Corpo clip : le bulletin des bibliothécaires professionnels du Québec, 1 mars 1997, Mars
CORPO f CLIP Éditorial par Régine Horinstein En cette période de campagne intensive de Reer et du tout à l’économie, j’aimerais partager avec vous pêle-mêle quelques lectures glanées dans Le Monde diplomatique de décembre 1996 et janvier, février 1997.C’est sous le titre de L'horreur économique que Viviane Forrester «part le bal».En effet, dans cet ouvrage, la romancière et auteur d’essais dénonce avec véhémence l’ère «des forces vives» (les dirigeants des multinationales) qui ne produisent que des plans de restructuration dont le but ultime est le profit, point à la ligne.Qu’importe pour cela les licenciements massifs, l’agonie lente d’une population ouvrière puisque les riches s’enrichissent davantage.C’est ainsi que dans le même numéro, un article était consacré à John Maynard Keynes, le célèbre économiste décédé en 1946! Au centre de ses essais, l’économie est considérée comme un instrument au service du social, gérée par le politique et non pas une fin en soi.Keynes aussi insistait sur deux problèmes majeurs, fruit du fonctionnement des économies contemporaines : le chômage et la trop grande inégalité des revenus et des fortunes, réalité plus qu’actuelle en 1997! Les maux du siècle : enrichissement sans frein, corruption, inégalités, précarisation, pauvreté, etc.La consommation envahit tous les champs du social, de la procréation à la mort, de l’éducation à la culture et loisirs.On suscite en permanence de nouveaux besoins.Nous sommes dans une époque de capitalisme des hautes technologies qui mobilise les possibilités de la technique et de la science sous l’impulsion d’industriels mondiaux toujours en quête d’innovations.Oui, mais les nouvelles technologies sont sources de nouveaux emplois, dit-on.Regardons du côté du boom économique américain, selon Serge Halimi «Éternel retour du «miracle américain», (Le Monde diplomatique, janvier 97), la création d’emplois des dernières années aux États-Unis a surtout été des emplois précaires, souvent féminins d'où, ironiquement, il suggère de regarder la croissance plutôt du côté de Manpower (une agence d’intérim) que de Microsoft (production).L’ensemble des emplois associés directement à la «révolution numérique» n’occupait qu’à peine un million de salariés comparativement aux effectifs beaucoup plus nombreux des chaînes de magasins bas de gamme de type Wall-Mart, K-Mart, etc.Suprématie des marchés, impuissance du politique.Il y a de quoi se poser bien des questions quand un milliardaire américain comme Georges Soros, certes grand spéculateur devant l’éternel et qui a bâti ainsi sa fortune, publie un texte dans le Atlantic Monthly intitulé «La menace capitaliste».Il dénonce le capitalisme abusif qui a réussi à faire baisser le niveau de vie du quart de la population mondiale, l'individualisme excessif et le laisser-faire qui mène directement à une grande instabilité.Pourquoi faire écho à ces publications dans Corpo Clip?Parce que les bibliothécaires sont aussi confrontés au monde des technologies, des nouveaux marchés, et qu'ils(elles) doivent se poser des questions sur leurs rôles tant du côté social que culturel et éducatif à titre de professionnels de l’information.C’est ce qui fait écrire le rédacteur en chef du Monde diplomatique, Ignacio Ramonet, sur les régimes globalitaires.Après le régime totalitaire, nous voilà avec le concept de village global, dans une pensée tout aussi réductrice, celle qui repose sur l’économie financière globale.On subordonne ainsi les droits sociaux des citoyens à la raison compétitive, on cède aux marchés financiers la direction totale des activités de la société.Résultats : sur les 200 premières économies du monde plus de la moitié sont des entreprises et non des pays.Le congrès 1997 traitera de l’économie du savoir; nous sommes en plein dans l’actualité.Régine Horinstein, bibl.prof.Directrice générale Dans ce numéro Page Nouvelles des comités 2 Dossiers et nouvelles 3 À l'agenda 8 ISSN 0843-140X Imprimé sur papier recyclable Nouvelles des comités par Régine Horinstein En direct du comité exécutif À sa première réunion en 1997, le comité exécutif s’est penché sur les aspects suivants : -Le transfert d’adresse du site Web de la Corporation ainsi que du courrier électronique, suite à la fermeture du Libertel.En rappel, les adresses sont : http://www.cbpq.qc.ca et info@cbpq.qc.ca.- Plan d’orientation de la C.B.P.Q., démarré en 1996 et présenté en atelier au 27' congrès annuel.Le groupe ad hoc poursuit ses démarches de consultation à l’aide de deux «focus-groups» le tout sera suivi d’un questionnaire destiné à l’ensemble des membres.- L’activité sur la norme Z39.50 organisée par la Bibliothèque nationale du Canada, sous la coordination de la Corporation assistée de la SL A, va bon train et devrait remporter le plus haut taux de participation au Canada pour cette activité, soit autour de 180 inscriptions.- Le colloque sur les bibliothèques publiques.Le président de laC.B.P.Q.a fait un dernier rapport aux membres de l’exécutif de l’état de la situation.On ne s’entend pas parmi les divers intervenants quant à la date de la tenue de l’événement, à la logistique et aux personnes à consulter.Par conséquent, une lettre signée par quatre (4) participants a été envoyée au responsable du colloque et au ministère de la Culture et des Communications pour lui faire état de la situation.- Cotisations 1997.Le comité exécutif a pris connaissance de la situation difficile quant au renouvellement des cotisations.Il est clair, que ce dossier sera une des priorités de l’année.- Congrès 1997.Monique Dupuis a présenté les grandes lignes du programme préliminaire.L’organisation va bon train.-Mériteannuel 1997.Faceàla précarité de la situation financière delaC.B.P.Q., le comité décide de ne pas attribuer de prix en 1997 et de reporter l’appel de candidatures pour 1998.- Argus.La directrice générale a annoncé aux membres de l’exécutif que Isabelle Pilon, membre du CA et présidente du congrès 96, a accepté de prendre la présidence du comité, à la place de monsieur Roger Charland.Celui-ci demeure au comité, mais n’assumera plus la présidence, faute de temps.- Assemblée générale de F Association des bibliothécaires du Nouveau-Brunswick.Dans le cadre de sa première assemblée, Y Association a sollicité la participation de la Corporation pour présenter les grandes lignes de son code de déontologie.La directrice générale sera déléguée à cet événement en octobre prochain.- Colloque les Arts et la Ville.Ce colloque sur les politiques culturelles a eu lieu à Lévis les 25 et 26 octobre 1996.Madame Claudette Poulin y a représenté la Corporation.Congrès 97 - appel aux résidants de Québec Afin de permettre aux étudiants et membres sans emploi de participer au congrès à frais réduits, le comité organisateur fait appel aux personnes résidant dans la région de Québec, qui seraient intéressées à héberger un(e) collègue sous forme de «Bed & Breakfeast», moyennant un coût modique.Les personnes désirant offrir ce service sont priées de communiquer avec Deirdre Moore, présidente du comité organisateur au numéro (418) 843-6171 oudmoore@riq.qc.ca.Merci de votre collaboration! Bulletin de nouvelles publié par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Éditeur: Comité de Corpo Clip Josée Saint-Marseille, présidente Daniel Boivin Philippe Chartier Roger Drouin (révision) Renée Dumas Francis Laçasse Bernard Lemieux Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec 307, rue Sainte-Catherine Ouest, Suite 320 Montréal (Québec) H2X2A3 Téléphone: (514) 845-3327 Télécopieur: (514) 845-1618 Mise en page: Linda Bernier (C.B.P.Q.) Corpo Clip No 129 mars avril 1997 Dossiers et nouvelles par Renée Dumas, Régine Horinstein et Bernard Lemieux Des nouvelles de nos membres Dans le cadre du congrès annuel de l’American Academy of Religion, à la Nouvelle-Orléans (Louisiane), le 23 novembre 1996, Madeleine Laliberté, bibliothécaire à l'Université Laval, a donné une communication intitulée: «Paul Tillich and the Third Quest for the Historical Jesus».Michel Lefebvre, indexeur de la revue Argus, vient de publier un premier roman aux éditions Les Herbes rouges, « La douceur du foyer ».Félicitations à l’auteur.Bibliothèque nationale du Québec L’avenir de la Bibliothèque nationale est enfin lié à un projet, aux dires de Mario Cloutier dans Le Devoir des 11 et 12 janvier 1997, celui d’une Grande bibliothèque du Québec.Après la France qui inaugurait la sienne le 19 décembre dernier et la British Library en Angleterre, on accepte enfin l’idée au Québec que «la culture ne saurait être éternellement et impunément subordonnée à l’économie et à la politique».Quant au projet qui refait surface, c’est celui de l’élaboration d’une bibliothèque nationale qui partagerait avec la bibliothèque municipale de Montréal et les bibliothèques universitaires, une vision d’un lieu multifonctionnel où toutes ces ressources sont mises en commun.Projet toujours à suivre.Corpo Clip No 129 mars avril 1997 Entente sur les droits d’auteur Après de multiples négociations, l'UNEQ, la CREPUQ et le ministère de l’Éducation ont conclu une entente de renouvellement de la convention sur la reproduction d’oeuvres littéraires dans les universités du Québec.D’une durée de 2 ans, l’entente prévoit une augmentation des compensations pour reprographie, un contrôle plus rigoureux des copies effectuées.Les photocopies à des fins d’enseignement devront obligatoirement être produites dans des centres agréés par les universités.Le monde des cédérom L’évolution du monde des cédérom permet déjà d’entrevoir des changements, suite à l’apparition du DVD (Digital Video Disk), qui permettra de stocker 27 fois plus d'informations que sur le cédérom.Toutefois, dans l’immédiat on constate toujours que les cédéroms «culturels» ne constituent que 10 % des titres vendus au Québec.L’autre partie étant en anglais, provenant des États-Unis, et constituée surtout de jeux et de logiciels de la famille Windows.Des adresses sur le Web - Un regard vers le futur: Millenium watch- http://www.wdc.com: 8 0/n ew/ millenium.html - La nouvelle liste de discussion de la coalition canadienne pour l’information publique a été transférée et est devenue : CO_Pub_Info@fis.utoronto.ca Pourjoindre la liste: SUB Co_Pub_Info - Yves Codère, conférencier au 2T congrès annuel, a publié un nouveau livre sur le télétravail.On peut obtenir de l’information : http://www.intelglobe.com/socfor/ index.html - Le Media Foundation publie un magazine appelé Adbusters, revue qui se décrit comme traitant «d’environnement intellectuel» (The Journal of the Mental Environment).Les membres de la Media Fondation sont des spécialistes de la parodie publicitaire, qui ont pour cible la surconsommation, attaquant ainsi la publicité qui encourage la consommation à outrance.Un pas vers une réflexion intéressante.http://www.adbusters.org/adbusters/ - Le rapport du Programme national de statistiques de base des bibliothèques.(PNSBB), qui contient des données pour 1994, est disponible à l’adresse suivante: http://www.nlc-bnc.ca/ coopprog/fnclsp.htm Cette base de données comprend toutes les bibliothèques publiques, la plupart des bibliothèques universitaires et un nombre important de bibliothèques collégiales du Canada.On y trouve aussi de l’information sur les bibliothèques spécialisées, les bibliothèques provinciales et «territoriales», la BNC et 1TCIST.La technologie canadienne à la Bibliothèque nationale de France La Bibliothèque nationale de France, est dotée d'un des systèmes multimédias les plus sophistiqués au monde.Ce système consiste en une bibliothèque numérique qui offre au public un accès très rapide aux centaines de milliers de 3 films, photos et enregistrements faisant partie de la collection de la BNF.Il comprend un réseau numérique généralisé ATM, à haute-vitesse et un système de gestion de l'information reliant des ordinateurs personnels qui servent à la consultation ainsi que des serveurs multimédias conçus et fabriqués par la firme montréalaise Alex Informatique.Cette dernière, grâce à son serveur Libra MC, est en voie de devenir un leader mondial dans le secteur de la technologie des bibliothèques numériques.Alis Technologies à l’assaut du marché européen Alis Technologies, autre société montréalaise qui a le vent dans les voiles, vient d'acheter une participation majoritaire dans une société française de fabrication de cartes RNIS nécessaires aux branchements Internet ou Intranet.Par cette acquisition, Alis Technologies, qui conçoit et commercialise des logiciels d'accès multilingues pour Internet tels que Tango, va figurer sur le réseau de distribution européen.Actuellement, Alis compte lancer son dernier produit Columbus, un service en ligne de traduction automatisée et humaine accessible de plusieurs points duglobe.Alex Informatique et Alis technologies, autant de compagnies montréalaises en plein essor, qui pourraient avoir besoin de services professionnels d’information.À bon entendeur salut! NetDidac La Société GRICS a conclu une entente d’un an avec S IT (Solutions Internet Technilogic inc.) pour la distribution du logiciel NetDidac au réseau éducationnel du Québec et aux bibliothèques.NetDidac s’adresse à toute personne qui souhaite se familiariser à son rythme avec Internet et avoir accès à un outi 1 qui en permet la découverte à l'aide du navigateur Netscape en version 3.0.On parle en quelque sorte d’un tuteur qui évolue au rythme de l’étudiant.Sans être réellement branché au réseau, l’étudiant découvre le Web, le courrier électronique et les groupes de discussion.Offert en versions française et anglaise, ce cédérom fonctionne en environnementWindows et Macintosh.Le tarif éducationnel est de 12 $ f unité.Pour plus de renseignements, veuillez communiquer au numéro : (514) 251-3730, télécopieur : (418)683-5014, courrier électronique : plantée @sit.ca.Les bibliothécaires dans le New-York Times Dans son édition du 6 janvier 1997, le journal traite de l’évolution du rôle des bibliothécaires suite à la présence d'Internet.Cette évolution s’est traduite dans les universités américaines par l’adoption d'un nouveau titre pour leur école de bibliothéconomie, soit l’école d’information.Donc, être bibliothécaire selon le NY-Times, c’est suivre des cours en implantation de systèmes de distribution de l’information, en conception de sites Web et en gestion de réseaux.Avec leur expertise technologique, rares sont les nouveaux diplômés qui deviennent bibliothécaires.Ainsi autant les écoles de formation que les directeurs de grandes institutions constatent le nombre grandissant de diplômés qui s’orientent vers des marchés non traditionnels, de 25 % à 40 %.Comme le fait remarquer un directeur de la gestion de l’information et des connaissances d’une firme de consultants, il y a une demande très forte pour les personnes qui savent comment trouver, organiser et distribuer le savoir.Des compagnies comme Monsanto, Ford Motor, Microsoft, Intel, etc., ont entrepris le recrutement intensif de candidats dans les écoles des sciences de l’information pour combler des postes de chercheurs scientifiques, gestionnaires en configuration, analystes en gestion de documents et concepteurs en graphisme multimédia.Cette tendance a aussi attiré un plus grand nombre d’inscriptions aux nouvelles écoles des sciences de l’information, étudiants masculins en particulier.L’article conclut que le stéréotype du bibliothécaire en prend pour son rhume suite au rôle crucial que celui-ci est appelé à jouer à l’ère de l’information.Nouvelles des écoles de bibliothéconomie -Canada, États-Unis Quelques informations pêle-mêle sur les orientations des écoles en 1996-1997 L'école de l’Université Western Ontario, à la rentrée 97-98, verra la triple fusion de l’école de journalisme, de l’école de bibliothéconomie et des sciences de l’information et de plusieurs sections de la «faculté à temps partiel etd'éducation permanente» sous la faculté de Communications et Interapprentissage (Communication and Open Learning).L’École de Toronto se concentre sur trois initiatives d’enseignement à distance.L’Université McGill introduira son nouveau programme dès l’automne 1997.L’École de Dalhousie fait partie dorénavant de la faculté de Management avec l'école d’administration des affaires et d’administration publique, et l’école en études de ressource et environnement.Ainsi certains cours obligatoires sont communs à 1 ’ école de bibliothéconomie 4 Corpo Clip No 129 mars avril 1997 etd’administration des affaires.L’école a ajouté à son programme un cours en entrepreneurship.L’EBSI a entrepris la révision de son programme de maîtrise afin de présenter une nouvelle version en septembre 1998.États-Unis Quatre universités américaines, Michigan, Drexel, Illinois-Urbana-Champaign et État de Floride, ont reçu un fonds de la fondation Kellogg destinée à tester différentes approches innovatrices dans la formation des professionnels de l’information.Chaque université a choisi une approche différente : Michigan a mis l’accent sur les systèmes d’information et ainsi a recruté des membres de facultés différentes ayant des formations variées en psychologie, sciences des ordinateurs, économie, affaires et affaires publiques.Le nouveau programme est prévu à l’automne 97 avec une base commune pour les étudiants des diverses spécialisations.À Drexel, on a décidé de bâtir un programme en y intégrant les exigences des emplois actuels y compris un mécanisme pour la création d’une base de données permettant une révision continue du programme.Ainsi, l’école a entrepris une analyse des offres d’emplois sur le marché et, suite à cette analyse, va identifier les compétences à développer d’après les exigences des postes offerts.Illinois, a décidé comme approche de mettre l’accent dans ses cours sur l’étude de problèmes.Floride, de son côté, explore la voie d’un diplôme de premier cycle interdisciplinaire avec cette fois en perspective les besoins de f utilisateur.Traditionnellement, l’emphase était mise sur le produit et sur la demande Corpo Clip No 129 mars avril 1997 d’adaptation de l’usager; or ce programme renverse cette tendance en mettant au centre les futurs besoins d’information des utilisateurs.Les quatres écoles reconnaissent que les programmes des sciences de l’information font partie d’un ensemble plus vaste.Elles veulent, par conséquent, préparer les nouveaux diplômés à reculer les frontières de l’information en investissant de nouveaux domaines.Le défi des bibliothèques numériques Aussi appelées bibliothèques virtuelles, électroniques ou sans murs, elles peuvent être plus qu’un dépôt d’objets numériques.Pour plusieurs, elles sont plutôt un prolongement du rôle traditionnel de la bibliothèque : développer et organiser les collections, aider les utilisateurs à trouver f information quel que soit le support.Cependant, l'intégration des supports numériques est plus complexe que ne le fut celle des autres supports (vidéo, audio, etc.) : l’information numérique n’est pas fixe (un site Internet peut disparaître du jour au lendemain), l’information peut être accédée par plusieurs utilisateurs à la fois, etc.Il faut que la bibliothèque puisse offrir une vue cohérente d’une collection d’informations, du document imprimé au document numérique.La mise en commun des ressources, déjà appliquée pour les documents imprimés, peut s’étendre à l'information numérique.Ce type de coopération n’existe pas encore au Canada, maison peuten trouver quelques exemples aux États-Unis.L’accès à l’information numérique soulève les questions de droit d’auteur.Il faudra s’assurer que l’information rendue disponible par les bibliothèques le soit de façon satisfaisante autant pour les producteurs que pour les utilisateurs.Et si on veut assurer un accès égal à l’information, le réseau devra être disponible universellement, comme le téléphone.L’écluse, vol.8, nos 3, 4.Des noces de raison?Les Universités McGill et Concordia mettront en commun plusieurs de leurs services, dont celui des bibliothèques.Selon les comités exécutifs des deux institutions, il n’est pas question de fusion, mais de «regroupement» et de «raffermissement» de certains services.En ce qui concerne les deux bibliothèques, le système mis en place devrait permettre aux étudiants de fréquenter indifféremment l'une ou l’autre bibliothèque des deux établissements.M.Lowy, recteur de Concordia, souhaiterait même que ce genre d’entente puisse s’étendre aux autres universités montréalaises.Le Devoir, 28 janvier 1997.L’avenir des formats de communication Une conférence internationale sur le sujet a été tenue à Ottawa en octobre dernier.Les formats du domaine des données bibliographiques, en particulier Marc et Unimarc, y ont été abordés.Mais les conférenciers se sont aussi tournés vers les formats de transmission Internet (SGML et le protocole Z39.50), les formats d’édition électronique HTML, de même que vers les formats de données multimédia.Les participants ont pu prendre connaissance des prototypes de conversion Marc vers des formats Internet expérimentés 5 à la Library of Congress.Les exposés des conférenciers peuvent être consultés via le site Internet de la BNC (http:/ Avww.nlc-bnc.ca/) ou celui de la BIEF (htp://www.acctbief.org/).Nouvelles de la Bibliothèque nationale, janvier 1997.Internet pour les écoles Grâce au programme SOS-NTIC, créé par Bell Canada, Québec Téléphone et Télébec, toutes les écoles du Québec se verront offrir un branchement gratuit à Internet.En plus de 200 heures de branchement gratuit, le programme verra à l’implantation technique du réseau.À cela s’ajoutera une démarche de formation et d’accompagnement dans les écoles.Un fonds de développement dans lequel chacune des entreprises a déjà investi 100 000 $ sera consacré au développement de contenus pédagogiques.Le Devoir, 28 janvier 1997.Fonds de l’autoroute de l’information Sur les 362 dossiers soumis au FAI, 55 ont été retenus auxquels cinq autres se sont ajoutés pour des projets spéciaux liés à la francophonie ou au développement de marchés extérieurs, épuisant l’enveloppe de 10 millions réservés à cet effet.Les projets touchent surtout la culture et les communications (27 %), puis l’éducation (21%); 20% ont été accordés à des projets de développement économique ou de tourisme, 13 % sont du domaine de la santé et 18 % appartiennent à des catégories diverses.Le Devoir, 17 janvier 1997.6 Comptes rendus de conférences La revue Actualités ICIST consacre une rubrique aux conférences auxquelles ont participé ses représentants.Le numéro de décembre 1996 rend compte d'une conférence de l'American Society for Information Sciences (ASIS) sur les progrès technologiques et ses répercussions sociales.À cette conférence, Eli Noam a exposé sa vision du bouleversement des rôles traditionnels de l'université : création et validation du savoir, préservation de l’information, transmission des connaissances.Selon le professeur de finances et d’économie à la Columbia University, la technologie n’est pas à l’origine des changements, elle en est plutôt le véhicule.Dorénavant, la validation passe par les communautés virtuelles, et non plus seulement par les collègues locaux.La consultation électronique devient une solution moins coûteuse que la constitution de collections complètes en bibliothèque.Noam prédit même que les cours magistraux seront remplacés par des cours vidéo où il y aura la possibilité d'interactions électroniques entre étudiants et instructeurs.Quant à la distribution de l’information, ce qui sera prépondérant sera l’automatisation de filtres de l’information.L'auteur du compte rendu souligne que ce dernier thème est apparu régulièrement dans les exposés.Les multiples méthodes pour naviguer et repérer l’information ont été un sujet d’intérêt aussi; plusieurs conférenciers insistant sur les grandes capacités de la perception humaine.Quoi de neuf dans les bibliothèques virtuelles?La Library of Congress donne la liste de ses dernières collections numérisées : http://www.loc.gov Les derniers développements à la bibliothèque du Vatican: http:// www.software.ibm.com/is/dif-lib/ vatican.html Pour consulter le manuscrit Beowulf de la British Library: http://portico.bl.uk7 access/beowulf$electronic-beowulf.html Un bulletin électronique de l’Université du Michigan fait état des projets de numérisation de ses collections: http:/ /www.lib.umich.edu/libhome/ IDINews/ Un site qui se concentre sur l’aide à apporter aux bibliothèques qui veulent élargir ce qu’elles offrent sur le web: http://sunsite.berkeley.edu/ American Libraries, janvier 1997.Programme rassembleur Microsoft Canada consacrera 4,5 millions pour son programme KidReach.Cette somme sera distribuée à travers le Canada via des organismes ou des groupes communautaires.C’est grâce à ce programme que la Bibliothèque publique d’Ottawa a pu doter trois de ses succursales de centres d’accès et de ressources électroniques (Electronic Resource and Access Centres).Le but est de fournir aux jeunes la possibilité d’expérimenter et d’utiliser les nouvelles sources d’information.Le programme comprend de la formation et du support, autant pour les jeunes que pour leurs parents.Les commissions scolaires collaboreront au projet en donnant aussi de la formation.Une partie de la formation et du support sera Corpo Clip No 129 mars avril 1997 assurée bénévolementpar des employés de Microsoft! Féliciter, janvier 1997.La compagnie SIT Solutions Internet Technologie de Sainte-Foy poursuit son partenariat avec Nestcape.Après avoir fait la traduction française du navigateur de Nestcape, SIT a signé une entente pour développer, intégrer et adapter des produits grand public de Nestcape pour le marché européen.La Presse, 11 janvier 1997.Des idées originales de financement Comme plusieurs bibliothèques, la Metropolitan Toronto Reference Library (MTRL) doit faire face depuis 1992 à de nombreuses coupures budgétaires qui ont eu pour résultat une réduction des heures d’ouverture, du personnel et du budget des acquisitions.Elle a donc dû imaginer un programme original pour solliciter de nouveaux dons lors de sa dernière campagne de financement.Ce programme intitulé «Our card gets you in» avait pour objectif de démontrer aux utilisateurs l’ensemble des avantages qu’ils pouvaient retirer de leur bibliothèque.La bibliothèque a créé les catégories de donateur «membre de soutien», «bibliophile» et «édition rare» avec divers privilèges tels que des invitations aux événements spéciaux de la bibliothèque, des réductions sur certains ateliers et séminaires ou l’apposition d’un ex-libris au nom du donateur sur un volume de la bibliothèque.La directrice générale de la bibliothèque, Frances Schwenger, prend bien soin de mentionner que ce programme ne constitue pas un moyen d’imposer aux utilisateurs de nouveaux frais, mais plutôt une nouvelle manière pour les Corpo Clip No 129 mars avril 1997 usagers de supporter un service essentiel (leur bibliothèque!) et d’en retirer quelques avantages en guise de remerciement.Les fonds générés par ce membership devraient permettre à la bibliothèque d'améliorer ses services, de donner accès à de nouvelles ressources électroniques et de mieux garnir ses rayons.Source: Féliciter, january 1997.Qu’est-ce que le RESCOL?Si vous oeuvrez dans le domaine des bibliothèques scolaires, RESCOL est un nom avec lequel vous êtes probablement déjàfamilier.Maispeut-êtren’en connaissez-vous pas les origines et le rôle.RESCOL est le RÉseau SCOLaire canadien (le pendant francophone de SchoolNet).Il a été créé en août 1993 par Industrie Canada.afin d'aider les bibliothécaires, les enseignants et les étudiants de partout au Canada à s’adapter à Internet et à exploiter le potentiel que représente ce nouvel outil d’information.RESCOL veut d’abord permettre à l’ensemble des écoles canadiennes d’être branchées à Internet d’ici la fin de 1998.Mais le contenu diffusé sur Internet préoccupe aussi RESCOL.À cet égard, plusieurs projets sont en cours, dont Rescol à la source qui vise à créer la base de données de ressources pédagogiques la plus importante au monde et RESCOL à la course qui est un concours s’adressant aux jeunes du primaire et du secondaire leur permettant d’aborder les thèmes de l’ouverture sur le monde, du multiculturalisme, de la communication et de la persévérance.RESCOL aide aussi les bibliothèques à créer des collections électroniques «virtuelles» pour Internet.Le réseau travaille en étroite collaboration avec les bibliothèques, conscient que ces dernières constituent un des pivots du système d'éducation et qu’elles sont en train de devenir de plus en plus des centres d'apprentissage où l’élève améliore ses techniques de recherche et acquiert les compétences requises pour trouver l’information via Internet.Émergence d’une nouvelle relation bibliothécaire-usager Les bibliothèques internationales sont actuellement le lieu de naissance d'une nouvelle relation bibliothécaire-usager.C’est ce qui ressort d'un récent article du directeur de la Bibliothèque des Nations Unies à Genève, Pierre Pelou.L’auteur situe ce nouveau rapport dans un contexte où l’évolution des technologies de l’information accroît la coopération et le rapprochement bibliothécaire-usager.Les bibliothécaires sont plus spécialisés qu'ils ne l’étaient, alors que les usagers ont tendance à élargir leur spécialisation.Dans le cadre de ce nouveau rapport, le bibliothécaire de référence ne peut plus se contenter d’informer f usager sur les procédures de recherche, mais il doit lui-même détenir Y information, ce qui implique qu'il ait des réseaux d'information soigneusement constitués, une formation technologique à jour et un contact avec le public à la fois très ciblé et très proche.De plus, au niveau international, ce rapport est enrichi d’une véritable mosaïque culturelle de compétences, de rythmes et de formations.Dans l’esprit de cette nouvelle relation, le bibliothécaire de référence est appelé à accomplir trois fonctions essentielles, celles de producteur d'information, de formateur et de médiateur.À titre de producteur, le bibliothécaire devient créateur de banques de données thématiques ciblées.L'auteur donne pour exemple la bibliothèque de 7 A l'agenda par Daniel Boivin 14 mars 1997 4 au 9 avril 1997 14 au 16 mai 1997 «Les engins de recherche - analyse San Antonio, Texas Montréal, Québec approfondie et comparaison de 8 Art Libraries Society of North 26e Atelier annuel sur la formation moteurs» America (ARLIS/NA) Annual Conf.documentaire Formation de la C.B.P.Q.Rens.: ARLIS «Vers la culture de l’information» Rens.: C.B.P.Q.Tél.: (919) 987-5181 Rens.: Christine Robert-Guertin Tél.: (514) 845-3327 Tél.: (514) 343-6070 9 avril 1997 http://brise.ere.umontreal.ca/:bullj/ 14 mars 1997 Montréal, Québec wilu97 «La commandite en bibliothèques et les Conférence-midi par Jacqueline Gascuel projets Internet dans les bibliothèques «Les constructions récentes de 22,23 et 24 mai 1997 du Québec» bibliothèques en France» Ste-Foy, Québec Formation de la C.B.P.Q.Rens.: Réjean Savard 28e Congrès annuel de la C.B.P.Q.Rens.: C.B.P.Q.Tél.: (514) 343-7408 «L’économie du savoir : à la recherche Tél.: (514)845-3327 d’un équilibre» 11 au 14 avril 1997 Rens.: C.B.P.Q.21 mars 1997 Nashville, Tennessee Tél.: (514) 845-3327 «La bibliothèque sans mur: électronique, Association of College and Research numérique et virtuelle» Libraries Annual Conference 23 au 28 mai 1997 Formation de la C.B.P.Q.Rens.: ACRL Seattle, Pennsylvanie Rens.: C.B.P.Q.Medical Library Association Annual Tél.: (514) 845-3327 6 au 9 mai 1997 Toronto, Ontario Conference 23 au 26 mars 1997 Multimédia 97 31 mai au 14 juin 1997 Ottawa, Ontario Rens.: Laura Ranieri St-John’s, Terre-Neuve 2e conférence mondiale sur l’Apprentis- Tél.: (416) 756-7996 Congrès des sociétés savantes sage continu Rens.: Memorial University of «Miser sur le capital humain, favoriser 13 au 15 mai 1997 Newfoundland les choix stratégiques» New York, NY Tél.: (709) 737-4360 Tél.: (613) 241-9333 1-888-844-9421 National Online Meeting gpi@intranet.ca Rens.: Carol Nixon 7 au 12 juin 1997 Tél.: (609) 654-6266 Seattle, Pennsylvanie Special Library Association 88lh Annual Conference Rens.: SLA l’ONU à Genève qui produit un CD-ROM sur les droits de l’homme et qui a aussi contribué à l’élaboration d’un disque compact audio comportant des extraits de documents sonores sur les droits de l’homme.Par ailleurs, bibliothécaire et usager interagissent maintenant en terme de formation permanente.Il s’agit autant de formations linguistique (très importante pour les bibliothèques internationales) que technique (gestion et informatique), de formations initiale ou continue et de formations interne ou externe.Le bibliothécaire joue à la fois le rôle de formateur pour ses collègues et usa- 8 gers, et le rôle de formateur aux nouvelles techniques.Finalement, en tant que médiateur, le bibliothécaire participe à la création de produits destinés à son public et à un public élargi.Le bibliothécaire va désormais au devant du public et ne se contente plus de répondre aux seuls besoins qu’il exprime.Il offre ainsi une lecture médiatique des sources documentaires et des archives.Parexemple, la bibliothèque de l’ONU à Genève a puisé à même les archives de l’institution pour produire un disque compact audio et un film vidéo à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’ONU en 1995.L’auteur conclut son exposé en soulignant que le droit à une information directe et de qualité est devenu une exigence sans recul pour l’usager, et que les bibliothécaires seront sauvés s’ils savent être à l’écoute des besoins individuels et personnalisés de leurs usagers en étant accueillants et ouverts à toutes les formes de la vie individuelle.Source: L’Écluse, vol 8, nos 3-4.Corpo Clip No 129 mars avril 1997
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