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Titre :
L'ingénieur
Éditeur :
  • Montréal :Association des diplômés de polytechnique,1955-1987
Contenu spécifique :
Mai - Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Revue trimestrielle canadienne
  • Successeurs :
  • Po ,
  • Polytec ,
  • Ingénieur (1988)
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L'ingénieur, 1987-05, Collections de BAnQ.

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Mai/juin 1987 N° 379 73e année L’INTELLIGENCE 965 dufresne farley samson brillon ingénieurs-conseils Chauffage — Plomberie — Climatisation Réfrigération Électricité — Expertises — Études énergétiques 200 ouest rue Sauve.Montréal, H3L 1Y9 Tel 384-0440 «UHlicir essai ÉQUILIBRAGE DE LA VENTILATION RIGUEUR ET FIABILITÉ Maurice Beaudet, mg.7127, De Lorimier, Montréal, Qc H2E 2N7 (514) 376-0362 ÉTUDES, INGENIERIE, APPROVISIONNEMENT, GESTION DE PROJET, CONSTRUCTION Lavalin Siège Social: 1100, boul.Dorchester ouest Montréal, Québec H3B 4P3 SIAL Compagnie Internationale de Géophysique Inc.Etudes Géophysiques Hydrogeologie Vibration & Seismisite Géologie & Géochimie Exploration Minière Environnement 2225 Chemin Saint-François.Dorval, Québec, Canada H9P 1 K3 (514) 683-4215 Telex GTS HTD MTL • 05-821643 a reco^T Il existe aujourd’hui plusieurs ordinateurs bon marché qui ne manqueront pas de vous rappeler, lors de l’usage, que vous ne les avez pas payés cher ! Philips vous offre une composante standard qui se paie, bien sûr, mais surtout qui s’apprécie: LA QUALITÉ.Philips appose son nom sur un appareil fiable, puissant et performant qui, en plus d’être entièrement compatible, possède de multiples possibilités d’expansion.Prenez le temps de bien comparer les configurations offertes et vous réaliserez que la vraie aubaine n’est pas nécessairement l'appareil le moins cher.Configuration • Processeur: Intel 8088-2 • 640 Ko de mémoire vive • Vitesses d'exploitation: 4.77 et 8 Mhz • Carte graphique ATI: 640 * 200 (CG A) 720 *340 (Hercules) • 8 fentes d’expansion • 2 lecteurs de disque souple • Port série RS-232 • Port parallèle Centronics • Clavier type IBM PC-83 • Moniteur monochrome Philips • MS-DOS version 3.1 • GW-Basic • Tuteur de Philips • Traitement de texte TDT de Philips coopoLv Succursale informatique 5000.Jean-Talon Ouest 340-4487 Papeterie 340-4841 Librairie scientifique 340-4851 I ingémeur/mai juin 1987 /?O mai/jum 1987 N ° 379, 73e année Éditeur Les publications l'Ingénieur inc Case postale 6980.succursale A Montréal (Québec) H3C 3L4 Tél (514)340-4764 Conseil d'administration Paul Major, président Paul Hébert, vice-président Comité exécutif Guy Drouin, président exécutif Jacques Lapomte.vice-président Jean l Corneille, vice-président Serge R Tison, secrétiare Gilles G Bélanger, trésorier Yolande Gingras.directeur général Administrateurs Adolphe Blach Claude Brulotte Roland Chevalier Gilles Dehsle Fernand DeSerres Yvon Gariepy Roger P Langlois Emeric G Léonard Roger Lessard Ovide J Poitras Diane Rousseau Serge Saulmer Guy A Sicotte Jean-Claude Therrien Directeur général Yolande Gingras Comité consultatif de rédaction Gilles G Bélanger, directeur Joseph A Bouchard Dominique Chassé Jules Dehsle Pierre Desrochers Claude Gou Jacques Lapointe Raymond LerouxYves l izotte Paul-Édouard Robert Georges Salloum Rédacteur en chef Joseph Kélada Publicité Robert Dumouchel Publications R A D enr 605 rue Filiatrault Suite 6 Saint-Laurent.(Québec) H4L 3V3 Tél (514) 744-6019.744-6162 Composition Les Ateliers Chiora inc (514)383-4320 Imprimeur Groupe d'imprimerie INTER-MARK Inc (514)526-3381 Abonnements Canada 15 $ par année Étranger 20 $ par année À l'unité 3 $ Six (6) numéros par année Droits d'auteurs Les auteurs des articles publiés dans I INGÉNIEUR conservent l'entière res ponsabilité des théories et des opinions émises par eux Reproduction permise, avec mention de la source on voudra bien cependant faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication dans laquelle paraîtront les articles Enginee ring Index .Biol .Che .Sci .Abstracts Periodex et Radar signalent les articles publiés dans I INGÉNIEUR - ISSN -0020 1 138 — Dépôt légal - Bibliothèque nationale du Canada — Bibliothèque nationale du Québec Courrier de deuxième classe Enregistrement n 5788 Sommaire 4 Systèmes experts: une technologie à la portée des entreprises par Bernard Moulin 8 La représentation des connaissances dans les systèmes experts par Ruddy Lelouche 17 Une démarche pour la conception de systèmes experts par Bernard Moulin 22 Un système expert pour la mise en forme des matériaux par G.Salloum, P.Girard, P.Raducanu 27 Systèmes experts et conception assistée par ordinateur: un couplage intéressant par C.Marche, B.Robert, G.Siew 1 l'ingénieur/mai-jum 1987 K Chers confrères ingénieurs et lecteurs de la revue, Vous trouverez avec ce numéro un rappel spécial de renouvellement de votre abonnement à la revue.Tout comme il est bon de faire le point au cours d'une vie ou d'une carrière, il en va de même à ce moment dans l'histoire de la revue.Depuis plus de 75 ans, celle-ci apporte régulièrement, plusieurs fois par année, de nombreux articles d'intérêt aux ingénieurs du Québec.Elle a fourni continuellement un moyen de communication scientifique de langue française.Elle a contribué à faire connaître les principaux aspects de la pratique du génie.Elle a favorisé la sensibilisation des ingénieurs aux nouveaux développements technologiques.La revue a toujours respecté des critères de haute qualité pour satisfaire les exigences de ses abonnés et être le reflet de leur professionnalisme.La direction a réussi à publier la revue à un coût d'abonnement raisonnable grâce au soutien de sa société fondatrice, l'Association des Diplômés de Polytechnique, et grâce à sa politique publicitaire.Il y a quelques années plusieurs ingénieurs, parmi les chefs de file de notre profession, ont contribué à mettre sur pied la Fondation de l'Ingénierie Canadienne dont les revenus apportent une aide financière partielle à la revue, dans le but de contribuer à assurer son maintien.Nous nous devons de souligner à nos lecteurs le fait que les abonnements constituent une source de revenus essentielle pour la survie de la revue.Pourtant, plusieurs ingénieurs omettent de payer leur abonnement, croyant peut-être que la revue peut faire ses frais autrement.Tel n'est pas le cas.Pour maintenir son niveau de qualité et de représentativité auprès de l'auditoire restreint qu'est la population des ingénieurs du Québec, la revue doit recevoir leur plein appui et ceci par la voie du paiement de l'abonnement par tous ceux qui la reçoivent et qui désirent continuer de la recevoir.Les sondages nous démontrent votre satisfaction du contenu rédactionnel et de la présentation de votre revue.La direction ne ménage aucun effort pour qu'il en soit ainsi.Il est donc capital pour l'avenir de la revue que tous ceux qui la reçoivent paient leur abonnement: il s'agit d'une question de survie parce que l'Association des Diplômés de Polytechnique n'a pas les moyens financiers pour absorber les déficits.Le Conseil d'administration poursuit actuellement une étude de rentabilité et de relance de la revue et envisage certaines transformations pour augmenter son intérêt et son tirage.Cette évolution de la revue paraît sûrement intéressante mais elle sera impossible sans qu'une première étape ne soit franchie: il faudra absolument que ceux qui reçoivent actuellement la revue paient leur abonnement, sinon.Paul Major, ing.Président Conseil d'administration Les Publications l'Ingénieur (LPI) 2 l'ingénieur/mai-juin 1987 Le développement des systèmes experts Dans ce numéro spécial sur les systèmes experts nous nous efforcerons, dans la mesure du possible, de projeter un éclairage «réaliste» sur la technologie des systèmes experts et sur sa mise en oeuvre, notamment dans le domaine de l'ingéniérie.Notre objectif ultime est de permettre aux lecteurs d'aborder la question du développement des systèmes experts dans les entreprises d'un point de vue pragmatique.Pour cela nous présenteronsdans un premier article les principales caractéristiques qui distinguent les systèmes experts par rapport à des systèmes manipulant des «bases de données traditionnelles», nous proposerons une catégorisation simple des types d'applications pour lesquels les techniques de systèmes experts et les techniques de bases de données semblent bien adaptées.En envisageant les avantages et les inconvénients de ces techniques de conception nous illustrerons la complémentarité de ces approches dans le cadre du développement de systèmes informatiques complexes.D'autre part, le lecteur pourra explorer diverses facettes de la mise en oeuvre des systèmes experts dans les entreprises.Dans l'article sur «La représentation des connaissances et les systèmes experts», R.Lelouche montre I importance que revêt le choix de représentations adaptées à la description des connaissances utilisées par les experts et manipulables par ordinateur.Il décrit les principaux modes de représentation des connaissances utilisées en ingénierie du savoir.L'article «Approche méthodologique de la conception de systèmes experts présente les traits caractéristiques d'un projet de conception de systèmes experts, en adoptant le point de vue du responsable de projet.Dans «Système expert pour la mise en forme de matériaux», G Salloum, P Girard et P.Raducanu décrivent les principales caractéristiques d'un système expert qui met en oeuvre les principes de l'ingénierie et de la science des matériaux, pour la prévention et la solution de problèmes pendant la mise en forme de matériaux.Avec «Systèmes experts de conception assistée par ordinateur, un couplage intéressant», C.Marche, B.Robert et G.Siew illustrent l'utilisation de la technologie des systèmes experts en conception assistée par ordinateur dans le domaine de l'hydraulique, avec un logiciel de conception hydrologique et un outil à I utilisation d'un logiciel qui traite des écoulements en rivières.Bien entendu, ce numéro ne prétend pas épuiser le sujet sur les systèmes experts et leurs applications.Nous espérons que le lecteur retiendra de sa lecture quelques éléments de base, qui lui permettront de mieux appréhender l'impact de cette nouvelle technologie dans son propre milieu de travail, et lui donneront peut être le goût de poursuivre son exploration d'un sujet qui, incontestablement marquera l'évolution de la profession d'ingénieur au cours des prochaines années.Bernard Moulin Coordonnateur du numéro 3 l'ingénieur/mai-jum 1987 Systèmes experts: une technologie à la portée des entreprises Bernard Moulin Cet article présente des notions fondamentales reliées à /'utilisation de la technologie des systèmes experts.Il montre les principales distinctions existant entre des applications qui nécessitent la mise en oeuvre de bases de données et celles impliquant la conception de bases de connaissances.Il propose enfin quelques indications permettant de déterminer si un projet nécessite la conception d’un système à base de connaisances.Introduction Intelligence artificielle, systèmes experts, «machines intelligentes».Tous ces mots, dont se sont emparés les médias au cours destroisdernièresannées, ontfor-tement contribué^ rendre populaires des travaux qui, jusque là, étaient restés dans les laboratoires.Le rêve millénaire de créer «une intelligence artificielle» serait-il enfin à la portée de nos ordinateurs?La recherche du sensationnel, la nécessité d'attirer l'attention quel qu'en soit le prix, conduit à une débauche de titres et d'annonces qui enflamment l'imagination du profane, la barrière de l'intelligence et le mur de la connaissance seraient-ils enfin franchis par ces machines et ces programmes d'intelligence artificielle.La réalité est presque peu différente.De nombreux systèmes experts ont été développés de façon opérationnelle dans divers do- M Bernard Moulin est professeur au département d'informatiquede l'Université Laval.M Moulin est diplômé de l'École d'ingénieurs Centrale de Lyon, il est docteur-ingénieur ès mathématiques appliquées et détient une maîtrise en sciences économiques.Ses domaines d'expertise touchent à la conception de bases de données, à la modélisation des systèmes d'information, aux méthodologies de conception de systèmes, à la gestion de projets, à la représentation des connaissances et à l'ingénierie du savoir (intelligence artificielle).Il dirige plusieurs projets de recherche reliés à ces domaines, dans lesquels il a réalisé plusieurs contrats de formation ou d'expertise-conseil.Il est membre du groupe «Design and Evaluation of Information Systems» de l’International Federation of Information Processing.maines d'application (médecine, ingénierie, électronique, chimie etc ), mais même les systèmes les plus complexes qui ont été déve loppés à ce jour, ne peuvent manipuler qu'une quantité de connaissances très limitée et ne permettent de «simuler» que des tâches «expertes» très restreintes.Un des systèmes experts les plus connus est R1, qui a été conçu pour la configuration d'ordinateurs à la Digital Equipment Corporation.Il emmagasine dans sa base de connaissances quelque 4000 règles heuristiques qui permettent d'assembler les différentes partiesd'un ordinateur en fonction des besoins du client.Pourtant R1 «ne sait pas ce qu'est un ordinateur»!! Il ne peut pas décrire un ordinateur, ou expliquer comment il fonctionne.Il peut seulement résoudre les problèmes de configuration d'ordinateurs pour lesquels ses règles heuristiques peuvent fournir une solution.Des bases de données.«Une base de données» est un concept qui est devenu familier pour les usagersde l'informatique.Nous rappelons ici brièvement certaines de leurscaractéristiques les plus importantes.Une base de données est un ensemble de données organisées en fonction d'une structure de données — souvent appelée «schéma» — et généralement manipulées par l'intermédiaire d'un logiciel spécialisé appelé système de gestion de bases de données (SGBD).Le schéma de la base de données est élaboré par les concepteurs de telle façon qu'il rende compte des propriétés intrinsèques — ou sémantiques — de la réalité au sujet de laquelle la base de données doit être créée.Prenons l'exemple d'une boutique qui vend des micro-ordinateurs et des logiciels.Les employés doivent disposer de données précises concernant les matériels, les logiciels disponibles, les prix, les fournisseurs de ces produits, pour pouvoir répondre aux demandes de renseignements des clients, pour établir des factures, mettre à jour l'état des stocks, commander des produits ou pièces.L'essentiel des tâches accomplies par les employés consiste à manipuler des données connues, ou faits concernant les produits vendus par la boutique Ces tâches peuvent être efficacement supportées par un système construit autour d'une base de données.La figure 1 présente de façon simplifiée les composantes fondamentalesd'un tel système : une base de données contenant des objets informatiques — facture, client, logiciel, matériel, fournisseur — des programmes permettant à l'employé d'interroger la base de données, de gérer la facturation aux clients, de produire des rapports, de gérer les commandes aux clients.On peut remarquer que ces programmes adoptent des procédures de manipulation de données déterminées, bien connues et peu évolutives, comme c'est habituellement le cas pour les systèmes dits d'information.Notons enfin que l'une des caractéristiques fondamentales des SGBD réside dans une séparation claire, au sein des systèmes, entre les programmes et les données qu'ils manipulent (principe d'indépendance des données et des programmes).aux bases de connaissances.Au delà de l'utilisation des bases de données on trouve les systèmes à base de connaissances, qui sont caractérisés par une distinction nette entre les connaissances mises en oeuvre et les algorithmes de résolution qui les manipulent.Dans un système informatique traditionnel, le comportement du système prend la forme de programmes, qui doivent être modifés dès que les règles sur lesquelles se base ce comportement changent.Dans un système à base de connaissances on distingue la stratégie de résolution de problèmes sur laquelle se base le comportement du système — par exemple un problème de diagnostic —, des règles spécifiques que doit mettre en oeuvre le système pour résoudre ce type de problème dans un champd'application donné tel que celui des règles relatives à la détection des causes d'empoisonnement chez les humains ou 4 l'ingénieur/mai juin 1987 figure 1: Système de gestion des commandes et de la facturation Employé i interaction facturation documents facturation interactions d’interrogation Interroger la base de données l demande rapport^ Gérer la facturation aux clients o Produire des rapports BASE DE DONNEES z: jrrrrc A rapports Employé —ï interactions commandes Gérer les corn mandes aux fournisseurs documents liés aux commandes Client Vendeur expert Ingénieur de la con- naissance Module d’acquisition des connaissances Système conseiller pour les ventes "Environnement" décrivant les limites du système."Processus" décrivant une fonction du système.Ç A "accumulation" représentant de l’information ^^ contenue dans le système.______ canal de communication entre processus et accumulation description' des produits BASE DE FAITS moyens de satisfaire les besoins profils de clients besoins du client figure 2 : Système à base de connaissances ’’conseiller en ventes règles pour choisir matériels et NAISSANCES règles pour cer ner les besoins 5 mat juin 1987 I ingénieur des règles nécessaires à l'interprétation des causes de pannes d'un ordinateur.Ainsi les systèmes à base de connaissances (SBC) comportent essentiellement trois composantes: — une base de connées, appelée base de faits, qui emmagasine les données manipulées par le système; — unerase de connaissances qui permet de spécifier le comportement du système, habituellement sous la forme de règles; — un moteur d'inférence, logiciel spécialisé qui construit automatiquement le raisonnement du système en sélectionnant et en activant les règles pertinentes de la base de connaissances, en fonction de l'état de la base de faits.Nous réservons l'appellation de système experts la catégorie de SBC qui exploitent des connaissances relativement «rares», détenues par quelques experts humains très sollicités.Lorsqu'on veut développer un SBC, il est nécessaire de bien identifier les caractéristiques du comportement que devra simuler le système: s'agit-il d'une activité d'interprétation, de classification, de diagnostic, de planification, de conception?On peut ainsi déterminer la stratégie de résolution de problèmes la mieux adaptée au type de comportement identifié et, par conséquent, choisir un environnement de conception de systèmes à base de connaissances (expert system shell), qui fournit ou permet d'introduire le moteur d'inférence requis.Dans le cas de la boutique de vente de micro-ordinateurs, nous pourrions envisager le développement d'un système conseiller en vente, qui pourrait aider les clients à cerner leurs besoins afin de choisir un micro-ordinateur et des logiciels.Le système conseiller en vente doit donc simuler, dans une certaine mesure, le comportement du vendeur humain lorsqu'il conseille ses clients.Ce comportement ne consiste pas en une pure recherche de données: un S3BD n'est donc pas suffisant, puisqu'il doit mettre en oeuvre des connaissances concernant le client, la démarche de choix d'un micro-ordinateur, la démarche de choix de logiciels, la meilleure façon de se comporter avec un client compte tenu de son profil.Il est difficile de modéliser un tel comportement sous forme algorithmique.Aussi le système conseiller en vente prend la forme d'un système à base de connaissances qui manipule une base de faits, contenant la description des produits à vendre, des profils de clients connus, la description des besoins du client, les moyens de satisfaire des besoins typiques avec les produits disponibles.Sa base de connaissances contient essentiellement deux ensembles de règles: le premier formalisant la démarche suivie par le vendeur pour cerner les besoins du client; le second caractérisant la manière de choisir le matériel et le logiciel pour répondre aux besoins identifiés (voir figure 2).L'acquisition des connaissances Le développement d'un SBC met en présence trois catégories d'intervenants: les usagers auxquels on destine le SBC, les concepteurs ou «ingénieurs de la connaissance» qui prennent en charge les aspects méthodologiques et techniques du projet et les experts du domaine, spécialistes qui détiennent les connaissances que l'on veut formaliser et emmagasiner dans le SBC.L'acquisition des connaissances est l'une des phases les pluscritiquesde la conception d'un SBC, puisque l'efficacité du comportement du système dépend de la qualité et de la cohérence des connaissances qu'il contient.Au cours de cette phase les ingénieurs de la connaissance doivent aider les experts à identifier, représenter et structurer des connaissances qu'ils utilisent pour leurs activités spécialisées, le plus souvent de façon intuitive.Un environnement de corr ception de systèmes à base de connaissances offre des outils d'édition et de validation — sous-système d'acquisition des connaissances — qui permettent aux ingénieurs de la connaissance de construire et de modifier de façon déclarative la base de connaissances, en utilisant pour la spécification des règles un langage de haut niveau, habituellement un sous-ensemble du français ou de l'anglais.La pratique montre que les règles d'un SBC peuvent être classées en plusieurs catégories qui correspondent normalement à des connaissances exactes du domaine, à des connaissances heuristiques ou règles empiriques, à des méta-connaissancesou règles s'appliquant sur d'autres règles.Dans le cas du système conseiller en vente, la règle «SI l'ordinateur doit être utilisé en France ALORS fournir une alimentation supportant une tension de 220volts» correspond à des connaissances exactes du domaine; la règle«SI leclient est un utilisateur novice en informatique ALORS il sera plus attiré par un Macintosh» correspond à une règle heuristique, la règle «SI le client connaît précisément ses besoins ALORS activer la procédure de proposition d'un produit» est un exemple de méta-règle Utilisation d'un SBC Il ne faut pas oublier que le SBC doit être utilisé par des usagers qui ne sont pas experts du domaine, en leur permettant d'accéder aux connaissances spécialisées contenues dans la base de connaissances.Aussi le comportement du SBC doit être adapté aux attentes des usagers potentiels, à leurs besoins, tout en tenant compte de leur niveau de connaissance du domaine concerné.Il est donc possible que les ingénieurs de la connaissance doivent développer des interfaces différentes pour permettre à diverses catégories d'usagers d'exploiter la même base de connaissances.Notons enfin que les SBC comportent des mécanismes d'explication de leur raisonnement, que l'usager peut activer en posant des questions telles que POURQUOI ou COMMENT, afin de déterminer la chaîne d'inférences qui a conduit le système à poser une question ou à établir une conclusion.6 I ingénieur/mai-jum 1987 Dans le cas du système conseiller en vente, une séance de consultation se déroule de la façon suivante (voir la figure 2 pour repérer les composantes du système indiquées entre guillemets dans le texte suivant).Le client entre en contact avec le système qui lui pose une série de questions afin de recueillir les données concernant le «profil du client» (données emmagasinées dans la base de faits).Le système active ensuite l'ensemble des «règles pour cerner les besoins du client», et dirige la consultation en posant des questions au client, en utilisant les réponses pour compléter dans la base de faits les données relatives aux «besoins du client».En fonction des réponses du client, le système adapte son comportement en sélectionnant les règles pertinentes pour poursuivre la consultation (le comportement du système dans cette phase se rattache à la catégqrie des systèmes de diagnostic).À tout moment le client peut poser la question «pourquoi» pour obtenir des explications au sujet des questions posées par le système.Lorsque le système a complété la caractérisation des «besoins du client», il active le bloc de «règles pourchoisir matériels et logiciels» et utilise les données concernant les «moyens de satisfaire les besoins» pour sélectionner une solution matérielle et identifier les logiciels requis.Le système pose au client les questions nécessaires pour déterminer les caractéristiques détaillées de la solution en cours d'élaboration.Enfin le système propose une solution au client.Ce dernier peut obtenir des réponses aux questions pourquoi et comment, concernant la solution suggérée et les demandes faites par le système.Si la solution ne convient pas au client, le système peut poursuivre sa recherche pour proposer d'autres solutions qui correspondent aussi aux besoins du client.Le module d'acquisition des connaissances permet de saisir et de modifier les règles de la base de connaissances qui sont spécifiées par l'ingénieur de la connaissance et les vendeurs experts, en fonction de leur expertise de vente et de leur connaissance des réactions probables des clients.Déterminer si un projet nécessite la conception d'un SBC.Nous proposons ici une catégorie simple des types d'applications pour lesquels il est préférable d'utiliser des techniques de systèmes à base de connaissances ou des techniques de bases de données.En effet la technologie des systèmes à base de connaissances permet de résoudrecertaines catégories de problèmes informatiques, mais elle ne remet pas en cause l'utilisation de technologies plus traditionnelles: bases de données, outils de quatrième génération.Comment reconnaître un projet typique qui requiert uniquement la technologie des bases de données?Les applications concernées doivent uniquement manipuler des données, suivant une démarche algorithmique, pour exécuter des processus relativement répétitifs et bien connus.L'effort principal de modélisation porte sur la représentation des structures de données.Le système nécessite une manipulation effective et intensive de grandes quantités de données.Pour implanter le système, on utilise en général un SGBD (de 3ème ou de 4eme génération) qui fournit des outils complémentaires: dictionnaire de données, générateur de rapports, langage d'interrogation.Comment reconnaître un projet typique qui requiert uniquement la technologie des systèmes à base de connaissances ou des systèmes experts?Les applications concernées doivent, non seulement, manipuler des données mais aussi des connaissances, qui sont des représentations symboliques.Les tâches concernées sont en général mal définie, les problèmes rencontrés sont peu stabilisés et ne peuvent pas être résolus algorithmiquement.L'effort principal de modélisation porte sur la représentation des connaissances.Le système nécessite une manipulation effective et intensive de grandes qualités de connaissances.Pour implanter le système, on utilise en général un environnement de conception de système à base de connaissances ou des langages de programmation symbolique (Lisp, Prolog).Si de plus, les connaissances relèvent d'une expertise rare détenue par un nombre limité d'experts, travaillant sur des tâches complexes requérant un haut niveau de performance, on est en présence d'un projet de conception de système expert.Certains projets hybrides ne peuvent pas être catégorisés simplement comme précédemment, parce que les systèmes envisagés comportent des composantes qui relèvent de l'une ou l'autre des catégories précédentes.Citons notamment les systèmes experts qui doivent manipuler des données (faits) qui sont disponibles dans des bases de données; les systèmes d'information de gestion (implantés avec des bases de données), dont certaines composantes d'aide à la décision nécessitent une implantation sous forme de SBC; les systèmes de conception assistée par ordinateur dont certaines composantes spécialisées peuvent être implantées sous forme de SBC; les systèmes de conception assistée par ordinateur dont certaines composantes spécialisées peuvent être implantées sous forme de SBC.Tous ces projets nécessitent d'établir des couplages entre des SBC et des outils plus traditionnels (bases de données, logiciels de CAO etc ).Références HAMON P , KING D ., Expert Systems.John Wiley and sons pub , New York 1985 HAYES ROTH F , WATERMAN DA.LENAT D .Building Expert Systems, Addison Wesley pub comp , Reading Ma 1983 MOULIN B L'mgéniérie du savoir, revue l'Ingénieur.no 366, 71e année, mars-avril 1985, p 19, 24 MOULIN B Les systèmes à base de connais sances dans les organisations, revue l'Ingénieur, no 375, 72e année, septembre-octobre 1986, p21,27 MOULIN B , L'informatique cognitive des organ/ sations, revue Systèmes, printemps 1986, pp 3-9 WATERMAN DA, A Guide to Expert Systems, Addison Wesley 1985 J C RAULT, éditeur.Comptes rendus des Journées Internationales sur les Systèmes experts et le
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