f *¦ - F ST.AMOUR ET ASSOCIÉS LTÉE 666 ouest.rue Sherbrooke, Montréal,Qué.H3A1E7 BUREAUX À MONTRÉAL ET TORONTO CONSEILLERS EN RESSOURCES HUMAINES (514)2887400 28 Coupez court assommante.t V, Aide mem< nre 4 Comment rendre otre équipé de vente plus efficace La plupart des représentanLs détestent taire des rapp< >rts, ce qui a pour effet de compliquer le travail du directeur des ventes.Avec l’aide du système Ali.IN 1 de Digital, votre équipe de vente a le bonheur de voir tondre les piles de paperasses.11 est si facile d'apprendre à utiliser ce système person nalisé que vous pourrez commencer à en tirer parti dès sa mise en fonction.U* .AU.IN I permet aux équipés de vente et de marketing de bénéficier d'un système de gestion de l'information vraiment évolué.U' système comprend trois modules : 1 ) le Base System, qui aide à gérer des données avant trait à la comptabilité, aux contacts et aux territoires; 2 ) le Lead Management, qui permet d organiser les données à traiter, de repartir les renseignements pertinents et de produire des rapports sur les clients éventuels; 3) le Field Reporting, qui aide les représentants à s’acquitter de tâches fastidieuses teLs les comptes de frais, les comptes rendus de visites et les notes de service au sujet de clients év entuels.Le système élimine donc une grande partie de la paperasserie et, comme il effectue automatiquement la répartition des noms des clients éventuels, il joue un rôle clé dans ia réalisation de ventes.Si vous voulez couper court à la paperasserie assommante et rendre votre équipe de v ente plus efficace, renseignez vous sur les solutions de Digital pour les services de vente et de marketing.Il vous suffit d écrire à Digital Equipment du Canada limitée, C.P.911.succursale 1, Toronto (Ontario) MHZ SP9 mm Menu k*1 |pv*m m omiMiMiti Aujourd’hui, la solutionne’est Digital l Mgiul.ALL IN 1 et 'Q’BQÏO sont
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